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Accueil > Revue Partage > année 1995

Extraits de la revue
Partage international

Mars 1995 - N° 79

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • La citoyenneté planétaire à la rescousse par Hazel Henderson


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme


  • Interviews




L'article du Maître

Home Les exigences du changement

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

D’ici peu, les hommes prendront conscience que le monde a changé de manière irrévocable, et en mieux. Malgré la tragédie de nombreuses guerres et en dépit des souffrances de millions d’hommes, la situation mondiale donne le sentiment qu’un réalisme nouveau conduit directement à la détente, au compromis et à la coopération sur une échelle inconnue jusqu’ici. En dépit des positions belliqueuses de quelques aventuriers malavisés, les nations, dans l’ensemble, s’orientent prudemment mais sûrement vers des relations plus satisfaisantes. Une confiance nouvelle et inaccoutumée se développe entre les peuples, dont les gouvernements prennent peu à peu conscience de leur interdépendance. Il reste pourtant beaucoup à faire, et bien du chemin à parcourir, pour qu’une telle confiance s’épanouisse en une paix authentique et durable.

La redistribution des ressources

En attendant, tout ce qui peut contribuer à ce processus de paix doit être considéré comme une priorité. La plus importante de ces priorités est le principe du partage et la redistribution des ressources de la Terre. C’est ce besoin fondamental que doivent, par-dessus tout, avoir présent à l’esprit tous ceux qui se préoccupent du bien-être du monde. Sans le partage, rien ne pourra s’accomplir. Sans le partage, les hommes ne connaîtront pas la paix. Lorsque le partage aura été érigé en principe directeur, l’humanité aura franchi l’étape la plus importante sur le chemin de la fraternité et des relations justes.

Un besoin urgent

Il ne fait aucun doute que les hommes accepteront le principe du partage ; la seule question qui subsiste est de savoir par quels moyens, et à quel rythme, ils mettront en application cette loi fondamentale. C’est pour les aider à répondre à ce besoin urgent que Maitreya et son groupe sont réapparus dans le monde. Si l’humanité suit leurs conseils, elle y trouvera le plus sûr chemin vers la justice et la paix. Leur présence réveillera l’aspiration de millions d’hommes et les poussera à l’action. C’est à travers ces hommes que les Maîtres changeront le cours de l’Histoire.

Les dangers de l'inaction

Beaucoup n’attendent que de voir le Grand Seigneur. Impatients et tourmentés par le moindre retard, ils ignorent tout des nombreux facteurs qui gouvernent son émergence. Maitreya doit s’assurer que le libre arbitre des hommes est respecté, que les forces du cosmos sont dans une configuration favorable, et non contraire, à son apparition, que l’humanité se tient prête et aspire ardemment à suivre ses directives.

Le tissu économique de cette civilisation mourante doit s’effilocher encore un peu, pour ramener les hommes à la raison et les sensibiliser aux besoins de leurs frères. Alors, Maitreya apparaîtra devant l’humanité, offrant ses solutions aux nombreux problèmes qui l’assaillent aujourd’hui. Il répondra à l’invitation qui lui aura été faite de s’adresser au monde et, soulignant les dangers de l’inaction, il mettra en évidence les possibilités et les exigences du changement. Cela se produira bientôt ; très, très bientôt.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home « Dans l'attente du Messie »

Source : US News and Word Report, Newsweek, E.-U

« Waiting for the Messiah » (dans l’attente du Messie), un article annoncé à la une du US News and Word Report, révèle que 61 % des Américains croient au retour du Christ. Parmi ceux-là, 34 % croient que ce retour se produira d’ici quelques années ou quelques décennies, 49 % affirment que la description de l’antéchrist par la Bible doit être comprise de manière littérale, 59 % croient à la fin du monde (qui, pour un tiers d’entre eux, doit se produire d’ici quelques années ou quelques décennies) et 44 % s’attendent à la bataille de l’Armageddon.

L’article cite également des spécialistes protestants, qui mettent en doute les interprétations littérales des prophéties bibliques, et critiquent ceux qui tirent des conclusions extrémistes à partir de textes bibliques. Ainsi, selon le professeur C. Marvin Pate du Collège biblique Moody, l’antéchrist de l’Apocalypse décrit Néron, sans aucun doute possible. Selon C. Pate et son collègue, le professeur Calvin B. Haines Jr, les prophètes de malheurs de l’époque moderne oublient souvent que les prophéties de l’Ancien Testament furent écrites dans des temps d’oppression pour soutenir la foi de croyants persécutés. Selon les érudits, les passages prédisant une future Armageddon font fort probablement référence à l’invasion d’Israël par les hordes scythes avant l’ère chrétienne, mais cela, disent-ils, est volontairement ignoré des prêcheurs à l’imagination débordante. Ainsi, indique C. Haynes, « les sauterelles de l’Apocalypse sont devenues des hélicoptères Cobra » et les envahisseurs nordiques d’Israël dans Ezéchiel, l’armée russe. « Il s’agit là d’un anachronisme. »

D’après un article semblable à la une de Newsweek, 58 % des Américains interrogés disent ressentir un besoin de croissance spirituelle, 33 % reconnaissent avoir vécu une expérience mystique ou religieuse, 20 % avouent avoir eu une révélation de Dieu au cours de la dernière année et 13 % disent avoir vu ou senti la présence d’un ange.

Un autre sondage montre que 76 % des Américains croient que « Dieu est un père céleste qui peut être rejoint par la prière » et 62 % affirment que la religion exerce une influence croissante sur leurs vies. Ces résultats paraissent à un moment où s’accentue l’intérêt des Américains pour la spiritualité. Le président Clinton a lui-même déclaré le printemps dernier sur les ondes de ABC News : « Une certaine forme d’énergie spirituelle circule actuellement à travers le pays. »




Home Par-delà le temps et la mort de Jenny Cockell

par Bette Stockbauer

Cet article n’est pas le compte rendu de lecture de l’ouvrage de Jenny Cockell, Across Time and Death (Par-delà le temps et la mort), mais le résumé d’une histoire remarquable, un exemple de l’interaction entre deux vies liées par la loi de renaissance ; une histoire qui viendra confirmer pour beaucoup l’existence de la réincarnation.

En 1932, Mary Sutton agonisait dans la terreur et la solitude, sur un lit d’hôpital, à Dublin. Elle n’était âgée que de 35 ans, mais des complications consécutives à un accouchement l’avaient progressivement privée de ses forces. Le souvenir de sa maison lui renvoyait l’image de ses enfants et, bien qu’une forte fièvre altérât sa perception du temps et de la réalité, une unique crainte dominait ses pensées : « Que deviendront mes enfants quand je serai morte ? » Effectivement, le 24 octobre, la mort la délivra d’une vie pénible, laissant huit jeunes enfants affronter leur destin sans sa protection.

Vingt et un ans plus tard, naissait Jenny Cockell, dans une famille bourgeoise d’Angleterre. C’était une enfant solitaire, vivant dans son propre monde. Ses journées étaient remplies d’images d’une autre époque et d’un autre lieu, ses nuits hantées par un rêve terrible, rêve où elle « éprouvait l’angoisse d’une femme consciente d’être destinée à mourir avant que ses enfants ne soient élevés. Je pleurais comme elle, sa douleur était la mienne. J’avais peur pour les enfants et je me demandais avec inquiétude comment ils se débrouilleraient. Les sentiments de colère et d’injustice l’emportaient sur la souffrance de la mort elle-même. Car la mort était l’issue inéluctable de chacun de ces rêves. »

Across Time and Death est l’histoire de ces deux vies, la première se terminant avant l’heure, la seconde ayant un but : retrouver ces enfants abandonnés à leur propre sort, connaître leurs vies, voyager dans un temps révolu et guérir ces sentiments de culpabilité et de séparation. Au cours de cette quête, Jenny Cockell allait découvrir la profondeur de sa propre vie intérieure, réunir une famille longtemps dispersée et tisser pour le monde entier une histoire aussi captivante qu’un roman de science-fiction.

Quand elle était enfant, Jenny Cockell pensait que tout le monde avait connaissance des vies antérieures. Ses émotions étaient liées aux joies et aux craintes de celle qu’elle avait toujours connue sous le nom de Mary. Ses jours et ses nuits étaient peuplés d’images : la petite maison de Mary, couleur terre, protégée de la route par un mur de pierre, les hectares de terrains marécageux, le cours d’eau et le jardin potager. Mary passait beaucoup de temps à faire la cuisine. Les pommes de terre et la bouillie d’avoine composaient leur quotidien, car l’argent manquait pour acheter de la viande. A une bonne distance de marche, se trouvait un village plus important avec une gare, une boucherie et une église. Il y avait une rue bordée d’éventaires où l’on vendait des articles qu’elle ne pouvait jamais se permettre d’acheter.

Jenny avait toujours su que la période concernée s’étendait approximativement de 1898 à 1930, que c’était pendant cette période que la vie de Mary s’était déroulée. « J’étais également consciente qu’elle avait toujours vécu en Irlande. Un jour, alors que j’étais enfant, j’acquis la certitude que, si j’avais l’occasion de regarder une carte d’Irlande, je saurais intuitivement situer le village et que cela coïnciderait avec les cartes que je n’avais cessé de dessiner depuis que j’avais l’âge de tenir un crayon. Toutes les fois que j’ai essayé, j’ai toujours été attirée par un même point de la carte. Le village s’appelait Malahide et était situé juste au nord de Dublin. »

Les souvenirs les plus vifs étaient ceux relatifs aux enfants : un fils aîné d’environ 13 ans, plein d’assurance mais ne craignant pas d’exprimer sa douceur ; une fille brillante en classe, patiente et serviable à la maison ; ainsi que trois garçons plus jeunes, une très jolie petite fille blonde de 5 ans et un tout petit bébé qui venait de naître.

Elle avait des souvenirs de Mary elle-même, vêtue de corsages à manches trois-quart et de jupes de laines foncées, ses longs cheveux lisses ramenés en chignon. Dans l’une de ces scènes, elle se revoyait attendant seule, sur une jetée de bois, enveloppée dans un châle pour se protéger du froid, et scrutant la mer. Il semble qu’elle venait là souvent, mais Jenny était incapable de se rappeler qui elle attendait. A l’âge de 4 ans, Jenny demanda à sa mère pourquoi son professeur de catéchis­me ne faisait jamais allusion aux vies antérieures en parlant de la vie et de la mort. Compré­hensive, sa mère lui apprit que la ré­in­car­nation était considérée comme une croyance et non comme une certitude, et gé­né­ralement non admise en Grande-Bretagne. « Cette révélation que ma vérité n’était pas celle de tout le monde, que j’étais différente, fut un grand choc pour moi et je ne cessais de me tourmenter et de m’interroger. »

A l’âge de 8 ans, Jenny fit des rêves prémonitoires qui lui redonnèrent confiance en elle, car elle pouvait les voir se réaliser. Elle commença alors à développer son propre sens de la normalité et ne partagea plus sa vie secrète qu’avec un nombre restreint de personnes. Elle vivait la plupart du temps dans le monde de Mary. Adolescente, Jenny commença à modeler sa vie au présent. Elle poursuivit des études et devint pédicure diplômée. Elle épousa Steve, avec qui elle vit toujours, et s’installa à la périphérie d’un village. Elle eut deux enfants et mena une vie heureuse. Les incursions du passé devenaient plus rares, mais des fragments de souvenirs émergeaient parfois.

La recherche

Ses souvenirs, ses dessins d’églises et de cartes qu’elle exécutait enfant et ses nombreux rêves étaient soigneusement consignés dans des cahiers. Un jour, elle réalisa qu’elle avait maintenant le temps et la possibilité financière de se consacrer totalement à la recherche des souvenirs de Mary.

Elle reçut l’impulsion dont elle avait besoin en 1980, lorsqu’elle trouva un plan détaillé de Malahide. Pour la première fois, elle avait une preuve tangible de l’exactitude de ses propres dessins : les routes et les limites des terrains étaient placées correctement, les distances étaient à l’échelle. La gare de chemin de fer et la route de Dublin coïncidaient exactement.

Elle écrivit à des auteurs de livres sur la réincarnation, demandant conseil pour contacter les membres de la famille de Mary. Elle étudia des ouvrages consacrés à ce sujet et raconta son histoire à tous ceux qui voulaient bien l’écouter. En 1988, un hypnotiseur lui demanda de participer à une recherche sur les vies antérieures. Cela provoqua une exploration à un niveau encore plus profond. L’hypnotiseur découvrit une période de vie correspondant à la plupart des obsessions de son enfance.

De nouvelles scènes émergèrent, comme l’image matinale d’enfants excités lui faisant signe de l’extérieur. Ils maintenaient suspendu par les pattes un lapin qu’ils avaient pris au collet et qui paraissait anormalement long, distendu et effrayé. Elle sursauta et s’exclama avec surprise : « Il vit encore ! »

Elle revécut une nouvelle fois la mort de Mary. A un certain moment, elle se sentit flotter au-dessus de son corps tandis qu’elle contemplait d’en haut cette coquille vide. Elle vit son mari, près du lit, anéanti par le désespoir. Pour elle, l’hypnose avait ouvert une boîte de Pandore, expérience à la fois positive et douloureuse. « Jusqu’ici, j’avais refoulé dans un endroit reculé de ma conscience à la fois ma frustration d’être incapable de faire quoi que ce soit pour retrouver les enfants et ma colère accablante face à cette situation. J’avais dû agir ainsi pour pouvoir vivre normalement. Cependant, l’hypnose brisait toutes les barrières que j’avais érigées autour de moi pour me protéger tant bien que mal de la souffrance. Bien que je puisse toujours me remémorer et ressentir cette souffrance, j’avais tout rationalisé afin d’être capable d’assumer mon identité présente. L’intensité des souvenirs sous hypnose me laissa à vif, déchirée, vulnérable et en pleine confusion. Un terrible conflit éclata entre la préservation de mon intégrité et les exigences du passé. Du point de vue psychologique il est souvent préférable de regarder les choses en face plutôt que de les fuir, mais le traumatisme qui en résulte ne devrait pas être sous-estimé. »

En juin 1989 elle fut finalement en mesure d’aller à Malahide. Les nuits précédant le voyage furent peuplées de rêves : la petite maison avait été rasée et il en restait seulement les fondations, enfouies dans les boutons d’or et les touffes d’herbe, et elle était toujours entourée d’un groupe de personnes qui regardaient avec elle les restes de la maison.

Quand elle fut à Malahide, ses visions se confirmèrent, elle y trouva en effet son chemin sans difficulté. Elle marcha jusqu’à l’église et se retrouva devant le bâtiment qu’elle avait dessiné enfant. La boucherie était toujours là. Elle ne put retrouver sa maison, mais seulement les ruines du mur de pierre dissimulées par une haie. Derrière, les marécages avaient été asséchés lors de l’extension du village.

Des prises de contacts

C’est à partir de ce moment que la recherche commença à se concrétiser. Une équipe de la BBC, qui préparait un documentaire sur les phénomènes paranormaux, entendit parler de cette histoire et apporta son aide pour certains détails. Un cultivateur de Malahide, qui habitait près de la maison, se souvenait de la famille et communiqua enfin leur nom : Sutton, ce dont Jenny n’avait jamais pu se rappeler, et ajouta que les enfants avaient été placés dans des orphelinats. Un prêtre de Dublin retrouva l’enregistrement du baptême de six enfants Sutton : Jeffrey (1923), Philomena (1925), Christopher (1926), Francis (1928), Bridget (1929) et Elisabeth (1932). L’enregistrement des deux aînés, Sonny et Mary, ne fut jamais retrouvé.

En mars 1990, une personne contactée à Dublin retrouva le certificat de décès de Mary Sutton. Elle était décédée à l’hôpital de la Rotonde, à Dublin, le 24 octobre 1932, de gangrène gazeuse, pneumonie et toxémie. Jenny avait enfin la preuve écrite dont elle avait besoin.

Des petites annonces dans des journaux permirent de retrouver la trace du troisième enfant, Jeffrey, en Irlande. Jenny ne lui parla qu’une fois, au téléphone, et se sentit très mal à l’aise. Il lui donna néanmoins les adresses de ses trois frères : Sonny, Franck (Francis) et Christy (Christopher). Après cet appel, quelque chose avait changé. « J’étais enfin capable d’admettre sur le plan émotionnel que les enfants étaient devenus des adultes. J’avais beau savoir qu’ils devaient avoir plus de 50 ou 60 ans, il fallut ce contact concret pour me libérer de cette partie de ma mémoire qui faisait que je les considérais toujours comme les enfants qu’ils étaient jadis. Mes sentiments restaient profondément maternels, mais j’étais capable de comprendre que les « enfants » avaient maintenant leur autonomie. Je me sentais étrangement libre. »

Ensuite elle put contacter Sonny, le fils aîné, qui vivait en Angleterre. Elle lui dit qu’elle se souvenait de la famille dans ses rêves et lui décrivit la petite maison de Malahide. Sonny confirma aussitôt sa description et sembla n’avoir aucun mal à accepter l’essentiel de son récit. Il lui dit que six des huit enfants avaient survécu et que deux étaient morts en bas âge. Les frères s’étaient retrouvés en 1985, mais ils ne savaient rien de leurs sœurs. Il exprima le désir de la rencontrer et d’échanger leurs souvenirs.

Dès le début de leur conversation, Sonny accueillit chaque révélation sur son enfance avec enthousiasme et émerveillement. Quand elle lui parla du lièvre pris au piège, qui se balançait, il la regarda d’un air déconcerté et demanda : « Comment pouvez-vous savoir cela ? » Ils parlèrent de Mary attendant seule sur la jetée, à la tombée de la nuit. « Je vais vous dire pourquoi vous vous souvenez de la jetée, déclara Sonny. Quand j’étais enfant, je servais habituellement de caddie aux joueurs de golf de l’île et, à la tombée de la nuit, ma mère m’attendait sur la jetée afin que nous puissions rentrer à la maison ensemble. » Le châle qu’elle portait la protégeait de la fraîcheur de la brise marine.

Sonny évoqua son père et Jenny comprit pourquoi elle en avait effacé le souvenir. John Sutton était un ouvrier qui gagnait bien sa vie mais qui dépensait sa paye au café du village. Il maltraitait Mary et battait les enfants avec un ceinturon à boucle de cuivre. La prévoyance tranquille de Mary et son éternel manque d’argent commençaient à prendre un sens. La plupart de ses craintes concernant les enfants devaient être fondée sur la conduite de son mari et sur l’incertitude qu’elle éprouvait quant à ses capacités à prendre soin d’eux.

Des quantités de réponses

Elle eut enfin la réponse à la question qui l’avait poursuivie pendant 35 ans : « Que deviendront les enfants quand je serai morte ? » La benjamine fut prise en charge par son oncle paternel. Les autres, excepté Sonny, furent enlevés à leur père qui fut jugé inapte à s’occuper d’eux. Les garçons furent placés dans un orphelinat de frères chrétiens, les filles dans l’école d’un couvent de Dublin. Sonny resta à la maison avec son père et mena une existence misérable pendant quatre ans, travaillant de longues heures au dehors et se faisant battre continuellement. A 17 ans il entra dans l’armée, et Mary, la fille aînée, revint à la maison. Plus tard elle se maria et mourut en couches à l’âge de 24 ans.

La première fille que l’on retrouva fut Elisabeth, la plus jeune, surnommée Betty. Une petite annonce avait attiré son attention. Elle prit cela comme un cadeau du ciel, car à 17 ans, elle avait appris qu’elle avait été adoptée et cherchait depuis à retrouver la trace de sa famille. La seconde fut Philomène, surnommée Phyllis. Elle avait lu un article de journal qui décrivait une réunion des membres de la famille en Irlande et le rôle exceptionnel de Jenny. Quand Phyllis rencontra Jenny pour la première fois, elle apporta un cadeau précieux : la seule photo existante de sa mère, Mary, tenant tendrement dans ses bras une petite Phyllis âgée de 2 ans. Le mari de Bridget, la troisième fille à être identifiée, fut finalement retrouvé en Australie. La famille apprit que Bridget était décédée depuis vingt ans.

Finalement Jenny réussit à faire la connaissance de cinq de ses enfants. Jeffrey mourut en 1993, avant qu’ils n’aient pu se rencontrer. Chacun des enfants a réussi à trouver une explication personnelle au rôle de Jenny. Certains croient à la réincarnation et les autres pensent que Mary s’exprime à travers Jenny dans le but de réunir la famille. Tous ont trouvé un terrain d’entente et d’acceptation pour cette histoire.

De nouvelles visites à Malahide ont permis de retrouver des restes de la maison, que Jenny n’avait pu découvrir lors de son premier voyage. Des parties du mur de pierre longeant la route, les piliers de la porte d’entrée, les fondations et les murs à hauteur de taille sont encore intacts. Au printemps 1994, à la suite d’une tournée médiatique américaine, Jenny, Sonny et Phyllis furent invités à l’émission de télévision de Phil Donahue. Sonny, maintenant âgé de 75 ans et Phyllis de 68 ans ont reconnu avec une émotion touchante qu’ils considéraient Jenny comme leur mère. La fille de Sonny, Kathleen, née la même année que Jenny et qui était parmi le public, a admis elle aussi la possibilité que Jenny ait pu être sa grand-mère.

Une émission d’information de la télévision américaine, 20 sur 20, a réuni la famille à Malahide pour fêter le 75e anniversaire de Sonny. Quand ils se sont trouvés devant les ruines de la maison, Christy était visiblement ému de retrouver cet endroit qu’il n’avait jamais revu depuis son enfance. Se tenant à l’emplacement où il avait vu sa mère pour la dernière fois, il décrivit ses sentiments d’enfant de 6 ans : « Je me rappelle de ce jour comme si c’était hier. Je revois les deux hommes qui portaient ma mère sur une civière, la mettaient dans l’ambulance et l’emmenaient. Elle ne revint jamais. » Puis il ajouta en désignant Jenny : « Mais elle est maintenant de retour, elle est là. » Tous deux étaient au bord des larmes. La famille a désormais retrouvé la paix. Les retrouvailles sont pleines de rires et de conversations chaleureuses. Les photos des petits-enfants et arrières-petits-enfants sont échangées. Tous partagent avec Jenny un héritage inaccessible à la plupart des gens de notre époque.

Jenny elle-même a trouvé la paix et s’exprime en ces termes : « J’ai l’impression d’avoir franchi un seuil. Après avoir suivi pendant des années un chemin tortueux, où mes craintes et mes sentiments d’insuffisance me retenaient en arrière, tout autant que les difficultés réelles, j’ai atteint un point où je me sens autorisée à exprimer mes pensées et mes expériences beaucoup plus ouvertement que jamais auparavant. Cela m’a semblé étonnant de découvrir que de nombreuses personnes ont eu des expériences « étranges » dont elles n’ont pu parler par crainte du ridicule. Elle sont maintenant à même de me les raconter. Tout ceci m’incite à me demander si les expériences « paranormales » ne sont pas plus fréquentes qu’on ne le pense généralement, dans la mesure où l’on en parle pas ouvertement. »




Home Des lunettes pour le tiers monde

Source : Europa Press, Espagne

En coopération avec l'Association des opticiens de Catalogne, le Lion's Club de Barcelone va mettre en place un centre de recyclage des lunettes d'occasion. Ces lunettes seront envoyées aux habitants des pays en voie de développement.




Home UNICEF : forte baisse de la mortalité infantile

Le sort réservé aux enfants dans le monde s'améliore. Il y a un progrès au niveau du respect de leurs droits, leur nourriture est de meilleure qualité et les programmes de vaccination renforcent leur résistance aux maladies et font baisser leur mortalité. Ce sont quelques-unes des conclusions tirées du rapport annuel de l'UNICEF.

L'UNICEF prévoit qu'en 1996 il y aura 2,5 millions de décès d'enfants de moins dans le monde qu'en 1990. En 1960, une moyenne de 216 enfants sur 1 000 mouraient avant l'âge de 5 ans dans les pays en voie de développement. En 1990, ce chiffre était tombé à 107 pour 1 000. Aujourd'hui, pratiquement 80 % des enfants du tiers monde vont à l'école primaire, alors qu'en 1960, seulement 48 % d'entre eux bénéficiaient d'une éducation élémentaire.

Le rapport attribue les plus récents événements positifs au Sommet mondial pour l'enfance qui s'est tenu à New York en 1990 : « Les mots se sont traduits par des actes. » Plus de la moitié des pays en voie de développement sont sur la bonne voie pour atteindre les objectifs fixés par le Sommet de l'enfance. Au niveau mondial, la malnutrition est en déclin, les campagnes de vaccination touchent de plus en plus d'enfants, de telle sorte que les maladies comme la rougeole et la polio peuvent être plus facilement combattues.

Il n'en reste pas moins que dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie ou Haïti, les enfants rencontrent des conditions de vie extrêmement difficiles. Un autre point négatif, mentionné par le rapport de l'UNICEF, est l'action des gouvernements occidentaux qui consacrent de moins en moins de moyens aux programmes d'aide structurelle, alors qu'ils continuent à alimenter financièrement les fonds d'urgence et les missions de maintien de la paix des Nations unies. Toutefois, le rapport souligne le rôle vital que joue l'aide structurelle dans les pays pauvres pour, par exemple, la construction d'écoles et d'hôpitaux.




Home Boutros-Ghali veut changer les objectifs des Nations unies

Source : New York Times, E.-U.

Alors que les Nations unies s'apprêtent à célébrer leur 50e anniversaire en 1995, le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali a déclaré qu'il aimerait voir l'organisation changer ses objectifs actuellement orientés vers le maintien de la paix, au profit de programmes sociaux à long terme. B. Boutros-Ghali a déclaré qu'il était frustré de devoir passer 70 % de son temps à s'occuper du maintien de la paix, car le monde doit faire face à d'autres défis qui méritent l'attention des Nations unies. « Les problèmes de l'environnement, du sous-développement, de l'explosion démographique et de l'immigration clandestine sont des problèmes à long terme, a-t-il déclaré. Les opérations de maintien de la paix sont ou devraient être essentiellement des préoccupations à cours terme, a-t-il ajouté. Nous espérons que tout au long de cette année anniversaire, nous saurons donner une nouvelle image des Nations unies, après la fin de la guerre froide, en nous attaquant aux problèmes de demain. »




Home Un bison blanc considéré comme un signe

Source : Washington Post, E.-U

Un symbole d’espoir, de renaissance et d’unité pour les Indiens d’Amérique est né sous la forme d’un jeune bison blanc baptisé Miracle. Cette naissance exceptionnelle, qui s’est produite dans une ferme du Wisconsin, revêt une grande signification culturelle pour les tribus indiennes des Grandes Plaines. Floyd Hand, un sorcier sioux du Sud-Dakota, a déclaré que la venue d’un bison blanc est comme le retour du Christ. La naissance de ce jeune bison « apportera la pureté du mental, du corps et de l’esprit et unira toutes les nations — noires, rouges, jaunes et blanches ». Depuis cette naissance, des milliers de visiteurs ont fait le voyage jusqu’à la ferme du Wisconsin pour entrevoir Miracle. Selon les statistiques de l’Association nationale de protection des bisons, la probabilité de naissance d’un bison blanc est d’une pour six milliards. Suzan Shown Harjo, présidente de l’Institut de l’Etoile du matin, dont le rôle est de préserver les cultures indigènes, a déclaré que le bison blanc est un messager de la création : « C’est un signe d’excellente augure, précurseur de l’avènement d’une ère nouvelle de bien-être. » Elle a ajouté que la naissance de Miracle devrait inciter « les hommes partout dans le monde à marquer un temps de réflexion ».


Nous publions cette information pour son intérêt intrinsèque, sans prétendre établir de relation avec la venue de Maitreya. NdlR





Tendances

Home Enseigner la paix

Source : Frankfurter Rundschau, Allemagne

Lors d'un récent congrès de l'UNESCO sur l'éducation, la science et la culture, qui s'est déroulé à Genève, les représentants ministériels de plus de 100 pays ont insisté sur le fait que l'on devrait enseigner aux enfants des écoles l'importance de la paix, de la tolérance et de la démocratie. Dans le communiqué final, les représentants des gouvernements ont souligné le fait que les programmes scolaires devraient être modifiés « à la lumière de l'accroissement de la violence, du racisme, de la xénophobie, du nationalisme agressif, des violations des droits de l'homme et de l'intolérance religieuse ». Un nouveau plan d'action en 41 points, établi par les participants au congrès, prévoit que les élèves apprendront les valeurs de la solidarité, de la créativité, de la responsabilité et du respect des autres cultures, religions et nations.




Home La tendance au commerce équitable

Source : Tages Anzeiger, Suisse

Stimulé par le succès remporté par la politique du prix équitable, pratiquée dans le secteur du commerce du café et du miel — la Suisse détient respectivement 5 et 8 % des parts de marché dans le commerce du café et du miel —, la Fondation suisse Max Havelaar désire maintenant appliquer le même principe au commerce du chocolat. L'objectif pour les deux premières années est d'acquérir 2 % de part de marché. Le cacao et le sucre, indispensables pour la fabrication du chocolat, sont désormais achetés à des petits fermiers du tiers monde à des prix de 30 à 40 % supérieurs à ceux du marché international.

Dans un proche avenir, la Fondation a également l'intention d'importer des bananes et du thé en se basant sur le même principe du commerce équitable. Ainsi, la Suisse suit l'exemple d'autres pays de l'Europe occidentale où la tendance au « commerce équitable » commence à devenir une réalité.




Home Des prix Nobel alternatifs

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Trois « prix Nobel alternatifs », attribués en reconnaissance des efforts déployés pour « résoudre les problèmes les plus urgents auxquels l'humanité est confrontée », ont récompensé des personnes et des groupes engagés dans la lutte contre la pauvreté dans le tiers monde, la faim et la pollution de l'environnement. Un des lauréats est le docteur Reddy Sudarshan et l'organisation d'aide qu'il a fondé en Inde, Vivekananda Girijana Karyana Kendra (VGKK), engagée dans la lutte contre la mortalité infantile, les maladies liées à la malnutrition et l'analphabétisme dans l'Etat du Karnataka. Le second prix a récompensé une organisation d'aide de Trinidad et Tobago, appelée Service Volontaire pour tous, qui s'occupe de formation scolaire et professionnelle. Les efforts du Nigérian Ken Saro-Wiwa ont également été reconnus ainsi que son mouvement, le MOSOP, créé afin de lutter contre la destruction de la tribu Ogoni menacée par l'industrie pétrolière du pays.





Faits et prévisions

Home Les forces du marché sont la cause et non le remède au chaos économique (2)

Source : San Francisco Chronicle, USA Today, E.-U.

Face à l'inquiétude croissante suscitée par la l'aggravation de la crise financière au Mexique et à l'opposition persistante du Congrès américain à voter le plan de soutien proposé par B. Clinton, le président américain a mobilisé un fonds international de prêts et de garanties à hauteur de 50 milliards de dollars, court-circuitant ainsi le Congrès. Dans les jours précédant cette initiative, le peso mexicain et la Bourse de Mexico subissaient une chute vertigineuse, malgré les efforts conjugués de la communauté internationale. Selon certains analystes financiers, la détérioration de la situation aurait pu entraîner une panique générale des marchés boursiers similaire à la crise de 1929. Parmi eux, le célèbre George Soros affirme que si l'on « plonge cette partie du monde dans la récession, les répercussions en seront mondiales ».

Des critiques se sont élevées contre ce plan de sauvetage des « intérêts des investisseurs fortunés de Wall Street ». Le consumériste américain Ralph Nader s'est insurgé parce qu'aucun de ces fonds ne viendra alimenter les besoins en matière d'agriculture, d'infrastructures, de santé, d'éducation et de formation professionnelle dont l'économie chancelante a tant besoin. « Ces mesures auront pour seul effet de maintenir sous perfusion des économies spéculatives et mal organisées, qui regorgent de multimillionnaires et où prospère la corruption politique », tempête-t-il. Le président Clinton argumente que la défaillance de l'économie mexicaine entraînerait une recrudescence de l'immigration illégale vers les Etats-Unis. D'autre part, la baisse des exportations à destination du Mexique se traduirait par la mise à pied de milliers d'Américains. Le fonds international de prêts et de garanties semble avoir eu un effet bénéfique sur l'économie mexicaine, au moins à court terme, mais certains économistes mettent en doute la stabilité de la situation à long terme.




Home Un directeur de banque attend un krach boursier

Source : Süddeutsche Zeitung Magazin, Allemagne

 

« Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. C'est une bulle sur le point d'éclater. » (Un collaborateur de Maitreya, Partage International, mai 1989)

Roland Leuschel, directeur de la banque belge Bruxelles Lambert, est persuadé qu'un krach boursier de grande envergure va se produire. Il considère d'ailleurs qu'un « demi krach » a déjà eu lieu. Ce constat se base sur la chute récente des marchés d'investissement, ainsi que sur la perte de 3 500 milliards de dollars subie sur la valeur des créances en portefeuille par les banques. Il est intéressant de noter que R. Leuschel avait déjà prédit, avec justesse, les krachs boursiers de 1987 et 1989. Selon lui, l'ensemble des marchés internationaux pourrait à nouveau connaître semblable destin « vers la fin de l'année 1995, voire en 1996 ». Mais il ajoute que ce krach aurait des conséquences plus dévastatrices que les deux précédents en terme de chômage et pèserait plus lourdement sur les pays en raison de leur endettement plus élevé.




Home La Bourse de Tokyo secouée par... le séisme

 

Une semaine précisément après le séisme qui a ravagé Kobe, la Bourse de Tokyo a subi un choc en retour. Le 23 janvier, l'indice Nikkei a perdu 1 055 points, soit 5,6 % de sa valeur. C'est la plus forte baisse enregistrée en une séance depuis trois ans. Cependant, la perspective des profits industriels à tirer de la reconstruction de Kobe a bien vite rasséréné les investisseurs et le marché a rattrapé son retard en une semaine.

De nombreux analystes doutent cependant de la durée de cette reprise, car les banques, qui sont au cœur du système financier japonais, connaissent de sérieuses difficultés. La revue The Economist a également développé cette argumentation dans un article intitulé : « Prêt pour une nouvelle chute : pourquoi la prochaine crise des banques japonaises est latente. » L'article s'alarme de la politique de crédit pratiquée actuellement par les banques japonaises. Il exprime également l'inquiétude qu'inspirent les 700 milliards de dollars de créances douteuses déjà enregistrées avant le séisme, par les 21 plus grandes banques. La gravité de cette situation s'est accrue : on estime en effet les dégâts causés par le séisme dans une fourchette de 70 à 400 milliards de dollars. Il est donc probable que les créances irrécouvrables vont s'accroître. Les propriétaires immobiliers dont les biens ont été détruits pourront difficilement faire face à leurs emprunts, d'autant que très peu d'entre eux avaient souscrit un contrat d'assurance contre les catastrophes naturelles.

Les problèmes des banques vont rejaillir sur la Bourse, affirme un analyste de la société d'investissements J. P. Morgan, car elles réalisent à elles seules un tiers des transactions. Lorsque les banques veulent lever des fonds pour couvrir leurs opérations et générer des revenus, elles cherchent à vendre les biens immobiliers qui nantissent leurs créances douteuses. Mais comme le séisme a cassé le marché de l'immobilier, les banques vont devoir vendre des actions pour obtenir des capitaux. Or, les actions qu'elles détiennent en portefeuille étant des actifs non réalisés, la baisse de l'indice Nikkei se traduira par une moins value lors de la vente. Et connaissant ce besoin de vendre, le marché maintiendra une pression à la baisse en vue d'obtenir les meilleurs prix possibles.

Un autre problème inhérent à la Bourse de Tokyo est que le gouvernement en soutient artificiellement les cours en y investissant régulièrement des milliards de dollars de fonds de pension. Cette « opération de maintien des cours » donne aux investisseurs étrangers, qui réalisent deux tiers des transactions, le sentiment que le risque de moins value est limité. La baisse de 1 000 points de l'indice Nikkei en un seul jour a résonné comme un avertissement pour les investisseurs étrangers. Et la capacité à long terme du gouvernement japonais à continuer de renflouer la Bourse reste à démontrer.




Home Les forces du marché sont la cause et non le remède au chaos économique (1)

Source : NRC Handelsblad, Pays-Bas

« Les forces du marché sont la cause et non le remède au chaos économique »

« Les forces du marché sont les forces du mal, de la confusion et du chaos. Ses enfants s'appellent compétition et comparaison. Les forces du marché conduisent à la possession et à l'avidité. C'est un cycle sans fin. » (janv./ fév. 1990)

Le directeur de l'Institut néerlandais pour l'analyse environnementale et systémique, Wouter van Dieren, défend la thèse selon laquelle les forces du marché ne constituent pas une solution au chaos économique actuel. Mais, contrairement à une opinion fortement répandue, elles en sont la cause. W. van Dieren a développé sa théorie lors d'un congrès intitulé : « Chaos et conscience », qui s'est déroulé à Amsterdam en janvier dernier, parrainé entre autres par le quotidien chrétien Trouw : « Lorsque l'on fait état d'un mieux aller de l'économie, cette amélioration ne sert que les investisseurs car la société en elle-même se délabre de plus en plus. »  




Home Le processus de guérison a déjà commencé

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

« Les Palestiniens auront leur propre pays. Cela se produira plus ou moins rapidement, mais rien n'empêchera cette issue. » (décembre 1988)

« La conscience des Israéliens et des Palestiniens ordinaires s'accroît. Les Palestiniens ont besoin d'un lieu pour vivre. Ils auront leur propre territoire, pacifiquement. Ce problème ne sera pas résolu par les dirigeants, mais sous la pression du peuple. Les dirigeants seront contraints d'accepter la volonté du peuple israélien et du peuple palestinien. » (juil./août 1991)

Amos Oz, célèbre écrivain israélien lauréat 1992 du Prix allemand de l'édition pour la paix, a créé le mouvement la Paix maintenant en Israël. Malgré les actes terroristes qui continuent de sévir dans les deux camps, il plaide en faveur de la poursuite des négociations et pour la fondation d'un Etat palestinien indépendant. Un recueil de ses pensées a été publié récemment, dont voici un extrait : « Il est utile et nécessaire de créer, le plus rapidement possible, un Etat palestinien aux côtés d'Israël. D'abord parce que chaque peuple a un droit légitime à disposer d'une terre pour y vivre en paix. Ensuite, la création d'un Etat palestinien serait le meilleur garant de la disparition, ou tout au moins du déclin, des horribles fanatismes [...] Le contentieux existant entre les Palestiniens et nous-mêmes est une tragédie, une blessure profonde, une catastrophe. On ne peut résoudre un tel problème qu'en s'attaquant à ses racines : il faut soigner la plaie. Et le processus de guérison sera amer et douloureux [...] Bien sûr des contretemps jalonneront ce processus, qui connaîtra son lot de joies et de peines. Mais nous ne devrions jamais oublier qu'après tant d'années marquées par la peur, la haine et la mort, le processus de guérison a déjà commencé. Nous devons donc croire en la guérison et persévérer. Comment cela se terminera-t-il ? Israël est la seule terre des juifs. La Palestine, le seul foyer des Palestiniens. Nous devrons partager notre territoire en deux. Et, si nécessaire, il faudra installer des fils électrifiés et des champs de mine pour nous séparer, jusqu'au jour où notre cœur aura changé.»





Citation

Home L'avidité

par le Mahatma Gandhi

« Il y a à suffisance pour couvrir les besoins de chacun, mais il n'y a pas suffisamment pour satisfaire l'avidité de tous. »





Courrier des lecteurs

Home Il s'approcha de nous avec un large sourire

Cher Monsieur,

En novembre 1994, je me suis rendue, comme chaque vendredi, à une Transmission, dans un groupe auquel je m'étais récemment jointe. Malheureusement, ayant oublié le code de la porte d'entrée, je n'ai pu pénétrer à l'intérieur de l'immeuble. De très mauvaise humeur et un peu lasse, je me décidai à reprendre le métro.

En y entrant, je remarquai dans un angle, en retrait du guichet, un homme d'une cinquantaine d'années. Il était seul, et bien que vêtu proprement, je le pris malgré tout pour un mendiant. Son attitude peu commune attira mon attention. Dès que je débouchai dans le couloir du métro, suivie de quelques personnes, il quitta son coin et s'approcha de nous avec un large sourire. Il avait une attitude pleine d'humilité. Je pensai intérieurement : « Enfin quelqu'un plein de compassion qui me sourit au cours de cette journée si morose. »

Je n'avais pas mangé de la journée et je décidai de rebrousser chemin afin de m'acheter une collation.

De retour dans le métro, je m'aperçus que l'homme que j'avais pris pour un mendiant était toujours là. Cette fois-ci, dès qu'il me vit, il se rapprocha, me fixa de ses grands yeux profonds et me sourit d'un sourire indéfinissable. Son visage dégageait bonté et humilité. Je fus très surprise et troublée par son attitude. Je n'étais pas sûre que ce soit vraiment un « pauvre ». Je songeai à lui donner une pièce, pourtant je ne le fis pas. Je lui rendis simplement son sourire. En prenant le métro, je me dis que pour un « mendiant », il ne se comportait vraiment pas comme les autres. Puis j'oubliai cet épisode.

C'est en recevant le numéro de décembre de Partage International que se produisit en moi quelque chose d'extraordinaire. Un matin, alors que je commençais à lire le courrier des lecteurs, notamment l'histoire de cette femme qui avait rencontré Maitreya après avoir été victime de phénomènes paranormaux chez elle, mon attention fut alertée car la veille, j'avais ressenti un tapotement sur l'épaule gauche alors que j'étais seule.

En lisant ces témoignages, je me sentis submergée d'une telle vague d'amour et de compassion que je me mis à pleurer. La description du regard de l'homme qui s'est avéré par la suite être Maitreya me rappelait quelque chose.

Subitement, je repensai au « mendiant » que j'avais vu dans le métro, et surtout à son regard. Je me dis qu'il y avait peut-être un lien entre lui et Maitreya.

T. Y-P.,  France

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le « mendiant » était Maitreya.


Home Miracle à Kobe ?

Cher Monsieur,

Comme vous le savez, tôt dans la matinée du 17 janvier un violent séisme secoua la région de Kobe au Japon, tuant plus de 5 000 personnes et détruisant quelque 70 000 maisons. De nombreux bâtiments furent entièrement brûlés.

Dans le quartier de Nagata, où le feu a fait des ravages, il y avait une petite église, l'église de Takatori, où de nombreux immigrants vietnamiens se réunissaient le dimanche pour prier et se soutenir mutuellement face aux difficultés de la vie d'immigrant.

Il y a deux ans, alors que leur situation semblait s'améliorer quelque peu, ils avaient réussi à faire venir du Vietnam une statue de Jésus-Christ qu'ils avaient placée sur l'autel de l'église.

Cette église a été complètement calcinée lors de l'incendie, mais la statue a été retrouvée intacte. Les flammes n'ont pas dépassé la statue, comme si elles avaient été arrêtées par ses bras déployés. Les fidèles pensent qu'il s'agit là d'un miracle et ils continuent à se réunir devant la statue, à l'emplacement où se dressait l'église. (Source : TBS TV News, Japon)

Cela pourrait-il être l'œuvre de Maitreya ou du Maître Jésus ?

T. I.,  Tokyo,  Japon

Notre collaboratrice, Michiko Ishikawa, après avoir interviewé par téléphone le prêtre de l'église Takatori, le révérend Kanda, raconte que ce dernier nie résolument qu'il s'agisse d'un « miracle » dû à l'orientation de la statue, tournée vers l'extérieur de l'église. Comme il est indiqué plus haut, l'église a été complètement détruite par le feu, alors que le statue, peinte de couleurs vives, ne présente pas la moindre trace de fumée.

Le Maître de B. Creme confirme que la statue a en effet été protégée par le Maître Jésus.


Home Des yeux extraordinaires

Cher Monsieur,

Un dimanche matin de l'été 1992, alors que je me promenais sur une route de campagne, je croisai une superbe jeune femme. Je ressentis soudainement une sensation agréable, comme si je flottais au-dessus du sol. Nous nous sommes salués amicalement. Cette femme avait des yeux d'une beauté extraordinaire. Je ne puis décrire mon ressenti, mais il persista toute la journée. Par la suite, je me suis demandé pourquoi je ne l'avais pas suivie du regard. J'ai déjà vécu beaucoup de choses inhabituelles sur cette route de campagne. Pourriez-vous commenter cet événement ?

G. R., Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « superbe jeune femme » était Maitreya.


Home Maitreya et le Maître Jésus

Cher Monsieur,

En octobre 1992, lors d'un séjour à Rome, je suis allée visiter la Chapelle Sixtine, au Vatican, en compagnie d'une de mes cousines. Je me trouvais dans une pièce où étaient exposés des objets archéologiques, lorsque j'eus l'impression que quelqu'un me regardait. Je me retournai : deux hommes se trouvaient dans l'encadrement d'une porte. L'un d'entre eux, portant un uniforme de gardien, paraissait avoir 45 à 50 ans; l'autre, d'environ 30 ans, était de grande taille et avait des yeux clairs au regard profond et attirant. Il portait costume et cravate. Une certaine bonté, et en même temps une grande autorité, émanaient de lui. Le plus jeune s'adressa au garde qui opina de la tête et ils me regardèrent. A ce moment, j'ai pensé que le plus jeune des deux était le chef. Quelques instants plus tard, il quitta la pièce d'un pas léger mais assuré.

Je réalisai à cet instant qu'il y avait beaucoup de monde dans cette pièce et je passai à la suivante.

Pendant que je regardais des peintures, je sentis intérieurement que j'étais centrée au niveau du chakra du cœur et j'entendis subitement une voix qui me salua : « Bonjour ... » Je me retournai pour voir qui me saluait ainsi et près de la porte se trouvait le garde, qui me regardait en souriant. Je lui rendis son sourire, mais j'étais surprise. Je m'aperçus alors que j'étais seule dans cette pièce et j'allai rapidement rejoindre ma cousine.

Deux ans après, je continue à penser à cet épisode. A certains moments, je pense avoir eu une expérience de Maitreya ou de Jésus. A d'autres, cela me semble impossible. Benjamin Creme pourrait-il me dire qui étaient ces deux hommes ?

C. C.,  Lausanne, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que les deux hommes étaient Maitreya et le Maître Jésus.


Home Il riait presque ...

Cher Monsieur,

En novembre 1985, je me suis rendue dans le sud de l'Inde pour visiter Swami Premananda et Saï Baba. Sur le chemin du retour, alors que je séjournais à l'hôtel Brighton à Colombo, au Sri Lanka, en attendant le vol de correspondance pour Londres, une femme de chambre tamil, de petite taille, me demanda d'emporter un cadeau de Noël à remettre à des membres de sa famille, réfugiés à Londres. J'acceptai, pensant que c'était la moindre des choses de mettre un paquet en plus dans ma valise.

A mon départ, la dame me remit le cadeau : une boîte en carton léger contenant un gâteau de Noël ! Ne pouvant le caser dans mes bagages, je dus le transporter sur les genoux jusqu'à Londres.

De retour en Angleterre, je me rendis à Forest Gate, dans l'est de Londres, afin d'y livrer le délicat cadeau. Alors que j'approchais de la porte d'entrée de la maison dont j'avais l'adresse, je sentis quelqu'un passer derrière moi et me retournai. Un Asiatique, vêtu de blanc de la tête aux pieds, passa doucement, me regardant droit dans les yeux avec un large sourire. Son visage était entièrement illuminé, ses yeux et sa bouche souriaient comme s'il savait ce que j'étais en train de faire et me remerciait ; il riait presque, avec beaucoup d'humour.

Ai-je vu quelqu'un de spécial ? Dans l'affirmative, qui était-ce ?

M. M., Kings Langley, Herts, Grande-Bretagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.


Home C'est lui, le Messie

Cher Monsieur,

Il y a onze ans, je fis l'expérience d'un renouveau dans ma foi de chrétien et je me mis à attendre avec ferveur le retour du Christ. Un an et demi plus tard, je quittai l'église afin de parcourir le monde à la recherche du Messie. Je ne pus le trouver, ce qui m'affecta profondément.

Récemment, je me suis rendu chez des amis à Bristol, ce qui est plutôt rare. Mon amie, pensant que cela pourrait m'intéresser, me montra un exemplaire de la revue Kindred Spirit. A mon grand étonnement, j'y vis une annonce concernant Maitreya, le Christ. Pendant environ une demi-heure je ne pus détacher les yeux de la photo, pensant : « C'est lui, le Messie. »

Aucun argument philosophique ne me pousse à soutenir cette idée, mais dès que je l'ai vu, j'ai su qui il était. Cela a-t-il un sens ? Je me sens à présent rempli d'espoir pour moi-même, ma famille, les autres, et pour le monde entier.

Le Messie ne nous abandonnera pas. Je suis très heureux qu'il soit revenu pour nous aider et nous aimer car nous en avons cruellement besoin à cette période de notre histoire. Encore merci de m'avoir aidé à trouver le Messie.

G. C., Wells, Somerset, Grande-Bretagne




Home Un éclair de lumière

Cher Monsieur,

Un jour de 1988 ou de 1989, je me suis arrêtée à un supermarché pour acheter un article bien spécifique. Sortant de ma voiture, j'eus l'attention attirée, comme par un éclair de lumière, vers un jeune homme venant de ma gauche et entrant rapidement dans le magasin sans me prêter attention, bien que j'eus l'impression qu'il m'avait saluée. A l'intérieur du magasin, alors que je venais enfin de trouver l'article que je cherchais, je tombai sur ce même jeune homme occupé à refaire son lacet, et me bloquant ainsi l'accès au rayon. De nouveau, il ne fit pas attention à moi, se redressa et s'éloigna.

Deux ans plus tard, en entrant dans mon supermarché habituel, mon attention fut de nouveau attirée, comme par une sorte d'éclair de lumière, vers un homme se trouvant dans un coin éloigné du magasin. J'eus l'impression qu'il me saluait mais je ne le connaissais pas. Quelques instants plus tard, je le croisai à nouveau mais il fit comme si je n'étais pas là.

Suite aux récits de rencontres avec Maitreya publiés dans la revue Partage International, et vu l'intensité de la recherche spirituelle que je menais à cette époque, je me pose des questions sur ces événements. Je serais reconnaissante au Maître de Benjamin Creme de bien vouloir commenter cette expérience. Merci.

E. O., Amston, CT, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était Maitreya.


Home Elle disparut soudainement

Cher Monsieur,

J'aimerais connaître votre opinion sur ce qui m'est arrivé, il y a environ 15 ans. J'avais 14 ans et je sortais de l'école avec un ami. C'était la fin du trimestre et nous étions d'humeur joyeuse.

Une jeune femme que ni l'un ni l'autre ne connaissions, s'approcha de nous. Pendant quelques minutes, elle essaya sérieusement de nous faire comprendre l'importance de l'éducation et nous expliqua que nous devrions profiter pleinement de la chance que nous avions et que nous devrions travailler dur. C'était une situation étrange qui devint surréaliste au moment où, alors que j'essayais de comprendre ce que cette femme nous disait, elle se retourna et disparut soudainement.

Par la suite, j'ai fréquenté l'université et je suis à présent journaliste, essayant de répandre le mieux possible les enseignements de la sagesse éternelle et les informations sur Maitreya. J'ai perdu mon ami de vue. Mais je me demande toujours qui était cette femme pour qu'elle reste ainsi gravée dans ma mémoire durant toutes ces années.

T. P., Londres  N7, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « jeune femme » était Maitreya.



Esotérisme

Home La vie de groupe et le travail de groupe (1)

par Aart Jurriaanse

Tout individu, à travers son aura, dégage une certaine quantité de force magnétique. C'est cette force qui attire et regroupe les entités individuelles en familles et en communautés. Au cours des premières étapes du développement de l'homme, de telles attractions restent largement instinctives, et l'être individuel ne se trouve pas clairement conscient de leur fonctionnement. En réalité, l'homme ordinaire se montre davantage enclin à faire preuve d'égoïsme et de séparatisme que d'esprit de groupe, et plutôt que d'orienter ses efforts en faveur du bien-être de son prochain, il se battra seulement pour son avancement personnel, fréquemment même sans hésiter à écraser impitoyablement son frère si celui-ci se trouve sur sa route. Au cours de cette lutte égoïste, il se peut même que l'homme soit prêt à anéantir les autres et à se servir de leur corps ou de leurs possessions comme marche-pied. Même s'il se soumet à des travaux de groupe, ou menés en coopération, il reste souvent motivé par son intérêt personnel, car il considère la communauté comme simple moyen pratique à utiliser pour favoriser ses projets.

Cela n'est pas particulièrement facile à accepter, mais il en est ainsi, et cette tendance caractérise tout à fait une grande partie de l'humanité qui s'éveille aux vastes possibilités offertes par l'utilisation accrue des qualités mentales. A l'heure actuelle, ces personnes se trouvent encore au stade impitoyable de la recherche de soi.

Heureusement, il ne s'agit que d'une phase que chacun, et toute entité humaine, doit traverser au cours de son déploiement progressif, avant de parvenir à la conscience de former partie intégrante du plus vaste ensemble que représente l'humanité. Cette phase de transition est souvent déconcertante, car il s'agit de passer d'un intérêt pour « ce qui est mieux pour moi » à un intérêt pour « ce qui se révélera profitable pour le groupe ou pour l'humanité ». Cela engendre une opposition temporaire entre les principes inférieurs et supérieurs, et pour une durée plus ou moins longue, l'équilibre restera indécis entre l'intérêt personnel et celui du groupe, le profit de l'individu par opposition à celui de la communauté. A ce sujet, on se souviendra avec profit que ce sont les principes inférieurs qui concernent l'entité, et les principes supérieurs qui s'appliquent au groupe. Au départ, il sera difficile de prendre de bonnes décisions, mais progressivement, grâce à l'expansion de sa vision, le disciple acquerra une attitude humaniste plus spontanée et plus ardente, jusqu'à ce que finalement arrive un stade où il s'empressera en toute liberté de sacrifier au profit du groupe tous les intérêts de sa personnalité.

Les besoins du prochain

L'accroissement du sens de la responsabilité constitue un des premiers signes révélateurs d'une âme qui commence à influencer son instrument. A partir de ce moment, l'homme ne vit plus simplement en fonction de son intérêt personnel, mais il devient conscient des besoins de son prochain et du fait qu'il contribue à rendre l'existence plus vivable pour les autres. De plus en plus, il devient le gardien de son frère et en assume la responsabilité, selon ses capacités et la situation dans laquelle il a été placé. Il prend conscience que son propre contentement, sa tranquillité d'esprit, son progrès spirituel et même sa prospérité se trouvent étroitement corrélés à ceux de son prochain. Cette conscience grandit et se déploie, partant d'un intérêt pour la famille et les proches, pour celui de la communauté, puis de son pays, jusqu'à celui de l'humanité entière. Au cours du siècle dernier, cette idée de rapport mutuel et cet esprit de responsabilité ont donné naissance à de multiples mouvements et organisations locales et internationales, qui, en nombre croissant, se sont dédiés à l'aide, la protection, l'élévation et le bien-être de nos frères les hommes. Donner, plutôt que s'approprier, constitue un principe qui trouve de plus en plus d'écho, tant chez l'individu que dans la conscience raciale, et l'idée même d'une fraternité universelle fait ses débuts, ça et là, encore hésitante.

Le service de groupe

Nous avons brièvement indiqué dans le paragraphe précédent que l'attitude générale de l'homme envers son prochain se modifie, lentement mais inexorablement. Au cours de son développement, le disciple individuel connaît une évolution semblable, à la différence, toutefois, qu'une impulsion intérieure apparaît en lui, le poussant à chercher le groupe avec lequel il pourra collaborer. L'accroissement du contrôle exercé par l'âme s'exprime sous diverses formes d'idéalismes, telle l'impulsion au sacrifice et au service, avec un penchant particulier pour le service de groupe.

Etre un disciple, aujourd'hui, consiste avant tout à expérimenter le travail de groupe. Il ne s'agit donc plus tant du perfectionnement du disciple individuel, mais plutôt du fait que les individus devraient se soutenir et se compléter, afin que la somme de leurs aptitudes et de leurs efforts produise un ensemble connecté à travers lequel l'énergie spirituelle puisse se manifester au profit de l'humanité. Dans ce but, le lieu de contact devrait se situer dans les sphères mentales, et la première opération devrait consister à s'efforcer de rendre le groupe homogène, de telle manière que ses membres puissent tous travailler en étroite relation mentale et en coopération spirituelle les uns avec les autres.

Au cours de ce processus, les disciples devront également apprendre à subordonner aux exigences du groupe les efforts individuels qu'ils mènent en faveur de leur croissance personnelle — ceci implique que certains membres devront hâter leur progression à certains égards, tandis que d'autres devront temporairement ralentir pour régler leur allure sur celle de la majorité. Chaque membre du groupe doit donc montrer son empressement à suspendre toute prétention envers sa propre personnalité, et considérer que seuls sont de première importance les efforts de groupe et l'enrichissement de la conscience de groupe. A cet égard, on se souviendra que les Maîtres ne s'intéressent pas aux réactions de la personnalité de leurs disciples — seul le déploiement de l'âme revêt une importance vitale, et ce sont seulement les âmes que les Maîtres chérissent et cherchent à élever, à épanouir et à illuminer.





Interviews

Home Aider les filles de Bouddha

Interview de Dr Chatsumarn Kabilsingh par Monte Leach

Le Dr Chatsumarn Kabilsingh, maître de conférence en philosophie à l'Université Thammasat de Bangkok et auteur de l'ouvrage les Femmes thaïlandaises dans le bouddhisme est spécialiste et fervente militante des droits de la femme en Asie. Elle fut également présidente de Sakyadhita (les filles de Bouddha) International, une organisation de femmes bouddhistes. Monte Leach l'a interviewée pour Partage International.

Partage International : Vous évoquez souvent le potentiel spirituel des femmes. Pourriez-vous développer ce sujet ?

Dr Chatsumarn Kabilsingh : Le Bouddha fut le premier chef religieux à déclarer que les femmes avaient le même potentiel spirituel que les hommes. En tant que bouddhistes, nous devrions pouvoir exprimer cette potentialité le mieux possible. Mais par exemple, dans certains pays où domine le bouddhiste Theravadan, comme la Thaïlande, la Birmanie, le Cambodge et le Sri Lanka, les femmes bouddhistes ne sont pas autorisées à recevoir l'ordination. Il y a bien longtemps que nous n'avons pas eu d'ordination de femmes. Nous devrions leur procurer cet espace spirituel afin qu'elles puissent s'exprimer au même niveau que les hommes et participer pleinement dans le domaine religieux.

PI. Pensez-vous que le fait d'être ordonnée religieuse bouddhiste est un moyen pour exprimer ce potentiel spirituel ?
Dr CK.
Oui, mais l'ordination n'est pas une fin en soi. C'est seulement un moyen. Dès qu'une femme a acquis le statut de l'ordination elle peut s'engager à faire beaucoup de bien pour la société, comme enseigner, prêcher pour les femmes, etc.

PI. Que voulez-vous dire par « prêcher pour les femmes » ?
Dr CK.
Leur faire connaître les enseignements bouddhistes. Les femmes rencontrent certains problèmes que les moines ne peuvent résoudre, tels que ceux concernant par exemple l'avortement ou la ménopause. Si des religieuses aidaient les moines à guider les femmes ce serait mieux. Il y a certaines tâches comme prendre en charge un orphelinat, s'occuper des jeunes enfants, que les moines ne peuvent pas faire — du moins ils n'ont pas été capables de le faire dans mon pays. Si nous avions des religieuses bouddhistes, nous pourrions ouvrir la voie vers de nouvelles activités pour les femmes.

PI. L'ordination confère-t-elle un certain respect ?
Dr CK.
Une personne ordonnée devient « un champ de mérite ». Les gens pensent que s'ils font une donation à un prêtre ils y gagneront du mérite. Mais s'ils font une donation à une femme ils n'obtiendront rien, car les femmes ne sont pas ordonnées religieuses. Lorsque ce genre de croyance existe dans une société, nous devons aider les femmes à recevoir l'ordination — afin qu'elles puissent remédier plus efficacement aux maux de notre société.

PI. Guérir les maux de la société est-il l'un des buts de votre action ?
Dr CK.
Oui, je constate que nous vivons dans un monde en pleine crise. Nous sommes hypocrites sur beaucoup de sujets. Dans cette période de crise, comment pouvons-nous dire : « Vous êtes une femme, ne faites pas cela, c'est réservé aux hommes. » Pourquoi hommes et femmes ne pourraient-ils pas s'entraider afin que nous vivions dans une société plus équitable et dans un monde meilleur, et que nous entrions dans le prochain siècle d'une meilleure façon ?

PI. Quelle a été la réponse de la Thaïlande et du reste du monde à cette approche ?
Dr CK.
Au niveau international, les gens ont tendance à être plus compréhensifs. Dans mon action en Thaïlande, je ne parle pas de l'ordination des femmes car s'est un problème très sensible. Je dois travailler à la base et parler au niveau où les gens pourront me comprendre. Je constate que les femmes de mon pays ne sont pas encore prêtes pour l'ordination, car rien ne les y prépare. Pour le moment, nous leur donnons une éducation et une formation bouddhistes. Lorsqu'elles seront suffisamment avancées dans la pratique de leur religion, elles seront alors prêtes à s'engager et réclameront l'ordination. Nous passerons alors à l'étape suivante.
    Les gens ne comprennent pas par exemple le rapport existant entre le problème de l'ordination et celui des prostituées. J'essaie de le mentionner lors de mes conférences. On refuse l'ordination aux femmes parce qu'elles ont une mauvaise image, alors elles se dirigent vers l'autre extrême. C'est pourquoi la porte des maisons closes leur est ouverte ; mais pourquoi la porte des cloîtres leur reste-t-elle fermée ? Je parle du besoin de voir les problèmes sociaux d'une façon globale — ils ne doivent pas être séparés.

Lutter contre les valeurs négatives

PI. Il est clair que les femmes sont considérées comme des citoyens de seconde classe dans beaucoup de cultures.
Quelle est votre action à ce sujet ?

Dr CK.
On dit par exemple aux femmes qu'elles sont impures. Cela n'a rien a voir avec le bouddhisme, mais en Thaïlande et dans la plupart des pays bouddhistes, cela a été transmis dans notre société comme un enseignement du Bouddha. Ainsi, les femmes n'ont pas le droit de circuler dans les lieux saints. Le problème vient de leurs menstruations. Comme les hommes ne peuvent différencier celles qui ont leurs menstruations des autres, ils bannissent toutes les femmes des lieux saints. Cela sépare les individus et donne une valeur négative aux femmes. Les femmes élevées dans ce genre de tradition manquent d'esprit critique — elles pensent simplement qu'elles sont nées inférieures et impures. De plus, il est dit que les femmes sont les ennemies de la pureté des moines. Ceci fait bien partie de l'enseignement bouddhiste. Mais la phrase suivante dit que les hommes aussi sont les ennemis de la pureté des femmes. Comme dans mon pays nous n'avons que des moines, ils ne citent que la première phrase et jamais la seconde. Le résultat est que les femmes ont tendance à avoir une image très négative d'elles-mêmes. « Nous sommes celles qui faisons obstacle au développement spirituel des moines. » Cela revient à dire qu'elles ne peuvent avoir elles-mêmes aucun développement spirituel. Ce genre de valeur sociale doit être reconsidéré.

PI. Comment contribuez-vous à changer cette attitude ?
Dr CK.
C'est très difficile. A mon niveau, j'organise des retraites. Les femmes qui sont intéressées par la pratique du bouddhisme y assistent et discutent de ces problèmes, en essayant d'éliminer ces idées négatives. Mais certaines de ces idées sont tellement ancrées que même trois ou quatre retraites ne sont pas d'une grande utilité. Les individus cultivés ont tendance à être plus ouverts, mais ils ne sont qu'une minorité.

PI. D'autres points vous semblent-ils importants pour nos lecteurs, concernant votre action, ou concernant les femmes et le bouddhisme ?
Dr CK.
Premièrement, il est très important que les femmes réalisent leur propre potentiel, qu'elles soient bouddhistes ou non. Deuxièmement, elles devraient pouvoir être en mesure de générer ce que vous appelez de l'énergie positive beaucoup plus qu'elles ne le font actuellement. L'énergie positive signifie se sentir positive dans son travail, dans sa vie, être heureuse d'exister. Les femmes doivent ressentir positivement leur statut de femmes. Nous devons commencer à engendrer cette énergie. Par exemple lorsque je vous parle, je me sens positive, je n'ai pas peur. Lorsque je ne ressens aucune peur, je peux vous parler ouvertement.
    C'est cette énergie positive que les femmes doivent apprendre à générer en elles-mêmes, à travers l'éducation et la pratique. Lorsque je vous parle de pratique, je veux dire pratique bouddhiste si je suis bouddhiste, pratique chrétienne si je suis chrétienne. Nous devons revenir vers l'esprit du Christ plutôt que vers l'Eglise, car l'Eglise est souvent un obstacle. Revenez vers l'esprit du Christ et essayez de comprendre ce que le Christ signifie pour vous. Lorsque vous faites cela, vous vous renforcez et vous devenez une personne à part entière. C'est important, non seulement pour les femmes mais pour les hommes aussi, d'être une personne à part entière. Je pense qu'il y a une énergie émanant de chaque être. Lorsque vous parlez à quelqu'un de positif, vous êtes heureux car vous ressentez cette énergie provenant de cette personne. Lorsque vous parlez à quelqu'un de négatif, vous vous sentez comme une fleur sur laquelle on aurait versé de l'eau trop chaude.
    Il est très important de regarder positivement vers le futur. Il est primordial que nous n'abandonnions pas nos frères. Il y a tant à faire dans ce monde, nous devons nous aider mutuellement. Nous devons nous sentir responsables ensemble de l'avenir du monde.

L'action désintéressée

PI. Dans vos conférences, vous parlez également d'actes désintéressés.
Dr CK.
Pour accomplir des actes désintéressés, nous devons avant tout avoir foi dans quelque chose. Personnellement j'ai placé ma foi dans le Bouddha. Je crois qu'il était un être illuminé. Mais son illumination ne me suffit pas. Je dois aussi croire que je peux être illuminée. Cette foi est la base de mon engagement. Ma foi devient engagement lorsque je me plonge dans l'action. Si j'avais la foi et que je ne l'exprimais pas, cela ne serait pas bon. La foi doit aller de pair avec l'action. Dans la religion bouddhiste on enseigne le détachement. Un journaliste allemand qui m'a interviewée m'a demandée de quelle façon je me comportais avec mon ego. Durant l'action, il est très important de se contrôler en permanence et de ne pas laisser son ego enfler. Il a tendance à le faire facilement. J'ai répondu au journaliste que je gardais tout le temps sur moi une aiguille pour percer cette bulle.
    Souvent, et plus particulièrement pendant la méditation qui précède une conférence, je fais le vœu de ne pas accomplir cela pour ma propre gloire ni pour moi-même. Tout ce que je dis est pour le bien des autres. Si dans le groupe d'une centaine de personnes venu m'entendre, une seule écoute mes paroles et change sa vie, cela me suffit. La conférence n'est pas pour ma propre gloire mais pour le bien des autres.
    En même temps, vous êtes impliqué dans l'action d'aider les autres. Cela va de pair. Vous devez cependant surveiller votre ego lorsque vous êtes engagé dans l'action sociale, car sinon cela peut se retourner contre vous. Si quelqu'un vous critique et que vous ne pouvez l'accepter, c'est que votre ego est devenu plus important que vous-même. Méditer aide à se rééquilibrer, à redescendre sur Terre et à percer la bulle. Continuez incessamment à crever la bulle, ne la laissez pas devenir plus importante que vous, afin de pouvoir poursuivre vos actions désintéressées.

PI. Comment votre foi vous a-t-elle menée à l'action ?
Dr CK.
Si quelqu'un dit : « Je crois en Jésus-Christ, mais je n'ai jamais vécu en fonction de ses principes », c'est parler en l'air. Dans le bouddhisme, vous prenez refuge dans le Bouddha en tant qu'instructeur, vous prenez refuge dans le dharma, son enseignement, et dans le sangha, ses disciples qui vous conduiront vers le sentier.
    Lorsque je déclare que je prends refuge dans le Bouddha, je ne parle pas seulement de l'instructeur. Il est mort il y a 2 500 ans, et il est parti. Il ne peut plus m'aider. Mais je prends refuge car je crois en son enseignement. Je crois qu'il était un être illuminé. Je crois que cette illumination est réelle — cela le fut alors, cela l'est maintenant et c'est une réalité pour moi. Cela devient une conviction lorsque vous l'intégrez en vous-même.
    Dans ma vie, j'aspire à l'illumination, mais pas pour moi-même. Je souhaiterais devenir illuminée uniquement parce que cela me permettrait d'aider davantage les autres. Ce genre de conviction doit être très profond pour conduire à l'action.




Home Une action d'aide aux hôpitaux vietnamiens

Interview de David Wiseman par Shirley Nairn

Malgré la levée, en février 1994, de l'embargo américain sur les échanges commerciaux avec le Viêt-nam, ce pays de l'Asie du Sud-est connaît encore de nombreuses difficultés, en particulier en raison de la corruption, du manque d'infrastructures, de l'inefficacité de la bureaucratie ainsi que l'insuffisance de la réglementation en matière financière et commerciale, selon un récent rapport du ministère néo-zélandais des Affaires étrangères et du commerce extérieur.

D'autres déséquilibres sociaux persistent également. Alors que les hôpitaux des principales villes sont relativement bien financés et disposent d'un équipement haut de gamme, certains hôpitaux de campagne se débattent dans une situation de sous-équipement et de financement insuffisant.

Bien souvent, le matériel ne peut être réparé faute de pièces détachées.

Deux Néo-Zélandais, David Wiseman et le Dr Dick Graham, ont visité un certain nombre de ces hôpitaux déshérités du Viêt-nam. Lors de leur premier voyage, ils ont apporté des fournitures médicales en supplément de bagages. Puis, lors des voyages suivants, ils ont pu acheminer vers ces hôpitaux des conteneurs remplis d'équipements médicaux et chirurgicaux.

Shirley Nairn, notre correspondante en Nouvelle-Zélande, s'est entretenue avec David Wiseman à propos de ces voyages au Viêt-nam.

Partage International : Pourriez-vous expliquer ce qui vous a poussé à entreprendre ces voyages ?
David Wiseman : Tout cela remonte à 1988 ; j'avais à cette époque un commerce de vêtements à Wellington. J'ai été contacté par des gens qui m'ont demandé d'employer des réfugiés vietnamiens. J'ai alors fourni un emploi à deux femmes, N'Guyet et Lien. Lorsqu'elles ont commencé à travailler, elles ne savaient dire que quelques mots d'anglais, tels que : oui, non, bonjour, bonsoir. Bien souvent, elles disaient bonsoir au lieu de bonjour. Mais elles travaillaient bien et au bout d'un certain temps, ma femme s'est liée d'amitié avec elles.

PI. Comment cela s'est-il passé ?
DW. Ma femme les a invitées à la maison et finalement, nous avons surmonté l'obstacle de la langue. N'Guyet venait souvent chez nous et fréquentait aussi d'autres amis à nous. J'ai commencé à lui donner de petites leçons d'anglais et maintenant, je parle quelques mots de vietnamien. Tout est parti de là. N'Guyet m'a raconté l'histoire de sa famille, sa fuite du Viêt-nam en bateau et comment elle a finalement pu gagner la Nouvelle-Zélande.

PI. Je crois que N'Guyet faisait parti du petit groupe qui a effectué le premier voyage en 1990 ?
DW. Oui, nous l'avons emmenée afin qu'elle puisse revoir ses parents, car son père était souffrant et avait eu une attaque. N'Guyet pensait qu'en retournant au Viêt-nam avec nous, elle ne courait aucun risque.

PI. Vous avez donc approvisionné en équipements et en fournitures médicales les hôpitaux de Quinhon dans la province de Binh Dinh, de Choy Ray à Ho chi Minh-Ville, de Rach Gia et Hoc Mon dans le Sud. Comment avez-vous engagé ces actions ?
DW. J'ai un ami, le Dr Dick Graham, qui a travaillé dans les hôpitaux de ce pays. Nous avons décidé de faire venir du matériel vers les hôpitaux que nous savions être en situation critique. Lors de ce premier voyage en 1992, nous avons fait entrer 180 kg de fournitures médicales en supplément de bagages. Nous sommes allés à l'hôpital de Choy Ray, un grand hôpital d'Ho Chi Minh-ville. C'est là que nous avons pris tous nos contacts, et les médecins nous ont fait part de leurs besoins. Ils nous ont ensuite conduits vers un certain nombre d'hôpitaux de moindre importance. Cette première visite nous a permis de prendre conscience de la disparité extrême des conditions sociales, ainsi que des besoins des pauvres. Le Dr Graham et moi-même avons ensuite décidé de concentrer nos efforts sur un certain nombre d'hôpitaux de campagne.
Nous connaissions en particulier un hôpital qui n'avait qu'un seul lit d'accouchement, incroyablement vieux et rouillé. Un récent voyage nous a permis de l'équiper d'instruments obstétricaux et gynécologiques, ainsi que d'un nouveau lit.

PI. Cette année, vous avez pu remplir un conteneur de 12 m3. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
DW. Nous avons d'abord contacté toutes les sociétés de conteneurs en Nouvelle-Zélande et avons finalement opté pour NYK, une firme japonaise qui nous faisait la meilleure offre.
Nous avons obtenu du terminal de conteneurs de Wellington l'entreposage gratuit et la firme Allied Pickfords a assuré gratuitement le stockage sous clé des médicaments et marchandises de valeur. De plus, la Société des chemin de fer néo-zélandais a pris à sa charge l'acheminement de matériel venant des hôpitaux du sud de l'île, et le ministère des Affaires étrangères et du commerce extérieur a contribué à financer le transport maritime du conteneur.
Le conteneur a été transporté par chemin de fer jusqu'à Auckland, par bateau jusqu'à Singapour, puis transbordé sur un autre navire pour être acheminé sur Ho Chi Minh-Ville au Viêt-nam. Lors de chaque voyage, nous rejoignons par avion le lieu de débarquement du conteneur, prenons en charge son dédouanement et le suivons durant tout le transport à travers le pays.

PI. Lors du dernier voyage, où avez-vous trouvé les fournitures pour remplir le conteneur ?
DW. Nous avons sillonné tout le pays à la recherche de fournitures d'occasion ou inutilisées. L'hôpital Dunedin nous a cédé beaucoup de choses, en particulier des déambulateurs. Ils étaient un peu rouillés, mais les médecins vietnamiens qui les ont reçus nous ont dit qu'ils seraient très utiles. Ils ont promis de les remettre en état. Une autre fois, nous avons pris livraison de couveuses à l'hôpital de Waikato et de là, nous avons été dirigés vers un autre hôpital qui était fermé. C'est là que j'ai vu des centaines de béquilles en bois sur le point d'être jetées. Nous avons pu les emporter et elles ont été très bien accueillies au Viêt-nam.

PI. Qu'avez-vous encore pu mettre dans le conteneur ?
DW. Des instruments d'obstétrique et de gynécologie, des appareils d'anesthésie, de pontage cœur-poumons et six appareils de dialyse des reins, qui ont également été très bienvenus. Nous avons chargé des projecteurs, deux fauteuils de dentiste haut de gamme et du matériel dentaire, des tables d'opération, un lit d'accouchement neuf, de nombreux livres spécialisés pour les bibliothèques d'hôpitaux, des milliers de seringues traditionnelles et jetables, ainsi qu'un ordinateur.

PI. Vous avez dit que les Vietnamiens sont très inventifs et créatifs, mais qu'il manquent souvent de pièces de rechange ?
DW. Ce sont des gens étonnants, capables de faire presque toutes sortes de réparations, mais pour les hôpitaux, il ne veulent ni rebuts ni matériel défectueux. Le matériel que nous collectons est toujours en bon état, et parfois même très sophistiqué. Le Dr J. Enright, un chirurgien à la retraite qui a travaillé dix ans au Viêt-nam durant la guerre, nous prodigue des conseils et une aide considérable. Il travaille maintenant pour l'Organisation d'assistance médicale étrangère. Le Dr David Morris et lui-même ont rassemblé un lot important pour l'hôpital de Quinhon, dans la province de Binh Dinh, où l'équipe chirurgicale néo-zélandaise s'était installée de 1963 à 1975, lot dont nous avons assuré l'acheminement.

PI. Avez-vous reçu l'aide d'organisations d'Ho Chi Minh-Ville ?
DW. Il existe une organisation pour la paix, la solidarité et l'amitié entre les peuples qui dispose d'un bureau à Ho Chi Minh-Ville. Elle nous a indiqué qui contacter et nous a été d'un grand secours. J'appartiens au Conseil néo-zélandais pour la paix à Wellington, qui nous a aussi apporté de l'aide.

PI. Allez-vous faire un nouveau voyage ?
DW. Oui. Une collecte est déjà en cours pour charger un nouveau conteneur que nous pensons expédier au Viêt-nam en mars 1995. C'est pour le Dr Graham et moi-même un grand plaisir et une grande satisfaction que d'aider le peuple vietnamien.


Pour de plus amples informations, contacter : David Wiseman, Director, Peace Education Affairs, New-Zeland Council for World Peace, PO Box 703, Wellington, New-Zeland. Fax 644-389-3626.






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