DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 1995

Extraits de la revue
Partage international

Avril 1995 - N° 80

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme




L'article du Maître

Home A la dernière minute

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Chaque fois que l’humanité est en danger, elle tend vers l’un ou l’autre de deux extrêmes : soit, négligeant tous les signes avant-coureurs de difficultés, elle poursuit avec une assurance aveugle sa course vers le précipice ; soit, changeant de cap de manière aussi soudaine qu’irréfléchie, elle se rue dans la direction opposée. Depuis quelque temps, au mépris de tous les signaux d’alarme, les hommes ont fait le premier choix.

Fermant les yeux sur l’érosion manifeste de leurs institutions comme sur le gaspillage de leurs ressources, refusant d’entendre les graves avertissements de leurs savants et de leurs sages, ils ont persisté dans leurs errements, allant jusqu’à mettre en péril la vie et le bien-être de l’humanité tout entière.

Petit à petit cependant, beaucoup s’aperçoivent que de lourdes menaces hypothèquent l’avenir ; que rien ne peut garantir à l’humanité qu’elle sera préservée ; qu’à moins d’une réorientation fondamentale, la race des hommes est condamnée à disparaître. De plus en plus, la population mondiale entrevoit la réalité de ce danger.

Les risques de dislocation

Maintenant, à la dernière minute, les hommes commencent à se préoccuper des nombreux problèmes auxquels cette époque les confronte. Enfin, les gouvernements prennent au sérieux la menace de bouleversements planétaires qu’ils ont si longtemps ignorée. Enfin, ils mesurent les dangers de la croissance démographique, dans un monde aux ressources en diminution constante. Enfin, après tant d’années, ils reconnaissent le caractère international de leurs nombreuses difficultés, et la nécessité de coopérer pour y porter remède.

Ce récent changement d’approche s’accompagne d’un sentiment d’urgence qui augure bien de l’avenir de la planète et de l’espèce humaine.

Une situation plus favorable

Ainsi se crée une situation plus favorable, dans laquelle le Christ peut maintenant émerger. En coulisse, il a depuis longtemps montré aux hommes la voie du renouveau. Aujourd’hui, aux yeux de tous, il peut ajouter sa voix à la clameur croissante qui réclame un changement de direction. Sous son impulsion, les hommes trouveront la vigueur nécessaire pour créer les conditions qui permettront au monde de vivre en paix. Ainsi cette planète sera-t-elle transformée, ainsi l’homme commencera-t-il son ascension.

Vers une action concertée

Bientôt, Maitreya fera clairement la preuve de sa présence et demandera une action concertée pour sauver ce monde. Sur de grands réseaux télévisuels, il fera entendre sa voix. Son message de partage et de paix galvanisera tous ceux dont le cœur est pur, et mettra les institutions existantes à l’épreuve du changement. Les unes après les autres, les structures délabrées du présent s’effondreront face à la logique plus saine de la satisfaction des besoins des hommes. La pestilence de la cupidité et de la corruption passées sera balayée par l’air frais de la manifestation du bien et, en nombre croissant, les hommes se rassembleront autour de l’Annonciateur du renouveau, du Messager des temps futurs et bénis.

Bientôt, le monde s’éveillera à la réalité de la situation désastreuse dans laquelle il se trouve, et se tournera vers Maitreya pour solliciter ses sages conseils. Ils ne lui seront pas refusés.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le nouveau véhicule de Mary Akatsa

par Memo Neupert

Dans notre numéro de septembre 1988, nous avons publié un reportage sur l'apparition inattendue de Maitreya au Kenya, lors d'une séance de guérison de Mary Akatsa. En juillet 1994, nous avons publié le reportage de Memo Neupert, notre collaboratrice bénévole en Allemagne, qui avait rendu visite à Mary Akatsa. Voici la suite de cette visite.

Comme je l'avais indiqué, Mary Akatsa avait besoin d'un véhicule, étant donné la grande dispersion géographique de sa congrégation, à travers le Kenya. La réponse fut spontanée et les fonds rapidement réunis.

Un organisme, le WEM, ici à Hambourg, livre directement des voitures aux congrégations des pays du tiers monde. Le véhicule devait arriver à Mombasa le 12 décembre.

Je me suis rendue à Nairobi, où Mary Akatsa m'a rejointe. Après trois semaines de formalités administratives (délai relativement court pour le Kenya), nous avons obtenu les papiers nécessaires et sommes parties pour Mombasa. Je peux difficilement imaginer route en plus mauvais état : ce fut une suite ininterrompue de trous, et il fallut neuf heures pour faire 250 km.

Mary et moi-même avons dormi côte à côte, dans la salle d'attente de l'aéroport de Mombasa. Vers 7 h, un officier de police nous a réveillées et nous sommes parties pour le port. Il fallut plusieurs heures encore avant de prendre enfin possession de la Pajero. Mary et ses assistants sont enchantés.

Maintenant, il est projeté de construire un hôpital et un pensionnat. Dans les bidonvilles, les enfants meurent par manque de médicaments et ceux qui sont touchés par le sida ne reçoivent aucun traitement. Un hôpital serait d'un grand secours dans ces quartiers pauvres. Je serais tellement heureuse si vous pouviez envoyer un don pour aider Mary dans sa tâche.

Les dons peuvent être adressés à Memo Neupert/Mary Sinaida Akatsa, Dresdner Bank, Hambourg, Allemagne. Compte n° 4618 221 02, BLZ 200 80000. Chèques internationaux à Memo Neupert, Schippelsweg 5 e, 22455 Hambourg, Allemagne.


A tous les donateurs et amis,

J'aimerais remercier personnellement tous les donateurs et amis qui, par leurs efforts matériels et spirituels, m'ont permis d'acquérir une voiture. La belle Pajero m'est d'un grand secours et allégera certainement la lourde charge que m'a confiée Notre Seigneur Dieu. Je vous en suis infiniment reconnaissante.

Je suis extrêmement heureuse de constater qu'au delà même des continents, beaucoup se sentent concernés et sont prêts à participer et à m'aider dans ma mission. Il m'est difficile de vous joindre pour vous remercier individuellement, mais je suis convaincue que vous accepterez cette lettre en témoignage de ma reconnaissance et de ma sincère gratitude envers votre générosité.

Actuellement, je suis en train de préparer la construction d'une église. Parallèlement, j'ai des projets à long terme, comme par exemple l'édification d'un hôpital, et d'un pensionnat pour les enfants de Dieu qui en ont désespérément besoin. Cela s'ajoute naturellement à mon action aux côtés du gouvernement et d'autres organismes qui approvisionnent en nourriture, vêtements et abris, les nombreux pauvres et sans emploi de notre société. Il s'agit, sans doute, d'une entreprise qui relève du défi, mais je suis persuadée que cette noble tâche sera accomplie, car les gens de cœur renouvellent leur assistance, comme ils ont déjà pu le démontrer. Je compte sur votre soutien inestimable.

Que Dieu Tout-puissant vous bénisse de son abondance et de ses richesses.

Mary Sinaida Akatsa
Patron, Eglise du Christ de Jérusalem, Nairobi




Home Rapport du Worldwatch Institute

L'état du monde en 1995

Selon le dernier rapport du Worldwatch Institute, institut de recherche sur l'environnement basé à Washington, la destruction des systèmes naturels planétaires est à ce point avancée que la productivité économique s'en trouve réduite, dans le monde entier. La surexploitation des océans, le déboisement excessif et le pompage exagéré des nappes phréatiques détruisent les ressources de base et augmentent le chômage.

Les conséquences de la surexploitation sont particulièrement visibles dans le domaine de la pêche. Avec la stagnation des prises, l'offre par habitant diminue et les prix augmentent. Durant la dernière décennie, le cours mondial des produits de la mer s'est élevé de près de 4 % par an.

Dans certains pays en voie de développement, l'ampleur du déboisement des forêts tropicales a entraîné la quasi-disparition de cette précieuse ressource, minant ainsi l'économie nationale.

Par ailleurs, le Worldwatch signale que de plus en plus de pays connaissent une pénurie en eau. Dans de grandes régions agricoles, la sollicitation des nappes phréatiques excède désormais leur capacité de recharge. Les prairies sont également soumises à des pressions excessives.

« La précarité écologique conduit à l'instabilité politique », estime Lester Brown, l'un des principaux auteurs du rapport. « Les rendements exigés étant excessifs, pour tant de ces systèmes naturels, l'équilibre entre l'homme et la nature, qui était resté stable durant des siècles ou des millénaires, est en voie de devenir hautement instable. »

Dès lors que la demande de produits de la mer ou de bois de chauffage dépasse le rendement normal d'une pêcherie ou d'une forêt, cette demande conduit souvent à la consommation des ressources de base elles-mêmes. Cette combinaison d'une demande sans cesse croissante et d'une diminution des ressources de base peut mener, d'un jour à l'autre, au déséquilibre et à la ruine.

Inverser la tendance

« Afin d'inverser cette tendance à la dégradation de l'environnement, au déclin économique et à la désintégration sociale, il importe de ralentir rapidement la croissance démographique mondiale », estime Hilary French, auteur de la conclusion du rapport. Heureusement, le Congrès des Nations unies sur la population et le développement, qui s'est tenu au Caire en septembre 1994, a mis au point, sous forme de calendrier, un Plan d'action pour la population mondiale, destiné à stabiliser la population de la planète, d'ici l'an 2050, à moins de 9,8 milliards d'habitants. »

Ce plan appelle à tripler les dépenses des programmes démographiques d'ici l'an 2000, pour les porter des 5 milliards de dollars actuels, à quelques 17 milliards de dollars annuels. Outre l'extension des services de planning familial, ce plan d'action prévoit de s'attaquer aux causes sous-jacentes du taux élevé de fécondité, comme l'analphabétisme féminin et le statut inférieur de la femme.

« Le Plan d'action pour la population mondiale est peut-être l'initiative la plus hardie jamais entreprise par les Nations unies », estime Lester Brown. Les années de préparation de ce congrès ont vu s'établir un consensus remarquable entre les mondes industriels et ceux en voie de développement, entre les représentants du public et les associations des droits de l'homme et des droits des femmes.

Autre événement prometteur, l'accord de mars 1994 pour doter le GEF (Global Environment facility), le fonds pour l'environnement planétaire, de 2 milliards de dollars supplémentaires destinés à favoriser la protection des biens communs mondiaux durant les trois prochaines années. Hilary French a relevé qu'il était impératif d'orienter massivement les fonds vers des pays du Sud, afin de favoriser l'équilibre de leur développement.

Selon le Worldwatch, il est également temps pour les gouvernements de créer un mécanisme financier spécifique, pour assurer le coût de la transition vers une société équilibrée, en participant aux dépenses pour l'environnement et les initiatives sociales, et aux coûts du maintien de la paix. Afin de décourager les spéculations déstabilisant les monnaies, le prix Nobel James Tobin a suggéré d'assortir les opérations de change d'une taxe de 0,5 %. Cela rapporterait 1 500 milliards de dollars par an. Même une pression fiscale plus faible, de 0,003 % par exemple, rapporterait 8,4 milliards de dollars par an, montant quatre fois supérieur à la récente dotation du GEF.

« En dépit du soutien du public en faveur du changement à long terme, la réponse internationale à la menace conjointe d'un effondrement écologique et d'une désintégration sociale reste sérieusement inadéquate, a déclaré H. French. Nous gagnons quelques batailles, mais nous perdons la guerre destinée à créer un avenir durable. »

Les auteurs du rapport déclarent que « les réelles menaces pesant sur notre avenir ne proviennent pas tant des traditionnels conflits frontaliers que de la faillite des pêcheries, de l'épuisement des eaux potables, de la disparition des forêts et de l'érosion des sols. » Et ils ajoutent : « La sécurité des individus, partout dans le monde, ne dépend plus à présent des investissements effectués pour la modernisation de l'armement, destiné à mener des guerres du passé, mais de ceux qui seront consentis dans les domaines du reboisement, de la conservation des sols, de l'efficacité hydraulique, du planning familial et de l'éducation des femmes dans les pays en développement. »

Selon le rapport, à moins d'une redéfinition rapide de la notion de sécurité et d'une réorientation des priorités en conséquence, nos enfants auront à affronter un avenir économiquement appauvri et politiquement instable — un avenir que nous ne pouvons facilement imaginer, tant il sera différent du passé récent.




Home Une initiative de l’UNDP pour aider 20 millions d’Africains

Source : IPS

Le programme de développement des Nations unies (UNDP) devrait assister plus de 20 millions d’individus touchés par la sécheresse et les conflits, en Afrique orientale. Ce programme vise les personnes déplacées au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda, au Burundi, à Djibouti, en Somalie, au Soudan, en Ethiopie et en Erythrée.

Selon l’Agence des Etats-Unis pour le développement international, 11,5 millions de personnes sont touchées par la sécheresse dans ces pays. Quelques 6,5 millions supplémentaires sont déplacées, la plupart en provenance du Soudan et du Rwanda. S’y ajoutent 2,4 millions d’individus considérés comme réfugiés, en nombre croissant en raison de l’instabilité politique au Burundi et au Rwanda.

James Speth, l’administrateur de l’UNDP, a déclaré que l’Agence des Nations unies désirait éviter de répéter le cauchemar de la Somalie où le retard pris par l’aide internationale eut pour conséquence une énorme crise humanitaire. « S’ils sont négligés ou ignorés, les effets des conflits et de la sécheresse dans la grande corne de l’Afrique pourraient également entraîner une énorme crise humanitaire et l’apparition d’une situation d’urgence », a-t-il affirmé.

L’UNDP travaillera avec d’autres organisations à la résolution du problème de la sécheresse et au développement de projets à base communautaire. « La nouvelle tendance dans le développement est une approche de bas en haut qui met l’accent sur la régénération des ressources de base, sur l’émancipation des femmes et la création d’emplois pour tous. L’objectif est d’obtenir la sécurité au niveau de l’approvisionnement de la nourriture pour la région », a ajouté James Speth. « Les organisations non gouvernementales, les gouvernements, les fermiers et même la presse devraient tous jouer un rôle dans cette initiative. »




Home Une statue de Maitreya charismatique

Source : ARTnews, E.-U.

Une statue de Maitreya datant du VIIIe siècle, point d'attraction d'une exposition new-yorkaise de 48 statues représentant le Bouddha, des Boddhisattvas et Maitreya, toutes originaires de l'Asie du Sud-Est et datant du VIIe au IXe siècle, semble irradier de l'énergie. « Une statue peut-elle avoir un pouvoir charismatique ? » Telle est la question que se pose un critique du magazine ARTnews, qui note que la statue aux quatre bras et au pied légèrement levé, semble prête à marcher et que son regard baissé irradie la sérénité et la compassion. « Plongez votre regard dans ses yeux un instant, note le critique, et il devient l'homme sans logis de la rue, le garçon latino-américain souriant rencontré dans Washington Heights, la gardienne des toilettes de l'aéroport La Guardia ou, en fin de compte, soi-même. »

Lorsque cette statue de Maitreya, d'un mètre de haut, fut découverte enterrée avec environ 300 autres bronzes dans le village thaïlandais de Prakhon Chai en 1964, son parfait état de conservation et l'expression de ses traits avaient suscité l'étonnement des historiens d'art.




Home Sri Shankaracharya et Maitreya : Qui suis-je ?

par Patricia Pitchon

« Qui suis-je ? » Cette simple question fut audacieusement posée par le grand philosophe indien Sri Shankaracharya (788-820), auteur de commentaires sur les traités spirituels connus sous le nom d'Oupanishads (qui constituent la dernière partie des Védas, les écritures saintes de l'Inde). Bien qu'il se soit adressé aux érudits, philosophes et moines de l'époque, tant bouddhistes qu'hindous (et qu'il ait même souvent été considéré comme un « bouddhiste secret » en raison de ses affinités avec certains aspects essentiels de la pensée bouddhiste), la recherche que Sankaracharya a menée en profondeur sur la nature du Soi et sur le thème de la servitude et de la libération, présente des similitudes intéressantes avec les enseignements actuels de Maitreya, lesquels ont une portée dynamique, directe et universelle. Par compassion pour l'homme profane, affirme-t-on, Shankara écrivit un autre ouvrage, l'Aparokshanubhuti, dont je propose d'examiner quelques-uns des vers et de les comparer à certains aspects des enseignements de Maitreya. La portée de ces vers est, là aussi, directe et universelle.

La nature du Soi et sa relation au Créateur représente un thème fondamental des Oupanishads eux-mêmes :

« Dissimulé dans le cœur de tous les êtres se trouve l'Atma, l'Esprit, le Soi ; plus petit que le plus petit atome, plus grand que les vastes espaces. L'homme qui renonce à sa volonté humaine laisse la souffrance derrière lui et, par la grâce du Créateur aperçoit la gloire de l'Atma. » (Katha Oupanishad)

La théorie selon laquelle l'homme devrait se libérer de la servitude par la connaissance de la nature du Soi apparaît déjà clairement dans les Oupanishads :

« La connaissance de Dieu libère l'homme : ses peines prennent fin, la naissance et la mort cessent d'exister. Lorsque cette union intérieure amène l'homme au-delà du monde physique, il trouve alors le troisième monde, le monde de l'Esprit, où réside le pouvoir du Tout. Il entre alors en possession de tout, car il est un avec l'UN. » (Svetasvatara Oupanishad)

Shankaracharya ne croyait pas que le Soi puisse être connu par les seuls pouvoirs de la raison et de la logique. Le Soi n'est pas un « objet » pouvant être appréhendé par la pensée. Le Soi n'est finalement connu que par l'expérience directe. Néanmoins, ses vers tiennent lieu de balises pour le profane : « Identifié par le pronom personnel « Je », demeure le Soi transcendantal, le seul et unique. Comment les corps physiques, si nombreux, peuvent-ils alors être le Soi ? »

Nous avons ici deux notions intéressantes : le Soi, tout en étant un et indivisible, peut cependant être identifié par le pronom personnel « Je ». Ce qui suggère que l'homme en vient à connaître le Soi à travers le « Je » ; en d'autres termes, l'expérience de cette identité avec le Soi est vécue par la conscience individuelle. Shankaracharya poursuit avec la comparaison suivante :

« Je suis sans attributs, immobile, éternel, à jamais libre et indestructible ; je ne suis pas le corps, sans cesse changeant et irréel. C'est ce que le sage appelle la connaissance. »

Il est à noter que Shankara, bien que n'accordant pas de réalité permanente au monde matériel comme le faisaient certains réalistes de son époque, arrivait pourtant difficilement à imposer sa vision aux idéalistes, parce que le terme « irréel » ne signifiait pas pour lui « qui n'a pas d'existence dans le temps et l'espace », mais traduisait plutôt la relativité de la réalité du monde phénoménal et apparent. Cette réalité est relative parce qu'elle naît et disparaît, alors que ce qui est réel ne naît ni ne disparaît, mais demeure. L'homme doit travailler le discernement, jusqu'au jour où il fait en lui-même l'expérience de ce qui est réel, impérissable, durable :

« Le Soi — qui est en réalité le Seigneur et qu'on appelle Purusha (Esprit) parce qu'il réside dans le corps — diffère des corps physiques et subtils. Je suis cet Esprit. Je suis le Soi de tout. Je suis tout, éternel et au-dessus de tout. »

Dans le premier des vers de Shankara cités plus haut, il est dit que le Soi est sans attributs et qu'il n'agit pas. Maitreya enseigne à ce propos que le Soi observe ; il n'est pas le corps, les émotions ou le mental. Selon Maitreya, le Soi joue, à son échelle minuscule, le rôle du Tout-Puissant, car il est une étincelle du Tout-Puissant. Pour reprendre ses termes : « Il est des moments où vous devenez conscient d'une présence derrière vous, en vous, au dessus de vous, autour de vous — quelque chose est présent. Ce « quelque chose » est le Tout-Puissant. Il ne participe pas ; il observe. Personne n'a à se battre pour en faire l'expérience. A ce stade, tous se qualifient. »

L'importance du détachement

Sri Shankaracharya ne croyait pas que le but de la philosophie devait se limiter à une argumentation intelligente. La connaissance de soi et, par conséquent, la libération des servitudes et des conditionnements qui causent les souffrances sont les buts ultimes de la vie. Maitreya appelle cela « l'art de la réalisation de Soi », et c'est ce qu'il vient nous enseigner.

Pour Shankaracharya, le détachement (vairagya) et le renoncement (samnyasa) sont des conditions essentielles à la réalisation de Soi. La véritable essence du Soi est la liberté, et cette liberté ne peut être atteinte sans détachement. Dans son livre l'Interprétation des Oupanishads selon Shankaracharya, le Pr A. Pandey fait remarquer que le soi individuel, avant sa libération, pense qu'il est asservi. Après sa libération, ce sont les autres qui pensent qu'il est alors libéré. « Mais le véritable Soi, lui, ne pense pas. » En fait, le Soi ne pense pas ; le Soi est, et sa véritable nature est conscience, un état qui se situe au-delà de la pensée.

Maitreya soutient que le Soi se fait connaître par la conscience.

Shankaracharya pense que l'homme peut s'aider lui-même en employant certains moyens, parmi lesquels :

1. la distinction entre ce qui est éternel et ce qu'il ne l'est pas ; 2. le détachement ; 3. la pratique assidue de six vertus : le contrôle de soi, l'abstinence, la capacité d'endurer aussi bien la douleur que le plaisir, la concentration, et la foi dans l'instructeur et dans les écritures ; 4. le désir de libération.

Le Pr Pandey souligne que la notion de détachement est essentielle en la matière. Il précise que la connaissance du Soi, pour Shankaracharya, n'a rien à voir avec la compréhension intellectuelle. La connaissance dont parle Shankaracharya est l'expérience directe, immédiate du Soi et, par conséquent, de l'état d'être du Soi, qui est « pure conscience ».

Maitreya suggère trois disciplines pour amener l'homme à l'état de conscience qui lui permettra de se percevoir en tant que Soi : l'honnêteté du mental, la sincérité de l'esprit et le détachement. Ces trois disciplines doivent être pratiquées conjointement, parce qu'elles sont étroitement liées et se rehaussent mutuellement. Pour pratiquer l'honnêteté du mental, par exemple, il est indispensable d'accepter de se voir sous un jour peu flatteur. Si vous exagérez ou essayez de vous leurrer vous-mêmes à propos de quelque chose, un examen attentif de vos mobiles par le mental pourra vous révéler votre dépendance envers l'approbation des autres, ou votre peur du ridicule, ou encore votre désir de masquer des sentiments d'envie ou de jalousie. Il vous faut du courage pour accepter de vous voir tel que vous êtes réellement, et si vous vous observez régulièrement avec le détachement désintéressé de celui qui observe une personne inconnue, votre courage s'en trouvera renforcé. Maitreya va cependant plus loin, en affirmant qu'un mental honnête est un mental libre de tout « isme », et des croyances adoptées sans réfléchir et parfois sans en connaître l'origine. La sincérité d'esprit concerne la vie des sentiments, lesquels sont alors perçus, vécus et reçus tels qu'ils sont réellement. Selon Maitreya, les relations caractérisées par une communication de cœur à cœur illustrent la manière d'exprimer une telle attitude. Ce type de communication est à l'opposé de l'effusion émotionnelle sans retenue. C'est une communication venant du plus profond de nous-mêmes. Selon Maitreya, cette sincérité a un pouvoir de transformation, et peut se trouver à l'origine de miracles. Lorsque deux personnes communiquent ainsi, les vieilles rancunes disparaissent, les fausses croyances s'estompent, les blessures guérissent.

Se détacher, pour Maitreya, consiste essentiellement à se détacher de notre identification, erronée, à notre vie physique, émotionnelle et mentale. Maitreya déclare : « Vous n'êtes pas vos pensées, vous n'êtes pas vos émotions, vous n'êtes pas votre corps. » L'individu prend progressivement conscience d'être l'observateur, le témoin, celui qui voit plutôt que celui qui agit. Cela ne signifie pas qu'on doive adopter une attitude passive dans la vie ; cela signifie plutôt qu'on ne doit pas s'attacher aux choses qu'on réalise. Ainsi, vous pouvez faire de votre mieux dans une situation donnée tout en vous détachant du résultat, convaincu d'avoir fait tout ce qui était possible. Aux yeux de Maitreya, rien ne peut libérer l'homme s'il ne pratique pas le détachement. C'est le détachement qui crée l'espace où le Soi peut se manifester en tant que conscience. Maitreya affirme : « Dans la conscience, il n'y a pas de fardeau. Vous demeurez attentif, immaculé, pur. Vous trouvez la grâce, la paix et le bonheur. Ce sont là les bénédictions du Seigneur. »

C'est la condition naturelle du Soi et, selon Maitreya : « Les livres ne peuvent décrire la conscience, car elle ne connaît ni commencement ni fin. Elle ne peut que se vivre. Elle est une semence présente dans toute la création et en chaque individu. »

Surmonter la peur

Selon Shankaracharya, celui qui se connaît lui-même en tant que Soi a vaincu la peur :

« L'homme borné qui persiste à faire ne serait-ce que la plus petite distinction entre l'Esprit incarné (Jiva) et l'Absolu spirituel (Brahma) est sujet à la peur. »

Et il affirme :

« Tous les êtres sont nés de Brahma, qui est l'Esprit suprême ; ils sont tous par conséquent Brahma. Soyez convaincus de cela. »

Hari Prasad Shastri (dans son étude sur Shankaracharya, l'Expérience directe de la réalité) a cette admirable pensée : « Comme tout est le Soi unique, qui pouvons-nous haïr, qui pouvons-nous considérer comme étranger ? » La peur, ajoute-t-il, est notre pire ennemi : « Elle paralyse notre jugement et nous prive de toute initiative en vue du bien et de la recherche de la vérité. »

La peur, selon Maitreya, est un poison. Pour la surmonter, nous devons reconnaître que « le Seigneur est en nous ». Nous en arrivons ainsi à comprendre que nous ne sommes pas le corps, le mental ou les émotions. Lorsque nous cessons peu à peu de nous identifier à eux, lorsque nous parvenons à nous connaître en tant que Soi, nous nous libérons de la peur.


Dans les ouvrages d'Alice Bailey, le Maître D. K. signale la relation existant entre Shankaracharya et Maitreya. NdlR





Point de vue

Home La plume est plus puissante que l'épée, mais elle ne l'est pas encore suffisamment.

par Vaclav Havel

L'intolérance raciale, religieuse, sociale, politique et nationaliste que connaît l'humanité depuis des millénaires, est malheureusement profondément enracinée dans la psyché humaine et domine l'esprit des communautés. Le problème est que ce phénomène est beaucoup plus inquiétant qu'il ne l'a jamais été, car nous vivons dans un monde où la civilisation est devenue universelle et planétaire.

Le temps où les conflits entre les personnes, les empires, les cultures et les différentes civilisations n'avaient qu'une portée locale est à jamais révolu. Sur notre planète, aujourd'hui surpeuplée, la densité des relations politiques et économiques et des réseaux d'information et de communication, fait que tout événement nous touche et nous concerne tous, bien davantage que par le passé.

Si les horreurs du monde actuel ont sur nous un impact moral (puisqu'il s'agit de cruautés perpétrées par des hommes envers d'autres hommes), nous les ressentons en outre de plus en plus comme un danger presque physique, nous menaçant directement.

Oui, nous vivons une époque remarquable. Non seulement parce que nous apprenons presque instantanément les effroyables atrocités qui se produisent dans le monde, mais parce que nous vivons à l'ère où chaque conflit local est susceptible de diviser la communauté internationale, et d'engendrer un conflit beaucoup plus vaste, voire mondial. Qui d'entre nous pourrait, par exemple, prédire l'issue de la guerre en Bosnie-Herzégovine, et à quelle tragique confrontation entre trois civilisations différentes elle risque d'aboutir, si la démocratie demeure aussi indifférente au conflit qu'elle l'a été jusqu'à présent ?

La grande majorité des hommes, et particulièrement ceux qui ne se sentent pas encore personnellement menacés, est encore inconsciente de l'état alarmant de la situation mondiale. Néanmoins, c'est précisément au moment où la méchanceté humaine cesse de n'être qu'une atteinte à nos sentiments et nous menace directement, que peut renaître en chacun de nous un sens de la responsabilité envers le monde.

Le rôle des écrivains et des intellectuels

Mais comment enclencher un changement de conscience ? Comment amener les gens à réaliser que tout acte de violence envers des individus cesse de n'être qu'une raison de compatir, et devient un acte de violence réelle envers toute l'humanité ? Comment expliquer aux politiciens et au public qu'on ne fait que paver la route vers l'enfer en limitant ses préoccupations à des intérêts immédiats ou partisans ?

En ce domaine, écrivains et intellectuels ont un rôle à jouer, rôle qui leur est propre. En effet, leur profession, voire leur vocation, leur donne une perception particulière du contexte global des choses. Ils peuvent se sentir responsables envers l'humanité et formuler clairement et publiquement leur expérience intérieure. Pour ce faire, ils disposent de deux moyens essentiels.

Le premier est leur capacité d'écrire. Ils peuvent jouer un rôle important en mettant au jour la misère de l'âme humaine contemporaine. Ils peuvent ainsi analyser en profondeur les racines enchevêtrées de l'intolérance dans le conscient et l'inconscient individuel et collectif, examiner impitoyablement toutes les frustrations dues à notre sentiment de séparation, d'imperfection, ou encore étudier la perte des certitudes métaphysiques, qui est une des sources de la violence humaine. Il ne s'agit en rien d'une vocation nouvelle pour eux ; c'est en réalité ce qu'ils ont toujours fait, et ils n'ont aucune raison de s'arrêter.

Un engagement

Il existe cependant un autre moyen dont se prévalent parfois les intellectuels, ici ou là, bien que trop rarement à mon avis. Il s'agit de l'activité publique des intellectuels en tant que citoyens, lorsqu'ils s'engagent en politique au sens le plus large du terme. Il faut cependant admettre que nous, les écrivains, ressentons pour la plupart une vive aversion envers la politique. L'entrée en politique nous apparaît comme une trahison envers notre indépendance, sous prétexte que le travail d'un écrivain consiste tout simplement à écrire.

Une telle position revient à accepter le faux principe de la spécialisation, selon lequel certains sont payés pour écrire sur les horreurs commises dans le monde et sur la responsabilité de l'homme envers elles, alors que d'autres le sont pour s'occuper de ces mêmes horreurs et de la responsabilité humaine qui y est rattachée. Cela découle d'une division du travail plutôt contestable, où certains devraient comprendre le monde et la morale, sans toutefois devoir intervenir et chercher à convertir la morale en acte, alors que d'autres devraient seulement intervenir et se conduire de façon morale, sans chercher à comprendre les réalités en question. Un écrivain qui abhorre la politique me fait penser à un scientifique qui étudierait les trous dans la couche d'ozone, sans être troublé par le fait que son supérieur travaille à développer les chlorofluorocarbones.

Je suis convaincu que le monde actuel, avec toutes les menaces qui pèsent sur la civilisation et la faiblesse des moyens d'y faire face, souhaite ardemment que ceux qui comprennent la situation et savent quelles actions mener jouent un rôle plus énergique en politique. J'avais déjà ce sentiment lorsque j'étais écrivain indépendant, et le temps passé en politique n'a fait qu'en confirmer la justesse. J'ai appris qu'il n'existe en politique que peu d'esprits capables de regarder au delà de la frontière de la circonscription voisine ou de la prochaine élection.

Il serait nécessaire de créer un lobby mondial, une fraternité spéciale ou, si je peux m'exprimer ainsi, une conspiration mafieuse quelconque, dont le but ne se limiterait pas à écrire de merveilleux livres ou d'occasionnels manifestes, mais serait d'exercer une influence sur la politique et sur l'idée que s'en font les hommes, et ceci d'une manière coordonnée et délibérée, par des actions publiques ou non, pour que s'ouvrent enfin les yeux.





Tendances

Home Un soudain processus de paix en Afghanistan

Une nouvelle force s'étend sur tout le pays et semble soudain orienter l'Afghanistan vers la paix. Un groupe connu sous le nom de Talibans, comprenant des puristes islamiques et des patriotes afghans, a pris le contrôle de plus de 40 % du territoire.

Après le retrait des Soviétiques, les Moudjahidins ou « soldats de Dieu » se sont transformés en une armée déguenillée de seigneurs de la guerre, terrorisant et pillant le pays. Le ressentiment de la population envers ces seigneurs de la guerre a constitué un facteur primordial dans l'émergence de cette nouvelle force, qui est vue par beaucoup comme le moyen de sauver leur pays. Les Talibans, parfaitement armés, ont une formidable force de frappe. Mais ce qui est surprenant, c'est leur apparente capacité d'unir des factions disparates qui, par le passé, rendaient l'Afghanistan pratiquement ingouvernable.

Grâce aux succès des Talibans, les factions de Moudjahidins ont finalement accepté une formule de paix élaborée par Mahmoud Mestiri, un représentant de l'ONU, visant à transférer le pouvoir à un groupe représentatif. Selon Mestiri, on peut espérer que cela constituera un « pas important vers une paix durable en Afghanistan ».




Home Rome : marche contre le racisme

Source : Peace Media Service

Le 28 février, plus de 100 000 personnes venues de toute l'Italie ont envahi les rues du centre de Rome afin de manifester contre le racisme et montrer leur solidarité envers les immigrés et les réfugiés. Parmi les orateurs se trouvaient des immigrés et des réfugiés, plusieurs chefs syndicalistes ainsi que monseigneur Raffaele Nogaro, évêque catholique de Caserta.




Home Sauver Lhassa d'une destruction définitive

Une campagne mondiale a été lancée le 10 mars 1995 en vue de sauver le vieux quartier de Lhassa, la capitale du Tibet. Cette campagne est soutenue par l'acteur américain Richard Gere, le Pr. Samdhon Rinpoche, rapporteur du Parlement tibétain en exil, le Pr. Heinrich Harrer, explorateur, la Maison du Tibet à New York et la Société des peuples menacés. Ce mouvement entend s'opposer à « Lhassa 2000 », un plan préparé par le gouvernement chinois qui entraînerait la démolition de la totalité du vieux quartier, à l'exception du célèbre Potala et des temples Jokhang et Ribok'ang ; le quartier serait occupé par de nouvelles constructions de « style tibétain ». Les Tibétains seraient expulsés de leurs maisons sans préavis, sans être relogés. La plupart de ces Tibétains en seraient réduits à vivre dans la rue.

Le 10 mars, 36e anniversaire du soulèvement tibétain, des groupes de soutien du monde entier (en Australie, aux Etats-Unis, au Canada et dans toute l'Europe) ont simultanément lancé un appel aux politiciens, aux organismes officiels et à des personnalités importantes. Un film vidéo leur a montré l'ancienne capitale du Tibet et ce qu'elle est devenue. Un document présente le projet de « rénovation » de Lhassa, et un appel écrit demande à ces personnes d'approcher l'Unesco et le ministre de la culture chinois afin de sauver le vieux quartier historique de Lhassa.




Home Equateur et Pérou

L'Equateur et le Pérou ont signé un accord de paix solennel, mettant ainsi fin à leur conflit frontalier. L'accord prévoit la démilitarisation d'une zone de près de 80 km le long de la frontière faisant l'objet du conflit, ainsi que l'établissement d'un groupe d'observateurs internationaux.




Home L'égalité des droits dans les écoles sud-africaines

Source : The Guardian, G.-B.

Le système éducatif sud africain connaît actuellement d'importants changements. Une nouvelle organisation vise à donner des chances égales d'accès à l'éducation aux enfants de toutes races. Il existe trois types d'écoles en Afrique du Sud : les écoles privées payantes ; les écoles à majorité noire, financées par le gouvernement (fréquentes dans les townships) ; et les Model C, dans lesquelles les parents contribuent financièrement et participent à la gestion et aux prises de décisions. Après le démarrage du nouveau système, les élèves noirs ont rejoint les écoles modèle C à majorité blanche, mais leur admission a été limitée par les frais et les examens d'entrée.

Toutefois, dans la région de Gauteng (qui inclut Johannesburg et Pretoria), le ministre de l'éducation, membre de l'ANC, a décrété que les écoles devaient accueillir tous les élèves habitant à proximité, quelque soient leur race, leur degré d'invalidité et leur capacité (ou non) à payer les droits d'entrée.

A Johannesburg réside une communauté blanche aisée avec un grand nombre de serviteurs noirs ayant des enfants en âge scolaire. Désormais, grâce à ce nouveau décret, une servante noire pauvre peut présenter ses enfants, même s'ils ne parlent qu'une langue africaine, dans une école anglaise ou afrikaner d'élite située dans son quartier, et demander qu'ils y reçoivent une éducation.




Home La médecine alternative a pris le dessus

Source : New England Journal of Medecine, E.-U.

Selon une étude, publiée par le New England Journal of Medecine aux Etats-Unis en 1993, le nombre des visites rendues aux praticiens de thérapies alternatives en 1990 a dépassé de 37 millions le nombre de consultation données par les médecins généralistes. Le nouveau Bureau des médecines alternatives, qui dépend de l'Institut national de la santé, a subventionné des recherches par exemple sur le bienfait des herbes indiennes ayurvédiques sur la maladie de Parkinson, ou sur celui de la visualisation et de la relaxation sur le cancer du sein. Des écoles de médecine de haut niveau sont en train d'introduire la médecine alternative dans leurs programmes. Certaines compagnies d'assurances envisagent de rembourser les traitements alternatifs. 




Home Des relations diplomatiques entre le Vietnam et les Etats-Unis

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Vingt ans après la fin de la guerre du Vietnam, Hanoï et Washington sont parvenus à un accord sur l'ouverture de relations diplomatiques.





Les priorités de Maitreya

Home Forte augmentation du nombre des sans abri à travers le monde

Source : Los Angeles Times, E.-U.

Les capitales et les grands centres de presque tous les pays riches et industrialisés ont connu depuis la fin des années 1980 une amplification sans précédent du problème des sans abri. Les statistiques sont consternantes : au moins cinq millions de sans abri à travers les douze Etats membres de l’Europe, et depuis cinq ans, jusqu’à sept millions aux Etats-Unis. Que ce soit à Tokyo, Washington, Sydney ou Varsovie, le nombre des sans abri augmente mani­festement. Le profil du sans abri a rapidement changé : de plus en plus, des femmes, des enfants et des familles entières vivent dans la rue. Un tiers d’entre eux ont un emploi, mais n’ont pas les moyens de se loger. Les statistiques indiquent également que l’âge moyen des personnes sans logis est en baisse. En Europe, 70 % des sans abri ont moins de 20 ans. A travers le monde, pratiquement 100 millions d’enfants vivent dans la rue.

Parmi les nombreuses causes de cette « nouvelle pauvreté », on note l’insuffisance croissante de logements à prix abordables ; l’inégalité de la répartition de la richesse nationale ; les réductions dans les budgets des programmes sociaux ; les bouleversements dans la structure familiale tels que l’absence d’un des parents, la violence de l’entourage ou les agressions physiques, rendant les jeunes de plus en plus vulnérables ; ainsi que la hausse des coûts des soins médicaux. La mutation vers des économies de marché en Europe de l’Est illustre l’une des autres causes du problème des sans abri dans les nations industrialisées. Dans la seule ville de Moscou, 60 000 personnes ont perdu leur logement depuis le démantèlement de l’Empire soviétique en 1991.

Quelques gouvernements et organismes privés ont lancé des initiatives pour lutter contre ce problème. Au Danemark, les services sociaux doivent être prévenus avant qu’une famille avec enfants ne soit expulsée. Les autorités municipales ont le droit de réquisitionner le quart des appartements qui deviennent vacants. En France, la loi assure théoriquement le droit au logement pour chacun ; une loi de 1990 prévoit trois types d’aides aux démunis, dont un revenu minimum, une formation et un logement.

Quelques-une des initiatives les plus originales pour lutter contre le problème des sans abri sont actuellement mises en application dans les pays en voie de développement. Le « squat organisé » permet aux gens d’occuper un lieu jusqu’à ce que les services élémentaires aient été mis en place. Cette approche est maintenant devenue courante au Brésil où des zones de squat organisé sont finalement transformées en banlieues correctes. Une autre idée, le « partage de la terre », implique la coopération entre les propriétaires terriens et les squatters de Bangkok, en Thaïlande. Les premiers installent des sanitaires et autres commodités sur une partie de leur terre et en échange les squatters se retirent des lieux bien situés afin que ceux-ci puissent être aménagés pour un usage commercial. Cette méthode est étudiée par des comités de logement européens. Des efforts sont en cours en Inde, au Bangladesh et ailleurs pour créer de nouveaux financements afin d’aider les sans abri qui ne peuvent bénéficier de garanties de prêts. Les Groupements d’épargne de femmes rassemblent des fonds et les membres se prêtent de l’argent entre eux à des taux d’intérêt peu élevés.

Les sans abri se mobilisent également à travers le monde entier afin de s’entraider. En 1987, le Livre des droits du Squatter a été publié à Londres pour des sans abri ayant trouvé refuge dans des locaux abandonnés. Le South Africa’s People’s Dialogue on Land and Shelter (Dialogue des peuples sud-africains sur la terre et le logement), composé de 130 organisations populaires, réalise des échanges avec le National Slumdwellers of India (les Résidents des bidonvilles de l’Inde). A Washington, le plus grand abri dépend du gouvernement, mais le personnel est composé de sans abri et accueille chaque nuit jusqu’à 1 400 hommes, femmes et enfants. Keith Mitchell, l’un des dirigeants, fut le premier sans abri à gagner une élection locale et brigue maintenant le Congrès. « Ils sont les représentants du nouveau concept selon lequel les gens devraient prendre en mains leur propre vie et leurs biens, affirme Irène Glasser, auteur de Homelessness in Global Perspective (Le problème des sans abri dans une perpective globale). Donnez-leur une chance et vous verrez qu’ils amélioreront leur vie. »





Faits et prévisions

Home L'effritement du système financier international

Source : New York Times, San Francisco Chronicle, E.-U.

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main. D'une manière générale, les marchés boursiers tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui n'auront plus leur place dans la société nouvelle » (un collaborateur de Maitreya, Partage International, mai 1989). « Comme nous l'avons déjà annoncé (PI, décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. La Bourse est un véritable casino où les parieurs sont « accrochés » à l'espoir de gagner toujours plus. C'est une bulle sur le point d'éclater » (mai 1989).

Les marchés financiers ont de nouveau été secoués par une spéculation périlleuse. La prestigieuse banque Baring, la plus ancienne banque d'Angleterre, a fait faillite après la perte de plus d'un milliard de dollars résultant de placements hasardeux effectués par l'un de ses agents. Le fait qu'une personne seule puisse provoquer, en quelques semaines, la chute d'un établissement vieux de 233 ans, a provoqué une véritable onde de choc dans les milieux financiers.

A l'origine de cette affaire, on trouve un mauvais placement spéculatif sur le marché des produits dérivés. Ces produits sont des investissements à hauts risques dont la valeur fluctue en fonction d'une référence déterminée : actions, obligations, indices boursiers ou même, matières premières. L'agent de la Baring avait misé sur une augmentation de la Bourse de Tokyo. Celle-ci ne s'est pas produite, au contraire. Plus la baisse s'accentuait, plus les pertes de la banque s'accentuaient. Cette faillite a même contribué à accentuer la baisse de la Bourse nippone : plus de 4 % en un jour.

Suite à cette crise, le montant des nantissements requis pour autoriser un achat de produits dérivés a été réévalué. Mais cette mesure n'affectera probablement pas de manière significative ces transactions qui peuvent générer des pertes colossales en un temps record.

Choqué par la faillite de la Baring, un haut fonctionnaire britannique a exprimé le souhait de voir les marchés dérivés « totalement interdits » en Grande-Bretagne, arguant que « seule l'avidité » motivait les investisseurs pour ces produits.

Bien que l'annonce de la faillite de la « banque de la reine » ait provoqué un choc, elle n'est pas sans précédent. Ainsi, la spéculation sur les marchés dérivés avait été à l'origine de la récente banqueroute du Comté d'Orange en Californie.

Japon — Pendant des années, le Japon a joué le rôle d'un oncle d'Amérique, prêtant de l'argent aux membres de sa famille à travers le monde. Aujourd'hui la situation a changé : l'oncle doit emprunter et n'a plus rien à mettre de côté.

Certains économistes estiment que la dégradation de la situation financière japonaise pourrait entraîner une grave pénurie de capitaux dans le monde. Au cours des dernières années, l'équilibre du budget national et la forte épargne japonaise ont permis au pays de dégager des excédents financiers qui ont été investis dans le monde entier. Mais depuis trois ans, l'économie est entrée en récession et le rendement de la fiscalité a chuté. Le Japon a enregistré un déficit significatif (5,7 % de son produit national brut), supérieur même au déficit américain qui frôle la barre des 3 % du PNB. Le séisme de Kobe et le coût gigantesque de la reconstruction vont renforcer la pression qui pèse sur l'économie.

Cette année, le Japon devrait devenir le premier pays émetteur de bons du Trésor (documents qui font office de reconnaissance de dettes). Selon les analystes, si moins de capitaux japonais sont disponibles pour financer la dette des autres pays et si les Japonais, ou d'autres créanciers conjointement, émettent de nouveaux bons du Trésor, on peut s'attendre à une pénurie de capitaux et une montée consécutive des taux d'intérêt dans le monde entier. A Tokyo, le milieu des agents de change est en pleine déconfiture. Face aux pertes sur le long terme subies sur le marché financier, les sociétés d'investissement japonaises se trouvent dans l'incapacité de verser leurs salaires à des dizaines de milliers d'employés. Selon le New York Times, le marché « ressemble maintenant à une ville fantôme ». Les compagnies étrangères se retirent de la Bourse de Tokyo. Sur les 127 sociétés étrangères enregistrées, 34 ont déjà quitté la place depuis le retournement du marché. Les cadres japonais portent un jugement lugubre sur le marché boursier : « Il ressemble à un homme alité ; il est paralysé... » Selon Tsugio Tajiri, professeur de finances à l'Université internationale de Tokyo, nous sommes « au début de la crise et non à la fin ». Il affirme que l'intervention du gouvernement sur le marché financier a provoqué de sérieuses perturbations. « Cela signifie la mort de la Bourse », ajoute-t-il.

Mexique — La crise économique provoquée par la dévaluation du peso continue à plonger le Mexique dans la confusion. Les taux d'intérêt ont grimpé à 17 % l'an et le peso a poursuivi sa baisse face aux autres devises, en dépit de l'aide internationale de 50 milliards de dollars. La bourse mexicaine baisse continuellement et a même perdu récemment 15 % en une seule semaine. Contrairement aux objectifs fixés par le gouvernement, l'inflation devrait largement excéder 19 % : les prix ont augmenté de 70 % au cours du seul mois de février.

Le niveau élevé des taux d'intérêt va briser la capacité des entreprises à emprunter et va entraîner un ralentissement de la production. Un certain nombre de sociétés ont déjà recours aux licenciements massifs. Au cours des deux derniers mois, 250 000 emplois ont été perdus, soit 1 % des 26 millions de salariés. Les économistes annoncent que la perte de ces emplois et des revenus afférents aura des répercussions sur la consommation qui pourrait chuter de 40 milliards de dollars. De même, l'incapacité des ménages à rembourser leurs emprunts, entraînerait une perte sèche de 25 milliards de dollars.

Les problèmes du Mexique ont été exacerbés par le fait que le pays était un véritable eldorado pour « l'argent vite gagné », les « capitaux spéculatifs », comme disent les économistes. Selon le San Francisco Chronicle, cet argent « n'a pour seule patrie que les investissements à retour rapide et faible risque, et il traverse les frontières comme une déferlante pilotée par simple pianotage sur le clavier d'un ordinateur ».

Nul ne s'attend à voir la situation se calmer à court terme. Benjamin Miranda, un chef d'entreprise mexicain, conclut que « les gens ici en ont assez des mesures draconiennes. Nous avons l'impression d'être dans un autocuiseur à pression sur le point d'exploser ».

Chine — A Shanghai, les agents de change ont tout misé sur la hausse des taux d'intérêt et se sont risqués à jouer cent milliards de dollars — soit 20 % du PNB chinois — sur le marché des obligations à terme, menaçant de provoquer la faillite de l'une des plus grandes maisons de change, la Shanghai International. La Bourse a dû être fermée avant la clôture et les contrôleurs ont annulé l'ensemble des transactions passées dans les huit minutes précédant cet arrêt impromptu. Ces huit minutes avaient vu 37 milliards de dollars partir en fumée.

Cet événement constitue un coup dur pour la Bourse chinoise, créée il y a quelques années par le premier ministre Li Peng, à titre « expérimental ». Ce scandale et le flot de nouvelles réglementations qui ont suivi vont contribuer à retarder le projet de doter la Chine d'un marché boursier de stature internationale à même d'attirer les capitaux étrangers pour financer le développement. Le gouvernement avait justement prévu d'émettre 17,6 milliards de dollars de nouveaux bons du Trésor, afin de financer son déficit budgétaire et ses projets d'infrastructures. La dernière crise ne sera guère de nature à favoriser la ruée des investisseurs.




Home Un nouveau cadre pour la paix en Irlande du Nord

Source : New York Times ; New York Newsday, E.-U

« En Irlande du Nord, les problèmes seront résolus à l'échelon local et, sous une certaine forme, un parlement local sera mis en place. L'armée britannique se retirera d'Irlande du Nord » (Partage international oct. 1988).

« Une nouvelle ère va s'instaurer en Irlande du Nord où la population, désormais, pourra elle-même décider de son propre sort et prendre en charge sa destinée » (Partage international déc. 1989).

Plusieurs hauts fonctionnaires irlandais et anglais, dont le secrétaire d'Etat britannique pour l'Irlande du Nord et le ministre irlandais des Affaires étrangères, ont convenu d'adopter un nouveau cadre de travail pour l'établissement de la paix en Ulster. Le but de ces propositions est d'amener les gouvernements des deux pays et l'ensemble des partis politiques d'Irlande du Nord à engager un dialogue politique permanent afin de résoudre les conflits. Les points critiques du différend couvrent la revendication constitutionnelle de l'Irlande sur six comtés situés dans le nord ainsi que la création d'institutions transnationales chargées de bâtir des relations politiques et économiques entre l'Ulster et la république d'Irlande.

D'autres signes tangibles de progrès en faveur de la paix ont été enregistrés : ainsi, le cardinal Cahal Daly, patron des catholiques d'Irlande, a prononcé un sermon historique dans la cathédrale de Canterbury, demandant aux Anglais de pardonner la souffrance occasionnée par 25 années de guerre civile. De même, le gouvernement irlandais a annoncé la libération de cinq nouveaux membres de l'IRA, afin de montrer son soutien aux négociations de paix. Les patrouilles britanniques ne circulent plus dans les rues de Belfast pendant la journée, témoignant de la confiance mise dans le cessez-le-feu en vigueur depuis quatre mois. Selon le député Joe Hendron, « ce sera une expérience merveilleuse pour les jeunes et les moins jeunes qui n'ont jamais vécu sans la présence des soldats dans les rues ».




Home Moyen-Orient

« Le Moyen-Orient oubliera le poids de sa douloureuse histoire, comme s'il ne s'était rien passé. Les bons rapports entre voisins, l'amitié, le respect grandiront. Le calme et la paix remplaceront la violence actuelle » (Partage international juin 1989).

« Les pourparlers de paix sur le Moyen-Orient s'intensifieront » (Partage international déc. 1991).

A l'issue de cinq heures de discussions, les dirigeants israéliens, égyptiens, jordaniens et palestiniens ont renforcé leur engagement à construire la paix au Moyen-Orient. Dans le cadre du premier sommet régional, une réunion s'est tenue au Caire pour tenter de sauver le processus de paix. En dépit des difficultés intérieures auxquelles chacun de ces dirigeants se trouve confronté, tous ont exprimé leur souhait de voir s'accélérer le processus de paix israélo-palestinien. Les quatre dirigeants sont également convenus de se retrouver « à chaque fois que cela sera nécessaire ». D'autres mesures ont été prises pour faire décoller les négociations actuellement dans l'impasse. Le président Clinton s'est entretenu avec les ministres des Affaires étrangères égyptiens, israéliens et jordaniens, ainsi qu'avec un haut diplomate palestinien. Un accord a été conclu pour la création de zones industrielles sur la Rive gauche et dans la Bande de Gaza, afin de fournir de nouveaux emplois aux Palestiniens. De même, les parties se sont engagées d'une part, à trouver un accord qui permettra le redéploiement des troupes israéliennes sur la Rive gauche et, d'autre part, à accélérer la mise en place d'élections en Palestine. Toutefois, l'accent a été porté sur la lutte contre le terrorisme, qui conditionnera l'autodétermination palestinienne.

Le New York Times a qualifié le transfert de territoires de « réajustement des frontières le plus paisible de l'histoire agitée d'Israël ». Israël a ainsi concédé plus de 200 km2 (essentiellement des parcelles désertiques de la vallée d'Arava, mais aussi des terres situées au sud de la mer de Galilée) à la Jordanie, conformément au pacte de paix signé récemment entre les deux pays.

Israël a également nommé son premier ambassadeur en Jordanie, Shimon Shamir, directeur de l'Institut des études sur la paix à l'Université de Tel Aviv.




Home Annulation de la dette

Source : IPS

« La dette des pays pauvres sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité » (Partage international mai 1989).

Le Club de Paris vient de reduire d'un milliard de dollars la dette extérieure de six pays parmi les plus pauvres : la Guinée, le Cambodge, l'Ouganda, le Togo, la Guinée-Bissau et le Tchad. Ces six pays sont les premiers à bénéficier des nouveaux principes établis lors du sommet du G7 en juillet 1994.

D'après le ministère français de l'Economie, le Club de Paris devrait étudier le cas de quatre autres pays dans les deux prochains mois. L'initiative de Naples, ainsi appelée, permet aux créanciers d'annuler 67 % de la dette des pays les plus pauvres et d'étaler le paiement du solde sur une période plus longue. Dans une allocution, le ministre français a affirmé que « la majorité des pays les moins avancés sont dans l'impossibilité de faire face à leur dette extérieure sans une aide massive des pays riches ». En effet, malgré les décisions du Club de Paris, la situation de ces pays reste « fragile », a-t-il insisté. La communauté internationale doit continuer à contribuer, par tous les moyens possibles, à financer leur croissance.




Home La capitale verte du Brésil

Source : Die Zeit, Allemagne

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier » (Partage international juin 1989).

Curitiba, capitale de l'Etat brésilien de Paraná, est la capitale écologique du Brésil. Bien que la population de la ville soit passée, au cours des vingt dernières années, de 500 000 à 1,7 million d'habitants, la qualité de la vie n'en a pas souffert. Au contraire, à Curitiba, il y a plus d'espaces verts par tête d'habitants que dans n'importe quelle autre grande ville d'Amérique du Sud : la superficie des espaces verts est passée de 0,5 à 50 m2 par habitant. Des moyens de transport bon marché et efficaces empêchent les encombrements des rues de la ville. Le traitement des déchets ne semble pas poser de problèmes non plus, puisque papier, carton, métaux et autres déchets recyclables peuvent être déposés une fois par semaine à des points de ramassage répartis à travers la ville en échange d'un coupon de crédit. Cinq kilos de déchets équivalent à un kilo de ravitaillement en nourriture.

De nombreux projets innovateurs sont en cours à Curitiba : par exemple de vieux autobus servent d'écoles ambulantes. L'initiateur de ce projet moderne et économique est l'urbaniste et architecte Jaime Lerner. Les habitants enthousiastes de Curibita l'on déjà élu trois fois maire ; il est également gouverneur de l'Etat de Paraná et responsable de l'Université écologique, inaugurée en 1992.




Home Du carburant fabriqué à partir de plastique usagé

Source : The Daily Yomiuri, Japon

Deux entreprises japonaises ont réussi à transformer du plastique usagé en carburant. Ce carburant, le naphtha, est un dérivé du pétrole, un mélange d'essence et de benzine. Depuis le milieu des années soixante, les chercheurs ont cherché à transformer du plastique usagé en naphtha, mais c'est la première fois qu'une application pratique voit le jour. A partir d'un kilo de plastique on peut produire de 0,8 à 0,9 litre de naphtha, qui peut être utilisé comme carburant ou servir de matière première dans l'industrie pétrochimique.




Home Le financement de la fusion nucléaire

Source : New York Times, E.-U.

Le Département américain de l'Energie a approuvé une proposition visant à construire un appareil laser capable de générer la fusion nucléaire. Le docteur Henry Kendall, physicien du Massachusetts Institute of Technology, pense que les études faites à partir de cet appareil aideront l'humanité à lutter contre l'extension des « problèmes mondiaux liés à l'environnement et aux ressources. »





Courrier des lecteurs

Home Un auto-stoppeur irradiant force et pureté

Cher Monsieur,

Cela s'est passé à 12 h 45, le 4 décembre 1994, à St Laurent du Var, à quelques kilomètres de Nice. Je traversais alors une période de bouleversements, de changements dans ma vie. La rencontre a eu lieu à 500 m de chez moi, sur une route de campagne très pentue, étroite et non desservie par les transports en commun.

Je me rendais chez des amis pour leur donner des dépliants sur la méditation de transmission, le journal l'Emergence, la Grande Invocation et des informations sur les préparations homéopathiques « Acqua Nordenau ». Tout ceci était posé sur le siège avant de ma voiture. Tout à coup, je vis devant moi, quasiment au milieu de la route, un jeune homme qui faisait des signes. Je crois qu'il portait un jean et une veste rouge. Il avait sous le bras un vieux livre dont la couverture marron clair portait des inscriptions dorées. C'était le même livre que celui que j'avais visualisé lors de ma dernière méditation. Je me suis arrêtée et lui ai demandé : « Que faites-vous au milieu de la route, c'est dangereux ! » Il m'a répondu : « Pouvez-vous me conduire à la gare, j'ai raté mon bus, je dois être à l'opéra de Nice à 14 h 30. » Remplie de respect et confiante, j'ai ouvert la portière et mis mes prospectus sur le siège arrière. Son regard s'est arrêté sur eux un instant. Je me suis sentie profondément honorée par sa présence et fascinée par son visage, ses mains et par-dessus tout par ses yeux bleus et leur inoubliable expression lumineuse. Il émanait de lui pureté et force. Je me sentis parfaitement sereine et profondément comblée (j'essaye de trouver les mots pour décrire l'état dans lequel je me trouvais). J'ai demandé : « D'où venez-vous ? » et il a répondu : « De Paris. »

Je l'ai déposé près de la gare et alors qu'il descendait de la voiture, il m'a dit : « Vous êtes très aimable. » Lorsque je me suis retournée pour le voir partir : il avait disparu !

Depuis ce jour, j'ai repris confiance en moi, je me sens plus forte, et dans les moments de fatigue, je me souviens de son regard et tout mon être retrouve sérénité, énergie et paix intérieure. Je n'oublierai jamais cette rencontre.

Pouvez-vous me confirmez s'il s'agissait d'un Maître de Sagesse ou de Maitreya lui-même ? Qui que ce soit, c'était un être qui sortait de l'ordinaire. Avec ma profonde gratitude pour tout ce que vous nous apportez grâce à Partage International.

R., St Laurent du Var, Alpes Maritimes, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce « jeune homme » était le Maître Jésus.


Home Un pèlerin de l'ancien temps

Cher Monsieur,

Ceci s'est passé sur la nationale 99, entre Villefranche d'Albigeois et Albi, voilà fort longtemps. En effet, mon mari et moi-même ne nous souvenons pas exactement de l'année. Cela s'est passé entre 1977 et 1981.

Nous avions quitté le domicile de mes parents à Villefranche d'Albigeois pour aller déjeuner à Cognac les Mines. En cours de route, dans une côte, à une dizaine de kilomètres d'Albi, mon mari et moi-même avons vu, dans le sens inverse, un pèlerin d'autrefois portant une grande robe blanche. Il tenait de la main gauche un long bâton — aussi grand que lui et recourbé en son extrémité. Cet homme avait les cheveux blancs et une grande barbe blanche. Je m'en souviens comme si c'était hier.

J'ai dit à mon mari : « T u as vu ! » Il m'a répondu : « Oui. » Je me suis retournée et l'homme avait disparu.

En écrivant ceci, je reste profondément marquée par cette apparition qui remonte à de nombreuses années.

Pouvez-vous me dire si ce pèlerin était Maitreya ?

M. R., Menneaf, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce pèlerin était en effet Maitreya. Une apparition similaire avait déjà été relatée par un de nos lecteurs (cf Partage International, Octobre 1994, page 21).


Home L'image tridimensionnelle du Christ

Cher Monsieur,

J'aimerais partager une expérience récente illustrant la diversité avec laquelle l'énergie de Maitreya peut se manifester.

Je donne de petites conférences, au niveau local, sur la réapparition du Christ. Au début de ma dernière conférence, alors que je parlais de l'émergence de Maitreya, je remarquai une dame, au premier rang, manifestement troublée. Des larmes coulaient de ses yeux et durant un certain temps, elle fut incapable d'écouter ce qui se disait. Tout d'abord, je pensai devoir m'interrompre et m'enquérir de son état — mais quelque chose en moi dit : « Non, continue. »

Je terminai donc mon exposé. Pendant la période consacrée aux questions, un monsieur, également assis au premier rang, me demanda de bien vouloir m'avancer pour voir si je voyais la même chose que lui.

J'étais assise à une longue table entièrement recouverte d'un tissu. Je me penchai, me sentant obligée de regarder l'étoffe. J'y vis un cercle de lumière. Je continuai à regarder, et un visage de profil commença à apparaître. Je secouai doucement le tissu mais l'image persista.

Il s'avéra ensuite qu'au cours de l'exposé, plus de la moitié du public avait pu voir, simultanément, apparaître sur le tissu des visages qui ressemblaient à celui du Christ ; ces images étaient tridimensionnelles.

Par la suite, la femme que j'avais vue si troublée a relaté son expérience. Cette dame semblait souffrir de douleurs au dos et aux jambes, depuis un certain temps. Lorsque l'image lui était apparue, elle s'était sentie envahie par un courant d'énergie chaude provenant de l'image et emportant toute sa douleur, instantanément. Nous nous sommes alors demandé si cette expérience, partagée simultanément par nous tous, pouvait être une manifestation de Maitreya.

J. T., near Rochester, Kent, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que les images furent projetées par Maitreya.


Home Je peux te déposer quelque part ?

 

Cher Monsieur,

En lisant le volumineux courrier des lecteurs de votre revue qui ont fait l'expérience de Maitreya, je me suis souvenu d'un événement qui s'est produit il y a environ neuf ou dix ans, lorsque je vivais à Londres.

Je rentrais chez moi, un après-midi. Sortant du métro, il me restait un trajet d'environ un kilomètre, que j'avais l'habitude de faire à pied. Mais ce jour-là, j'étais extrêmement fatigué et j'espérais vivement trouver un bus, le service n'étant pas régulier sur cette route. Après avoir consulté les horaires à l'arrêt de bus, je m'aperçus que le prochain n'était pas prévu avant longtemps. Je me souviens avoir souhaité intérieurement qu'un bus supplémentaire apparaisse soudain, ou bien qu'une connaissance passe en voiture et me prenne, ou encore qu'un autre moyen de transport surgisse miraculeusement et me dépose devant chez moi. Comme rien de tout cela ne semblait probable, après quelques instants, je décidai quand même de marcher, à contrecœur.

Je m'étais à peine mis en route qu'une camionnette s'arrêta près de moi et que le conducteur s'écria d'une voix gaie et amicale : « Je peux te déposer quelque part ? » Quelque peu surpris mais enchanté, j'acceptai avec gratitude et montai. Le conducteur semblait avoir environ 30 ans, de taille et de stature moyenne. Il était rasé de près, avait de longs cheveux bruns clairs et s'exprimait avec un léger accent londonien. Il portait des vêtements propres qui semblaient être ses vêtements de travail. Je revois ses outils et son équipement à l'arrière de la camionnette. Il donnait l'impression d'être un ouvrier du bâtiment. Ce qui m'a le plus frappé chez lui, c'est sa façon d'être, insouciante et gaie. Durant le trajet, nous avons bavardé — je pense que c'est surtout lui qui a entretenu la majeure partie de la conversation — mais malheureusement, je n'en ai gardé presque aucun souvenir. Je crois qu'il a commencé par me demander si j'attendais le bus et j'ai probablement répondu qu'il n'y en avait jamais quand on le désirait. Il semblait m'avoir observé depuis quelques minutes, et avoir lu dans mes pensées. En deux ou trois minutes, nous sommes arrivés devant chez moi. Je l'ai remercié et suis descendu. Il m'a dit au revoir avec bonne humeur, puis il a disparu au milieu de la circulation. Ma fatigue s'était envolée.

Par la suite, j'ai raconté l'incident à ma femme et malgré le caractère particulièrement inhabituel de cette rencontre (du moins dans une grande ville), je ne m'en suis tenu qu'aux apparences. A cette époque-là, il ne m'est pas venu à l'esprit que ce conducteur serviable pouvait bien être quelqu'un d'autre et c'est en lisant les récents témoignages que vous avez publiés que j'ai commencé à m'interroger.

J. C., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le conducteur de la camionnette était Maitreya.


Home Un jeune Noir aux yeux remplis de joie

Cher Monsieur,

Ai-je vu Maitreya sous une de ses nombreuses apparences ? Je me pose la question.

En février dernier, en l'espace de deux semaines, je fus agressée et l'on m'a volé mon sac. C'était chaque fois l'œuvre d'un jeune Noir. Bien évidemment, je pris peur et devins nerveuse, ayant toujours cru que de telles choses ne pouvaient m'arriver ; je m'étais persuadée que Maitreya, Dieu, etc, me protégeaient.

Quelques mois plus tard, en rentrant de mon travail, je décidai, en sortant du métro à Tooting Broadway, de prendre un taxi plutôt que le bus, car il était tard et c'était précisément en descendant les rues sombres conduisant à la maison que je m'étais fait agresser.

J'attendais le taxi, lorsqu'un jeune Noir passa devant moi. J'y portai attention car il était habillé de manière très voyante, en rouge et bleu, avec un bonnet et un sac à dos assortis. Il me regarda, en passant. Il avait un visage d'une grande beauté, des yeux remplis de joie, et lorsque je plongeai mon regard dans le sien, je me sentis secouée par une énergie, presque que comme si j'étais en méditation de transmission. Je restai sidérée, et commençai à me dire qu'il ne s'agissait pas d'une personne ordinaire. En le regardant s'éloigner, je me demandai si je devais le suivre ; mais lorsque je regardai à nouveau, il avait disparu. Je décidai d'attendre le taxi.

Rien de fâcheux ne m'est arrivé depuis lors. Qui que soit cette personne, elle me donna la preuve que mes prières avaient été exaucées. J'apprécierais grandement quelques éclaircissements sur son identité.

R. M., Mitcham, Surrey, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « jeune homme » était bien Maitreya.


Home Un chauffeur de taxi particulièrement jovial

Cher Monsieur,

Aux alentours du mois d'août de l'année dernière, mon compagnon et moi, accompagnés de notre nouveau-né Samson, traversions Fortitude Valley (« China Town ») pour nous rendre à un marché. Une voiture (un taxi) s'arrêta à hauteur de la fenêtre du siège passager, où j'étais assise. Au volant se trouvait un homme portant un turban ; il ressemblait à la photo de Maitreya prise à Nairobi.

Il arriva très soudainement et me fixa des yeux. Je souris et commençai à rire tellement il paraissait jovial. Il sourit également et rit. Il repartit aussi soudainement qu'il était arrivé, et pourtant le trafic n'était pas fluide du tout. Je demandai à mon compagnon s'il avait vu cet homme et il acquiesça. Je continue à me sentir heureuse en repensant à cet épisode et je me demande s'il s'agissait de Maitreya, ou si ce n'était qu'un chauffeur de taxi particulièrement jovial. Merci d'avance pour votre réponse.

E. Mc M., Brisbane, Queensland, Australie

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le chauffeur de taxi jovial était Maitreya.


Home Un aigle au vol majestueux

Cher Monsieur,

Il m'est difficile de vous raconter un fait — banal en apparence — qui m'a laissé une très curieuse impression...

Le 16 mai 1994, alors que nous roulions sur une route des Pyrénées-Atlantiques avec une amie, mon chat était couché à l'arrière de la voiture. Il était « anormalement » serein, béat. Je dis cela car c'est très contraire à son habitude, quand soudain, comme venu de nulle part, un aigle immense fit un à-pic sur nous. Son vol était majestueux, précis, déterminé et ses ailes largement déployées avaient une grâce particulière, autre...

Ses yeux étaient dans mes yeux (ma vue ne me permet pourtant pas de voir les yeux des oiseaux à cette distance...) et, tandis qu'il se rapprochait de nous, je savais que je n'avais pas à freiner, à m'inquiéter, ni à m'occuper de ce qui se passait... L'aigle était « maître de tout » et m'enveloppait d'un amour incroyable..., intraduisible avec nos mots terrestres limités... Je devais le regarder... simplement.

Mon amie et moi-même avons « perçu » qu'il nous accueillait dans cet endroit (qui n'est pas celui d'un aigle), précisément là, sur cette route nationale subitement vide de circulation malgré l'heure propice aux encombrements, c'était comme si cet aigle nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue.

Je repense souvent à cette rencontre qui nous a laissées « comme dans un charme » tout au long de la journée, charme qui avait commencé quelques temps avant cette expérience. Nous restons persuadées que cet aigle n'en était pas un...

Lorsque nous nous sommes trouvés face à face, il était au-dessus de la voiture sans qu'il prenne de hauteur... nous aurions dû nous télescoper (??)

Il a disparu comme il était apparu... en moins d'une seconde.

Pouvez-vous me dire si c'était un vrai aigle ? Qui était cet être ?

Pau, France (nom et adresse fournis)

Cet aigle n'était pas réel. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c'était une apparition créée par Maitreya.


Home Maitreya dans la salle d'accouchement

Cher Monsieur,

Je finissais juste de lire le courrier des lecteurs du dernier Partage International, lorsqu'une impulsion m'a poussée à vous faire part de l'expérience que j'ai vécue lorsque j'ai donné naissance à mon fils Adam, en février 1990.

C'est une expérience qui me reste gravée dans la mémoire, ce qui est bien normal s'agissant d'un moment très important de ma vie ! L'histoire est simple. J'étais dans la salle d'accouchement avec mon mari et une sage-femme. Il était très tard et la pièce était très animée. Mon mari assistait la sage-femme et se débrouillait très bien, vu les circonstances.

A mesure que j'avançais dans le travail, les douleurs devenaient inévitablement plus intenses. La sage-femme me proposa de l'Entonox (un mélange d'oxyde d'azote et d'oxygène). J'acceptais, trop facilement maintenant que j'y repense. Toujours est-il que mon fils est né et que juste après sa naissance, j'ai remarqué un jeune homme qui se tenait dans la pièce, près de la porte.

Il n'était pas excessivement grand, environ 1 m 75. Il était vêtu, m'a-t-il semblé, d'un costume blanc. Il se tenait debout, les mains jointes devant lui et regardait la scène avec intérêt. Au moment même où j'ai vu cet homme, j'ai ressenti une immense vague de chaleur et d'amour pénétrer la pièce. Il est difficile d'exprimer avec des mots ce que l'on ressent dans le cœur. Je sais pertinemment que tout cela était réel et presque palpable.

Cela aurait pu être l'effet de l'Entonox, ou un sentiment instinctif ressenti juste après avoir mis au monde un autre être humain. Néanmoins, j'ai bien vu ce jeune homme dans la pièce ; il y est resté quelques instants, a semblé satisfait du déroulement des événements et a disparu. Il n'a pas cherché à me parler, comme cela a été le cas avec certains de vos lecteurs. Il était là pour vérifier que tout se passait bien, sans plus. S'il vous plaît, dites-moi si tout cela était réel ou s'il s'agissait de l'imagination exubérante d'un esprit trop crédule.

Nom et adresse fournis

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le « jeune homme » était Maitreya.



Esotérisme

Home La vie de groupe et le travail de groupe (2)

par Aart Jurriaanse

La puissance invocatoire combinée du groupe est considérablement plus efficace que ne le serait la somme des efforts individuels que pourraient exercer séparément les membres du groupe. Il en est de même de la réponse évoquée par le canal du groupe : dans le cadre du groupe, il sera construit un pont solide, à deux voies, utilisable pour une circulation intense d'énergie, au lieu de ponts individuels, étroits, ne produisant pas l'effet souhaité.

On pourrait classer les groupes en deux catégories, qu'on appeleraient groupes préparatoires et groupes avancés, selon le niveau de développement atteint par la plupart de leurs membres. Comme c'est le cas pour les individus, le niveau du groupe se révélera par son efficacité à agir comme canal invocatoire ou évocatoire pour le flux d'énergies provenant des niveaux hiérarchiques.

Dans tous les pays du monde, il se forme aujourd'hui un grand nombre de groupes préparatoires, sous l'influence et sous l'autorité de la Hiérarchie. Il viendra un moment où ces groupes se verront rassemblés, pour être brassés et unis dans un mouvement mondial de bonne volonté et d'expression de la puissance de l'Amour. Mais le temps n'est pas encore venu, bien qu'il conviendrait de commencer à consolider une partie du travail préparatoire entrepris depuis déjà plusieurs décennies.

Les groupes préparatoires

A cet égard, il est regrettable que des manifestations d'arrogance spirituelle, avec les effets séparatistes qui les accompagnent, fassent leur apparition. C'est dommage, mais il convient probablement de considérer cela comme une phase normale dans le déroulement du scénario, et comme faisant partie des difficultés de la croissance qu'il faut accepter et finalement surmonter par la patience et la bonne volonté. Cependant, il s'agit d'une tendance dont il faudrait se protéger très soigneusement, car elle peut donner naissance à la cristallisation spirituelle — dont elle peut même parfois également être la conséquence ! Il conviendrait de veiller particulièrement à bien laisser au travail ésotérique son caractère vibrant et vivant, ouvert et sensible au flux et à la stimulation incessante d'impressions provenant des niveaux élevés, ainsi que de garder l'esprit toujours prêt à enregistrer les visions nouvelles et les nouvelles révélations. Une telle réceptivité devrait s'accompagner d'une flexibilité correspondante du mental, ce dernier procurant l'interprétation exacte de ce qui a été révélé, et fournissant la capacité d'adapter et de renouveler l'approche de la vie et de ses problèmes en les ajustant à la nouvelle vision. Toute forme de stagnation spirituelle conduira inévitablement à une dégradation spirituelle.

Lorsque le véritable disciple compare l'insignifiance de son savoir à l'infinité des mystères qui lui restent soigneusement cachés, il ne peut faire preuve que d'humilité, bien qu'il puisse se trouver, pour le moment, quelque peu en avance sur certains de ses frères moins favorisés. En outre, chaque disciple possède ses faiblesses, mais également ses aptitudes particulières, selon la capacité de son ordinateur physique, selon la situation du moment, les rayons sous lesquels il travaille, et son niveau de développement. Que les membres du groupe se gardent donc de toute fatuité, de toute comparaison négative ou même de jalousie envers les autres, et qu'ils fassent plutôt preuve de gratitude lorsqu'un individu révèle des aptitudes qui peuvent manquer temporairement aux autres. En effet, ces aptitudes particulières ne peuvent que contribuer à améliorer l'efficacité du fonctionnement du groupe en tant qu'ensemble, et il faut donc les considérer comme bénéfiques pour l'humanité.

Les membres de ces groupes doivent apprendre à se compléter et à se soutenir les uns les autres. Le travail devrait s'effectuer largement sur les niveaux mentaux et chaque membre doit apprendre à rester en étroit contact mental et spirituel avec les autres. Chacun doit apprendre à subordonner sa propre personnalité, ses idées et sa croissance aux exigences du groupe, ce qui nécessitera certainement des engagements réciproques de bonne volonté. Ces groupes ne peuvent rester soudés que grâce à une cohérence intérieure subjective : seuls les liens et le travail subjectif détermineront l'ampleur du succès. Ainsi, un petit groupe de, disons, trois personnes seulement, spirituellement sensibles, et collaborant étroitement dans leurs efforts de service, pourra constituer un canal beaucoup plus efficace pour le dessein des Maîtres, qu'un groupe beaucoup plus important, pouvant déborder de sincérité, mais qui manquerait, pour une raison ou pour une autre, de coordination et de confiance mutuelle.

L'agrégation des forces d'aspiration, de consécration et de dévouement exprimées par un groupe, entraînent ses membres sur des hauteurs spirituelles plus élevées qu'il ne serait jamais possible par des efforts individuels. De tels appels invocatoires émanant d'un groupe doivent inévitablement évoquer des impulsions d'une puissance correspondante provenant de la Hiérarchie, qui se manifesteront sous forme de lumière, d'inspiration et de révélations spirituelles, qui entraîneront des changements bien déterminés au sein de la conscience humaine, et qui contribueront ainsi à améliorer la situation dans notre monde de besoins.

La volonté de groupe

Tout comme l'Ere qui s'achève — celle des Poissons — se caractérise par le développement de la personnalité, mettant l'accent sur l'effort individuel, l'Ere du Verseau sera avant tout la période du jeu combiné de groupe, de l'idéalisme de groupe, et de la conscience et de l'activité de groupe. L'égoïsme qui sévit à l'heure actuelle se dissipera peu à peu, car la « volonté individuelle », qui sous-tend l'égoïsme, se trouvera progressivement supplée par la « volonté de groupe », dans laquelle elle ira volontairement se fondre.

Il est évident qu'en raison de sa potentialité supérieure, cette conscience de groupe et cette « volonté de groupe » présentent des risques encore plus importants que ceux pouvant provenir d'une volonté individuelle, beaucoup faible. Aussi est-il de la plus haute importance que cette « volonté de groupe » soit guidée par une ferme consécration de tendance spirituelle envers la bonne volonté et en faveur de l'intérêt des masses, et non pas en faveur de groupes locaux ou d'intérêts catégoriels. L'égoïsme de groupe, en raison de sa puissance potentielle, pourrait même avoir des conséquences plus néfastes sur la vie de la communauté qu'il n'a pu en résulter de l'égoïsme individuel.

Les groupes intérieurs

Bien que dans l'ensemble ils n'en soient pas conscients, tous les disciples se trouvent associés à des groupes ésotériques intérieurs. Ces groupes sont placés sous la direction d'un Maître, et se rassemblent par un objectif commun, une similitude de vibration, des liens karmiques anciens, et la capacité de travailler harmonieusement sur les plans supérieurs.

Le disciple en incarnation physique pourrait travailler beaucoup plus efficacement s'il pouvait reconnaître ses compagnons de groupe et se joindre à eux pour mener des activités de service concertées. A cet égard, toutefois, des erreurs se produisent lorsque des disciples se joignent sans discrimination à des groupes auxquels ils n'appartiennent pas intrinsèquement, avec les résultats malheureux et les efforts inutiles que cela peut entraîner.

D'un autre côté, on se souviendra que l'âme adopte fréquemment une personnalité extérieure ne parvenant pas à s'harmoniser avec la personnalité des autres membres du groupe. Dans ces cas-là, la seule solution, pour les âmes, consiste à tâcher d'obtenir une meilleure prise sur leur personnalité respective, afin que la relation ésotérique du groupe puisse se manifester plus efficacement sur le plan physique.

Le disciple individuel s'incarne avec une impulsion divine le poussant à accomplir quelque tâche particulière. L'âme guide la vie du disciple — même si ce dernier en reste largement inconscient — et travaille en collaboration étroite et consciente avec son groupe subjectif et avec la Hiérarchie. Cependant, l'individu même reste généralement inconscient de la relation qu'il entretient avec son groupe intérieur, et de la mission divine à laquelle il doit contribuer pour sa part. Le bâtisseur travaille pour la postérité, et, à son insu, dans le cadre de son domaine de service, il apportera sa collaboration aux autres travailleurs et les complétera.

D'après D. K., ce n'est qu'au cours de l'année 1931 que la Hiérarchie a commencé à encourager la constitution de ces groupes externes qui sont la réflexion et l'extériorisation des groupes internes. Ces groupes externes se trouvent donc encore au stade expérimental ; ils sont en cours d'adaptation et sont sujets aux difficultés de la croissance.






Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.
Grande conference Paris mars 2017