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Accueil > Revue Partage > année 1994

Extraits de la revue
Partage international

Décembre 1994 - N° 76

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Regard sur le monde


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs




L'article du Maître

Home A vous de le reconnaître

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

L’on pourrait dire, par métaphore, que le monde retient aujourd’hui son souffle. Qu’ils en aient conscience ou non, c’est l’apparition du Christ qu’espèrent maintenant des millions d’hommes, quel que soit le nom qu’ils lui donnent, ou la manière dont ils se représentent sa venue. Une intense attente s’est ainsi emparée du monde – celle d’une proche délivrance, ou d’une aggravation du chaos.

Beaucoup se rendent compte que les méthodes du passé ne peuvent maintenir indéfiniment la vie des hommes sous leur emprise. Trop nombreux sont ceux qui ploient sous le joug du système ancien et se tournent vers l’avenir dans l’espoir de voir leur condition s’améliorer.

Dans les coulisses, Maitreya  se tient prêt à entrer en scène pour faire profiter les délibérations des hommes de sa vision sans pareille. Bientôt le monde saura, sans l’ombre d’un doute, que l’avatar de l’ère qui s’annonce vit déjà en son sein, brûlant d’aider et de guider l’humanité dans la poursuite de son voyage vers la perfection. Bientôt, ce monde s’éveillera au mystère qu’il porte en son sein, et se prononcera pour, ou contre, cette manifestation sans pareille du Plan divin.

L'instauration de la loi d'Amour

Quand les hommes verront Maitreya, ils sauront que l’heure du choix a sonné : celui d’avancer avec lui vers un avenir resplendissant de promesses – ou de cesser d’exister. Quand ils comprendront la nature de ce choix, quand ils pèseront les conséquences de leurs actes, de leur choix, ils opteront sans nul doute pour la préservation de l’espèce, pour l’instauration de la loi d’Amour, pour le progrès de l’humanité, maintenant et à l’avenir. Sous l’influence de l’aura unique de Maitreya, il leur apparaîtra plus clairement qu’il leur faut renoncer à leurs attitudes du passé qui ont fait leur temps et ne pourraient que les entraver dans la manifestation de leur potentiel divin.

La transformation de la vie

Très prochainement, un événement des plus inattendus permettra au monde de comprendre que les Maîtres existent bel et bien ; que leur Amour est sans limite, et qu’ils portent aux hommes une attention constante ; que tous les Instructeurs viennent d’une même source spirituelle ; et qu’il n’existe de séparation ni parmi eux, ni entre eux et l’humanité.

A compter de ce moment, les hommes aborderont les questions qui tiennent au cœur de Maitreya : le partage des ressources, la justice et la liberté pour tous. Ainsi, la transformation de la vie sur la planète Terre s’effectuera avec la pleine participation et l’approbation de la majorité des hommes. Il ne sera rien fait qui puisse enfreindre la loi du libre arbitre humain. Chaque étape de ce processus sera entérinée par l’humanité elle-même. Ainsi, et seulement ainsi, les hommes et les Maîtres, leurs Frères aînés, pourront-ils travailler ensemble dans l’intérêt de tous.

Maitreya est prêt à apparaître devant le monde. La preuve de son existence, que réclament les hommes, leur sera abondamment fournie. A vous de le reconnaître.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Tendances

Home CEI : coopération économique

Source : Les Echos, France

Les dirigeants des 12 Etats membres de la CEI se sont rencontrés récemment à Moscou afin de développer une coopération économique entre les républiques. Ils ont notamment décidé de créer une commission économique centrale et d'œuvrer à la convertibilité de leurs monnaies. La commission devra, dans un premier temps, s'occuper de «résoudre des problèmes mineurs», mais à terme, elle aura la charge de questions économiques clés.




Home Des efforts pour réduire la contrebande nucléaire

Source : Christian Science Monitor, Los Angeles Times, E.-U.

La Russie et l'Allemagne se sont entendues pour intensifier leurs efforts afin d'empêcher la contrebande de matériaux nucléaires. L'accord fut conclu après que la police bavaroise ait annoncé la découverte à l'aéroport de Munich d'une grande quantité de plutonium 239 dans des bagages en provenance de Moscou. C'était la quatrième découverte de contrebande nucléaire en l'espace de quatre mois.
 
« La situation en ce qui concerne la contrebande de matériaux nucléaires est extrêmement grave, a affirmé Gunther Beckstein, le ministre de l'intérieur bavarois, nous ne saisissons qu'une part réduite des matériaux de cette sorte qui se répandent à travers le monde ; ce n'est que le sommet de l'iceberg.»
 
Le nouvel accord passé entre la Russie et l'Allemagne préfigure un traité de coopération visant à combattre le crime international organisé, le commerce illégal de matériaux radioactifs et nucléaires, ainsi que et le terrorisme international. L'accord prévoit également l'établissement de bureaux de liaison à Bonn et Moscou, des contrôles plus serrés au niveau des frontières, et l'échange d'informations sur les matériaux confisqués.




Home Rapprochement entre le Japon et le Vietnam

Source : The Japan Times, Japon

Pour la première fois depuis la fin de la guerre du Vietnam, un premier ministre japonais a visité ce pays pour «ouvrir la porte sur une nouvelle ère dans les relations entre le Japon et le Vietnam», ainsi que l'a exprimé M. Murayama. Ce dernier, premier chef de gouvernement socialiste au Japon depuis près de 50 ans, a décidé d'accorder des aides et des crédits à la politique vietnamienne de libéralisation économique, le «Doi Moi». Le Vietnam et le Japon envisagent également d'améliorer le dialogue politique et les échanges culturels.




Home Les élections de Hong Kong

Les premières élections entièrement démocratiques à Hong Kong ont été dominées par des partis prônant la démocratie. Bien que ces élections avaient pour objet de mettre en place des conseils d'arrondissement sans grand pouvoir, les résultats pourraient affirmer une tendance qui se poursuivrait l'an prochain au cours de l'élection du puissant Conseil législatif de la colonie.
 
La Chine, qui prendra le contrôle de Hong Kong en 1997, a affirmé qu'elle dissoudrait les conseils d'arrondissement, les conseils municipaux et le Conseil législatif. Néanmoins, des candidats pro-chinois ont pris part à ces élections.




Home Des progrès en matière de polio

Source : Los Angeles Times, E.-U.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que la polio a été éradiquée sur la totalité du continent américain. Le dernier cas recensé était celui d'un garçon de trois ans, au Pérou, en 1991. Les représentants officiels de la santé ont attribué cette victoire à la vigoureuse campagne de vaccination entreprise depuis 1985. Environ 120 000 nouveaux cas de polio sont recensés chaque année dans le reste du monde. L'OMS espère avoir éradiqué cette maladie en l'an 2 000.




Home Un pacte sur l'énergie nucléaire

Source : New York Times, E.-U.; IPS

Conduits par les Etats-unis, la Russie, la France, la Chine et la Grande-Bretagne, 40 pays ont signé la Convention internationale sur la sécurité nucléaire, exigeant des signataires la fourniture d'un rapport sur leurs installations atomiques et la réalisation de travaux d'améliorations en matière de sécurité. Les signataires de l'accord doivent fermer les centrales nucléaires ne remplissant pas les critères de sécurité spécifiés. Selon les statistiques de l'Agence internationale pour l'énergie nucléaire, 485 centrales nucléaires étaient en fonctionnement ou en construction, en 1993.
 
En dépit de cet accord, un nouveau rapport émanant de trois groupes écologistes affirme que les centrales nucléaires des pays occidentaux sont tout aussi dangereuses que les sites de conception russe en Europe centrale et de l'Est.
 
Antonia Wenisch, de l'Institut autrichien écologique, s'appuyant sur les informations contenues dans une base de données créée conjointement par Greenpeace, l'Institut autrichien écologique et Anti Atom International, affirme par exemple que la totalité des 219 centrales nucléaires actuellement opérationnelles en Europe occidentale est susceptible de connaître des «incidents dangereux».
 
Tandis que la plupart des 66 centrales de l'Europe centrale et de l'Est sont sujettes à des problèmes provoqués par des systèmes de sécurité inefficaces, notamment en matière de protection contre l'incendie, un certain nombre de centrales d'Europe occidentale ont plus de 20 ans et ont déjà connu quelques problèmes.
 
La base de donnée a enregistré 6 000 incidents sur les centrales nucléaires entre janvier 1988 et décembre 1993, dont 1 500 ont été considérés comme menaçant sérieusement la sécurité. «Mais ce nombre ne doit pas être entendu comme définitif puisqu'il dépend des informations transmises par les autorités concernées. Alors que des pays tels que les Etats-Unis, possédant le plus grand nombre de centrales nucléaires, sont plus ouverts pour diffuser des informations lorsqu'un incident se produit, des pays comme la Grande-Bretagne ou l'Allemagne sont plutôt réticents à le faire», a déclaré Antonia Wenisch.




Home En Israël, une femme rabbin ouvre de nouvelles perspectives

Source : Inter Press Service

La première femme israélienne rabbin conservateur s'est aussi attribuée l'honneur d'être la seule femme au monde à présider une organisation rabbinique. Gilah Dror, de Jérusalem, a récemment été nommée présidente du Congrès des rabbins conservateurs, bien qu'elle soit la seule femme parmi les 140 membres.
 
Gilah Dror a commencé sa carrière en tant qu'avocate, mais elle découvrit qu'il n'était pas aussi facile qu'elle l'avait espéré «d'établir la paix entre les individus», aussi décida-t-elle de réaliser son rêve d'enfance et de devenir rabbin. Cependant, en Israël, les femmes n'étant pas acceptées à l'Ecole des rabbins, elle s'inscrivit au Séminaire de théologie de New York, et après l'obtention de son diplôme, elle retourna en Israël. Il lui fallut un certain temps pour trouver une communauté acceptant ses services, mais après avoir reçu le soutien de l'un des membres influents de la communauté des conservateurs, Gilah Dror fut élue, il y a trois ans, rabbin de la communauté de Eshel Avraham, dans la ville de Beer Shewa. Depuis ce temps-là, le nombre des familles de la communauté est passé de 75 à 120, avec deux groupes de garde d'enfants et un mouvement de jeunesse actif. Et dans leur synagogue, la fille du rabbin Gilah Dror, âgée de 12 ans, est autorisée à lire la Bible en public, privilège accordé seulement depuis peu aux filles.





Les priorités de Maitreya

Home Le coût de la santé en Afrique : 13 dollars par personne

Source : Trouw, Pays-Bas

 Selon les calculs de la Banque mondiale, 13 dollars par an seraient suffisants pour assurer une assistance médicale de base aux populations des pays les plus pauvres d'Afrique, le dernier cri dans le domaine de la pratique médicale, utilisant les hautes technologies ultra perfectionnées, n'étant pas pris en compte dans ces calculs.

L'année dernière, les dépenses de santé pour un Américain moyen s'élevaient à 3900 dollars. En Afrique, les dépenses sont considérablement moins élevées que dans les pays occidentaux, car les revenus sont beaucoup plus bas et les maladies bien plus faciles à traiter. Par manque de ressources, des milliers de bébés meurent de diarrhée, maladie facilement combattue par un simple mélange de sel, de sucre et d'eau potable.

Actuellement, le coût moyen des dépenses de santé pour un Africain est de 14 dollars par an, juste supérieur aux coûts estimés de l'hygiène de base. Toutefois, la majeure partie de cet argent est encore gaspillée dans l'achat de fournitures médicales obsolètes, dans les pots de vin nécessaires afin de s'assurer un traitement, ainsi que du fait des distances à parcourir pour se rendre dans les hôpitaux.




Home Le développement centré sur les personnes ou les principes d'une nouvelle civilisation

par James Robertson

Nous nous trouvons actuellement dans une période de transition précédant la naissance d'une civilisation post-moderne et post-européenne, à peu près comme les Européens d'il y a 500 ans vivaient la transition entre l'ère médiévale et l'ère moderne. Le mouvement intitulé « Développement centré sur les personnes » a pour objectif de faciliter cette transition et diverge sensiblement des modèles de développement plus classiques visant à moderniser le monde et à l'européaniser.

Les nouvelles civilisations se caractérisent par ce qu'elles rejettent des civilisations qu'elles remplacent. Il est ainsi tout à fait indiqué de définir les principes d'une civilisation centrée sur les personnes, en opposition aux principes de la civilisation moderne américano-européenne qu'elle rejette.

Voici huit principes rejetés et leurs contraires centrés sur les personnes :

1. La richesse confère un pouvoir légitime sur les autres.

Le développement centré sur les personnes rejette le concept de développement moderne, né dans des pays comme la Grande-Bretagne, où les gens du commun ont été chassés de la campagne et convertis en ouvriers et employés salariés, dépendant de ceux qui étaient plus riches et plus puissants qu'eux. Il prône la justice et la démocratie en matière économique, grâce à des politiques favorisant les petits producteurs, les coopératives et les sociétés commerciales appartenant aux travailleurs ou aux collectivités locales.

2. Le progrès et le développement sont les produits d'une exploitation sans cesse croissante de la Terre, par des personnes ayant la connaissance et le pouvoir, en tant que «seigneurs et possesseurs de la nature».

Le développement centré sur les personnes rejette le caractère humaniste anthropocentrique donné à la Connaissance. Il valorise le respect culturel et spirituel des individus envers les lieux et les systèmes naturels, y compris la Terre et l'Univers, auxquels ils appartiennent. Il considère que, dans la mesure où l'environnement naturel appartient à n'importe qui, il appartient à tous (et non seulement aux riches et aux puissants).

3. Les activités économiques forment un système impersonnel obéissant à des lois naturelles déterministes, qui doivent être comprises «scientifiquement» et dirigées comme si les valeurs personnelles, éthiques et spirituelles n'avaient absolument aucun rapport avec elles.

Le développement centré sur les personnes rejette le clivage entre l'économie et les sciences morales, de même que la croyance selon laquelle une main invisible transforme automatiquement la cupidité en bénéfice public. Au contraire, il estime que le choix économique implique une responsabilité morale inévitable, et que les marchés sont des instruments destinés à atteindre des buts personnels et des politiques publiques, et non pas à dicter ces buts.

4. Seules les choses qui peuvent se compter ont de la valeur, et seule la monnaie permet de mesurer cette valeur dans la vie publique.

Le développement centré sur les personnes prône que ce qui a souvent la plus grande valeur ne peut être ni compté ni évalué en termes monétaires (c'est le cas de la vie elle-même). L'économie est considérée comme un outil au service de valeurs qui lui sont supérieures.

5. L'économie mondiale est un système d'économies nationales concurrentielles.

Le développement centré sur les personnes rejette l'idée (évidemment absurde, mais généralement encore admise comme allant de soi) selon laquelle les moyens d'existence des individus dépendent à juste titre de la capacité de leur économie nationale à concurrencer d'autres économies nationales, se trouvant à l'autre bout du monde, dans la production et la vente de marchandises et de services absolument pas essentiels à une vie décente. Le développement centré sur les personnes envisage une économie mondiale fonctionnant comme un système décentralisé, à niveaux multiples, organisé de telle sorte que chaque niveau permette aux niveaux «inférieurs» de se développer dans une direction favorable à l'individu, tout en préservant l'environnement. Ce système comprend le niveau des ménages et celui des collectivités locales, lesquels sont méconnus dans la réflexion économique classique.

6. Le progrès économique a lieu dans la sphère masculine et se fonde sur le dynamisme et les valeurs masculines.

Le développement centré sur les personnes reconnaît que dans le développement, le rôle et les intérêts de la femme, ainsi que ceux des enfants et des personnes âgées, sont aussi importants que ceux de l'homme adulte. Il reconnaît également le rôle de l'économie sociale des ménages et des collectivités locales dans la création de richesse.

7. L'économie est séparée de la politique.

Le développement centré sur les personnes reconnaît aux différents individus des intérêts différents. Il reconnaît également que les décisions en matière de politique économique ne peuvent éviter d'être des décisions politiques. A chaque occasion, il pose la question : «Qui en tirera profit et qui en subira le coût et en encourra le risque ?» Il reconnaît que les calculs pseudo-objectifs d'un équilibre global unique, entre les profits et les coûts, ou entre les profits et le risque, sont faux. Il rejette l'idée que les institutions économiques puissent fonctionner hors du cadre d'un choix politique et social.

8. Des échanges doivent se produire entre la liberté et l'efficacité économique d'une part, et le bien-être social et la conservation de l'environnement d'autre part.

Le développement centré sur les personnes reconnaît que ces soi-disant échanges sont d'ordinaire des conflits d'intérêts entre différentes personnes. Il rejette le genre de liberté économique adopté par les défenseurs des «marchés libres» et du «libre échange», qui donne à certains la liberté de réduire celle des autres. De la même manière, il rejette la régulation centralisée d'une économie de commande et le consensus social-démocratique d'un corps d'élites, dans une «économie mixte» conventionnelle. A leur place, il cherche à créer des institutions qui permettent à chacun de développer son aptitude à répondre à ses besoins, et lui accordent la liberté de le faire, par des moyens permettant aux autres de faire de même. Estimant que l'efficacité économique doit être définie par le but à atteindre, il aborde les problèmes d'efficacité économique en termes l'allocation optimale de ressources, afin de parvenir le mieux possible aux objectifs sociaux.

Voici des actions à entreprendre en priorité, sur trois niveaux, pour faire progresser l'application des principes du développement centré sur les personnes.

1. La gestion mondiale. Les mécanismes de la gestion du monde doivent être redéfinis, afin que les intérêts économiques s'équilibrent avec les autres priorités de politique publique, sous une responsabilité et un contrôle démocratiques. La structure de la gestion du monde actuelle laisse dans une large mesure aux institutions de Bretton Woods (la Banque mondiale, le FMI et le GATT) le soin de fixer les politiques économiques mondiales. Ces institutions fonctionnent en secret, hors d'atteinte des responsabilités démocratiques, et font passer les intérêts économiques et ceux de groupes commerciaux avant les intérêts écologiques et sociaux. Les initiatives de réformes prises par les Nations unies, lors de son 50e anniversaire, devraient donner priorité au transfert des institutions de Bretton Woods dans la principale structure des Nations unies, afin qu'elles fonctionnent sous la juridiction de son Conseil de Sécurité, de son Assemblée générale et de son Secrétaire général. Dans ce cadre générateur de politiques plus démocratiques et plus transparentes, les politiques mondiales sur le commerce, l'aide et l'investissement, actuellement encadrés et appliqués par le GATT, le FMI et la Banque mondiale, pourront être envisagées dans le contexte plus vaste des intérêts sociaux et écologiques, démarche fondamentale en direction du développement centré sur les personnes.

2. Les politiques nationales. Il est primordial de réorienter les politiques nationales, surtout celles des pays riches, en faveur d'un équilibre écologique et d'un centrage sur les individus. Ce serait dans l'intérêt du monde entier, y compris celui des citoyens des pays riches. Par exemple, les systèmes de subventions et d'imposition doivent être restructurés pour décourager la pollution et le gaspillage des ressources, et pour réduire le coût de la main-d'œuvre, afin de créer davantage d'emplois et permettre à chacun de se livrer à des tâches bénévoles, utiles et gratifiantes, comme alternative à un emploi rémunéré.

3. L'indépendance économique locale. Le développement centré sur les personnes implique une plus large autonomie économique locale. Les monnaies locales seront l'un des instruments de cette autonomie. Pourquoi devrait-on, à tel endroit, avoir une monnaie nationale, réglée selon les politiques nationales, afin de pouvoir se livrer entre nous à des transactions purement locales, utilisant des ressources locales pour répondre à des besoins locaux ? Un puriste pourrait voir dans le Local Exchange Trading System (LETS) (Système local d'échanges commerciaux), grâce auquel un groupe de personnes émet sa propre monnaie pour réguler ses transactions internes, le seul instrument monétaire authentiquement centré sur les personnes. Mais toute une variété de monnaies locales, émises par les autorités locales (et peut-être aussi par les services de la collectivité locale et les commerces locaux) auront certainement leur rôle à jouer dans le développement centré sur les personnes, dans les années à venir.

Pour la plupart d'entre nous qui vivons dans les pays industrialisés occidentaux, la première des priorités sera d'aider à la réorientation de nos propres nations vers le développement centré sur les personnes, et par là de réduire l'importance du prélèvement effectué par nos économies sur les ressources disponibles pour les nations moins riches. Ainsi, travaillerons-nous pour un avenir meilleur pour nous-mêmes, tout en contribuant aux efforts de ceux qui travaillent au développement centré sur les personnes, dans d'autres parties du monde.

 

*James Robertson auteur d'ouvrages, conférencier et consultant, est membre fondateur de The Other Economic Summit (TOES) (l'Autre Sommet économique), éditorialiste du People-Centered Development Forum (le Forum du développement centré sur les personnes).





Faits et prévisions

Home La bulle financière sur le point d’éclater

Source : Time Magazine

«Maitreya l'a répété : le krach boursier est inévitable. C'est une bulle sur le point d'éclater.» (Partage international mai 1989)
 
 
Selon une analyse financière du magazine Time, bien que l'indice Nikkei de la bourse de Tokyo se maintienne actuellement à la moitié de son niveau record de 38 915, atteint en 1989, le cours des valeurs reste toujours «ridiculement élevé, à près de 89 fois le niveau moyen des profits réalisés par les entreprises cotées».
 
Le ministère japonais des finances a incité les gros porteurs à acheter massivement des actions afin d'empêcher la chute du Nikkei au dessous de son plancher psychologique de 16 000, qui aurait accentué, par effet levier, la crise sur les marchés financiers. Selon Time, les agents de change nippons s'amusent à composer de la poésie classique pour passer le temps. Pour reprendre une citation de l'article du Maître du numéro de Partage du mois de novembre dernier : «Leurs garnisons sont en déroute.»




Home La paix gagne du terrain au Moyen Orient

«Les pourparlers de paix sur le Moyen-Orient s'intensifieront...» (un collaborateur de Maitreya, Partage International, janv./fév. 1992)

 

Bien qu'une certaine violence persiste dans cette région du monde, les efforts déployés pour y instaurer la paix ont connu un nouveau succès par la signature du traité israélo-jordanien, qui met fin à près de 46 années d'hostilités.

Faisant suite au pacte de non agression conclu en juillet dernier, d'intenses négociations ont abouti à ce traité historique entre Israël et un pays arabe, le premier depuis l'accord israélo-égyptien de 1979. L'accord ouvre la voie à la normalisation des relations diplomatiques et économiques et à la mise en place de liaisons de transport. Il prévoit également la fourniture d'eau par Israël à la Jordanie, dont les besoins sont importants, ainsi que la construction de barrages sur deux fleuves, le Yarnuk et le Jourdain. La Jordanie a par ailleurs obtenu de conserver sa souveraineté sur la zone sud des territoires occupés. En contrepartie, elle cédera environ 28 kilomètres carrés à Israël. La cérémonie de signature de l'accord s'est déroulée sur la frontière israélo-jordanienne, en présence de plusieurs milliers de dignitaires et officiels venus du monde entier. «Tous les enfants d'Abraham se souviendront de ce jour comme marquant l'aube d'une ère nouvelle», a déclaré à cette occasion le roi Hussein de Jordanie.

 

«La Paix gagne du terrain», comme le souligne le New York Times, et la possibilité d'un accord prochain avec la Syrie semble bien réelle. (Source : New York Times et New York Newsday, E.-U.)

 

Seize ans après les accords de Camp David, les organisations patronales israéliennes et égyptiennes ont conclu un accord afin de promouvoir les échanges d'information, les missions commerciales ainsi que les projets d'investissements industriels communs. (Source : Les Echos, France)

 

La Tunisie vient également de franchir le premier pas vers l'établissement de relations diplomatiques avec Israël. Les deux pays sont en effet convenus dans un premier temps d'échanger des représentants de niveau subalterne. Ainsi Israël entretient désormais des relations plus ou moins étroites avec trois gouvernements des pays arabes d'Afrique du Nord.




Home Progrès en Irlande du Nord

Source : New York Times, E.-U.

«En Irlande du Nord, les problèmes seront résolus à l'échelon local et, sous une certaine forme, un parlement local sera mis en place. L'armée britannique se retirera d'Irlande du Nord.» (Partage international oct. 1988)
 
 
Faisant écho au cessez-le-feu décidé unilatéralement par l'IRA, les militants protestants ont aussi proclamé un arrêt des hostilités, augmentant les chances d'une paix prochaine en Irlande du Nord. Pour la première fois, l'arrêt des combats par les factions paramilitaires des deux camps n'est pas motivé par des raisons d'ordre stratégique, mais par la volonté de rechercher une solution démocratique négociée.
 
Le Parti démocratique d'Ulster et le Parti unioniste progressiste, deux groupes proches des factions paramilitaires protestantes, ont fait connaître leur décision lors d'une conférence publique, après avoir longuement consulté leurs dirigeants actuellement en prison. Le cessez-le-feu a été décrété pour une durée indéterminée et sera fonction du maintien du cessez-le-feu de l'IRA.
 
La déclaration de cessez-le-feu se conclut ainsi : «Nous sommes à l'aube d'un nouveau départ prometteur. Nos luttes futures seront des batailles politiques, que nous livrerons en toute honnêteté, avec décence. L'esprit démocratique va succéder au climat négatif de la méfiance, de l'incompréhension et de la malveillance, afin qu'ensemble, nous bâtissions une société dans laquelle nos enfants et nos petits enfants connaîtront le parfum d'une paix véritable.» Une rencontre historique, tenue par «accident» aux Etats-Unis, a réuni six protestants d'Irlande du Nord proches des groupes paramilitaires pro-britannique, qui ont serré la main de la présidente irlandaise Mary Robinson. A l'issue de la rencontre, Mary Robinson a déclaré : «J'ai parlé d'un changement de conscience en Irlande, et cette rencontre en est probablement un signe...»




Home La révolution énergétique

Source : Frankfürter Rundschau, Süddeutsche Zeitung, Allemagne

«L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier.» (Partage international juin 1989)
 
Selon une étude récente de l'institut Worldwatch, une véritable «révolution est en passe de se produire dans le domaine de l'énergie». Avec l'utilisation croissante des nouvelles sources d'énergie, la consommation de charbon et de pétrole devrait décroître respectivement de 73 % et 20 % au cours des 25 prochaines années. Les chercheurs jugent en effet que les innovations les plus probantes du proche avenir comporteront notamment le véhicule électrique rechargeable chez soi, la production industrielle de masse de générateurs d'énergie solaire et éolienne, ainsi que l'inclusion de cellules solaires dans les panneaux utilisés sur les toitures. La capacité totale des turbines éoliennes des Etats du Texas, du Dakota du Nord et du Dakota du Sud, pourraient fournir suffisamment d'énergie pour tout le territoire américain. L'organisation écologiste estime que les perspectives d'avenir pour l'énergie atomique sont faibles ; aucune technologie n'est devenue aussi rapidement obsolète.




Home L'Indonésie à la recherche d'un remède contre la pollution

Source : The Christian service Monitor, E.-U.

Nombre de mégalopoles asiatiques se trouvent confrontées à de sérieuses difficultés en matière de qualité de l'air et d'approvisionnement en eau potable, en raison de l'expansion de l'industrie et de la population. Parmi les sept villes du monde dont l'air est le plus pollué, cinq se trouvent en Asie, dont Djakarta, la capitale indonésienne. Pendant la saison des pluies, les rues et même les habitations des bidonvilles de Djakarta sont quotidiennement inondées par des eaux d'égout charriant des ordures et des immondices. Dans un rapport sur l'environnement, datant du début de cette année, la Banque mondiale a estimé que la pollution de l'air et de l'eau à Djakarta provoquait chaque année la mort de 6 000 personnes et coûtait un milliard de dollars à l'économie du pays.
 
Les experts de l'environnement et de l'économie indiquent qu'en raison de l'essor tardif du développement économique de l'Indonésie, il serait possible de prendre des mesures correctives. Parmi celles-ci, un programme du gouvernement vise à réduire la pollution de l'air, en promulguant les transports en commun et l'utilisation du gaz naturel comprimé comme carburant. Une autre campagne réunit le gouvernement, l'industrie et des associations dans un effort national pour réduire la pollution industrielle dans 11 zones d'activité où les déchets sont rejetés dans 24 rivières. Djakarta met également un frein à l'allocation de concessions locales pour exploiter les forêts, et a commencé à faire des efforts pour défricher les terres déboisées.




Home La protection de l'environnement ; un objectif fondamental

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Dans ses dernières réformes constitutionnelles, le Parlement allemand, le Bundestag, considère la protection de l'environnement comme un objectif fondamental. L'égalité du droit de la femme fait également l'objet de nouveaux articles dans la Constitution, de même qu'une loi contre la discrimination envers les personnes handicapées.
 
Toujours en Allemagne, seize entreprises de haute technologie en collaboration avec Bund, une société pour la protection de l'environnement, ont lancé un appel en faveur de la modification du système fiscal. Elles demandent aux politiciens de tous les partis de soutenir l'éco-taxe, qui devrait réduire de manière significative l'émission de polluants et protéger les ressources naturelles.





Brève

Home Des exploitantes agricoles font preuve d'initiative

Source : IPS

En 1988, lassées de se battre avec le sol stérile de leur région, 20 femmes de Kirando, village situé à l'ouest de la Tanzanie, décidèrent de tirer partie des riches eaux du lac Tanganyika, le second lac du monde pour la profondeur. Ces femmes se regroupèrent en une association appelée « Jitegemee » (autosuffisance), et commencèrent à réparer des filets de pêche à plein temps. Après des débuts à 40 cents par filet réparé, elles demandent maintenant au minimum l'équivalent d'un dollar par filet, et la coopérative fait chaque jour un profit de 5 à 10 dollars. Tous les mois, après que chaque membre ait reçu sa part, le reste de la recette est versé sur un fond commun, ce qui a déjà permis à « Jitegemee » d'acheter un bateau de pêche, du matériel et des filets pour un montant équivalent à 200 dollars. Les femmes déclarent ne pas regretter cette nouvelle orientation de l'agriculture vers la réparation de filets. « Nous nous débrouillons très bien, affirme Nowella Nguluma, l'une des fondatrices. J'ai réussi à acheter des vêtements de meilleure qualité ainsi que de la nourriture pour mes cinq enfants et pour moi-même, et à faire réparer notre maison. » L'association compte maintenant 150 membres. Sa prochaine initiative sera une exploitation fruitière de deux hectares, permettant une amélioration sensible de l'alimentation de la communauté. En effet, sur les 900 000 habitants de la province, un quart est victime du scorbut, maladie provoquée par une alimentation insuffisante en fruits et en légumes contenant de la vitamine C.




Home Un éditorial du New York Times sur les anges

L'éditorial d'un récent numéro dominical du New York Times commente le regain d'intérêt pour les anges dans la culture populaire, ainsi que l'abondance des ouvrages édités récemment sur les apparitions angéliques. Le New York Times ne se prononce pas en faveur de l'éventuelle véracité de ces récits, mais ne les dénigre pas non plus. L'éditorialiste s'exprime ainsi : « Il semble que de nombreuses personnes croient encore qu'aux heures de difficultés... l'étranger mystérieux qui est venu à leur secours n'était pas un ami terrestre, mais un protecteur venu d'ailleurs. »

En ce qui concerne la popularité actuelle des anges, en tant que représentations et concepts, l'éditorialiste fait les réflexions suivantes : « Nous ne pouvons donner de réponse définitive. Cependant, nous pouvons faire des suppositions. Dans notre époque sectaire, où des individus sont assassinés pour leurs différences, les anges sont des êtres tolérants, bienfaiteurs, traditionnellement connus dans le christianisme, le judaïsme, l'islam, le zoroastrisme. Les bodhisattvas jouent le même rôle [...] dans le bouddhisme, tout comme les avatars dans l'hindouisme. Ce sont des modèles universels de grâce et d'innocence [...] un antidote précieux contre le malheur dans la plupart des cultures populaires. »

 

 





Regard sur le monde

Home Les réfugiés : un problème brûlant

par Patricia Pitchon

En cette époque de récession économique, un nouveau malaise touche nombre de pays : il est lié aux immigrants clandestins et aux réfugiés, et contribue à une montée du racisme et de la xénophobie. La volonté de limiter les mouvements des personnes déplacées par la guerre, par la famine, et par les catastrophes économiques et écologiques conduit à des réglementations toujours plus restrictives. Actuellement, les personnes fuyant leur pays en raison de persécutions raciales, religieuses ou politiques, peuvent trouver asile en Occident, mais beaucoup d'autres types de réfugiés se voient privés de cette possibilité par des restrictions qui s'opposent à nos idées sur les droits de l'homme.

Si le fossé entre les droits considérés comme normaux et la législation s'élargit trop, nous engendrerons un cynisme politique qui affaiblira non seulement le principe même des droits de l'homme, mais encore la relation entre les citoyens et les Etats.

Les restrictions à l'immigration

Voici trois exemples types reflétant les dures réalités auxquelles les organisations humanitaires sont confrontées :

Un jeune homme d'origine mixte serbo-croate refuse la conscription militaire en ex-Yougoslavie; il est choqué par la sauvagerie et l'intolérance ethnique qui ont été suscitées, et ne peut se résigner à tuer soit des Serbes soit des Croates Après maints dangers et maintes souffrances, il parvient à gagner la Grande-Bretagne mais il y découvre que, d'après la loi anglaise, on ne peut lui accorder le droit d'asile, pour un simple refus de la conscription. Le côté ironique de l'affaire est que les pays qui se disent parmi les plus civilisées, et les plus opposés aux idéologies extrémistes, n'offrent aucune protection dans de telles circonstances. Ce jeune homme devra prouver qu'il a été persécuté en tant que Serbo-Croate, ce qui ne correspond pas forcément à la réalité.

Un couple originaire d'un pays africain, sans cesse dévasté par des famines engendrées par la guerre, parvient à gagner un pays européen où un parent, dissident politique bien connu, bénéficie d'un statut de réfugié. Sa demande d'asile échoue parce que ce membre de leur famille n'est pas un «parent direct» selon les normes de la famille occidentale et que ce couple n'a pas été persécuté pour ses opinions politiques. Selon la législation occidentale actuelle, le fait de fuir la famine n'est pas une raison suffisante pour bénéficier du droit d'asile. Au lieu d'être reconnus pour leur courage et leur détermination à survivre, ils se retrouvent assimilés, non pas à des réfugiés, mais à des «migrants économiques», terme qui devient péjoratif. Se rendre à l'étranger en quête d'une vie meilleure n'est plus digne d'admiration, même si cela traduit l'écart existant entre famine et survie.

Ebranlés par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, des parents, dont le jeune fils souffre, depuis l'accident, de mystérieuses allergies et de troubles respiratoires, cherchent refuge dans une autre partie de l'ex-Union soviétique. Mais ils s'y heurtent à des dissensions grandissantes entre divers groupes ethniques et doivent décider de partir, malgré leur manque d'argent. Finalement, le père obtient un visa pour rendre visite à des amis aux Etats-Unis, tandis que la mère et l'enfant en obtiennent un pour rendre visite à un parent habitant les Pays-Bas. Si la mère et l'enfant demandent asile aux Pays-Bas, le mari ne pourra pas les rejoindre avant plusieurs années; si le mari demande asile aux Etats-Unis, la mère et l'enfant ne pourront ni le voir ni le rejoindre avant au moins deux ans, car à l'heure actuelle, les gouvernements de ces deux pays veulent que les familles en détresse se déplacent ensemble vers un même lieu d'accueil, comme si les catastrophes, les guerres, les faillites sociales et les rigueurs économiques ne faisaient pas partie de la vie des personnes démunies.

Dans le monde entier, d'innombrables familles sont séparées durant des années par la stupidité bureaucratique. Les réfugiés sont vulnérables à tous égards, ils souffrent de forte anxiété et sont confrontés à d'énormes défis pour s'adapter à des cultures, des langues et des valeurs différentes. La perte du soutien d'un membre essentiel de la famille, pendant de nombreuses années, affaiblit l'unité familiale et provoque des effets préjudiciables durables sur les enfants. La mise en place d'un processus accéléré de regroupement des familles ne dépasse pourtant pas les capacités de gouvernements occidentaux. Partout, la tendance de la législation actuelle tend à «décourager» l'émigration. Néanmoins les individus fuyant les catastrophes n'ont pas ces considérations en tête et sont généralement d'une ignorance absolue sur le maquis de la législation et des différents critères qui s'appliqueront à eux, selon leur lieu de destination.

Un rapport du haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCNUR), estimait le nombre des réfugiés dans le monde à 18 millions, au début de l'an dernier. Mais ce chiffre est incontestablement plus élevé si l'on tient compte des personnes déplacées.

Changer le processus de l'aide

On estime qu'au Cambodge, il pourrait y avoir davantage de mines enfouies que d'habitants. Cette situation a conduit l'HCNUR à préconiser une définition plus vaste des «personnes dans le besoin», ainsi qu'un mandat élargi pour les protéger.

On s'aperçoit également que l'assistance visant une catégorie restreinte d'individus peut entraîner des inégalités : dans de nombreuses régions, la réalité sur le terrain montre que des personnes déplacées intérieurement, des résidents locaux qui ne se sont jamais déplacés, mais qui ont souffert des mêmes causes que celles qui en ont chassé d'autres, des militaires démobilisés et sans le sou ainsi que leur famille, ont autant besoin d'aide que ceux définis actuellement comme «réfugiés». Il conviendrait donc de définir des programmes bénéficiant à l'ensemble de la communauté ; ils favoriseraient l'établissement des liens nécessaires entre les divers groupes d'individus et serviraient à reconstituer le tissu social.

D'autre part, les organisations humanitaires se voient attribuées des tâches énormes, et les ressources allouées par les gouvernements donateurs les plus riches, devraient être beaucoup plus importantes, si l'on veut que la stabilité du monde — objectif prioritaire des gouvernements occidentaux — ait quelque chance de survenir.

Dans un rapport incisif, l'organisation humanitaire Médecins sans frontières examine des cas où les Nations unies ont reçu un mandat, sans que la mise en œuvre et le financement ne soient prévus. Il est notamment fait état de politiciens promettant des sommes mirifiques, lors de diverses conférences, et à grand renfort de publicité, se soldant en pratique par une aide nettement insuffisante, distribuée au compte-goutte.

Dans le cas du Cambodge, des pays donateurs s'étaient engagés, lors de la conférence de Tokyo en juin 1992, à verser 810 millions de dollars pour la reconstruction du pays. Un an plus tard, seulement 2,3 % des fonds destinés à l'infrastructure et 13 % de ceux destinés aux projets concernant la santé ont été versés. L'Autorité transitoire des Nations unies au Cambodge a bien permis au peuple de voter — exploit significatif — mais en pratique, une partie du pays est toujours dominée par les Khmers rouges et le reste par les trois autres factions constituant le Conseil national suprême.

Les leçons du Soudan

Aucun pays d'Afrique ne présente un terrain d'expérimentation aussi douloureux en matière de volonté politique internationale et d'objectifs humanitaires que le Soudan. L'interminable guerre civile entre le Nord musulman et le Sud chrétien constitue un catalogue de cruautés et d'horreurs; le gouvernement nordiste n'est pas représentatif de la majorité des musulmans soudanais qui, traditionnellement, n'étaient ni intégristes ni fanatiques. L'appartenance à l'Islam des chefs militaires a conduit à la tentative d'imposer la loi de la charia à tout le Soudan, et par la suite à la révolte des populations du Sud. L'Armée de libération du peuple du Sud-Soudan s'est scindée en deux factions et durant les années 1992-1993, a été la principale cause de la mort de civils. La manipulation permanente de l'aide alimentaire (favorisant les combattants et oubliant les civils), dans tous les camps, a été tragiquement compliquée par le brutal retour forcé des personnes déplacées à l'intérieur du pays, qui avaient fui les combats dans le sud et s'étaient établis dans les faubourgs de la capitale Khartoum. Le gouvernement du Nord a rasé les maisons d'environ 700 000 personnes et les a forcées à s'établir dans des «villages de paix» éloignés de la ville, sans logements ni services. Le gouvernement a dupé les Nations unies au cours de négociations stériles, en faisant d'infimes concessions de-ci de-là.

Le gouvernement nordiste a également mené une guerre brutale contre les Nubas dans les montagnes du nord du Soudan. Ce sont des tribus non-musulmanes et non arabes, qui pratiquent les religions traditionnelles ou le christianisme. Près de 100 000 Nubas ont été rassemblés sous surveillance militaire, dans des camps où règnent la famine et la maladie. Le silence de la communauté internationale enhardit ceux qui n'ont aucun respect des droits de l'homme, à commettre d'autres atrocités.

Pourtant, les terribles famines engendrées par cette guerre avaient suscitées une réaction internationale couronnée de succès, illustrant l'utilité de la fermeté, de la coordination et des objectifs clairs. Ce fut «l'opération Lifeline» (ligne de vie) qui a permis initialement de fournir une assistance à travers les lignes, allant des zones occupées par le gouvernement jusqu'à celles contrôlées par les rebelles et vice-versa, le long de «couloirs de tranquillité» où toute action militaire était interdite. Cela avait été rendu possible grâce à une action coordonnée entre l'ONU et les organisations non-gouvernementales. Cette solution inédite et courageuse était venue à bout de la famine.

L'opération ligne de vie était, de l'avis de nombreuses organisations, un succès et les pourparlers de paix entre les camps opposés avaient conduit, à cette époque, à un cessez-le-feu permettant à la population de retourner cultiver ses champs, recommencer à élever du bétail et reprendre des activités commerciales. Ce renouveau économique avait apporté beaucoup plus que le programme d'assistance lui-même. Malheureusement les phases ultérieures de l'opération ligne de vie n'ont pas permis d'endiguer la famine qui a accompagné la reprise des combats.

Si notre monde n'est pas destiné à dégénérer en poches de prospérités isolées et fortifiées, entourées de vastes paysages de désolation (reflets planétaires de ce qui se passe d'ores et déjà dans certaines villes occidentales), alors il nous faut affronter résolument les fauteurs de guerre et entreprendre les tâches de sauvetage et de réadaptation.

 

[Références : Life, Death and Aid (Vie, mort et assistance), rapport de Médecins sans frontières, Routledge, 1993; The State of the World's Refugees (L'état des réfugiés dans le monde), UNHCR, Penguin, 1993; Geography and Refugees (La géographie et les réfugiés), ed. Richard Black et Vaughan Robinson, Belhaven Press, Londres et New York, 1993.]





Dossier

Home L'antahkarana (fin). L'antahkarana racial et de groupe

par Benjamin Creme

 L'article suivant est issu de conférences données par Benjamin Creme en 1993, lors des rencontres annuelles de méditation de transmission de San Francisco (E.-U.) et de Kerkrade (Pays-Bas), ainsi que des questions-réponses qui ont suivi.

 
Q. Pouvez-vous expliquer davantage le rapport entre l'antahkarana de groupe et l'antahkarana individuel ? Quelle relation y a-t-il entre l'aspect vertical de l'antahkarana, c'est-à-dire le lien entre l'âme et la personnalité, et l'aspect horizontal, c'est-à-dire les liens avec les différents aspects de la vie ? En quoi consiste cette relation ? Comment agit-elle ?
R. Plus vous êtes proche de l'âme, plus vous vous identifiez à elle. Plus l'âme intervient dans la vie d'un individu, plus les fils ou courants de conscience émanant du centre vers la périphérie sont nombreux. Ils se déploient dans toutes les directions.
Un disciple se reconnaît à sa maîtrise de l'environnement. Par environnement, je n'entends pas seulement l'air, l'eau et la terre, mais l'environnement général du disciple. Ce dernier démontre sa maîtrise de l'environnement par sa capacité à travailler correctement, à gagner sa vie, à s'occuper de sa famille, à élever ses enfants, à entretenir des relations correctes et harmonieuses avec autrui. Telles sont les caractéristiques du véritable disciple, qui maîtrise tous ces aspects de la vie, et principalement sa vie relationnelle ; ses relations avec son mari ou sa femme, ses enfants, ses amis, la société et le monde en général, et qu'il entretient de manière aussi juste que possible.
L'initié se reconnaît à l'étendue de son travail, à l'impact de sa conscience. Par initié, j'entends l'initié du 3e degré, car c'est le sens que les Maîtres donnent à ce mot. L'initié est celui qui possède non seulement la maîtrise de son environnement, mais qui a également un impact sur la vie de son époque. Le degré de conscience de cet initié se mesure à l'étendue de ses activités créatives et à la portée — occasionnellement pour le mal — de leur impact.
Ce sont là les courants ou fils de conscience émis par l'initié. Plus l'initié est imprégné de l'énergie et de la nature de l'âme, plus il devient lui-même l'âme, plus ces fils se déploient dans toutes les directions. L'impact d'une telle vie ne cesse de croître. C'est pourquoi les plus grandes figures de notre histoire sont toujours des initiés. Ils sont à l'origine de la forme-pensée, de la conscience d'une époque. Ce sont les grands penseurs, prédicateurs, enseignants, musiciens, artistes, philosophes, dirigeants, inventeurs, scientifiques — de grands êtres créateurs, infusés par l'âme.
Plus cette imprégnation par l'âme est grande, plus nombreux sont les courants ou fils qui sont émis vers le monde, et plus grand est l'impact magnétique de cette vie sur son époque. L'initié a la capacité de donner une grande portée à son travail et à sa vie, une portée mondiale même, comme c'est le cas d'Abraham Lincoln par exemple. Abraham Lincoln a personnifié la conscience de l'initié et l'a traduite en mots qui incarnaient les aspirations d'une nation — et d'une certaine façon celles des hommes du monde entier, qui ont subi l'influence de la conscience d'Abraham Lincoln — qu'ils aient entendu parler de lui ou non. C'est ce que j'entends par émettre des fils de conscience dans toutes les directions. L'activité d'un tel individu touche de plus en plus de gens. Des vies sont transformées au contact d'une telle personnalité ou de ses créations. C'est ce qui caractérise un initié. Voilà ce que j'entends par des liens horizontaux entre différents aspects de la vie.
 
Q. Le réseau mondial de communication, qui nous fait prendre conscience de l'existence d'autres personnes et de leurs problèmes, représente-t-il le début de la construction de l'antahkarana mondial ?
R. Oui. C'est l'extériorisation d'une prise de conscience intérieure. Ce système de communication réunit l'humanité de façon très réelle et fait partie de cette prise de conscience progressive. L'antahkarana n'est rien d'autre qu'un état de conscience, la conscience de l'interconnexion de toute vie, de tous les aspects de la vie, de tous les êtres en tant que parties d'un seul tout. Réunir l'humanité sur le plan physique est donc le rôle essentiel du réseau mondial de communication, et le reflet d'une réalité intérieure.
 

Lorsqu'elle y a été prête, l'humanité n'a jamais été privée d'informations, de connaissances, ni d'enseignements.
Partout où des groupes ou des individus ont été prêts à recevoir un enseignement, cet enseignement leur a été transmis.
Si cet enseignement n'est pas absorbé par certains groupes, c'est qu'ils n'y sont pas prêts
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Q. La venue des Maîtres dans le monde affectera-t-elle la construction de l'antahkarana de l'humanité ?
R. Evidement. Si l'antahkarana de l'humanité doit finalement être créé, il ne peut l'être que consciemment. Et ce processus ne peut devenir conscient que grâce à un enseignement. Celui-ci viendra des Maîtres et de leurs disciples. Cela ne signifie pas nécessairement que les Maîtres dévoileront tout sur l'antahkarana sur toutes les stations de radio, mais qu'un ensemble d'enseignements sera donné, qui suffira à ceux qui seront prêts à le recevoir — comme cela a toujours été le cas dans le passé. Cela ne changera rien, excepté que cet enseignement sera exotérique, et non plus ésotérique. Lorsqu'elle y a été prête, l'humanité n'a jamais été privée d'informations, de connaissances, ni d'enseignements. Partout où des groupes ou des individus ont été prêts à recevoir un enseignement, cet enseignement leur a été transmis. Si cet enseignement n'est pas absorbé par certains groupes, c'est qu'ils n'y sont pas prêts.
Combien de personnes, par exemple, lisent les livres d'Alice Bailey ? Très, très peu, par rapport à la population mondiale. Qui lit les enseignements de l'Agni Yoga ou les écrits de H. P. Blavatsky ? Une infime minorité. La grande majorité des gens n'y est pas prête. Vous ne pouvez absorber ce à quoi, en termes de conscience, vous n'êtes pas prêts. Ce qui se ressemble s'assemble. Lorsque la conscience est ouverte et perméable à la vérité, cette vérité est révélée. Cette vérité, bien sûr, est toujours relative.
Les gens s'imaginent que lorsqu'ils ont lu les enseignements d'Alice Bailey ils connaissent le fin mot du sujet. Ce n'est pas du tout le cas. Le Maître D.K., qui a transmis ces enseignements, affirme qu'ils serviront aux disciples de ce temps et à ceux qui s'incarneront au cours des prochaines années, et ce jusque vers la moitié du XXIe siècle. D'ici-là, tout ce qui semble actuellement si difficile et si ésotérique sera devenu beaucoup plus exotérique, grâce à la présence et au travail de la Hiérarchie des Maîtres dans le monde. Les gens connaîtront l'existence des Maîtres, et leurs disciples auront pour tâche de répandre l'enseignement pouvant être absorbé.
L'enseignement sur la nature de l'antahkarana, sur sa fonction, sur la manière de l'utiliser et de le créer, sera connu. Il sera transmis par étapes, à mesure que des groupes s'équiperont pour l'utiliser — le mot clé ici est «s'équiperont», «lorsque les groupes s'équiperont». La pratique de la méditation de transmission est un véritable cadeau, parce que ce groupe dispose d'une méthode, créée pour lui par les Maîtres, qui est en fait la méthode pour construire l'antahkarana. Le travail est fait pour vous.
Certains pensent : «J'aimerais qu'il nous donne un livret avec le mode d'emploi exact. Je veux acquérir cette maîtrise. Pourquoi ne nous donne-t-il pas un livre, ou du moins un livret?» Il y a plusieurs raisons pour lesquelles je ne fournis ni livre ni livret. La principale, est que les gens ne s'équipent pas eux-mêmes pour recevoir l'information. Dès que l'humanité se sera équipée pour recevoir cette information, celle-ci lui sera donnée. C'est toujours le cas. C'est une loi : la demande crée l'offre.
 
Q. Peut-être à cause du sens qui leur est généralement donné, certains termes, comme «racial», dans «une approche raciale de la Déité», et «blanche» comme dans «la Grande Fraternité blanche», pourraient provoquer un certain malaise. Pouvez-vous expliquer comment ces termes correspondent avec la notion d'humanité une ?
R. A mes yeux, tout cela est simplement ridicule — je m'excuse, mais c'est ainsi que cela m'apparaît. Quand je parle d'une «approche raciale de la Déité», je ne pense pas à une race en particulier, par exemple à la race asiatique, occidentale, blanche ou noire ; je n'emploie pas le mot «race» dans ce sens-là. Par race j'entends la race humaine, l'ensemble des hommes, quelle que soit leur couleur.
Allons-nous bannir les couleurs : le blanc, le rouge, le jaune, le bleu, le vert, le noir ? Allons-nous arrêter de parler de blanc ou de noir ? C'est ridicule. C'est amener la discordance raciale à un point de totale absurdité. Bien sûr qu'il existe une discordance raciale fondée sur la couleur et les préjugés, mais les préjugés sur la couleur, de même que les préjugés de toutes sortes, sont appelés à disparaître très bientôt. Ils disparaîtront dans la nouvelle conscience qui deviendra celle de l'humanité — c'est-à-dire par la découverte de notre véritable identité et du fait que nous sommes tous des Enfants de Dieu. Nous allons acquérir une conscience tout à fait nouvelle des rapports entre nous, et nous en viendrons à ne plus prêter aucune attention à la couleur. Il y aura encore des hommes blancs, des hommes noirs, des hommes à la peau jaune, rougeâtre ou brune, mais nous n'y attacherons plus aucune importance. Il n'y aura plus de préjugés concernant la couleur, ni même de préjugés sur les préjugés concernant la couleur. Le simple fait de parler de préjugés sur la couleur exprime un préjugé sur la couleur. Si vous ne voyez pas de différence, il n'y a pas de différence ; il n'y que diversité. Seule la diversité importe. Permettons à toute la diversité possible de s'épanouir dans le monde, mais sachons voir l'unité sous-jacente. C'est la voie vers la tolérance et vers une vie plus riche — et la fin de questions aussi stupides.
 
L'éducation
 
Q. Vous avez parlé d'une éducation dans le nouvel âge, fondée sur la science de l'antahkarana. Comment pouvons-nous y préparer maintenant les enfants ?
R. Il vous est absolument impossible de commencer à montrer aux enfants d'aujourd'hui comment construire l'antahkarana. Contentez-vous de les aimer et de leur permettre de vivre leur propre vie. Le temps viendra où l'on connaîtra leur degré d'évolution et leur structure de rayons. Par «enfants», nous n'entendons pas ici de très jeunes enfants, mais des adolescents et de jeunes adultes entre 15 et 28 ans. La construction de l'antahkarana est un processus mental conscient, ce qui implique que les enfants devront avoir atteint un certain âge avant de pouvoir même l'entreprendre. Quinze ans est l'âge minimum auquel on peut commencer à utiliser consciemment le mental pour construire l'antahkarana — des âmes plus avancées peuvent cependant faire exception à cette norme.
Les initiés commenceront d'abord par créer de nouveaux concepts éducatifs favorisant la construction de l'antahkarana. Cela prendra évidemment un certain temps.
 
Q. Comment, en tant que partie intégrante de l'éducation dans le nouvel âge, les rayons et le niveau d'évolution des jeunes gens seront-ils connus avec certitude, et qui leur enseignera la science de l'antahkarana ?
R. La réponse est que les Maîtres seront dans le monde, et qu'ils formeront leurs disciples à déterminer de façon certaine les structures personnelles de rayons. Les gens auront alors des enfants dans le but de fournir des véhicules à des âmes venant en incarnation ; la structure de rayons, le niveau d'évolution et la construction de l'antahkarana seront enseignés de manière scientifique.
 
Q. Voudriez-vous en dire davantage sur l'élaboration de la nouvelle civilisation ?
R. Elle sera le résultat de la transformation, dans l'humanité, du sens de qui nous sommes : le développement du sens de notre interdépendance et une répartition adéquate de l'énergie de Volonté — notamment de la Volonté de Bien, qui crée les justes relations humaines.
La prochaine avancée de l'humanité, prédestinée et planifiée, sera de créer une nouvelle civilisation, fondée sur de justes relations. Cela affectera tous les plans : le politique, les relations internationales, le social, le scientifique, le culturel, l'éducatif, etc. L'éducation des jeunes se poursuivra finalement de façon très systématique. La science de l'antahkarana deviendra partie intégrante de la nouvelle éducation, laquelle créera la culture dont est issue toute civilisation.
La culture ne se crée pas, comme une couronne, au sommet d'une civilisation. La culture se crée par le travail des disciples et des initiés présents dans le monde : c'est à partir de leurs idées et de leurs idéaux que se construit une civilisation. Les gens d'idées sont les initiés et les disciples du Royaume de Dieu, de la Hiérarchie. Ce sont eux qui accomplissent le travail initial de promouvoir les idées et les idéaux qui s'incarneront, descendront progressivement jusqu'au niveau des institutions éducatives, etc. ; c'est ainsi que se crée une nouvelle civilisation. Et cela peut se produire sur une période de temps relativement courte.
Si nous pouvions voir le développement scientifique, éducatif et religieux de l'âge qui vient, nous nous demanderions : «Comment est-il possible d'amener l'humanité actuelle à un tel niveau ?» Mais si vous y réfléchissez, nous acceptons aujourd'hui comme allant de soi des idées et des concepts qui auraient été inimaginables il y a 150 ans, qui n'auraient jamais effleuré l'esprit de personne, à l'exception des penseurs les plus avancés. Tout ce que nous savons, et ce dont nous discutons aujourd'hui est relativement récent ; ainsi en sera-t-il des concepts, des idées et des relations humaines, qui seront ceux du nouvel âge. Les 150 prochaines années verront se produire dans ces domaines des transformations qui ébranleraient l'imagination de quiconque aujourd'hui. Lorsque vous vous réincarnerez, vous trouverez un monde différent, non seulement sur le plan extérieur — politique et économique — mais sur le plan intérieur, l'humanité en étant à un point où une multitude de personnes travaillera consciemment à la création de l'antahkarana, ce pont entre la personnalité et l'âme. L'idée scientifique d'interconnexion sera si profondément ancrée grâce aux enseignements du Christ et des Maîtres, que la construction de l'antahkarana sera devenue l'idéal de chaque individu. Tous ces concepts, qui semblent actuellement si abstraits, seront profondément ancrés, sur le plan physique. L'arrivée de l'énergie du 7e rayon et la présence du Christ et des Maîtres rendront cela possible.
 
La méditation de transmission
 
Q. La création de l'antahkarana d'un groupe de Transmission dépend-elle de la simultanéité des périodes d'alignement des membres du groupe ? Ces derniers doivent-ils être alignés simultanément pour que l'antahkarana d'un groupe de transmission puisse être créé ?
R. Si l'antahkarana du groupe dépendait vraiment de cette simultanéité, il ne serait jamais construit ! Ce n'est pas quelque chose qui vient et s'en va, même si j'ai pu le laisser croire. Une fois que l'antahkarana est construit, il est construit. C'est un processus continu, une conscience croissante. Je sais qu'au début l'alignement ne se fait pas toujours. Durant une Transmission, les gens sont alignés en moyenne trois ou quatre minutes par heure. Le reste du temps se passe soit à somnoler, soit à ruminer. La conscience n'est fixée nulle part. Cela n'a rien à voir avec la méditation, encore moins avec la méditation de transmission. Mais même pour les trois ou quatre minutes où l'individu moyen est aligné, l'ensemble du processus est si puissant, si scientifique, qu'il est néanmoins extrêmement bénéfique. Mais la simultanéité n'est pas nécessaire, car elle est pratiquement impossible.
 
Q. L'alignement et l'antahkarana sont-ils une seule et même chose ?
R. Il ne peut y avoir construction de l'antahkarana sans alignement, mais il serait faux de dire que l'alignement et l'antahkarana sont une seule et même chose. L'antahkarana est plus que l'alignement, bien qu'il n'en soit pas différent. L'alignement entre le cerveau physique et l'âme est la première étape primordiale, pour construire l'antahkarana. Cette construction est impossible sans alignement. Lorsque l'alignement est maintenu, et l'est de façon naturelle et permanente, vous pouvez être certains que l'antahkarana est en place. Vous aurez alors accès à l'âme ; votre intuition fonctionnera.
 
Q. Pour construire l'antahkarana, est-il vraiment indispensable de fixer son attention entre les sourcils (au centre ajna), pendant la méditation de transmission ?
R. Si ce n'était pas le cas, croyez-vous que nous l'affirmerions ? On vous demande de focaliser votre attention entre les sourcils, et c'est ce qu'il faut faire. Le centre ajna est appelé à devenir le lieu de focalisation et de synthèse des énergies des chakras situés en dessous de lui. Il se reliera ensuite au chakra coronal, et enfin à celui de la gorge. C'est par ces trois chakras reliés que seront finalement reçues et distribuées les énergies provenant de la Monade, de l'âme et du corps éthérique, ce dernier agissant comme distributeur final de toutes ces énergies.
 
Q. Pourquoi est-il nécessaire de maintenir l'attention au chakra coronal lorsque vous êtes adombré par Maitreya ?
R. Parce que cela permet à Maitreya de nourrir spirituellement le groupe. L'énergie pénètre directement dans le lotus au sommet de la tête. Elle s'y maintient, puis est réfléchie vers le bas et émise vers le monde par les chakras du cœur et de la gorge. C'est ainsi que Maitreya distribue l'énergie. Celle-ci nourrit les pétales du chakra coronal — les pétales de la Connaissance, de l'Amour et les pétales intérieurs de la Volonté —, qui vibrent et accroissent leur activité à chaque adombrement. Parallèlement, Maitreya distribue l'énergie dans le monde, successivement par le centre ajna, le chakra de la gorge et celui du cœur (en quantités variables selon les individus). L'adombrement est donc à la fois un processus de nourrissement et une distribution scientifique d'énergie, comme c'est le cas pour toute méditation de transmission.
 
Q. Pourquoi, en dehors d'un adombrement, est-il dangereux de porter son attention sur le centre coronal ?
R. Ce n'est pas dangereux pour tous, mais ce l'est pour la plupart des gens. Comme je ne suis pas toujours présent pour indiquer pour qui c'est dangereux ou non, une règle générale a été donnée de maintenir l'attention au centre ajna.
 
Q. Les bénédictions que nous recevons (durant les Transmissions) nous transforment-elles, même si nous nous sommes endormis ?
R. Oui, les bénédictions transforment toute la personne. Elles proviennent du plan de l'âme et sont transmises aux âmes des individus — c'est ce en quoi consiste l'alignement, et c'est pourquoi vous devez rester alignés pendant la méditation de transmission. Le cerveau physique doit être aligné et relié directement et solidement à l'âme, sinon il y a absence de canal de communication.
De nombreuses personnes ruminent, même si elles ne dorment pas ; elles se trouvent dans une sorte d'engourdissement astral pendant une grande partie de la Transmission. C'est pourquoi la durée moyenne réelle de transmission est de trois minutes et demie par heure, et non de soixante. Si l'alignement était constant, la durée réelle de transmission serait de soixante minutes par heure. Il est par conséquent très important de maintenir cet alignement. La personne qui médite reçoit la bénédiction ; la personne est l'âme. Nous sommes des âmes, nous devons nous faire à cette idée — l'âme en incarnation est l'homme véritable. Notre personnalité, avec son triple corps, n'est qu'un simple mécanisme, un véhicule pour l'homme ou la femme véritable qu'est l'âme, et c'est l'âme qui reçoit la bénédiction. Cette bénédiction, bien sûr, agit sur les véhicules en stimulant la substance des corps physique, astral et mental, mais la véritable bénédiction est pour le Fils de Dieu en incarnation.
 
Q. Quelle différence y a-t-il entre l'adombrement de Maitreya pendant la méditation de transmission, le principe christique et la phase de la Transmission que vous annoncez par : «Voici le véritable Esprit du Christ» ?
R. Lorsque j'annonce : «Voici le véritable Esprit du Christ», c'est pour que vous sachiez que, dans la période qui suit, Maitreya va libérer ce que nous appelons le principe christique, l'énergie de la conscience même. C'est cette énergie qu'il personnifie. Nous l'appelons amour, et cette énergie s'écoule d'une façon très puissante durant cette phase. Elle s'écoule à d'autres moments durant la Transmission, peut-être même la plupart du temps, mais comme elle est associée à d'autres énergies, vous ne le reconnaissez pas. Pendant cette phase, Maitreya l'émet à l'état pur. C'est pourquoi, pour plusieurs, ce moment est le plus magique, le plus merveilleux de la Transmission. Ils ressentent cette merveilleuse énergie d'amour ; ils y baignent. C'est une énergie puissante, magnétique. Vous pouvez vous y baigner, la sentir vous envelopper ; vous flottez sur un océan d'amour — ce qu'elle est en réalité. C'est une merveilleuse expérience. C'est l'énergie de la conscience.
Le jour de Déclaration, cette énergie se répandra avec une puissance extraordinaire dans le cœur de chacun. Maitreya a annoncé : «Ce sera comme si j'étreignais le monde entier. Les gens le ressentiront même physiquement. C'est pourquoi nous disons que «l'amour fait tourner le monde».
C'est littéralement l'amour qui fait tourner le monde, parce que l'amour est l'énergie de l'évolution. Sans cette énergie, il n'y aurait pas d'évolution. Il n'y aurait pas de désir, d'aspiration, de volonté d'aller plus haut — vers quoi ? Pourquoi l'humanité sait-elle qu'elle évolue ? Pourquoi l'humanité aspire-t-elle à s'améliorer ? Pourquoi y aspirons-nous aussi ? Sûrement pas parce que l'Eglise nous le demande, mais parce que notre âme nous le demande, dès que nous parvenons à un certain degré de contact conscient avec elle.
 
Q. Pourriez-vous évoquer la question de la courtoisie, de la considération entre personnes engagées dans le même travail. Nous sommes toujours étonnés du peu d'égards manifestés par les individus entre eux.
R. Il y a deux sortes de considération : la considération envers soi-même et celle envers les autres. Nous excellons tous dans la considération envers nous-mêmes, et faisons continuellement preuve de considération envers nous-mêmes. Devant chaque événement, nous nous demandons comment il va nous affecter. Cette action m'apportera-t-elle du bien-être ou de l'inconfort ? Comment parvenir à satisfaire mes désirs ? Comment obtenir ceci sans qu'il en paraisse ? Comment être le premier ? Comment arriver en tête de la file ? Mais si je fais telle chose, cela va me fatiguer ; donc je ne vais pas m'ennuyer avec cela. J'aimerais bien aider cette personne, mais je n'en ai pas envie ; je vais donc l'ignorer pour aujourd'hui. Ce sont des exemples de considération envers soi-même, et c'est notre façon habituelle de réagir.
Le problème, pour l'humanité, est que le chemin de l'évolution passe par le sacrifice de soi. Les gens détestent entendre parler de se sacrifier, c'est pourquoi ils ne le font pas. Mais si nous ne nous sacrifions pas, nous n'évoluons pas — c'est aussi simple que cela. Tout le monde veut évoluer, mais personne ne veut se sacrifier pour y parvenir. Qu'y a-t-il à sacrifier ? L'inférieur pour le supérieur ; l'égoïsme, la personnalité, le principe du désir pour la conscience, l'altruisme — ou le pardon — de l'âme. Le sacrifice de soi et le pardon sont une seule et même chose ; en pardonnant, nous faisons le sacrifice de nous-mêmes. Il se produit alors une érosion progressive de l'idée que nous sommes le centre de l'univers. La considération envers nous-mêmes, présente constamment en chacun de nous, résulte du sentiment que nous sommes au centre le l'univers, que l'univers tourne autour de nous, et qu'il n'existe en réalité que pour nous pour que nous puissions en tirer ce que nous voulons, ce que nous pensons que nous devrions avoir — même si ce n'est que momentané. C'est une expérience commune à chacun de nous ; elle a pour nom égoïsme, égotisme, recherche de la première place.
La considération envers les autres consiste à prêter attention aux autres, à considérer ce qu'ils veulent et, ne tenant pas compte de notre propre point de vue, à prendre en considération leurs besoins, leur travail, leur temps et leur énergie. Nous cherchons tous à imposer nos propres désirs aux autres, sans manifester aucune considération, aucun respect pour leur temps et leur énergie. Le temps et l'énergie sont les deux principaux domaines où les gens cherchent à s'imposer les uns aux autres.
 
Q. [1] Quel sera, en quelques mots, le message de Maitreya qui, grâce à sa conscience parfaite, provoquera des guérisons et convaincra le monde que l'Amour s'exprime à travers le Christ ? [2] Pourrions-nous tenir ce même langage envers nous-mêmes et envers les gens qui nous entourent, maintenant, sans attendre la venue de Maitreya ?
R. [1] En quelques mots : partagez et sauvez le monde. Tel est le message primordial de Maitreya. Les guérisons qui se produiront le jour de Déclaration ne seront pas le résultat du message de Maitreya, mais de son énergie et de sa volonté. [2] Essayez.





Citation

Home Au Congrès américain

par Nelson Mandela

« Le monde est un théâtre et tous les hommes jouent dans la même pièce. Chacun d'entre nous ne devrait-il donc pas commencer à œuvrer afin que soit décrété d'intérêt national le véritable bonheur des autres, aussi loin dans le temps et dans l'espace qu'ils se trouvent ? »





Courrier des lecteurs

Home Des yeux pénétrants, magnifiques...

Cher Monsieur,

J'aimerais vous faire partager deux expériences que j'ai vécues il y a environ 10 à 12 ans. Elles sont restées gravées dans ma mémoire avec toute leur fraîcheur, comme quelque chose d'inoubliable.

La première est survenue un soir. Alors que je m'éveillais, j'aperçus sur le mur de ma chambre une croix dans un cercle de lumière blanche d'environ 60 cm de diamètre. L'image était fixe, claire et stable, et elle demeura sur le mur toute la nuit ; au matin, elle avait disparu.

La seconde expérience s'est produite à peu près à la même période. Mon mari et moi nous étions rendus au Guy's Hospital de Londres. De plus, cela faisait plusieurs mois que nous assistions à de nombreux phénomènes paranormaux dans notre maison.

Pour nous remonter le moral, nous avions décidé d'aller prendre un café à l'hôtel Hilton (ce qui n'est pas dans nos habitudes). Nous étions assis et parlions discrètement de tous ces événements inquiétants, quand je pris soudain conscience — ou plutôt je sentis — le regard de quelqu'un derrière nous.

J'étais assise dans un fauteuil à large dossier ajouré. Lorsque je me retournai pour regarder à travers le dossier, je vis un homme d'environ 30 à 33 ans, qui nous regardait fixement. Je ne pourrai jamais oublier ses yeux, malgré la distance (environ 5 mètres) ; ils étaient pénétrants, magnifiques, omniscients. Nous continuâmes à parler de nos problèmes à voix basse un court moment, tout en étant tous deux profondément conscients de cette présence derrière nous — bien que je ne l'aie pas signalée à mon mari. Son rayonnement était extraordinaire, et chaque fois que je me retournais vers lui, je constatais qu'il continuait à nous regarder avec bienveillance.

Puis nous décidâmes de partir et payâmes l'addition. Alors que nous passions près de lui, il nous demanda de bien vouloir nous asseoir un moment car il désirait nous parler, n'ayant pu, disait-il, s'empêcher de surprendre notre conversation, ce qui à cette distance nous paraissait impossible. Cependant, une force nous poussa à nous asseoir près de lui. J'avais l'impression de reconnaître ses yeux, empreints de compassion, d'amour et d'infinie connaissance. Il était de race blanche, vêtu d'un complet et s'exprimait en anglais d'une voix douce. Soudain, il nous parlait de notre vie, des phénomènes qui se produisaient dans notre maison, nous affirmant qu'ils étaient liés à notre fille, qu'il ne fallait pas en avoir peur — que c'était presque fini, mais qu'ils se reproduiraient si nous en étions effrayés.

Il nous parla environ 5 à 7 minutes, ne cessant de nous réconforter et nous encourageant à aller de l'avant sans crainte — avec un regard débordant d'amour et d'omniscience. Puis il nous dit qu'il devait partir. Lorsqu'il quitta la table, il me sembla qu'il devait mesurer environ 1,80 m. Nous nous regardâmes, mon mari et moi, sans voix — totalement stupéfaits que quelqu'un ait pu être au courant de tout cela.

Nous étions assis près de la porte, et pour sortir de l'immeuble il devait gravir de nombreuses marches. Immédiatement après qu'il eût quitté la pièce, je me levai pour aller le regarder partir. Il avait disparu.

Qui était-il, nous nous le sommes toujours demandé — un ange, un messager de Dieu dans l'une de nos heures les plus sombres ?

J. T., Near Rochester, Kent, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya, qui se trouve également à l'origine de la croix de lumière apparue sur le mur de la chambre.


Home Il suffisait d'accepter et d'aimer

Cher Monsieur,

Ceci s'est passé à Paris, au mois d'août de cette année. C'était un vendredi soir dans le métro; j'avais pris la ligne 4 à Odéon pour aller à la gare de l'Est. Je partais pour le week-end avec mon sac à dos et deux sacs de voyage, et ce ne fut pas évident de monter dans la rame à cette heure de grande affluence. J'eus toutefois la chance de trouver une place libre près de la porte et je déposai mes bagages. Un jeune homme, qui était assis juste à côté, m'aida à m'installer. Je ne vis pas son visage en m'asseyant, mais il y avait quelque chose dans sa voix, ou simplement quelque chose qui émanait de lui, qui me toucha profondément et me remplit de joie et d'amour. Je pensai — et c'était plus une affirmation qu'une simple pensée : «Puisse tous les rapports entre les hommes être comme celui-ci.» C'était une relation profondément humaine, n'exigeant rien de l'autre, ni acte, ni état d'être particulier. Il suffisait d'accepter et d'aimer.

Le jeune homme ne prononça pas un mot jusqu'au moment où, en descendant du métro, il tourna la tête vers moi en me regardant droit dans les yeux et dit : «Merci». Puis il disparut dans la foule.

Maintenant encore, en écrivant ceci, je reste profondément marquée par cette expérience et remplie de joie et de lumière. Pouvez-vous me dire si ce jeune homme était Maitreya ?

S. D., Paris, France

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le «jeune homme» du métro était bien Maitreya.


Home Il avait un beau visage, empreint de douceur...

Cher Monsieur,

J'étais endormie et je rêvais. Soudain le rêve devint «différent» et lucide.

J'étais sur un trottoir, lorsque je remarquai un homme grand et mince, entièrement vêtu de blanc, à la manière asiatique, qui traversait et retraversait la rue. Il marchait d'une façon très particulière, lentement et avec grâce. J'avais l'impression qu'il transportait des livres d'un endroit à un autre (bien que je n'en vis aucun). Je sentis qu'il était important que je voie son visage.

Quelques instants après, j'étais seule, parlant à ma petite fille, lorsque je sentis une présence derrière moi. Je me retournai et le même homme se tenait maintenant près de moi. Il avait un beau visage empreint de douceur, avec des yeux pénétrants. Il me sourit et déversa sur moi des vagues d'amour, de bonté, de douceur et d'humilité. Je lui rendis son sourire. Le rêve s'estompa et je m'éveillai avec un sentiment de paix totale. S'agissait-il de Maitreya ?

B. F., groupe de Transmission de Camberley, Surrey, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme du rêve était bien Maitreya.


Home Un sourire plein de tendresse

Cher monsieur,

En juillet 1993, il m'est arrivé quelque chose qui continue à m'intriguer, plus d'un an après. J'étais en train de déposer des exemplaires du journal l'Emergence dans les salles d'attente de l'hôpital de Martigues, lorsqu'à l'étage «maternité», je croisai un homme d'environ 35 ans à la peau mate, aux cheveux noirs coupés courts et aux yeux clairs. Il maintint ouvert un battant d'une double porte pour me permettre de passer. Je le remerciai, étonnée de sa présence en un tel lieu. Il n'avait rien dans les mains et faisait un peu touriste.

Peu après, je prenais l'ascenseur pour redescendre lorsqu'à l'étage en dessous, ce même homme y entra. Je remarquai alors qu'il était vêtu simplement d'une chemisette bleu clair à petites fleurs jaunes et d'un jean. Il était calme, le regard baissé, l'attitude pleine de retenue. Je pense que j'ai été troublée car je me mis à parler à une petite fille qui était dans l'ascenseur avec sa maman. L'homme regardait également l'enfant avec un sourire et beaucoup de tendresse.

Je déposai encore quelques exemplaires de l'Emergence dans le hall d'entrée et sortis de l'hôpital. Une Renault 5 blanche me dépassa lentement et je vis l'homme assis du côté passager, se pencher vers moi pour me sourire par la portière dont la vitre était baissée.

J'eus un sursaut qui m'arracha à mes rêveries. «Que me veut cet homme ? » me demandai-je. Je trouvais étrange cette insistance qu'il avait mise à me regarder. Mais un instant plus tard, j'eus le sentiment que c'était peut-être le Seigneur Maitreya ou quelque Maître venu m'encourager à distribuer l'Emergence, et je suivis des yeux la voiture blanche qui s'éloignait.

Je me sentais cependant trop petite et trop limitée pour en être digne, mais cette rencontre ne cesse de me revenir à l'esprit.

Pouvez-vous me dire qui était cet homme si doux et plein d'amour ?

M. P., Marseille, France

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était Maitreya.


Home Le cancer avait disparu

Cher Monsieur,

Fin juin, j'ai reçu un appel à l'aide. Le révérend J. Ananias me demandait de venir auprès de sa fille qu'il fallait opérer d'urgence : elle venait de recevoir le diagnostic final de trois mois de tests de dépistage du cancer, et tous les organes étaient atteints. On lui avait conseillé de transmettre ses dernières volontés, car ses chances de survie étaient quasiment nulles.

Etant donné la situation, je me rendis sans délai auprès d'elle — pour la soutenir, à défaut d'autre chose — et comme je m'occupe de six groupes de Transmission, tous les membres firent des prières et dirent des affirmations afin qu'elle guérisse ou reçoive de l'aide.

J'arrivai à temps à San Francisco pour l'assister après l'opération, et pendant cinq jours sont état fut vraiment critique. Elle était sous perfusion et n'acceptait de prendre que les comprimés préparés à partir de l'eau curative de Tlacote et de celle de Nordenau. Le dixième jour, elle rentrait chez elle. Elle était encore faible mais se sentait bien et ne souffrait plus. Le cancer avait disparu.

Tous mes remerciements et ma gratitude vont au Seigneur Maitreya pour les eaux curatives, et maintenant que je suis rentrée chez moi, j'attends patiemment la découverte de la source curative de Pietermaritzburg.

Mme C. B. I., Pinetown, Natal, Afrique du Sud






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