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Accueil > Revue Partage > année 1995

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 1995 - N° 87

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Après 50 ans de lutte, la guerre contre la faim se poursuit... par Jacques Diouf


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme




L'article du Maître

Home L’ère des miracles ne connaît pas de fin

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

De plus en plus, les hommes s’aperçoivent que « l’ère des miracles » n’est pas terminée, mais qu’au contraire elle prend toujours plus d’ampleur à travers le monde. Certaines manifestations récentes ont ébranlé jusque dans leurs fondements les complaisantes certitudes de millions de gens. Grâce à la couverture intensive de ces manifestations par les médias, on peut s’attendre à une audience mondiale pour les événements miraculeux à venir, qui seront encore plus surprenants, pour les croyants comme pour les sceptiques. Ainsi s’est ouverte la voie qui permettra à Maitreya d’émerger – et de se voir accepté comme étant la force à l’origine de ces miracles.

Ainsi se prépare une double approche du cœur et de l’esprit des hommes : les communications modernes transmettront les pensées et les paroles, les idées et les espoirs de Maitreya jusque dans l’intimité du foyer de millions de gens, tandis que des manifestations miraculeuses capteront l’attention de myriades d’autres partout dans le monde. Déjà, on associe le nom de Maitreya à des événements récents survenus dans des temples, en Orient comme en Occident.

La longue attende se termine

Très bientôt, on peut s’y attendre, les hommes apprendront que l’Instructeur dont tous espèrent la venue se trouve en vérité parmi eux. Ils sauront qu’il vit, et qu’il présente un enseignement vivant, afin que tous vivent plus pleinement. Bientôt, les hommes sauront que leur longue attente se termine, et que le monde s’est préparé à un événement qui dépasse tout ce qu’ils pouvaient concevoir ; un événement d’une portée sans égale dans la longue histoire de la Terre.

Jamais auparavant, dans le passé tel que l’humanité le connaît, les Maîtres n’ont vécu au grand jour aux côtés des hommes. Pour la première fois depuis des temps immémoriaux, ils leur viendront ainsi en aide de mille et une façons. Ainsi se forgera un lien nouveau entre le monde des hommes et celui de leurs Frères aînés. Les hommes se feront les émules de ces Etres parfaits, dont l’inspiration et l’exemple feront progresser à un rythme rapide l’évolution de la race humaine. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les Gardiens offriront-ils en partage leur connaissance et leur expérience, pour le plus grand profit de tous.

Une apparation imminente

Ceux qui sont engagés dans le travail de préparation peuvent puiser courage dans les récents miracles, car ils laissent présager une apparition imminente de Maitreya devant les hommes. Ceux qui ont travaillé à faire connaître sa présence sauront que leurs efforts n’auront pas été vains ; que le monde avait besoin de leurs services ; qu’ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes en réponse à l’appel de leur cœur. Ils sauront aussi que l’amour et la gratitude de Maitreya les accompagnent à jamais.

Les miracles foisonnent, et continueront de stupéfier le monde ; quant aux prétendus experts qui tentent déses pérément d’en nier l’existence, ils ne parviendront pas à réfuter ce que les hommes voient de leurs yeux. Grâce au regain d’espoir que susciteront ces manifestations, les hommes feront un rapprochement avec les sages paroles de Maitreya, et ils suivront ses directives.  


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.






Home Les manuscrits de Nag Hammadi montrent une image nouvelle de Jésus

Jésus n'apparaît pas comme un « pâle demi-dieu » dans l'Evangile selon saint Thomas, sur les manuscrits de Nag Hammadi découverts, dans une jarre en pierre, il y a presque cinquante ans en Egypte, près de l'endroit qui a donné son nom à ces écrits jusqu'ici inconnus. Dans l'Evangile selon saint Thomas, Jésus se révèle être « une personne pleine de vie qui appréciait son existence terrestre ».

Selon Jacob Slavenburg, historien néerlandais, l'Evangile selon saint Thomas montre que Jésus ne parlait pas du ciel ou de l'au-delà, mais qu'il plaçait le Royaume de Dieu tout à fait ici et maintenant. Ce Royaume est « répandu sur la Terre et les gens ne le voient pas », affirmait textuellement Jésus. Qui plus est : « Le Royaume de Dieu est à l'intérieur de vous et tout autour de vous. » Seule la connaissance de soi y conduit, car « qui croit tout connaître mais ne se connaît pas lui-même échoue complètement ». Plus que tout autre chose, Jésus a enseigné comment se libérer de notre dualité interne afin d'ôter la séparation entre la vie intérieure et extérieure de l'homme.

Dans un ouvrage intitulé Forgery – the double-dyed pen of the biblical authors (Falsification : l'écriture tendancieuse des auteurs bibliques), J. Slavenburg fait la synthèse des récentes découvertes réalisées lors d'études menées séparément sur les manuscrits de Nag Hammadi, vulgarisant la notion généralement acceptée parmi les érudits, selon laquelle la Bible actuelle est le résultat d'adaptations continuelles à des situations politiques. « Je ne crois pas à la conspiration », a-t-il déclaré dans une interview pour le quotidien néerlandais De Volkskrant. « Il ne s'agit pas de malice, mais d'ignorance. »

Quant à savoir si Jésus était ou non un personnage historique, J. Slavenburg répond : « Si l'on se base sur les faits rapportés dans les écritures canoniques et apocryphes, Jésus, ne peut, selon moi, être réduit à une simple abstraction philosophique. A cet égard, à la lumière de l'Evangile selon saint Thomas, on peut difficilement prétendre que Jésus ressemblait au pâle demi-dieu que les enseignements des Eglises ont fait de lui. »




Home Les miracles avec du lait, à travers le monde

Source : The Guardian ; The Independent ; The Times ; The Telegraph ;

« ... le signe qu'une grande âme arrive dans le monde. »

« Il remplira le monde d'événements tels que l'esprit ne parviendra jamais à les appréhender. » (Un collaborateur de Maitreya, dans Share International, juillet 1992)

Le jeudi 21 septembre, le monde entier apprit que des statues hindoues buvaient du lait. Jamais auparavant de tels miracles ne s'étaient produits simultanément à si grande échelle. La télévision, la radio et la presse se sont emparées de ce phénomène extraordinaire, et des journalistes sceptiques ont même tendu aux dieux des cuillères de lait pour constater humblement qu'il disparaissait. Ces événements firent l'objet d'une couverture médiatique importante et, bien que des scientifiques et des « experts » aient avancé la théorie de l'« absorption capillaire » et de la « psychose collective », l'évidence aveuglante des faits porta à conclure qu'un miracle inexplicable s'était produit.

Cela commença, à l'aube, dans un temple à la périphérie de Dehli, en Inde, lorsque du lait offert à une statue de Ganesh disparut, tout simplement. La nouvelle se répandit si vite à travers le pays que bientôt des milliers de personnes se mirent à offrir du lait aux dieux, constatant avec stupéfaction qu'il disparaissait. La vie du pays fut virtuellement interrompue alors que les gens se précipitaient dans les temples afin de voir de leurs propres yeux les dieux en train de boire. Des millions de personnes affirmèrent que de petites statues conservées à leur domicile buvaient aussi les offrandes de lait.

A 5 h 30 du matin, dans l'un des plus grands temples de Dehli, le Birla Mandir, Pandit Sunderlal venait de prendre son service lorsqu'il reçut un appel téléphonique l'informant du miracle qui s'était produit en banlieue. « Je pris alors une cuillère remplie de lait et la présentai devant la bouche de Ganesh. Il but tout le contenu de la cuillère. Puis je fis de même avec Shiva. » A Dehli, la circulation fut bloquée par des foules amassées devant des centaines de temples, portant des cruches et des soucoupes pleines de lait destiné aux statues de marbre de Ganesh, le dieu hindou de la sagesse et de la connaissance, et de son père Shiva, le dieu destructeur dans la trinité hindoue. Dans toute la ville, des femmes élégantes munies de brocs et de bols en argent remplis de lait faisaient d'interminables queues, attendant leur tour au milieu des femmes du peuple.

Un prêtre de Dehli déclara que plus de 5 000 personnes étaient entrées dans son temple : « Nous avons eu beaucoup de mal à endiguer ces foules. » Une ménagère de Dehli qui avait attendu deux heures pour faire son offrande à la statue en marbre blanc de Ganesh affirma : « L'ère du mal touche à sa fin, et peut-être que les dieux sont ici pour nous aider. » Même les plus cyniques manifestèrent leur stupéfaction. « C'est incroyable. Mes amis m'en ont parlé et j'ai pensé que c'était des balivernes », a raconté Mabati Kasori, une femme d'affaires de Dehli. « Puis je décidai de vérifier par moi-même. Je jure que le lait dans la cuillère a disparu. » Parmeesh Soti, cadre dans une entreprise, est convaincu qu'il s'agit d'un miracle. « Il n'est pas question de canular. Où irait tout ce lait ? Il a littéralement disparu sous mes yeux. »

Selon Suzanne Goldenberg, journaliste en poste à Dehli : « A l'intérieur du sanctuaire obscur, les gens tendaient des coupes en acier inoxydable et des pots en terre cuite à la statue à cinq têtes de Shiva, le destructeur du mal, et à son compagnon le serpent, et regardaient baisser le niveau du lait. Bien que, dans leur enthousiasme, certains fidèles suralimentaient manifestement l'idole, le sol restait bel et bien sec. » L'Inde entière fut bouleversée. Le gouvernement resta paralysé pendant plusieurs heures, ainsi que les Bourses de Bombay et de New Dehli, tandis que des millions de citoyens, à leur domicile et dans les temples, offraient du lait aux dieux.

Très rapidement, la nouvelle se répandit parmi les communautés hindoues à Singapour, à Hong Kong, au Népal, en Thaïlande, à Dubai, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada. Des reportages commencèrent à affluer de tous les coins du monde. A Hong Kong, plus de 800 personnes se retrouvèrent au temple hindou de Happy Valley pour voir les statues « buveuses » de Krishna et de Brahma, aux côtés de la statuette en argent de Ganesh qui, selon les prêtres, avait bu vingt litres de lait.

En Grande-Bretagne, des Hindous racontèrent les miracles se produisant dans les temples et chez des particuliers dans tout le pays. Au temple Vishwa de Southall, à Londres, en l'espace de 24 heures, 10 000 personnes virent une statue du taureau Nandi, haute de 45 cm, et un bronze du cobra Shaah Naag boire le lait offert dans des coupes et des cuillères. Sushmith Jaswal, 20 ans, raconte qu'elle fut tout d'abord sceptique, mais que ses doutes s'évanouirent : « C'était comme une bénédiction. » Nita Mason déclara, après avoir été témoin du phénomène : « C'est un miracle, Dieu essaie de montrer aux gens qu'il est ici. » Girish Desai, employé de banque à Edgware, a déclaré de son côté : « J'en avais entendu parler, mais je n'y croyais pas. Puis j'ai fait l'expérience moi-même. J'ai mis une cuillère pleine de lait devant les lèvres de l'une des idoles... et elle a commencé à le boire ! Le lait a progressivement disparu sous mes yeux. »

Au temple Geeta Bhavan à Manchester, Rakesh Behl, 35 ans, offrit plusieurs fois du lait à un éléphant en argent de 10 cm de haut. Il s'est exclamé : « Avez-vous vu à quelle vitesse a bu Ganesh ? Comment ne pas croire que c'est un miracle ? Cela a vraiment renforcé ma foi. » Dans le salon de Asha Ruparelia, 42 ans, se trouve une statue en argile de Ganesh. « Il a bu dix litres de lait depuis hier soir. Près de 600 personnes ont défilé chez moi pour le voir », a-t-elle déclaré.

Sous les yeux des journalistes

Un autre phénomène surprenant s'est produit dans un grand temple hindou à Wimbledon, au sud de Londres. Là les offrandes de lait à la statue de Ganesh disparaissaient et, au même moment, dans un sanctuaire où se trouve une grande photographie de Saï Baba, de la vibhuti (de la cendre sacrée) sortait du front de Sai Baba et de l'amrit (du nectar) coulait de ses pieds.

De nombreux journalistes ont assisté à ces phénomènes miraculeux. Rebecca Mae, journaliste au Daily Express écrivit : « J'étais placée sur le côté, tout près, et tout ce que je peux dire, c'est que la statue a semblé aspirer la moitié du lait contenu dans une cuillère tenue par un fidèle, qui a ensuite bu le reste avec dévotion. » Un photographe d'un journal national se trouvait juste en face de la statue. Et il était convaincu qu'elle buvait le lait. Il affirma qu'il n'avait pu voir aucun mécanisme et que, même après une très longue observation, il ne pouvait expliquer ce phénomène. « En tant que catholique non pratiquant, je ne crois pas aux histoires de la Vierge Marie versant des larmes. Bien sûr, j'étais sceptique comme n'importe qui, mais il est difficile de réfuter quelque chose qu'on a vu de ses propres yeux. » La journaliste Suzanne O'Shea fut également témoin du miracle : « Suivant l'exemple des autres personnes, je me suis agenouillée sur le sol à côté de la statue du taureau et, tenant à deux mains une cuillère à dessert pleine de lait, je l'ai placée devant sa bouche. En quelques secondes, le lait avait littéralement disparu. Une goutte restée dans la cuillère me fut versée dans la main afin que je m'en bénisse. J'ai fait un deuxième essai, et de nouveau le lait sembla disparaître de la cuillère en quelques secondes. » Rikee Verma, journaliste au Times, écrivit quant à elle : « Etant croyante, je me rendis d'abord dans ma chambre à coucher au premier étage... je plaçai une cuillère de lait devant une photo de Ganesh et fut surprise de constater qu'après quelques secondes elle était à moitié vide. Je vérifiai si le sous-verre de la photo n'était pas mouillé. Il était sec. Je ne parvenais pas à en croire mes yeux. Il s'agissait clairement d'un message des dieux disant : « Nous sommes ici, en voici la preuve. » Puis je me rendis au temple Sri Ram Mandir à Southall... Je tendis une cuillère pleine de lait sous la trompe de Ganesh, et en quelques secondes la cuillère était vide... D'autres personnes qui avaient assisté à ce miracle étaient très émues. « Notre Dieu est enfin venu », déclara l'un d'eux. »

Un grand instructeur est né

Tandis que les médias et les scientifiques continuent de chercher des explications à ces événements, de nombreux Hindous croient qu'ils signifient qu'un grand instructeur est né. Selon la journaliste Rebecca Mae : « La plupart des témoins ont affirmé qu'ils ne se rendaient au temple que de temps en temps et qu'ils n'étaient certainement pas des fanatiques religieux. Mais ils sont convaincus qu'un nouveau dieu est né pour sauver le monde du mal. » Krishna Anratar Duvey, astrologue indien réputé, expliqua que, selon la mythologie hindoue, de tels miracles se produisent lorsqu'une grande âme arrive dans le monde.

Au temple de Southall, à Londres, où des milliers de personnes ont été témoins des miracles, M. Bharbari, président, a donné l'explication suivante : « Tout ce que je sais, c'est que notre Livre sacré affirme que chaque fois que le mal domine le monde, alors une grande âme descend afin de mettre fin à l'emprise du mal et de restaurer le bien. Nous croyons que ce miracle et ceux qui se produisent dans d'autres temples hindous sont le signe qu'une grande âme est venue, comme le Seigneur Krishna ou Jésus-Christ. »

Le Maître de Benjamin Creme a expliqué que Maitreya et un groupe de Maîtres sont à l'origine de ces manifestations, tandis que Saï Baba a lui-même créé la vibhuti et l'amrit qui s'écoulaient de sa photo dans le temple de Wimbledon. Il prédit en outre qu'il se produira très prochainement des miracles encore plus surprenants. Ces « signes » sont en relation avec l'apparition imminente de Maitreya à la télévision. Dans un article paru en juillet 1992 dans Partage International, le Maître de Benjamin Creme prédit : « Avec le temps, même les éléments les plus cyniques et tendancieux du monde médiatique trouveront difficile de récuser l'expérience de ces milliers d'hommes pour qui l'« ère des miracles » ne connaît pas de fin. »


Home Rapport annuel publié par l’Unicef.

Le progrès des nations

Source : Unicef.

« Le jour viendra où le progrès des nations ne sera plus jugé à l’œuvre de leur puissance militaire ou économique, de la splendeur de leur capitale et de leurs bâtiments publics, mais à celle du bien-être de leurs populations. Les nouveaux critères porteront sur l’état de la nutrition et de l’éducation, sur les possibilités d’être justement récompensé de son travail, de participer aux décisions affectant sa vie, de bénéficier de libertés civiques et politiques et d’être aidé dans le besoin, ainsi que sur la protection mentale et physique des enfants. » Extrait de l’introduction du Progrès des nations, rapport annuel publié par l’Unicef.

Au lieu d’examiner l’état des nations en fonction de leur seul PNB, le rapport du Progrès des nations a classé 160 pays selon les avancées ou les reculs en matière de santé pour les enfants, de nutrition, d’éducation, de planning familial et des droits de la femme.

Percée de la vitamine A

Les scientifiques reconnaissent de plus en plus l’efficacité de la vitamine A dans la lutte contre différentes maladies courantes. Cette vitamine pourrait permettre, chaque année, de réduire de un à trois millions le nombre des décès d’enfants dans les pays sous développés. Depuis déjà une dizaine d’années, des expérimentations avaient démontré les remarquables propriétés de la vitamine A, donnée en complément aux enfants. Mais, dans son rapport sur la nutrition, le docteur Sommer explique que « le monde médical et scientifique, obnubilé par l’onéreuse médecine actuelle, de haute technologie, ne voulait pas admettre qu’une simple capsule de vitamine A, coûtant environ 10 centimes, puisse être aussi efficace pour la santé ».

Le rapport de 1995 sur le Progrès des nations indique que des programmes de traitement par la vitamine A sont maintenant opérationnels dans 35 pays, ce qui représente près de la moitié des enfants du tiers monde. Plus de 20 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de déficience en vitamine A, rapporte l’Unicef. Une carence grave entraîne la perte de la vue et la mort.

La polio en baisse de 75 %

Le nombre des victimes de la polio est passé de 400 000 en 1980, à environ 100 000 en 1993, grâce aux efforts entrepris au cours des dix dernières années, afin de vacciner 80 % des enfants à travers le monde. On espère que le virus de la polio pourra être éradiqué d’ici la fin de ce siècle. Mais le Dr Wook Lee, de l’OMS, craint qu’un tel optimisme ne soit prématuré : « La polio ne pourra être éradiquée définitivement avant qu’elle ne soit éliminée partout, et le virus circule encore dans 68 pays. »

« Les trois grandes maladies »

Environ la moitié des 13 millions de morts d’enfants, chaque année, à travers le monde, sont dues à la pneumonie, à la diarrhée et à la rougeole (souvent accompagnées de malnutrition). Le rapport de l’Unicef sur les progrès réalisés dans ce domaine n’est pas très encourageant.

La rougeole diminue grâce à la vaccination, dont on estime qu’elle sauve environ 1,5 millions de vies par an. Mais un à deux millions d’enfants meurent encore de cette maladie, chaque année. Actuellement, 45 pays sont sur le point d’atteindre l’objectif fixé, soit un taux de vaccination de 90 %.

L’Unicef déclare qu’un programme intensif de vaccination n’est pas seulement une question de ressources. Certains pays pauvres font mieux que d’autres nations économiquement plus avancées. Le Vietnam, par exemple, avec un PNB d’environ 1 000 FF par habitant, parvient à vacciner 93 % de ses enfants contre la rougeole – ce qui est nettement supérieur à l’Allemagne, l’Italie ou le Japon.

La diarrhée est également en baisse grâce à la réhydratation orale, traitement simple et bon marché prévenant la mort due à la déshydratation. Pratiquement inconnu il y a une dizaine d’années, ce traitement est maintenant utilisé dans 40 % des cas de diarrhée, sauvant ainsi environ un million d’enfants chaque année.

La lutte contre la pneumonie, qui reste toujours la maladie la plus mortelle parmi les enfants, est moins avancée. Au moins 1,5 millions d’enfants pourraient être sauvés chaque année grâce à des méthodes simples et peu onéreuses. Mais sur les 88 pays où cette maladie fait des ravages, seuls 21 ont instauré des programmes de lutte contre ce fléau.

Ioder le sel contre les maladies mentales

De rapides progrès ont été constatés dans la lutte contre le manque d’iode dans l’alimentation, l’un des problèmes de santé les plus terribles et les moins connus des pays en voie de développement. Affectant encore la majeure partie de l’Asie et de l’Afrique, le manque d’iode dans l’alimentation a condamné des millions d’individus au crétinisme, des dizaines de millions à un retard mental et des centaines de millions à des troubles mentaux plus bénins. Au total, 1,6 milliards d’individus, dans 100 pays, sont plus ou moins concernés. La solution, utilisée en Amérique du Nord et en Europe depuis les années 1920, consiste à ioder tout le sel mis sur le marché, pour un coût d’environ 30 centimes par personne et par an.

Au début des années 1990, la plupart des pays affectés ont accepté d’ioder au moins 90 % du sel de cuisine d’ici 1995. Le dernier rapport de l’Unicef estime qu’environ 50 pays ont une réelle chance d’atteindre ce but.

Chute de la fertilité

Le Progrès des nations rapporte que le nombre des naissances par famille, dans les pays industrialisés, s’est réduit en moyenne de deux enfants en une seule génération. Cette chute est particulièrement spectaculaire en Extrême-Orient, où en l’espace de 30 ans, la famille moyenne est passée de 5,7 naissances à 2,3. Durant la même période, le nombre moyen de naissances par femme a chuté de 5,9 à 3,1 en Amérique latine, et de 6,0 à 4,1 en Asie du Sud. L’Afrique sub-saharienne, où le taux de natalité est toujours le plus élevé au monde, semble avoir connu un changement de tendance en 1993, lorsque les naissances sont passées de 6,7 à 6,3 enfants par famille.

Nombre de pays sont parvenus à diminuer de manière spectaculaire leur taux de fécondité, réduisant de moitié le nombre de naissances par famille, en une seule génération. Il s’agit notamment de pays aux taux de natalité très élevés comme le Brésil, le Mexique et la Thaïlande

En dépit de ces succès, la demande en planning familial reste largement insatisfaite. Selon une récente enquête menée dans 47 pays du tiers monde, un quart des femmes en âge de procréer souhaitent retarder une grossesse ou se faire stériliser, mais n’utilisent pas de moyens contraceptifs modernes.

Les droits de l’enfant

Reconnaissant qu’il n’est pas aussi facile de mesurer les progrès effectués en faveur des droits de l’enfant, que ceux réalisés dans le domaine de la vaccination ou de l’éducation élémentaire, l’Unicef signale cependant que presque tous les gouvernements du monde ont ratifié la Convention de 1989 sur les droits de l’enfant.

« Dans toutes les régions du monde, déclare l’Unicef, des enfants continuent à être mal nourris, à souffrir de maladies pourtant facilement curables et à ne recevoir aucune éducation élémentaire. Ils continuent à être exploités, prostitués, maltraités à la maison et au travail, et à subir la guerre. » Le rapport cite également certaines formes inquiétantes de mauvais traitements infligés aux enfants. Le nombre d’adolescents prostitués « excède probablement deux millions » dans le monde, dont un million environ en Asie et 300 000 aux Etats-Unis.

Les progrès des femmes

Essayant d’évaluer les progrès faits dans le domaine de l’égalité des femmes, autre domaine particulièrement difficile à évaluer, l’Unicef a effectué un classement des pays selon la proportion des femmes élues au Parlement. Bien que cette proportion n’atteigne que 3 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, il s’élève à 10 % en Amérique latine et à 18 % dans les pays industrialisés. Globalement, on compte 3 700 femmes sur les 34 000 membres des 178 Parlements à travers le monde – environ une pour neuf parlementaires.

Très peu de femmes occupent des postes importants au sein des gouvernements. Seuls 62 gouvernements ont une ou plusieurs femmes en leur sein. Au total, les femmes occupent seulement 6 % des postes gouvernementaux à travers le monde. Ce chiffre a cependant doublé depuis la précédente enquête effectuée en 1987.

Ces données présentent une piètre image de l’égalité des sexes dans le monde, mais il ne faudrait pas oublier, qu’il y a seulement 50 ans, comme le rappelle l’Unicef, les femmes n’avaient pas encore le droit de vote en France et au Japon.




Home Neuvième Prix d'Afrique pour le Leadership

La Namibie et l'Ouganda gagnent le Prix d'Afrique

Source : San Francisco Examiner, Etats-Unis ; Inter Press Service

Le président Sam Nujoma de Namibie et Madame Joyce Mungherera d'Ouganda ont remporté le neuvième Prix d'Afrique pour le Leadership, sponsorisé par le Projet contre la Faim.

Chaque année, le Projet contre la Faim, une association internationale à but non lucratif, décerne le Prix Africain à un homme ou à une femme d'Afrique qui a fait preuve d'un leadership exceptionnel pour le bien-être de l'Afrique. Les deux lauréats de 1995 se partageront un prix de 100 000 dollars.

Les efforts du président Nujoma, pendant une période de 30 ans, ont permis à la Namibie d'obtenir son indépendance en 1990. Maintenant, en tant que président démocratiquement élu du pays, S. Nujoma accorde la plus haute importance au développement agricole et rural, ainsi qu'au bien-être des citoyens de cette nation. Il a parcouru le pays, encourageant les fermiers à planter, à utiliser des semences améliorées, à appliquer des engrais, et mettre davantage de terres en culture. En deux ans, la Namibie a accru sa production de maïs de 50 % et celle de millet de 75 %.

La Namibie consacre actuellement 30 % de son budget à la santé et à l'éducation, l'un des niveaux les plus élevés d'Afrique. Le pays a également élevé de manière spectaculaire la fréquentation scolaire et les soins apportés aux enfants, particulièrement parmi la population noire. Sur le difficile sujet de la réforme agraire, visant à réduire les inégalités entre les fermiers noirs et blancs, le président Nujoma a poursuivi une politique de consensus. Cette année, il a réussi à faire passer une loi de réforme agraire qui se fonde sur ce consensus et cherche à redresser les inégalités tout en maintenant l'harmonie parmi le peuple de la Namibie.

Comme le président Nujoma, Joyce Mungherera a exercé, en dépit d'énormes difficultés, un leadership national pendant 30 ans. Madame Mungherera est directrice de l'Association chrétienne des jeunes femmes (Young Women's Christian Association : Y.W.C.A.) pour l'Ouganda, et a récemment été élue vice-présidente mondiale de cette organisation.

Sous le leadership dynamique de Mme Mungherera, la Y.W.C.A. est devenue en Ouganda une force respectée et puissante pour l'alphabétisation, le planning familial, et pour l'augmentation des revenus des femmes rurales. Elle rassemble une équipe de 1000 personnes pour 1,5 million d'adhérents, ce qui en fait l'une des organisations non-gouvernementales les plus importantes d'Afrique et la plus grande filiale de la Y.W.C.A. dans le monde.

J. Mungherera joua un rôle essentiel pour la survie de la Y.W.C.A. dans les années 1970, quand la dictature d'Idi Amin Dada démantela les organisations non-gouvernementales de l'Ouganda. Après avoir été directement menacée d'exécution par Amin si elle ne renonçait pas, elle se cacha et continua sans relâche son travail clandestin. Aujourd'hui, Joyce Mungherera et la Y.W.C.A. sont des porte-parole respectés des gens du peuple. Le gouvernement ougandais a autorisé la Y.W.C.A. à administrer le premier dispositif de crédit revolving pour les femmes rurales. L'expérience a remporté un tel succès que J. Mungherera travaille maintenant à établir une banque rurale féminine en Ouganda.

Surnommée « le général Joyce », J. Mungherera a joué un rôle moteur dans la construction de l'un des réseaux les plus puissants du monde pour l'alphabétisation des femmes. Depuis la mobilisation des femmes des villages, jusqu'à la représentation des paysans ougandais à des forums internationaux, comme la conférence de la population du Caire, Joyce Mungherera montre l'exemple d'un leader fort et incorruptible, en train de créer un nouvel avenir pour les femmes de son pays.




Home Un poste de radio à ressort

Il y a quelques années, Trevor Baylis, inventeur de nationalité britannique, regarda un documentaire télévisé de la BBC concernant le sida en Afrique. On y voyait comment se répandait l'épidémie, malgré les programmes éducatifs diffusés à la radio. En effet, même si la plupart des gens possèdent bien une radio, ils l'écoutent rarement, faute d'électricité ou en raison du prix des piles.

Trevor Baylis inventa alors un poste de radio à ressort. Mais il ne rencontra aucun intérêt, jusqu'en 1994, lorsque cette invention fut présentée par la BBC et qu'un téléspectateur, Christopher Staines, comptable ayant une expérience dans le développement de produits nouveaux, en parla à son partenaire en Afrique du Sud, Rory Stears, qui reprit l'idée avec enthousiasme.

Une station radio de Johannesbourg parla de cette invention et un auditeur, Hylton Appelbaum, directeur de Liberty Life, société d'investissement qui attribue environ 40 millions de FF chaque année à des causes méritoires, fut immédiatement intéressé par ce produit pour l'Afrique du Sud, où la plupart des gens habitent à la campagne et ont un faible niveau de vie. Un poste de radio n'utilisant pas de piles ne pouvait que connaître un grand succès. H. Appelbaum se demanda si des handicapés ne seraient pas en mesure d'assembler ce poste de radio. Il contacta le Dr William Rowland, un collègue aveugle, leader internationalement respecté du Mouvement des handicapés, qui fut très intéressé. L'habileté que les handicapés apportaient à la fabrication de paniers, ils pouvaient également la consacrer au montage d'un poste de radio. Liberty Life offrit environ six millions de FF, et le projet fut lancé.

En Afrique du Sud, C. Staines et R. Stears battirent la campagne avec un guide local, en vue de déterminer les souhaits des acheteurs potentiels. Il en ressortit qu'il ne serait pas nécessaire de « miniaturiser » le poste, mais qu'il devrait, au contraire, être volumineux, lourd, très robuste et pouvoir émettre un volume sonore important.

Dès lors, l'Université de Bristol fut mis à contribution pour mettre au point le produit. De nombreuses difficultés techniques durent être surmontées ; on craignit même de ne pouvoir aboutir. Une usine d'ingénierie de Farnborough, en Grande-Bretagne, dut intervenir et finalement, au cours de l'été 1995, Trevor Baylis se rendit au Cap pour voir l'usine à l'œuvre. Il fondit en larmes en voyant que son idée prenait réellement forme, et que le poste était assemblé par des handicapés.

Le point culminant de cette aventure fut une visite au président Mandela, afin de lui montrer l'article achevé*. Le président Mandela se réjouit particulièrement de la participation des travailleurs handicapés : « Je suis très heureux que cette nouvelle et fantastique invention soit associée à des personnes qui ont dû essuyer le mépris de la société. L'une des caractéristiques marquantes de notre époque est l'émergence d'hommes et de femmes qui pensent en termes de défavorisés, des plus pauvres parmi les pauvres. »

Trevor Baylis n'envisage pas de gagner beaucoup d'argent avec son invention : « Après tout, on ne peut porter qu'un habit à la fois, fait-il remarquer, et je ne suis pas vraiment dans le dénuement. »


* Ce poste de radio permet une écoute de 40 minutes pour 20 secondes de remontage.




Home L’eau pourrait devenir source de conflit entre les nations

Source : San Francisco Examiner, Etats-Unis ; Inter Press Service

Alors que la croissance démographique pèse sur les ressources de la planète, les experts pensent que l’eau deviendra une source potentielle de conflits internationaux au XXIe siècle. Au cours d’un congrès tenu récemment à Stockholm, des experts ont prédit un sombre avenir en matière de gestion mondiale de l’eau et ont discuté de la menace que représente la rareté de l’eau sur les relations entre les nations. Parmi quelques-unes de leurs constatations, notons :

• 80 pays souffrent actuellement de pénuries d’eau, représentant une menace pour la santé et l’économie ;

• 40 % de la population mondiale ne bénéficie ni d’eau potable ni d’installations sanitaires ;

• la demande mondiale en eau double tous les 21 ans ;

• la désertification s’accélère, alliée à une dégradation rapide de la qualité de l’eau et à une augmentation de la pollution et de la salinité ;

• la production agricole consomme plus des deux tiers de l’eau de la planète, cette demande ayant triplé au cours des 45 dernières années.

Afin de satisfaire la demande, la plupart des pays construisent d’énormes barrages et multiplient les stations de pompage de la nappe phréatique. Malgré les effets néfastes bien connus subis par les communautés locales et les systèmes écologiques, le nombre des grands barrages en exploitation est passé de 5 000 en 1950 à 38 000 aujourd’hui.

Dans le but de susciter une attitude plus responsable, un nombre croissant de collectivités européennes mettent en place des programmes d’économie d’eau. En augmentant le prix de l’eau et en introduisant des compteurs d’eau dans les foyers, ces collectivités s’attachent à faire prendre conscience aux consommateurs de la nécessité d’économiser l’eau. Dans le cadre d’une prochaine réunion des ministres européens de l’Environnement sera présenté le projet de déclarer les rivières européennes « réseaux internationaux d’intérêt communautaire », tout comme le sont les autoroutes continentales.




Home Les Américains n'ont plus confiance dans leurs dirigeants

Source : Associated Press

Selon un sondage effectué pour les Partis démocrate et républicain, trois Américains sur quatre n'accordent pas leur confiance au gouvernement. Soixante seize pour cent des personnes interrogées estiment « que les actions du gouvernement ne prennent que rarement ou jamais la bonne direction ». Ce pourcentage est le plus élevé depuis que des sondages de ce type ont vu le jour, vers la fin des années 1950. Selon le commentaire d'un analyste, les résultats de cette enquête sont les indicateurs d'une « période de cynisme qui dure sans discontinuer et va certainement en s'approfondissant », ce qui pourrait ouvrir la voie au candidat à la présidence d'un troisième parti. Parmi les autres résultats de ce sondage, 61 % des personnes interrogées estiment que les États-Unis « vont dans Ia mauvaise direction », 68 % pensent que le monde « est sur une mauvaise voie », 59 % approuvent l'action menée par I' ONU, 76 % estiment que le rôle de « gendarme du monde » doit être rempli par I'ONU et non par les États-Unis, 69 % pensent que la gestion des conflits à travers le monde revient à I'ONU, contrairement à 28 % qui estiment que ce rôle devrait être assumé par les États-Unis.





Tendances

Home Conférence de Pékin : vers un renforcement du droit des femmes

Source : New York Times, New York Newsday, Etats-Unis

La quatrième Conférence mondiale sur les femmes, organisée sous l'égide des Nations unies à Pékin, s'est conclue sur une déclaration exhortant les gouvernements à améliorer les conditions économiques des femmes, ainsi que l'accès à l'éducation et aux soins, à les protéger d'une violence grandissante et à améliorer le statut des jeunes filles dans le monde. Ces rencontres ont constitué un encouragement vivement attendu pour stimuler l'action locale. Plusieurs clauses majeures reconnaissent que la femme a le droit de décider librement de tous les sujets relatifs à sa sexualité et à la maternité, que le viol systématique en période de guerre est un crime et que les gouvernements doivent intervenir dans les problèmes de violence intérieure ; que la discrimination à l'encontre des filles dans le monde entier doit prendre fin ; que l'accès au crédit est fondamental pour que les femmes acquièrent pouvoir et influence ; que la famille est l'unité fondamentale de la société et qu'elle devrait être renforcée, protégée et soutenue.

Le document produit n'a pas force de loi, mais il pourrait servir de guide pour les gouvernements. Ruth Gruber, une new yorkaise de 84 ans qui fut l'une des premières femmes américaines à devenir journaliste correspondante à l'étranger, conclut avec à propos : « C'est ce genre de conférences qui oblige tous les gouvernements et les peuples à écouter, regarder et faire face aux problèmes les plus pressants dans le monde. »




Home Une fête gratuite

Le mois dernier, les sans-abri de Londres ont pu profiter d'un repas végétarien gratuit offert par Linda Mac Cartney (épouse de Paul Mac Cartney, ex-membre des Beatles). La fête gratuite a eu lieu au café The Big Issue à Farringdon, à l'initiative d'un groupe intitulé Rassemblement pour le traitement éthique des animaux, lors de la Journée mondiale de l'alimentation le 15 octobre. Toni Vernelli, leur porte parole, a déclaré que leur but était d'éduquer les gens sur le lien existant entre la faim dans le monde et l'alimentation carnée : « Pour produire un kilo de steak, il faut utiliser trente kilos de céréales pour nourrir une vache. Vous avez de ce fait une sorte de machine à fabriquer des protéines qui marche à l'envers. » La Journée mondiale de l'alimentation a été organisée par des œuvres de charité, des groupes de défense des animaux et des agences d'aide au développement, afin de faire connaître la situation critique des personnes qui ne mangent pas à leur faim.




Home Une femme méthodiste nommée évêque en Afrique

Source : Methodist Recorder, G.-B.

Le révérend Maureen Jones, directrice du Réseau méthodiste Lang'ata, est la première femme méthodiste à être nommée évêque en Afrique. Elle vient d'être élue évêque de Nairobi au cours de la conférence annuelle de l'Eglise méthodiste à Mombasa, parmi quatre candidats dont trois étaient des hommes. Maureen Jones, qui a servi comme pasteur au Kenya pendant plus de 16 ans, a déclaré qu'elle était très surprise et qu'elle était convaincue que Dieu était présent à cette occasion.




Home Une marche pour la paix en Italie

Source : Tages Anzeiger, Suisse

Près de 50 000 personnes, venues du monde entier, ont pris part à une marche pour la paix à Assise, en Italie, pour revendiquer la restructuration et la démocratisation des Nations unies. Les participants ont appelé la grande famille des nations à s'impliquer davantage dans la création d'une « culture de paix ».




Home Traité des Malouines

Treize ans après la guerre des Malouines, la Grande-Bretagne et l'Argentine sont parvenues à un accord pour une exploitation commune des réserves de gaz et de pétrole situées dans les eaux territoriales de l'archipel. Ce traité a été qualifié d'« historique » et ponctue une amélioration sensible des relations entre les deux pays.




Home Les intouchables du Bengladesh déjouent la fatalité

A l'ouest du Bengladesh, le peuple Das constitue la minorité d'une minorité : les intouchables dans le système des castes hindoues.

Le système des castes écarte ce peuple de la plupart des métiers, hormis les moins gratifiants. Pour survivre, ils sont obligés de cirer des chaussures, de tirer des cyclo-pousses, d'être ouvriers agricoles ou travailleurs du cuir. Leur nom, « Das », signifie « serviteur ». Au regard de la loi, leurs droits sont égaux, mais en pratique ils sont exclus, maltraités et insultés, et leurs enfants ne sont pas admis dans les écoles.

Cependant, des groupes d'entraide se forment maintenant au sein du peuple Das. L'analphabétisme étant l'une des principales causes de leur exclusion du monde du travail, ils apprennent à lire et à écrire.

En Inde et au Bengladesh, des agences de développement commencent à lutter contre la discrimination et à soutenir les efforts que déploie le peuple Das afin d'améliorer sa condition. D'ailleurs, au Bengladesh, les hindous ne sont pas seuls à être marginalisés et oubliés ; les musulmans pauvres subissent aussi la discrimination en étant tenu à l'écart du système éducatif, de l'accès à l'emploi et à la propriété de la terre.

Le peuple Das a maintenant instauré une coopérative de crédits capable d'accorder de petits prêts, leur permettant ainsi d'éviter les intérêts exorbitants et les dettes sans fin envers les usuriers. La prise en charge des problèmes de santé et d'éducation sanitaire contribuent à de lents changements dans leurs vies, mais il se peut que la transformation la plus importante soit que les membres du peuple Das, considérés pendant des siècles par eux-mêmes et par les autres comme les derniers des derniers, revendiquent maintenant leur droit à l'égalité et à la justice. L'ancien fatalisme apathique, qui les emprisonnait dans une vie de servitude et de misère, s'est maintenant évanoui. Cette attitude est remplacée par la nouvelle prise de conscience qu'ils façonnent eux-mêmes leurs propres vies. En réalisant que le système des castes n'est pas une loi figée, ils engendrent l'espoir pour leurs enfants.




Home Le pape prêche en faveur de la solidarité internationale

Source : New York Times, Etats-Unis

Lors d’un discours prononcé aux Nations unies, Jean-Paul II a exhorté l’ONU à devenir un modèle de « famille de nations », avec des pays riches et forts prenant soin des nations plus faibles et plus vulnérables. Le pape a déclaré :

Le pape a déclaré : « Tandis que des millions d'êtres humains souffrent de la pauvreté et de la faim, de la malnutrition, de la maladie, et de l'illétrisme, nous devons non seulement nous souvenir que nul n'a le droit d'exploiter son prochain pour son propre intérêt, mais aussi et surtout que nous devons tous appliquer cette solidarité qui permet aux autres d'exprimer, dans les circonstances réelles de leurs vies politiques et économiques, la créativité qui est une marque distinctive de la personne humaine et la vraie source de la richesse des nations dans le monde d'aujourd'hui. »





Faits et prévisions

Home Partager cette terre généreuse

Source : New York Daily News, Etats-Unis

« Les Palestiniens auront leur propre pays. » (un collaborateur de Maitreya, Share International, juin 1988) « Contre toute attente, l'armée israélienne se retirera de la rive occidentale du Jourdain et de la bande de Gaza, et retournera dans sa patrie. » (Partage International, juin 1989)

Ce qui était autrefois impensable est maintenant devenu réalité. Dans une réplique de la scène qui s'est déroulée deux ans plus tôt à la Maison Blanche, le premier ministre israélien Istzhak Rabin et le président de l'OLP Yasser Arafat se sont congratulés après avoir signé un accord qui transfère aux résidents arabes l'essentiel du contrôle de la Rive Gauche du Jourdain. Le président égyptien Mubarak et le roi Hussein de Jordanie ont été les témoins de cet événement et ont apposé leur signature au bas du document.

Conformément à cet accord, les troupes israéliennes devront s'être retirées de la majorité des villes et villages de la Rive Gauche pour le 20 mars 1996. Un nouveau Conseil palestinien élu deviendra l'autorité gouvernante. En fait, l'accord organise le transfert du pouvoir aux Palestiniens ville par ville, jusqu'à la cession totale prévue pour la fin du siècle. L'ensemble des intervenants ont bien conscience des étapes difficiles qui restent à franchir pour parvenir à une paix générale au Moyen-Orient. Tous se sont accordés pour reconnaître que deux autres parties prenantes, la Syrie et le Liban, doivent être intégrées au processus afin d'aboutir à une stabilisation de la région.

Avec cet accord, on s'est rapproché d'un pas vers la création d'un Etat palestinien. Mais, comme l'a dit le premier ministre Rabin, peu nombreux sont ceux qui croyaient voir ce jour arriver. « Regardez de tous vos yeux », a-t-il déclaré. « La scène qui se déroule sous vos yeux en ce moment aurait été impossible et même impensable il y a seulement deux ans. Les poètes seuls en rêvaient et, à notre grande douleur, de nombreux soldats et civils sont morts pour que cet instant puisse exister... Nous partageons aujourd'hui cette terre généreuse avec le peuple palestinien parce que nous voulons la vie. »




Home Un krach boursier menace l'économie mondiale

Source : New York Times, The les Echos, le Monde diplomatique, France

« Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. C'est une bulle sur le point d'éclater. » (PI, mai 1989)

D'après le magazine allemand Wirtschaftswoche, les banquiers européens craignent « le krach du siècle ». Un reportage spécial de cinq pages, intitulé « ventes paniques », consacré à la volatilité de la situation économique mondiale, cite l'expert de la Banque Bruxelles Lambert Roland Leuschel : « Cette fois encore, un krach boursier se produira », à l'image de celui d'octobre 1987 que R. Leuschel avait anticipé.

Wirtschaftswoche cite également l'investisseur Georges Soros qui juge qu'« à présent le marché est dans la phase de hausse, mais de ce fait précisément, il présente un risque de krach. » Robert Prechter, analyste de renom à Wall Street, envisagerait même une chute de l'indice Dow Jones à un niveau de 1 000 points, alors que sa position courante avoisine les 5 000 points.

Pour tenter d'isoler les Etats-Unis des effets potentiels d'un éventuel effondrement du système financier japonais, les législateurs américains ont ordonné aux banques fédérales de crédits de limiter les prêts accordés aux institutions financières japonaises. Bien que l'avertissement ait été circonscrit à la Commission des finances de la mission de contrôle des prêts au logement, commission indépendante à l'influence limitée, il pourrait cependant encourager d'autres banques à surveiller plus attentivement les prêts qu'elles accordent au Japon.

Certaines banques commerciales d'envergure internationale ont déjà été amenées à réduire, en douceur, les prêts octroyés aux banques japonaises, mais elles ont eu la prudence de ne pas risquer de provoquer une panique en envoyant au marché des signaux d'alarme trop évidents

Ces avertissements ont été formulés au moment où les banques japonaises se débattent avec d'énormes problèmes financiers et coïncident avec la faillite de deux instituts de crédit et d'une banque régionale. De même, la perte de vitesse de l'économie a également incité le gouvernement japonais à annoncer l'injection de 140 milliards de dollars dans divers programmes d'investissement ainsi que de nouvelles dépenses pour stimuler les affaires. Un budget moins important avait été arrêté à l'origine, mais la Bourse ayant chuté en apprenant son manque d'ampleur, le gouvernement a été contraint de l'augmenter sensiblement. Cette enveloppe constitue la septième injection de fonds depuis 1992.

Selon Patrick Bord, consultant financier basé à Tokyo, le Japon se trouve confronté à quatre « bulles » qui mettent la société au bord d'une implosion d'une ampleur équivalente à celle de 1929 :

• Les créances irrécouvrables totalisent au moins 500 milliards de dollars, dont un tiers sont maintenant amortis. En réalité, le montant réel pourrait bien avoisiner les 800 milliards de dollars.

• La Bourse a perdu 60 % de sa valeur depuis 1990. Mais du fait que la valeur des actions est toujours largement supérieure aux profits économiques réels, de nombreux experts pensent que l'indice Nikkei va plonger encore davantage.

• La bulle des devises : le Japon est le principal créancier du monde et il a financé en yens les déficits de nombreux pays. De ce fait, les investisseurs japonais sont maintenant confrontés à une pénurie de yens.

• La bulle sociale : la forte valeur du yen (le yen s'est apprécié de 400 % par rapport au dollar en 20 ans) a entraîné une augmentation disproportionnée du coût du travail. Les Japonais craignent de perdre leur emploi et sont inquiets pour leur retraite.

Patrick Bord souligne également que les valeurs traditionnelles s'effondrent. Auparavant, les intérêts individuels étaient toujours subordonnés aux objectifs collectifs. Mais les jeunes revendiquent davantage de liberté individuelle. Les relations secrètes entre les politiciens et le monde des affaires, le vieillissement croissant de la population, la pression internationale pour l'ouverture du marché japonais à la concurrence étrangère, sont autant de facteurs qui concourent à créer une atmosphère de crise latente. Le constat de P. Bord s'illustre par les résultats des onze principales banques japonaises qui ont vu leurs profits chuter de pas moins de 90 % en 1994. La célèbre banque Sumitomo a elle-même subi une perte de trois milliards de dollars. Autrefois de 4,5 %, la croissance économique a reculé jusqu'à 1,1 % en 1992 et 0,6 % en 1994.

Le Monde diplomatique a également évoqué le danger inhérent aux ventes massives de Bons du Trésor américain réalisées par les institutions financières japonaises pour accumuler des capitaux susceptibles de consolider la Bourse de Tokyo. Ces ventes se sont montées à 13 milliards de dollars en mars 1995. Cette tendance renforce la pression sur le dollar ce qui, par effet domino, affecte l'ensemble du système financier international. Selon le Monde diplomatique, un krach financier à Tokyo pourrait déclencher un effondrement de l'économie mondiale.

En un an, le nombre des faillites a crû de 10,6 % au Japon. Selon l'institut Teikoku Databank, les raisons principales en sont la désindustrialisation de l'économie, la chute des prix et la forte valeur du yen.




Home Un agent de change en pleine crise

Source : Washington Post Etats-Unis

Un banquier japonais, qui aurait laissé secrètement s'accumuler des pertes totalisant 1,1 milliard de dollars pendant onze ans d'activité sur le marché des changes new yorkais, a été condamné pour fraude par les autorités américaines. Toshihide Iguchi, vice président exécutif de la banque Daïwa à New York, a joué perdant sur plus de 30 000 transactions depuis 1984, tout en dissimulant les pertes.

Ce scandale intervient moins d'un an après la perte spectaculaire de 1,4 milliard de dollars, subie par le courtier de la Banque Barings, qui a fait sombrer cette banque.

Les problèmes de la banque Daïwa « montrent les risques liés au commerce des valeurs ainsi que l'incapacité de certaines grandes firmes à contrôler ces risques », décrète le Washington Post. « Ceci devrait nous perturber fortement » affirme Samuel I. Hayes III, professeur à l'Université de Harvard. « Il s'agit somme toute de banales transactions de titres. Si l'on ne peut pas mieux régenter ces simples marchés, alors nous avons à faire face à un véritable problème, car des instruments bien plus sophistiqués sont aujourd'hui aisément disponibles. »




Home Un code de conduite pour le commerce des armes

Source : New York Times, Etats-Unis

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (PI, juin 1989)

A la suite d'un projet rédigé par l'ancien président du Costa Rica, Oscar Arias Sanchez, un « code de conduite » va être établi pour contrôler le commerce international des armes. L'initiative sera présentée aux Nations unies. Les pays signataires s'engageraient à ne pas exporter d'armes à des pays dirigés par des gouvernements répressifs (ceux qui n'organisent pas d'élections libres ou ne respectent pas les Droits de l'Homme) ou à des nations engagées dans des actes d'agressions armées illégales. Deux autres lauréats du Prix Nobel, Betty Williams, d'Irlande du Nord, et le Dalaï Lama, ont déjà apporté leur soutien. Une liste définitive de parrains sera présentée après que d'autres Nobels aient étudié cette proposition.

A la différence du système onusien existant, cette proposition conduirait à une réduction substantielle des exportations d'armes. L'espoir est que ce code de conduite empêchera de nombreux pays pauvres de consacrer leurs ressources déjà limitées à l'armement. O. Arias a donné l'exemple du Costa Rica qui, depuis l'abolition de son armée en 1948, est devenu le pays le plus prospère d'Amérique centrale.




Home Dette mexicaine « irrécouvrable »

Source : The New Federalist, Etats-Unis

« La dette sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (PI, mai 1989)

D'après Walker Todd, ancien fonctionnaire de la Réserve fédérale américaine, la dette extérieure du Mexique est « tout simplement irrécouvrable ».

Dans une interview accordée au magazine mexicain Proceso, W. Todd remet en question le jugement issu des débats du Sénat américain selon lequel le Mexique fait de « réels progrès financiers ». Il fait remarquer que la dette extérieure mexicaine, soit près de 175 milliards de dollars, a augmenté de 43 milliards en un an seulement. Il ajoute que si le gouvernement doit perpétuellement accroître son endettement, ce n'est à l'évidence pas un signe de bonne santé économique.




Home La purification par l'énergie solaire

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

« L'environnement deviendra la question prioritaire à travers le monde. » (PI, juin 1989)

Le Centre de recherche allemand du transport aérien et spatial a développé un « four solaire » capable de purifier les substances dangereuses, grâce à l'énergie solaire. Ce réacteur solaire peut traiter des gaz, des liquides et des substances solides. Cette méthode permet même de purifier l'eau potable.

Cette installation fonctionne déjà depuis un an, et de nombreuses expériences ont montré que les applications de l'énergie solaire sont beaucoup plus vastes que supposées jusqu'à présent. De nombreuses universités et lycées technologiques désirent maintenant s'associer au projet de ce centre de recherche.




Home L'électricité verte aux Pays-Bas

Au Pays-Bas, de nombreux foyers sont prêts à payer plus cher pour bénéficier de l'« électricité verte ».

Malgré un coût plus élevé, l'intérêt que suscite l'énergie verte, fabriquée à partir des énergies éoliennes et hydrauliques, est beaucoup plus grand qu'on ne s'y attendait. Ce qui avait été présenté par une société productrice d'énergie comme un « projet expérimental » d'envergure limitée est maintenant largement repris par d'autres sociétés productrices d'électricité.




Home Traditions ésotériques de l'Empire inca

par Peter Liefhebber

« Chaque année à la pleine lune de juin, plus de 300 000 pèlerins se rassemblent en un lieu sacré, situé à 5 500 mètres dans les hauteurs enneigées des Andes. Ils y fêtent l'apparition des Pléiades dans le ciel, moment vital pour la Terre, un gigantesque courant d'énergie s'établissant alors entre elle et ces étoiles. C'est pour eux un fait, un événement réel, qu'ils célèbrent dans une atmosphère hautement spirituelle. Si la science reconnaît aujourd'hui le rôle essentiel que jouent les énergies du soleil pour la vie sur la Terre, elle semble incapable de comprendre que notre minuscule planète en reçoit bien d'autres d'un peu partout dans l'univers, et qu'elle entre ainsi en relation énergétique étroite avec les planètes et les systèmes solaires qui l'entourent. Il existe dans l'univers des flux d'énergie qui, remplissant une fonction analogue à celle de la circulation sanguine vis-à-vis des organes du corps, vitalisent et relient entre elles planètes et systèmes. »

Ces propos n'auront probablement rien d'une révélation fracassante pour qui a quelque connaissance des enseignements ésotériques. Cependant, les circonstances dans lesquelles ils me furent tenus confirment, une fois de plus, le caractère universel de ces enseignements.

En début d'été, je dus me rendre au Pérou, pour des raisons professionnelles. J'allai notamment à Cuzco, dont la pauvreté actuelle fait presque oublier que ce fut autrefois la ville sainte et la capitale du puissant Empire inca. J'y rencontrai Carlos Milla Vidal, président des organismes de tourisme de la région, qui eut la gentillesse de m'indiquer, parmi les nombreuses attractions locales, celles qu'il fallait voir en priorité.

Il me conseilla, entre autres choses, de me rendre, par le petit train des Andes, à l'ancienne, et presque inaccessible, cité inca du Machu Pichu, redécouverte au siècle dernier et aujourd'hui partiellement restaurée. Inévitablement, nous en vînmes à évoquer le légendaire El Dorado, le culte solaire des Incas et la remarquable organisation sociale de leur Empire. Carlos Milla Vidal se révéla rapidement être, sur cette matière, une véritable encyclopédie ambulante. Passionné d'histoire, ses recherches le portèrent peu à peu à se spécialiser dans la culture et la philosophie de ces peuples indiens, qui maintinrent leur domination des siècles durant sur une grande partie de l'Amérique du Sud. Il essayait également de dégager les aspects spirituels des traditions incas, et ce qu'il m'en apprit, avec cette aisance qui vient d'une connaissance profonde de son sujet, aurait très bien pu venir en droite ligne des ouvrages d'Alice Bailey. Les ressemblances sont tellement parlantes que je ne les signalerai pas, me bornant à rapporter ses propos tels quels.

« Les Incas avaient trois commandements majeurs, trois principes qui formaient la base de leurs rapports à la vie : recherche la vérité, travaille dur, respecte toute forme de vie. Les Espagnols, lorsqu'ils réécrivirent notre histoire, en ont donné la forme négative : ne mens pas, ne sois pas paresseux, ne vole pas. Cette distorsion – entre l'injonction « recherche la vérité » et celle, « ne mens pas », il y a un monde – traduit en fait une différence radicale de mentalité.

« Le commandement « recherche la vérité », par exemple, n'a de sens, bien entendu, que par rapport à une attitude intérieure. Il se fonde sur cette connaissance intuitive que les secrets de la vie se trouvent en nous. Comme Socrate l'avait dit auparavant, connais-toi toi-même. La philosophie inca admettait deux niveaux de connaissance : l'un pour le peuple, l'autre pour les initiés de l'antique sagesse ; l'un, exotérique, l'autre, ésotérique. Le gouvernement de l'Empire s'exerçait sous le contrôle, ou avec le conseil, de responsables suprêmes qui avaient suivi jusqu'au bout le processus de l'initiation et avaient, intérieurement, mené à terme cette recherche de la vérité. Ils détenaient, de ce fait, un savoir très profond sur la nature de la vie, les relations cosmiques et les secrets de l'univers.

« Ce furent très probablement la présence et l'influence de ce cercle hermétique d'initiés qui permirent la longue prospérité (nous parlons en termes de 25 000 ans, voire plus) et le haut degré de cette civilisation. Ce sont eux qui inspirèrent et secondèrent Cuzco dans la fondation et le gouvernement de son vaste Empire. Cet immense territoire – qui s'étendait de l'Argentine à la côte pacifique, et du sud de la Colombie à la partie médiane du Chili actuel – était parcouru par un réseau de près de 23 000 km de routes, malgré des terres souvent inhospitalières, et administré par un Etat très hiérarchisé qui pourvoyait aux besoins matériels de tous. Aujourd'hui, nous le qualifierions de socialiste.

« Les chrétiens n'ont jamais su voir l'antique sagesse sur laquelle se fondait le système de valeur des Incas. N'ayant retenu de leurs traditions que les éléments les plus exotériques, ils en ont fait des païens, des adorateurs du soleil, des membres d'une culture inférieure, rétrograde et superstitieuse. Pourtant, les prêtres et les initiés n'ont jamais fait du soleil leur dieu. Ils croyaient, certes, en un Dieu unique, mais non au sens personnel que lui donnent souvent les chrétiens. Le nommant Pacha Yachay (littéralement « Univers » et « organiser »), ils voyaient en lui, au contraire, le magnétisme, la force de liaison de l'univers, l'énergie qui maintient toutes choses ensemble. Cette énergie est essentiellement amour, la forme extérieure de l'amour. Elle a pour symbole le feu. Cette forme-énergie de feu pénètre l'univers entier, elle est identique à Dieu. Elle se concentre dans les planètes, qui sont en quelque sorte des centrales, des fontaines d'énergie. Dans notre système, c'est le soleil qui remplit cet office. Mais cette fontaine n'est pas l'énergie, elle n'est pas, en dernière analyse, la divinité ; elle n'en est que l'expression.

« Bien sûr, le peuple, que cette conception dépassait, identifiait Dieu et le soleil (« Inti »). Mais la connaissance des initiés était plus grande. Ils savaient aussi que cette connaissance était vaine aussi longtemps qu'elle restait extérieure, et qu'elle ne trouve sa véritable valeur que si sa vérité est expérimentée, intimement comprise. Pour eux, la sagesse extérieure devait trouver sa vérification à l'intérieur du cœur. C'est là que l'initié, comprenant qu'il n'y a qu'une énergie, qu'une vie, qu'un feu, découvrait son propre soleil d'amour et de feu. Il réalisait, de manière vivante, que son soi intérieur trouve sa source dans le cœur du soleil. Ou plutôt, que l'énergie d'amour dont le soleil est l'expression trouve sa contrepartie dans le cœur de l'homme. Ce n'est pas là une simple métaphore lyrique, mais une réalité physique. Les (rares) indiens qui atteignaient à ce niveau de connaissance de soi, qui découvraient leur identité profonde, scellaient leur accomplissement par ces mots : JE SUIS. On les appelait « Cœurs de feu ».

« Les Incas, comme partout ailleurs, laissaient le soin de présenter ces profondes vérités à une organisation officielle, une Eglise. Celle-ci instaura donc des symboles et des rites. Mais les rites sont souvent incompris et tendent, à la longue, à se figer. De tous les symboles, l'or est sans doute le plus universellement utilisé pour représenter la relation entre un « Cœur de feu » et le soleil, source de l'énergie-amour. Les Incas en avaient, pour cette raison, fait un métal sacré. Lui attribuant la vertu spéciale de stocker et de transmettre l'énergie solaire, ils s'en servaient, à l'exclusion de tout autre métal, pour confectionner leurs objets de culte. Mais là s'arrêtait leur intérêt pour lui. Il n'éveillait en eux aucun désir de possession – d'autant que leur système social interdisait la propriété personnelle : être plutôt qu'avoir, telle était leur norme. Ce métal, essentiel pour l'art, la religion et les rituels de magie, n'avait donc pour eux aucune valeur commerciale. Aussi ne firent-ils aucune difficulté pour en donner aux premiers Espagnols. Ce qui, il fallait s'y attendre, eut pour résultat d'accroître la cupidité de ces derniers, avec les suites que l'on sait.

« Cuzco avait alors un palais unique, un temple du soleil, avec un jardin d'or ; tout, dans ce jardin : arbres, plantes, fleurs, rochers, papillons..., absolument tout était en or. Mais ses richesses fabuleuses (on la surnommait la cité d'or) ne suffirent bientôt plus aux Espagnols, qui se mirent à chercher, par la torture, la route de l'El Dorado, le pays d'or.

« L'El Dorado n'était pas une pure fiction. Il existait. Et il existe aujourd'hui. Les légendes nous disent que, peu après l'arrivée des premières invasions d'Europe, qui marquèrent le déclin et la destruction de l'Empire inca, les initiés disparurent et se retirèrent en un lieu sacré, que les Indiens ont nommé Paititi. Ils y mirent à l'abri leur antique sagesse, sur laquelle ont veillé, et veillent aujourd'hui encore, un groupe de Maîtres. L'El Dorado des Espagnols et le Paititi des Indiens désignent le même lieu légendaire. Symbole d'or pour les uns, de sagesse pour les autres. Et Paititi existe bien, mais, en même temps, il n'est nulle part. »

Pour éclairer quelque peu cette déclaration paradoxale, Carlos Milla m'emmena ensuite voir une peinture ancienne ; on peut y lire, en espagnol, le texte suivant : « Cœur de tous les cœurs. Voici la carte de la Terre indienne de Paititi. Tous les royaumes la touchent, mais elle n'en touche aucun. On y peut voir la couleur du chant des oiseaux invisibles. L'être commun n'y trouvera que nourriture ; le poète peut-être y pourra-t-il ouvrir la porte longtemps close de l'amour le plus pur. »

« Par ces mots symboliques, cachant leur vrai sens aux Espagnols, il était indiqué que Paititi n'existe pas dans le monde physique extérieur. La carte montre bien des montagnes, des rivières et de la jungle, mais elle désigne, en réalité, un endroit du monde éthérique. Là, invisibles et inaccessibles aux êtres ordinaires, vivent les Maîtres spirituels – gardiens de la tradition et de la culture, gardiens de la sagesse secrète. Et nous sommes convaincus que, plus actifs que jamais, ils veillent sur notre civilisation et son devenir. Nous croyons aussi qu'un jour, ils pourront de nouveau se montrer en public. Nous ne savons pas quand ils feront renaître notre culture ni comment cela se produira, mais ce temps viendra. »





Citation

Home Extrait de son discours d’inauguration en 1994

par Nelson Mandela

« Ce que nous redoutons le plus, ce n’est pas d’être confrontés à notre médiocrité ou à nos insuffisances. Notre crainte la plus profonde, c’est au contraire de mesurer toute l’étendue de notre puissance. C’est notre lumière, et non notre obscurité qui nous fait peur. Nous nous demandons : « Qui suis-je donc pour me montrer si habile, si talentueux et si brillant ? » Mais qui serions-nous donc pour ne pas nous montrer ainsi ? Nous sommes des fils de Dieu. Ce n’est pas en nous faisant plus petits que nous ne sommes, que nous servirons le monde. Il n’y a nul mérite à se diminuer soi-même pour que les autres se sentent en sécurité. Nous sommes là pour briller de tout notre éclat, comme le font les enfants. Nous sommes nés pour manifester au grand jour la gloire de Dieu qui est en nous. Et cette gloire ne réside pas seulement en quelques-uns d’entre nous, mais en tout un chacun. Quand nous laissons resplendir notre propre lumière, sans le savoir nous donnons aux autres la permission de faire de même. Quand nous nous libérons de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »





Courrier des lecteurs

Home Un ange appartenant à la classe moyenne

Cher Monsieur,

Je trouve la rubrique « courrier des lecteurs » de la revue Partage International très intéressante, mais j'avoue n'avoir jamais ressenti un besoin particulier de connaître une expérience de Maitreya. L'événement suivant est survenu au printemps dernier et m'a semblé si banal que pendant des semaines, je l'ai simplement classé parmi les multiples « bizarreries » qui se produisent dans le métro new-yorkais.

Pour me rendre à la séance de méditation du vendredi, qui se tient à Manhattan, depuis mon bureau situé à Brooklyn, je dois prendre trois trains. Je quittai mon travail assez tôt et, alors que je montais dans le premier train, je remarquai un jeune homme d'une vingtaine d'années qui montait dans le même wagon. Pour me rendre jusqu'au deuxième train, je dois emprunter les couloirs d'une station très fréquentée. Ce même jeune homme me suivit pour, de nouveau, monter dans le même train que moi. Il s'assit en face de moi. Le wagon n'était pas bondé.

A moins d'un mètre de lui, à sa droite, se tenait un homme qui me regarda franchement au moment où je m'asseyais. Je le regardai à mon tour plusieurs fois, tout en ressentant la vague impression de le connaître. Il était habillé à la manière d'un ouvrier de Brooklyn, portant (avec une certaine désinvolture) une casquette bleu clair. Sa physionomie (cheveux gris-blancs, visage rond et yeux proéminents) était celle d'un homme approchant la quarantaine. Son allure laissait présumer une origine cubaine.

Le train passa plusieurs stations, lorsque cette personne se tourna soudainement vers le jeune homme et commença à lui parler – non en anglais mais dans une langue que j'ai reconnue comme étant du polonais. Ceci me stupéfia car il se trouvait dans le wagon avant le jeune homme. Ce dernier ne répondit pas, ce qui me déconcerta. Il semblait perdu dans ses pensées, la tête penchée vers le sol qu'il regardait fixement. Puis, il renversa la tête et dirigea son regard vers le haut.

L'homme continuait de parler sur le même ton sans élever la voix ni se pencher en avant, malgré le bruit provoqué par le grondement et les trépidations du train. Il ne semblait pas attendre de réponse de la part du jeune homme. Je les observais discrètement de temps en temps tout en regardant autour de moi pour voir si d'autres voyageurs avaient remarqué cet étrange échange, mais apparemment ils restaient plutôt passifs face à l'événement. Après un moment, le jeune homme commença à se gratter le menton, comme s'il lui venait une idée. L'homme, toujours en face de moi, commença à sourire. Pas une fois le jeune homme ne lui répondit. Le train arriva à la 42e Rue et je descendis ainsi que le jeune homme. L'homme resta dans le train. C'est ça New York ! J'en conclus que j'avais été le témoin d'une sorte de transaction clandestine. L'événement s'est produit le jour du vendredi saint.

Je n'ai plus pensé à ce qui était arrivé jusqu'à ce que je relate l'événement à un ami qui suggéra que j'avais vu un ange. « Oui, mais l'homme que j'ai vu était si commun qu'il devait être un ange appartenant à la classe moyenne », répondis-je en plaisantant. Trois mois plus tard, je remarquai que des apparitions se présentaient à des personnes qui rejoignaient un groupe de méditation où qui en partaient. Je sus alors que j'avais vécu quelque chose de spécial.

Cordialement.

C. P., New York, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme indique que l'homme habillé à la manière d'un ouvrier était Maitreya. Seul l'auteur de cette lettre pouvait le voir. Le jeune homme était une personne ordinaire.


Home Un homme en blanc

Cher Monsieur,

En lisant la lettre intitulée : « Il ressemblait à un homme du Moyen-Orient » (Partage International, juin 1995), je me suis soudain souvenue d'une expérience que j'ai vécue il y a cinq ou six ans.

J'étais avec ma fille et nous buvions un café dans un coin tranquille d'un établissement nommé La Placette, à Lausanne, en Suisse, lorsque deux hommes entrèrent et s'assirent à une table proche de la nôtre. L'un d'eux était grand, devait avoir entre 30 et 35 ans et portait une barbe noire. Il était habillé d'une robe blanche et coiffé d'un turban blanc, comme un Indien. L'autre était à peine plus petit, semblait avoir une trentaine d'années, avec des cheveux blonds-auburn, et il était vêtu d'un costume bleu sombre.

L'homme à la robe blanche s'adressa à l'autre qui quitta sa place immédiatement. Je supposai qu'il travaillait pour l'homme en blanc et qu'il était parti commander les consommations. L'homme en blanc était assis près de notre table et me regardait avec insistance en souriant. Son regard était très profond. Ma fille et moi-même terminâmes notre café avant de nous lever pour partir. L'homme en blanc était toujours assis à la même place et continuait de nous regarder. Pourriez-vous me dire, s'il vous plaît, qui étaient ces deux hommes ?

C. C., Lausanne, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme indique que l'homme en blanc était Maitreya et l'autre le Maître Jésus.


Home Un accident sur une route verglacée

Cher Monsieur,

J'aimerais vous interroger sur l'éventuelle présence d'un membre de la Hiérarchie en deux occasions :

[1] Le lundi 16 janvier 1995, une femme polonaise se rendait en voiture à Gdansk, en provenance de la petite ville de Pila. A environ 7 h 20, entre Pila et Czluchow, elle eut un accident sur une route verglacée. Malgré la vitesse relativement élevée et les circonstances de l'accident, elle n'eut aucune blessure et son véhicule ne fut pas endommagé. Cette femme pense qu'elle a été protégée. Est-ce exact ?

[2] Un membre de la Hiérarchie s'est-il trouvé dans les rues de Verviers, une petite ville de Belgique, le samedi 3 juin 1995 ?

Merci d'avance pour vos réponses.

M. W., Stembert, Belgique 

Le Maître de Benjamin Creme répond : [1] Oui, par le Maître Jésus. [2] Non.


Home Grand, gracieux et radieux

Cher Monsieur,

J'aimerais vous relater un événement merveilleux qui a marqué un tournant dans ma vie. Tandis que je me rendais à mon travail en voiture, il y a quelques années de cela, venant de Cranford en direction de l'Ouest de Londres, j'aperçus un clochard marchant sur le trottoir, dans la direction opposée. J'ai d'abord ressenti du dégoût – il était vêtu de haillons, de véritables loques rapiécées lui couvrant le tronc. Alors que je me rapprochais, je le regardai de nouveau. A ma grande stupéfaction, je m'aperçus qu'en fait, il était grand, gracieux et radieux. Ce n'était pas un mendiant, et pendant un moment, je me suis senti comme suspendu en l'air, dans ma voiture, tandis qu'il cheminait d'un pas assuré, semblant faire tourner le monde sous ses pas, me laissant immobile. Puis, la circulation reprenant, je le perdis de vue. Un instant, j'ai pensé sortir de ma voiture pour courir le rejoindre, mais je dus prêter attention à la circulation et il avait disparu.

Le rayonnement que j'ai perçu, durant peut-être quelques secondes, est toujours vivant en moi. Depuis lors, mon chemin m'a conduit vers les soins spirituels et à croire en un nouvel espoir pour le monde. Qui que ce soit, je le remercie.

M. J. D., Farnborough, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme indique que ce « clochard » était Maitreya.


Home Une paix intérieure

Cher Monsieur,

Je faisais mes courses dans la ville de Québec, au Canada, en 1988, lorsque je me suis soudain senti poussé à dire à mon amie, comme ça, de but en blanc : « Je dois immédiatement aller chercher un pain. » Au même moment, je me suis senti littéralement attiré, comme par un aimant, vers l'extrémité d'une allée. Là, je me retrouvai face à deux hommes. L'un était très grand, avait l'apparence d'un hindou, portait une tunique blanche et semblait être en état de méditation. Les deux hommes se tenaient côte à côte. Le plus petit des deux portait des vêtements occidentaux.

J'étais très impressionné et j'eus la certitude intérieure qu'il s'agissait d'Etres de Sagesse. J'avais l'impression de vivre une expérience exceptionnelle mais, paradoxalement, je ne me sentais pas complètement à l'aise. Je regardai le plus petit des deux hommes qui me sourit. Je lui rendis son sourire et je me suis immédiatement senti envahi d'une paix intérieure. Ils semblaient connaître tout de moi. Alors que je continuais mon chemin, je remarquai un pain parmi les autres articles placés dans mon panier. Plus tard, je demandai à mon amie : « As-tu vu cet Hindou ? » « Naturellement », répondit-elle.

Je me demande toujours qui étaient ces deux hommes ?

A. N., Montréal, Canada

Le Maître de Benjamin Creme indique que l'homme le plus grand était Maitreya et l'autre le Maître Jésus.


Home Je fus comme enveloppée dans son sourire

Cher Monsieur,

Un jour du mois d'octobre dernier, je quittais, comme d'habitude, mon lieu de travail, à l'aéroport d'Heathrow. Un collègue m'accompagna jusqu'à la station de métro Hatton Cross et me déposa sur une aire de stationnement. Alors que je saisissais mon sac pour me diriger vers l'entrée de la station, mon attention fut attirée vers un jeune homme d'environ 20 ans qui se tenait à un arrêt de bus, non loin de là. Ses cheveux lui arrivaient aux épaules, il avait le teint clair et portait une tunique blanche.

Il me regarda comme s'il me connaissait et je fus immédiatement enveloppée dans son sourire qui était si beau, si chaleureux et si expressif qu'il semblait révéler un amour et une compréhension immenses. Bien que je me sentisse très attirée par cet être, j'abaissai mon regard et commençai à marcher tout en résistant au désir ardent de me retourner. Au moment où j'atteignais le seuil de la station, je regardai de nouveau mais un bus s'était arrêté, me cachant l'endroit où il se trouvait.

Cette expérience reste gravée dans ma mémoire. Qui ai-je vu ? J'apprécierais vos commentaires.

Avec mes remerciements,

S. Mc D., Richmond, Surrey, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme indique que le « jeune homme » était Maitreya.


Home Ce devait être quelqu'un de très particulier

Cher Monsieur,

Il y a quatre ans, pendant l'été, je me rendais en voiture sur mon lieu de travail. J'avais dû emprunter la grosse Jeep Cherokee américaine de mon mari, ce qui ne me plaisait pas du tout. J'étais en colère et très affectée par les bouchons et la pollution.

Avant de tourner à gauche rue Tooting Bec, à Londres, je remarquai un tricycle peu banal (c'était une sorte de mobylette personnalisée à trois roues de couleur jaune vif) venir vers moi de l'autre côté de la route. Il était conduit par un Indien portant de longs cheveux gris et une barbe. Son visage était merveilleux. Il conduisait très vite, la tête légèrement inclinée vers l'arrière et il riait.

Un homme d'allure agréable était assis à l'arrière, un jeune garçon d'environ quatre ans sur les genoux. Ils paraissaient insouciants et ne portaient pas de casques de protection. Au moment où le conducteur passa à ma hauteur, il me regarda droit dans les yeux et je ressentis comme une décharge électrique me traverser le cœur et le corps. Je me sentis tout à coup remplie de joie (ce qui dura plusieurs heures) et je réalisai que cette personne devait être quelqu'un de très particulier.

Le conducteur pouvait-il être Maitreya ? Et qui étaient le passager et le jeune garçon ?

A.  P., East Grinstead, Sussex, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le conducteur de la mobylette était Maitreya, l'homme assis à l'arrière, le Maître Jésus. Le jeune garçon était une « invention ».


Home Les pauvres verront le Christ clairement

Cher Monsieur,

Les gens ne voient pas le Christ clairement parce qu'ils ne voient pas le monde clairement. Nous marchons tous dans un épais brouillard de mirages et d'illusions, et ce que nous pensons du monde n'est que le reflet de nos propres mirages et illusions.

Les pauvres, négligés et bannis, qui ont été dépouillés de toutes ces illusions, verront le Christ clairement. 

Mme M.L. P., Plymouth, Devon, Grande-Bretagne  





Esotérisme

Home Le mystique et l'ésotériste

par Aart Jurriaanse

 

L'ésotériste a conscience de l'existence du monde des énergies et des forces, et une partie de son travail consiste à déterminer dans quelle mesure il peut les contrôler et les diriger. Il s'agit d'une approche largement mentale.

Le mystique, quant à lui, travaille principalement depuis le niveau émotionnel, et sa vie se caractérise par un désir profond et sincère d'entrer en rapport avec une Déité vaguement définie, qu'il pourra nommer le Père, Dieu, le Christ, le Bouddha, le Bien-Aimé, ou d'une toute autre manière encore, manifestant le désir ardent de l'âme d'une fusion avec le spirituel, la Monade.

La voie mystique constitue, en règle générale, la première approche de l'ésotérisme, conduisant l'aspirant à recevoir la « première initiation ». Une fois franchie cette étape initiale, on renonce au mysticisme, et l'attention se focalise alors sur le « sentier éclairé » de l'ésotérisme, qui mènera inévitablement le disciple aux états de conscience plus élevés, et ainsi à une plus grande Lumière.

Les aspirants qui disposent d'une conscience mystique fortement développée, se sentent souvent froissés par les considérations mentales et même techniques de l'ésotériste, dont l'approche est grandement dépouillée de toute réaction affective. Le mystique perçoit quelque chose de la vérité, mais n'est pas attiré par une présentation intellectuelle ou une définition claire de ces vérités. Il n'y a pourtant aucune raison qu'une définition plus claire de tout ce qui concerne la vérité enlève, de quelque manière que ce soit, à la beauté et à la grandeur de cette vérité qui est découverte sur les plans supérieurs par une approche ésotérique. Au contraire, ces « découvertes » devraient favoriser une prise de conscience plus profonde de la majesté de tout ce qu'englobe le concept de Déité. Reconnaître l'existence de mystères toujours plus grands, et l'insignifiance relative des capacités humaines, ne peut développer que l'humilité, et le respect dû à ces aspects élevés de la Divinité qui se présentent progressivement à l'esprit de l'homme.

Il convient également de reconnaître que l'opposition à l'approche ésotérique trouve souvent son origine dans une paresse mentale, une forme d'inertie mystique. Exprimer ses aspirations et son amour pour Dieu par diverses formes de rites dévotionnels, exige un effort mental bien moindre que de l'exprimer par une analyse mentale attentive de l'ensemble des éléments dont dispose le disciple, analyse étayée par des études qui conduiront à une intégration et à une compréhension plus profonde des arcanes des mondes subjectifs.

L'ésotériste doit en même temps se garder de ce que son approche ne devienne si objective qu'il perde le contact avec sa « perception mystique » naturelle, ou qu'il occulte cette qualité présente en tout être humain, et qui révèle la présence de l'âme. Il s'agit d'un pouvoir qui pousse constamment de l'avant tout individu, s'efforçant d'atteindre quelque chose de grand et d'indéfini, mais qui semble demeurer hors d'atteinte.

Le Tibétain prophétise que les hommes de l'ère du Verseau, qui s'incarnent à l'heure actuelle, se distingueront par une reconnaissance largement répandue de cette « perception mystique ». Ceci conduira à une compréhension intuitive de la nature des énergies, qui aura pour conséquence un développement rapide du niveau spirituel de la race.

La voie de l'ésotériste est celle de la raison, de l'intellect et du savoir, c'est à dire celle de la tête, se distinguant de la voie du cœur qu'exprime l'aspiration du mystique. Une véritable compréhension devrait par conséquent naître d'une union judicieuse entre l'intellect, l'amour et la dévotion. Le mystique et l'ésotériste devraient, l'un comme l'autre, suivre la voie équilibrée de la sagesse. Le mystique découvrira finalement que sa dévotion doit être guidée par l'intellect, et que ceci le conduira vers la voie de l'ésotériste. Ce dernier, cependant, manquera également son but s'il ne conserve ou ne retrouve son sens mystique.

Une autre manière d'exprimer ce qui précède consiste à affirmer que l'ésotériste n'est qu'un mystique qui a élevé son mode de fonctionnement du plan émotionnel au plan mental. Les individus qui font preuve de cette élévation dans leurs activités quotidiennes, atteignent généralement le meilleur de leur profession, montrant une capacité créative hors du commun dans leur domaine de service particulier ; ils irradient également un magnétisme personnel, et ont l'art d'attirer et de rassembler les gens sous leur influence. Ce sont là également les attributs qui distingueront les futurs leaders mondiaux.






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