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Accueil > Découvrir > Benjamin Creme

Conférence de Benjamin Creme à Osaka, au Japon, en 1996

L'humanité vit de nos jours une époque unique de son Histoire. Les événements qui, selon moi, sont en train de se produire, vont transformer notre vie, notre monde, de manière profonde et radicale, en l'espace de relativement peu d'années. Nous sommes à la fin d'une civilisation, et donc au début d'une nouvelle qui, si nous le voulons, peut être la plus brillante de notre longue Histoire.

Benjamin CremeLa plupart des gens savent que nous entrons dans une nouvelle ère, un nouveau cycle cosmique. Nous l'appelons l'ère du Verseau, à cause de la relation particulière qui se forme dans l'espace entre notre système solaire et la constellation du Verseau. Au cours de son déplacement cyclique dans le ciel, notre système solaire est entré dans un alignement précis avec cette constellation, et cela pour une période d'environ 2 350 ans. Cet alignement provoque le déferlement des énergies cosmiques du Verseau sur la Terre. Chaque civilisation qui naît, environ tous les 2 000 ans, est le résultat de ces changements dans les relations cosmiques.

Au fur et à mesure que nous approchons de la fin du siècle, une puissante forme-pensée de destruction s'empare de l'esprit de millions d'individus. Dans le monde entier règne « la peur du jugement dernier ». Par suite d'une mauvaise interprétation des prévisions de personnes comme Edgar Cayce, Nostradamus et d'autres, certains imaginent que, vers la fin du siècle, il se produira de grandes catastrophes qui transformeront totalement le monde : des montagnes surgiraient et de nombreux pays, peut-être même des continents, s'enfonceraient dans les océans. Cette croyance vient principalement d'une interprétation erronée de l'Histoire et des Ecritures, qui semblent annoncer la fin apocalyptique du monde.

Lorsque nous entrons dans une nouvelle ère, tout change. Les structures politiques, économiques, religieuses et sociales subissent d'inévitables transformations sous l'impact puissant des nouvelles énergies cosmiques qui entrent dans nos vies. La destruction annoncée est, à mon avis, tout à fait exagérée. Des pays ne vont pas être engloutis. Les océans ne vont pas s'élever comme des montagnes. Les prévisions de cataclysmes qui ont été énoncées par de nombreuses personnes viennent la plupart du temps du plan astral « le plan de l'illusion » et ne sont guère fondées. Un changement aura bel et bien lieu, mais pour le meilleur, et non pour le pire.

Nous sommes sur le point d'entrer dans une ère au cours de laquelle la nature spirituelle innée de l'humanité commencera à s'exprimer sur une vaste échelle. Des millions d'individus dans le monde vont prendre conscience du but réel de leurs vies. Une attitude plus profonde, plus judicieuse à l'égard de la vie va se développer, et les gens réaliseront qu'ils sont des âmes, des âmes en incarnation. Ils finiront par comprendre le but de leur incarnation et par prendre une part de plus en plus consciente à leur propre évolution, et ils feront en sorte que règnent la justice et la liberté à un degré jamais vu. La liberté, la justice et, par conséquent, la paix permettront à l'aspect spirituel divin de l'humanité de commencer à être reconnu et à s'exprimer, non seulement sous forme d'expérience religieuse, mais dans chaque domaine de la vie. Dans le domaine politique, dans celui de l'économie, de l'éducation, de l'art et de la science, la prise de conscience de notre nature spirituelle se manifestera de manière croissante. Cela permettra la découverte d'une nouvelle science et le contrôle des forces de la nature, ce qui donnera à l'humanité un pouvoir illimité sur son environnement.

Les Maîtres.

Tout cela nous attend au fur et à mesure que nous entrons dans un nouveau cycle. Nous n'allons pas vers la destruction mais, bien au contraire, vers une ère de créativité sans précédent et une vie d'une grande beauté. Ceci est dû, dans une large mesure, au retour dans nos vies d'un groupe d'hommes totalement dépourvus de défauts, des géants spirituels : de notre point de vue, des êtres parfaits. Il s'agit d'hommes qui nous ont précédés sur le chemin de l'évolution et qui sont parvenus au terme du voyage que nous poursuivons toujours. Il ne leur est plus nécessaire de vivre sur cette planète, mais ils acceptent la responsabilité d'y demeurer afin de guider le reste d'entre nous vers la même perfection.

Durant des milliers d'années, en Orient, l'existence de ces êtres parfaits a été connue de tous. On leur a donné différents noms : la Grande Fraternité blanche, la Société des Esprits illuminés, les Frères aînés de l'humanité, les Instructeurs, les Guides, les Mahatmas, les Maîtres de Sagesse et les Seigneurs de Compassion. Ce groupe d'hommes illuminés a vécu pendant des millénaires dans les montagnes reculées et les régions désertiques du monde, telles que l'Himalaya, la Cordillère des Andes et les Carpates. De ces retraites montagneuses et désertiques, ils ont veillé sur l'évolution de l'humanité dès les premiers temps. Au début de chaque cycle, l'un de ces Grands Êtres est venu dans le monde afin d'enseigner aux hommes le chemin du progrès, le prochain pas à franchir dans l'évolution vers la perfection. Historiquement, ces instructeurs sont connus sous les noms, entre autres, d'Hercule, Hermès, Rama, Mithra, Vyasa, Krishna, Confucius, Zoroastre, Shankaracharya, le Bouddha, le Christ, Mahomet.

Il y a environ 2 600 ans, Gautama Bouddha a prophétisé qu'au début de l'ère nouvelle viendrait dans le monde un grand instructeur, un Bouddha comme lui, du nom de Maitreya. Maitreya, a-t-il dit, inspirerait à l'humanité la création d'un âge d'or, d'une brillante civilisation fondée, selon lui, sur la justice et la vérité. Depuis deux mille six cents ans, les bouddhistes attendent la venue du Bouddha Maitreya. Et depuis deux mille ans les chrétiens attendent le retour du Christ. Le Christ est Maitreya, qui s'est manifesté en adombrant son disciple Jésus, tout comme le Bouddha avait adombré son disciple le prince Gautama. C'est la méthode employée depuis toujours par l'Instructeur pour se manifester. Le Christ et le Seigneur Maitreya sont une seule et même entité, le Maître de tous les Maîtres, et comme l'appelait Gautama Bouddha, l'Instructeur des anges (dévas) et des hommes.

Les Maîtres de la Hiérarchie spirituelle, dont le Seigneur Maitreya est le chef, savaient depuis plus de cinq cents ans que, tôt ou tard, il leur serait demandé de revenir dans le monde et d'y vivre parmi les hommes, tout en étant reconnus pour ce qu'ils sont. Ce retour était inévitable. La seule question était de savoir quel serait le moment propice : quand l'humanité serait-elle prête pour le retour des Maîtres dans le monde ? Jusqu'à une époque relativement récente, on pensait qu'il faudrait attendre encore mille deux cents ou mille trois cents ans avant que nous soyons prêts pour un tel événement.

Cependant, en juin 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce qui est significatif, le Seigneur Maitreya fit une annonce d'une importance extraordinaire. Il fit part de son intention de revenir dans le monde dès que possible, si l'humanité commençait à remettre de l'ordre dans sa maison. Il annonça qu'il reviendrait lorsque la paix aurait été restaurée dans une certaine mesure, lorsque le principe du partage commencerait à gouverner le monde économique et que l'énergie de bonne volonté, aspect le moins élevé de l'amour, se manifesterait et permettrait d'établir de justes relations humaines. Il a dit que lorsque des progrès seraient faits dans ce sens et que nos esprits commenceraient à se diriger dans la bonne voie, il viendrait sûrement et que, cette fois, il ne serait pas seul, mais accompagné d'un très vaste groupe de ses disciples, les Maîtres de Sagesse. Nous assisterons alors à l'extériorisation de l'activité des Maîtres, pour la première fois depuis près de cent mille ans. Pour la première fois depuis toutes ces années, une grande partie de la Hiérarchie spirituelle travaillera ouvertement dans le monde, au milieu des hommes, et les Maîtres seront reconnus pour ce qu'ils sont.

Par l'intermédiaire d'Alice Bailey, le Maître Djwal Khul a prédit que cette extériorisation commencerait vers 1975. Précisément, en 1975, cinq Maîtres sont venus dans le monde, à New York, Londres, Genève, Darjeeling et Tokyo. Ils furent rapidement suivis par deux autres Maîtres, l'un à Moscou et l'autre à Rome. Lorsqu'en 1945 le Seigneur Maitreya annonça son prochain retour, il espérait pouvoir venir cinq ans plus tard, vers 1950. La Hiérarchie espérait que la douleur et la souffrance endurées par l'humanité au cours de la guerre nous auraient assagis et poussés à changer de direction. Mais tous les pays n'avaient pas souffert de la même manière et les grandes puissances retrouvèrent rapidement leurs vieilles habitudes cupides, égoïstes, nationalistes et compétitives du passé : celles qui avaient justement mené à la guerre et à ses souffrances. En effet, dès que la guerre fut terminée, l'humanité retomba une fois de plus dans les mêmes erreurs. Aujourd'hui, à bien des égards, les différentes nations se sont installées encore davantage dans l'avidité, l'égoïsme, le nationalisme et, par dessus tout, dans l'esprit de compétition.

C'est pourquoi la venue de Maitreya fut différée jusqu'à ce que, finalement, en 1977, il annonce lui-même qu'il allait venir dans le monde, que nous soyons prêts ou non. Le 8 juillet 1977, il est descendu de sa retraite, dans les montagnes de l'Himalaya, où il avait vécu pendant des milliers d'années et d'où sa conscience avait adombré celle de Jésus durant trois ans, du Baptême à la Crucifixion. Après être descendu de sa retraite, il est resté quelques jours dans les plaines du Pakistan afin de s'acclimater. Et, le 19 juillet 1977, il est arrivé à Londres où il vit toujours en tant que membre de la communauté asiatique. Depuis 1982, il est prêt à apparaître ouvertement dans le monde, si on l'y invite.

De nombreuses personnes, lorsqu'elles entendent cette histoire, ne comprennent pas que Maitreya ne vienne pas tout simplement se présenter lui-même ou qu'il n'accomplisse pas quelque chose d'extraordinaire afin d'attirer l'attention sur lui. Mais le libre arbitre de l'humanité n'est jamais enfreint par aucun des Maîtres ; pour eux, il est sacro-saint. De façon à respecter ce libre arbitre, Maitreya, avant de se manifester ouvertement, tient à y être invité.

Les changements dans le monde.

En attendant une telle invitation, Maitreya n'est pas resté inactif. Travaillant dans les coulisses, inconnu de la majorité, il a changé le monde. Il nous suffit de penser aux événements des dernières années, pour être étonné des réelles transformations qui se sont produites. Tout cela était parfaitement inattendu, et pourtant c'est arrivé si vite que maintenant tout le monde trouve cela normal. La guerre froide est terminée. Depuis 1945, l'Union soviétique et les États-Unis, ainsi que leurs alliés, se faisaient face, prêts à détruire le monde. Aujourd'hui, personne n'imagine plus un tel scénario. Maitreya a inspiré à M. Gorbatchev l'idée de se rendre aux États-Unis pour mettre fin à la guerre froide et ouvrir l'Union soviétique au monde extérieur. Si quelqu'un avait affirmé, il y a dix ans, que la guerre froide se terminerait et que l'Union soviétique s'effondrerait et se transformerait en une confédération d'Etats indépendants, cela nous aurait paru impossible. Et pourtant c'est aujourd'hui un fait accompli. Si, il y a seulement quelques années, quelqu'un avait affirmé que Nelson Mandela, leader d'une organisation illégale (l'ANC), emprisonné depuis 27 ans, non seulement serait libéré, mais serait élu président et deviendrait le leader d'une société nouvelle qui en finirait pour toujours avec l'apartheid en Afrique du Sud, nous aurions cru une telle éventualité impossible. Et pourtant, c'est ce qui s'est produit, contrairement à toute attente. Maitreya est apparu à Nelson Mandela dans sa cellule et lui a inspiré l'idée de rencontrer le président De Klerk et de créer une nouvelle constitution en Afrique du Sud.

Si, il y a quelques années, quelqu'un avait prévu que l'armée israélienne se retirerait de Gaza et de la Cisjordanie et que les Palestiniens auraient leur patrie, nous le l'aurions pas cru. C'est pourtant ce qui est en train de se réaliser actuellement. Maitreya est à l'origine de ces accords ; il a demandé au roi de Jordanie de renoncer à la souveraineté sur la Cisjordanie et a inspiré à M. Arafat l'idée d'accepter la réalité de l'Etat d'Israël.

Si quelqu'un avait affirmé, il y a quelque années, que l'Allemagne de l'Ouest capitaliste et l'Allemagne de l'Est communiste seraient réunifiées, nous aurions répondu : « Pas de mon vivant. » Pourtant, ces événements et bien d'autres se sont réalisés dans un temps très court. Ils avaient été prévus par Maitreya. Ces prévisions ont été publiées dans notre revue, Partage international, et diffusées aux médias du monde entier, sous forme de communiqués de presse, depuis 1988.

Une des prévisions de Maitreya ne s'est pas encore tout à fait réalisée. Elle l'est partiellement, mais elle n'a pas encore pris toute son ampleur. En 1988, le Japon était l'un des pays les plus riches du monde et l'un de ceux dont la réussite économique était la plus grande. L'indice Nikkei atteignait presque 40 000 points. En juin 1988, Maitreya annonça un krach boursier mondial qui, prédit-il, prendrait naissance au Japon. Il affirma que l'économie japonaise était une bulle qui, inévitablement, éclaterait et provoquerait l'effondrement des structures économiques actuelles. Aussitôt, le marché japonais commença à chuter. L'indice Nikkei est descendu jusqu'à 14 000 points. A l'heure actuelle, il se situe aux alentours de 18 000-19 000. Aux États-Unis, l'indice Dow Jones est au beau fixe. Historiquement parlant, les effondrements importants du marché boursier américain (comme partout ailleurs) se produisent lorsqu'il atteint son niveau le plus élevé. La Bourse américaine et celle de Grande-Bretagne sont maintenant au bord d'un effondrement général qui se répercutera dans le monde entier et mettra fin à notre système économique fondé sur les forces du marché et leur corollaire, le mercantilisme, qui crée la division.

Maitreya appelle les forces du marché les « forces du mal ». Elles forgent l'inégalité et bénéficient à quelques-uns aux dépens du plus grand nombre. Elles reposent sur une grande hérésie : l'idée supposée que tous les pays sont sur un pied d'égalité, qu'ils partent du même point. Evidement, ce n'est pas le cas. On ne peut comparer les États-Unis, l'Union européenne, le Japon ou l'Australie à la Tanzanie, au Congo ou à tout autre pays du tiers monde. Et, cependant, à cause de la domination des forces de marché, les pays du tiers monde sont obligés d'entrer en compétition, sur les marchés mondiaux, avec des nations comme le Japon, les Etats-unis, l'Allemagne ou la France. Maitreya appelle cela le mercantilisme et affirme qu'il sert d'outil, d'agent, aux forces du mal et représente pour le monde un danger encore plus grand que celui de la bombe atomique. Il existe une place pour les forces du marché, mais Maitreya déclare que tout gouvernement qui les suit de manière aveugle conduit son pays à la destruction. Le mercantilisme, qui consiste à considérer tous les domaines de la vie en termes de rentabilité, que ce soit l'éducation ou la santé par exemple, amènera notre civilisation actuelle au bord du désastre.

Actuellement, les pays du G-7, les sept plus riches et plus industrialisés, contrôlent l'économie mondiale et considèrent comme leur prérogative de bénéficier d'un niveau de vie élevé. Ils voient la vie en termes d'offre et de demande. Etant donné qu'ils produisent beaucoup, ils veulent garder la majeure partie de leur production, exigence qui va bien au-delà de leurs besoins ou de leurs mérites supposés. Le monde développé usurpe et gaspille les trois-quarts de la nourriture mondiale et 83 % de toutes les autres ressources. Par conséquent, ce que l'on appelle le tiers monde, bien qu'il soit constitué des trois-quarts de la population mondiale, doit se contenter d'un quart de la nourriture disponible dans le monde et de seulement 17 % des autres ressources. C'est pourquoi ses habitants vivent dans la pauvreté et le dénuement le plus total et meurent par millions. Le monde développé considère comme son droit de décider qui aura de quoi se nourrir et qui restera affamé et en mourra. « Je dis le monde développé », mais il s'agit de nous. Nous en faisons partie. C'est nous qui jouons à être Dieu et qui décidons de la vie et de la mort d'autrui. C'est notre propre avidité, notre égoïsme, notre complaisance qui rendent possible une situation qui fait que des millions de gens meurent de faim dans un monde regorgeant de nourriture, alors même qu'il existe un important excédent de denrées alimentaires par rapport à l'ensemble de la population mondiale.

En même temps, dans le monde développé, à cause du culte rendu aux forces du marché, le mercantilisme atteint un point tel qu'un nombre de plus en plus élevé de gens sont au chômage. La compétition oblige les entreprises à réduire leurs dépenses dans tous les domaines, notamment en ce qui concerne la main-d'oeuvre. Dans tous les pays développés, on assiste à une montée du chômage et de la délinquance, ainsi qu'à une diminution du niveau de vie : moins de logements, de plus en plus de sans-abri et davantage de pauvreté au sein de l'abondance.

Une crise spirituelle.

Pourquoi agit-on ainsi ? Pourquoi créons-nous tant de douleur et de souffrance pour nous-mêmes et pour nos frères et soeurs des autres pays ? Maitreya dirait que c'est à cause de notre autosatisfaction (la satisfaction égoïste de nos désirs ou besoins propres) qui est, à son avis, la racine de tout le mal. Lorsque nous faisons preuve d'autosatisfaction, de suffisance, nous pensons : « Pour moi, tout va bien. Que le reste du monde se débrouille. »

Ce sentiment vient de la fausse idée que nous sommes des individus séparés. C'est la grande illusion, la grande hérésie. Chacun d'entre nous, qu'il le sache ou non, est une âme en incarnation, un être spirituel divin, parfait, en incarnation. Sur le plan spirituel, il n'existe rien de tel qu'une âme séparée. Chaque âme est un aspect individualisé d'une grande Sur-âme. Le sentiment de séparation est donc la grande illusion. Et c'est de cette illusion que découlent tous nos problèmes, toutes nos souffrances. Nous ignorons qui nous sommes.

Sans le savoir, l'humanité subit actuellement une grande crise spirituelle qui se focalise dans les domaines politique et économique. Cette crise spirituelle ne pourra être réglée que par la résolution de nos problèmes politiques et économiques, lesquels reposent sur un sentiment erroné de séparativité. Si nous voulons évoluer, nous développer en tant que race humaine, nous devons réaliser notre unité en tant que frères et soeurs d'une même famille, venant de la même source divine et identiques à cette source. Qu'arrive-t-il dans une famille normale ? On partage tout ce que l'on a. Une mère ne va pas nourrir un enfant mieux qu'un autre, donner à l'un d'eux 17 % de la nourriture et 83 % à un autre. Nous devons prendre conscience du fait que nous sommes une seule famille et partager les ressources mondiales de manière plus équitable. Maitreya nous dit : « Le partage est divin. Lorsque vous partagez, vous reconnaissez Dieu dans votre frère. » Il affirme également : « Les problèmes de l'humanité sont réels mais non insolubles. La solution est à votre portée. Agissez en fonction de vos frères et trouvez une solution aux problèmes du monde. Il n'existe pas d'autre issue. »

Tout cela ressemble à des problèmes politiques et économiques. Mais il s'agit en fait d'un problème spirituel et la solution est spirituelle. Nous ignorons notre véritable identité en tant qu'âmes. Maitreya est venu, avec son groupe de Maîtres, afin de nous enseigner comment vivre de manière juste, en tant que frères et soeurs d'une humanité une et en établissant la liberté pour tous, la justice et la paix. Sans partage, il n'y aura jamais de justice dans le monde, sans justice jamais de paix et sans paix, le monde cessera d'exister parce que nous sommes capables de détruire toute forme de vie, humaine aussi bien que subhumaine.

Trois pratiques.

Ceux qui attendent Maitreya en tant qu'instructeur religieux ne le reconnaîtront probablement pas. Il a dit : « Je ne suis pas venu pour fonder une nouvelle religion ; chacun devrait continuer à évoluer au sein de sa propre tradition, quelle qu'elle soit. » Il n'est pas venu dans le but d'avoir des disciples. En fait, il affirme : « Si vous me suivez (c'est-à-dire si vous voulez le suivre partout, réclamer son attention, le garder pour vous tout seul), vous me perdrez. »

Maitreya affirme qu'il est venu enseigner à l'humanité l'art de la réalisation du Soi. Il assimile l'humanité au Soi et le Soi à Dieu. Il dit : « Vous êtes le Soi, un Être immortel. » Notre douleur, affirme-t-il, notre souffrance, nos problèmes, sont dus au fait que nous nous identifions à toutes sortes de choses excepté au Soi, l'Être immortel dont nous sommes la pâle réflexion sur le plan physique. Posez-vous la question : « Qui suis-je ? » dit-il. Vous réaliserez alors que vous vous identifiez à votre corps physique. Nous nous regardons dans un miroir et disons : « C'est moi. » Et ainsi nous sommes assujettis à toutes les limitations du corps physique. Celui-ci est mortel ; il vit un certain temps, puis il meurt et nous devons nous réincarner dans un nouveau corps. Nous ne pouvons donc pas être le corps physique ; il n'est qu'un véhicule.

Nous pouvons aussi nous identifier avec nos sentiments, nos sensations, nos énergies et nos émotions. Mais nous ne nous limitons pas à ces phénomènes affectifs ; ils n'existaient pas hier, et demain ils auront peut-être disparu. Toute cette vie émotionnelle est instable, changeante. Si nous sommes des êtres immortels, nous ne pouvons être limités à nos émotions. Nous pouvons également nous identifier avec notre mental et ses créations ou avec nos souvenirs. Nous pensons que nous sommes M. ou Mme Untel, ayant un certain nombre d'enfants. Mais cela non plus n'est pas nous ; il s'agit de mémoire, de création mentale ou de système de croyance (par exemple, nous nous affirmons chrétien, hindou, musulman ou bouddhiste). Tout cela n'est pas nous. Il s'agit de convictions, d'idéologie. Nous sommes des êtres immortels et, par conséquent, nous ne pouvons être assujettis aux limitations du corps physique, du corps émotionnel ou du mental. Nous ne sommes pas fasciste, démocrate, chrétien ou bouddhiste. Ces prises de position sont toutes des constructions mentales. Nous sommes, au-delà de toutes ces croyances transitoires, un être immortel.

Comment devenir cet être immortel ici et maintenant, sur le plan physique ? Maitreya affirme que la voie qu'il préconise est la plus directe et c'est celle du développement de la conscience. Elle implique la pratique de trois attitudes. Tout d'abord, l'honnêteté du mental. Presque personne ne fait preuve de cette honnêteté du mental. Il ne s'agit pas seulement d'être honnête et de ne pas voler le bien d'autrui. Tous, nous pensons une chose, en disons une autre et en faisons une autre encore. Si nous pratiquions l'honnêteté du mental, il devrait exister une ligne directe entre nos pensées, nos affirmations et nos actes. La deuxième attitude à adopter est la sincérité de l'esprit : être soi-même, de manière distincte et individuelle. Ne pas essayer de ressembler à qui que ce soit, ne pas imiter les autres, mais s'exprimer du fond du coeur. Ne pas essayer de donner par nos paroles une fausse idée de nous-mêmes aux autres, de les manipuler afin d'en être admirés ou aimés. Il s'agit d'être honnêtes avec nous-mêmes, sincères. Peu de gens sont vraiment, profondément sincères. La troisième attitude à pratiquer est le détachement. Le détachement est la prise de conscience du fait que nous ne sommes ni notre corps, ni nos sentiments, ni notre mental : le renoncement progressif à ce genre d'identification. Si nous sommes attachés à nos émotions, par exemple, et que quelqu'un nous offense, si nous réagissons par une forte indignation et de la colère, c'est que nous ne sommes pas détachés. Si nous l'étions, un affront ne provoquerait de notre part ni indignation ni colère.

En adoptant ces trois attitudes, nous nous rendons compte qu'elles se renforcent mutuellement. Plus nous devenons conscients, plus nous sommes honnêtes et sincères. Plus notre sincérité augmente, plus nous nous arrangeons pour être honnête. Plus nous sommes sincères et honnêtes, plus nous sommes détachés. Plus notre détachement augmente, plus nous devenons sincères et honnêtes. Ces trois qualités vont de pair, elles réagissent l'une sur l'autre comme un levain.

Lorsque Maitreya prodiguera ses enseignements ouvertement dans le monde, qu'il se sera manifesté publiquement et aura commencé à nous stimuler et à nous guider dans les domaines politiques et économiques, il enseignera également à l'humanité l'art de la réalisation du Soi. Plus nous pratiquerons l'honnêteté du mental, la sincérité de l'esprit et le détachement, plus la conscience du Soi se développera. Plus la conscience du Soi augmentera, plus la réalisation du Soi deviendra possible. La conscience du Soi mène à la réalisation du Soi. Qu'est-ce que la réalisation du Soi ? Il ne s'agit ni d'une religion, ni d'une idéologie, ni d'une croyance. Il s'agit du but de la vie qui, une fois réalisé, fait de nous un Maître. Tous les Maîtres sont des êtres réalisés.

Il y a maintenant treize Maîtres dans le monde, plus Maitreya, le Maître de tous les Maîtres. Finalement, environ quarante Maîtres reviendront vivre ouvertement parmi nous. Ils guideront et conseilleront l'humanité ; ils ne sont pas venus pour prendre la direction du monde. Ce sont des instructeurs, un ensemble de conseillers qui pourra nous empêcher de faire des erreurs trop nombreuses et trop graves. Ils nous apporteront tous les enseignements pour lesquels nous seront prêts. Il seront à l'origine d'une nouvelle science, la technologie de la lumière, qui nous donnera une puissance illimitée venant directement du soleil. Elle répondra à tous les besoins d'énergie de l'humanité ; plus personne ne pourra jamais accaparer le pouvoir dans le monde.

De toute évidence, après le krach boursier, tout sera différent. L'humanité sera confrontée à la réalité pour la première fois. Nous avançons jour après jour, année après année, d'une manière aveugle, en croyant que ce monde divisé peut continuer à l'être en gardant sa sécurité. Ce n'est pas possible. Les divisions sont si grandes et les tensions inhérentes à ces divisions si fortes qu'elles renferment les germes d'une troisième guerre mondiale. Cette guerre serait nucléaire et détruirait toute vie sur la planète. Mais elle n'aura pas lieu. Maitreya sait que l'humanité acceptera le principe du partage, ne serait-ce que parce que nous n'avons pas d'alternative. Toute autre méthode a déjà été essayée et a échoué, et a conduit inexorablement au séparatisme, à la misère et à la guerre. Nous ne pouvons plus nous offrir le luxe d'une nouvelle guerre mondiale.

Les miracles.

Dans le dixième des 140 messages que Maitreya a communiqués à travers moi, lors de mes conférences publiques à Londres, il dit : « Ceux qui recherchent des signes les trouveront, mais ma méthode de manifestation est plus simple. »

Au mois de juin 1988, un collaborateur de Maitreya, faisant partie de la communauté indo-pakistanaise de Londres, où il vit, a révélé : « Les signes de la présence de Maitreya dans le monde se multiplieront. Il inondera le monde de tant d'événements extraordinaires qu'il semblera impossible de leur trouver la moindre explication. »

Depuis des années maintenant, les signes se manifestent en abondance dans le monde entier. Des visions de la Vierge Marie et des statues qui versent des larmes, quelquefois de sang, apparaissent dans le monde chrétien. Des icônes, dans les sanctuaires des plus grandes églises, versent également des larmes. Ces miracles attirent les foules, certaines personnes sont guéries, et le Vatican se tait.

Des croix de lumière, pouvant atteindre jusqu'à 12 m de hauteur, sont apparues sur des vitres, chez des particuliers ou dans des églises et bon nombre d'entre elles sont à l'origine de guérisons miraculeuses.

Pendant quatre jours, en septembre 1995, dans tout le monde hindou, sur les deux hémisphères, en Orient comme en Occident, on a assisté à ce qui fut sans doute le plus grand miracle de tous les temps par son ampleur : des statues de dieux, faites de pierre, de bois, de cuivre, de laiton et de bronze, ont semblé absorber les offrandes de lait que leur présentaient les prêtres et les fidèles. En Inde, le Parlement a interrompu ses séances et les boutiques ont fermé. Des centaines de milliers d'hindous, dont beaucoup de non croyants, ont fait la queue pendant des heures pour offrir du lait à Ganesh, à Shiva et aux autres dieux. Des milliers de litres de lait ont disparu lors des offrandes. Les caméras de télévision des médias occidentaux, fascinés et perplexes, ont montré ces événements à des millions de personnes. Les statues ont-elles réellement bu le lait ? Non, bien sûr. Elles sont faites de pierre, de métal et de bois. Ce sont Maitreya et un groupe de Maîtres, ses disciples, qui ont fait disparaître le lait au moment de l'offrande.

En 1996, aux environ de Noël, une image de la Vierge à l'Enfant, haute de deux mètres et brillamment colorée, est apparue sur les fenêtres d'une banque située au centre de Clearwater, en Floride. Cinq cent mille personnes sont venues la voir et prier. Cette image, de même que les autres phénomènes liés à la Vierge, a été créée par le Maître qui fut Marie, la mère de Jésus, il y a 2 000 ans.

Presque toutes les semaines, Maitreya apparaît miraculeusement, «  venu de nulle part », lors de rencontres religieuses fondamentalistes, dans le monde entier, toujours sous une apparence que le groupe de fidèles puisse reconnaître : s'il s'agit d'hindous, il leur apparaît sous les traits de Krishna, s'ils sont juifs, sous ceux du Messie, s'ils sont musulmans, sous l'apparence du prophète, de l'Imam Mahdi ou du Messie, s'ils sont bouddhistes, sous ceux de Maitreya Bouddha. Il peut changer d'apparence à volonté. Il peut être âgé ou jeune, homme ou femme, blond ou brun. Ainsi, chacun peut s'identifier à lui. Lors des rassemblements, il s'adresse aux fidèles dans leur propre langue, puis il disparaît. Il est apparu ainsi à Nairobi, au Kenya, en juin 1988, devant 6 000 personnes qui l'ont reconnu comme le Christ.

Lors de chacune de ces apparitions, Maitreya magnétise une source avec les énergies cosmiques du Verseau. Finalement, il existera 777 sources ainsi énergétisées dans le monde. Certaines ont déjà été découvertes et l'eau est utilisée pour ses extraordinaires propriétés curatives.

Ces miracles, maintenant très nombreux, vont continuer à se produire jusqu'à ce que Maitreya lui-même apparaisse ouvertement dans le monde.

Le jour de la Déclaration.

Maitreya sera présent pendant toute la durée de l'ère du Verseau : deux mille cinq cents ans. Nous le verrons très prochainement. Il a été invité par une grande chaîne de télévision, aux États-Unis et également au Japon. Ceci aboutira finalement, après des apparitions successives dans le monde entier, au jour de la Déclaration.

Lorsqu'il se présentera ouvertement au monde entier, ce sera une extraordinaire expérience pour tous. Les réseaux de télévision seront reliés tous ensemble par satellite en vue de cet événement. A une heure précise (différente, bien sûr, suivant les fuseaux horaires), son visage apparaîtra sur les écrans de télévision du monde entier. Maitreya est omniscient, omniprésent et il adombrera mentalement tous les hommes en même temps. Chacun d'entre nous l'entendra dans sa propre langue. Je ne puis vous donner le détail de ce message, mais il ne fait, pour moi, aucun doute qu'il déclarera qui il est, d'où il vient, qu'il parlera du groupe des Maîtres, de la Hiérarchie spirituelle et de son retour dans le monde ; il évoquera également les problèmes mondiaux et indiquera la manière de les résoudre ; il décrira la vie future de l'humanité et donnera une extraordinaire vision de l'avenir, de la nouvelle technologie qui permettra de maîtriser des forces de la nature.

Il donnera une idée des deux grandes lois qui dominent toute vie sur la planète : la loi de cause et d'effet, ou loi du karma, comme on l'appelle en Orient, et la loi de renaissance, le fait de la réincarnation comme moyen d'évolution sur cette planète. Il donnera la vision d'une vie meilleure pour l'humanité, une manière de vivre plus simplement, en entretenant des relations justes, non seulement entre chacun de nous, mais avec la planète dont nous faisons partie. Il abordera les problèmes d'environnement, l'écologie de la planète, la nécessité de préserver et d'utiliser correctement les ressources mondiales. Et il nous montrera comment une vie plus simple peut être heureuse et plus enrichissante lorsque les ressources sont partagées entre tous. Cependant, tout ne changera pas du jour au lendemain. Les transformations se feront rapidement, mais avec un minimum de perturbation dans l'ordre social existant.

Pendant que Maitreya délivrera son message, nous donnant une vision du futur et soulignant son rôle et celui des Maîtres à l'avenir, son énergie, l'énergie d'amour, inondera puissamment le coeur de tous les hommes et évoquera une réponse intuitive, sincère, à son message.

Simultanément, sur le plan physique, il se produira des centaines de milliers de guérisons miraculeuses sur toute la planète. Deux choses seront déterminantes dans le fait que certaines personnes seront guéries et d'autres pas : la loi du karma et la foi de l'individu. Si le karma le permet et si sa foi est suffisamment forte, la personne sera guérie.

Cette expérience donnera aux hommes une vision de ce qu'ils sont essentiellement, elle les ramènera à leur véritable nature en tant qu'âmes et donnera un sens et un but à leur vie, ce qui leur permettra de créer une nouvelle civilisation meilleure et plus juste. Notre manière de répondre à cette expérience déterminera totalement l'avenir de cette planète. Maitreya nous présentera un choix : ou continuer sur notre lancée, en gardant nos vieilles habitudes d'égoïsme, de cupidité et de suffisance et courir à notre perte, ou accepter le principe du partage, admettre notre unité et commencer à créer une civilisation telle que le monde n'en a jamais connue auparavant. Maitreya sait déjà quelle sera notre réponse, notre choix. Comme il l'a déclaré dans le message n° 11, communiqué à travers moi, « Mon coeur m'indique votre réponse, votre choix, et s'en réjouit. »

[L'article qui précède est une version éditée d'une conférence donnée par Benjamin Creme à Osaka, Japon, en 1996.]



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