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Analyses

Analyses économiques



HomeLes confessions d'un requin de l'économie

interview de John Perkins par Cher Gilmore

 

John Perkins, auteur américain du best seller Confessions of an Economic Hit Man (Confessions d'un requin de l'économie), a travaillé pour la société internationale de consulting Charles T. Main Inc. (MAIN) de 1971 à 1980. Ensuite, il a fondé Independent Poiver Svstems Inc., entreprise qui a démontré qu'on pouvait brûler dit charbon dans des centrales thermiques sans provoquer de pluies acides. J. Perkins est également fondateur de la Dream Change Coalition, co-fondateur de la Pachamarna Alliance, de l'Institut Eco-Ethics et d'autres associations visant à ,faire évoluer les consciences et aider les peuples indigènes à protéger les forêts pluviales contre la mainmise des compagnies pétrolières.

Le ton et le contenu de son livre apparaissent dès le premier paragraphe .. « Les requins de l'économie (Economic hit men) (EHM) sont des professionnels grassement payés qui volent des milliards de dollars dans le monde entier. Ils détournent l'argent de la Banque mondiale, de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) et d'autres organisations d'aide étrangère, pour le placer dans les coffres d'énormes corporations et dans les poches de quelques riches familles qui contrôlent les ressources de la planète. Parmi leurs outils : la falsification des rapports financiers, le trucage des élections, la fraude, l'extorsion, le sexe et le meurtre. Ils jouent à un jeu aussi vieux que le monde, mais qui a pris des dimensions terrifiantes en cette époque de mondialisation. Je suis bien placé pour le savoir : je suis un ancien EHM. »

 

Partage international : Comment fonctionne un EHM ?

John Perkins : A la base, notre travail consiste à créer un empire. Et nous avons réussi à créer le premier empire véritable­ment mondial de l'Histoire, en grande par­tie sans les militaires. C'est un empire uni­que en son genre puisqu'il n'a ni empereur ni roi. A la place, nous avons ce que j'ap­pellerais une « corporatocratie », des hom­mes et quelques femmes qui dirigent nos grandes banques et notre gouvernement.

Nous avons utilisé des moyens nom­breux pour créer cet empire, mais ce qui est peut-être typique, c'est que nous choisis­sons un pays en développement possé­dant des ressources que nous convoi­tons, comme le pétrole. Puis nous faisons en sorte que la Banque mondiale ou ses filiales lui accorde un gros crédit. La plus grande partie des crédits est versée direc­tement à des corporations américaines. celles dont nous avons tous entendu par­ler, comme Bechtel, Halliburton. Stone & Webster, pour qu'elles construisent de vastes infrastructures comme des centra­les énergétiques, des ports, des parcs in­dustriels et autres projets bénéficiant aux familles riches de ce pays. Dès lors, le pays en question a contracté une énorme dette, si importante qu'il ne peut la rembourser.

A un moment donné, les requins de l'économie reviennent et disent : « Ecoutez, vous nous devez beaucoup d'argent, vous Il 'arrivez pas à rembourser votre dette, alors payez-nous en nature. Vendez­-nous votre pétrole à très bas prix, ou permettez-nous de construire des bases mili­taires sur votre territoire, ou votez polir nous à l'occasion d'une décision impor­tante de l'Onu, ou bien envoyez vos trou­pes en Irak ou à n'importe quel endroit où nous avons besoin de votre soutien. »

Voilà comment ça se passe. C'est le pro­cédé qui nous a permis de construire cet incroyable empire.

 

PI. Expliquez-nous la relation existant entre la corporatocratie et le terrorisme durant le temps que vous avez passé en Arabie Saoudite en qualité d'EHM.

JP. Au début des années 1970, l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) nous a pratiquement mis à genoux en interrompant les livraisons de pétrole. Les voitures faisaient la queue devant les stations service et nous avons eu peur de connaître une nouvelle dépression comme celle de 1929. Le département des Finances est venu nous voir, nous les EHM, et nous a dit :« Nous ne pouvons pas être otage de l'Opep. Vous devez élaborer un plan afin que cela ne se reproduise pas. » Nous savions que la solution pour un tel plan se

John Perkins

trouvait en Arabie Saoudite, puisque ce pays avait plus de pétrole que tous les autres et qu'il pouvait en fait contrôler l'of­fre. Et la famille royale, la Maison de Saoud, était corruptible. Nous sommes donc allés en Arabie Saoudite et, en résumé, nous avons conclu un accord selon lequel la maison royale acceptait de placer aux Etats-Unis la plus grande partie de l'argent gagné en exportant du pétrole, et de l'in­vestir dans des fonds d'Etat. Les intérêts de ces placements seraient utilisés par le Trésor américain pour permettre à des com­pagnies américaines de construire l'Arabie Saoudite à l'image de l'Occident : usines de déssalinisation, autoroutes, ports, cen­trales énergétiques et des villes entières en plein désert. C'est ainsi qu'aujourd'hui l'Arabie Saoudite est un pays très occiden­talisé.

Une partie de l'accord impliquait aussi que la Maison de Saoud devait accepter de maintenir le prix du pétrole dans des limites acceptables pour nous, et nous nous en­gagions à maintenir la Maison de Saoud au pouvoir aussi longtemps qu'elle respecte­rait sa part du contrat. Tout cela a été mis en place et a fonctionné jusqu'à ce jour. Mais cela a également généré ce que la CIA appelle un « retour de flamme ». C'est une expression de la CIA qui signifie une acti­vité occulte qui semble fonctionner mais

qui entraîne de sérieuses conséquences imprévues. Une terrible colère est née dans le monde islamique contre la Maison de Saoud au sujet de ce qui s'est passé en Arabie Saoudite, car les musulmans ne sont pas heureux de voir leurs sites les plus sacrés, la Mecque et Médine, entou­rés par des villes occidentalisées, des usi­nes pétrochimiques et des McDonald's.

En ce moment, la Maison de Saoud est très instable. De nombreux assassinats ont été perpétrés dans ce pays• beaucoup de violence, de mécontentement et de chô­mage. Comme dans nombre de pays, le pétrole est devenu non pas une source de profit mais une malédiction pour la plupart des gens. Tout cela a contribué à créer un très fort sentiment de colère dans le monde musulman, ce qui a conduit, aussi bien directement qu'indirectement, à Al Qaïda et à d'autres mouvements terroristes.

 

PI. Comment envisagez-vous aujourd'hui l'avenir au Moyen Orient ?

JP. Je pense que nous avons créé une si­tuation très dangereuse et instable au Moyen Orient. Une des raisons pour les­quelles nous avons fait cela est, bien sûr, le fait que nous voulons aussi contrôler la Chine, le Japon et la Corée, qui reçoivent une grande partie de leur pétrole du Moyen Orient. Nous ne sommes pas telle­ment dépendants du Moyen Orient pour notre pétrole, mais ces pays le sont. Ces données sont prises en compte dans notre plan. Nous aimerions contrôler le pétrole d'Iran, d'Irak, de Syrie, d'Arabie Saou­dite et du Koweït, et nous nous sommes lancés dans le bourbier irakien avec com­me résultat d'accroître la colère qui exi­stait à l'époque du 11 septembre. Les ter­roristes disposent de forces énormes en Irak, et beaucoup ne sont pas irakiens. Si l'administration parvient à utiliser les dernières élections (qui semblent avoir été un échec) comme excuse pour quitter l'Irak, qu'adviendra-t-il de tous les terroristes qui ont été formés et entraînés et qui sont réellement très en colère ? Où vont-ils aller ?

 

PI. Vous avez observé que tous les empires finissent par s’effondrer et qu’un nouvel empire prend généralement la place du précédent. Mais vous avez aussi parlé d'une autre possibilité : que nous pour­rions nous réveiller et nous mettre sérieu­sement à partager les ressources du monde avec tous les peuples. Que faudrait-il pour nous réveiller avant qu'il ne soit trop tard ?

JP. Nous sommes en train de nous ré­veiller. Si nous écoutons notre cœur, nous sommes réveillés.

Lorsque j'étais un requin de l'écono­mie, je savais au fond de mon cœur que ce que je faisais était mal, mais j'arrivais tout de même à me convaincre que ce que je faisais était juste en rationalisant, en lisant des livres d'économie et les rapports de la Banque mondiale. Nous sommes arrivés à un point où la plupart des Américains, et la plupart des gens dans le monde sont pro­fondément troublés par ce qui se passe, et nous sentons au fond de nos coeurs que nous devons changer. Mais il est très pra­tique et facile de nous convaincre nous-même du contraire. Toutes les données visent à nous convaincre du contraire, et nous craignons qu'en changeant les cho­ses, notre vie devienne moins confortable. Mais je pense qu'au contraire notre vie va devenir bien meilleure, et cela dans divers domaines.

 

PI. Voyez-vous des signes indiquant que les structures de l'empire commencent à s'effriter ?

JP. Oui, je vois des signes évi­dents indiquant que les structu­res de cet empire présentent d'énormes lézardes. En 1997, les « Tigres asiatiques » ont subi un effondrement économique en re­lation directe avec la politique du FMI et de la Banque mondiale, et aujourd'hui ils sont en train de glisser vers la Chine et le Japon, et même vers la Corée. Une nou­velle alliance asiatique semble se former qui d'une certaine manière s'oppose à nous. Nous voyons la même chose se produire en Amé­rique du Sud. Lors des six der­nières élections dans ces pays, Chili, Brésil, Argentine, Uruguay, Venezuela et Equateur, tous ont élu des dirigeants se trouvant à la tête de mouvements essentielle­ment opposés à l'empire.

Nous voyons d'immenses fis­sures en train de se former même dans ce qui était, durant la Guerre froide, une Alliance atlantique très solide. La plus évidente est celle qui apparaît dans nos rela­tions avec la France, mais les A1­lemands sont eux aussi en train de

s'opposer fermement à nous. Et l'Union européenne et l'émergence de l'euro sont des signes que l'empire se fissure.

Nous assistons à travers le monde en­tier à des mouvements sociaux très impor­tants. Je reviens du Forum social mon­dial à Porto Alegre, au Brésil. C'était un rassemblement surprenant de 155 000 per­sonnes, toutes très préoccupées par l'em­pire. Nous voyons se produire un effondrement de l'économie aux Etats-Unis. Le système montre d'énormes failles qui toutes indiquent que l'empire commence à s'effondrer. C'est exactement la raison pour laquelle les gens de la corporatocratie sont en train de prendre des mesures très dures.

 

PI. Diriez-vous qu’un Plan Marshall en faveur des régions les plus pauvres du monde serait un bon moyen de commencer à renoncer à suivre notre progression destructive ?

JP. Le Plan Marshall, la Banque mondiale, la Banque inter-américaine pour le développement, la Banque de développement asiatique, toutes sont porteuses des ger­mes d'un possible changement radical - un brillant avenir, si vous voulez l'appeler ainsi. Nous disposons de tous les systè­mes en place pour nous pencher sur le monde avec compassion, et pour résoudre les problèmes majeurs. Chaque jour, 24 000 personnes meurent de faim, 30 000 enfants meurent par manque de médicaments. Tout cela est inutile. Leurs familles et les gens autour d'eux sont très en colère, et ils sa­vent que ce qui se passe n'est pas unique­ment dû à l'incapacité du système à remé­dier à ces problèmes, mais aussi au fait que nous provoquons dans ces pays les con­ditions qui sont à l'origine de ces problè­mes. Et ces banques, qui sont en fait nos plus grandes corporations, pourraient les résoudre.

Imaginez que le peuple américain se manifeste en exigeant que Coca Cola, Nike et McDonald's s'engagent à ce que per­sonne dans le monde ne puisse jamais manquer d'eau, de vêtements ou de nour­riture. Ces entreprises pourraient faire cela. Elles disposent des ressources nécessai­res. Si elles prenaient un tel engagement, alors tous leurs concurrents seraient pous­sés à en faire autant.

L'empire que nous avons créé est uni­que en son genre. Il a été créé avant tout par un pays avec de grands idéaux. une grande morale et un peuple plein de com­passion qui croit à un gouvernement du peuple, pour le peuple, et par le peuple. Ils croient que chacun a droit à la vie, à la liberté et à la quête du bonheur. C'est écrit dans nos textes les plus sacrés. Mais au lieu de cela, nous avons un gouverne­ment de corporations, par les corpora­tions et pour les corporations. Nous avons créé ces systèmes afin d'atteindre les par­ties les plus reculées de la planète, mais je pense que c'est là que réside un espoir. Un Plan Marshall pour le monde entier, ou bien utiliser la Banque mondiale ou le FMI pour atteindre le monde entier, sont des possibilités bien réelles. Cela pourrait, en fin de compte, devenir la conséquence du 11 septembre. Cela nous prendra peut-être plusieurs années, mais nous finirons par comprendre que nous avons aujourd'hui véritablement besoin de consacrer nos cœurs, nos âmes et nos esprits à résoudre ces problèmes.

 

PI. Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

JP. Après le 11 septembre, je me suis rendu au Ground Zero. Je suis resté planté là à regarder ce terrible désastre. J'ai su alors que je devais raconter cette histoire, même si j'avais fait le serment de ne pas le faire. Je devais le faire pour de nombreuses rai­sons, mais l'une des plus impératives était ma fille, qui a 22 ans aujourd'hui. Le seul moyen de rendre ce monde meilleur pour elle, c'était de faire en sorte que ce monde devienne meilleur - en faisant disparaître les causes de la colère, de la haine et de la souffrance dans le monde. Les agents de

sécurité dans les aéroports et les armées ne nous garantissent pas la sécurité. La seule chose qui pourra assurer la sécurité, c'est quand nous aiderons sérieusement tout le monde sur la planète à s'unir et à exprimer un amour véritable, la prospérité et la paix.

John Perkins, Confessions of an Ecorromic Hit Man. Berrett-Koehler Publishers, San Francisco,2004. www.johnperkins.org

(Partage International avril 2005)

HomeDix millions d’enfants prisonniers des travaux domestiques

D’après l’Organisation internationale du travail (OIT), environ 10 millions d’enfants, à travers le monde, sont forcés de travailler comme domestiques dans des habitations privées et ce dans des conditions assimilables à l’esclavage. L’OIT affirme que dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest, d’Amérique centrale et d’Asie, des milliers de filles, dès l’âge de 8 ans, travaillent 15 heures par jour ou plus, sept jours par semaine et ce contre aucune ou quasiment aucune rémunération.

L’utilisation d’enfants comme domestiques est acceptée ou tolérée dans de nombreux endroits, affirme June Kane, auteur d’un nouveau rapport : « Malheureusement, de nombreux pays ne considèrent pas le travail domestique des enfants comme un problème. » Le rapport conclut que c’est en Afrique du Sud que l’on trouve le plus d’enfants employés comme domestiques : deux millions. L’Indonésie, le Brésil et le Pakistan font partie des pays où l’on trouve également de nombreux enfants domestiques.

Dans certaines familles, les enfants domestiques doivent allumer les feux avant le réveil de la famille. Ils s’occupent de la cuisine, nettoient et mènent d’autres enfants à l’école. Lorsqu’ils sont devenus trop âgés, nombre d’entre eux sont chassés par leurs employeurs et finissent leur vie dans la rue, car ils ne parviennent pas à retrouver leur famille.

Faire travailler les enfants est souvent considéré comme une solution pour les familles pauvres qui ne peuvent les nourrir. Les parents reçoivent rarement de l’argent en échange du travail de leurs enfants. Le service domestique est aussi considéré comme une préparation au mariage pour les filles et les employeurs sont souvent considérés comme des bienfaiteurs. Dans de nombreux pays, le nombre croissant d’orphelins dû au sida, ainsi que le statut traditionnellement inférieur des femmes et des filles, conduit nombre de celles-ci au travail domestique.

Human rights Watch confirme avoir détecté des problèmes similaires : « Les enfants utilisés pour les travaux domestiques à travers le monde sont victimes d’abus et d’exploitation », affirme Jo Becker, qui coordonne les groupes de pression américains entrant contre le travail des enfants. L’OIT estime qu’environ 246 millions d’enfants à travers le monde ont des occupations qui prennent la plupart du temps qu’ils pourraient consacrer à l’école. Parmi ceux-ci, environ la moitié sont impliqués dans ce que l’agence appelle « les formes extrêmes d’exploitation des enfants » : prostitution, travaux de mine et esclavage dans différentes industries.

[Source : Associated Press] (Partage International octobre 2004)


HomeUn programme alimentaire pour réduire la mortalité des enfants

D’après une étude publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition, un régime alimentaire adéquat pour chaque enfant sur Terre permettrait de sauver plus de 2,5 millions de vie chaque année. La sous-alimentation provoque une insuffisance pondérale et un affaiblissement des enfants de sorte que des maladies en général guérissables s’avèrent souvent mortelles pour eux. D’après l’étude, il serait possible de prévenir un million de décès de la pneumonie, 800 000 de la diarrhée, 500 000 de la malaria et 250 000 de la rougeole.

L’étude s’est portée sur les données fournies par une dizaine de recherches relatives à la mortalité enfantine à travers le monde ; un modèle mathématique a été établi afin de déterminer la relation entre le poids des enfants et leur mortalité.

Les chercheurs estiment que plus de la moitié de la mortalité enfantine est attribuable à la sous-alimentation ; presque 45 % des décès suite à la rougeole et plus de 60 % de décès suite à la diarrhée sont associés à une insuffisance pondérale et une alimentation insuffisante. « La malnutrition, même sans être extrême, a un impact significatif sur la santé des enfants et leurs chances de survie, affirme Laura Caulfied, professeur associé au Johns Hopkins Bloomberg School’s Center for Human Nutrition et membre de l’équipe chargée de l’étude. Notre étude montre que même les enfants de petite taille mais dont le poids ne permettait pas de les classer comme souffrant de malnutrition, avaient deux fois plus de chance de décéder que les enfants de notre groupe de référence. Ces résultats mettent en avant le besoin d’accorder la priorité à l’amélioration de l’alimentation des enfants. »

[Source : BBC, Grande-Bretagne] (Partage International octobre 2004)


HomeMilton Friedman met en garde contre l'euro 

« L’avidité commerciale est l’un des principaux motifs de l’européanisation. Mais personne ne voudra céder son pouvoir ; le commerce continuera, mais les frontières nationales seront maintenues. » [Un collaborateur de Maitreya, PI, juin 1989]

« Les politiciens, en essayant de créer une euroculture par les seules forces du marché, s’assoient sur une bombe à retardement. Chaque individu, chaque nation et chaque culture devrait garder sa propre identité. Maitreya déclare que compromettre ou sacrifier cette identité personnelle ou nationale au nom des forces de marché ne peut que nuire profondément et conduire au chaos et même à la guerre. Les politiciens sont en train de jouer avec de dangereuses forces noires. Des forces qui, si elles restent incontrôlées, pourraient constituer les germes d’une troisième guerre mondiale. » [PI, septembre 1990]

Un Prix Nobel américain déclare que l’introduction de l’euro est une grave erreur, et que cette nouvelle monnaie ne servira qu’à glisser un coin entre les membres de l’Union européenne et à accroître leurs divisions. Le moindre problème économique de l’un des pays se propagera vers les autres à travers des frontières désormais libres et sans contrôle.

L’auteur de ce sombre avertissement n’est autre que Milton Friedman, économiste de renom qui fut, vers la fin des années 1970, l’un des principaux inspirateurs de la politique économique du président Reagan. Dans une interview accordée au quotidien italien Corriere della Sera, il prédit une période de fortes turbulences dans les pays de l’Euroland, qui partageront officiellement une même monnaie à partir de janvier 2002. Selon lui, cela ne fera qu’accroître les différences économiques entre les nations

concernées, sans leur procurer la stabilité qu’elles attendent en retour. Un pays pourrait avoir besoin d’une politique monétaire plus ferme et contraignante (comme l’Irlande) tandis qu’un autre aurait intérêt à s’engager dans une direction opposée en relâchant sa politique monétaire, comme cela devrait être le cas actuellement en Italie.

Autre facteur non négligeable, toujours selon cet économiste, la faiblesse de la situation économique allemande, faiblesse qui n’est pas de très bon augure pour l’euro. Et qui pourrait même affecter sévèrement d’autres pays européens.

[Source : Trouw, Pays-Bas.] (Partage international - octobre 2001)

HomeUn terrain de jeu inégal

« La nouvelle religion est l’argent[…]. Chaque idée susceptible de promouvoir le bien-être de l’humanité est utilisée comme moyen d’enrichir quelques individus aux dépens de tous les autres. C’est la nature même des forces de marché. Elles reposent sur le mensonge énorme qui consiste à faire croire que nous faisons tous du commerce sur un terrain équitable[...]. L’esclavage accompagne chaque transaction boursière. Le temps est venu d’en finir avec ce terrible système et c’est son effondrement qui y mettra un terme. » [The Great Approach, juillet 2000, p 25]

Le financier George Soros écrit dans son ouvrage The Crisis of Global Capitalism (la Crise du capitalisme mondial)(1998) : « Le développement d’une économie mondiale n’a pas été accompagné du développement d’une société mondiale. La référence de base pour la vie politique et sociale demeure l’Etat nation. La loi et les institutions internationales, dans la mesure où elles existent, ne sont pas assez fortes pour empêcher la guerre ou l’atteinte aux droits de l’homme à grande échelle dans certains pays. Les menaces écologiques ne sont pas abordées correctement. Les marchés financiers mondiaux échappent dans une large mesure au contrôle des autorités nationales ou internationales. J’affirme que l’état actuel du monde des affaires est malsain et insoutenable. »

S’exprimant dans une interview télévisée, en octobre 2001, sur la situation financière actuelle dans le monde, George Soros a fait les commentaires suivants sur la mondialisation et les effets possibles des attentats du 11 septembre :

« Je pense que la mondialisation est là pour rester, mais ce qui importe est le genre de mondialisation que nous aurons. Je pense que celle que nous avons actuellement est très déséquilibrée. Nous avons des marchés mondiaux, mais un système politique fondé sur l’Etat souverain, et c’est un terrain d’action très inégal. Je pense que nous devons faire davantage pour aplanir ce terrain, et à mon avis les événements du 11 septembre ont rendu cela plus urgent que jamais auparavant[…].

La mondialisation accroît les inégalités entre riches et pauvres. Elle est dirigée par les pays riches, et ne bénéficie en rien aux pays pauvres. Je pense donc qu’il faut prendre davantage en compte les intérêts des pays les plus pauvres, les pays en marge. Pensez par exemple à un pays comme le Brésil, qui a fait tout ce qu’il fallait pour s’en sortir, mais qui doit actuellement payer deux fois plus d’intérêts que les Etats-Unis, en raison de la prime de risque qu’il doit accorder à ses créanciers[...].

Ce que nous avons découvert aux Etats-Unis, c’est que nous ne sommes pas invulnérables, qu’en fait ce qui se passe à l’intérieur des autres pays est d’une importance vitale pour notre propre sécurité, et que par conséquent nous devons réellement avoir une vision constructive et positive d’un monde meilleur, et pas seulement faire la guerre au terrorisme, car cela ne suffira pas. Nous devons également envisager de construire ce monde meilleur. »

[Source : BBC-tv, Grande-Bretagne] (Partage international - décembre 2001)


HomeJapon : Crise du système bancaire

L’économie japonaise est sous la menace d’une nouvelle crise. En raison du grand nombre de leurs créances irrécouvrables, les banques japonaises sont contraintes de vendre de gros blocs d’actions, ce qui a des résultats dramatiques pour la bourse japonaise. L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a perdu 30 % de sa valeur en 2000 et les difficultés que connaissent les banques pourraient aggraver la situation.

Durant la crise financière asiatique de 1998, de nombreuses sociétés ont connu des difficultés financières et n’ont plus été en mesure de rembourser leurs emprunts. Les banques japonaises ont prolongé nombre de ces crédits n’offrant plus de garantie et en 1998, le gouvernement japonais a nationalisé deux grandes banques commerciales afin d’empêcher leur faillite. Cependant, il apparaît maintenant que la situation économique japonaise n’a guère progressé au cours des deux dernières années et que les banques continuent à supporter le poids d’un grand nombre de mauvaises créances. Afin de diminuer la complexité des liens traditionnels entre les secteurs bancaires et économiques, le gouvernement a poussé les banques à vendre les parts qu’elles détiennent dans des sociétés japonaises, mais à la fin du mois d’août dernier, les banques n’avaient pas encore vendu la moitié de ce qu’elles auraient dû céder. La chute de l’indice Nikkei ne fait qu’aggraver leurs problèmes, les profits escomptés s’évanouissant avec la baisse des valeurs.

Selon l’analyste R. Feldman, de Morgan Stanley Dean Witter, « de nombreux investisseurs considèrent qu’une nouvelle crise a déjà commencé au Japon ». Il craint que, comme en 1998, le gouvernement japonais ne sache pas trouver la réponse appropriée. [Source : de Volkskrant, Pays-Bas] (Partage international - février 2001)

" Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété: le krach boursier est inévitable. La fin est proche. C'est une bulle sur le point d'éclater. " (un collaborateur de Maitreya, Partage international, mai 1989)

Alors que le Japon est empêtré dans la pire récession qu'il ait connu depuis la Seconde Guerre mondiale, la banque centrale a pris une mesure sans précédent, ramenant pratiquement à zéro les taux d'intérêts à vue. Une banque qui emprunterait un million de dollars, n'aurait à payer le lendemain que 27 cents d'intérêt. En permettant ainsi aux banques nippones d'emprunter virtuellement gratuitement, la banque centrale espère stimuler les prêts aux entreprises et aux particuliers, et redynamiser ainsi l'économie. Cette mesure présente des risques, mais la situation critique de l'économie japonaise a poussé l'institution financière à adopter une position aussi risquée. (Source: New York Times, Etats-Unis)

" Comparées aux mois précédents, les perspectives qu'offre le Japon sont encore plus mauvaises maintenant. " C'est ce qu'a récemment affirmé Lawrence Summers, vice secrétaire du Trésor américain, de passage à Tokyo. Selon lui, les banques japonaises sont sous-capitalisées, leurs créances irrécouvrables devraient être passées en pertes, et quant aux mesures de relance prises par à-coups, par le gouvernement, pour stimuler l'économie, elles sont inefficaces. Le point de vue de L. Summers est également partagé par les économistes.

" C'est vraiment déprimant ", a déclaré Jardine Fleming, un économiste de Tokyo. " Je pense qu'il est normal d'être pessimiste. " Hiroshi Kuribayashi, un autre économiste, s'est aussi fait l'écho de ce sentiment: " L'approche attentiste du gouvernement japonais s'avère très dangereuse. Je suis très pessimiste. " L. Summers a mis l'accent sur l'importance de l'économie japonaise pour le monde: " Une économie mondiale ne peut pas fonctionner avec succès sans un Japon prospère. "

(Source: Los Angeles Times, Etats-Unis) (Partage international - mai 1999)

HomeLa bulle finira nécessairement par éclater

" La fin du mercantilisme est maintenant proche. D’une manière générale, les marchés boursiers tels qu’ils fonctionnent aujourd’hui n’auront plus leur place dans la société nouvelle. " [Partage international, mai 1989]
" Comme nous l’avons déjà annoncé (PI décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l’a répété : le krach boursier est inévitable. La fin est proche. C’est une bulle sur le point d’éclater. " [PI, mai 1989]

Franco Modigliani affirme que l’engouement pour les actions des sociétés de la cyberéconomie et autres technologies de pointe est une bulle qui finira par éclater.

F. Modigliani, lauréat du prix Nobel d’économie en 1985, a déclaré dans un article publié dans le New York Times " qu’il n’existe pas de bulle qui puisse se dégonfler lentement. Une bulle, par sa nature même, ne peut qu’éclater." S’il ignore à quel moment cela se produira, il affirme que cela arrivera, et que les conséquences seront d’autant plus graves que la bulle aura grossi. De son point de vue, la Réserve fédérale américaine a raison d’augmenter les taux d’intérêt, mais elle n’agit peut-être pas assez rapidement.

D’après l’article : " Il n’est pas difficile de trouver des financiers qui admettent en privé qu’ils sont morts d’inquiétude, mais totalement pris dans le système. " La plupart des hommes d’affaires ont étudié les travaux de F. Modigliani dans les écoles de commerce et nombreux sont ceux qui ont vu des collègues perdre leur travail en refusant d’acheter les nouvelles actions. Leur nervosité ne cesse de croître en raison de la volatilité du marché. F. Modigliani a commencé à revendre des actions il y a environ un an, et ne regrette rien. " Les seules personnes qui ont agi intelligemment en 1929 sont celles qui ont vendu trop tôt ", a-t-il déclaré.

[Source : New York Times, Etats-Unis.] (Partage international - mai 2000)



HomeLa spéculation rapporte plus que le travail !
" Comme nous l'avons déjà annoncé (décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Les marchés boursiers ressemblent à des maisons de jeu où chacun devient " dépendant " de cette drogue qui consiste à faire de plus en plus d'argent. La situation ressemble à une bulle sur le point d'éclater. " (Partage international, juin 1989)

Aux Pays-Bas, on gagne davantage d'argent par la spéculation sur les marchés financiers que par le travail. En 1997, jusqu'à maintenant, les Néerlandais ont gagné l'équivalent de 82,5 milliards de dollars sur les marchés financiers, soit plus que l'ensemble des salaires versés aux Pays-Bas au cours de la même période. Au début 1997, la valeur des actions détenues par les spéculateurs privés néerlandais s'élevait à 160 millions de dollars. Depuis, les valeurs cotées à la bourse d'Amsterdam ont augmenté de 52 %.

(Source: Frankenpost, Allemagne) (Partage international - septembre 1997)


HomeFaut-il taxer la spéculation ?

Au Sommet mondial sur le développement social qui s'est tenu en mars 1995 à Copenhague, le président François Mitterrand a demandé que soit instaurée une taxe internationale frappant la spéculation sur les devises, pour venir à bout de la pauvreté dans le monde. C'est au professeur James Tobin, prix Nobel de la paix, qu'on doit l'idée de cette taxe. Un prélèvement de 0,5 % des transactions sur les marchés monétaires, qui s'élèvent à cent milliards de dollars par jour, permettrait de récolter 150 milliards par an. Le président Mitterrand a déclaré: " En quelques heures, la spéculation ruine le travail de millions d'hommes et de femmes et compromet la réussite de négociations comme celles-ci. Je pense qu'il faut se demander si nous allons abandonner les générations futures au jeu de ces forces aveugles. " Cette proposition sera examinée lors du sommet des sept nations les plus riches qui se tiendra en juin en Nouvelle-Ecosse. (Source: The Independent, G.-B.) (Partage international - mai 1995)



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