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Accueil > Revue Partage > année 1995

Extraits de la revue
Partage international

Juin 1995 - N° 82

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Economie mondiale : la réforme indispensable par Hazel Henderson


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme




L'article du Maître

Home Le dilemme

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Jamais auparavant dans l’histoire humaine, des décisions prises à huis clos, dans les grands centres de pouvoir de la planète, n’avaient revêtu pareille importance. Au bout de tant d’années, les réalités politiques et économiques de l’actuelle crise mondiale ont fini par convaincre les hommes au pouvoir qu’il fallait s’y attaquer. De leurs délibérations dépendent maintenant l’avenir du monde, et le bien-être de sa population.

Jusqu’à présent, les pays industrialisés considéraient comme naturel de jouir d’une position privilégiée sur la scène internationale, et contrôlaient l’économie mondiale dans leur intérêt exclusif. Aujourd’hui, et pour la première fois, ils se tournent vers un tiers monde plongé dans l’indigence, et se mettent en quête de solutions mutuellement bénéfiques aux nombreux problèmes qui mettent en péril la stabilité du globe.

Prêtant l’oreille à l’appel à l’aide des nations les plus pauvres, les pays riches commencent enfin à envisager un partage devenu inévitable. Cela représente un changement d’attitude d’importance vitale et de bon augure pour l’avenir.

Une porte s'est ouverte

Que les discussions en cours débouchent ou non sur des propositions concrètes et sur un calendrier d’actions, la porte du bon sens et du réalisme s’est ouverte, laissant entrevoir les possibilités qui s’offrent, si imparfaitement ou momentanément que ce soit. En temps voulu, les hommes pourront ainsi prendre position par rapport aux recommandations de Maitreya : ou ils accepteront les changements nécessaires de leur plein gré et avec joie, ou ils les refuseront.

Leur acceptation ne saurait faire de doute : l’alternative, effroyable à envisager, marquerait la fin irrévocable du séjour de l’homme sur cette Terre. L’Histoire montre que l’extrême adaptabilité de l’être humain lui a permis de survivre à des crises et à des dangers innombrables. Chaque fois, si tardivement que ce fût, son instinct de conservation l’a préservé de la destruction. Aujourd’hui, au seuil de l’ère nouvelle, l’homme est une fois de plus confronté à un dilemme.

Les frères aînés

Lors des crises du passé, c’est souvent depuis les coulisses qu’il a reçu de l’aide de ses Frères aînés. A l’époque actuelle prévaut une situation nouvelle, et c’est de manière visible et tangible que cette Fraternité offrira à l’humanité les fruits de son expérience. Ainsi les hommes seront-ils aidés dans leurs choix et leurs décisions ; ainsi emprunteront-ils le plus court chemin vers la vérité.

Eclairés et guidés par Maitreya et son groupe, les hommes ne tarderont pas à mettre fin aux pires divisions d’un monde écartelé : la pauvreté et la faim qui touchent des millions d’hommes ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir ; les vieilles plaies seront soignées, et les anciennes injustices pardonnées.

Ainsi les fils des hommes reprendront-ils leur voyage vers la divinité. Sous la conduite de Maitreya et de ses Frères, ils connaîtront le sens et le but de leur vie et, se consacrant à l’instauration du Plan divin, ils se reconnaîtront mutuellement en tant que fils de Dieu, divins eux-mêmes. Ainsi en sera-t-il. Ainsi l’œuvre du Grand Seigneur s’accomplira-t-elle. Le calendrier de son émergence est maintenant fixé. Le monde le verra sans délai.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Les éclaireurs de l'humanité

par Bette Stockbauer

Dans le Traité sur la magie blanche, p. 402, le Maître Djwal Khul décrit une phase préliminaire du travail de la Hiérarchie, consistant à préparer l'humanité à l'ère du Verseau : « Vers l'an 1500, les Frères aînés de la race des hommes réunirent un conclave de tous les départements. Leur but était de déterminer comment renforcer l'impulsion à l'intégration, note dominante de notre ordre universel, de la hâter, et de prendre les mesures qui pourraient produire la synthèse et l'unification dans le monde de la pensée, qui seules rendent possible la manifestation du dessein de la Vie divine dont toute chose provient. »

La Hiérarchie détermina que deux conditions étaient nécessaires à l'humanité pour qu'elle puisse bénéficier des énergies de l'ère à venir : (1) l'élévation de la conscience de l'humanité au plan mental, et (2) la destruction des barrières que constituent la séparativité, l'isolement, et les préjugés existant entre nations, races et individus. Pour atteindre ces objectifs, ils stimulèrent la formation de groupes chargés d'agir dans quatre secteurs : la culture, la politique, la religion et la science.

L'impact, sur le monde des années 1500, des esprits avancés de l'époque et leur environnement politique et culturel semblent rappeler une autre période, celle des années 500 av. J.-C. A cette époque plus reculée, les formes de l'ère du Bélier commençaient à se désagréger sous l'influence des énergies des Poissons dont la puissance allait croissant. De même, vers l'an 1500, les formes des Poissons commençaient à s'effriter sous la poussée de plus en plus perceptible des énergies du Verseau.

Ces deux époques furent gratifiées d'intelligences très en avance sur leur temps. Elles virent se produire de grands changements sociaux, aboutissant à la dissémination et au brassage des peuples et des idées. Elles furent témoins de l'épanouissement de la science, de la rationalité et de nouvelles idées spirituelles.

Le progrès de la science et de la pensée

« L'Ashram d'un Maître du 5e rayon a un rôle important à jouer dans le travail de préparation, car c'est par l'utilisation scientifique de l'énergie que le monde sera reconstruit, et la nature réelle de la Hiérarchie prouvée. » (Maître D. K., Extériorisation de la Hiérarchie, p. 577.)

500 ans av. J.-C.

Dans l'Athènes du Ve siècle av. J.-C. vint un groupe d'hommes qui exprima le génie créatif de l'esprit grec, et leurs œuvres ont inspiré les esprits intelligents jusqu'à nos jours.

L'esprit de Pythagore (~582-500 av. J.-C) — un initié de degré 2,2 — devait habiter les cieux, car il proposa des théories en mathématiques, en musique et en astronomie qui défient toujours notre compréhension.
Socrate (469-399 av. J.-C.) (2,4) était un philosophe cynique et bourru, ne vouant fidélité qu'à la vertu et à la connaissance. L'un comme l'autre, Pythagore et Socrate, furent persécutés à cause de leurs idées. Pourtant, 25 siècles plus tard, ces mêmes idées ont toujours leur place dans les bibliothèques et les universités du monde entier.

Homme de lettres et visionnaire utopiste, Platon (427-347 av. J.-C.) (2,4) croyait profondément en la capacité de l'homme à bâtir une société juste et équitable. Lors d'une expédition financée par Alexandre le Grand, Aristote (384-322 av. J.-C.) (2,4), philosophe et scientifique, dépêcha 1 000 agents dans les campagnes d'Europe et d'Asie pour récolter des spécimens destinés à son livre sur l'histoire naturelle.

Le travail de ce groupe d'hommes éclairés était aussi bien spirituel que scientifique, car pour eux cette séparation n'existait pas. Ils furent les premiers à s'attaquer aux grands problèmes auxquels l'humanité doit faire face : les questions touchant l'harmonie sociale et l'unité humaine. Dans leur quête, ils inventèrent les outils de la pensée : la rationalité, la discipline et l'analyse, prélude nécessaire à une réelle objectivité et à de véritables solutions.

Ils contestèrent l'idée couramment répandue que les hommes sont impuissants, gouvernés par les caprices de leurs dirigeants et de leurs dieux. Ils croyaient en une responsabilité et en une créativité personnelles, capables de mener le monde et de créer une humanité reflétant le bon, le vrai et le beau.

1500 ans ap. J.-C.

Dans les jours sombres du XIIIe siècle, Roger Bacon lança cet avertissement : « Cessez d'être gouvernés par les dogmes et l'autorité ; regardez le monde. » Trois siècles plus tard, son appel prophétique trouve écho dans l'œuvre du groupe de scientifiques le plus remarquable depuis les jours de gloire de la ville d'Athènes. Ils défièrent les prétentions de l'Eglise catholique dans le domaine de la vérité, ils donnèrent naissance à des idées et à des inventions propres à soulager la dure vie des classes laborieuses, et ils connurent des succès incomparables.

Léonard de Vinci (1452-1519) (4,4) était naturaliste, anatomiste, ingénieur et artiste. Ses cahiers de notes préfiguraient des inventions qui ont dû attendre notre époque pour voir le jour. Copernic (1473-1543) (2,3), Galilée (1564-1642) (2,2) et Kepler (1571-1630) (1,7) scrutèrent l'espace, et remirent en question la croyance populaire qui faisait de la Terre le centre de l'univers. Leurs travaux furent sévèrement condamnés par une Eglise convaincue de sa propre importance dans cet univers.

Suivirent Newton (1640-1727) (2,2) et Leibniz (1646-1716) (1,7), avec les lois fondamentales des mathématiques, du mouvement et de la gravitation. Dans le domaine de la science médicale, Harvey (1578-1657) (1,6) démontra l'existence de la circulation sanguine et Leeuwenhoek (1632-1723) (1,7) inventa le microscope.

Tout aussi important fut le développement de l'imprimerie dans les années 1400. La connaissance fut dès lors accessible à tous, au lieu d'être enfermée dans les monastères et les écoles des nantis. Lorsque des exemplaires de la Bible furent mis à la disposition des pauvres aussi bien que des riches, son interprétation cessa d'être du domaine exclusif de l'Eglise.

Les grandes migrations et les mouvements politiques

« Les migrations des peuples de toutes les nations (...) indiquent un effondrement à l'échelle mondiale de toutes les frontières extérieures et l'institution d'un processus de mélange et de fusion sans précédent dans le monde. Le changement extérieur produit une synthèse intérieure, et les clivages se résolvent intérieurement par des relations plus étroites et un esprit de compréhension plus tolérant. » (Maître D. K., Extériorisation de la Hiérarchie, p. 134.)

500 ans av. J.-C.

Avant l'ère chrétienne, les communications demeuraient primitives. Les moyens de transport étaient si limités, que seul un petit nombre d'aventuriers et de visionnaires pouvait concevoir le monde au-delà de l'horizon. Pourtant, à l'intérieur même de chaque région, apparaissaient les signes d'une unité croissante.

Les groupes amérindiens d'Amérique du Nord et du Sud étaient reliés par des routes commerciales, aussi bien maritimes que terrestres. En Chine, Confucius (551-479 av. J.-C.) (5,0) faisait passer son pays d'un amalgame d'Etats belliqueux à une société unifiée. Un courant continu de nomades provenant de l'Est et du Nord vint grossir les rangs des populations établies en Europe.

Le roi Philippe de Macédoine (382-336 av. J.-C.) (1,7) était un ami proche d'Aristote, qui rêvait d'un Etat mondial, d'une union de tous les peuples connus. Lorsque son fils Alexandre (356-323 av. J.-C.) (1,5) fit la conquête du vaste royaume de Perse, le rêve devint réalité : les portes étaient ouvertes entre l'Orient et l'Occident, permettant les échanges qui transformèrent irrévocablement les deux mondes.

1500 ans ap. J.-C.

Point n'est besoin de beaucoup d'imagination pour appliquer les paroles du Maître D. K. au monde des années 1500. De la Chine à la Hongrie, les Turcs et les Mongols régnaient sur l'Eurasie. Ils apportèrent aux Occidentaux la boussole et de vagues connaissances sur des terres inconnues. Motivés par le pouvoir, l'avidité, ou la simple curiosité, Colomb (1451-1508) (2,0), Magellan (1480-1521) (2,0) et Vasco de Gama (1469-1524) (1,6) ouvrirent une ère de migrations inégalée dans l'histoire telle que nous la connaissons. Cortez (1485-1547) (1,7) conquit la nation aztèque en Amérique centrale ; Pizarre (1476-1541) (1,5) s'empara du Pérou. L'esclavage dispersa les peuples d'Afrique autour du globe.

Bien que la plupart de ces opérations s'accompagnèrent d'excès, et notamment d'effusions de sang et de vols, elles suscitèrent un désir d'exploration, à l'origine d'une nouvelle expansion de l'esprit chez les populations d'Europe et d'Asie. Partout, les gens se mirent à rêver d'une vie meilleure, libérés des forces conjointes les empêchant de réaliser ce rêve : jamais plus les Eglises et les monarques du monde ne domineraient leurs sujets comme auparavant. Si la future unité prévue par les Maîtres n'était pas encore une réalité, le terrain la rendant possible se préparait certainement.

L'épanouissement de la religion et de la culture

« Les groupes religieux (...) ont eu leur raison d'être et ont conduit à la révolte et au refus de l'autorité. Par la seule force de leur exemple, ils poussèrent l'homme à réfléchir par lui-même. Ils se sont fait les défenseurs de la liberté et du droit de chacun à la connaissance. » (Le Maître D. K., Traité sur la magie blanche, p. 409-410.)

500 ans av. J.-C.

C'est à cette époque que naquirent les grandes religions du monde. En Inde, Gautama Bouddha (563-483 av. J.-C.) enseigna les vérités simples de la voie du milieu, éloignant son peuple de sa tendance à l'ascétisme. Deux cents ans plus tard, l'empereur Ashoka (269-232 av. J.-C.) (3,0) renonça à la guerre et modela l'Inde d'après les préceptes du Bouddha.

En Chine, les enseignements mystiques de Lao-tseu (604-? av. J.-C.) (4,2) s'unirent à l'esprit pratique de Confucius et aux tendances primitives de l'ancien taoïsme. Le prophète et enseignant religieux perse Zoroastre (628-551 av. J.-C.) (4,5) inspira une religion qui se répandit finalement vers l'ouest à travers l'Europe sous le nom de culte de Mithra, et la chrétienté gnostique contient des enseignements et des rituels d'adoration similaires à ceux des mystères mithriaques.

Les constructeurs de tumulus d'Amérique du Nord et les bâtisseurs de pyramides de régions situées plus au sud élaborèrent des enseignements et des rituels intimement liés à la vie de la nature. Dans le Bassin méditerranéen, la fusion des valeurs spirituelles et culturelles se concentra dans la ville d'Alexandrie, où convergèrent l'esprit rationnel des Grecs, la vie ordonnée des Romains, le monothéisme des Juifs et les pratiques occultes des Egyptiens. Durant des siècles, les pratiques mystiques des cultures orientales s'y infiltrèrent et, tant de dieux étaient représentés à Alexandrie, que ses habitants ne pouvaient que reconnaître l'unité sous-jacente de leurs différents enseignements. C'est là que s'est développée une forme de dévotion à Sérapis, un dieu en trois personnes, devançant de 200 ans les idées chrétiennes.

1500 ans ap. J.-C.

Les peuples d'Europe venaient juste d'affronter la peste noire, et partout aspiraient à la liberté et au changement. Les paysans en avaient assez de leur vie misérable, et les premiers appels à la révolution se répercutaient faiblement dans diverses régions. La décadence de l'Eglise catholique romaine minait son autorité. Les pressions internes et externes visant à la transformer secouèrent ses fondations durant des décennies. Trois siècles plus tôt, Saint-François d'Assise (3,5) avait supplié le pape de l'époque de revenir à la bonté originelle de Jésus. C'était maintenant au tour de Luther (1483-1546) (2,3) et de Calvin (1509-1566) (1,8) de rappeler à la caste des prêtres l'existence de leur divin fondateur. Ils dénièrent à l'Eglise le droit exclusif d'interpréter la Bible, et incitèrent leurs disciples à assumer eux-mêmes la responsabilité de leur salut.

Durant ces mêmes années naquit la révolution littéraire et artistique appelée Renaissance. En littérature, Shakespeare (1564-1616) (3,5), Milton (1608-1674) (1,8), Montaigne (1533-1592) (1,7) et Cervantes (1547-1616) (1,7) imprégnèrent leurs œuvres d'une profonde recherche spirituelle et philosophique. Michel-Ange (1475-1564) (3,3), le Titien (1490-1576) (3,0), Rubens (1577-1640) (3,0) et Rembrandt (1606-1669) (3,0) sortirent véritablement la peinture de l'âge des ténèbres. De manière strictement scientifique, ils entreprirent une recherche de la précision dans la représentation qui conféra à leur art mouvement et réalisme.

Par les écrits de Johan Valentin Andreas (1586-1654) (2,3), les Rosicruciens ranimèrent les sciences ésotériques et occultes de l'ancienne Egypte. Sir Francis Bacon (1561-1626) (3,7), Paracelse (1493-1541) (2,3), Jakob Boehme (1575-1624) (1,8) et le comte de Saint-Germain furent, semble-t-il, associés à cette fraternité secrète.

Une nouvelle direction des affaires mondiales

Dans les Grandes Lignes de l'Histoire (1920), H. G. Wells (1,7) décrit « trois des grandes idées qui gouvernent et structurent l'esprit de l'humanité contemporaine » : l'idée de la science, l'idée d'un Dieu juste et universel, et l'idée d'une politique mondiale. Vers la fin de l'ère du Bélier, ces idées encore faiblement exprimées commencèrent à prendre racine, et l'ère chrétienne fut témoin de leur croissance. Notre ère, celle de Maitreya, verra leur épanouissement planétaire, par la grâce de ces êtres sacrés qui influencent l'évolution à partir des mondes intérieurs et qui, de temps à autre, viennent vivre parmi nous, nous gratifiant ainsi de leur présence.

Voilà donc comment nous évoluons : par la prolifération de ces grandes idées, « émergeant de l'esprit des quelques rares personnes ou peuples exceptionnels chez lesquels elles ont d'abord vu le jour, se répandant dans la conscience générale de la race, et apportant d'abord une nouvelle couleur, puis un nouvel esprit, et enfin une nouvelle direction aux affaires humaines. » (H. G. Wells)


Pour plus d'information, se référer à la Mission de Maitreya, tomes I & II, de B. Creme




Home Maitreya apparaît à Brick Lane et à la mosquée de Whitechapel

par Patricia Pitchon

Le jeudi 27 avril 1995, j'ai reçu la visite d'un Français de Perpignan, M. Henri Schmitt. Il m'expliqua qu'il avait lu les livres de Benjamin Creme et qu'il était abonné à Partage International depuis cinq ans. Il avait crée un groupe de transmission et, outre ses obligations professionnelles, il travaillait quotidiennement pour les sans-abri de Perpignan. Il était arrivé récemment à Londres et depuis plusieurs jours, il circulait à Brick Lane avec la photo de Maitreya prise à Nairobi, en demandant aux gens qu'il rencontrait s'ils le connaissaient.

La veille de sa visite chez moi, le mercredi 26 avril, Henri avait fait une rencontre étonnante dans Hanbury Street, à proximité de Brick Lane. Il l'a relatée dans une lettre adressée à M. Creme. La voici :

Cher Monsieur,

Le mercredi 26 avril à 14 h 15, alors que j'étais dans Hanbury Street, je suis entré dans un restaurant-salon de thé au mobilier sobre et fonctionnel.

Un homme portant un costume gris clair à l'occidentale y était installé, en train de boire un thé. Il semblait d'origine indienne. Soudain, son regard attira mon attention de manière extrêmement forte : j'y ressentis tant de vérité, de calme et de sérénité...

Sans vouloir être impoli, je me suis assis en lui tournant le dos.

Mais ce sentiment inexplicable ne fit que s'accroître. Sentant son regard sur moi, je me suis retourné, et le regardant dans les yeux, je me suis soudainement senti calme, en paix, et tellement en sécurité que, sans pouvoir m'expliquer ce geste, je lui montrai la photo de Maitreya prise à Nairobi en 1988 et lui demandai s'il avait déjà vu cet homme. Il répondit qu'il l'apercevait très épisodiquement à Brick Lane, et de temps à autre à la mosquée Jamme de Brick Lane, ainsi qu'à la mosquée de Whitechapel.

Je lui ai demandé s'il savait quand il y aurait un office et il a répondu : « Vendredi soir. » Ensuite, je me suis retourné. J'étais si heureux par cette réponse que pendant un instant je fus incapable de faire quoi que ce soit. Néanmoins, une nouvelle question surgit en moi : qui était cet homme qui m'a fait une telle impression ? Etait-ce le Seigneur Maitreya ?

Henri Schmitt

La description qu'Henri me fit de cet homme, lors de sa visite, me frappa ; il déclara qu'il était vêtu de façon simple et néanmoins élégante, et que son regard était très spécial. J'ai rencontré, au fil des ans, de très nombreuses personnes qui se sont rendues à Brick Lane, mais aucune n'avait jamais reçu confirmation de la présence de Maitreya dans ce quartier, et encore moins une indication de l'endroit où le trouver. J'ai alors téléphoné à M. Creme de la part d'Henri, et le Maître de M. Creme a confirmé que l'homme du salon de thé était bien Maitreya en personne.

Mon époux et moi-même avons pris des dispositions pour accompagner Henri, le vendredi 28 avril, à la mosquée de Whitechapel, Henri ayant indiqué que l'homme du salon de thé avait mis davantage l'accent sur cette mosquée que sur la mosquée Jamme. J'appelai un ami journaliste musulman d'origine indienne pour m'informer de l'heure et des modalités des prières du soir, afin de savoir quels vêtements porter et l'attitude à adopter en ces circonstances. Je me sentais un peu mal à l'aise, sachant qu'il y aurait peu de femmes présentes à la prière du soir, et je n'étais d'ailleurs pas du tout certaine qu'il soit indiqué que j'y aille.

Nous nous sommes rendus au salon de thé de Hanbury Street en premier lieu et de là, à la mosquée. Nous avons ôté nos chaussures à l'entrée, et on me conduisit à l'étage, aux salles réservées à la prière des femmes, tandis qu'Henri et mon époux se rendirent dans le grand hall de prière au rez-de-chaussée. A l'étage, j'aperçus la salle principale réservée à la prière des femmes, ornée de somptueux petits tapis verts. A travers des ouvertures cintrées, je pus observer le déroulement de l'office, mais les portes de la salle étaient fermées à clef. Une femme originaire du Bengladesh, qui dispensait l'instruction religieuse aux filles, eu l'amabilité d'envoyer l'un de ses enfants chercher les clés, lesquelles restèrent introuvables. Je continuai à discuter quelques instants avec cette femme, mais elle devait s'en aller. Comme j'eus l'impression qu'il ne serait pas convenable que je reste seule à l'étage, et qu'il valait donc mieux que je quitte la mosquée, il me fallait trouver un moyen de prévenir Henri et mon époux, car je ne pouvais pénétrer dans la salle réservée aux hommes. Elle pria donc sa fille de m'accompagner au rez-de-chaussée à un bureau où je pourrais parler à un responsable de la mosquée.

On me dirigea vers un vestibule, où une porte vitrée donnait sur un bureau. Je regardai à travers la vitre et fus surprise de voir un homme imposant, de très grande taille, entièrement vêtu de blanc, qui semblait se pencher pour nouer ses lacets. Il était assis derrière un bureau et il émanait de lui une telle puissance que j'en restai sidérée. Je ne pus distinguer son visage, mais je me demandai qui cela pouvait bien être. Peut-être l'Imam de la mosquée ? Ou pouvait-il s'agir de Maitreya ?

L'employé qui se trouvait en face de cet homme sortit rapidement et m'éloigna gentiment de la pièce. Je lui expliquai mon problème et il alla chercher Henri et mon époux. Il fut décidé que je les attendrais au restaurant Clifton, dans Brick Lane, et ils retournèrent dans la salle de prière.

Lorsque nous nous retrouvâmes au restaurant, Henri raconta que lors des prières, son attention avait été constamment attirée par un bel homme, de grande taille, qui se trouvait à quelque distance derrière lui. Il avait des yeux empreints d'une très grande assurance, dénués de toute peur. Cet homme ne regardait pas Henri, mais Henri ne pouvait s'empêcher de le regarder. Mon époux déclara que pendant les prières, il avait ressenti une très forte énergie et une atmosphère de grande dévotion.

Je leur parlai de l'homme que j'avais aperçu dans le bureau. Je demandai à mon époux de décrire l'Imam qui avait conduit les prières, et de toute évidence, ce n'était pas l'homme que j'avais vu dans le bureau. Je ne cessai de répéter qu'une puissance énorme semblait émaner de cet homme, qu'il avait quelque chose d'extraordinaire. Aurait-il pu s'agir de Maitreya ? Nous nous interrogâmes également à propos de l'homme qu'Henri avait vu dans la salle de prière. Etait-ce Maitreya ?

Henri fit alors la remarque suivante : « S'il était vrai que je l'aie vu à deux reprises en une semaine, je serais plus que comblé. C'est la semaine la plus importante de ma vie. Cela va m'encourager à travailler d'autant plus fort pour tous ces gens que j'essaie d'aider. »

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que Maitreya était effectivement apparu à ces trois occasions : au salon de thé à Hanbury Street, dans le bureau à la mosquée, et dans la salle de prière.


Home Argimiro Morales, porte-parole des indiens Mixtecos

Nous devons préserver notre culture

par Jan Spence

« Nous devons préserver notre culture »

Les Mexicains hispanophones travaillent dans les plaines fertiles californiennes depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais aujourd'hui, des immigrés viennent en grand nombre de plus loin, du sud du Mexique. Les derniers venus sont les indiens Mixtec, ou Mixtecos, originaires des Etats d'Oaxaca, Puebla et Guerrero. La frontière entre la Californie et le Mexique, longue de 200 km, a la réputation d'être la frontière la plus fréquentée du monde. Six millions d'individus transitent légalement chaque mois au seul poste frontière de Tijuana-San Diego. Il s'agit soit de travailleurs frontaliers, soit de personnes qui entrent aux Etats-Unis en touristes, pour rendre visite à leurs parents ou dans le but de faire des achats.

En fait les Mixtecos, ainsi que les autres immigrants, sont amèrement déçus par la Californie du Sud ; ils n'y trouvent pas assez de travail et doivent faire face à des difficultés plus grandes que dans leurs pays. Ils sont victimes d'injustice et sont exploités.

L'agriculture est l'une des principales activités de cet Etat. Cependant, il y a plus de demandeurs d'emploi que d'emplois. Aujourd'hui, le salaire minimum est de 4,25 dollars de l'heure, le même depuis 1988. Parfois, les employés sont payés moins que ce qu'ils ont vraiment gagné. S'ils contestent, ils perdent leur emploi. Il n'existe aucune procédure de recours. Les Mixtecos travaillent pour n'importe quel salaire et presque dans n'importe quelle condition. Ils subissent la discrimination des autres mexicains qui essaient d'établir un salaire minimum garanti et d'améliorer les conditions de travail.

Les bidonvilles

Les canyons du comté de San Diego sont parsemés de bidonvilles. Les ouvriers agricoles et leur famille sont entassés dans des abris de cartons ou de bois, sans eau potable ni électricité. Le manque d'hygiène est patent. Les immigrants boivent parfois l'eau d'irrigation qui n'est pas potable, certaines parcelles étant abondamment traitées aux pesticides. Les femmes se plaignent d'agressions sexuelles. La barrière linguistique constitue un handicap supplémentaire. Les Mixtecos ne parlent pas l'anglais et peu l'espagnol. Ils s'expriment dans leur langue précolombienne. Ils ne sont pas embauchés par les propriétaires, mais par des entreprises de main-d'œuvre — ou intermédiaires — d'une manière informelle. Ils ne savent souvent pas pour qui ils travaillent et ne connaissent pas les responsables en cas d'injustices. Ils sont payés en espèces, n'ont ni protection sociale ou médicale, ni congés payés.

Argimiro Morales a quitté Oaxaca en 1982 et a trouvé un emploi dans une ferme isolée du comté de San Diego. Il a vécu dans un abri en carton, travaillant dur de longues journées et économisant son salaire. En 1989, il avait économisé suffisamment pour faire venir sa femme et ses quatre enfants.

Aujourd'hui, Argimiro travaille pour un fabriquant d'équipement sportif. Il est coordinateur du Front binational des Mixtecos-Zapotecos de la partie nord du comté de San Diego et éditeur de La Pulla, publication défendant les intérêts des Mixtecos. Il est porte-parole de ses compatriotes. Il expose leurs difficultés en connaissance de cause et parle de la culture des Mixtecos avec fierté : « Nous devons préserver notre culture, nous ne voulons pas nous fondre avec les autres cultures. Nous sommes uniques et désirons le rester. » Il estime à 50 000 le nombre des Mixtecos qui ont quitté leur pays natal à la recherche d'un emploi.

Son parcours est celui du succès, mais il existe d'innombrables immigrants qui vivent dans la plus extrême pauvreté. Il m'a conduit dans les canyons du comté de San Diego, près de la ville de Vista. Nous avons dû marcher sur des planches de bois pour traverser un ruisseau et escalader dans la poussière une colline très escarpée, munie de pierres plates en guise de marches. Les femmes lavaient le linge dans le ruisseau. Tout devait être monté à dos d'homme au sommet de l'escarpement, le linge mouillé, les bouteilles d'eau, les seaux d'eau pour la toilette, le bois de chauffage et la nourriture.

Les abris sont construits avec des matériaux de récupération, chutes de contreplaqué, carton, morceaux de métal et divers tissus. Les cuisines sont en plein air et les femmes font cuire les aliments sur des feux de bois. Les hommes vivent séparément dans un groupe d'abris, à environ 20 mètres de leur famille, car parfois ils boivent et deviennent violents.

Seule une partie des enfants va à l'école, et de façon irrégulière. Pour cela, ils doivent marcher 3 km jusqu'à la grande route où ils peuvent trouver un moyen de transport. Ils ne rapportent ni cahiers ni livres à la maison pour étudier. Ils ne s'intègrent pas à notre société : ils ne pratiquent pas de sports, n'assistent pas aux cours de musique, ne participent pas aux sorties avec les scouts. Ils vivent entre eux, dans l'isolement. Leur aire de jeux est une colline poussiéreuse, exposée au soleil et peu ombragée.

Maria Louisa Vasca, âgée de 55 ans, a quitté Oaxaca voici trois ans, avec son mari et sa plus jeune fille, Mélanie. Ils ont passé la frontière du comté de San Diego. Ils espéraient gagner suffisamment d'argent pour en envoyer à leurs quatre enfants et à la grand-mère restés à Oaxaca. Mais le mari ne travaille pas tous les jours et ils n'ont envoyé que très peu d'argent chez eux. « Il n'a gagné que cinq dollars aujourd'hui, me déclare Maria Louisa, c'est un emploi agricole pénible où l'on doit rester penché sur les plants de tomates, de salades et de cilantros. » Elle s'approche de son mari pour lui masser le haut du dos. « Nous voyons beaucoup de personnes qui ont une maison et une voiture, mais nous, nous n'avons que ça, continue-t-elle en montrant sa pauvre cuisine avec son sol de terre battue. « La vie est dure ici dans el norte. Nous transportons l'eau, le bois et tout le reste à dos d'homme sur cette colline. A Oaxaca, nous avions un âne. »

Mélanie, âgée de 5 ans, n'est pas allée à l'école depuis plusieurs jours parce qu'elle n'a plus de chaussures. Pas de chaussures, pas d'école, c'est le règlement de l'école.

Nous avons parlé des difficultés des travailleurs agricoles. Et nous avons évoqué la venue du Seigneur Maitreya. Maria Louisa nous demanda à plusieurs reprises : « Cuando ? (Quand ?). »

L'aide aux immigrants

La California Rural Legal Assistance est une entreprise d'assistance juridique à but non lucratif, qui procure gratuitement des services légaux et se porte partie civile pour les Californiens pauvres des milieux ruraux. Son directeur, Jose Padilla, déclare que la pauvreté est le produit d'un compromis politique et économique dont certains individus tirent profit alors que des millions d'autres sont privés des besoins essentiels.

Renée Saucedo, avocate travaillant pour la Raza Centro Legal offre une assistance juridique gratuite aux populations hispanisantes de la Californie centrale. Elle déclare qu'aux Etats-Unis, l'agriculture n'est pas le seul domaine d'activité où les travailleurs immigrés sont exploités. Les travailleurs dans la restauration, le gardiennage et les travaux domestiques souffrent également d'injustices. Les employeurs ont besoin d'employées de maison pour s'occuper des enfants et des personnes âgées et les paient en dessous du salaire minimum légal. Elles travaillent parfois jusqu'à 18 heures par jour, n'ont le droit de manger que les restes et n'ont aucun jour de repos.

Une cliente de Renée, une femme du Salvador de 40 ans, a été embauchée comme employée de maison pour s'occuper de deux enfants. Son employeur a exigé pendant des années qu'elle dorme à même le sol entre les lits des deux enfants. Ayant eu des problèmes oculaires, il lui fut interdit d'aller voir le médecin pendant ses heures de travail. Renée a gagné ce procès pour sa cliente et négocie un compromis avec l'employeur.

Renée Saucedo a eu l'occasion d'engager un procès pour le compte de deux employés agricoles immigrés qui avaient travaillé 14 heures par jour, sept jours par semaine, pendant environ deux ans, pour un salaire journalier moyen de six dollars. Ils habitaient avec leurs femmes, tous les quatre dans une petite caravane dans le ranch. Les employeurs ont prétendu qu'ils n'avaient pas d'argent et qu'ils payaient leurs employés en nourriture. Renée gagna le procès, les dommages et intérêts furent fixés à 17 000 dollars pour l'un des hommes et à 14 000 pour l'autre. Mais les employeurs quittèrent l'Etat et les immigrés attendent toujours leur dû. « Quand les gens ont le courage de se présenter et de porter plainte, c'est bien, déclare Renée Saucedo. Certains ont peur. Les employeurs leur disent qu'ils seront expulsés s'ils font enregistrer une plainte chez un avocat. Il est important que les immigrés sachent qu'ils ont des droits, que ceux-ci soient étayés par des preuves écrites ou non. »

Nous pourrions citer le dernier passage du Dr Oscar Arias, ancien président du Costa Rica et prix Nobel de la paix : « Si nous ne trouvons pas de solution aux problèmes des pays du Sud, l'effet boomerang sur les nations industrialisées engendrera davantage d'immigration clandestine, de terrorisme, de drogue, de conflits. Nous pouvons voter de nouvelles lois sur l'immigration, renforcer la protection des frontières, construire des murs afin d'empêcher les pauvres d'entrer dans le pays. Mais n'oublions jamais que la pauvreté n'a pas besoin de passeport pour voyager. Tant que la pauvreté s'accroit dans les pays en voie de développement, elle sera une menace permanente pour les nations industrialisées. »




Home Réincarnation : de nouvelles études à l'appui

Les récits de mort imminente et ceux de vies antérieures obtenus par régression dirigée semblent, sinon prouver, du moins donner un poids croissant à la possibilité d'une vie après la mort. L'étude des souvenirs que déclarent avoir certains enfants de leurs incarnations passées pourrait toutefois, dans la mesure où ce sont des faits concrets et vérifiables, s'avérer peut-être encore plus convaincante.

Pionnier en la matière, le psychiatre Ian Stevenson parcourt le monde depuis une trentaine d'années pour recueillir de la bouche même des enfants, et avec la collaboration de correspondants locaux, les récits de leurs vies passées. Il dispose aujourd'hui d'une base de données de 2 500 cas « suggérant la réincarnation », selon son expression, et répartis sur huit pays. Cependant, reconnaissant l'importance du facteur subjectif qui entre dans ce genre de recherche, il a demandé à trois chercheurs indépendants (une anthropologue, Antonia Mills, et deux psychologues, Erlendur Haraldsson et Jurgen Keil) de refaire son parcours, pour autant que cela se pouvait.

Ceux-ci découvrirent 123 cas nouveaux, répartis dans cinq pays, où la concordance entre les récits et les situations découvertes en suivant les indications des enfants fut particulièrement remarquable. Ils présentent leurs conclusions dans un article paru dans le Journal of the American Society Psychical Research, en l'illustrant chacun d'une étude de cas (cf. Trois cas remarquables, page suivante).

Selon ces auteurs, environ 80 % des cas ont été « vérifiés », en ce sens qu'on a pu retrouver une personne ayant existé et cadrant au moins grossièrement avec les descriptions de l'enfant : une fois sur deux, cette personne était inconnue de la famille de l'enfant ; une fois sur trois, elle comptait parmi ses relations ; et une fois sur six, elle faisait partie de la famille elle-même. Vingt pour cent des cas n'ont pu être « vérifiés ». Certains récits ont paru correspondre davantage que d'autres, mais un seul cas de tromperie ou d'affabulation a pu être relevé.

Dans un grand nombre de cas, toute une série de parallèles ont été observés entre les enfants et les personnages qu'ils disent avoir été : des traits de comportements, des goûts et des répulsions spécifiques, des talents innés, une connaissance personnelle de certains détails, et même, des marques de naissance correspondant à des blessures mentionnées dans les récits, ou des phobies provenant d'expériences traumatiques. Parfois, la coïncidence entre les détails donnés par l'enfant et ceux découverts sur le terrain est telle qu'il est difficile de l'expliquer par le hasard.

Ces deux éléments (taux de vérification et convergences concrètes entre l'enfant et le personnage qu'il dit avoir été), parmi d'autres, s'ils n'excluent pas l'intervention de facteurs culturels dans l'élaboration des récits, interdisent cependant d'en faire de simples constructions psychologiques du réel.

En conclusion, les auteurs soulignent que l'ensemble de leurs observations constitue, sinon une preuve définitive, en tout cas, un élément de poids en faveur de la réincarnation.

Le Dr Mills et le Pr Haraldsson annoncent une suite à leur travail, dans deux directions : d'abord, assurer un suivi psychologique de ces enfants, afin de détecter chez eux l'apparition éventuelle de traits de comportement, voire de troubles psychiques spécifiques (ils n'ont rien constaté de tel, jusqu'à présent, cette population paraissant au contraire d'une force et d'une indépendance de caractère supérieure à la normale). Ils ont, pour ce faire, mis au point toute une série de tests, ces enfants se montrant généralement de moins en moins disposés à parler de ces souvenirs à mesure qu'ils grandissent, et donc à participer à des entretiens. Ensuite, afin de mieux cerner l'incidence du culturel dans ces récits, ce qui a été l'un des axes majeurs de leur recherche, ils projettent de les étudier en parallèle avec les histoires de compagnons de jeux, si courantes chez les enfants occidentaux.


Trois cas remarquables

Jurgen Keil présente le cas d'un enfant turc, né en 1980, qui affirma, dans sa deuxième année, avoir vécu dans un village voisin ; il précisa même sous quel nom, et donna des détails précis sur son ancienne existence. Y ayant été emmené, à sa demande, il reconnut les membres de son ancienne famille, les objets qui lui avaient appartenu, et raconta quelques épisodes de sa vie, vérifiés par la suite. Sur 22 affirmations, 17 se sont révélées justes, les autres étant entachées d'inexactitudes. Mais le Pr Keil note avoir été fortement impressionné, lui et les autres personnes impliquées dans l'enquête, par la grande maturité de l'enfant, et la constance de son récit.

Le second cas, étudié par le Dr Mills, est celui d'un jeune Indien, manifestant une étrange fascination pour les chameaux, qui déclara vers deux ans être issu d'un autre village et être mort au cours d'un voyage d'affaires, près du Gange. Il donna des détails sur les membres de son autre « famille » et, ayant demandé à être conduit auprès de sa femme, il croisa un marchand de chameaux en qui il reconnut son frère. Celui-ci confirma avoir effectivement eu un frère exerçant le même métier que lui, qui avait vécu et était mort près du Gange dans les circonstances racontées. Une observation attentive de l'enfant, de son comportement, ainsi que la connaissance détaillée de son ancienne vie, le convainquirent rapidement, lui et les membres de son entourage, qu'il était bien la réincarnation de son frère. Quinze des 17 affirmations du garçon ont pu être vérifiées.

Enfin, le troisième cas, étudié par le Pr Haraldsson, fait partie d'une série de 19 cas où les dires des enfants furent consignés avant même que ne soient découverts sur le terrain les premiers éléments concordants. Il s'agit d'une fillette sri lankaise qui affirmait s'être appelée Nanayakkara, avoir été mariée et avoir vécu à Akuressa, une petite ville assez éloignée de son lieu de naissance. Elle se serait noyée, alors qu'elle était enceinte, à la suite de la chute d'un pont de cordes. L'enquête que, quelques années plus tard, mena à Akuressa même un assistant du Pr Haraldsson, vérifia l'exactitude de presque toutes les informations données par la fillette ; il retrouva, en particulier, le pont de cordes, unique dans les environs, et le procès verbal de la noyade, la seule en vingt ans. Quant aux erreurs, loin d'infirmer le témoignage, elles ajoutaient, d'une certaine façon, à son authenticité, comme, par exemple, lorsque la fillette affirmait que son mari avait été postier, alors que c'était son frère. Le Pr Haraldsson ne put poursuivre son enquête plus loin, notamment emmener l'enfant à Akuressa, du fait de l'opposition de sa famille.





Tendances

Home Un pacte contre la pauvreté et l'exclusion

Source : Les Echos, France

En France, trente organisations non gouvernementales se sont rassemblées pour formuler un pacte contre la pauvreté et l'exclusion. Ce pacte en appelle aux efforts conjugués de l'Etat, des collectivités territoriales et des entreprises. Il affirme que la pauvreté ne pourra être éradiquée par des mesures sociales ponctuelles. Ces associations caritatives réclament donc la mise en place de programmes à long terme, ainsi que la création d'un comité permanent pour gérer ces questions.




Home L'efficacité de l'homéopathie démontrée

Source : Brain/Mind Bulletin, E.-U

Un prestigieux journal médical britannique, The Lancet, a publié de solides preuves mettant en évidence l'efficacité de l'homéopathie. Selon des chercheurs écossais, des asthmatiques allergiques traités par des remèdes homéopathiques ont vu leur état s'améliorer considérablement par rapport à ceux qui ont reçu des placebos. Environ 80 % des patients ont ressenti une amélioration sur une période de quatre semaines, plus du double de ceux qui ont reçu un traitement par placebo. Combinés avec les résultats de deux études précédentes, ces découvertes ont conduit les chercheurs à une conclusion spectaculaire : soit l'homéopathie est efficace, soit les tests médicaux cliniques pratiqués avec des groupes témoins ne le sont pas. Lorsque ces trois études furent regroupées, les chances pour que les résultats positifs soient dus au hasard étaient estimées à 1 sur 2 500. Selon l'homéopathe américaine Dana Ullman : « L'homéopathie...a pris désormais dans le système de santé une place à part entière démontrée médicalement. »




Home Un enfant élimine le virus du sida

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

Un médecin a qualifié cela de « miracle ». A Los Angeles, un enfant atteint dès la naissance par le virus du sida, l'avait spontanément éliminé de son organisme avant d'atteindre sa première année. Aujourd'hui, c'est un garçon de cinq ans bien portant, totalement libéré du virus. Ce cas, signalé par des médecins de l'Université de Californie, Los Angeles (UCLA), a été publié dans le New England Journal of Medecine.

Ce garçon a passé le test de séropositivité immédiatement après sa naissance, puis deux semaines plus tard et également à l'âge de deux mois. Ces tests ont démontré clairement que le bébé était atteint du virus. Les médecins lui ont fait subir de nouvelles analyses après environ un an, en appliquant les procédures existantes les plus sophistiquées et les plus rigoureuses, et ne trouvèrent plus aucune trace du virus dans son organisme. Depuis, ce garçon n'est plus porteur du virus.

Il y avait eu d'autres cas d'enfants nés de mères séropositives, initialement déclarés séropositifs, et qui sont devenus séronégatifs. Mais ces cas avaient été qualifiés d'« anecdotiques » par les chercheurs, ou attribués à des erreurs d'analyse. Cependant, le cas de ce garçon de cinq ans est très bien étayé.

Les médecins de l'UCLA étudient actuellement le cas d'une fillette de quatre ans, déclarée par deux fois séropositive juste après sa naissance, mais qui a ensuite « éliminé » l'infection et ne montre toujours pas de signe du virus. Les chercheurs de l'UCLA étudient également tous les cas antérieurs de nouveaux-nés ayant des mères séropositives qui pourraient avoir éliminés le virus, et demandent aux chercheurs d'autres institutions à travers les Etats-Unis de faire de même. Les médecins espèrent que ces cas pourraient apporter des indices pour combattre le virus. 




Home Le lien entre la science et la théologie

Source : New York Times, E.-U.

John Davies, professeur de physique à l'Université d'Adélaïde, en Australie, a reçu le prestigieux prix Templeton pour l'évolution de la religion, pour sa participation à l'établissement d'un lien entre la science et la théologie. Dans une interview accordée à Gus Niebuhr du New York Times, le Dr Davies a déclaré : « La plupart des gens pensent qu'au fur et à mesure que la science avance, la religion bat en retraite. Mais plus nous faisons des découvertes dans tous les domaines, plus nous nous apercevons qu'il y a un dessein, un schéma derrière tout cela. »

John Davies est l'auteur de The Mind of God (l'Esprit de Dieu), qui plonge dans la nature de la conscience humaine. Il prépare un livre sur la possibilité de l'existence d'une vie extraterrestre et de l'effet qu'une telle découverte pourrait avoir sur la science et la religion.




Home Une centrale produit de la vodka

Les militants écologistes peuvent lever leurs verres : une centrale nucléaire inachevée, dans la péninsule de Crimée, en Ukraine, a été transformée en usine de vodka. Des considérations d'ordre écologique avaient interrompu la construction de cette centrale à la fin des années 1980.




Home Il nous faut maintenant des génies spirituels

Source : NRC Handelsblad, P.-B.

« Une conception religieuse de la spiritualité, quelle qu’elle soit, devrait faire naître dans l’esprit des gens l’idée qu’en fin de compte la vie a un sens et une valeur », a affirmé Karen Armstrong, auteur du best seller A History of God (Une Histoire de Dieu), dans une interview au NRC Handelsblad, à l’occasion de la sortie de son livre en néerlandais, en mars dernier.

Ancienne religieuse et étudiante en littérature d’Oxford, Karen Armstrong expose dans son best seller une histoire comparative des différentes notions qu’ont les hommes sur Dieu, dans diverses traditions. Interrogée sur la validité du mysticisme comme solution pour les occidentaux du XXe siècle, elle a répondu : « Non ! nous devons faire des efforts. Je veux dire qu’il nous faut lutter afin d’arriver à une forme de spiritualité en accord avec les circonstances présentes (…) Notre société, avec son vacarme, ses débats du matin au soir et la musique présente partout, engendre la peur du silence et de la solitude. Pour nous, toute satisfaction doit être immédiate : la restauration rapide, la communication (…) Nous avons eu des génies scientifiques, mais maintenant nous avons besoin de génies spirituels, car nous ne ressentons plus la spiritualité comme étant une lutte constante, un effort créatif pour donner un sens à nos vies. »





Faits et prévisions

Home Le jour où nous le déciderons, la situation changera

Source : à la fin de chaque article

« Dans le futur, les gouvernements seront établis sur la base d'un socialisme démocratique » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, janv./fév. 1990).

« L'attitude consistant à inculquer, à imposer, à introduire de force des idéologies dans le mental des individus commence à disparaître dans le monde entier, aussi bien dans les domaines religieux que politiques. Le consensus la remplacera » (déc. 1988).

Finlande — La nouvelle coalition gouvernementale regroupe cinq partis politiques. Trois semaines après les élections qui ont vu le parti social démocrate remporter une large victoire, au dépens de la coalition du centre droit qui dirigeait le pays jusqu'alors, le nouveau cabinet réunit des conservateurs, d'anciens communistes et, pour la première fois, un écologiste, ministre de l'Environnement. Ce cabinet comprend 18 membres dont sept femmes, parmi lesquelles le ministre des Affaires étrangères qui affirme que les Finlandais aspirent à des gouvernements plus démocratiques et à une Europe plus ouverte. (Source : BBC World Service Radio, G.-B.)

Union Européenne — Au cours d'une émission de la chaîne BBC 2, le 6 avril dernier, les téléspectateurs ont pu visiter le Parlement européen de Strasbourg. L'émission a mis en valeur la manière de travailler de ce parlement. La volonté de parvenir au consensus a été ainsi comparée aux méthodes de confrontations et de débats contradictoires adoptées par la Chambre des Communes de Westminster. L'organisation même des sièges de l'hémicycle, en arc de cercle, incarne bien la détermination à rechercher le compromis. Et aucun gouvernement ne risque de « tomber » si une motion n'est pas adoptée.

L'émission comportait également l'interview de députés européens, dont les chefs de file des socialistes et des conservateurs. Dans l'ensemble, ils ont exprimé le sentiment que chacun des Parlements pouvait tirer des enseignements de l'autre. Mais ils ont toutefois convenu que le consensus était la meilleure voie pour l'avenir. (Source : Westminster with Nick Ross, BBC 2, G.-B.)

Royaume-Uni« Vingt millions de personnes sont sans emploi dans l'ensemble de l'Union européenne et, dans le monde entier, plus d'un milliard vit avec moins d'un dollar par jour. Trente millions vont mourir de tuberculose... Et tout cela est la faute du capitalisme. Nous avons donné la prédominance au profit sur l'homme, et cela nous conduit à la misère... » Voilà en substance ce qu'a déclaré Tony Benn, député, vétéran du parti travailliste et ancien président de ce même parti, lors d'une émission télévisée de la BBC. « Nous ne devrions pas accepter le chômage, les sans-abri, la médiocrité de l'éducation et des prestations de santé, ni la misère du 3e âge », a-t-il poursuivi. « Le jour où nous le déciderons, la situation changera ; regardez ce qui s'est passé pour la Poll Tax (taxe d'habitation instituée par M. Thatcher). Nous y avons mis fin. La vie ne consiste pas à faire du profit. Il s'agit simplement que les hommes puissent mener une vie décente pendant le court séjour qu'ils passent ici-bas. » (Tony Benn, émission Westminster on Line, BBC 2, G.-B.)




Home Les forces destructrices du marché

Source : The Sunday Review, GMTV, G.-B.

« Les forces du marché conduiront cette civilisation, telle que nous la connaissons, au bord de l'abîme. » (janv./fév. 1990)

Jeremy Corbyn, député britannique, a déclaré à une chaîne de télévision : « Le monde se meurt sous l'action de la compétition et des forces du marché. »




Home Irlande du Nord

« En Irlande du Nord, les problèmes seront résolus à l'échelon local et, sous une certaine forme, un parlement local sera mis en place. L'armée britannique se retirera d'Irlande du Nord. » (oct. 1988)

Le gouvernement britannique a annoncé son intention d'élever au niveau ministériel les discussions avec le Sinn Fein, la branche politique de l'IRA. Jusqu'à présent, les discussions « exploratoires » avec le Sinn Fein étaient menées par de simples fonctionnaires de l'Etat britannique. Cette décision fait suite à l'annonce par le gouvernement britannique de rappeler 400 soldats supplémentaires d'Irlande du Nord, ainsi qu'à la libération de sept autres membres de l'IRA par le gouvernement irlandais. Le retrait des troupes britanniques montre une volonté claire de satisfaire les exigences du Sinn Fein sur la « démilitarisation », en contrepartie du démantèlement de l'arsenal de l'IRA.




Home Un retour de Gorbatchev ?

Source : Source : Die Zeit, Allemagne

« Un jour, M. Gorbatchev réintégrera le pouvoir présidentiel pour superviser les domaines de la défense et de l'économie dans la nouvelle Communauté. » (mai 1992)

Le 31 mars dernier, le magazine allemand Die Zeit a publié une interview de M. Gorbatchev révélant que ce dernier était lui-même optimiste sur son retour aux affaires. Ses collaborateurs ont exprimé leur satisfaction de voir le magazine russe Ogonjok lui consacrer la couverture de son dernier numéro. De même, M. Gorbatchev a fait une apparition à la télévision nationale, ce qui n'avait pas été possible jusqu'alors.




Home Réduction du budget américain de la défense

Status 1995, Integrated Circuit Engeneering Corporation, E.-

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (mai 1989)

Le budget de la défense américaine a subi de nouvelles réductions en 1994. En 1993, 4 % du PNB avait été alloué à la défense. Ce chiffre s'est réduit à 3,6 % l'an dernier. Pour 1995, la part du gâteau dévolu aux militaires va encore se réduire du fait de la poursuite des programmes de restrictions. Cette part devrait se stabiliser autour de 3 % du PNB vers la fin du siècle.




Home Des progrès pour l'environnement

Source : Süddeutsche Zeitung

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (juin 1989)

Finlande — L'industrie du bois donne l'exemple en investissant dans l'environnement. De son côté, le gouvernement est intervenu par une série de mesures importantes conçues pour améliorer et protéger l'environnement. Parmi les résultats positifs, on note l'augmentation de 25 % de la superficie des zones boisées, le développement de nouvelles techniques de blanchissage évitant l'utilisation de chlore, une baisse de la pollution de l'air et une amélioration appréciable de la qualité du réseau fluvial.




Home Une taxe sur les gaz d'échappement

Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Allemagne — A partir de 1996, les propriétaires de voitures dégageant trop de gaz d'échappement seront plus lourdement taxés. Les taxes seront déterminées selon l'importance des gaz d'échappement dégagés par chaque véhicule. L'objectif est de réduire de 33 % la pollution engendrée par les gaz d'échappement.




Home Des progrès pour la voiture électrique

Source : New York Times, E.-U

Le congrès sur les voitures électriques, qui s'est tenu récemment à Anaheim, en Californie, a été l'occasion de déclarations dévoilant l'ampleur des progrès technologies accomplis dans ce domaine.

On a présenté d'abord une voiture électrique en matériaux composites légers, facilitant sa production en série. Ensuite, les services postaux allemands ont annoncé qu'ils essayeront sur une large échelle des voitures électriques rechargeables par remplacement d'un simple container, ne nécessitant plus de connecter la batterie à un chargeur électrique. La troisième déclaration a émané de Hydro-Québec, le service de génie électrique de la province canadienne, qui a réalisé un système conçu pour améliorer l'efficacité des voitures électriques en combinant le moteur électrique et la roue de la voiture. L'essieu, le différentiel de transmission et la boite de vitesse seraient ainsi supprimés, grâce à un montage constitué d'un seul bloc mobile.

Toute cette activité a reçu l'appui de nouvelles lois promulguées en Californie, dans l'Etat de New-York et dans le Massachusetts, qui exigent que 2 % au minimum des voitures vendues dans ces Etats soient électriques, à partir du modèle de l'année 1998.




Home Des fermiers écologistes

Source : Die Zeit, Allemagne

Autriche — Grâce au soutien financier de l'Etat, la moitié des fermiers de la province de Salzbourg emploient des méthodes d'agriculture biologique. Dans l'Allemagne voisine, moins de 1 % des fermiers emploient des méthodes écologiquement saines.




Home A qui le tour ?

Source : Enjeux, France, AP et Wall Street Journal, E.-U.

« Maitreya l’a répété : le krach boursier est inévitable. C’est une bulle sur le point d’éclater. » (juin 1989)

Le magazine Enjeux pose le problème de savoir quelle sera la prochaine victime des marchés financiers, après la crise mexicaine, la faillite de la banque Barings et la chute du dollar. Sur un marché où dominent quelque 200 gérants qui pèsent environ mille milliards de dollars, l’ensemble des banques centrales ne peuvent espérer mobiliser à court terme beaucoup plus de 400 milliards, et ne sont donc guère en mesure de contenir une crise majeure. Le 3 mars dernier, les efforts conjugués de 18 instituts d’émission n’ont pas pu stopper la dégringolade du billet vert. Un nouveau krach financier, comparable à celui de 1987, est-il nécessaire pour contraindre les institutions nationales à établir un minimum de règles, donc de stabilité sur le marché mondial des changes ?

Les marchés mondiaux des devises ont connu un nouveau mois de volatilité extrême, incapables de parvenir à un équilibre pour contrebalancer la chute vertigineuse du dollar américain. A l’heure où ces lignes sont rédigées, le dollar a perdu 20 % face au yen japonais et 15 % face au mark allemand, depuis le début de l’année.

Tout au long du mois d’avril, on espéra que la réunion du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) prévue le 25 avril, permettrait de prendre des mesures afin de ramener le calme sur des marchés financiers devenus nerveux. Mais, à l’approche de l’échéance, les chamailleries entre les représentants des sept pays se firent jour et le dollar chuta brusquement, ôtant tout espoir d’une solution. Après la réunion, la certitude qu’aucune action déterminante ne serait prise entraîna un nouveau recul du dollar.

Les effets de cette chute n’occasionnent pas pour l’heure de difficultés aux Etats-Unis, sauf pour les entreprises qui ont des filiales au Japon. Au contraire, les produits américains devenant moins chers, les exportations sont en hausse. Mais le Japon se trouve confronté à de sérieuses difficultés, face au renchérissement des prix des produits nippons, non seulement sur le marché américain, mais également sur le marché domestique. Des hommes d’affaires japonais ont récemment manifesté dans le quartier financier de Tokyo en arborant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Dévaluez le yen ! »

Le problème majeur est de savoir jusqu’où le dollar pourra baisser sans affecter de manière critique les banques et les marchés financiers japonais.





Citation

Home Dernière déclaration en1955

par Albert Einstein

« En tant qu'êtres humains, nous en appelons aux êtres humains : souvenez-vous de votre humanité, et oubliez tout le reste. »





Courrier des lecteurs

Home Je l'ai vu disparaître devant moi

Cher Monsieur,

Un dimanche de janvier 1994, parti de bonne heure pour soigner un vieil ami, je m'engageais sur l'autoroute près du pont de Sarnia, lorsque je vis un jeune homme d'environ 20-25 ans, qui semblait faire de l'auto-stop. Il était vêtu d'une chemise d'un blanc immaculé et d'un jean. Ses cheveux bruns étaient coupés courts. Je me suis dit qu'il n'avait aucune chance de trouver quelqu'un qui le prenne si tôt le matin (et je ne prends jamais d'auto-stoppeur), mais j'ai soudain freiné et l'ai observé, dans le rétroviseur, venir vers moi à grandes enjambées. Comment savait-il que j'allais m'arrêter ? Lorsqu'il est monté, je lui ai dit que je n'allais pas à Durban mais que je m'arrêtais sur la route de Musgrave, à un endroit où il aurait plus de facilité pour faire du stop. Il tourna la tête et sourit en disant qu'il allait dans la même direction que moi.

Je lui dis que le trajet serait long et que je lui raconterais une histoire pour passer le temps. Lecteur de Share International depuis ses débuts en 1982, je me devais de lui parler du Seigneur Maitreya, le Christ, qui fait de l'auto-stop en Australie et disparaît des voitures en marche. Je lui demandai s'il était au courant que le Christ était à nouveau parmi nous. Il me répondit par un sourire charmant. Alors j'ajoutai : « Que feriez-vous si vous étiez dans cette situation ? » Autre sourire — sans commentaire — et je continuai en disant : « Je serais dans tous mes états ! »

Nous arrivions en vue du centre commercial où mon ami m'attendait. J'avais mentionné brièvement que j'allais servir d'instrument de guérison et que c'était la raison pour laquelle j'étais sur la route de si bon matin. Juste avant de descendre de voiture, il effleura mon genou gauche et me donna une « bénédiction » pour la guérison à faire. Inouï ! La voiture faillit caler et mon estomac fit un double bond. Je ne pouvais en croire mes oreilles. Comme nous descendions tous deux de voiture, nos regards se croisèrent au-dessus du toit ; il me remercia et partit en direction de l'église méthodiste, puis après l'avoir regardé intensément je le vis disparaître devant mes yeux.

Qui était ce jeune homme ? Je ne suis plus le même depuis et je n'ose pas parler de cette expérience.

B. I., Pinetown, Natal, Afrique du Sud

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce « jeune homme » était Maitreya.


Home Je restai comme paralysée

Cher Monsieur,

Le nombre de lecteurs de Partage International « avouant » avoir été en contact avec un Maître ou avec Maitreya m'a donné assez de courage pour vous écrire et me demander s'il se pourrait que, moi aussi, j'aie pu voir un Maître.

La première fois, c'était il y a 35 ans. J'avais 17 ans et je me promenais à Amsterdam avec l'homme qui allait partager ma vie pendant les 17 années suivantes. Alors que nous marchions, j'aperçus deux hommes se tenant sur le parapet d'un pont. L'un d'entre eux portait un costume bleu pâle ainsi qu'un turban assorti. Il était très élégant. Lorsque nous nous sommes approchés, il s'est éloigné de l'autre homme avec lequel il conversait et a traversé le pont (il se tenait donc juste devant nous). Ses yeux noirs me regardèrent avec une telle intensité et de manière si pénétrante que je restai paralysée, comme frappée par la foudre. Plus tard, il m'a semblé que cet instant était hors du temps et que cet incident ne s'était jamais produit.

Le deuxième événement se produisit il y a quelques années, alors que je regardais à la télévision l'inauguration par la reine Beatrix d'une exposition au Musée Van Gogh d'Amsterdam. L'espace d'une seconde, un homme en blanc apparut sur la gauche de l'écran. Alors qu'il regardait les gens entrer dans le hall, il émanait de lui une telle présence que je fus persuadée qu'il était un Maître de Sagesse...

J'aimerais beaucoup avoir votre avis sur ces deux événements, particulièrement maintenant que j'ai entendu, intérieurement, un nom qui pourrait être celui de l'homme du musée.

R. B., groupe de transmission d'Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme indique que l'homme au costume bleu se tenant sur le pont était le Maître Jésus et que l'homme du musée était Maitreya.


Home J'ai perdu tellement d'argent

Cher Monsieur,

Je voudrais réagir aux prédictions constamment annoncées d'un krach boursier prenant naissance au Japon.

Je sais que plusieurs prédictions faites par M. Creme se sont réalisées et je respecte son travail. Il ne fait que transmettre les informations qu'il reçoit. Mais lorsque ces prédictions sont annoncées avec tant de conviction et de façon si répétitive, les gens commencent à y croire.

Je travaille moi-même dans le monde de la finance et je m'intéresse beaucoup au monde spirituel. Les prédictions de M. Creme sur le krach boursier m'ont occasionné de multiples déboires financiers, ainsi qu'aux personnes dépendant de mes décisions dans ce domaine. Au lieu de chuter, les principales places financières, comme Wall Street, Londres ou Amsterdam, par exemple, ont atteint des niveaux records, à l'exception du Japon et de quelques autres pays. Ceci n'était pas prévu. J'ai fait de très mauvais investissements, en partie à cause de la prédiction du krach à venir. Personnellement, j'ai perdu une grande partie de ma surface financière en privilégiant systématiquement les placements les moins risqués.

Vous devez penser que je ne pense qu'à moi et que je suis matérialiste. Au contraire, toute ma vie j'ai fait don à Auroville de la plus grande part de mes économies. Tous les profits que j'ai fait, je les ai donné à Auroville. Comme certains le sauront, Auroville a besoin de fonds pour acheter des terrains.

Ne serait-ce que l'année dernière, votre revue a annoncé que le krach aurait lieu très bientôt. Je ne sais pas ce que vous entendez par « très bientôt », mais pour moi cela signifie quelques mois. En résumé, j'ai perdu tellement d'argent que je ne peux plus en donner aux œuvres humanitaires. C'est triste pour moi, mais également pour d'autres.

J'espère que vous transmettrez cette information aux Maîtres et qu'ils ne feront plus de prédictions qui puissent amener de telles déceptions. Je sais que je n'aurais pas dû spéculer mais j'étais tellement convaincu de la véracité de cette prédiction, annoncée également par Koen Hoefgeest dans les colonnes du télétexte boursier, que j'ai constamment essayé de rattraper mes pertes. J'ai toujours vécu avec un minimum de luxe, aussi n'aurais-je pas trop de mal à m'en sortir matériellement, mais spirituellement je me sens épuisé et j'ai perdu la face vis-à-vis des personnes que j'ai conseillées financièrement. La prédiction va sans doute se réaliser un jour, mais elle a déjà causé beaucoup de tort.

J'espère que vous comprenez que je préfère garder l'anonymat.

Avec mes meilleurs vœux...

Benjamin Creme répond : La prédiction de Maitreya (en 1988) d'un krach boursier mondial dit très précisément que ce dernier prendra naissance au Japon. C'est exactement ce qui est arrivé, comme ce lecteur doit le savoir. Depuis la prédiction de Maitreya, le marché japonais a perdu 60 % de sa valeur et connaît d'énormes difficultés. Du point de vue des Maîtres, le krach boursier s'est déjà produit. Maitreya n'a pas dit (ni Partage International) que les autres marchés suivraient immédiatement, et ni Maitreya ni Partage International ne peuvent être blâmés pour les spéculations faites par ce lecteur, qui sont basées sur son propre appât du gain. Maitreya appelle les marchés boursiers des casinos, ce qu'ils sont effectivement. Les Maîtres considèrent la spéculation boursière comme l'un des principaux maux de l'humanité.


Home J'en ai rejeté l'idée

Cher Monsieur,

En août 1994, je roulais sur la route qui va de Worcester à Hereford. Alors que j'atteignais Fromes Hill, je vis un jeune homme habillé en tenue de joueur de cricket, courant au bord de la route et faisant de l'auto-stop. A l'époque, je savais que Maitreya était apparu dans le monde entier en auto-stoppeur, vêtu de façon différente, mais j'ai rejeté cette idée presque immédiatement. Pendant que je le dépassais il a tourné la tête, et à cet instant j'ai senti que j'aurais dû m'arrêter. Depuis, cet incident ne cesse de me troubler.

Pourriez-vous confirmer si ce jeune homme était Maitreya ?

Mme A. B., Hereford, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce « jeune homme » était en effet Maitreya.


Home Il ressemblait à un homme du Moyen-Orient

Cher Monsieur,

Le 1er mars, je me promenais à bicyclette dans le parc Vondel à Amsterdam, et bien que le temps fut agréable je me sentais quelque peu déprimé et introspectif, lorsque je vis un homme que je pris immédiatement pour un « original ». Il était coiffé de blanc, à la manière des hommes du Moyen-Orient. Je me rappelle qu'il était bien habillé.

Lorsque je l'ai dépassé, j'ai constaté avec surprise qu'il ne semblait pas spécialement typé. Son visage basané et frais était celui d'un homme en bonne santé d'environ 40 ans. Ses yeux clairs croisèrent mon regard. Ce n'était pas du tout l'« original » que j'avais d'abord imaginé et il me vint à l'esprit (un peu comme une plaisanterie) que peut-être j'avais vu Maitreya sans l'avoir reconnu. Je n'ai pas ressenti de vagues d'amour ni croisé un regard plein d'amour, mais il a seulement jeté un rapide coup d'œil dans ma direction. Tout en réfléchissant à cela, je pensai à me retourner pour le voir de nouveau, mais c'était trop tard.

Ce n'est qu'une semaine plus tard qu'il me vint à l'esprit que cette rencontre n'était pas ordinaire. Je me demande néanmoins si j'ai vu Maitreya ou seulement un cheik se promenant dans le parc Vondel en profitant du soleil de mars ?

Merci.

A., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme était bien Maitreya.


Home Je fus enveloppée par une main invisible

Cher Monsieur,

Le 1er octobre 1992, occupée à nettoyer notre nouvelle maison, je suis soudain tombée, me fracturant le bras. Mon mari m'a secourue et je me suis adossée contre la porte. La douleur était supportable mais j'ai cependant perdu connaissance à plusieurs reprises.

Pendant ces périodes d'« inconscience », je me suis sentie partir tout en restant parfaitement lucide ; le monde matériel et physique disparut par trois fois, et simultanément, je vis très près de moi quelque chose qui ressemblait à la lumière du soleil, de splendides rayons blancs se détachant sur une étendue bleue. Cela semblait se déplacer au-delà de mon champ de vision, à travers le mur ; c'était extrêmement beau et doux. J'ai pensé que j'avais été « emportée » au-delà de la Terre, et je me demandai si je serais autorisée à y revenir.

De retour chez moi après des soins à l'hôpital, et alors que j'étais allongée dans mon lit, j'ai senti une main invisible m'envelopper. Cette sensation fut accompagnée par une telle joie et une telle paix que je remerciai Dieu pour tout ce que j'avais expérimenté. Je décidai de ne pas subir d'opération, bien que mon médecin m'ait déclaré que je ne pourrais plus faire usage de mon bras.

Maintenant, ce bras est si bien guéri que je peux pratiquement tout faire. Contrairement à ma nature, je n'ai jamais demandé à ce que mon bras fut soigné, parce que cette expérience a pris beaucoup de signification pour moi, et annule toute douleur ou inconfort que j'ai pu ressentir. Tout ceci est arrivé il y a quelques années, mais je m'en souviens très bien ; je fus totalement transformée par cette expérience.

Voici mes questions : [1] Qui se tenait près de moi ? [2] Qui m'a aidée ? [3] Quelle est l'origine de cette lumière magnifique ? [4] Et si possible, je voudrais savoir si cet accident est d'origine karmique, car en l'espace de quelques années (tous les deux ans environ) je me suis fracturée le poignet droit, puis le gauche, ensuite l'avant-bras gauche et maintenant (espérons que ce soit la dernière fois) l'avant-bras droit. Depuis, j'ai souvent fait des chutes sans gravité. D'après les médecins, la nature de mes os n'est pas en cause.

M. M-V., Limburg, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a répondu : [1] Le Maître Jésus. [2] Le Maître Jésus. [3] Le plan causal. [4] Oui.



Esotérisme

Home Les relations entre Maître et disciple

par Aart Jurriaanse

De même que les professeurs d'Université, habituellement, n'enseignent pas dans les collèges, la Hiérarchie ne peut se permettre de laisser ses membres aînés dispenser leur temps précieux et leur énergie à former de jeunes disciples. Si on tient compte du niveau mental relativement élevé de l'étudiant ésotériste de notre époque, ainsi que de l'abondance de la littérature disponible d'où il est possible de tirer les matériaux convenant à chaque stade de développement, on s'aperçoit alors que la formation élémentaire peut s'effectuer dans une large mesure par soi-même. Lorsque l'étudiant est prêt à aborder l'étape suivante, où il a besoin de conseils et d'enseignements afin d'étayer ses propres aptitudes, un disciple avancé lui offrira alors son aide et ses conseils, sur le plan exotérique ou ésotérique, selon les circonstances. Ce n'est que lorsque les disciples atteignent certaines capacités spirituelles minimales que sera envisagée une instruction personnelle dispensée par le Maître.

La qualification des disciples relève d'un processus relativement simple. A cet égard, les Maîtres n'ont nul besoin d'archives spécifiques, ni d'étudier des rapports de progression — ils peuvent immédiatement reconnaître le niveau de développement atteint par un disciple, par la simple observation de la qualité de lumière émise par le travailleur. Lorsque son aura parvient à une certaine teinte, et que sa vibration atteint l'intensité requise, l'être humain attirera automatiquement l'attention de quelque Maître particulier, qui le soumettra alors à des tests afin de déterminer s'il a atteint le stade justifiant une attention personnelle. La désignation de l'élève se trouvera subordonnée aux besoins du Maître, aux caractéristiques des disciples disponibles, à la maîtrise d'un rayon commun et aux relations karmiques antérieures.

La lumière intérieure

L'étudiant moyen ne peut concevoir à quel point les membres de la Hiérarchie sont attentifs lorsqu'ils guident la destinée de l'homme, en respect du Plan divin. Les Maîtres n'ont ni le temps, ni le goût, ni l'intérêt de s'immiscer dans les détails de la vie de la personnalité du disciple sur Terre, ni d'y interférer. La croissance de la lumière intérieure de l'homme représente tout ce qui les intéresse, ainsi que la mesure avec laquelle cette lumière se reflète dans la qualité de son service. Ainsi ne s'occupent-ils que des niveaux mentaux ou des niveaux de l'âme, et ne s'intéressent-ils à aucune parole ou à aucun acte inconsidérés ou irréfléchis, que l'homme peut rectifier lui-même. La responsabilité ultime de guider l'individu incombe à l'âme, et l'âme elle-même ne peut exercer qu'une influence réduite, jusqu'à ce que l'homme soit prêt à accepter une telle aide, et la désire.

Le disciple qui se trouve en contact avec les Maîtres, s'apercevra rapidement qu'il ne fait ni l'objet de flatterie ni de promesses, car il n'est rien dit qui nourrisse la fierté du disciple ou qui puisse entretenir l'autosatisfaction, ce qui serait susceptible d'entraîner une certaine négligence dans le futur. Lorsque la vie et les actes du disciple produisent une radiation de lumière accrue, un tel progrès se trouvera amplement récompensé par des opportunités de service supplémentaires placées sur le chemin, accompagnées des capacités nécessaires à l'accomplissement satisfaisant de la tâche.

Au cours de la vie du disciple, il est possible que surviennent des périodes où il lui semblera avoir perdu tout contact avec son Maître, comme s'il se trouvait séparé de toutes ses relations. Si cela se produisait, le disciple devrait réaliser qu'une telle séparation ne peut être que de nature temporaire, et que la cause doit provenir de quelque manque ou de quelque perturbation excessive de son entourage ou de son environnement éthérique, et que le Maître ne se trouve en rien à l'origine de cette situation. Avant d'être admis dans le groupe d'un Maître, le disciple sera placé en observation pendant une longue période, et le Maître connaîtra parfaitement toutes ses caractéristiques — à la fois ses vertus et ses défauts. Ainsi, lorsque le disciple se trouvera finalement accepté, la décision du Maître, pour ce qui le concerne, sera irrévocable, et seul un acte délibéré et conscient du disciple pourrait alors briser cet accord.

L'impersonnalité

Les Maîtres ne désirent ni l'adoration ni la vénération de quiconque. Ils souhaitent que le disciple se montre impersonnel dans tous ses rapports, car c'est cette attitude d'impersonnalité qui conduira à l'amour et à la compréhension spirituelles. Les Maîtres recherchent en fait un dévouement intelligent aux besoins de l'humanité.

Le Maître lui-même observe une semblable attitude impersonnelle dans ses rapports avec ses disciples, et il n'entre aucunement dans ses objectifs de rendre ses élèves imbus d'eux-mêmes, du fait de leur statut ou de leurs activités, par des compliments déplacés. S'il veut les guider, c'est à lui qu'il revient de diriger leur attention sur leurs échecs et leurs limitations. C'est à lui de les aider à se détacher de l'aspect forme de la vie, et de les équiper, afin qu'ils reconnaissent et utilisent correctement toute expansion de conscience. Il doit donc garder un œil attentif à la lumière intérieure du disciple, d'intensité variable, ainsi qu'aux vibrations émises. Ensuite, il lui revient encore d'effectuer des suggestions en vue d'améliorer le comportement et la manière de vivre de ses élèves, et de signaler où il est possible d'effectuer des ajustements de la personnalité, afin que le disciple se libère davantage de la domination de cette personnalité, et intensifie sa vie spirituelle, comme le prouveront ses actes de service. Si, au cours de ce processus d'injonction à l'impersonnalité, l'étudiant se vexe et fait preuve de ressentiment, cela ne constitue qu'une indication du fait qu'il se trouve jusqu'à présent trop profondément submergé par les réactions de la personnalité, et qu'il n'est donc pas encore prêt pour un travail plus avancé. Ainsi les disciples devraient-ils apprendre à travailler depuis le niveau de l'âme, ou niveau spirituel, et non pas à partir de la personnalité.

Les disciples doivent apprendre à se tenir debout, à agir avec sagesse, à ne pas abuser du soutien du Maître, et à ne pas indûment détourner son attention de l'urgence de ses propres activités. Les Maîtres sont entièrement occupés par un monde dont le visage ne cesse de changer, et par la direction à indiquer aux mentaux des responsables du monde, qui doivent inconsciemment s'orienter en conformité avec le Plan et le Dessein du Seigneur du Monde. Plus le disciple est avancé, et plus il s'approche du Maître, plus sa compréhension de la situation sera profonde et plus forte sera sa volonté de remplir au mieux ses propres tâches, et de décharger le Maître d'autant de tâches mineures que le permettent ses aptitudes et les circonstances.

Jadis, en Orient, lorsque le disciple travaillait directement sous les ordres d'un Maître, une soumission absolue était exigée, et le Maître assumait littéralement la responsabilité intégrale de la destinée de son élève. Cependant, depuis cette époque, la situation a radicalement changé. Le disciple travaille maintenant depuis le niveau mental et, du fait de son libre arbitre, il conserve l'entière responsabilité de l'ensemble de ses décisions et de ses actes. Le Maître se trouve simplement chargé de présenter des opportunités et des versions plus profondes de la vérité, mais rien de plus. Dans ces circonstances, aucun enseignant ne pourrait exiger une soumission aveugle. En réalité, le Maître attend cependant du disciple qui désire travailler avec son aide, que ses instructions soient fidèlement suivies — de la propre volonté du disciple, c'est-à-dire en respect du libre arbitre du disciple ; à défaut, une telle collaboration serait vaine.

Une vibration intérieure adéquate

De plus en plus, des groupes dont les membres seront mieux préparés à la collaboration avec les Maîtres feront discrètement leur apparition dans le monde entier. En réalité, il existe déjà plus de disciples actifs qu'on ne le croit généralement.

Ces groupes ne seront capables d'opérer un contact régulier avec un Maître, que s'il se trouve parmi ses membres un disciple avancé bénéficiant d'une sensibilité hautement développée à l'impression, et pouvant donc servir de canal par lequel les Maîtres transmettront leurs communications télépathiques.

Au cas où un tel canal ne serait pas disponible, chaque disciple en particulier dépendra :

1. de la communication de l'âme avec le Maître au cours des heures de sommeil, ou

2. de la communication établie pendant les périodes de méditation, sous réserve que l'étudiant ait développé une capacité de se hisser lui-même jusqu'au niveaux égoïques. Si le disciple ne parvient pas à se placer dans ces conditions par son effort personnel, le Maître restera inaccessible.

Cette préparation de soi ne peut se réaliser qu'avec le temps, et en s'efforçant assidûment de purifier les véhicules inférieurs, par la méditation régulière et appliquée, et par le service désintéressé. Mais une fois que le disciple aura lui-même purifié son équipement, et obtenu ainsi une vibration intérieure adéquate, rien ne pourra plus le retenir, et les portes d'une vie plus élevée s'ouvriront automatiquement devant lui.

C'est l'âme elle-même qui guidera et présentera l'homme devant le Maître, la communication entre ces deux mondes d'être ne pouvant s'établir que sur les plans de l'âme. Le disciple doit donc s'assurer que la connexion entre l'âme et le cerveau, via le mental, s'établit correctement et reste libre de toute obstruction. Le travail du Maître se trouve souvent contrecarré du fait que les canaux assurant le contact sont parfois fermés pour des périodes prolongées, en raison d'une absence de liaison entre l'âme et la personnalité.

Au cours des premiers stades du rapprochement avec les Maîtres, les disciples s'apercevront que ceux-ci sont entièrement occupés, et qu'ils ne sont pas volontiers disponibles s'il s'agit de s'occuper de questions insignifiantes en rapport avec la personnalité — problèmes que le disciple devrait être capable de résoudre par lui-même, à l'aide de la lumière fournie par son âme. Les disciples plus anciens et entraînés, bénéficient d'un accès au Maître beaucoup plus aisé, mais ils se font un devoir de ne pas faire perdre de temps au Maître, pour des questions futiles, et ne s'adresseront à lui que pour des décisions majeures au sujet de leurs activités de service, pour le compte des autres.

L'étudiant devrait bien comprendre que les Maîtres ne sont pas concernés par ce qui relève de la personnalité des individus. Leur seule préoccupation consiste à acquérir des canaux utilisables pour le travail et diriger leurs énergies au bénéfice de l'humanité dans son ensemble. Un disciple entrera donc dans le groupe d'un Maître avant tout parce qu'il a déjà acquis la capacité de rendre quelques services, et non pas pour recevoir quelque instruction culturelle en vue de son avancement personnel. Mais il va de soi qu'il tirera de l'expérience du service rendu, devenant ainsi progressivement un instrument toujours plus efficace placé dans les mains du Maître.

Il existe des cas de disciples bénéficiant d'un entraînement spécifique, mais il ne s'agit que de les qualifier davantage en vue de l'expression de quelque aspect du Plan.

Le poids du disciple est fonction des motifs qui le poussent. Le Maître reste indifférent au statut social extérieur du travailleur, ainsi qu'à l'influence qu'il exerce dans les différents milieux en raison des qualités de sa personnalité. Le Maître ne s'intéresse qu'aux qualités objectives et à la motivation qui inspirent au disciple son activité. Ce n'est que lorsqu'il s'élève au service altruiste par l'amour désintéressé, la compréhension et la bonne volonté, que le disciple est reconnu et porté à l'attention du Maître.






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