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Accueil > Revue Partage > Articles du Maître

Une rude leçon

Partage International Juillet 1999 - N° 131 / 132

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Il est rare que l’homme voie à l’avance les conséquences de ses actes, et, même lorsque c’est le cas, il est tout aussi rare qu’il permette à cette connaissance de le freiner dans ses entreprises. Si forte est la puissance du désir que, pour le plus grand nombre, ses exigences sont un véritable diktat.

Il en est ainsi aujourd’hui en Yougoslavie, où la soif de pouvoir d’un homme faible et entêté a été cause d’une souffrance indicible pour d’innombrables autres, quand elle n’a pas entraîné leur mort. Les nations qui sont maintenant aux prises avec cet aventurier sanguinaire méconnaissent à leur propre péril l’histoire brutale qui est la sienne. Les Nations unies doivent prendre position et, d’une seule voix, le mettre en accusation et le juger comme le criminel qu’il s’est révélé être. Si tel n’était pas le cas, la paix dans les Balkans – et, par contagion, en d’autres endroits – ne serait qu’un vain espoir.

Bien entendu, les nations sont divisées dans leur réponse à l’action des forces de l’Otan. Elles ont toutes des raisons diverses de se montrer réservées et critiques à leur égard, mais sans une telle intervention les tyrans de ce monde se rendraient coupables de méfaits toujours pires, occasionnant toujours plus de souffrances à leurs peuples et à ceux qu’ils imaginent être leurs ennemis.

Le sentier de la justice

Nous, qui sommes vos Frères aînés, ne faisons jamais l’apologie de la guerre, mais nous ne saurions encourager non plus un consentement indigne au génocide et à la déchéance humaine ; le monde d’aujourd’hui est trop lourd de dangers pour toute conciliation en pareilles circonstances.

Dorénavant, les nations devront se tenir prêtes à faire face aux crises de ce type, et faire connaître leur volonté d’intervenir au besoin. Le sentimentalisme consistant à rechercher la paix à n’importe quel prix ne fait pas partie de nos méthodes ; le sentier de l’Amour doit être aussi celui de la justice et de la raison.

Un épisode tragique

Une question se pose : comment procéder pour mettre fin à cet épisode tragique de l’histoire européenne récente ? Rien moins que l’abandon total de la cruelle entreprise de séparation menée par les dirigeants serbes ne devrait être considéré comme acceptable dans le respect de la loi. Sinon, cette maléfique aventure en inspirera d’autres, faisant des émules chez ceux qui caressent des ambitions du même genre, et il en résultera une menace constante. La réhabilitation des réfugiés et leur retour au pays constituent une priorité majeure ; la reconstruction de leurs villages, pillés et incendiés, est une tâche impressionnante. Le peuple serbe doit prendre la responsabilité des réparations qui s’imposent et se décharger ainsi d’une part de sa culpabilité. D’énormes emprunts seront nécessaires à la Fédération yougoslave pour lui permettre de remplir ses obligations et de reconstruire son propre territoire national ravagé par la guerre. Ce peuple doit être amené à comprendre que ses ambitions nationalistes sont inacceptables, et qu’il doit se séparer des dirigeants qui l’ont égaré de la sorte.

Un séparatisme séculaire

Ce n’est pas la première fois que le ferment amer qui ronge les Balkans explose sous forme de guerre. Le monde est maintenant trop petit et trop interdépendant pour permettre à un séparatisme séculaire de poursuivre son œuvre destructrice. Une sage diplomatie, une vision ample et la menace du recours à la force doivent contribuer ensemble à calmer le feu des ambitions territoriales et de l’orgueil ethnique.

Nous, les Instructeurs, observons de près la manière dont l’humanité apprend cette rude leçon et, dans la situation présente, nous ne sommes pas découragés.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.






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