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Accueil > Revue Partage > année 1996

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 1996 - N° 95 / 96

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international

, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Des vandales aux portes de l'ONU par Hazel Henderson


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Un choix sans cesse renouvelé

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Pour l’humanité, l’heure de la grande décision arrive. Les Seigneurs eux-mêmes se tiennent dans l’expectative à l’approche de ce moment capital. Peu nombreux sont ceux qui, parmi les multitudes, connaissent véritablement l’importance de cette période et du choix qui s’offre à l’homme : ignorer les avertissements et plonger tête baissée dans l’abîme ; ou bien créer un nouvel ordre fondé sur la justice et la liberté, par lequel la vie de tous sera sanctifiée.

Il s’agit là, bien sûr, d’un choix sans cesse renouvelé que notre époque met plus en relief que jamais. Jamais l’enjeu d’une décision de l’humanité n’avait été aussi crucial, car aujourd’hui repose entre les mains de l’homme une arme au pouvoir de destruction incontrôlable. Grande est donc la nécessité de prendre la mesure de la situation avec calme et prudence.

Pour permettre aux hommes de comprendre les conséquences de leurs actes, Maitreya se tient prêt à entrer dans la sphère publique. Sa sagesse et sa force de persuasion viendront appuyer la cause du bon sens et de la paix. Il inspirera et enseignera. En nombre croissant, les hommes se feront les émules de sa manière d’être et d’agir et, le moment venu, le monde suivra ses sages directives et les hommes se verront restituer leur héritage de paix. Ainsi en sera-t-il. Ainsi Maitreya tiendra-t-il sa promesse, ainsi remplira-t-il son devoir envers l’humanité.

Pas le moindre retard

Beaucoup font preuve d’impatience à l’approche de ces événements, dans leur ignorance des nombreux facteurs, notamment d’ordre cosmique, qui doivent être pris en compte par Maitreya dans l’accomplissement de la loi. Rien ne peut être fait qui aille contre le libre arbitre des hommes ; rien ne peut influer sur la manière dont Maitreya déterminera l’heure de son émergence, si ce n’est la Loi elle-même, et l’évaluation qu’il fait de la situation à un moment donné. Il est pourtant une chose dont vous pouvez être assurés : il ne tolérera pas le moindre retard pour entreprendre au grand jour sa mission de service. Lui, et lui seul, peut décider du moment propice. Remettez-vous en donc, en confiance, à son jugement.

Des données changeantes

Ce jugement repose sur une connaissance à laquelle les hommes n’ont pas accès. Seule une compréhension cosmique permet une appréciation correcte de la situation. Et, même dans ces conditions, Maitreya doit prendre d’importantes décisions en se fondant sur des données à la fois limitées et changeantes. A vrai dire, mince est la frontière qui sépare le nécessaire du possible.

Accordez donc votre confiance au Seigneur de l’Amour et au discernement qui guide ses actions. Ne perdez pas patience face aux retards apparents – dans l’éternel présent, le retard n’existe pas.

Avant longtemps, le Fils de l’Homme prendra la place qui lui revient en tant qu’Instructeur de l’humanité. De bon gré, la majorité des hommes suivra ses directives, prenant à cœur son enseignement. Pas à pas, dans la joie et la reconnaissance, ils mettront en place les structures de l’avenir et, à un rythme sans cesse croissant, les erreurs du passé disparaîtront, pardonnées et oubliées. Ainsi en sera-t-il. Ainsi le Grand Seigneur et leader de la race des hommes accomplira-t-il sa destinée, ainsi l’humanité connaîtra-t-elle la véritable joie.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Aux Pays-Bas, une campagne médiatique informe le public de l'imminence de certains événements

En vue de la plus grande campagne d'information depuis 1982, les lecteurs néerlandais de Share International et les groupes de méditation de Transmission du pays ont réuni quelque 24 000 florins (environ 70 000 FF) en moins de trois mois. Le 15 juin dernier, une annonce parue en première page des quatre plus grands quotidiens nationaux a informé le public que Maitreya avait accepté les invitations de deux chaînes de télévision, l'une américaine et l'autre japonaise, pour une interview.

Convaincu de la nécessité, comme l'a souligné à maintes reprises le Maître de Benjamin Creme, de faire connaître notre position par rapport à l'avenir de la vie sur Terre, l'annonce se poursuit en exposant les grandes lignes des choix que Maitreya présentera à l'humanité. De nombreux groupes, à travers le pays, ont également fait passer une annonce titrant « Faire le choix de l'avenir » dans des médias locaux et régionaux. Depuis les annonces pleine page de 1982, toute une nouvelle génération a grandi, et le groupe hollandais considère qu'il est important qu'elle aussi entende parler du retour de l'Instructeur.




Home Le Saint Suaire

Source : NRC Handelsblad, Pays.-Bas

Des chercheurs de l'Université du Texas affirment qu'« après tout, le Saint Suaire pourrait bien avoir été tissé à l'époque du Christ ». Ils affirment que la présence de spores de champignons, dans cette ancienne étoffe, ôte toute fiabilité à la datation au carbone 14, laquelle avait conclu à l'existence d'un tissu datant du Moyen-âge.




Home Récente tournée de Benjamin Creme au Japon

Benjamin Creme a effectué au mois de mai sa 12e tournée annuelle consécutive au Japon. Il a donné des conférences et animé des Transmissions ouvertes au public à Tokyo, Nagoya, Osaka et Okayama. Son séjour s'est achevé avec un séminaire de trois jours à Shiga, auquel ont assisté quelque 140 représentants des nombreux groupes de transmission du pays.

Les conférences et les Transmissions ont attiré un public encore plus vaste que les années précédentes, en dépit des remous provoqués dans l'opinion par les procès en cours contre la secte Aum Sanrikyo. Des centaines de personnes ont entendu pour la première fois la nouvelle de la présence de Maitreya. Ce succès incontestable est le fruit du travail de préparation intensif mené par les différents groupes du Japon.




Home Une revue française sur les ovnis

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Une revue d'information consacrée aux objets volants non identifiés a récemment été lancée en France. Ce trimestriel de 50 pages contient des articles rédigés par des scientifiques de plusieurs nationalités, dont des Français et des Russes. Elle est éditée par le CERPA, un centre de recherches sur les phénomènes de l'espace, basé à Marseille.





Signes des temps

Home Les chasseurs de croix

Une journée à Knoxville, Tennessee

par Buddy Piper

Depuis qu'en 1981, j'ai lu la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, je suis resté à 100 % d'accord avec le message de Benjamin Creme tel que je l'ai compris : Maitreya, le Christ, est revenu dans le monde.

Il y a quelque temps, j'ai décidé de profiter de mes 50 années d'expérience à la radio pour faire connaître certains des « signes » que Maitreya et les Maîtres envoient dans le monde, particulièrement les croix de lumière, afin de participer à l'éveil de l'humanité au fait de sa présence. Des croix sont apparues un peu partout dans le monde, la plupart du temps sur des fenêtres de particuliers, exerçant une influence curative sur toute la communauté environnante. Grâce à l'aide d'un réseau de bénévoles à travers les Etats-Unis qui m'informent des nouvelles manifestations du travail de Maitreya, on me connaît maintenant comme le « chasseur de croix », car je suis apparu à de multiples reprises à la radio et à la télévision, expliquant qui avait créé ces croix et pourquoi. Récemment, j'ai passé une journée à l'église baptiste intégriste de Copper Ridge, à Knoxville, au Tennessee, qui est remplie de ces croix de lumière.

Première information

A 11 heures du soir, le 5 janvier 1996, un membre de notre groupe d'observateurs me téléphone à Los Angeles. « Vite ! Branche-toi sur CBS ! Il va y avoir un reportage sur des croix de lumière apparues dans une petite église de Knoxville, au Tennessee. »

Une petite église, vieille de 135 ans, pouvant accueillir seulement une soixantaine de fidèles, apparut sur l'écran. Elle semblait irradier le feu. Sur chacune de ses cinq fenêtres apparaissait une belle croix lumineuse. Je n'avais encore jamais entendu parler d'un ensemble de croix apparaissant dans une église ; elles apparaissent généralement au domicile de personnes pauvres, rayonnant sur une fenêtre de salle de bains. Je songeai que cette église minuscule offrait une occasion idéale de présenter l'histoire de Maitreya à l'ensemble des Etats-Unis, d'autant plus que Joe Bullard, le prêtre, déclarait en toute sincérité : « Je ne sais trop quoi dire à propos de ces croix. Je ne peux m'empêcher de croire qu'il s'agit d'un miracle ! » J'étais impatient de pouvoir l'appeler afin de lui confirmer son opinion.

Premier contact

Le 6 janvier 1996, j'ai donc appelé Joe Bullard à son domicile à Knoxville : « Je travaille avec un groupe de personnes qui suivent ces phénomènes à travers le monde. Je peux vous dire qui a mis ces croix dans votre église et pourquoi. Cela vous intéresse-t-il de le savoir ? Je tiens à respecter vos opinions théologiques, c'est pourquoi je vous demande si vous souhaitez le savoir. » Il me répondit : « J'essaye d'en savoir le plus possible à ce sujet. C'est un très beau mystère. Je vais vous dire comment cela s'est passé. Je pratique mon ministère depuis 51 ans et j'avais décidé de me reposer un peu et de m'occuper de cette petite église à temps partiel. Elle ne compte que 14 membres, et la plupart ne viennent pas régulièrement. En novembre dernier, alors que nous étions sur le point de l'abandonner, ma femme Mildred et moi sommes passés en voiture devant cette jolie église. Nous nous sommes arrêtés lorsqu'avec stupeur, nous avons vu pendant quelques instants une lumière blanche semblant émaner de toute la construction. Nous sommes rentrés chez nous en nous demandant ce que cela pouvait bien signifier. Cela voulait-il dire que nous devions rester ? La réponse ne se fit guère attendre. Le 8 novembre 1995, alors que je m'adressais à la congrégation pour la première fois depuis cet événement, une lumière brillante illumina un côté de l'église. Regardant alors par la fenêtre, nous avons vu notre première croix de lumière. Nous pouvions à peine y croire, mais elles continuent à apparaître, nous savons qu'elles sont bien réelles. »

Je lui dis : « Gardez l'église ouverte à tout le monde, croyants et non croyants, parce que de nombreuses guérisons se produiront pour les personnes qui viendront les voir. Et observez ces phénomènes. »

Joe répondit : « Bien que certains de nos fidèles n'apprécient pas l'idée que des non membres viennent ici, nous venons de décider de garder le plus possible les portes de l'église ouvertes. Chaque jour, 30 ou 40 personnes de toutes confessions viennent voir les croix. Nous avons placé une petite caisse pour ceux qui désireraient contribuer aux frais d'électricité, mais il se peut que nous n'ayons pas les moyens de maintenir encore longtemps les portes ouvertes. »

Je lui dis : « Tenez bon aussi longtemps que possible. Notre groupe fera son possible pour faire connaître ce qui se passe ici. Je vais me procurer une liste de tous les médias de votre région, radios, télévisions et journaux, et tâcher d'obtenir quelques interviews pour vous même et pour moi. Vous pourrez leur parler des croix et des guérisons qui pourront s'être produites, et aussi que nous croyons que ces croix ont été créées par le Christ, selon l'idée que chacun se fait de lui, en signe d'espoir pour l'avenir et afin de guérir de nombreuses personnes. Vous pourrez vous montrer en désaccord avec moi si vous le jugez nécessaire, et je respecterai votre point de vue. Nous travaillerons ensemble afin qu'un maximum de personnes puissent voir ces croix. Je vais commencer tout de suite à en parler, car je suis interviewé par trois ou quatre stations de radio par semaine, à travers le pays. Je suggérerai que les auditeurs se rendent à Knoxville pour admirer les merveilleuses œuvres d'art que le Représentant de Dieu a créées dans votre église. Je vais vous envoyer notre documentation et je vous recontacterai prochainement. Relevez les noms des personnes qui auront été guéries afin que nous puissions par la suite recueillir leur témoignage. »

La suite des événements

Je pris contact avec tous les journaux et les stations de radio et de télévision de la région de Knoxville, rencontrant une forte résistance à l'idée de couvrir l'affaire des croix. Ils répondirent toutefois qu'ils allaient y réfléchir. Après quelque temps, une station de radio, la plus importante de la région, me rappela en disant qu'ils avaient visité l'église et que les croix les avaient fortement impressionnés.

Ils désiraient nous faire venir ensemble M. Bullard et moi, afin de nous permettre d'exposer notre opinion sur l'origine de ces croix. Une interview fut fixée pour le 10 avril 1996.

J'appelai M. Bullard pour voir où il en était. Joe me dit : « Les membres du conseil et moi avons reçu d'étranges assurances, selon lesquelles quelque chose de particulier est vraiment en train de se passer. Un soir, avant l'arrivée des gens qui viennent voir les croix, nous étions assis d'un côté de l'église, lorsque plusieurs d'entre nous ont vu un homme de grande taille, portant un turban, apparaître de l'autre côté et s'avancer lentement le long du mur. Il avait un aspect absolument parfait. Puis deux autres personnages apparurent, quoique de manière plus floue, et le suivirent.

Tous les deux pas, le dernier personnage de la file se tournait légèrement vers nous en nous adressant un signe amical. En atteignant le fond de l'église, ils firent demi tour. Nous nous attendions à ce que le dernier d'entre eux se retrouve en tête, mais le premier personnage se trouvait toujours devant, les deux autres le suivaient, tout comme auparavant. Après avoir fait le parcours trois fois de suite, ils disparurent. Quelques-uns parmi nous ont été tellement fascinés par cet événement qu'ils ne cessent d'en parler à tout le monde !

Puis, j'ai eu une autre expérience. Une nuit, je m'étais levé pour aller à la salle de bain. En retournant dans la chambre, je vis une petite croix suspendue en l'air et j'entendis une voix : « Gardez les portes de l'église ouvertes et je serai (ou nous serons) bientôt de retour. » Je demandai : « Qui êtes-vous ? » Mais la croix et la voix disparurent. Pendant un instant, j'ai cru que mon imagination me jouait des tours. »

L'interview

Seize semaines après mon premier contact avec M. Bullard, je l'entendis décrire, au cours de l'interview, ce qui s'était passé dans son église : « Nous avons accueilli 29 000 personnes venues voir les croix, et plusieurs miracles se sont produits. Le premier s'est produit alors que 1 200 personnes faisaient la queue dans l'église et à l'extérieur. Un aveugle fut introduit dans l'église. Nous l'avons placé face aux croix, soutenu par deux personnes plus âgées. Tout à coup, il sursauta en criant qu'il voyait ; puis il jeta sa canne et ses lunettes noires et se précipita hors de l'église et le long de la route. Ses accompagnateurs s'empressèrent de sortir leur voiture du parking afin de le suivre. Nous ne les avons plus jamais revus. »

Mon séjour à Knoxville

Je me suis rendu à Knoxville pour voir les croix de mes propres yeux.

Je me suis senti envahi par l'énergie d'amour qui règne dans cette minuscule chapelle. J'ai vu les enfants, comme les adultes, rayonner de joie à la vue du phénomène dont ils étaient témoins. Je fus particulièrement surpris par la taille des croix, lorsqu'on les regarde la nuit, par les fenêtres de l'église. Ayant vu de nombreuses croix sur les vitres de salles de bains, qui s'inscrivent dans un carré de 60 cm de côté, la beauté de ces croix se dressant depuis le sol jusqu'à une hauteur d'au moins 12 mètres, m'a causé un véritable choc !

Après mon arrivée à Knoxville, je participai à des émissions télévisées sur les chaînes locales ABC, CBS et NBC, et Joe et moi avons répondu à une interview d'une heure sur la station de radio la plus importante de la région.

Lorsque je visitai l'église, elle était bourrée de personnes pressées de me raconter comment les croix avaient transformé leur vie. C'était en début de soirée, si bien que les croix n'étaient pas encore visibles (il faut une combinaison de soleil couchant et d'éclairage électrique). J'eus donc le temps d'écouter les histoires des gens avant que M. Bullard n'entame les explications précédant la manifestation. Plusieurs enfants et leurs mères m'entraînèrent vers une fenêtre et m'expliquèrent que certains matins, lorsque les rayons du soleil tombent au bon endroit, on peut parfois voir à travers la fenêtre des bébés « angelots » jouant dans l'herbe. « Et regardez par ici », s'exclama une fillette en courant vers une fenêtre au fond de l'église, « Parfois, un bébé est assis dans la fenêtre, mais il disparaît dès qu'on essaie de le toucher. Regardez la vitre. Vous pouvez y voir l'empreinte de ses pieds nus. » Je regardai et vis clairement sur le verre deux minuscules empreintes de pieds de bébé. « Je nettoie ces vitres, mais les empreintes ne partent pas », ajouta une femme d'un certain âge.

Il était maintenant 20 h 35 et Joe demanda au joyeux groupe composé de personnes venues de plusieurs Etats, de s'asseoir pendant quelques minutes afin qu'il puisse les préparer pour l'apparition des croix.

« Chers amis », commença-t-il aimablement, « nous vous souhaitons la bienvenue dans notre église. Je sais qu'il y a ce soir parmi vous des presbytériens, des baptistes et, bien sûr, quelques personnes qui affirment ne croire à aucune religion, et même quelques catholiques. Merci d'être venus. J'espère que vous avez écrit les noms des personnes pour lesquelles vous désirez que nous priions en vue de leur guérison. Nous sommes très heureux de faire cela pour vous et nous espérons que certains parmi vous recevront de l'aide de ces croix. Beaucoup de personnes ont été guéries, certaines immédiatement et d'autres un peu plus tard, mais je n'ai jamais rencontré personne qui soit revenu (beaucoup reviennent) et qui n'ait pas reçu une aide quelconque. Il n'y a que six mois que ces croix sont apparues, et nous savons que plus de 100 couples dont l'union était en péril sont parvenus à aplanir leurs difficultés après être venus voir les croix à quelques reprises. Nous sommes le 28 mai, et je suis heureux d'annoncer que plus de 35 000 personnes sont venues ici depuis novembre dernier.

Cela ne se produit pas à chaque fois, mais lorsque les croix apparaissent, on voit parfois apparaître un escalier qui monte depuis le sol jusqu'à l'une de ses branches. J'en ignore la raison, mais c'est joli. » L'escalier n'est pas apparu ce soir-là, mais de nombreuses personnes m'ont déclaré l'avoir vu.

Elles n'y entreraient pas !

« Il se peut que vous ayez remarqué, près de la porte d'entrée, une grande boîte contenant des lunettes de soleil. C'est qu'en hiver, les croix qui apparaissent pendant la journée sont parfois si brillantes que les gens sont obligés de porter des lunettes de soleil. Vous n'en aurez pas besoin ce soir, mais les croix seront si lumineuses, d'une sorte de couleur rouge-or, que vous aurez de la peine à en croire vos yeux. Ces fenêtres ne font qu'un mètre 80 de haut et environ 90 cm de large. Les croix ne peuvent donc pas se trouver dans le verre lui-même, comme certains le prétendent. Elles n'y entreraient pas !

Les croix seront visibles dans quelques minutes seulement, mais j'ai le temps de vous raconter une guérison qui a eu lieu ici. Une dame est entrée ici un jour, portant des lunettes à verres très épais. Elle était assise, regardant les croix et tout à coup, elle nous dit qu'elle ne voyait plus rien. Nous l'avons éloignée et lui avons dit de se détendre, et sa vue est progressivement revenue. Je lui demandai si elle désirait être raccompagnée, mais elle répondit que ce n'était pas nécessaire. Je l'appelai le lendemain matin et lui demandai : « Vous êtes sûre que vous allez bien ? – Si je vais bien ? et comment ! Je viens de lire le journal de Knoxville en entier, sans lunettes, pour la première fois depuis 20 ans. »

A cet instant, Joe leva les yeux vers les fenêtres et déclara un peu théâtralement : « Les voilà ! » Tout le monde se leva et fixa avec stupéfaction les croix flamboyantes hautes de plus de 12 mètres qui apparaissaient à près de 30 m de distance !

« C'était un ange, maman »

Avant de repartir ce soir-là, j'entendis de nombreuses histoires de miracles, mais voici celle que je préfère : un dimanche vers midi, Joe reçut un appel d'une dame qui disait avoir deux petits enfants de cinq et six ans, auxquels un médecin avait prescrit un mauvais médicament alors qu'ils avaient six mois. Les deux enfants étaient devenus sourds et muets. Cette dame raconta qu'elle se trouvait à l'épicerie, à Knoxville, deux semaines auparavant, lorsqu'un homme de haute taille, portant un élégant costume clair et arborant un merveilleux sourire, s'était approché de ses enfants et avait doucement posé la main sur leur tête en disant : « Vous ne resterez pas toujours sourds. » Puis, s'adressant à moi : « Emmenez vos enfants à l'église de Knoxville, où il y a des croix de lumière. » Au moyen du langage des signes, la mère demanda à ses enfants qui était cet homme. Les enfants répondirent : « C'était un ange, maman. » Elle se retourna pour parler à l'homme, mais il avait disparu1.

Joe attendit à l'église de midi à 18 h, lorsque la mère le rappela. « Mes deux enfants sont à l'hôpital. Ils ont eu des convulsions, mais je viens d'apprendre qu'ils pourront sortir dans la soirée. »

Une infirmière, qui avait terminé son service à l'hôpital, conduisit la mère et les enfants à l'église. Dès que les enfants approchèrent du porche de l'église, l'un d'eux se mit soudain à faire des signes en montrant la fenêtre. La mère traduisit : « Il dit que Jésus se trouve juste à l'extérieur de la fenêtre. Maintenant, il dit que Jésus est entré dans la pièce, qu'il descend l'escalier et qu'il va le suivre. » La congrégation suivit la mère et l'enfant le long de l'escalier en regardant l'enfant qui montrait à tout le monde que Jésus était là, debout. Mais, personne d'autre ne put le voir. Deux semaines plus tard, la mère et ses enfants revinrent voir les croix. Pendant qu'ils étaient là, un avion survola l'église et les deux enfants se bouchèrent les oreilles en disant à leur mère que ce bruit leur faisait mal.

Elle déclara par la suite que les deux enfants entendaient à présent juste assez pour être irrités de ne pas encore entendre très bien, et qu'ils reviendraient régulièrement voir les croix. Elle regrettait de ne pas pouvoir participer à l'émission de radio. Nous l'avons remplacée par un ancien membre d'un gang de motards drogués à la cocaïne, qui avait perdu tout penchant pour la drogue dès qu'il avait vu les croix pour la première fois. Son témoignage fut très convaincant.

Après ce trop bref séjour, je quittai avec regret la petite église baptiste de Copper Ridge où, pendant quelques heures, j'avais été témoin de l'amour inconditionnel et magique de Maitreya, capable de rassembler dans l'unité un groupe hétérogène de chercheurs.


1 - Le Maître de Benjamin Creme indique que cet « ange » était Maitreya.

Le Maître de B. Creme a indiqué que ces croix de lumière étaient créées par Maitreya.


Home L'homme en blanc

Radio-télévision évangélique, Pays-Bas

Tout récemment, les téléspectateurs néerlandais ayant suivi un programme intitulé Guérison et foi, diffusé par la Radio-télévision évangélique, auront pu entendre les récits de témoins oculaires de guérisons miraculeuses survenues au Moyen-Orient, dans des endroits où se montre un certain « homme en blanc ».

Un documentaire réalisé dans un bidonville du Caire a exposé les preuves de nombreuses guérisons miraculeuses, en soulignant que de tels cas se multiplient. Beaucoup de ces miracles sont associés à un prêtre et à l'église qu'il a construite, avec l'aide de ses paroissiens, en réponse à un appel de Dieu.

Ce prêtre copte, le père Sâmân, s'était vu demander par Dieu de construire une église pour servir et apporter espoir aux habitants des bidonvilles de Moccotan, méprisés parce qu'ils tirent leur subsistance des ordures et qu'ils vivent littéralement au milieu des détritus. L'église a été bâtie à partir d'une énorme crête rocheuse qui parcourt cette partie des faubourgs du Caire. Le père Sâmân, les médecins locaux, ainsi que les habitants, ont assisté à des événements étranges, pour la plupart des guérisons miraculeuses.

Des histoires étonnantes, racontées par des hommes et des femmes à présent guéris, ont révélé le caractère spectaculaire des phénomènes qui se sont produits dans cette zone, que les gens de l'extérieur ont tendance à croire « abandonnée de Dieu ».

Le documentaire a diffusé des gros plans de radiographies d'horribles fractures, parfois quasiment mortelles, et de vertèbres broyées ayant provoqué des paraplégies. Le médecin local a décrit la guérison d'un patient ayant subit des blessures terribles – une fracture du crâne allant d'une oreille à l'autre et une grave hémorragie cérébrale. Cette guérison survint après de nombreuses heures de prières et un « message de Dieu » disant au prêtre qu'une opération serait inutile, car il guérirait cet homme lui-même. Le journaliste montra une radio révélant la gravité de la blessure crânienne. Le médecin, qui avait fait pratiquer une autre radio après la guérison, a obtenu l'image d'un crâne exempt de toute trace de blessure.

Ce docteur évoqua un autre cas, celui d'une femme dont le dos avait été broyé par un bloc de pierre de 5 tonnes, qui l'avait clouée au sol. Il fallut 40 hommes pour soulever ce bloc. La femme fut immédiatement transportée à la clinique locale et opérée, mais fut néanmoins atteinte de paraplégie. La prière et le « pouvoir curatif de Dieu » l'ont guérie ; à présent, elle marche et vit tout à fait normalement. Les vertèbres broyées sont saines et son dos est parfaitement droit. Elle a intégralement retrouvé le contrôle de toutes ses fonctions corporelles.

« J'ai nettement entendu un bruit, comme le son que pourrait faire de nombreux os brisés se réassemblant, se réajustant. » C'est ainsi que le docteur a introduit le cas d'un homme très gravement blessé à la suite d'une chute, à proximité de l'église du père Sâmân. Avant même d'avoir eu le temps de parfaire son diagnostic de fractures multiples, dont une du bassin et du fémur, le docteur vit le blessé reprendre conscience et lever les yeux au ciel. Quelques minutes plus tard, il était debout et marchait sans aucun signe de douleur ou de séquelles. Interrogé sur son opinion professionnelle, le médecin a répondu avec un large sourire que la médecine n'était pas en mesure de concurrencer le pouvoir du Seigneur.

Tous les invités, dans le studio, étaient des personnes ayant soit assisté à des guérisons, soit les ayant expérimentées elles-mêmes. L'une de ces personnes, présentée sous le nom de Joseph, apparemment originaire du Moyen-Orient, fut présentée comme spécialiste des questions de spiritualité dans cette partie du monde. Interrogé sur le fait de savoir si ces cas étaient uniques, Joseph a répondu que bien que chaque exemple du pouvoir curatif de Dieu soit évidemment unique, de plus en plus de preuves laissent penser que ces miracles sont plus nombreux qu'on pourrait l'imaginer. Ils se manifestent dans tout le Moyen-Orient et dans les Etats du Golfe.

Ces miracles sont essentiellement de deux types : ceux qui entraînent une guérison physique mais, également, les plus merveilleux, ceux qui transforment la vie des personnes changées par une expérience spirituelle. Joseph a soutenu que jamais, dans le passé, l'activité de Dieu dans le monde n'avait été aussi manifeste que durant ces 10 à 15 dernières années : cette activité a pris une intensité et une ampleur dépassant tout ce que nous avons pu voir à ce jour.

Mais les chrétiens ne sont pas les seuls à avoir des expériences avec Jésus ou avec Dieu ; beaucoup de musulmans en ont également. Des musulmans ont des visions et des rêves et voient Jésus. « Des villages entiers sont visités par l'« homme à la robe blanche » ; les gens le voient et le reconnaissent. Ils l'appellent Aisa, le nom arabe de Jésus. » Beaucoup de gens connaissent l'« homme en blanc ».

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'« homme à la robe blanche » était Maitreya lui-même.


Home La pastèque miraculeuse

Source : L'Actualité religieuse, France

Le 20 janvier dernier, juste avant le Ramadan, un paysan de Taiba-Ndiassana, un petit village du Sénégal, a eu la surprise de découvrir le nom d'Allah gravé sur une pastèque. L'exactitude de l'inscription a été confirmée par l'autorité religieuse islamique locale. Puis elle a été authentifiée par l'Institut islamique de Dakar. Selon le cheik Absoul Moneim Zein, un autre mot apparaît à côté du nom d'Allah ; il s'agit du terme hamdoulillah, qui signifie « rendons grâce à Dieu ».

L'an dernier, plusieurs signes semblables étaient déjà apparus à la veille du Ramadam. Le même cheik Moneim avait alors confirmé l'inscription du nom d'Allah sur les écailles d'un poisson pêché près de Popenguine, un village qui abrite la plus importante communauté catholique du Sénégal.

Bien que les médias européens n'aient accordé que peu d'intérêt à ces phénomènes, les journaux africains ont publié de nombreux articles sur des incidents similaires au cours des dernières années. Au Tchad, par exemple, l'un des deux enfants d'une famille chrétienne est né avec le nom du Prophète Mahomet inscrit sur une main. A Dakar, les journaux ont publié une photographie d'un coin de forêt allemande, dont la disposition naturelle de certains arbres dessinait un verset du Coran.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ces phénomènes, ainsi que d'autres manifestations similaires, sont des signes de la présence de Maitreya.


Home Apparition de sept croix de lumière en Slovénie

Benjamin Creme a authentifié sept croix de lumière apparues récemment dans les villes de Novo Mesto, Koper, Ljubljana et Lenard, en Slovénie. La nouvelle de ces manifestations s'est répandue, éveillant un vif intérêt de la part des médias.




Home Le Maître Jésus produit un autoportrait

Un groupe d'Espagnols avait pris plusieurs photographies couleur en Terre Sainte. Lors du développement de celles-ci, ils trouvèrent parmi elles une photographie noir et blanc que personne n'avait prise. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'elle avait été produite par le Maître Jésus. Il s'agit d'un autoportrait du Maître Jésus, vu de dos, avec un disciple.




Home Dans un village russe, une source guérit l'alcoolisme

Selon l'agence de presse Itar-Tass, une eau de source qui soigne l'alcoolisme a été découverte dans un village du nord de la Russie. « Des femmes désespérées conduisent leur mari porté à la boisson à la source mystique, » déclare Tass« La rumeur prétend que certaines personnes ont même réussi à devenir complètement sobre. »

Cette source est apparue récemment à l'endroit où se trouve un puits inutilisé qui n'avait pas été bouché correctement. D'après l'agence de presse, « l'eau est montée à la surface, acquérant des propriétés antialcooliques. »

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé ce récit, indiquant que l'eau de la source est énergétisée par le Maître qui fut la Madone.


Home Apparitions de formations géométriques en Roumanie

Source : Abendzeitung, Allemagne

On a découvert récemment des figures géométriques en Roumanie, dans des champs de blé situés entre les localités de Arad et de Tameswara, à proximité de la frontière hongroise.

De nombreux Roumains sont convaincus que des ovnis sont à l'origine de ces signes.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ces formations étaient l'œuvre des Frères de l'espace. La Roumanie est maintenant reliée au « réseau ».



Tendances

Home Première visite d'Etat d'un président de l'Irlande en Grande-Bretagne

Source : The Independent, G.-B.

Au mois de juin, Mary Robinson, président de l'Irlande, a effectué la toute première visite d'Etat d'un président irlandais au Royaume-Uni. Mme Robinson a rencontré le premier ministre britannique, ainsi que la reine Elisabeth.

Catholique mariée à un protestant, Mary Robinson est fermement engagée dans le combat en faveur des droits de l'homme. Largement reconnue pour ses capacités à rapprocher les opinions et à rétablir la paix, elle est susceptible de se voir nommer à la tête de l'ONU en janvier prochain. Elle deviendrait ainsi la première femme placée à un poste aussi important pour la conduite des affaires du monde. Interrogée à ce sujet, elle a déclaré : « Nous sommes à la recherche d'une nouvelle éthique. Dans un monde qui semble avoir perdu toute cohésion spirituelle, beaucoup pensent qu'il est nécessaire d'instaurer une éthique fondamentale qui accorde leur place aux religions [...], aux traditions séculaires qui tiennent compte des autres. »




Home Des villes américaines se détournent de la Birmanie

Source : IPS

 Certaines villes des Etats-Unis appliquent de nouveau des stratégies autrefois utilisées à l'encontre de l'apartheid sud-africain, cette fois-ci en réaction contre le non respect des droits de l'homme par le gouvernement militaire birman. Récemment, San Francisco et Oakland ont ainsi décidé de ne plus signer de contrats avec des entreprises ayant des intérêts en Birmanie ou au Nigéria, et retireront leurs avoirs placés auprès d'établissements financiers entretenant des relations d'affaires avec la Birmanie.

Santa Monica et Berkeley (Californie), de même que Ann Arbor (Michigan) et Madison (Wisconsin), ont adopté des résolutions similaires. En outre, des mesures semblables sont à l'étude à Chicago, New York et Seattle.




Home Un homme à la rue obtient le droit de vote

 Un sans abri âgé de 34 ans, Ken Lippiatt, de Cornouailles, en Grande-Bretagne, est entré dans les annales judiciaires en gagnant un procès contre le conseil municipal de sa commune, obtenant ainsi le droit de figurer sur les listes électorales et donc le droit de vote. A défaut d'adresse permanente, des milliers de personnes sans abri, en Grande-Bretagne, sont privées d'avantages sociaux, de possibilités d'emploi, de soins médicaux et du droit de participer aux élections.

M. Lippiatt était allé en Justice après s'être vu refuser son inscription sur les listes électorales. Il a informé la Cour qu'il se rendait régulièrement au foyer de jour « Breadline » pour les sans abri et les chômeurs, et qu'il se servait de cet endroit comme adresse postale. C'est parce qu'il n'y passait pas la nuit que les autorités locales avaient pu lui refuser son inscription.





Les priorités de Maitreya

Home Le système immunitaire en danger face aux pesticides

Source : Los Angeles Times, Etats-Unis

Certains produits chimiques utilisés dans le monde entier pour l'agriculture peuvent détériorer le système immunitaire humain et engendrent un nombre croissant de maladies infectieuses et de cancers. C'est ce que révèle l'Institut des ressources mondiales (IRM), basé à Washington. Selon cette organisation, plusieurs études scientifiques menées sous l'égide d'experts démontrent que de nombreux enfants et adultes exposés aux pesticides ont connu une altération de leur système immunitaire.

L'IRM a saisi l'Organisation mondiale de la santé afin de mettre en œuvre un programme de recherche d'envergure pour étudier les liens existant entre certaines détériorations du système immunitaire et l'emploi à grande échelle de pesticides tels que le DDT, le lindane, l'aldicarbe et le malathion.

« De nouvelles recherches pourraient révéler que la plus grande menace à la santé publique générée par les pesticides est la déliquescence du système immunitaire, qui affaiblit la résistance du corps aux maladies infectieuses et au cancer », avance Robert Repetto, vice-président de l'IRM. L'organisation demande l'interdiction des pesticides les plus dangereux.




Home 200 000 marcheurs pour la défense des enfants

Source : Boston Globe ; Washington Post, E.-U.

 Quelque 200 000 personnes ont effectué une marche à Washington, récemment, pour l'amélioration de la condition des enfants aux Etats-Unis. Soutenue le Children's Defence Fund (Fonds de défense pour l'enfance), qui considère que le pays n'en fait pas suffisamment pour ses enfants, cette manifestation est la plus importante jamais organisée en faveur des enfants.

« Il est temps de redonner un espoir à nos enfants, et de renouveler notre foi les uns envers les autres... », a déclaré Marian Wright Edelman, présidente du mouvement. « Nous ne demandons pas davantage d'Etat, mais un Etat plus juste. »




Home Aussi nutritifs que les pommes de terre, des tubercules inconnus

El Pais, Espagne

Carlos Arbizu et ses collègues ont pénétré dans les régions les plus inaccessibles des Andes, jusqu'aux villages d'où sont originaires les pommes de terre, et y ont découvert des tubercules qui pourraient bien avoir de fortes répercussions sur les réserves nutritionnelles de la planète. Connue dans le langage quichua sous le nom de pukea, cette étrange pomme de terre à la peau plissée, inconnue en dehors de ces communautés andines, s'y est pourtant maintenue en tant qu'aliment de base.

Les experts du Centre international de la pomme de terre pensent qu'elle pourrait être produite à grande échelle. Elle s'est adaptée à des conditions très difficiles : des terres incultes à des altitudes dépassant 3 500 mètres, d'où l'intérêt qu'elle présente pour les communautés appauvries dans le monde entier. Un vaste programme de recherche a été entrepris.




Home Le Kenya apporte une aide alimentaire à des millions de personnes

Source : Interpress Service

 Le Kenya a développé une approche de la production alimentaire de substitution dont pourraient bénéficier des millions d'enfants et de mères souffrant de malnutrition. Depuis qu'elle a commencé sa production en 1992, l'usine Nairobi's House of Manji, une des plus grandes usines de denrées alimentaires d'Afrique, a donné plus de 20 000 tonnes de produits alimentaires bon marché et de grande qualité à l'Unicef et à des ONG. Ces denrées alimentaires sont utilisées dans des centres thérapeutiques alimentaires, des centres pour personnes déplacées, des écoles et des abris au sein des bidonvilles. L'une de ces denrées, appelée Unimix, et constituée de soja, de maïs et de mil, a été distribuée à des réfugiés entrant au Kenya, en provenance de Somalie, du Sud Soudan et d'Ethiopie.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, ce sont en premier lieu les enfants, les femmes enceintes et les mères allaitantes qui bénéficient des aliments de substitutions et de sevrage, du fait de leur haute teneur en protéines, vitamines et minéraux. Ces aliments sont extrêmement importants en Asie du Sud, où les inégalités entre les sexes entraînent une répartition inégale de la nourriture.

Récemment, des représentants du gouvernement indien et du PAM ont visité l'usine de Nairobi afin d'étudier la nouvelle technologie employée. Ils espèrent doubler ou tripler la production indienne d'aliments de substitution, afin de nourrir ses Etats les plus pauvres.





Faits et prévisions

Home Le Congo veut une armée productive

Source : Interpress Service

 « Alors que les tensions commencent à décroître, à travers le monde, la Défense ne sera plus considérée comme la priorité absolue. » (Un collaborateur de Maitreya, Partage international, mai 1989)

Une conception plutôt inhabituelle de la sécurité nationale est en passe de refaire son apparition au Congo. Le pays va convertir son armée en force productive au service du développement, troquant le fusil contre la pelle et la pioche. Selon les instructions du président Pascal Lissouba, l'armée congolaise, forte de 8 000 hommes, a mené une réflexion sur la manière dont elle pourrait participer aux efforts de développement de cet Etat d'Afrique centrale. Ainsi, les soldats seront formés aux techniques agricoles, à l'élevage, ainsi qu'à la construction de routes et de ponts. L'un des hauts responsables de ce projet d'intégration de l'armée a affirmé qu'il était « temps que l'armée, qui a concouru à vider les coffres de l'Etat, apporte sa contribution à l'économie nationale. Sa responsabilité ne se limite pas au maintien de la paix, mais s'étend également au développement ».

L'ancien président, Denis Sassou-Nguesso, qui menait une politique marxiste-léniniste, avait déjà tenté de former les militaires à la construction de routes et de ponts. Mais cette politique avait été abandonnée en 1990. La relance de ce projet et son élargissement constituent l'une des clauses d'un accord de coopération signé avec Israël, qui doit détacher des officiers pour former les militaires congolais.




Home Le service militaire français appartient au passé

Le président Jacques Chirac a annoncé, beaucoup plus tôt qu'on ne l'imaginait, que le service militaire obligatoire serait supprimé en France, dès janvier 1997. A la place, les jeunes auront la possibilité de participer volontairement à des semaines de formation civique et d'accomplir un service civil. Les jeunes gens pourront se consacrer à des projets d'ordre social ou en rapport avec la sécurité nationale. Cette même opportunité sera offerte aux femmes, à compter de l'an 2002.




Home Une conférence sur les mines terrestres

Source : New York Times, E.-U.

 Bien que de nombreux commentateurs aient critiqué la faiblesse de la portée de l'accord, qualifié même d'« échec déplorable » par le sénateur américain Patrick Leahy, une conférence internationale est néanmoins parvenue à s'entendre sur l'utilisation des mines terrestres. Cet accord prévoit une limitation de l'usage des mines et stipule qu'à terme, elles devront être équipées d'un dispositif automatique permettant de les détecter aisément.




Home Réduction de la dette du Vietnam

Source : The Observer, Grande-Bretagne

« La dette sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (mai 1989)

Après plusieurs mois de négociations acharnées avec ses créanciers privés étrangers, la Banque centrale du Vietnam a obtenu un accord sur la restructuration d'une partie de sa dette. Le montant exact des créances annulées n'a toutefois pas été divulgué. La dette extérieure de ce pays s'élève à quelque 800 millions de dollars.




Home Des évêques réclament l'annulation de la dette

Source : New Federalist, Etats-Unis

Lors d'une assemblée du Conseil des évêques d'Amérique latine, les représentants de l'Eglise catholique romaine ont reconnu que la situation économique actuelle du continent nécessitait des changements radicaux. Ils ont constaté qu'un « appauvrissement généralisé » gagnait l'ensemble de l'Amérique latine, sous l'effet d'un « capitalisme sauvage ». Norberto Rivera, l'archevêque de Mexico, a fustigé les banques internationales qui prétendent que les aménagements dans les remboursements et l'octroi de quelques maigres subventions aux plus pauvres peuvent compenser la « saignée » que constitue la dette. Il a suggéré la création d'un club des débiteurs, au sein des pays en voie de développement. Les membres du Conseil ont repris l'idée émise par le pape Jean Paul II de faire de l'an 2000, une année solennelle, celle de la remise de la dette, afin d'éviter que ce fardeau n'étrangle complètement les pays pauvres.




Home Des taxes écologiques

Source : The Earth Times, Etats-Unis

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (juin 1989)

Dans une interview accordée au premier quotidien de son pays, Dagens Nyheter, le ministre suédois de l'Environnement, Anna Lindh, a évoqué la possibilité d'élargir le champ des « taxes écologiques » aux sources d'énergies qui affectent négativement l'environnement. Elle a déclaré qu'une telle taxe impliquerait inévitablement la baisse d'autres formes d'impôts et de prélèvements. Un comité ministériel est chargé d'étudier la faisabilité d'un transfert de certains impôts sur le travail et le capital, au profit d'une taxe sur l'énergie. Mme Lindh a toutefois clairement indiqué que le but d'un tel changement ne serait pas de réduire les charges salariales, ni de créer de nouveaux emplois. Ce qui importe, a-t-elle précisé, c'est son impact sur l'environnement.





Dossier

Home Conférence du séminaire 1995

Les priorités de Maitreya (partie 2/2)

par Benjamin Creme

suite de la partie 1/2

Le nouveau cadre de vie

« L’embellissement de nos villes. »

Des dizaines de villes immenses, telles New York, Londres, Cleveland, Detroit, Birmingham, Düsseldorf, Osaka, Calcutta, ont des banlieues qui s’étendent sur plus de 60 kilomètres sans qu’on puisse y voir de bâtiments vraiment agréables à l’œil. La vie dans ces villes ressemble à un long labeur stressant, et la circulation y est un véritable cauchemar. Nos cités ont sans aucun doute besoin d’être embellies et réorganisées. Parmi les Maîtres, se trouvent de grands architectes qui inspireront aux architectes de l’avenir immédiat le concept de villes nouvelles.

L’architecture a toujours été l’art qui définit une époque et une culture particulière. Elle donne le ton à tous les autres arts, tels que la peinture, la musique, etc. L’architecture est l’art le plus imposant, le plus lourd, le plus matériel, parce qu’il comporte des constructions, pas uniquement des idées, mais des idées incarnées dans la pierre, le ciment, la brique. Cela prend du temps et requiert la participation du 7rayon, le rayon de l’Ordre cérémoniel et du Rituel. Une pièce d’architecture est véritablement un rituel, de l’espace organisé. Une ville bien conçue est de l’architecture ritualisée.

Dans les cités de l’avenir, certaines parties seront réservées pour constituer des zones sanctifiées, ou centres éthériques, qui se trouveront à proximité de plans d’eau et abriteront des temples pour l’adoration et la prière. Toutes les villes finiront par posséder des sanctuaires de ce type. Les plus réussies de ces constructions seront érigées sous l’inspiration de Maîtres, nécessairement des Maîtres du 7rayon, le 7e rayon étant celui qui concrétise l’idéal spirituel sur le plan physique. Ces nouvelles constructions présenteront des formes très différentes de celles du passé. Certaines, de par leur forme même, focaliseront et accumuleront des énergies particulières. Elles posséderont le « pouvoir de la forme ». Le tétraèdre est utilisé dans la méditation de transmission en raison de sa forme particulière, qui focalise l’énergie mentale. De la même façon, ces constructions focaliseront diverses énergies. Par leurs relations réciproques, elles créeront des zones sanctifiées ouvertes à tout le monde.

Les villes devront être moins peuplées. Mexico a une population de quelque 20 à 22 millions d’habitants. Bien que ce soit une ville très intéressante à visiter, il doit être très difficile d’y vivre. Les bidonvilles de Mexico comptent parmi les pires au monde ; ceux de Londres et de certains quartiers de New York et de Calcutta également. Ces quartiers doivent disparaître. Dans les villes futures, personne ne sera forcé de vivre dans des taudis.

L’architecture nouvelle s’occupera des différents secteurs de construction : la partie « sanctuaire », les grands immeubles administratifs, et les zones résidentielles pour l’habitat des particuliers. L’embellissement de nos villes devra aussi permettre à ses habitants d’avoir accès à la nature, pas nécessairement à la nature à l’état brut, mais à la nature tout de même. Les quartiers de taudis feront place à des parcs et à des aires de récréation, qui apporteront une dimension importante à la beauté de nos cités et constitueront une priorité pour ceux qui s’emploieront à la transformation de la vie urbaine. Des équipes nationales et internationales d’architectes se réuniront afin d’étudier ces idées. Avec les conseils des Maîtres, on arrivera à un consensus en ce sens. Progressivement, les quartiers de taudis les plus sordides et les immeubles insalubres des principales villes disparaîtront. De vastes parcs pour la récréation, et des habitations, à échelle humaine, situées entre des parcs et des zones commerciales, les remplaceront.

On assistera à une transformation complète des moyens de transport ; une nouvelle forme de transport public remplacera les automobiles. Je ne prétends pas que cela se produira demain, ni même au lendemain du jour de Déclaration, mais, petit à petit, seront conçus des systèmes de transport tellement silencieux, et apparemment si immobiles, que les voyages n’entraîneront plus aucune fatigue. Même si le déplacement dure plusieurs heures, nous arriverons parfaitement reposés. C’est dans le domaine des transports que nous effectuerons les plus grands progrès. Les déplacements entre la ville et la campagne seront facilités, ainsi que d’un point à un autre de la ville. Des quartiers seront créés, chacun ayant son caractère particulier. Les gens choisiront de vivre dans l’un plutôt que dans l’autre, selon leurs besoins et leurs priorités, créant ainsi une vie citadine diversifiée et très intéressante. Cela apportera une beauté visuelle à la vie urbaine, mais également une beauté basée sur l’expérience. Vivre en ville deviendra un plaisir, et non plus une corvée.

De nos jours, la vie citadine devient de plus en plus stressante, et cela ira s’empirant jusqu’à ce que ces changements se produisent. Il faudra probablement 50 ans pour se débarrasser des aspects les plus rébarbatifs de nos grandes villes actuelles, mais les conseils judicieux, la bonne volonté et l’énergie des personnes qualifiées rendront tout cela possible. Les grandes villes du monde deviendront ce qu’elles devraient être : des endroits propices aux échanges d’idées, à l’épanouissement de la culture, ainsi qu’à l’expression créatrice de tous les groupes de personnes.

Les interactions entre les peuples

« La suppression des obstacles aux voyages et à la communication entre les peuples. »

L’un des principaux besoins de l’humanité actuelle est de connaître d’autres parties du monde. Comme il est dit souvent : « les voyages ouvrent l’esprit » ; mais ils peuvent aussi le fermer, cela dépend du voyageur. Celui qui voyage avec un bon état d’esprit s’aperçoit que des gens peuvent avoir d’autres idées, d’autres façons de faire les choses. Ces différences pourront soit intéresser, soit irriter le voyageur, selon sa tournure d’esprit. Les échanges de voyageurs d’un pays à l’autre devraient être stimulants et intéressants, et constituer un enrichissement pour la conscience humaine. Le simple fait de savoir que chacun a essentiellement les mêmes besoins sera une révélation pour beaucoup. Que vous viviez en Chine ou dans le quartier chinois d’une ville, au Tibet ou en Syrie, vos besoins sont fondamentalement identiques : suffisamment de nourriture, un abri, des soins médicaux, de l’instruction ; c’est la base. On peut également éprouver le besoin d’écouter de la musique, de s’alimenter de manière variée. Lorsque vous voyagez, vous bénéficiez inévitablement de variété dans votre nourriture ; cela peut constituer une source d’irritation. Lorsque vous voyagez, vous ne trouvez pas forcément votre nourriture habituelle partout. Cela vous apprend, ou peut vous apprendre, la tolérance et l’ouverture d’esprit. Naturellement, plus il y aura de gens qui voyageront, mieux nous connaîtrons le monde dans lequel nous vivons. Il existe de nombreux obstacles au voyage : plus particulièrement le manque d’argent, et de places dans les avions. « La suppression des obstacles aux voyages » signifie la possibilité de voyager à des prix abordables, davantage de sièges disponibles dans les avions et les trains, et la suppression des barrières que constituent les visas et les passeports.

« La création d’un ensemble de connaissances accessible à tous. »

Cela a déjà commencé à se produire avec le système Internet. Ce système est en voie de créer à travers le monde une source importante, non pas de connaissance ni de conscience, mais de faits. Si vous tournez telle page, ouvrez tel livre, vous obtiendrez tous ces faits. On peut construire un bateau, une bombe, faire des quantités de choses en explorant Internet. Fabriquer des liqueurs de toutes sortes ou lire des revues pornographiques est à votre portée avec Internet.

Internet a connu une expansion considérable, s’introduisant dans tous les foyers. Ce géant tentaculaire va envahir le monde, et créer un grand monstre appelé le « fait ». Le fait sera confondu avec la connaissance, la connaissance avec l’intelligence, et l’intelligence avec la sagesse. La sagesse sera tellement corrompue par les faits, qu’elle passera pour du charabia. C’est ce qui se passe avec Internet. Il deviendra à ce point truffé d’informations inutilisables, inexploitables et inutiles, qu’un comité d’hommes sages, représentant l’opinion générale des nations, devra finalement en vérifier soigneusement le contenu et le réorganiser.

« La création d’un ensemble de connaissances accessible à tous » est donc très différent du système Internet actuel. Ce que les Maîtres ont en tête est une bibliothèque électronique rendant accessible, sur le plan matériel, les pensées, les idées et les informations les plus élevées pouvant être utiles à l’humanité. Le système Internet, tel qu’il existe aujourd’hui, est ouvert à tous les abus. Nous abusons rapidement de tout ce qui a de la valeur. Nous abusons de tous les aspects de notre vie, alors pourquoi pas aussi du monde électronique ?

Cependant, une véritable banque de connaissances sera mise sur pied, accessible par voie électronique, et nous pourrons donc profiter de toutes les informations utiles dans le monde. Il en résultera une unité au niveau des sciences, des idées. De façon très rapide et facile, chaque région du monde pourra facilement avoir accès aux connaissances de n’importe quelle autre région. Vous pouvez déjà imaginer la réaction des peuples du tiers monde qui ont accès à Internet, et sont ainsi informés de ce qui se passe dans les pays développés. Cela remet totalement en cause ce qu’ils attendent de la vie. Il devient d’autant plus urgent de procéder à la transformation économique du monde, et de donner à l’ensemble de l’humanité la possibilité de prendre part à cette révolution – une révolution de la conscience – qui en découlera, lorsque chacun sera relié à cette banque de connaissances.

Voilà l’exposé, peut-être incomplet, des priorités de Maitreya. Grande est sa tâche. Maitreya est ici. Il est ici pour rester, et il attend l’occasion de se présenter à l’avant-scène, de se faire connaître ouvertement à l’humanité et d’entreprendre sa tâche.


Le Fils de l'Homme

par le Maître – par l'entremise de Benjamin Creme

Juin 1984

Nombreux sont ceux qui attendent le retour du Christ dans l'appréhension et dans la crainte. Ils pressentent que son apparition provoquera de grands changements dans tous les domaines de la vie. Ils n'ignorent pas que ses valeurs ne pourront que transformer leur façon de penser et de vivre, et pâlissent face à une telle perspective. En outre les Eglises ont donné du Christ une image si mystique à travers les siècles, que beaucoup craignent son jugement et son pouvoir omnipotent. Ils l'attendent comme un Dieu venu pour punir les méchants et récompenser les fidèles.

Il est profondément regrettable qu'une vision aussi déformée du Christ ait ainsi pénétré la conscience humaine. Un tel être n'existe pas. Pour comprendre la véritable nature du Christ, il est nécessaire de le considérer comme un fils de Dieu parmi tant d'autres dotés chacun d'un potentiel pleinement divin, et ne différant de ses frères que par le degré qu'il a atteint dans la manifestation de cette divinité. Que le Christ ait manifesté cette divinité dans sa plénitude est ce qui fait sa gloire, et nous pouvons nous incliner devant un tel accomplissement. Qu'un tel accomplissement soit rare est également une vérité indiscutable. Mais pour les hommes, le prodige est que le Christ ait été l'un d'entre eux. Il n'est rien, parmi les épreuves et les souffrances des hommes, qu'il ne connaisse. Comme tous les hommes, il a parcouru le sentier pas à pas. Il n'est rien, dans l'éventail complet de l'expérience humaine, qu'il n'ait partagé. Ainsi est-il vraiment le Fils de l'Homme.

Etablir la fraternité humaine

Il ne fait guère de doute que s'il devait apparaître parmi nous sans être annoncé, peu le reconnaîtraient. Il est si différent de l'image que l'on se fait de lui habituellement, qu'il passerait inaperçu dans la foule. Il en est ainsi aujourd'hui, alors qu'il se trouve parmi ses frères, n'attendant que l'invitation des hommes pour commencer sa mission. Nombre de ceux qui le voient quotidiennement ne le reconnaissent pas. D'autres le reconnaissent, mais ont peur de parler. D'autres encore attendent et prient, dans l'espoir qu'il est bien celui qu'ils n'osent espérer.

Ce n'est qu'une fois qu'il aura fait sa déclaration devant le monde qu'il sera reconnu aux yeux des hommes et dans leur cœur.

Tandis que nous attendons ce jour sans pareil, tentons de clarifier dans notre esprit les raisons de son retour et de comprendre la nature de la tâche qu'il s'est lui-même imposée. C'est pour établir parmi nous la réalité de Dieu, qu'il est venu ; pour restaurer les Mystères divins, qu'il est ici ; pour apprendre aux hommes comment aimer, et aimer encore, qu'il est parmi nous. C'est pour établir la fraternité humaine, qu'il foule de nouveau le sol de notre Terre ; pour tenir ses engagements envers Dieu et envers les hommes qu'il accepte ce fardeau ; pour inaugurer le nouvel âge qu'il est revenu. C'est pour confirmer les inestimables acquis du passé, inspirer les merveilles du futur, glorifier Dieu et les hommes, qu'il est descendu de sa montagne.

Les lois de la Vie et de l'Amour

Considérons ses priorités : instauration de la paix ; inauguration du système de partage ; élimination de la culpabilité et de la peur ; purification du cœur et de l'esprit des hommes ; éducation de l'humanité selon les lois de la vie et de l'amour ; introduction aux Mystères ; embellissement de nos villes ; suppression des obstacles aux voyages et aux échanges entre les peuples ; création d'un fonds commun de connaissances accessible à tous.

Que pareille tâche ne soit pas aisée, même pour le Fils de l'Homme, est l'évidence même. Les habitudes anciennes de division et de séparation ont de profondes racines, la peur et la superstition tiennent des millions d'êtres sous leur emprise. Mais jamais auparavant, dans l'histoire du monde n'est venu un Instructeur aussi bien équipé pour sa tâche. Maitreya vient faire la guerre à l'ignorance et à la peur, à la division et à la pauvreté. Ses armes sont la compréhension spirituelle, la connaissance et l'amour. Son armure resplendissante est la Vérité elle-même.

I


Home Conférence du séminaire 1995

Les priorités de Maitreya (partie 1/2)

par Benjamin Creme

L'article suivant est la transcription d'une conférence donnée par Benjamin Creme à San Francisco (Etats-Unis) et à Kerkrade (Pays-Bas), lors des rencontres internationales de méditation de transmission de l'été 1995.

En juin 1984, mon Maître écrivit pour Share International un article intitulé « le Fils de l'Homme », que vous trouverez reproduit à la fin de la partie 2/2 de l'article. Mon Maître parle de Maitreya comme du Christ, et nous entretient de la tâche future de Maitreya et des priorités qu'il s'est fixées comme objectifs. Il ne fait aucun doute que le Maître énumère ces priorités dans un ordre bien spécifique, s'attaquant d'abord aux points les plus importants. Je ne puis imaginer qu'il puisse en être autrement.

J'ai pensé qu'il serait utile de connaître ces priorités et de commencer à les appréhender de manière constructive, tant comme individu que comme groupe préparant la voie pour Maitreya. Préparer cette voie consiste, bien sûr, à préparer le monde. Il ne s'agit pas simplement d'avertir les gens de la présence de Maitreya, mais de savoir, du moins dans une certaine mesure, comment le monde devrait fonctionner.

On me demande souvent : « Que va-t-il se passer ? Que va-t-il nous arriver si nous acceptons l'idée que Maitreya se trouve dans le monde, qu'il est le Christ, et que des Maîtres viendront sur terre ? Quelle conséquence ce phénomène, l'extériorisation de la Hiérarchie, aura-t-il sur le monde ? » De toute évidence, cela nous affectera profondément, mais de quelle manière ? Il se peut que nous n'en ayons aucune idée, ou que nos idées à ce sujet soient plutôt fantaisistes.

Je crois que nous devrions étudier ce que mon Maître, qui connaît ces priorités, a écrit à ce propos. J'espère qu'à la fin de ce séminaire, nous comprendrons davantage ce qu'impliquent ces priorités. C'est vous qui allez construire le nouvel âge, principalement ces 20, 30 ou 40 prochaines années. Il vous appartient d'en faire ce que vous voulez, et vous pouvez aider Maitreya à réaliser ses priorités.

Cet article du Maître montre très clairement l'immensité de la tâche que Maitreya s'est donnée. Nous nous réjouissons de sa venue dans le monde, et pensons à ce qu'il nous apportera, aux bénéfices de sa présence : les sources curatives, les croix de lumière, l'expérience exaltante que procure à quiconque une rencontre avec lui, aussi brève soit-elle. Nous savons à quel point ceux qui l'ont rencontré ne peuvent l'oublier, même s'il était habillé en mendiant, et comment la simple vue de Maitreya ou de l'un des Maîtres suffit à faire se sentir mieux ceux qui en sont témoins : ils se sentent élevés, galvanisés et, s'ils croient à la réalité de ce contact, bénis et pleins de gratitude.

Mais la tâche de Maitreya est incontestablement une tâche extraordinaire. Notre Terre abrite maintenant entre cinq milliards et demi et six milliards d'individus, dont un cinquième vit dans une incroyable misère, des millions d'êtres humains mourant de faim. D'autres, qui possèdent déjà une part suffisante du gâteau mondial, se battent âprement pour en obtenir davantage encore. Comment Maitreya peut-il harmoniser toutes ces différentes aspirations, entre ceux qui veulent toujours plus de richesse, d'influence, de pouvoir, et ceux qui sont exploités par ces derniers, et cherchent seulement à se nourrir, à se protéger des intempéries et, peut-on l'espérer, à envoyer leurs enfants à l'école ? Comment parvenir à concilier des niveaux d'aspiration aussi différents, et comment Maitreya peut-il nous y aider ?

La véritable nature du Christ

Je suis particulièrement frappé par le fait que la plupart des chrétiens ne savent pas grand-chose du Christ. Plus que quiconque, ils devraient connaître la nature du Christ. Ils en ont, bien sûr, une certaine idée, mais elle est si vague, et apparemment si éloignée de la vérité, qu'on peut s'interroger sur leur réaction lorsqu'ils verront Maitreya à la télévision, lorsqu'il viendra dans leur pays et qu'ils pourront l'approcher.

Ils le considèrent généralement comme un Dieu tout-puissant, venu punir les méchants et récompenser les justes. C'est là sans doute une des principales raisons pour lesquelles la plupart des chrétiens attendent le Christ à la fin du monde : ils espèrent ne plus être dans les parages à ce moment là ! Ils craignent même leur propre Christ. Ils ont peur de Dieu, peur du châtiment ; ils se sentent indignes. Ils savent que, d'une manière ou d'une autre, ils ont fait preuve de méchanceté, même si celle-ci n'était pas bien grave. Sans doute réalisent-ils qu'ils sont parfois désagréables et brutaux ; parfois malfaisants. Ils éprouvent un profond sentiment de culpabilité, édifié et renforcé au cours des siècles par une Eglise forte, influente et cruelle. Ce sentiment réduira probablement leur capacité à reconnaître le Christ pour ce qu'il est et à réagir correctement envers lui lorsqu'il se révélera au monde. Je suis certain que si j'étais un chrétien intégriste, je serais terrifié à la simple idée que le Christ puisse être présent sur terre !

En réalité, le Christ est tellement différent de l'idée qu'ils s'en font qu'il n'y a rien à craindre. Et pourtant, des millions de chrétiens s'attendent avec terreur à le voir un jour arriver à Jérusalem, sur un nuage, et croient que son retour pourrait bien être proche. Ils considèrent les troubles au Moyen-Orient comme des signes. Ils se disent : « c'est l'Armageddon ; cela signifie que le Christ arrive. » Lorsqu'ils m'entendent parler de Maitreya, ils disent : « C'est l'Antéchrist ; cela signifie que le Christ est proche. »

Tout semble désigner notre époque comme celle où le Christ pourrait venir dans le monde. L'attente de l'Armageddon ajoute à l'angoisse déjà présente. Mais même sans la crainte de l'Armageddon, la seule perspective d'être confronté à « Dieu » lui-même – même sous une forme humaine – que les gens s'imaginent, paré d'une aura de pouvoir, sous les traits d'un juge avide de distribuer des punitions ou des récompenses – est en soi bien assez terrifiante. Ignorant tout de la loi de la vie et de l'évolution, de la loi de l'action et de la réaction, et de celle de la renaissance, ils s'attendent seulement à être punis pour leur moindre soit-disant « péché ». Ils se jugent eux-mêmes si sévèrement, que l'idée de la venue du Christ n'évoque en eux rien d'autre qu'une attente négative.

Le Maître résume cette attitude d'une manière sobre, qui nous incite presque à sourire : « Il est profondément regrettable qu'une vision aussi déformée du Christ ait ainsi pénétré la conscience humaine. » Il en est pourtant ainsi. Partout dans le monde, l'idée qu'on se fait de l'Instructeur, qu'on l'appelle le Christ, le Bouddha, l'Imam Mahdi, le Messie ou Krishna, est altérée par ces concepts erronés quant à sa nature. Les religions l'ont présenté comme un Dieu tout-puissant venu pour juger ; et si Dieu juge, il découvrira les fautes, et s'il y a eu faute, il y aura inévitablement châtiment.

Il sera très difficile de dissiper cette croyance répandue en Occident. Lorsque je brosse le tableau d'un monde transformé, vivant en harmonie, sinon dans une totale sérénité, partageant les ressources, cohabitant dans la paix, je me heurte sans cesse à cette croyance intégriste en un Dieu ayant les traits d'un Jéhovah coléreux et vengeur. Jésus, par contre, apparaît sous un jour plutôt sentimental, comme un être aimable, dépourvu d'humour, bienveillant, un saint qui, à la fin de sa vie, connût des ennuis avec les Romains.

La tâche prioritaire que Maitreya s'est fixée est « d'établir parmi nous la réalité de Dieu ». Qu'est-ce que le Maître entend par là ? Comment Maitreya, ou qui que ce soit d'autre, d'ailleurs, peut-il établir parmi nous la réalité de Dieu ? De toute évidence, c'est ce que les groupes religieux ont tenté de faire depuis des milliers d'années. Les hindous, les bouddhistes, les musulmans, les chrétiens, les jaïns, et probablement surtout les juifs, se sont efforcés de nous inculquer la réalité de Dieu. Il semblerait qu'ils n'y soient que trop bien parvenus, au point que, pour des millions de personnes, la vie est devenue un jeu de cache-cache avec Dieu. Ils savent que, de là-haut, Dieu surveille tout ce qu'ils font, et ils tentent de se dissimuler à ses yeux. Constamment, ils pensent : « Je sais que Dieu est là, mais il ne peut sûrement pas tout voir » ; et c'est ainsi que nous laissons notre main droite ignorer ce que fait la gauche. Si notre main droite sait ce que fait la gauche, Dieu le sait aussi. Si Dieu le sait, Dieu sait aussi ce qui va nous arriver. Le problème, pour la plupart des gens, provient de leur conception complètement erronée de Dieu, d'un Dieu courroucé qui châtie les pécheurs et les vauriens. Nés dans le péché, il est inévitable que nous péchions ; nous devons donc être punis, et Dieu s'en charge avec plaisir.

La réalité de Dieu

« Pour établir parmi nous la réalité de Dieu, il est venu. »

Maitreya n'avait pas besoin de venir pour perpétuer une telle notion de Dieu. Sa venue doit alors servir à implanter une autre notion, plus proche de la vérité. Maitreya va mettre en lumière l'aspect spirituel de la vie. Au cœur de chaque individu, de chaque aspect de la création, réside une dimension spirituelle, un but spirituel, qui se manifeste à travers tout ce dont nous pouvons devenir conscients. En réalité, nous n'appréhendons la création que d'une manière très fragmentée, mais si nous la considérons comme l'expression extérieure d'un grand dessein spirituel, qui lui permet de se manifester (et de disparaître), de croître, de se développer, de relier un aspect à un autre et de créer ainsi des nations, des systèmes solaires, des galaxies, il est alors possible d'imaginer que Dieu est extraordinairement puissant.

Dans la Bible chrétienne, Dieu est appelé « un feu dévorant ». Le feu est, bien sûr, de l'énergie. Je pense que Maitreya parlera de la réalité de Dieu comme d'une multiplicité de forces créatrices qui constituent cette Vie que nous appelons Dieu. En fait, il n'existe qu'une seule Vie, qui anime tout le cosmos, lui donnant son expression et imprégnant tous les aspects de la création. Cette Vie unique, que nous appelons Dieu, s'exprime au moyen d'une myriade de forces et de formes, et la conscience de Dieu, la connaissance de la nature de Dieu, nous est révélée à mesure que nous ouvrons notre conscience, et ainsi notre sensibilité, aux diverses forces qui, ensemble, forment Dieu.

Au centre de la galaxie se trouve un Etre possédant cette conscience à un niveau galactique, tellement supérieur à celui d'un système solaire, qu'il est impossible à quiconque de s'en faire la moindre idée. Le Logos de notre système solaire, par exemple, est conscient d'une variété infinie de forces, d'un ensemble extraordinaire de différents feux harmonisés, qui, par leurs interactions, créent les plans extérieurs physique, astral et mental – toutes les formes visibles sur le plan physique, toutes les formes éthériques, invisibles à la plupart – exécutant ainsi le plan d'une Entité encore plus grande que lui. Nous pouvons considérer que le Logos planétaire réalise le plan du Logos solaire, et que le Logos solaire réalise le plan du Logos galactique, « Celui dont rien ne peut être dit », non parce qu'il serait irrévérencieux de parler de cet Etre, mais parce qu'il n'y a rien que nous puissions en dire, rien que nous puissions valablement imaginer de cet Etre qui est au centre de notre galaxie.

Je pense que Maitreya, lorsqu'il parlera de Dieu et confirmera la réalité de Dieu dans le monde, le fera plus ou moins en ces termes : Dieu vu en tant qu'énergie, que feu, dans son aspect relationnel et, bien entendu, dans son rapport fondamental avec tous les êtres humains. C'est merveilleux. A mesure que nous élargissons notre conscience, nous pouvons de mieux en mieux comprendre la nature de ce que nous appelons Dieu. Lorsque nous avons la connaissance, l'intuition, le sentiment de ce dont il s'agit, et que ce n'est plus simplement une idée mais une expérience réelle, alors nous pouvons acquérir la maîtrise de ces énergies et nous unir de plus en plus à la nature de Dieu.

Les Maîtres sont des manifestations divines, des Fils de Dieu. Devenir un Maître, c'est élargir sa conscience jusqu'à inclure ce que nous appelons les niveaux spirituels. Cela donne, à qui atteint ce niveau, la conscience des énergies de Dieu et l'accès au Mental de Dieu – dans notre cas, en qualité de terriens, l'accès au mental du Logos de notre planète, mais pour un Maître qui a dépassé ce stade, un accès de plus en plus grand au mental du Logos solaire. Il existe, sur le Soleil, des Etres dont la conscience est assez vaste pour inclure des aspects de Celui dont rien ne peut être dit. Si nous tentions de spéculer sur la nature de cet Etre, nous ne ferions que la déformer.

Le Royaume de Dieu

Etablir parmi nous la réalité de Dieu signifie également établir parmi nous le Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu est la Hiérarchie spirituelle ou ésotérique, dont Maitreya est le chef, le « grand patron ». Par leur seule présence, Maitreya et les Maîtres démontrent la réalité du Royaume de Dieu. Lorsque Maitreya s'adressera aux chrétiens, je pense qu'il parlera de la Hiérarchie, son Ashram, comme étant le Royaume de Dieu. Lorsqu'il enseignera dans d'autres parties du monde, il emploiera d'autres termes pour désigner le Royaume de Dieu. Par le processus des premières initiations, des hommes et des femmes ordinaires trouveront leur chemin vers l'Ashram du Christ, la Hiérarchie spirituelle, et entreront ainsi dans le Royaume de Dieu. Maitreya présentera ouvertement cette notion au monde – pas nécessairement dès le premier jour, mais il est très probable qu'il la mentionnera brièvement le jour de Déclaration.

« Pour recréer les Mystères divins, il est ici. »

Les Mystères divins sont les mystères de l'initiation. Dans un lointain passé, les Mystères étaient présentés en divers points du monde, dans des écoles, ou des centres de formation pour les initiés, qui entraient alors un par un dans le Royaume de Dieu. Ces centres seront de nouveau ouverts, réinstaurés, certains aux endroits mêmes où ils se trouvaient dans les temps anciens. D'autres seront construits pour la première fois dans des pays relativement nouveaux. Les candidats à l'initiation iront à ces Ecoles de Mystères. Le Plan prévoit que, d'ici la fin de cette ère, les trois cinquièmes de l'humanité auront rejoint le Royaume de Dieu. Ils seront intégrés à la Hiérarchie spirituelle, en ayant reçu au moins la première initiation. Ceux qui sont actuellement des initiés du premier degré recevront la deuxième, puis la troisième initiation.

Les candidats iront dans ces écoles pour apprendre, et les anciens mystères de l'initiation deviendront l'objectif conscient d'une grande partie de l'humanité. Il peut sembler extraordinaire de penser cela aujourd'hui, mais le temps viendra, au cours des 2 000 prochaines années, où, au lieu de rechercher simplement un diplôme universitaire, une maîtrise ou un doctorat, les gens se fixeront pour but l'initiation, et chercheront en toute conscience à passer par le processus initiatique. C'est extraordinaire de penser que probablement trois à quatre milliards d'individus s'engageront consciemment sur cette voie. Naturellement, nombre de personnes actuellement engagées dans ce processus n'ont jamais entendu parler d'ésotérisme, et ignorent qu'un phénomène tel que l'initiation existe, car cette dernière se produit durant le sommeil, hors du corps. Si vous pensez qu'au cours des 2 500 prochaines années, les ashrams intérieurs des Maîtres, où l'enseignement se dispense actuellement pendant le sommeil, existeront aussi sur le plan physique extérieur, vous aurez une idée de l'importance des transformations que connaîtra l'humanité.

Les gens seront informés de l'existence de l'initiation, laquelle deviendra le but de la vie de la majorité des êtres humains. Cela modifiera considérablement les objectifs habituellement poursuivis, tels que celui de s'offrir une maison ou une plus grosse voiture, et d'obtenir davantage de vacances. Grâce à la présence des Maîtres, nous assisterons à une transformation de la conscience telle, qu'il est difficile de l'imaginer.

Apprendre à aimer

« Pour apprendre aux hommes comment aimer, et aimer encore, il est parmi nous. Pour établir la fraternité de l'homme, il foule de nouveau le sol de la Terre. »

Ce sera la tâche la plus difficile de Maitreya. S'il parvient à apprendre aux hommes à aimer, il aura alors établi la fraternité humaine, car c'est ce manque ou cette absence totale d'expression de l'amour qui empêche l'instauration de la fraternité entre les hommes. L'amour est difficile ; nous le savons tous, il est difficile d'aimer. Certains trouvent cela facile ; mais même ces derniers, pour qui il est naturel d'aimer, se durcissent lorsqu'ils rencontrent une résistance à cet amour ; le courant d'amour s'interrompt alors. Il est facile d'aimer lorsqu'on ne rencontre aucune résistance. Mais si quelqu'un que nous aimons fait quelque chose que nous n'aimons pas, il nous est alors difficile de continuer à l'aimer. Autrement dit, notre amour est réactif, même s'il s'agit tout de même d'une forme d'amour.

Cet amour est très différent de celui d'un Maître. Si nous aimions à la façon d'un Maître, nous serions des Maîtres. Nous ne sommes pas des Maîtres car nous ne manifestons pas leur amour total, sans restriction, inconditionnel. La nature d'un Maître est d'aimer, et la nature de Maitreya est d'aimer en tant que Seigneur de l'Amour. Il incarne l'Amour de Dieu, le principe christique. L'Amour, en tant qu'aspect de Dieu, est personnifié sur terre par un homme. Cela constitue pour Maitreya un extraordinaire accomplissement. Ainsi que le dit le Maître : « Que le Christ ait manifesté cette divinité dans sa plénitude est ce qui fait sa gloire, et nous pouvons nous incliner devant un tel accomplissement. Qu'un tel accomplissement soit rare est, bien sûr, également indiscutable. » Combien de Christs, combien de Bouddhas ont-ils été engendrés dans notre système solaire ? Il existe des planètes plus évoluées que la nôtre, qui n'ont pourtant pas encore engendré un Christ. La naissance d'un Christ est un accomplissement extraordinaire, d'une grande rareté, sur notre planète comme sur toute autre.

La nature de l'Amour de Dieu est telle, que l'incarner à un niveau planétaire constitue l'un des plus grands accomplissements possibles. Nous sommes capables d'exprimer de l'affection, un amour réactif, et d'aimer ceux qui nous aiment, mais aimer d'un amour total, constant, et sans attente de réciprocité, constituerait un accomplissement majeur pour l'humanité. Ce sera l'une des tâches principales du Christ : démontrer la nature de l'amour divin, dans son sens véritable, comme étant l'énergie qu'il incarne. Il le fait par l'exemple et par le nourrissement spirituel de notre être, et il le fait avec plaisir.

En imprégnant le cœur de l'homme du principe christique, il nous enseigne, que nous en soyons conscients ou non, que nous soyons capables d'y répondre ou non, non seulement la nature de Dieu et la nature de l'Amour, mais également l'aptitude à aimer. Plus l'énergie du principe christique est active en nous, plus nous sommes capables d'aimer.

L'amour est une force puissante, active, magnétique, qui maintient ensemble tous les éléments fragmentés du cosmos, et sans laquelle tout se disloquerait. Sans cette force d'attraction magnétique que nous appelons amour, notre système solaire et les galaxies disparaîtraient.

En incarnant cette énergie dans son propre être, Maitreya la fait régner dans le monde. Il est si pur, si évolué, qu'il est parvenu à ce rare accomplissement qu'est l'incarnation du principe christique à un niveau planétaire. Cela constitue un accomplissement majeur parmi les planètes de notre système solaire. Maitreya est plus élevé et plus vénérable que nous ne pouvons probablement l'imaginer. Même si au fond de notre cœur nous croyons en sa valeur et en son niveau, il est impossible à quiconque se trouvant à un niveau inférieur de comprendre ce que représente réellement un tel niveau. En libérant le principe christique, Maitreya apporte à l'humanité la capacité d'aimer. Par le pouvoir de cet amour, il galvanise l'humanité à transformer le monde. Il y travaille déjà dans les coulisses, et s'y consacrera ouvertement dès qu'il révélera sa présence au monde.

L'amour est une force active, qui transforme. Un amour qui ne passe pas à l'acte n'en est pas véritablement un. L'amour en action est l'essence de l'amour. Le pouvoir de Maitreya réside en sa capacité d'aimer le monde et tout ce qu'il contient. Le désir, au plus profond du cœur de celui qui a cette capacité, est de tout unifier. Il contemple le monde et voit 5,6 milliards d'individus qui souffrent, qui luttent, qui entrent en compétition ; il voit toutes les actions, certaines positives, d'autres profondément négatives. Il voit tout cela, et son désir ardent, son envie la plus profonde, le besoin pressant de son cœur spirituel, est de tout réunir, de tout unifier. Il est une Vie planétaire. Il a pénétré dans la conscience du Logos à un très haut niveau ; il a deux niveaux supplémentaires de conscience cosmique ; et étant adombré par l'Esprit de Paix et l'Avatar de Synthèse, partageant la conscience du Bouddha, Maitreya possède une conscience s'étendant au-delà de toute imagination. Il n'y a jamais eu d'Avatar mieux préparé pour sa tâche que Maitreya. Et un tel Avatar ne s'est jamais avéré aussi nécessaire. Mais notre monde est devenu si complexe, si divisé, tellement saturé tant par le bien que par le mal, par le positif que par le négatif, que toutes ces forces doivent être réconciliées. Tel est son but, tel est l'ardent désir du cœur du Christ de restaurer l'unité, d'utiliser ses pouvoirs, son intuition, pour manifester dans le monde sa nature qui est amour. Il nous apprend ainsi à aimer et, comme le dit le Maître, « à aimer encore ». Aimer encore ne signifie pas aimer de façon habituelle, réactive, mais aimer totalement, inconditionnellement, comme le font les Maîtres. C'est ainsi que naîtra la fraternité humaine.

Rétablir la paix

Mais il faut plus que cela. Considérons les étapes menant à l'établissement de la fraternité dans le monde. Tout d'abord, il faut rétablir la paix. Sans paix, le monde ne peut exister. La première priorité de Maitreya est la création d'une paix véritable dans le monde : l'humanité doit renoncer à la guerre et à la compétition, génératrice de guerre. Cette paix ne sera possible que lorsque tous les peuples verront leurs besoins fondamentaux satisfaits.

La plupart des guerres sont des guerres de conquêtes. Vous voyez quelque chose dont vous avez envie, et vous le prenez. Si vous devez faire la guerre pour l'obtenir, alors vous faites la guerre. Ce fut le cas en Bosnie. Les aventuriers serbes saisirent l'opportunité d'utiliser l'aspiration naturelle du peuple serbe à retrouver son identité nationale, pour créer une Serbie plus grande, assouvissant ainsi leurs ambitions personnelles. Tant qu'il ne sera pas mis fin à la souffrance et au désespoir des peuples, et à l'infériorité de leur situation, en d'autres termes tant que le monde en voie de développement ne pourra manger, grandir, et vivre une vie décente, il ne pourra y avoir de paix dans le monde. Et la première condition à l'établissement de la paix dans le monde est le partage des ressources mondiales.

L'instauration de ce système de partage sera probablement la condition la plus facile à réaliser. Il est difficile d'apprendre aux hommes à aimer ; il est difficile de faire régner la fraternité humaine ; mais il est aisé de partager les ressources mondiales : c'est une question de distribution, rien de plus. Les ressources existent, la science et la technologie aussi ; personne n'est obligé de s'en passer. Cela signifie que l'humanité doit accepter un certain degré d'unité, qui fera apparaître comme une vérité normale et évidente que la seule voie vers la paix réside dans le partage des ressources mondiales.

Dès lors, tout le monde se sentira mieux ; les peuples des pays du tiers monde, bien sûr, mais aussi ceux des pays développés, dont la santé et la conscience ne s'en porteront que mieux, et qui se sentiront beaucoup moins coupables. Les crimes et la toxicomanie diminueront. Les villes deviendront beaucoup plus saines et plus agréables à vivre, et délivrées de la menace des agressions et des meurtres. Le partage est une priorité, parce que si nous ne le réalisons pas, nous détruirons le monde. Les tensions sont si fortes de nos jours, les aventuriers démagogues si enclins à mobiliser les aspirations et les forces nationalistes, les armes si faciles à obtenir des pays développés et de plus en plus sophistiquées et puissantes, qu'il devient de plus en plus difficile et dangereux de circonscrire la moindre petite guerre.

C'est ce que les Nations unies ont constaté en Bosnie, à la suite de trois ans et demi d'indifférence, et de leur manque de volonté politique face à ce qui s'imposait de faire : réunir assez d'argent afin de créer une force militaire suffisamment puissante pour qu'une armée de l'ONU se rende en Bosnie mettre fin aux activités d'aventuriers comme Milosevic et Karadzic. En intervenant dès le début, l'ONU aurait pu empêcher que s'amplifie la guerre en Bosnie. Malgré d'énormes difficultés, un premier pas vers la paix est en voie d'être réalisé. Il faut une volonté politique pour instaurer une véritable force de l'ONU, avec une armée, des avions, des généraux, animée du désir de mettre un terme à ce genre de guerre. Les Maîtres croient en la paix. Personne ne peut expliquer le rôle de la paix aussi bien qu'un Maître. Mais les Maîtres sont réalistes. Ils savent que seule une force des Nations unies suffisamment armée aurait pu mettre fin au conflit et empêcher l'extermination de tant d'individus en Bosnie ainsi que le vol de leur pays par les Serbes.

La culpabilité et la peur

« L'élimination de la culpabilité et de la peur, la purification du cœur et de l'esprit des hommes. »

Les enseignements de toutes les communautés religieuses ont été si faux, si déformés depuis des siècles, que des multitudes d'individus vivent dans un sentiment de culpabilité et de peur. Deux mille ans d'enseignement chrétien et, avant cela, des milliers d'années d'enseignements juif, hindou et bouddhiste ont rempli l'humanité de peur, de superstition et de culpabilité. Il ne se trouve presque personne aujourd'hui dans le monde qui ne soit atteint de cette maladie. Tout le monde est sujet à la peur.

La culpabilité résulte de la peur, elle est inculquée au moyen de la peur. Si l'on vous enseigne que Dieu surveille chacun de vos gestes, que pratiquement tout ce que vous faites depuis le berceau jusqu'à la mort est mal, vous ne pouvez échapper à la peur et à la culpabilité. « Ne fais pas ceci. Ne fais pas cela. Ceci n'est pas bien ; les enfants sages ne font pas cela. Les bons enfants chrétiens croient à ceci, ne croient pas à cela. Les bons enfants hindous font ceci, ne font pas cela, ne croient pas à cela. Dieu te punira si tu fais ceci, ou si tu ne crois pas cela. »

L'imposition d'idéologies et de croyances crée automatiquement l'attente de la punition qui accompagne ces croyances. C'est ainsi, qu'à travers les siècles, toutes les communautés religieuses ont exercé un contrôle sur l'esprit de leurs fidèles. C'est une méthode séculaire, et elle fonctionne toujours. C'est d'ailleurs pourquoi elle est séculaire : elle s'est toujours avérée particulièrement fiable. Cela signifie qu'il existe toujours un groupe de personnes qui domine les autres groupes. Que cette domination soit intellectuelle, financière ou politique, ces groupes dominent toujours, exploitant la position inférieure d'autres groupes. L'histoire de la chrétienté européenne est, à elle seule, une histoire d'une incroyable cruauté, fondée sur la peur, l'imposition dogmatique d'idées, le manque de liberté, la dépendance financière, et la pauvreté.

Ces divers totalitarismes commencent à s'effriter, mais ils ont fonctionné pendant des milliers d'années. Sous le joug du totalitarisme politique, des milliers de gens sont maintenus sous surveillance, forcés de se soumettre, et privés de tout libre arbitre. De nos jours, le totalitarisme économique impose une servitude semblable à d'innombrables millions d'êtres. Un milliard deux cents millions de personnes vivent officiellement dans une pauvreté absolue. Même aux Etats-Unis, 33 millions d'individus, dont un enfant sur quatre, vivent dans la pauvreté.

Cette habileté à exploiter s'exprime, en termes religieux, à travers l'esprit et le cœur des gens ; en termes économiques, au niveau physique ; en termes politiques, par l'exercice d'un pouvoir sur l'activité des gens. Toutes ces tyrannies doivent disparaître, et commencent d'ailleurs déjà à disparaître.

L'un des plus grands bénéfices conférés à l'humanité par les nouvelles énergies de Maitreya, par sa présence, par le retour de la Hiérarchie, est la prise de conscience croissante, par l'humanité, de ce qu'elle doit faire, ainsi que l'accroissement de l'activité du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, que ses membres soient connus ou non. Tout cela indique que la fin de la tyrannie approche. La venue de Maitreya dans le monde portera un coup fatal à la tyrannie et y mettra un terme. L'établissement d'une paix véritable exige la disparition de toute forme de tyrannie : politique, économique, religieuse et sociale. C'est ce qui se produira, graduellement, et nous libérera de la culpabilité et de la peur.

Les groupes religieux ont présenté l'image d'un Dieu tout-puissant, vindicatif, coléreux, ressemblant à Jéhovah, exigeant un œil pour un œil, une dent pour une dent, brandissant un grand bâton pour punir quiconque fait autre chose que ce qui est prescrit par les prêtres ou les dirigeants politiques, par le roi ou les émissaires du roi. Ces tyrannies ont littéralement maintenu l'humanité en esclavage durant des millions d'années. Aucune période de notre histoire n'a été exempte de ces tyrannies. L'histoire du monde est l'histoire de la tyrannie, de l'exploitation, du totalitarisme, sous une forme ou une autre. Tout cela va disparaître et délivrer l'humanité de sa peur et de sa culpabilité.

Les êtres humains vont s'éveiller progressivement à l'idée, présentée par Maitreya et les Maîtres, et par ceux à travers lesquels ils travaillent, que l'humanité est fondamentalement saine, que nous sommes des êtres spirituels, qu'il n'y a rien de mauvais en nous. Il ne sert à rien d'être rongé par la culpabilité ou la peur. Nous ne serons pas punis si nous ne croyons pas ce que nous racontent les prêtres. Qui sont les prêtres pour décider de ce que les gens doivent croire ? Les prêtres se trompent presque toujours. Ils se sont profondément trompés, il y a deux mille ans en Palestine, lorsqu'ils se sont débarrassés du meilleur d'entre eux, Jésus, le Messie, qui, disent-ils aujourd'hui, est une merveille, un don remarquable fait au monde, le seul et unique Fils de Dieu. Il a été mis à mort. Les prêtres ne pouvaient supporter la présence même de Jésus, ni ses idées sur la liberté et la divinité de l'homme et sur la présence d'une âme à l'intérieur de chaque corps humain. Les prêtres de cette époque acceptaient mal les idées prônées par Jésus, que l'on devrait s'aimer les uns les autres, cesser de se battre, cesser d'encourager la séparativité et la cupidité. C'est pourquoi ils se débarrassèrent de lui. Maitreya éliminera la culpabilité et la peur. C'est ce que signifie « la purification du cœur et de l'esprit des hommes ».

Les lois de la vie et de l'amour

« L'éducation de l'humanité selon les lois de la vie et de l'amour. »

Les lois de la vie sont peu nombreuses, mais très puissantes. Personne n'y attache beaucoup d'importance, d'où les problèmes que nous connaissons. La loi primordiale de la vie est la loi de cause et d'effet ; elle gouverne toute vie sur cette planète. L'expression : « œil pour œil, dent pour dent », qui la traduit habituellement, est tout à fait inappropriée. Jésus a pourtant exprimé cette loi très simplement : « Tu récolteras ce que tu auras semé. » C'est si simple, que les gens l'ont oublié ou ne le comprennent pas. Quoi que vous ayez semé, vous le récolterez. Si vous semez du blé, vous récoltez du blé. Si vous semez de l'avoine, vous récoltez de l'avoine. Si vous semez du mauvais blé, votre récolte sera mauvaise. Nous sommes tous des semeurs. Chacune de nos pensées, chacune de nos actions sont des graines que nous semons. Elles produisent des causes. Les effets issus de ces causes construisent notre vie. Par ce processus permanent et commun nous créons notre vie et celle de l'humanité.

Faisant tous partie de la race humaine, nous sommes tous responsables de ce qui se passe dans le monde, de ce qui se passe au sein de la race humaine ou de son fait. Nous créons tous des formes-pensées. Ces formes-pensées sont réelles. Chaque fois que nous avons une idée destructrice, nous détruisons un peu de notre système. L'état de notre planète dépend de l'état de nos pensées. Si l'avidité, l'égoïsme, la destruction sature nos pensées, c'est ce que nous allons créer. Lorsqu'un nombre suffisant de personnes ont de telles pensées, et c'est le cas, alors les problèmes surgissent dans le monde. Chacun de nous y participe. Nous ne vivons pas dans une sorte de vide où tout demeurerait à l'intérieur du cercle infranchissable de notre moi. Ce serait plus facile si nous pouvions garder pour nous nos pensées et nos actions destructrices. Ainsi, nous récolterions directement ce que nous avons semé. Malheureusement, il en va tout autrement. Nos pensées se dispersent dans toutes les directions. Elles entrent dans le plan astral, produisant le mirage astral. Elles pénètrent dans les plans mentaux, créant ou détruisant sur ces plans. Nous détruisons, et parfois créons, constamment. Multipliez ce processus par cinq milliards et demi, soit le nombre d'êtres incarnés en ce moment, et vous verrez la puissance que représente cette capacité de penser que possède l'humanité.

Nous sommes les Fils du mental. Nous pensons. C'est ce qui nous différencie du règne animal, et est à l'origine de la création du règne humain. Tôt ou tard l'humanité réalisera qu'elle ne se trouve pas au sommet de l'échelle, mais qu'elle constitue un règne intermédiaire entre le règne animal et le Royaume de Dieu, ou Royaume spirituel. Par le processus de l'initiation, nous progressons et pénétrons dans ce royaume. Un aspect de chacun de nous est déjà membre de ce royaume et y vit : l'âme humaine. Un jour, cependant, cette expérience deviendra totalement consciente, l'âme imprégnant de sa conscience de manière si puissante son reflet, que l'individu pourra effectivement agir comme membre de ce royaume.

Il existe actuellement peu d'individus qui comprennent le fonctionnement de la loi de cause et d'effet. Peu vivent comme s'ils le comprenaient. La plupart des gens (au sein de ces groupes) ont lu les livres d'Alice Bailey ou les enseignements théosophiques, et ils acceptent cette loi, mais tant que nous ne la mettrons pas en pratique dans notre vie en tant que réalité de chaque instant, nous continuerons à créer le désordre.

Nous devons comprendre l'absolue nécessité de l'innocuité. Aussitôt que nous comprenons cette loi dans son sens le plus profond ; aussitôt que nous en prenons vraiment conscience, par une révélation au fond de notre cœur, de notre esprit, et pas simplement en tant qu'idée dont nous saisissons la justice ; aussitôt qu'elle devient une expérience réelle dans notre vie, nous cessons de créer le désordre, nous cessons de créer ce déséquilibre provoqué par l'action destructrice.

Le mieux que nous puissions faire, tous ensemble, pour y parvenir, est d'exprimer la bonne volonté. Maitreya mettra l'accent sur la nécessité de la bonne volonté dans toutes nos relations. La bonne volonté est l'aspect inférieur de l'énergie d'amour, et peut être exprimée par la masse de l'humanité. Aimer, dans le vrai sens du terme, est très difficile. L'expression de la bonne volonté constitue le prochain pas que l'humanité accomplira sur le chemin de l'évolution, et contribuera à établir de justes relations humaines.

La bonne volonté est à notre portée. C'est un niveau de l'énergie d'amour que l'humanité ne devrait pas avoir trop de peine à exprimer. En fait, des individus par millions éprouvent effectivement de la bonne volonté, et en font preuve. Cela ne consiste pas simplement à être aimable, tolérant ou courtois ; toutes ces attitudes ne sont que le résultat de la bonne volonté. La bonne volonté est une force active ; c'est l'aspect volonté allié à l'aspect amour. Lorsque l'aspect amour donne forme à l'aspect volonté, vous obtenez la bonne volonté. Si vous considérez que le mot « bon » signifie amour, et « volonté », intention, vous obtenez bonne intention, intention aimante. Cette intention aimante doit imprégner notre vie et créer des relations humaines justes. Des relations humaines justes nous libéreront de la culpabilité et de la peur, conduiront au partage des ressources dans le monde, et apporteront la paix. L'établissement de relations humaines justes constitue une priorité pour l'humanité, et Maitreya en fera l'une de ses principales préoccupations. Les lois de l'amour exigent de justes relations. Les lois de la vie exigent une pensée juste, une action juste. Lorsque l'action juste, la pensée juste et la bonne volonté se trouvent combinées, vous obtenez le genre de société libre, tolérante, inoffensive que nous devrions rechercher. L'innocuité doit guider tous nos actes, et cela est difficile. C'est difficile d'être inoffensif. Ce dont je parle n'est pas une chose facile et qui se manifestera d'elle-même après le jour de Déclaration. Lorsque les gens s'ouvriront à Maitreya cependant, lorsqu'ils le reconnaîtront vraiment et s'ouvriront à son énergie, à ses conseils, à ses principes, à sa vision, ils comprendront la nécessité de l'innocuité.

Il est facile de paraître inoffensif, mais l'être réellement est très difficile. Tout le monde est égoïste. Tout le monde veut agir à sa guise, et désire voir se réaliser ses quatre volontés. Si les gens sont suffisamment tenaces, intolérants et avides, ils s'obstinent jusqu'à ce qu'ils réussissent. Certaines personnes sont tout sauf inoffensives, qu'elles sourient aimablement ou non.

« Les lois de la vie et de l'amour »

Honnêteté du mental, sincérité de l'esprit et détachement. Ce sont les trois moyens qui conduiront à l'expression correcte des lois de la vie et de l'amour. Le détachement nous libère des mirages dont j'ai parlé : la peur, la culpabilité, les manifestations tortueuses de l'avidité, ainsi que de leur masque, l'hypocrisie souriante du monde.

L'éducation et la conscience

« Une introduction aux Mystères »

Maitreya abordera, même le jour de Déclaration, les mystères de l'initiation. Il parlera, même si ce n'est que brièvement, du retour des Maîtres dans le monde, et fera un lien entre son retour et la réouverture des anciennes écoles de mystères. Ce qu'il en dira exactement, je l'ignore, mais il y fera sûrement allusion, en introduisant la notion des mystères au moment opportun. Les mystères de l'initiation demeurent des mystères jusqu'à ce que vous soyez initiés. Nombreux sont ceux qui aiment les mystères, et entourent de mystère le concept de l'initiation. Par ailleurs, nombreux sont aussi ceux qui détestent et craignent les mystères. Le mystère signifie qu'il existe quelque chose qu'ils ne connaissent pas, ne comprennent pas.

Les gens possèdent une conscience limitée, et une énergie restreinte pour élargir leur conscience. Ils sont mal éduqués, et la vie elle-même est difficile et limitative. C'est un des problèmes auxquels est confronté Maitreya. Le mental de la plupart des gens est assez étroit, plutôt fermé, et pouvant difficilement assimiler de nouvelles choses. Ainsi, les transformations doivent nécessairement suivre un rythme plus lent que ce que beaucoup souhaiteraient. Il est difficile d'ouvrir rapidement la conscience de l'humanité, car le mental de beaucoup de gens cesse de se développer lorsqu'ils atteignent l'âge de 25 ans. La plupart s'en tiennent au niveau de l'expérience, de la compréhension et de la connaissance acquises pendant leur enfance, leur adolescence et leur vie de jeunes adultes. Lorsqu'ils ont choisi un métier, ils ne se préoccupent guère de l'expansion de leur conscience, mais plutôt de leur capacité à rivaliser dans le monde, ce qui est très différent. Ils utilisent leur cerveau dans une guerre d'usure manipulatrice avec tout leur entourage : dans leur travail, leur profession, quel que soit le domaine où ils évoluent. Ils sont sans cesse en compétition, et quel que soit le degré de conscience qu'ils démontrent, il s'agit toujours d'une conscience cérébrale, qu'ils utilisent pour obtenir et garder le contrôle dans toute situation de compétition où ils se retrouvent. Je généralise bien sûr, et peut-être que j'exagère, mais tel est généralement le cas partout dans le monde.

Malheureusement, aujourd'hui, l'essentiel de la vie est régi par la compétition, et c'est pourquoi notre société est si mercantile. Selon Maitreya, cependant, le mercantilisme touche à sa fin. Le plus tôt sera le mieux. L'effondrement de notre système économique actuel y mettra fin, et la compétition sera remplacée par la coopération. Le concept même de coopération commence à libérer la conscience. Lorsque les gens commencent à penser en terme de coopération, ils se mettent à lire davantage, à étudier des enseignements qu'ils n'avaient jamais étudiés auparavant. Leur esprit s'ouvre pour recevoir ces nouveaux enseignements. La masse de l'humanité est trop fatiguée, trop surmenée, trop limitée dans son expérience de la vie et sa capacité de créer, pour avoir la moindre chance d'élargir sa conscience. Des millions de personnes n'ont jamais ouvert un livre, de toute leur vie. Des millions de gens n'ont jamais développé leur conscience au-delà de ce qu'elle était dans l'enfance. Vous pouvez donc comprendre la tâche d'éducation qui attend l'humanité. Maitreya s'efforcera de développer la conscience humaine à un rythme qui permettra aux changements de se produire très rapidement, aussi rapidement qu'il sera possible. Mais, inévitablement, certains de ces changements seront retardés, tant que l'humanité ne parviendra pas à en comprendre la nécessité.

La distribution des ressources sera par contre relativement facile. Elle pourrait se réaliser dès demain, par l'intermédiaire d'un organisme des Nations unies qui soit acceptable par tous. De toutes les choses à réaliser, celle-ci est la plus facile et la plus urgente, et établira la justice et la paix. Une fois que la justice et la paix régneront, le reste s'ensuivra progressivement.

Il est difficile de saisir toute la portée de ces concepts. Vues sous ce jour, les lois de la vie et de l'amour sont des notions très difficiles à saisir. Maitreya est expert dans l'art de rendre clair ce qui est complexe. C'est pourquoi il est un instructeur mondial. Lorsque vous le verrez, vous trouverez un instructeur dont la simplicité plaît aux hommes. Maitreya peut énoncer la vérité la plus profonde de la manière la plus simple, qui touche le cœur et l'entendement – et de ce fait l'intuition – de l'homme moyen. C'est exactement ce qu'il fait actuellement, fréquemment, dans la communauté asiatique de Londres. De nombreuses personnes, souvent peu éduquées, s'éveillent à son enseignement. Cette communauté asiatique comprend nombre d'individus brillants, intelligents et instruits, mais la grande majorité de ses membres sont venus en Grande -Bretagne pour mieux gagner leur vie. Ils s'occupent de commerce, et seule leur origine hindoue ou musulmane les rattache aux idées exprimées par Maitreya. Néanmoins, ils trouvent son discours très éclairant.

Je connais un homme qui a rencontré Maitreya et qui a pu l'écouter à maintes reprises. Il me dit toujours, en toute franchise : « Vous, M. Creme, vous utilisez beaucoup de mots. » Cet homme ne comprend jamais ce que j'ai à dire. Il me demande ce que Maitreya a voulu dire, mais il ne comprend jamais mes réponses ; il écoute à peine. « Mais avec Maitreya, ajoute-t-il, il n'est pas vraiment nécessaire d'écouter. Sa manière de parler est telle, que vous êtes touché intérieurement. » Votre conscience se trouve automatiquement ouverte. Vous croyez ce que vous entendez parce que vous percevez que c'est vrai. Imaginez un tel enseignement, ainsi prodigué à travers le monde aux gens les plus simples. Ces derniers prendront graduellement contact avec les idées de Maitreya, qu'ils absorberont presque subliminalement, comme s'ils étaient subconsciemment transformés. Leur conscience, par la voie du cœur, s'ouvrira de plus en plus à la réalité, à l'aspiration. Ainsi, ils seront éduqués très rapidement, d'une façon directe et nouvelle.


(voir la suite partie 2/2)





Citation

Home Extrait du message n° 127

par Maitreya

« Mes amis, vous aussi pouvez manifester le partage dans votre vie ; par tous les moyens, ce principe divin doit gouverner.
Enseignez le partage à vos enfants, aux tout petits, et donnez-leur la possibilité de cultiver le bien. »





Courrier des lecteurs

Home L'homme et la petite fille

Cher Monsieur,

Il y a environ dix ans (1985), j'ai vécu une rencontre présentant plus d'une similitude avec celles dont témoignent certains lecteurs de Partage international.

Il m'arrivait à cette époque, à l'occasion de mes déplacements à Paris, d'emprunter la ligne de bus Orly-Denfert-Rochereau. Ce jour-là, il y avait peu de monde dans le bus. Je m'assis à l'avant, sur la banquette parallèle au sens de la marche, et j'en profitais pour me détendre, lorsque mon attention fut attirée par un homme et une fillette d'environ huit ans, assis à ma gauche vers le milieu du véhicule. Ils parlaient et avaient l'air de voyager ensemble.

L'homme, de type hindou (nord de l'Inde ou Pakistan), était très élégamment vêtu quoique sobrement. Je me souviens m'être demandé l'instant d'une seconde comment pouvait-il être aussi élégant en étant aussi simplement vêtu.

Sans le vouloir, j'entendis leur conversation. Ils parlaient français, l'homme se présentait à la petite fille, lui expliquant, tout en la rassurant, qu'il était venu la chercher à sa descente d'avion car son père avait un empêchement. J'ai cru comprendre que ni elle ni son père ne le connaissaient, mais il était là. Sachant les conditions et les contrôles d'identité permettant de remettre les enfants non accompagnés aux personnes qui les attendent, ceci me parut complètement invraisemblable, voire irréel.

Il émanait de cet homme un amour, une douceur et une paix d'une intensité hors du temps et de l'espace, que je n'avais jamais rencontré jusque-là, ce qui engendra chez moi une réflexion intérieure : « ...Il y a si longtemps que je cherche comment aimer... Voici comment aimer les enfants, aimer les autres, aimer... »

L'instant était magique, je fis un effort pour m'en détacher de crainte de paraître indiscret et j'observai les autres voyageurs : nul ne semblait prêter attention à l'homme et à l'enfant, tous continuaient leurs discussions ou leur lecture, et je m'interrogeai un bref instant sur la « réalité » de ce que j'étais en train de vivre.

Mon attention fut de nouveau attirée vers mes deux compagnons de voyage. Mes pensées se focalisèrent à nouveau sur l'homme et la magie de sa présence : « ... Il faut que je demande à cet homme qui il est, ... il organise surement des réunions, ... j'aimerais tant apprendre de lui ... » Mais je ne savais comment l'aborder.

Pour prolonger l'instant, je ne descendis pas à mon arrêt et continuai jusqu'au suivant (le terminus hélas) en espérant trouver comment lui demander ses coordonnées de but en blanc, alors qu'il parlait toujours à la fillette.

A l'arrêt, je descendis à l'avant du bus et j'attendis qu'ils descendent à leur tour pour les aborder.

Mais à cet instant précis, j'eus l'impression qu'il n'était pas important de le faire. « Je ne peux manquer de revoir un tel homme... je le reverrai. » J'oubliais que j'étais à Paris, ville de plusieurs millions d'habitants.

Le temps de réagir et mes compagnons avaient disparu parmi les passants. Je regrette d'avoir renoncé à mon projet initial sur cette dernière impression.

R. L., Mulhouse, France

Le Maître de Benjamin Creme indique que l'homme était Maitreya. La « petite fille » était le Maître Jésus. Seul le narrateur les a vus.


Home Il est là...

Le même narrateur poursuit :

A l'automne 1994, suite à un choc violent avec enfoncement de la cage thoracique, je me suis retrouvé fort mal en point : le moindre mouvement me faisait énormément souffrir et conduire m'était quasi impossible. Or, pour diverses raisons, je me devais d'honorer divers engagements et rendez-vous, dont un déplacement dans le sud de la France pour réception de travaux. Cette intervention dura près d'une semaine dans des conditions très difficiles.

Le dernier jour, je fus contraint à une activité plus physique que les autres jours, ce qui eut pour résultat d'aggraver considérablement la situation. A la fin de la journée, une très forte fièvre, des douleurs inouïes, une lassitude et un épuisement total m'amenèrent à reporter au lendemain une visite au service des urgences de l'hôpital d'Avignon, visite qui s'imposait pourtant vu mon état.

Vers 18 heures, je m'allongeai, épuisé et grelottant de fièvre, et je finis par m'endormir. Vers minuit (environ) mon sommeil se modifia et je me retrouvai subitement éveillé, attiré par une présence qui apparut à ma droite. C'était celle d'un Etre dont je ne discernais pas les traits, car une intense lumière dorée émanait de lui.

Tout son être rayonnait intensément de l'intérieur comme un soleil couchant d'automne. J'eus spontanément un bref geste de dévotion (je suis habituellement plus réservé, mais ai-je réellement bougé de mon lit ?) Au même instant, une certitude s'imposa à moi : « C'est Lui, ...Il est là, ce n'est plus la peine de l'attendre, ...Il est là... »

Mon impression immédiate fut :
- « Attendre son émergence sans rien faire n'est pas suffisant.
- Il y a lieu de s'engager dans l'action concrète plutôt que
d'attendre...
- Je dois le dire aux autres... »

La vision s'estompa, mais je ne pus me rendormir qu'après un long moment (l'obscurité ne se produisant pas dans mes yeux lorsque je les fermais). Je me réveillai plusieurs fois avant l'aube et chaque fois entouré de la même énergie dorée que celle de mon étrange rencontre, préoccupé de ne surtout pas oublier de « le dire aux autres ».

Au matin, dans un souci de rationalisation, je mis cette expérience, dont je restais cependant empreint, sur le compte d'un dériapage psychologique dû à la très forte fièvre, à mon état de la veille et à mes lectures, peut-être trop enthousiastes, de Partage international ainsi que des ouvrages de Benjamin Creme sur Maitreya et la réapparition des Maîtres de Sagesse (me disant qu'il faudrait peut-être limiter ces lectures).

Ce n'est qu'au moment de me lever que je pris conscience que toute douleur, fatigue et lassitude avaient disparu... Je ne ressentais plus la moindre douleur, plus la moindre gène (tout juste une petite zone sensible au toucher au niveau du cœur).

    R. L., Mulhouse, France

Le Maître de Benjamin Creme indique que cette vision était de Maitreya.


Home Des rayons lumineux

Cher Monsieur,

Dans la soirée du 5 janvier 1995, une chose étrange que nous n'avons pas pu expliquer s'est produite à Rochester, dans l'Etat de New York.

Ce soir-là, mon colocataire rentra d'une réunion d'étude de la Bible, en s'exclamant qu'il y avait pleins de rayons lumineux qui s'élançaient vers le ciel. Ma femme et moi nous précipitâmes aussitôt pour voir par nous-mêmes. Et immédiatement nous vîmes ces impressionnantes lumières tout autour de nous. Cela ressemblait à des rayons lasers limités à une étroite ligne partant du sommet des réverbères et s'élançant haut dans le ciel. Nous avons d'abord cherché une explication d'origine physique. Ce soir-là, le ciel était presque clair avec de tous petits flocons de neige qui virevoltaient alentour et qui, réfléchissant la lumière au hasard, permettaient ainsi de distinguer clairement les rayons partant de tous côtés au milieu de l'obscurité. Qu'est-ce qui pouvait bien produire des rayons aussi étroits ? Ma femme suggéra qu'il y avait peut-être un orifice central au-dessus des réverbères, permettant ainsi à la lumière de filtrer à travers. Mais cette explication ne résolvait pas plusieurs problèmes :

[1] Pourquoi ces rayons ne divergeaient-ils pas mais restaient-ils focalisés comme des rayons lasers ?

[2] Pourquoi n'avons-nous jamais rien vu de tel avant ou après cette soirée ?

Nous avons tous éprouvé la sensation de quelque chose de miraculeux. Pouvait-il s'agir d'un miracle émanant d'un Maître ? Je crois fermement au Christ Maitreya et n'ai pas besoin d'un miracle pour me convaincre de la vérité. Mais ne serait-il pas souhaitable qu'un miracle se produise afin que les gens en soient touchés au point de croire ou au moins de s'intéresser à Maitreya ? Pourriez-vous nous donner votre point de vue à ce sujet ?

  X, Etats-Unis

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme qu'il s'agit d'un miracle créé par Maitreya.


Home Du Fils de l'Homme à l'homme

Cher Monsieur,

Mon histoire eut lieu l'été dernier.

Je suis chauffeur de taxi à New York, et il m'arrive d'être dépressif. Mais en la circonstance, mon désespoir était davantage dû à l'ambiance générale provenant des nombreuses personnes que je transporte. A l'heure actuelle, tant de gens souffrent et sont si démoralisés.

Je commençai alors à prier : « Seigneur, je ne parviens pas à supporter le chagrin et la solitude que je ressens. Je sais que je suis rivé à la conduite de mon taxi parce que beaucoup de choses n'ont pas marché dans ma vie. Mais j'essaie aussi d'aider les autres, même dans ma modeste profession. Pourtant les gens paraissent si peu aimables, fermés comme des fleurs qui se meurent. Je ne peux presque plus supporter cette douleur. Ayez la bonté de vous souvenir que je ne suis qu'un homme et qu'il s'agit d'une prière d'un homme s'adressant à Dieu. Si ma vie signifie encore quelque chose, si j'ai fait quelque bien sur cette Terre, je vous en prie, faites-le moi savoir. »

Peu après cette prière, je pris un passager, un homme de haute taille de trente à quarante ans, aux longs cheveux noirs et vêtu d'une veste de cuir noir. Il monta dans mon taxi dans la 7e Avenue, près de l'hôtel Pennsylvanie, là où M. Creme donne ses conférences sur l'émergence de Maitreya et des Maîtres de Sagesse, auxquelles j'ai assisté à plusieurs reprises parce que je veux croire (et que je sais) que ce monde chaotique a terriblement besoin d'un Avatar.

En tout cas, mon passager me demanda de le conduire à l'avenue A, 8e rue Est. Je répondis : « Entendu » et je démarrai. Un profond silence régnait, et comme je l'ai déjà dit j'avais le cœur gros. C'est alors qu'intérieurement j'entendis une voix qui me dit : « Si tu voyais le Christ, le reconnaîtrais-tu ? Penses-tu que tu le reconnaîtrais ?» Immédiatement, je jetai un coup d'oil dans le rétroviseur pour regarder le visage de mon passager. Je me souviens avoir pensé : « C'est improbable, mais il ressemble vraiment au Christ. » Je remarquai que ses yeux étaient remplis de tristesse. Puis j'écartai tout cela comme étant simplement le fruit de mon imagination.

Et c'est ainsi que nous poursuivîmes notre route en silence. Quand finalement nous arrivâmes à destination, le compteur marquait six dollars. Il m'en donna huit. Je le remerciai et il ne répondit pas, mais en quittant mon taxi, il me regarda et me dit : « Merci mon brave. »

Ensuite, je fus profondément pénétré du sentiment qu'il s'agissait de Maitreya. Pourtant, j'étais si abattu que je pensai que ce n'était qu'une illusion. Mais en rentrant chez moi ce soir-là, je fus vraiment stupéfait par ce que je vis.

Sur la table de toilette de ma chambre à coucher, il y a une très belle image de Jésus, les yeux et les cheveux bruns, avec une auréole lumineuse autour de la tête. Je plaçai la main sur le torse du Christ et regardai son visage. Et à mon grand étonnement, le Christ et mon passager avaient les mêmes traits. Est-il possible que j'aie transporté le Maître Jésus ou Maitreya en cette soirée de solitude ?

   R. D., New-York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le passager était Maitreya.


Home Om, om, om

Cher Monsieur,

Le mardi 17 octobre 1995, en fin d'après-midi, ma mère, ma fille India, alors âgée de trois semaines, et moi-même faisions des courses chez Marks and Spencers de Camden Town, à Londres. L'heure de donner le biberon à India approchait et elle commençait à pleurer. Aussi nous prîmes la direction de la caisse. Ma mère poussait le landau et India était de plus en plus contrariée.

Alors que je faisais la queue, je remarquai un homme qui s'approchait de ma mère et d'India. Il était très grand, d'allure distinguée, avait des cheveux blancs ondulés et portait une veste de tweed et un pantalon de sport. Il se pencha sur le landau et se mit à parler à India avec une vive attention. Puis il leva les yeux vers ma mère et lui demanda s'il s'agissait de son bébé. Elle lui répondit que non et me désigna du doigt. Ils nous dit alors qu'il était bon, pour les bébés, de pleurer, et de nouveau il se mit à parler à India. Je me souviens avoir pensé qu'il était agréable que quelqu'un prenne la peine et le temps d'essayer de la calmer alors que toutes les autres personnes passaient rapidement à côté d'elles.

Après avoir payé, je rejoignis ma mère et l'homme, lequel semblait maintenant montrer à ma mère comment émettre un son. Je lui dis bonjour et lui souris. Il déclara qu'il était très important que j'émette ce son pour India, car cela lui rappellerait sa vie passée et la calmerait lorsqu'elle pleurerait car elle le reconnaîtrait. Il déclara ensuite qu'il avait essayé cela avec d'autres bébés. A cet instant, ma mère sortit India du magasin. Alors que nous nous trouvions devant Marks et Spencers, l'homme émit une nouvelle fois le son et me dit qu'il devait provenir du cœur, et non de la tête ou de la gorge. Ce son était semblable à l'universel son « Om » qui m'est familier. Je lui dit que je comprenais ce qu'il disait. J'avais énormément envie de poursuivre la conversation avec lui, mais à ce moment-là ma mère était déjà assez loin dans la rue. Je le remerciai donc infiniment et lui dis au revoir.

Je rattrapai ma mère et nous commentâmes l'amabilité de ce monsieur. Il avait des yeux extrêmement beaux, la peau foncée et il dégageait un très grand charisme. Son accent paraissait légèrement étranger. Il s'exprimait très lentement et intentionnellement dans une sorte de mauvais anglais et possédait une incroyable aptitude à faire résonner le « Om ». Je sentais que ce qu'il avait dit était très important et j'étais profondément émue par sa présence.

Comme nous poursuivions notre chemin vers la maison, je dis à ma mère qu'il me fallait passer à la banque et que je les rattraperais. Après avoir quitté la banque, je commençai à me demander qui était cet homme, cette rencontre ayant un sens si profond. Juste à ce moment-là, je levai les yeux et le vis s'avancer vers moi ; il semblait se diriger vers l'arrêt du bus. Cela me sembla un peu étrange, mais je pensais que ce devait être une coïncidence car à ce moment-là nous étions plutôt loin de Marks et Spencers.

Je rattrapai ma mère et elle me dit qu'elle aussi avait croisé l'homme et qu'il l'avait saluée. Nous rentrâmes à la maison, et comme India pleurait toujours, je décidai d'essayer d'émettre le son. Tout en la tenant, je la regardais dans les yeux et émis le son comme l'homme me l'avait montré. Immédiatement, elle s'arrêta de pleurer, imprima à ses lèvres la même forme que les miennes et me renvoya le même son « Om » quoique très brièvement. J'appelai ma mère pour qu'elle vienne écouter, mais India était maintenant plus intéressée par son biberon.

Ce soir-là, je mis l'expérience par écrit dans un journal que je tiens pour India, afin qu'elle puisse en prendre connaissance quand elle sera plus âgée. En fait, j'écrivis que je pensais qu'un ange nous avait visitées. Mais qui sait ? Cet homme ressemblait à Benjamin Creme, mais en beaucoup plus grand, et sa voix était très semblable à celle des bandes magnétiques, lorsqu'il est adombré par Maitreya. Cet homme était-il Maitreya ?

    S. W., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme était bien Maitreya.


Home Un heureux déplacement

Cher Monsieur,

Je voudrais vous parler d'un miracle qui s'est produit à l'automne 1995. En octobre, un ami et moi-même roulions en direction de Hambourg, pour y acheter une nouvelle fois de la crème fabriquée à base d'eau de Tlacote. Cette fois-là, je n'ai payé la crème que 15 Marks au lieu de 19,95. Très contente de cela, et également reconnaissante envers Maitreya, je quittai la pharmacie. Deux rues plus loin, nous rencontrâmes un homme d'une cinquantaine d'années qui s'approcha de nous avec un sourire radieux et les bras grands ouverts. Nos regards se croisèrent et je fus envahie d'une joie indescriptible. Mon ami n'éprouva rien, mais moi je pense qu'il s'agissait peut-être de Maitreya lui-même ou d'un ange.

   E. H., Hanovre, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était Maitreya.


Home Une dame attrayante

Cher Monsieur,

Au début de 1995, je rendais visite à mon fils à l'hôpital de Zug, où il venait de subir une opération. Alors que je traversais le hall d'entrée, je remarquai une dame attrayante à la peau sombre (elle était saisissante), assise sur un sofa et semblant attendre. Je la saluai d'un signe de tête et elle me répondit par un sourire lumineux qui ne semblait pas être de cette Terre mais d'un autre monde.

Pourriez-vous, je vous prie, me dire qui était cette personne si particulière ?

A. N., Baar, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette « dame » était Maitreya.


Home Il n'y a pas de fumée sans feu

Cher Monsieur,

Au début de 1994, après un voyage réussi auprès d'un groupe de transmission français, je rendais visite à des amis à Paris. Alors que j'étais assis dans le jardin du Luxembourg et que je lisais un journal néerlandais en profitant du soleil, je levai soudain les yeux au moment précis où un homme au sourire radieux passait rapidement devant moi. Il me dit en anglais : « Bonjour, comment allez-vous ? » Or, je suis allé bien des fois à Paris, mais je ne me souviens pas que l'on m'ait salué de façon aussi spontanée. Je fus si surpris que je ne répondis pas. L'homme gravit les escaliers du parc, se retourna un instant pour admirer le Palais du Luxembourg et partit en direction du boulevard Saint-Michel.

Il avait la taille d'un européen moyen, semblait être natif du Moyen-Orient et était vêtu simplement. S'il s'agissait vraiment de Maitreya ou de l'un des Maîtres, ce qui était contre toute attente était le fait qu'il fumait (quoique cela aurait pu avoir un rapport avec l'anecdote selon laquelle Saï Baba de Shirdi fumait la pipe pour choquer ses dévots, et que je trouve si amusante ?) Cet homme était-il Maitreya, ou peut-être Saï Baba auquel j'avais rendu visite quelques mois plus tôt ?

E. H., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.


Home Le libre arbitre

Cher Monsieur,

Les gens ne semblent pas comprendre le principe selon lequel Maitreya ne fait pas d'apparition publique avant d'y être invité par nos représentants, les médias. Ils semblent considérer cette application de la loi du libre arbitre comme une abstraction hors de propos, montée de toutes pièces pour promouvoir l'histoire de Maitreya.

Pourtant, nous manifestons nous-mêmes cette loi, quotidiennement : si après avoir frappé à la porte de quelqu'un nous ne sommes pas les bienvenus, nous n'entrons pas de force, sans y être invités.

M. L. W., Plymouth, Devon, G.-B.  





Interviews

Home Eveil de l'Esprit

« Ils n'ont plus le goût de vivre »

Interview de Akuyoe Graham par Marc Gregory

En complément à son activité théâtrale, Madame Akuyoe Graham a créé la Fondation Spirit Awakening (Eveil de l'Esprit), qui propose des séminaires de trois jours à des adolescents « à risque » de Los Angeles. Ayant quitté le Ghana pour l'Angleterre encore enfant, et plus tard établie à New York, Akuyoe a recours à sa propre expérience des conflits culturels pour aider les jeunes à résoudre leurs propres conflits. Elle les aide à tourner leur attention vers l'intérieur, vers ce qu'elle appelle le « soi authentique ».

Partage International : Vous travaillez avec les jeunes « à risque ». Qu'entendez-vous par jeunes « à risque » ?
Akuyoe Graham : En fait, le seul risque est celui de ne pas être soi-même, de ne pas être en contact avec cette authenticité intérieure. Je sais que pour la société, le terme « à risque » sous-entend le risque d'être membre d'un gang, ou d'être toxicomane. Cela peut être vrai, mais je pense que le vrai risque est celui de ne pas exprimer le dessein pour lequel nous avons été créés. Je pressens que nous avons tous un merveilleux dessein divin pour lequel chacun d'entre nous se trouve ici, maintenant. Le seul risque est qu'une personne puisse ne pas entrer en contact avec ce dessein, puisse ne pas exprimer ce pour quoi elle est sur Terre. Voilà le risque.
Si vous contactez cette authenticité, il y a moins de chance que vous souhaitiez vous détruire, même inconsciemment. Ce que je partage aussi avec ces jeunes, c'est qu'en eux se trouve le monde entier, tout comme en vous ou en moi. D'une manière surprenante, lorsqu'auparavant j'essayais de communiquer avec les autres extérieurement, la relation n'était pas réelle. Mais dès que je me connectais avec moi-même, subitement les relations avec les autres devinrent plus faciles, plus authentiques, plus réelles et plus durables, parce que c'est en nous que se trouve l'essence de toute expression. Nous sommes alors connectés de façon très puissante.

PI. Pour aider les jeunes à risque, que vous voyez plongés dans les dilemmes semblables aux vôtres, vous avez recours à vos propres expériences.
AG. Les années d'adolescence sont des années extraordinaires. C'est une période très stimulante, car il y a quantité de choses qui se produisent sur le plan physique, et puis il y a la pression de vos semblables. Si vous vous placez d'un point de vue individuel, vous ne recevez aucun soutien. Tout consiste à s'insérer dans un groupe. L'impulsion de faire le travail que j'accomplis actuellement s'est manifestée lorsque j'ai ressenti que, s'il existait un moyen quelconque de partager ma vie pour leur venir en aide, ou de leur faire comprendre qu'ils pouvaient s'en sortir comme j'ai pu m'en sortir, ce moyen était d'une grande valeur pour moi. Durant les séminaires, ce n'est pas tant ce que je dis qui a de l'importance, que ce que ma présence leur communique. Je ne me sens pas impliquée dans le fait qu'ils m'écoutent ou non. Je ne suis pas attachée aux résultats ou aux circonstances. J'accomplis cela parce que c'est une partie de mon expression. Tout ce que je peux faire est de leur offrir un choix.

PI. Quelles sont pour vous les causes sociales et environnementales sous-jacentes aux conflits éprouvés par ces jeunes ?
AG. On leur donne trop de messages conflictuels. Nous vivons dans une société qui est censée aimer les jeunes, mais un jour un adolescent m'a dit : « Vous nous apprenez à dire non, mais actuellement, à quoi pouvons-nous dire oui ? » On ne favorise pas ce qui leur paraît acceptable. Ce n'est pas subventionné. Tout a été supprimé et rien de valable n'a été mis à la place. On leur montre sans cesse ce qui est faux, mais personne n'offre de solutions ou d'idées nouvelles. De même, les jeunes ne sont pas respectés dans cette société. J'aimerais qu'il se crée un Conseil de jeunes qui soumette, chaque année, un rapport au Président. Même s'ils ne peuvent pas voter, qu'ils soient au moins en position de faire entendre leur voix.

PI. En quoi consiste le quotidien de ces jeunes ?
AG. Certains de ces gosses ont vu des amis, des parents, des proches, être tués devant leur yeux. La drogue est partout. Il ne s'agit pas seulement de pauvres gosses noirs de Watts ou de South-Central, Los Angeles. J'ai travaillé dans des écoles privées où la source de leur problème est d'une nature tout à fait différente. On les ignore. Je ne saurais vous dire le nombre de gosses que je connais, fréquentant des écoles privées, et qui font des tentatives de suicide. Ils sont matériellement favorisés, mais délaissés. Il s'agit du même syndrome, mais qui s'exprime d'une manière différente. Dans le système actuel, ils ne comptent pas. Ils ne sont pas appréciés. Il n'existe pour eux aucun projet susceptible de les inciter à vivre pleinement. Cela crée un fossé qui se creuse de plus en plus entre les jeunes et les adultes.

PI. Quelles en seront les conséquences sociales, individuellement et collectivement ?
AG. Certainement une plus grande violence. Ils sont très frustrés et n'ont aucun débouché créatif, aucun moyen même de communiquer ce qu'ils ressentent. Une foule de jeunes issus de l'enseignement secondaire ne savent ni lire ni écrire, et sont incapables d'aligner une phrase, incapables de communiquer ce qu'ils ressentent. Soit qu'ils ne l'ont pas appris, soit qu'on ne leur a pas enseigné, ni chez eux ni à l'école. L'exutoire immédiat de cela est toujours la violence.

PI. Dans le climat politique actuel, où tant de ces programmes sont démantelés, le partage devient une chose très importante, non seulement en ce qui concerne les éléments matériels, les structures qui maintiennent ces programmes en place, mais aussi, comme dans votre cas, en ce qui concerne leurs talents et leurs aptitudes.
AG. Absolument.

PI. Que pourrait-il se passer si nous ne faisons pas face à se problème ?
AG. Une fuite. Je pense qu'il y aura une recrudescence de la toxicomanie, car les jeunes ont besoin de fuir le matérialisme et l'avidité. Ils ont peur. Ils ont l'impression qu'il n'y a pas assez d'argent pour eux, car c'est ce qu'on leur dit. En ne soutenant pas les programmes susceptibles de les aider, c'est comme si nous disions qu'« il n'y a pas assez d'argent », ce qui n'est pas vrai. C'est ce qu'ils entendent lorsqu'ils écoutent les informations, et le nouveau mot d'ordre est que nous devons nous débarrasser de tous ces programmes faute d'argent. Les jeunes pensent : « Il n'y en a pas assez pour moi ; aussi quand j'en aurai, je ne le partagerai avec personne. » Nous ne pouvons pas vivre dans ce séparatisme. C'est ici que le bât blesse, parce que nous essayons de faire quelque chose d'impossible. Nous sommes tous reliés les uns aux autres et ne pouvons pas vivre comme si nous ne l'étions pas. La connexion est réelle, que cela nous plaise ou non.

Honorer le silence en nous

PI. Vous avez parlé de quelque chose appelé le« soi non formé » chez les jeunes, ou de quelque chose qui n'est pas encore en contact avec le soi intérieur. Pourriez-vous nous expliquer de quelle façon votre travail aide les jeunes à rester en contact avec leur soi le plus profond ?
AG. Une grande partie du travail consiste à honorer le silence en nous. Le silence est le lieu où la magie prend place, de sorte que le séminaire est très cérémoniel. Nous invoquons ce silence pendant les trois jours que dure le séminaire. Par silence, je ne veux pas seulement dire absence de parole, car on peut être silencieux tout en n'étant pas en silence. Il s'agit vraiment d'invoquer un silence originel qui est comme une matrice, où toutes les pensées, toutes les idées, ce champ de toute possibilité devient disponible. Je crois que si une personne garde consciemment cela à l'esprit et s'y relie consciemment, quantité de progrès peuvent alors être accomplis. Vous pouvez ainsi commencer un processus de renaissance, faire de vous un être nouveau.
Au cours de ces séminaires, ces jeunes ont une chance d'être silencieux et d'entendre réellement cette voix authentique. Cela inspire à vouloir vivre. « J'ai à nouveau le goût de vivre. » Ils n'ont plus le goût de vivre parce qu'ils s'ennuient dans leur esprit. Il s'ennuient à l'école, chez eux, et ils pensent : « Qu'est-ce que je pourrais bien faire, qu'est-ce que je pourrais bien entreprendre pour me stimuler, me réveiller, me redonner un intérêt dans la vie ? » Le séminaire réveille leur intérêt car il leur fait prendre conscience qu'ils ne sont pas cette personne qui s'ennuie, mais qu'au contraire ils sont tout à fait dignes d'intérêt. « Je veux en savoir plus sur moi ! » En apprenant plus sur eux mêmes, ils veulent en savoir plus sur les autres, car dans la mesure où ils ne sont pas intéressés par eux-mêmes, ils ne sont pas intéressés par qui que ce soit d'autre. C'est l'effet miroir.

PI. Comment se déroule votre séminaire ?
AG. Le séminaire dure trois jours. Le premier jour est consacré à l'exploration du « qui suis-je ? », pas seulement du petit soi, mais du plus grand soi, du soi plus expansif. Il y a une méditation orientée sur le « qui suis-je ? ». On demande aux participants de répondre à cette question : Qui suis-je ? au-delà des noms, faits et apparences.
Le deuxième jour, intitulé « lamentations » est consacré au domaine des sentiments. Nous sommes assis en cercle. J'apporte une bougie et une coupe remplie d'eau et je mets un peu de musique. La veille je leur demande de réfléchir aux aspects d'eux-mêmes qu'ils voudraient voir mourir, dont ils souhaiteraient se libérer, afin de pouvoir créer un espace pour quelque chose de meilleur. Une jeune fille m'a déclaré : « Je ne me sens pas en harmonie avec mon père, que dois-je écrire ? » Je lui ai répondu : « Tu pourrais écrire : Je souhaite me libérer, me débarrasser de tout ce qui nous empêche, mon père et moi, d'être réellement en harmonie et de communiquer, je souhaite que tout cela meure en moi. » Ils ne sont pas tenus de partager ce qu'ils ont écrit ni avec moi ni avec des parents ou amis. C'est sacré et secret. C'est le sentiment que nous sommes quelqu'un de merveilleux, et ainsi, nous pouvons nous respecter nous-mêmes. Ensuite, l'un après l'autre, nous entrons dans le cercle, allumons la bougie et la laissons brûler. Symboliquement, ils pratiquent la purification par le feu. Ils jettent leur feuille de papier enflammée dans l'eau, c'est comme un bain. Ils aiment vraiment cette façon de faire, car c'est spectaculaire.

PI. Que se passe-t-il le troisième jour ?
AG. Une fois que nous avons découvert qui nous sommes et que nous avons exploré le domaine des sentiments, que nous nous sommes lamentés, nous sommes parvenus sur l'autre bord, nous sommes membres du cercle des vainqueurs. Ce cercle des vainqueurs se compose de tous ceux qui prennent place parmi les sages et les saints du monde, qui veulent vivre pour ce soi authentique, être fidèles à des principes, à quelque chose en quoi ils croient ; ce sont tous ceux qui assument leur individualité, et qui ont aussi une perspective extérieure vers la communauté dans son ensemble. Ils ont découvert qui ils sont, et ainsi ils découvrent les autres. En un sens, il faut que naisse un accord conscient à « être le gardien de son frère ». Nous improvisons alors une sorte de débat, où chacun doit dire qui il est, ce qu'il projette de faire, et dans quel projet collectif il est spécifiquement impliqué. Certains parlent de problèmes d'environnement, par exemple. Il est surprenant de voir combien ces soi-disant « jeunes à risque » ont de préoccupations et aussi de grandes idées. Ils disposent là d'un environnement de confiance où ils peuvent exprimer leurs rêves, ce qui est sacré pour eux. La société ne leur offre pas de telles possibilités.

PI. Le potentiel inexploré qui peut ainsi être mis en valeur doit être considérable.
AG. Oui. Ce travail s'adresse à ce potentiel. Il m'arrive de penser que ce qui est erroné dans certains programmes sociaux vient du fait que toute leur énergie et leur attention se concentre sur ce qui ne va pas. Le silence nous enseigne que si nous dirigeons l'énergie vers quelque chose, cela grandit. Si toute l'énergie est orientée dans une seule direction, nous n'exploitons pas la totalité de notre potentiel.
Portons l'attention, l'énergie vers ce potentiel, qui de toute manière est inévitablement plus puissant que toutes les choses qui ne vont pas. Créons un environnement favorable, où ce potentiel puisse s'exprimer dans sa totalité. A partir de là, nous avons le ciel pour limite. Si vous laissez entendre à des jeunes à quel point ils sont intelligents, ils en seront ravis. Invitez-les à s'exprimer ! Personne n'aime s'entendre répéter sans cesse « tu dois ». Cela donne la migraine. Mais si quelqu'un vous invite à vous exprimer, alors vous avez l'impression qu'on vous donne le choix dans ce domaine. Vous n'avez plus le sentiment d'être impuissant.

PI. Si nous consentons à honorer ce qui est sacré en nous et chez tous les autres, alors nous créons cet espace favorable dans nos communautés, nos pays et à travers le monde.
AG. Absolument. Cela commence par nous. Cela commence avec chaque personne apportant sa contribution et disant : « Je consens à être ici, à écouter, à prendre soin de la planète, à prendre soin de moi-même et de ma famille, des mes biens-aimés et amis, et même des étrangers. » Il s'agit d'un accord conscient. Il faut qu'il en soit ainsi.






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