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Accueil > Revue Partage > année 1994

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 1994 - N° 75

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue
    • La naissance d'un nouvel âge par Vaclav Havel


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews




L'article du Maître

Home Les portes sont grandes ouvertes

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Beaucoup attendent aujourd’hui l’apparition de Maitreya, à qui ils prêtent les qualités de Dieu. S’il est indéniable que bien des attributs divins reposent avec grâce sur ses épaules, c’est pourtant le monde des hommes qui est au centre de ses préoccupations. En aucune manière le Grand Seigneur n’est séparé des fils des hommes. Lorsque viendra le temps où les hommes prendront conscience de cette réalité, ils se reconnaîtront eux-mêmes en tant que fils de Dieu.

Pour l’heure, les préparatifs de la manifestation au grand jour de Maitreya vont bon train. Autour de lui se rassemblent maintenant ceux qui auront pour mission de répandre en tous lieux son enseignement. Hommes illuminés, ils ont eux-mêmes acquis en tant qu’instructeurs la longue expérience nécessaire pour accomplir cette mission sacrée. Ces Grands Saints parcourront le monde, pour amener la lumière de la pensée de Maitreya à tous ceux qui cherchent la vérité. Bien d’autres les suivront, jusqu’à ce qu’une couronne de lumière entoure la Terre. Ainsi en sera-t-il. Ainsi le Grand Seigneur œuvre-t-il pour apporter la lumière de la raison et de l’amour à l’esprit et au cœur des hommes.

Un retournement de situation

Lentement mais sûrement, un retournement de situation se produit dans les affaires humaines. Progressivement et en nombre sans cesse croissant, les hommes prennent conscience des périls auxquels les expose leur manière de vivre actuelle et, saisissant la nécessité d’un changement, ils élisent des dirigeants déterminés à le mettre en œuvre. Quand Maitreya apparaîtra devant le monde, le nombre de ces dirigeants aura augmenté, et ils seront prêts à entreprendre leur mission régénératrice de sauvetage et de restauration de cette Terre.

La forteresse du dieu Argent

Chaque jour qui passe, nous approchons du moment où l’assaut final sera lancé contre la forteresse du dieu Argent. Déjà, ses bastions maléfiques commencent à s’effondrer, leurs garnisons sont en déroute, et leurs chefs ne se font plus d’illusions sur ce que l’avenir leur réserve. D’ici peu, ils tomberont face à la logique du Christ, et perdront à jamais leur emprise séculaire sur les hommes. Les systèmes économiques du monde s’en trouveront transformés. L’interdépendance de toute la communauté humaine remplacera la séparation et la cupidité. Les nouvelles énergies du Verseau, focalisées par Maitreya, produiront une nouvelle fusion des fils des hommes qui, ensemble, évolueront dans la fraternité.

Ainsi en sera-t-il. Ainsi la Lumière du Monde émettra-t-elle sa lumière, et cette illumination ravivera-t-elle l’étincelle de divinité que tous les hommes ont en leur cœur. Cette lumière sera à la disposition de tous. Chacun, à sa mesure, en recevra sa part. Que rien n’y fasse obstacle, que rien ne vous inhibe dans votre quête de cette lumière d’amour, de connaissance et de vérité. Puissiez-vous, avec une confiance croissante, prendre possession de votre héritage divin. Les portes sont grandes ouvertes.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Signes des temps

Home La croix de Riviera Beach

Source : Miami Herald, E.-U.

Une croix de lumière est apparue sur la fenêtre de la salle de bains, chez Ida Rollins, à Riviera Beach, en Floride. L'émotion est telle que les gens accourent en masse pour la voir — au point que la police de Riviera Beach a dû installer des barrières pour empêcher les voitures d'emprunter la rue.

Un présentateur de la radio a qualifié cet événement de « miracle de la 37e rue ». Malgré l'afflux des curieux autour de la maison, Ida Rollins pense qu'il s'agit là d'un signe de Dieu, d'un message d'espoir pour l'un des quartiers les plus pauvres de la ville.




Home La croix du comté d'Orange

Source : Orange County Register, E.-U.

Le 21 mai dernier à 3 h du matin, Maria Ortega, du comté d'Orange, en Californie du Sud, s'est éveillée d'un profond sommeil. Pensant entendre un bébé pleurer, elle se leva et parcourut la maison pour essayer de localiser la source des cris. Lorsqu'elle alluma dans la salle de bains, elle entendit un fort coup de vent. Alors, elle vit la croix sur la vitre, tomba à genoux et se mit à pleurer.
 
Depuis ce jour, la vie a complètement changé pour les 12 membres de la famille Ortega, qui vivent dans cette maison. Maria affirme qu'elle se sent plus spirituelle. Son fils George, âgé de 21 ans, a cessé de boire. Et il y a en permanence une file d'attente de visiteurs qui traversent la salle de séjour jusqu'à la salle de bains, pour regarder la croix.
 
Trois cents à 700 personnes affluent chaque jour. Une mère avec son bébé est venue frapper à leur porte à 4 h du matin. Margarito Ortega, le mari de Maria, a précisé que bien qu'il se sentait « un peu fatigué », il ne pouvait refuser à quiconque le droit de voir la croix. « Je pense qu'il s'agit là d'un message destiné à tous. Quelque chose va se produire, mais nous ignorons quoi », a déclaré David Ortega, un membre de la famille.





Tendances

Home Agriculture et communautés locales

Source : Christian Science Monitor, E.-U.

Aux Etats-Unis, la tendance est au rapprochement entre ceux qui produisent la nourriture et ceux qui la consomment. Le programme Agriculture et Communautés locales (CSA) permet aux habitants des zones urbaines de recevoir chaque semaine des produits frais à domicile, moyennant une cotisation reversée à des petits exploitants agricoles locaux. Ce dispositif permet d'éviter le recours traditionnel aux distributeurs, promoteurs et autres intermédiaires qui tirent profit de l'éloignement entre producteurs et consommateurs.

Les fermes CSA n'utilisent que des engrais naturels pour leur sol, à l'inverse des grandes exploitations dont les méthodes portent préjudice aux hommes et à la nature. Le programme assure aux agriculteurs un revenu stable sur toute l'année, au lieu d'avoir une seule rentrée d'argent après la récolte.

Pour satisfaire leurs clients, les agriculteurs diversifient leur production et parviennent ainsi à prospérer, même si certains essais s'avèrent infructueux. Le programme présente également l'intérêt de contribuer à ralentir le déclin des exploitations familiales qui ont longtemps constitué la base de la société rurale américaine. Il existe actuellement 400 fermes CSA aux Etats-Unis et au Canada. En l'an 2000, elles devraient être 10 000. 




Home Quand l'éthique l'emporte sur le profit

Source : Trouw, Pays Bas

«Le monde des affaires va se préoccuper de plus en plus des questions d'éthique. Agir avec moralité devient désormais plus important que gagner de l'argent.» C'est ce que prédit un «gourou hollandais de la prévision», Lidewij Edelkoorts, conseiller spécialisé en analyse sociétale consulté par les milieux d'affaires.
 
Selon L. Edelkoorts, les mots clés de la future décennie seront: «Honnêteté, simplicité et compassion.»




Home Les Sud-Africains retrouvent leurs terres

Source : IPS

Conformément aux engagements pris à l'issue des élections, un grand nombre de Sud-Africains s'apprêtent à réintégrer leurs terres ; des efforts sont actuellement entrepris pour les aider à retrouver leurs propriétés et leurs biens. Jusqu'à présent, l'agriculture à vocation commerciale était dominée par des fermiers blancs qui exploitaient de vastes domaines. La tâche gigantesque à laquelle le gouvernement doit maintenant faire face, consiste à diviser les terres en petites exploitations rentables pour permettre à des millions de Noirs d'y vivre.
 
Plusieurs organisations caritatives britanniques, dont Oxfam, financent des groupes locaux dont la mission sera d'apprendre aux Sud-Africains à travailler la terre et à gérer leur exploitation. Le projet inclut l'octroi de crédits, l'assistance financière pour les formalités administratives, la mise en place d'activités générant des revenus, ainsi que des séminaires d'aide à la création d'organisations locales. Il s'agit aussi d'enseigner aux futurs agriculteurs le droit foncier et la législation du travail. Des ingénieurs bénévoles ont été envoyés dans les cités pour enseigner la manière de construire des logements à faible coût, des sanitaires et des installations pour la fourniture d'eau.
 
Dans le même temps, l'administration britannique chargée de l'aide au développement va consacrer 150 millions de dollars en faveur de l'enseignement primaire et universitaire. Elle va également chercher à accroître la capacité des services publics et souhaite investir dans de petites entreprises.




Home Les Etats-Unis payent leur dette envers l'ONU

Source : New York Times, E.-U.

Le Congrès américain a approuvé le versement de 1,2 milliard de dollars au profit des opérations de maintien de la paix par les Nations unies. Cette somme couvrira la dette des Etats-Unis envers l'ONU, soit 950 millions de dollars. Le Congrès a également décidé le financement total de la contribution américaine (soit 287,3 M. $) au budget de fonctionnement de l'ONU pour l'année 1994. Ces décisions sont considérées comme une victoire pour le président Clinton, alors que le déficit budgétaire américain est devenu un enjeu politique majeur. Elles sont d'autant plus appréciables que les Nations unies sont à cours de fonds.




Home Sommet latino-américain

Source : Los Angeles Times, E.-U.

Après le récent Sommet ibéro-américain qui s'est déroulé à Cartagène, en Colombie, le rêve de Simon Bolivar sur l'unité de l'Amérique Latine semble plus réalisable que jamais. La déclaration finale, signée par l'ensemble des 21 participants, fait ressortir la nécessité de «stimuler les processus d'intégration régionale par des accords de libre-échange et de complémentarité économique».
 
Selon le président chilien Eduardo Frei, l'Amérique Latine ressent le besoin d'une unité économique, à mesure que l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie de l'Est s'unissent en de puissants blocs commerciaux.
 
Le seul restant à l'écart de ces initiatives semble être Fidel Castro qui, bien qu'ayant assisté au sommet et ayant signé la déclaration, a persisté dans son refus d'introduire des réformes démocratiques et économiques à Cuba.




Home Accord entre la Chine et Taïwan

Source : New York Times, E.-U.

Taïwan et la Chine, deux anciens rivaux, ont signé un accord en vue de mettre fin à la multiplication des détournements d'avions ces derniers temps en Chine populaire. Cet accord est considéré comme une avancée réelle dans le rapprochement entre les deux pays, car il représente le premier pas vers une plus grande coopération entre deux gouvernements qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques officielles.
 
La Chine a pour sa part fait une concession majeure en reconnaissant à Taïwan l'autorité pour déterminer quels pirates de l'air seraient extradés vers la Chine. De même, la Chine reconnaît à Taïwan le droit de contrôler les activités de pêche dans le détroit de Taïwan.
 
Les deux camps se sont engagés à «communiquer plus intensément», afin de «supprimer les malentendus, atténuer les différences et nourrir la confiance mutuelle.»





Les priorités de Maitreya

Home Une idée dont l'heure est venue

Interview de Joan Holmes par Carl Herman

Joan Holmes est présidente du Projet contre la Faim, organisation internationale à but non lucratif engagée dans un programme de lutte contre la faim dans le monde. Mme Holmes dirige le Projet contre la Faim, depuis sa création, en 1977. Elle est le principal auteur de l'ouvrage de référence : «Faire cesser la faim : une idée dont l'heure est venue» Elle a vécu en Inde où elle dirigea la création du Projet contre la Faim, et elle a pris la tête de nombreuses délégations en Afrique, au Bangladesh et en Amérique Centrale.
 
 
Partage International : En quoi a consisté la tâche du Projet contre la Faim en 1977 ?
Joan Holmes : En 1977, la communauté internationale était passablement inconsciente des problèmes de la faim dans le monde et ne s'était pas engagée à y mettre un terme. La première étape du Projet consista à rendre les gens conscients, à les sensibiliser, à les informer, à les éduquer, à les engager. Nos efforts prirent diverses formes. Nous avons organisé, dans onze pays et dans neuf langues, un programme d'informations de quatre heures, et nous avons expliqué aux gens que le problème de la faim pouvait cesser, que la communauté internationale disposait de tous les moyens pour y mettre fin, à condition d'en avoir la volonté.
 
PI. Le but du Projet contre la Faim fut d'atteindre dans chaque pays un taux de mortalité infantile inférieur à 50 (le taux de mortalité infantile est le nombre d'enfants pour mille nés vivants qui meurent avant leur premier anniversaire). En 1977, le taux de mortalité infantile était de 102. Actuellement, il est de 70.
JH. Au début, j'ai contacté les Nations unies et leur ai demandé combien de personnes souffraient de la faim. Cela n'était pas très clair, ni dans leur pensée, ni dans leurs dossiers et il fallut longtemps pour élaborer le moyen de mesurer cette faim.
 
PI. Que reste-t-il encore à faire ?
JH. Pendant de nombreuses années, nous avons dit que nous étions dans l'ère des promesses et avons travaillé, avec des communautés du monde entier, à développer l'engagement à faire cesser la faim. Nous disons maintenant que nous sommes dans l'ère des réalisations, et des objectifs ambitieux ont été clairement énoncés au Sommet mondial de l'enfance en 1990.
Un consensus international existe maintenant à propos de certains éléments essentiels. Il est nécessaire de donner aux individus le pouvoir d'en finir avec leur propre faim ; ils doivent être les auteurs et non les objets du développement ; les femmes doivent en être l'élément primordial. En tant que communauté internationale, une harmonie, une authenticité et une intégrité doivent exister entre nos paroles et nos actes. Nous ne pouvons pas parler de la disparition de la faim dans le monde et avoir des stratégies et des actions qui ne sont pas en harmonie avec cet objectif. On peut regretter que la Banque mondiale n'ait pas de stratégie compatible avec cette nouvelle réflexion.
Selon l'ancien paradigme, le développement était «imposé aux populations». Cela se concrétisait par de grands barrages et des usines inutilisées. Les aides sont encore distribuées de cette manière, même si les opinions ont changé. Le monde a besoin de rattraper le temps perdu et d'accorder ses actions à ce que nous savons être efficace.
 
PI. Les officiels de la Banque mondiale ont-ils rattrapé leur retard ?
JH. Au sein de la Banque mondiale, quelques personnes forment un noyau dur voyant clairement les actions à entreprendre, et sont assez puissantes pour commencer le travail de transformation de la Banque.
Voici une anecdote qui en dit long sur le chemin à faire pour convaincre les autorités mondiales de l'importance du problème de la faim dans le monde. Lorsque les officiels du gouvernement américain ont été sollicités pour rechercher des solutions à l'éradication de la faim dans leur propre pays, certaines personnalités se sont montrées très ouvertes au problème, et d'autres pas du tout. Un membre du Congrès, Tony Hall, président du «House Select Commitee on Hunger» (Comité contre la faim), fit une grève de la faim pendant 23 jours, lorsque le financement du comité fut réduit. Il reçut de nombreux conseils disant que cela allait mettre fin à sa carrière politique et qu'il passerait plus pour un excentrique que pour un homme courageux. Tony déclara : «La raison pour laquelle je suis à Washington est de faire connaître mon engagement à mettre un terme à la faim.» Il était prêt à sacrifier sa carrière. Je trouve cela impressionnant. Il parait évident qu'il y a des gens formidablement motivés au sein du gouvernement américain, mais dans sa majorité, la classe politique des Etats-Unis, estime que le problème de la faim ne mérite pas encore de figurer à son ordre du jour.





Faits et prévisions

Home Nouveaux progrès au Moyen Orient : Ils vivront comme frères et sœurs

Source : New York Times, E.-U.

«Un scénario de paix fera suite au conflit du Golfe. Même Israël fera la paix, car son droit à l'existence sera reconnu par ses voisins arabes. Ils vivront comme frères et sœurs et les Palestiniens auront leur propre pays (un collaborateur de Maitreya, Partage International, mars 1991)

 

Malgré de réels progrès sur la voie de la normalisation des rapports entre Israël et les pays arabes, seule l'Egypte a officialisé jusqu'ici ses relations avec l'Etat hébreu. Toutefois, après de nombreuses années de négociations officieuses, le Maroc vient à son tour de franchir la première étape sur cette voie. Des bureaux de liaison à vocation économique et culturelle vont être ouverts à Tel Aviv et à Rabat. Un accord similaire pourrait également aboutir prochainement avec la Tunisie.

Autre signe encourageant, l'Arabie Saoudite et cinq autres Etats du Golfe Persique ont annoncé une levée partielle de l'embargo sur Israël, en vigueur depuis 46 ans. Ces pays se sont par ailleurs engagés à inciter l'ensemble des nations arabes à lever les restrictions au commerce avec l'Etat juif. Les six pays membres du Conseil de coopération du Golfe vont officiellement cesser de mettre à l'index les entreprises internationales qui commercent avec Israël. De même, ils devraient prendre d'autres mesures positives pour assouplir, en particulier, les restrictions aux transports.




Home Accord sur le désarmement

Source : New York Times, E.-U.

«Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle.» (Partage international juin 1989)
 
 
Le président Clinton et Boris Eltsine sont convenus d'accélérer la mise en œuvre du plan Start 2 qui prévoyait initialement la réduction de l'arsenal nucléaire des deux puissances à quelque 3 000 à 3 500 ogives pour l'an 2003. Les deux pays ont maintenant décidé d'atteindre cet objectif dès la ratification de l'accord. D'autres accords ont été signés afin d'entériner la volonté des deux nations d'accroître la coopération dans les domaines de l'économie et de la sécurité. B. Eltsine a déclaré que cet accord avait été conclu «pour la paix, l'humanité, le genre humain et la planète entière».




Home Un plan Marshall pour l'environnement

«L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier.» (Partage international juin 1989)
 
 
La Fondation berlinoise pour la Nature réclame la mise en place d'un «plan Marshall pour l'environnement». L'organisation écologiste allemande affirme que chaque jour: 100 000 hommes meurent de faim, 100 espèces animales et végétales disparaissent, 55 000 hectares de forêt tropicale sont détruits et les déserts progressent de 20 000 hectares.
 
Afin de restaurer et protéger l'environnement, la fondation préconise, entre autre, une réforme de la fiscalité écologique, la réduction de la consommation d'énergie, la limitation des émissions de dioxyde de carbone, la poursuite de programmes de recherche sur l'utilisation de l'énergie solaire, éolienne et marémotrice, le soutien au développement d'une économie de recyclage, la sauvegarde des forêts tropicales, ainsi que la stabilisation du niveau de la population mondiale.
 
Elle lance également une pétition afin d'attirer l'attention du public sur ces questions, alors que les protagonistes du Sommet de Rio doivent se réunir de nouveau en Allemagne en 1995.
 
La fondation espère ainsi rallier la classe politique à cette cause et obtenir la coopération des Nations unies. Pour plus d'informations : Berlin Nature Foundation/Stiftung Naturschutz-Berlin, Geschaftsstelle Marshallplan, Potsdamer Strasse 68, 10785 Berlin, Allemagne. Tél. 030-2626001 ou 2626002. Fax : 030-2615277.




Home Nouveaux développements en Irlande du Nord

Source : New York Newsday, E.-U.

«Le gouvernement britannique va prochainement examiner la possibilité de retirer ses troupes d'Irlande du Nord. Une nouvelle ère va s'instaurer en Irlande du Nord où la population, désormais, pourra elle-même décider de son propre sort et prendre en charge sa destinée.» (Partage international déc. 1989)
 
«En Irlande du Nord, les problèmes seront résolus à l'échelon local et, sous une certaine forme, un parlement local sera mis en place. L'armée britannique se retirera d'Irlande du Nord.» (Partage international oct. 1988)
 
 
La Grande-Bretagne vient de conclure une série de mesures en faveur de la paix, en levant l'interdiction de diffusion sur les ondes britanniques des émissions de l'IRA. En outre, elle a réaffirmé à la majorité protestante d'Irlande du Nord que toute proposition de gouvernement autonome serait soumise à référendum. Le premier ministre britannique, John Major, a également annoncé la réouverture de dix routes fermées à la circulation depuis 20 ans, le long de la frontière sud ouest de l'Irlande du Nord. Ces mesures ont été positivement accueillies tant par le Sinn Fein, la branche politique de l'IRA, que par les dirigeants de l'aile radicale de la majorité protestante.





Brève

Home Une secte de Malaisie attend un « Messie musulman »

Source : Volkskrant, Pays-Bas

Le Conseil national Fatwah de Malaisie a fait interdire une secte mystique soufi, Al Arqam, qui croit à l'émergence prochaine d'un Messie. Le chef de la secte, Ashaari Muhammad, est accusé de se comporter comme un prophète et d'assurer avoir eu des conversations avec le prophète Mahomet. Cette secte aurait plusieurs centaines de milliers de fidèles.





Dossier

Home L'antahkarana (suite)

par Benjamin Creme

L'article suivant est issu de conférences données par Benjamin Creme en 1993, lors des rencontres annuelles de méditation de transmission de San Francisco (E.-U.) et de Kerkrade (Pays-Bas), ainsi que des questions-réponses qui ont suivi.
 
 
Q. Pour moi, la science du service est un concept nouveau. Pourriez-vous nous en parler davantage ?
R. Le service est la conséquence nécessaire et inévitable du contact avec l'âme : dès que vous entrez en contact avec l'âme, vous désirez servir. La science du service vous montre la façon la meilleure, la plus efficace et la plus objective de servir ; c'est la connaissance, tenant compte de votre degré d'évolution et de votre structure de rayons, de la meilleure façon pour vous de servir. Celle-ci correspond habituellement à votre ligne de moindre résistance, mais votre ligne de résistance maximum peut occasionnellement être délibérément choisie pour une existence donnée.
            Les Maîtres seront ouvertement parmi nous et formeront leurs disciples à cette science. Partout dans le monde, les gens iront à l'école et à l'université et les programmes éducatifs seront totalement transformés. En effet, les systèmes pédagogiques actuels sont non seulement rudimentaires, mais franchement mauvais ; ils enseignent des relations fausses, en apprenant aux gens à être des citoyens de telle ou telle nation, et à être intolérants à l'égard des autres nations. L'une des premières nécessités pédagogiques est d'enseigner aux enfants à se considérer comme faisant partie d'un tout, d'une vaste espèce humaine composée de différentes nations, couleurs, origines, religions, mais possédant toutes la même Divinité, et progressant toutes le long du même sentier de retour à la Source.
 
Q. Pouvez-vous expliquer comment l'activité de service accélère la construction de l'antahkarana ? Et comment l'aspiration et la visualisation peuvent accélérer cette construction ?
R. Cela relève de la science de l'antahkarana. L'aspiration devient quelque chose d'extrêmement puissant ; et la visualisation finalise la construction de l'antahkarana ; mais ces deux éléments ne constituent qu'une partie de la technique. Le service, comme je l'ai déjà dit, est la conséquence du contact avec l'âme, et constitue l'une des trois sciences des temps à venir.
            Ce qui se produira effectivement, c'est que l'humanité découvrira qu'elle est une âme, que nous sommes véritablement des âmes en incarnation. Jésus a enseigné cela, mais personne ne s'en souvient. Même les chrétiens n'y pensent pas, sauf lorsqu'ils disent qu'«à la mort, vous rencontrez votre âme». Personne ne songe que l'âme peut véritablement prendre forme sur le plan physique. Ce sera la nouvelle expérience de l'humanité, et chacun réalisera finalement que nous sommes tous des âmes.
            La loi de l'incarnation, la loi de la renaissance, sera enseignée de manière scientifique, et tout le monde l'acceptera, tout comme aujourd'hui nous acceptons toutes sortes de choses que nous n'aurions pas acceptées il y a 200 ans. Cela étant, le service, en tant qu'activité de l'âme, est un reflet évident de cette activité de l'âme, et il fera finalement parti du mécanisme de la vie. Ce que nous accomplirons sera considéré comme devant l'être en tant que service, et non comme une démonstration intéressée de la personnalité. C'est là qu'apparaît la différence entre les façons intérieure et extérieure de considérer les choses.
 
Q. La connaissance de notre structure de rayons et de notre niveau d'évolution peut-elle nous aider à découvrir notre champ de service ?
R. Oui, certainement ; si vous connaissez votre structure de rayons, vous aurez une idée de votre propre cercle infranchissable, de vos propres limites, dans le domaine du service. Vous saurez que si vous n'avez pas certains rayons dans votre structure de rayons, il est peu probable que les qualités propres à ces rayons fassent partie de votre équipement actuel. Cela ne signifie pas que vous ne les ayez pas déjà eues dans des vies antérieures, l'âme faisant plusieurs fois l'expérience de tous les rayons au cours des diverses incarnations. Mais il est inévitable que, tandis que vous intégrez les qualités propres à vos rayons actuels, qualités que vous devez travailler dans cette incarnation, les autres tendent à s'estomper.
            Les rayons principaux sont ceux dont l'âme espère voir la lumière filtrer au cours de cette vie particulière. Cela signifie que les vertus d'un rayon doivent transparaître et devenir apparentes, et refléter la nature du rayon de l'âme, quel que soit ce rayon. Le rayon de la personnalité est soumis à l'influence du rayon du corps physique, à la façon dont fonctionne le cerveau, et à celle de la nature astrale ; plus une personne est polarisée astralement, plus cela est vrai. Plus la polarisation est mentale, plus la personnalité est soumise à l'influence du rayon du corps mental ; et plus la polarisation est spirituelle, plus la personnalité est soumise à l'influence non seulement de ces trois aspects, mais aussi à celle de la qualité particulière de l'âme.
            C'est en définitive la qualité de l'âme qui devient la caractéristique dominante de la personnalité, qui conserve cependant son propre rayon. Le rayon de l'âme n'annule pas le rayon de la personnalité, mais en modifie l'expression.
            Si vous avez une personnalité ou un mental de rayon 1, 3 ou 7, vous aurez des facilités dans les domaines de la politique, de l'économie et de l'administration. Si vous vous situez sur la ligne 2-4-6, vous serez fort probablement beaucoup plus utile dans d'autres domaines. Chaque rayon possède son propre type de service, et tous les rayons doivent servir. On peut dire qu'il existe sept manières différentes de servir le monde, bien qu'elles interagissent entre elles et se recouvrent.
            La connaissance des rayons est très importante pour déterminer où et comment vous devriez servir. Ce groupe est spécifiquement lié au travail concernant la réapparition du Christ et l'extériorisation de la Hiérarchie, et y est attiré. Peu importe votre structure de rayons, ce travail, consistant à utiliser l'information sur la réapparition et l'émergence graduelle des Maîtres sur le plan physique dense, et à la répandre, peut être le vôtre. Telle est la tâche de tous les membres de tous ces groupes dans le monde entier. Peu importe à quelles autres activités ils peuvent être associés ou intéressés, c'est là leur tâche principale et le motif même de leur incarnation. Ils sont actuellement en incarnation et gravitent autour de ce message et de ces idées, parce qu'ils ont et avaient à le faire.
 
Q. Où le fil de la créativité se trouve-t-il ancré dans le corps humain ? Est-ce au centre ajna ?
R. Non, il est ancré à la gorge ; le chakra relié au fil de la créativité est celui de la gorge. Vous découvrirez finalement qu'il existe une technique ou un procédé permettant de relier le chakra double de la tête (le chakra de la tête est constitué du centre ajna et du centre coronal reliés entre eux), le chakra de la gorge et le chakra du cœur. Ces trois centres forment un triangle à l'intérieur duquel se déroule l'activité du disciple développé. C'est par cette activité que commence à se construire le lien avec l'âme, la première partie du pont de l'antahkarana, constituée de matière mentale. Cela s'accomplit par un processus de visualisation consciente, par une activité mentale consciente, vigilante, et par l'utilisation de l'imagination créatrice. La seconde partie de l'antahkarana, le lien avec la Monade ou étincelle divine de Dieu, constitué de lumière, est créé par l'âme elle-même, l'individu étant alors totalement imprégné par l'âme.
            C'est à la quatrième initiation que l'individu devient complètement imprégné par l'âme. Les trois quarts de son corps sont alors constitués de lumière. Les cellules irradient une énergie qui n'est désormais plus atomique, mais subatomique. L'individu est alors prêt pour la cinquième initiation, qui aura lieu en temps voulu, lorsque l'ensemble du processus sera achevé. Ayant servi pendant des milliers d'incarnations comme Divin Intermédiaire entre la Monade et l'individu incarné, l'âme n'est plus nécessaire en tant qu'entité séparée. Elle était nécessaire pour transmettre à un niveau inférieur les qualités de la Monade : la volonté spirituelle, l'amour-sagesse ou Bouddhi, et l'intelligence spirituelle ou manas (manas signifiant littéralement «mental»). Le niveau manasique, le niveau le plus bas, le plus proche du plan physique, est le premier touché. Le niveau suivant est la Bouddhi, ou aspect amour-sagesse.
            Le chakra du sommet de la tête comporte trois groupes de pétales disposés les uns dans les autres. Les pétales extérieurs, les pétales de la connaissance, sont les premiers à s'ouvrir, libérant ainsi l'énergie de manas. S'ouvrent ensuite les pétales de l'amour-sagesse, libérant l'énergie de la Bouddhi. Finalement, la Volonté ou le Dessein, l'Atma, est libéré des pétales les plus internes, pour galvaniser et diriger la vie du disciple.
 
Q. Où l'aspect Volonté de la Monade se reflète-t-il à un niveau inférieur ?
R. Il se manifeste par le 6e rayon. Le principe du désir est l'aspect Volonté exprimé à son niveau le plus bas. L'aspect supérieur est l'aspect Vie, et à ce niveau, c'est l'aspect Volonté, Dessein. A un niveau inférieur, dans son aspect négatif, il est tout simplement désir : le principe du désir de la vie dans la forme.
            Il est dans la nature même de la forme de désirer. Ce n'est pas la volonté qui désire. La volonté exprime le dessein, tandis que le principe du désir veut ceci, désire cela. Il répond à l'attrait de la possession. C'est l'attrait de la possession qui maintient les gens dans l'ignorance, esclaves de ce qu'ils possèdent. Aucun progrès ne peut être accompli tant que ce principe domine.
            Progressivement, tout au long des vies, avec leurs peines et leurs souffrances, ce principe de désir égoïste se transforme en service. Ce qui est désiré pour le moi séparé se modifie sous l'influence de l'âme, qui est total désintéressement. L'âme ne connaît que le service altruiste, impersonnel. Progressivement, cette qualité imprègne l'individu, qui ne se trouvera plus dominé par le principe du désir. Celui-ci s'émousse graduellement et se transforme en aspiration : tout d'abord en aspiration émotionnelle, puis graduellement, en juste méditation, en juste service, par la construction de l'antahkarana, et le contact et la fusion subséquente avec l'âme.
            La méditation constitue un début. Elle crée le lien, commence à relier l'individu et l'âme. C'est par ce premier lien vers l'unité que se produit la fusion de l'individu avec l'âme. Quant à l'aspiration, elle se change en volonté indomptable, la volonté du but connu, qui domine alors la vie. Lorsque chez un individu les pétales de la volonté s'ouvrent (les trois pétales intérieurs dans le « cœur du lotus»), et que le «joyau» est révélé, le dessein de la Monade exprimé par cet individu maintenant complètement imprégné par son âme peut alors se manifester. La vie dès lors vécue est celle des grands initiés, totalement dirigée par la volonté et le dessein. Telle est la destinée de tous.
 
Q. Quel est le lien entre l'antahkarana et la continuité de conscience ?
R. L'existence de la continuité de conscience dépend de la création de l'antahkarana. Sans antahkarana, il ne peut y avoir continuité de conscience. La continuité de conscience existe lorsqu'il n'y a pas d'interruption de conscience entre l'éveil et le sommeil, et entre le sommeil et le retour à l'état d'éveil. Lorsqu'une personne, une entité pensante et consciente, s'endort en conservant cet état de conscience et en ramenant au plan physique ce qu'elle a vécu dans son sommeil, on parle alors de continuité de conscience.
            Il en existe un aspect plus élevé, plus développé : la continuité de conscience entre une vie et la suivante ; vous mourez alors en toute conscience. Hors de votre corps, vous demeurez totalement conscient de ce que et de qui vous êtes, de ce que vous avez fait, et de votre but. Vous vous réincarnez avec la pleine conscience d'avoir déjà vécu auparavant et de ce que vous avez fait. Une telle continuité de conscience est beaucoup plus rare que celle pouvant exister entre l'éveil et le sommeil, mais sera finalement développée par la construction de l'antahkarana : ainsi n'y aura-t-il plus aucune perte de temps.
            Le manque de connaissance résultant de l'absence de continuité de conscience nous fait perdre du temps. Nous sommes conscients pendant un moment, puis nous oublions. Nous nous endormons ou nous mourons, et nous perdons du temps à nous souvenir de ce dont nous étions conscients avant de nous endormir ou de mourir. Sans la continuité de conscience, nous gaspillons beaucoup de temps et d'énergie. Mais lorsqu'une telle conscience existe, le chemin est évidemment plus rapide, très rapide même et direct. Si une personne est un tant soit peu disciplinée, elle peut évoluer très rapidement en très peu de temps.
 
Q. Vous avez dit que la Bouddhi est en réalité la conscience de groupe. Pouvez-vous expliquer comment la Bouddhi est la conscience de groupe, comment l'énergie de l'amour-sagesse est la conscience de groupe ?
R. La Bouddhi s'éveille lorsque s'ouvrent les pétales de l'amour dans le chakra coronal. L'influence de l'âme devient alors extrêmement puissante ; elle transforme la nature de la conscience et l'individu perd alors le sentiment d'être un soi séparé.
            La plupart des gens pensent être une personnalité séparée, M. ou Mme Untel. Ils se croient l'image que leur renvoie leur miroir, et la prennent pour le Soi, ce qui est une erreur. Ils considèrent cette image comme une personne séparée, et ont conscience d'être cette personne.
Tous les gens sont très conscients de leur propre personne. Il suffit de regarder autour de soi pour s'en rendre compte. Chacun se perçoit comme le centre de l'univers. L'univers tourne autour de nous qui nous trouvons au centre, au point central de la vie.
Nous avons avant tout l'impression que ce qui importe le plus, c'est nous-mêmes : recevons-nous suffisamment à manger, de satisfaction sexuelle, d'admiration, de gentillesse, de respect ? Chacun veut être respecté. Nous voulons que tout le monde nous traite avec respect, amour, affection, gentillesse, admettant que nous sommes le centre de l'univers et que, de ce fait, nous avons droit à tout ce respect, cette gentillesse, cet amour.
            Les autres sont ici pour satisfaire ce que nous considérons comme nos besoins. En réalité, il ne s'agit généralement pas de nos besoins, mais de nos désirs, et c'est là que réside le problème. Cela nous donne le sentiment d'être seuls, séparés et, pour ainsi dire, en compétition, en guerre contre le monde afin d'en obtenir ce que nous voulons : le problème, avec les autres, c'est qu'ils ne reconnaissent pas cela automatiquement, qu'ils ne voient pas leur rôle d'agent dans la réalisation de nos désirs. Nous savons tous cela ; cela fait partie de l'expérience de chacun.
            Vient un moment de notre évolution où l'âme nous dit, alors qu'elle frappe à la porte pour la millionième fois : «Ce n'est pas comme ça. Tu n'es pas le centre de l'univers. Tu n'existes pas en tant qu'être séparé. Moi seule, l'âme, j'existe. Je sais que je ne suis pas séparée». Un jour, cependant, nous percevons le message de l'âme disant que tout cela n'est pas réel. Le sentiment d'être le centre de l'univers s'émousse progressivement, s'évanouit. La vérité sous-jacente est que l'âme existe, et que l'individu n'en est qu'un simple reflet, un intermédiaire. Cette personnalité avec tous ses espoirs, ses rêves, ses désirs et ses besoins n'est qu'un rêve, une fiction, une création temporaire sur le plan physique. D'un instant à l'autre, rien n'est pareil, tout change sans cesse. Tout vieillit, ce qui est considéré comme tragique, surtout lorsque cela nous arrive personnellement. La pensée même de vieillir est débilitante pour la plupart des gens.
            Ce qui se produit, c'est qu'à mesure que l'âme imprègne son véhicule et que l'individu perd un peu de son sentiment de séparativité, l'importance accordée aux choses de la vie change. Ce qui était important devient sans importance, et l'intensité du besoin qui y était associé commence à s'affaiblir. D'autres choses gagnent en importance, comme par exemple le service. Le service est impersonnel et se manifeste lorsque s'estompe l'aspect personnel.
            Lorsque l'harmonie entre l'individu et l'âme s'accroît, et que celle-ci commence à se manifester à travers l'individu, un transfert se produit, du personnel à l'impersonnel, de l'astral-émotionnel au cœur. Le cœur est toujours impersonnel. Il donne l'impression d'être personnel et il est touché par les expériences subjectives, mais il est essentiellement impersonnel. Par contre, les émotions sont toujours totalement personnelles, liées aux désirs.
            Ces désirs peuvent être d'un niveau mental élevé, mais ils n'en demeurent pas moins des désirs. Le changement se produit au moyen d'une prise de conscience croissante de la nature de l'âme et, par conséquent, de la nature de la vie. L'âme est le moyen par lequel la Vie se manifeste dans le monde. Elle est un agent, tout comme le corps physique avec sa structure astrale et mentale est un agent. La réalité est la Vie se déversant au moyen des différentes formes. L'âme est une de ces formes ; l'homme ou la femme en incarnation, reflet de l'âme, est une autre de ces formes.
            Comme le dit Maitreya : «Seul le Soi importe.» Le Soi est la Vie. Seul le Soi importe, vous êtes ce Soi, un être immortel. Notre problème est que nous l'ignorons. Nous nous identifions avec ce qui n'est pas l'être immortel, c'est pourquoi nous souffrons. Toutes les souffrances, toute la douleur, toute la tyrannie résultent de cette erreur d'identification. Le sentier du retour est la création du pont de liaison, l'antahkarana. Maitreya dirait très simplement de pratiquer trois choses : l'honnêteté de pensée, la sincérité d'esprit et le détachement. Lorsque vous construisez l'antahkarana, ces trois choses se manifestent automatiquement. Lorsque vous les pratiquez, vous créez automatiquement l'antahkarana. La construction de l'antahkarana racial (la race est ici l'humanité dans son ensemble, ndt) est le résultat de la prise de conscience graduelle faite par l'humanité qu'elle est l'âme, qu'elle est le Soi, et que ce Soi donne forme à l'expérience que nous appelons la vie. Mais c'est la Vie elle-même, jouant à travers toutes les formes, qui donne à la vie sa réalité, son dynamisme, son besoin de s'exprimer.
 
Q. Qu'est-ce que l'intuition ? Vous avez dit que l'intuition est la conscience de groupe. Pouvez-vous expliquer cela ?
R. La conscience de groupe est la prise de conscience que nous ne sommes pas séparés — pas seulement la prise de conscience, mais la manifestation du fait que nous ne sommes pas séparés. Elle est le résultat de la conscience de la Bouddhi, ou amour-sagesse. Sans conscience, il n'y a pas de vie. Vous ne pouvez pas dire que vous avez la vie, si vous n'êtes pas conscients de la vie. Ce dont vous n'êtes pas conscients, n'existe pas pour vous ; rien ne peut exister sans l'expérience que nous appelons la conscience. C'est pourquoi il y a tant de confusion dans le domaine occulte — sur les autoroutes comme sur les chemins écartés de l'ésotérisme — sur ce qui est réel et où réside la vérité. «Que dois-je éviter de lire ?» «Qu'est-ce qu'un bon groupe?» «Qu'est-ce qu'un mauvais groupe ?» «Que dois-je croire ?» Les gens posent toutes ces questions parce qu'ils ne permettent pas à leur conscience de fonctionner. Si vous permettez à votre intuition de se manifester (elle émane du chakra du cœur, situé du côté droit de la poitrine), elle ne mentira jamais, ne vous induira jamais en erreur, ne vous donnera jamais d'idées fausses ni ne vous poussera à de mauvais choix, parce qu'elle est le point d'ancrage de l'âme dans le corps physique éthérique. Ceci étant, toutes ces questions sur ce qui est bon ou mauvais peuvent être résolues par l'éveil de l'intuition.
            L'intuition est connaissance. Elle n'est pas pensée, raisonnement, faculté mentale, mais connaissance directe, immédiate. Vous savez, parce que vous savez que vous savez — directement, sans même y penser. Vous n'avez pas à réfléchir, à faire des déductions. Au niveau bouddhique, celui où les Maîtres fonctionnent, le lien est automatique, le contact immédiat, parce que seule la conscience de groupe existe. La conscience de la Bouddhi est la conscience de groupe ; le soi individuel et séparé a disparu de la scène.
Si vous demandiez à un Maître ce qu'il pense de ceci ou de cela, il ne commencerait jamais sa phrase par «je». Il n'a pas de mot pour «je» parce que l'idée du «je» n'existe pas pour lui.
            La première pensée, le premier mot vous permettant d'exprimer votre sentiment de séparation, est le «je». Dès que vous dites «je», vous admettez qu'il existe quelque-chose-qui-n'est-pas-moi. Mais en réalité, pour l'âme, ce sentiment de séparation n'existe pas. Les Maîtres, fonctionnant en tant qu'âmes, n'ont pas ce sens du moi, ils ont la conscience de groupe. C'est ainsi que l'ensemble de l'espèce humaine finira par fonctionner. Evidemment, très peu d'entre nous possèdent aujourd'hui ce type de conscience, mais dans l'avenir cela deviendra la norme.
 
Sutratma, antahkarana et fil de créativité
 
Q. Vous avez indiqué que les gens primitifs, peu évolués, n'ont que le sutratma, le fil de vie, et que l'humanité moyenne possède à la fois le sutratma et le fil de la conscience.
R. Lorsque je parle de «gens primitifs», je ne pense à aucune race ou couleur en particulier, mais à des individus qui, en terme de conscience, sont encore très proches du niveau de développement atlantéen. Outre la conscience physique, ils ont une grande part de conscience astrale, mais seulement un degré très minime de conscience mentale. Ces gens ne sont pas très nombreux dans le monde, mais on en trouve dans des sociétés très primitives comme celles de la Papouasie et des forêts de l'Amazonie. Ils ne sont pas primitifs faute d'avoir pu bénéficier des avantages de la civilisation moderne, mais en raison de la nature limitée de leur conscience, centrée presque exclusivement sur les plans physique et astral-émotionnel. L'humanité moyenne, d'autre part — la masse de tous les autres, dans tous les pays sans exception — possède à la fois le fil de la conscience, ancré dans la tête, et le fil de vie, ancré dans le cœur. Ces deux fils sont en place. L'humanité moyenne ne possède à aucun degré le fil de la créativité. Ce dernier est construit par l'individu lui-même, dans le processus même de sa vie.
 
Q. Pouvez-vous nous en dire davantage sur le fil de la créativité construit lors du retour à la Source. Est-il entrelacé avec le fil de la conscience et ancré dans la tête ?
R. Il est entrelacé à la fois avec le fil de vie et celui de la conscience, et ancré dans la gorge.
 
Q. Ce troisième fil, ancré dans la gorge, est-il toujours présent ?
R. Non. Il est créé et ancré dans la gorge par l'activité créatrice véritable de l'individu ayant construit la première partie du pont entre la personnalité et l'âme.
 
Q. Cela correspond-il à la seconde initiation ?
R. Non, pas nécessairement. Ce serait plutôt le résultat du contact avec l'âme, conduisant à la première initiation. Entre la première initiation et la seconde, vous devriez noter une capacité de plus en plus grande à servir efficacement le monde. A la seconde initiation, le service est tellement guidé par l'âme qu'il devient de plus en plus altruiste et réel, accroissant ainsi la «qualité» de ce service.
            Tandis que par l'antahkarana, l'initié du second degré se rapproche davantage de l'âme et de la Triade spirituelle, il travaille de plus en plus avec le mental abstrait. Avant ce stade, une personne pourra s'occuper de pensées abstraites (la philosophie, par exemple), mais cela se produira à un degré moindre d'abstraction et sera un reflet moins précis de la réalité intérieure. Un «génie» est un individu qui possède un tel contact, d'instant en instant, avec son âme, de telle sorte que la pensée abstraite et la véritable signification, la beauté et la lumière de la réalité intérieure, se reflètent spontanément dans son travail sur le plan physique. Nous disons d'une telle personne qu'elle est «inspirée».
 
Q. Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par «fils» dans la prise de contact avec notre environnement ; comment se développent-ils ?
R. Le terme «fil» n'est, une fois de plus, qu'un simple symbole pour décrire une poussée énergétique invisible vers l'environnement. Un fil est un courant d'énergie, et toute activité est le résultat d'une expression d'énergie, d'une force, quel qu'en soit le niveau.
            Nous appelons «énergie» ce qui est reçu, et «force» cette énergie convertie par celui qui l'a reçue et transmise au monde. Ainsi, l'énergie émise est force. Ces fils sont des fils de force reliant au monde extérieur l'individu qui a construit l'antahkarana. Ces fils multiples, reliés au triple fil central de l'antahkarana, se projettent dans toutes les directions. Tous ceux qui ont atteint ce point accroissent leur champ de conscience. Ce dont il est question ici n'est pas de la construction d'un pont comme le Golden Gate, ou n'importe quel autre pont ; il ne s'agit que d'un symbole pour désigner ce que nous faisons réellement : relier différents niveaux, puisqu'il existe un fossé dans la conscience séparant ces différents niveaux.
            Le but de l'évolution est de créer la continuité de conscience. Lorsque le pont est correctement construit, une telle continuité de conscience existe ; non seulement entre le sommeil et l'éveil, mais entre une vie et la suivante. Le fossé est comblé, de telle sorte que l'homme, ayant construit le pont entre lui-même et le Soi supérieur, l'âme, et, par l'âme, avec la Monade, la Divinité essentielle, sait finalement sans l'ombre d'un doute qu'il est un Dieu vivant. Tel est le résultat de la création du pont ; mais le pont n'est pas la chose essentielle, la chose essentielle est la conscience.





Citation

Home Extrait du message n° 1

par Maitreya

« Mes enfants, mes amis, je suis venu peut-être plus rapidement que vous ne l'attendiez. Mais il y a tant à faire, tant à changer dans le monde. Beaucoup ont faim et meurent, beaucoup souffrent inutilement. Je viens pour changer tout cela, pour vous montrer comment, ensemble, avancer vers une vie plus simple, plus saine et plus heureuse. Il n'y aura plus de discorde entre les hommes, ni entre les nations, mais ensemble, comme des frères, nous avancerons vers ce monde nouveau .»





Courrier des lecteurs

Home Il disparut soudain

Cher Monsieur,

Le dimanche de la fête du Christ, j'ai assisté, pour la première fois cette année, à une méditation de Transmission à Lausanne. Nous avons commencé à 15 heures afin de recevoir la bénédiction de Maitreya.

Pendant la méditation, j'ai eu l'expérience suivante : j'étais assise calmement sur un canapé, lorsque j'ai ressenti une couleur rose virant au violet monter en moi. J'avais l'impression de baigner dans ces couleurs. Celles-ci s'élevèrent ensuite, se transformèrent en une brillante lumière blanche et sortirent par le chakra de ma tête. Au même moment, je fus inondée par une lumière blanche constellée d'étincelles dorées. Bien qu'il s'agissait d'une expérience intérieure, je ressentais cette lumière tout autour de moi. C'est alors que, soudain, je vis une personne qui entrait par la fenêtre ouverte. Etant à contre-jour, je ne pu distinguer son visage et je n'aperçus qu'une forme drapée dans une robe blanche ondoyante qui effleurait le sol, dissimulant ses pieds. Cet être vint directement vers moi, s'arrêta, tourna à droite et quitta la pièce par la porte ouverte. Il disparut aussi soudainement qu'il était apparu. Cependant, après qu'il eut tourné à droite, j'ai ressenti le dos de sa main gauche effleurer ma joue gauche. Ce contact fut si particulier, si réel, que j'ai pensé qu'une des personnes présentes à la méditation était venue me toucher. Mais c'était impossible, car la pièce était totalement silencieuse et personne n'avait bougé. Une sensation de chaleur m'envahit alors et je me sentis remplie d'humilité, d'un très profond respect. Mon sentiment est que cette personne en robe blanche était une apparition divine qui ressemblait à Jésus.

(nom et adresse fournis) Lausanne, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet être en blanc était Maitreya.


Home Les joyaux de la couronne

Cher Monsieur,

Dans son article fort encourageant, publié dans Partage International d'août/sept. 1994, le Maître de Benjamin Creme nous conseille de prendre «l'habitude de lire abondamment, afin de pouvoir informer et guider ceux qui cherchent.» Puis-je également attirer l'attention de vos lecteurs sur les enregistrements audio et vidéo des conférences de Benjamin Creme ? Je trouve personnellement que les cassettes audio sont des outils très utiles, particulièrement les questions-réponses, sans oublier les énergies de Maitreya libérées durant l'adombrement qui a lieu à la fin de chaque conférence, énergies qui sont de nouveau libérées chaque fois que l'on écoute la cassette. Les joyaux de la couronne ont-ils davantage de valeur ?

T. W., Crewe, Cheshire, G.-B.




Home Abonner un ami à P.I., un cadeau doublement utile

Cher Monsieur,

J'ai pensé récemment que je pouvais peut-être rendre un service utile à l'une de mes amies. J'ai plusieurs amis qui s'intéressent à la sagesse éternelle et à la philosophie du nouvel âge, et qui ne connaissent pas Partage International (P.I.). J'inclus donc un chèque pour un abonnement d'un an pour l'une de mes amies. Je vais lui écrire et lui parler de mon cadeau, en lui disant que si elle trouve de l'intérêt à cette revue, elle pourra montrer sa gratitude en offrant à son tour un abonnement d'un an à un autre ami qui pourrait être éventuellement intéressé. Beaucoup de personnes pourraient ainsi bénéficier de la lecture de P.I. Noël approche et offrir un abonnement à P.I. est un cadeau doublement utile.

G. G., G.-B.




Home Il étendit les bras dans un geste de bénédiction

Cher Monsieur,

Fin juillet, nous avons été invités dans le centre de Méditation Transcendantale de Soeria, en Hollande, afin d'assister à une conférence sur la réapparition du Christ. En raison de la chaleur, nous étions assis dans le jardin près d'un étang. Une personne de notre groupe nous déclara pendant la conférence qu'elle voyait un homme vêtu de blanc, près de l'étang. Durant la diffusion du Message de Maitreya n° 11, à la fin de la conférence, l'homme en blanc avait étendu ses bras en signe de bénédiction.

E. M., Marijke Op ten Noort, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme en blanc était bien Maitreya, qui se montra à trois personnes ce jour-là.


Home L'homme à la bicyclette (1)

Cher Monsieur,

En septembre de l'année dernière, je marchais dans Manhattan, par un splendide samedi après-midi. Venant de Broadway, je me dirigeais vers la 78e rue, dans le but d'aider un ami à réparer sa voiture. C'est alors que je vis au loin un jeune homme (d'environ 20 ans) mince, au teint mat, se diriger vers moi à bicyclette. Il avait des cheveux noirs coupés courts et était vêtu d'un short, d'un teeshirt et portait un sac. Il s'approcha de moi et me demanda poliment : «Excusez-moi, puis-je vous poser une question ?» Je répondis oui, pensant qu'il allait me demander une direction ou même de l'argent, ce qui est courant à New York. Mais il me demanda simplement: «Reconnaîtriez-vous quelqu'un si vous le rencontriez ?» (je pense que ce sont les mots exacts qu'il a employés). Il sourit, pas comme on le fait d'une banale plaisanterie, mais plutôt comme d'une déclaration. Surprise et plutôt fascinée par sa présence (ce que je ne peux expliquer), je répondis oui, sans vraiment réfléchir, et restai totalement interloquée. Il me remercia, me serra la main et s'éloigna. Au coin de la rue, il tourna vers Broadway. Après un moment, je tentai de le suivre, mais je ne le revis plus.

Soudain, il me vint à l'esprit que je venais peut-être de rencontrer quelqu'un de spécial — comme un Maître, ou peut-être même Maitreya. Puis, je me mis à penser plus rationnellement, comme tous les New Yorkais, et je me dis que c'était le genre de chose qui ne pouvait arriver qu'à New York, et que je devais cesser de laisser mon imagination s'enflammer et oublier cette histoire. Mais même après tous ces mois passés, je n'arrive pas à l'effacer de ma mémoire. Se pourrait-il que ce soit Maitreya ?

G. B., New York, E.-U.

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le jeune homme à la bicyclette était bien Maitreya.


Home L'homme à la bicyclette (2)

Cher Monsieur,

Lorsque j'ai lu les témoignages des trois dames suisses, publiés cette année dans Partage International, où il est fait référence à Maitreya qui était assis sur les marches du casino de Berne, j'ai pensé que je l'avais vu moi aussi au même endroit, sur le pont allant au casino.

Ceci s'est produit il y a sept ans. A l'époque, j'avais l'habitude de me lever de bonne heure pour marcher et regarder le soleil se lever près de mon appartement, situé dans la vieille ville de Berne. Lorsque ce jour-là, je descendis vers le pont du Kirchenfeld, je me rendis compte que j'étais arrivée trop tôt, car le soleil n'était pas encore levé. Je continuai à marcher et croisai quelques personnes qui allaient dans la direction opposée, vers le centre-ville.

C'est alors que je vis un homme qui montait la rue en tenant une bicyclette de sa main gauche. Je détaillai cette main parfaite qui n'était que légèrement posée sur le guidon, en me demandant comment cet homme pouvait gravir cette côte en tenant le guidon si légèrement ? Puis j'élevai mon regard vers son visage. Deux yeux sombres me regardaient. Je fus frappée par la sincérité et le calme de ce regard. Il était vêtu comme un homme d'affaires et paraissait jeune (environ une quarantaine d'années). En le croisant je pensais : «Si tout le monde était comme lui, nous n'aurions plus aucun problème sur cette planète. Si Jésus était venu à Berne, il aurait pu lui ressembler».

A. M., Lausanne, Suisse

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme à la bicyclette était Maitreya.


Home Tout comme Saï Baba

Cher Monsieur,

Il y a quelques mois, je descendais la colline pour prendre un bus dans le quartier de Muswell Hill, au nord de Londres. J'étais déprimée ce jour-là, ce qui m'arrive rarement.

Alors que j'attendais le bus, adossée à une barrière, un jeune homme descendit la colline vers l'arrêt du bus. Je restai totalement abasourdie car il ressemblait à Saï Baba, en plus jeune. Ma première pensée fut : «Je lis trop Partage International Lorsqu'il passa près de moi, je me sentis irrésistiblement poussée à le dévisager. Il portait un grand pull bleu ciel tricoté, des scandales en plastique, un pantalon usé et rien d'autre, ni veste, ni sac, ni montre. Il avait les mêmes cheveux que Saï Baba, un visage très jeune, d'une vingtaine d'années, et était très clair et pur. Je me sentis embarrassée de le détailler ainsi, mais je ne pouvais m'en empêcher. Il me regarda à son tour et me sourit. Son regard amical semblait vouloir me rassurer.

Il passa par dessus la barrière comme le ferait un enfant, puis s'assit dessus, en balançant les jambes. Tout en attendant le bus, je continuais à le regarder en me demandant qui il pouvait bien être. Parfois, il me regardait lui aussi, ne semblant nullement gêné par mon regard. Il émanait de lui une impression de force et de calme, et son aura était nettement «différente».

Je pensais : «C'est ridicule, il est étrangement vêtu, mais après tout il y a tellement de gens bizarres dans une ville comme Londres». Cependant, une dame arriva à l'arrêt du bus, et lorsque je vis la façon dont elle aussi le dévisageait, je me mis à penser qu'il n'était peut-être pas quelqu'un d'ordinaire.

B. L., Londres, G.-B.

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce «jeune homme» était Maitreya.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Linda McQuaig* : The Quick and the Dead (les vivants et les morts)

Le Canada et le mythe de la globalisation

par Diana Holland

« Le véritable danger des années 90 », selon Linda McQuaig, journaliste canadienne, « aussi terrible que la tyrannie de l'oppression politique, c'est la tyrannie du marché. » Dans son premier ouvrage, The Quick and the Dead (les Vivants et les morts), L. McQuaig poursuit en expliquant comment le peuple canadien s'est fait abusé en promulguant, en 1989, l'Accord de libre-échange avec les Etats-Unis, en dépit de l'incapacité du gouvernement Mulroney d'obtenir des députés américains l'adoption de règles précises qui régiraient le commerce entre les deux partenaires et contribueraient à protéger l'industrie, la souveraineté et la culture canadiennes. L. McQuaig explique comment un transfert majeur de pouvoir a été manigancé, de la société dans son ensemble à un petit groupe d'intérêts privés qui contrôlent les capitaux d'un nombre réduit de grandes entreprises dominant le marché international. Elle démontre également comment le gouvernement Mulroney et les puissants intérêts du monde des affaires canadien ont adopté une politique visant à concentrer la richesse dans les mains de quelques-uns, aux dépens de la majorité.

Les partisans du libre-échange ont justifié cet accord en évoquant le brillant avenir que nous offre le monde des ordinateurs et des télécommunications, où les informations financières et commerciales se transmettent en une fraction de seconde. En réalité, dans un monde de mobilité instantanée, il y aura toujours un pays plus pauvre, plus affamé, plus désespéré, prêt à davantage de concessions et à moins d'exigences. En fait, la « loi du marché » est un retour au capitalisme sauvage du XVIIIe siècle, à « que le meilleur gagne », au « chacun pour soi », avec son équivalent moderne d'usines à la Dickens, où règnent la misère humaine et la dégradation sociale.

L'économie libérale et le néo-conservatisme de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan n'ont présenté que peu d'attrait pour une bonne part du public canadien, avec sa tradition de fair-play et de coopération internationale. L'emploi d'un stratagème basé sur le marketing était donc nécessaire pour vendre l'accord aux électeurs. D'où le terme « globalisation », qui n'est que le bon vieux commerce mondial traditionnel revêtu d'un costume à la fois plus moderne et plus sinistre. De toute évidence, les Canadiens seraient contraints à faire d'importantes concessions s'ils pensaient faire partie de la vague inéluctable de l'avenir. Alors que l'horizon s'assombrissait pour l'homme de la rue, les mesures d'austérité seraient ainsi plus facilement acceptées par une population se croyant menacée par les « forces irréductibles du marché mondial ».

Est-il vraiment sage, demande L. McQuaig, de remettre son avenir entre les mains de forces internationales nébuleuses, qui s'enorgueillissent de la rapidité avec laquelle elles peuvent transférer leurs investissements et leurs usines ? Etant le plus grand partenaire commercial des Etats-Unis, le Canada pourrait contrôler l'accès à ses marchés, en insistant sur la fabrication locale, sur les quotas d'emplois, etc.. Au lieu de cela, visant à intégrer le marché de la concurrence internationale, le Canada a volontairement adopté des mesures sévères, similaires aux « ajustements structurels » imposés par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international aux pays les moins avancés : déréglementation et privatisation de l'industrie, taux d'intérêt réels élevés et avantages fiscaux pour attirer les investisseurs, le tout combiné à un impôt régressif pour la classe moyenne et les pauvres, et à des compressions budgétaires dans le secteur social et les services. A chaque étape, les riches ont récolté les bénéfices immédiats, prêchant aux autres d'avaler la pilule et d'attendre que les bénéfices, s'il en reste, leur parviennent à leur tour. L'ancien sénateur Eugene Forsey, une figure légendaire, estime que le libre-échange n'est qu'« un nom fantaisiste pour désigner la plus grande mise en scène internationale jamais montée par les riches pour plumer les pauvres ».

Et que s'est-il passé depuis que l'Accord de libre-échange est entré en vigueur en janvier 1989 ? Tout d'abord, le secteur manufacturier a connu une perte nette de 400 000 emplois. Plus de 93 % des sommes investies au Canada ont servi à racheter des affaires existantes, et non à établir de nouvelles entreprises créatrices d'emplois. En conséquence, 33 groupes industriels clés au Canada sont maintenant contrôlés par des intérêts étrangers, alors que pas une seule industrie n'a subi ce sort aux Etats-Unis et au Japon. Le produit intérieur brut a dégringolé. Essentiellement, la plupart des indicateurs économiques sont à la baisse, le taux de chômage est demeuré obstinément élevé et le niveau de vie a chuté rapidement. Alors que le mirage du libre-échange s'évanouit et que le contrôle économique leur glisse entre les mains, les laissant confus, en colère et amers, les Canadiens commencent à questionner la légitimité de la rhétorique que le gouvernement et les grandes entreprises leur ont servie.

En outre, nos politiciens et nos personnages publics ont publiquement tempêté contre les coûts sociaux, tout en s'accordant tranquillement toutes sortes d'avantages, allant des rémunérations en forte hausse — alors que les travailleurs ordinaires voient leur salaire diminuer — aux déductions d'impôt pour les riches et les chefs d'entreprise, réduisant le revenu de l'Etat de plus de 8 milliards de dollars par an.

Il y a peu de temps encore, seules quelques voix aux Nations unies proclamaient, sans succès, que le style de vie occidental basé sur la consommation avait atteint sa limite, la planète ne pouvant simplement pas le supporter à une plus grande échelle. Maintenant, Andrew Willman lui-même, gourou de la « libre entreprise » chez Noram Capital Management Inc. à Toronto, critique l'érosion de la richesse au Canada. Il l'attribue en partie à une crise de gestion gouvernementale, due à une « absence de vision » parmi les leaders des nations. Récemment, lors d'une conférence sur la crise de l'emploi dans les années 1990, des ONG et de grands leaders syndicaux ont unanimement demandé un nouvel ensemble de priorités, plus humaines, plus équitables et plus sensées. D'un point de vue plus large, le dernier rapport annuel sur le développement humain des Nations unies avance l'idée d'un «impôt mondial sur la richesse» ; les nations dont l'ensemble de la population gagnerait plus de 10 000 $ US par an et par personne donneraient 1 % de leur PNB pour secourir les nations les plus pauvres.

Se pourrait-il qu'un nouveau réalisme se fasse jour dans les différentes sphères de la société, alors qu'il devient de plus en plus évident que la façon traditionnelle de faire des affaires ne fonctionne plus ? Se pourrait-il que, partout dans le monde, les gens commencent à sentir leur possibilité d'échapper à une vision de la réalité qu'ils n'ont pas créée et qu'ils ne se soucient pas de soutenir, et qu'ils sentent leur capacité de créer un nouvel équilibre ? Se pourrait-il que le sens de l'unité commence à se répandre dans le village planétaire, et que le véritable partage se trouve au prochain tournant ? « Laissez-moi vous montrer », dit Maitreya dans un de ses premiers Messages, « le chemin de l'avenir vers une vie plus simple, où nul homme ne manque de rien ; où chaque jour est unique ; où la joie de la fraternité se manifeste parmi tous les hommes. »

*Auteur de The Quick and the Dead, éd. Penguin 1991. Linda McQuaig a publié, en 1993, un autre livre sur le démantèlement des programmes sociaux au Canada.





Interviews

Home Le prisonnier de l'espoir

Interview de Desmond Tutu

Peu après les élections sud-africaines, l'archevêque Desmond Tutu, qui s'est toujours qualifié de «prisonnier de l'espoir» dans sa lutte pour la fin de l'apartheid, s'est rendu à l'église Toussaints de Pasadena, en Californie. Ce fut une véritable fête.

«Dieu s'est livré à une expérience en Afrique du Sud», a déclaré Desmond Tutu, expérience dont les élections ont couronné le succès. «Dorénavant, le monde dispose d'un modèle capable de réunir les peuples de cultures et de races différentes.» Il pourrait être utilisé en Bosnie, en Union soviétique, au Rwanda et dans d'autres régions à problèmes. «Ces élections sud-africaines sont une victoire sur le mal, l'injustice et l'oppression», a-t-il poursuivi. Il a ensuite raconté l'histoire d'Elie. Lorsque celui-ci fut arrêté, son serviteur fut vraiment effrayé. Mais Elie ne le fut pas, et il leva les yeux vers le ciel et demanda à Dieu d'«ouvir les yeux de son serviteur, afin de lui permettre de voir». Le serviteur vit alors les légions célestes qui les entouraient, beaucoup plus nombreuses que leurs ennemis. Et Desmond Tutu a conclu : «Nous savions que nous étions dans la même situation» pour nos élections.

«Lorsque nous attendions notre tour de voter, nous serrions les dents de peur. Nous savions que des actes de violence étaient possibles, surtout dans le Natal. Ensuite, ce Dieu faiseur de miracle fit son œuvre d'une manière tout à fait inattendue.» L'Inkata annonça son intention de participer aux élections.

L'archevêque a expliqué que le miracle ne résidait pas uniquement dans le fait que des élections avaient eu lieu, mais tenait à ce que les gens furent complètement métamorphosés par le processus des élections. «Ils attendaient en d'interminables files. Mais tout se passa bien. Ils apprirent à mieux se connaître, partagèrent la nourriture. Leurs yeux s'ouvrirent. Personne ne se plaignit de l'attente. Certains disaient : «J'ai attendu deux heures pour voter.» D'autres rétorquaient : «Eh bien, moi, j'ai attendu cinq heures.» Et ils rivalisaient ainsi les uns avec les autres.


Ces élections sud-africaines sont une victoire sur le mal, l'injustice et l'oppression.


«Les gens pensaient qu'ils entreraient dans le bureau de vote, voteraient et ressortiraient tout simplement. Mais ils en ressortirent totalement libres. Eux pour qui la liberté n'était qu'une simple idée, en firent l'expérience directe. Notre liberté nous unit les uns aux autres. Soudain, nous nous sommes rendus compte que nous étions libres... comme s'il s'agissait d'une découverte scientifique majeure.»

«Ce ne furent pas là des élections auxquelles sont accoutumés les habitants des vieux pays démocratiques», a poursuivi l'archevêque. «Après nos élections, personne n'affirma avoir remporté la victoire ; il n'y eu de victoire ni pour l'une ni pour l'autre parties, mais ce fut une victoire pour l'Afrique du Sud, la justice et la bonté. A présent, l'ANC, les nationalistes et l'Inkata vont travailler ensemble pendant cinq ans. Nous aurons une politique non conflictuelle. Notre pays et notre peuple ont besoin de panser leurs plaies.»




Home Des micros organismes au service du monde

Interview de Teruo Higa

Professeur d'horticulture au Collège d'agriculture de l'Université des Ryukyus, au Japon, Teruo Higa est mondialement connu pour la découverte des «Effective Micro-organisms» (micro-organismes efficaces), les EM, utilisés dans divers domaines au Japon et dans de nombreux pays en voie de développement. Ses principaux ouvrages, dont Micro-organisms in Agriculture and in Environmental Conservation (les Micro-organismes dans l'agriculture et la protection de l'environnement) et A Great reform saving the World (Une grande réforme pour sauver le monde), ont connu un formidable succès au Japon. Outre ses travaux d'enseignant, le professeur Higa aide plusieurs pays à mettre en œuvre cette technologie ; il travaille également avec divers groupes se consacrant à la paix, à l'environnement et à l'agriculture biologique et il occupe de multiples fonctions au sein de commissions nationales et régionales de son pays. Chikako Ohmori et Iwami Higashi l'ont interrogé pour Partage International.
 
 
 
Partage International : Professeur Higa, vous écriviez l'an dernier : «Notre mode de vie, basé sur le principe de la compétition, doit maintenant être changé ; la religion, la pensée et la science, aussi bien que les structures sociales, nécessitent une transformation, afin de contribuer à l'avènement d'un système de coexistence et de prospérité partagée. Dans ce but, les problèmes fondamentaux de l'alimentation, de l'environnement, de la santé et de l'énergie doivent être résolus en reconnaissant qu'ils concernent l'humanité toute entière. Nous espérons que la technologie EM deviendra un moyen efficace pour aider à résoudre ces problèmes...» Pourriez-vous expliquer tout d'abord ce que sont les EM ?
Professeur Teruo Higa : «EM» est l'abréviation du terme technique «Effective Micro-organisms» (micro-organismes efficaces). Généralement parlant, il existe deux processus de transformation dans la nature: l'un est la régénération et l'autre la désagrégation. Dans l'état de régénération, la vie est robuste et reste d'elle-même naturellement saine. Dans l'état de désagrégation, elle s'altère, se pollue, dépérit et s'éteint. Ces deux processus sont contrôlés par des micro-organismes, la plus petite unité de vie. J'ai identifié la manière dont les micro-organismes de différents types coexistent et j'ai réussi à cultiver cinq familles, dix genres et plus de 80 espèces de micro-organismes que j'ai appelés EM, «micro-organismes efficaces». La technologie basée sur ces EM est appliquée avec succès dans le domaine de l'agriculture, qui est mon principal centre d'intérêt. Lorsqu'on utilise les EM, les traitements et engrais chimiques ne sont plus nécessaires. Grâce à l'usage des EM, le sol comme les récoltes retrouvent leur santé et l'on peut obtenir des rendements une fois et demi à trois fois supérieurs à ceux des méthodes modernes d'agriculture. La pulvérisation d'EM dans les endroits pollués engendre un processus rapide de purification. Les EM ont démontré leur utilité pour résoudre les problèmes d'environnement liés à la pollution de l'eau et à celle engendrée par l'élevage, les ordures ménagères et les déchets industriels.
 
PI. Qu'est-ce qui vous a conduit à découvrir les EM ?
TH. Au début de ma carrière scientifique, j'étais partisan des méthodes modernes d'agriculture utilisant une grande quantité de traitements et d'engrais chimiques. Alors que j'enseignais l'agronomie, j'ai souffert d'urticaire et d'allergie, causés par des produits agrochimiques. Au travers de cette expérience, j'ai réalisé la nocivité de ces produits et j'ai commencé à prêter attention aux micro-organismes.
En 1981, après un grand nombre d'échecs, j'ai découvert les EM grâce à un événement imprévu. J'ai constaté que les micro-organismes du même type (c'est-à-dire soit de régénération, soit de désagrégation) coexistent et coopèrent lorsqu'ils se trouvent dans des combinaisons appropriées. J'ai découvert également que la plupart d'entre eux ont un caractère opportuniste et suivent un petit nombre de micro-organismes «pilotes» plus puissants ; ils deviennent soit du type régénérateur, soit du type désagrégateur, suivant l'espèce de micro-organisme pilote présent. J'ai ainsi découvert la combinaison permettant à différents spécimens de micro-organismes de régénération de coexister de manière prospère. Tous les bacilles photosynthétiques, ceux de la fermentation lactique, les levures et les actinomycètes bénéfiques sont des agrégats pilotes de micro-organismes bénéfiques pour les hommes, les animaux et les plantes.
 
PI. Comment avez-vous découvert la manière efficace de les mélanger ?
TH. Tout d'abord, j'ai choisi des micro-organismes inoffensifs pour les êtres vivants et l'environnement. Leur utilisation est connue depuis des temps reculés pour la préparation d'aliments et de boissons alcoolisées. Nous les avons mis dans de l'eau soumise à l'action d'ultrasons et avons sélectionné ceux qui ont survécu. Quand le PH était maintenu au-dessous de 3,5, les micro-organismes du type désagrégateur ne pouvaient envahir l'eau. Ceux qui, ainsi sélectionnés, survécurent, étaient des micro-organismes du type régénérateur qui produisent des composés agissant comme antioxydants, d'une manière similaire à celle des vitamines A, C et E sur les animaux et les hommes. Les micro-organismes ont été mélangés dans des tubes à essais. Au cours d'expériences répétées, j'ai trouvé quelques combinaisons excellentes.
 
Un traitement aussi efficace pour l'eau que pour le sol
 
PI. Vous mentionnez le rôle important joué par les bactéries de photosynthèse…
TH. Au cours de la sélection de ce que nous appelons les micro-organismes «bénéfiques», l'existence des bactéries de photosynthèse a provoqué une percée importante dans notre recherche et son exploitation. Ces bactéries agissent aussi bien dans le sol que dans l'eau. En utilisant l'énergie solaire absorbée par le sol, elles synthétisent des antioxydants, des acides aminés, des saccharides, ainsi que des substances variées ayant une action physiologique, et elles favorisent la croissance des plantes. Les substances synthétisées sont utiles non seulement pour les plantes mais aussi pour la propagation des bactéries bénéfiques. Grâce à la production accrue de bactéries de photosynthèse, la production des autres micro-organismes bénéfiques augmente également, et ceci favorise la purification et l'activation du milieu environnant.
 
PI. Il est établi que les EM produisent des antioxydants. Quel rôle jouent-ils ?
TH. Les antioxydants produits par les EM sont connus pour empêcher l'oxygène de former les radicaux libres associés à certaines maladies des plantes, des animaux et des êtres humains ; en d'autres termes, les antioxydants répriment (éliminent ou modifient) les effets nocifs de l'oxygène actif. A l'opposé des EM, il existe des bactéries dont le pouvoir d'oxydation est à l'origine de diverses maladies. Nous portons maintenant notre attention sur le phénomène par lequel l'énergie imprévue est absorbée par un système en état d'antioxydation. Je pense que ce phénomène survient comme conséquence de la «restauration de l'entropie». Par exemple, lorsque des organismes sont exposés à des rayons ultra-violets, ils meurent par suite de la formation de radicaux libres; par contre, les bactéries de photosynthèse, placées dans des enzymes antioxydants produits par les EM, se propagent peu de temps après l'exposition aux rayons ultraviolets. Des réactions chimiques inhabituelles, inexplicables selon les lois classiques de la chimie, se produisent dans l'état d'antioxydation, nous mettant au défi de découvrir de nouvelles théories dans les domaines de la physiologie et de la médecine, aussi bien que de la cinétique chimique.
 
La meilleure technologie est celle de la nature
 
PI. Que pensez-vous de l'agriculture biotechnologique qui connaît depuis peu un essor très rapide ?
TH. Je pense que l'agriculture biotechnologique récemment développée n'est d'aucune utilité. Ceci parce que les vies, créées par le désir de l'homme, nécessitent une surveillance totale et constante. La nature a depuis longtemps pratiqué la manipulation génétique à sa manière, et il n'y a pas de meilleure technologie que la sienne. Selon moi, le rôle essentiel de la science est de préparer le terrain afin que la vie puisse manifester l'intégralité de ses capacités naturelles.
 
PI. Pourquoi la technologie EM est-elle plus largement acceptée dans les pays en voie de développement qu'au Japon ?
TH. A l'origine, les EM ont été utilisés dans les domaines du jardinage et de la culture fruitière à Okinawa, avec un succès exceptionnel. Les résultats ont été présentés lors de rencontres universitaires. Cependant, il n'y a pas eu de réponse significative parce que la technologie EM est en désaccord avec l'opinion généralement admise dans les milieux universitaires japonais. De plus, les sociétés produisant les traitements et engrais chimiques sont hostiles à cette technologie, car elle n'a nul besoin de leurs produits. Le Centre international de recherche d'agriculture biologique a commencé à répandre la technologie EM dans les pays en voie de développement. En comparaison du coût élevé des traitements et des engrais chimiques, les EM sont d'une production aisée, sans danger et économique, et par conséquent tout à fait adaptés à l'agriculture de ces pays.
L'extension de la technologie EM est unique, en ce sens que la coopération avec les sociétés privées est, en règle générale, interdite pour éviter toute exploitation commerciale. Nous coopérons directement avec les gouvernements des pays en voie de développement ou nous créons sur place des fondations.
 
PI. Quels sont les résultats obtenus dans les fermes japonaises ?
TH. Dans une ferme de la préfecture de Gifu, une région inculte, envahie par les mauvaises herbes, a été fertilisée avec des EM et on y a cultivé des tomates. Dans des conditions normales, un plant de tomates porte trois à quatre fruits par rameau. Les plants de tomates cultivés dans la terre fertilisée ont donné sept à huit fruits par rameau en moyenne et jusqu'à seize fruits dans le meilleur des cas. Au Japon, le rendement moyen de riz est de 5,4 tonnes à l'hectare. Dans une ferme de la préfecture de Yamagata, la production d'une rizière traitée aux EM s'est élevé à 8,7 t/ha. Il existe de nombreux exemples de rendements exceptionnels que l'on ne pourrait obtenir avec les méthodes de culture classique. Dans l'élevage du bétail, pour désodoriser le pelage des animaux, on utilise les EM par vaporisation et on les mélange à leur nourriture pour améliorer leur santé.
Un nombre croissant de pays étrangers s'active à introduire la technologie EM à l'échelon gouvernemental. En Asie, nous commençons à fournir une assistance technique aux pays suivants : Thaïlande, Malaisie, Inde, Indonésie, Philippines, Corée, Taïwan, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, Myanmar, Népal, Laos et Chine. La plupart des pays d'Amérique Centrale et du Sud ont commencé à introduire notre technologie. Actuellement, le Brésil est le plus gros consommateur d'EM dans le monde. En Europe, en plus de son application à l'agriculture, cette technologie est maintenant utilisée pour résoudre des problèmes d'environnement.
 
PI. Pourriez-vous citer quelques exemples d'application de la technologie EM aux problèmes d'environnement ?
TH. J'en donnerai deux : dans une bibliothèque publique de la ville de Gusikawa, un système performant de recyclage des eaux usées, utilisant les EM, a été construit. Les eaux évacuées des toilettes, sous l'effet du traitement EM, sont transformées en eau pure, sans aucune trace de colibacille. Le temps nécessaire au nettoyage des toilettes est trois fois moindre et la facture d'eau est tombée de 1 200 000 yens à 60 000 yens par an. Ce système de recyclage a maintenant été installé dans d'autres toilettes publiques, dans des hôpitaux et des hôtels.
Un autre exemple est celui de la ville de Kani. Ses habitants, en coopération avec la municipalité, ont appliqué la technologie EM au traitement des ordures ménagères. En conséquence, le coût du traitement, qui augmentait chaque année de 15 %, a diminué de 15 %. Kani transmet maintenant l'information sur les EM à tous les groupes autonomes du Japon.
 
PI. Dans votre livre, vous avez énuméré les caractéristiques de l'agriculture idéale, disant que la technologie EM permettait de réaliser ces idéaux.
TH. C'est exact. Ces idéaux sont les suivants : une culture sans traitements ni fertilisants chimiques, un désherbage sans herbicides, une culture sans labour, une culture préservant l'environnement, l'amélioration de la qualité des produits agricoles, et une économie naturellement stable. La technologie EM peut satisfaire toutes ces exigences.
 
PI. Quels sont, selon vous, les perspectives d'avenir de la technologie EM ?
TH. Je crois qu'au cours du siècle prochain, tous les habitants de la Terre seront libérés de la famine pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, qu'ils pourront donner libre cours à leur créativité naturelle et que la floraison des arts atteindra son plein épanouissement.
 
Pour toute information sur les EM : The Spreading EM Centre ; Sanei Bd. 4F, 1-16-1, Nishishinbashi, Minatoku, Tokyo 105, Japan.

Le Maître de Benjamin Creme, qui approuve totalement le développement et l'usage des EM pour l'agriculture et l'environnement, recommande cependant la prudence dans son application aux problèmes de santé humains et déconseille leur usage interne. NdlR




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