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Commentaires d'actualité

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2005 : Année internationale du microcrédit

Le microcrédit et la microfinance contri­buent de façon significative à la réalisa­tion des Objectifs de développement du millénaire fixés par les Nations unies. Ces objectifs comprennent huit points, adop­tés par les 191 États membres lors du Sommet des Nations unies du millénaire en septembre 2000, qui concernent la pauvreté, la santé, l'égalité des sexes et l'éducation. En déclarant 2005 comme l'année du microcrédit, les Nations unies souhaitent promouvoir des systèmes fi­nanciers à petite échelle, si importants pour la réalisation des Objectifs.

Se fondant sur le résultat d'études éco­nomiques montrant que les ménages qui ont accès au microcrédit n'ont plus la né­cessité de faire travailler leurs enfants, Mark Malloch Brown, administrateur du Programme des Nations unies pour le dé­veloppement, est catégorique sur l'impor­tance de tels systèmes pour aider les gens à sortir de la pauvreté : la microfinance est beaucoup plus qu'un simple outil pour produire du revenu. En permettant aux pauvres de se prendre en charge, en par­ticulier les femmes, le microcrédit est de­venu un instrument clé pour avancer vers la réalisation des Objectifs de dévelop­pement du millénaire, en particulier celui tant espéré de réduire de moitié l'extrême pauvreté et la faim à l'horizon 2015.

Quelques faits

- Bangladesh : 48 % des ménages les plus pauvres aidés par le microcrédit se sont élevés au-dessus du seuil de pauvreté. Cinq pour cent des clients de la Grameen Bank sortent de la pauvreté chaque an­née, en participant à des programmes de microfinance. En outre, ces ménages con­tinuent à progresser après la fin du pro­gramme d'aide.

Dans un village bangladeshi, presque toutes les filles issues de familles ayant bénéficié de microcrédits de la Grameen Bank ont reçu un minimum d'éducation. alors que dans le groupe test c'est le cas de seulement 60 % des filles.

En ce qui concerne les garçons, 81 d'entre eux allaient à l'école, et seulement 54 % dans des familles n'ayant pas reçu de microcrédit de la Grameen.

Le taux d'instruction minimum des enfants de 11 à 14 ans dans les familles re­cevant des microprêts du Comité bangla­deshi pour le développement rural (CBDR) est passé de 12 % à 24 % entre 1992 et 1995 : dans les autres familles, ce taux est resté à 14 %. Les ménages aidés par le CBDR souffrent moins de la faim que ceux ne recevant pas d'aide. Et les cas de malnutrition grave ont diminué en propor­tion de la longueur du plan de microcrédit.

- Bolivie : les clients recevant des microcrédits ont vu leur revenu doubler en deux ans et ont été davantage en mesure de bénéficier des soins de santé et d'en­voyer leurs enfants à l'école. Les femmes bénéficiant de plans de microcrédit se sont engagées dans la gestion des affaires de leur communauté.

- Brésil : quelque 15,7 millions de per­sonnes participent à l'économie informelle en tant que micro-entrepreneurs-le triple des entrepreneurs du secteur formel. Et 93 % d'entre eux dégagent du profit.

- Ghana : les femmes participant aux plans de microcrédit ont vu leur confiance

en elles-mêmes s'améliorer, ainsi que leur statut dans leur communauté, où elles ont assumé plus de postes à responsabilité.

-Honduras : les revenus des clients re­cevant des microprêts de l'organisation Save the Children ont progressé, ce qui leur a permis d'envoyer leurs enfants à l'école et de les maintenir plus longtemps dans le système éducatif.

- Inde : les trois-quarts des clients à long terme de l'organisation de microcrédit Share ont connu une amélioration remar­quable de leur situation économique, la moitié d'entre eux s'extrayant même de la pauvreté. On a également observé une mo­dification des habitudes de travail des clients, évoluant de jobs au jour le jour, irréguliers et mal payés, vers des sources diversifiées de revenu impliquant davan­tage d'autres membres de leur famille, et relevant surtout du petit commerce.

- Indonésie : les clients de la banque Rakyat ont vu leur revenu augmenter de 12,9 % par rapport à une augmentation de 3 % dans les groupes de contrôle. Sur l'île de Lombok, le revenu moyen des clients de la Rakyat a augmenté de 112 % , et 90 % des ménages sont sortis de la pauvreté.

- Ouganda : la Fondation pour le Crédit et l'assistance aux communautés a permis à 95 % de ses clients de faire bé­néficier leurs enfants de meilleurs soins de santé et d'une meilleure alimentation, alors que ce fut seulement le cas de 72 des non-clients. Il faut aussi remarquer que 32 % des clients avaient essayé au moins une méthode de prévention contre le sida, contre 18 % pour les non-clients. [Source: wwvv.yearofinicrocredit.org ]

Objectifs de développement du millénaire

1. Éradiquer l'extrême pauvreté et la faim. 2. Assurer l'éducation primaire pour tous. 3. Promouvoir l'égalité des sexes et l'auto­nomie des femmes.

4. Réduire la mortalité infantile.

5. Améliorer la santé maternelle.

6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies.

7. Assurer un environnement durable.

8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

[Source : www.yearofmicrocredit.org]

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(Partage International juin 2005)
Haut de pagePolitique

La nécessité du dialogue (extrait)

interview d'Alastair Crooke par Gill Fry

Alastair Crooke a passé près de trente années dans les services diplomatiques britanniques, chargé de la résolution des conflits en Irlande, en Afrique du Sud, en Namibie, en Afghanistan, au Cambodge et en Colombie. Il a été conseillé auprès de Javier Solana, Haut Représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune de l’Union européenne […]

Partage international : Quand le Conflict Forum a-t-il été créé et quels sont ses buts ?

Alastair Crooke : Au cours de l'année 2003, j'ai travaillé avec l'Union européenne pour tenter d'obtenir un cessez-le­-feu dans le contexte palestinien entre le Hamas, le Djihad et les représentants du Fatah. Cela avait bien marché pendant un certain temps, puis le bombardement de Jérusalem en août 2003, suivi de l'assassi­nat du leader du Hamas, ont tout fait capo­ter. L'attaque à la bombe n'avait pas été revendiquée ni organisée par les leaders du Hamas, mais était due à l'initiative d'un petit groupe de Hébron agissant en dépit des accords de cessez-le-feu. Ceci a pro­voqué mon départ de l'Union europé­enne : Jack Straw a dit à Javier Solana que je devais me retirer et j'ai quitté le gouver­nement. C'était comme quitter de nouveau l'école et recommencer une nouvelle vie.

J'ai été invité à donner des conféren­ces sur la question palestinienne, mais je me suis vite rendu compte que les gens s'intéressaient davantage de savoir qui étaient ces islamistes. Sont-ils vraiment une menace pour nous ? Quelle est la dif­férence entre le Hezbollah et AI Qaïda ? Nous avons réuni un groupe ayant eu des contacts directs avec ces gens afin de tenter d'expliquer qui ils sont et les diffé­rences existant entre ces groupes que nous décrivons indistinctement comme des Islamistes et que nous qualifions sou­vent de « terroristes » bien qu'ils aient des programmes politiques, des objectifs et des caractéristiques très différents.

En dehors de l'étiquette que l'Occident leur a collée, il n'existe pratiquement rien de commun entre des groupes comme le Hamas et AI Qaïda ou le Salafi Djihadi.

 

PI.Le Conflict Forum a organisé, en mars 2005, un meeting à Beyrouth intitulé « l’Islam et l’Occident : ouvrir la voie à un dialogue pacifique. » Quel était le but de ce meeting et qui était concerné ?

AC. Notre but était d'amener les Améri­cains et les Européens à comprendre les points de vue et les problèmes auxquels les groupes islamistes sont confrontés dans leur société, et comment ils envisagent leur rôle dans la transition. Non pas pour entendre des recommandations ou faire de la politique, mais seulement pour nous écouter, nous, sans que nous soy­ons influencés par l'un ou l'autre gou­vernement. Nous essayons de rester in­dépendants parce que nous sentons qu'à ce stade c'est pratiquement impossible pour les gouvernements de le rester. Beaucoup de gouvernements sont prison­niers de leur propre rhétorique et il leur est très difficile d'y échapper.

Nous avions ce que je décrirais comme « les quatre piliers de l'Islam politique »: la Fraternité musulmane, le Hamas, le Hezbollah et le Jamaat-Islami du Pakistan. Même s'ils ne représentent pas la totalité de l'Islam politique, ce sont les poids lourds en matière de pensée, de phi­losophie et de pouvoir intellectuel, et il était important de réunir ces gens avec huit Américains et six Européens.

Nous sommes délibérément restés mo­destes, sans programme autre que celui d'écouter et, pour une fois, de ne pas leur parler. L'Occident a une très mauvaise ré­putation en matière d'écoute. Nous avons tendance à très vite monopoliser la parole, si bien que le but n'était pas de résoudre des problèmes politiques, mais simple­ment d'écouter. Pas plus que le Hezbol­lah, le Hamas n'avait pas rencontré d'Américains depuis des années, si bien que cet événement revêtait une certaine importance. […]

(Partage International juin 2005)

Palestine : la liberté de circulation mise à mal

interview de Hanan Aruri par Olivier Danès

Hunan Aruri est palestinienne. Elle tra­vaille bénévolement au sein d'associa­tions de promotion des droits des femmes dans son pays. Hunan a fait le déplace­ment de Porto Alegre (Brésil), où s'est tenu fin Janvier le Forum social mondial 2005, pour dire au monde le calvaire quotidien enduré par le peuple pales­tinien. Nous l'avons interviewée sur le thème de la liberté de circulation, un droit international dont les civils d'un pays occupé sont censés bénéficier.

 

Partage international : Hanan, pouvez­-vous nous raconter votre voyage jusqu'à Porto Alegre ?

Hanan Aruri : J'habite Ramallah, qui est situé à 25 km de Jéricho, la ville fron­tière avec la Jordanie. Moins d'une demi-­heure de trajet par la route directe, mais cette route est réservée aux colons israé­liens et les Palestiniens n'ont pas le droit de l'utiliser. Il nous faut donc emprunter une route secondaire qui circule entre les montagnes et en outre, franchir deux check points. Partie à 5 h du matin, j'arrive donc à 7 h à Jéricho.

Là, on fait monter les Palestiniens dans un bus jusqu'à une première barrière, où nous devons faire la queue et passer à pied devant un soldat israélien qui contrôle nos papiers. Durée de cette escale : 2 h.

Un autre bus nous conduit à la frontière elle-même. Nous devons de nouveau subir les humiliations des soldats, qui nous menacent pour un rien : parce que nous ne sommes pas bien alignés ou pour tout autre prétexte ridicule.

Nous ne savons jamais s'ils vont nous laisser passer ou non. Tous les jours, des gens sont renvoyés chez eux, sans que l'on sache pourquoi. Certains doivent su­bir un interrogatoire. Cela a été mon cas. On m'a fait entrer dans un bureau. On m'a fait attendre. On m'a posé quelques ques­tions : où vas-tu ? Pour quelle raison ? Qui vas-tu rencontrer ? Nouvelle attente. Du­rée de l'épisode : 1 h.

J'ai ensuite été conduite dans un autre bus qui nous a déposé à l'endroit où récu­pérer nos bagages... après une heure et demie d'attente.

Encore un bus et nous voici côté jorda­nien. Nouveau contrôle des passeports. Durée : 2 h (seulement, car nous sommes en hiver).

A Amman, j'ai pris un vol pour Paris, puis un autre pour Porto Alegre.

Au retour, j'aurai à subir les mêmes difficultés pour rentrer chez moi.

 

PI. Un tel déplacement est un véritable calvaire !

HA. Oui, mais c'est bien pire l'été, lors­que davantage de personnes vont rendre visite à leur famille. Il faut alors compter 12 à 13 heures entre Ramallah et Jéricho. Les Israéliens ne sont pas plus nombreux aux postes lorsqu'il y a plus de monde. C'est à nous d'attendre.

Quant au passage de la frontière jorda­nienne, il demande 4 à 5 jours d'attente en

été, sous 45 à 50°, au milieu des parents affolés et des enfants qui hurlent. Ce sont les mesures de sécurité israéliennes.

De toutes manières, je ne peux m'offrir le luxe de sortir de Palestine plus d'une fois par an - et encore, parce que je suis favo­risée. Il faut payer à chaque fois que vous montez dans un bus, il faut se nourrir et se loger sur la frontière, sans compter les multiples taxes à acquitter et le temps perdu.

Les Palestiniens vivent une véritable situation d'apartheid. Nous sommes isolés dans nos villages, dont les points d'accès sont bloqués par de gros blocs de béton. Circuler est dangereux, voire impossible. Que nous soyons à pied, en voiture ou en bus, se rendre dans le village voisin, que ce soit pour son travail, aller à l'école, chez le docteur ou visiter sa famille, exige de pas­ser par des check points, où les temps d'attente sont interminables.

Des malades du coeur sont morts sur le bord de la route faute de pouvoir atteindre l'hôpital et des femmes ont accouché dans le fossé devant l'indifférence des soldats. N'importe qui ayant un peu de coeur s'ar­rangerait pour faciliter le passage des fem­mes enceintes ou de celles qui accompa­gnent des enfants en bas âge. Mais les soldats font preuve d'une cruauté qui nous laisse sans voix.

 

La Déclaration universelle des droits de l'homme (1948)

13.1. Toute personne a le droit de circu­ler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

13.2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

 

Quel regard nos enfants ont-ils sur nous ? J'ai deux enfants, de trois et cinq ans. Je voudrais leur éviter ces affronts, mais bien que leur père soit français, ils n'ont pas le droit de sortir du territoire avec lui. Lui passe facilement la frontière. Mais les enfants, parce qu'ils sont nés en Pales­tine, n'ont le droit de sortir qu'avec moi.

 

PI. Pourquoi passer par la Jordanie ?

HA. Parce que les Palestiniens n'ont plus le droit d'utiliser l'aéroport de Tel Aviv. Nous sommes contraints de passer par Amman, ce qui nécessite une autorisation de l'Etat jordanien (qu'on obtient en géné­ral en une semaine). Pour les Palestiniens, se rendre à l'étranger, quel que soit le pays, exige l'obtention d'un visa. Mais les pays ont leur ambassade en Israël, et on n'a pas le droit d'y aller !

 

PI. Vous sentez-vous abandonnés ?

HA. Complètement. Là-bas, l'information est contrôlée. Par exemple, il est absolu­ment interdit de prendre des photos des check points ou des bâtiments dans les­quels nous sommes entassés pour faire la queue pendant des jours.

Oui, nous nous sentons complètement oubliés. C'est pourquoi je cherche à sortir pour informer de ce que nous vivons. Et ce fut un grand réconfort de constater qu'ici, à Porto Alegre, beaucoup plus de gens que je ne l'avais imaginée soutiennent notre cause.

(Partage International mai 2005)




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40 % de la population mondiale ne dispose pas des moyens d’hygiène de base

Selon un rapport de l’Unicef et de l’Organisation mondiale pour la santé, plus de 2,6 milliards de personnes, plus de 40 % de la population mondiale, ne disposent pas des moyens d’hygiène de base, et plus d’un milliard boivent de l’eau non potable.

Ce rapport fait état des progrès réalisés au regard des Objectifs de développement du millénaire, fixés au Sommet des Nations unies de l’an 2000. Un des objectifs essentiels est de réduire de moitié la population n’ayant pas accès à l’eau potable et aux moyens d’hygiène d’ici 2015.

Si la tendance actuelle se poursuit, dans onze ans 500 millions de personnes n’auront toujours pas accès aux moyens d’hygiène. Et bien que le monde s’oriente de manière à atteindre les objectifs fixés pour l’eau potable, la croissance démographique risque d’annuler les avancées. Il y aurait ainsi 800 millions de personnes à boire de l’eau non potable en 2015. Il y a pourtant eu des progrès, puisqu’on estime que 1,1 milliard de personnes ont plus facilement accès à l’eau qu’il y a douze ans.

L’Unicef indique que ce sont les jeunes qui souffrent le plus des carences chroniques. Selon Carol Bellamy, directeur de l’Unicef : « Des millions d’enfants à travers le monde naissent dans l’urgence silencieuse des besoins les plus simples. La disparité croissante entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas en terme d’accès aux services de base tue 4 000 enfants chaque jour et contribue aux 10 millions de décès d’enfants chaque année. Nous devons agir dès maintenant pour réduire cet écart, sinon le nombre de morts ne cessera de croître. »

Selon l’Unicef et l’OMS, donner à chacun l’hygiène et l’eau potable demande davantage que de l’argent. Un engagement politique clair pour le droit universel à l’eau est également nécessaire. L’inaction aura des conséquences graves. Des millions de personnes, principalement des enfants, mourront et des millions d’autres seront écartés du processus de développement.

[Sources : Unicef ; BBC, Grande-Bretagne) (Partage International juin 2004)



Le régime végétarien épargne les réserves d’eau

Anders Berntell, directeur de l’Institut international de l’eau (IIE), à Stockholm, affirme que « le monde court vers la pénurie d’eau ». Les mangeurs de viande sollicitent trop les réserves d’eau. L’IIE a récemment publié un rapport demandant aux gouvernements de « persuader les gens de manger moins de viande » afin de réduire la sollicitation des réserves d’eau.

Les agronomes s’accordent sur le fait qu’il est virtuellement impossible que les générations futures continuent de suivre les régimes alimentaires actuels de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord sans détruire l’environnement.

Les repas à base de viande et de végétaux, que la plupart des gens consomment s’ils peuvent se l’offrir, demande plus d’eau que ne le requièrent des céréales comme le blé ou le maïs. En moyenne, il faut 1 790 litres d’eau pour faire pousser 1 kg de blé, mais 9 680 litres pour produire 1 kg de viande.

Environ 840 millions de personnes dans le monde sont sous-alimentées et les prévisions de croissance prévoient deux milliards de naissances d’ici vingt ans. Dans ces circonstances, la recherche de l’eau nécessaire à la production de la nourriture sera l’un des défis majeurs des gouvernements. Aujourd’hui, 90 % de l’eau consommée est utilisée pour produire la nourriture. David Molden, responsable de recherche à l’IIE déclare qu’« en moyenne d’ici vingt ans, il y aura assez de nourriture pour tout le monde, mais si nous ne changeons pas la manière de la produire, il y aura bien plus de personnes sous-alimentées ».

Selon l’IIE, la meilleure approche serait de combiner les méthodes traditionnelle et hi-tech de préservation de l’eau. Des variétés de céréales mieux sélectionnées, de meilleures méthodes de cultures et une irrigation plus précise réduirait la consommation d’eau et augmenterait les rendements.

L’IIE suggère que les fermiers utilisent davantage l’eau usée urbaine pour l’irrigation. On estime que seulement 10 % de la population mondiale mange une nourriture produite en utilisant les eaux usées.

Mais le point le plus important souligné par les auteurs du rapport presse les gouvernements occidentaux à modifier leurs politiques, vu le déséquilibre des échanges et des niveaux technologiques entre les pays développés et ceux en développement. « Les subventions agricoles [en Occident] maintiennent les prix bas dans les pays pauvres et découragent le fermier d’investir [dans des techniques économisant l’eau] car ils n’auraient aucun retour sur leurs investissements. Des législations sur la terre et l’eau sont également nécessaires, afin que les gens investissent sur le long terme. »

[Source : The Guardian, Grande-Bretagne] (Partage International juin 2004)


Plus de polio en Somalie

La Somalie, n’ayant plus eu de cas de poliomyélite depuis 2002, vient de quitter officiellement le groupe des nations encore infectées par le virus. Quand on connaît l’état de ce pays, pauvre parmi les pauvres, on comprend l’enthousiasme de la directrice générale de l’Unicef, Carol Bellamy, quand elle parle d’une « victoire miraculeuse sur les conflits et les dévastations obtenue au nom du bien-être des enfants ».

Cette victoire couronne une campagne internationale baptisée « Initiative mondiale pour l’éradication de la polio », lancée il y a huit ans par un certain nombre d’organisations internationales, comme l’Unicef, l’OMS, dans l’ensemble des pays encore concernés par ce fléau – et dont « l’Assaut final » a mobilisé en février 2004 sur le continent africain « des dizaines de milliers d’agents de vaccination qui ont fait du porte à porte pour administrer le vaccin à chaque enfant en particulier ».

Si l’on peut parler de miracle, c’est en raison de la rapidité et de l’union sacrée avec laquelle ce pays, qui accumule les difficultés – géographie difficile, infrastructures ruinées par des années de guerre civile et absence totale d’Etat central depuis treize ans – a remporté cette victoire. Une victoire qui, pour reprendre les mots de C. Bellamy, « atteste de la volonté de tout un peuple de stop1per le virus et de l’efficacité des stratégies mises en place. »

Car, comme le dit Jesper Morch, représentant de l’Unicef pour la Somalie, « le succès de cette initiative a reposé tout entier sur le dévouement des communautés somaliennes ». Les chefs traditionnels et les responsables musulmans (dans leurs prêches, par exemple), en jetant tout leur poids dans la balance, y ont ainsi joué un rôle central. « Il n’était pas question de résister à la campagne. Les Somaliens étaient déterminés à immuniser leurs enfants, malgré les défis énormes qu’ils avaient à relever [par ailleurs]. » Cet esprit d’unité nationale était particulièrement sensible lors des Journées nationales de vaccination – appelées aussi « Journées de tranquillité » – qui, en promouvant la coopération entre communautés et en ré-intégrant dans la vie nationale, sous la protection des milices locales, des régions jusque-là désertées parce que livrées aux guerres et aux exactions de toutes sortes, ont largement contribué à instaurer une atmosphère de paix.

Seuls, six pays n’ont pas encore vaincu la polio : l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan, le Niger, l’Egypte et le Nigeria. Cette liste pourrait malheureusement réintégrer d’anciens membres, dans la mesure où, dans ce dernier pays (pourtant en voie de gagner le combat en 2003), un certain nombre de groupes islamistes ont réussi à faire sus-pendre la campagne, avec pour effet de rallumer l’endémie dans les zones frontalières de huit pays d’Afrique centrale et occidentale. Ce que regrette C. Bellamy, c’est « qu’il suffirait que ces six pays emploient avec la même détermination les stratégies mises en œuvre en Somalie pour que la totalité des enfants du monde soient définitivement libérés de ce fléau. »

Ce redémarrage de la polio montre que la guerre n’est pas encore gagnée, et que la victoire ne sera vraiment acquise qu’à condition d’en remporter bien d’autres. Par exemple, en aidant les petits Somaliens à surmonter la série de défis gigantesques auxquels ils ont à faire face ; comme, parmi bien d’autres, leur faible taux de vaccination (moins de 50 % ont reçu les principaux vaccins), l’ancrage important de la malnutrition chronique et des années de guerres et d’instabilité, avec comme conséquence inévitable, un taux de mortalité infantile dépassant les 22 %. Autant d’éléments, pour ne citer qu’eux, qui ont fait d’eux « les enfants les plus vulnérables du monde » et les ont plongés dans une situation si critique qu’ils ne pourront s’en sortir sans l’aide de la communauté internationale.

« L’Initiative mondiale pour l’éradication de la polio » qui, outre cette campagne de vaccination, a pour mission de maintenir une veille permanente pour contrer d’éventuelles réapparitions, a de son côté encore besoin de 130 millions de dollars. « Ce serait une tragédie de laisser la polio revenir en Somalie et dans d’autres pays libérés du virus simplement par manque de moyens », conclut C. Bellamy.

[Source : Unicef] (Partage International juin 2004)


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Le suaire de Turin

« Il s’agit du suaire qui a été utilisé pour envelopper le corps du Christ après la crucifixion. » [Benjamin Creme, la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse]

Un documentaire d’Alex Hearle consacré au suaire de Turin a été diffusé le 28 mars 2004, sur Channel 4, dans la série « Secrets de la mort ». D’après ce film, de nouvelles analyses remettent en question les conclusions de la méthode de datation au carbone 14, selon lesquelles le Suaire était une contrefaçon datant de l’époque médiévale.

Mechtild Flury-Lemberg, une experte en matière de textile, a été invitée à Turin, au cours de l’été 2002, pour entreprendre des travaux de restauration sur le Suaire ; elle y découvrit que les coutures dataient du premier siècle après J.-C. En examinant une partie du Suaire qui n’avait pas encore été étudiée, son équipe a pu mettre en évidence une forme de couture similaire à celle qui avait été découverte dans les ruines de Massada, une forteresse juive détruite par les Romains en 74 après J.-C.

Des experts légistes et des bactériologistes ont également examiné le Suaire. Alex Harle a rapporté que les traces de sang découvertes sur le Suaire étaient du même groupe AB (groupe rare) que celui découvert sur le suaire d’Oviedo.

[Source Channel 4 : Grande-Bretagne] (Partage International juin 2004)
[Dans le numéro de septembre 1998 de Partage international, le Maître de B. Creme a confirmé que le suaire d’Oviedo, conservé en Espagne dans la cathédrale d’Oviedo, a bien appartenu à Jésus. Dans l’Evangile de Jean (ch. 20, versets 6 et 7), il est dit : « Pierre entra dans le sépulcre et vit les linges à terre, et le suaire qui avait été sur sa tête, lequel n’était pas avec les autres, mais plié en un lieu à part. »]



Réexamen de la fusion à froid

Une nouvelle technologie est en vue : il s’agit du procédé de fusion à froid. Je dirais que dans très peu d’années, la fusion à froid pourvoira dans une proportion appréciable aux besoins énergétiques de la planète. Mais par la suite, une autre technologie, que Maitreya nomme la technologie de la lumière, produira l’énergie illimitée qui couvrira tous nos besoins. [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III]

Après avoir été écartée comme irréalisable, la fusion à froid a fait récemment l’objet d’un réexamen. Un petit groupe de chercheurs avait continué ses travaux sur la fusion à froid après que celle-ci ait été rejetée il y a quelques années par la communauté scientifique. Ils affirment que leurs chiffres confirment clairement les résultats des premiers travaux de 1989, montrant qu’il est possible de créer de l’énergie en faisant simplement passer un courant électrique dans un bocal d’eau.

En 2003, ces chercheurs ont demandé au Département américain de l’énergie (DOE) de réexaminer leur travail. Aujourd’hui, un an plus tard, le département a accepté d’étudier le dossier.

La production d’énergie dans la fusion à froid est un sous-produit de l’interaction d’atomes d’hydrogène. En mars 1989, deux chercheurs de l’Université de l’Utah, Stanley Pons et Martin Fleischmann, annoncèrent qu’ils avaient obtenu la fusion en utilisant deux électrodes de palladium et un bocal d’eau lourde, dans lequel les molécules d’eau contiennent du deutérium, un type plus lourd d’hydrogène. Un courant électrique circulant à travers les électrodes attirait vers celles-ci des atomes de deutérium, ce qui d’après les chercheurs produisit une certaine chaleur, M. Fleischmann avançant l’hypothèse que la fusion des atomes d’hydrogène soit à l’origine de cette chaleur. D’autres chercheurs avaient essayé de reproduire l’expérience sans obtenir de résultats fiables. Et comme les théories scientifiques actuelles n’expliquent pas la fusion à froid, il n’en fallut pas davantage pour que le monde scientifique soit convaincu qu’elle ne s’était pas réellement produite.

Selon Peter Hagelstein, professeur d’ingénierie électrique et d’informatique au Massachusetts Institute of Technology, d’autres expériences seront nécessaires pour déterminer si la fusion froide pourra ou non procurer une source d’énergie bon marché et suffisamment abondante. Mais il pense que la fusion à froid pourrait effectivement produire une énergie commercialisable.

[Sources : The New York Times, E.-U. ; International Herald Tribune, France.] (Partage International novembre 2004)



L’énergie solaire pourrait devenir une réalité

« Une technologie, que Maitreya nomme la technologie de la lumière, produira l’énergie illimitée qui couvrira tous nos besoins [...] Cette nouvelle technologie utilisera l’énergie solaire. [Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III]

Une équipe de chercheurs australiens prédit que dans seulement sept ans, nous serons capables de maîtriser l’énergie solaire pour nous procurer des réserves énergétiques quasi illimitées.

Cette équipe semble être la plus avancée dans ce domaine, et elle projette de produire du combustible d’hydrogène à partir de l’eau, grâce à l’énergie diffusée par les rayons du soleil. Il sera ensuite facile de fabriquer un collecteur de cette énergie sans pièces mobiles et n’émettant ni gaz à effet de serre ni polluants.

Cette énergie serait la moins chère, la plus abondante et la plus propre jamais produite, puisque ses sous-produits ne sont que de l’oxygène et de l’eau. Le professeur Janusz Nowotny, qui conduit avec le professeur Chris Sorrell un projet de re-cherche sur l’hydrogène solaire à l’Université de New South Wales (Centre for Materials and Energy Conversion), affirme que « ce marché possède un énorme potentiel, aussi important que les marchés du charbon, du pétrole et du gaz réunis […] Beaucoup de chercheurs en ont rêvé depuis longtemps et c’est excitant de savoir que nous touchons maintenant au but ».

[Sources : The Guardian, Grande-Bretagne ; www.spacedaily.com] (Partage International novembre 2004)


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Energies renouvelables 2004

Avec plus de 3 000 participants, la conférence internationale sur les énergies renouvelables qui s’est tenue à Bonn (Allemagne), en juin 2004 fut, d’après ses organisateurs, le plus large rassemblement de représentants de gouvernements et de responsables du secteur privé sur ce thème. La conférence a abouti à la rédaction d’un programme d’actions internationales listant 165 engagements pris par des gouvernements, des agences internationales et des groupes privés, visant à promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables.

Suite aux inquiétudes relatives à la hausse du prix du pétrole et aux dégâts causés à l’environnement et à la santé humaine par une économie basée sur l’utilisation de carburants fossiles, une grande partie de la communauté internationale considère désormais la question des énergies renouvelables comme prioritaire. Pour les pays en développement, celles-ci permettront de fournir de l’énergie aux pauvres des régions rurales, de réduire la dépendance par rapport aux carburants fossiles et de créer des milliers de nouveaux emplois. La conférence s’est terminée par une déclaration ferme de 154 gouvernements selon laquelle les énergies renouvelables sont appelées à jouer un rôle très important dans la politique énergétique du 21e siècle. Cette conférence a aussi montré l’existence d’un large consensus entre le Nord et le Sud avec des pays tels que le Brésil, le Maroc et l’Ouganda jouant un rôle moteur décisif. Christop1her Flavin, président du Worldwatch, a participé à la conférence en tant que conseiller. Il a témoigné du haut degré d’enthousiasme et de consensus parmi les délégués : « Des milliers de responsables vont quitter cette conférence avec l’espoir qu’une action soutenue permettra de dessiner un nouvel avenir énergétique. »

[Source : communiqué de presse du World-watch] (Partage International juil_aout 2004)


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