Partage international no 259 – mars 2010
Le Dr Barbara Frale, chercheuse aux archives du Vatican, affirme que le texte presque invisible trouvé sur le Suaire prouve son authenticité. Des images rendues visibles par traitement informatique révèlent que des inscriptions grecques, latines et araméennes s’étaient légèrement imprimées sur le Suaire. Notamment « (I)esou(s) Nnazarennos », ce qui traduit du grec devient « (J)esu(s) de Nazareth ». B. Frale affirme que cette phrase prouve que le texte ne date pas de l’époque médiévale. En effet, il ne fait pas référence à Jésus en tant que Christ et aucun chrétien n’aurait fait référence à Jésus en tant que Nazaréen sans mentionner sa divinité, par peur d’être accusé d’hérétisme.
L’écriture à peine visible à l’œil nu, fut découverte en 1978. Tout comme l’image de l’homme qui apparait sur le suaire, les lettres sont en négatif et sont seulement lisibles sur des photographies en négatif.
Les chercheurs ont ignoré ces inscriptions en raison des tests de datation au carbone, effectués en 1988 qui prétendaient que le suaire avait été fabriqué au XIIIe ou XIVe siècle. Mais en 2005, Raymond Rogers, du Laboratoire national de Los Alamos (Etats-Unis) avait affirmé que les fils testés en 1988 provenaient de tissus utilisés pour rapiécer le suaire après un incendie, et que le suaire pouvait donc bien dater de l’époque de Jésus.
B. Frale a montré des photographies de ces mots à des experts qui ont confirmé que le style de l’écriture était typique du Moyen-Orient au Ier siècle. Elle pense que le texte a été écrit sur un papyrus par un clerc, puis collé sur le suaire, au niveau du visage du défunt, afin que le corps puisse être identifié par les proches et enterré correctement. Ce sont les métaux utilisés dans l’encre à cette époque qui auraient permis le transfert de l’écriture sur le tissu.
B. Frale observe également que le texte confirme en partie l’histoire de l’Evangile sur les derniers moments de Jésus. Un fragment en grec, que l’on peut traduire par : « retiré à la neuvième heure », pourrait faire référence au moment de la mort du Christ comme relaté dans la Bible.
Sur une image améliorée par informatique B. Frale a dénombré au moins sept mots, fragmentés et éparpillés sur et autour du visage sur le suaire, s’entrecroisant horizontalement et verticalement sur le tissu. Une courte séquence de lettres araméennes n’a pas été traduite. Un fragment en latin – « iber » – pourrait faire référence à l’empereur Tibère qui régnait au moment de la crucifixion de Jésus.
Dans son livre, Le suaire de Jésus le Nazaréen, B. Frale reconstitue à partir des lettres inscrites sur le suaire ce qui selon elle était écrit sur l’acte de décès de Jésus : « Jésus de Nazareth. Trouvé (coupable d’avoir incité le peuple à se révolter). Mis à mort en l’an 16 du règne de Tibère. Descendu à la neuvième heure. »
[Le Maître de Benjamin Creme confirme l’authenticité de ces inscriptions qui apportent une confirmation au fait que le suaire de Turin est bien le suaire funéraire de Jésus de Nazareth.]
Sources : The Times, G.-B.
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Rubrique : Signes des temps (Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »)
