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Accueil > Revue Partage > année 1996

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 1996 - N° 99

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Big Brother vous tient à l'œil par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Un Jour à nul autre pareil

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

C’est avec une détermination certaine que l’humanité, en dépit de sa lenteur, commence à s’attaquer à ses problèmes. Déjà, on voit apparaître les signes d’une amélioration dans de nombreux domaines : conscience accrue de la menace que représentent, pour l’environnement, les méthodes actuelles de production ; compréhension croissante de la nécessité de coopérer pour résoudre les problèmes globaux ; reconnaissance tacite, fondée sur le bon sens et la confiance mutuelle, que le recours à la guerre n’est plus acceptable pour arbitrer les différends, et que les nations pacifiques doivent veiller à prévenir les conflits, tout en agissant dans l’unité quand le besoin s’en fait sentir.

Il y a donc de bonnes raisons d’espérer que les hommes s’éveillent aux dangers auxquels cette génération doit faire face et recherchent les moyens de sortir de la crise actuelle.

Des valeurs différentes

Maitreya se tient prêt à émerger, et à se joindre au concert de ceux qui, de plus en plus, exigent un changement des valeurs qui gouvernent la vie des hommes. Il connaît déjà les lignes directrices de la pensée humaine d’aujourd’hui et cherche à en stimuler l’expression en tous domaines. Ainsi travaille-t-il. Ainsi inspire-t-il, par l’énergie et la pensée, tous ceux qui, en nombre croissant, comprennent les périls de cette époque comme ils en reconnaissent les promesses. Ceux-là ne sont plus si rares que naguère et, bientôt, c’est dans une sphère toujours plus vaste que leur voix se fera entendre et que leur influence se fera sentir. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les actions destructrices des hommes et des nations céderont-elles la place à une gestion fondée sur le respect et l’amour de la terre.

La plus large audience

En attendant, Maitreya se prépare pour un Jour à nul autre pareil. Déjà, il connaît sinon la date, du moins la période de sa première apparition devant les hommes. Déjà, les préparatifs vont bon train pour que ses propos et conseils bénéficient de la plus large audience. Rien ne sera laissé au hasard. Par millions, les hommes le verront et comprendront à qui ils ont affaire. Seuls les cœurs les plus endurcis resteront insensibles à sa compassion et à sa vision. Seuls les plus vils d’entre les hommes, rejetant sa bienveillance et son amour, se détourneront de lui. Jamais les hommes n’auront entendu paroles meilleures et plus véridiques, prononcées si simplement et ressenties si profondément. Ainsi le Seigneur de l’Amour se présentera-t-il au monde, ainsi les hommes répondront-ils à son appel.

Des hommes d'action

A compter de ce moment-là, les hommes d’action qui attendent en coulisse se montreront au grand jour pour guider les affaires humaines. Donnant expression aux aspirations communes de millions d’êtres humains, ils se feront les porte-parole de tous les hommes de bonne volonté à travers le monde : pour la justice ; pour le partage ; pour la paix et de justes relations entre les hommes.

Ainsi en sera-t-il. Ainsi se fera la préparation de la Déclaration publique de Maitreya devant le monde. Ainsi ce Géant, ce Titan, porteur des trésors de Dieu, commencera-t-il sa Mission.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Sur les traces d'Elan noir

par Bette Stockbauer

Wallace Black Elk (W. Elan noir) est instructeur, guérisseur et chaman de la tradition sioux lakota. Enfant, il fut initié aux traditions sacrées de son peuple par Nicolas Black Elk, dont l'histoire est racontée par John Neihardt dans son ouvrage Black Elk Speaks (Elan noir parle). L'article qui suit décrit un week-end d'enseignement dirigé par « Grand-père » Wallace Black Elk et « Grand-mère » Emily Bornstein Avalon. Il a lieu au Texas, à West Point, au Thunder-Horse Ranch, une terre sacrée de 20 hectares, dont Mary Thunder, fille spirituelle de Wallace et Emily, est la gardienne. Ce lieu est dédié à la guérison de la Terre et à l'unité de toute la création.

En franchissant la grille, la première chose que vous apercevez est une pancarte où vous pouvez lire : « Bienvenue à Thunder-Horse Ranch, Terre sacrée. » A droite se trouve un enclos pour les bisons, où Starkeeper et Starshine veillent soigneusement sur le jeune bison Rosebud (Bouton de rose). Vous avez laissé derrière vous les conventions de la société américaine et vous êtes entrés dans l'ordre cérémoniel des Indiens d'Amérique. Dans cet univers, le temps a perdu sa signification habituelle et l'on devient attentif à l'instant présent. Les enseignements qui sont donnés ici parlent de l'unité de toute la création.

Mary Thunder est une enseignante et guérisseuse d'ascendance cheyenne et irlandaise. Elle a fondé le ranch avec son mari, Jeffrey « White Horse » (Cheval blanc) Hubbell. Dans son ouvrage Thunder's Grace, elle dépeint la vision qui l'a inspirée. Il y a dix ans, on lui a demandé de commencer à développer des centres spirituels dans le pays : « Ces endroits seraient comme des oasis dans le désert, où les gens pourraient venir boire l'eau de la spiritualité afin d'améliorer leur vie. [...Ils] seraient à la disposition des différentes cultures des quatre races, une demeure pour l'Esprit qui me guide et une terre sacrée où l'on pourrait reconstruire la famille humaine. »

Lors de chaque week-end dans le ranch, une tradition différente est représentée : vous pourrez y rencontrer par exemple un moine tibétain, un guérisseur philippin ou un instructeur du nouvel âge. Durant le week-end avec Black Elk et Emily, des séminaires d'enseignement avaient été prévus pendant la journée et une cérémonie de sweat lodge (hutte de sudation) pour la soirée du samedi.

Wallace et Emily

Wallace Black Elk dit qu'il est un Homme de la Terre, et demande que son peuple, c'est-à-dire tous ceux qui, d'où qu'ils viennent, ont gardé leur culture originelle, soit appelé le Peuple de la Terre. Dans chacune de ses paroles, on réalise qu'il n'a pas oublié ses origines. Il enseigne que le monde naturel est fondamental dans nos vies et que tout dans la nature repose sur notre Mère la Terre. En son sein, bougent les germes de la création. L'humanité elle-même est façonnée de son argile. De temps en temps, lorsqu'il parle en étant assis, Wallace saisit une poignée de terre et la laisse couler entre ses doigts en disant : « Ceci est tout. »

Emily Bornstein Avalon, titulaire d'un doctorat en psychologie, est d'origine celte irlandaise. Elle a grandi et fait ses études sur la côte Ouest, et exercé en milieu hospitalier pendant de nombreuses années. Après sa rencontre avec Black Elk, elle a cessé ses activités pour étudier le chamanisme lakota. Pendant trois ans, elle n'a plus lu un seul livre. Maintenant, ses enseignements sont souvent donnés sous la forme d'histoires qu'elle raconte et de chants. Cette fois, elle lit un conte du folklore russe très imagé et parlant d'actes de courage qui ont su déjouer la malveillance. Pendant les cérémonies, elle accompagne Black Elk de son tambour et de ses chants lakota.

L'enfance avec les Grands-pères

Black Elk n'était qu'un « jeune gamin » lorsqu'il commença son travail. Dans sa biographie Black Elk : The Sacred Ways of a Lakota (Les traditions sacrées d'un Lakota), il affirme que sa naissance et sa mission avaient été prédites depuis 19 générations. « Les anciens étaient prêts et m'attendaient », affirme-t-il. A l'âge de cinq ans, il eut sa première vision. Il lui fut alors donné « une goutte de sagesse et une goutte de connaissance... quelque chose, dit-il, que je pourrais préserver pour nos enfants et pour ceux qui viendront après moi. » Il apprit également que ses dons ne lui apporteraient ni élévation ni faveurs, mais qu'au contraire il resterait « sous les pieds de tout ce qui existe ».

Au lieu d'étudier dans des livres, il reçut l'enseignement de onze « Grands-pères », ou Aînés spirituels. Ils lui apprirent à invoquer les pouvoirs des six Grands-pères : les quatre points cardinaux, le ciel au-dessus et la Terre au-dessous. Il apprit à parler à Tunkashila, le Père créateur, et à Grand-mère Terre, la Mère créatrice : nos véritables parents. Puisque nous sommes façonnés à partir de leurs éléments, nous sommes physiquement, tout autant que symboliquement, frères et sœurs d'une même famille. Black Elk apprit la prière universelle de son peuple, Mitakuye oyasin, « tous mes parents ». Elle est chantée en signe de bienvenue puis au début et à la fin des rituels pour rappeler à chacun qu'il est lié à tout ce qui existe.

La destruction du peuple de la Terre

Dans les années 1920 et 1930, la vie fut très dure pour le Peuple de la Terre aux Etats-Unis. Dans les années 1800, ils avaient été tués ou chassés de leurs terres ancestrales. Lorsque Black Elk était enfant, une forme de destruction continue et plus subtile commença : l'américanisation. Les cérémonies indiennes furent interdites et les enfants des tribus envoyés de force dans les écoles de tendance chrétienne, dirigées par des Blancs. Beaucoup ne retrouvèrent leurs familles ou leurs coutumes qu'après bien des années. Leur culture et le sens de leur propre valeur furent brutalement minés par les châtiments corporels et l'endoctrinement dans une religion souvent enseignée par des professeurs imbus d'eux-mêmes et racistes. En retournant dans leur famille, beaucoup se sentirent déracinés et mal à l'aise dans les deux cultures.

Parce qu'ils avaient compris qu'il avait un rôle à jouer, les membres de la tribu dont Black Elk faisait partie le cachèrent afin de le soustraire à l'obligation scolaire. A plusieurs reprises, ils furent emprisonnés pour non respect de la loi. Black Elk leur est toujours demeuré reconnaissant de s'être sacrifiés pour lui. Il sait que l'école des Blancs aurait détruit ses dons particuliers. Au cours des années, il a appris les quatre leçons de l'Homme de la Terre : courage, patience, endurance et vigilance. Grâce à elles, il fut capable de réaliser les promesses de son enfance, de maintenir les traditions lakota et de les préserver durant les années sombres. Il apprit également la leçon du pardon : lorsqu'il prie, c'est pour tout ce qui vit, et sa guérison est donnée aux individus de toute culture. Il s'exprime ainsi : « Lorsque je dis « mon peuple », je ne parle pas seulement de ma tribu sioux. Ce n'est pas ma façon de penser, je parle du monde entier [...] de tous les bipèdes, des quatre couleurs sacrées que Tunkashila a créées [...] le noir, le rouge, le jaune et le blanc. »

Le chanunpa

Pour Black Elk, le calumet sacré, le chanunpa, est au centre de son rituel. C'est son lien avec le monde de l'esprit. C'est avec le chanunpa qu'il commence et termine les cérémonies. C'est avec lui qu'il s'adresse à Tunkashila, qu'il invoque les esprits, qu'il demande aide et guérison pour lui-même et pour son peuple.

A son retour de la Seconde Guerre mondiale, il décida qu'il parlerait au monde du caractère sacré du chanunpa. Pendant des dizaines d'années cela avait été impossible. Mais il pensa que le moment était venu. Les premiers à protester furent les prêtres. Sur ordonnance judiciaire, la police l'emmena, sanglé dans une camisole de force, en le frappant, et le jeta dans la cellule d'une institution psychiatrique où il fut classé malade mental.

Mais il se produisit quelque chose d'étrange dans la cellule froide et solitaire : un esprit vint ouvrir la porte. Ses gardiens ne voulurent, bien sûr, pas le croire lorsqu'il leur dit que c'était un esprit, mais cela les perturba tellement qu'il réussit à obtenir sa libération.

De telles persécutions n'ont jamais arrêté Black Elk. Il a enseigné les traditions sacrées pendant cinquante ans et persévéré en dépit d'un accueil souvent indifférent. Il a invité des scientifiques, des psychologues, des prêtres et des médecins à venir observer les rites de la vie lakota. Il a fait des conférences dans le monde entier, discuté de ses enseignements avec des physiciens nucléaires, s'est adressé aux Nations unies.

Il pense que le Peuple de la Terre a gardé vivante une connaissance essentielle qui a été presque détruite dans un monde trop avide. Il suggère avec un sourire forcé de remplacer sur le dollar américain la devise « In God We Trust » (En Dieu, nous mettons notre confiance) par « In Gold We Trust » (En l'or, nous mettons notre confiance). Il croît cependant que les gens retrouvent le chemin de la simplicité et écoutent à nouveau la voix du sacré parce qu'ils savent que leur planète est au bord de la destruction. Les enseignements se frayent à nouveau un chemin.

Les esprits de la nature

Black Elk entretient des liens étroits avec les esprits de la nature. Au début des années 1950, au cours d'une sweat lodge (que Black Elk appelle stone-people-lodge : hutte du peuple de pierre), le fish-people (le peuple des poissons) est venu se plaindre. Ceux qui se trouvaient dans la hutte ont pu réellement sentir les queues des poissons frapper leurs corps et entendre l'eau gargouiller sur les pierres chauffées. Les esprits des poissons étaient venus dire que les humains faisaient un mauvais usage du pouvoir du créateur, en fabriquant des bombes A et qu'ils déversaient des déchets nucléaires dans les océans. Finalement, cela serait nuisible non seulement au peuple des poissons mais à toute la chaîne de la vie. Il fallut attendre dix-sept ans pour que les informations concernant cette pollution radioactive arrivent jusqu'aux kiosques à journaux.

Dans un hôpital de Denver, Black Elk conduisit un jour une cérémonie pour la guérison d'un petit garçon qui ne pouvait ni parler, ni manger, ni marcher. L'esprit qui vint diagnostiquer la maladie dit qu'une force maléfique inconnue, un toka, avait attaché une toile d'araignée qui formait un nœud autour d'un des nerfs crâniens près du cou. Cela avait complètement paralysé non seulement les muscles du cou et les cordes vocales mais avait affecté tout le système. Lorsque Black Elk fit appel à l'esprit de l'araignée rouge, Iktomi, père de toutes les araignées, celui-ci démêla la toile dans la gorge. A l'instant même l'enfant fut libéré et, en l'espace d'une journée, il commença à manger, marcher et parler.

Afin que les hommes puissent vivre

Une phrase revient sans cesse dans les prières et les chants lakota : « Afin que les hommes puissent vivre. » Les chefs et les guérisseurs se considèrent comme des serviteurs et des intercesseurs entre les hommes et les forces spirituelles de l'univers. Ils ne font guère confiance à la souffrance offerte en expiation de la foi chrétienne, mais ils acceptent volontairement de souffrir pour leur propre groupe et pour toutes les créatures vivantes.

Les sept cérémonies originelles des Lakotas et leurs rites sont de nouveau pratiqués aujourd'hui. La Sundance (danse du soleil), la Vision Quest (quête de la vision) et la Sweatlodge (hutte de sudation) sont les plus connues. Chacune implique l'endurance à la souffrance. Chacune essaie de transcender les liens du corps, et d'entrer en contact avec la voix du Sacré.

A l'âge de 38 ans, Mary Thunder fut victime d'une crise cardiaque. Elle « mourut » sur la table d'opération et entra dans le monde spirituel. On lui enseigna ses secrets et on lui dit de retourner sur la Terre pour achever sa tâche. Elle sut que sa vie ne serait plus jamais la même, et un an plus tard elle fit partie de ceux qui participaient à la danse du soleil.

« La danse elle-même, écrit-elle, est la danse de la mort, de la transformation et de la renaissance. Elle est pratiquée pour le renouveau de la Terre, au moment de l'année où le soleil est le plus haut, afin d'attirer les énergies du Père soleil dans la Mère Terre. »

C'est la plus astreignante des cérémonies. Pendant quatre jours et quatre nuits, les danseurs se privent de nourriture et d'eau. Dans la chaleur de l'été, du lever au coucher du soleil, ils dansent autour de l'arbre de vie, en priant pour avoir une vision. Ils font des offrandes de leur propre chair, en se perçant la peau pour faire couler leur sang. Les danseurs montrent ainsi « leur générosité, leur gratitude, leur courage et leur force morale en offrant leur chair, la seule chose qui [...] leur appartienne vraiment. »

Ce fut une décision très importante pour Mary Thunder de participer à la Sundance. Parce qu'il s'agit d'un rituel d'initiation et que son accomplissement peut conduire le danseur à une situation nouvelle de pouvoir et de responsabilité au sein de la communauté. C'est ce qui est arrivé à Mary dont le travail s'est intensifié chaque année.

La hutte du peuple des pierres

Le samedi soir, dans le ranch de Thunder Horse, nous nous rassemblons dans la « hutte du peuple des pierres ». Le feu central envoie des flammes dans la nuit qui devient plus sombre. Ses étincelles s'envolent vers le ciel et se mêlent aux étoiles. Nous entrons dans l'abri avec humilité, sur les mains et les genoux, et nous nous entassons dans l'enceinte minuscule. Des pierres incandescentes sont apportées et la porte est fermée.

Black Elk accomplit, à quatre reprises, un rituel de purification en élevant la voix vers Tunkashila et en jetant de l'eau sur les pierres. L'évaporation remplit la pièce de vapeur chaude qui coupe la respiration et toute pensée. Lorsqu'Emily chante en battant du tambour, sa voix pénètre dans les espaces de l'âme et donne à la souffrance une autre dimension. Chaque vague de souffrance est transformée, s'élève hors du corps et trouve sa voie dans l'univers. Tout ce qui reste, ce sont les visage – des milliers de regards affamés qui saisissent le cœur – et les corps de frères et de sœurs tellement paralysés par la misère qu'ils ne savent plus comment crier.

On comprend alors, bien sûr, que c'est pour cela que nous vivons, que nous poursuivons notre route dans ce monde de douleur, au milieu d'une souffrance qui dépasse les mots et l'entendement. C'est pour les hommes qui ont les yeux vides et le corps décharné. Quelque chose en nous se détend. Quelque chose au plus profond de nous-mêmes embrasse la vie, cette existence minuscule dans le vaste plan de la création. C'est pourquoi nous respirons et nous poursuivons notre chemin – « Afin que les hommes puissent vivre ».




Home La fraternité entre les religions

Le premier musée consacré aux religions du monde sera ouvert à Taïwan en l'an 2000. L'objectif de ce musée est de promouvoir la fraternité entre les différentes croyances et de donner une vue d'ensemble de la culture et de l'art au sein des principales religions –le bouddhisme, le christianisme et l'islam. C'est un enseignant bouddhiste, Htsin Tao, qui se trouve à l'origine de ce projet soutenu par l'archevêque de Taipei.




Home La production alimentaire doit être doublée

Source : Die Welt, Allemagne

La FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) estime que la production alimentaire mondiale doit être doublée d'ici l'an 2025, en vue d'assurer une nourriture suffisante pour la population mondiale qui, à cette époque, sera passée de six à neuf milliards d'habitants. Selon Lester Brown, président du World Watch Institute : « Ce ne sont pas les multimédias ou les autoroutes électroniques, ni les activités de loisirs ou sportives qui dicteront notre avenir. Le problème essentiel, beaucoup plus urgent, est de savoir comment nous allons nourrir neuf milliards de personnes dans un proche avenir. »

Compte tenu de ces prévisions démographiques, les experts soulignent la nécessité d'un changement dans les méthodes agricoles. De leur côté, les écologistes soulignent avec inquiétude que les méthodes d'agricultures conventionnelles détruisent d'ores et déjà l'environnement.




Home Le réveil du bouddhisme en Mongolie

Source : IPS

Depuis que la Mongolie a renversé ses dirigeants communistes, en 1990, et a établi une démocratie, le bouddhisme tibétain a attiré des centaines de jeunes moines, et de nombreux monastères auparavant détruits ont été reconstruits.

Ayant établi des relations culturelles, religieuses et politiques de longue date avec le Tibet, la Mongolie avait très tôt reconnu l'indépendance du Tibet vis-à-vis de la Chine. En 1937, cherchant à détruire les structures religieuses en Mongolie, le régime communiste de ce pays satellite de l'Union soviétique avait sauvagement assassiné 110 000 moines et détruit la majorité des 746 monastères mongols.

Dawa, la petite fille de l'un des moines exécutés, supervise en ce moment la reconstruction de l'un de ces monastères, Erdene Khambyn. Elle a réuni l'équivalent de 20 000 dollars pour la reconstruction du temple, grâce aux habitants de la région, à des pèlerins et à l'ambassadeur de l'Inde. La pièce centrale du temple est une statuette du Bouddha Maitreya, réalisée il y a trois siècles des mains mêmes du premier dirigeant bouddhiste du théocratisme mongol.

Dawa est parvenue à préserver cette statuette de grande valeur en la cachant pendant 60 ans, ne révélant même pas son existence à ses enfants, de peur qu'elle ne soit détruite.

Mis en évidence dans le temple, se trouvent les portraits du Dalaï Lama, du regretté Panchen Lama, décédé en 1989, et du jeune garçon désigné par le Dalaï Lama comme successeur du Panchen Lama. « Nous considérons le Dalaï Lama comme notre chef religieux. La Chine ne peut rien y faire », a déclaré Dawa.




Home L'Unesco demande neuf millions de professeurs supplémentaires.

Source : El Pais, Espagne

L'Unesco estime que le monde manque de neuf millions de professeurs. La situation du corps professoral constitue « un sujet de préoccupation permanent, voire grave », estime Federico Mayor Zaragoza, directeur de l'Unesco. Le monde compte actuellement 50 millions de professeurs.




Home Conférence donnée à Londres

L'actualité des valeurs hindoues face à une société marquée par le stress

par Swami Nirliptananda

Le stress est actuellement la chose la mieux partagée. Il ne s'agit pas là d'un thème philosophique très profond et pourtant, ses implications sont très profondes. Dans la société moderne, le stress affecte chacun d'entre nous, et c'est un mal qui menace notre vie à un stade très précoce. Il peut provoquer une forme de souffrance qui nous empêche de prendre conscience – à travers notre vécu – du sens et du but ultime de la vie. Dès l'instant où le stress s'empare de nous, un certain nombre de phénomènes se produisent dont le plus important est un changement du rythme de notre respiration, lequel provoque dans notre organisme un certain nombre de problèmes.

Dans les Upanishads, nos rishis ont su montrer le rôle déterminant de notre constitution physiologique dans l'équilibre global de l'être, décrivant comment notre corps physique, mental et spirituel, autrement dit comment nos différents sens sont reliés les uns aux autres et interdépendants. Ils ont montré aussi leurs différentes fonctions, et plus particulièrement leur capacité à coordonner notre conscience pour nous permettre de comprendre et de gérer les multiples conflits qui nous travaillent, afin que nous puissions connaître en ce monde une grande paix, une grande harmonie, un grand bonheur. Car au fond, ce monde est un lieu de bonheur, et il y a en nous un océan de félicité, de bonheur. Malheureusement, l'homme souffre parce qu'il ne parvient pas à comprendre et à gérer ses conflits intérieurs. Cette incapacité est en fait liée à un manque de maîtrise de soi.

L'importance de la respiration

Les Upanishads racontent qu'un jour, les sens se sont disputés, chacun prétendant être supérieur aux autres. Ainsi, la vue dit aux autres sens : « Je vais quitter ce corps, nous verrons bien ce qui se passera ! » Puis, de retour, elle s'enquit : « Comment vous en êtes-vous tirés ? » – « Tout s'est bien passé, sauf que nous étions plongés dans l'obscurité ; nous ne pouvions rien voir », répondirent-ils. Alors, les sens de l'ouïe, du goût, de l'odorat et du toucher firent de même. Lorsque le sens du goût s'en allait, la nourriture était fade ; le monde entier devenait silencieux quand l'ouïe n'était pas là et en l'absence d'odorat, point d'odeur. Ainsi, sans les sens, il semblait que le monde cessait d'exister et avec eux, il existait sous une forme ou sous une autre. Le souffle – prana – dit alors : « Maintenant, c'est moi qui m'en vais ! Voyons comment vous vous débrouillerez ! » A peine cette menace exprimée, les sens s'ingénièrent à l'en dissuader et le supplièrent : « Non ! Ne t'en vas pas ! » Car ils savaient bien que dès l'instant où le souffle quitterait le corps, ils cesseraient d'exister. Car tel est le pouvoir de la respiration – pranayama – comme le soulignent nos écritures. Elle est le fondement de notre être, l'élément central de notre existence physique et mentale. Elle nourrit aussi notre vie spirituelle.

Le stress agit sur notre respiration

Lorsque le stress s'empare de nous, il crée dans notre corps une tension qui réduit notre respiration. Le corps a alors un besoin accru d'oxygène pour se rétablir. S'il ne peut obtenir ce surplus d'oxygène, il s'ensuit une détérioration qui se traduit par des troubles tels que des maux de tête ou des migraines. Le stress peut aussi être à l'origine de troubles cardiaques. Tout ceci résulte donc d'une perturbation du souffle causée par le stress.

Dans une étude sur les maladies cardio-vasculaires publiée à New-York, il y a deux ou trois ans, intitulée « Combattre les maladies cardio-vasculaires » (Reversing heart diseases), l'accent a été mis sur le rôle vital de pranayama ou contrôle du souffle. Ainsi la respiration joue-t-elle dans notre vie un rôle central.

Lequel d'entre nous sait vraiment respirer ? Chacun croit savoir respirer correctement et pourtant, beaucoup n'ont même pas conscience du gonflement de leur ventre à l'inspir et de sa contraction à l'expir. Car notre respiration est souvent trop superficielle. Nous parlons de manque de sommeil, mais c'est plutôt de relaxation dont nous avons besoin. Si nous sommes trop tendus, nous ne pouvons nous relaxer et nous nous endormons dans cet état ; c'est alors que les problèmes cardio-vasculaires ou autres commencent. Tels sont les efforts directs d'une nature, d'une vie ou d'un esprit stressé.

La recherche de biens matériels

Le stress affecte aussi des gens qui vont bien et à qui rien ne manque. Lorsqu'il s'installe, cela ne signifie pas nécessairement qu'il y ait un manque spécifique. On s'accorde pourtant à penser que dans la plupart des cas, le stress est engendré par un problème spécifique. Toute la problématique de notre société moderne et matérialiste tourne autour du stress. Dans une vie essentiellement matérialiste, c'est-à-dire tournée vers la recherche de biens matériels, il est normal que le stress se développe, car les satisfactions que nous procurent les biens matériels ne sauraient répondre à notre besoin profond d'harmonie et de paix intérieur. Bien au contraire, plus nous sommes tournés vers la recherche de biens matériels, plus des désirs multiples et contradictoires s'imposent à nous. Nous ne savons plus réfléchir de manière calme et raisonnée à ce que sont nos véritables besoins. Bien souvent, nous ne savons pas ce qui est bon pour nous, et même lorsque nous le savons, nous continuons à rechercher des choses vaines.

Dans la Bhagavad Gîtâ, Arjuna demande à Krishna : « Krishna, même lorsque nous distinguons ce qui est bien de ce qui est mal, nous continuons à faire le mal, comme poussés par une force extérieure. Pourquoi, est-ce ainsi ? Qu'est-ce qui nous pousse ainsi ? » Krishna répond que c'est notre attachement aux plaisirs sensuels qui engendre la passion, la colère et la cupidité. Cet attachement obscurcit notre esprit et fausse notre raisonnement. C'est pourquoi nous ne pouvons distinguer ce qui est bon pour nous, et même quand nous y parvenons, nous continuons nos vaines actions car nous y sommes poussés par notre propre nature. Ainsi, nous n'agissons pas pour satisfaire notre nature physique, la nature en nous, car chacun réagit en fonction de sa propre nature.

C'est là par excellence le champ d'investigation de nos rishis : « Qu'est-ce que l'homme et pourquoi agit-il comme il le fait, comment notre nature évolue-t-elle et dans quelle direction ? » Comment l'homme réagit-il ? Les vibrations de ce que nous entendons, voyons, goûtons, touchons et sentons nous pénètrent et forgent notre nature. De cette nature émerge ce que nous appelons notre caractère, lequel à son tour détermine la qualité de nos affinités et de nos choix qui influencent nos comportements dans un sens rajasique (l'agressivité), tamasique (l'inertie) ou sattvique (l'harmonie).

Notre nature est notre double

Notre nature est ce que nous sommes. Elle est notre double comme le dit Krishna dans la Bhagavad Gîtâ. C'est pourquoi il est essentiel de la comprendre et de la purifier. Lorsque nous nous purifions et que nos passions et nos attachements disparaissent, nous vivons dans la paix, et le stress que nous avions en nous disparaît également.

Ainsi le stress ne vient-il pas nécessairement du monde extérieur, mais se développe en nous parce que nous ne nous connaissons pas nous mêmes. Nous sommes alors incapables de maîtriser les forces naturelles qui nous pénètrent et conditionnent notre comportement et notre caractère.

Prenons l'exemple d'une tasse de poison dans laquelle on verserait une eau pure. Au bout d'un certain temps tout le poison aura débordé et il ne restera dans la tasse qu'une eau pure.

Ainsi en va-t-il de notre nature et de toutes ses négativités accumulées depuis notre naissance ou au cours de vies antérieures. Toutes ces choses accumulées vie après vie constituent notre nature et nous poussent dans une certaine direction. Ne sachant pas comment maîtriser nos forces intérieures, nous restons tributaires de notre nature. Nous allons où elle nous mène, ne sachant que faire.

Pourtant nos rishis l'affirment : « Ce n'est pas une fatalité, nous pouvons maîtriser nos problèmes. » Lorsque ces tensions se développent en nous, nous avons la capacité de les surmonter : par la répétition d'un mantra, nous pouvons empêcher les négativités de s'emparer de nous. Car par nature, l'esprit ne peut s'intéresser qu'à une chose à la fois. Le mantra est une protection de l'esprit et grâce à lui, nous pouvons nous protéger des négativités. Ainsi protégé des influences extérieures, l'esprit commence à se régénérer et avec le temps, notre nature même se régénère. Cette régénération éveille en nous un sentiment de liberté qui fera disparaître les tensions intérieures.

Ainsi lorsque Valmiki – un filou très peu enclin à une vie spirituelle – se mit à répéter en permanence le mantra qu'il avait reçu, son être entier se transforma et de l'homme ordinaire qu'il était, il devint un rishi, par simple répétition du mantra. De même, Siddharta – un homme frustré, stressé et plein d'illusion – s'assit avec détermination sous l'arbre de sagesse, bien résolu à « connaître la vérité ». Après être resté assis immobile aussi longtemps qu'il le fallait, toutes les négativités finirent par disparaître et il émergea de cette épreuve comme le Bouddha, c'est-à-dire éveillé. Et que signifie être « Eveillé » ? Cela signifie homme de connaissance, de sagesse.





Signes des temps

Home Une image de la Vierge à l'Enfant conduit à la découverte d'une source curative

par Pasquo Cassetta

Yankalilla est une petite ville de province, nichée dans une vallée pittoresque à environ une heure et demie de route au sud d'Adélaïde, en Australie.

C'est en août 1994 qu'une paroissienne, Susan Fehlburg, remarqua pour la première fois sur le mur de l'église anglicane quelque chose qui ressemblait à une image de la Vierge à l'Enfant. Lorsqu'elle la montra au Père Andrew Nutter, d'origine canadienne, lui aussi distingua l'image. Elle apparaît au milieu d'une sorte de tache due aux inégalités du revêtement en plâtre, au-dessus et à droite de l'autel.

En juillet de cette année (1996), le révérend Nutter parla du phénomène dans un journal local. Depuis lors, la nouvelle de cette apparition a fait le tour du monde. La BBC Radio 5, par exemple, a interviewé le Père Nutter pour son programme de nuit. Le Père Nutter a reçu un appel de sa sœur à Ottawa, au Canada, qui lui disait avoir entendu cette histoire à la radio locale. Une femme vivant à Mobile, Alabama (E.-U.), lui écrivit qu'elle avait lu un article à ce sujet dans son journal. Il semble que l'agence Reuter ait repris la nouvelle et l'ait diffusée dans le monde entier.

Sur place, l'histoire a bénéficié d'une large diffusion. Les principaux journaux d'Adélaïde ainsi que le très sérieux quotidien de Melbourne, The Age, lui ont consacré une série d'articles.

Lisa Foley, membre du groupe de méditation de transmission d'Adélaïde, a été invitée par le journal Advertiser pour une interview dans l'église, et a relié ce phénomène à la série de miracles et d'apparitions qui se produisent actuellement dans le monde entier. L'article, publié dans le numéro du samedi de ce journal (qui compte environ un demi million de lecteurs) relatait que :

« – le phénomène de Yankalilla était un nouveau signe pour l'humanité de la venue d'un Christ Instructeur afin de réunir toutes les religions ;

– le nouvel instructeur enseignerait à toute l'humanité qu'il n'y a qu'un seul Dieu pour tous ;

– l'image de Yankalilla fait partie d'un puzzle formé de nombreux phénomènes annonçant une nouvelle ère de sagesse spirituelle universelle. »

Le journal télévisé a parlé de l'apparition de Yankalilla non seulement localement mais aussi sur le plan national. Le Père Nutter a raconté comment l'équipe de télévision est venue à Yankalilla en hélicoptère, atterrissant sur un terrain proche, pour l'interviewer dans l'église avant de rentrer à Adélaïde pour le journal du soir. Le Père Nutter a également donné de nombreuses interviews à la radio d'Adélaïde.

Toutes ces informations diffusées par les médias ont attiré un sourcier à Yankalilla. Ce sourcier signala au Père Nutter la présence d'un cours d'eau passant sous l'église. Le Père Nutter avait déjà envisagé la possibilité que l'apparition de Yankalilla pouvait être importante non seulement pour ses paroissiens mais aussi pour tous les Australiens. La découverte du cours d'eau lui confirma que cet endroit pourrait devenir un centre de pèlerinage et de guérison. Il se demanda quelle était la signification du cours d'eau.

Entre temps, j'avais adressé un fax à Benjamin Creme, à Londres, afin de vérifier l'origine de l'apparition et du cours d'eau. Il me confirma par retour que le phénomène était bien réel et que le cours d'eau, de même que l'apparition, étaient l'œuvre du Maître qui avait été la Madone et que l'eau aurait des propriétés curatives. Je transmis cette information au Père Nutter.

Ce dernier, qui avait déjà lu la Mission de Maitreya, tome II, de Benjamin Creme, fut heureux d'apprendre cette nouvelle qui lui confirmait son intuition sur la nature du phénomène. Il fut décidé de creuser pour trouver l'eau. Mais il restait à savoir où creuser.

Un autre fax en provenance de Londres apporta une recommandation du Maître de Benjamin Creme sur l'emplacement de la source. Le forage fut réalisé il y a quelques jours (fin septembre), à l'endroit exact indiqué : à deux mètres du mur, en face de l'image. Et on trouva de l'eau !

Le Père Nutter prévoit d'en offrir à ceux qui viendront assister à la messe hebdomadaire des pèlerins, ainsi qu'aux personnes qui défilent à l'église tous les jours de la semaine, venant des quatre coins de l'Australie.

Le Maître de Benjamin Creme confirme l'authenticité de la vision des enfants. Les hommes en blanc étaient un groupe de Maîtres.


Home Ovnis : une vague d'apparitions en Israël

Source : VARA Teletekst, Pays-Bas

Depuis trois mois, d'innombrables Israéliens, en divers endroits, ont aperçu des ovnis. Les journaux ont relaté ces événements, en particulier l'apparition d'un ovni en forme d'œuf que des centaines de personnes ont vu au-dessus de Tel Aviv.

Des sceptiques y voient de l'hystérie collective, provoquée par le film à succès « Independence Day », et une série télévisée très suivie, « Aux frontières du réel ».

Un homme prétend être monté dans l'un des ovnis. Son histoire a été accueillie avec beaucoup de scepticisme, mais les médias s'interrogent tout de même sur la raison pour laquelle le gouvernement israélien a demandé à la Nasa d'analyser des échantillons de poussière prélevée sur les vêtements de cet homme, après sa « visite » à bord.




Home Aux Philippines, des images pieuses apparaissent sur des pétales de roses

Source : Signs of Our Times, Etats-Unis

Depuis 1991, Carmelo Cortez, un jeune philippin qui a eu de nombreuses expériences de la Vierge, est capable de manifester des images très détaillées, du Christ, de la Vierge Marie et d'autres saints, sur des pétales de roses. Ces phénomènes s'accompagnent de guérisons.

En juin 1991, Carmelo Cortez, âgé de 21 ans, vivait dans un quartier de squatters à San Francisco del Monte, à Quezon City, aux Philippines. Il reçut un portrait de la Vierge qu'il plaça sur un autel. La nuit suivante, il entendit une voix douce et perçut le son d'une musique merveilleuse. Il en chercha l'origine et s'aperçut qu'elle émanait du portrait. La Madone versait des larmes de sang et l'enfant-Jésus semblait les recueillir dans une main. Par la suite, le portrait fut placé dans une église, sur l'autel, et un parent de C. Cortez guérit de la fièvre. Deux jours plus tard, Carmelo Cortez affirma qu'il avait été de nouveau réveillé par une musique merveilleuse et que la Vierge commençait à lui donner des messages. Depuis lors, il l'a vue et lui a parlé à plus de cent reprises.

D'autres miracles ont accompagné ces manifestations. Christine Dayrit, chroni-queuse de presse, a raconté un miracle dont d'autres personnes ont également fait l'expérience : des images pieuses apparaissant sur des pétales de roses.

« Il [C. Cortez] retira une rose blanche d'un vase rempli de fleurs fraîches que nous avions apportées. Il enleva les pétales de la tige après avoir retiré le sépale. Puis il déposa les pétales, un par un, sur nos épaules alors que nous récitions des prières... Après quelques instants, il nous demanda de regarder les pétales. A notre grand étonnement, ce qui n'était à l'origine que de simples pétales de roses blanches montrait l'image du Christ crucifié. »

D'autres personnes présentes « pleurèrent de joie » alors que les images de la Vierge, du Sacré-Cœur, de la Mère à l'enfant, de St Joseph et l'enfant, de St François d'Assise, et de beaucoup d'autres saints étaient apparues sur les pétales déposés sur leurs épaules. De nombreuses personnes ont signalé avoir été guéries de divers maux par C. Cortez. Ce dernier a déclaré : « Ce n'est pas moi qui vous guéris du quelconque mal physique ou émotionnel dont vous souffrez. C'est Jésus par l'intercession de la Vierge. Je ne suis qu'un instrument. »




Home Au Cameroun, sept adolescents voient apparaître la Vierge Marie

Source : The Tablet, un hebdomadaire international catholique

The Tablet, un hebdomadaire international catholique, publie dans son numéro du 21 septembre 1996 un article qui avance que la Vierge Marie est apparue dans le petit village de Nsimalen, près de Yaoundé, la capitale du Cameroun, en 1996.

Sept adolescents l'ont vue pendant une période de neuf jours. Belinga Luc Marc, élève de l'école primaire locale à ce moment-là, a raconté : « Il était environ une heure de l'après-midi ; il n'y avait pas de soleil et peu de vent. Nous l'avons vue au sommet d'un arbre, vêtue d'un blanc immaculé. Elle était accompagnée d'hommes également vêtus de blanc. Ils semblaient flotter dans l'air. A ce moment-là, seul les enfants la voyaient. »

Des milliers de personnes venant de tout le pays ont afflué à cet endroit où un sanctuaire a été dressé, continuant à attirer les visiteurs en grand nombre.

L'arbre sur lequel la Vierge a été aperçue pour la dernière fois, maintenant appelé l'arbre de paix, est apparemment doté de grands pouvoirs de guérison. On fait bouillir son écorce avec de l'eau provenant de l'un des réservoirs d'eau bénie placés sous le sanctuaire, et cette potion est donnée aux malades. Des miracles et des guérisons miraculeuses ont été rapportés : une petite fille muette s'est mise à parler après avoir vu la Vierge ; un aveugle a retrouvé la vue ; un handicapé a jeté ses béquilles et s'est mis à marcher ; le soleil et la lune brillaient ensemble à 9 heures du matin.

Le Maître de Benjamin Creme confirme l'authenticité de la vision des enfants. Les hommes en blanc étaient un groupe de Maîtres.



Tendances

Home Le journal aux bonnes nouvelles

Source : The Independent, G.-B.

David Christian Hamblin, adepte de la pensée positive, lutte contre l'opinion très répandue selon laquelle seules les nouvelles négatives valent la peine d'être diffusées. Son journal trimestriel plein de bonnes nouvelles, The World Times, basé à Santa Fe, au Nouveau Mexique, regorge d'informations sur des célébrités, des entreprises et des communautés agissant dans le sens de la bienveillance (sujets d'ailleurs traités par Share International depuis une quinzaine d'années), et fait la promotion de la médecine holistique, de l'alimentation végétarienne et de la spiritualité.

Cette idée a traversé l'esprit de D. Hamblin alors qu'il marchait dans le désert et qu'il traversait une période particulièrement noire de sa vie, et que les mauvaises nouvelles publiées par la presse ne faisaient qu'amplifier sa dépression. Depuis le lancement de son journal, il y a deux ans, le nombre des lecteurs a atteint 30 000, et il est maintenant vendu en Italie et en Allemagne. Afin de favoriser son expansion, D. Hamblin espère rassembler un million de dollars et envisage, en collaboration avec Disney, la création d'un programme d'informations télévisées positif, concurrent du magazine d'actualités 60 Minutes.




Home Appel à l'aide en faveur de l'Irak

Le porte parole du Secrétaire général des Nations unies a annoncé que le Département des affaires humanitaires (DAH) lance un appel humanitaire conjoint avec toutes les agences onusiennes, en faveur de l'Irak, pour couvrir les besoins de la période allant d'octobre à décembre 1996. Le DAH espère recueillir près de 40 millions de dollars afin de pourvoir aux besoins de premières nécessités des populations irakiennes les plus vulnérables, pour les trois mois à venir. Ce programme a été instauré en réponse à la détoriation de la situation humanitaire qui sévit dans tout le pays. La recrudescence des hostilités dans le Nord a engendré le déplacement de près de 20 000 personnes, et 39 000 autres réfugiés ont fui vers l'Iran.

La plupart des réfugiés ont besoin d'une assistance immédiate lorsqu'ils rentrent chez eux. Les écoles, les hôpitaux, l'eau et l'équipement sanitaire ont été endommagés ou pillés. Selon le DAH, la majorité de la population civile irakienne vit désormais en dessous du seuil de pauvreté. Les revenus des ménages ne représentent généralement guère plus qu'une fraction des revenus disponibles avant 1991. La malnutrition gagne du terrain tandis que plus de 50 % des enfants et des femmes ne parviennent pas à subvenir à plus de la moitié de leurs besoins en calories.




Home L'ONU est nécessaire à la paix et au développement

James Speth, directeur du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) a fait appel aux Etats-Unis pour « guider la communauté des donateurs et le monde, à ce moment critique de l'après Guerre Froide ».

S'adressant à l'Association de politique étrangère basée aux Etats-Unis, à New-York, J. Speth a déclaré que « bien que le développement humain ait connu des réussites remarquables, le désespoir est toujours le lot de nombreuses personnes et 1,3 milliards d'individus vivent dans une pauvreté absolue ».

Au sujet de l'ONU, J. Speth a déclaré qu'aucune institution d'aide au développement ne possédait autant d'atouts, en ajoutant que si « nous voulons avoir une ONU pour la paix, il nous faut une ONU pour le développement. » « Les Nations unies offrent un forum unique pour élever la conscience publique, définir l'agenda du développement international et édifier le consensus nécessaire à l'action », a-t-il précisé.




Home Le prince de Galles s'élève contre l'agriculture intensive

Source : The Daily Telegraph, The Guardian, The Times, G.-B.gn

Le prince de Galles, héritier de la Couronne britannique, a prononcé un discours très sévère lors du cinquantième anniversaire de l'association Soil (Sol) à Londres. Soil fait la promotion des méthodes d'agriculture biologique que le prince emploie lui-même avec succès sur ses propres terres depuis onze ans.

Le prince Charles a mis en accusation l'agriculture intensive qui, selon lui, représentera un fardeau financier pour les générations futures. Il s'est également élevé contre la production d'aliments à faible potentiel nutritif, qui représente une menace pour la santé et entrave le développement intellectuel des enfants. L'agriculture industrielle liée à l'usage des pesticides ravage les sols, pollue les cours d'eau et détruit la vie sauvage, a affirmé le prince. Et traiter les animaux comme des machines a provoqué des résultats souvent terrifiants, a-t-il poursuivi. Il a cité le cas des vaches dont l'espérance de vie était auparavant de vingt ans et qui, parce qu'elles doivent produire maintenant leur poids en lait chaque mois, « se meurent à l'ouvrage au bout de sept ans ».

Le prince Charles a déclaré que la maladie de la vache folle était « un exemple coûteux montrant comment la nature réagit à nos agressions lorsque nous violons ses lois. »

Il estime que les agriculteurs ne sont pas responsables d'avoir produit ce que voulaient les consommateurs : « une nourriture bon marché et en grande quantité. » Il pense que l'Union européenne devrait encourager financièrement les agriculteurs à offrir à la société des services pour améliorer l'environnement et promouvoir le respect de la santé et de la nature dans toute la chaîne alimentaire. Il s'est également fait l'écho des craintes que suscitent les manipulations génétiques « à la Frankenstein » perpétrées sur les animaux et les cultures et il a demandé la convocation d'une Commission royale permanente pour considérer les questions éthiques.




Home Des satellites espions américains reconvertis en observateurs de l'environnement

Source : Reuters

Des satellites américains utilisés par la CIA se sont vu attribuer une nouvelle mission d'après Guerre Froide, consistant à surveiller des zones écologiquement sensibles à travers le monde. Il s'agit d'aider un groupe de scientifiques non gouvernementaux à analyser les fluctuations des tendances écologiques au cours du temps. Sur environ 500 sites potentiels, ce groupe de scientifiques a sélectionné quelque 260 sites dans le monde entier.

John Deutsch, chef de la CIA, a déclaré : « Ce programme fournira aux scientifiques une trace des « transformations écologiques subtiles », ce qui leur permettra d'améliorer grandement leur capacité à prévenir des dangers de catastrophes, ceci pour la santé et le bien-être de nos citoyens. »




Home Le travail est de l'amour manifesté

Source : San Francisco Chronicle, San Francisco Examiner, E.-U.

 Au cours de ces 18 derniers mois, à travers le sud des Etats-Unis, une cinquantaine d'églises à majorité noire ont été brûlées par des incendiaires. Cela a incité des congrégations religieuses du pays à exprimer leur opposition à ces forces de haine et à contribuer, sous de multiples formes, à leur reconstruction.

Au mois de juin dernier, des membres d'une dizaine d'églises et de synagogues de la baie de San Francisco ont rejoint l'Alabama afin d'aider à la reconstruction de deux églises noires. Durant une semaine, ils ont habité dans un camp de travail monté par des Quakers venus de Washington. Ce sont les gens du pays qui ont assuré l'intendance, et des chanteurs de gospels ont accompagné les repas. Voici le témoignage d'un travailleur : « Leur foi nous a inspiré. Ils n'ont fait de reproche à personne. Ils n'étaient pas animés par des sentiments négatifs ou de vengeance. Imaginez cela. » Des Blancs et des Noirs, des Asiatiques et des Latino-américains, des juifs et des chrétiens, ont travaillé ensemble en communion sous l'intense soleil de l'Alabama. « C'était comme si Dieu avait soulevé un peu un coin du voile, afin de nous permettre de voir à quoi ressemble le ciel, à quoi devrait ressembler le royaume de Dieu et le but vers lequel nous devrions tendre », a déclaré un autre bénévole.




Home L'énergie éolienne prend de l'ampleur dans les pays en voie de développement

Source : IPS

 Selon un groupe de chercheurs américains, les pays en voie de développement se tournent de plus en plus vers l'énergie éolienne, en tant que source d'énergie non polluante.

D'après Christopher Flavin, vice-président du Worlwatch Institute, de Washington, « le développement de l'énergie éolienne prend de l'ampleur ». Avec ses 3 000 turbines à air opérationnelles, l'Inde est le leader des pays en voie de développement pour la production d'électricité par énergie éolienne. En Chine, les officiels estiment que le potentiel de production d'énergie éolienne du pays est de l'ordre de 253 000 mégawatts, ce qui dépasse d'environ 40 % les capacités de production d'énergie actuelle de quelques sources qu'elles soient, y compris les barrages et les centrales à charbon.

La maîtrise du vent épargnera aux pays en voie de développement une hausse des coûts relatifs à la santé, à la purification de l'environnement et aux dommages subis par les récoltes en raison de la combustion du charbon.




Home Le Danemark triomphe de la lassitude des donateurs

Source : The Earth Times, E.-U.

En ces temps de restriction et de « lassitude des donateurs », la communauté internationale, autrefois généreuse, fournit de moins en moins d'aide au développement.

Résistant à cette tendance, le Danemark continue à s'impliquer avec passion dans la résolution des problèmes sociaux du monde.

Dépassant le taux de référence de 0,7 %, le Danemark consacre environ 1,02 % de son PNB à l'aide au développement, proportion la plus importante de tous les pays donateurs et représentant 1,5 milliards de dollars par an. En 1994, le Danemark a affecté presque la moitié de ce montant à des dons purs et simples, accordés à 20 pays. Une part de cette aide revient au Danemark lorsque, par exemple, ses entreprises privées construisent des routes ou servent de conseil pour les projets d'alimentation en eau dans les pays bénéficiaires. Une autre partie de l'aide Danoise au développement (44,5 %) est du type multilatéral, allant principalement aux Nations unies. Des sondages récents montrent que les citoyens danois approuvent largement ce haut niveau de générosité.




Home Des capteurs de brouillard dans le nord du Chili

Source : Development 96, BBC World Service, G.-B.

 Au nord du Chili, là où le désert rejoint la mer, le taux des précipitations est le plus faible au monde, et les pénuries d'eau ont fortement ralenti le développement et la prospérité de la région. Les forêts, qui fournissaient autrefois l'approvisionnement en eau, ont été rasées depuis longtemps. Depuis de très nombreuses années, l'approvisionnement devait être acheminé par la route ; les gens souffraient du manque d'eau et tombaient malades. Mais, le village de Chungungo, aux abords du désert, entouré de montagnes et bordé par la mer, a trouvé un moyen de couvrir presque totalement ses besoins.

Les habitants ont pu se raccorder à une source naturelle abondante : le brouillard. Grâce à un investissement initial de 100 000 dollars, don du Canada, 70 filets immenses ont été accrochés aux versants de la montagne surplombant le village, afin de récolter l'eau provenant de la brume, poussée par le vent. En passant à travers les mailles, la brume se condense en humidité. Les particules d'eau s'accumulent et pénètrent dans des tuyaux qui les transportent par gravité jusqu'au village. Ce collecteur de brouillard, rentable et fiable, garantit un apport régulier de quelque 12 500 litres par jour à une communauté jadis assoiffée. L'eau, maintenant suffisante pour les besoins domestiques, a permis une amélioration des conditions d'hygiène.

Le système de Chungungo intéresse plusieurs autres pays, comme le Pérou, l'Equateur, la Namibie et le Cap-vert, qui ont envoyé des experts sur place pour l'étudier.





Les priorités de Maitreya

Home Les visages de la pauvreté

par Rick Roark Source : Voir à la fin de l'article

L'une des caractéristiques de la Guerre froide était que les systèmes capitalistes et communistes rivalisaient afin d'obtenir les faveurs des pays en voie de développement. Maintenant que le « marché » semble avoir gagné la partie, la situation a rapidement changé : l'intérêt porté au tiers monde décline manifestement. Et soudain, les médias, eux aussi, se soucient moins de la faim et de la pauvreté. Rick Roark examine les faits.

Les visages de la pauvreté sont multiples. Ce sont pour la plupart des visages de femmes, sans lesquelles la victoire sur la pauvreté ne peut être remportée. Il y a également les visages des enfants, des jeunes, des handicapés et des personnes âgées, ceux des peuples indigènes, des itinérants et des réfugiés, ceux que le « progrès » a repoussé à la périphérie. Appelés collectivement les déshérités ou les marginaux, c'est d'abord sur eux que doivent se concentrer tous les efforts sérieux d'éradication de la pauvreté.

Celle-ci revêt aussi différentes formes : pauvreté endémique dans les pays les moins développés, îlots de pauvreté au milieu de l'opulence des pays riches, pauvreté soudaine due à un désastre d'origine humaine ou naturelle, pauvreté provisoire due à un licenciement, pauvreté de longue durée de subalternes exploités. Dans tous les cas, l'exclusion sociale qu'elle entraîne est une violation de la dignité humaine et une menace pour la vie.

Une vue d'ensemble

Sur les 5,7 milliards d'habitants de la planète, on estime le nombre des pauvres à 1,3 milliards. Individus et familles sont partout concernés, bien que les plus déshérités vivent dans le tiers monde, où ils représentent un tiers de la population. Les plus démunis, environ la moitié, survivent en Asie du Sud, qui héberge 30 % de la population mondiale.

C'est en Afrique que l'extrême pauvreté est la plus concentrée, en particulier dans la région subsaharienne. En Afrique se trouvent environ 16 % des plus déshérités du monde, mais une bonne moitié des Africains sont pauvres.

A l'échelle mondiale, 80 % des pauvres vivent dans les zones rurales, les revenus de la population des pays déshérités dépendant de l'agriculture. Mais l'accroissement de la population et l'insuffisance des surfaces cultivables disponibles modifient rapidement la démographie de la pauvreté. Séduits par des perspectives meilleures, un nombre croissant de déshérités est attiré vers les villes. La plupart sont des hommes qui laissent leur femmes au village s'occuper de la famille. La pauvreté rurale contribue ainsi à alimenter la misère urbaine.

D'après un rapport du CNUEH (Centre des Nations unies pour les établissements humains), quelque 300 millions de citadins du tiers monde vivent dans la pauvreté, sans revenus suffisants pour répondre à leurs nécessités fondamentales de logement et de nourriture. L'accroissement rapide des populations urbaines a aussi une fâcheuse incidence, non seulement sur le logement et les infrastructures, mais aussi sur l'environnement.

Au moins 600 millions de personnes des zones urbaines des pays en voie de développement vivent dans un état de santé précaire. Dans certaines villes, plus de la moitié de la population habite dans des taudis ou des bidonvilles. Les cités tentaculaires du monde se muent de plus en plus en cités du désespoir pour une partie toujours plus grande de l'humanité.

Selon le New York Times, plus de 20 % de la population du « Grand New York » vit au-dessous du seuil de pauvreté. Au cours des cinq dernières années, plus de 250 000 habitants de cette région ont séjourné dans des refuges pour sans-abri. En Europe également, les centres-villes servent de plus en plus de « refuge » aux sans-abri. Londres héberge officiellement environ 400 000 sans abri, et Paris environ 100 000 sur le demi-million de sans-abri français. La situation est encore pire dans les pays du tiers monde où plus de 60 % des habitants vivent dans des bidonvilles ou dans des taudis à l'intérieur des villes. D'après le rapport du CNUEH, à Calcutta, Dacca et Mexico, plus de 25 % des individus constituent ce que l'on nomme parfois la « population flottante ».

Les jeunes, victimes de la pauvreté

Les jeunes sont les plus vulnérables.

– 13 millions d'enfants meurent dans le monde chaque année de malnutrition et de maladies qui pourraient être évitées.

– Environ 200 millions d'enfants, en dessous de 5 ans, soit 36 % de cette classe d'âge, souffrent de grave malnutrition.

– Même dans le pays le plus riches du monde, les Etats-Unis, un enfant meurt de causes liées à la pauvreté toutes les 35 minutes, tandis que près d'un sur quatre, en dessous de 6 ans, est actuellement élevé dans la misère.

– L'exploitation et la pauvreté contraignent jusqu'à 160 millions d'enfants au travail, et environ deux millions à la prostitution.

La jeunesse est une ressource menacée. Pendant la « décennie perdue » des années 1980, une proportion écrasante de 65 % des jeunes à vécu dans les pays aux revenus les plus bas (moins de 1 000 dollars par an). Au rythme actuel, d'ici à 2025, environ 88 % des moins de 15 ans de la planète habiteront le tiers monde. Le chômage et la pauvreté des jeunes sont pourtant préjudiciables au développement.

Une nouvelle urgence

Un telle persistance de la pauvreté dans un monde par ailleurs en progrès est, selon les experts de l'ONU, le contre-coup de la faillite des hypothèses de développement « au goutte-à-goutte » des années 1960, des espoirs déçus d'un nouvel ordre économique international des années 1970, et de la « décennie perdue » des années 1980. D'après l'Unicef (rapport 1995 sur le Progrès des nations) : « La pauvreté et le désespoir [...] ont créé des synergies destructrices découlant d'accroissements rapides de population, de pressions écologiques, de tensions sociales et d'instabilités politiques de nature et d'importance à ne laisser finalement aucune communauté intacte. »

La récente Déclaration de Copenhague sur le développement social, et le Programme d'action du sommet mondial pour le développement social (1996), ont vivement recommandé qu'on accorde une priorité toute particulière « aux besoins et aux droits des femmes et des enfants, qui souvent supportent tout le fardeau de la pauvreté, et aux besoins des groupes et des personnes vulnérables et déshéritées. » Ils ont de plus insisté afin que des actions spécifiques, axées sur le peuple, soient entreprises par les gouvernements pour réduire la pauvreté, des actions telles que de rendre accessibles les ressources productives (par exemple le crédit, les terres, l'enseignement et la formation, la technologie, les connaissances et l'information) ainsi que les services publics. Ciblant les groupes vulnérables, ils ont également vivement conseillé que chaque personne puisse bénéficier d'une protection économique et sociale suffisante en période de chômage, de maladie, de maternité, de veuvage, d'infirmité et de vieillesse.

Comme le Pape Jean-Paul II l'a déclaré dans son allocution à l'Assemblée générale des Nations unies en 1995, les besoins des pauvres doivent être protégés. « Ils ont eux aussi un rôle à jouer dans l'élaboration d'une société vraiment digne de la personne humaine, a-t-il déclaré, une société dans laquelle nul n'est pauvre au point de n'avoir rien à donner et nul n'est riche au point de n'avoir rien à recevoir. »


Sources : UN Department of Public Information ; UN World Survey on the Role of Women in Development 1994 ; UN Report on the World Situation 1993 : UN 1995 Human Development Report ; UNICEF, The Progress of Nations 1995 ; World Health Organization ; UN Centre for Humain Settlements ; The New York Times.





Faits et prévisions

Home Des experts prévoient un krach boursier

Source : NRC Handelsblad, Pays-Bas

 

Les marchés boursiers sont comme des casinos où des joueurs sont « accrochés » par l'appât du gain. Ils vont jusqu'à dissimuler leur richesse et engendrent une atmosphère criminelle. C'est une bulle sur le point d'éclater. » (Un collaborateur de Maitreya, dans Partage International, juin 1989)

Un expert financier britannique, Tony Dye, attend un krach boursier. Selon lui, depuis quarante ans, les valeurs mobilières n'ont jamais été aussi surévaluées qu'à l'heure actuelle. Il compare les marchés boursiers à une « bulle » ou à des « châteaux en Espagne ». Son point de vue est d'autant plus remarquable que T. Dye exerce la fonction de directeur des investissements chez Philips and Drew Fund Management, l'un des plus grands fonds de placements financiers britanniques, qui dispose d'une capacité d'investissement de quelque 400 milliards de francs.

T. Dye affirme que la ruée vers l'or qui prédomine actuellement sur les marchés financiers n'a pas de fondement autre que la nécessité pour les investisseurs de placer leurs immenses réserves de capitaux.

T. Dye joue donc la prudence dans ses investissements, à l'encontre même du souhait de nombre de ses clients, et les capitaux disponibles sont largement placés en devises fortes. Il soutient que cette stratégie s'avérera gagnante lorsque le krach boursier, qu'il juge inévitable, se produira.




Home Annulation de la dette des pays les moins avancés

Associated Press

 « La dette des pays pauvres sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (mai 1989)

Les ministres des Finances des sept pays les plus riches ont adopté un plan d'annulation de la dette pour les pays les moins avancés (PMA). Cette mesure prise par les pays du G7 annulerait plus de sept milliards de dollars de dette, au profit d'une vingtaine de pays parmi les plus endettés du monde, majoritairement africains. Le G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) s'est engagé à supprimer jusqu'à 80 % de la dette de ces pays. Actuellement, les pays industrialisés acceptent d'abandonner sélectivement leurs créances sur des pays en voie de développement qui répondent à certains critères, jusqu'à hauteur de 67 % de leur dette. Les représentants des gouvernements ont estimé que l'Ouganda pourrait être l'un des premiers pays à remplir les conditions requises pour bénéficier de ce programme d'annulation. L'organisation humanitaire britannique Oxfam International estime pour sa part que cette mesure permettrait à l'Ouganda d'économiser 80 millions de dollars en paiement d'intérêts, soit six fois les dépenses de santé du pays.




Home Une banque agit pour les forêts

Source : Interpress Service

 « L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (juin 1989)

Philippines — La Banque de Développement asiatique (Asian Development Bank, AsDB) a annoncé qu'elle refuserait de financer toute infrastructure rurale ou autres projets d'investissements publics contribuant à la destruction des forêts. Selon une étude récente, la superficie totale des forêts de l'Asie du Sud Est a diminué de 9 % entre 1980 et 1990, soit environ 45 millions d'hectares. La diminution moyenne annuelle des surfaces couvertes de forêts est pratiquement double du taux annuel de reboisement, lequel s'élève à 2,1 millions d'hectares. La région contient un quart des forêts tropicales mondiales et la moitié des espèces végétales et animales de la Terre. L'AsDB a défini trois principaux objectifs pour sa nouvelle politique des forêts : la protection du sol, de l'eau et de la diversité biologique des forêts ; l'exploitation raisonnable des ressources ; et la participation des collectivités locales et des ONG à la formulation et au suivi des décisions d'ordre politique.

« La Banque soutiendra des projets visant à créer des emplois dans les campagnes, afin de réduire l'exploitation illégale des forêts », a également annoncé Richard Bradley, directeur du département agricole de l'AsDB. « Les projets agricoles encourageront la production intensive sur les plaines existantes plutôt que l'extension des surfaces cultivées par déforestation », a-t-il ajouté. « Ils favoriseront également la plantation d'arbres sur les plateaux et le reboisement des zones forestières saccagées. »




Home Signature du traité sur l'abolition des essais nucléaires

Source : Los Angeles Times, E.-U. ; The Guardian, G.-B.

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (juin 1989)

Le pacte interdisant les essais nucléaires a été ratifié par toutes les grandes puissances nucléaires (Etats-Unis, Chine, Grande-Bretagne, France et Russie) ainsi que par plusieurs dizaines de pays. Dans la saga du contrôle des armes, c'est le traité qui a nécessité les plus longues batailles et les plus âpres négociations. Le traité n'aura réellement valeur de loi qu'après sa ratification par les 44 pays ayant entrepris des programmes de recherche nucléaire ou disposant de réacteurs nucléaires. L'un de ces pays, l'Inde, a jusqu'à présent refusé de signer cet accord, car il n'implique pas le démantèlement des arsenaux existants. Mais lors de la cérémonie de signature à l'ONU, le président américain Bill Clinton a déclaré que ce traité allait « inévitablement promouvoir un nouvel idéal international contre les essais nucléaires ». Le premier ministre norvégien, Gro Harlem Brundtland, a pour sa part déclaré : « Dans les annales de l'histoire, il sera dit que des essais nucléaires furent conduits pendant quarante ans au cours du vingtième siècle, puis cessèrent à tout jamais. »





Citation

Home Extrait du message n° 126

par Maitreya

« Aidez-moi dans ma tâche, mes frères et sœurs,
et informez tous ceux que vous connaissez
que le besoin de justice est d'une importance suprême dans notre vie.
Le seul manque de justice sépare l'homme de l'homme et menace l'humanité elle-même.
Sachez-le, mes amis et frères, et sachez que la Lumière triomphera. »





Courrier des lecteurs

Home Le troisième chant du coq

Cher Monsieur,

En juillet 1990, je rentrais du Midi de la France avec un ami. Au milieu de l'après-midi, nous nous arrêtâmes sur la route de Clermont-Ferrand.

Je venais de sortir de la voiture lorsque je remarquai un homme qui venait vers moi pour me demander de l'argent. Instinctivement, je reculai, prétendant que je n'avais rien sur moi, et continuai mon chemin sans en tenir compte. Puis je commençai à éprouver du remords quant à mon attitude.

La visite de la ville occupa la plus grande partie de l'après-midi. Je contemplais une devanture de magasin lorsque quelqu'un me toucha l'épaule. Je me retournai et reconnu le même homme qui, sans dire un mot, éprouvait encore une fois ma générosité. Comme j'étais affecté par la manière dont j'avais réagi précédemment, cette fois, je n'hésitai pas à lui donner de l'argent, avec quelque maladresse car j'étais très surpris de cette rencontre fortuite. L'homme fit quelques gestes de remerciements puis disparut.

Toutefois, j'étais toujours mécontent à l'idée d'avoir donné de l'argent à contre-cœur. Je me mis à espérer secrètement que le « hasard » n'avait pas dit son dernier mot. Je rassemblai toute ma monnaie et la mis dans la même poche.

Au bout de plusieurs heures, comme le soir tombait, nous décidâmes de retourner à la voiture. Environ dix minutes plus tard, comme nous approchions d'une église dans une zone faiblement éclairée, à ma grande surprise, le même homme sortit de l'obscurité et se dirigea amicalement vers moi.

Comme j'en avais eu l'intention, je sortis la monnaie de ma poche et la lui donnai. Tandis que nous nous serrions la main, son visage s'illumina d'un sourire radieux et je sentis, à ce moment-là, l'amour qui émanait de cet être étrange. Alors que j'essayais d'engager la conversation, il me fit un joyeux signe de bénédiction et disparut dans une ruelle.

Je remarquai que mon ami, qui avait été avec moi toute la journée, n'avait rien vu d'inhabituel.

Les années ont passé, mais je me souviens toujours de cette « leçon » où j'ai dû m'interroger trois fois avant de comprendre et de ressentir ce don d'amour de la part de quelqu'un qui m'était totalement inconnu.

Je me demande aujourd'hui s'il pouvait s'agir de Maitreya ou de l'un des Maîtres. Pouvez-vous, je vous prie, m'éclairer ?

  M. L. M., St Doulchard, France

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.


Home La porteuse d'eau

Cher Monsieur,

Le 17 novembre 1995, j'ai assisté à une conférence de Benjamin Creme à New York. Pendant la pause, alors que je feuilletais quelques ouvrages exposés sur les tables au fond de la salle, je remarquai une femme d'une soixantaine d'années qui distribuait des flacons d'eau de Tlacote. A ce moment-là, j'ai songé à un de mes amis gravement malade et j'ai pensé que je pouvais bien lui en offrir. Lorsque je me suis approché de la femme pour me renseigner sur l'eau, je l'ai regardée dans les yeux et j'ai été stupéfait de leur beauté. En même temps, j'ai ressenti une paix totale tout en étant inconscient de tout ceux qui m'entouraient. Cette sensation n'a duré que quelques secondes et ensuite la femme m'a paru tellement ordinaire...

Pouvez-vous, je vous prie, me dire qui était cette femme ? Aurait-elle pu être adombrée par Maitreya ? S'agissait-il d'une rencontre avec Maitreya ou un Maître ?

  M. C., New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que la « femme » était Maitreya. L'auteur de cette lettre a été la seule personne de la salle à voir Maitreya.


Home Le cadeau d'un pauvre homme

Cher Monsieur,

Il y a quelques années, ma fille Yvonne, qui est en chaise roulante, et moi-même, nous nous promenions en fin d'après midi dans le beau parc de Schadau-Schloss à Thunersee. Le plus jeune de mes trois fils venait de nous quitter pour aider son frère aîné dans sa ferme de Seattle. Nous nous sentions toutes deux seules et oubliées et j'avais envie de pleurer.

A la lisière du parc, quatre ou cinq hommes en vêtements de travail balayaient et ramassaient les feuilles. Je savais qu'il s'agissait de pauvres gens, certains étant des malades mentaux. Lentement, je traversais la pelouse avec Yvonne. Soudain, l'un des hommes se dirigea droit vers nous. Il s'arrêta juste en face d'Yvonne, sortit son porte-monnaie, l'ouvrit et lui donna un peu d'argent pour qu'elle s'offre une tasse de thé. C'était apparemment un gros effort pour lui. Lorsque nos regards se croisèrent, je vis de merveilleux yeux bleus qui brillaient et rayonnaient à un tel point que je serais incapable de les décrire. Il retourna immédiatement à son travail, et son patron hocha la tête comme pour dire qu'il ne comprenait pas. En une fraction de seconde, divers sentiments me traversèrent l'esprit : comment... ce pauvre homme... pourquoi avait-il fait cela ? Je me sentis presque honteuse qu'un tel homme ait eu le courage de venir jusqu'à nous... et pourtant ce regard indescriptible, plein d'amour. Je n'arrivais pas à me ressaisir. Impossible d'oublier ces yeux. Je me hâtai de rentrer chez moi. Tout me paraissait étrange et cependant merveilleux. Ma tristesse avait disparu. Plus tard, quand je revins au parc, je souhaitai que l'incident se reproduise, mais je ne les revis jamais. Est-ce Maitreya ou Jésus qui m'a regardé avec ces yeux-là ?

  N T, Thun, Suisse

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.


Home Rayon laser

Cher Monsieur,

Au début d'une récente réunion de méditation de transmission à Barcelone, j'étais assise au premier rang, près de l'allée centrale, lorsque M. Creme est arrivé avec d'autres personnes. Quand il est passé devant moi, nos regards se sont croisés. J'ai souri et soudain son regard a changé. Cela a été très bref, mais j'ai eu le temps de recevoir l'éclat extraordinairement pénétrant de deux yeux noirs, semblable à un flash de rayon laser, tant il était lumineux et puissant. En quelques secondes, j'ai été inondée d'énergie.

Lorsque je suis rentrée chez moi, cette vision est restée longtemps gravée en moi.

Depuis, j'ai fait le point au sujet du service et je me suis rendu compte que je pouvais participer davantage. C'est alors que l'idée de créer un groupe de transmission s'est concrétisée dans mon esprit.

J'attends votre réponse avec impatience.

  M.-B M., Marquixanes, France

Voici la réponse de Benjamin Creme : le « regard extraordinairement pénétrant » et le « flash énergétique de rayon laser » ont émané de Maitreya qui m'adombrait.


Home « Savez-vous qui je suis ? »

Cher Monsieur,

Le printemps dernier, j'ai fait une expérience à propos de laquelle j'espère que vous pourrez m'éclairer. Alors qu'un soir, je quittais mon travail avec un ami, un homme me demanda un peu de monnaie. Il était assis sur le trottoir et gardait le visage baissé. Son aspect était celui d'un sans-abri. N'ayant pas d'argent sur moi, je lui dis que j'étais désolé et poursuivis mon chemin. Toutefois, après avoir fait quelques pas, je me souvins que j'avais dans mon sac un sandwich qui me restait du déjeuner et je retournai le lui donner.

Comme je lui tendais le sandwich, il me demanda s'il pouvait me parler une minute. Mon compagnon se tenait à quelques pas et me regarda m'accroupir pour parler avec l'homme qui, la tête toujours baissée, marmonna ces mots : « Je veux vivre décemment moi aussi. » Brusquement je pensai que je venais d'avoir tout récemment une conversation sur l'argent avec mon ami, au cours de laquelle j'avais dit (m'efforçant de lui faire comprendre la raison qui me poussait à vouloir un travail mieux rémunéré) : « Je veux seulement vivre décemment. » Entendre ces mots de la bouche de cet homme paraissait étrange. Cette simple supplication, à côté de mes récentes jérémiades, me gênait. Je ne sus quoi lui répondre et dit simplement : « Je sais, je suis désolée. » J'étais sincère. Je n'avais jamais été aussi désolée à aucun moment de ma vie.

A ce moment-là, il leva les yeux et pour la première fois, son regard rencontra le mien. Il me fixa intensément et j'eus la sensation qu'il me parlait avec les yeux. Au cours de ces secondes, je ressentis toute la douleur qu'il éprouvait, et cependant je fis l'expérience d'une joie intense. Il est difficile de décrire son regard. Complètement hypnotique. Au bout de ce qui fut probablement une fraction de seconde, il me dit : « Savez-vous qui je suis ? » Il ne marmonnait plus et sa diction était claire. Je voulais répondre : « Oui ! », mais ne le fis pas. L'idée me traversa l'esprit qu'il serait stupide de dire que je connaissais quelqu'un que je n'avais jamais rencontré auparavant. Alors je dis simplement : « Non, qui êtes-vous ? » Et il répondit très calmement : « Je suis Francis. » tout en continuant à me fixer avec une intensité qui me fit presque me trouver mal. Je voulus dire encore, pour une raison inconnue : « Oui, je sais », mais n'en fis rien. Maintenant, je ne sais pourquoi, je le regrette. Il me semblait simplement que c'était ce que j'étais censé lui dire. Ma réponse fut très banale cependant : « Bonjour Francis ! »

Je ne puis me rappeler les quelques phrases de la conversation qui suivit. Elles furent brèves et mon ami vint nous interrompre. Francis baissa les yeux et regarda le trottoir, je lui dis au revoir et nous nous en allâmes.

Je m'éloignais en éprouvant de la perplexité mêlée à de l'euphorie. Je ne pouvais me libérer du sentiment d'avoir fait à l'instant l'une des expériences les plus profondément tristes et extrêmement belles de ma vie. Et je désirais faire quelque chose, mais ne savais pas quoi. Toutes les fois que je pense aux regard de cet homme et à ses simples déclarations et questions, j'éprouve de nouveau (quoique avec un peu moins d'intensité) le même sentiment.

   H. T., Massachusetts, E.-U.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « mendiant » était Maitreya.


Home La foi fait agir les Maîtres

Cher Monsieur,

Le 30 juillet 1995, j'ai emmené mon fils aîné Robert à Vérone, en Italie, pour un entretien préalable à son admission dans une communauté thérapeutique pour toxicomanes. Mon plus jeune fils était aussi avec nous. Au retour, la voiture se mit à « tousser ». Le compteur indiquait que nous avions parcouru 480 km. J'étais absolument sûre que je pouvais faire 520 km avec la quantité d'essence que j'avais car, avant d'entreprendre ce voyage, j'avais fait des calculs précis pour ne pas faire le plein en Italie, l'essence y étant deux fois plus chère qu'en Slovénie. Cependant, la voiture s'arrêta au milieu de la route, à environ 20 ou 25 kilomètres d'une station service. « Mon Dieu, pensai-je, je sais que vous n'allez pas nous laisser ainsi » et j'eus le sentiment que tout allait bien se passer. Au début, aucun véhicule ne s'arrêta, puis une vieille voiture blanche vint se garer derrière nous. « Bonjour, que vous est-il arrivé ? » nous demanda le conducteur, un homme à la barbe et à la moustache noires. Il était plutôt petit et corpulent et portait une chemise blanche. Nous lui expliquâmes que nous étions en panne sèche. « Oui, j'ai encore un peu d'essence sans plomb, à peu près quatre litres, ça devrait suffire pour aller jusqu'à la station service. » Il avait encore quelques bidons en plastique dans le coffre.

Tandis qu'il remplissait le réservoir, je pensais que je n'avais pas beaucoup d'argent pour le payer car je devais régler aussi le péage. La pensée que l'homme allait et venait ainsi sur la route pour se faire de l'argent me traversa l'esprit. Mais il me dit que cela allait et que je ne lui devais rien. « Merci et que Dieu vous bénisse », lui répondis-je en lui serrant la main, honteuse d'avoir eu cette pensée si matérialiste. Lorsque l'homme fut parti, mon fils me dit : « Tu as remarqué qu'il avait un chapelet à la main lorsqu'il est sorti de sa voiture ? » Nous rentrâmes ensuite sans problèmes.

Mon fils est déjà allé trois fois dans une communauté thérapeutique et il a toujours replongé. Mais cette fois, j'ai le sentiment que ma famille (et en particulier mon fils aîné) est protégée par quelqu'un. Je suis sûre que maintenant tout ira bien.

N. C., Koper, Slovénie

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que sa foi a amené Maitreya à l'aider.




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