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Accueil > Revue Partage > année 1995

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 1995 - N° 85

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Progresser sur un chemin à perte de vue... par Corazon Aquino


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation
    • Le mal par Dr Stylianos Atteshlis, dit Daskalos


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture




L'article du Maître

Home Les conseils de Maitreya

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Nombreux sont ceux qui, dans le monde entier, espèrent aujourd’hui la venue de Maitreya. Ils le connaissent et l’attendent sous des noms différents, et bientôt le verront. Quand ce grand jour arrivera, ils sauront que tous leurs espoirs d’une vie meilleure pour les hommes sont sur le point de se réaliser. Ce jour sacré est maintenant tout près de nous.

Pourtant, il en est beaucoup qui ignorent tout de sa venue, beaucoup pour qui son retour semble aussi improbable qu’irréel ; beaucoup, aussi, qui ne conçoivent ce retour qu’en des temps éloignés, n’osant l’envisager pour un avenir proche. Pour eux, son apparition dans le monde est lourde d’incertitudes et d’appréhensions.

Peu à peu cependant, ils en viendront à comprendre que leurs craintes sont sans fondement, que l’avènement de Maitreya ne laisse rien présager d’autre que le meilleur, que sa présence même est garante de leur bonheur à venir, comme de la sécurité de ce monde.

Beaucoup verront en lui la réponse à leurs espoirs et à leurs rêves. D’autres continueront leur chemin sans prêter attention, insuffisamment préparés, pour l’instant, aux changements qu’il prônera.

Des changements radicaux

Que ces changements soient d’une nature radicale, on peut en être sûr. Qu’ils entraînent certains sacrifices, cela ne fait aucun doute. Qu’ils présentent un défi à l’ouverture de cœur des hommes, c’est là une certitude. Les conseils de Maitreya n’auront d’autre objet que l’entière reconstruction de la vie humaine sur la Terre.

C’est un formidable programme de transformations qu’il proposera aux hommes, pour les conduire, pas à pas, vers la refonte complète des structures – politiques, économiques et sociales – grâce auxquelles ils gèrent leurs interactions et leurs échanges.

Le plaidoyer du Christ

A l’heure actuelle, peut-être les hommes se montreraient-ils hésitants devant des changements d’une telle ampleur, mais le moment venu, ils sauront répondre au plaidoyer du Christ et agir sous son inspiration. Face à la menace de chaos économique, ils seront nombreux à saisir l’urgente nécessité d’une approche nouvelle pour s’attaquer aux problèmes les plus pressants de notre monde.

Ces problèmes, s’ils restaient ignorés, continueraient à couver dans l’ombre, jusqu’à provoquer une explosion d’événements tragiques à travers le globe. Les souffrances de millions d’hommes seraient alors la conséquence inéluctable de notre négligence actuelle. Ainsi parlera Maitreya. Ainsi nous présentera-t-il la nécessité du changement.

La transformation du monde

Quand les hommes comprendront cela, c’est avec joie qu’ils remplaceront les formes surannées du présent par des structures plus adaptées et mieux conçues : l’acceptation du principe du partage, la mise en œuvre de la justice ; la manifestation, en conséquence, de la paix sur Terre.

Tels sont les fondements de la transformation du monde. Quand ils s’accompliront, l’humanité connaîtra des relations justes, et ainsi se poursuivra le Plan de Dieu. Le Grand Seigneur se tient prêt à entreprendre sa mission. Le monde n’attend que de recevoir ses conseils.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le Dalaï Lama s'exprime sur les droits de l'homme

par Karin Schmidl

Au cours d'une récente visite en Allemagne, et en dépit des fortes objections exprimées par le gouvernement chinois, le Dalaï Lama a été reçu par le ministre des Affaires étrangères, Klaus Kinkel. Ce dernier a fait part des préoccupations du gouvernement allemand sur les droits de l'homme au Tibet et sur la préservation de la culture, de la religion et de l'identité tibétaines. Le Dalaï Lama a également rencontré des groupes de sympathisants et a eu l'occasion de s'adresser au grand public. Karin Schmidl l'a suivi et s'est entretenue avec lui pour Partage International.

S'adressant à un auditoire de près de 800 personnes, à Cologne, Sa Sainteté le Dalaï Lama a mis l'accent sur le thème des droits de l'homme universels. Il pense que l'actuelle Déclaration des Droits de l'Homme des Nations unies n'est pas assez complète. Toute charte de ce genre devrait inclure le concept de pardon et une conscience de la spiritualité humaine : « En raison des facultés spirituelles particulières de l'humanité, nous sommes en mesure de libérer l'homme et les autres créatures de la souffrance, nous mettant au service les uns des autres. Nous, tous les êtres humains, avons une responsabilité particulière face à l'application des droits de l'homme, et des droits de toute vie, sur notre planète. Le droit au bonheur et à la libération de la souffrance n'est pas simplement une exigence, mais une obligation. Nous avons l'obligation de vivre d'une manière positive. Si des problèmes surgissent au sein des pays, alors ces pays doivent changer leur manière de vivre, tout en soutenant les droits de l'homme. »

Le chef spirituel du Tibet a fait observer que ce n'est pas la politique qui est mauvaise, mais que « les gens qui font de la politique devraient être sincères et honnêtes ; s'ils ne le sont pas, ils provoquent du tort, de la confusion et des troubles. Les gens ne vivent pas de manière éthique ; sans éthique, la religion elle-même devient vile. Toute société peut devenir vile. »

« Si nous éprouvons des pensées contradictoires en nous-mêmes, nous ne prenons pas un bâton pour nous taper sur la tête. Nous analysons, pesons les arguments et prenons une décision. C'est ainsi que nous devrions agir face aux conflits extérieurs. La même méthode d'analyse et de raisonnement doit être appliquée aux problèmes intérieurs aussi bien qu'extérieurs. Nous devrions éviter les pensées indignes. » Il a ajouté qu'il y a une leçon à apprendre : « Les effets indiquent les causes. Le recours à la violence est dégradant pour les hommes. Si vous faites l'expérience de la paix intérieure, vous pouvez la manifester envers le monde extérieur. »

Dans ses propos, le Dalaï Lama a également dévoilé son pragmatisme et sa flexibilité quant à sa conception du rôle du Dalaï Lama. Ce rôle devra inévitablement s'adapter pour tenir compte des besoins grandissants du peuple tibétain à prendre une part active au développement de la démocratie dans un Tibet libre. Le respect du Dalaï Lama envers les vivants principes bouddhistes se révèle particulièrement dans son attitude de pardon envers le peuple chinois.

Q. Quelles sont vos perspectives lorsque vous retournerez au Tibet au cours des deux ou trois prochaines années ?
DL.
Aucune décision de ce genre n'a encore été envisagée. Pendant longtemps, j'ai caressé l'espoir de retourner au Tibet. Mais un tel voyage, dans les conditions actuelles de domination chinoise, serait très difficile. Malgré tout, je suis convaincu que l'attitude du gouvernement chinois va changer au cours des toutes prochaines années. Le programme que je prévois ne portera pas de tort à la Chine, mais lui sera en fait profitable. J'ai non seulement l'approbation de dissidents chinois (vivant hors de Chine), mais aussi du peuple, en Chine même, qui apprécie mes efforts pour établir la paix. Le bouddhisme suscite l'intérêt des gens en Chine et les citoyens sont critiques envers la politique de Pékin à l'égard du Tibet. En 1994, 55 intellectuels chinois ont signé une pétition réclamant, entre autres, le droit à l'auto-détermination du Tibet.

Q. Pourriez-vous envisager une séparation entre l'Eglise et l'Etat au Tibet ?
DL.
A l'avenir, il serait préférable de séparer ces deux fonctions. Moi-même, en tant que Dalaï Lama, ne jouerai aucun rôle politique dans un Tibet pacifique où l'auto-détermination aura cours. J'ai pris cette décision il y a quelques années déjà. Nous avons élaboré un document stipulant que si le Tibet recouvre sa liberté, ce sera une démocratie libre. Si je voulais maintenir la position et le rôle traditionnels que joue actuellement le Dalaï Lama dans la société tibétaine, je pense que ce serait un obstacle au développement d'un réel mouvement démocratique populaire. C'est pour cette raison que je me tiendrai à l'écart.

Q. Le Congrès mondial des Femmes aura lieu à Pékin en septembre 1995. La situation du Tibet sera-t-elle à l'ordre du jour de ce congrès ?
DL.
Lors d'une conférence préparatoire, qui s'est déroulée aux Etats-Unis, il a été demandé que des femmes tibétaines libres participent au congrès de Pékin. Je suis reconnaissant pour cette marque de soutien.

Q. Comment envisagez-vous le rôle du bouddhisme par rapport à la Chine ?
DL.
Je suis sûr que le Tibet sera en mesure d'aider la Chine au cours de cette période de grands changements. En Chine, la discipline provient d'une pression extérieure et non pas de véritables valeurs intérieures. Il y a déjà des Maîtres tibétains qui visitent la Chine ; ils donnent des enseignements et ce qu'ils proposent suscite un profond intérêt. On a émis le souhait que si la situation actuelle devait être résolue, je pourrais également me rendre en Chine pour y enseigner le bouddhisme. Je ne peux pas faire de distinctions entre les individus. J'irai partout où je pourrai être de quelque utilité. Si la situation devait évoluer dans ce sens, j'irais en Chine.




Home Maitreya assiste des combattants musulmans au moment de la mort

Source : The Independent on Sunday, G.-B.)

« Des musulmans tués au combat sapent le moral serbe » titrait récemment The Independent on Sunday. Un phénomène étrange s'est produit en juin dernier en Bosnie, après que les Serbes aient repoussé des offensives musulmanes autour de Sarajevo et sur la route de Pale.

Robert Fisk, correspondant du journal britannique, a écrit : « Il semblerait que le refus des musulmans de se rendre et d'accepter une défaite se poursuive après leur mort... Le renversement des forces sur la route Pale-Lukavica fut considérée comme une victoire importante des Serbes de Bosnie. Pourtant, au lieu de leur remonter le moral, ce qui s'est passé la semaine dernière sur cette route les hante. « Ce qui nous trouble le plus, a expliqué un Serbe en uniforme, c'est que les musulmans que nous avons tués sur la route sont morts le sourire aux lèvres. Pourquoi souriaient-ils ? Ils s'étaient fait tuer, et nous contrôlions la route... » « Nous sommes fatigués de cette guerre. Nous désirons le retour à une vie normale, en famille », a déclaré de son côté un policier militaire serbe. »

Partage International a rapporté plusieurs cas où la présence de Maitreya au moment de la mort avait transformé la terreur en sérénité. Ainsi, lors du massacre de la place Tiananmen, un témoin a observé la paix et l'abandon sur les visages de ceux qui tombaient sous les balles — Maitreya était intervenu pour supprimer la douleur au moment de la mort chez les victimes (Partage International, septembre 1989, p.16). De même, un témoin a rendu compte de l'expression de paix observée sur les visages des victimes après le tremblement de terre de Kobe. Maitreya y a aidé de nombreuses personnes à passer le seuil de la mort (PI, juil./août 1995, p.9). L'observation faite récemment en Bosnie constitue un nouvel exemple de l'aide de Maitreya, qui a adouci le moment du passage. B. C.


Home Tremblement de terre de Kobe

D'autres témoignages d'expériences miraculeuses

par Michiko Ishikawa

Le tremblement de terre qui a secoué Kobe, au Japon, le 17 janvier 1995 à 5 h 45, a provoqué la mort de plus de 5 000 personnes. Le journal japonais Yomiuri Shimbun a évoqué les « visages rayonnant de paix » des victimes et d'autres phénomènes extraordinaires cités dans notre numéro de juillet/août. Notre article faisait suite à une information transmise par Benjamin Creme dans le numéro de mars 1995 de Partage International : « ...Au moment de la catastrophe et au cours des jours qui ont suivi, Maitreya a passé beaucoup de temps à Kobe, sauvant de nombreuses personnes qui seraient mortes ou gravement blessées. Il a également aidé certains à franchir le passage de la mort. »

Au cours de la tournée annuelle de Benjamin Creme au Japon, au mois de mai dernier, nous avons été informés des expériences étonnantes vécues par des membres du groupe de méditation de transmission de Kobe/Osaka, durant le tremblement de terre et dans les heures qui ont suivi. Cet article présente leurs témoignages.

Au moment du désastre, Setsuko Hara habitait le quartier Hagashi Nada, une des zones les plus sévèrement touchées de la ville — la deuxième par le nombre de victimes. L'immeuble de deux étages où se trouvait son appartement a été totalement détruit.

Le matin du drame, elle s'est éveillée avant que son réveil ne sonne. Au moment même où elle se retournait pour atteindre son réveil, elle ressentit comme un grondement assourdissant venant des profondeurs de la terre, retentissant jusqu'au plus profond d'elle-même. Pensant immédiatement à un tremblement de terre, elle se couvrit le visage de sa couverture et retint son souffle. Soudain, elle eut la sensation de sombrer dans un état d'esprit indescriptible : « Je me sentais entourée par une sphère ronde et douce, flottant agréablement, rebondissant comme un ballon. Je me sentais très bien et en paix. Je n'ai entendu aucun son ni ressenti aucun choc. » Lorsqu'elle revint à elle, elle entendit la voix de son mari l'appelant : « Est-ce-que ça va ? » Lorsque la moitié du bâtiment avait été instantanément soufflée (murs, toit, etc.), son mari dormait dans la pièce voisine. Il avait ensuite glissé sur le plancher, sur son futon, jusqu'à la chambre de sa femme. Alors elle s'était levée, sa couverture enroulée autour de la tête et avait suivi son mari.

« Il faisait encore nuit. Tout ce que je pouvais voir étaient les pieds de mon mari. Je l'ai suivi, appelant constamment : « Maitreya, Maitreya. » Il y avait devant moi une sorte de sphère lumineuse, qui me précédait, comme pour éclairer mon chemin. Je traînai ma couverture, escaladant la fenêtre et le toit d'un garage attenant, et elle ne s'accrocha ni aux carreaux cassés ni aux débris. Je pensai vaguement combien il était étrange d'escalader la fenêtre d'un appartement situé au deuxième étage pour sortir. »

Setsuko découvrit plus tard que l'encadrement de la fenêtre de son appartement lui avait servi de pont entre son immeuble et le toit du garage voisin qui s'était écroulé. « J'ai senti que j'étais protégée, et j'étais heureuse de faire partie d'un groupe de méditation de transmission », a-t-elle conclu.

Asako Aoyama vit dans le quartier Takarazuka, avec son mari et son fils. L'immeuble de 42 appartements où elle réside a été à moitié détruit, alors que les deux immeubles identiques, situés de part et d'autre, l'ont été entièrement, montrant d'importantes crevasses en de nombreux endroits.

« Ce matin-là, je m'éveillai soudainement. Habituellement, je ne me réveille pas si tôt. Après quelques secondes, j'entendis comme un grondement et je vis les commodes me tomber dessus. » Sa chambre est meublée de plusieurs commodes assez lourdes, placées sur toute la longueur du mur. Chaque tiroir était rempli de vêtements. Plusieurs statues du Bouddha et du Bodhisattva, dont l'une pèse environ 30 kilos, étaient placées sur le dessus des commodes. Il y avait également plusieurs poupées japonaises dans des vitrines, des cadres portant les photos de Maitreya et de Saï Baba, ainsi que d'autres objets empilés les uns sur les autres, presque jusqu'au plafond. Asako et son mari dormaient sur un tatami, à même le sol, devant les commodes.

« Je regardai les ombres des commodes tomber sur moi comme dans un film au ralenti, et ne ressentis aucune peur. Je les regardai tomber jusqu'à ce qu'elles décrivent un angle de 60 degrés environ. Puis, je ne me souviens plus de rien. Lorsque je revins à moi, je me trouvais sous les commodes, mais sans ressentir leur poids. Je n'avais pas de couverture sur la tête ; j'étais donc totalement exposée, et malgré cela, je n'eus aucune blessure. » Elle appela son mari qui dormait près d'elle. Elle dut l'appeler plusieurs fois avant d'entendre sa réponse : « Je vais bien. »

Ils dégagèrent ensemble les commodes et s'en extirpèrent sans aucun problème. « Quand on y pense, cela paraît étrange d'avoir pu repousser ces commodes et les soulever aussi facilement. Normalement, il aurait fallu trois ou quatre hommes pour déplacer ces meubles plein de vêtements. »

Avant de sortir, ils devaient encore chercher le médicament que son mari prenait pour soigner son asthme. « Je cherchai ce remède dans le noir, à genoux sur le sol, parmi les débris de verre, car tout était cassé. Une vitrine remplie de porcelaines chinoises et de verreries, se trouvant dans la pièce adjacente, se renversa et toute la porcelaine se brisa en mille morceaux. Je marchais parmi les bris de verre, pieds nus, entièrement concentrée sur le médicament qu'il fallait retrouver. » Asako descendit dans la chambre de son fils et le trouva sain et sauf, au milieu d'objets brisés.

Ils sortirent un moment, puis finalement revinrent dans leur appartement, avec leurs chaussures, cette fois. Lorsqu'elle vit ce gigantesque chaos, elle n'eut qu'une seule idée en tête, celle de tout nettoyer. Elle saisit rapidement quelques sacs poubelle et commença à y entasser tout ce qui se trouvait autour d'elle, à mains nues. Ils nettoyèrent une grande partie de cet incroyable fatras en trois heures environ, et furent donc en mesure de dormir chez eux la nuit suivante. Tous les voisins avaient dû trouver refuge dans des abris d'urgence. Asako et sa famille étaient les seuls qui restèrent dans l'immeuble cette nuit-là. « Aucun de nous ne fut blessé. Nous n'eûmes même pas une égratignure. Après tout ce nettoyage, mains et pieds nus, je n'avais pas le moindre petit morceau de verre incrusté dans la peau des mains. Je n'ai éprouvé aucune peur. Bien qu'il y ait eu une série de répliques, nous n'avons même pas songé à quitter notre appartement. C'était si étrange ! Je n'ai encore maintenant aucun sentiment de peur. Je suis tout à fait heureuse d'être impliquée dans ce travail de Transmission. Mon mari ne se plaint plus de mon engagement. »

Hiroshi Tonomoto vit à Ashiya, une ville de la banlieue de Kobe, très sérieusement endommagée : « Je me suis réveillé de bonne heure ce matin-là, me sentant plutôt mal à l'aise. Je me levai et me dirigeai vers la salle de bains. Au moment où j'en sortis, la maison commença à trembler. Comme la salle de bains est la pièce la plus sûre de la maison pendant un séisme, j'y restai durant un moment. La secousse devint très forte, et j'ai senti la maison s'incliner d'environ 45 degrés. Après avoir vérifié que ma femme et mon fils qui dormaient au rez-de-chaussée étaient sains et saufs, je revins dans la pièce que j'occupais. Je remarquai immédiatement qu'un poste de télévision de grande taille, qui était placé sur un bureau, était tombé sur mon lit, sur le sol en tatami. Si je n'étais pas allé dans la salle de bains, le poste de télévision m'aurait heurté la tête. »

M. Tonomoto alla de pièce en pièce pour constater les dégâts. Quelques livres et des dossiers étaient tombés des rayons où ils étaient placés. Un poste de télévision était tombé du bureau mais n'était pas cassé. « La maison avait été si secouée que j'étais sûr qu'elle était sérieusement endommagée. Cependant, rien n'était cassé, même pas une assiette ou un verre. Je pense que nous avons été protégés, ma famille et moi. »

Hiroshi Tonomoto a immédiatement commencé à aider les autres — éteignant le feu là où il s'était déclaré, préparant de la nourriture d'urgence, élaborant divers projets d'aide communautaire créatifs et pratiques. Il est toujours occupé, comme il ne l'a jamais été, aidant les survivants du séisme.




Home Construire un avenir en Centrafrique

par Pat Adams

Del Craig, missionnaire Baha’i, vit avec son mari en République Centrafricaine depuis 15 ans. Fervente adepte du développement populaire, elle a créé en 1983 le Centre pour le développement des femmes en Centrafrique. Pat Adams s’est entretenue avec elle pour Partage International.

Un fax venait d’annoncer de bonnes nouvelles à Del Craig, alors qu’elle se trouvait en congé de maladie au Canada. Son mari, resté à Bangui, en Centrafrique, lui écrivait : « Tu peux être fière de tes femmes. Aujourd’hui, elles ont vendu pour 48 000 F CFA de marchandises. » Au regard des normes occidentales, il s’agit-là d’une somme modeste, mais il y avait de la joie dans la voix de Del, qui se trouvait alors chez sa fille à Red Deer, en Alberta. Comme elle avait dû rentrer précipitamment au Canada, en raison de problèmes de santé, elle avait laissé ses chères étudiantes organiser elles-mêmes leur première grande exposition de productions artisanales. Cette participation à une exposition, au Centre culturel français, marquait une étape décisive dans le travail accompli par Del, depuis 15 ans, en République Centrafricaine. Au début, les femmes étaient réticentes à quitter leurs foyers pour assister aux classes informelles que Del avait mis en place. Avec des moyens très limités, elle leur avait enseigné de simples travaux de couture et comment cuisiner dans des fours en terre. Elle visait toujours à leur apporter un savoir-faire pratique, en réponse à leurs besoins et à leurs centres d’intérêts. Elle leur avait par exemple appris à confectionner des vêtements pour bébés, car dans leur esprit il était important que tout nouveau-né porte de beaux vêtements, afin qu’il se sente bien accueilli.

A mesure que les classes s’étoffèrent, les besoins en fournitures élémentaires et en équipement s’accrurent. Del apprit que le gouvernement canadien pouvait lui procurer quelque fonds. Elle acheta ainsi onze machines à coudre à pédale. Elle forma cinq de ses meilleures élèves à devenir enseignantes, et en peu de temps l’école fut en mesure de produire de belles couvertures et de magnifiques vêtements. Pour faire face à l’afflux des demandes, on passa d’une classe deux fois par semaine à deux classes six jours par semaine.

« La clé du succès dans le développement est de commencer à petite échelle, déclare Del. Allez auprès des gens, déterminez quels sont leurs besoins, ce qu’ils veulent et quels efforts ils sont prêts à consentir. Sinon, il s’agit juste d’une « idée d’homme blanc » qu’ils abandonneront sitôt que celui-ci sera parti. La continuité et un engagement à long terme sont cruciaux », ajoute-t-elle, en précisant qu’elle recherche instamment des volontaires pour aider les étudiantes à commercialiser leurs produits. « Une fois que les étudiantes ont démarré leur apprentissage, elles réclament toujours davantage d’instruction. Ce qu’il leur faudrait maintenant, c’est quelqu’un qui vienne pendant un an ou deux enseigner les aptitudes commerciales de base. »

Bien que le besoin d’apprentissage professionnel soit impérieux, les femmes ont également besoin de formations dans nombre de domaines. Des dispositions ont ainsi été prises afin de permettre à un médecin et à un homme de loi de participer régulièrement à l’école. Cette formation donne aux femmes une meilleure compréhension de leur corps et de leurs droits, de sorte que malgré les efforts de la plupart des hommes à vouloir tenir les femmes à l’écart, les choses commencent à changer. De nouvelles lois sont promulguées afin de renforcer les droits des femmes, et Del a noté un progrès considérable dans la prise de conscience et dans la confiance des femmes en elles-mêmes, au cours des deux dernières années.

Elle cite le cas de l’une de ses enseignantes. Son mari décédé la laissa seule avec ses quatre enfants. Conformément aux traditions en vigueur, la famille du mari emporta tout ce qui se trouvait dans la maison, même la précieuse machine à coudre. La veuve se retrouva sans ressources et se vit contrainte d’habiter chez sa mère. Elle prit rendez-vous avec un avocat qu’elle pensait susceptible de l’aider. Sa propre famille la découragea dans cette initiative, craignant que la famille de son mari ne lui jette un sort. Cependant, quelques semaines plus tard, cette femme alla voir Del, toute excitée et souriante. Elle avait finalement trouvé le courage d’aller voir l’avocat et la cour avait statué en sa faveur. La famille du mari reçut l’ordre de restituer tout ce qu’elle avait emporté. Toutes les femmes de l’école célébrèrent cette victoire, car cela leur avait redonné courage. Les chaînes de la tradition avaient été brisées.

Del s’occupe également du Centre pour la formation des handicapés. Grâce à une subvention accordée par le gouvernement américain, elle a acheté des outils pour l’atelier, et avec l’aide à temps partiel d’un artisan, elle a appris à des hommes et à des garçons invalides à fabriquer des jouets en bois, des puzzles et des cadres pour tableaux. Elle a aussi mis à leur disposition une machine à coudre, ce qui leur permet de confectionner des sièges de voiture et des couvertures de lit. Del dit que le centre pour handicapés a maintenant besoin d’une photocopieuse afin de réaliser des circulaires, des brochures et des albums à colorier. Ce travail assurerait des revenus aux handicapés et comblerait un urgent besoin d’imprimés. A l’heure actuelle, les écoles de la République Centrafricaine utilisent toujours des ardoises, car elles ne disposent pratiquement pas de cahiers d’écoliers. La plupart des gens n’ont jamais possédé de livres.

Face à tous ces obstacles, il y a l’amour et la compassion d’une femme qui ose agir différemment. Fortement motivée par sa foi baha’i, Del pense qu’il faut « aider les gens à s’aider eux-mêmes ». Elle est pleinement confiante que l’école en Centrafrique peut devenir autosuffisante et assurer des revenus aux femmes et aux handicapés. Le principal défi est d’ouvrir un marché pour des articles locaux.

Au cours de son congé de maladie au Canada, Del travaille avec sa fille Brenda Barlow à la recherche de possibilités d’exportations. Brenda continuera à agir comme agent commercial de liaison après le retour de Del en Afrique. M. Ange Pattsa, président de la République Centrafricaine, a reconnu l’importance du travail accompli par le Centre de formation féminine de Del, et par le Centre de formation des handicapés. Il a déclaré que des centres analogues devraient être établis dans chaque ville du pays.


Pour toute correspondance ou pour adresser un don : Del Craig, c/o Dr Ahdieit, B.P. 1919, Bangui, République Centrafricaine.




Home Les mouvements de population : une menace pour le monde

Source : Associated Press

Dans un rapport intitulé : Le phénomène mondial de la migration, Werner Fornos, président de l'Institut de la Population déclare : « Un échec face aux problèmes de population pourrait bien être notre ultime erreur au niveau planétaire. »

La quasi-totalité des pays industrialisés est confrontée à des problèmes d'immigration. « Les canons, les barrières ou les soldats... ne sauront empêcher les masses affamées de l'hémisphère Sud d'atteindre les Etats-Unis », affirme-t-il. La France est confrontée à l'immigration africaine et les populations déplacées de l'ancien bloc soviétique sont à la recherche de nouveaux lieux pour vivre. L'Inde elle-même est en train de construire la barrière la plus longue du monde, afin de bloquer les immigrants venant du Bengladesh. « Les gens appauvris sauront trouver les moyens de se faire une nouvelle vie », affirme le rapport.

Trois milliards d'individus dans le monde arrivent à l'âge de procréer, ce qui va accroître la détresse économique dans les pays en voie de développement. Ainsi, dans les années à venir, les populations seront de plus en plus poussées à migrer.

« Les gens doivent être éduqués et ont besoin de moyens de contraception... Le planning familial est l'un des remèdes au problème de l'immigration », ajoute Werner Fornos. « Permettre aux femmes de contrôler leur propre fécondité, miser sur elles, pourrait être la meilleure solution au problème. »




Home Quelques données sur la jeunesse

Source : Organisation mondiale de la santé

• A travers le monde, on estime qu'il y a environ 100 millions d'enfants des rues et d'enfants sans domicile selon les normes occidentales.

• Parmi les enfants de la rue qui ont fait l'objet d'un sondage en 1992, 23 à 43 % ont consommé des drogues autres que de la nicotine.

• Plus de la moitié des nouvelles infections par le virus du sida touchent des jeunes gens âgés de 15 à 24 ans, la majorité étant de sexe féminin.

• Près de 30 % de la population mondiale, soit 1,5 milliard d'individus, appartient à la tranche d'âge allant de 10 à 24 ans. Plus des quatre cinquièmes d'entre eux vivent dans les pays en voie de développement.




Home Un tribunal international condamne la violence envers les enfants

Source : IPS

Un rapport présenté au Tribunal permanent du peuple, à Naples, a accusé à la fois les pays riches et les pays pauvres d'engendrer un monde violent pour les enfants. Les enfants assassinés, vendus, loués, exploités ou utilisés afin de fournir des organes pour des greffes, figurent sur la liste des sévices subis par des mineurs à travers le monde. Ce document explique : « Si nous ne baissons pas le regard, nous ne voyons pas les enfants, car ils sont plus proches de la terre, et de même que la terre, ils sont vulnérables et sans défense. »

Ce rapport mentionne également les 13 millions d'enfants qui meurent chaque année en raison de la pauvreté. En Amérique latine, plus de 2 000 enfants meurent de mort violente chaque année, et au seul Brésil, la police tue trois enfants par jour. En Amérique latine, entre sept et huit millions d'enfants vivent dans les rues, 200 millions d'enfants asiatiques et latino-américains travaillent — un million d'enfants asiatiques se livrant à la prostitution — et dans l'ex-Yougoslavie, 150 000 mineurs sont morts et cinq millions ont été blessés. Quatre millions d'enfants sont morts pendant la guerre d'Afghanistan. Le Tribunal permanent du peuple a également dénoncé les « milliers d'adoptions illégales et de vols d'organes qui ont lieu en Bolivie, en Colombie et en Argentine ».

Les Etats-Unis ont été montrés du doigt pour ne pas avoir signé la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant, et pour maintenir la peine de mort pour les mineurs dans certains Etats. La Grande-Bretagne a été critiquée pour avoir adopté une législation plus sévère sur la détention préventive et les peines de prison pour les enfants de moins de 14 ans, alors que la France n'a pas encore mis en place la Convention sur les droits de l'enfant.

Le rapport recommande que l'Assemblée générale des Nations unies considère certaines des violations les plus graves des droits des enfants comme des « crimes contre l'humanité », tels les enlèvements d'enfants, la prostitution et la pornographie infantiles, et le trafic d'organes. Grâce à cette classification internationale, ceux qui se rendent coupables de tels crimes pourraient être poursuivis devant des tribunaux nationaux ou internationaux.




Home Les Américains fortunés sont de plus en plus riches

Source : New York Times, E.-U.

De nouvelles études montrent que parmi les pays industrialisés, c'est aux Etats-Unis que le fossé séparant les riches des pauvres est le plus large. Cette inégalité économique, qui s'accroît depuis les années 1970, est même plus importante que dans les sociétés de classes traditionnelles, comme la Grande-Bretagne. Un pour cent des ménages les plus riches y détiennent presque 40 % de la richesse nationale, contre 18 % en Grande-Bretagne. Vingt pour cent des ménages américains détiennent plus de 80 % de la richesse nationale. 




Home L'éducation de la santé

Source : Frankfurter Rundschau, Allemagne

En Europe, dans 28 pays, 500 écoles prennent part à un projet, le Réseau des écoles en faveur de la santé, lancé par l'Organisation mondiale de la santé, le Conseil européen et la Commission européenne. Les étudiants y participant adopteront un mode de vie sain et manifesteront un intérêt pour l'environnement. Ils apprendront la cuisine saine et le tri des déchets, afin de faciliter le recyclage; ils créeront également des groupes de protection de l'environnement et apprendront les techniques de relaxation et de concentration.




Home Une survivante affirme qu'un moine lui a donné une pomme

Source : NBC News, Associated Press, Reuters, Süddeutsche Zeitung

Selon la chaîne de télévision NBC, une survivante de la catastrophe de Séoul, en Corée du Sud, a rêvé qu'un moine lui a rendu visite et lui a offert une pomme. Park Sung Hyun, âgée de 19 ans, fut sortie des décombres du grand magasin Sampoong, 16 jours après l'effondrement du bâtiment. Le rapport de l'hôpital a signalé qu'elle était faible mais que son état était satisfaisant. « C'est un miracle, c'est un miracle », s'est exclamée sa mère.

Un autre survivant, Yoo Ji Hwan, âgé de 18 ans, fut retiré vivant des décombres après 12 jours passés sous des tonnes de gravats. Selon l'agence Reuters : « Des diseurs de bonne aventure et des experts spirituels ont soutenu les sauveteurs dans leur recherche pour trouver des survivants après qu'un professeur ait affirmé ressentir une force spirituelle émanant des décombres. » Le lendemain, on trouva un survivant.

Selon le Maître de Benjamin Creme, le « moine » était Maitreya.


Home Des scientifiques déclarent que le suaire de Turin pourrait être authentique.

Source : AP

D'après le docteur Dimitri Koutsenov, biochimiste russe, la datation au carbone 14, selon laquelle le suaire de Turin n'aurait pas plus de 700 ans, serait fausse. Il affirme que le suaire aurait au moins 1 800 ans, et sans doute davantage. Un de ses collègues américains ajoute que d'autres éléments indiquent que le suaire pourrait remonter à l'époque du Christ, y compris les similitudes existant avec des icônes religieuses datant de la même période.

Il y a trois ans, le physicien américain John Jackson, de l'Air Force Weapons Laboratory, a créé une association dans le Colorado, le Turin Shroud Centre (Centre pour le suaire de Turin), qui s'est donné pour mission de percer les mystères du suaire. Il soutient les études menées à Moscou par le docteur Dimitri Koutsenov et croit à sa théorie selon laquelle la datation au carbone 14 pratiquée en 1988 est erronée, car les tests n'ont pas tenu compte des effets sur le suaire d'un incendie qui s'est produit il y a plus de 500 ans. « D. Koutsenov a démontré que le feu extrait du carbone de l'air ambiant et le colle chimiquement aux fibres, a-t-il expliqué. Ce carbone étant plus récent que le tissu, si vous ne tenez pas compte de ce facteur, vous obtenez une date trop récente. »

Le Dr Jackson ajoute qu'il existe d'autres éléments contredisant la théorie d'un suaire récent, notamment certaines données historiques et l'analyse des échantillons prélevés en 1978, lorsque J. Jackson et 29 autres experts ont examiné le suaire pour la première fois à Turin.

« L' impression sur le suaire montre que l'homme enveloppé semble être un crucifié de l'époque romaine, avec des blessures et des marques de fouet dans le dos », affirme-t-il, concluant que l'impression avait 2 000 ans.

Rebecca Jackson, l'épouse du Dr Jackson, spécialiste de l'ethnologie juive depuis 30 ans, explique pour sa part que le suaire est composé de lin contenant des traces de coton, mais qu'il ne comporte pas de laine, conformément à la loi juive en vigueur à l'époque du Christ. En outre, selon le système juif, le suaire mesure exactement 2 coudées sur 8 coudées (1,09 m par 4,34 m).

Aux théories qui avancent que l'image aurait été peinte au Moyen-Age, le Dr Jackson répond : « Le faussaire aurait dû être un expert des subtilités culturelles juives », ce qui semble improbable de la part d'un européen de l'époque. De plus, le suaire contenait une prédominance de pollens provenant du Moyen-Orient : « Comment ces pollens venant du Moyen-Orient ont-il pu s'incruster dans le suaire, s'il s'agit d'un faux exécuté en Europe ? »

Le Dr Jackson met également en parallèle l'image du suaire et les icônes provenant de l'Eglise orthodoxe orientale : « De nombreux éléments sont communs ; depuis la couronne d'épines jusqu'à la blessure sur le côté, en passant par toutes les marques de sang mentionnées dans les Ecritures, ni plus, ni moins. Rassemblez toutes ces informations et, à mon sens, si cette étoffe date réellement du premier siècle et provient du Moyen Orient, elle devrait bien être le suaire ayant servi à envelopper le corps de Jésus. »




Home Un miracle de Wesak

Après une longue méditation de transmission, le jour de la Fête du Wesak, à Tokyo, l'une des participantes, Atsuko Hosobuchi, âgée de 36 ans, s'approcha avec une expression d'inquiétude, et me dit : « Quelque chose ne va pas avec mon oreille droite. Durant la Transmission, j'ai ressenti un léger tintement dans l'oreille gauche qui, soudain, s'est dégagée ; et c'est l'oreille droite qui s'est obstruée, comme si les sons étaient assourdis. Je suis inquiète, car je ne peux utiliser que l'oreille droite, n'ayant plus de tympan dans l'oreille gauche, de sorte que je n'entends plus de cette oreille. » Elle expliqua que, depuis l'enfance, elle avait souffert d'une infection chronique qui avait détruit les os autour du tympan. Sept années auparavant, une opération chirurgicale l'avait privée définitivement de son tympan. Elle ne pouvait rien entendre de cette oreille.

En entendant son histoire, M. Creme claqua légèrement les doigts près de son oreille gauche et elle entendit parfaitement ce léger son !

Lorsque je l'appelai au téléphone trois semaines plus tard, elle n'était plus aussi inquiète qu'auparavant, sachant qu'elle pouvait utiliser l'oreille gauche si elle essayait. J'ai senti son hésitation et le conditionnement mental qui la persuadait qu'elle ne pouvait pas utiliser l'oreille gauche. Je lui ai demandé de rapprocher le combiné de cette oreille, et elle put m'entendre. Faiblement au début, puis, de façon plus marquée. Durant tout le reste de la conversation, elle maintint le combiné sur l'oreille gauche et n'eut aucun mal à m'entendre. C'était la première fois qu'elle utilisait cette oreille au téléphone. Lorsque M. Creme a été interrogé sur l'origine de cet événement, son Maître lui a répondu gaiement : « Simplement un autre miracle de Maitreya. »




Home Un espoir au milieu de la dévastation

par Philip Tull

Près de dix ans après l’explosion d’un réacteur à Tchernobyl, en Ukraine, l’Occident n’a toujours pas pris la mesure des horreurs du pire accident nucléaire jamais survenu dans le monde. Pourtant, des centaines de milliers d’Ukrainiens vivent au quotidien les conséquences de ce désastre, une nouvelle génération toute entière souffrant des effets du cancer et des difformités provoquées par les retombées. Au mois de mai, le photographe indépendant Philip Tull a rejoint la mission d’assistance de Tony Budell à Tchernigov, ville située à seulement 35 km au nord-est de Tchernobyl.

En 1986, un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé. Des centaines de kilomètres carrés de terrain, et les gens qui y vivaient, ont été contaminés par les retombées radioactives emportées au sud-ouest par les vents dominants.

En mai de cette année, je me suis rendu à Tchernigov avec le Convoi de l’espoir de Tony Budell. Tony Budell et George Mills gèrent des institutions humanitaires qui fournissent une aide continuelle aux régions démunies d’Europe, en particulier en Croatie. L’année dernière, ils ont reçu un appel à l’aide à la suite d’un reportage télévisé sur des enfants de Tchernigov, souffrant de handicaps physiques et mentaux dus aux radiations.

Après la catastrophe, il aura fallu plus de 36 heures pour qu’une mise en garde soit adressée aux 11 000 familles qui vivaient dans la zone des retombées. Nombre d’entre elles furent contaminées, et elles transmettront pendant des générations des désordres génétiques et des cancers. Les dirigeants communistes d’alors ont fait « nettoyer » la région par quelque 70 000 civils, munis de protections insuffisantes, fait généralement ignoré. Environ 13 000 d’entre eux sont déjà morts et 25 000 autres ont contracté des cancers ou d’autres maladies directement imputables à Tchernobyl. A Tchernigov, sur une population d’environ 280 000 habitants, il y a maintenant plus de 2 600 enfants nés handicapés ou souffrant de cancers.

Les problèmes de ces enfants sont effroyables. Il est difficile de se rendre compte de la façon dont ces personnes survivent, étant donné la pauvreté de la grande majorité d’entre elles. Le travailleur citadin moyen gagne un à deux dollars par semaine, alors que le kilogramme de bœuf coûte jusqu’à un dollar. La monnaie locale est pratiquement sans valeur, aussi le dollar américain est-il utilisé.

La triste condition des enfants est aggravée par la réticence des autorités à en prendre la responsabilité. Il y a peu de sécurité sociale ou d’autre aide financière. Les enfants sont un embarras non seulement pour l’Etat mais aussi pour leur propre famille, car de telles maladies et infirmités constituent encore un grand tabou social. On les cache. Souvent les pères ne peuvent pas supporter la honte d’avoir de tels enfants et s’en vont en laissant les mères les élever seuls.

Les fournitures médicales sont très rares à Tchernigov (et vraisemblablement dans toute la région), mais pour ces enfants elles sont pratiquement inexistantes. Le Convoi de l’espoir (14 fourgonnettes, un semi-remorque et une équipe de 28 bénévoles) a livré aux gens de Tchernigov pour 800 000 FF de matériel et de médicaments, depuis des comprimés de vitamine C, jusqu’à une unité de soins intensifs pour bébés. L’objectif était de participer à la création d’une clinique et d’un centre de réadaptation appelé « Renouveau ». Il sera géré par le Dr Natalia Zenchinto, qui travaille inlassablement pour les enfants, mais qui n’a que bien peu de ressources. Pour la première fois, des familles pourront recevoir le traitement médical approprié et l’aide qu’elles ne peuvent s’offrir actuellement.

Nous avons rendu visite à Maxim et à sa grand-mère, qui habitent au deuxième étage d’un immeuble sans ascenseur, au délabrement typique. Maxim vit avec sa grand-mère car sa mère était incapable de s’occuper à la fois de lui et de sa sœur. Maxim est paralysé du cou jusqu’au bas du corps, bien qu’il puisse remuer légèrement les mains, et est confiné dans un fauteuil roulant. Ils ne reçoivent aucune aide, financière ou autre. Sa grand-mère ne pouvant pas le porter pour monter ou descendre les escaliers, il est confiné à l’intérieur du minuscule appartement. George et Tony rassemblent actuellement des fonds pour un prochain voyage.

Ceux qui pensent pouvoir apporter une aide, écoles, entreprises ou particuliers, peuvent contacter la British Humanitarian Aid pour de plus amples renseignements. Le Convoi de l’espoir fut la toute première tentative de ce genre à pénétrer dans l’ex-Union soviétique. Avec l’aide de tous ceux qui peuvent y consacrer du temps et des ressources, elle sera la première d’une longue série.


Contact : Tony et Valerie Budell, British Humanitarian Aid, 11 Devon Road, Canterbury, Kent, CTI IRP. Tél. 01227 453434 ; Tél. mobile : 01374 100273.


Tony Budell recherche d’urgence, pour le prochain voyage du Convoi de l’espoir à Tchernobyl, des fournitures médicales ­telles que déambulateurs pour enfants, béquilles et fauteuils roulants, des vitamines, des denrées alimentaires, des articles de toilette, des couvertures pour l’hiver et avant tout des dons. Il recherche également des fournitures médicales, des articles de toilettes, des denrées alimentaires et des jouets pour ses voyages réguliers en Croatie et en Bosnie.





Tendances

Home La reconnaissance du Vietnam

« Il est grand temps de panser nos blessures. » C'est en ces termes que le président Clinton a accordé la pleine représentation diplomatique au Vietnam, 22 ans après la défaite américaine. Bien que cette annonce ait provoqué quelques réactions mitigées de la part de certaines associations de vétérans et de quelques responsables politiques, la décision a généralement été saluée comme un acte qui permettra de mettre fin aux souffrances de cette guerre et d'ouvrir la voie à des relations économiques et politiques positives entre les deux anciens ennemis.




Home Vers la réconciliation en Afrique du Sud

Source : Confronting the Hitmen, ITV Carlton, G.-B.

En Afrique du Sud, le gouvernement du président Mandela a créé une commission « Vérité » devant laquelle ceux qui ont été coupables de crimes et de violences pendant le régime de l'apartheid peuvent se confesser et être amnistiés. Les accusés des deux camps sont libres de faire appel à cette commission et des dispositions ont été prises afin qu'ils puissent rencontrer les parents de leurs victimes pour tenter de faire naître l'entente et faire disparaître la rancune et la colère. Voici le commentaire de l'archevêque Desmond Tutu : « Sans réconciliation, il n'y a pas d'avenir, car le passé rempli de vengeance reviendrait nous hanter... nous nous devons d'être des gens qui pardonnons, qui nous réconcilions. » 




Home La lutte contre la pauvreté en Amérique centrale

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Dans leurs pays respectifs, les chefs d'Etat de l'Amérique centrale se sont entendus pour lutter contre la pauvreté. Jusqu'au mois de novembre, des programmes traitant des problèmes de pauvreté, de chômage, d'éducation, d'alimentation et de niveau de vie seront mis en place. L'Amérique centrale compte plus de 30 millions d'habitants dont 70 % vivent dans la pauvreté, problème qualifié de « bombe sociale à retardement » par le président du Honduras. Le coût du financement de ces projets avoisinera les trois milliards de dollars.





Faits et prévisions

Home « Décomposition financière au Japon »

Source : N.Y. Times, Washington post, Los Angeles Times ..

« Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. Les marchés boursiers sont comme des casinos où chacun est « accro » au désir de faire de plus en plus d'argent. C'est une bulle sur le point d'éclater. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, mai 1989)

De plus en plus d'économistes craignent que le Japon ne s'approche rapidement d'une phase de dépression, ou même qu'il ne s'y trouve déjà. Le New York Times a formulé la chose en ces termes : « Certains experts financiers laissent échapper quelques murmures au sujet d'un événement quasiment impensable, qui donne des frissons aux banquiers du monde entier : une décomposition financière au Japon. »

L'ampleur du recul des marchés boursiers et immobiliers au cours des années 1990 a pratiquement réduit les profits à néant. L'indice Nikkei 225 se situe à 58 % de son niveau record de 1989 ; la valeur des terrains a diminué de moitié environ à Tokyo et dans les autres grandes villes du pays, laissant les banques avec d'énormes impayés de la part de leurs clients spéculateurs ruinés. Reconnaissant que le système bancaire japonais n'avait pas connu de telles difficultés depuis les années 1920, le ministre des Finances a estimé récemment que les créances irrécouvrables détenues par les institutions financières japonaises s'élevaient à 470 milliards de dollars.

Le début de panique qui s'est produit récemment à Wall Street, suite à la rumeur selon laquelle le Japon allait liquider ses obligations américaines, laisse augurer des implications possible de la situation japonaise. Suite à cet événement, les économistes américains ont fait remarquer qu'une crise boursière d'une telle ampleur risquerait de ruiner non seulement l'économie américaine, mais également toute l'économie mondiale.

Les autorités japonaises s'enorgueillissent de n'avoir jamais laissé une institution financière mettre la clé sous la porte depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette attitude montre bien que la possibilité de faillites bancaires, dans un délai à déterminer, est désormais clairement envisagée par le ministre des Finances. Ce dernier a récemment dévoilé un projet incitant les banques à expurger les créances irrécouvrables de leurs actifs, d'ici cinq ans. Cela les contraindrait à communiquer le détail de leurs portefeuilles de créances et de constituer un fonds de garantie prévu par le gouvernement. Ce plan a déjà largement attiré les critiques, en raison de l'insuffisance des dispositions concrètes eu égard à l'ampleur du problème. Selon Walter Altherr, analyste financier américain, « si le Nikkei continue à baisser, la restructuration du système financier japonais pourrait s'avérer beaucoup plus rapide et beaucoup moins contrôlée que nous ne l'avions imaginé. »


Sources : New York Times, The Washington Post, Los Angeles Times, US News and World Report, Wall Street Journal ; E.-U.)




Home Saï Baba et la Bourse japonaise

D'après plusieurs Britanniques rentrés récemment d'un séjour à Puttaparthi, Saï Baba aurait dit à des Japonais, au cours d'un entretien privé, qu'ils avaient eu de la chance de venir maintenant, car après l'effondrement de la Bourse de Tokyo, ils n'auraient peut-être plus les moyens de s'offrir le voyage.




Home Les scandales des années Major

Source : The Independant

« De nombreux cadavres dorment dans les placards du parti conservateur. La mise au grand jour de ces scandales entraînera des révélations fracassantes. Bientôt, un certain nombre de personnalités importantes du parti conservateur verront leur nom s'étaler à la une des journaux. Ils seront impliqués dans des scandales financiers et sexuels. » (juillet/août 1990)

Les scandales affectant le parti conservateur britannique sont tellement nombreux que le quotidien The Independent a publié en juillet un cahier spécial intitulé : « Sordide : le guide des scandales des années Major. »

Trente quatre affaires sont répertoriées, ayant été dévoilées par la presse entre décembre 1990 et juin 1995, et impliquant des ministres, des parlementaires, des conseillers gouvernementaux et autres personnalités. Les membres de l'opposition ne sont impliqués que dans cinq de ces scandales.

The Independent souligne : « Apparemment, il ne s'agit pas de corruption institutionnalisée. Il s'agirait plutôt d'une poussée d'avidité — sexuelle et financière — parmi les Conservateurs occupant des postes subalternes du gouvernement, qui semblent penser que les règles morales usuelles ne s'appliquent pas à eux. Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas de corruption institutionnalisée dans ce pays. Mais nous n'avons pas étudié le financement des partis, car les règles sont tellement laxistes en la matière qu'il y aurait peu intérêt à les outrepasser... En fait, une petite dizaine de cas concernent la fraude à l'exportation, et notamment le commerce illicite des armes. »




Home L'énergie solaire pour la Bolivie

Source : Convergence, France

« L'environnement deviendra la question prioritaire à travers le monde » (juin 1989).

A Chimboata, en Bolivie, un groupe de 240 Indiens est sur le point de bénéficier d'une nouvelle forme d'énergie sûre et propre. En coopération avec l'Union européenne, Energetica, une ONG locale, versera 400 000 dollars afin de monter 40 installations fonctionnant à l'énergie solaire. On espère que l'utilisation de l'énergie solaire mettra fin à la destruction des forêts et rendra la population indienne locale moins dépendante des revenus tirés des récoltes de coca.




Home Aux prises avec la pollution de l'air

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne - New York Times, E.-U.

Au Centre de recherche sur l'énergie solaire et l'hydrogène de Stuttgart, des experts sont parvenus à produire du carburant à partir de dioxyde de carbone. Grâce à une technique spéciale, les chercheurs isolent le dioxyde de carbone de l'air, le mélangent avec de l'hydrogène, produisant ainsi du méthanol. Il suffirait d'une adaptation technique minime pour faire tourner les moteurs à essence avec ce mélange écologique. Le coût de ce carburant au méthanol, à base de dioxyde de carbone, qui produit autant d'énergie que l'essence ordinaire, serait de 1,40 dollar le litre, hors taxes.

Etats-Unis — La société Englehard de Iselin, au New Jersey, concepteur du pot catalytique dans les années 1970, a présenté un projet permettant de réduire la pollution automobile d’une manière complètement différente. Le catalyseur nouvellement conçu serait fixé sur les radiateurs et les compresseurs d’air conditionné, et l’air qui passe à travers les ailettes de refroidissement serait purifié par la transformation de l’ozone en oxygène.
L’effet du nouveau catalyseur serait plutôt de détruire un polluant présent dans l’atmosphère que de purifier le gaz d’échappement de la voiture elle-même. Il absorberait également le monoxyde de carbone. En définitive, le monoxyde de carbone toxique serait transformé en dioxyde de carbone inoffensif, et l’ozone en oxygène inoffensif.





Citation

Home Le mal

par Dr Stylianos Atteshlis, dit Daskalos

« Le mal que nous faisons aux autres, en réalité, nous le faisons à nous-même. Lorsqu'un enfant meurt de faim en Afrique, c'est une partie de nous qui meurt de faim. Lorsqu'un soldat meurt en Bosnie, c'est une partie de nous qui est mise à mort. Nous sommes à la fois l'agresseur et l'agressé. »





Courrier des lecteurs

Home Respect et silence

Cher Monsieur Creme,

Je vous remercie d'avoir répondu à ma lettre où je racontais l'accident qui m'est arrivé (Partage International, mai 1995, page 23). Depuis lors, un certain nombre de personnes se sont demandées pourquoi il m'avait fallu si longtemps pour réaliser qu'il pouvait s'agir d'une intervention, ou ont présumé que ma lettre n'était que pure formalité et que j'avais compris depuis le début la nature de ce qui s'était passé. Je désirerais simplement faire quelques commentaires qui pourraient s'avérer utiles à d'autres personnes ayant vécu une expérience similaire.

Juste après le choc, alors que je me retrouvais indemne, debout en plein vent, dans le vacarme de l'autoroute, la seule chose à laquelle je pensai fut : Maitreya et Saï Baba. Cela semblait tellement évident : le trafic stoppé sur 15 km et ma minuscule Datsun écrasée par l'énorme semi-remorque. La plupart des membres de ma famille et de mes amis ont pensé que c'était un miracle et ont raconté comment j'avais survécu à l'« accident du siècle ». A mesure que le temps passait, j'ai l'impression que je fus de moins en moins prête à accepter les choses telles qu'elles s'étaient déroulées. Après quelques mois, je cessai d'en parler, gardant pour moi ce souvenir jusqu'à ce que je vous écrive.

Quand je lus votre réponse, j'eus l'impression d'être frappée par la foudre et je sus que ma vie ne serait plus jamais la même. Rien ne m'y avait préparé. Pendant les jours qui suivirent, une moitié de moi vécut dans un autre monde, essayant de donner un sens à ce que je prenais, jusque là, pour l'existence.

Pendant toute ma vie, j'ai cru aux miracles et à l'existence d'un royaume spirituel se situant au-delà du monde physique. J'ai écrit des articles pour Partage International au sujet de miracles survenus à d'autres personnes, sans douter un instant de leur authenticité. Mais lorsque cela m'arriva, ma foi ne fut plus aussi forte. Comment un tel « infléchissement des lois » avait-il pu m'arriver ?

Depuis votre réponse, le monde spirituel a pris un sens nouveau pour moi et tous les textes sacrés que j'ai lus depuis des années sont devenus plus que de simples théories. Je pense que j'ai toujours considéré le « Royaume des Cieux » comme une chose à laquelle l'humanité participerait dans un futur lointain, lorsqu'elle aurait atteint une totale perfection. J'appliquais ce même principe à ma propre vie et pensais que toutes ces merveilles m'arriveraient lorsque je serais en mesure de les mériter. Maintenant, je ne peux que reconnaître avoir connu l'une de ces merveilles, et ma foi a totalement changé.

C'est bien sûr ce que les Grands Maîtres ont toujours enseigné. Maitreya, Saï Baba et Krishnamurti ont continuellement affirmé que le Royaume des Cieux est en nous, maintenant, aujourd'hui, et chaque jour de notre vie. L'immensité de tout cela ne peut nous inspirer que respect et silence.

Merci.

B. S., Texas, E.-U.




Home J'ai rencontré une gitane

Cher Monsieur,

Le 18 juin 1991, en bas de mon immeuble, j'ai rencontré une bohémienne habillée à l'européenne, qui me dit s'appeler Mrs White (Mme Blanc). Elle fit des prédictions sur mon entreprise ; aussi l'invitai-je chez moi. Elle me fit des commentaires assez exacts sur certains de mes amis, vivants ou décédés, sur ma santé, etc, bien que je ne lui aie rien demandé. Finalement, elle me déclara que j'avais beaucoup de chance car elle prierait pour moi à Lourdes, qu'elle avait la faculté de guérir et qu'elle n'était passée dans notre rue que par hasard.

Après son « apparition », beaucoup de choses positives et nouvelles se produisirent soudainement dans ma vie, si bien que j'aimerais savoir si cette rencontre était d'une quelconque importance.

M. P., Dorsten, Allemagne

 

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Mrs White » était en fait Maitreya.


Home Il m'a serrée dans ses bras

Cher Monsieur,

Il y a environ trois ans, je me trouvais devant la maison de mon cousin, dans une rue d'Amsterdam, lorsque je vis un jeune homme portant un sac à dos et une guitare. Il était mince et ressemblait à une sorte de « Jésus ». Il demanda à deux voisins s'ils avaient quelque chose à lui donner à manger car il n'avait rien avalé depuis trois jours. Je lui adressai alors la parole et lui dis que je pouvais l'accompagner au Centre Haré Krishna où il pourrait recevoir un repas gratuit. Il dit qu'il s'appelait Matthew, qu'il était anglais, qu'il travaillait dans le bâtiment et cherchait du travail en Hollande. Du Centre Haré Krishna, nous avons téléphoné à l'Armée du Salut pour lui réserver un lit. Après le repas je l'accompagnai, et en chemin je lui parlai de Maitreya. Sur le point de le quitter, je lui donnai un peu d'argent. Il me serra alors dans ses bras en disant : « Il devrait y avoir plus de gens comme vous sur Terre. » Je lui dis alors : « Vous ressemblez à Jésus. » Il me sourit d'un air serein.

Quelques secondes après, je me retournai pour le regarder s'éloigner, mais il avait déjà disparu. Plus tard, de retour chez moi, je téléphonai à l'Armée du Salut qui me répondit qu'il ne s'était jamais présenté.

Etait-ce juste un charmant jeune homme ou éventuellement... ?

N. de G., Amsterdam, P.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était le Maître Jésus.


Home Je ressentis un amour irrésistible

Cher Monsieur,

Au cours de l'été 1980, je me suis rendue à la foire d'Edgewood, en Colombie Britannique, au Canada. Il faisait très beau et tandis que je me promenais dans la foire, je remarquai un homme d'une trentaine d'années au teint mat (peut-être était-il indien) et au regard sombre et perçant, qui semblait surgi de nulle part. Il se tenait au milieu de la foule et me regardait. Il avait un sourire et un regard tellement puissants, pleins d'amour et de compassion, que mes yeux se remplirent de larmes et que je joignis les mains pour le saluer à la manière traditionnelle indienne en lui rendant son sourire. Je ressentis un amour irrésistible émaner de cet homme ; j'ai également remarqué que ma conscience s'était considérablement élevée sous le seul effet de son regard. Après quelques instants, je détournai brièvement les yeux, mais lorsque je regardai de nouveau à l'endroit où il se tenait, il avait disparu.

Progressivement, cette expérience s'estompa jusqu'à ce que Partage International publie une photo de Maitreya, il y a quelques années. Il y avait une telle similitude que je me demande si l'homme que j'ai vu en 1980 n'était pas Maitreya. Pourriez-vous me le confirmer ?

B. N., Edmonton, Canada
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Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était bien Maitreya.


Home « Etes-vous Maitreya ? »

Cher Monsieur,

Le 2 janvier 1995, j'ai rêvé que je me trouvais dans un supermarché et que je venais d'avoir un problème inattendu, lorsque je vis un homme de grande taille venir dans ma direction. Au moment où j'allais le croiser, il ouvrit les bras comme pour m'arrêter. J'eus l'impression de le reconnaître et je lui demandai : « Etes-vous Maitreya ? » Je lui souris et ouvris aussi les bras pour une étreinte. Je m'approchai de lui en pleurant : « Vous êtes venu ? Vous êtes venu ? » Il hocha la tête et se penchant vers moi, il ouvrit à nouveau les bras. Nous nous étreignîmes chaleureusement.

Je me réveillai. Il était 6 h 40. Etait-ce Maitreya ?

A. M., Gd-Mère, Québec, Canada
 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme du rêve était Maitreya.


Home Il me regarda droit dans les yeux

Cher Monsieur,

Dans les années 1970, je déjeunais avec des amis sur la terrasse d'un restaurant de Laguna Beach, en Californie, lorsque mon attention fut attirée par un singulier passant. D'environ 1 m 70, il semblait âgé d'une soixantaine d'années. Il avait les cheveux très noirs et un petit bouc. Il portait un costume bleu foncé très bien coupé et j'ai eu l'impression qu'il était européen (peut-être Suisse). Lorsque je le remarquai, il était pratiquement sorti de mon champ de vision, mais il s'arrêta, se retourna et me regarda droit dans les yeux. Puis il continua son chemin et disparut de ma vue. Je sentis qu'il ne fallait pas que je le perde de vue et me lançai à sa poursuite, mais je ne le vis nulle part. Il semblait avoir disparu.

Depuis lors, je n'ai jamais oublié cet homme qui, je pense, aurait pu être le Maître R.. Chaque fois que je lis des témoignages sur Maitreya, je me demande si l'homme que j'ai vu était un Maître.

Peut-être pourriez-vous m'aider ? Etait-ce un Maître ou ai-je été victime de mon imagination ?

Le Maître de Benjamin Creme indique que cet homme était Maitreya. Cet événement eut lieu en 1978.


Home « Je vous souhaite une bonne journée ! »

Cher Monsieur,

Le 20 février dernier, vers 14 h 30, mon amie et moi roulions sur l'autoroute allant de Zurich à Chur, lorsque nous décidâmes de nous arrêter quelques instants. En entrant dans la station service, nous vîmes un homme s'approcher de nous. Son visage radieux et plus particulièrement ses yeux nous impressionnèrent fortement.

Il nous sembla que son visage devenait de plus en plus radieux et ses yeux de plus en plus expressifs. Il était vêtu comme un touriste. Il nous salua en riant et nous dit : « Je vous souhaite une bonne journée ! » Nous rîmes à notre tour comme si nous le connaissions depuis longtemps, bien que nous ne puissions situer cet homme parmi nos connaissances.

Comme nous n'avons jamais oublié ce visage radieux et rieur et ces yeux expressifs, nous nous demandons si nous n'avons pas rencontré Maitreya. Est-ce exact ?

J. G., Birmendsdorf, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme confirme qu'il s'agissait bien de Maitreya.


Home Un « Ange solaire »

Cher Monsieur,

Durant l'été 1986, je pense, j'ai médité pratiquement chaque jour sur le soleil. Ce fut un été assez nuageux bien que, la plupart du temps, le soleil voilé réussisse à filtrer à travers le ciel couvert. Je sais que ce n'est pas bon pour les yeux, mais je voulais découvrir la vraie nature du soleil.

Après quelque temps, le soleil sembla n'être plus qu'un tunnel qui se reliait à la Terre, plutôt que cette sphère de feu que nous voyons à distance, exactement comme dans les illustrations des livres d'enfants représentant la tige d'un haricot magique poussant si haut que l'on peut l'escalader. Un jour, après plusieurs mois de méditation, un être que j'appelerai un ange solaire descendit soudain des rayons du soleil à une vitesse éclair et se tint devant moi. Il resta ainsi un moment, tenant verticalement devant lui, en guise d'épée, une sorte de rayon laser. Je ressentis plus que je ne vis une tête et des membres, car ils n'étaient pas vraiment visibles. Puis il se fondit dans mon cœur et ensuite dans mon centre ajna (entre les sourcils). Il me parut alors évident que nous sommes ce que nous voyons (que ce soit une illusion ou la réalité).

Par la suite, je pus invoquer cet ange solaire ; cela provoquait toujours un étrange effet calmant sur mon entourage. Mais ne sachant pas s'il était sage de l'invoquer pour un oui ou un non, je ne le fis que rarement.

Lorsque j'avais environ 7 ans, il m'était également arrivé de voir en pensée, par le troisième œil, des êtres très beaux, vêtus de teintes pastel et qui semblaient rayonner une présence sereine que je n'ai jamais vue sur Terre. Ils me guérirent de ma gêne concernant le sexe (gêne engendrée d'une part par les tabous sociaux et d'autre part par ce que j'avais expérimenté comme fausse largeur d'esprit de la part de ma mère, concernant le sexe). Ils m'allongèrent sur une sorte de table d'opération dans une pièce sans mur. J'ai spontanément pensé que ces êtres venaient de Sirius, bien que je ne puisse pas expliquer comment j'ai pu imaginer ce concept totalement inconnu. J'aimerais savoir qui étaient ces merveilleux guérisseurs.

 Nom et adresse fournis. Amsterdam, P.-B.

Ces expériences sont invoquées par l'activité de l'imagination astrale. Elles ne sont pas vraiment réelles. Il n'est certainement pas bon pour les yeux de fixer le soleil.B. C.


Home Qui était ce beau « gitan » ?

Cher Monsieur,

Il y a quelques années, j'ai vu en rêve un homme me tournant le dos. Je voulais voir son visage et lui demandai de se retourner. Il refusa. Mais je continuai de le supplier de se retourner. L'atmosphère était détendue et même joyeuse.

Finalement, il se retourna en disant : « Vous n'êtes pas censée me voir encore » (il dit cela en anglais, bien que je sois Néerlandaise). Il ressemblait un peu à un gitan. Je n'oublierai jamais son beau visage radieux et son sourire. N'était-ce qu'un rêve ou bien cela a-t-il davantage de signification ? Qui était ce beau « gitan » ?

N. de G., Amsterdam, Pays-Bas

 

Le Maître de Benjamin Creme indique que ce « gitan » était le Maître JésuS.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Taylor Hansen, " He Walked the Americas"

Il a parcouru les Amériques

par Bette Stockbauer

De la Polynésie à la côte Est des Etats-Unis, du Canada à l'Amérique du Sud, ils l'ont appelé de différents noms : le Guérisseur, le Prophète, le Thaumaturge, le Dieu de la lumière de l'aube, le Dieu du Vent, l'Instructeur, le Maître à la robe blanche..., mais leurs légendes chantent toutes le même être.

Les Polynésiens parlent ainsi d'un homme vêtu de blanc qui, s'étant détaché de trois grands vaisseaux mouillant au large, vint vers eux en marchant sur les flots. Il avait le teint clair, et sa barbe jetait des reflets dorés dans le soleil levant.

Au Mexique, les lointains descendants de l'empire toltèque évoquent encore un prophète aux yeux gris-verts et aux sandales dorées, qui vécut parmi eux des années durant, entouré de douze disciples, et enseignant au peuple sa religion de paix.

Les Constructeurs de tertres d'Amérique du Nord se souviennent toujours d'un grand guérisseur, capable même de ressusciter les morts. Circulant parmi le peuple, il levait les mains en signe de bénédiction — chacune de ses paumes portant une mystérieuse croix.

Telles sont les histoires que murmurent depuis près de 2 000 ans les saints et les gardiens de légendes d'Amérique et d'Océanie.

En 1918, Taylor Hansen, alors jeune étudiant en séjour dans une tribu indienne du Michigan, sut gagner, par sa sympathie et son intérêt profond pour ses coutumes et son histoire, la confiance de son chef, Tonnerre noir. Celui-ci convoqua en assemblée les chefs des autres tribus pour qu'ils lui confient leur savoir et leurs traditions, notamment sur un saint homme qui, jadis, avait foulé leur pays, à charge pour lui de consigner leurs récits dans un livre et de les sauver de l'oubli. Ainsi naquit le projet de son ouvrage, He Walked the Americas* (Il a parcouru les Amériques), dont il recueillera les éléments 45 années durant sur deux continents, tout entier centré sur un thaumaturge au teint clair, à la robe blanche, et dont les yeux gris-verts semblaient sonder l'avenir.

Le voyage aux Amériques

L'ouvrage commence par décrire les civilisations qui, de l'avis de bon nombre de spécialistes, florissaient sur ce continent au début de notre ère. Elles avaient alors quelque 1 000 ans d'avance sur celles d'Europe. En Amérique du Nord, les Indiens formaient alors un empire unifié et prospère, dont la capitale se situait sur l'emplacement de l'actuelle Saint-Louis ; au Mexique, la civilisation toltèque, réputée pour ses savants et ses artisans, construisit de splendides palais aux murs ornés de peintures multicolores ; des hauts plateaux andins, enfin, nous sont restés ces pictogrammes géants et mystérieux, si impressionnants vus des airs, qui paraissent dater de cette époque. Toutes ces civilisations entretenaient probablement entre elles des relations multiples, notamment commerciales, par mer et par un réseau de grandes routes terrestres qui maillait alors le continent. Mais aussi avancées qu'elles fussent, leur pratique de l'esclavage et des sacrifices humains, avec leurs conséquences inévitables que sont la guerre et le vol, constituait une grave menace pour leur survie et engendrait déjà parmi ces peuples un climat d'insécurité croissante. C'est pour guérir cette grande plaie que vint le Prophète.

Il commença son long voyage par la Polynésie où, selon des traditions que certains spécialistes font remonter aux premiers siècles de notre ère, après avoir mis fin aux guerres que se livraient depuis longtemps entre eux ses habitants, il répandit d'île en île sa religion d'amour et laissa ceux-ci unis dans cette civilisation qui dure encore aujourd'hui.

Il se rendit ensuite au Pérou. Ayant déjoué, par la protection spéciale dont il semblait jouir, les tentatives d'assassinat du clergé jaloux, il nettoya les temples et gagna si bien le cœur du peuple qu'il dut, au moment de partir pour le Brésil, lui expliquer par cette parabole les raisons de son départ : « Si vous aviez un troupeau de lamas et que l'un d'eux tombe dans un canyon, n'iriez-vous pas le chercher, en réponse à ses cris ? Ainsi dois-je aller sauver mes lamas, car ce sont les affaires de mon Père. » Il reviendra des années plus tard dans le pays, en tant que dirigeant toltèque, pour y poursuivre ses enseignements et sa réforme des temples.

A mesure que, parcourant le Brésil, les Caraïbes..., il remontait vers le Nord, les marchands qui sillonnaient le continent rapportaient ses miracles de plus en plus nombreux (guérisons, apprivoisements de bêtes féroces, etc.), si bien qu'une réputation croissante de sainteté le précédait ; les peuples en étaient même venus à voir en lui un dieu marchant sur la Terre et attendaient sa venue bien avant que ses sandales dorées n'aient touché le sol de leur pays.

C'est dans ce climat qu'il arriva en Amérique du Nord pour un long séjour dont les descendants actuels des nombreuses nations qui composaient alors cet empire (Cherokees, Algonquins, Dakotas, Shawnees...) se souviennent encore. On disait qu'il connaissait mille langues, car chaque fois qu'il devait séjourner dans l'une de ces nations, il commençait par en apprendre la langue. Après s'être entouré, comme souvent dans les autres pays, de douze disciples — qu'il formera soigneusement, tout au long de son séjour, à son enseignement — il se lança dans une série de profondes réformes de tous ordres, dans le domaine de l'agriculture par exemple, où il introduisit des semences et des techniques nouvelles, mais qui furent, pour l'essentiel, de nature religieuse ; il enseigna à prier le Père et la Règle d'Or : « Ne tuez ni ne blessez votre prochain, car ce n'est pas à lui que vous faites du tort, mais à vous-même ; faites-lui du bien, au contraire, et augmentez ses jours de bonheur ; vous augmenterez ainsi les vôtres. » Il réaménagea les temples, transforma et renouvela les anciennes cérémonies (remplaçant, en particulier, le sacrifice d'enfants par le baptême, et la danse totémique par la danse du soleil, dont il fit un rite de pénitence et d'expiation). Il créa enfin un calendrier fondé sur les cycles de Vénus, pour laquelle il semblait avoir une dévotion particulière : les Indiens connaissaient tous son habitude quotidienne de rester en prière jusqu'à son lever, et ils considérèrent depuis lors cette période de la journée comme sacrée. Les pionniers savaient bien, par exemple, qu'ils ne faisaient jamais la guerre lorsque l'astre éclairait le ciel.

L'entrée au Mexique

Une fois sa tâche accomplie sur cette partie nord du continent, il se rendit chez les Toltèques. Sa renommée était telle que tout au long de son chemin, des masses compactes l'attendaient, couvrant même les montagnes avoisinantes, et, sachant son amour des fleurs, faisaient pleuvoir sur lui des pluies de pétales de plus en plus épaisses à mesure qu'il approchait de leur capitale resplendissante, Tollan la Dorée. Au moment où, après s'être arrêté un instant pour contempler sa beauté fabuleuse, il passa ses lourdes portes de métal, incrustées de perles et d'émeraudes, s'éleva d'un million de poitrines un rugissement pareil à celui de l'océan, qui explosa lorsque le monarque s'inclina devant lui et l'escorta dans la ville. Il accomplit alors son premier miracle : tous purent l'entendre, de la colline qui domine le centre de la ville jusqu'au-delà des remparts, et même sur les montagnes environnantes, leur raconter de sa voix magnifique et mélodieuse ses voyages, leur parler des amis qu'il avait gagnés et des ennemis qu'il avait réconciliés par l'amour et la compréhension, et demander aux dirigeants d'honorer la Voie sacrée en renonçant à l'esclavage et aux sacrifices. Il resta longtemps dans le pays et choisit probablement comme lieux de résidence et sanctuaires privilégiés le temple de Teotihuacan et la pyramide sacrée de Cholula, dont il fit, sous le nom de Quetzalcoatl — le Serpent à Plumes, Dieu de l'eau et du vent — les centres de rayonnement de son œuvre sur l'ensemble du continent, et où il enseigna au clergé les antiques rites d'initiation. Par ses paroles et ses miracles, il unit le pays dans un mode de vie et de pensée commun et instaura un climat de paix et de réconciliation dans lequel la nation toltèque découvrit sa dignité et sa puissance véritable.

Parvenu au terme de sa mission, il quitta Tollan pour le Yucatan, et se rendit sur l'île de Cozumel, ultime étape de son long séjour dans cet hémisphère. Puis un matin, dans la lumière de l'aube, il s'embarqua sur un magnifique navire de bois rouge et partit en direction de Tla-pallan, sa patrie au-delà des mers.

Après son départ, sa légende prit maintes formes. Certains la tiennent pour un simple mythe ; d'autres sont convaincus de sa réalité historique. Tel était le cas de F. Buch, érudit de Hawaï, qui, après l'étude comparée de récits semblables qu'il avait recueillis en Inde, en Chine et au Japon, faisant tous mention d'un instructeur à la peau blanche, crut voir, dans ses vêtements et le type de vaisseau qu'il utilisait, l'indication qu'il était originaire de la région de la Mer Rouge. C'était aussi le cas des Mormons dont le Livre, qui traite des événements qui se déroulèrent sur le continent américain entre 600 av. J.-C. et 421 ap. J.-C., contient notamment un certain nombre de prophéties sur la venue du Christ et consacre même plusieurs chapitres aux apparitions qu'il fit sur ce continent et à l'œuvre qu'il y accomplit après sa résurrection : miracles, choix de douze disciples..., événements assez proches de ceux que rapportent la Bible et les légendes indiennes.

Au cours de ses voyages, Kate-Zahl (ainsi l'appelait-on affectueusement parmi le peuple) eut parfois la révélation de l'avenir sinistre et douloureux qui attendait les peuples où il séjournait. C'est ainsi qu'un jour où, selon son habitude, il était allé prier sur les hauteurs du Popocatepetl, qui surplombait Tollan, il eut une vision d'horreur qui fit blanchir ses cheveux.

Une vision du futur

Alors qu'il regardait la plaine s'étendant à ses pieds, un voile se souleva et lui laissa voir l'avenir de la ville. D'étranges fêtes remplissaient ses rues et des rites païens s'étaient emparés de ses temples. Les fleurs éclatantes et les oiseaux au rare plumage, les sourires joyeux du peuple, les chants et les psalmodies du clergé qu'il avait patiemment formé, tout avait disparu. Son nom même était oublié, et son enseignement n'était plus guère qu'un vague souvenir. Il vit alors le puissant Popocatepetl se mettre à trembler, un séisme fendre le pays et dévaster entièrement la ville, dont un feu consumait les derniers restes de vie.

Un autre rideau s'ouvrit alors sur de vastes migrations, le peuple traversant le pays dans le plus grand désordre, fuyant les pillards venus faire main basse sur le royaume. Ceux-ci, en bandes toujours plus puissantes, mirent tout à feu et à sang. Ils profanèrent les temples, et firent des sacrifices humains la pierre d'angle de leur culture et de leur foi.

A cette vision d'horreur en succéda une autre plus terrible encore, vision d'un cycle dont il vit clairement la date : 1519, l'année de Te-Tec-Patl. Venant de l'Est, des hommes blancs, en armures et munis de baguettes qui tuaient à distance, se pressaient en rangs serrés sur les côtes. Ils portaient sa Croix mais n'avaient, il ne le voyait que trop clairement, d'autres buts que de conquête et de carnage. Avec une tristesse sans borne, il observa leur progression, si rapide et si cruelle qu'elle bouleversera pour toujours la face du pays. Ils les vit, pendant cinq cycles (520 ans), mus par leur cupidité, élargir le champ de leurs exactions, fabriquer des armes toujours plus destructrices, et sembler même lancer un défi aux dieux.

Alors, tout son travail lui sembla vain et dérisoire. Où étaient donc ses villes resplendissantes et leurs fresques multicolores ? Où donc étaient ceux qui suivaient joyeusement sa loi, les enfants heureux trouvant leurs délices dans son seul contact ? En gémissement d'agonie, il pria alors pour son peuple.

Peu avant de partir, il fera part de ses visions aux Toltèques, dans l'espoir qu'ils suivent mieux sa voie et ainsi, écartent autant que possible la menace de leur réalisation. Il les engagera à mettre leurs écritures sacrées en sécurité, dans des cavernes secrètes, afin que leurs descendants puissent s'en nourrir, et à transmettre de génération en génération sa prophétie selon laquelle le Popocatepetl annoncerait par de forts grondements l'approche de chacune de ces menaces. Enfin, pour donner à son avertissement encore plus de force et de permanence, il tailla dans la montagne un bloc de roche géant et y grava en lettres intriquées les cycles futurs de Vénus ; puis il inscrivit à son sommet la date fatidique — 1519 — afin que nul n'oublie les maraudeurs blancs.

Si certains n'y croyaient pas, beaucoup, cependant, pleuraient à la pensée que tant de beauté pût s'écrouler si facilement. Mais sur les hauteurs du volcan, un autre cycle lui avait été révélé. Alors qu'il regardait la vallée, en contrebas, il vit un rayon doré illuminer un pays nouveau. C'était en 2039. L'humanité était enfin sortie de cette ère de carnages et de guerres qui avaient marqué son enfance. Tout devant lui n'était que splendeur. Parsemés dans le pays, de vastes centres de savoir, aux bibliothèques immenses, riches de livres de tous les pays, avaient fleuri, et dont les murs portaient, inscrites aux yeux de tous, ses paroles. Dans ses temples sacrés, restaurés avec amour, le clergé gardait une fois encore la Voie sacrée. Au moment de ses adieux à Tollan, il révéla ce cycle au peuple assemblé, puis il lui adressa ces mots, en guise de viatique et de promesse, pour l'encourager à tenir dans les temps à venir : « Venez avec moi et parcourons ensemble cette ère future. Voyez ses bâtiments resplendissants, de matériau inconnu, et les nouveaux modes de transport qui sillonnent le pays. Visitons ensemble ses jardins et ses parcs avec leurs fleurs et leurs oiseaux ; observez attentivement le visage des gens, que nulle peur ne voile plus, et voyez-les resplendir de ma lumière. Contemplez cet âge où l'humanité adulte marche vers sa destinée — l'Age d'Or du savoir, emportez avec vous cette vision, tout au long des âges, et souvenez-vous toujours de Kate-Zahl, le prophète. »

Dans les villages du désert américain vivent quelques hommes qui se souviennent de ces paroles, car ici aussi, il a promis de revenir un jour futur. Patiemment ils l'attendent, et font brûler chaque nuit une chandelle, pour hâter son retour, selon sa recommandation : « Si tu es fidèle à mon enseignement, et pour montrer que tu as vécu ta journée dans la justice, laisse brûler une chandelle la nuit, jusqu'à ce qu'un matin, dans la lumière de l'aube, je revienne pour te conduire dans le royaume de mon Père. »

Et dans les profondeurs des jungles du Yucatan vit un peuple caché, un clergé sacré, qui garde sa voie depuis de nombreux siècles. On dit que dans son temple brûle aussi une lumière, celle même qu'il y a 2 000 ans alluma le prophète le jour de ses adieux.


La découverte des Dix Commandements

A l'appui de sa thèse, Taylor Hansen cite la découverte dont Bancroft fit état vers 1860, dans son ouvrage Native Races : un peu en-dessous d'un cercueil de chêne que l'on avait exhumé d'une épaisse couche d'argile, et contenant, outre un squelette, divers ornements de pierre et de cuivre, on mit à jour un coffret de pierre parfaitement ajusté et étanche, à l'intérieur duquel ontrouva une tablette de pierre d'environ 20 cm de long sur 4 d'épaisseur. Sur cette tablette était gravée la figure d'un homme à longue barbe et portant une robe lui descendant aux pieds, selon toute apparence un prêtre, ainsi qu'une série de caractères dans lesquels un membre du clergé local affirma avoir reconnu le texte hébreu des Dix Commandements.


* L. Taylor Hansen, He Walked the Americas, Amherst Press, Amherst, Wisconsin, 1963, USA.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le Maître Jésus avait enseigné pendant de nombreuses années en Polynésie et en Amérique (du Nord, Centrale et du Sud), au cours des VIe et VIIe siècles.




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