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Accueil > Découvrir > Les médias

Les médias et notre vision du monde

Comme vous l’aurez lu dans les articles précédents, les médias ont un rôle à jouer dans l’émergence publique de Maitreya.Les médias portent la responsabilité de colorer notre vision du monde, par le choix et le traitement des informations transmises.

L’article suivant paru dans Partage international en juin 1990 reste d’actualité dans son analyse du fonctionnement des médias et de la manière dont ils conditionnent notre perception de la réalité.


Partage international - juin 1990

Couvrant la violente répression des manifestations de l'année dernière en Chine, les médias annonçaient plusieurs milliers de morts. La presse admet aujourd'hui que ce nombre a été significativement inférieur. Plus tard dans l'année 1989, lors du soulèvement populaire en Roumanie, on annonça initialement qu'entre 60.000 à 70.000 personnes avaient été tuées dans un horrible bain de sang. Mais d'après les estimations actuelles, le nombre des morts est plus proche du millier. Que les chiffres se soient révélés être plus faibles ne justifie en aucune manière l'utilisation de la force par les Chinois et les Roumains pour réduire au silence l'appel à la liberté. Cet éditorial veut toutefois aborder un autre sujet: la fiabilité des médias et, par conséquent, la justesse de notre vision habituelle du monde.

Les médias eux-mêmes préfèrent éviter ce sujet. S'ils réagissent un tant soit peu, c'est simplement pour mettre en évidence les problèmes rencontrés par les reporters dans la collecte correcte des informations dans des circonstances aussi chaotiques. Ceci peut être exact, mais n'explique pas la raison pour laquelle les estimations publiées firent, toutes, l'objet d'exagérations d'une telle ampleur.

La raison profonde doit être cherchée ailleurs. Un élément important réside dans le fait que les médias, sous la pression de la concurrence et afin d'accrocher l'attention du public, ont tendance à présenter les événements sous leurs aspects sensationnels. Il ne fait aucun doute que la plupart des médias préféreraient ne pas aborder ce problème, mais il n'en reste pas moins que certains rédacteurs en chef, confortablement installés derrière leur bureau, ont modifié le nombre des victimes qui leur était communiqué par leurs correspondants sur le terrain. Quelques journalistes, dont la suite montra qu'ils avaient eu raison, furent au départ accusés de ne pas être bien informés. Craignant de rester à la traîne dans la course au nombre des morts, seules les estimations les plus hautes furent publiées simplement pour être dans la tendance.

Un second élément important réside dans le fait que les médias ont tendance à voir et à entendre ce qu'ils désirent voir et entendre, inclination que nous partageons évidemment tous. Les médias prétendent habituellement que la sélection des informations et des commentaires est uniquement basée sur l'importance des faits. Cependant, ceci n'est que partiellement vrai. Une étude récente (bien que d'ampleur limitée) a montré que les journaux fondent la sélection des informations sur des idées préconçues, sur des opinions plus ou moins déjà définies et partagées par leur groupe d'appartenance. Les individus ou les institutions dont les commentaires ou les opinions sont habituellement recherchés ont pour point commun qu'ils souscrivent au point de vue général du journal. Moins les faits et les opinions cadrent avec les connaissances et les conceptions du moment du comité de rédaction, moins ils ont de chance d'être publiés.

Dans une certaine mesure, cette attitude est compréhensible. Mais elle devient suspecte lorsque elle revêt la forme d'une manipulation délibérée, lorsque des informations indésirables ne sont pas révélées afin d'induire en erreur l'opinion publique ou de servir certains intérêts. De telles situations existent, et probablement plus fréquemment que nous ne le pensons.

Sans conteste, les médias sont également confrontés à des obstructions extérieures dans leurs efforts pour procurer un service d'information équilibré et fiable. Les gouvernements et d'autres institutions tentent fréquemment, à l'aide des moyens variés dont ils disposent, d'entraver la publication de certains faits. Le démenti, la dissimulation ou les informations erronées, l'entrave à la collecte des informations et, pour finir, la suspension ou, si nécessaire, le renvoi des journalistes, sont des pratiques couramment employées. Le monde est rempli de Watergates et d'Irangates, et ceux qui sont impliqués dans ces scandales tentent par tous les moyens de colmater les fuites et d'étouffer les bruits.

D'un point de vue technologique, le monde moderne est véritablement devenu un village planétaire. Les satellites permettent aux habitants de recevoir chez eux, au Japon ou au Mexique, en Indonésie ou au Zimbabwe, les mêmes informations au même moment. Mais précisément parce qu'elle prend une influence prépondérante et directe sur l'opinion publique mondiale, la diffusion et le contrôle des informations est devenu une arme politique et économique majeure. Le secteur de l'information, qui pèse aujourd'hui plusieurs milliards de dollars, est dans les mains d'un nombre relativement restreint de magnats qui continuent à acquérir, tranquillement, davantage de stations de télévision, de journaux, de magazines, et d'agences de presse internationales, et qui utilisent ces outils pour répandre leur propre vision du monde.

En conséquence, ce n'est pas nécessairement l'importance des faits qui détermine si un événement doit être connu du public, mais bien plutôt si l'information corrobore ou non les préjugés et les visées des propriétaires des moyens d'information. Ces penchants et ces objectifs dépendent eux-mêmes fortement d'intérêts politiques, financiers et nationaux. Le pouvoir ne constitue pas le seul stimulus: des intérêts financiers énormes sont impliqués, la publicité dans les médias rapportant annuellement des milliards de dollars. La recherche conjointe de la richesse et du pouvoir réussit habituellement lorsque le maintien du statu quo, l'uniformité, et la sauvegarde des intérêts engagés constituent la plus grande des priorités. Naturellement, la manipulation de l'information impliquée par ces priorités influence directement notre vision du monde. Il en résulte que le téléspectateur ou le lecteur moyen possède une impression générale extrêmement tendancieuse de la situation mondiale, dans laquelle un rôle disproportionné est accordé aux problèmes qui concernent l'Occident.

A titre de simple illustration: le tremblement de terre de San Francisco en 1989 fit la une pendant plusieurs jours, non seulement aux Etats-Unis mais aussi en Europe et ailleurs - ce qui n'était pas déraisonnable, puisqu'il s'agissait d'un désastre majeur. Mais, simultanément, en Chine, se produisirent deux séismes importants qui ne soulevèrent quasiment aucun écho dans la presse occidentale.

Ce que les médias présentent au public, de façon déguisée ou non, est la suprématie de l'Occident sur l'Orient ou le Sud, des hommes sur les femmes, de la compétition et du nationalisme sur la coopération et l'interdépendance, du christianisme sur les autres croyances, et du matérialisme sur la spiritualité. Il suffit de peu d'imagination pour comprendre que ce bombardement d'informations tendancieuses inflige de grands dommages aux relations entre les êtres humains. Il est également évident que cette influence énorme pourrait être utilisée au profit du monde. Qu'elle le soit un jour est une certitude. Les changements dans le monde ne peuvent pas manquer de produire leur impact sur les médias. On peut prévoir, par exemple, que la télévision comprendra que sa fonction essentielle n'est pas seulement de distraire ou de contribuer à maintenir le statu quo, mais de devenir une plate-forme éducative et de communication, et de rendre possible un échange des idées au profit d'une humanité dont l'unité s'accroît.

 



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