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Accueil > Revue Partage > année 1995

Extraits de la revue
Partage international

Février 1995 - N° 77 /78

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître
    • L’humanité doit choisir par le Maître –



  • Point de vue
    • A qui profite le GATT ? par Mark Sommer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • Citation


  • Environnement


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme


  • Interviews



Home Miracle à Grangecon

Mary Murray, receveuse des Postes à Grangecon, un tout petit village du comté de Wincklow, en Irlande, a installé une statue de la Vierge dans une pièce située à l’arrière du bureau de Poste. Il s’agit d’une statue peinte, d’environ 30 cm de haut, scellée sous une cloche de verre.

Everyman, un programme télévisé de 40 minutes diffusé le 18 décembre 1994 par la BBC 2, a rapporté la découverte de cette statue versant des « larmes de sang » — comme l’avait relaté Partage International dans son numéro d’octobre 1994. Les téléspectateurs ont ainsi pu voir distinctement cette statue, les joues tachées de sang.

Après la découverte du phénomène, on avait persuadé Mary Murray de téléphoner à la radio locale pour informer les auditeurs qu’un miracle « se produisait à Grangecon ». Tous les jours à trois heures, une procession, dont les participants récitent des « Je vous salue Marie », conduit la cloche de verre et son contenu sacré à proximité d’un oratoire extérieur dédié à la Vierge. Des pèlerins du monde entier sont venus voir la statue et prier.

Beaucoup croient que la Vierge produit des larmes pour stimuler la prière et la dévotion. De petits groupes de croyants se réunissent régulièrement dans l’arrière-bureau de Mary Murray pour réciter le Rosaire devant la statue et s’apporter un mutuel réconfort spirituel.

Les fabricants de la statue ont déclaré que l’adhésif utilisé pour fixer les yeux peut se ramollir à certaines températures, ce qui pourrait expliquer le phénomène. Le vicaire de l’église catholique locale ne se prononce pas : il dit qu’il ne recherche pas Dieu dans les statues, mais dans les personnes ; il se garde cependant de toute condamnation. Quant à elle, Mary n’a pas encore accepté qu’on procède à une analyse chimique des larmes, ne désirant pas desceller le verre et déranger la statue ; elle ne voudrait pas que celle-ci soit altérée comme le fut, affirme-t-elle, le Suaire de Turin.

Le Maître de Benjamin Creme a déjà confirmé que ce phénomène est l'œuvre du Maître qui fut la Madone. Il indique que l'analyse des larmes révélerait du sang dépourvu de plaquettes.


Home Un miracle de Saï Baba et une nouvelle rencontre avec Maitreya

par Patricia Pitchon

On a répété assez souvent que reconnaître Maitreya ne se limite pas à la reconnaissance de son aspect physique, tel qu’il est apparu à Nairobi par exemple. Notre besoin et notre capacité de compréhension exigeront bien davantage : il nous faudra étudier, évaluer et trouver les moyens de mettre ses enseignements en pratique de manière utile, ainsi que reconnaître de façon intime et à titre individuel ses qualités particulières. Le contexte culturel de chacun conditionnera nécessairement la manière dont il percevra Maitreya et tout un éventail d’interpré­tations seront ainsi formulées. Il est évident que c’est déjà ce qui se produit. De ce point de vue, on peut en dire autant pour Saï Baba.

Je suis très surprise de lire dans Partage International que Maitreya apparaît, de plus en plus fréquemment, à de nombreuses personnes dans nombre de pays, toujours sous des aspects différents. Chaque fois, le témoin remarque quelque chose de très inhabituel dans l’apparence et dans l’expression du personnage qui apparaît, alors que celui-ci pourrait sembler tout à fait ordinaire à première vue. Il s’agit peut-être d’une sorte d’entraînement au discernement des qualités intérieures, spirituelles, au-delà de l’apparence physique, ainsi qu’une manière de nous habituer à l’idée que des Maîtres ou Instructeurs de cette envergure peuvent apparaître à volonté, sous des apparences diverses, et pourtant être reconnus.

Ce genre de test sera particulièrement intéressant pour ceux qui connaissent les photos de Maitreya prises à Nairobi (les seules que nous ayons à ce jour) et qui rencontreront — et reconnaîtront — ultérieurement Maitreya, sous un aspect physique différent.

Cela s’est, en fait, déjà produit, apportant la preuve que nombre d’individus reconnaîtront Maitreya dans leur for intérieur, grâce à ses qualités.

Certains lecteurs sauront que toute cette histoire a commencé pour moi par une impressionnante vision de Miatreya, la première fois que j’ai assisté à une conférence de Benjamin Creme à la Friends’ House, à Londres, en avril 1982. Cette vision dura environ 20 minutes et commença dès que M. Creme annonça : « nous allons maintenant recevoir la bénédiction de Maitreya. » J’ai pu observer attentivement ses traits : une puissance, une pureté et un amour immense émanaient de cet être extraordinaire, et cette expérience reste pour moi inoubliable.

Environ deux ans plus tard, j’ai commencé à fréquenter régulièrement le quartier de Brick Lane, à Londres, accompagnée de petits groupes de journalistes que j’avais entrepris de contacter, espérant rencontrer Maitreya dans ce quartier où il semblait résider à l’époque. Cette période de quête dura du 14 mai 1984 au 31 juillet 1985, date à laquelle une réunion internationale de 22 journalistes s’est tenue à Brick Lane, dans l’espoir de rencontrer Maitreya.

Un soir de la fin d’octobre 1984, alors que je dînais à Brick Lane avec un journaliste du Visnews, Maitreya m’apparut en personne. Je venais de lever les yeux vers un homme très grand, entièrement vêtu de blanc, qui semblait me regarder à travers la vitrine du restaurant. Tout d’abord, alors que je tentais de le regarder, je fus éblouie par une merveilleuse lumière dorée. Pendant un instant, j’ai cru que j’étais devenue aveugle, parce que j’avais les yeux grands ouverts et pourtant je ne voyais rien. Par contre, je percevais l’intérieur de ma tête baignant dans une lumière dorée ! Dès que ce phénomène inhabituel cessa, je me retrouvai en train de fixer cet homme, exactement celui de ma vision de 1982, excepté que cette fois je le voyais en personne. Il avait les yeux sombres et lumineux, un sourire plein de tendresse. En dépit de son air chaleureux, il émanait de lui une atmosphère majestueuse, et je sus aussitôt qu’il s’agissait de Maitreya. Cette expérience fut si bouleversante que j’eus l’impression d’être projetée hors de mon corps. Je restai muette et tout à fait incapable d’expliquer ce qui se passait à la personne qui se trouvait à table en face de moi. Puis Maitreya baissa les yeux et repris lentement son chemin.

En avril 1988, j’ai rêvé de Maitreya : dans ce rêve, je me trouvais avec un groupe de journalistes lorsqu’il s’est approché de nous et s’est adressé à chacun dans sa propre langue. Alors qu’il s’éloignait (toujours dans le rêve), je me précipitai pour lui poser une question importante et, tandis que je parlais, je me rendais compte que j’avais en quelque sorte pénétré son aura. J’eus l’impression que des milliers de flèches me transperçaient le cœur et je réalisai que ce que je ressentais comme une intense douleur était en fait l’amour immense, inconditionnel qui émanait du cœur de Maitreya. Une semaine après ce rêve, je reçu un coup de téléphone étrange : un porte-parole asiatique de Maitreya, que je connaissais depuis 1984, mais qui cherchait généralement à éviter tout contact avec les journalistes, m’expliqua que Maitreya enseignait à un groupe de swamis, à Londres, que lui-même (mon interlocuteur asiatique) était présent à ces réunions et que Maitreya lui avait demandé de me contacter. Il m’invitait à lui rendre visite et à lui poser toutes les questions que je voudrais concernant l’opinion de Maitreya à propos de l’actualité mondiale et ses enseignements. Il m’invitait aussi à me faire accompagner d’autres journalistes si je le désirais. C’est ainsi que débuta une troisième phase qui dura plusieurs années, au cours de laquelle furent révélés de nombreux enseignements de Maitreya, ainsi que certaines de ses fascinantes prévisions sur l’évolution du monde. Toutes ces informations furent publiées dans Partage International et transmises aux médias du monde entier sous forme de communiqués de presse, par la rédaction de cette revue. Je dois préciser ici qu’aucun des sept journalistes que j’avais invités à m’accompagner chez le porte-parole asiatique ne vint. Le seul disposé à venir habitait loin de Londres. Il s’agissait de Brian James, qui fut par la suite directement convié à participer à ce travail de diffusion des enseignements, prévisions et opinions de Maitreya.

En ce qui concerne l’apparence physique de Maitreya, il y a une nette ressemblance entre d’une part la vision que j’ai eu en 1982, l’apparition à Brick Lane en 1984 et mon rêve d’avril 1988, et d’autre part les photos de son apparition à Nairobi, aux côtés de la guérisseuse Mary Akatsa en juin 1988. Il y a quelque temps, alors que je réfléchissais à cela, je me suis demandé si je reconnaîtrais Maitreya s’il m’apparaissait sous un aspect différent.

Un après-midi de la première semaine d’octobre dernier, ayant oublié ces réflexions, j’attendais l’autobus dans mon quartier lorsque je remarquai soudain une femme très grande et mince, à la peau sombre et d’un âge indéterminé (environ 40 ans), qui se dirigeait dans ma direction en approchant de l’arrêt de l’autobus. Je pensais tout d’abord qu’elle devait être africaine, puis je remarquai ses cheveux lisses tirés en arrière en une coiffure à la fois élégante et simple. Je pensai alors qu’elle était peut-être indienne, mais il y avait quelque chose en elle qui rendait son origine indéfinissable. Tandis qu’elle s’approchait à pas lents et mesurés, elle me regardait avec des yeux incroyables, de grands yeux sombres et pleins de lumière. Elle me sourit avec une immense tendresse pendant un moment qui me parut très long, comme si elle m’avait toujours connue, avec le doux regard d’une mère pour son enfant. J’avais l’impression de me perdre dans ce regard ; j’étais émerveillée, j’éprouvais une sorte de bonheur profond, et je me surpris à lui rendre son sourire. Elle portait une longue jupe noire, un chemisier clair et un long cardigan gris. Sa mise était simple et banale, mais impeccable. En dépit de cette apparence modeste, son port était si majestueux que je me suis demandé comment un personnage aussi auguste pouvait bien déambuler dans mon quartier en tirant un caddie à provisions. La banalité de ces détails de la vie quotidienne ne coïncidait pas avec la profondeur extraordinaire de son regard ni avec la majesté qui émanait d’elle. L’incongruité de la scène et surtout l’expression inoubliable de ce regard me firent réaliser que j’avais déjà vu ces yeux, cette expression, que j’avais déjà connu cette profondeur et cette douceur. Je réalisai alors qu’il s’agissait de Maitreya, mais ma raison s’accrochait à une sorte d’observation froide et objective de sa façon de marcher, de son allure et de ses vêtements. En même temps, j’aurais désespérément voulu m’approcher d’elle pour lui demander : « Me connaissez-vous ? Vous semblez me regarder comme si vous m’aviez toujours connue. » Mais il y avait quelque chose de si imposant dans son comportement que j’éprouvais une étrange réticence à lui parler. Cette femme hors du commun dépassa calmement l’arrêt d’autobus et je dus faire un effort pour me retourner afin d’observer encore certains détails : la poussette incongrue, les austères chaussures noires à talons plats, sa taille extraordinaire, etc. J’aurais voulu pouvoir m’isoler afin de réfléchir à tout cela. J’étais également stupéfaite qu’une telle personne puisse passer aussi sereinement sans attirer l’attention des autres personnes qui continuaient à attendre et à bavarder à l’arrêt de bus, tandis que je tentais de retrouver mes esprits.

Je ne savais comment partager cette expérience, mais ce visage me poursuivait et je sentais une incroyable force intérieure — ce mélange de profond réconfort et de bonheur intime que j’avais éprouvé auparavant. Ce n’est qu’une semaine plus tard que je me résolus à faire part à mon mari — toujours d’une patience exemplaire mais qui allait cette fois manifestement penser que j’étais devenue folle — que j’avais revu Maitreya sous une nouvelle apparence, près de notre arrêt de bus, avançant d’une démarche si caractéristique, simple, apparemment nonchalante et pourtant délibérée et résolue. Ce ne pouvait être que lui. Je connaissais ces yeux, je connaissais la profondeur de leur expression.

Le miracle de Saï Baba

Le lendemain, je partis pour Madrid passer quelques jours chez des amis. J’emportai avec moi une cassette vidéo, un documentaire sur Maitreya et sur Saï Baba qui a été diffusé par la chaîne de télévision Japan TV, le 15 juin 1994 au Japon. Le dimanche 16 octobre, lendemain du jour où mes amis (CMP et son mari R.) avaient regardé cette vidéo, nous sortions de table en compagnie de leur fillette de 6 ans et de sa nurse, Lydia, lorsque CMP, contrariée parce que la nurse devait les quitter mais n’avait pas encore trouvé d’emploi, fit mentalement appel à Dieu, lui demandant d’aider cette femme. Comme elle me le raconta plus tard, CPM avait repensé au documentaire vu la veille au soir et avait également demandé de l’aide à Saï Baba. Elle s’était souvenue de la façon dont Saï Baba, par de petits mouvements circulaires de la main, produisait de la vibhuti (cendre sacrée).

Je la vis donc lever les yeux de manière théâtrale (mon amie est actrice et chanteuse) puis, comme elle me l’expliqua par la suite, elle se lança un défi : Eh bien, pourquoi pas ? » et étendit la main. Peut-être du fait qu’elle est actrice, les petits mouvements circulaires de sa main imitaient parfaitement ceux de Saï Baba. Je pensai avec amusement : « Comme elle aime faire l’actrice ! » Soudain, une poudre blanche aux reflets argentés tomba de sa main. Elle la versa dans les mains tendues de Lydia. Stupéfait, R. n’en croyait pas ses yeux. Je restai sous le choc sans pouvoir m’empêcher de penser qu’il y avait un truc. La petite fille de CMP ne cessait de demander ce que c’était. Nous étions quelque peu consternés et confus. Je songeais qu’il était inutile de s’inquiéter et je dis simplement : « Oh, c’est une poudre que j’ai rapportée d’Inde. » A ce moment-là en effet, cherchant toujours une explication, je pensais qu’il était possible que j’aie donné un peu de vibhuti à CMP au retour de mon voyage à l’ashram de Saï Baba, en Inde, en janvier. Puis je réalisai que ce n’était pas le cas.

CMP commenta avec humour : « Oui ! de la poudre magique ! » Mais elle tremblait. Sa fille en demanda aussitôt et sa mère lui donna presque tout le reste de poudre. Mais il lui en restait encore beaucoup sur la paume et sur les doigts et elle approcha sa main de mon visage en disant : « Sens ça ! » Le délicat parfum de fleurs de la vibhuti était caractéristique. Ce n’était certainement pas de la simple poudre de talc : elle avait le reflet argenté de la vibhuti produite de la main de Saï Baba. Lydia, incertaine de ce qui se passait mais consciente de l’importance de l’événement, accepta ce miracle avec humilité, bien qu’elle en ignorât l’origine. D’un geste très naturel, elle se mit de la vibhuti sur le front et le cou. Pendant ce temps, CMP s’était mise à trembler plus fort et, ne voulant pas se donner en spectacle, elle se retira dans sa chambre. Je la suivis. Etendue sur son lit, elle tenait un verre à la main, dans lequel tintaient des glaçons. Elle n’arrivait pas à reprendre ses esprits. Lorsqu’elle eut quelque peu retrouvé son calme, elle leva les yeux et dit à voix haute : « Saï Baba, ne me fais plus jamais ça ! Je ne le supporterais pas ! » Puis elle me dit : « Bonté divine, regarde ça ! » Il restait encore un peu de vibhuti sous sa bague.




Home Le miracle de Saint Janvier

Source : Le Matin, Suisse

L’année dernière encore, au grand soulagement des napolitains, le sang de Saint Janvier s’est à nouveau liquéfié miraculeusement. Cet événement se produit deux fois par an, les 1er mai et 19 septembre. On affirme localement qu’un désastre surviendrait inévitablement si le miracle ne se produisait pas, comme ce fut le cas en 1559, année de famine, et en 1944 lorsque la ville subit des bombardements. Placé dans une ampoule dans la cathédrale de Naples, le sang du martyr chrétien décapité en 305 se liquéfie régulièrement depuis 1389. 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus est à l’origine de ce miracle.



Signes des temps

Home Une statue verse des larmes de sang en Belgique

Source : The Sun, E.-U.

Des visiteurs ont afflué par milliers à Maasmechelen, en Belgique, où une statue de la Vierge verse des larmes de sang. Il y a six mois, Maria Margareta Schroder remarqua des larmes qui coulaient sur les joues de cette statue en bois lui appartenant, et elle la porta à l'église du village. Lorsque la statue « pleure », Mme Schroder essuie les larmes avec des morceaux de tissu qu'elle offre ensuite aux visiteurs. Ces derniers ont signalé de nombreux cas de guérison. Des scientifiques ont demandé à emporter la statue pour la soumettre à des tests mais Mme Schroder a refusé, rétorquant que « ceux qui n'ont pas la foi pourraient l'endommager ». Elle a ajouté : « Dieu m'en a confié la garde et je ne permettrai pas que ma Sainte Vierge soit emmenée. »




Home De nombreux témoins aperçoivent un ovni à Shanghai

Source : Earth Week, E.-U

Selon le journal financé par le gouvernement Wen Wei Po, de nombreuses personnes de la région métropolitaine de Shanghai ont déclaré récemment avoir aperçu un ovni.

Un des témoins oculaires, employé de la Banque de Chine qui rentrait chez lui à bicyclette, s’est arrêté pour se joindre à un attroupement en train d’observer un objet blanc tournoyant dans le ciel. Une femme rapporte avoir vu un objet en forme de soucoupe émettre des rayons de lumière argentée.

Le Wen Wei Po ajoute que cet objet s’est séparé en deux, l’une des parties se dirigeant vers l’est, tandis que l’autre partie poursuivait sa route vers l’ouest.





Tendances

Home Et pourtant, il y a de bonnes nouvelles...

Source : US News and World Report, E.-U.

« Dans le milieu journalistique, on admet couramment que tout événement négatif s'inscrit dans une tendance négative... Les bonnes nouvelles sont au mieux des anomalies temporaires, au pire de pures illusions... Les médias n'ont jamais rien tiré de bon des bonnes nouvelles et dans cette période « survoltée », nos héros journalistes se tiennent plus que jamais sur leurs gardes, évitant toute euphorie précipitée qui les ferait passer pour des dupes. »

Stephen Budiansky, journaliste au US News and World Report, provoque ainsi ses confrères dans son dernier article de l'année 1994 : « Confession : un certain nombre de choses ont été positives cette année. » S. Budiansky rappelle à ses lecteurs « ce qui s'est passé de bien cette année, dans un monde que nous, les gens de la presse, décrivons souvent comme une comédie cynique peuplée de bouffons égoïstes, d'imbéciles crédules et d'imposteurs mercenaires. »

J. Budiansky mentionne l'élection extraordinaire de Nelson Mandela à la présidence en Afrique du Sud et cite l'archevêque Desmond Tutu : « Ce jour est l'œuvre de Dieu. » L'article aborde également le traité de paix entre Israël et la Jordanie ainsi que les progrès enregistrés en Irlande du Nord : « Au cours d'une cérémonie impensable jusqu'alors, et pourtant désormais presque banale, un dirigeant israélien et un Arabe se sont unis afin de déclarer officiellement la paix... En Irlande du Nord, une terre si longtemps tourmentée par une fièvre sanguinaire et vengeresse qui semblait devoir l'embraser à jamais, l'IRA a décrété un cessez-le-feu et entamé des négociations de paix. »

De même, S. Budiansky parle de la « grande victoire » de l'Unicef : « Une campagne lancée en 1990, sans aucune publicité, a permis de sauver des millions d'enfants de la mort ou de l'infirmité. Les problèmes de déficience en iode qui constituent le facteur principal du retard de développement, seront bientôt totalement éradiqués. L'an prochain, deux tiers des enfants les plus exposés seront définitivement guéris de leur carence en vitamine A. La polio aura quasiment disparu de la Terre. »

S. Budiansky conclut que « même les journalistes devraient se réjouir et célébrer ce genre d'événement. »

 




Home Les cadeaux de Noël

Source : The Evening Standard, G.-B

Harvey Nichols, le grand magasin londonien, a renoncé cette année à la décoration somptueuse de ses sept vitrines, économisant ainsi des dizaines de milliers de livres sterling qu'il a distribué à sept organismes caritatifs. Les vitrines sont restées vides, chacune avec une simple banderole portant le nom de l'une des associations bénéficiaires. La directrice commerciale, Mary Portas, a déclaré : « La chose la plus amusante fut d'expliquer par téléphone à ces organismes caritatifs ce que nous étions en train de faire, et de leur distribuer l'argent. »




Home Un message d'espoir donné par l'archevêque Desmond Tutu

Source : The Sunday Programme, ITV, G.-B

L'archevêque Desmond Tutu, lauréat du prix Nobel de la paix, qui a maintenu la flamme de l'espoir allumée en Afrique du Sud pendant les longues et sombres années de l'incarcération de Nelson Mandela, fut récemment interviewé à la télévision britannique par Alastair Stewart. Monseigneur Desmond Tutu se tient maintenant au côté du président Mandela, tentant de construire une nouvelle Afrique du Sud. Il exprime sa joie de constater que six mois après l'investiture du président, le pays maintient sa cohésion — l'Afrique du Sud ne s'est pas désagrégée comme beaucoup l'attendaient.

Il y a quelques semaines, Desmond Tutu avait accusé certains politiciens du nouveau Parlement de « se la couler douce » et Mandela lui avait conseillé de « se mêler de ses propres affaires ». L'archevêque trouva cela très amusant — une preuve que la démocratie fonctionne : « c'est comme dans un mariage, a-t-il indiqué, l'authenticité de l'union est testée non pas quand les gens s'entendent bien mais quand malgré les différences et les tensions ils restent ensemble. »

Desmond Tutu parla du traumatisme que tout le monde a subi en Afrique du Sud, en particulier les enfants qui font encore des cauchemars et se réveillent la nuit en hurlant. « Un des plus grands besoins de notre pays est la guérison, tous ont besoin de se reconstituer. »

On pourrait s'attendre à ce que ceux qui ont connu des privations pendant si longtemps soient très impatients de voir venir le changement en ce qui concerne le logement, l'éducation et la santé. Pourtant, l'Archevêque a cité un récent sondage révélant que 80 % des Sud-Africains sont optimistes pour l'avenir de leur pays, et que, aussi surprenant que cela paraisse, les déshérités veulent bien laisser du temps au gouvernement.




Home La méditation en plein essor

Source : USA Today, Etats-Unis

De plus en plus d'Américains recherchent une nourriture spirituelle et la sérénité dans de petits « livres de méditation » qui prolifèrent dans les librairies du pays. « La popularité de tels ouvrages reflète la recrudescence de l'intérêt porté à la vie dévotionnelle, à une vie pleine de sens », a affirmé Bill Anderson, président de l'Association des libraires chrétiens. Chaque titre est souvent vendu à des centaines de milliers d'exemplaires. »

La méditation est également mieux acceptée en tant qu'outil médical. Un psychologue new yorkais, Lawrence Leshan, a accompli un vaste travail avec des patients atteints du cancer, en stimulant psychologiquement leur système immunitaire. Il signale que 50 % des patients pratiquant la méditation et la visualisation sont entrés dans un processus de guérison à long terme ; les thérapeutes qu'il a formés obtiennent des résultats similaires. Grâce au travail de Jon Kabat-Zinn, fondateur de la clinique de réduction du stress du centre médical de l'Université du Massachusetts, 30 cliniques médicales utilisent maintenant des techniques d'éveil spirituel bouddhistes afin d'aider les patients à réduire leur stress. Jon Kabat-Zinn a déclaré que les Américains constatent que « la méditation est une source de santé mentale, de bien-être et de sagesse, bienfaits que l'on ne peut pas obtenir en regardant la télévision ou en prenant une pilule ».





Faits et prévisions

Home Le volte face des électeurs

Source : Christian Science Monitor, E.-U.

« La conscience se développe maintenant chez les êtres humains dans le monde entier, si bien qu'ils n'accepteront plus d'être dominés par d'autres, alors que leur destin est d'être libres. Partout, les gouvernements devront écouter le peuple. » (Le collaborateur de Maitreya, Partage International, septembre 1988)

Dans plusieurs pays industrialisés démocratiques, un nombre surprenant de partis biens établis ont été récemment chassés du pouvoir par les électeurs. En France, par exemple, le Parti socialiste ne détient plus aujourd'hui que 54 sièges à l'Assemblée nationale contre 270 en 1993. Au Canada, les Conservateurs n'ont conservé que deux sièges sur les 154 qu'ils détenaient en 1993. Les électeurs italiens ont quant à eux désavoué le Parti démocrate chrétien qui dirigeait le pays depuis fort longtemps (même si depuis, un nouveau scandale politique est venu accentuer le désordre ambiant). Au Japon, le Parti démocratique a été évincé après 38 ans de règne (mais depuis peu, il a retrouvé un certain pouvoir). Helmut Kohl, en Allemagne, gouverne sans majorité réelle au Parlement, où son parti ne détient plus que dix sièges de majorité contre 66 auparavant. Aux Etats-Unis, pour la première fois depuis plus de 40 ans, les conservateurs républicains détiennent la majorité à la fois au Congrès et au Sénat.

Le politologue américain Christopher Layne constate ainsi qu'« à travers le monde, la disgrâce des partis au pouvoir constitue un dénominateur commun. » Que la cause en soit la corruption des dirigeants comme au Japon ou en Italie, ou bien l'extension des problèmes liés à l'immigration dans d'autres pays, nombreux sont les électeurs qui ont perdu toute confiance dans la capacité de leur gouvernement à résoudre les problèmes intérieurs et à répondre à leurs besoins. Et le fait est que dans de nombreux pays, la réponse aux problèmes sociaux est souvent empreinte d'un certain radicalisme. Pour faire face à la montée de la criminalité, l'électorat populaire américain s'oriente vers l'augmentation des capacités pénitentiaires, tandis que la France et l'Allemagne, soucieuses de limiter le flux de l'immigration, multiplient les contrôles policiers.

Selon un spécialiste des questions européennes à l'Université de Harvard, la démocratie est en proie à une crise morale dont l'issue pourrait se traduire par « une aliénation encore plus forte des électeurs ou par un renouveau moral national initié par des réformateurs politiques radicaux. »




Home Nouvelles avancées de la paix au Moyen-Orient...

Source : New York Times

« Les pourparlers de paix sur le Moyen-Orient s'intensifieront... » (décembre 1991)

Malgré la violence règnant encore en Israël et dans les territoires occupés, il existe des signes de progrès. La première phase de mise en œuvre de l'autonomie palestinienne sur la rive gauche du Jourdain vient de s'achever. Désormais, les autorités palestiniennes ont le pouvoir de lever l'impôt et de gérer le système de santé. Cinq domaines d'autorité ont ainsi été transférés aux Palestiniens, dont l'éducation, les services sociaux et le tourisme. La collecte de l'impôt constitue un véritable défi pour les autorités palestiniennes, car l'impôt reste en effet identifié à l'occupation israélienne. Mais cela représente une manne indispensable pour des autorités à court de moyens.

Toujours à propos du Moyen-Orient, on sait maintenant que la Syrie et Israël ont tenu des négociations à haut niveau, sous l'égide des Etats-Unis, afin de parvenir à un accord de paix. A ce jour, des divergences de vue majeures persistent, notamment à propos de certaines questions clés comme les garanties de la sécurité au Moyen-Orient. Toutefois, ces rencontres non officielles ont permis aux deux camps d'échanger leurs points de vue et de clarifier leurs positions respectives. Par ailleurs, Israël et la Jordanie ont établi des relations diplomatiques officielles, un mois après la signature du traité de paix qui a mis fin à 46 années d'état de guerre. Des ambassades provisoires ont été ouvertes de part et d'autre. Aujourd'hui, le drapeau israélien flotte sur Amman et le drapeau jordanien est également déployé à Tel Aviv. La Jordanie a aussi mis un terme au conflit qui l'opposait aux autorités palestiniennes concernant Jérusalem. De ce fait, la voie est maintenant libre pour la visite de Yasser Arafat, le chef de l'OLP.




Home Un biographe au secours du Prince Charles

Frost on Sunday, BBC 1 TV, G.-B.)

« Selon Maitreya, le Prince Charles sera un « véritable roi ». Il ne restera pas assis dans son palais. Il sera parmi le peuple, avec la nation. Il inspirera le respect à toute la classe politique. Il s'intéresse actuellement à la société de manière constructive. Ses actes engendreront une plus grande unité ainsi qu'une approche universelle de la vie. Il sera le véritable défenseur de la nation et du pays. » (novembre 1988)

Le Prince Charles a autorisé l'écrivain Jonathan Dimbleby, à consulter sans restriction ses archives personnelles, des documents, des dossiers et des courriers, afin de rédiger une Biographie du Prince de Galles. Le Prince a également encouragé J. Dimbleby à rencontrer ses amis, certains hauts dignitaires du Palais de Buckingham et de Saint James, ainsi que nombre de ses connaissances. Il a seulement exigé le droit de vérifier les faits présentés dans l'ouvrage. Une interview a même été diffusée à la télévision le 30 octobre dernier.

Pendant de nombreuses années, les quotidiens populaires ont consacré à la vie du Prince Charles des articles « truffés d'insinuations malhonnêtes, de falsifications, de présomptions douteuses, de distorsions et, fréquemment, de mensonges éhontés — et cela, semaine après semaine. » Le Prince aurait très bien pu passer outre mais, non seulement cette diffamation permanente était assassine, mais, de surcroît, elle le « laminait » réellement. Il s'est donc ouvert à Dimbleby pour qui l'opportunité s'est ainsi présentée de tirer le bon grain de l'ivraie et montrer à ceux qui liront les 600 pages de l'ouvrage, quelle est la vraie personnalité du Prince Charles, sa pensée et ses activités.

Jonathan Dimbleby a d'ailleurs exprimé sa stupéfaction devant certaines interprétations de son récit ou d'éléments présentés comme des faits, n'émanant pourtant nullement du livre, ni du Prince lui-même. Par exemple, le Prince Charles n'a jamais déclaré qu'il n'avait jamais aimé la Princesse Diana. Pourtant, certains journaux l'ont affirmé comme une vérité première. Au contraire, c'est empli d'espoir qu'il s'est marié, malgré la crainte des pressions qui s'exerceraient inévitablement sur sa future épouse. « L'idée que le Prince se soit marié dans l'indifférence et sans passion est un mensonge, une distorsion et une conspiration que les manchettes des journaux ont contribué malhonnêtement et sans scrupule à disséminer. » Selon J. Dimbleby, bien que les relations du Prince avec son père ne fussent pas aisées, les deux hommes s'aimaient et les conseils de son père étaient toujours proférés dans le meilleur intérêt du Prince. Contrairement à ce que la presse a affirmé, le Prince Philip ne l'a jamais « forcé à un mariage d'intérêt » ; mais il lui conseilla plutôt de « faire son choix » d'une manière ou d'une autre. Cet autre mensonge, rapporte J. Dimbleby, fut propagé par les journaux populaires et même certains journaux supposés plus sérieux, qui présentèrent leurs assertions comme une vérité, s'épanchant ensuite en commentaires hostiles.

J. Dimbleby avait pour projet d'écrire un livre sur la vie du Prince en général et non simplement sur certains aspects qui obsèdent le public. Il s'est attaché en particulier à mieux cerner son intérêt et son travail en faveur des démunis. Les centres d'intérêt du Prince sont au cœur des problèmes des pauvres, des déshérités, des minorités ethniques... Les journaux à sensation n'accordent aucun intérêt à cet aspect. Ayant appris à connaître le Prince, J. Dimbleby a conclu qu'il n'avait « jamais rencontré chez une personne une telle différence entre l'image présentée au public et sa personnalité réelle. » Selon ses termes mêmes, le Prince est « un homme décent et honorable, qui, je le pense, fera un très bon roi. »




Home Kadhafi, un homme nouveau

« Le colonel Kadhafi a souvent été traité de fou. Cependant, quelque chose a changé en lui. Les observateurs s'apercevront que de grands changements se produiront dans ce pays. » (juin 1989)

Selon le président égyptien Hosni Moubarak, le chef d'Etat libyen Mohammar Kadhafi est devenu un homme raisonnable et pondéré, qui essaie sincèrement d'établir de bonnes relations avec le reste du monde. Interviewé par le journal britannique Times, le président Moubarak a incité les gouvernements occidentaux à réviser leur position vis-à-vis de Kadhafi ; « C'est un homme nouveau », a-t-il déclaré.




Home Un riche comté américain en faillite

Source : TimesWall Street Journal, E.-U.

« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main... D'une manière générale, les marchés boursiers tels qu'ils fonctionnent aujourd'hui n'auront plus leur place dans la société nouvelle. » (mai 1989)

Le comté d'Orange, dans le sud de la Californie, est devenue la plus grande municipalité contrainte de déposer son bilan auprès des autorités fédérales. Les hauts fonctionnaires de la cité ont en effet annoncé qu'ils seraient dans l'incapacité de rembourser plusieurs prêts contractés, pour un montant total de plus d'un milliard de dollars. Ce déficit résulte d'énormes investissements hautement spéculatifs, et on susurre que cette folie spéculative est omniprésente. Les comtés sont en effet soumis à des diverses pressions poussant les gestionnaires à rechercher toutes sortes de solutions pour remplir les caisses de leur municipalité. La cupidité joue aussi un rôle majeur car il s'est créé tout un marché sans véritable déontologie, qui manipule des sommes colossales d'argent public. L'Etat de Californie et le gouvernement fédéral ont refusé de venir en aide au comté d'Orange pour renflouer ses caisses. Au contraire, la Réserve fédérale devrait prochainement augmenter ses taux d'intérêt, ce qui aura pour conséquence probable de provoquer de nouvelles faillites similaires, quoique sans rapport avec l'ampleur du déficit du comté d'Orange.

 





Home La crise monétaire mexicaine

Source : New York Times, E.-U.

La chute vertigineuse du peso mexicain vient de souligner combien l’économie mondiale reste fragile et interdépendante. Le peso a perdu plus de 30 % de sa valeur en une semaine, conduisant le nouveau président Ernesto Zedillo à annoncer un « programme économique d’urgence ». Ce programme prévoit des coupes sombres dans les dépenses de l’Etat, un ralentissement de la croissance économique, ainsi que des réductions salariales négociées avec les syndicats. Un pool international de financement s’est mis en place pour aider le Mexique à traverser cette crise, le gouvernement américain annonçant qu’il financerait à lui seul 18 milliards de dollars. Commentant cette décision, le sous-secrétaire du Trésor américain, Lawrence Summers, a expliqué que les Etats-Unis « reconnaissent l’importance du Mexique, deuxième partenaire commercial des Etats-Unis, et sont conscients de l’interdépendance des deux pays ».




Home Etats-Unis : une société à deux vitesses

Source : New York Times, E.-U. ; Associated Pressmes

En 1993, un million d'Américains ont rejoint les rangs de la pauvreté. Cette même année, la disparité dans la distribution des revenus a atteint des niveaux records. Selon le Bureau du Recensement, 15,1 % des Américains ont vécu en dessous du seuil de pauvreté l'an passé. Bien que le revenu moyen par habitant ait augmenté, ce sont les classes les plus aisées qui en ont le plus largement profité. Le cinquième des ménages le plus riche a reçu 48,2 % des revenus du pays, contre 3,6 % pour le cinquième le plus pauvre. Le ministre américain du travail, Robert Reich, a déclaré que « l'Amérique risque de devenir une société à deux vitesses. Personne ne conçoit ainsi le progrès. »

Un autre rapport, émis par l'Université Tufts, indique que le nombre d'enfants vivant dans la pauvreté croît de manière dramatique dans les banlieues. Ce rapport révèle qu'entre 1973 et 1992, la pauvreté chez les enfants s'est accrue de 36 % dans les zones rurales, 56 % dans le centre des villes et 76 % dans les banlieues. Les causes les plus fréquentes sont la baisse des revenus, la migration des familles des centres villes vers les banlieues, ainsi que la transformation en banlieues de zones rurales proches des agglomérations. Au regard de la population totale des Etats-Unis, la pauvreté touche 25 % des enfants.




Home Augmentation de l'aide pour les pays pauvres

Source : Frankfurter Rundschau, Allemagne

Lewis Preston, président de la Banque mondiale, appelle à une réorientation de la lutte contre la pauvreté, compte tenu du fait que plus d'un milliard de personnes vivent encore dans un dénuement absolu. Il a exhorté les pays industrialisés à augmenter leurs budgets d'aide, à se concentrer sur les pays les plus démunis et à ne pas accorder de prêts conditionnés par le fait que l'argent de l'aide soit dépensé dans le pays donateur.





Dossier

Home Des peintres et leurs rayons

par Benjamin Creme

Cet article* aborde la peinture d’un point de vue inhabituel, car il traite de la structure de rayons de quelques grands maîtres à leur époque. Le lecteur y trouvera un aperçu du rôle joué par les rayons dans le style et les caractéristiques de ces peintres. Ceux-ci ont été choisis pour cette étude car tous, sans exception, sont maintenant des Maîtres — ne travaillant plus nécessairement dans ce monde, sur le plan physique, mais sur des niveaux supérieurs.

A l’époque où ils produisirent leurs œuvres, les peintres dont il est question ici furent inspirés par des Maîtres. Des initiés d’un tel niveau sont littéralement inspirés par leur Maître, non pas d’une manière vague, mais par une inspiration impliquant une relation particulière entre disciple et Maître, ce genre d’inspiration qui caractérise l’ultime étape de cette relation.

Initialement, le disciple est maintenu à distance et n’est jamais vraiment autorisé à s’approcher intimement. Ce début de relation est appelée : « le chélah sur le fil. » Progressivement, le disciple est attiré davantage vers son Maître jusqu’à ce qu’il se trouve dans l’aura de ce dernier. Il est ensuite attiré encore plus intimement jusqu’à ce que se produise la « fusion des lumières », lorsque l’esprit du Maître et du disciple sont unifiés. Le disciple sait alors instantanément tout ce que son Maître veut lui communiquer. Il y a fusion de la lumière de leurs deux esprits. C’est là que l’inspiration prend place. Ce processus est le résultat d’un adombrement jusqu’au point d’inspiration où le Maître agit réellement à travers le disciple. Les étapes conduisant à cette relation n’impliquent qu’une simple impression mentale.

Le Maître D. K. a écrit (par l’intermédiaire d’Alice Bailey) qu’il existe des artistes sur tous les rayons, mais que la combinaison du 7e et du 4e rayon en produit les meilleurs exemples. Ceux qui ont étudié la liste des quelques 800 initiés, parue dans la Mission de Maitreya, tome I, auront constaté, qu’à de rares exceptions près, les rayons 4 et 7 prédominent dans la structure de tous les peintres.

Lorsqu’on étudie l’œuvre de ces peintres, il est également intéressant de noter l’influence des rayons de la nation où ils ont vu le jour. Les rayons du pays influencent toujours l’œuvre d’un artiste ou d’un musicien, quels que soient ses rayons individuels. Rappelez-vous aussi que ce ne sont pas les rayons qui font la grandeur ou l’insignifiance d’un individu, mais bien son niveau d’évolution, lequel déterminera la manière dont il utilisera ses rayons.

Cimabué (1240-1302)

Cimabué était très avancé pour son époque : il était un initié de degré 2,35. De nos jours, il serait l’équivalent d’un disciple avancé actif, par exemple d’un éminent homme d’Etat, ayant sous ses ordres un vaste groupe de personnes. Sa structure de rayons était intéressante :

                    Ame Personnalité Mental Astral Physique

                        6           6               4          6         7 

Sous-rayons                 6               4          2         7

Cimabué avait une âme de 6e rayon, caractéristique répandue chez les initiés du XIIIe siècle. Un grand nombre de peintres italiens avaient une constitution où prédominaient le 6e et le 4e rayon. Dans le cas des initiés, il faut toujours garder présent à l’esprit qu’ils représentent l’aspect âme de leur pays (soit pour l’Italie, le 6e rayon de l’Idéalisme et de la Dévotion). Quand aux masses dans leur ensemble, elles expriment le rayon de la personnalité de leur pays, en l’occurrence le 4e pour l’Italie.

Bien qu’il travaillât loin de Byzance, Cimabué fut influencé par la tradition byzantine : son œuvre est hautement stylisée, irréaliste, presque totalement dépourvue de perspective ; certaines de ses œuvres laissent juste entrevoir l’esquisse d’une perspective. La structure de Cimabué comprend quatre 6e rayons, ce qui ne pouvait faire de lui qu’un homme exprimant particulièrement la dévotion. Outre ses nombreux 6e rayons (qui conférèrent leur aspect dévotionnel à ses peintures), il possédait également deux 4e et deux 7e rayons, qui ont fait de lui un artiste hors pair.

L’empreinte de la dévotion est manifeste dans ses œuvres, par exemple dans ses Vierges à l’Enfant ; ce sont réellement des icônes, des visions d’une conception divine et très abstraite de la Vierge à l’enfant, généralement entourée d’anges. Il s’agit plutôt d’objets de culte que de tableaux à admirer, et bien sûr, ils ont été créés pour des églises. Aujourd’hui encore, au sein des églises orthodoxes grecques et russes, l’icône est promenée parmi la foule des fidèles qui peuvent l’embrasser. Elle est censée être chargée d’énergie divine, car elle est la représentation d’un être divin. C’est exactement ce que l’on peut attendre des tableaux de Cimabué : des icônes rayonnant une énergie divine dans l’église et focalisant l’aspiration des fidèles. Seul un peintre du 6e rayon, d’une grande piété, pouvait exprimer un tel idéalisme abstrait dans ses œuvres. Cimabué est à présent un Maître hautement évolué, de sixième degré, un Maître ascensionné. Il travaille sur l’un des sept globes supérieurs de cette Terre.

Aucune reproduction ne peut exprimer d’une manière adéquate l’extraordinaire pouvoir des tableaux de Cimabué. Ce pouvoir émane en partie de leur dimension, mais aussi de l’intense concentration d’énergie de 6e rayon, qui fait irradier le tableau tout entier de la pieuse adoration caractéristique de ce grand initié.

Giotto (1266-1337)

Giotto fut le principal élève de Cimabué, et son œuvre se situe entre le XIIIe et le XIVe siècle. L’un étant l’instructeur de l’autre, il existe une similitude de style, reflétant les mêmes conventions artistiques, caractéristiques de l’époque à laquelle vivaient ces deux peintres.

Giotto possédait pratiquement les mêmes rayons que son instructeur (cependant répartis différemment), ceci expliquant, bien entendu, leur attirance réciproque. En observant leurs tableaux, nous constatons que cette différence dans la répartition de leurs rayons explique les différences de caractère, de sensibilité et d’atmosphère de leurs œuvres. La structure de rayons de Giotto était la suivante :

                       Ame Personnalité Mental Astral Physique

                          6          4                 6         2         7

Sous-rayons                  4                 6         4         7

Alors que les tableaux de Cimabué sont grands et abstraits, froids et puissamment religieux, ceux de Giotto, bien que religieux, sont moins abstraits et évoquent les prémices artistiques d’un rayonnement humaniste plus direct et beaucoup moins froid. Giotto était un initié de degré 2,4, donc d’un niveau pratiquement identique à celui de Cimabué. Il est maintenant un initié de sixième degré.

Au lieu du double 6e rayon de Cimabué, Giotto présente sur la personnalité l’indispensable (double) 4e rayon du peintre. Bien qu’intimement lié au style italien « primitif » issu de Byzance, Giotto a développé un style beaucoup plus humaniste et narratif, comme s’il racontait une histoire. Son double 4e rayon de personnalité le pousse à communiquer, à exprimer ses connaissances, en l’occurrence de l’histoire et des concepts chrétiens. En évoluant, ses œuvres se firent de plus en plus humanistes et moins abstraites. Il est le grand précurseur de l’art humaniste à venir.

Rembrandt (1606-1669)

Rembrandt van Rijn est l’un des Hollandais les plus connus de tous les temps. C’était un initié de troisième degré, qui vécut de 1606 à 1669. Il naquit en tant qu’initié de deuxième degré et termina son existence sur le troisième échelon de la Hiérarchie. Sa structure de rayons était la suivante :

                         Ame Personnalité Mental Astral Physique

                            2          4                 3         4          7

Sous-rayons                    6                 1         4          3

Rembrandt avait un 7e et trois 4e rayons. Une prépondérance de 4e rayons indique un amour de la couleur, ainsi qu’un désir de communiquer avec le public et de se rapprocher de lui. Le 4e rayon procure le rayonnement, la beauté de la couleur et de la lumière chez le peintre, ou de la mélodie chez le musicien. Le 7e rayon, de son côté, donne à l’artiste la faculté de dessiner, de concevoir, de structurer l’architecture de son œuvre.

Lorsqu’il quitta Leiden, sa ville natale, pour Amsterdam, Rembrandt acquit très rapidement une grande notoriété. Plus tard, il se ruina, essentiellement en raison de son extravagance (probablement due aux trois 4e rayons inclus dans sa structure). Si l’on ajoute à cela un mental de 3e rayon, avide de possessions, il ne pouvait qu’être porté à avoir l’esprit d’un collectionneur. A cette époque, ses merveilleuses collections de tableaux, de bijoux, d’épées, d’armures et de costumes précieux furent vendues publiquement pour une bouchée de pain. Il dut quitter sa grande et belle demeure du quartier chic d’Amsterdam pour aller dans un quartier très pauvre. Sa belle demeure initiale est à présent ouverte au public.

Il revêtait ses modèles de costumes orientaux, d’armes et d’armures, afin de donner un rayonnement riche, romantique et mystérieux à ses tableaux. En même temps, c’était un Hollandais très terre-à-terre, passionné par le réalisme. Son art révèle la synthèse d’une extraordinaire attirance pour le réalisme, avec un besoin de dessiner les choses telles qu’elles sont en réalité, allié au désir de tout ce qui est exotique, spectaculaire, rayonnant, inhabituel et mystérieux. En tant qu’initié de troisième degré, telles étaient les qualités qu’il percevait dans le monde de la signification. Son âme de 2e rayon dominait réellement les autres aspects de sa nature. L’essence du second rayon dans sa plus haute expression est la qualité d’amour magnétique qui attire tout à soi, en créant une synthèse unifiante. Cela permit à Rembrandt de synthétiser toutes les qualités disparates de sa propre structure : réalisme, romantisme, ferveur religieuse, tragédie. Je pense que c’est l’une des principales raisons pour lesquelles Rembrandt est devenu universellement le symbole du grand artiste. Les gens reconnaissent toujours la qualité d’amour qui les attire magnétiquement.

Si Rembrandt a réalisé nombre d’auto-portraits, ce n’était pas sous l’effet de la vanité ; il les considérait comme un outil d’introspection, pour déterminer le mobile de ses actes et mesurer l’effet du temps sur la vie. Dans son œuvre de maturité, la qualité emphatique de l’amour et de l’aptitude à s’identifier aux autres est présente dans tous ses tableaux. L’initié du troisième degré est déjà un individu exprimant la déité. L’âme infuse la personnalité, ce qui apparaît clairement dans son auto-portrait de la collection Frick, à New York. Il s’agit d’une œuvre de grande maturité, réalisée vers 1658. Voilà un homme qui vient juste d’être ruiné, qui a tout perdu : sa réputation, ses biens, sa maison, et qui va mourir dans la pauvreté et être enterré dans une fosse commune. Que voit-on sur ce portrait ? Un homme d’une puissance, d’une souplesse et d’une noblesse extraordinaires. Il exprime un calme et une sereine estime de lui-même, qui est la marque de l’homme qui sait qui il est, ce qu’il fait, d’où il vient, sans aucun étalage extérieur. Il s’agit d’une pose très simple, où l’on voit Rembrandt assis sur une chaise, tenant une canne et regardant le spectateur, droit devant lui, calmement, impassiblement, permettant à qui il est et à ce qu’il est de se manifester.

Rembrandt semblait avoir la faculté de voir le cœur de ses modèles. Il pouvait peindre un mendiant et le faire ressembler à un saint. Non pas en l’idéalisant ; en lui maintenant intégralement son réalisme, mais en conférant à ses sujets, sans aucune exception, sa propre nature d’âme de deuxième rayon, belle et aimante. La Fiancée juive, à Amsterdam, est incontestablement l’une des plus grandes démonstrations d’amour tendre de toute la peinture. Indéniablement, on ne peut mieux peindre l’anatomie, en tant que véhicule empreint d’émotion, que dans l’extraordinaire tendresse qui transparaît dans ce tableau. Seul un petit nombre de peintres possède cette faculté de peindre la réalité comme si elle était en train de se produire ; tout est dans l’imagination et non pas dans les yeux. Il est possible qu’il n’ait pas délibérément voulu créer un tableau plein d’amour et de tendresse. Il est probable qu’il ait été totalement absorbé par les difficultés techniques de réaliser la vision intérieure de son âme de 2e rayon.

A la maturité de son style, la couleur devient extrêmement restreinte, composée à partir d’une étroite palette de tons bruns et jaunes, avec quelques touches rouge et or. Bien qu’il employât des couleurs très simples, il fut en mesure d’introduire un rayonnement dans toute son œuvre. En fait, grâce aux trois 4e rayons de sa structure, il ne pouvait être qu’un merveilleux coloriste.

Un sentiment de communion émane de la Ronde de nuit, qui se trouve également à Amsterdam : une action se déroule devant nos yeux. Cette scène représentant une compagnie de garde, réalisée comme un portrait de groupe, était très populaire à l’époque de Rembrandt. Seul Frans Hals,un peintre hollandais, put un tant soit peu traiter ce sujet, ce qu’il fit plusieurs fois et plutôt bien. Mais les conventions en vigueur à cette époque voulaient que pour un tel portrait de groupe, on aligne une série de personnages ennuyeux à l’extrême. En appréhendant ce sujet, Rembrandt le considère comme un événement spectaculaire, mais aussi d’une circonstance quotidienne tout à fait réaliste.

Le tableau représente la fin d’une ronde de nuit, lorsque la compagnie de gardes apparaît dans le soleil matinal. La lumière est utilisée pour mettre en relief les visages d’une manière naturelle, mais hautement expressive, directe et vivante. Le côté naturel de la scène est accentué par l’apport de personnages extérieurs traversant le groupe, tels qu’une jeune fille se rendant au marché, un petit chien en train de fureter, etc. Ce fut probablement le tableau le plus ambitieux du point de vue de la taille et de l’envergure que Rembrandt ait peint jusqu’à cette époque, mais il marque le début de sa disgrâce auprès de ses contemporains, et à partir de là sa popularité déclina. A mesure que sa peinture s’améliorait, sa pauvreté s’accrut, ce qui est tout dire du public hollandais de cette époque et de son goût artistique !

Rembrandt possédait un cerveau de 7e rayon, et cela apparaît dans cette composition complexe. Sa facture est absolument naturelle, chaque personnage occupant sa place d’une manière heureuse et logique ; cependant, la composition est très élaborée et soigneusement conçue.

Il est probable que la qualité essentielle de Rembrandt est sa faculté de conférer un sentiment d’unité. Il existe un tableau à la National Gallery, à Londres, représentant une femme qui prend son bain. Il illustre à nouveau, malgré l’utilisation d’une palette de couleurs très limitée, son merveilleux sens rayonnant des couleurs, typique du 4e rayon, le recours à des tons or, rouge, blanc, alliés à la teinte fraîche de la chair. La pose du personnage révèle la modestie d’approche du 2e rayon, l’harmonie calme alliée à la douceur des gestes.

On trouve à Munich un magnifique portrait du Christ peint par Rembrandt. Il est probable qu’un simple voisin qui était aussi loin d’être le Christ que vous ou moi, ait servi de modèle. Cependant, Rembrandt, avec son empathie d’âme de deuxième rayon, fut en mesure de lui conférer une extraordinaire noblesse de caractère et une tragique beauté, le genre d’attributs que l’on associe à un initié tel que le Christ. Ayant le discernement d’un grand initié, Rembrandt contemple toujours le monde de la forme à travers son amour, sa tendresse et sa patience d’âme de deuxième rayon.

Léonard de Vinci (1452-1519)

Léonard de Vinci était un homme extraordinaire à tous points de vue. Il était peintre, sculpteur, architecte, biologiste, inventeur militaire, bref, le modèle même de l’homme de la renaissance. Il eut une immense influence sur son époque. Il inventa le mortier, arme de guerre si souvent utilisée de nos jours, et une catapulte très efficace. Il fut engagé par les autorités de Florence pour mettre au point les fortifications de la ville et en assurer l’indépendance. Inutile de dire qu’il avait cheminé longuement sur le sentier initiatique et qu’il est le plus avancé de tous les peintres que nous connaissons ; c’était un initié de degré 4,4. Etant donné qu’il est nécessaire d’atteindre le cinquième degré pour être un Maître, Léonard de Vinci n’était pas encore un Maître.

Ce que nous constatons chez lui, c’est le détachement de l’initié de quatrième degré, qui est réellement totalement détaché du monde, qui disséque des cadavres pour la science afin de révéler les structures internes du corps. Il a passé des centaines d’heures dans sa cave à disséquer des corps et à dessiner le résultat de ses observations, ce qui permit les premières études anatomiques. Un horrible passe temps, mais qui lui plaisait.

En fait, il n’était pas du tout originaire de notre évolution. Il venait de la planète Mercure ; c’était vraiment un avatar humain. Il ne se trouve plus dans notre système solaire, mais dans celui de Sirius. Il est à présent, selon nos termes, un initié de huitième degré, comme le Bouddha. Sa structure de rayons était extraordinaire, surtout si l’on considère que la combinaison du 4e et du 7e rayon est l’indice du type d’artiste le plus élevé :

                      Ame Personnalité Mental Astral Physique

                         4             7              7         4          7

Sous-rayons                    4              3         4          7

Il ne pouvait être qu’un artiste de la plus grande classe. Il a réalisé son œuvre à la perfection, au niveau le plus élevé, tant dans la couleur que dans la forme.

Léonard de Vinci ne se sert pas de couleurs éclatantes ou criardes. Toutes ses œuvres donnent l’impression d’être achevées et complètes. Il n’est pas possible d’en dire plus que lui, dans aucune de ses peintures. Chacune d’entre elles semble transmettre une signification presque cosmique, ne pouvant être représentée qu’à travers le rayonnement de cette peinture. Elles s’emparent de notre imagination et imposent à notre esprit leur extraordinaire beauté sensuelle, mais abstraite.

Il doit bien exister une raison expliquant pourquoi la Joconde exerce une telle emprise sur l’imagination de millions de personnes dans le monde, dont la plupart n’en ont vu que des reproductions. Quelle en est l’explication ? A mon avis, c’est notre réponse au fait que Léonard de Vinci était un initié de degré 4,4, presque un Maître. On ressent qu’il ne travaille plus dans les trois mondes (physique, astral et mental) où vit l’humanité ordinaire. Ses tableaux représentent la beauté de la Réalité au sens spirituel, voire cosmique, s’exprimant à travers l’activité des 4e et 7e rayons, c’est-à-dire à travers la relation entre la couleur et la forme.

Dans la Vierge aux rochers, à Londres et à Paris, on trouve une composition d’une extraordinaire complexité, exprimant l’abondance des 7e rayons de Léonard de Vinci. Seul un être fortement influencé par le 7e rayon aurait l’impulsion, ou la faculté, de porter à un tel degré la structure et les rythmes créant les formes dans l’espace sur ses tableaux. C’est la capacité du 7e rayon de concevoir et d’organiser les matériaux qui crée une telle unité au sein de la composition globale complexe. Mais Léonard de Vinci possédait trop de 4e rayon pour composer d’une manière dure ou sèche. Il avait recours au clair-obscur, relation entre la lumière et l’obscurité, et à la manipulation des contours de chaque forme, les laissant se chevaucher, permettant ainsi à l’œil de glisser aisément de l’une à l’autre. Il en résulte ce sentiment de totalité, d’achèvement, si caractéristique de son expression.

Raphaël (1483-1520)

Tout le monde aimait Raphaël, en raison de la douceur exceptionnelle de sa nature. On l’appelait « le Divin ». En considérant sa structure de rayons, nous pouvons comprendre pourquoi :

                     Ame Personnalité Mental Astral Physique

                        2            4               7         6          7

Sous-rayons                  6               7         4          2

C’était un initié de troisième degré, donc spirituellement polarisé. Il possédait un corps physique hypersensible et sa vie fut brève ; il travailla tout au long de son existence et mourut à l’âge de 37 ans. Il fut très influencé par Léonard de Vinci et par Michel-Ange.

Ce qui rend l’œuvre de Raphaël à ce point attirante, c’est l’harmonie qui se dégage de chacun de ses tableaux. Tous les mouvements au sein de la composition ont été conçus de manière à créer une harmonie absolue, un calme sans inertie, une harmonie pleine d’allant. Ses portraits ont une classe incomparable. Prenez, par exemple, le portrait du pape Jules II (qui se trouve à la National Gallery de Londres), c’était un tyran, une parfaite fripouille et un type de 3e rayon très intelligent. En examinant le portrait de Raphaël, vous pourriez le prendre pour un Père Noël bienveillant, dont la sévérité de la bouche ne serait dû qu’à l’absence de dents. Raphaël était peut-être nanti d’une nature douce, mais il n’était pas stupide ; il pouvait peindre autre chose que ce qu’il voyait. Cependant, il s’agit là aussi de l’expression d’une inclusivité et d’une bonne volonté dues au 2e rayon.

L’extraordinaire géométrie de ses vastes compositions de personnages fut élaborée et structurée grâce au recours de son mental et de son cerveau de 7e rayon. C’est là l’indice d’un merveilleux sens des proportions. Tout est réalisé avec discrétion, sans aucune trace d’exagération, caractéristique de l’art italien fondé ultérieurement sur son œuvre. Ce qui a fait de Raphaël l’un des plus grands peintres c’est cet équilibre entre la couleur et la forme, le rayonnement et la structure, l’atmosphère et l’architecture.

Michel-Ange (1475-1564)

Michel-Ange était surtout un sculpteur, mais il était aussi peintre, bien qu’il considérât la peinture comme un art très inférieur (c’est là un mirage partagé par beaucoup de sculpteurs !). Cela ne l’a pas empêché, en fait, d’être un peintre aux qualités exceptionnelles. Sa structure de rayons était la suivante :

                       Ame Personnalité Mental Astral Physique

                         1            4                4         6          1

Sous-rayons                   6                3         6          7

C’était un initié de degré 3,3. Il peignait ses personnages comme des pièces de sculpture, comme s’il travaillait à partir d’un bloc de pierre. Il émane de ses personnages une extraordinaire énergie rythmique s’élevant et descendant en spirales. Ses contours sont « durs », technique plutôt prisée par le peintre de 1er rayon, car le contour dur exprime plus l’énergie que la douce nuance estompée. Bien que ses personnages ne soient pas aussi réalistes que ceux de Rembrandt, par exemple, ils renferment une extraordinaire présence physique, du fait qu’ils portent l’empreinte de la propre puissante personnalité de Michel-Ange, infusée par son âme de 1er rayon. Ses peintures représentent des concepts abstraits (du Christ ou de la divinité), dans un sens hautement symbolique de 1er rayon. C’est l’ample conception du monde du 1er rayon, vue à travers les yeux d’un initié de troisième degré. Bien que Michel-Ange ait possédé deux 4e rayons, sa couleur n’est pas très caractéristique du rayonnement du 4e rayon. Elle peut être un peu sèche ou pâle et douce, mais dans certains cas, fort puissante. Michel-Ange fut plus intéressé par la forme que par la couleur. Cependant, il est intéressant de noter que ses couleurs sont splendides et décoratives dans ses fresques de la chapelle Sixtine, comme le récent nettoyage l’a fait apparaître. Michel-Ange se trouve à présent sur Sirius et il est l’équivalent (dans notre système solaire) d’un initié de septième degré.

Véronèse (1528-1588)

Véronèse était un initié de troisième degré. Il était à la fois un brillant coloriste et un superbe organisateur des formes, comme nous pouvons le voir à partir de sa structure de rayons :

                        Ame Personnalité Mental Astral Physique

                           7             4              7         6          7

Sous-rayons                      7              4         2          3

Ses deux 4e rayons le gratifièrent de la qualité de coloriste somptueux, hautement caractéristique et originale. Il mania merveilleusement les couleurs, surtout le rose, l’or, le bleu et la couleur chair. L’énergie du 7e rayon lui était spécifique et ceux qui sont intéressés par la peinture peuvent trouver de l’inspiration à partir de la couleur et de l’ordonnancement de tous ses tableaux. Son art révèle un sentiment de bien-être, la clarté, l’envergure alliée à la simplicité ; de même qu’une splendeur captivante dans le sens vénitien : luxe, confort et grandeur. Cela est dû à son âme de 7e rayon et à sa personnalité 4/7, qui lui permirent de réaliser des compositions extraordinaires, telles que les Noces de Cana, qui comprend plusieurs dizaines de personnages et que l’on peut admirer au Louvre, à Paris.

Véronèse était un initié de troisième degré. Il est à présent un Maître du 7e rayon et sera très actif dans le monde, dans le nouvel âge. Il sera responsable et inspirateur de l’architecture des 70 ou 80 prochaines année et il influencera ainsi puissamment l’architecture des 150 ans à venir. Il a d’ores et déjà commencé à élaborer ses plans à cet égard.

Le Greco (1541-1614)

« Le Greco » signifie « le Grec », Son ­véri­­­table nom était Domenikos Theo­tokopoulos, et il signait ses tableaux de ce nom. C’était également un initié de troisième degré, mais avec une âme de 1er rayon.

                         Ame Personnalité Mental Astral Physique

                            1             4               7        6         1

Sous-rayons                       6               7        6         7

Né en Crête, il se rendit à Venise lorsqu’il fut jeune homme, pour étudier avec le Tintoret, et au premier coup d’œil, certaines de ses œuvres précoces font fortement penser à ce peintre qui l’influença énormément durant cette période. Son propre sens inné des couleurs lui est venu de sa personnalité 4/6 et de son double 6e rayon astral. Cette faculté a été renforcée, aiguisée et structurée par son expérience vénitienne près du Tintoret qui était lui-même un grand coloriste. Le Greco réalise vraiment ses compositions avec la couleur, la laissant fournir le matériau de base, à l’aide duquel le tableau est créé. Dans ses tableaux ultérieurs, les formes en flamme constituent la caractéristique dominante, avec un allongement et une distorsion des personnages jusqu’à un degré conférant à son œuvre une force d’expression et une intensité gothiques.

Le pouvoir, la vitalité, l’extraordinaire impact de tout ce qu’il peignait fut l’expression de son 1er rayon, le rayon du pouvoir et du dessein. La caractéristique ardente, en forme de flamme, est en quelque sorte sa signature, son sceau. Elle reflète réellement sa connaissance ou son intuition de la nature de l’énergie qu’il incarnait. Il devait certainement savoir, sur le plan de l’âme, qu’il était une âme de 1er rayon, et la nature du feu que toutes ses œuvres majeures révèlent est l’aspect du 1er rayon : le feu électrique issu du Soleil spirituel central. Cela peut être comparé à l’œuvre de Raphaël et de Rembrandt qui manifestaient une qualité de feu de deuxième rayon : le feu solaire.

Le Greco était un grand peintre religieux qui exprimait une authentique ferveur religieuse, ce qui confère à son œuvre sa qualité extatique, contrairement à de nombreux peintres de la Haute Renaissance italienne qui suivaient vraiment les clichés à la mode ; par exemple, les peintres religieux traditionnels trouvaient suffisant de montrer des personnages levant les yeux au ciel.

Il est intéressant de considérer l’influence du rayon d’un pays sur sa peinture. Comme nous l’avons vu, l’Italie a une âme de 6e rayon et une personnalité de 4e rayon, et beaucoup de peintres italiens ont ces mêmes rayons. Ainsi en Italie, les peintures revêtent souvent une mise en scène théâtrale. Elles peuvent avoir des dimensions excessives, les personnages et les formes sont comme suspendus dans les airs, ou les gestes sont exagérément amples. Dans le cas du Greco, ce sont les énergies du 1er et du 7e rayon qui sont à l’œuvre, conférant à ses tableaux une intégration rythmique, linéaire, tout au long de ses compositions, ainsi qu’un sérieux et un dessein absolus. Il est à présent un Maître, un initié du sixième degré, travaillant sur les plans intérieurs, à partir du niveau atmique.

Albrecht Dürer (1471-1528)

Dürer était un peintre allemand du XVIe siècle, ayant une âme de 1er rayon. Initié de degré 2,4, il se trouvait à mi-chemin entre la deuxième et la troisième initiation, au seuil de la polarisation spirituelle. Sa structure de rayons était la suivante :

                            Ame Personnalité Mental Astral Physique

                               1           7                7        4          1

Sous-rayons                        4                4        6          7

Ses tableaux présentent de façon typique une qualité dure, linéaire, sèche, la vitalité du 1er rayon exprimée en lignes. Coloriste peu éloquent, c’était un grand dessinateur et un graveur. Sa technique consistait à couper directement dans l’acier, gravant une ligne à la fois, et il en résulte une vitalité dure, solide, physique, impossible à obtenir d’une autre manière. Ses dessins ne présentent aucune nuance, mais ils expriment un extraordinaire réalisme, dû à ses origines nordiques. Chez lui, il y a toujours une touche d’expressionnisme, ainsi que nous qualifions ce genre de nos jours, que l’on peut déceler par exemple dans sa représentation des mains, traduisant une expression légèrement torturée. Ses dessins renferment une tension dans les lignes, signe d’une certaine agitation, d’une tension intérieure. Il s’agit là du reflet de son âme de 1er rayon, s’exprimant puissamment à travers sa personnalité, non encore entièrement infusée par l’âme. Dürer fut un brillant dessinateur et une puissante personnalité de l’art allemand, un de ceux qui l’ a certainement le plus influencé. Il ne plaît pas à tout le monde, parce que les gens sont un peu effrayés par l’expression du 1er rayon dans toutes ses œuvres. Dans le domaine artistique, une telle expression s’observe chez Dürer, le Greco et Michel-Ange. Dürer est maintenant un Maître qui se trouve sur Vulcain, la seule planète sacrée de 1er rayon.

Vélasquez (1599-1660)

Vélasquez était un peintre espagnol du XVIIe siècle, un initié de degré 2,4. Il est connu parmi ses pairs comme étant « le peintre des peintres ». C’est le genre de peintre que tout peintre aime. Sa technique est si merveilleuse que sa peinture semble ne jamais avoir été manipulée ni touchée, comme s’il l’avait projetée sur la toile avec son souffle. Ses couleurs sont toujours exquises, comme le lui permettaient les nombreux 4e rayons de sa constitution : gris, noirs et roses, alliés à de subtiles teintes chair. Sa structure de rayons était la suivante :

                              Ame Personnalité Mental Astral Physique

                                 4            7              1          4         7

Sous-rayons                           6              7          4         3

Son mental de 1er rayon lui procura sa puissance, sa largeur d’esprit, son style, sa grandeur, et son 7e sous-rayon mental lui donna une certaine réserve, un pouvoir d’organisation, un état de raffinement. Il ne commit aucun excès, contrairement à la tendance des peintres italiens. Son double 4e rayon astral conféra à son œuvre sa chaleur et son éloquence, cependant bridées par sa personnalité de 7e rayon et de sous-rayon 6.

Les rayons de l’Espagne sont le 6e au niveau de l’âme et le 7e au niveau de la personnalité, et il est indéniable que les rayons de la nation influencent l’œuvre d’un artiste, quelque soient ses rayons individuels. Vélasquez travailla à la Cour d’Espagne durant la plus grande partie de sa vie. Il possédait le style, la grandeur et la beauté discrète d’un parfait peintre de cour. Il est à présent un Maître se trouvant sur l’une des sphères supérieures de notre planète, la 5e sphère, et il travaille avec les dévas, comme cela semble le cas pour la plupart des Maîtres du 4e rayon. Son but est de se rendre sur Mercure !


Rayons d’aspect
1er rayon du Pouvoir, de la Volonté ou du Dessein
2e rayon de l’Amour-Sagesse
3e rayon de l’Intelligence active, créatrice

Rayons d’attribut
4e rayon de l’Harmonie par le conflit, de la Beauté ou de l’Art
5e rayon de la Science concrète ou de la Connaissance
6e rayon de l’Idéalisme abstrait ou de la Dévotion
7e rayon de l’Ordre cérémoniel, de la Magie, du Rite ou de l’Organisation


* Extrait de conférences données à San Francisco, E.-U., et à Ubbergen, Pays-Bas, en juillet et septembre 1986.
Pour plus d’informations sur les Sept Rayons, consulter les ouvrages d’Alice Bailey, notamment Psychologie ésotérique, volume I, ainsi que les chapitres sur les rayons dans la Mission de Maitreya, tomes I et II, de Benjamin Creme, où sont cités les rayons des initiés et des nations.





Citation

Home Le partage

par Saint Thomas d'Aquin

« L'homme ne devrait pas considérer ses possessions matérielles comme siennes, mais comme appartenant à tous, afin de les partager sans hésitation lorsque son prochain est dans le besoin. »





Environnement

Home En Irlande du Nord

 « En Irlande du Nord, les problèmes seront résolus à l'échelon local et, sous une certaine forme, un parlement local sera mis en place. L'armée britannique se retirera d'Irlande du Nord. » (octobre 1988)

Le gouvernement britannique et le Sinn Fein, la branche politique de l'IRA, ont entamé une première série de négociations, un « dialogue exploratoire ». C'est la première fois que des représentants de l'Etat britannique et du Sinn Fein se rencontrent officiellement. Pour le Parti unioniste d'Ulster, qui représente la majorité protestante en Irlande du Nord, cette rencontre est l'occasion de tester la capacité du Sinn Fein à devenir un parti politique conforme à la norme. Le gouvernement britannique envisage également des discussion avec les groupes paramilitaires protestants. Inaugurant son mandat de premier ministre d'Irlande, John Bruton a serré la main de Gerry Adams, le chef du Sinn Fein. J. Bruton est connu pour avoir longtemps critiqué sans ménagement la violence perpétrée par l'IRA. Il a voulu ainsi démontrer son soutien à Gerry Adams et l'aider à maintenir le cessez-le-feu de l'IRA.





Courrier des lecteurs

Home Une voix virile, chaleureuse et très polie

Cher Monsieur,

J'aimerais vous demander votre avis concernant l'expérience de l'une de mes collègues qui est opératrice internationale. Cela fait six mois que je lui parle de Maitreya et de Saï Baba.

Récemment, ses parents se sont trouvés en difficulté et ont perdu tous leurs biens. Elle a fait de son mieux pour les aider, leur donnant toutes ses économies, excepté une petite part qu'elle gardait pour sa propre famille. Mais elle était très inquiète et se reprochait de ne pas être capable de donner tout ce qu'elle possédait pour aider ses parents. Ce matin-là, elle ne cessait de se demander si elle serait pardonnée.

Dans la matinée du 17 octobre dernier, elle prit un appel du Brésil. C'était une voix virile, chaleureuse et très polie qui s'exprimait en anglais et souhaitait appeler Tokyo en PCV. Cependant, comme le numéro demandé ne correspondait à aucun numéro de Tokyo, elle en fit la remarque à son correspondant. L'homme lui répondit : « Ah bon. Au fait, quelle heure est-il en ce moment au Japon ? » Elle lui répondit qu'il était 11 h 40. Puis il lui demanda à brûle pourpoint si elle connaissait le Christ. A sa propre surprise, elle lui répondit fermement par l'affirmative et ajouta qu'elle croyait en lui. Il lui demanda d'avoir confiance en lui et qu'elle serait sauvée si elle le demandait. Il lui assura de nouveau qu'elle serait sauvée. Puis d'une voix très encourageante, pleine d'amour, il ajouta : « Je te pardonne. Je te pardonne, d'accord ? Je te pardonne. »

Envahie par un sentiment de gratitude, elle le remercia et raccrocha. Tout au long de cet entretien, l'image du Christ qui surplombe Rio de Janeiro les bras déployés, était restée présente à son esprit.

Elle ne peut croire qu'il s'agisse d'un simple canular et aimerait savoir qui pouvait bien être cet homme.

Y. T., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme au téléphone était Maitreya.


Home Des icônes miraculeuses à Sydney

Cher Monsieur,

Un miracle se produit chaque jour dans la petite église orthodoxe de Ste Marie, rattachée au patriarcat d'Antioche, dans la grande banlieue ouest du Mont Pritchard, à Sydney. Depuis la fin août 1994, une icône du Christ, grandeur nature, secrète de l'huile d'olive pure. Des gouttes suintant sur toute la surface peinte de l'icône sont récupérées dans des récipients et sur des tampons d'ouate placés au pied de l'icône. Plus de trois litres d'huile ont ainsi été recueillis depuis le début du phénomène. Les prêtres oignent tous ceux qui viennent à l'église et des centaines de personnes affluent ici chaque jour. L'huile a été analysée dans un laboratoire de Sydney et il s'agit sans aucun doute possible de véritable huile d'olive ! L'icône est peinte selon la coutume ancienne, c'est-à-dire sur du bois dur, et fut envoyée par bateau en Australie il y a environ sept ans. Il ne s'était rien produit d'inhabituel jusqu'à la décision de démolir l'église afin d'en reconstruire une autre plus spacieuse dans un autre endroit. Deux jours plus tard, à la stupéfaction du clergé, l'icône commençait à sécréter de l'huile.

Plusieurs membres des groupes de méditations de Sydney et de Canberra ont été témoins du phénomène et ont remarqué par ailleurs que l'huile exhalait une senteur de rose. On prétend que plusieurs guérisons auraient eu lieu et l'archevêque, Monseigneur Gibran, a demandé que des diagnostics médicaux soient établis.

A environ 2 km de l'église Ste Marie, une icône de la Vierge se régénère peu à peu, dans une autre église orthodoxe. Contrairement à l'icône du Christ, peinte dans une île grecque il y a seulement sept ans, cette icône de la Vierge fut peinte en Russie il y a environ 100 ans. Lors de la révolution russe, elle s'est trouvée dans un incendie et a été totalement noircie. Par la suite, elle fut sortie clandestinement de Russie et expédiée en Chine où de nombreux Russes s'étaient réfugiés. Des années plus tard, elle fut transférée en Australie, toujours dans le même état, et placée sous l'intercession de la Sainte Vierge de l'église orthodoxe russe, à Cabramatta, où elle se trouve encore actuellement. Le père Peter se rappelle que lorsqu'il est arrivé dans l'église en 1981, l'icône était toujours complètement noircie, ne laissant apparaître aucune couleur. Depuis lors, elle se régénère peu à peu. La couleur d'origine réapparaît, révélant la beauté et les traits de la Vierge et de l'enfant Jésus.

K. Z., Sydney, Australie

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que ces deux miracles sont l'œuvre du Maître Jésus.


Home Un autre miracle de Maitreya

Cher Monsieur,

En l'espace de quelques jours, un ami et moi avons regardé à plusieurs reprises le film Water of Life (Eau de vie), de Memo Neupert.

Au cours de l'une des projections, la scène qui suit l'image fixe de Maitreya avec Mary Akatsa (photo parue dans le journal Kenya Times du 11 juin 1988) s'est modifiée. Maitreya a levé les yeux, est apparu dans toute sa stature, s'est approché jusqu'à couvrir tout l'écran, puis nous a souri avec amour. Cela s'est produit si naturellement que nous avons cru que Memo Neupert avait effectivement filmé cette scène. Quand nous avons regardé le film à nouveau, cette scène avait disparu, et c'est seulement alors que nous nous sommes rendus compte qu'elle ne pouvait avoir filmé cette scène, puisqu'elle possédait uniquement des coupures de journaux.

Cette expérience nous a profondément impressionnés et continue d'habiter nos esprits.

E. J. H. et B. H., Allemagne




Home L'ange en complet-veston

Cher Monsieur,

Pendant quelques mois, en 1977 ou 1978, j'ai noté toute une série de mes rêves. L'un d'entre eux se détachait des autres par sa clarté, son caractère particulièrement « vivant », son sujet, et parce que bien qu'endormie, j'avais conscience de son déroulement (c'était ce que l'on appelle un rêve « lucide »).

Ce qui m'a particulièrement marqué dans ce rêve, c'est la présence d'un beau jeune homme aux traits fins, ayant un peu l'allure d'un homme du Moyen-Orient. Il avait les cheveux bruns, bouclés, coupés courts, et était vêtu d'un complet-veston, d'une chemise blanche et d'une cravate noire. Ses yeux, remarquables, sombres et brillants, rayonnaient de douceur, de bonté, d'amour, d'humour et de force. Il posa sur moi un regard rempli d'amour, et dans le rêve, j'avais nettement conscience que c'était un ami (bien qu'il ne ressemblât à aucune personne de ma connaissance à l'état de veille).

J'ai eu récemment connaissance de la méditation de transmission et de la présence de Maitreya dans le monde. En lisant divers récits d'apparitions de Maitreya à des individus, publiés dans Share International, j'ai été frappée par la ressemblance entre ces descriptions de Maitreya et le visiteur de mon rêve. Cela m'a poussé à vous demander si ce bel individu qui est devenu pour moi « l'ange en complet-veston », pourrait être Maitreya ?

(coordonnées fournies), Nouvelle-Zélande

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'ange en complet-veston » du rêve était le Maître Jésus.


Home Un médecin chinois manifestement conscient des énergies

Cher Monsieur,

A la conférence de Benjamin Creme à Wellington, en février de l'année dernière, un membre du groupe de transmission était accompagné d'un médecin chinois. Ce médecin ne maîtrisait pas suffisamment l'anglais pour suivre ce qui était dit. Il resta néanmoins captivé tout au long de la conférence et de l'adombrement. A un certain moment, il s'est même déplacé dans l'allée, afin de mieux placer les mains en contact avec le flot d'énergie dont il était manifestement conscient. Depuis, nous lui avons donné une photo prise lors d'une conférence précédente où l'on voit les énergies émanant de Benjamin Creme. Il fut stupéfait et ravi, puis posant un doigt sur la photo il a délimité les vibrations et déclaré : « froid, très froid. » Cela confirme l'expérience de froid que certaines personnes éprouvent pendant les Transmissions avec Benjamin Creme.

B. O'D., Wellington, N.-Z.




Home Le Maître chinois laisse son empreinte

Cher Monsieur,

Je suis allé en Chine en septembre dernier, faisant de fréquents arrêts tout au long de la Route de la Soie, et j'ai pris quelques photographies.

A mon retour, j'ai remarqué un effet de lumière sur trois de mes photos prises dans un temple. Cela m'a immédiatement fait penser à des photos similaires que j'avais vues chez un ami, dans Share International.

Je ne sais que peu de choses sur la mission de Maitreya et j'ai donné ces photos à un ami. Ceci présente-t-il quelque intérêt pour vos lecteurs ?

G. M., Muswell Hill, Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les colonnes de lumière apparaissant sur les photos ont été imprimées sur les négatifs par le Maître (chinois) qui séjourne à Pékin depuis 17 mois.


Home Une silhouette vêtue de blanc s'approcha de moi

Cher Monsieur,

Durant l'automne 1993, j'ai participé à un cours de danse méditative, à Bilthoven, en Hollande. Le professeur de danse lisait un texte extrait d'un des livres de Krishnamurti. J'étais assis, écoutant les yeux fermés, lorsque j'ai vu soudain une silhouette vêtue de blanc s'approcher de moi. Elle se dirigeait vers moi, se rapprochant sans donner l'impression de marcher.

L'espace d'une seconde, je n'ai pas réalisé ce qui se passait et ensuite j'étais trop sous le choc pour pouvoir en faire part aux autres. Je ne voulais pas interrompre le cours et suis donc resté silencieux ; par la suite je ne me rappelais rien du texte lu.

Pourriez-vous s'il vous plaît, m'expliquer qui était cette silhouette ?

(Nom et adresse fournis), Kortenhoef, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la silhouette vêtue de blanc était le Maître Jésus.


Home Il a semblé disparaître à travers moi

Cher Monsieur,

Le vendredi 14 octobre, tôt dans la matinée, juste après ma méditation, j'étais allongée dans un état de profonde relaxation lorsque j'ai vu apparaître une personne qui venait vers moi. Je n'ai vu distinctement que sa tête et plus particulièrement ses grands yeux noirs, magnifiques et très pénétrants, ainsi que son visage extraordinaire, d'une teinte rosée. Il a semblé disparaître à travers moi. Il m'a fait l'impression très profonde d'être supra-humain.

Plus tard, au cours de cette même matinée, mon mari et moi-même circulions en voiture dans les environs, vers 8 h du matin. Après avoir tourné à gauche, nous roulions très lentement, lorsque nous avons soudain été aveuglés par une puissante lumière, comme si le soleil nous éblouissait ; mais à cette époque de l'année et si tôt dans la matinée, c'était impossible. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, mais il nous était impossible de continuer à rouler et nous avons été contraints de nous arrêter et d'attendre que la lumière s'atténue. Lorsque ce fut le cas et que nos yeux se réadaptèrent à une luminosité normale, nous avons vu toutes sortes de couleurs, mais surtout du rose.

Vous pouvez imaginer notre surprise. Pourriez-vous, s'il vous plaît, avoir l'amabilité de nous expliquer ce qui s'est passé.

(nom et adresse fournis), Weert, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la vision était celle de Maitreya. La lumière, lors de la deuxième expérience, a été créée par Maitreya.


Home Il m'a regardé longuement et sévèrement...

Cher Monsieur,

Le 12 octobre 1993, j'ai trouvé un asiatique vêtu à l'européenne qui fouillait dans notre poubelle. Quand je lui ai proposé quelques bananes, il a refusé en souriant, expliquant qu'il enlevait le poison des mégots de cigarettes laissés dans la poubelle, car c'était nuisible à l'environnement. Il a ajouté qu'il ne mangeait ni ne buvait jamais, mais qu'à la place il se baignait matin et soir. Il m'a demandé comment je pouvais bien expliquer cela. Le cas était si étrange et inhabituel que j'ai répondu : « Illumination ? » Il m'a regardé longuement et sévèrement, puis m'a dit que je pouvais partir. J'ai remarqué sur son front une marque gris foncé ou noir, peut-être un tatouage qui ressemblait à une sorte de symbole de la Trinité.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir commenter cette rencontre.

(Nom et adresse fournis), Dorsten, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.



Esotérisme

Home Les qualités du disciple (8)

Le sens ésotérique - La réserve et le silence

par Aart Jurriaanse

Nous achevons ici la publication des articles d’Aart Jurriaanse sur les qualités du disciple, mettant fin à la série publiée de décembre 1992 à décembre 1993.

Le sens ésotérique

Il ne s’agit pas d’une expression répandue, mais le « sens ésotérique » constitue une expression utile pour désigner la puissance qui se développe progressivement dans chaque disciple s’efforçant de vivre et de fonctionner sur les plans subjectifs. Le sens ésotérique révèle l’existence du contact intérieur et de l’union avec l’âme, qui se manifestent dans la vie extérieure par la bonne volonté et la compréhension aimante ; il s’exprime dans la sagesse des décisions quotidiennes ; il se manifeste extérieurement dans la capacité de synthèse et d’identification du disciple avec tout ce qui respire. Ainsi le sens ésotérique dénote-t-il cette attitude mentale intérieure de l’individu imprégné par l’âme, qui peut se tourner à volonté, dans quelque direction que ce soit, en fonction des besoins.

C’est grâce à son sens ésotérique que le disciple parvient à contrôler entièrement sa vie émotionnelle, et qu’il peut simultanément exercer une influence considérable sur ceux que la vie place en étroit contact avec lui. Le sens ésotérique procurera au disciple une capacité de discrimination accrue, et augmentera sa sensibilité aux impressions, faisant ainsi de lui un instrument plus efficace placé entre les mains des Maîtres pour servir le Plan. Le sens ésotérique permettra au disciple de devenir un canal plus pur pour véhiculer les concepts émanant de la Hiérarchie, et de mieux exprimer sous forme concrète les idéaux inspirés, afin de les rendre plus immédiatement perceptibles aux hommes qui évoluent encore dans la vie quotidienne.

Le sens ésotérique doit tendre à faire partie de l’équipement normal de chaque disciple. En réalité, il ne s’agit que d’une autre manière d’exprimer le degré de contact avec l’âme auquel est parvenu le disciple. Le sens ésotérique peut se développer grâce à une ferme orientation spirituelle, au maintien de l’attitude de l’observateur, ainsi que par l’étude, la méditation et le service. Le degré avec lequel le disciple a développé son sens ésotérique déterminera également sa véritable capacité à mener une vie invocatoire et évocatoire.

La réserve et le silence

Il est essentiel que le disciple reste particulièrement discret au sujet de ses expériences spirituelles intérieures. Ceci, principalement en raison du fait qu’il se trouve encore relativement peu d’individus capables de comprendre ces événements spirituels, avec le risque de malentendu que cela comporte. Naturellement, la situation est totalement différente lorsque se rencontrent des compagnons de travail qui se trouvent en harmonie de pensée ; dans de telles circonstances, les sujets spirituels seront compris, et on peut donc en discuter librement.

En règle générale, il paraît sage de rester silencieux au sujet du travail en cours sur le plan mental. En effet, des paroles prématurées peuvent tendre à ébranler les formes pensées fragiles encore en cours d’élaboration, pouvant ainsi faire échouer le travail.

Une certaine réserve instinctive tend à faire partie des attributs de ceux qui luttent pour suivre le Sentier, mais ces derniers devraient en même temps posséder la capacité de discrimination nécessaire pour pouvoir décider de l’opportunité de partager leurs connaissances et certaines expériences avec leurs compagnons, disciples comme eux.

Le disciple devrait développer une capacité de jugement lui permettant de reconnaître pour lui-même le stade auquel il est parvenu sur le Sentier. Toutefois, la connaissance de sa propre position est une affaire purement personnelle ; il s’agit de quelque chose que le disciple devrait accepter, et pour le reste, il devrait garder le silence et poursuivre ses activités dans le calme.

Généralement parlant, il semble évident que des paroles mal à propos seront plus dommageables qu’une réserve injustifiée.





Interviews

Home Une fondation solide

Interview de Minnie Payne-Thomas par Jan Spence

 La Solid Foundation s'est constituée face à la forte augmentation du nombre des femmes enceintes toxicomanes. Ce projet permet aux mères de vivre avec leurs bébés, tout en soignant leur problème de dépendance. Lancé en 1987, par Minnie Payne-Thomas, à Oakland, en Californie, ce programme est subventionné par le gouvernement et par des fonds privés provenant à la fois d'entreprises et de particuliers.

Pour être admise, la future mère doit désirer garder l'enfant et s'engager à suivre ce programme, comme résidente avec son bébé, pendant un an. Trois bâtiments procurent à 22 femmes un environnement protecteur et éducatif. Des conseillers apprennent aux mères comment acquérir un style de vie sain et sobre, et comment devenir les meilleurs parents possibles.

D'autre part, un centre de traitement de jour, ouvert au public, propose toute une série de services pour les femmes qui ne sont pas enceintes, ainsi que pour les non-toxicomanes — dépistage du Sida, vaccins pour enfants, réunions, psychothérapie de groupe, ateliers — ainsi que des lignes téléphoniques gratuites ouvertes en permanence, pour tout renseignement ou conseil. Dès qu'une patiente a terminé son séjour comme résidente, la place est prise par une future mère du centre de traitement de jour.

June Latimore va bientôt terminer le programme de Solid Foundation. Depuis 11 mois elle ne consomme plus de drogue. Elle a cinq autres enfants placés dans les Services de protection de l'enfance du comté, qu'elle essaie actuellement de récupérer. June déclare qu'elle avait un comportement négatif lorsqu'elle a commencé le programme, et que celui-ci lui a appris à modifier son état d'esprit et à mieux communiquer avec les autres. Minnie Payne-Thomas a été nommée Femme de l'année 1990/1991, par le Corps législatif de l'Etat de Californie. Jan Spence l'a interviewée pour Partage International.

Jan Spence : D'où vient votre intérêt pour les femmes enceintes toxicomanes ?
Minnie Payne-Thomas : Le comté retirait les bébés aux mères narco-dépendantes, sans aucun programme de rééducation. Dans le comté d'Alameda, il existe des milliers de femmes enceintes toxicomanes dans les prisons, en liberté conditionnelle, en liberté surveillée, et dans les hôpitaux.

JS. Selon vous la narco-dépendance est-elle le symptôme d'une maladie ?
MPT. Oui. Et cette maladie est le résultat d'anciennes expériences traumatisantes, généralement des violences sexuelles, vécues par les femmes dans leur enfance. Parmi nos patientes, 90 % ont subi des sévices sexuels plus d'une fois durant leur enfance, la plupart par un membre de la famille ou un ami de la famille, et la mère ne les a pas défendues. Nous avons même des cas où des femmes ont abusé sexuellement de leur enfant.

JS. Comment abordez-vous ce problème ?
MPT. Je leur demande de rédiger le questionnaire suivant sur 30 pages au minimum : Pourquoi êtes-vous venue ici ? Qu'attendez-vous de la Solid Foundation ? Comment comptez-vous participer ? Chacune des réponses doit faire au moins dix pages. Elles disposent de 30 jours pour rédiger ce texte à la main. Il s'agit d'un processus émotionnel douloureux qui les fait pleurer durant toute cette période. Ce travail m'aide à identifier leurs problèmes. Il n'est pas bon qu'elles refoulent leurs sentiments au fond d'elles-mêmes. La consommation de stupéfiants est pour elles un moyen d'essayer d'échapper à leurs problèmes. Ensuite, nous avons l'exercice de la tête vide. Elles dessinent une tête vide et la remplissent de ce qui est dans la leur, quatre fois au cours de l'année. Nous constatons que leurs problèmes se résolvent d'eux-mêmes.
    Il y a également l'exercice d'affichage. Elles mettent par écrit tout ce qu'elles désirent et affichent le papier sur leur mur. Elle laissent jouer leur imagination et voient ces désirs se réaliser, qu'ils soient grands, petits ou étranges. « Je veux la sagesse. Je veux être irrésistible. Je veux des relations amicales heureuses. Je veux 10 000 dollars. Je veux une maison. Je veux des chaussures de tennis. Je veux un manteau de fourrure. Je veux une deuxième chance. » Elles visualisent tous ces désirs. Une de mes anciennes élèves à conservé durant six ans le papier où elle désirait un ordinateur qu'elle vient d'obtenir récemment.

JS. Le mercredi est populaire dans votre établissement, car il est dédié aux soins de beauté afin d'apprendre l'estime de soi.
MPT. L'estime de soi signifie que si vous présentez bien, vous vous sentez bien. Ce soir-là, elles prennent un bain, soignent leurs cheveux, leur visage, leurs ongles et leurs pieds. Nous utilisons beaucoup les miroirs. Elles se regardent. Nous les complimentons, certains changements sont remarquables. Avec une nouvelle couleur de cheveux et un nouveau style, je les reconnais à peine.

JS. Vous êtes vous-même très séduisante ; vous êtes un très bon modèle.
MPT. J'essaie d'être un bon modèle. J'ai 60 ans. Je ne veux pas seulement avoir été de passage sur cette Terre. Je souhaite que l'on sache que j'ai existé et que j'ai aidé mon prochain. Je suis proche de chaque patiente et je sais où elle en est dans sa vie. Si elle pense qu'elle est laide, je lui réponds qu'auparavant je me trouvais laide. Si elle est obstinée, je lui réplique que je l'étais encore plus. Si elle ment, je lui rétorque que je pouvais mentir avec aplomb sous le regard de ma mère.

JS. Vous êtes-vous déjà droguée ?
MPT. Je n'ai pas essayé le crack, il est dévastateur. Mais je connais les effets de la drogue sur l'organisme. Elle altère le processus de pensée. Le crack est mortel. J'en ai constaté les effets sur mes amis. Ils ont perdu leur emploi, puis leur maison. Le crack me fait une peur terrible.

JS. Certains des autres ateliers abordent l'art de gérer un budget, d'élever un enfant, ainsi que le développement de l'enfant.
MPT. Elever un enfant est la chose la plus importante qu'une femme puisse apprendre. Actuellement, ce sont la télévision et la rue qui se chargent de faire l'éducation de nos enfants. La plupart de nos gosses se droguent et sont incarcérés. Beaucoup de participantes à notre programme n'ont pas la moindre idée de la façon d'élever un enfant. Elles hurlent dessus et les frappent. Certaines pensent que leurs enfants devraient pouvoir faire tout ce qu'ils veulent. Elles ont été élevées ainsi, sans aucune autorité. Nous leur enseignons comment avoir une autorité sur leurs enfants, ce qu'ils doivent savoir et à quel âge, du berceau jusqu'à l'âge de 12 ans. Cette éducation leur servira pour le reste de leur vie.

JS. En combien de temps constatez-vous des changements chez vos patientes ?

MPT. Certaines femmes se sont droguées pendant deux ou trois ans. Après 90 jours, je m'attends à voir apparaître une lueur de compréhension. Elles commencent à s'apercevoir qu'elle sont en train de guérir, qu'elles changent. C'est comme en religion, cela se lit sur le visage, c'est une lumière qui émane de l'intérieur. C'est l'indice que nous sommes sur la bonne voie. Alors nous notons des modifications dans leur comportement, nous observons si elles deviennent responsables, comment elles gèrent leur temps, si elles font ce qu'elles doivent faire tout en prenant soin de leur bébé.

JS. Lorsque vous déclarez « c'est comme en religion », pensez-vous que c'est une réponse spirituelle intérieure ?
MPT. Oui, c'est un éveil spirituel. La connaissance les éveille. Je vois cette lueur sur leur visage à mesure qu'elles changent. Nous étudions la Bible chaque lundi soir, cela nous unit les unes aux autres.

JS. Il semble que votre programme soit très strict.
MPT. Nos participantes ne sortent pas durant les six à huit premiers mois. Elles vont au cinéma en groupe, accompagnées de deux membres du personnel. Elles ne peuvent ni partir, ni parler à leurs amis. Elles doivent rester au sein du groupe. Elles sont protégées. Elles n'ont pas le droit de téléphoner. Nous prenons leurs appels provenant des Services de protection de l'enfance et du système judiciaire.

JS. Elles sont coupées de toute influence extérieure.
MPT. Au cours des 60 premiers jours, elles ne sont pas autorisées à écrire à quiconque, de sorte qu'elles peuvent se recentrer sur elles-mêmes. Le règlement intérieur est également très strict. Dans la salle à manger, peignoirs et bigoudis sont interdits. Chacune doit effectuer une tâche ménagère dont la liste est renouvelée chaque semaine, ce peut être aussi bien l'approvisionnement en nourriture que la garde des enfants. Il est important que je leur dise la vérité en permanence. Si elles sont négligées, méchantes, mesquines, sales, je leur en fait part. Si elles mentent, si elles sont coiffées ou vêtues comme des prostituées, je leur en fait la remarque.

JS. Quelles sortes de problèmes peuvent apparaître à la naissance d'un enfant dont la mère est toxicomane ?
MPT. Il peut y avoir des problèmes moteurs. Le fœtus est intoxiqué et l'enfant peut naître sourd ou avec les muscles mous comme de la gélatine. La mère doit avoir participé au programme durant un temps suffisamment long afin que son organisme soit purifié de toute drogue et elle doit être en paix avec elle-même. La plupart des bébés nés ici sont en parfaite santé, 95 % naissent sans aucun problème de croissance.

JS. Je crois comprendre qu'à la fin de l'année, la mère et l'enfant quittent le programme avec des meubles, la clef d'un appartement et un travail.
MPT. Au cours du dixième mois, chaque mère commence à chercher un appartement et doit s'assurer qu'elle dispose de l'argent pour payer le loyer. Elle formule une liste de souhaits sur le tableau d'affichage. Tous les membres du personnel participent afin de lui fournir tout ce dont elle a besoin pour son nouveau logis. Nous disposons d'une réserve importante d'objets donnés. La plupart des mères retourne à l'école ou suit une formation. Nous trouvons un emploi pour certaines d'entre elles. Une simple aptitude peut les aider à trouver du travail. Par exemple, Tammy a la langue bien pendue, cela lui a valu de trouver un emploi en tant que standardiste sur l'une de nos lignes téléphoniques.

JS. Quelle est la participante qui vous a le plus marqué ?
MPT. Janette par exemple. Elle manquait d'amour et de confiance. Elle ne faisait confiance à personne et ne pensait pas que quelqu'un puisse lui faire confiance. Elle ne croyait pas que notre action était réelle, que nous l'aimions. Elle était particulièrement indocile. Le personnel a même voulu démissionner si elle ne partait pas. Elle a terminé son programme l'an dernier. Maintenant, elle a son propre appartement et subvient aux besoins de ses cinq enfants.
    Le jour de l'ouverture de l'association, j'ai permis à une mère de sortir de prison. Cela fait maintenant quatre ans qu'elle travaille comme assistante informatique dans une grande entreprise. Elle s'est mariée et est sur le point d'acquérir une maison. Elle revient nous voir en tant que secrétaire au sein de mon conseil d'administration et fait part de ses succès aux participantes actuelles.

JS. A-t-elle acquis de nouvelles compétences grâce à votre programme ?
MPT. Non, elle les possédait déjà. Elle travaillait dans la police, mais elle commença à consommer du crack. Toutes les toxicomanes ne sont pas pauvres. De nos jours, la consommation de drogue touche toutes les classes de la société. Aucun sondage n'est réalisé dans les hôpitaux des quartiers riches, tous sont effectués dans les quartiers défavorisés. De ce fait, il est impossible d'obtenir une idée exacte de la consommation de drogue en fonction des revenus.

JS. Comment remédier à ce problème de drogue ?
MPT. Rien ne sera résolu tant que la drogue circulera. Nous pouvons limiter les conséquences par la multiplication des programmes d'éducation dès le plus jeune âge, en commençant dans les maternelles, puis en primaire, secondaire et à l'université, c'est-à-dire à tous les niveaux. L'éducation est la clef. Les parents doivent servir d'exemple en se préservant de l'alcoolisme. Les médecins prescrivent toutes sortes de drogues ayant divers effets secondaires. Il y a également les personnes qui s'intoxiquent avec des médicaments en vente libre. Je fais partie de la Drug Task Force, ici à Oakland, et je peux affirmer que certains médecins transforment en véritables toxicomanes des personnes âgées, jeunes et de tout âge. Nous devons commencer par prendre conscience de cela.
    Dans mon programme, je n'utilise aucune drogue, pas même de l'aspirine. Je suis un peu plus indulgente lors de l'accouchement. J'avertis les participantes que si elles prennent du Demerol, elles devront recommencer tout le programme. La majorité d'entre elles refuse tout médicament. Je reste avec elles pendant l'accouchement. Et elles quittent la maternité en déclarant : « Je suis tellement fière, je ne me suis pas laissée intoxiquer avec leurs médicaments. »






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