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Accueil > Revue Partage > année 1995

Extraits de la revue
Partage international

Octobre 1995 - N° 86

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • L'Islam et le droit des femmes par Benazir Bhutto


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme


  • Interviews




L'article du Maître

Home Les disciples et le Plan

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Il vient un moment dans la vie de chaque nation où son âme cherche à s’exprimer. Cela se produit de manière cyclique, lorsque les initiés et les disciples de la nation concernée répondent à l’impression de l’âme. Ils ont pour mission de réaliser le dessein sous-jacent de l’âme nationale, et de le mettre au service de la race des hommes. Chaque nation apporte sa contribution, grande ou petite, à un échange harmonieux qui, finalement, fait progresser l’humanité sur le sentier de l’évolution.

Ainsi en est-il aujourd’hui, dans un monde qui se tient prêt pour le changement. Même s’il n’y paraît guère, les disciples de chaque nation répondent à l’appel intérieur, se préparant à servir sur une échelle plus vaste. L’opportunité de le faire leur sera largement présentée. La voix de Maitreya fera écho à l’aspiration de leur cœur et, par leur réponse, ils transformeront rapidement le monde.

L'ordre ancien touche à sa fin

Tout ce qui touche à la vie ressentira l’empreinte de Maitreya. Quand les hommes feront appel à ses conseils, ils trouveront une générosité sans bornes ; en tous domaines, son aide leur sera acquise.

De plus en plus, les gens s’éveillent à la nécessité d’un changement. D’instinct, ils savent que l’ordre ancien touche à sa fin, et n’attendent qu’un signe du destin pour prendre une nouvelle direction. Quand Maitreya se révélera au monde, il orientera le regard et les pensées des hommes vers l’essentiel : le partage, la justice, et la paix, sans lesquels il n’y aurait pas d’avenir pour l’humanité.

Alors, les disciples de tous les pays montreront ce dont ils sont capables. Alors, ils se feront connaître, le regard flamboyant et le cœur embrasé d’aspiration. Avec un altruisme éclairé, ils présenteront leur vision aux nations. Aux côtés de Maitreya, ils prendront position pour le changement et indiqueront aux hommes comment l’accomplir au mieux. Se rassemblant autour de lui, ils feront connaître à tous ses directives et ses conseils. Ils inspireront confiance et seront élus à des postes de responsabilité où ils réaliseront la volonté du peuple.

Ainsi en sera-t-il. Ainsi l’ordre ancien disparaîtra-t-il, dépassé dans le cœur et l’esprit des hommes par un reflet plus juste de la volonté de Dieu pour la race des hommes. Justice et partage, paix et justes relations – telles sont les valeurs éternelles, les attributs divins sans lesquels aucun progrès durable n’est possible.

Un avenir sans pareil

L’homme se tient aujourd’hui au seuil de cette découverte. Un avenir sans pareil l’appelle, n’attendant que d’apparaître à son regard transfiguré. En pénétrant dans cet avenir et en le créant, l’homme découvrira en lui-même et en ses frères une divinité longtemps cachée et ignorée, mais essentiellement intacte, et éternellement vivante.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Est-il bon de tomber malade ?

Source : New York Newsday, E.-U.

Quelques chercheurs, dont le nombre va croissant, sont arrivés à la conclusion que, dans certains cas, il est bon de tomber malade. Ils contestent un des fondements de la médecine : traiter les symptômes. La médecine darwinienne, telle est son nom, estime que les gènes qui sont à l'origine de la maladie présentent souvent certains aspects positifs pour la personne. La thèse de ces « biologistes évolutionnistes » est que le corps humain porte en lui des défenses complexes contre la maladie et que traiter ces défenses, telle que la fièvre, ne serait pas du meilleur intérêt pour le patient. Ils affirment que des études récentes montrent que les personnes qui ne prennent pas de médicaments contre la fièvre, se rétablissent plus rapidement des rhumes et de la varicelle. Bien qu'ils veillent à ne pas encore donner de recommandations médicales, ils s'intéressent à des études qui montreraient que certains symptômes participeraient à la défense du corps humain.




Home Le Mahatma Gandhi — radiographie d'une vie

par Peter Liefhebber

L’étude des caractéristiques dominantes de Mohandas K. Gandhi1 (1869-1948) montrera d’évidence l’effet de l’interaction des rayons 2 et 6. Sa structure de rayon, 2-2-6-2-3, parle d’elle-même : trois corps de deuxième rayon, l’âme et la personnalité, d’une part, le corps astral, d’autre part, y encadrent un corps mental de rayon 6. Le corps physique est gouverné par le troisième rayon.

Initié de deuxième degré, ce petit homme, leader de l’Inde, lutta sans relâche sa vie durant, et l’on peut dire avec succès, pour développer et exprimer les meilleures facettes de son caractère. Or, si l’on considère les qualités que le Maître D. K. attribue au rayon 2 : « la patience et l’endurance, l’amour de la vérité, l’intuition, le calme, la loyauté et la foi, ainsi qu’une sérénité inébranlable, pour en citer quelques-unes, on s’aperçoit que ce sont précisément celles que Gandhi a manifestées avec le plus d’éclat ou, tout au moins, qu’il aspira à posséder.

Examinons-les de plus près, et commençons par l’amour de la vérité. On ne saurait mieux montrer la place qu’il a accordée à cette valeur qu’en citant la définition qu’il donne de satyagraha, l’un des piliers de sa philosophie : « Satyagraha, c’est la force née de la non-violence et de l’amour de la vérité. » Témoin, également, le sous-titre de son autobiographie, non moins révélateur : « Histoire de mes expériences avec la Vérité ». Son désir de vérité devient vite si intense qu’il le pousse à raconter avec une franchise extrême, dans des écrits pourtant destinés au public, des comportements personnels, tel ses expériences sexuelles, que l’on considère généralement comme relevant du domaine strictement privé. Pour lui, rien n’était trop sacré ou trop intime. Ainsi raconte-t-il cet épisode où, alors qu’il se trouvait en compagnie d’autres personnes au chevet de son père agonisant, il fut pris d’un tel désir physique pour sa femme qu’il partit sur-le-champ la rejoindre. Son père mourra pendant son absence et il ne se le pardonnera jamais. Cette exigence de transparence, cette volonté de bannir de sa vie toute forme d’hypocrisie et de pruderie s’étendra peu à peu à tous les détails de sa vie quotidienne, au point qu’il ne lui viendra même plus à l’idée qu’il puisse heurter la sensibilité esthétique de son entourage, en se lavant les dents encore à table, par exemple, sitôt son dernier plat fini.

On pourrait voir, dans la manifestation exacerbée et sans nuance de cette qualité de 2e rayon, la marque de son corps mental qui, du fait du niveau de polarisation mentale qui était le sien (c’était un initié de 2e degré) exerçait une influence croissante sur les trois corps de 2e rayon qui l’encadraient et ajoutait à ses efforts de vérité, de sincérité et d’unité la touche caractéristique du rayon 6, qu’on pourrait qualifier de fanatisme tempéré.

On retrouve cette lutte d’influence entre les rayons 2 et 6 dans bien d’autres périodes de son existence. Ainsi, l’un des traits les plus remarquables de la deuxième partie de sa vie fut sa complète absence de peur. Rien ne pouvait le détourner de son chemin, ni la violence physique, ni la prison ou les diverses menaces. Une fois sa décision prise, il s’y tenait avec ce courage extraordinaire qui est la marque du disciple de sixième rayon dans la conquête d’un but – attribut qui n’est partagé que par les disciples de rayon 1 (de Volonté et de Pouvoir) et, d’une manière différente, par ceux de rayon 4 (Harmonie par le conflit). Mais il sera intéressant de noter qu’il n’acquit cette qualité que tardivement. Sa jeunesse fut tourmentée par la peur (des fantômes, des serpents, des voleurs...), et rien n’aurait pu le faire sortir de chez lui la nuit tombée. Manifestement, par suite du développement encore insuffisant de son corps mental, il n’était pas encore parvenu à une maîtrise suffisante sur son corps astral de rayon 2 – rayon qui prédispose aux peurs exagérées et à ressentir avec une acuité particulière la gigantesque forme-pensée de peur que l’humanité a construite.

Autres traits négatifs de sa jeunesse, l’amour égoïste et la jalousie – deux défauts qui, selon D. K., relèvent du rayon 6. Marié à Kasturbaï à 13 ans, il faisait montre d’un appétit sexuel insatiable, qu’il évoquera plus tard avec sa franchise coutumière ; il lui interdira même, durant son adolescence, de sortir seule. Mais il parvint peu à peu à triompher de ces traits négatifs des rayons 2 et 6. Pour revenir à la peur, par exemple : il avait reconnu en lui, dans sa jeunesse, un désir de popularité qui le faisait vivre dans la hantise perpétuelle de ne pas être pris au sérieux, d’être tourné en ridicule. La timidité de son enfance (rayon 2), encore puissante lorsqu’il suivait les cours de droit à Londres, se voyait renforcée par la tendance à quêter l’approbation d’autrui (rayon 6). Redoutant par-dessus tout d’être pris pour un Indien arriéré, il s’habillait avec un soin extrême ; il portait un chapeau haut-de-forme, des pantalons à fines rayures, des guêtres et une canne à pommeau d’argent. Ce manque de confiance en soi et cette peur du ridicule lui interdiront d’ailleurs d’exercer son métier d’avocat à son retour en Inde. Submergé par le trac lors de sa première plaidoirie, il dut se faire remplacer par un collègue.

Mais une fois sa timidité vaincue, son mental de rayon 6 le jeta dans l’autre extrême : il devint alors d’une indifférence absolue à la louange ou au blâme. C’est ainsi qu’il circulera toute sa vie, et quelles que soient les circonstances, avec son dhoti blanc, ses sandales et une chemise blanche légère, y compris lors de sa visite au roi – ce qui lui vaudra d’ailleurs d’être traité par Churchill de « fakir à demi-nu ». A un journaliste qui lui avait demandé où il avait trouvé l’audace de se présenter ainsi au palais, il répondit, aimablement, que le roi avait assez de vêtements pour eux deux !

On peut faire remonter cette transformation, qui le fit passer d’une timidité extrême au courage et à l’assurance inébranlables qui caractériseront la dernière partie de sa vie, à son séjour en Afrique du Sud (1891-1914) ; et le rôle central d’animateur et de leader qu’il joua dans le combat que menaient les immigrés Indiens pour la reconnaissance d’une citoyenneté à part entière semble avoir été, de ce point de vue, décisif. Il y perdit toute trace de cette peur qui l’avait tant gêné jusqu’alors. L’intrépidité que donne le sixième rayon au disciple en lutte pour ses idéaux, combinée à l’endurance et à la patience du 2e rayon, culminèrent en s’intégrant dans cette autre qualité de 2e rayon qu’est la propension au sacrifice de soi. Ces trois qualités formeront la base de sa philosophie de la non-violence.

Mais avant de poursuivre, il ne serait pas sans intérêt de citer le point de vue de la Hiérarchie sur cette philosophe pacifiste, tel que l’a exprimé D.K. en 1942, (c’est-à-dire en pleine guerre mondiale), dans Extériorisation de la Hiérarchie. Il y examine les trois attitudes possibles vis-à-vis de la guerre : la position démocratique, l’approche totalitaire, et « l’apaisement et les attitudes pacifistes – idéalistes et inadaptées – qui trouvent actuellement leur principal représentant en Gandhi. Celui-ci démontre toute l’intransigeance et tout le fanatisme de cette position irréaliste, dont les tenants n’hésiteraient pas à sacrifier les vies humaines, les nations et même l’avenir de l’humanité pour atteindre leur objectif. Si Gandhi devait réussir aujourd’hui, cela précipiterait l’Inde dans la guerre civile, aboutirait à des hécatombes massives et à la mise de l’Asie sous le joug commun de l’Allemagne et du Japon – avec la quasi-certitude effroyable d’une victoire du totalitarisme. »

Gandhi croyait possible de changer le cœur et d’éveiller la compassion d’un adversaire en supportant patiemment ses coups. L’éclairage que porte D. K. sur son pacifisme fait ressortir de manière on ne peut plus vive l’ensemble très contrasté des défauts et des qualités imputables à sa structure de rayon – et qu’illustre de façon si convaincante R. Attenborough dans son film-épopée, Gandhi – notamment dans la séquence spectaculaire où ce petit leader de la lutte pour les droits civils, battu sans merci par les policiers, n’en continue pas moins à jeter au feu son carnet d’identité, ce carnet tristement célèbre que devaient porter sur eux en permanence tous les citoyens non blancs d’Afrique du Sud.

Outre les qualités du 2e rayon, déjà évoquées (la patience et l’endurance), Gandhi en manifestait une autre qui appartient en commun aux rayons 2 et 6 : l’intuition. Lorsqu’il se trouvait devant une situation politique complexe, il avait l’habitude d’attendre, avant d’entreprendre quoi que ce soit, que sa « voix intérieure » lui souffle une solution. Cela n’a rien à voir, naturellement, avec la conviction illusoire qu’ont tant d’aspirants et de disciples d’être guidés en permanence – généralement par un Maître, quand ce n’est pas plus. L’intuition de Gandhi était d’une nature bien plus sûre, comme cela se vérifia à maintes reprises ; elle allait d’ailleurs souvent à l’encontre de l’avis de ses amis et partisans. Il connaissait d’instinct, par exemple, lorsqu’il entreprenait une grève de la faim, les réactions qu’il allait provoquer ; il savait aussi choisir les moyens à la fois les plus simples, les plus conformes à ses principes de non-violence et les plus imparables pour plonger les autorités britanniques dans l’embarras. Et s’il s’est opposé jusqu’au bout à la marche inexorable de l’Inde vers la partition, c’est qu’il pressentait clairement à quel point la création d’un Pakistan indépendant, loin de mettre un terme au conflit entre hindous et musulmans, ouvrirait au contraire la voie au séparatisme et au fanatisme religieux, et à leur cortège d’atrocités. De fait, cette partition causa des centaines de milliers de morts et d’immenses transferts de populations ; au point que même ses adversaires durent reconnaître que « Bapu » (« petit père »), avait vu juste — même si personne n’avait été en mesure de proposer de solution alternative.

Au cours de son combat contre l’empire britannique, Gandhi manifesta au plus haut point une autre qualité du 2e rayon : la loyauté. En dépit de son opposition, de ses critiques contre le gouvernement de sa Majesté, il ne s’est jamais permis le moindre acte déloyal à son égard. Ainsi, pendant la guerre mondiale, il a empêché l’Inde de tirer parti de l’affaiblissement momentané de l’Empire, tout comme une trentaine d’années plus tôt, il s’était opposé aux manifestations des Indiens d’Afrique du Sud alors que le régime devait faire face à une grève généralisée des chemins de fer.

On retrouve tout au long de la vie de Gandhi cette interaction complexe entre les qualités de rayons 2 et 6 : les qualités de dévotion, ainsi que de simplicité et de fermeté d’intention (rayon 6) ont toujours pour effet de « forcer » celles de rayon 2. Il est même curieux de constater, dans plus d’un cas, que le renforcement mutuel de deux qualités les conduit presque à la rupture d’équilibre. En voici trois illustrations.

Gandhi a longtemps bataillé avec sa sexualité. A 37 ans, il fit le vœu de brahmacharya, et l’imposa à son entourage avec autant de sévérité qu’à lui-même. A la ferme Tolstoï, son ashram d’Afrique du sud, garçons et filles devaient prendre leur bain ensemble dans la rivière et partager le même dortoir. La maîtrise de soi qu’il exigeait n’éveillait naturellement pas le même enthousiasme chez tous les membres de la communauté : tout le monde ne s’appelle pas Gandhi... Mais un jour qu’une jeune fille avait, avec la joyeuse collaboration de deux garçons, préféré tenter l’expérience sexuelle plutôt que de suivre son injonction, il lui rasa la tête. On ne peut guère voir dans cette réaction un modèle de compréhension, de tolérance et de sagesse...

On ne peut pas dire non plus qu’il n’ait pas su éviter des réactions excessives lorsqu’il prit conscience de l’injustice du système de castes hindou. Alors qu’en 1920, il le qualifiait de « fondamental, naturel et essentiel » et qu’il affirmait accorder plus de valeur aux mariages arrangés par les parents selon ce système que ceux provenant du choix naturel des jeunes gens, deux ans plus tard, il autorisa son plus jeune fils – qui le lui demandait depuis des années – à épouser une jeune femme d’une autre caste. Une telle étroitesse d’esprit (rayon 6) ne pouvait tenir longtemps chez un homme de ce calibre, animé d’une exigence incessante de perfection. Mais ayant déclaré quelques années plus tard, en 1932, que l’hindouisme n’interdit pas les mariages entre gens de castes différentes, ni même de prendre les repas en commun, il n’assista plus dès lors qu’aux mariages « mixtes », c’est-à-dire à ceux dont l’un des partenaires était intouchable (les intouchables étant ceux qui n’appartiennent à aucune caste). Ce furent même les seuls mariages qu’il autorisa dans son ashram indien, Seva gashram.

Enfin, il avait tendance à imposer aux autres ses propres idéaux de perfection personnelle (qui créaient chez lui un état d’insatisfaction permanente, le rayon 2 étant généralement très critique vis-à-vis de lui-même). De ses quatre fils, il n’attendait qu’une chose, la sainteté. C’est là un aspect de cette tendance si répandue chez les disciples de rayon 6 à diviser le monde en deux camps inconciliables : les saints et les démons. Dans sa vision positive de l’humanité, les hommes ne pouvaient appartenir qu’à la première catégorie : tous devaient donc se conformer à son exigence de sainteté, à commencer par les membres de son entourage. Croyant, à juste titre, que la qualité du caractère et le service comptent plus que les diplômes ou la réussite professionnelle, il s’opposa à ce que ses fils suivent un cursus scolaire et universitaire normal –oubliant, peut-être, que l’éducation ne peut qu’apporter un plus au caractère et au service. Dans ce genre de cas, la mentalité quelque peu manichéenne (blanc/noir) du rayon 6 obère l’inclusivité, l’ouverture d’esprit du rayon 2.

Voici brièvement, enfin, quelques-unes des autres qualités de Gandhi que l’on peut rattacher à sa structure de rayon :

a) Les activités d’enseignement, trait essentiel du 2e rayon, ont toujours tenu une grande place dans la vie de Gandhi : en témoignent ses nombreux écrits sur des sujets divers, tels que la religion, la morale, la non violence...

b) Sa capacité à prendre en considération une multitude d’éléments. Même au cœur de combats à l’enjeu planétaire, il restait très attentif aux moindres détails de son environnement et de son entourage.

c) Certains types de rayon 2 se distinguent par leur simplicité. Gandhi est de ceux-là. Ses manières de vivre, de parler ont évolué au fil des années vers une simplicité croissante. Il ramenait les sujets les plus complexes à leurs éléments essentiels ; et si, dans son action politique, il a su gagner le cœur des plus humbles, il le dut en partie à sa capacité à inventer les méthodes de pression la fois les plus simples et les plus efficaces.

Le rayon 6 a le don de toujours voir, derrière toute forme et tout phénomène, l’idéal qui les sous-tend. C’est un talent qu’il a toujours eu, parfois au regret de son entourage, qui estimait que cela l’empêchait de se faire une vue plus juste et plus approfondie des êtres et des situations.

Certains éléments absents de la vie de Gandhi peuvent également nous renseigner sur ses rayons :

a) On pourrait ainsi expliquer par son absence de rayon 1 (rayon de Volonté et de Pouvoir) le fait qu’il n’ait jamais tenté de conquérir de position officielle, comme il aurait pu raisonnablement y prétendre. Il a toujours préféré laisser les rênes du gouvernement à son ami J. Nehru, tout à fait équipé pour cette tâche, si l’on en croit sa structure de rayon (1-2-1-6-3).

b) La ténacité avec laquelle, pendant des décennies, il a mené le combat pour l’indépendance montre à quel point sa personnalité (rayon 2) a su maîtriser l’impatience et les visées à court terme inhérentes au rayon 6.

Quant à la non-violence, ahimsa, l’un de ses principes clés, c’est l’une des qualités spécifiques d’un corps astral de 2e rayon.

Enfin, on peut attribuer au rayon 3, qui régissait son corps physique, sa capacité à exprimer ses idéaux sur le plan physique. Il a toujours déployé une activité incessante, et était parfois capable de changements d’orientation radicaux ; il pouvait, par exemple, mettre complètement de côté une question pour de longues périodes et s’absorber avec une intensité égale dans une tâche totalement différente.

Mettre ainsi en lumière, pour les besoins de l’analyse, certains défauts de Gandhi, pourrait donner de lui une impression quelque peu négative. En fait, ces défauts sont sans importances au regard des qualités exceptionnelles qu’il a déployées. Mais le contraste qu’elles forment avec les accomplissements gigantesques auxquels il est parvenu permet de distinguer plus clairement l’action de ses rayons.

On l’a vu, le Mahatma possédait l’ensemble des qualités inhérentes au 2e rayon, telles que les décrit D.K., et il a acquis à un admirable degré celles qu’il revient au disciple de ce rayon de conquérir (amour, compassion, oubli de soi, énergie). On ne trouve, d’autre part, nulle trace en lui des défauts typiques de ce rayon (dureté, indifférence à autrui, intérêt exclusif pour l’étude). Il en va de même en ce qui concerne le rayon 6, dont les qualités de dévotion, de tendresse et d’intuition, pour n’en citer que quelques-unes, se manifestèrent avec tant d’éclat dans sa vie.

Dans sa jeunesse, nous l’avons vu, il a lutté contre quelques-uns des défauts propre à sa structure de rayon. Son degré d’avancement lui a, pour ce faire, permis d’utiliser les qualités d’un rayon pour surmonter les défauts d’un autre : le sectarisme, l’esprit de division, la tendance à former des factions..., autant de défauts typiques du rayon 6, n’avaient ainsi aucune chance de tenir, face à l’inclusivité et à la compréhension enveloppante du 2e rayon — les trésors d’énergie qu’il a déployés pour instaurer un esprit de tolérance entre sikhs, Hindous, musulmans et chrétiens le montrent clairement. De même, ses efforts pour acquérir certaines qualités du rayon 6 (amour de la vérité et sacrifice de soi) ont sans doute trouvé un appui précieux dans les qualités voisines du 2e rayon (cette propension au sacrifice de soi pouvant même, d’ailleurs, donner lieu à un mirage chez les individus où le rayon 2 est important). Et si Gandhi ne semble pas toujours être parvenu à quelque voie du juste milieu, cela n’a rien d’étonnant dans la mesure ou ces deux rayons partagent, à certains égards, une tendance potentielle au déséquilibre : cette tendance est particulièrement forte chez les individus d’âme et de corps astral de 2e rayon ; il faut également se souvenir que l’équilibre fait partie des qualités que doit acquérir le disciple de rayon 6. Que Gandhi n’y soit pas totalement parvenu n’a guère d’importance et n’enlève rien aux brillantes qualités qu’il a déployées dans tant d’autres domaines. Il est, en fait, l’exemple classique de ce que peut et doit atteindre un initié de structure 2-2-6-2-3.


« Sans l’appât du gain, il n’y aurait aucune occasion de s’armer. Le principe de non-violence implique l’abstention complète de toute forme d’exploitation, quelle qu’elle soit. Le désarmement ne sera pas possible tant que les nations continueront à s’exploiter les unes les autres. » 

« Ce n’est pas dans la victoire que se trouve la joie, mais dans la lutte, dans l’effort et dans la souffrance qui les accompagne. »

« Aucun sophisme, aucune manipulation statistique ne peuvent tenir face à la vue de ces squelettes qu’on trouve dans de nombreux villages de l’inde. » 

« Pour le stayagrahi, il n’existe pas de limite de temps, pas plus qu’il n’existe de limite à sa capacité à souffrir. »

Gandhi


1. Structure de rayons : Ame 2 ; personnalité 2, sous-rayon 6 ; mental 6, sous-rayon 6 ; astral 2, sous-rayon 2 ; physique 3, sous-rayon 7. Niveau d'évolution : 2,0. (Source : La Mission de Maitreya, tome 1, de Benjamin Creme).


Bibliographie
A Bailey : Psychologie Esotérique, l’Etat de disciple dans le nouvel âge, Le Mirage, problème mondial. Lucis Trust ; B. Creme : La Mission de Maitreya , tome I & II. Partage Publication ;Gandhi : Autobiographie, PUF, Coll. Quadrige. Catherine Clément : Gandhi, Gallimard, coll. Découvertes.; Lapierre et Collins : Cette nuit, la liberté , Livre de poche.




Home Le recul de la faim dans le monde

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Dans un rapport intitulé l'Agriculture mondiale jusqu'à l'an 2010, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) prévoit une réduction, de 800 à 650 millions, du nombre des personnes souffrant de la faim d'ici l'an 2010, même si dans le même temps la population d'Afrique sub-saharienne devrait passer de 175 à 300 millions d'habitants. Théoriquement, chaque personne dispose maintenant de 18 % de nourriture de plus qu'il y a 30 ans. Mais alors que les Européens ou les Nord-Américains disposent en moyenne de 3 500 calories par jour, les habitants d'Afrique sub-saharienne, de l'Inde ou du Bangladesh doivent se contenter d'environ 2 100 calories. D'ici l'an 2010, la FAO prévoit que l'on atteigne 3 000 calories pour le Proche-Orient, l'Extrême-Orient et l'Amérique la ne. En ce qui concerne le sud de l'Afrique, la situation risque de se détériorer avec moins de 2 100 calories par personne.




Home Le ralentissement de la croissance démographique

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

 Pour la première fois depuis quarante ans, on observe un ralentissement du taux de croissance de la population mondiale. Une étude menée par le « Population Reference Bureau » (PRB) de Washington montre que la croissance démographique se stabilise autour de 89/90 millions par an. Cette tendance proviendrait principalement de l'extension du planning familial. Selon le PRB, le nombre de couples utilisant des contraceptifs dans les pays en voie de développement est passé de 14 à 55 % au cours des 30 dernières années, et le nombre moyen d'enfants par couple a diminué de 6,1 à 3,5 — même en Afrique, là où la croissance démographique est traditionnellement la plus forte. Cependant, malgré l'emploi accru des contraceptifs, environ 350 millions de couples dans les pays en voie de développement, n'ont pas les moyens de s'en procurer et le nombre des grossesses non désirées reste trop élevé. Si tout le monde avait accès aux contraceptifs, le taux de croissance démographique diminuerait d'un tiers.




Home L'identité islamique

Source : World Press Review

Dans un article pour la Far Eastern Economic Review (Revue économique de l'Extrême Orient), Ahmed Rashid affirme que, tandis qu'on assiste à une réapparition de l'identité islamique du « nous-contre-eux » dans le monde – stimulée par le manque de détermination politique de l'Occident pour arrêter le massacre de musulmans en Bosnie et en Tchétchénie – les véritables forces qui sous-tendent les mouvements islamistes à travers le monde proviennent des « conditions sociales locales qui sont épouvantables ».

Citant Khalid Ahmed, auteur pakistanais spécialiste de l'Islam, A. Rashid écrit : « A travers le monde islamique, les élites dirigeantes n'ont nulle part réussi à distribuer les richesses au peuple, et la fin de la Guerre froide n'a fait que lever le voile qui masquait ce fait. » Il poursuit : « Le fossé grandissant séparant les riches des pauvres, l'inflation galopante, le chômage, la corruption massive et la désillusion généralisée envers les principaux partis politiques et leurs dirigeants, sont les questions cruciales pour le monde islamique. » Selon cet article, l'Islam ne mène pas une guerre sainte monolithique dirigée contre l'Occident. Les questions fondamentales que sont les injustices économiques et sociales donnent une image plus claire des orientations actuelles et futures de l'Islam.




Home L'éducation pour une famille mondiale

Source : WEF

La WEF, World Education Fellowship, (Association pour l'éducation mondiale), fondée à Londres en 1921, est une organisation de l'UNESCO, bénévole, sans parti pris et non gouvernementale. Elle est ouverte aux éducateurs et aux personnes intéressées par le travail touchant à l'éducation et au bien-être des enfants.

L'an dernier, le Japon a accueilli le 37e congrès international bi-annuel de la WEF, sur le thème de « l'éducation pour une famille mondiale », qui a réuni 400 participants de 35 pays. Le professeur Kaneko, vice-président du congrès, a expliqué que ce thème « avait été choisi dans le but de créer un monde généreux, dans lequel les hommes se comportent comme une seule famille, s'entraident et partagent leurs ressources. »

Les participants se sont penchés sur des questions importantes, telles que l'avenir de l'éducation vu sous un angle mondial, tout en cherchant des solutions pour bâtir une société harmonieuse et sûre pour tous les enfants du monde. Le docteur Nishijima, président, a évoqué la longue histoire de l'Association qui s'est attachée à promouvoir « une éducation de l'individu dans sa totalité. » « L'éducation est le reflet de l'époque, a-t-il déclaré, elle représente l'expression sincère de l'espoir, et pour cette raison elle devrait être toujours en avance sur son temps. La Nouvelle Education est en faveur du nouveau monde que nous espérons tous voir un jour. »




Home Les dômes idéaux

Source : Planetary Connections, G.-B.)

Les habitations en forme de dôme deviennent très populaires aux Etats-Unis. Le dôme permet d'offrir un grand volume sur une faible superficie et un coût de construction très modique. De la mousse isolante rigide est projetée sur la surface interne d'un ballon gonflé avec de l'air. Des barres d'acier renforcent la structure. Ensuite, du béton est coulé pour recouvrir l'acier.

Cette technique permet la construction rapide de logements de secours. A Los Angeles, le projet Genesis a créé pour les sans abri un village de dômes en fibres de verre, appelé « Omnisphères », fonctionnant à l'énergie solaire. Un dôme se monte en quatre heures et abrite deux personnes.




Home Des icônes exsudent de l'huile

Source : San José Mercury News, E.-U.

Depuis huit ans, des icônes appartenant au révérend Moueen Hana, prêtre de l'Eglise grecque orthodoxe vivant en Californie, exsudent de l'huile d'olive. Le révérend Hana a eu en sa possession jusqu'à trente icônes. Actuellement, il n'en a plus que huit. Selon ses dires, à deux reprises, ses mains ont exsudé de l'huile d'olive, au cours de ses prières. Cette huile serait à l'origine d'au moins trois guérisons.

Le révérend Hana attribue l'origine de ces miracles à une femme originaire de Syrie, Myrna Nazoor, qui, en 1982, a commencé à manifester des pouvoirs de guérison et à avoir des visions de la Vierge Marie. Selon le révérend Hana, chaque fois que Myrna Nazoor se met à prier, ses mains s'emplissent d'huile d'olive qui est utilisée à des fins curatives. En 1988, une des icônes de Myrna Nazoor exsuda 215 litres d'huile d'olive. Un échantillon fut envoyé à un laboratoire allemand, qui attesta que le liquide était à 100 % de l'huile d'olive, sans aucune impureté. « Cela signifie qu'il s'agit bien d'un miracle, affirme le révérend Hana, seul un miracle pouvait rendre l'huile d'olive aussi pure. »

Au cours de la même année, Myrna Nazoor rendit visite au révérend Hana. Elle apporta une photo de ses icônes et le révérend fit 8 000 reproductions par photocopie et par photographie. « Beaucoup d'entres elles ont exsudé de l'huile », déclare-t-il. Il affirme que ce phénomène est la continuité du miracle syrien, ce que les représentants de plusieurs Eglises orthodoxes ont confirmé.

Le révérend Hana a déclaré que ses icônes sont « ...Un signe de Dieu, qui nous dit : Eh, j'existe vraiment... »





Tendances

Home Le soutien des politiques pour la prévention des crises

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

A Londres, un « Groupe international de crise » (GIC) a été mis sur pieds afin d'identifier les crises potentielles et de déclencher des procédures d'urgence pour les tuer dans l'œuf. Cette initiative a reçu le soutien de nombreux politiciens éminents, de diplomates et de certains hommes d'affaires tels que Léo Tindemans et Mark Eyskens, anciens premiers ministres belges, de l'ancien premier ministre français Michel Rocard, et d'autres personnalités telles que Thorvald Stoltenberg, ex-ministre norvégien des Affaires étrangères et ancien négociateur en Bosnie, Nicolas Hinton, précédemment secrétaire général du mouvement Sauvez les enfants, El-Hassan Bin Talal, prince royal de Jordanie, Oscar Arias Sanchez, ancien président du Costa Rica et lauréat du Prix Nobel de la Paix, Ted Turner, directeur de CNN, un ancien ministre allemand des Postes et Télécommunications, et bien d'autres encore.

La première tâche du GIC sera de détecter les causes génératrices du conflit puis, en concertation avec toutes les parties impliquées, d'établir des stratégies et des propositions de paix. Cette équipe réduite d'experts pourra ainsi œuvrer à fournir des solutions de coopération avec les gouvernements et divers groupes locaux dans des zones en crise. Le GIC présente l'avantage d'être une organisation indépendante, responsable seulement de son propre objectif : empêcher la souffrance humaine. Grâce au statut prestigieux des créateurs du projet, le GIC peut bénéficier de fonds généralement inaccessibles à la plupart des organisations humanitaires. Le GIC dispose du soutien financier des gouvernements australien, américain, finlandais et norvégien, ainsi que de diverses fondations privées et de compagnies internationales telles que Daewoo, une société coréenne.




Home Un prisonnier politique relâché après 44 ans d'incarcération

Source : The Mail on Sunday, Grande-Bretagne

Kim Sunmyong, de nationalité coréenne et âgé de 70 ans, était détenu depuis 1951, après avoir été arrêté pour espionnage au profit de la Corée du Nord communiste. Selon Amnesty International, il est le plus ancien prisonnier politique du monde. Il fait partie des 1867 prisonniers relâchés pour marquer le cinquantième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et la libération de la Corée du Sud de l'occupation japonaise.




Home Requiem pour la paix

Source : Europe Today, BBC World Service, Grande-Bretagne)

Pour la première fois, un requiem de réconciliation européenne a été joué le 16 août à Stuttgart. Il est dédié non seulement aux cinquante années de paix en Europe ocidentale, mais également aux victimes des guerres européennes encore en cours. Ce requiem a été joué par l'orchestre philharmonique d'Iisraël. Il est le résultat de la collaboration de quatorze compositeurs européens. 




Home Jonas Savimbi rejoint le gouvernement

Source : Guardian, Grande-Bretagne

 

Au mois d'août, le président angolais José Eduardo a annoncé que le leader rebelle Jonas Savimbi avait accepté de mettre fin à vingt années de guérilla et de rejoindre le gouvernement en tant que vice-président chargé des Affaires économiques.




Home Le président des Philippines soutient la Chine

Source : Newsdesk, BBC World Service, Grande-Bretagne

Le président philippin Fidel Ramos a exhorté les pays du Sud-est asiatique à consentir de plus grands efforts pour intégrer la Chine dans la communauté régionale. Lors d'une récente visite à Sydney, il a déclaré aux hommes d'affaires australiens qu'il était temps de laisser de côté les attitudes de la guerre froide envers le gouvernement de Pékin. Il faudrait montrer au peuple chinois combien il serait gagnant à travailler en harmonie avec ses voisins du Pacifique et d'Asie.




Home Le premier ministre japonais présente ses excuses

Source : BBC Radio 5 Live, Grande-Bretagne

Le premier ministre japonais sente ses excuses pour les crimes de guerre commis par son pays

Le premier ministre japonais, Tomichi Murayama, a présenté officiellement ses excuses pour les souffrances engendrées par l'agression japonaise au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Lors d'une émission marquant le cinquantième anniversaire de la reddition japonaise, M. Murayama a déclaré que le Japon avait suivi une politique nationale erronée pendant la guerre et avait causé d'immenses souffrances et dégâts, particulièrement en Asie, par son agression et sa conduite colonialiste. « J'exprime ici à nouveau mon sentiment de profond regret et mes excuses les plus sincères », a-t-il déclaré.




Home Progrès au Sri Lanka

New York Newsday, Etats-Unis

Le gouvernement sri lankais a esquissé un vaste plan afin de mettre fin à la guerre civile dans son pays. Il céderait notamment une grande partie de son autorité à huit nouveaux Etats, dont l'un serait réservé aux rebelles tamouls qui luttent pour obtenir leur autonomie. Reconnaissant que certaines revendications de la minorité tamoule étaient légitimes, le président Kumaratunga a présenté son projet pour mettre fin à une crise qui, selon lui, « a mené tout le peuple sri lankais au bord de la ruine ». Les partis politiques tamouls se sont tous montrés élogieux à l'égard de ces propositions.




Home Abolition de la peine de mort en Afrique du Sud

La Cour suprême créée récemment en Afrique du Sud a décidé à l'unanimité l'abolition de la peine de mort dans ce pays. L'Afrique du Sud détenait l'un des taux d'application de la peine capitale les plus élevés au monde. Selon le président de la Cour constitutionnelle, « le poids du châtiment ne peut pas être le même, sous notre Constitution, que le droit à la vie et à la dignité. » La réaction des groupes politiques blancs fut typiquement négative. Le président Mandela a cherché à les rassurer, argumentant que cette décision ne changeait en rien l'engagement de son gouvernement à faire face aux problèmes de la criminalité.




Home Les réformes de l'Eglise autrichienne

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Environ 400 000 catholiques se sont prononcés en faveur de réformes dans l'Eglise, lors d'un référendum ecclésiastique qui s'est déroulé en Autriche. Intitulé : « Nous sommes l'Eglise », ce référendum portait sur plusieurs questions telles que le droit pour les églises locales d'émettre un avis sur la nomination des évêques, la possibilité pour les femmes de devenir prêtres et l'abolition du célibat.




Home Le dernier prophète

Source : The Sunday Review, ITV/LWT, Grande-Bretagne

Il y a dix-sept ans que Cat Stevens, autrefois pop-star, a délaissé le monde de la musique afin d'approfondir sa foi musulmane, et prit le nom de Yusaf Islam. Aujourd'hui, il se rend compte qu'il peut légitimement employer ses talents afin de parler ouvertement de la vie de Mahomet, et il lance en ce moment l'enregistrement de l'Histoire du dernier prophète, qu'il a mis quatre ans à réaliser. Il espère que cela imprégnera l'esprit des Britanniques de tout ce qui compte vraiment dans la foi islamique.

L'idée de cet enregistrement naquit lorsque l'un de ses amis, non musulman, pensait que Mahomet était né « quelque temps avant Moïse ».

Selon Yusaf Islam, « le prophète Mahomet n'est pas étranger au christianisme. C'était un cousin de Jésus, un descendant d'Abraham... Combien de personnes savent que, dans le Coran, il existe un chapitre intitulé « Marie », ou que vous ne pouvez pas être musulman sans croire en Jésus ? Tant de faits restent inconnus, cachés, qui pourtant sont indispensables à la tolérance mutuelle. » Yusaf Islam pense que les médias ont contribué à détourner les gens des valeurs religieuses de l'Islam, et son but est d'employer les médias afin de les sensibiliser de nouveau à cette religion.




Home Des cieux ouverts, des esprits fermés

Source : The Mail on Sunday, G.-B

Un fonctionnaire de 29 ans, chargé de surveiller l'activité des ovnis pour le ministère de la Défense britannique, a annoncé qu'il croyait en l'existence des soucoupes volantes, et a écrit un livre relatant ses expériences.

Nick Pope a dirigé le secrétariat du service du personnel de l'Armée de l'air (bureau 2A), avec mission de s'occuper du dossier concernant les soucoupes volantes et autres phénomènes inexpliqués. Au grand embarras de ses employeurs, il a annoncé sa « conversion ». « Je suis arrivé dans ce service en tant que sceptique à l'esprit ouvert, et j'en suis sorti convaincu », a-t-il déclaré.

Nick Pope travaille maintenant dans un autre service du ministère et espère qu'il lui sera permis de publier son ouvrage provisoirement intitulé Des cieux ouverts, des esprits fermésRéactions officielles vis-à-vis du phénomène ovni.





Faits et prévisions

Home Japon : fermeture d'une banque et d'une société de crédit de premier plan

Source : Washington Post, Etats-Unis

« Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, mai 1989)

Le gouvernement japonais vient d'ordonner la fermeture de l'une des plus importantes sociétés de crédit du pays, ainsi que la liquidation d'une grande banque régionale. Ces deux établissements ont été les victimes du poids des créances irrécouvrables contractées pendant le boom des années 1980.

Les fonctionnaires du gouvernement ont ainsi ordonné à la Coopérative financière Kizu, la deuxième société de crédit du Japon, de suspendre ses activités, à l'exception des remboursements des dépôts. De plus, ils ont annoncé la liquidation de la Banque Hyogo, et sa reprise dès l'an prochain par une nouvelle banque et une nouvelle équipe dirigeante. Plusieurs centaines d'épargnants affolés se sont rués vers les bureaux de la Banque Kizu, afin de retirer leur argent. Le gouvernement a lancé un appel au calme, assurant que tous les dépôts seraient remboursés.

Le gouvernement a tenté de minimiser les craintes d'une extension de la crise financière. « Je n'envisage pas d'autres faillites de cette ampleur, a déclaré Masayoshi Takemura, le ministre des Finances. Ainsi, le système financier se stabilisera-t-il. »  Mais certains analystes ne partagent pas ce point de vue. C'est le cas de Phil Jones, de l'Observatoire de la Banque Thomson. Selon lui, si Kizu et Hyogo sont probablement les plus grands instituts financiers japonais en difficulté, un grand nombre d'institutions plus petites sont confrontées à de sérieux problèmes. Il affirme qu'il pourrait aisément se produire entre dix et vingt faillites.

Les défaillances de Kizu et Hyogo s'ajoutent à la faillite de la Banque Cosmo, la plus importante société de crédit de Tokyo, un mois auparavant. Cette succession de banqueroutes risque d'anéantir le fonds d'assurance en placement financier du pays. Mais le gouvernement a promis qu'aucun épargnant, si important soit-il, ne perdrait d'argent du fait des faillites dans les cinq années à venir. Les banques sont d'ailleurs invitées à provisionner les prêts irrécouvrables durant cette période. On estime à près de 500 milliards de dollars le montant des prêts détenus par les banques japonaises. Le gouvernement américain s'est ouvertement inquiété de cette situation qui pourrait affecter l'ensemble des marchés financiers et certaines banques américaines en particulier, en cas de déroute soudaine des grandes institutions japonaises.




Home Arrêt des essais nucléaires

Source : New York Times, Etats-Unis

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle (PI, juin 1989)

Le président américain Bill Clinton a pris des décisions politiques qui mettent un sérieux frein au développement et à la prolifération des armes nucléaires. Il a annoncé que les Etats-Unis ne poursuivront pas les essais nucléaires. Ce moratoire inclut les essais souterrains que certains partisans du nucléaire réclamaient. Fondant sa décision sur les assurances formulées par un groupe de conseillers scientifiques qui affirment que la simulation informatique peut raisonnablement garantir la fiabilité des armes, B. Clinton a résisté à la tentative du Sénat, à majorité républicaine, de le contraindre à financer de tels essais.

Les Etats-Unis expriment ainsi clairement que l'arrêt de la prolifération internationale des armes nucléaires est un objectif plus important que leurs propres essais. Ils franchissent une étape majeure en vue de la négociation d'un traité global sur l'arrêt des essais que les cinq puissances nucléaires ont programmé pour l'année prochaine.




Home De la bombe à l'électricité

Source : Channel 4 TV, G.-B.

A la fin de la guerre froide, l'ex RDA disposait de colossales réserves d'armes à éliminer. Pour éviter de les stocker au fond de l'océan ou de les détruire, les Allemands ont imaginé un plan permettant de transformer les explosifs en énergie. Cette énergie est utilisée pour alimenter les turbines de la première centrale au monde à employer cette source pour produire de l'électricité. L'extraction des matières explosives est réalisée par projection d'eau à haute pression. Les obus vidés sont ensuite convertis en agrafes et en capsules de bouteilles. Les caisses de rangement sont broyées et recyclées en isorel, matériau pour l'isolation. Rien n'est perdu.




Home Un évêque réclame l'annulation de la dette du tiers monde

Source : The New Federalist, E.-U.Tages Anzeiger

« La dette sera annulée. (PI, mai 1989)

Lors d'un colloque international sur les problèmes de la dette dans le monde, un évêque de l'Eglise catholique du Zimbabwe a déclaré qu'il serait opportun d'instaurer un moratoire sur la dette des pays en voie de développement, à l'image de ce qui avait été mis en place pour la dette allemande d'avant-guerre. L'évêque Medardo Mozambwe a également affirmé que l'annulation de la dette n'aurait de sens que dans le cadre de la création d'un nouvel ordre économique pour la construction d'un avenir plus positif. Il avait préalablement exprimé cette opinion lors du synode africain du Vatican et avait reçu le soutien du missionnaire autrichien Gottfried Varoni. Ce dernier avait fait remarqué que l'abandon des créances était implicite dans le Notre Père.

La Suisse a annulé la dette des Philippines, soit 35 millions de dollars. En parallèle, les Philippines ont mobilisé un fonds de 17,5 millions de dollars pour financer divers projets de développement.




Home Gouverner au centre

Source : BBC TV, G.-B.

« L'effervescence sociale, économique et politique en Grande-Bretagne aboutira en fin de compte à une atténuation du capitalisme. Il s'instaurera un mélange harmonieux de socialisme et de capitalisme. » (Share International, juin 1988)

Lord Prior, l'ancien Secrétaire britannique à l'emploi, soutient que la Grande-Bretagne ne peut être gouvernée qu'au centre. Gouverner à droite ou à gauche ne pourrait provoquer que des larmes. La plupart des Britanniques se situent au centre.




Home Progrès de la conscience écologique

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (PI, juin 1989)

Une chaire de recyclage – L'Université de Kaiserslautern, en Allemagne, a créé la première chaire de recyclage technologique. Le titulaire de cette nouvelle chaire alliera la recherche, avec la coopération du Centre interdisciplinaire de recherche en recyclage, et la pratique, en proposant à l'industrie de nouvelles mesures concrètes relatives au traitement des déchets. (Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne)

Des achats éco-conscients – Des études réalisées en Allemagne et en Grande-Bretagne montrent que les consommateurs ont de plus en plus tendance à effectuer leurs achats en tenant compte de critères écologiques. C'est ainsi qu'un quart des consommateurs allemands ayant fait l'objet de ce sondage juge que l'offre de produits respectueux de l'environnement est insuffisante. De son côté, une étude réalisée en Grande-Bretagne a montré qu'un tiers des consommateurs britanniques pratique le boycott de certains magasins ou de certains articles pour des raisons éthiques, les deux tiers d'entre eux se déclarant prêts à recourir à ce moyen de pression. (Source : Die Zeit, Allemagne)

Un gas-oil plus écologique – Des experts de la société chimique française Rhône Poulenc déclarent avoir trouvé un moyen permettant d'éliminer jusqu'à 90 % des particules toxiques présentes dans les fumées des moteurs diesel. Lorsque le gas-oil est mélangé à un métal rare appelé cérium, les particules de carbones sont brûlées, au lieu d'aller polluer l'atmosphère. On s'attend à ce que cette découverte augmente le nombre d'automobilistes prêts à passer de l'essence au gas-oil. (Source : BBC World Service, G.-B.)

La Banque mondiale renonce à un projet de barrage – Au mois d'août dernier, la Banque mondiale a décidé d'une manière inattendue de ne pas financer l'énorme barrage Arun III, dont la construction avait été sérieusement envisagée. L'implantation de ce barrage dans une vallée reculée de l'Himalaya aurait eu un effet dévastateur sur l'environnement, la culture et l'économie de la région, et provoqué le déplacement de nombreuses communautés. Ce projet, destiné à approvisionner en électricité certaines villes du Népal, aurait coûté au moins 5 milliards de FF – presque le double du budget annuel du pays.

« Il s'agit là d'un puissant signal lancé à l'attention des donateurs internationaux pour leur montrer que les grands barrages sont des investissements dangereux, coûteux et destructeurs, et qu'ils feraient mieux de soutenir des projets plus réduits, plus souples », a déclaré Lori Udall, du Réseau international des cours d'eau, à Washington. (Source : The Guardian, G.-B.)

Couche d'ozone : la menace s'éloigne- t-elle ? – Selon les conclusions d'un groupe d'experts internationaux, l'une des principales menaces qui pèse sur la couche d'ozone est en voie de régression. Selon leur rapport, paru dans un récent numéro de la revue américaine Science, la concentration de méthylchloroforme dans l'atmosphère a atteint un sommet en 1990 et a diminué depuis lors. Les chercheurs notent qu'il s'agit là de la première véritable diminution de la concentration dans l'atmosphère d'un produit chimique destructeur de l'ozone, faisant l'objet des restrictions prévues par le Protocole de Montréal – traité international, signé en 1987, visant à arrêter progressivement la production des principaux agents chimiques destructeurs de la couche d'ozone. Dans un article sur ce thème, d'autres chercheurs ont confirmé une découverte déjà publiée il y a deux ans, selon laquelle la progression des CFC (chlorofluorocarbones) a presque totalement cessé *. Ces substances constituent une menace encore plus grave pour la couche d'ozone que le méthylchloroforme, et font également l'objet de régulations par le Protocole de Montréal. (Source : Washington Post, E.-U.)

* Le Maître de Benjamin Creme conteste cette affirmation. En réalité l'augmentation des CFC se poursuit à l'heure actuelle.



Citation

Home La bonté

par Chef Seneca

« Où qu’il y ait des hommes se présente l’occasion de témoigner de votre bonté. » 





Courrier des lecteurs

Home Un homme d'une extraordinaire beauté

Cher Monsieur,

Chaque dimanche matin, mon mari et moi-même avons l’habitude de nous rendre en voiture jusqu’à un quartier commerçant situé rue Hooft, à Amsterdam ou encore rue Beethoven. Nous marchons pendant une bonne heure dans les rues encore tranquilles et rentrons pour prendre une tasse de café. C’est toujours très agréable et très relaxant, un vrai dimanche.

Un jour, alors que nous marchions rue Beethoven, je vis ce que j’ai supposé être une famille juive venant vers nous, un homme accompagné d’autres personnes. Ils se dirigeaient vers la rue Van der Veen et traversaient la rue Beethoven à cet endroit.

Alors que l’homme « juif » s’approchait de moi, j’ai soudain vécu une expérience extraordinaire – la beauté presque irréelle de cet homme me frappa. Je n’avais jamais vu de visage aussi noble, aussi magnifique. Je restai pétrifiée, comme frappée par la foudre et je m’inclinai soudain automatiquement devant lui, en une profonde révérence. Il me regarda avec une expression que je n’avais jamais vue, puis il me remercia. Depuis lors, il n’a plus quitté mes pensées.

Je relatai mon expérience à mon mari qui me répondit n’avoir rien remarqué, bien qu’il se soit rendu compte que j’avais vécu quelque chose d’extraordinaire. Je me demandais ce qui pouvait bien m’arriver. Je m’étais inclinée devant un étranger, comme une hystérique, et cette image est encore très présente dans mon esprit.

Quelques jours plus tard, je parlai de mon expérience à un ami juif à qui je rends visite de temps en temps, en ces termes : « Je crois que j’ai vu le Messie ou Jésus. » En fait, c’est à cela qu’il ressemblerait.

  Mme L. B., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.


Home Quelle est cette plaisanterie douteuse ?

Cher Monsieur,

Vers l'année 1984 (je ne suis pas très sûre de cette date), j'ai eu l'occasion de regarder une émission réalisée par Brandpunt (une émission traitant de l'actualité). L'un des thèmes présentés s'intitulait : « S'agit-il de notre futur instructeur mondial ? »

Vers la fin de l'émission, il y eut une séquence prise dans une classe de jeunes filles, à Londres. Un homme de haute stature, portant une longue robe blanche et un turban également blanc, était en train de s'éloigner de la caméra, en se dirigeant vers le fond de la classe, alors que Fons van der Poel (journaliste à la télévision et présentateur de l'émission) s'excusait auprès de lui. Apparemment, l'homme en blanc n'avait pas souhaité être filmé face aux caméras.

J'ai réagi quelque peu, pensant quelque chose du genre : « Pourquoi ne pouvons-nous voir ton visage ? Quelle est cette plaisanterie douteuse ? »

Puis, une chose tout à fait étonnante se produisit. Vers la fin de l'émission, je vis soudain le visage de l'homme en question s'approcher de la caméra, apparaissant au travers de son crâne, pour ainsi dire, puis il se tenait toujours dos aux caméras. En fait, il ne s'était pas retourné, mais je voyais pourtant nettement son visage. Il sembla sortir du poste de télévision et se diriger droit sur moi. Nous nous regardâmes pendant un petit moment. Il avait des yeux noirs et portait une grande barbe dense. Puis il disparut. Depuis cet événement, j'ai cherché, pendant des années, davantage d'informations à son sujet, dans les librairies, feuilletant tous les magazines, néerlandais ou étrangers. Puis, il y a environ deux ans, j'ai vu une photo de Maitreya à Nairobi, et j'ai pensé instantanément : « Voilà l'homme que j'ai vu. »

Cet homme était-il réellement Maitreya ?

      M. W., Kerkrade, Pays-Bas

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme qui est apparu dans le film était bien Maitreya.


Home En sécurité dans mon cocon

Cher Monsieur,

En lisant un article dans votre revue au sujet de la protection dont ont bénéficié les membres japonais des groupes de méditation de transmission, lors du tremblement de terre de Kobe, je me suis immédiatement souvenue d'un événement survenu le 6 février 1995 : je rentrais chez moi en voiture, vers 10 heures du soir, lorsque soudain une voiture est apparue derrière moi, venant de nulle part et roulant à vive allure. J'ai immédiatement pensé qu'elle allait me heurter violemment, mais le conducteur réussit à arrêter son véhicule juste à temps. Tout ceci se passa très rapidement, et cependant, tandis que cette voiture s'approchait, je sentis comme une sorte de cocon protecteur s'édifier autour de moi. Instantanément, je me sentis en sécurité, en paix, heureuse et détachée ; et je sus que je n'avais rien à craindre. Le conducteur faisait de la vitesse et était visiblement très en colère que je sois un obstacle sur son chemin. Il me dépassa, me coinça et me força à m'arrêter. Il sortit de sa voiture, claqua la portière et se dirigea vers moi d'un air furieux. Il commença à m'injurier, puis, son énergie sembla soudain s'évanouir et il parut désemparé. Je me sentais en sécurité dans mon cocon et le regardais avec amusement. Il repartit vers sa voiture et démarra à toute vitesse.

Je suis convaincue que quelqu'un ou quelque chose m'a « envoyé » ce « cocon » pour me protéger. Pourriez-vous me dire ce qui est arrivé ou qui est intervenu ? Merci

 B. L., Londres, G.-B.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué être intervenu lui-même.


Home Un homme accompagné d'un chien

Cher Monsieur,

J'ai l'impression qu'une de mes connaissances pourrait avoir rencontré Maitreya. Cela s'est produit en octobre 1993, à Nova Gorica, où je donnais un séminaire auquel assistait une dame assez âgée. Elle venait de perdre son mari et était plutôt déprimée. Lorsque durant ma conférence j'ai parlé de l'importance de la vigilance, elle a soudain réalisé que la vie serait plus belle si les gens étaient capables d'apprécier les petites choses et s'ils étaient plus gentils les uns avec les autres. Elle ajouta qu'elle se rappelait clairement deux moments relativement peu importants de sa vie, où quelqu'un l'avait complimentée sur son apparence et qu'elle s'était sentie bien toute la journée.

Le dernier jour du séminaire, elle vint vers moi avec de grands yeux étonnés et me raconta ce qui lui était arrivé la veille. L'histoire était simple, mais comme j'en connaissais le contexte, je fus impressionné : alors qu'elle se promenait dans un parc, un homme d'une quarantaine d'années accompagné d'un chien s'approcha d'elle et lui dit : « Quelle belle journée ne trouvez-vous pas ? Chère Madame, je vous souhaite le meilleur dans votre vie. » Elle termina son histoire avec ces mots : « Je vais faire passer le message ; je vais dire la même chose à d'autres personnes. »

Voici donc ma question : Cet homme d'âge moyen était-il Maitreya ? Si c'est le cas, je le ferais savoir à cette dame. Sinon, cette histoire conserve une signification pour moi, car après tout, chacun a le Christ potentiellement en lui, n'est-ce pas ?

T.  F., Ljubljana, Slovénie

 

Le Maître de B. Creme a confirmé que l'homme accompagné du chien était Maitreya.


Home La réalisation du Soi

Cher Monsieur,

La réalisation du Soi, telle que la décrivent Maitreya, Yogananda, les Maîtres et les Avatars, doit certainement être considérée, une fois expérimentée, comme le seul objectif valable. Mais il semble souvent que lorsque les gens abordent ce sujet, ils se réfèrent au soi personnel avec un petit « s », qui concerne la personnalité réagissant vis-à-vis d'autrui avec agressivité ou poursuivant son but individualiste, sans se soucier des autres ou de la société.

Mais Jésus a bien expliqué cela lorsqu'il dit dans l'Evangile (Jean 14,6) : « Nul ne va au Père que par moi. » Considérant que le Père est l'étincelle spirituelle, la monade en chacun de nous, et que Jésus représente l'âme, l'aspect christique dont la nature est amour, conscience de groupe et service, Jésus nous dit que nous ne pouvons éviter l'âme pour atteindre le Soi. Nous ne pouvons parvenir à la réalisation du Soi qu'en incorporant, en incarnant d'abord les énergies de l'âme qui travaillent à l'inverse des énergies du soi de la personnalité. Cette dernière prend et est égoïste, alors que l'âme donne et est altruiste.

Je suis certaine que si Maitreya et les Maîtres pensent nécessaire d'expliquer cela, ils le feront, mais j'écris car je me sens frustrée par le manque de compréhension des gens à ce sujet.

 Mme M. L. P., Plymouth, G.-B.




Home Les yeux les plus bleus, les plus vifs et les plus brillants qu'on puisse imaginer

Cher Monsieur,

Cela faisait plusieurs semaines que je me sentais plutôt déprimée, ayant vécu plu sieurs déceptions en amitié et dans la vie en général, et je m'étais isolée des autres autant que possible. Si bien que j'avais décidé de continuer à vivre comme une automate, tout en ayant par ailleurs très envie de pouvoir parler à quelqu'un. Tout particulièrement à quelqu'un qui n'émettrait pas de jugements sur ce que je devrais être.

Le lundi 21 novembre 1994, je me suis rendue dans un supermarché du quartier de Muswell Hill, à Londres, alors qu'à l'origine je n'avais aucune intention d'y aller. Après avoir fait des courses, je suis entrée dans le salon de thé du quartier vers 18 h 15.

Mon attention fut immédiatement attirée par un homme qui était assis près de l'entrée et en partie caché par un paravent. Alors que je le regardais, il se tourna vers moi et me sourit. Je me suis surprise à penser : si jamais quelqu'un devait interpréter le rôle de Dieu au cinéma ou au théâtre, ce serait cet homme-là. C'était extraordinaire de voir combien il semblait à la fois ordinaire et pourtant si exceptionnel et unique. Il avait de beaux cheveux blancs ondulés, dégagés de son visage, descendant jusque sur les épaules. Il portait la barbe et la moustache. Sa peau paraissait translucide presque lumineuse. Je m'efforçais de ne plus y penser, en me disant qu'il s'agissait de quelqu'un qui essayait de se donner l'apparence d'un saint ou de Jésus. Puis, je me dis, qu'en réalité, nous sommes tous Dieu !

Je me suis assise de l'autre côté de la pièce, diagonalement opposée à lui, et j'ai continué à le regarder discrètement. Cet homme n'avait rien devant lui, ni thé, ni café, et il n'avait aucun paquet ; il était juste assis là, regardant autour de lui. Il portait une chemise bleu-vert, ainsi qu'une veste de style scandinave. Il était difficile de lui donner un âge et une nationalité, mais s'il fallait absolument lui attribuer un âge, il paraissait avoir environ 38 à 40 ans.

Il y avait très peu de monde dans le salon de thé, si ce n'est une femme qui but rapidement son thé, puis se leva pour quitter les lieux. J'ai pensé : « N'a-t-elle pas conscience qu'il y a quelqu'un de spécial dans cette pièce ? » Un millier d'autres pensées m'ont traversé l'esprit et comme je n'osais espérer que c'était peut-être Maitreya, je me suis demandé s'il s'agissait d'un Maître.

Vers 18 h 45, je me suis levée pour partir et j'ai dû marcher dans sa direction, osant à peine le regarder. Mais comme je m'approchais de lui, je n'ai pu m'en empêcher. Il a alors tourné la tête vers moi d'un mouvement très lent, comme le fait Benjamin Creme lorsqu'il est adombré par Maitreya. Je l'ai regardé droit dans les yeux : les yeux les plus bleus, les plus vifs et les plus brillants que l'on puisse imaginer. Il n'avait pas une ride. Le sourire qu'il m'adressa ne fut pas un large sourire mais un sourire qui venait du plus profond de lui-même. Ce fut le sourire le plus merveilleux, le plus chargé d'amour que l'on ne m'ait jamais donné dans la vie.

Depuis cette expérience, les choses s'améliorent un peu chaque jour. Je reprends un peu plus courage, et bien que n'étant pas encore débarrassée de toutes mes angoisses, j'ai moins peur, je me redécouvre et me maîtrise davantage. Cet événement me revient constamment à l'esprit. Je ne peux l'oublier ; non pas que je le souhaite d'ailleurs. Pouvez-vous, s'il vous plaît, confirmer s'il s'agissait ou non de Maitreya ? 

D. B., Londres, Grande-Bretagne

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cet homme était Maitreya.


Home Il m'a adressé un sourire amical

Cher Monsieur,

Le 14 juin, je me trouvais près de chez moi lorsque je vis un jeune homme qui se tenait à quelques mètres devant moi. Il avait les yeux et les cheveux noirs et était vêtu avec soin. Il semblait vouloir croiser mon regard et il m'adressa un sourire aimable que je lui ai rendu. Plus tard dans l'après-midi, et tout à fait spontanément, j'ai soudain prononcé le mot « Maitreya », tout haut, et instantanément mes pensées se sont dirigées vers ce jeune homme. Depuis lors, je n'ai pu effacer cet événement de mon esprit. Cet homme était-il Maitreya ?

Mme V. F., Mol, Belgique

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ce « jeune homme » était Maitreya.



Esotérisme

Home La nature de l'ésotérisme

par Aart Jurriaanse

L'ésotérisme constitue, par essence, l'art de la prise de conscience du fait que toute existence, se manifestant sous d'innombrables formes et attributs, est fondamentalement basée sur l'énergie. Non seulement toutes les formes de la création sont composées d'énergies, mais toute forme d'activité provient également de flux d'énergie émis par cette loi de la nature qui englobe tout : la loi de cause et d'effet.

Le rôle de l'ésotériste consiste à prendre connaissance de ces énergies et, autant que son évolution mentale et spirituelle le lui permet, d'apprendre comment ces énergies peuvent être le mieux possible guidées et contrôlées au plus grand profit de l'humanité, exécutant ainsi les préceptes du Plan divin. Au cours des premières étapes de son développement conscient en tant qu'ésotériste, l'aspirant ne percevra qu'une gamme limitée de ces énergies affectant son système ; mais avec l'accroissement de la sensibilité, la gamme observée s'élargira, et il étendra ainsi progressivement sa conscience et par conséquent l'efficacité de ses capacités de service.

Le débutant se trouvera d'abord perdu dans un dédale d'énergies s'interpénétrant et interagissant. En temps voulu, cependant, il commencera à distinguer :

1. L'énergie purement physique, constituée d'énergie et de forces qui ont été transmuées et engendrées au sein de son système physique.

2. Des forces émotionnelles et des pouvoirs mentaux, éveillés par des énergies focalisées vers ces deux plans à travers le corps éthérique.

3. Les énergies pressantes, émises par l'âme et par conséquent émanant des niveaux mentaux supérieurs et spirituels.

L'ésotériste doit aussi apprendre à reconnaître les énergies qui déterminent la nature de son environnement. Il doit en arriver à réaliser que tous les événements et les circonstances, et toute manifestation physique de quelque nature qu'elle soit, ne constituent que les symboles et les réflexions d'événements et d'activités qui se déroulent au sein des mondes éthériques. Ces royaumes intérieurs sont les mondes de la réalité, et il incombe à l'ésotériste de franchir les voiles séparateurs, afin de se familiariser avec les éléments récemment découverts, pour se qualifier ensuite par lui-même à de nouveaux domaines d'activité.

Le domaine couvert par l'étude ésotérique ne devrait pas se limiter à la seule considération des énergies qui affectent directement l'individu ou son environnement immédiat. Il se révélera en effet plus important de considérer les énergies plus globales qui affectent la politique nationale et internationale ainsi que les événements mondiaux. Chaque disciple devrait s'efforcer de saisir la nature de ces forces, afin de jouer son rôle, grand ou petit, dans l'édification d'une situation mondiale plus favorable.

Il conviendrait de toujours se souvenir que toute création n'est qu'esprit en manifestation, et que par conséquent, toute forme d'énergie, qu'elle concerne l'individu, le groupe ou la nation, et qu'elle se manifeste dans le domaine religieux, scientifique, économique ou politique, comporte un aspect spirituel, et gagnera à être approchée d'une manière spirituelle adéquate. Ainsi, les guerres sont provoquées par des énergies qui ont été accumulées jusqu'à un point de saturation et sont déclenchées lorsque ces forces confinées se trouvent libérées de façon explosive, aux sens propre et figuré. Le temps viendra où il sera possible de déterminer les causes ésotériques provoquant de telles guerres, afin de pouvoir les éviter ou les écarter.

Ainsi, l'ésotérisme s'intéresse aux nombreuses énergies de l'âme, et vise à permettre d'accéder librement dans les mondes subjectifs et d'y fonctionner. L'ésotérisme sert de lien entre la vie et la substance, mais est orienté vers les aspects spirituels plutôt que physiques. Pour atteindre ces idéaux, le disciple doit disposer d'une intelligence raisonnablement développée, et doit absolument être orienté mentalement, car il est essentiel, alors qu'il contacte ces réalités intérieures et se déplace parmi elles, qu'il soit capable de tirer ses propres conclusions logiques, et de parvenir à une compréhension claire de ce que sa conscience peut enregistrer.

Une lumière accrue, conduisant à l'illumination, constitue le résultat certain de toute véritable activité ésotérique, sous la direction de l'âme ; il en résulte une augmentation de l'intensité de la lumière intrinsèque de toute substance placée sous l'influence de ce travail. L'étudiant assidu de l'ésotérisme, inspiré par l'âme, peut par conséquent poursuivre le chemin choisi avec confiance, tout en sachant qu'alors qu'il progresse, surmontant tous les obstacles au long de son sentier ascendant, ce sentier se trouvera irradié par une lumière toujours plus brillante. Et lorsque tout disciple, de par ses propres efforts, se trouve doté d'une lumière plus grande, il endosse la responsabilité de devenir lui-même porteur de lumière, et de diffuser cette lumière parmi ses compagnons humains, qui, bien qu'encore largement de manière inconsciente, aspirent à cette lumière, afin d'éclairer obscurité dont ils sont entourés.


Aart Jurriaanse, écrivain sud-africain, est l'auteur de compilations des œuvres d'Alice Bailey, dont Réfléchissez-y, paru en français. Il est également l'auteur de commentaires sur ces enseignements.





Interviews

Home Une crise des valeurs humaines

Interview de Graca Machel par Monte Leach

Graca Machel a acquis une notoriété intenationale grâce à son dévouement à l'éducation du peuple du Mozambique et à ses efforts en faveur des enfants de son pays déchiré par la guerre. En tant que ministre de l'Education entre 1975 et 1989, Mme Machel a travaillé à la réalisation de l'objectif du gouvernement : une éducation généralisée pour tout le peuple du Mozambique. En dix ans (de 1975 à 1985), le nombre d'élèves inscrits dans les établissements primaires et secondaires est passé de 40 % des enfants en âge scolaire, à plus de 90 % pour les garçons et à plus de 75 % pour les filles. Mais l'interminable guerre civile du Mozambique a eu pour résultat le déplacement de 2,4 millions de personnes, 250 000 orphelins, et la destruction de la majorité des écoles et des établissements de soins.

Pendant la guerre, Mme Machel a travaillé inlassablement pour la paix et la réconciliation. Avec la fin du conflit, ses efforts s'étendent maintenant à la reconstruction et au développement nationaux. Elle est présidente de la Fondation pour le développement communautaire et de l'Organisation nationale des enfants du Mozambique, qui aide à placer les orphelins dans des foyers ruraux, tout en renforçant le rôle de la famille et de la communauté dans le processus de guérison.

A l'échelle internationale, Graca Machel travaille conjointement avec l'Unicef et l'Unesco. En décembre 1993, le Secrétaire général des Nations unies l'a nommée responsable de l'Etude de l'impact des conflits armés sur les enfants.

Mme Machel a déclaré : « J'accepte de diriger cette étude, car elle permettra enfin de placer les problèmes de l'enfant et de la guerre au cœur des débats sur la politique et le développement. La tolérance de la société en ce qui concerne la situation de l'enfant affecté par le conflit armé, et en fait envers une culture de la violence, reflète la profondeur de ce que je considère comme une crise morale des valeurs humaines. »

Partage International : Pourriez-vous nous parler de cette « crise morale des valeurs humaines » que vous mentionnez ?

Graca Machel : Lorsque j'ai commencé à m'impliquer dans les problèmes de l'enfance, il a fallu que je me pose maintes questions. J'ai voulu comprendre pourquoi nous en sommes arrivés à une situation où, au lieu de pouvoir donner ce qu'il y a de mieux à nos enfants, comme le feraient n'importe quels parents, nous sommes incapables d'enseigner ces valeurs à l'échelle mondiale et de développer chez les enfants ces attitudes que nous aimerions que nos propres enfants possèdent.
    Laissez-moi vous donner un exemple. Dans de nombreux pays, un nombre croissant d'enfants sont marginalisés par rapport aux institutions sociales et même par rapport aux familles. La plupart des enfants des rues ont leurs parents vivants. Dans certains cas, il ne s'agit pas seulement d'un problème indigence, mais d'enfants qui se rebellent contre des familles qui, matériellement, pourraient s'occuper d'eux.
    Un autre exemple. Des enfants sont délibérément visés dans des situations de conflit armés. Le comportement naturels des êtres humains est de protéger les enfants. Avant de tenter de protéger les adultes, avant de tenter de protéger les biens, la première chose à faire devrait être de protéger les enfants. Mais aujourd'hui, la plupart des conflits se décident contre les enfants.
    C'est pourquoi je soulève la question des valeurs morales. Comment pouvons-nous avoir des sociétés qui visent les enfants de propos délibéré, qui les tuent, les torturent, les intègrent même au processus de destruction, comme cela s'est produit au Rwanda et au Mozambique. Ils prennent des enfants de 8, 9, 10, 11 ans, les entraînent, parfois les droguent, comme ce fut le cas au Mozambique, et les envoient commettre des atrocités dans les villages. Pourquoi cela ? Comment est-il possible que des gens puissent transformer des enfants en criminels ? Pourquoi des chefs décident-ils d'établir leur puissance et comment peuvent-ils, soit conserver, soit acquérir le pouvoir en pénalisant des femmes et des enfants ?

PI. Vous estimez que dans certains cas une telle attitude a pour objectif soit d'acquérir le pouvoir soit de s'y maintenir ?
GM.
Parfois il s'agit du pouvoir, parfois il y a derrière cela des intérêts économiques. Je comprends qu'il puisse y avoir des conflits dans les sociétés, mais les conflits armés sont inutiles. Il existe d'autres façons de les résoudre. C'est contre cela que nous devons faire campagne.

PI. Pourquoi à votre avis cette crise morale se produit-elle maintenant ?
GM.
Il y a un changement dans les schémas traditionnels du conflit. Dans les conflits dits conventionnels entre Etats, deux armées affrontent. Il est vrai que femmes et enfants en ont toujours été victimes, car ils sont pris entre deux feux. Dans les schémas du conflit actuel, on les inclut à dessein comme cible militaire. Vous trouverez des gouvernements pour s'entretenir des problèmes touchant aux droits de l'enfant. Mais quant ils doivent résoudre un problème, ils n'hésitent pas à incorporer des enfants de 13 et 14 ans dans les rangs de leurs armées. Même des pays qui ont ratifié la Convention sur les droits de l'enfant peuvent parallèlement soumettre des enfants à un entraînement en vue de tuer. Ils ne permettraient pas à ces enfants de voter car ils les jugent trop jeunes et trop « irresponsables » pour prendre des décisions, mais ils les trouvent aptes à tuer et être tués. N'est-ce pas là un problème de valeurs morales ?

PI. Oui, c'est aussi de l'hypocrisie.
GM.
C'est exactement le problème que j'essaie de soulever.

PI. Pourquoi, selon vous, se serviraient-ils des enfants comme combattants ou les cibleraient-ils comme victimes ?
GM.
Il y a de nombreuses raisons à cela. Nous ne sommes qu'au début de cette étude, aussi ne suis-je pas encore à même de décrire clairement ce qu'elles sont. Mais pour ne mentionner que quelques cas, on affirme que les enfants peuvent être entraînés à faire n'importe quoi, parce qu'ils sont jeunes et ne font pas encore clairement la distinction entre le bien et le mal, et que pour cette raison, ils peuvent être manipulés très facilement. On peut leur faire accomplir ce qu'un adulte hésiterait à faire ou même refuserait parfois de faire. C'est un des problèmes.
    Par ailleurs, en ce qui concerne le Rwanda, par exemple, il y eut des cas d'enfants ciblés, surtout des garçons. Ils furent tués parce qu'ils appartenaient à l'autre groupe ethnique. C'était une façon d'éliminer l'ennemi, non seulement ce jour-là, mais pour l'avenir.

PI. Comment changer cette situation ?
GM.
Au stade actuel, l'interrogation demeure. C'est la question que nous devons nous poser.

La violence de la pauvreté

PI. Considérez-vous qu'une partie de cette crise morale implique non seulement des individus qui participent au conflit, mais également ceux qui lui permettent de se développer et de se poursuivre ? Grâce à la télévision, toute la planète a vu quotidiennement des images du Rwanda. C'est une question de prise de responsabilité. Cela fait-il aussi partie de la crise des valeurs morales ?
GM.
Je le crois. On dit que le monde d'aujourd'hui est un village planétaire. Les événements qui se déroulent au Rwanda ne sont pas isolés de ce qui se passe partout ailleurs. Les gens savaient que, si l'on ne prenait pas des mesures au Rwanda, cela se terminerait par un génocide. Ils étaient informés et avaient des indications très claires à ce sujet. Ils n'ont pas agi à temps, y compris les Nations unies. Il y a des pays qui savaient ce qui se passait et certains ont aidé à ce que cela se produise. Ils ont aidé aux entraînements militaires, en sachant ce qu'ils faisaient. Maintenant, chacun est conscient du fait que, si l'on ne prend pas des mesures énergiques, le Burundi finira par se retrouver dans la même situation. Ce n'est pas un secret. Mais je ne suis pas sûr que nous nous soyons suffisamment investis diplomatiquement au Burundi, pour nous assurer que ce qui s'est passé au Rwanda ne s'y produise pas.

PI. Il y a aussi ce problème majeur : on laisse se produire la violence de la pauvreté, non seulement dans les pays en voie de développement, mais également contre les enfants du monde entier. S'agit-il aussi d'une question de valeurs morales ?
GM.
Vous pouvez le constater même aux Etats-Unis. Dans la plupart des villes de cette nation, l'une des plus riches du monde, il y a des enfants qui vivent comme au Mozambique ou dans d'autres pays pauvres, déchirés par la guerre. Je me demande s'il existe un plan d'action très concret pour éviter l'escalade de telles situations. Nous pouvons discuter de n'importe quel sujet, mais les actes sont autrement plus importants. Des millions d'enfants souffrent inutilement, même aux Etats-Unis qui ont tant de ressources. Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

PI. Que répondez-vous à cela ?
GM.
Je préfère ne pas y répondre maintenant. Je pose cette question et j'aimerais que chacun y songe et se pose à son tour cette question : Qu'est-ce qui ne va pas ?

PI. Cette situation existe non seulement aux Etats-Unis, mais aussi sur toute la planète. Il y a suffisamment de ressources pour faire face aux besoins de tout le monde, si seulement nous pouvions partager.
GM.
Un nombre très réduit de personnes profite de la richesse mondiale, alors qu'une majorité croissante vit dans des conditions inacceptables, bien que notre planète produise assez pour que nous vivions tous dans la dignité. C'est le statu quo qui permet cela et nous n'avons pas été capables d'y ouvrir une brèche. Nous avons des entretiens, des discussions, nous écrivons de beaux discours, affirmons de beaux principes. Mais finalement, même si nous n'en sommes plus au même stade, nous n'avons pas accompli les démarches nécessaires pour effectuer le grand changement. Pas encore. Quand avons-nous commencé à parler à l'ONU du nouvel ordre économique mondial ? Qu'est-ce qui a changé depuis lors ?

PI. Peu de choses.
GM.
Ceux qui sont chargés de prendre des décisions se réunissent et discutent de ces questions chaque année. Mais ils n'ont pas été capables d'ouvrir une brèche.

PI. Il y a cependant quelques progrès. D'après le Rapport sur l'état des enfants du monde de l'Unicef, certains pays avancent dans la réalisation de leurs objectifs en faveur des enfants.

GM. C'est vrai. Il y a un certain changement. Mais opérons-nous les modifications nécessaires à l'échelle planétaire ? Finalement, il nous faut reconnaître que nous avons encore des millions d'enfants qui meurent de maladies que nous pourrions prévenir. Et cela ne coûterait pas très cher d'empêcher ces décès. Mais nous éprouvons de la difficulté à débloquer les ressources en vue de répondre aux besoins fondamentaux de l'enfant. Pour maintes raisons, cela ne devrait pas être difficile, mais c'est bien le cas. Pourquoi ? je ne le sais pas.

PI. Vous avez déclaré que vous aviez décidé de travailler sur cette Etude sur les enfants dans les conflits armés parce que vous estimiez qu'elle pouvait amener certaines questions à occuper le devant de la scène.
GM.
Oui. Les enfants peuvent être à l'origine d'un consensus. Si vous vous mettez à mentionner beaucoup d'autres questions, les gens peuvent facilement être en désaccord. Mais les enfants peuvent amener des individus issus de milieux sociaux différents, ayant des perspectives et des intérêts divers, à s'entendre. Il est très difficile de trouver quelqu'un qui vous dise : « Je déteste les enfants. » La plupart des gens aiment les enfants. Ils ne peuvent s'empêcher d'être émus lorsqu'ils voient un enfant souffrir. Les enfants peuvent être une chance de rapprochement pour nous. C'est pourquoi je crois que faire campagne à ce sujet en vaut la peine. Je suis assez modeste pour savoir que, personnellement, je ne peux pas grand chose. Mais l'étude rassemble nombre de personnalités éminentes, tel que Desmond Tutu. Il est Africain, mais aussi citoyen du monde. C'est le genre de personne qui peut aider à établir un consensus sur la question des enfants.

PI. Et pas seulement sur la question des enfants et la guerre, mais aussi sur des questions plus vastes.
GM.
Mon mandat concerne les enfants dans la guerre, mais étant donné que nous abordons les valeurs humaines, les enfants ne sont pas les seuls à être impliqués. Il y a aussi les problèmes plus vastes de paix et de développement. Nous n'allons pas nous écarter de notre mandat, mais nous allons le rattacher à des questions plus vastes.

PI. Pensez-vous que nous puissions changer cette situation de pauvreté et de violence envers les enfants ?
GM.
Comme me l’a dit une femme lorsque j’étais au Rwanda : « La guerre au Rwanda, c’est la guerre du cœur1. » C’est une guerre du cœur, et qui doit être guérie par le cœur. Et c’est vrai pour tant d’autres choses, y compris la pauvreté et la violence envers les enfants. La solution se trouve tout au fond du cœur de chacun.


1 En français dans le texte.






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