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Accueil > Revue Partage > année 1995

Extraits de la revue
Partage international

Mai 1995 - N° 81

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • L'organisation des affaires mondiales par Mills Don


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme


  • Interviews




L'article du Maître

Home Une Terre nouvelle

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Que cela réponde ou non à leurs vœux, les hommes voient se transformer les institutions du monde. Chaque jour, les médias se font l’écho de ces changements, dont la nouvelle parcourt le globe à la vitesse de la lumière, suscitant la joie, ou bien la tristesse et le désespoir, en égale proportion. Jamais auparavant, dans l’histoire de la Terre, l’homme n’avait été aussi conscient de cette dynamique du changement, et jamais elle ne l’avait entraîné ainsi. Jamais, avant cette époque, la race des hommes n’avait focalisé à ce point son attention sur elle-même, ses problèmes et ses angoisses. Avant longtemps, l’accélération du rythme des changements sera devenue si sensible que personne ne pourra l’ignorer. L’essor des moyens de communication a supprimé le temps et la distance, et assure la participation de tous au processus de transformation du monde. Le moment venu, les hommes en viendront à comprendre la raison des changements qui s’opèrent. Ils les accueilleront avec joie, et exprimeront leur volonté de les voir menés à bonne fin.

Le bourbier de l'indigence

Dans le même temps, nombreux sont ceux qui trouvent le changement d’une lenteur intolérable. Empêtrés dans le bourbier de l’indigence et de la maladie, des millions d’hommes ne peuvent que déplorer l’absence de progrès et aborder l’avenir dans l’amertume et la désillusion. Privés de toute perspective, ils croient le recours à la violence seul susceptible d’infléchir leur destinée. Acculés au désespoir, ils rêvent de revanche et de révolution : si les nécessités de la survie au quotidien n’étaient là pour les en empêcher, ils seraient déjà passés à l’action pour tenter d’améliorer leur sort. Ainsi tant d’hommes souffrent-ils inutilement, n’osant espérer que dans certains pays lointains se fera jour un changement d’attitude à leur égard.

Bientôt, ils commenceront à se rendre compte que rien ne les oblige à subir indéfiniment pareille affliction, qu’il en est tant d’autres qui ignorent tout de leurs souffrances et de leurs maux, qu’il y a de quoi satisfaire aux besoins de tous, et qu’il suffit de partager pour que chacun ait ce qu’il lui faut.

Une exigence de justice

Dès lors, une nouvelle exigence de justice se répandra en écho à travers le monde. Au cœur de cette demande résonnera la voix de Maitreya, réclamant la transformation rapide de tout ce qui fait obstacle à la véritable destinée des hommes. Le Grand Seigneur préconisera une nouvelle donne : création de modes de vie qui unissent les fils des hommes plutôt que de les diviser ; formulation de lois garantissant à tous justice et liberté ; redistribution des ressources, pour que tous puissent voir leurs besoins satisfaits ; gestion plus sage de ces ressources, pour en assurer le renouvellement, et les inscrire dans la durée.

Ainsi se façonnera une Terre nouvelle. Ainsi les hommes connaîtront-ils la joie des relations justes, la satisfaction du service, et un meilleur alignement avec les objectifs de l’âme.

Bientôt, Maitreya fera entendre sa voix, et lancera un cri de ralliement aux serviteurs du monde.

Un cri de ralliement

Bientôt, cette voix galvanisera tous ceux dont le cœur s’embrase d’une flamme d’amour, dont l’ardeur n’attend que son soutien et sa stimulation, dont la propension au bien peut être portée jusqu’à l’incandescence. Bientôt, très bientôt, le Seigneur et Avatar de l’Amour se présentera au monde. Soyez parmi les premiers à répondre à son appel.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Apollonius de Tyane

par Bette Stockbauer

« Le disciple Jésus (24 av. J.-C. — 9 apr. J.-C.), qui est maintenant le Maître Jésus, est né en Palestine comme initié de 3e degré. A la fin de sa vie, au moment de la crucifixion, il avait atteint la 4e initiation. Au cours de son incarnation suivante, en tant qu'Apollonius de Tyane (16 à 97 apr. J.-C.), il devint un Maître (initié de 5e degré) et mourut en Inde. Structure de rayons d'Apollonius : 6-1-1-2-7. » (Benjamin Creme)

« Le Maître Jésus atteignit son état de perfection durant sa vie suivante en tant qu'Apollonius de Tyane. Beaucoup de ceux qui avaient suivi Jésus durant sa vie étaient encore vivants lors de cette nouvelle incarnation et furent convaincus qu'il était à nouveau parmi eux. Ce fut Apollonius qui entreprit un voyage en Inde et qui donna naissance à la légende, qui a fait de nombreux adeptes, selon laquelle Jésus ne mourut pas sur la croix mais serait allé en Inde et serait mort au Cachemire à un âge très avancé. » (Peter Liefhebber)

« La Terre entière m'appartient ; elle m'est donnée pour que je la parcoure. » Par ces mots, Apollonius de Tyane a défini l'essentiel de sa vie, car il fut l'un des plus grands voyageurs de l'antiquité. Il vécut à l'époque où l'Empire romain couvrait des milliers de km2 et où la Méditerranée servait de lien entre ses principaux foyers de peuplement. Apollonius fit plein usage de la grande mer et les historiens font état de son passage sur toutes ses rives, de l'Egypte à l'Espagne, et de l'Afrique du Nord à la Grèce qu'il a tant aimée. Il fut le premier parmi ses compatriotes à se rendre en Inde, contrée alors inexplorée et dangereuse. Qui était donc Apollonius, comment a-t-il vécu et quel dessein guidait ses constantes pérégrinations ?

Ses origines et son éducation

Il naquit dans une famille aisée de Tyane, ville de Cappadoce située dans l'actuelle Turquie. La légende affirme que des signes spectaculaires accompagnèrent sa naissance et qu'il était une incarnation du dieu égyptien Protée. C'était un enfant d'une grande beauté, doté d'une mémoire extraordinaire. A l'âge de 14 ans, on l'envoya terminer ses études à Tarse, ville du sud qu'il n'apprécia guère. Il quitta ce lieu, aux mœurs trop dissolues à son goût, pour la ville grecque d'Aegae.

C'est là qu'il découvrit les enseignements du philosophe grec Pythagore, qui proposait des règles de conduite fondées sur l'obéissance à des lois supérieures, préconisant une vie de silence et de modération en matière d'alimentation, d'habillement et de possessions matérielles. Pythagore enseignait les doctrines de l'immortalité, de la réincarnation et de la connaissance de soi. Le véritable objet de la philosophie, affirmait-il, est l'étude de la nature profonde de l'homme. Celui qui se connaît lui-même est en mesure de comprendre l'univers.

A 16 ans, Apollonius adopta les principes pythagoriciens et s'y tint jusqu'à la fin de sa vie. Il renonça à consommer de la chair animale, ne se nourrissant plus que de végétaux, refusa tout alcool, se vêtit exclusivement de toile de lin, marcha pieds nus ou en sandales d'écorce et porta les cheveux longs. Pendant cinq ans, il fit vœu de silence, ne prononçant pas un seul mot, souvent confronté à la dérision et aux moqueries de son entourage.

A Aegae, il vécut dans le temple d'Esculape, le dieu grec de la médecine. De tels « hôpitaux » existaient à travers tout le pays. Les médecins étaient les prêtres du temple. On avait recourt aux sciences de la psyché et de l'esprit pour guérir les patients venus consulter les dieux. Dans un tel milieu, Apollonius surpassa bientôt ses maîtres, impressionnés par sa piété et son esprit brillant. C'est là qu'il commença à être renommé pour ses miracles, car tous les habitants d'Aegae connaissaient les pouvoirs de guérison du jeune ascète. A l'âge de 20 ans, il hérita d'une fortune considérable. Il en conserva le minimum nécessaire et fit don du reste. Désormais, il n'accepta plus jamais d'argent, malgré les nombreuses offres de ses riches admirateurs. Libéré de tout attachement aux biens terrestres, il se mit à voyager.

Enseignements et voyages

Alors à son apogée, l'Empire romain n'en était pas moins agité de nombreux troubles. Les assassinats y étaient fréquents et les empereurs se succédaient à un rythme accéléré, car les pouvoirs de la fonction offraient également les richesses du royaume, excitant doublement la convoitise. Les temples du pays étaient davantage des lieux de fastes que des lieux de dévotion. Les sacrifices sanglants étaient courants et les rituels initiatiques avaient dégénéré en cérémonies prestigieuses et formelles. Le christianisme était encore à l'état embryonnaire, au point que de nombreux historiens de l'époque n'y font aucune allusion. Pourtant, beaucoup se mettaient en quête d'une vérité plus profonde que celle offerte par la culture dominante. De petits groupes religieux — les thérapeutes, les gymnosophistes, les esséniens — commençaient à s'organiser en communautés dans des lieux reculés, des forêts ou des déserts. Ils y vivaient une vie centrée sur l'amour de la vérité. D'anciens rites dévotionnels étaient réhabilités dans leur pureté originelle. Tempérance et respect mutuel y étaient la règle de conduite.

Apollonius guida ces groupes et leur offrit son soutien. Il se joignait à leurs cérémonies et enseignait aux prêtres les rites initiatiques. Dans les temples des grandes cités, il s'employait à purifier la liturgie, à reconsacrer les sanctuaires, à restituer aux lieux sacrés leur discipline spirituelle et leurs anciennes traditions.

Où qu'il se trouvait, ses journées étaient organisées de la même manière : il consacrait la matinée à des exercices dévotionnels et à l'enseignement des mystères sacrés aux prêtres et aux disciples. L'après-midi, il se mêlait au peuple, guérissant et enseignant les préceptes de bonne conduite, d'un point de vue moral et pratique. Trois fois par jour, il méditait en hommage au Soleil ou au « Seigneur du Monde ».

Damis, le disciple

Dans la ville de Ninive, il rencontra Damis qui devint son plus fidèle compagnon et son loyal disciple. L'essentiel de ce que nous savons d'Apollonius provient de la chronique de leurs voyages, fidèlement tenue par Damis. Damis semble n'avoir jamais compris le sens profond des enseignements d'Apollonius et ne se joignit jamais aux cercles d'initiés. Il acceptait humblement sa place car il aimait Apollonius et voyait en lui un être divin, doté de pouvoirs merveilleux. D'une nature timide, il avait peur pour lui-même et pour son maître, mais il lui était tellement attaché qu'il lui resta toujours fidèle lorsque les autres disciples l'abandonnaient. C'est ainsi qu'il devint l'homme de confiance, en clamant joyeusement : « Faisons route ensemble. Tu suivras Dieu, et moi je te suivrai. »

Ce furent des paroles prophétiques, car peu de temps après Apollonius décida de se rendre en Inde. Tous ses disciples, sauf Damis, l'abandonnèrent, mais il maintint calmement sa décision en déclarant : « Partout où la sagesse et mon être profond m'appellent, je dois aller. Les dieux me conseillent et je ne peux que me fier à leurs conseils. »

Le voyage en Inde

A cette époque, l'Inde était considérée comme une contrée exotique et mystérieuse. On racontait qu'au lieu de livrer bataille, ses habitants protégeaient leurs cités avec des éclairs de foudre. Ses montagnes enneigées étaient habitées d'espèces animales et végétales inconnues. Des bandits sillonnaient ses vastes plaines, mais le pays était en grande partie gouverné par de saints hommes ou des sages. Accompagnés de guides soigneusement choisis, Apollonius et Damis se mirent alors en route vers ces hommes, que l'homme de Tyane décrivait en ces termes : « Je vis des hommes qui habitaient la Terre, mais qui n'étaient pas de la Terre ; défendus de toutes parts et pourtant sans défense, ne possédant rien et néanmoins pourvus de tout. »

Ils rendirent visite aux mages, aux sages de Babylone, puis poursuivirent leur route vers le prêtre-roi Phraotes. Cet humble souverain, qui « aimait la paix plus que toute chose », accueillit Apollonius par ces mots : « Je salue en toi une vertu supérieure car, de toutes les grâces qu'un prince puisse posséder, la plus grande est pour moi la sagesse. » Ils passèrent ensemble plusieurs jours à s'entretenir de philosophie. Lorsqu'ils quittèrent Phraotes, celui-ci leur offrit des chameaux blancs comme neige pour continuer leur voyage et leur remit une missive pour le roi Iarchos.

Lorsque la caravane arriva au palais de Iarchos, le souverain connaissait déjà le contenu de la missive ainsi que les détails de la vie d'Apollonius.

« Le commun des mortels accueille un nouveau venu en lui posant des questions sur sa vie, expliqua-t-il à ses visiteurs, les prêtres de l'Inde, quant à eux, le saluent en lui parlant de sa vie. » Les écrits de Damis font allusion aux pouvoirs psychiques et spirituels de ces sages qui connaissaient le passé et l'avenir, qui pouvaient savoir ce qui se passait au loin et lire dans les vies antérieures.

A part cela, nous savons peu de choses sur ce qu'ils enseignèrent à Apollonius, qui restait réservé sur de tels sujets. Celui-ci laisse cependant entendre tout le bénéfice qu'il tirait de ses voyages, dans une lettre adressée à ses hôtes : « Je suis venu à vous par voie terrestre et vous m'avez donné la mer ; bien mieux, en partageant avec moi votre sagesse, vous m'avez donné le pouvoir de voyager à travers les cieux. De ces dons, je vais enrichir l'esprit des Grecs et je continuerai à m'entretenir avec vous, comme si vous étiez présents. »

Guérisons et miracles

De retour au pays, tous ses faits et gestes furent empreints d'un nouveau pouvoir. Son esprit brillant, sa piété et ses miracles se répandirent à travers tout le pays. Il allait de ville en ville, prêchant sur les marches des temples. Il appelait les gens à se détourner de leurs mœurs dissolues et des jeux cruels de l'époque, pour se consacrer à l'étude et à la philosophie. Il prêchait la communauté des biens et la nécessité de partager avec les pauvres. Critiquant l'attitude alors répandue consistant à ridiculiser la générosité envers les pauvres, il interrogeait son auditoire en ces termes : « Devons-nous plutôt nous barricader chez nous comme des oiseaux en cage qu'on engraisse, occupés uniquement à satisfaire nos obscurs appétits jusqu'à éclater ? »

Il avait toujours des mots de compassion pour les pauvres et les nécessiteux, pour ceux qui souffraient dans leur cœur ou dans leur corps. Il guérissait beaucoup par imposition des mains. Il pouvait regarder attentivement une âme en peine, connaître son passé et proposer une direction à suivre. A Rome, il ramena à la vie une fillette qu'on allait enterrer. Il repoussait les démons. Sa vision traversait le temps et l'espace. A Ephèse, il prévint les habitants de l'approche de la peste et les libéra ensuite de l'épidémie. Il eut connaissance de l'incendie d'un temple à Rome et de l'assassinat de l'empereur Domitien, à l'instant où cela se produisit, alors qu'il séjournait loin de là. Des foules immenses venaient écouter les paroles de cet homme qui savait parler aux âmes, à une époque où de telles voix étaient rares.

Activisme politique

Apollonius était aussi à l'aise dans les rues des cités au milieu du peuple, qu'avec les souverains dans leur palais. Avant d'accéder au trône, l'empereur Vespasien écouta ses conseils, au cours de longs entretiens sur l'art de gouverner. Plus tard, Titus et Nerva furent également ses amis et confidents.

Il ne resta jamais silencieux face aux despotes de son temps, considérant de son devoir de combattre l'oppression où qu'elle se trouve. Sous le règne de Néron, il fut accusé de haute trahison, mais au moment où on voulut lui lire les accusations portées contre lui, celles-ci avaient mystérieusement disparues du parchemin quand il fut déroulé. Lorsqu'en 66 apr. J.-C (année du martyr de Saint Pierre) Néron expulsa de Rome tous les philosophes, Apollonius partit pour l'Espagne. Damis nous laisse entendre qu'il y rencontra un certain nombre d'activistes qui dirigèrent ensuite la révolte contre Néron. Sous le règne de Domitien, il entra courageusement dans une Rome hostile, afin de prendre la défense d'un ami accusé de trahison. Il fut alors mis en prison et enchaîné. Lorsque Damis, consterné, lui rendit visite, il lui dit de ne pas s'inquiéter et se libéra sans effort des chaînes qui lui enserraient les jambes. Il passa ses journées d'emprisonnement à réconforter ses codétenus et leur enseigna la véritable liberté intérieure, celle qu'apporte le Royaume de Dieu.

Trente huit ans s'étaient écoulés depuis son séjour en Inde. A présent, ses cheveux étaient devenus gris et son visage s'était ridé, mais il avait gardé la beauté et la prestance de sa jeunesse. Lorsqu'il fut jugé en présence des notables de Rome, il magnétisa la foule et répondit calmement aux accusations portées contre lui. Domitien — qui était à la fois juge et juré — en fut comme frappé de stupeur. Apollonius fut rapidement acquitté et à la surprise générale, il disparut soudain du tribunal. Le jour même, il rejoignait Damis à Puteoli, à une distance représentant normalement un voyage de trois jours. La nouvelle de sa libération se répandit dans tout le pays où presque personne ne s'attendait à le voir s'en sortir vivant.

Les dernières années de sa vie publique le virent voyager et enseigner, en compagnie de Damis. Quand finalement, il se sépara de son ami, il le fit de façon obscure, en l'envoyant à Rome porter un message à l'empereur. Damis n'oublia jamais ses mots d'adieu : « Damis, toutes les fois qu'au cours de tes méditations solitaires tu penseras à un sujet élevé, tu me verras. » De multiples rumeurs se répandirent sur la mort d'Apollonius, bien qu'on n'ait jamais retrouvé son corps.

La place d'Apollonius dans l'Histoire

Dans tout le monde gréco-romain, Apollonius fut reconnu comme le philosophe le plus brillant du Ier siècle. Après sa disparition, on érigea des temples en son honneur. L'empereur Adrien rassembla ses lettres ; les livres qu'il écrivit — sur l'astrologie, la philosophie et celui sur la vie de Pythagore — furent conservés dans les grandes bibliothèques de l'époque.

Au début du IIIe siècle, Julia Domna, l'épouse de l'empereur Septime Sévère, se procura les écrits de Damis et chargea Philostrate, un philosophe de l'époque, de rédiger une biographie d'Apollonius. Ce livre est le seul témoin de la vie de cet instructeur, qui ait survécu aux destructions du temps. Il lui rend un hommage affectueux, le confirme comme personnage historique de premier plan et décrit sa grande popularité dans les pays où il a séjourné.

Pourtant, dès le IVe siècle, ses guérisons et ses miracles furent très controversés. Le christianisme était devenu une religion établie et les Pères de l'Eglise avaient commencé à attribuer à Jésus le statut de « fils unique de Dieu ». Ni l'idée de réincarnation, ni les miracles d'Apollonius n'avaient de place dans leur vision du monde. Par la suite, les théologiens opposèrent Apollonius à Jésus, le désignant comme charlatan, magicien noir et même comme l'antéchrist, comme si deux saints hommes n'avaient pu marcher sur Terre en ce même âge.

Cette polémique s'est poursuivie jusqu'à nos jours. La plupart des traducteurs modernes de l'œuvre de Philostrate portent un regard cynique sur sa biographie d'Appolonius, à laquelle ils ajoutent d'abondants commentaires tournant en ridicule les descriptions de ses miracles. Le seul ouvrage récent qui lui soit franchement favorable est l'Apollonius de Tyane, de G.R.S Mead, secrétaire d'Helena Blavatsky.

L'héritage

Les vies de Jésus de Nazareth et d'Apollonius de Tyane sont une illustration de l'éternelle loi de renaissance et de perfection. A sa mort, Jésus offrit sa vie au monde comme une promesse : « En vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi et en ce que je fais pourra faire de même et accomplir des œuvres bien plus grandes encore, car moi, je retourne vers mon Père » (Jean 14.12).

Apollonius a incarné la réalisation de cette promesse en atteignant au cours de sa vie la perfection d'un Maître de Sagesse. Il a mené une vie de renoncement aux biens de ce monde. Malgré sa notoriété, il n'a établi aucune organisation. Malgré ses nombreux disciples, il n'a initié personne à la poursuite de son œuvre. Par ses dernières volontés et son testament, il n'a légué qu'une chose à l'humanité : les principes philosophiques qui lui étaient chers.

Bien qu'elles n'aient laissé que peu de trace de leur passage, les deux vies de cette grande Ame sont un exemple pour ses frères humains. Dans les ténèbres du monde, elles ont été autant de signes qui parlaient à l'esprit et au cœur de l'homme, une douce caresse qui guérissait l'âme. Leur appel résonne encore aujourd'hui et guide l'humanité sur l'ancien chemin de l'Initiation. Par leur vie, ils ont montré le chemin de Dieu, un chemin qui est une promesse, l'espoir et l'héritage divin de ceux qui foulent cette Terre.


Sources : G.R.S Mead : Apollonius de Tyane ; Edward Berwick : La vie d'Apollonius de Tyane ; Priaux, Osmond de Beauvoir : Les voyages d'Apollonius de Tyane en Inde.




Home Faut-il taxer la spéculation ?

Source : The Independent, G.-B

Au Sommet mondial sur le développement social qui s'est tenu en mars à Copenhague, le président François Mitterrand a demandé que soit instaurée une taxe internationale frappant la spéculation sur les devises, pour venir à bout de la pauvreté dans le monde. C'est au professeur James Tobin, prix Nobel de la paix, qu'on doit l'idée de cette taxe. Un prélèvement de 0,5 % des transactions sur les marchés monétaires, qui s'élèvent à cent milliards de dollars par jour, permettrait de récolter 150 milliards par an. Le président Mitterrand a déclaré : « En quelques heures, la spéculation ruine le travail de millions d'hommes et de femmes et compromet la réussite de négociations comme celles-ci. Je pense qu'il faut se demander si nous allons abandonner les générations futures au jeu de ces forces aveugles. » Cette proposition sera examinée lors du sommet des sept nations les plus riches qui se tiendra en juin en Nouvelle-Ecosse.




Home Convoi de l'espoir : en route pour Tchernobyl

Tony Budell — qui vient de terminer son trente-neuvième voyage en Croatie dans le cadre de l'aide humanitaire britannique — partira, le 2 mai, avec un convoi de 25 véhicules pour un voyage d'environ 5 630 km à destination de l'Ukraine. On estime qu'environ deux millions d'enfants ont été victimes des fuites radioactives suite à la catastrophe de Tchernobyl en 1988. A Tchernigov, ville située à 68 km à l'ouest de Tchernobyl, on a dénombré 2 643 enfants souffrant depuis la naissance de maladies s'apparentant au cancer, ainsi que de handicaps divers tels que la cécité, ou l'absence de mains ou de pieds. En outre, beaucoup vivent dans des conditions de grande pauvreté. Le but premier de ce convoi sera d'équiper un bâtiment vide, baptisé Renouveau, et appelé à devenir un centre de réhabilitation pour enfants malades.

Parmi les articles récoltés : vitamines, savon, shampooing et autres articles de toilette ; couches et crèmes pour bébés ; jouets, ballons de toutes sortes, et dessins animés ; déambulateurs et chaises roulantes ; mais aussi des baignoires, des lavabos, des appareils d'éclairage, un frigidaire, une cuisinière, etc., pour équiper le centre.

Son itinéraire le conduira de Ramsgate jusqu'en Ukraine, en passant par Ostende, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Pologne.


Les expériences de Tony Budell en Croatie ont été présentées dans notre numéro de décembre 1993. Pour toute information complémentaire, écrire à Tony et Valerie Budell, 11 Devon Rd, Canterbury, Kent, G.-B., CT1 1RP. Tél : 0227 453434 ; Fax : 01227 787728.




Home Une « révolution » bolivienne en faveur de la population indienne

Source : San Francisco Chronicle, E.-U

Le gouvernement bolivien investit en faveur des milieux ruraux, par l'intermédiaire d'un nouveau programme appelé Participation populaire. Cette opération s'inscrit dans le cadre d'un effort sans précédent, destiné à intégrer la population du pays à majorité indienne, à la société bolivienne. Lorsque le président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada prit ses fonctions en 1993, seulement 9 % du budget de l'Etat était consacré au milieu rural. Cette année, cette part atteint 20 % du budget, soit 172 millions de dollars. Par ailleurs, le gouvernement a pris d'autres initiatives :

• L'autorisation pour la première fois d'une éducation bilingue, en espagnol et dans les dialectes locaux.

• La dépénalisation de la médecine traditionnelle, pratiquée dans certaines cliniques en parallèle avec la médecine classique.

• L'abrogation d'une loi qui garde en prison les débiteurs — souvent des indiens pauvres — jusqu'à ce qu'ils aient payé leurs dettes.

• La légalisation des organisations indigènes qui ont maintenant accès aux financements bancaires.

Bien que 70 % des sept millions de Boliviens soient descendants des Aymaras et des Incas, la plupart de ces communautés ne recevaient que peu ou pas d'aides du gouvernement. Mais le président Sanchez de Lozada affirme que cette situation est en train de changer : « Pour la première fois depuis 500 ans, nous avons reconnu l'existence des communautés indigènes. Nous pensons que ce que nous sommes en train de réaliser est révolutionnaire et irréversible. »




Home Les actions préventives sont le plus sûr chemin vers la paix

par Dietrich Fischer

Le temps est venu d'empêcher les guerres plutôt que de chercher à apaiser les conflits après qu'ils aient éclaté. Accaparés par les urgences du moment, les gouvernements ont tendance à attendre qu'un problème devienne explosif pour s’y intéresser. Du Rwanda aux Balkans, les conséquences désastreuses d'une telle approche sont évidentes.

En 1864, après avoir assisté à la bataille de Solferino, en Italie du nord, qui avait fait 40 000 morts, l'homme d'affaires suisse Henry Dunant fonda la Croix Rouge. Depuis lors, des volontaires ont sauvé d'innombrables vies à travers le monde. Mais les armes modernes, alliées à l’irresponsabilité des dirigeants politiques, ont donné lieu à des guerres de plus en plus destructrices, où la majorité des victimes sont maintenant des civils, et où les organisations humanitaires telles que la Croix Rouge se trouvent débordées. L'approche préventive est donc beaucoup moins coûteuse et plus efficace que l’envoi d'une force militaire d'interposition après qu'un conflit ait éclaté. Plus important, cela sauve des vies humaines.

De nombreuses initiatives de médiation, officielles et privées, existent déjà, mais demandent à être développées et renforcées. Durant la seule année 1994, l’ancien président des États-Unis, J. Carter, a su éviter une confrontation ouverte entre la Corée du Nord et les États-Unis, il a contribué à restaurer la démocratie en Haïti sans effusion de sang et a négocié un accord de cessez-le-feu en Bosnie-Herzégovine. Le norvégien Terje Larsen s'est employé à rapprocher Israéliens et Palestiniens dans des face-à-face secrets, qui se sont finalement traduits par un accord de paix.

L’exemple roumano-hongrois

Une autre initiative privée a contribué à désamorcer une situation tendue en Transylvanie, région frontalière roumaine peuplée majoritairement de Hongrois et qui, avant la première guerre mondiale, appartenait à la Hongrie. La Roumanie et la Hongrie se sont affrontées durant les deux guerres mondiales, perpétrant l’une et l'autre de nombreuses atrocités et exactions territoriales. Peur de l'autre et défiance sont encore très présentes. Allen Kassof, Livia Plaks et Larry Watts du Comité sur les Relations Inter-ethniques de Princeton (New Jersey) ont permis à quatre responsables gouvernementaux roumains et quatre représentants de la minorité hongroise de se rencontrer afin d'élaborer un accord. En échange d'un engagement à ne pas faire valoir de revendications sécessionnistes, la minorité hongroise a obtenu le droit d'imprimer ses propres journaux et d'utiliser sa langue dans les écoles.

Les uns et les autres étaient si surpris et heureux d'avoir trouvé une solution qui satisfasse les deux parties, qu'ils ont spontanément et longuement applaudi la signature de l’accord. Il se pourrait bien que l’action de trois individus, pendant quelques jours, ait permis d'éviter une guerre semblable à celle qui, depuis plus de trois ans, ravage l’ex-Yougoslavie sans que la présence en Bosnie de plus de 20 000 casques bleus ne puisse rétablir la paix. Quelle disproportion de moyens !

L'Académie internationale de la paix

Les initiatives visant à prévenir les guerres méritent d'être mieux financées. Le Secrétaire général des Nations unies a plus d'une fois su être un médiateur efficace mais il est débordé. L'Académie Internationale de la Paix, organisation dépendant des Nations unies et chargée par elles de prendre des initiatives pour le règlement pacifique des conflits, ne dispose au total que de 16 personnes, dont trois professionnels de terrain. Même si l’on prend en compte les nombreuses initiatives privées, on constate l’insuffisance des moyens mis en œuvre face à la centaine de conflits inter-ethniques qui menacent de par le monde.

Par ailleurs, l’Académie internationale de la Paix devrait pouvoir développer ses programmes de formation à la résolution pacifique des conflits, pour qu'à terme son intervention ne soit plus nécessaire. La résolution pacifique des conflits est un savoir-faire qui s'apprend. Au-delà des institutions supranationales, les associations de volontaires telles que les Comités amicaux d'entraide, les Brigades internationales de la Paix, les Compagnons de la réconciliation et d'autres, ont un rôle important à jouer dans la résolution pacifique des conflits et l'édification d'un monde de justice. La justice qui seule peut éradiquer les causes des guerres.

C'est la diversité et la souplesse de ces mouvements qui font leur force. La tâche de promouvoir des relations amicales entre les nations et de trouver des solutions pacifiques aux conflits ne devrait pas être laissée aux seules chancelleries. L'émulation des bonnes volontés sera la garantie de voir émerger des solutions créatives.

Privilégier le financement des actions préventives est sans doute la solution la plus économique en ces temps d'austérité budgétaire. Y investir quelques milliers de dollars peut éviter une intervention militaire qui elle, se chiffrerait en milliards. Le choix est donc clair : voulons-nous apprendre à ouvrir les yeux et à éviter les obstacles, ou préférons-nous foncer les yeux fermés en espérant que l’ambulance arrive sitôt l’accident survenu ?





Signes des temps

Home La colombe et le Pape

La chaîne américaine CNN a récemment diffusé un film pris depuis la place Saint-Pierre à Rome, montrant une colombe blanche venue se poser sur l’épaule du pape alors qu’il se tenait à l’une de ses fenêtres. Chassée par la pape, la colombe s’est envolée un instant pour revenir ensuite se poser juste en face de lui sur le rebord de la fenêtre, au grand amusement de la foule massée sur la place. N’était-ce qu’une simple colombe, pourvue d’un sens peu commun du symbolisme biblique et ésotérique, ou cherchant une occasion de se faire prendre en photo ? Ou bien doit-on y voir quelque chose de plus ? Peut-être était-ce un signe du Maître Jésus pour indiquer que la véritable succession apostolique est sur le point de commencer ?

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait effectivement de tout cela.



Tendances

Home Etats-Unis : le public soutient le désarmement

Source : Peace Media Service

Un récent sondage effectué par l'Université du Nouveau Mexique, pour le compte des Laboratoires nucléaires Sandia, montre des résultats inattendus. Quarante trois pour cent des américains pensent qu'il est possible d'éliminer intégralement les armes nucléaires. Bien que 51 % s'y opposent, le nombre des opinions favorables a surpris les experts, étant donné la réserve dont les médias font preuve en matière de désarmement nucléaire.

D'autre part, les Américains sont massivement contre le développement de nouvelles armes nucléaires et des technologies associées. Seulement 22 % d'entre eux pensent que le gouvernement devrait augmenter le financement de tels programmes. De plus, 58 % considèrent que la production d'armes nucléaires est dangereuse pour l'environnement, et 69 % estiment que les déchets nucléaires resteront toujours dangereux.




Home Les mines antipersonnel

Source : IPS

Les Etats-Unis prévoient l'extension d'un programme destiné à aider les pays à débarrasser leur territoire des mines terrestres. Le Programme américain d'assistance au déminage assure une formation, des équipements et des fonds à l'Erythrée, au Mozambique, au Nicaragua et à l'Afghanistan, ainsi qu'une contribution de six millions de dollars pour le nettoyage du Cambodge.

Le Secrétaire d'Etat américain, Warren Christopher, a annoncé l'extension possible du programme. « Dans un avenir très proche, nous espérons étendre notre programme au Rwanda et à l'Angola », a-t-il affirmé alors qu'il dévoilait au Congrès américain le second rapport du Département d'Etat sur les mines anti-personnel.

Ce rapport, les Meurtrières cachées : la crise mondiale des mines terrestres, nous avertit que le problème des mines anti-personnel empire à travers le monde, avec 500 tués chaque semaine.

Selon des estimations d'organisations humanitaires privées, entre 80 et 100 millions de mines menacent la vie des civils dans quelque 64 pays et chaque année, davantage de mines sont mises en place lors de conflits armés que le personnel de déminage n'en neutralise.

Le désastre causé par ces mines sur le plan médical, socio-économique et écologique, a été qualifié de catastrophe mondiale par le Comité international de la Croix Rouge. Le Comité de surveillance des droits de l'homme, à New York, estime que 5 à 10 millions de mines sont fabriquées par an, pour une valeur marchande de 200 millions de dollars. Ces dernières années, les principaux producteurs ont été l'Italie, la Chine, la Russie et les Etats-Unis.

Toutefois, le Congrès américain a imposé un moratoire sur les exportations de mines anti-personnel, jusqu'à fin 1996. L'Allemagne, l'Italie et l'Afrique du Sud ont fait de même. Mais les experts affirment qu'il est difficile de contrôler des ventes qui se concluent principalement sur le marché noir.





Les priorités de Maitreya

Home Enrichissement des riches et appauvrissement des pauvres

Source : Trouw, Pays-Bas

En Grande-Bretagne, le fossé qui sépare les riches des pauvres n'a jamais été aussi grand depuis 50 ans. La Fondation Joseph Rowntree affirme que ces dernières années, aucun autre pays industrialisé n'a vu s'accroître aussi rapidement et aussi fortement la disparité des revenus. Depuis 1979, année où les Conservateurs sont arrivés au pouvoir, le pouvoir d'achat des 10 % les plus riches de la population a augmenté de 50 %, alors qu'il a diminué de 17 % pour les 10 % les plus pauvres. Cette tendance va totalement à l'encontre des revendications du gouvernement qui affirme que la libéralisation de l'économie permettrait aux classes les plus défavorisées de ramasser les miettes laissées tombées par les riches. « Dans d'innombrables parties de la Grande-Bretagne, le niveau de vie des plus pauvres est inacceptablement bas pour un pays aussi riche que le nôtre », conclue la Fondation Rowntree.

Peter Barclay et ses collègues de la Fondation enjoignent le gouvernement britannique, les employeurs et les employés à combler le fossé entre les riches et les pauvres, en adoptant un ensemble de mesures économiques et sociales sévères. Ils affirment que les investissements réalisés dans l'éducation, la formation et l'aide aux chômeurs de longue durée sont essentiels.





Faits et prévisions

Home L'Europe hantée par la corruption

Source : De Volkskrant, Pays-Bas

« On découvrira dans le monde entier que des personnalités haut placées ont été impliquées dans des scandales et des affaires de corruption. Les peuples réaliseront qu'ils ne peuvent se fier à leurs dirigeants pour exercer le pouvoir. » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, septembre 1991)

« Il existe un tel degré de corruption, de pagaille et de débauche sexuelle dans les cercles conservateurs que, lorsque ce scandale éclatera, le pays n'aura plus aucune confiance en un système politique aussi fermé, dirigé par de tels politiciens. » (Partage international janv./fév. 1990)

« Un fantôme hante l'Europe  : le fantôme de la corruption. En Italie, l'opération Mains propres révèle continuellement de nouvelles affaires impliquant une nébuleuse d'hommes d'affaires et de politiciens. Depuis quelques années, l'Espagne est secouée par des fraudes à répétition. La Belgique est en prise avec l'affaire Agusta qui a conduit un ancien chef d'escadre de l'aviation à se suicider. En un temps record, le gouvernement français a perdu quatre ministres impliqués dans des scandales, tandis que des hauts fonctionnaires étaient contraints de démissionner en Allemagne et en Grande-Bretagne. Tout cela sans mentionner les affaires extra conjugales des membres du parti Conservateur anglais : elles couvriraient des colonnes entières. »

 




Home Avancées au Moyen Orient

« Le Moyen-Orient oubliera le poids de sa douloureuse histoire, comme s'il ne s'était rien passé. Les bons rapports entre voisins, l'amitié, le respect grandiront. Le calme et la paix remplaceront la violence actuelle. » (Partage international juin 1989)

« Les pourparlers de paix sur le Moyen-Orient s'intensifieront... » (Partage international janv./fév. 1992)

Après une semaine de diplomatie intense, le secrétaire d'Etat américain Warren Christopher a convaincu le président syrien Hafez el-Assad d'entamer des pourparlers de paix directs avec Israël. Les négociations avaient été interrompues en décembre. M. Christopher a passé de longues heures à discuter des questions de sécurité concernant le plateau du Golan si Israël venait à renoncer à ce territoire. M. Christopher a déclaré qu'Israéliens et Syriens « recherchaient les voies qui leur permettront de progresser ». Sur un autre front, on a pu constater une avancée qui pourrait permettre aux négociations israélo-palestiniennes de sortir de l'impasse. L'extension de l'autonomie palestinienne devrait faire l'objet d'un accord dont on espère la ratification le 1er juillet. En outre, chaque partie a pris des engagements positifs. Yasser Arafat a promis de procéder au désarmement des terroristes présumés et de les faire juger rapidement. Shimon Peres a quant à lui annoncé plusieurs mesures visant à rendre la vie des Palestiniens plus facile. Ainsi, le relâchement des restrictions à l'entrée aux frontières devrait permettre aux Arabes de rejoindre leur lieu de travail, ce dont ils ont tant besoin.




Home Réduction des stocks de matières nucléaires

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (Partage international juin 1989)

Le président Clinton a promis de réduire les stocks de plutonium et d'uranium enrichi de 200 tonnes, soit la moitié des réserves totales des Etats-Unis. L'uranium ainsi récupéré sera converti à des fins civiles. L'objectif de ce geste est d'obtenir l'interdiction permanente de toute extension des arsenaux nucléaires. Les 172 pays signataires du Traité de non prolifération nucléaire doivent voter la prolongation de l'accord qui expire cette année. Nombre des signataires ont exprimé des réserves car les arsenaux nucléaires n'ont pas diminué de manière significative. L'initiative américaine devrait contribuer à rassurer ces pays.




Home Réduction de la dette

Source : Salzburger Nachrichten, Autriche

« La dette des pays pauvres sera annulée.» (Partage international mai 1989)

Lors du Sommet de Copenhague sur le développement social, le Danemark et l'Autriche ont affirmé avoir partiellement annulé leurs créances envers les pays en voie de développement. Selon le chancelier autrichien Vranitzky, l'Autriche aurait ainsi annulé cent millions de dollars de dettes.




Home L'emploi à vie en danger au Japon

Source : San Francisco Chronicle, Los Angeles Times, E.-U

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main... « Comme nous l'avons déjà annoncé (PI décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. » (Partage international mai 1989)

Selon un article du San Francisco Chronicle, l'emploi à vie, jusqu'alors largement garanti au Japon, est désormais en repli.

« Les salariés font l'expérience de la peur du lendemain. Les Japonais n'ont pas vécu dans un tel climat d'anxiété depuis la fin de la seconde guerre mondiale, lorsque l'industrie japonaise avait été anéantie. Aujourd'hui, c'est la hausse du yen qui engendre le sentiment de crainte, tout comme le marasme économique persistant et la compétition imposée par l'économie mondiale. »

En réponse à ces pressions, un certain nombre de salariés se sont rassemblés depuis l'an passé pour formé le premier syndicat indépendant de cadres moyens. « Nous comptons maintenant 150 membres et plusieurs milliers de personnes viennent nous consulter à propos du travail à vie que beaucoup d'entre elles considéraient comme un acquis aussi sûr que le jour et la nuit », affirme Takuo Hirose, directeur du Syndicat des cadres de Tokyo. Plusieurs syndicats similaires se sont créés ces derniers temps.

La hausse du yen rend les exportations japonaises plus onéreuses dans le monde entier. Pour faire face, des entreprises japonaises délocalisent certaines productions afin de réduire leurs coûts. Pour la seule année 1992, on considère que 70 000 emplois productifs ont ainsi été perdus. Une étude récente révèle que plus d'un million d'emplois industriels pourraient être supprimés d'ici l'an 2000 si cette tendance devait se poursuivre au rythme actuel. Selon un homme d'affaires éminent, la valeur élevée du yen constitue une « réelle menace » à toute amélioration de l'économie japonaise. Il ajoute que « cette situation pourrait bien constituer les prémices d'une crise qui pourrait engloutir toute l'économie mondiale ».




Home Nouvelle déroute d'une grande banque

Source : Wall Street Journal, E.-U.)

Le Crédit Lyonnais, première banque européenne et première banque mondiale non japonaise, a appelé le gouvernement français à son secours pour son deuxième plan de sauvetage en deux ans. Cette banque a connu trois années consécutives de lourdes pertes. Pendant au moins cinq ans, le Crédit Lyonnais devra rétrocéder une partie de ses profits à l'Etat, afin de le rembourser. La banque devra de surcroît procéder à des suppressions d'emplois et vendre une partie de ses actifs.

Selon certains analystes, les problèmes de cette banque traduisent le malaise des relations entre les cadres dirigeants et le gouvernement et ils révèlent le laxisme dans le contrôle de l'Etat. Un haut fonctionnaire a même affirmé que « l'affaire de la Baring, c'est de la rigolade comparé à la situation du Crédit Lyonnais ».




Home L'essor écologique

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne)

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier » (Partage international juin 1989).

Allemagne — Pour la première fois en Allemagne, des employeurs et des syndicats ont signé un accord sur des questions d'écologie et de protection de l'environnement. Cet accord prévoit que les employés prendront désormais part aux décisions ayant une incidence sur l'environnement. De même, les employeurs seront tenus d'informer les salariés de l'évolution du traitement des substances dangereuses.




Home Le fisc Néerlandais et les investisseurs « verts »

Dorénavant, les investissements « verts » sont exonérés d'impôts aux Pays-Bas. Le gouvernement néerlandais a pris cette mesure afin de stimuler les investissements en faveur de l'environnement. Aux Pays-Bas, le taux d'imposition du revenu du capital est habituellement d'environ 50 à 60 %, en fonction des revenus de l'investisseur. En pratique, cette décision signifie le doublement du rendement des placements en actions et en obligations « vertes ».

Afin de profiter de cette exonération, 70 % de l'investissement doit être réalisé dans l'agriculture biologique, les programmes de protection de l'environnement ou les énergies renouvelables (éoliennes ou solaires).




Home Les américains achètent « vert »

Source : Greenwire, E.-U.

Selon un rapport publié récemment par les Environmental Research Associates, plus de 40 % des adultes américains affirment que lors d'achats de produits, ils recherchent « toujours » ou « souvent » des marques « vertes ». Bien que la moitié des jeunes affirment pousser leurs parents à agir en faveur de l'environnement, moins d'un cinquième des parents déclarent avoir acheté un produit parce que leurs enfants ont affirmé qu'il était favorable à l'environnement.




Home Assurance maladie et traitements anti-allergiques

Frankfurter Rundschau, Allemagne

Un compagnie d'assurance allemande a innové en proposant à ses adhérents de Düsseldorf de les rembourser des frais de recherche concernant les substances néfastes dans leur environnement domestique. Cette mesure s'est traduite par une baisse significative des coûts, dont a bénéficié à la fois la compagnie d'assurance maladie et ses adhérents. Le traitement médical d'un patient allergique peut coûter jusqu'à 9 000 dollars par an, tandis que les coûts du contrôle de l'environnement domestique sont compris entre 115 et 160 dollars par an. Si le projet prototype est un succès, il sera probablement lancé à l'échelle nationale.




Home L'augmentation du prix du pétrole protège la vie et l'environnement

Volkskrant, Pays-Bas

Les mouvements écologistes de l'Union européenne ont organisé une campagne commune en faveur d'une forte augmentation du prix des carburants. Ils affirment qu'un doublement du prix du pétrole en l'espace de sept ans, entraînerait automatiquement une diminution de 5 000 accidents mortels de la route par an, un environnement sensiblement plus pur, ainsi que la création d'emplois.

Les groupes écologistes pensent que dans la plupart des pays, la fiscalité sur les carburants est insuffisante pour couvrir les coûts entraînés par la pollution de l'environnement, le financement de la police routière et la réadaptation des accidentés de la route.




Home Ecologie et économie

Source : New York Times, E.-U.

Les opposants à la protection de l'environnement ont longtemps soutenu que l'économie souffrait des règlements imposés par l'environnement. Mais un nouveau rapport de l'Institute for Southern Studies, aux Etats-Unis, montre exactement le contraire. Cette étude montre que presque tous les Etats fédéraux situés parmi les douze premiers selon les critères environnementaux sont aussi parmi les mieux placés économiquement. Inversement, ceux qui respectent le moins ces critères écologiques sont également en bas de l'échelle économique.

Par exemple, il avait été prédit, il y a quelques années, que les communes de bûcherons de l'Orégon se transformeraient en villes fantômes si des restrictions étaient imposées sur la coupe des arbres, afin de protéger le hibou tacheté du Nord, espèce menacée. Mais pendant les trois années qui ont suivi cette mesure de réduction de l'activité des bûcherons dans les forêts fédérales de l'Orégon, cet Etat a connu un taux de chômage le plus bas depuis une génération. Les bûcherons et les ouvriers liés à l'industrie du bois qui ont perdu leur travail ont suivi un programme de requalification et 90 % d'entre eux ont trouvé un emploi avec un salaire presque équivalent à la moyenne de ceux de l'industrie du bois.

Un des anciens ouvriers devenu employé municipal a déclaré : « A la scierie, j'avais l'esprit vide, je n'avais jamais pensé que je pourrais faire autre chose. Maintenant, j'ai l'impression que le monde s'est ouvert. »





Citation

Home Etre séparé

par Albert Einstein

« Notre impression d'être séparé les uns des autres est une illusion d'optique de notre conscience. »





Courrier des lecteurs

Home Une intervention du Maître de Benjamin Creme

Cher Monsieur,

Un vendredi saint, il y a trois ans, je roulais sur une autoroute dans une zone de travaux protégés par des barricades. La circulation était très dense et s'effectuait sur deux voies. Nous roulions à environ 100 km/h, lorsqu'une voiture ralentit brusquement, un pneu ayant éclaté, forçant ainsi la circulation à se rabattre sur une seule voie. Comme il n'y avait aucun dégagement possible, je ralentis progressivement. Les deux semi-remorques qui roulaient à vive allure derrière moi se mirent à freiner bruyamment. L'un d'eux me heurta sur le côté, tandis que l'autre me percuta à l'arrière, de plein fouet, me poussant sur plus de 70 mètres, contre la voiture arrêtée devant moi.

Je ne peux affirmer avoir prié ou demandé de l'aide, mais lorsque je sus que l'accident était inévitable, je me dis en moi-même : « Prépare-toi à être écrasée. » Je me sentais totalement résignée, et ne ressentais aucune peur. Ma voiture fut réduite à l'état d'accordéon. Quelques centimètres de plus et le volant me transperçait la cage thoracique. Lorsqu'on m'extirpa du véhicule, par la fenêtre, la première pensée qui me vint à l'esprit fut : « C'est aujourd'hui Vendredi saint ». Quelques égratignures dues à des morceaux de verre brisé sur mes vêtements furent mes seules blessures. Je regardais ma voiture avec stupeur : seule restait la place du chauffeur, comme une sorte de petit cocon protégé. Je suis encore profondément émerveillée et abasourdie face au miracle qui s'est produit.

Je me souviens qu'au moment de l'accident, j'ai senti que toutes les forces en œuvre s'équilibraient, la voiture n'ayant ni soubresauts ni secousses ; je n'ai même pas eu la moindre marque de ceinture sur l'épaule. Etait-ce une intervention ?

B. S., Red Rock, Texas, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme confirme sa propre intervention. Il ajoute que sans cette intervention, l'auteur de cette lettre, Bette Stockbauer, aurait inévitablement été tuée.


Home Il avait disparu

Cher Monsieur,

En septembre 1993, je marchais dans une rue de Valence, à la recherche d'un passant susceptible de me renseigner. Mais l'endroit était désert, sans personne pour m'indiquer mon chemin. Je m'apprêtais à sortir un plan de la ville de mon sac, lorsqu'un homme apparut soudain à mes côtés, me demandant ce que je cherchais. Je fus interloquée par sa présence. Il était d'âge moyen, vêtu d'un costume. Je suis parfaitement incapable de me souvenir de ses paroles, mais j'ai fini par trouver ma rue. Lorsque je me suis retournée, il avait disparu.

Cet homme était-il Maitreya ?

J. P., Tournon, France

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était Maitreya.


Home Saï Baba à l'aéroport d'Amsterdam

Cher Monsieur,

C'était en 1987, le jour de la Toussaint, à environ 5 h du matin. J'étais en voiture, venant du nord de la Hollande, en direction d'Amsterdam, où je travaille au bureau d'informations de l'aéroport. Soudain, j'ai ressenti une irrésistible envie de voir un saint. Je ne savais d'où ce désir me venait, mais je me rappelle très bien avoir dit : « Saï Baba, aujourd'hui c'est la Toussaint, s'il te plaît, montre-moi un saint ! » A 7 h, j'étais assise à mon bureau avec trois collègues dans le hall d'arrivée qui était tout à fait désert. J'avais complètement oublié le vœu que j'avais formulé quelque temps auparavant.

Le premier client est apparu soudain devant moi, vêtu d'une robe orange et d'un turban blanc. Je fus frappée par ses yeux et par son rayonnement extraordinaire. Alors que je le regardais fixement, il me demanda s'il pouvait téléphoner à Londres, en PCV. Comme il me fallait son nom et d'autres informations afin de les transmettre à l'opérateur, il m'a tendu son passeport et j'ai vu son nom. Confuse, je lui ai demandé : « Votre nom est Darshan Saï ? » Sa réponse fut très caractéristique, il me répondit : « Oui, oui, oui ! », trois fois, comme Saï Baba le fait quelquefois. Pourriez-vous me dire qui était cet homme ? Cette rencontre m'est revenue bien des fois à l'esprit et elle a eu un très grand impact sur moi. Merci beaucoup.

Y . V., Grœsbeek, P.-B.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était bien Saï Baba.


Home A la télévision, à la fin des années 1970

Cher Monsieur,

Je me demande si, moi aussi, je n'ai pas vu Maitreya, à la télévision, à la fin des années 1970. C'était une émission sur les quartiers asiatiques de l'Est de Londres. Je pense qu'il s'agissait de Brick Lane. Le journaliste interviewait un homme de grande taille, d'environ 30 à 40 ans, à l'allure noble. Cet homme parlait avec une telle simplicité tranquille, une telle logique, qu'il m'a vivement impressionnée. La caméra ne le montrait pas complètement de face, mais plutôt de côté. Cette émission a été diffusée l'après-midi. Je crains de ne pouvoir me rappeler la date exacte, mais c'était bien avant que je n'entende parler de M. Creme et de son message.

R. M., Mitcham, Surrey, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme interviewé était Maitreya.


Home Il ressemblait à un dieu

Cher Monsieur,

J'aimerais vous faire part d'une expérience que j'ai vécue récemment et qui demeure, encore aujourd'hui, une énigme pour moi.

Tout a commencé le vendredi 23 décembre 1994, alors que je me rendais sur le lieu de travail de ma sœur. En arrivant, je lui dis : « J'ai acheté une compilation des morceaux de Stevie Wonder. » Elle m'a regardé d'un air surpris et troublé, puis m'a répondu : « C'est dommage, je l'ai aussi acheté pour toi. J'avais l'intention de te l'offrir pour Noël. » « Ce n'est pas grave, répliquai-je, si tu as toujours le ticket, j'irai faire l'échange plus tard. »

Dans la soirée, vers 18 heures, je me rendis au centre commercial, au rayon des disques, où j'appris que je pouvais échanger l'article. Je commençai donc à chercher un CD du même prix que le précédent. Je parcourus toutes les allées du magasin, du moderne au classique, et je ne trouvai rien à mon goût, sauf un CD qui me convenait mais qui coûtait 22 F de plus que l'autre. Comme je n'avais pas d'argent sur moi, je décidai de revenir le lendemain.

De retour chez ma sœur, je lui expliquai ce qui m'était arrivé, et comme poussé par une forte intuition, je lui demandai de m'avancer les 22 F manquants pour acheter le CD que j'avais remarqué. Aussitôt dit, aussitôt fait : j'échangeai l'article, et tout heureux, je rentrai.

Soudain, à un carrefour, je vis un homme de taille moyenne, d'apparence orientale et portant un long manteau noir et des gants noirs, qui attendait, une valise en métal de taille moyenne, avec des carrés blancs, posée à ses pieds. Il était là, comme s'il venait de nulle part. Gentiment, il me demanda de l'aider à porter sa valise, car il se sentait fatigué ; il marchait depuis longtemps et avait encore un long trajet à parcourir. « ...même pour une courte distance », ajouta-t-il. J'acceptai de l'aider jusqu'aux prochains feux qui étaient assez proches. Je fus surpris du poids de la valise qui était anormalement lourde ; j'avais l'impression que rien ne pouvait justifier un tel poids. Je la portai donc avec difficulté, mais j'allai jusqu'au bout. Le jeune homme, me voyant peiner, commença à saisir une extrémité de la poignée pour m'aider. « Non, non, laissez, m'écriai-je, vous êtes fatigué... », bien qu'il ne manifestât aucun signe de fatigue, ni physique ni mentale. Je finis par lui demander ce que contenait la valise et il répondit : « J'ai acheté pour 5 000 F de CD. » Surpris, je lui demandai alors pourquoi il n'avait pas pris un taxi. « Oh ! oui, répondit-il, c'est vraiment bête, je n'y ai même pas pensé, voyez-vous. »

Alors que nous marchions, je l'observais et fus surpris par la grande distinction qui émanait de lui. Il ressemblait à un dieu. Il irradiait une paix inhabituelle et infinie, comme si rien autour de lui ne pouvait l'affecter ; de plus, sa démarche était harmonieuse. J'ai ressenti, émanant de lui, un sens de l'humilité hors du commun, indescriptible et insaisissable. Je ne distinguais pas ses yeux, car il faisait sombre et il les gardait baissés. Arrivé à la hauteur des feux, au passage pour piétons, j'étais sur le point de poser la valise, lorsqu'il me dit de m'arrêter. Je la posai donc et il ajouta : « Vous ne savez pas à quel point vous m'avez aidé ! » « Oh, vraiment ! » répondis-je très surpris, sachant que la distance que j'avais parcourue était très courte... quelques mètres, et ce n'était rien en comparaison du trajet qui lui restait à parcourir. Je le quittai, après l'avoir salué. Je fus très impressionné par cette rencontre. Cet homme pouvait-il être Maitreya ?

D. Y., Paris, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme à la valise était le Maître Jésus.


Home Une expression d'amour inoubliable

Cher Monsieur,

En novembre 1993, il se produisit un événement qui est resté gravé dans ma mémoire. Il s'est déroulé dans un centre Migros, en Suisse. Il faisait froid et il n'y avait personne autour de nous. Mon mari, qui ne tient pas très bien sur ses jambes et éprouve des difficultés à marcher, montait un escalier roulant assez raide, en direction d'un restaurant dans une galerie marchande. A mi-chemin, il sembla trébucher, perdit l'équilibre et s'agrippa à la rampe, tandis que ses jambes partirent en avant, entraînées par l'escalator. Deux femmes âgées se trouvant en contre-bas, le regardaient avec inquiétude. Je voulus lui porter secours, mais je savais que je ne pourrais l'atteindre à temps, d'autant plus que je ne me sens, moi-même, pas très à l'aise sur mes jambes. L'accident semblait inévitable. J'ai demandé faiblement de l'aide, pensant que personne, de toute façon, ne pouvait m'entendre. Soudain, un homme de forte carrure se tenait derrière mon mari, le soulevant sans effort ; il l'accompagna jusqu'en haut de l'escalator. Lorsqu'ils atteignirent la dernière marche, je le remerciai. Je me trouvais devant un visage inoubliable, d'où émanait un amour indescriptible, ce qui me semblait étrange chez un homme de cette corpulence. D'une voix remplie d'amour, il répondit, dans le dialecte utilisé dans notre région : « Il n'y a pas de quoi. » Je ne sais pas pourquoi, mais je suis incapable de dire où cet homme est parti ; il a simplement disparu. Mon mari venait d'être « sauvé » et était heureux.

Pourriez-vous nous dire qui était cet homme inoubliable ?

G. W., Uettligen, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet « homme inoubliable » était Maitreya.


Home Des yeux bleus, brillants et rieurs

Cher Monsieur,

Un dimanche, au début de cette année, à la fin d'une réunion Quaker locale et après l'habituel brouhaha provoqué par les gens qui quittent leur siège pour aller bavarder entre amis, je me retrouvais plutôt renfermée et déprimée — mon frère est très malade. Me sentant seule, je m'approchai de la porte pour sortir.

C'est alors que mon attention se porta sur un homme que je ne connaissais pas et qui était encore assis au fond de la pièce, entouré de chaises vides. Il me regardait droit dans les yeux, de ses yeux bleus, brillants et rieurs. Je crois me rappeler qu'il était vêtu à l'européenne, mais je n'ai prêté attention qu'à son visage, qui était plutôt ovale et étroit, avec des yeux bleus, brillants et un sourire vraiment magnifique qui ne semblait destiné qu'à moi et que je ne peux oublier. Je pense que j'ai ébauché un timide sourire en retour tandis que je m'en allais.

Je n'ai ressenti aucun courant d'énergie, mais il est certain qu'un étranger ordinaire ne m'aurait pas adressé un sourire aussi particulier. Je réalise que je prends peut-être mes rêves pour des réalités, mais je ne peux m'empêcher de me demander si j'ai vu le Seigneur Maitreya ou le Maître Jésus. Pourriez-vous me renseigner sur ce point ?

K. L., Londres, Angleterre

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme qu'il s'agissait de Maitreya.


Home Les jeunes répondront à l'appel de Maitreya

Cher Monsieur,

Il me semble que les âmes de 6e rayon sortent d'incarnation et que celles de 7e rayon y entrent, offrant les conditions requises afin que le travail de Maitreya puisse être mené à bonne fin.

Le 6e rayon a tendance à tout ramener à lui, et ceux qui suivent un instructeur religieux ou un parti politique en étant sous l'influence de ce rayon dressent des barrières autour de leur groupe, traitant les autres comme des ennemis ou au mieux comme des personnes devant être converties. Même les écoles d'enseignement ésotérique, implantées depuis nombre d'années, semblent avoir un point de vue introverti et enseignent les sujets de l'ère du Verseau à la manière de l'ère des Poissons.

Avec les jeunes s'incarnant actuellement, les énergies de Maitreya, liées au 7e rayon cherchant à associer l'esprit et la matière dans une beauté vivante au niveau des masses, toucheront une corde sensible. Les gens créeront leur propre beauté, plutôt que d'accepter la vieille domination de la religion et des institutions politiques. Nous sommes heureux et bénis que Maitreya nous ait offert le don de lui-même au niveau de cette Terre.

Mrs M. L. P., Plymouth, G.-B.




Home Une chaleureuse reconnaissance

Cher Monsieur,

Ayant lu de si merveilleuses lettres sur Maitreya apparaissant à des gens aux quatre coins du monde, j'aimerais vous conter ceci :

En août 1991, j'ai mis une annonce dans un journal régional, suivant ainsi une suggestion faite par le groupe néerlandais sur « comment pouvons-nous aider ». J'avais indiqué mon numéro de téléphone. Fin novembre, un journaliste qui avait lu l'annonce et l'avait mise de côté dans l'intention d'y revenir plus tard, m'a contactée. Entre temps, il était devenu producteur de sa propre émission de radio sur le poste régional « Radio Drenthe », et commençait à diffuser des interviews de personnes ayant des croyances extraordinaires.

Dans l'annonce, la phrase « partagez et sauvez le monde » avait fait une telle impression sur ce journaliste qu'il avait voulu immédiatement en savoir plus sur Maitreya. Nous avons convenu qu'il m'interviewerait chez moi, le 5 décembre. Durant l'interview, j'ai essayé de lui parler aussi objectivement que possible de la présence de Maitreya dans le monde et de son travail en tant qu'Instructeur mondial, et j'ai également lu un passage de l'un des messages de Maitreya. Tout fut bien sûr enregistré pour être ensuite diffusé. Le journaliste sembla impressionné par l'histoire et promis de me communiquer la date de diffusion.

Une semaine plus tard, le vendredi 13 décembre, mon fils et moi-même marchions dans Utrecht, sur le Oude Gracht, parmi la foule, lorsque nous avons vu venir un homme dans notre direction. Il était vêtu d'un pantalon blanc et d'une robe blanche (à la marocaine) et était coiffé d'un turban blanc. Il avançait à grands pas joyeux et décidés. J'ai regardé son visage et ne remarquai que ses yeux foncés au regard amical ; j'ai ressenti comme une chaleureuse reconnaissance. Il semblait me sourire. Je suis restée là, surprise, et l'ai regardé lorsqu'il nous a croisé, puis il a disparu dans la foule.

Mon fils a dit : « Maman, c'était peut-être Maitreya ? »

Ce soir là, une personne qui avait entendu l'interview à « Radio Drenthe », m'a téléphoné ; la diffusion avait eu lieu le matin même et je n'en avais rien su — le journaliste ne m'avait pas prévenue...

Cet homme joyeux était-il Maitreya ou était-ce un pressentiment sans fondement ?

J. H. Rolde, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet « homme joyeux » était Maitreya.


Home Maitreya sera bientôt parmi nous

Cher Monsieur,

Récemment, j'ai écrit, sur une bille de bois délavée qui se trouvait sur la plage de Brighton Sud : « Maitreya le Christ sera bientôt parmi nous. » Avec le temps, des graffiti sont venus recouvrir ces mots. Ensuite, la pluie, en effaçant les graffiti, a exposé à nouveau mon message « Maitreya le Christ sera bientôt parmi nous ». La dernière fois que j'ai vu cette bille, bien que quelqu'un l'eût presque entièrement brûlée, on pouvait encore lire sur la partie restée intacte : « Maitreya le Christ sera bientôt parmi nous. »

G. R., Christchurch, Nouvelle-Zélande





Esotérisme

Home La vie de groupe et le travail de groupe (3)

par Aart Jurriaanse

La relation de groupe

Pour que les groupes fonctionnent efficacement, il est essentiel d'y maintenir une corrélation interne harmonieuse. Cela ne pose aucun problème sur les plans intérieurs, où ces groupes ont la chance de ne pas avoir à affronter les problèmes engendrés par des mentaux séparatistes, par les tribulations émotionnelles et les désirs corporels, qui tendent à perturber constamment la cordialité des relations sur les plans d'expression de la personnalité.

Pour que le travail de groupe soit une réussite, il est essentiel que des relations intérieures profondes soient maintenues, quand bien même des conflits ou des divergences d'opinions pourraient-ils périodiquement perturber la stabilité du groupe. Dans ce but, il faut absolument entretenir une liaison intérieure empreinte d'amour, et les disciples devraient renoncer à tout esprit d'autorité les uns sur les autres. Bien qu'une collaboration étroite soit indispensable, chaque individu devrait conserver l'entière responsabilité de ses propres activités.

A ce sujet, il existe trois règles générales de conduite qui, si elles sont strictement appliquées, peuvent aider considérablement à surmonter les points de désaccords :

1. Quelles que soient les divergences externes, ne laissez jamais se produire une rupture du lien intérieur d'amour qui unit le groupe sur les plans spirituels.

2. Poursuivez votre travail et laissez votre frère à ses propres responsabilités. Apportez-vous un soutien mutuel lorsque c'est possible, mais n'interférez pas et ne critiquez pas.

3. Vous disposez d'un genre de vie et d'une approche de la vie qui vous sont propres, qui s'adaptent à votre personnalité et à vos rayons d'énergie, et qui vous conviennent, mais qui diffèrent probablement radicalement de ceux de votre frère. Laissez chacun suivre son propre Sentier selon les ordres de son âme — et que règnent la compréhension aimante et la coopération.

Une compréhension

Les membres de groupes devraient donc surveiller avec attention leurs relations mutuelles. Ceci se réfère particulièrement à la vie de la pensée, et toute tendance à la suspicion ou à la critique devrait immédiatement disparaître sous des vibrations d'amour et de bonne volonté intelligente. La seule forme de critique autorisée est celle qui se base sur des faits indiscutables. Cependant, ce jugement doit s'appuyer sur un amour d'une telle intensité, qu'il ne provoquera pas d'effet sur les personnalités, ni pour nous-même, ni pour nos compagnons disciples. Cela se traduit donc par la simple reconnaissance aimante d'une limitation, ou en d'autres termes par une profonde compréhension des attitudes et des situations. La compréhension constitue en fait la puissance secrète qui permettra tout d'abord l'identification, puis la cohésion.

Du point de vue de la hiérarchie, et jusqu'à présent, l'efficacité de ces groupes est apparemment plutôt décevante. Dans l'ensemble, leurs membres n'ont révélé qu'une faible propension à accomplir les sacrifices nécessaires, et ont laissé leur personnalité imposer leurs différences de manière beaucoup trop importante. Cependant, ces efforts de groupe doivent finalement réussir, aussi les nouveaux membres, tout comme les plus anciens, doivent-ils persévérer dans leurs tentatives et tirer profit des expériences et des erreurs passées. Il faudrait tenter par tous les moyens de constituer des canaux de communication plus efficaces entre la Hiérarchie et l'Humanité, non seulement pour obtenir un contact plus proche et plus direct, mais surtout afin de favoriser l'écoulement et la diffusion des énergies, en ôtant les obstacles qui s'interposent.

Cependant, dans ce but, il est essentiel que les membres des groupes fassent preuve d'un plus grand empressement à sacrifier les intérêts de la personnalité, afin de permettre au groupe d'assurer de plus grandes réalisations. Il faut insister sur les principes essentiels que nous avons souvent nommés — l'aspiration, l'invocation, la sensibilité, l'impersonnalité, le sacrifice, le désintéressement — qui doivent tous s'appliquer intelligemment avec amour, compréhension et bonne volonté. Si ces élans sont orientés avec dévouement, ils devront finalement éveiller une impulsion en faveur du service et de l'amélioration des relations de groupe.

L'unité de groupe

La meilleure manière d'assurer l'unité du groupe consiste à démarrer par une méditation de groupe dans une tentative de fusion des âmes individuelles dans l'Ame Unique, afin d'obtenir une plus grande synthèse dans le groupe, permettant une meilleure coordination de l'action. La seconde nécessité primordiale consiste à manifester cet objectif commun dans une activité concertée de service de groupe, ce qui constitue le véritable objectif des Maîtres.

L'intérêt et la force du groupe résultera de la diversité de ses composantes et de leurs efforts collectifs. Simultanément, l'étendue de la gamme des traits de caractères constituera une des faiblesses potentielles du groupe, si les membres réagissent au niveau de la personnalité. C'est la raison pour laquelle chacun des membres devrait faire l'impossible pour demeurer uni, et éviter tout conflit, lorsque des personnalités manifestent un penchant à la suffisance. La manifestation d'un esprit de bonne volonté mutuelle doit garantir la cohésion et l'intégrité du groupe, et l'amour doit supplanter toutes les différences de personnalité.

Les groupes qui se fondent uniquement sur des liens de personnalité se révèlent très vulnérables et instables, et ne peuvent manquer de se trouver constamment disloqués par des conflits émotionnels. La seule base solide de synthèse repose sur des liens spirituels solidement maintenus sur les niveaux de l'âme, et se situant donc au delà des différences de personnalité. En outre, l'attraction réciproque de certaines âmes révélerait une similitude du rayon de l'âme des membres, et une fidélité envers un Maître travaillant sous le rayon correspondant. Cependant, l'objectif commun s'exprimant par des activités collectives de service envers nos frères les hommes, constituent un des liens de cohésion les plus solides.

Ainsi, lorsque vous servez, tâchez toujours d'agir en tant que groupe, en oubliant le rôle joué par le soi dans ce service. Le soi recherche sans cesse la reconnaissance, pour chaque petit acte de service, alors que le service subjectif devrait esquiver toute forme de reconnaissance personnelle. Même si le service est effectué par un membre particulier du groupe, il faut le considérer comme simple élément de la contribution du groupe œuvrant à travers cet individu.

En règle générale, les groupes se composent de disciples de niveaux de développement différents, mais une telle disparité ne devrait pas se révéler un obstacle insurmontable à l'harmonisation des objectifs et des activités.

En effet, pour rendre un service efficace dans toutes sortes de situations, il est aussi bien que le groupe dispose d'une gamme de qualités et de puissances diverses d'où tirer sa force et son adaptabilité.

Le contact de groupe avec le Maître

Depuis plusieurs décennies, le temps est révolu où les Maîtres accordaient des messages personnels et une attention à la personnalité de disciples particuliers soumis à l'entraînement préliminaire ou probatoire. Il existe naturellement des disciples qui travaillent sur les niveaux astraux, au lieu de travailler sur les niveaux mentaux, et qui peuvent donc encore s'illusionner de la faveur d'un tel contact ; mais ils perdront leurs illusions en temps voulu.

Cependant, cela ne signifie pas qu'il n'existe plus aucune communication directe entre la Hiérarchie et l'Humanité, ni que les Maîtres aient coupé tout contact avec leurs disciples. En effet, une telle rupture serait inconcevable et se placerait en complète contradiction avec la politique énoncée par la Hiérarchie qui, au contraire, prévoit une communication plus étroite, car l'Humanité doit se préparer à l'extériorisation progressive de la Hiérarchie dans le monde physique. En réalité, il ne s'est agit que d'un changement de tactique quant aux procédures suivies. Alors que jusqu'à environ la fin du siècle dernier, la Hiérarchie pouvait se permettre d'accorder une attention personnelle et individuelle aux disciples, en raison de leur nombre passablement réduit, la situation a maintenant radicalement changé. Un nombre plus important de disciples s'entraînent en vue de hâter le progrès spirituel de l'humanité, et afin de réaliser cet entraînement sur une base plus large, la Hiérarchie a décidé de ne plus travailler qu'à travers le système de groupe, conçu récemment.

Ainsi, le Maître communique-t-il ses messages à ces groupes par impression télépathique sur l'un des membres, choisi pour posséder la sensibilité nécessaire. Il s'agit de cette même technique qui a produit de si bons résultats avec A.A.B. Jusqu'à présent, toutefois, il ne s'est révélé que très peu de cas de sujets sensibles, disposant d'une forte affinité avec le Maître, et dotés de vibration qui lui correspondent. Il en existe cependant quelques uns, et quand il sera utile et en fonction des nécessités, davantage seront amenés en incarnation, afin de servir de liens pour la transmission des pensées des Maîtres. Ces messages sont alors communiqués au profit du groupe entier, mais se rapporteront fréquemment aux besoins de membres individuels en particulier.





Interviews

Home Démographie et développement

Interview de Dr. Nafis Sadik par Monte Leach

La Conférence du Caire sur la population et le développement, à laquelle ont participé en septembre dernier des représentants de 179 pays, fut une réunion internationale des plus marquantes. Le Dr. Nafis Sadik fut la principale animatrice de la conférence. Elle est maintenant chargée d'assurer l'exécution concrète des engagements pris au Caire. Monte Leach l'a interviewée pour Partage International.

Partage International. Quelle est selon vous, la signification à long terme de la Conférence du Caire ?
Dr. Nafis Sadik. Alors que l'attention des médias s'est surtout portée sur l'avortement, la plus grande partie du monde en voie de développement a vu dans cette conférence une nouvelle approche des problèmes de population, allant bien au-delà du simple planning familial. Les problèmes démographiques font partie du développement. Ce concept est maintenant de plus en plus largement accepté par les pays en voie de développement. En outre, il est apparu clairement que le sexe des enfants joue un rôle important, non seulement en matière démographique, mais également en matière de développement en général. Toutes les décisions prises au Caire étaient justes, et je suis heureuse de dire que de nombreux pays sont en train de mettre ces décisions en pratique.
Le Brésil en est un bon exemple. Bien que ce pays n'ait jamais eu de politique sociale sur le plan national, il est maintenant l'un des plus engagés dans ce Programme d'action. Il va créer une commission ou un conseil pour les questions de population, afin de les intégrer dans une politique de développement comprenant les questions de sexe, d'éducation, de disparité dans l'éducation, de santé et de pauvreté. Le gouvernement a également reconnu la nécessité d'impliquer dans ses efforts toutes les couches de la société. Le Brésil offre l'exemple typique du pays catholique qui, au sein de l'ONU, a toujours lutté contre l'idée d'un programme social et qui, à présent, agit tout différemment.
Il y a en Afrique et ailleurs de nombreux autres pays qui vont dans le même sens. L'Ethiopie a mis sur pied un cabinet national chargé de discuter de cette question. Le Bénin, le Cameroun, la Tanzanie et le Pakistan ont également pris des mesures positives.

PI. Vous indiquez que cette conférence a orienté le débat sur la population et le développement.
NS. Oui, depuis un sujet très précis tel que la fécondité et le planning familial jusqu'à une approche plus vaste, plus holistique. Les programmes qui ont réussi ont eu de multiples effets secondaires positifs. Les gouvernements sont en train de le reconnaître. Ce n'est pas comme s'il fallait s'occuper soit de contrôle de la population, soit de développement. Ils commencent à réaliser que les programmes sociaux font partie des programmes de développement, tout comme les programmes de santé et d'éducation. Lorsqu'un éventail de programmes est en place, cela accroît les options possibles pour les individus, ce qui est important si un pays veut progresser.

Faire face aux besoins individuels

PI. Quels points du Programme d'action du Caire considérez-vous comme les plus importants ?
NS. Un aspect très important est que le dialogue s'est écarté de l'approche purement chiffrée et des politiques imposées par le sommet, pour tenir compte des besoins des populations et essayer d'y répondre. Les programmes qui ont réussi n'imposaient ni buts ni quotas. Ils répondaient aux besoins, apportant l'information et l'éducation, et ont engendré une compréhension de la nécessité d'espacer les naissances, de ne pas avoir d'enfants trop tôt, etc. Ils ont également apporté des services de planning familial dans les meilleures conditions possibles. Ceci constitue la principale différence avec le passé, et représente une très forte incitation à s'éloigner d'une approche purement démographique.

PI. Les débats, auparavant, étaient orientés sur le fait que la femme devait avoir un certain nombre d'enfants.
NS. Les études démontrent que la demande de planning familial est beaucoup plus importante que l'offre de services existants. Si nous nous étions attachés à répondre à la demande, nous serions parvenus à un niveau démographique beaucoup plus satisfaisant qu'il ne l'est actuellement. Les pays qui ont tenté d'imposer une limite n'ont pas vraiment réussi. Les femmes qui désirent limiter le nombre de leurs enfants ou espacer les naissances ne sont pas toujours en mesure de le faire, car les décisions sont prises par les maris, les familles, ou par la pression sociale (par exemple à l'égard des naissances de garçons). Toutes sortes de pressions s'exercent afin d'accroître le nombre des naissances. Le fait de répondre à la demande individuelle implique la création d'un environnement dans lequel la femme puisse prendre ses propres décisions plus ouvertement et en tenant compte de ce qu'elle souhaite et désire personnellement.

PI. Si bien que les objectifs fixés par le Plan d'action ne comportent pas de chiffres démographiques spécifiques ?
NS. En effet. Il n'y a pas d'objectif démographique. Cela signifie que si nous appliquons le programme, la population mondiale sera beaucoup moins importante que ce que prévoient aujourd'hui les médias. Nous pouvons affirmer que de nombreux pays au cours des deux dernières décennies, sans s'être fixé d'objectifs démographiques spécifiques, ont atteint un taux de fécondité assurant la relève des générations, ou qu'ils s'en approchent. Les pays qui ont tenté de fixer une limite ou qui ont des programmes de planning familial indépendants des programmes de développement n'ont par contre guère obtenu de résultats satisfaisants.

Les modèles de consommation

PI. Un autre aspect de la conférence a porté sur la réduction de la pauvreté, en relation avec les modèles de consommation de l'Occident. Pouvez-vous nous en parler ?
NS. Le Programme d'action de la conférence s'adressait à tous les pays du monde, développés ou en voie de développement. La responsabilité des pays industrialisés en matière de population est également reconnue. Ces pays ne peuvent réduire leur taux de fécondité, car il est déjà extrêmement bas. Mais ils connaissent des problèmes spécifiques tels que les grossesses précoces et le comportement des adolescents face à la sexualité et à la santé. C'est là qu'ils doivent intervenir. Ils doivent aussi s'occuper des problèmes de niveau de consommation, de styles de vie, et d'utilisation des ressources, qui sont disproportionnés par rapport au nombre d'habitants. Ils en acceptent le principe.

PI. Les pays industrialisés ont-ils admis qu'ils consomment trop et qu'ils devraient réduire leur consommation ?
NS. Ils l'admettent, et reconnaissent qu'ils doivent faire quelque chose. Mais les mesures à prendre ne sont pas encore clairement définies. Tout comme pour les pays en voie de développement, nous verrons se produire des changements de comportement et des prises de responsabilité de la part des gouvernements qui doivent répondre à la demande des populations. Les pays industrialisés doivent également éduquer et informer leurs populations, et les citoyens doivent participer aux décisions en matière de limitation de la consommation des ressources. Les décisions ne peuvent pas être simplement imposées à la société. Un Américain produit 50 fois plus de déchets qu'un Indien. Aux Etats-Unis, l'utilisation de carburant est environ 25 fois plus élevée qu'ailleurs, et 25 % des ressources mondiales en carburant sont consommées aux Etats-Unis.
Une autre question qui doit être débattue dans les sociétés industrialisées concerne le fait que nous faisons tous partie d'une communauté globale. De nombreux pays industrialisés estiment qu'ils peuvent ériger un mur tout autour d'eux et continuer à vivre indéfiniment comme ils le font actuellement. Notre monde est très interdépendant et toute nation doit se préoccuper de ce qui se passe dans les autres parties du globe. Des guerres civiles ou une société instable en Afrique affecteront tôt ou tard le reste du monde.

PI. Par quel moyen pensez-vous maintenir l'élan donné par la conférence du Caire ?
NS. Cet élan existe toujours et suscite encore de l'énergie et de l'intérêt dans tous les pays. L'intérêt se maintiendra si les pays en voie de développement constatent qu'en accordant la priorité absolue aux programmes sociaux, ils recevront davantage d'aide de l'extérieur. Je ne pense pas qu'ils le fassent uniquement pour recevoir davantage d'aide, mais s'ils ne devaient plus recevoir cette aide, cela entraînerait un recul. Les pays africains surtout devraient être aidés. Il est important de prouver que des pays pauvres peuvent être amenés, avec de l'aide extérieure, à un certain niveau de développement social, s'ils en ont la volonté.

PI. Ceci soulève la question du suivi de l'aide extérieure.
NS. Les Etats-Unis ont joué un rôle majeur en incitant les autres pays donateurs à adhérer aux besoins exposés dans le Programme d'action de la conférence. C'est grâce à eux que le Japon a annoncé une aide de trois milliards de dollars sur sept ans. Les Allemands ont également déclaré qu'ils augmenteraient leur contribution. Je pense que les pays européens sont heureux de la direction prise par les Etats-Unis dans ce domaine. J'espère sincèrement que cette direction sera maintenue.

PI. Quels sont les engagements des Etats-Unis ?
NS. Ils ont déclaré qu'ils augmenteraient leur contribution et, de façon informelle, qu'ils tâcheraient d'atteindre le milliard de dollars en faveur des programmes sociaux d'ici à l'an 2000. J'ignore ce qu'ils vont prévoir dans leur prochain budget, car ils subissent de fortes pressions de la part du nouveau Congrès. J'espère que l'administration américaine maintiendra sa position.






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