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Extraits de la revue Partage
international
Juillet/août 2003
Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International. La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.
Sommaire (en rouge = sélection du mois)
Agir
en faveur de la paix
- par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie
des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques.
Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin
Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître
qui lui dicte ses articles.
L’unilatéralisme
détruira-t-il l’Onu ? par
Boutros Boutros-Ghali
Les
Nations unies vues de l’intérieur (1ère
partie) - interview
de Federico Mayor Zaragoza par Carmen Font
La
planète d’asphalte : ou comment l’automobile et les plantations
se disputent la terre par Lester R. Brown
FAITS ET PREVISIONS - Trois économies
européennes en récession - Une voiture électrique pionnière
- La fusion à froid
Le
Sommet pour un autre monde par
Rose-Marie Calonego
SIGNES DES TEMPS -
Une bénédiction dans la forêt - Miracles
au Venezuela - La surprenante conduite d’un éléphant - Des
Bouddhas cambodgiens déterrés - Un portrait de Jésus verse des
larmes de sang - l’ange de Gorbals - Des graines d’aubergine forment
e mot « Allah » - Des lettres gravées sur des graines de bananier
- Une déesse miraculeuse
DOSSIER
- Les paires d’opposés par Benjamin Creme
LES
PRIORITES DE MAITREYA
Un
millieu sain pour les enfants - Guérir l’Afrique du Sud - Internet
et les étudiants des pays en développement - D’anciennes maladies
réactivées
ENSEIGNEMENTS DE MAITREYA - Le
mental
Contre
l’insécurité et le terrorisme : un nouveau plan Marshall ?
par Dick Bell et Michael Renner
Irak : les femmes exclues de la reconstruction
politique - par
Emma Bonino
TENDANCES - Le pouvoir du peuple à Chypre
- Mines antipersonnel : engagements respectés - La Chine s’occupe
des pauvres - Paidoyer pour une politique juste
Courrier
des lecteurs - Un cadeau d’anniversaire - Un visiteur
bien informé - D’un même pas - Un moine au milieu de nulle part
- Bénédiction - De l’aide à portée de main - Un visage chaleureux
- Un mendiant à l’allure digne
Questions-réponses
par Benjamin Creme
Agir en faveur de la paix
par
le Maître --, à travers Benjamin Creme
Il arrive fréquemment
qu’en agissant pour ce qu’ils considèrent comme le bien général,
des pays causent de grands ravages à l’échelle mondiale. Si denses
sont les brouillards du mirage qui entourent leurs actions, si illusoire
leur manière de penser, que beaucoup de mal peut être fait, et beaucoup
de douleur et de souffrance engendrées, pour ce qui semble être
les meilleures raisons.
C’est le cas aujourd’hui.
Sous prétexte de « vaincre le terrorisme », les Etats-Unis ont récemment
envahi l’Afghanistan et l’Irak, causant la mort de milliers de civils
et infligeant d’énormes dégâts à l’infrastructure de ces deux pays.
Les taliban, fanatiques et rigides, mais, dans l’ensemble, non impliqués
dans le terrorisme, ont été dispersés, mais ils sont maintenant
en train de se regrouper et de s’entraîner à l’action terroriste.
En Irak, Saddam Hussein n’est plus, mais un terrible héritage de
privations et de souffrances, d’anarchie et de chaos, a succédé
à son sinistre régime.
L’attention du gouvernement
américain est désormais orientée vers la Syrie, l’Iran et la Corée
du Nord ; ces pays ont été avertis qu’à moins de changer d’attitude,
ils devront affronter la colère et la puissance des défenseurs de
la « paix » et des champions de la « liberté ».
Les Américains plongent
ainsi le monde dans une atmosphère de stress et de peur, laquelle
est à l’origine d’épidémies et de catastrophes naturelles qui, à
leur tour, ne font qu’augmenter la peur et le stress.
Une situation dangereuse
Que peut-on faire
pour mettre un terme à cette situation dangereuse ? Comment les
autres nations peuvent-elles freiner l’action des Etats-Unis ? Par
quels moyens les gens ordinaires peuvent-ils faire pression ? Ce
sont là de vastes questions auxquelles on ne peut apporter de réponses
simples. Elles requièrent une sagesse exceptionnelle et une approche
coordonnée.
Tout d’abord, le
monde doit saisir la véritable nature du problème : les Etats-Unis
sont aujourd’hui dirigés par des hommes réceptifs à une énergie
néfaste qui gouverne leurs actions, mettant ainsi la paix en péril.
Cette énergie stimule en eux le mirage d’un pouvoir d’envergure
internationale, et menace la paix du monde. Elle a des avant-postes
en Europe de l’Est, mais se focalise principalement en Israël. Bien
que d’une puissance moindre, cette énergie destructrice dérive de
celle qui a plongé le monde dans
le chaos de la guerre au cours du vingtième siècle, et dont les
hommes se croyaient désormais à l’abri.
On voit donc combien
il est nécessaire que règne la paix au Moyen-Orient, combien il
est nécessaire que les Palestiniens bénéficient d’une véritable
justice et d’un Etat viable. C’est le problème le plus important
auquel les hommes sont confrontés aujourd’hui. Un échec dans ce
domaine conduirait le monde au désastre.
Vaincre cette force maléfique
Il faudra toutes
les ressources conjuguées de sagesse et de volonté de la Hiérarchie
et des hommes pour venir finalement à bout de cette force maléfique.
Il est donc impératif que les hommes saisissent clairement la véritable
nature de la menace. Ils doivent s’organiser et agir à l’unisson.
Ils doivent exiger la fin de l’oppression du peuple palestinien
et mettre ainsi un terme à la peur qui hante le peuple d’Israël.
Les Nations unies doivent peser de tout leur poids sur les Etats-Unis
et Israël, résister à la superpuissance et agir en faveur de la
paix. Les peuples du monde sont déjà en marche. Ils doivent faire
entendre leur voix et réclamer la paix. L’avenir leur appartient
et, pour construire cet avenir, la paix est indispensable.
Nous, les Maîtres,
vos Frères aînés, nous jouerons notre rôle, mais notre action est
entravée par votre manque de compréhension et de volonté. D’où cette
mise au point.
Agissez sans crainte.
Faites preuve de sagesse et de diligence et tout ira bien.
Les Nations unies
vues de l'intérieur (première partie)
interview
de Federico Mayor Zaragoza par Carmen Font
Federico
Mayor Zaragoza (né à Barcelone en 1934), biochimiste, s’est
gagné l’estime de ses compatriotes et de la communauté internationale
par un parcours tout entier consacré à la paix et au développement.
Détenteur de plusieurs portefeuilles importants dans divers gouvernements
de transition de l’après-franquisme (de la fin des années 1970 au
début des années 1980), puis député européen. Il fut ensuite directeur
général de l’Unesco (1987-1999), organisation à laquelle il insuffla
un nouvel élan, notamment en mettant en place un programme de réflexion
et d’action intitulé Culture de la Paix, dont la plate-forme
fut adoptée en septembre 1999 par l’Assemblée générale des Nations
unies. Refusant de se présenter à un troisième mandat, il créa
à Madrid la Fundación Cultura de Paz, dont il est président. Il
expose les raisons de l’affaiblissement des institutions internationales.
Partage international :
Vous vous êtes déclaré contre la guerre en Irak et, plus géné-ralement,
contre tout conflit armé. L’un des principaux arguments avancés
par l’Administration Bush en faveur de cette guerre était
que, tous les moyens diplomatiques ayant échoué, elle restait la
seule solution pour instaurer la paix et la liberté. Comment convaincre
des dirigeants que l’on peut parvenir à la paix par le dialogue
et la négociation, quelle que soit l’importance des différends ?
Federico Mayor Zaragoza : Je voudrais dire aux Américains
que nous avons aimé leur Pax Americana de 1945, et que nous détestons
celle de 2003. Ce sont eux qui ont dit après la Seconde Guerre mondiale
: « Il nous faut rechercher des lignes directrices à l’échelle
mondiale, un cadre de référence démocratique, un cadre d’existence
globale. »
Ils ont créé
les Nations unies à San Francisco et c’est le système de Bretton
Woods qui donna naissance à la Banque mondiale, initialement appelée
Banque pour la reconstruction et le développement – choses que nous
avons presque totalement oubliées. L’Onu existe précisément parce
que « nous, les peuples, sommes résolus à protéger nos enfants
du fléau de la guerre... ». C’est quelque chose que nous devons
applaudir, car les Américains ne se sont pas bornés à dire qu’ils
avaient gagné la guerre, ils ont assumé les responsabilités qui
découlaient de leur victoire.
Comment expliquer,
alors, que les années passant, les Etats-Unis ont marginalisé l’Onu,
l’ont utilisé à leur convenance ? Les Etats-Unis ne peuvent utiliser
les Nations unies comme si c’était une agence humanitaire –
qui pourra, par exemple, prendre part à la reconstruction de l’Irak,
mais une fois que l’Administration Bush aura signé de très lucratifs
contrats avec des compagnies de reconstruction. L’Onu doit répondre
clairement à une telle attitude : « Non, nous ne sommes pas une
simple agence humanitaire, ou de reconstruction. Nous sommes ici
pour donner des lignes directrices et agir, et nous condamnons le
fait que vous n’ayez pas suivi le sentier que nous avions indiqué.
»
PI. Comment
le respect de l’Onu par toutes les nations doit-il se traduire ?
FMZ.
A mon avis, nous avons besoin d’un certain nombre de valeurs morales,
qui soient acceptées et respectées par tous, et ces valeurs se trouvent
dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. N’oublions
pas, non plus, que parmi ceux qui les ont le plus défendues, on
trouve une citoyenne américaine, Eleanor Roosevelt. Elles existent
pour tous.
J’ai
protesté, par exemple, contre l’intervention au Kosovo avant même
qu’elle ne soit déclenchée. Car c’était ouvrir une brèche dans un
principe, et quand un principe n’est pas respecté, de nombreuses
choses sont brisées, de nombreuses vies détruites, la confusion
se répand, et beaucoup perdent ces lumières qui sont précisément
nécessaires dans les temps obscurs. J’ai déclaré, en mars 1999 :
« En tant que directeur général de l’Unesco, je condamne cette
invasion. » Même si les motifs étaient justes, nous aurions
dû passer par les canaux établis. Si les Etats-Unis, l’Otan et d’autres
puissances européennes ne respectent pas ces principes, pourquoi
la Russie devrait-elle le faire en Tchétchénie ou la Chine continentale
vis-à-vis de Taiwan ?
Nous
avons besoin d’un cadre de référence mondial pour établir des normes
claires, avec un système de sanctions efficace. Nous avons besoin
de renforcer les institutions internationales ; c’est pourquoi je
participe à un projet dans le cadre de l’Université polytechnique
de Catalogne, projet baptisé Ubuntu – mot traditionnel africain
qui signifie humanité et partage – et qui vise à instaurer un système
d’institutions internationales plus efficace, plus représentatif
et plus démocratique.
PI.
Quelle est la tâche principale de la Fundación Cultura de Paz ?
FMZ.
C’est de mettre en pratique la déclaration et le plan d’action qui
ont été approuvés à l’unanimité, en septembre 1999, par l’Onu. Je
me suis aperçu, lorsque j’étais à l’Unesco, que nous étions soumis
aux pressions qu’une minorité exerce sur la majorité. C’est la loi
du plus fort. J’ai pensé qu’il était grand temps de dire qu’assez,
c’est assez, car le prix en termes de vies humaines et de souffrance
est si élevé qu’il nous faut tous, une fois pour toutes, travailler
à mettre fin à la violence et à la contrainte. Nous devons proclamer
que tous les êtres humains sont égaux, en dignité, en liberté –
et, ainsi que le dit le premier article de la Déclaration universelle
des droits de l’homme, vivre « dans un esprit de fraternité ».
Tout est là. C’est à la fois très simple et très compliqué.
Je
ne peux plus accepter qu’une poignée de dirigeants continuent à
utiliser la force au nom du peuple et de la démocratie, quand il
est temps, à l’orée de ce nouveau siècle et de ce nouveau millénaire,
de chercher par le dialogue des solutions concrètes aux grands problèmes.
PI.
C’est cet esprit qui a présidé aux récentes manifestations contre
la guerre, dans le monde entier.
FMZ.
Exactement. Je crois que le 15 février 2003 a été un moment de grande
espérance et peut-être même un tournant historique. Il est temps
de dire à haute voix que nous voulons voir le peuple « entrer
en scène ». Dans le passé, c’était le grand absent. Seuls comptaient
quelques individus puissants, des leaders politiques ou religieux,
par exemple ; les gens ordinaires n’existaient tout simplement pas.
Il est temps, aujour-d’hui, d’écouter ce qu’ils ont à dire. C’est
cela, la culture de la paix.
PI. Considérez-vous
la guerre en Irak comme un échec des institutions interna-tionales,
en particulier de l’Onu ? Pour de nombreux experts et de nombreux
citoyens ordinaires, la décision américaine de ne pas attendre une
autre résolution des Nations unies pour attaquer l’Irak l’a affaiblie.
FMZ.
Les institutions internationales, et spécialement l’Onu, étaient
déjà très affaiblies. Elles étaient faibles avant la guerre, elles
sont maintenant fragiles. La preuve en est la totale impunité dont
jouissent sur la scène internationale toute une série de turpitudes,
comme, par exemple, les paradis fiscaux, les trafics de tous ordres
et, pour m’arrêter là, la guerre en Irak, une guerre qui n’avait
rien de nécessaire ni de légitime et qui, une fois encore, a battu
en brèche le principe d’ordre international à l’échelle planétaire.
A
mon avis, les Etats-Unis ont une énorme responsabilité, parce qu’ils
attendent d’autres qu’ils respectent certaines normes onusiennes
qu’eux-mêmes ne respectent pas. Ils demandent à l’Irak de les observer,
tout en acceptant qu’Israël les enfreigne chaque jour.
Les
Etats-Unis ont imposé au monde une Pax Americana, mais ils
ne savent pas que faire de leur victoire. La prise de Bagdad par
l’armée américaine fut suivie dès le lendemain par les pillages
et le chaos. Pourquoi ? Parce que les Etats-Unis sont incapables
de gérer correctement l’après-guerre. Les guerres ne font, généralement,
qu’empirer les choses.
PI.
Et, dans ce cas particulier de l’Irak, la solution aurait été de…
?
FMZ.
Si la communauté internationale estime nécessaire d’écarter du pouvoir
un tyran avéré comme Saddam Hussein, la première chose à faire est
de créer une « Commission Vérité » – puis d’ouvrir et d’instruire
un procès conformément aux règles et procédures définies par l’Onu.
Pourquoi les Etats-Unis sont-ils hostiles à la Cour pénale internationale
? Parce qu’ils se refusent à employer toutes méthodes qui pourraient
régler les conflits de manière pacifique. Dans le passé, ils ont
souvent fait le choix de la force. Au Chili, par exemple, dans les
années 1970, ils ont désapprouvé le verdict démocratique qui avait
porté Allende à la présidence du pays ; ils l’ont éliminé et remplacé
par Pinochet. Ils ont fait de même au Nicaragua avec Somoza, et
en Argentine avec Videla et Massera. C’est pour des raisons analogues
qu’ils n’ont pas signé le protocole de Kyoto, pour des « raisons
intérieures », alors qu’il y va de la santé de la planète.
Ce que je dis, avec de nombreux
officiels et citoyens ordinaires, c’est oui à la démocratie, bien
entendu, mais à l’échelle internationale, et non seulement locale.
Les Etats-Unis devraient être les premiers à accepter cette démocratie
planétaire. Ils ne peuvent demander aux autres de se plier à la
Con-vention de Genève lorsqu’il s’agit de pri-sonniers américains,
alors qu’ils détiennent des prisonniers afghans dans la baie de
Guantanamo.
S’il
est vrai, comme le clament leurs dirigeants, qu’ils sont les grands
défenseurs des droits de l’homme, qu’ils commencent par traiter
à égalité tous les êtres humains. Je ne vois pas que les Etats-Unis
ou la Grande-Bretagne accordent le même traitement aux morts afghans
ou irakiens qu’aux leurs. Les morts palestiniens n’ont apparemment
pas la même importance que les morts israéliens. Cette question
est pour moi très grave, et je continuerai à dénoncer publiquement
les gouvernants qui optent pour la violence.
PI. Beaucoup
pensent que l’Onu aurait dû agir plus énergiquement pour éviter
la guerre, que c’est une institution quelque peu passive, et qu’elle
devrait s’opposer aux pays ou aux dirigeants qui veulent la manipuler.
FMZ. L’Onu
n’est pas une institution par elle-même, mais un rassemblement de
nations. Nous avons tous souhaité, lorsque le Mur de Berlin est
tombé – grâce à ce grand homme d’Etat qu’est Mikhaïl Gorbatchev
– que le monde recevrait les « dividendes de la paix » attendus.
« Enfin, nous aurons les deux milliards de dollars que certains
Etats dépensent chaque jour en armements », nous sommes-nous
dit ; nous nous réjouissions déjà d’en recevoir une partie, 10,
20, ou 30 % peut-être. Mais ces dividendes
nous ont très vite été refusés, ce qui a rendu notre restructuration
impossible. L’expression « nous, les peuples » ne fut pas
entendue. Les Etats-Unis ont travaillé sans re-lâche à accroître
le poids du G7 puis du G8 afin de réduire petit à petit l’Onu au
silence. Et ils y sont parvenus : l’Onu est aujourd’hui devenue
muette. Dernièrement, quelques pays ont élevé la voix ; je suis
fier du Mexique et du Chili qui, conscients des risques qu’ils prenaient,
ont eu le courage de dire aux Etats-Unis qu’ils ne voyaient pas
de raisons objectives d’attaquer l’Irak. Bravo à la France, et à
ces nations qui ont déclaré clairement que les allégations des Etats-Unis
ne correspondaient à aucune réalité.
Lorsque
j’ai entendu le président espagnol, José Maria Aznar, déclarer au
parlement que telle ou telle personnes avaient été capturées en
possession de substances toxiques, je me suis demandé s’il n’en
savait pas plus que moi. J’attendais avec curiosité les résultats
des laboratoires – non parce que ces substances toxiques auraient
justifié une guerre – les processus de désarmement et les inspections
avaient précisément pour but de démanteler les arsenaux dangereux.
Mais j’aurais été étonné d’apprendre que Saddam Hussein, non content
d’être un tyran, avait en plus choisi ce moyen pour briser la stabilité
du monde. Quoi qu’il en soit, lorsque les laboratoires confirmèrent
que ces substances soi-disant toxiques n’étaient rien d’au-tres
que des détergents inoffensifs, lors-que les services de renseignements
britanniques montrèrent que les personnes en cause n’avaient aucun
lien avec Al Qaïda, lorsque des experts de la compétence et de la
probité d’un Hans Blix déclarèrent n’avoir découvert aucune des
armes supposées de destruction massive, alors les pays auraient
dû dire aux Etats-Unis : « Ne prétendez pas défendre la légalité
internationale. » Comme l’a fait le Secrétaire général des Nations
unies, Kofi Annan, en affirmant sans ambiguïté qu’une guerre en
Irak était illégale, qu’elle était entreprise malgré l’opposition
de l’Onu et au mépris de la décision majoritaire du Conseil de sécurité.
PI. Le
droit de veto, dont on sait l’importance au Conseil de sécurité,
constitue-t-il le problème majeur ?
FMZ.
Non, je ne crois pas. Le droit de veto a besoin d’être corrigé,
comme de nombreux autres aspects des Nations unies – même si personne
ne sait exactement comment. Au cours des 30 ou 40 dernières années,
il y a eu des centaines de travaux et de propositions pour le remplacer
et faire en sorte que les grandes puissances n’aient pas une influence
disproportionnée dans l’Organisation. On a proposé, par exemple,
de ne pouvoir en faire usage que dans des cas exceptionnels ; ou
bien de procéder à une refonte du Conseil de sécurité. Car est-il
imaginable que l’on prenne des décisions sans tenir compte de pays
aussi peuplés que l’Inde, le Brésil ou le Nigeria, qui n’en sont
pas membres permanents ? Toutes ces questions ont fait l’objet de
travaux et de réflexion, mais depuis la fin des années 1970, les
Etats-Unis ont toujours gardé la même position : « Nous préférons
nous passer des Nations unies, nous sommes les fondateurs de la
Pax Americana. » C’est le point de départ de l’hégémonie que
nous connaissons actuellement, et qui a trouvé son point culminant
dans la profonde blessure du 11 septembre.
PI.
A votre avis, les Nations unies ont-elles la capacité de fixer de
véritables priorités internationales ?
FMZ. Les
Nations unies, non – mais les nations, unies, oui. L’Institution
telle que nous la voyons fonctionner aujourd’hui, non – mais des
Nations unies renforcées, oui.
Nous,
la grande majorité, qui sommes étonnés de cette façon de gérer les
choses – qui va à contre-courant de la démocratie – voulons dire
qu’il y a des alternatives économiques et sociales, qu’il y a des
alternatives environnementales, culturelles et morales. On ne peut
accepter qu’un politicien abdique ses responsabilités devant le
marché – c’est catastrophique. Car il est évident que le marché
tranche toujours en faveur du profit, et aux dépens du peuple. En
d’autres termes, l’ordre des priorités a changé, et il nous faut
remettre les choses à leur juste place. Les Nations unies peuvent,
devraient, aider véritablement à fixer des priorités, et elles le
souhaitent, mais elles ne sont pas en mesure de le faire pour l’instant.
PI.
Avez-vous foi en l’avenir ?
FMZ.
C’est triste à dire, mais nous commençons le troisième millénaire
avec une des crises les plus graves que le monde ait connues depuis
des décennies. Ceux qui ont créé la démocratie internationale veulent
aujour-d’hui instaurer une hégémonie mondiale. Mais, heureusement,
il y a les médias, il y a des caméras qui filment ce qui se passe,
ce qui empêche les leaders d’agir d’une façon purement arbitraire
ou d’adopter des pratiques inacceptables sous prétexte que l’état
de guerre justifierait tout. C’est pourquoi j’ai tout de même confiance
en l’avenir, car les dirigeants qui ne pensent qu’en termes de force
commencent à sentir le vent tourner. Ils savent que, plus que probablement,
il leur faudra écouter la voix des gens qui descendent dans la rue
pour manifester. Il y a peu de temps, ils ne les entendaient même
pas. Mais ce n’est plus possible aujourd’hui, même eux doivent
les écouter. Qui plus est, ceux qui manifestent ont des propositions,
ce qui, à mon avis, fait une différence énorme avec ce qui se passait
auparavant. Depuis Porto Alegre (c’est-à-dire le Forum social mondial),
il y a déjà des propositions concrètes pour un changement de direction,
que les Nations unies prennent très au sérieux et sur lesquelles
elles travaillent.
[Dans
la deuxième partie de cette interview, Federico Mayor Zaragoza abordera
les causes, économiques et politiques, des différences entre monde
développé et monde en voie de développement, particulièrement en
Afrique.]
[Voir
également : Unesco, rubrique « Culture de la Paix » et www.ubuntu.
upc.es]
Le Sommet pour un autre monde
par
Rose-Marie Calonego
Fin mai, j’ai participé au Sommet
pour un autre monde qui se déroulait à Annemasse, près de la frontière
suisse, quelques jours avant le sommet du G8, à Evian. J’ai assisté
à des conférences, pris part à des tables rondes. J’ai été impressionnée
par l’expertise et les qualités humaines des participants. Je me
suis également jointe à la manifestation pacifique du 1er
juin, alors que le G8 commençait. Alors que la majorité des médias
français passait sous silence le sommet alternatif, il était pourtant
clair que des sujets d’importance vitale pour l’avenir de l’humanité
étaient mieux traités à Annemasse, ainsi qu’à Genève et dans son
voisinage, qu’au sommet du G8 lui-même.
C’est
avec un mélange de déception et de colère que je me suis aperçue
que les informations télévisées se focalisaient exclusivement sur
le déploiement des forces armées et de police rassemblées à Evian
et ses environs, comme si tout ce qui se passait à la périphérie
du G8 ne pouvait que constituer une menace pour la paix et l’ordre.
En fait, il me semblait que c’était exactement le contraire qui
était vrai, car les meilleurs espoirs pour la paix et un avenir
sûr étaient incarnés par les nombreux membres des ONG et de la société
civile présents à Annemasse ou à Genève, qui œuvraient malgré tous
les obstacles à inverser le courant, en apportant des réponses aux
problèmes engendrés par la politique des grandes puissances. Sur
la foi de ce genre de reportage, on peut être excusé d’avoir pensé
que les affaires sérieuses se déroulaient au sommet du G8, alors
que les participants du Sommet pour un autre monde auraient été
là uniquement pour saccager, se défouler et donner une dernière
chance à l’anarchie.
Pour
un monde plus équitable
Et
pourtant, ce sommet qui s’est tenu du 29 au 31 mai à Annemasse (près
d’Evian) et à Genève ne se bornait pas à évoquer de vagues « alternatives
», mais a été le siège d’échanges sérieux, bien informés, formulant
des propositions réalistes et constructives pour un autre monde,
meilleur et plus équitable.
Les
sujets à l’ordre du jour du G8 ont été revisités dans la continuité
des autres sommets alternatifs tenus en France, parallèlement aux
précédents sommets du G7, tels que le Sommet des sept peuples parmi
les plus pauvres, en 1989, ainsi que le Sommet des sept résistances,
en 1996.
Huit associations
ont co-organisé ce Sommet pour un autre monde, en partenariat avec
22 autres ONG intervenant au niveau international et dont des représentants
ont animé les conférences et tables rondes.
Loin
d’être une « rencontre hippie », le sommet alternatif a examiné
les problèmes résultant d’une guerre illégale aux incalculables
conséquences pour un monde encore sous le choc de ses images. Il
s’est également consacré aux problèmes récurrents de la pauvreté,
de l’injustice, de l’ambition de certains pays et de leurs dirigeants,
des conséquences de la destruction écologique, de l’accroissement
du fossé entre riches et pauvres.
Un
des objectifs majeurs était de remettre en question la légitimité
du sommet du G8. Le Sommet pour un autre monde a exploré le rôle
des Nations unies et exprimé son point de vue dans cette déclaration
:
«
Dans une « gouvernance mondiale » démocratique, le G8 n’a pas sa
place. Si chaque chef d’Etat et de gouvernement des pays du G8 est
légitime pour ce qui concerne la mise en œuvre de la politique de
son propre pays et si on ne peut nier le droit de huit chefs d’Etat
à se rencontrer, ce cartel perd sa légitimité lorsqu’il s’autorise
à guider la conduite d’une politique au niveau mondial. Les citoyens
du monde ne lui ont pas donné mandat pour cela.
De
plus, les sujets qu’aborde le G8 relèvent, en fait, du cadre normal
des Nations unies. Un renforcement et une réforme de l’Onu sont
indispensables pour assurer un cadre propice au maintien de la paix,
au développement, à la promotion des droits individuels et collectifs
et au respect des grands équilibres environnementaux. »
Priorité
a été donnée à l’expression des acteurs du Sud. Environ 30 délégués,
provenant majoritairement de pays d’Afrique, mais aussi d’Amérique
du Sud et d’Asie, ont pris part aux conférences et tables rondes
et ont pu faire part de leurs constats, analyses et propositions.
La
conférence d’introduction a mis en évidence les déficiences actuelles
de gou- vernance, avec l’absence de régulation et de contrôle de
la mondialisation néo-libérale avec pour résultat la destruction
de l’environnement et l’accroissement du fossé entre riches et pauvres
sur les plans économique, social et culturel.
Un
esprit de bonne volonté
Les
thèmes abordés démontrent que ce sommet ne peut être considéré comme
une protestation naïve ou idéaliste, mais bien au contraire comme
une force de réflexion et de proposition pour les problèmes mondiaux
les plus urgents :
–
Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) :
une chance pour le développement durable de l’Afrique ?
–
Commerce et développement : une relation à l’épreuve des faits.
–
Dette : instrument de domination des pays du sud ?
–
Du local au global : les effets de la mondialisation.
–
Soif d’eau, soif de solidarité
–
Sida et solidarité Nord/Sud.
–
Quelles règles pour la gouvernance mondiale de l’environnement ?
–
Responsabilité sociale et environnementale des entreprises.
–
Taxation globale et financement du développement.
–
Anti-terrorisme et droits humains.
–
Transferts d’armes et droits humains.
Une
action symbolique, « le tribunal de la dette et des réparations
» s’est déroulé à Genève le 31 mai.
A
Annemasse, le sommet s’est terminé par un concert intitulé « Pour
un autre monde, annulons la dette ».
Le
1er juin, deux manifestations, partant
l’une de Genève et l’autre d’Annemasse, ont rassemblé plusieurs
milliers de personnes dans un esprit de bonne volonté. Les participants
venaient de nombreux pays, parfois aussi éloignés que le Japon,
les Etats-Unis ou le Venezuela. Les deux groupes se sont réunis
à la frontière franco-suisse et ont réclamé l’annulation de la dette,
lançant un appel au partage, à la justice et au respect des droits
de l’homme.
[Référence : www.g8autremonde.org]
Signes
des temps
Une bénédiction dans la forêt
L’histoire qui suit nous a été
adressée par un lecteur de Partage international. Elle relate
l’expérience vécue par une de ses amies, Berthe Olaerts, aujourd’hui
âgée de quatre-vingt-trois ans.
Le 8 juillet
1981, Berthe Olaerts eut une vision de la Vierge alors qu’elle se
promenait dans la forêt de Melberg, à Gand, en Belgique. La Vierge
se tenait debout contre un arbre qui devint entièrement blanc. La
Vierge accompagnée de Jésus bénirent la forêt et expliquèrent :
« Cet endroit est sacré et il le restera, et quelque chose d’important
s’y produira dans l’avenir », et ils ajoutèrent que ceci
serait révélé plus tard. La Vierge demanda à Berthe de réciter le
chapelet à cet endroit chaque jour et elle lui montra le sentier
qu’elle devrait prendre à travers la forêt. Ce sentier était bleu
ciel et l’arbre d’un blanc étincelant. Berthe tomba à genoux et
se couvrit le visage des mains tant elle était stupéfaite par cette
vision. Lorsqu’elle ouvrit à nouveau les yeux, Marie et Jésus avaient
disparu et, à l’endroit où ils se trouvaient auparavant, elle vit
un petit nuage qui s’éloignait.
Depuis
lors, des pèlerins se rendent dans ce lieu, le huitième jour du
mois, pour prier et réciter le chapelet. A chaque fois, certains
d’entre eux prélèvent des petits morceaux d’écorce de l’arbre sous
lequel la Vierge est apparue et maintenant on peut voir le visage
de Jésus sur le tronc de l’arbre, là où l’écorce a été enlevée.
Une photographie du tronc de l’arbre a été prise et on a demandé
à Berthe de la diffuser.
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé l’authenticité
des faits.]
Miracles
au Venezuela
Des centaines de catholiques vénézuéliens
affluent pour voir deux statues de la Vierge auprès desquelles sont
supposés se produire des miracles.
Depuis
mars 2003, on a pu constater que la petite statue de Marie de la
Rose mystique, qui se trouve dans un coffret de bois et de verre
décoré dans la chapelle de Belen College, à l’est de Caracas, versait
des larmes de sang qui tachaient les joues de la statue aux yeux
bleus. Selon une religieuse, les yeux de la statue « ont commencé
à suinter du sang tout d’un coup et ce fut un spectacle réellement
étonnant ». Elle a déclaré par ailleurs que la statue, rapportée
d’Allemagne en 2000, avait été portée en procession dans tout le
Venezuela, pays en majorité catholique.
Non
loin de là, dans l’église San Caye-tano, à Caracas, une statue de
Notre Dame de Coromoto, patronne du Venezuela, sécrète une huile
parfumée depuis décembre 2002. Le miracle a commencé à un moment
où l’avenir du pays était particulièrement sombre, et de nombreuses
personnes y ont vu un signe d’espoir. « Je crois que ceci est
une bénédiction de Dieu, a déclaré le prêtre de la paroisse
âgé de soixante-quinze ans. La Vierge nous dit de ne pas avoir
peur et que Dieu conduira bientôt le Venezuela hors de ce labyrinthe.
»
Les
pèlerins attendent parfois deux ou trois heures pour prier devant
la statue et recevoir un morceau de coton imbibé de l’huile sécrétée
par la statue. Des témoignages de guérison commencent à se répandre
dans la paroisse.
[Source : Sun Sentinel, Venezuela]
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître
qui fut la Vierge Marie est à l’origine de ces miracles.]
La surprenante
conduite d’un éléphant
La matriarche d’un troupeau d’éléphants
d’Afrique du Sud a délibérément ouvert une barrière pour libérer
des antilopes enfermées dans un camp à l’est du pays.
La
South African Press Association a relaté qu’une société privée
avait rassemblé les antilopes près d’Empangeni dans le but de les
nourrir. Tout d’abord, les membres du groupe chargé de capturer
les antilopes pour les regrouper ont pensé que les éléphants étaient
attirés par la luzerne utilisée pour nourrir les antilopes. Mais
l’équipe a vu avec stupeur la matriarche du troupeau, connue dans
la région sous le nom de Nana, soulever soigneusement tous les loquets
métalliques de la barrière avec sa trompe, l’ouvrir toutegrande,
puis se tenir à l’écart pour regarder les antilopes s’enfuir dans
la nuit.
Brendon Whittington-Jones,
un écologiste de la région, a déclaré à l’agence de presse
: « Les éléphants sont naturellement curieux, mais cette conduite
est certainement très inhabituelle et ne saurait avoir d’explication
scientifique. »
[Source : Earthweek, Etats-Unis]
[Le Maître de B. Creme a indiqué que l’éléphante
avait été « poussée » par Maitreya.]
Des Bouddhas
cambodgiens déterrés
En août 2002, 31 statues de Bouddha
– 27 en or, trois en argent et une en bronze – ont été découvertes,
dans les profondeurs de la jungle, par des ouvriers cambodgiens
travaillant à la restauration d’un temple.
Le
chef de police suppléant de la province de Kampong Thom, Hang Sithim,
raconta que les statues – chacune de 10 centimètres de haut et pesant
environ un demi kilo – sont supposées avoir des centaines d’années.
Elles furent trouvées à un mètre sous terre, dans la pagode Por
Peich, qui fait partie du site d’un ancien temple central cambodgien
précédemment détruit par les Kmers rouges pendant la guerre civile
cambodgienne et retourné à la jungle, mais en cours de restauration
quand les travailleurs ont déterré les statues. Le chef de police
suppléant Sithim croit que les statues sont enterrées « depuis
des centaines d’années, quand le dernier temple était pleinement
opérationnel ».
[Source : Reuters]
[Le Maître de Benjamin Creme indique que cette découverte
est un autre signe de l’émergence de Maitreya.]
Un portrait
de Jésus verse des larmes de sang
En Inde, dans l’église du petit
village de Ambora-Camurlim, au sud de Goa, les visiteurs viennent
par centaines pour prier et se recueillir devant un portrait de
Jésus « versant des larmes de sang ». La gravure commença
à pleurer alors qu’elle était fixée sur le placard de la chambre
d’une jeune fille du village, âgée de 14 ans.
[Source : www.ananova.com]
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette
histoire est authentique. Ce miracle est manifesté par le Maître
Jésus.]
L’ange
de Gorbals
Selon un article du Fortean
Times, de septembre 2002, un ange de bronze, situé dans un lotissement
de Glasgow, en Ecosse, a étonné les résidents et confondu les experts
en présentant les stigmates aux mains. « L’ange de Gorbals » est
suspendu à environ 10 mètres de hauteur, entre deux blocs d’appartements,
dans la banlieue de New Gorbals. Bien que le liquide rougeâtre qui
s’écoule de ses mains n’ait pas encore été analysé, il est certain
que ce n’est pas de la rouille car le bronze est un matériau qui
ne rouille pas.
[Source : Fortean Times, G.-B.]
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agit
d’un miracle authentique manifesté par Maitreya.]
Des graines
d’aubergine forment le mot « Allah »
Dans le village de Mendhasa, près
de Bhubaneswar, en Orissa (Inde), un légume inhabituel attire les
visiteurs. En ouvrant une aubergine, une femme vit que les graines
formaient le mot « Allah » en ourdou. Le journal local Sambad
rapporta que la femme de Muhammad Khalil, qui avait acheté l’aubergine
au marché du village, en informa l’Imam, qui ordonna que l’on garde
ce légume dans la mosquée. Des centaines de musulmans se rendent
dans cette mosquée pour voir l’aubergine.
[Source : www.ananova.com]
[Le Maître de B. Creme confirme que ce miracle est
un signe manifesté par Maitreya.]
Des lettres
gravées sur des graines de bananier
Kasim Barakzia, propriétaire du
restaurant Baba Afghan, à Salt Lake City, Utah (Etats-Unis), a découvert
des centaines de graines de bananier gravées de ce qui semblerait
être des lettres et autres symboles. K. Barakzia incisa une graine
et remarqua que les graines, normalement lisses comme celles d’une
citrouille, étaient gravées sur chaque côté de marques ressemblant
à des lettres anglaises et arabes, des chiffres, et même du symbole
arabe « Allah ». D’autres graines présentaient des gravures ressemblant
à un arbre ou un oiseau. K. Barakzia a raconté qu’il inci-sait deux
ou trois graines de bananier tous les deux jours, depuis neuf ans,
et qu’il n’avait jamais rien vu de pareil. Une personne qui s’est
arrêtée au restaurant pour regarder ces graines inhabituelles a
déclaré que certaines des marques ressemblaient à des lettres hébraïques.
K. Barakzia a ajouté qu’il pensait que certaines des gravures semblaient
êtredu japonais, du chinois et même de l’hindi. « J’aimerais
que quelqu’un connaissant ces langues vienne voir, a-t-il demandé.
D’après
un horticulteur local, ces marques seraient vraisemblablement l’œuvre
d’insectes. Mais Dave Rosenfeld, qui a photographié les graines,
a précisé : « J’ai remarqué que les graines sont encore entourées
de leur peau et que cette membrane est intacte. Il est impossible
qu’un ver ou quelque autre insecte ait pu ronger la graine sans
attaquer la membrane protectrice. »
[Sources : The Salt Lake Tribune,
Etats-Unis ; www.earthfiles.com]
[Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce miracle
a été manifesté par Maitreya.]
Une déesse
miraculeuse
Dans un temple de Wolverhampton
(G.-B.), une chapelle dédiée à la déesse hindoue Mata (mère) Ambe
est devenue un centrede pèlerinage depuis que la statue de cette
déesse a commencé à verser des larmes de sang. Cette statue était
restée intacte après l’incendie qui avait ravagé le temple en 1989.
La nouvelle chapelle a été érigée le 6 octobre 2002, au début du
festival annuel de neuf jours en l’honneur de Mata Ambe, mais le
bâtiment est resté fermé jusqu’à ce que, deux jours plus tard, le
président du Centre Gujarati Bhikhubhai Patel l’ouvre pour l’office
du soir. A l’intérieur, il trouva des empreintes de pas ensanglantées
et du sang s’écoulant du front de la statue, à l’endroit du centre
ajna, entre ses sourcils.
[Le Maître de B. Creme confirme qu’il s’agit d’un
miracle manifesté par Maitreya.]
Courrier
des lecteurs
Un cadeau d'anniversaire
Cher Monsieur,
Le 23 avril
2003, la veille de mon trentième anniversaire, j’eus envie de m’offrir
le luxe de prendre un taxi pour me rendre à la méditation de transmission.
Lorsque je montai dans la voiture qui sentait le poisson (je vis
par la suite que le conducteur était en train de manger un pâté
en croûte), le conducteur me dit d’une voix chaleureuse : « Comment
allez-vous ? » – « Très bien, merci, et vous ? » – «
Je n’ai pas à me plaindre. » Je lui expliquai où aller
en faisant des gestes de la main. Il se mit alors à rire en imitant
mes mouvements, et en disant : « Votre genre me plaît ! » Je
fis la remarque que la soirée était agréable et il répéta : «
Je n’ai pas à me plaindre. »
Il me demanda
si ma journée avait été bonne et, après avoir vu une voiture immobilisée
par un sabot de Denver, nous engageâmes une conversation sur le
coût de la conduite automobile, les restrictions de parking et les
frais qui incombent à un chauffeur de taxi. Je lui dis que ce ne
devait pas être facile car il ne pouvait jamais savoir quel serait
le salaire de la journée. Il m’affirma que parfois il avait de nombreuses
réservations, mais qu’en général « il fallait accumuler les heures
». Je lui demandai s’il devait parfois attendre assez longtemps
entre deux courses et il me répondit : « Oui, mais je ne perds
pas mon temps. Je lis des choses qui profiteront à tous. C’est très
important de lire des choses qui profiteront à tous. » Je
lui demandai quel genre de choses il lisait et il me répondit :
« Tout ce qui concerne la médecine alternative. » Je lui
dis alors que pour ma part j’utilisai des médicaments homéopathiques
; il me demanda pourquoi, je lui
en donnai la raison et j’ajoutai : « Et ça marche ». Il dit
alors quelque chose comme ceci : « Lorsque les gens disent que
cela ne marche pas, je leur dis d’essayer l’alcool en guise d’alternative
! »
Nous
parlâmes de la médecine alternative, puis nous abordâmes la question
des gouvernements et des sociétés pharmaceutiques et de la manière
dont celles-ci nient les bienfaits des médecines parallèles afin
de promouvoir leurs propres médicaments, tout en se refusant cependant
à fournir, à un prix abordable, des médicaments de première nécessité
aux pays pauvres. Nous parlâmes de l’Afrique du Sud et du sida et
il fit allusion à Nelson Mandela, le comparant au président actuel
pour ce qui est de la politique à l’égard du sida.
Je
lui demandai d’où il était originaire. Il répondit : « Du Nigeria.
» Je lui dis que l’on venait justement de parler du Nigeria
à la radio. « Vous savez quelque chose sur notre pays ! », dit-il,
en souriant. « Pas grand chose », répliquai-je. Je lui expliquai
qu’aux nouvelles on avait dit qu’il venait d’y avoir des élections,
mais que ce n’étaient pas des élections libres. « Où existe-t-il
des élections libres dans le monde ? » répondit-il. J’acquiesçai
avec véhémence et il se mit à rire.
Nous
en vînmes à parler du savoir. Il déclara alors : « Vous devez
utiliser vos connaissances. Ce n’est pas bon de posséder des connaissances
qu’on n’utilise pas. » Il m’expliqua que c’était comme de donner
une livre à quelqu’un qui vous demande de l’argent dans la rue.
Si vous lui donnez cet argent, en fait vous le possédez encore,
car vous n’attendez rien en retour, et vous vous sentez tous les
deux beaucoup plus légers. Si en donnant une livre vous n’attendez
rien en retour, c’est plus important que de donner cent livres.
Il m’expliqua que donner cette livre signifie que vous la possédez
davantage que si vous en aviez des milliers à la banque, ce qui
n’est d’ailleurs pas le cas, et que vous deviez dépenser tout cet
argent pour faire des achats dont vous n’avez nulle envie. Il affirma
que c’était la même chose avec le savoir et il continua sur ce sujet.
Je pense qu’il voulait dire qu’il fallait partager ses connaissances,
sans prêcher, sans rien attendre en retour.
A
un moment donné, il se tut pendant quelques instants et tout ce
que je pus trouver à répondre fut : « Oui.» Il me sourit
en disant : « Cela fait beaucoup de choses à comprendre. » Je
lui posai une autre question et nous poursuivîmes la conversation.
Je lui demandai quand nous devions partager nos connaissances. «
Pour nourrir (ou instruire) un enfant, vous n’attendez pas qu’il
soit devenu adulte. » Nous parlâmes de la manière de donner
de petits fragments de connaissance au moment où on les acquiert,
et du fait que parfois on sait quelque chose sans en avoir vraiment
conscience et que plus tard on y ajoute autre chose, consolidant
ainsi ses connaissances précédentes. Il compara ceci aux relations
avec autrui, à ce que nous savons des autres et ressentons à leur
sujet, mais tout en l’écoutant, je lui indiquai la direction à prendre
et je dois avouer que je n’ai pas très bien saisi ce qu’il a dit
à ce sujet.
Nous
étions arrivés à destination. Pendant toute la conversation, il
m’avait regardé intensément et avec beaucoup de sérieux à travers
le rétroviseur, excepté lorsqu’il riait et plaisantait. C’était
un Noir, grand et chauve, à l’accent prononcé.
Après
avoir réglé ce que je lui devais, je lui dis : « Cette conversation
a été très intéressante. » Il sourit et me dit d’une voix chaleureuse
: « Je viendrai vous chercher la prochaine fois ! » Cet homme
était-il Maitreya ?
T.
C.,
Londres, G.-B.
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le «
chauffeur de taxi » était Maitreya.]
Deux lettres de la même personne :
Un visiteur
bien informé
Cher Monsieur,
[1] Le 10
avril 2003, je tenais le stand des livres à l’occasion de la conférence
de Benjamin Creme à la Friend’s House. Pendant une période d’accalmie,
je vis un jeune homme blond se diriger vers moi.
Comme il
ne semblait pas très absorbé par les ouvrages exposés, je décidai
d’engager la conversation. Je lui demandai s’il possédait déjà des
livres de Benjamin Creme et il me répondit qu’il les avait en allemand
car il venait de Berlin. Je dis : « Ah ! très bien » et il
continua : « Maintenant je peux les lire en anglais. » Nous
continuâmes à bavarder et au cours de la conversation il m’apprit
qu’il faisait un séjour de quelques jours en Grande-Bretagne avec
des amis.
Je
parlai des nombreuses apparitions de Maitreya, en Allemagne, sous
les traits d’Egon. Il me dit alors qu’il avait lui aussi vu Maitreya
à une manifestation contre la guerre à Berlin. Je lui demandai s’il
avait eu la confirmation de Benjamin Creme, mais il me dit qu’il
n’en avait pas besoin car il savait qu’il s’agissait de Maitreya.
Nous
parlâmes de la revue Share International. Je lui demandai
s’il la connaissait. Il me répondit qu’effectivement il la connaissait,
mais seulement dans sa version allemande. Je lui proposai de feuilleter
les exemplaires exposés s’il le souhaitait. Il quitta le stand des
livres pour feuilleter les revues. Puis il regarda les affiches.
Un peu plus tard, je vis quelqu’un qui lui ressemblait s’asseoir
pour assister à la conférence avec un groupe de personnes. Même
si auparavant je m’étais posé des questions, ceci semblait indiquer
qu’il ne s’agissait pas de Maitreya. Ou était-ce tout de même lui
?
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que « le
jeune homme » était Maitreya.]
D’un
même pas
[2] Je suis
allée à la manifestation contre la guerre qui s’est déroulée à Londres
le 12 avril 2003 avec deux membres de mon groupe de méditation.
Au milieu du parcours, mon attention fut attirée par un homme qui
arriva soudain à ma hauteur. Il avait un type asiatique et il portait
des vêtements et des chaussures de travail. Il me parut bizarre.
Il demeura auprès de nous pendant environ un quart d’heure. Parfois
il se trouvait derrière nous, puis il nous rejoignait à nouveau,
et nous nous interrogions en plaisantant sur son identité.
A
un moment donné, je jetai un coup d’œil sur mon amie Suzanne qui
se trouvait sur le bord de la rangée de manifestants. Elle portait
une jolie bannière qu’elle avait confectionnée elle-même sur laquelle
on pouvait lire, d’un côté : « Le monde appartient à tous »,
et de l’autre : « L’Onu en Irak dès maintenant. » L’Asiatique
marchait sous la bannière de Suzanne et, vus de profil, ils avaient
tous deux un air décidé et grave et quelque chose d’émouvant.
L’homme
vint ensuite près de moi et nous marchâmes d’un même pas. Puis il
prit de l’avance et s’éloigna dans la foule, nous quittant définitivement.
S’agissait-il simplement d’un manifestant déterminé parmi de nombreux
autres ?
S.
M.,
Londres, G.-B.
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l’Asiatique
» était Maitreya.]
Deux lettres de la même personne :
Un moine
au milieu de nulle part
Cher Monsieur,
[1] Cette rencontre s’est produite
il y a de nombreuses années lorsque, encore enfant, j’accompagnais
mes parents lors d’un déplacement en voiture. J’ai le souvenir d’un
voyage à travers la campagne française, qui me paraissait interminable.
Soudain,
dans un virage qui semblait sans fin, j’aperçus un homme qui se
tenait debout, immobile, sur le bord de la chaussée. Il était vêtu
comme un moine du passé et portait une aube longue et blanche surmontée
d’une capuche. Il me semble que ses cheveux étaient noirs et très
courts. Son visage offrait une expression de gravité et d’introspection,
comme si le moine était plongé dans une méditation profonde sur
la vie, ce qui avait une signification toute particulière pour moi.
Il ne paraissait pas s’intéresser le moins du monde au trafic autour
de lui. Il n’y avait rien de particulier aux alentours, pas de village,
pas de monastère, aucun lieu de pèlerinage naturel pour un moine.
Il se trouvait simplement là, au milieu de nulle part.
Pourriez-vous
dire s’il s’agissait d’un moine à la tenue désuète ou de quelqu’un
de différent ?
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « moine
» était le Maître Jésus.]
Bénédiction
[2] Cet événement s’est produit
lorsque j’étais adolescent. J’étais allongé sur mon lit à écouter
une musique très douce et relaxante. Mon attention était centrée
sur une jolie statue du Bouddha que je possède. En fait, elle n’a
aucune valeur particulière, elle est faite de plâtre peint aux couleurs
de l’or et de l’ébène. Mais j’en appréciais beaucoup la finesse
et la délicatesse des traits. Toujours est-il qu’écoutant cette
musique paisible, j’éprouvai un sentiment de communion intense avec
la statue, et je ressentis soudain une douce énergie qui m’enveloppa.
Un sentiment de paix, comme je n’en avais jamais connu, m’envahit,
et je me retrouvai dans une sorte d’état modifié de conscience.
Cette expérience dura quelques minutes. S’agissait-il d’une expérience
de l’âme, ou bien de l’énergie d’un Maître, ou simplement d’une
simple modification passagère de ma conscience habituelle ?
L.
G.,
Dijon, France
[Le Maître de B. Creme a indiqué que l’expérience
a été procurée par le Maître Jésus.]
De l’aide
à portée de main
Cher
Monsieur,
Du 2 au 4 mai 2003, notre groupe
a animé un stand à la foire ésotérique de Hanovre. A midi nous avons
eu le plaisir de voir « Egon » se diriger vers nous. (Le Maître
de B. Creme a indiqué précédemment qu’Egon était un « familier »
utilisé par Maitreya, Partage international mars et mai 2003).
Il posa aussitôt son sac dans un coin et il resta tout l’après-midi
avec nous. Il fit le tour de la foire avec l’un d’entre nous et
il visita plusieurs stands avec intérêt. Entre-temps il revenait
toujours à notre stand et nous avons eu la chance de bavarder avec
lui. Il nous donna des conseils, fit même certaines allusions dont
l’une ne prit tout son sens que quelques semaines plus tard. Il
régnait autour de lui une atmosphère de paix et de tranquillité
et nous nous sentions parfaitement à l’aise. Sans parler de ses
plaisanteries.
Ce
qui peut être intéressant pour d’autres, c’est qu’il nous rappela
très souvent l’énergie bienfaisante de la « main de Maitreya ».
Pour presque tout, que ce soit pour énergétiser et purifier l’eau
des bouteilles que nous avions apportées, pour nos problèmes de
santé ou d’autres problèmes, il nous conseilla d’utiliser la « main
». Par exemple, lorsque je me plaignis de n’avoir pas dormi la nuit
précédente, il dit : « Moi non plus, mais pourquoi n’avoir pas
utilisé la main ? » (Je l’ai fait de-puis et, bien sûr, je dors
mieux). Il conseilla à une autre personne de notre groupe qui avait
du mal à s’endormir de mettre la « main » sous son drap – et, au
bout de quelques jours, tous ses problèmes avaient disparu.
«
Utilisez cette main pour tout , nous
dit-t-il. Vous ne pouvez disposer sur Terre d’une énergie plus
puissante que celle-ci ! » Nous sommes très reconnaissants de
la chance que nous avons eue de le rencontrer.
H.
D. et H. M.,
Hambourg, Allemagne
[Le Maître de B. Creme a confirmé que cette fois
encore « Egon » était Maitreya.]
Deux lettres de la même personne :
Un visage
chaleureux
Cher Monsieur,
[1] Un soir
d’automne, en 1998, j’étais en train de promener mon chien
lorsque soudain, au coin d’une rue, je faillis heurter une
jeune femme splendide . Elle avait une peau brune translucide, des
cheveux bouclés et elle arborait un sourire radieux. « Hello
», dit-elle avec chaleur et enthousiasme. Intriguée, je répondis
: « Bonjour », et je poursuivis mon chemin. Aussitôt après,
je me dis : « Trop tard, c’était Maitreya ! » Mais elle avait
déjà disparu au coin de la rue. Depuis lors j’ai lu de nombreuses
lettres de lecteurs décrivant une chaleur et un rayonnement similaires,
et je me demande si « cette belle jeune femme » n’était pas en fait
Maitreya.
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la «
jeune femme » était Maitreya.]
Un mendiant
à l’allure digne
[2] Je ne sais que penser de cette
rencontre : c’était un artiste de rue, un homme grand au beau visage,
à la peau peinte en gris afin de ressembler à une statue, vêtu d’une
longue tunique. Cela se passait dans le centre commercial de Whiteley,
à Qeensway (Londres), en automne 1998.
L’homme
avait les yeux fermés, une tasse devant lui et les mains croisées
sur les genoux. A chaque fois que quelqu’un déposait une pièce de
monnaie dans sa tasse, il souriait, hochait la tête d’un air digne
et levait les mains dans un geste d’acceptation avant de les ramener
sur ses genoux. Pendant tout ce temps, il gardait les yeux fermés.
Je m’approchai et regardai son visage avec attention en déposant
des pièces dans sa tasse. Il y avait beaucoup de bruit dans le centre
commercial, des gens, de la musique, des enfants, et il semblait
cependant savoir quand des pièces tombaient dans sa tasse. Je me
demande s’il s’agissait, ou non, d’un individu ordinaire.
I.
G.,
Londres, G.-B.
[Le
Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l’artiste de rue » était
Maitreya.]
Questions
- réponses
Q. Maintenant
que la guerre en Irak est terminée, on voit des reportages montrant
que les gens sont heureux d’être libres ! Alors que l’invasion américaine
en Afghanistan me paraît totalement dénuée de sens, je peux comprendre
la guerre dirigée contre la dictature irakienne cruelle et corrompue.
Même si les Etats-Unis avaient l’intention cachée de contrôler le
pétrole, à la lumière dont les choses se sont déroulées : une guerre
courte, le fait que les Américains aient tout au moins essayé de
ne pas bombarder les civils, et qu’ils désirent apporter leur concours
pour remettre le pays sur pied, ne pensez-vous pas que cette guerre
a eu finalement quelque chose de bon ?
R. Non,
malheureusement, je ne le pense pas. Certains Irakiens sont, pour
l’instant, remplis d’espoir à l’idée que leur vie sera meilleure
que sous la sinistre dictature de Saddam Hussein. Mais la vaste
majorité de la population a assisté à un effondrement total de ses
conditions de vie : plus d’eau, plus d’électricité, peu de nourriture
et sur le plan social, le chaos et une anarchie totale. Plus de
5 000 civils ont été tués et plus de 20 000 grièvement blessés.
L’invasion menée par les Américains était unilatérale, préventive
et elle n’avait pas l’aval des Nations unies. Elle était donc illégale.
Elle a eu des effets désastreux sur les relations patiemment élaborées
entre les membres de l’Onu et elle a considérablement accru la tension
mondiale. Cette tension accrue est à l’origine des nouvelles épidémies
et des soi-disant catastrophes naturelles. Non, à mon avis, cette
guerre a été un désastre pour le monde – et nous n’en sommes qu’à
la deuxième étape du plan américain !
Q. Combien
de civils irakiens ont-ils été tués dans la soi-disant libération
de leur pays ?
R. 5
073 à ce jour (8 juin 2003).
Q. Le
monde aurait-il pu libérer le peuple irakien de la tyrannie de Saddam
Hussein d’une autre manière ? Les inspections de l’Onu n’auraient
certainement pas pu empêcher que les Irakiens jugés subversifs par
Saddam Hussein soient systématiquement assassinés : pendus, fusillés.
R. Non
probablement pas, bien qu’il ait existé, et qu’il existe toujours,
de nombreux groupes en Irak qui avaient planifié de se dresser,
lorsque l’occasion se présenterait, contre le parti et de s’emparer
du gouvernement. Cela mis à part, Saddam Hussein ne serait pas resté
indéfiniment au pouvoir. Il était atteint d’une grave maladie, en
phase terminale, et il lui restait peut-être un an à vivre. C’est
une des raisons de l’invasion préventive des Américains. Personne
ne savait ce qui était susceptible de se passer après la mort de
Saddam Hussein.
Q. Quelle
serait la manière la plus efficace de savoir si l’Irak détenait
effectivement des armes de destruction massive ou si, au contraire,
l’opinion publique mondiale, et plus particulièrement l’opinion
publique américaine et britannique, a été induite en erreur ?
R. L’équipe
de scientifiques qui a travaillé sous la direction de M. Blix serait
tout à fait qualifiée pour procéder de manière impartiale à l’inspection
nécessaire et elle devrait être rappelée. Cependant, je doute que
les Américains l’acceptent. Le Pentagone, en fait, semble, selon
le très crédible M. Blix lui-même, être engagé dans une infâme campagne
d’attaques personnelles contre lui.
Q. Avant
que l’invasion de l’Irak (un pays pratiquement non armé qui avait
coopéré aux exigences des inspecteurs en désarmement de l’Onu) ne
soit terminée, le gouvernement américain avait déjà commencé à menacer
la Syrie. Comment interpréter cette prise de position des Etats-Unis
?
R. Comme
une nouvelle action hostile perpétrée par un gouvernement trop sûr
de lui et pris dans le mirage du pouvoir.
Q. La
Syrie cache-t-elle des membres du régime irakien ?
R. «
Cacher » n’est pas le terme exact. La Syrie a parfaitement le droit
d’accueillir des membres d’un pays voisin, ce qu’elle fait. Que
cela déplaise au gouvernement américain est autre chose. La Syrie
est membre des Nations unies, elle a un siège au Conseil de sécurité
et c’est un Etat souverain indépendant. L’invasion de l’Irak par
les Etats-Unis et la Grande-Bretagne s’est faite sans le consentement
des Nations unies et elle est illégale.
Q. La
Syrie possède-t-elle des armes de destruction massive : chimiques,
nucléaires ou biologiques ?
R. La Syrie détient effectivement des
armes chimiques, en faible quantité. Mais elle n’est pas la seule.
Vingt-sept autres pays dans le monde en possèdent, y compris, et
surtout, les Etats-Unis.
Q. La
Syrie est-elle, ou était-elle, pour Saddam Hussein ?
R. La
Syrie est un proche voisin de l’Irak (les deux pays ont une frontière
commune) et, en tant que telle, elle s’est efforcée de demeurer
en bons termes avec Saddam Hussein. En fait, la Syrie n’était ni
pour ni contre Saddam Hussein.
Q. La
Syrie présente-t-elle actuellement une menace ?
R. Absolument
pas, même pas pour son voisin Israël. C’est un petit pays relativement
pauvre.
Q. Le
gouvernement syrien soutient-il le Hezbollah ?
R. Oui.
Il considère le Hezbollah comme une organisation arabe luttant de
manière légitime pour la liberté des Arabes palestiniens. Les gens
semblent oublier, ou ne pas savoir, que l’Etat d’Israël fut créé
par le terrorisme : un terrorisme dirigé contre les Palestiniens
et contre les Britanniques, la Grande-Bretagne ayant alors un mandat
sur la Palestine. De nombreux membres du gouvernement israélien
étaient des terroristes dans leur jeunesse. Ils ont montré aux Palestiniens
l’efficacité du terrorisme et ils le pratiquent encore journellement.
Aujourd’hui ils l’appellent « représailles » ou « autodéfense ».
Q. [1]
L’Iran détient-il des armes de destruction massive ? [2] Présente-t-il
une menace pour les Etats-Unis, [3] ou pour la stabilité de la région,
[4] ou pour le reste du monde ?
R. [1]
Des armes biologiques en faible quantité. L’éventuelle possibilité
de fabriquer des armes nucléaires. [2] Non. [3] Non. [4] Non, les
Etats-Unis ont une attitude paranoïaque à l’encontre de l’Iran.
Q. Quel
est l’Etat le plus dangereux au Moyen Orient ?
R. Israël.
Q. [1]
Mahmoud Abbas est-il une marionnette des Etats-Unis ? [2] Sa
nomination a-t-elle été une tentative délibérée de court-circuiter
et d’écarter Yasser Arafat ?
R. [1]
Oui, il a été choisi dans cette intention. Mais s’y pliera-t-il
? C’est moins que certain. Son cœur est palestinien. [2] Oui, bien
sûr. Ariel Sharon n’a cessé de répéter qu’il ne négocierait jamais
avec Yasser Arafat à qui il voue une haine personnelle. Mais Yasser
Arafat est le représentant légalement élu du gouvernement et du
peuple palestinien. Mahmoud Abbas aura beaucoup de mal à le court-circuiter.
Q. Un journal
indien, The Hindu, daté du 29 mai 2003, parle du volte-face
politique du premier ministre israélien Ariel Sharon qui intrigue
les Israéliens. Après avoir poussé à la construction de colonies
juives en Cisjordanie et à Gaza pendant des décennies, il a accepté
sous certaines conditions la « feuille de route » pour la paix,
soutenue par les Etats-Unis, qui envisage la création d’un Etat
palestinien d’ici 2005. Il s’est arrangé pour convaincre les faucons
de son cabinet de donner leur approbation et, dans son propre parti,
le Likoud, il a fait face à la colère de membres in-transigeants
avec des déclarations qui ont stupéfié de nombreux Israéliens :
« Maintenir sous occupation 3,5 millions de personnes est mauvais
pour nous et pour eux. Ceci ne peut continuer indéfi-niment. »
On a dit qu’Ariel Sharon avait totalement changé. Son propre cabinet
a cependant publié une déclaration soutenant qu’en employant le
mot « occupation » M. Sharon n’admettait nullement que ces
zones étaient occupées, mais qu’Israël « ne voulait pas contrôler
les Palestiniens qui résident dans les territoires contestés. »
[1]
Maitreya serait-il apparu à Ariel Sharon ? [2] Quels sont les motifs
qui se cachent derrière ce qui semble un changement d’attitude ?
[a] A. Sharon veut-il essayer de s’assurer une place dans l’Histoire
? [b] Cherche-t-il à détourner la pression américaine ? [c] Essaie-t-il
d’éviter un blâme, espérant que les Palestiniens feront échouer
le plan en question en se montrant incapables de mettre un terme
aux attentats contre les Israéliens ? [d] En un mot, A. Sharon est-il
sincère en acceptant le plan de paix ou [e] s’agit-il seulement
d’une nouvelle manœuvre de sa part ?
R. [1]
Non, Maitreya n’est pas apparu à Ariel Sharon. [2] [a] Oui. [b]
Oui. [c] Oui. [d] Non. [e] Oui. Il pense que les Palestiniens resteront
divisés et saborderont eux-mêmes la « feuille de route », et qu’ainsi
ni lui-même ni le gouvernement israélien ne pourront être blâmés
de cet échec. Il n’a nullement changé.
Q. [1]
La soi-disant « feuille de route » pour la paix est-elle réalisable
? [2] Pensez-vous qu’elle soit équitable ?
R. [1]
Oui, elle est réalisable, dans la mesure où tout se déroulerait
comme prévu. Elle comporte cependant des sacrifices et des compromis
considérables des deux côtés, et plus particulièrement pour les
Palestiniens. [2] Non, je ne pense pas qu’elle prenne équitablement
en compte les exigences et les besoins des Palestiniens et elle
ne peut donc être considérée comme juste ou équitable. Il ne faudrait
pas oublier que la création d’Israël sur le sol palestinien fut
une atteinte aux droits des Palestiniens et qu’il y a encore 4,
5 millions de réfugiés au Liban.
Q. Comment
le tyran rampant – les Etats-Unis – peut-il être vaincu ?
R. Par
les autres membres des Nations unies se dressant contre lui et lui
demandant des comptes. Par l’usage de toute forme de pression diplomatique
possible, et avant tout par une pression économique et financière.
Par exemple : par un boycott mondial des produits américains, par
le retrait des prêts accordés aux Etats-Unis et par la vente des
réserves de dollars à grande échelle, et par une réorientation du
commerce au profit des autres nations.
Q. Les
puissances occidentales, comme les Etats-Unis, qui possèdent des
armes nucléaires, chimiques et biologiques devraient-elles être
obligées, en vertu d’un nouveau traité international de l’Onu, de
réduire leur arsenal, d’en détruire la plus grande partie et de
permettre aux inspecteurs d’y accéder avec ou sans avis préalable
?
R. Oui.
Q. On
prétend que les Etats-Unis mènent une politique délibérée visant
à diviser l’Europe – en affaiblissant les vieilles alliances. [1]
Est-ce exact ? [2] Si oui, quelle en est, à votre avis, la raison
?
R. [1] Oui, dans une certaine mesure.
[2] Tous les Etats européens, sans exception, soutiennent les Nations
unies et ont fait de gros efforts pour renforcer sa position. Les
Etats-Unis se méfient des prérogatives des Nations unies qui échappent
à leur contrôle et c’est pourquoi ils « courtisent » les nouveaux
pays européens comme la Pologne, la Bulgarie, l’Albanie, la République
tchèque, etc., afin de gagner des zones d’influence et de trouver
du soutien là où ils le peuvent.
Q. Est-il
nécessaire de modifier certains aspects de l’Onu, par exemple :
établir un système permanent de prévention qui indiquerait, analyserait
et proposerait des solutions aux sujets qui sont cause de tension
et de friction avant qu’ils ne dégénèrent en vio-lence ? Ne pourrait-il
y avoir à l’Onu un groupe de sages, composé d’anciens dirigeants
expérimentés, de diplomates, de négociateurs, d’experts de telle
ou telle région du monde, de gens ayant des connaissances juridiques,
etc. ; un groupe de médiateurs, en fait, plutôt qu’un groupe de
fauteurs de troubles.
R. Oui.
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