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Benjamin Creme

Son travail

"On m'a souvent demandé de raconter comment j'en suis venu à faire ce travail. Je n'en ferai pas un exposé complet, car il existe des lois de réserve non écrites sur certains aspects de la relation de Maître à disciple, et, de plus, je me suis engagé à garder le silence sur un certain travail accompli avec les Frères de l'espace ; mais si cela peut présenter un quelconque intérêt, et avec l'espoir que cela puisse rendre plus réel et plus crédible le fait de l'existence des Maîtres et du retour du Christ à leur tête, j'ai écrit ce qui suit".


Benjamin Creme "Lorsque j'avais quatre ou cinq ans, un de mes passe-temps favoris était de m'asseoir à la fenêtre et de regarder le vent ; non pas son effet sur les arbres ou les feuilles, mais le vent lui-même. Je regardais les mouvements de l'air, et j'essayais de deviner si le vent venait du nord, du sud, de l'est ou de l'ouest. En allant à l'école, j'appris que l'air était invisible, le vent également, et j'oubliai ma capacité de voir ce qui était assurément un certain niveau des plans éthériques de la matière.

Au-dessus du plan physique dense-solide, liquide et gazeux, il existe quatre plans formés d'une matière encore plus subtile, qui constitue l'enveloppe éthérique de notre planète, et dont les plans physiques denses sont une précipitation. Ce n'est qu'une vingtaine d'années plus tard, en construisant l'accumulateur d'orgone de Wilhelm Reich et en l'utilisant, que je pus percevoir de nouveau cet océan d'énergie dont nous faisons nous-mêmes partie, et que je me prouvai à moi-même, de façon concluante, l'existence des plans éthériques.

A l'âge de quatorze ans, je lus ce qui fut pour moi un livre extraordinaire : Mystiques et Magiciens du Tibet, d'Alexandra David Neel. Cette Française, au courage inlassable, déterminée et pleine de ressources, a pu, déguisée en Lama, pénétrer les frontières interdites de ce pays mystérieux. Elle obtint la permission d'y demeurer, et se plaça sous la tutelle d'un véritable lama. Elle décrit diverses pratiques ésotériques, dont elle en apprit certaines, notamment la création par la pensée d'un « familier ». Elle créa ainsi un gros moine jovial qui échappa bientôt à son contrôle et dut être dématérialisé. Ces techniques, évidemment, nécessitent une concentration et un contrôle mental considérables ; j'obtins moi-même quelques succès dans la pratique de certaines d'entre elles, notamment celle appelée « Tumo », qui permet de créer une chaleur interne par temps froid.

A la fin des années 1940, en étudiant l'oeuvre de Wilhelm Reich, et en utilisant l'accumulateur d'orgone, je devins parfaitement capable de percevoir les courants énergétiques et y devins extrêmement sensible, à tel point que je pus finalement dire à quel moment une bombe atomique avait explosé dans le Pacifique ou ailleurs. Par delà ces milliers de kilomètres, j'enregistrais les variations que causaient ces explosions dans les courants éthériques. Inévitablement, un ou deux jours plus tard, on annonçait que les Etats-Unis, la Russie ou la Grande-Bretagne avaient fait l'essai d'un « dispositif » de telle ou telle puissance.

Au début des années 1950, je tombai sur le livre de Rolf Alexander : Le Pouvoir de la Pensée. L'article qui avait attiré mon attention sur cet ouvrage était bien entendu centré sur l'aspect le plus sensationnel du livre, le « Cloud-busting », la désintégration des nuages par le seul pouvoir de la pensée. Rolf Alexander, un Canadien, fut appelé au Tibet et formé par un Maître de Yoga tibétain, et son livre souligne une pratique visant à amener l'esprit instinctif et subconscient sous le contrôle et la direction du mental conscient. Ce dernier est trop souvent fragmenté et en partie submergé par l'activité subconsciente d'ordinateur du premier, et une grande partie de l'énergie disponible est ainsi perdue. La méthode préconisée est l'auto-hypnose. La libération du principe conscient et directif de son implication dans l'activité du subconscient (qui devrait s'ensuivre automatiquement) rend disponibles de grandes réserves d'énergie mentale, et amène directement à la focalisation et à la concentration qui précèdent la méditation. C'est ainsi que je commençai à méditer.

Je commençai également à lire. Je lus, parmi bien d'autres, les écrits théosophiques de H. P. Blavatsky et de Leadbeater ; les ouvrages de Gurdjieff, Ouspenski et de Nicoll, ceux de Paul Brunton, de Patanjali, les enseignements d'Alice Bailey et de l'Agni Yoga, des swamis Vivekananda, Sivananda et Yogananda, de Sri Ramana Maharshi, dont j'essayai de suivre le Sentier de la connaissance de soi. Grâce à la méditation de Sri Ramana Maharshi sur le « Qui Suis-je? » (et également par la grâce de mon Maître, je le sais maintenant), je me sentis pleinement identifié à la totalité du monde phénoménal : la terre, le ciel, les maisons et les gens, les arbres, les oiseaux et les nuages, que je voyais comme étant moi-même. Je disparus en tant qu'être séparé, conservant pourtant ma pleine conscience, une conscience élargie au point d'inclure chaque chose. Je réalisai que c'était là la véritable Réalité, habituellement recouverte et masquée par notre conscience à l'état de veille, en raison de notre fausse identification au seul corps physique. Je vis aussi ce monde phénoménal comme une sorte de rituel, un jeu d'ombres ritualisé mettant en scène un rêve ou un désir de Cela qui seul existait, qui seul était réel, qui était aussi moi-même.

Vers 1953, je lus Les Soucoupes volantes ont atterri de Desmond Leslie et Georges Adamski, et A l'intérieur des vaisseaux spatiaux d'Adamski, qui me firent une profonde impression et eurent pour moi l'accent de la vérité. Jusqu'alors, j'avais considéré les rapports sur les soucoupes volantes comme faisant probablement référence à de nouveaux modèles d'avions secrets construits par les Etats-Unis et l'Union Soviétique. Mes réactions à la lecture de ces livres peuvent, je pense, se résumer ainsi : les Frères de l'espace sont de toute évidence ici. Ce serait merveilleux de les rencontrer, mais, s'ils ont besoin de moi, je suis sûr qu'ils sauront où me trouver. En attendant, cela ne me concerne pas.

Au cours de l'année 1957, j'ai commencé à travailler avec une association impliquée dans le phénomène des ovnis et qui prétendait être en contact avec les Frères de l'espace. Je fis, avec ce groupe, ma première conférence publique, mais, ce qui est plus important, je découvris alors mon aptitude à transmettre les énergies spirituelles cosmiques des Frères de l'espace, ce qui constituait le travail principal de ce groupe. Je découvris également que je pouvais guérir.

Vers la fin de l'année 1958, je me retirai de cette association, entrai en contact de manière très étroite avec les Frères de l'espace et travaillai pour eux. J'ai le regret de ne pouvoir révéler la nature de ce travail, mais de nombreuses idées fausses que j'avais eues à leur sujet et à propos de leurs activités furent rectifiées à cette époque.

Je travaillai très brièvement avec Georges Adamski au cours d'un séjour qu'il fit en Grande-Bretagne, et, à partir de ma propre expérience, je peux garantir l'authenticité de ses contacts.

Comment en suis-je venu à faire ce travail ? Vers la fin de l'année 1958, un disciple ami « connecté » m'affirma que je recevais des « messages ». J'en fus surpris et n'y crus guère. On me dit que les messages « rebondissaient » sur moi, mais que si je m'y prenais de telle et telle manière, j'arriverais à les recevoir correctement.

Je dus faire ce qu'il fallait, car, un soir du début janvier 1959, j'entendis à l'intérieur de moi-même, si clairement qu'il était impossible de s'y tromper, l'instruction suivante : « Va à tel endroit (à Londres), à telle date et à telle heure » (à quelque trois semaines de là). Cette nuit-là, des gens m'attendaient effectivement à l'endroit indiqué.

Ce fut le début d'un flot de messages qui arrivèrent en nombre croissant. J'en manquai, semble-t-il, quelques-uns ; on me le signalait par la suite. J'eus alors tellement peur de les manquer, que j'en vins à me les dicter moi-même. Je m'envoyai ainsi à quelques rendez-vous où rien n'arriva et où personne ne vint. Mais je finis par m'assagir ; je ne manquai plus de messages et je cessai d'en fabriquer.

On me demanda de me procurer un magnétophone, et de longs textes de différentes sortes me furent dictés. Certains contenaient des conseils, des directives, ou un enseignement spirituel. On ne me donna pas l'identité du Maître (ou des Maîtres) qui me parlait ainsi, de manière télépathique, et je pense que j'étais trop timide pour le demander, même si l'on m'avait dit que je pouvais poser des questions. Ce ne fut que bien des années plus tard que j'appris le nom du Maître, et également qu'on me l'aurait dit bien plus tôt si je l'avais demandé.

Une nuit, au début de 1959, pendant une semblable transmission, on me dit d'éteindre le magnétophone. Alors suivit un entretien de Maitreya, le Christ, Celui qui est à la tête de la Hiérarchie spirituelle de notre planète, sur sa réapparition. Il me dit également que j'aurais un rôle à jouer dans le Plan. A cette époque, je croyais que l'Instructeur mondial viendrait de l'une des planètes plus avancées, probablement de Vénus, et cette nouvelle information provenant de Maitreya bouleversa totalement mes idées. Lors d'une transmission, peu après cet événement, mon Maître, en se référant à cette connaissance nouvellement acquise, ajouta : « Le moment où l'on attendra de toi que tu agisses dans ce sens approche. » Et lors d'une autre transmission: « Affirme sa venue ! »

Je ne puis prétendre avoir pris ces exhortations à coeur, ni qu'elles furent la raison de mon engagement dans le travail de préparation pour le retour du Christ. Suivant les instructions reçues, je laissai les bandes magnétiques de côté, pendant 17 ans, et il me faut avouer que le Maître dut me pousser beaucoup pour que je me lance dans ce travail.

Vers la fin de l'année 1972, alors que je broyais plutôt du noir et que je m'y attendais le moins, surgit ce sage, ce rusé, celui que j'ai le privilège d'appeler « Maître ». Il me prit en main et me soumit à une période des plus intensives d'entraînement, de préparation et de travail pour dépasser mes mirages et mes illusions. Nous travaillâmes ensemble vingt heures par jour durant des mois, à approfondir et à renforcer le lien télépathique entre nous, jusqu'à ce que les échanges se fassent réciproquement avec la même facilité, réclamant ainsi le minimum d'attention et d'énergie de sa part. Il forgea ainsi durant cette période un instrument par l'intermédiaire duquel il peut travailler, et qui répond à ses moindres impressions (avec, bien entendu, mon entière collaboration et sans la moindre atteinte à mon libre arbitre). Tout ce que je vois et entends, il le voit et l'entend. Lorsqu'il le désire, un regard de moi peut être un regard de lui, mon toucher le sien. Ainsi, avec une dépense minimum d'énergie, il dispose d'une fenêtre sur le monde, d'un avant-poste de sa conscience, il peut ainsi guérir et enseigner. Il demeure lui-même à des milliers de kilomètres, dans un corps parfaitement physique. Je ne prétends pas être sa seule « fenêtre sur le monde ». Je ne sais jusqu'à quel point ce phénomène est rare, mais je suis convaincu qu'il n'est pas unique. Il constitue une étape bien précise dans la relation de Maître à Disciple. Le Maître m'a demandé de ne pas révéler pour l'instant son identité, pas même aux membres du groupe avec lequel je travaille, et à travers lequel il travaille. Je connais deux raisons à cette demande (il peut y en avoir d'autres), et je les respecte. Je peux cependant dire qu'il est un des membres aînés de la Hiérarchie, un Maître de Sagesse dont le nom est bien connu des ésotéristes d'Occident. Son inspiration a considérablement accru le pouvoir conceptuel et l'intensité de mes peintures.

Deux courts épisodes, parmi d'autres, illustrent la sollicitude aimante des Grands Etres et leur vif sens de l'humour, aussi bien que leur aptitude à se servir de leurs pouvoirs à longue distance.

Le premier eut lieu au début de l'année 1973, pendant la période de préparation et d'entraînement la plus intense. Depuis quelque temps je fumais de petits cigares, et le Maître m'exhortait fréquemment à cesser de fumer ces « herbes infectes », ainsi qu'il les appelait. Sa technique, pour me décourager, était de m'assigner quelque méditation ou exercice chaque fois que j'en allumais un. Un jour, alors que je me préparais à me rendre à un rendez-vous, je déposai ma petite boite de cigares au coin de mon lit tandis que je me changeais. Lorsque je fus prêt à partir, elle avait littéralement disparu. Bien sûr, je demandai au Maître s'il y était pour quelque chose. Il affirma son ignorance sur la question et son total désintérêt pour ces « herbes infectes ». J'étais certain de l'endroit où j'avais laissé ces cigares, toutefois je cherchai de fond en comble, sans résultat : « Etes-vous sûr de ne pas les avoir cachés ? » Il jura de son innocence, ayant mieux à faire, disait-il, de son temps et de son énergie. Pour finir, je dis : « Bon, j'en achèterai d'autres en sortant. » A l'instant même, la boîte reparut à l'endroit où je l'avais laissée.

Le second épisode concerne un oiseau, et s'est déroulé il y a environ deux ans et demi. Chaque année, nous recevons la visite d'un grand nombre de martinets qui, toute la journée, plongent et virevoltent devant nos fenêtres et bâtissent leurs nids sous les chêneaux de notre maison.

Tôt, par un chaud matin d'été, un de ces merveilleux oiseaux entra par une fenêtre ouverte de la chambre, volant droit sur le store vénitien fermé. Il tomba avec un bruit sourd sur un grand pot de cire placé sous la fenêtre, courbant l'anse et le haut du pot sous le choc. Il resta là, haletant, écarquillant les yeux, avec ses larges ailes déployées de part et d'autres de la boîte. Le Maître me demanda de regarder de près et attentivement l'oiseau, et je sentis son énergie s'écouler à travers mon regard. Immédiatement, l'oiseau se calma et ferma les yeux. Le Maître m'assura qu'aucun os n'était brisé, mais qu'il était sérieusement commotionné. Puis il me demanda d'ouvrir le bas de la fenêtre et de descendre prendre mon petit déjeuner. Une demi-heure plus tard, je revins ; l'oiseau, guéri et rétabli, était parti dans l'air matinal.

Ces deux petits épisodes peuvent surprendre les étudiants qui se souviennent de la déclaration du Maître Djwal Khul, selon laquelle les Maîtres ne s'intéressent pas à la vie personnelle de leurs disciples. Bien que je sois convaincu qu'en général ce soit exact, je suis également certain qu'il existe des exceptions à cette règle. Cela dépend entièrement du type de relation que le Maître cherche à établir, du degré de confiance qu'il cherche à obtenir et de la relation karmique qui existe entre lui-même et le disciple.

En mars 1974, il me donna les noms de quatorze personnes, à inviter chez moi à une discussion sur « la méditation et autres sujets connexes ». Elles vinrent toutes.

Je parlai de la Hiérarchie des Maîtres, de la méditation et de son rôle dans l'établissement du contact avec l'âme. Selon ses instructions, je leur présentai l'offre suivante : je les invitai à prendre part à un travail de groupe dans lequel leur méditation occulte se déroulerait sous la direction d'un Maître de Sagesse. En échange, elles agiraient comme transmetteurs des énergies de la Hiérarchie, formant ainsi un pont entre la Hiérarchie et les disciples sur le terrain.

Le Maître procéda à une courte « transmission » pour leur montrer ce dont il s'agissait. Douze des quatorze personnes acceptèrent, les deux autres ne se sentant pas prêtes pour ce genre de travail.

Le groupe fut formé en mars 1974, avec pour but de canaliser les forces spirituelles. Au début, nous nous réunissions deux fois par semaine, pendant une heure et demie à deux heures. Lorsque se présenta la question du nom à donner au groupe, l'instruction du Maître fut ce qu'elle est encore aujourd'hui : qu'aucun nom ne soit utilisé, que nulle organisation ne soit établie, qu'il n'y ait pas de membres attitrés, qu'aucune barrière ne soit érigée autour de nous et de nos idées, et que la plus grande ouverture soit maintenue.

C'est à cette période que le Maître me transmit un plan pour construire l'instrument transmetteur-transformateur que nous utilisons dans ce travail, et dont je me sers également pour la guérison. Il a la forme d'un tétraèdre, d'après le principe selon lequel certaines formes ont des propriétés énergétiques inhérentes.

Actuellement, des études approfondies sont menées sur la nature et les propriétés énergétiques de la pyramide. La grande pyramide de Giseh est en fait un instrument atlante, basé sur le pouvoir des formes. Le but de l'Atlante était de perfectionner le véhicule astral ou corps émotionnel. Par sa seule forme, la pyramide, lorsqu'elle est alignée avec les pôles nord et sud, attire l'énergie des plans éthérique et astral. Cette énergie était transmise, dans l'intérêt des habitants de la grande cité qui est maintenant enfouie sous les sables entourant la Pyramide et le Sphinx.

Le but de notre race-racine actuelle, la cinquième, la race aryenne, est de perfectionner le véhicule mental. Or, lorsqu'il est parfaitement aligné nord-sud, le tétraèdre attire automatiquement l'énergie du plan mental et la transmet. C'est ce principe qui gouverne l'utilisation de cet appareil. Les matériaux utilisés : du cristal de quartz, des aimants, des disques et des fils d'or et d'argent, concentrent et rendent efficaces toutes les énergies transmises à travers nous par la Hiérarchie ; la forme elle-même les abaisse jusqu'au plan mental inférieur où elles peuvent être plus facilement absorbées par un grand nombre de personnes. Sans le travail de transformation, que l'instrument accentue, les énergies de la Hiérarchie, s'écoulant comme elles le font depuis le plan bouddhique (niveau de l'intuition spirituelle), « rebondiraient » sur la majorité des gens et leur effet serait limité. Cela explique la nécessité pour la Hiérarchie d'utiliser des groupes de transmission, qui pratiquent une certaine forme de méditation ou de prière.

Selon les instructions du Maître, j'ai également construit une batterie d'énergie spirituelle qui peut être reliée au transmetteur. Mais, jusqu'à présent, nous ne l'avons utilisée qu'une seule fois pour, je suppose, en démontrer le principe.

Les membres du groupe ont changé plusieurs fois ; il ne reste que quatre personnes du groupe initial. Leur nombre a crû et décru, semblant toujours se stabiliser autour d'une douzaine de membres pleinement actifs. A ceux-ci s'ajoutent de nombreux participants moins actifs ou moins réguliers, et de nombreuses ramifications ici et à l'étranger. Nous nous réunissons maintenant trois fois par semaine pour transmettre les énergies de la Hiérarchie, durant quatre à sept heures d'affilée. Seules les personnes les plus dévouées et les plus engagées peuvent soutenir l'intensité de ce rythme ; c'est pourquoi leur nombre reste peu élevé. De plus, nous tenons régulièrement une réunion publique, à la Friends' House, Euston Road, à Londres, au cours de laquelle l'auditoire est invité à participer à la transmission des énergies venant des Maîtres.

En juin 1974, commença une série d'adombrements par Maitreya, qui transmit également des messages nous inspirant et nous informant de la progression de son extériorisation. Nous eûmes ainsi le privilège d'être informés du processus graduel de création et de perfectionnement de son corps de manifestation, le mayavirupa. Au cours de la période allant de mars 1976 à septembre 1977, ces communications de Maitreya devinrent vraiment très fréquentes.

Pendant la première année de la vie du groupe, à chaque pleine lune, nous tenions une réunion ouverte, où les amis des membres qui étaient intéressés pouvaient se joindre à la transmission. Lors de ces réunions de pleine lune, je donnais un bref exposé, habituellement sur la réapparition du Christ et de la Hiérarchie des Maîtres ou, occasionnellement, sur la signification, du point de vue de l'astrologie ésotérique, des énergies particulières de cette pleine lune. Vers la fin de 1974, le Maître déclara à plusieurs reprises : « Tu sais, tu dois partager tout cela avec le public. Ce n'est pas d'une très grande utilité de ne communiquer cette information qu'à une vingtaine de personnes seulement. » La pantomime commença : je protestais, suppliais de ne pas avoir à affronter le public. Il m'assurait alors qu'il ne faisait que plaisanter : « J'ai d'autres projets pour toi », disait-il, et je pouvais de nouveau me détendre. Mais en janvier 1975, il me dit finalement: « Cette fois, c'est sérieux. Transmets cette information (il avait dicté une masse d'informations sur le déroulement du Plan) aux groupes, quelles que soient leur origine ou leur croyance. Dis-leur ce que tu sais. On peut espérer que les membres de ces groupes, les plus focalisés sur le plan mental, établiront un lien télépathique avec le grand public et que, lorsque tu t'adresseras à celui-ci, il sera quelque peu préparé. »

L'idée ne me plaisait pas, mais pas du tout. J'aimais ce que je faisais. J'aimais travailler tranquillement, ésotériquement, sachant que j'accomplissais quelque chose d'utile, sans avoir à fournir trop d'efforts physiques ou psychologiques. Je n'entrepris donc rien en direction de ces groupes, jusqu'à ce que plusieurs impulsions fermes du Maître ne me décident enfin à agir. En mars ou avril, j'écrivis, plein d'espoir, à une quarantaine de groupes s'intéressant à la spiritualité, leur offrant mes services en tant que conférencier, sur le thème : « La réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse ». La réponse ne fut pas, dans l'ensemble, très encourageante, ce qui n'était pas surprenant, car j'étais pratiquement inconnu. J'eus, je crois, six ou sept réponses. Trois de ces groupes souhaitaient en savoir davantage ­ tous trois étaient des groupes assez nouveaux, animés par de jeunes gens : Center House, Gentle Ghost et Franklin School ; je fis une conférence pour chacun d'eux, la première à Center House le 30 mai 1975.

J'étais très nerveux. Bien que je connusse mon sujet, je ne savais pas comment le présenter. Le Maître, dans sa bonté, me dicta un plan, que j'aurais pu suivre, mais, en fait, il m'adombra si bien pendant toute la conférence qu'il la fit pratiquement lui-même. Juste avant la fin, je fus soudain adombré par Maitreya lui-même. Mon coeur fondit et j'eus la plus grande difficulté à garder une voix ferme. Les mots qui suivent furent placés dans mon esprit:

« Lorsque le Christ reviendra, il ne révélera pas immédiatement sa présence, et les Maîtres qui le précèdent ne le feront pas non plus ; mais progressivement, des mesures seront prises pour révéler aux hommes que, maintenant, vit parmi eux un être tout à fait hors du commun, doué d'une immense capacité d'amour et de service, et d'une largeur de vue tout à fait inhabituelle. Des hommes et des femmes du monde entier seront peu à peu informés de l'endroit du monde moderne où cet homme vit ; et de ce centre d'énergie s'écoulera le Véritable Esprit du Christ qui, graduellement, révélera aux hommes qu'il est parmi nous. Ceux qui pourront répondre à sa présence et à son enseignement refléteront quelque chose de cet amour, de cette puissance, de cette largeur de vue, ils iront dans le monde répandre de toutes parts la nouvelle de la présence du Christ sur la Terre, et conseilleront aux hommes de regarder vers le pays d'où émane un certain enseignement. Cela se produira dans un temps relativement court, et des preuves de la présence du Christ parmi nous seront révélées. »

« A partir de ce moment-là, les changements qui se produiront dans le monde se dérouleront à une vitesse sans précédent dans l'histoire de la planète. Les vingt cinq prochaines années apporteront des changements si radicaux, si fondamentaux, que le monde sera entièrement transformé. »

Nul ne fut plus étonné que moi d'entendre cette déclaration ; ce n'est que lorsque j'en entendis l'enregistrement que je pus être convaincu que cela avait un sens.

Le 7 juillet 1977, Maitreya nous informa lui-même que son corps de manifestation, le mayavirupa, était totalement achevé, qu'il l'avait « revêtu ». Son corps de lumière (son corps ascensionné) reposait maintenant en sa retraite, dans l'Himalaya. Le 8 juillet, on nous dit que la descente avait commencé. Le mardi 19 juillet, mon Maître m'informa que Maitreya était maintenant arrivé à son « point de focalisation », un grand pays du monde moderne. Je devais donner une conférence ce soir-là à la Friends' House, mais on me demanda de garder cette information secrète pour le moment. Au cours de notre séance de transmission du vendredi 22 juillet, le Maître m'annonça que Maitreya, après une période d'acclimatation de trois jours, avait commencé ce jour même sa mission. Je fus autorisé à partager cette information avec le groupe.

Aux alentours de minuit, la transmission se termina et nous nous réunîmes, selon notre habitude, pour prendre le thé. Ma femme alluma la télévision où le dernier film de la nuit dépeignait un drame familial, avec Bette Davis dans le rôle principal. Quelques-uns des membres du groupe regardaient, mais, ce qui est compréhensible, mes pensées étaient ailleurs. Je fis quelques remarques sarcastiques au sujet du film et de ses acteurs (d'habitude, j'admire beaucoup Bette Davis en tant qu'actrice). Lorsque je ne pus le supporter plus longtemps, je leur dis que j'avais une information plus importante à leur communiquer : que le Christ était maintenant présent physiquement dans le monde, et commençait sa mission.

Bien des fois depuis, j'ai annoncé cette nouvelle à de nombreux auditoires, mais jamais, comme ce soir-là, avec le sentiment de participer, si modestement soit-il, à un événement planétaire majeur. Les larmes de joie, sur les visages des membres du groupe réuni autour de la table, montraient que tous partageaient ce sentiment.

Au début du mois de septembre 1977, on me demanda si j'accepterais de recevoir, publiquement, les messages de Maitreya. Le 6 septembre 1977, le premier message public fut donné, « à titre expérimental », à la Friends' House, Euston Road, afin de voir, je suppose, comment je supporterais la démonstration de ce genre d'adombrement et de télépathie en public, un contexte très différent de celui, intime, de son propre groupe. Cela a continué jusqu'à maintenant. Au moment de mettre sous presse, nous avions reçu 85 messages. Ces messages sont transmis au public à travers moi ; ni transe, ni médiumnité ne sont nécessaires et la voix est la mienne, même si, évidemment, elle est plus puissante et si le timbre en est altéré par l'énergie de l'adombrement de Maitreya. Ces messages sont transmis simultanément sur les plans astral et mental, tandis que je fournis la vibration physique-éthérique de base pour que cela puisse avoir lieu. De ces niveaux subtils, les messages frappent l'esprit et le coeur d'innombrables personnes, qui prennent ainsi progressivement conscience des pensées du Christ et de sa présence. Il donne de cette façon une partie de son enseignement, pour préparer le climat d'espoir et d'attente qui lui donnera l'assurance d'être accepté et suivi rapidement, avec joie.

Affirmer que le Christ donne des messages à travers soi est une revendication énorme et bien embarrassante. Mais, si les gens peuvent se débarrasser de l'idée qu'ils se font du Christ, celle d'une sorte de pur esprit, assis dans les « Cieux » à la droite du Père, s'ils peuvent le voir tel qu'il est, comme un homme vraiment réel et vivant (bien que divin), qui n'a jamais quitté le monde, qui est descendu, non des « cieux », mais de son ancienne retraite de l'Himalaya, pour achever la tâche commencée en Palestine ; comme un Grand Maître, un Adepte et un Yogi ; comme l'acteur principal d'une histoire biblique qui est essentiellement vraie, mais beaucoup plus simple qu'on ne l'a présentée jusqu'ici ; si les gens peuvent accepter cette possibilité, alors prétendre recevoir des communications télépathiques d'un Etre plus proche et plus reconnaissable est aussi peut-être plus acceptable. En tout cas, je vous laisse étudier la qualité des messages eux-mêmes pour vous faire votre propre opinion.

Pour de nombreuses personnes, les énergies qui s'écoulent pendant l'adombrement sont suffisamment convaincantes. Nombre de ceux qui viennent à ces réunions sont clairvoyants à différents degrés et leur vision de l'adombrement, au moment où il se produit, constitue pour eux la preuve la plus déterminante.

Ce qui précède aidera peut-être à mieux comprendre pourquoi je parle des Maîtres, du Christ et de leur réapparition avec une telle conviction. Leur existence est pour moi un fait réel, certifié par ma propre expérience et par mon contact direct. C'est dans l'espoir d'éveiller d'autres personnes à la réalité de leur existence et à celle de cet événement capital que constitue le retour des Maîtres dans le monde pour nous conduire dans l'ère du Verseau, que ce livre a été écrit.

Benjamin Creme, Londres 1979"

[Extrait de la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, par Benjamin Creme]



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