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Accueil > Revue Partage > année 1994

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 1994 - N° 73

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya
    • La bataille contre la faim par Herbert Souza (de)


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Servir d'une manière nouvelle

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Comme approche à grands pas l’heure où l’humanité verra le Christ, il serait sage d’accorder quelque attention aux répercussions probables de cet événement considérable. Avant tout, les hommes feront la découverte d’une situation nouvelle, totalement différente de tout ce qui leur est familier : rien de comparable n’aura jusqu’alors été vécu par qui que ce soit sur Terre ; personne, où que ce soit, n’aura déjà entendu résonner en lui les pensées émises en ce jour à nul autre pareil. Jamais auparavant n’aura retenti cet appel à la divinité des hommes, les mettant au défi de donner un sens à leur présence en ce monde. Chacun individuellement, solennellement face à lui-même, connaîtra alors la signification et la finalité de sa vie, vivra à nouveau la grâce de l’enfance, la pureté d’une aspiration libérée du moi. Pendant ces précieux et courts instants, les hommes redécouvriront la joie d’une pleine participation aux réalités de la Vie, ils se sentiront reliés les uns aux autres, comme au souvenir d’un lointain passé.

Tout à coup, ils prendront conscience que leur vie, jusque là, a été par trop insignifiante, dépourvue, pour la plupart, de tout ce qui aurait pu la leur rendre chère : fraternité et justice, créativité et amour. Beaucoup comprendront pour la première fois qu’ils comptent, qu’ils ont leur importance dans l’ordre des choses. Un sentiment inaccoutumé de respect de soi-même remplacera leur actuelle sensation d’impuissance ; les drogues de toute nature perdront sur eux leur emprise. En silence, les hommes verseront des larmes d’humble reconnaissance, dans une aspiration au bien sans précédent.

Le travail de reconstruction

A compter de ce jour, un nouvel esprit de sainteté commencera à régner sur la Terre ; pendant quelque temps, les hommes marcheront sur la pointe des pieds. Bientôt cependant, ils se rendront compte que les changements nécessaires pour le monde sont immenses et multiples, qu’ils requièrent patience et dévouement, imagination et confiance. Avant longtemps, les hommes s’engageront partout dans le travail de reconstruction, de réhabilitation du monde. L’assistance aux pauvres et à ceux qui ont faim sera mise à l’honneur, et ainsi prendra fin à jamais un sacrilège au sein de l’humanité : des millions d’hommes connaîtront pour la première fois le bonheur paisible de voir leurs besoins satisfaits ; les corps suppliciés des affamés ne défigureront plus les écrans de télévision de ceux qui vivent dans l’aisance ; les hommes ne verront plus leurs frères mourir sous leurs yeux. Ainsi sera tournée une page sombre de l’histoire de la race humaine.

Le cœur et l’esprit des hommes se mobiliseront pour produire des changements sans précédent ; rien ne saura résister à l’assaut du renouveau, hormis ce que le passé comportait de plus noble. Quotidiennement, les transformations qui s’offriront aux yeux de l’homme lui seront source d’admiration et d’inspiration : un monde nouveau se construira dans l’éclatante lumière du jour. Tous participeront à leur façon, chacun contribuant par sa vision à enrichir le tout.

Pour beaucoup, la présence même du Christ constituera un problème – leurs croyances ancestrales en seront profondément ébranlées. Ils ne pourront éviter une période d’intense questionnement dans leurs efforts pour comprendre cette nouvelle révélation ; les vieux credo ont la vie dure, et ne disparaissent qu’au prix d’amères souffrances. Pourtant, des millions d’hommes répondront d’un cœur léger, heureux d’accepter l’Instructeur en leur sein. Avec le temps, il en restera peu pour s’opposer à la reconnaissance générale que le Christ, en la personne de Maitreya, foule à nouveau le sol de la Terre.

Une œuvre éducative de vaste envergure

Ceux, relativement peu nombreux, qui ont ouvert la voie pour préparer cette époque se verront alors présenter un nouveau champ de service : il s’agira d’une œuvre éducative de vaste envergure. De toutes parts surgiront les interrogations ; une soif de connaissance restée longtemps inassouvie débordera comme une rivière que ses digues ne parviennent plus à contenir. Beaucoup chercheront à comprendre les antécédents et la genèse d’un tel événement ; pour d’autres, c’est l’avenir immédiat qui sera source des plus grandes préoccupations. D’autres encore éprouveront le besoin de contester le bien-fondé de toute explication, se refusant résolument à admettre tout ce qui s’écarte de leurs propres croyances. Persuasion et tact devront être ainsi à l’ordre du jour, pour ne pas prêter le flanc aux accusations de sectarisme et d’arrogance.

Dans le monde entier, des groupes auront leur rôle à jouer pour assurer la plus large dissémination des enseignements nécessaires. Si certains sont encore du domaine de l’avenir, il en est beaucoup qui déjà reposent entre les mains des hommes mais n’ont jamais été diffusés. Efforcez-vous, c’est notre conseil, d’acquérir l’habitude de lire abondamment, afin de pouvoir informer et guider ceux qui cherchent sur le sentier. L’étude systématique des enseignements, et les efforts sincères que vous ferez pour vivre selon les préceptes de Maitreya, vous donneront l’équilibre et l’autorité nécessaires pour enseigner. Tous ceux qui seront ainsi préparés pourront tirer profit de cette opportunité de servir d’une manière nouvelle. Saisissez-la, c’est notre conseil, avec empressement et humble fierté.


 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Point de vue

Home Des produits jetables aux produits durables

par Gro Harlem Brundtland Source : IPS

Première génération mise au défi de prendre en compte les besoins d'un nombre infini de générations futures, nous devons nous efforcer d'établir une croissance viable. Le devoir de notre génération est d'instaurer le progrès qui conduira vers la prospérité dans le sens le plus large du terme, améliorant notre environnement et les conditions de vie de milliards de personnes.

Nous devons faire le choix de laisser aux générations futures un «espace environnemental» suffisant, et admettre que la capacité de notre planète à absorber les sous-produits de l'industrie est limitée. Il est en effet possible de partager ces ressources de manière plus équitable, tout en permettant à tous les peuples d'atteindre un niveau de vie acceptable.

Dans les pays industrialisés, la plupart des gens peuvent, tout en améliorant la qualité de vie, maintenir leur niveau de vie grâce aux technologies nouvelles et à une meilleure utilisation de l'énergie et des matières premières. Nous devons passer de l'ère des produits jetables à l'ère des produits durables. Cela implique la fabrication de produits à durée de vie accrue, pouvant être aisément réparés et réutilisés. Les produits de qualité médiocre devraient être abandonnés.

Le passage de l'énergie non renouvelable à l'énergie renouvelable constitue une autre priorité, de même que le développement de technologies permettant une utilisation optimale de l'énergie. Les pays en voie de développement devraient bénéficier d'aides financières substantielles afin de développer leur compétence en matière d'énergies renouvelables, telles que celles du soleil et du vent. Le transfert technologique doit constituer une des premières priorités.

Il est essentiel que la politique économique en vienne à s'accorder avec les lois et limitations de la nature. Nous devrions entreprendre une révision globale des modèles économiques afin que le développement viable devienne aussi bien l'objectif que la force motrice. Il nous faut promouvoir des modèles de consommation viables.

Pour commencer, il est essentiel de parvenir à un accord sur un mode de calcul du prix de l'énergie qui en reflète le coût pour l'environnement. Ainsi, les pays industrialisés devraient commencer par instaurer une taxe sur l'oxyde de carbone. Actuellement, les pays sont plus préoccupés de conserver leur compétitivité que d'agir. En Norvège, nous sommes parvenus à réduire nos émissions d'oxyde de carbone de 5 % depuis 1992. Mais dans beaucoup d'autres pays, le niveau de taxation est beaucoup trop bas.

Même en tenant compte de l'inflation, le prix du pétrole aux Etats-Unis, après l'invasion du Koweït par l'Irak, était bien inférieur à celui de 1979 et 1980. Pourtant, ce prix ne représente que le quart de celui pratiqué en Norvège ou en Italie. De tels prix incitent peu à économiser l'énergie. Les disparités actuelles du marché pétrolier constituent un frein majeur à une économie viable.

Il faut introduire des réglementations écologiques internationales sur la consommation de produits et de ressources, de même qu'il faut trouver des solutions aux problèmes résultant du transport des produits et de l'élimination des déchets.

Les pays de l'OCDE devraient s'entendre aux plus hauts niveaux afin d'établir un programme international allant dans ce sens.

Il convient d'opérer de sérieuses réorientations au niveau national, fondées sur le principe que «les pollueurs seront les payeurs» et sur le principe de l'utilisation à long terme des produits, de sorte que les prix reflètent le coût pour l'environnement, la qualité et la longévité des produits, tant en ce qui concerne la fabrication que le produit lui-même.

Ces principes exigent d'augmenter le prix de revient des produits non renouvelables. Ainsi, les industriels mettront au point des stratégies adéquates et adapteront leurs productions aux nouvelles tendances. Un certain nombre de nouveaux produits écologiques ont trouvé de bons débouchés, apportant des emplois et stimulant les affaires. L'industrie doit intégrer des objectifs écologiques dans ses projets de développement.

Une tendance prometteuse est apparue grâce à l'introduction de systèmes de contrôle de qualité et de salubrité écologique des entreprises, mis au point par l'Organisation internationale de standardisation (ISO). Il revient aux autorités publiques de montrer le chemin, par exemple en basant leur politique d'achats sur des considérations écologiques.

D'autre part, une nouvelle génération de systèmes de transports est à l'évidence nécessaire afin de faciliter l'accès et la flexibilité des transports et autres services publics dans les communautés urbaines. La création de nouveaux emplois, de services et de commerces doit tenir compte d'un facteur de proximité : ils devraient se trouver le plus proche possible des consommateurs. Une autre priorité est la création de villes où il fasse bon vivre. Dans des cités pilote, on peut expérimenter des moyens de transport compatibles avec des critères de salubrité de l'air et de nuisances sonores, et faciliter l'accès aux transports publics.

Les déchets urbains et industriels doivent être réduits au strict minimum. D'ici l'an 2010, il devrait en principe être possible de recycler l'intégralité des déchets. L'un des moyens pour y parvenir serait la création de «communautés sans déchets» réunissant des producteurs, des détaillants et des consommateurs, organisant la collecte de manière pratique et permettant le recyclage et la réutilisation rapide des déchets. Quant aux déchets toxiques, des méthodes sûres de traitement devraient être mises sur pied avant l'an 2000. Nous devons nous assurer que ces déchets ne seront pas exportés vers les pays en voie de développement.

Si la consommation viable devient le principe majeur d'après lequel nous mesurerons les progrès de notre société, il reste un bon espoir pour nous et pour les générations futures. Nous sommes en train d'entrer dans une société postindustrielle. Cette transition ne doit pas générer crainte ou anxiété, mais plutôt espoir et optimisme. Il n'est pas question de sacrifice mais d'opportunité nouvelle, et de transition. Nous allons de la quantité vers la qualité.


* Gro Harlem Brundtland est premier ministre de la Norvège.





Signes des temps

Home Une source aux vertus curatives en Russie

Source : Euronews

Lors de travaux de restauration, une source miraculeuse aux vertus curatives a été découverte dans l'une des 1 300 églises russes. Dans le diocèse de Kostroma, à 300 km de Moscou, cette «eau sainte» est mise en bouteilles et vendue, à bas prix, pour aider à financer la restauration des édifices endommagés.

 


Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette source s'est vue conférée des vertus curatives par le Maître qui fut la mère de Jésus.


Home Une icône se métamorphose en Russie

Source : Associated Press et ITAR Tass

Moscou — Dans une église du Grand Nord, en Russie, une transformation «miraculeuse» a été observée sur une icône dont la couleur foncée et défraîchie a retrouvé sa brillance et sa fraîcheur originelles. L'icône représente St Nicolas, faiseur de miracles et, selon la tradition orthodoxe russe, protecteur des marins, des pêcheurs, des voyageurs et des mineurs.
 
Selon l'agence de Presse ITAR-Tass, les paroissiens de l'église de la Mère de Dieu, dans la ville minière de Kirovsk, ont expliqué que cette métamorphose s'est produite sur l'espace de plusieurs jours.
 
«Ses couleurs assombries, ayant perdu leur éclat, ont commencé à se raviver, et en l'espace de quelques jours, la vieille icône est devenue pratiquement méconnaissable», a déclaré Vladimir Kisenko, chef du département local pour les affaires religieuses. «L'icône paraît toute neuve, comme si elle venait d'être peinte.»
 
Kirovsk se trouve à environ 80 kilomètres au-dessus du cercle polaire arctique, à proximité du port de Mourmansk.
 
Le communiqué n'indique pas l'ancienneté de l'icône.
 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agit là de l'une des merveilles que Maitreya crée actuellement dans le monde entier.



Tendances

Home Une proposition pour taxer les marchés financiers

Source : IPS

Au cours d'une consultation publique se tenant à New Delhi, un jury international d'experts a conclu que les marchés internationaux pourraient contribuer à améliorer la situation des pauvres du monde entier. La Commission indépendante pour la population et la qualité de la vie a recommandé une taxe d'environ 0,1 % sur les transactions des marchés financiers internationaux. «Une taxe minime de 0,1 %, ou même moins, sur un chiffre d'affaires journalier estimé à un trillion de dollars pourrait apporter de l'argent aux vrais pauvres du monde et contribuer à réguler la spéculation mondiale», affirme la présidente de la commission, Maria de Lourdes Pintasilgo, ancien premier ministre du Portugal.

La commission a été créée pour sensibiliser les dirigeants politiques aux problèmes de la croissance démographique galopante et pour influencer les décisions afin de favoriser des domaines tels que l'éducation et les droits de l'homme. Un rapport final sera publié l'an prochain pour consolider les réponses obtenues au cours de plusieurs consultations publiques tenues au niveau mondial.




Home La «déesse des prisons indiennes»

Source : Associated Press

En l'espace d'un an, la prison centrale indienne de Tahir a été transformée. Autrefois l'une des plus dures prisons du pays, elle était dirigée par des gardiens corrompus maîtrisant difficilement la montée du trafic de la drogue, des guerres de clans, de la violence et de la cruauté.
 
Maintenant, des milliers de personnes se rassemblent chaque matin dans la cour pour prier et méditer, avant de se rendre à l'école. Les bâtiment brillent de propreté, les cuisines resplendissent et, bien que la prison soit toujours désespérément surpeuplée, des volontaires assurent de manière constante une série d'activités telles que la formation professionnelle, des ateliers de méditation, la possibilité de recevoir des conseils et de faire du sport. Des prisonniers et des volontaires organisent régulièrement des programmes musicaux et donnent des conférences à caractère spirituel et religieux. Et la prison est maintenant virtuellement débarrassée de la drogue.
 
Ces changements sont l'œuvre de Kiran Bedi, que l'on appelle aussi maintenant la «déesse des prisons». La situation à son arrivée à la tête de cet établissement était accablante. L'endroit était submergé de problèmes majeurs de toutes sortes. La prison était totalement surpeuplée (construite en 1956 pour 2 500 places, 8 000 personnes y vivent actuellement) et les prisonniers n'avaient rien d'autre à faire que de semer le trouble. Pour couronner le tout, 1 000 prisonniers seulement sont réellement des détenus. Les autres attendent d'être jugés, étant donné la lenteur d'un système judiciaire particulièrement encombré et inefficace.
 
«Le premier jour, j'ai eu l'impression que l'Himalaya m'était tombé sur la tête. Mes jambes se dérobaient sous moi. Je me suis demandé si j'allais faire partie de ce système pourri, ou si j'allais le changer», a déclaré Kiran Bedi. Elle rassembla immédiatement 400 hommes et leur chanta alors une prière; leur demandant de la répéter après elle. Aujourd'hui, cette prière est devenue l'hymne de la prison et les prisonniers la chantent quotidiennement.
 
Ensuite elle commença des cours de yoga et de méditation. Puis, elle isola les chefs de gangs et évinça le personnel corrompu de la prison. D'autres cours et activités apparurent rapidement, prenant de l'ampleur lorsque des bénévoles furent autorisés à pénêtrer dans la prison pour la première fois depuis 35 ans.
 
Kiran Bedi est réellement concernée par le sort des prisonniers. «Je me considère vraiment comme une mère pour eux, affirme-t-elle, parfois, je les réprimande, parfois je les complimente et les encourage.» Quand on lui demande comment ces changements stupéfiants ont été possibles, elle répond simplement : «Nous avons cessé d'être paresseux».




Home Un délinquant repenti obtient son diplôme

Source : San Francisco Examiner, E.-U.

Joe Thomas débuta sa carrière criminelle à l'âge de 14 ans, en agressant une vieille dame pour lui dérober son porte-monnaie, la jetant à terre et lui brisant son appareil dentaire. A l'âge de 18 ans, il avait déjà été arrêté et envoyé en maison de correction à 13 reprises.

Maintenant âgé de 26 ans, Joe Thomas vient d'être récemment diplômé du collège Morris Brown d'Atlanta et va commencer une carrière d'éducateur.

Quelque chose de très important est arrivé au cours de son dernier passage en maison de correction: chaque jour, il a reçu régulièrement la visite de Jack Jaqua, l'un des fondateurs du Omega Boys Club. Reconnue sur le plan national, cette organisation à but non lucratif travaille avec des noirs américains âgés de 11 à 25 ans, essayant de les détourner de la drogue et de la violence, leur donnant des compétences scolaires et promettant une éducation universitaire à ceux qui remplissent les critères.

Parallèlement, les membres de cette organisation apprennent le respect d'eux-même et une certaine forme de fierté.

Le Omega Boys Club fut fondé en 1987 et regroupe maintenant environ 140 étudiants répartis dans plus de 30 collèges et universités. Ce mois-ci, neuf membres de l'Omega vont terminer avec succès leurs études supérieures. Comme Joe Thomas est optimiste en ce qui concerne l'avenir, il est clair qu'il est ici pour aider les autres à échapper au destin dont il a pratiquement été lui-même la victime. «S'il est possible pour moi d'aider quelqu'un, déclare-t-il, qu'il en soit ainsi».




Home Les Etats-Unis accroissent leurs efforts pour mettre fin au problème des sans-logis

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

Henri Cisneros, secrétaire américain au logement et au développement urbain (Housing and Urbain Development) (HUD) a déclaré que l'administration Clinton s'est engagée à réduire d'un tiers le nombre des sans-logis avant la fin de son premier mandat.
 
Selon un rapport approfondi du HUD, il y a chaque nuit 600 000 sans-abri aux Etats-Unis et 7 millions de personnes ont été à un certain moment sans domicile entre 1985 et 1990.
 
Le nouveau plan du gouvernement donne davantage de pouvoir aux administrations locales pour créer des programmes d'hébergements d'urgence, mettre un terme aux abus, et traiter les problèmes liés aux maladies mentales et les autres difficultés liées au manque de logement. Le but de ce plan est de doubler les dépenses fédérales, afin de financer ces programmes et d'atteindre finalement un budget de 1,7 milliards de dollars, en 1995.

Dans le passé, l'argent fédéral a été donné à des associations à buts non lucratif, dans l'espoir qu'elles procureraient des refuges et divers services aux sans-logis. L'administration Clinton affirme que cette méthode a pour conséquence des efforts fragmentaires et non coordonnés, dont les résultats sont médiocres. Des actions d'envergure, entreprises conjointement par les administrations locales et les fonctionnaires fédéraux, vont augmenter de façon significative les fonds en faveur de foyers d'hébergement d'urgence, de centres d'accueil et de réinsertion et de logements définitifs à loyer modéré.





Faits et prévisions

Home Un mur de haine s'écroule

Pour obtenir une vue d'ensemble, veuillez vous reporter aux numéros précédents. Le panorama de ce mois-ci couvre la période allant de début juin à début août.

 

«Ils vivront comme frères et sœurs et les Palestiniens auront leur propre pays.» (Partage International mars 1991)

 

Avec la première rencontre officielle entre le roi Hussein de Jordanie et le premier ministre israélien Itzhak Rabin, un mur de suspicion et de haine vient de s'écrouler. Lors de la cérémonie protocolaire qui s'est déroulée à la Maison Blanche, les deux dirigeants ont signé la «Déclaration de Washington» qui met virtuellement fin à 46 années d'état de guerre entre les deux pays.

Cette rencontre est l'aboutissement des négociations officieuses menées par les belligérants dans le désert du Negev, et du geste symbolique de Shimon Peres, le ministre israélien des Affaires étrangères, qui a tenu à poser le pied sur la rive jordanienne de la mer Morte.

Les principales clauses de la Déclaration portent sur l'instauration de négociations accélérées en vue d'établir un traité de paix à part entière, sur la normalisation immédiate et progressive des relations diplomatiques, ainsi que sur la résolution de certains conflits, la coopération policière en matière de criminalité, la fin du boycott économique, et la mise en place de liaisons téléphoniques et de réseaux électroniques entre les deux pays. On espère que la Syrie, qui est désormais le dernier grand adversaire frontalier d'Israël, puisse s'inspirer de ces accords et rechercher un plan de paix.




Home Un général américain réclame l'élimination des armes nucléaires

Source : Associated Press

«Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. Cette déclaration ne représente ni une idéologie, ni une opinion. La nouvelle technologie de la lumière rend caduc les besoins de défense actuels.» (Partage international juin 1989)
 
 
L'un des plus grands généraux de l'Armée de l'air américaine a déclaré que son pays devrait détruire l'intégralité de son armement nucléaire, et donner ainsi au monde les gages d'une «grande moralité». Le général Charles Horner a affirmé que les Etats-Unis perdraient peu de leur puissance militaire en éliminant leurs armes nucléaires, car celles-ci sont «obsolètes». Chef du Haut Commandement des unités de l'air américaines, C. Horner, a précisé que cette suppression serait subordonnée à un engagement similaire des autres puissances nucléaires, dont la Russie. «Je suis pour l'option zéro, a-t-il déclaré, et je vais vous expliquer pourquoi: si les Russes et nous mêmes éliminions totalement notre arsenal nucléaire respectif, cela entraînerait des conséquences bénéfiques énormes sur notre capacité à affronter les nouveaux types de conflits.» Les «nouveaux types de conflits» désignent la menace militaire émanant, non pas des superpuissances, mais de petits pays instables.
 
C. Horner ne revendique pas un désarmement total, mais uniquement celui des armes nucléaires qui, selon lui, n'ont plus de raison d'être. «Contre qui vais-je les utiliser, poursuit-il, à quoi servent donc nos armes nucléaires ? A rayer des villes de la carte, n'est-ce pas. Mais quel président des Etats-Unis désirerait s'emparer de Pyongyang ?»
 
Parallèlement, l'administration Clinton cherche à réduire encore les dépenses militaires, même si elle n'est pas véritablement favorable à un démantèlement nucléaire complet. L'entretien de l'arsenal nucléaire américain lui coûte 20 milliards de dollars par an.




Home L'amélioration des centres urbains : une nouvelle mission pour l'armée américaine

Source : San Francisco Examiner, E.-U.

Face à l'accroissement alarmant du crime, de la drogue, de la pauvreté et autres fléaux qui sévissent au cœur des villes américaines, l'administration Clinton et le Pentagone ont décidé de faire appel à la Garde nationale. N'ayant plus à préparer la guerre, la Garde nationale a reçu pour nouvelle mission d'enseigner aux enfants dans les écoles, de combattre les établissements hébergeant les trafiquants de drogue, de construire des routes, ou bien encore de vérifier les dents des enfants, d'effectuer des dépistages du cancer, faire des piqûres ou réaliser des bilans de santé. De même, la Garde nationale a organisé des «camps de marche» pour les enfants ayant abandonné le lycée; elle a nettoyé un parc naturel dans l'Etat du Massachusetts; construit un pont à Porto Rico, des récifs artificiels en Alabama, des puits de forage dans l'Ohio et restauré des maisons dans le Kansas. L'administration et le Pentagone ont baptisé ce projet: «Coopération civile et militaire pour la reconstruction de l'Amérique». Bien que la Garde Nationale déclare continuer à s'entraîner pour rester prête à défendre le pays, elle concentre une part croissante de ses ressources aux villes américaines, participant à l'amélioration de la vie de leurs habitants.




Home Le CIA approuve l'embargo sur les armes chimiques

Malgré certaines réticences liées aux clauses relatives aux modalités de contrôle, le CIA a préconisé la ratification du nouveau traité prévoyant un embargo généralisé sur les armes chimiques. Cette approbation, également prônée par l'armée, augmente sérieusement les chances d'un vote favorable au Congrès, ce qui encouragerait certainement d'autres pays à suivre cette voie. L'embargo et la destruction des stocks existants pourraient entrer en vigueur dès janvier 1995, si 65 pays ratifiaient effectivement l'accord d'ici là.




Home Entrée en vigueur du Traité sur la mer

Source : Christian Science Monitor, E.-U.

«L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier.» (Partage international juin 1989)
 
Douze ans après sa première rédaction, la loi des Nations unies relative au Traité sur la mer doit entrer en vigueur en novembre prochain. La Convention édicte des règles de base touchant diverses activités comme la pêche, le rejet des déchets dans l'océan et la protection de l'environnement marin. Elle définit également pour les pays côtiers des limites territoriales maritimes de 12 miles, une zone d'exploitation économique exclusive de 200 miles, et un droit minier sur la plate-forme continentale. Elle constitue le «traité multilatéral le plus vaste et le plus complexe jamais négocié».
 
Cette convention a été ratifiée par 63 pays mais, jusqu'à présent, elle n'avait reçu l'aval ni des Etats-Unis ni d'autres pays industrialisés, du fait de certaines clauses qui vont inévitablement restreindre le droit des entreprises minières privées à prospecter les fonds marins. Les Américains ont fini par accepter une version révisée des clauses sur le forage des fonds marins. Les pays en voie de développement ont insisté pour que les richesses minérales des fonds marins soient «l'héritage commun de l'humanité». La majorité des groupes écologistes ont exprimé leur soutien au traité.




Home Traité contre la désertification : urgence

Source : San Francisco Chronicle, E.-U./Inter Press Service

Deux ans après avoir été proposé lors du Sommet de Rio, le projet final du traité vient de voir le jour. Il vise à combattre les pertes en terres arables occasionnées par le surpâturage, les pratiques agricoles agressives et la déforestation. Lors d'une réunion à Paris, la Convention internationale pour la lutte contre la désertification a demandé la création de programmes nationaux impliquant des ONG, des organisations locales et le secteur privé, afin d'entreprendre divers projets.
 
Près de 1,2 milliards d'hectares de terres sont touchées par la désertification, à l'échelle mondiale, soit une surface grande comme la Chine et l'Inde réunies. Neuf cents millions d'êtres humains y vivent. Près de 10 millions de réfugiés, africains et asiatiques pour la plupart, ont été contraints d'émigrer en raison de la désertification. Selon le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) la désertification et ses conséquences tuent près de 13 millions de personnes chaque année, en majorité des enfants. Les pays donateurs consacrent annuellement entre 500 et 850 millions de dollars à la lutte contre la désertification. Mais on estime à quelques 22,4 milliards de dollars le budget nécessaire à un travail efficace. L'espoir de réunir une telle somme est faible, et sans cette aide massive, la plupart des ONG doutent de la capacité de la Convention à résoudre un problème aussi urgent.
 
Les pays africains, qui sont les plus touchés par la désertification, ont récemment ouvert les négociations en réclamant des engagements légalement contraignants, auprès des pays développés, afin qu'ils apportent de nouvelles ressources financières. Parmi les groupes de pression venus participer aux discussions à Paris, un groupe de femmes issues de divers pays africains a créé un mouvement, le Réseau international des ONG contre la désertification, dans le but d'encourager la participation des femmes dans la mise en place des programmes du traité. Elles souhaitent en particulier agir auprès des gouvernements pour qu'ils maintiennent une attitude responsable face aux engagements pris lors de la Convention.





Brève

Home Si Jésus revenait aujourd'hui...»

Source : Miami Herald, E.-U.

Le Miami Herald a publié un commentaire de Luis Aguilar Leon intitulé « Si Jésus revenait aujourd'hui, qui l'écouterait ? » L. A. Leon s'interroge : « Que se passerait-il si le Christ réapparaissait réellement parmi nous, dans le corps d'un homme ordinaire, prêchant comme la première fois l'amour et la vérité ? Qui le reconnaîtrait ? Combien de personnes deviendraient ses disciples ? »

L. A. Leon continue : « Si nous rencontrions aujourd'hui un homme d'une trentaine d'années, fils de charpentier, nous révélant les impasses dans lesquelles nous nous engageons et l'obscurité entourant les motifs de nos actes, l'écouterions-nous ? Si l'homme au doux visage nous interdisait l'entrée du temple avant d'avoir pardonné à nos ennemis, ou nous demandait de renoncer à notre confort pour le suivre, le ferions-nous ? Ou plutôt, ne nous précipiterions-nous pas à l'abri de nos maisons, en marmonnant des inconvenances à l'adresse de ce fou venant perturber notre existence bien réglée ? »

« C'est ce que beaucoup ont fait à l'époque du Christ. Et c'est probablement ce que ferait la plupart d'entre nous. Si ce même homme accomplissait un miracle sous nos yeux, nous en rechercherions une explication scientifique. Et si nous étions perturbés par sa mise en garde contre nos péchés, nous consulterions un thérapeute pour apaiser notre sentiment de culpabilité. »

Et L. A. Leon de conclure : « Peut-être le Messie vit-il à nouveau parmi nous et proclamera-t-il bientôt sa présence. Certes, les temps sont mûrs pour son retour. Mais s'il tarde trop à venir, le Sauveur ne trouvera que les cendres d'une humanité que sa violence aura conduite à l'autodestruction... »





Dossier

Home L'antahkarana

par Benjamin Creme

L'article suivant est issu de conférences données par Benjamin Creme en 1993, lors des rencontres annuelles de méditation de transmission de San Francisco (E.-U.) et de Kerkrade (Pays-Bas).

La science de l'antahkarana sera probablement la science la plus importante des temps futurs ; mais cet exposé n'a pas la prétention de couvrir la totalité du sujet de l'antahkarana ou de l'art de son utilisation.

Il s'agit d'une science encore inconnue de l'humanité, qui deviendra la science du mental dans le nouvel âge, la science permettant de construire le pont entre l'homme inférieur et l'homme supérieur, ainsi d'ailleurs que d'autres ponts: entre les différents membres de la famille humaine; entre un Centre — l'Humanité — et un autre — la Hiérarchie; entre la Hiérarchie et Shamballa; entre l'Humanité — au moyen de la Hiérarchie — et Shamballa; entre cette planète et d'autres planètes, ce système solaire et d'autres systèmes solaires. Tous ces ponts et connexions résultent de l'utilisation correcte de la science de l'antahkarana, qui deviendra la base de l'éducation de l'humanité dans cette ère qui commence.

Le meilleur moyen d'étudier l'antahkarana est de lire les enseignements d'Alice Bailey, plus particulièrement Education dans le Nouvel Age et, pour davantage d'informations, les Rayons et les Initiations.

Pas plus que les enseignements d'Alice Bailey, cet exposé ne vous révélera la technique de la science de l'antahkarana, car en ce qui concerne l'ensemble de l'humanité, cette technique se situe encore dans un avenir lointain. Il s'agit d'un processus graduel d'illumination, qui deviendra la science primordiale pour l'humanité : la science de l'évolution en tant qu'espèce et de l'établissement des connexions internes (qui bien sûr existent déjà, mais qui doivent être construites de façon consciente par l'individu en incarnation) qui tissent le sentier du retour à notre point d'origine. C'est la véritable science du sentier du Retour.

Pendant des temps immémoriaux, l'âme, du plan qui est le sien, regarde son reflet, l'homme ou la femme sur le plan physique, et ne voit aucun moyen d'intervenir dans son développement. L'âme ne peut pratiquement rien faire d'autre que de lui créer un corps, de lui donner ses diverses structures — physique, astrale et mentale — et de le laisser accomplir son travail d'évolution.

Puis arrive finalement une vie — en réalité une série de vies — où l'âme constate que son reflet, l'individu, commence à répondre à l'influence de l'énergie qui la relie à lui, et c'est alors que commence le processus d'«animisation».

Chaque individu est en réalité tridimensionnel. Il est la Monade ou Etincelle divine, le Soi impersonnel qui se reflète sur le plan de l'âme en tant qu'âme humaine individualisé, ou ego. Il est donc aussi l'âme, laquelle se reflète à son tour sur le plan physique dense en tant qu'homme ou femme en incarnation.

Ceci constitue la «descente», processus par lequel l'esprit se projette vers sa polarité opposée, la matière. Lorsque l'esprit — ou aspect Vie — et l'aspect Matière se rencontrent, cela donne naissance à un troisième aspect, la Conscience. L'antahkarana est avant tout le fil de la conscience. Il est le résultat de l'interaction de la vie avec la forme, avec la substance, la matière : interaction qui produit quelque chose d'entièrement différent, que nous appelons la conscience, et que nous pouvons aussi appeler le «principe christique». Tel est le processus de l'évolution.

Ceux qui étudient l'anthropologie, l'histoire de l'évolution sur le plan physique (l'évolution des formes), savent qu'au début il y avait de grands océans fourmillant de vie, et rien sur la terre ; puis que les animaux les plus évolués — poissons, reptiles de toutes sortes — gagnèrent progressivement la terre ferme, pour devenir les premiers reptiles et mammifères. Graduellement, des créatures pré-humaines se développèrent, devenant les premiers hommes-animaux, se distinguant du règne animal. Le premier germe mental appelé à devenir le noyau du corps mental, fut enfin formé, et ce fut le début de la race humaine. Cette théorie est réfutée par les fondamentalistes chrétiens et par d'autres groupes religieux intégristes, qui nient la réalité de la théorie de l'évolution de Darwin. Mais les ésotéristes l'acceptent comme étant une description plus ou moins exacte de la croissance de la forme et de son évolution sur cette planète. Mais ceci ne nous concerne pas.

Ce qui nous intéresse, en tant qu'êtres humains sur le sentier du retour vers notre Source, n'est pas l'évolution de la forme (qui a plus ou moins atteint la perfection, bien que certains ajustements ou améliorations mineures restent encore à faire), mais bien plutôt l'évolution de la conscience. L'évolution de la conscience est le processus par lequel nous devenons conscients de nous-mêmes et de notre environnement, et créons ensemble l'évolution de la race humaine.


L'antahkarana est avant tout le fil de la conscience. Il est le résultat de l'interaction de la vie avec la forme, avec
la substance, la matière : interaction qui produit quelque chose d'entièrement différent, que nous appelons
la conscience, et que nous pouvons aussi appeler le «principe christique».


Le processus de descente de la Monade vers l'âme, puis de l'âme vers la personnalité, doit maintenant reprendre en sens inverse. L'homme triple — physique, astral et mental — doit retrouver le sentier vers sa source par un processus d'identification : tout d'abord avec l'âme puis, au moyen de la Triade spirituelle ou reflet de la Monade, avec la Monade elle-même, l'Etre monadique triple. Ce voyage de retour, ou le processus par lequel ce voyage de retour s'accomplit, s'effectue par la création, la construction et l'évolution graduelles de l'antahkarana. Il s'agit d'un processus conscient qui s'accomplit uniquement par étapes. De même que le processus de descente s'est déroulé lentement, sur des millions d'années, ainsi le voyage de retour peut-il être un processus long et laborieux — ce qui est d'ailleurs le cas pour la vaste majorité de l'humanité.

Nous nous trouvons dans la deuxième partie d'un système solaire triple. En d'autres termes, ce système solaire est la seconde incarnation ou manifestation, du Grand Etre céleste que nous appelons le Logos solaire, qui possède un Plan d'évolution pour toutes les formes du système solaire.

Le premier système solaire a exprimé dans la matière, la substance, la qualité d'intelligence active. Il avait comme principal objectif la création intelligente de formes. Nous nous trouvons dans la deuxième manifestation de cette expression triple où la qualité de l'âme du Logos — l'aspect Amour ou Conscience — est en voie d'expression. L'antahkarana solaire est construit par le Logos solaire et par toutes les formes (qu'elles le sachent ou non) qui ont évolué à partir du premier système solaire, et qui créent maintenant le pont entre le premier et le second système, comme elles le créeront ultérieurement entre ce système et le troisième. Le prochain système solaire se concentrera principalement sur l'aspect Volonté, ou Aspect monadique, du Logos solaire. Lorsque des ponts adéquats auront été créés entre ces trois expressions, l'antahkarana solaire sera alors formé, ce qui conduira à la culmination du Plan de notre Logos solaire, dans sa triple manifestation.

Chaque système solaire crée un corps d'expression d'un niveau supérieur à celui du précédent.

Le premier, concernait la forme, la matière, et préparait, bien sûr, l'expression de l'âme. C'est toujours l'âme qui s'incarne, dans toutes les formes. Par sa descente dans la forme, l'âme — en réalité la Monade, l'aspect Esprit agissant à travers l'âme — entreprend un processus de rédemption de la forme. C'est le début de la spiritualisation de la substance. Le motif profond de notre incarnation est précisément de spiritualiser la substance de ce présent système solaire. Lorsque nous aurons infusée la substance — les formes créées dans le précédent système solaire — de l'énergie de l'âme, l'aspect Conscience, dans l'actuel système solaire, nous l'aurons alors élevé, racheté ; nous aurons augmenté son taux vibratoire et l'aurons amené à un plan où la Volonté, l'aspect Dessein de Dieu — c'est-à-dire de notre Logos solaire — pourra s'exprimer.

Dans le système solaire actuel, Dieu est Amour. L'Amour est l'aspect revêtu par l'âme, la Volonté y est l'aspect revêtu par le niveau atmique de l'Etre. Dans le prochain système solaire, Dieu sera Volonté et Dessein. Chacun d'entre nous, en tant que microcosme, évoluons exactement de la même manière que le macrocosme, notre Logos solaire, qui, par sa triple manifestation, accomplit son Plan d'évolution à travers tous les règnes et toutes les planètes.

En nous incarnant, nous accomplissons donc quelque chose d'extraordinaire, quelque chose d'infiniment plus grand que ce que nous pouvons concevoir en tant qu'individus. Mais dès que nous rendons vraiment compte de l'inter-relation microcosme-macrocosme, notre conception du dessein, notre conception de la réalité, s'en trouve approfondie dans notre vie, et peut nous inciter à focaliser davantage notre action, et à construire une ligne directe d'ascension entre notre niveau inférieur (car c'est là que nous en sommes) d'expression de la Déité, et celui du dessein fondamental de perfection de la Déité.

L'énergie de chaque système solaire s'élève et devient le fondement du système solaire suivant, tout comme pour l'individu, chaque incarnation crée, par l'intermédiaire de ses véhicules, une nouvelle expression qui atteint un certain niveau vibratoire. Cette vibration se trouve au niveau exact atteint au moment de la mort.

Il existe trois «atomes permanents» autour desquels se forment les nouveaux corps, physique, astral et mental. Ces atomes permanents ont exactement la fréquence vibratoire atteinte lors de la vie précédente — et nous devons par là comprendre que le taux vibratoire atteint représente le niveau de perfection ou de spiritualisation de la matière atteint. L'âme imprègne de son énergie la matière des trois corps, sauvant et rachetant ainsi cette matière. Elle élève de plus en plus les vibrations de ces trois corps, jusqu'à ce que soit atteint le point où elle puisse se refléter directement, sans entraves, dans la personnalité. C'est ainsi que nous devenons divins. Nous y parvenons en accroissant le taux vibratoire de la substance des trois corps jusqu'à ce que l'Homme divin, l'âme sur son propre plan, puisse se manifester d'une façon relativement parfaite dans sa réflexion, qu'est l'homme ou la femme en incarnation. Tel est le processus de l'évolution, du Retour dont la technique constitue la science de l'antahkarana.

Le sutratma

Le sutratma est le fil de vie, ancré dans le cœur, l'un des deux principaux fils reliant la Monade, par l'intermédiaire de l'âme, à l'individu en incarnation. Il vient directement de la Monade, est réfléchi par l'âme, et fixé dans le centre cardiaque, du côté droit du corps. Il est réfléchi, par ce centre éthérique, dans le cœur physique et dans le courant sanguin qui, comme vous le savez, est le courant purificateur qui amène la force vitale à chaque partie du corps. Lorsque le sang de vie est pompé normalement à travers le corps et qu'il est maintenu exempt de tout poison, le corps physique peut déployer toutes ses capacités de mouvement et d'expression. De même, le corps astral et le corps mental dépendent de ce fil de vie, le sutratma, à la fois pour leur existence et pour leur bon fonctionnement.

Il existe un autre fil, qu'on appelle justement l'antahkarana, qui est ancré dans le centre de la tête. C'est grâce à ces deux fils que l'Etre triple — Monade, âme et individu incarné — possède la vie. Ces deux fils informent les trois plans et, en un courant descendant, relient d'abord la Monade à l'âme, puis l'âme à son reflet, l'homme ou à la femme en incarnation. Un troisième fil, celui de la créativité, est finalement créé par l'homme et la femme eux-mêmes, par l'interaction de l'énergie de l'âme — et finalement de la Monade — avec le corps physique. Ces trois fils réunis constituent finalement les ponts unissant entre eux les trois plans d'existence.

La construction et le renforcement de ces fils — ce qui constitue le sentier du Retour — sera l'objet de la future science de l'antahkarana. C'est cette science qui constituera l'éducation dans le nouvel âge. Les individus seront reconnus pour ce qu'ils sont : des âmes en incarnation. Chacun pourra connaître son niveau d'évolution et sa structure de rayons. Grâce à cette science, les coupures existant entre les différents niveaux de notre être seront supprimées. Cela ne devient possible qu'à notre époque en raison du niveau d'évolution atteint par l'espèce humaine et, naturellement grâce au retour dans la vie de tous les jours des seuls êtres qui connaissent vraiment cette science : les Maîtres de Sagesse. Du fait du retour des Maîtres, cette science deviendra exotérique. Tous les enfants, dès leur plus jeune âge et jusqu'à 28 ans, seront alors initiés à la science de Vie, la science de l'édification du canal ou sentier de Retour.

J'aimerais faire ressortir ici l'unité fondamentale dans la méthode et l'approche propre à certains termes. L'antahkarana est le pont construit — tout d'abord de matière mentale et ensuite de lumière — tour à tour par l'aspirant, le disciple et finalement l'initié. Pendant un certain temps, le lien, entre l'individu et le plan de l'âme, est construit par la maîtrise de l'énergie du corps mental, ce qui conduit à la maîtrise du corps mental et à la création d'un pont par les formes-pensées. L'antahkarana est avant tout un pont reliant l'homme inférieur, le mental inférieur, à l'âme, puis le mental inférieur, à travers l'âme, au mental supérieur, qui lui-même constitue l'aspect inférieur de la Triade spirituelle. Celle-ci est Atma, Buddhi et Manas, reflet, sur le plan de l'âme, de la Monade triple ou Etincelle divine.

Le sentier du Retour

Ce processus est décrit en différents termes, et je voudrais faire ressortir ici l'unité et l'inter-relation qui existent entre les différentes manières d'exprimer ce qui est essentiellement un seul processus : le sentier du Retour.

Le mystique pense au sentier comme au sentier vers Dieu. Sa pensée est teintée par ses expériences et ses sentiments religieux ou mystiques, par ses croyances religieuses ou mystiques, par ses doctrines, par ses dogmes, par ses pratiques spirituelles et par divers rituels auxquels il s'adonne. Pour les gens du type mystique ou dévot, toutes ces attitudes constituent une façon d'approcher Dieu au moyen de leurs croyances, de relier leur conscience individuelle — qui se manifeste par leur structure de croyances, qu'ils soient d'allégeance chrétienne, hindoue, bouddhiste ou autre — à la conscience présente derrière toute manifestation. La personne religieuse voit cela comme le sentier du Retour et, bien sûr, tel est le cas : c'est bien le sentier du Retour.

Mais tout le monde n'est pas religieux et, pour l'ésotériste, le sentier du Retour est un sentier qui est littéralement construit par le disciple lui-même. Le disciple construit le sentier en devenant lui-même le sentier. Ce n'est pas quelque chose qui existe déjà et que l'on vous chuchote à l'oreille ; pas du tout. Il s'agit du processus même de l'évolution. C'est ce même processus qui a fait sortir les poissons de la mer et les a fait gagner la terre ferme, où ils évoluèrent du stade de reptiles à celui de mammifères, jusqu'à former une variété impressionnante d'animaux divers, et aboutir à l'apogée finale de ce développement de la forme: le règne humain. Au-dessus du règne humain se trouve le règne des âmes, le règne dont la nature est conscience. Le plan de la conscience est le plan sur lequel les Maîtres ont jusqu'ici exclusivement travaillé.

Le sentier du Retour est le sentier par lequel la conscience de ce qui est et de ce qui pourrait être, devient progressivement connue du chercheur, l'individu en évolution. En d'autres termes, par votre recherche, par votre aspiration, vous créez devant vos pas. Comme le dit D. K. : «C'est à partir d'elle-même que l'araignée crée le fil de soie.» Ainsi, exactement de la même manière, l'aspirant, le disciple et l'initié créent devant eux le sentier du Retour, le sentier qui n'est pas encore tracé. C'est le sentier d'une conscience croissante de ce qu'est, pour l'individu, sa relation avec le Tout. C'est un moyen par lequel nous réalisons et expérimentons de plus en plus profondément notre lien avec le monde, avec le Macrocosme. Cela s'accomplit par une expansion croissante de notre conscience. Ces expansions de conscience correspondent, sur notre planète, aux cinq initiations planétaires. Pour l'Adepte, il existe en outre quatre initiations cosmiques. Au delà de celles-ci, et à travers tout le Cosmos, d'autres initiations se succèdent les unes aux autres, éternellement, à travers tout l'espace galactique. Tout cela constitue le processus par lequel, au moyen de la construction de l'antahkarana, nous devenons graduellement conscients de notre relation avec le Tout.

[On présente alors à l'auditoire une lithographie de Antahkarana, peinture de Benjamin Creme reproduite page 15. Cette peinture était reproduite en couleur en couverture de Partage International, entre septembre et novembre 1988.] L'antahkarana n'est pas une «forme». Ici vous avez une forme qu'on a appelée «antahkarana». C'est une lithographie produite à partir d'une de mes peintures ; c'est une représentation purement formelle et symbolique de l'antahkarana. La Monade se reflète dans l'âme en tant que Triade spirituelle : Volonté spirituelle, Amour-Sagesse spirituel et Intelligence spirituelle, qui sont à leur tour reflétés par l'âme dans la personnalité physique. Ce processus est rendu possible par l'antahkarana. Sur cette lithographie, la forme du bas représente l'être humain triple ; la colonne médiane blanche, qui relie la forme du haut à celle du bas, est une représentation symbolique du triple lien de l'antahkarana; et la forme jaune pâle, en haut, symbolise l'âme. Cette lithographie n'est pas l'antahkarana; l'antahkarana n'est pas une forme. La plupart des gens qui pensent à l'antahkarana, à cause de la nature des mots utilisés, voient l'image d'un pont. Ce pont étant construit tout d'abord de substance mentale, et ensuite de lumière, ils imaginent un pont physique. Un artiste n'a pas d'autre possibilité : on ne peut peindre un tableau sans utiliser de formes. L'artiste doit créer, à partir de son imagination créatrice, une forme qui symbolisera un processus ; mais la forme n'est pas le processus, ce n'est qu'un moyen d'exprimer l'idée du processus. Toute personne qui pratique la méditation de transmission sait ce que signifie être aligné. Lorsque l'alignement est parfait il y a, symboliquement parlant, une colonne de lumière au-dessus de la tête du méditant. Dans cette lumière se trouvent trois fils, trois courants d'énergie. C'est la forme, mais ce n'est pas l'antahkarana. Nous devons réaliser que la forme et l'idée d'un pont, que l'idée d'une colonne de lumière ou d'une quelconque forme de matière, n'est qu'un moyen de signifier quelque chose d'autre. Ce dont on parle ici, c'est la conscience.

Parler de la conscience constitue, d'une certaine façon, une manière vague et générale de parler du processus du Retour. Nous retournons à notre Source par une expansion graduelle de conscience, par la construction consciente de l'antahkarana. L'antahkarana est d'abord constitué de matière mentale, entre la personnalité et l'âme, puis de lumière, entre l'âme et la Monade (l'aspect le plus élevé de notre être triple), par l'initié, qui est déjà entré en contact avec son âme et a déjà établi une relation étroite avec son celle-ci. Un contact direct s'établit finalement entre la Monade — l'Etre divin semblable à Dieu, la réflexion de notre Logos planétaire — et l'homme ou la femme en incarnation. C'est par ce processus que notre Logos planétaire accomplit son Plan d'évolution à travers le règne humain, et c'est aussi par ce même processus que le Logos solaire accomplit son Plan, plus grand et plus vaste, à travers tous les êtres de toutes les planètes dans cet actuel second système solaire. Ce processus sera terminé dans le troisième système solaire, où l'Aspect monadique — la Volonté, le Dessein, l'Amour fondamental de Dieu — parviendra à son expression parfaite et complète.

Chacun d'entre nous participe en ce moment même à la création de l'antahkarana. Un autre terme pour antahkarana, en plus du pont de lumière, est la réalisation du Soi, selon l'expression même de Maitreya : «Je suis venu pour enseigner l'art de la réalisation du Soi», dit-il. L'art de la réalisation du Soi est la science de l'antahkarana : ils sont une seule et même réalité.

Maitreya a affirmé que le sentier le plus simple, le plus direct, consiste à adopter trois attitudes : l'honnêteté du mental, la sincérité de l'esprit et le détachement. La pratique de ces trois attitudes conduit à la réalisation du Soi en permettant à l'individu de créer l'antahkarana. Pour la grande majorité des personnes dans le monde, ce processus se poursuit de manière tout à fait inconsciente, jusqu'à un certain moment. La plupart des individus peu évolués ne sont reliés que par le sutratma, le fil de vie provenant de la Monade par l'intermédiaire de l'âme, et ancré dans le cœur. L'homme moyen est également relié par le fil de conscience, l'antahkarana, et lorsqu'il évolue en commençant à créer la première phase de l'antahkarana — le fil entre l'homme inférieur et l'âme — il peut désormais avoir accès aux énergies de l'âme.

C'est alors que débute le processus créateur qui stimule le mental et l'imagination créatrice, marquant ainsi le commencement d'une vie de créativité et de service. Créativité et service sont une seule et même chose : le service est la vie de l'âme s'exprimant de manière créatrice sur le plan physique. Cela domine de plus en plus la vie de l'individu, et aboutit à la création de la culture. Ce n'est pas par hasard que la culture d'une nation est créée par les disciples et les initiés de cette nation ; ils ont eux-mêmes déjà construit la première phase du lien, du pont, entre eux-mêmes et leur âme.

Lorsqu'il est parvenu à intégrer ses trois véhicules inférieurs, physique, astral et mental, c'est-à-dire qu'il les a amenés à un point de vibration synchrone, l'initié reçoit alors la troisième initiation ; l'âme peut désormais maîtriser et dominer son véhicule, dont la polarité est désormais négative par rapport au dessein de l'âme. L'individu divin manifeste sa divinité sur le plan physique par une vie de service et de créativité. L'initié du troisième ou du quatrième degré ne s'incarne généralement que pour une ou deux vies, en fonction des conditions astrologiques. Si l'on tient compte du fait qu'il s'est écoulé des milliers de vies avant la première initiation, et peut-être cinq ou six avant la deuxième, la troisième est donc atteinte assez rapidement — ainsi que la quatrième, qui suit de très près la troisième et peut être reçue à l'incarnation suivante. Par conséquent, à partir du moment où une personne a atteint un état de réelle créativité, qu'elle est plus ou moins imprégnée par l'âme et en exprime le dessein, il lui reste très peu de temps avant de terminer le cycle des incarnations, de trois à quatre vies au plus. Ensuite, en tant que Maître, toute sa vie sera consacrée au service du Plan. Naturellement, plus nous évoluons, plus nous savons ; et plus nous savons, plus grande est la responsabilité de servir, et plus grande est l'opportunité de servir. Les Maîtres peuvent servir parce qu'ils savent. Notre service est limité, non seulement à cause d'un manque de désir ou d'énergie, mais parce que nous ne savons pas assez : nous servons d'une manière limitée parce que notre conscience est limitée. Plus nous devenons conscients, ou plus notre niveau de conscience est élevé, plus nombreux sont les fils de conscience émanant de nous vers le monde environnant, plus grande sera notre conscience de la nature de la réalité. Tous ces fils, ces courants de conscience, forment l'antahkarana. L'antahkarana n'est pas uniquement une colonne de lumière, mais un ensemble de fils de conscience irradiant de l'individu vers toutes les sphères de son environnement. Ces fils de conscience se multiplient sans fin jusqu'à ce qu'ils deviennent, chez le Maître, la source de l'omniscience : rien ne peut se produire, ou que ce soit, sans que le Maître en soit conscient. C'est ainsi que nous révélons la pensée de Dieu, que nous devenons des instruments dans l'accomplissement du Plan présent dans la pensée de Dieu. C'est là le fondement même de l'initiation.

Lorsque, par la construction de l'antahkarana, vous savez consciemment comment relier les différents niveaux d'expression — la Monade avec l'âme, l'âme avec le plan physique (de haut en bas) — lorsque vous connaissez cette science parce que vous l'avez pratiquée, de manière consciente, lorsque vous êtes devenu un Maître, vous pouvez alors utiliser cette science pour créer le mayavirupa, ou corps auto-créé.

Le mayavirupa est l'inverse du processus de l'antahkarana. Il résulte de la capacité de créer un corps grâce à la connaissance des liens reliant les formes. Le Dieu réalisé qu'est un Maître, fait dans son être l'expérience de Dieu incarné dans ce corps physique. Pour nous, le corps physique est l'aspect le plus proche, le plus important, tandis que pour le Maître il n'est qu'un aspect transitoire du Tout. Par son état de Dieu réalisé, le Maître peut refaire le sentier en sens inverse, emprunter la voie descendante du pont, de l'antahkarana; il peut répéter le processus, et par conséquent, fusionner de la matière des plans mental, astral-émotionnel et physique-éthérique, et y précipiter sa conscience. Tel est le secret sous-jacent à la création du mayavirupa.

La création de l'antahkarana racial, de l'antahkarana de l'ensemble de la race humaine, deviendra la nouvelle religion mondiale. Maitreya a déclaré qu'il n'est pas venu pour fonder une nouvelle religion, ni pour former des disciples, etc. C'est vrai ! Il y aura néanmoins ce que nous nommerons, faute d'un meilleur terme, une nouvelle «religion» mondiale, mais il s'agira en fait de la science de l'antahkarana, thème de cette conférence.

Pour la race humaine, la nouvelle religion mondiale représentera une approche consciente du Créateur, de Ce qui est à l'origine de la création — Ce qui, naturellement, est aussi nous-mêmes, la partie essentielle de nous-mêmes qu'est la Monade. Cela se réalisera par la création de l'antahkarana racial, de l'antahkarana de groupe. L'expérience du travail de groupe des aspirants et des disciples constitue la phase préparatoire de ce grand regroupement racial, de la création d'un antahkarana «mondial». Finalement, l'antahkarana ne reliera pas seulement les peuples, mais également les planètes et les systèmes solaires. Telle est la nature essentielle de l'Etre à travers tout le Cosmos : tout ce qui est en haut se reflète dans un véhicule inférieur. Cette manifestation triple se retrouve dans tout le Cosmos.

A notre niveau humain, nous en faisons l'expérience de façon consciente car, en tant qu'âmes, nous sommes les «Enfants du Mental». Par la manifestation de l'âme, de l'aspect conscience, naît cette conscience par laquelle l'antahkarana racial peut se construire. En tant qu'Etre, en tant qu'espèce, en tant qu'unique grand groupe formé de tous les peuples, de toutes les religions, de tous les types et niveaux d'évolution, nous créerons finalement une approche consciente de la Divinité, en particulier lors des trois fêtes spirituelles d'avril, mai et juin, ainsi que lors des neuf autres pleines lunes. Cela constituera la «nouvelle religion mondiale» — ou la technique de la nouvelle religion mondiale — dans laquelle l'invocation remplacera le processus actuel d'adoration. Nous pouvons déjà prévoir qu'il s'agira d'une religion éminemment scientifique : il deviendra très difficile de faire la distinction entre ce que nous appelons la science, la religion, et l'éducation.

Cela deviendra aussi la nouvelle éducation du nouvel âge. Les enfants seront formés à la création de l'antahkarana. La science de l'antahkarana sera enseignée — dans la mesure où elle peut l'être, car il s'agit avant tout de quelque chose dont on doit faire l'expérience — à ceux qui seront prêts à recevoir cet enseignement. Bien entendu, cela n'inclura pas tous les enfants ; mais pour les aspirants les plus avancés, pour ceux qui se préparent à l'initiation, cela deviendra la norme. Aucune initiation n'est possible sans la construction de l'antahkarana. C'est même précisément la création de l'antahkarana, du lien entre l'homme inférieur et l'âme, qui rend l'initiation possible. Finalement, le lien entre l'homme inférieur intégré et l'âme rend à son tour possible l'initiation supérieure — où l'unité est réalisée avec la Triade spirituelle et, par celle-ci, avec la Monade. Le processus est alors complet ; l'homme semblable à Dieu, le Dieu réalisé, ou Soi réalisé, a atteint son but : il est maintenant un Maître.

L'antahkarana n'est pas seulement ce pont entre les différents fragments de notre être, il est aussi le pont entre les mondes : planétaires, systémiques et galactiques.

La clé de la formation du mayavirupa réside dans la réelle compréhension de la nature de la création de l'antahkarana. Il est important de se rappeler que tout au long du processus de construction de ces ponts, le phénomène de vitalisation se poursuit. Il ne s'agit pas simplement de construire un pont ; c'est par ce pont que le stimulus provenant des niveaux supérieurs est transmis.

Trois sciences principales domineront le nouvel âge : la science de l'antahkarana, la science de la méditation, et la science du service. La science du service utilise la créativité acquise par la construction de l'antahkarana, et la science de la méditation constitue, bien sûr, la phase préliminaire et essentielle conduisant à la création de l'antahkarana, par l'utilisation de la science de l'antahkarana. La science de l'antahkarana est donc très vaste, et inclut celle de la méditation et du service. L'agent vitalisant est principalement l'âme. L'âme ouvre, chez la personnalité, les pétales de la Connaissance dans le chakra coronal, et les dynamise ; cela stimule le processus de pensée et galvanise l'homme ou la femme dans la poursuite de la création du pont, ou antahkarana, entre la personnalité et l'âme. L'unification avec l'âme se réalise progressivement et, après un certain temps de cette activité, l'initiation conduit à l'ouverture des pétales de l'Amour. Ensuite, comme l'homme ou la femme approche de la troisième initiation, et que celle-ci est reçue, se produit finalement l'ouverture des trois pétales intérieurs qui renferment le «joyau», «le joyau dans le cœur du lotus», qui est l'aspect Volonté. La Monade se reflète donc de plus en plus dans l'homme ou la femme en incarnation, et domine, de ce fait, la vie de cet individu. Ce qui n'était qu'une aspiration émotionnelle se transforme alors progressivement en Volonté monadique ; le dessein de la vie devient connu. Cela conduit à des vies de très grande valeur sur le plan physique, où il n'y a pas de temps perdu, où l'individu connaît son but dans la vie et le poursuit sans perdre de temps en pensées ou en actions futiles, comme cela se produit à des niveaux inférieurs. Il découvre la valeur, l'usage et les buts de l'imagination créatrice. C'est en définitive tout ce qui lui reste d'une vie astrale intensément active vécue pendant un si grand nombre d'existences. Le corps astral devient un mécanisme de transformation, où le désir est converti en aspiration, et l'aspiration en faculté intuitive croissante et dynamique.

La faculté intuitive émerge lorsqu'un véritable contact avec l'âme est établi, lorsque le pont entre la personnalité et l'âme atteint une constance et une intensité telles, que ce qui n'était qu'une simple aspiration émotionnelle se transforme en un contact direct avec l'aspect supérieur dont l'âme est la réflexion, l'aspect bouddhique de la Triade spirituelle. Notre corps astral-émotionnel, du point de vue du dessein de l'évolution, est conçu pour être — et il le deviendra — un simple véhicule paisible réfléchissant la Bouddhi. La Bouddhi est l'intuition véritable. Elle est essentiellement la conscience de groupe. L'intuition est un autre terme pour désigner la conscience de groupe ; c'est l'aspect Amour-Sagesse, l'aspect bouddhique de la Triade spirituelle. La Bouddhi se reflétera finalement directement, en tant qu'intuition, par le mécanisme astral : nous savons, parce que nous savons, parce que nous savons... Il n'est aucun besoin de réfléchir : la réponse directe, spontanée, intuitive vient de la Bouddhi, et est transmise au moyen de la nature astrale purifiée. L'antahkarana permet inévitablement d'aboutir à cela.

Il existe un lien entre la science de l'antahkarana et la méditation de transmission. La méditation de transmission est une fusion de deux yogas : le Karma yoga, le yoga du service, et le Laya yoga, le yoga des chakras, des énergies. L'antahkarana concerne essentiellement les centres d'énergie, les chakras, car c'est par la manipulation scientifique de l'énergie des chakras, par la stimulation correcte de ces chakras, que l'antahkarana se construit. On peut dire que la science de l'antahkarana est la science des chakras. Les sciences du futur — de l'antahkarana, de la méditation et du service — sont liées. L'une conduit à l'autre : une méditation adéquate conduit à la construction de l'antahkarana ; la construction de l'antahkarana conduit à une vie de service : un service véritable, inspiré du dessein de l'âme. La connaissance et la créativité de l'âme sont consciemment mises à la disposition de l'individu qui construit scientifiquement l'antahkarana. La méditation de transmission étant la fusion du Karma yoga et du Laya yoga, le but réel des Maîtres, concernant les groupes de transmission à travers le monde, est la création d'un antahkarana de groupe. Ils le font pour nous. La durée moyenne de véritable alignement, et donc de réelle transmission, est d'environ trois minutes et demie à quatre minutes par heure. C'est seulement en raison de l'extraordinaire puissance, de la nature purement scientifique de la méditation de transmission, que ces trois à quatre minutes ont une telle valeur pour l'humanité, et pour ceux qui la pratiquent. Notre antahkarana est construit progressivement pour nous — c'est un don qui nous est fait. Les Maîtres nous servent, nous nourrissent à la petite cuillère. L'antahkarana est créé à une vitesse extraordinaire ; à une vitesse telle, que si une personne se trouve à un niveau d'évolution d'environ 1,5 — c'est-à-dire à mi-chemin entre la première et la deuxième initiation — qu'elle est en bonne santé et relativement jeune, elle peut fort bien recevoir la deuxième initiation au cours de cette vie-ci : non pas grâce à ses efforts particuliers dans la construction de l'antahkarana ou dans le service à l'humanité, mais simplement parce qu'elle transmet suffisamment longtemps en maintenant son attention au centre ajna pour permettre aux Maîtres de l'aider à créer ce canal de lumière entre les différents aspects de son être.

Telle est la chose extraordinaire qui se produit au sein des groupes de transmission, et c'est l'une des principales raisons des progrès remarquables accomplis par les membres de ces groupes. Ceux qui transmettent depuis environ une dizaine d'années, ont évolué beaucoup plus rapidement qu'ils ne l'auraient fait autrement. Il est possible qu'ils ne s'en rendent pas compte, mais les Maîtres, eux, le savent ; ils mesurent et enregistrent, et ils savent qui est prêt, dans cette incarnation-ci, à recevoir la seconde initiation (la plupart des personnes qui font de la méditation de transmission ont déjà reçu la première initiation). Cela n'est possible qu'à cause des besoins de ce temps, qui offre parallèlement à l'aspirant et au disciple une opportunité de servir par la méditation de transmission. On n'insistera jamais assez sur la valeur de ce service.

Ce qui se construit par ce pont, par ce canal entre les différents aspects de l'être, c'est le sentier du retour à la Source : la Monade. Nous sommes la Monade, qui se reflète par l'âme en tant que personnalité incarnée. Nous sommes sur le sentier du Retour, rachetant la matière de nos différents corps, physique, astral et mental. Cette matière rachetée, spiritualisée, produira, dans le prochain système solaire, une matière d'un taux vibratoire supérieur. Ainsi se poursuit l'évolution du corps du Logos planétaire. Nous sommes tous impliqués dans ce processus : nous l'accomplissons pour nous-mêmes, pour la planète et pour le système solaire. Telle est la raison de notre présence ici. Tandis que nous croissons et évoluons, nous approfondissons notre conscience de cette réalité.


C'est la nature même de l'âme incarnée de s'exprimer dans une forme de service créateur ; ce faisant,
nous perdons le sens du moi séparé.


Le Macrocosme — dont nous commençons à percevoir intuitivement la nature, à en faire l'expérience par la conscience — nous révèle qu'il n'y a que cela de réel, et nous perdons progressivement le sentiment d'être un soi séparé. Il est dit : « Perdez-vous dans le service. » La manière d'y parvenir est par la construction du pont ; le résultat en est la créativité du service : la créativité est service, le service est créativité. C'est la nature même de l'âme incarnée de s'exprimer dans une forme de service créateur ; ce faisant, nous perdons le sens du moi séparé, nous approfondissons notre expérience du Macrocosme, et réalisons que ce dernier et nous-mêmes ne sont qu'un. Telle est l'expérience croissante de l'homme ou de la femme qui construit le Pont, qui crée cette unité avec l'âme. Alors l'âme devient, dans une seule vie, une réalité. Nous savons, au-delà de toute controverse, de tout démenti, que nous sommes l'âme. Il ne s'agit pas seulement d'une idée théorique ou intellectuelle, nous en prenons conscience comme faisant partie de notre être ; nous réalisons finalement que l'âme elle-même est une lumière dans une lumière plus grande encore, un feu dans un feu plus grand encore. Ce feu est conscience. Telle est la nature de l'âme. La personne qui entre en contact avec son âme réalise finalement que l'âme est un feu à l'intérieur d'un feu plus grand, dévorant, qui est la Divinité même. La Bible dit : « Dieu est un feu dévorant. » Telle est la réalité.

L'âme est un feu, un grand vortex de forces ignées qui se reflètent sur les plans inférieurs en tant qu'individus en incarnation. Telle est notre nature : un reflet de ces forces ignées. L'antahkarana, ce pont de retour que nous construisons et qui nous ramène à l'âme et finalement à la Monade, est le sentier par lequel ces forces nous deviennent accessibles. Elles stimulent le mental, l'intuition et la volonté créative, et notre vie d'initiés — d'initiés qui savent — s'inscrit alors dans le processus de vie.





Citation

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Donner

par Albert Einstein

« Cent fois par jour je me remémore que ma vie extérieure et intérieure dépend de la peine que se donnent d'autres hommes ou qu'ils se sont donnée, qu'ils soient morts ou vivants, et que je dois m'employer à donner aux autres autant que j'ai reçu et où que je reçois encore. »





Courrier des lecteurs

Home Un moyen de diffusion plus avancé

Cher Monsieur,
 
Il suffit de composer quelques numéros de téléphone depuis son fauteuil pour informer des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes sur la réapparition de Maitreya, l'Instructeur mondial. Cela demande, je pense, un peu de courage, mais que pourrait-il y avoir de plus gratifiant à notre époque ? Quel privilège d'avoir la possibilité de créer un climat d'espoir et d'attente pour le Christ et son groupe de Maîtres de Sagesse. J'y travaille assidûment depuis 13 ans, et c'est une habitude que je ne suis pas prêt de perdre. Je parle bien sûr de participer par téléphone aux émissions de radio locales ou nationales. A ce propos, une phrase m'encourage et encouragera je l'espère beaucoup d'autres « diffuseurs » : « C'est seulement une petite lumière, mais qui peut en allumer tellement d'autres. » Cette phrase émane, je pense, d'un « diffuseur » sûrement plus avancé que moi-même ! Mais vous ne pouvez jamais savoir le bien que vos mots peuvent faire et comment ils seront reçus. Le « terrain » est dur ! Puisse-t-ils se « repentir de cette dureté »,comme le dit Maitreya dans son récent message transmis par les cinq fidèles Glastonbury !
 
N'oubliez pas que « le stylo est plus puissant que l'épée » et que le courrier adressé à la presse locale et peut-être nationale peut diffuser beaucoup de lumière. C'est parfois les journaux auxquels nous pensons le moins qui peuvent être intéressés par l'information et la diffuser.
 
T. W., Crewe, Cheshire, G.B.




Home La statue a pleuré

Cher Monsieur,
 
J'aimerais vous raconter ce qui m'est arrivé, alors que je téléphonais à M. Creme sous le coup d'une impulsion. Il m'a affirmé que mon appel avait une raison et a indiqué que quelque chose surviendrait dans les prochains jours à une statue de la Vierge Marie que je possède. Il a ajouté de ne pas être surpris si la statue pleurait et de le lui faire savoir. Eh bien, le dimanche de Pâques, la statue s'est mise à pleurer. Je fus totalement ébahi et je ne comprends pas comment M. Creme pouvait l'avoir prévu. Si quelque chose d'autre se produisait, je vous tiendrais naturellement informé.
 
Nom et adresse fournis




Home Un sacré lapin

Voici ce qui m'est arrivé un soir où je rentrais chez moi en voiture, vers 23 heures, joyeusement remplie d'énergies positives après avoir fait un «plein spirituel» durant une méditation de transmission à Genève.

A cette époque, Share International diffusait souvent des lettres de lecteurs parlant d'un mystérieux auto-stoppeur vêtu de blanc qui surgissait un peu partout dans le monde et qui n'était autre que Maitreya, comme le confirmait le Maître de Benjamin Creme.

L'idée de compter une fois, moi aussi, parmi les heureux élus auxquels un tel bonheur était accordé m'excitait beaucoup et je ne manquais jamais l'occasion de m'arrêter pour embarquer tous les auto-stoppeurs qui se présentaient sur le bord de la route.

Cette nuit-là, je rentrais donc tranquillement chez moi à travers la campagne lorsque, presque arrivée au sommet d'un petit col qu'on appelle le Mont Sion, mon regard étonné fut attiré au loin par quelque chose de clair au milieu de la route.

Cette petite chose ne bougeait pas et ne paraissait pas embarrassée par l'approche de ma voiture. Je ralentis et roulai lentement vers l'obstacle. Là, assis tranquillement au beau milieu de la route sur la bande de signalisation et illuminé par un réverbère, un grand et gros lapin, blanc comme la neige, semblait m'attendre. J'ai cru rêver.

«Allez, vas mon petit chou, tu risques de te faire écraser!» m'exclamai-je.

Il bougea juste assez pour que je puisse passer prudemment. Je continuai à l'observer un instant dans le rétroviseur mais, comme il restait imperturbablement assis à sa place, j'accélérai et poursuivis ma route.

J'eus soudain un fou-rire: « Oh, Seigneur Maitreya, c'est la bonne couleur, mais pas encore la bonne forme!» m'esclaffai-je.

Plus tard, Benjamin Creme m'a informé que, bien entendu, il ne s'agissait pas de Maitreya lui-même mais que c'était bel et bien lui qui avait matérialisé ce lapin. Quelle merveilleuse preuve de son sens de l'humour! J'en ris encore.

Voila, telle est l'histoire du Seigneur Maitreya qui m'a posé un lapin ce soir-là.

H. G., Genève, Suisse




Home L'«ange» était Maitreya

Cher Monsieur,

A mon travail, j'ai entendu parler d'une collègue qui a eu deux expériences extraordinaires, à Lausanne, en Suisse.

La première eut lieu alors qu'elle venait de s'arrêter à un passage pour piétons pour laisser passer un camion qui s'approchait. Tout à coup, elle vit, au milieu de la route, une femme en train de traverser avec un landau. Ma collègue voulut crier: «Attention au camion !», mais elle ne put articuler un mot car la situation semblait si désespérée qu'elle imaginait déjà l'accident. Elle regarda alors en direction du camion et vit à ce moment-là un homme, debout face au camion, qui le regardait en levant les bras. Cela dura une fraction de seconde. L'homme, habillé de blanc, semblait avoir des ailes, et ma collègue pensa que c'était un ange. Le camion ayant stoppé net, la femme et son enfant traversèrent la route en toute sécurité.

La seconde fois, cette même collègue se trouvait seule en voiture, lorsque tout à coup son véhicule s'immobilisa en plein virage. Elle essayait vainement de le faire redémarrer lorsqu'elle vit soudain un camion foncer sur elle, l'énorme véhicule ne pouvant pas la voir étant donné que sa voiture était dans le virage. Elle ferma les yeux, convaincue que sa fin était arrivée.

Mais rien ne se produisit et lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle vit un homme vêtu de blanc qui se tenait, les bras levés, entre sa voiture et le camion. Il faisait face au camion et elle vit qu'il avait des ailes. Elle est convaincue que cet ange lui a sauvé la vie.

C. C., Suisse

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que dans les deux cas, cet «ange» était bien Maitreya.


Home Il me prit la main droite entre les siennes

Cher Monsieur,

Cela est arrivé le 18 janvier 1994. Mon ami et moi nous promenions dans la vieille ville de Neuchâtel, en Suisse. Devant un magasin, appuyé à une colonne, se trouvait un musicien des rues, tout à fait banal, d'environ 35 ans, avec les cheveux noirs et la peau claire, soufflant dans un harmonica. Nous ne lui avons tout d'abord pas prêté attention et avons continué notre chemin. Environ dix mètres plus loin, nous avons tous les deux entendu derrière nous une voix claire et très harmonieuse qui disait: «Je suis heureux que vous tous, dans cette rue, soyez mes amis et je vous en remercie. Et aussi ceux parmi vous qui entrez et sortez de ce magasin, vous êtes tous mes amis et je vous remercie de votre amitié.»

Nous nous sommes retournés et j'ai pensé : «C'est étrange, il nous remercie et pourtant personne ne lui donne rien. Tout le monde passe devant lui sans le remarquer. Il fait froid, une soupe chaude lui ferait du bien.» Pensant qu'il était sans travail et en était réduit à jouer de l'harmonica dans les rues, je sortis deux francs de ma poche et m'approchais pour les mettre dans son bol ou son chapeau. Mais il n'avait rien d'autre qu'un sac à dos gris-bleu. Lorsque je voulus lui donner directement la pièce, il me prit la main droite entre ses mains qui étaient douces et chaudes. La pièce de monnaie s'agrandit puis disparut, sans tomber à terre. Je sentis la chaleur d'un amour infini me pénétrer le cœur et emplir tout mon être. Il ne dit pas un mot — je ressentis seulement cet amour que je ne pourrai jamais oublier. Je ne pouvais plus voir son visage.

Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Comme dans un rêve, je me suis approchée de mon ami et je lui ai dit : «C'est étrange, je n'ai encore jamais expérimenté quelque chose de semblable.»

Je me retournai et regardai cet homme à l'apparence si anodine, jouant de l'harmonica alors qu'il se penchait vers son sac à dos pour le prendre. Je me tournai vers mon ami et lui dis : «Etrange, n'est-ce pas ?» Lorsque nous nous sommes de nouveau retournés, il avait déjà disparu derrière la colonne. Nous l'avons cherché pour lui parler, mais ne l'avons trouvé nulle part.

M. Creme, votre Maître pourrait-il nous dire qui était cet homme ? Etait-ce Maitreya ? Merci.

T. W., Bienne, Suisse

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce «musicien des rues» était bien Maitreya.


Home Une croix de lumière était apparue

Cher Monsieur,

Le 9 avril de cette année, des collaborateurs bénévoles de Partage International au Canada avaient organisé une réunion publique d'information sur la méditation de transmission, à Calgary. Nous avions apporté avec nous un petit carreau de verre avec une croix de lumière pour le montrer à l'audience. Notre hôte, Ehren, était allé chercher un carreau de verre similaire mais sans croix, afin que tous puissent comparer les effets de la lumière sur les deux carreaux de verre. Il avait acheté ce morceau de vitre quelques temps auparavant, l'avait examiné avec soin et était certain qu'aucune croix n'y apparaissait. Et pourtant, lorsque nous avons passé la torche électrique derrière le verre d'Ehren, nous avons été surpris de constater qu'une croix s'y était formée. C'est à notre connaissance la première croix de lumière qui apparaît à Calgary.

D. H., Vancouver, Canada

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cette nouvelle croix de lumière a été créée par Maitreya.



Interviews

Home Que la paix l'emporte sur la Terre

Interview de Hiroo Saionji président de la World Peace Prayer Society par Andrea Bistrich

Interview de Hiroo Saionji président de la World Peace Prayer Society
(Association de prière pour la paix dans le monde)
par Andrea Bistrich et Andreas de Bruin
 
 
La World Peace Prayer Society (WPPS) a été fondée en 1955, au Japon, par Masahisa Goi. En 1986, l'année internationale de la paix, la WPPS a étendu ses activités à l'étranger. Cela fait trois décennies que cette association se charge de répandre le message suivant : «Que la paix l'emporte sur la Terre». Andrea Bistrich et Andreas de Bruin ont interrogé Hiroo Saionji, le président de la WPPS, pour Partage international.
 
Partage international :Quels sont les principes sous-jacents de la WPPS ? Quel est l'objectif principal de votre travail ?
Hiroo Saionji : Le principal objectif de la WPPS est d'instaurer la paix sur Terre en essayant de répandre le message : Que la paix l'emporte sur la Terre dans toutes les langues, comme un slogan universel, une prière œcuménique. Ces mots transcendent les barrières des races, des religions et des croyances et favorisent une conscience mondiale et une unification des cœurs des hommes. Il existe de nombreuses façons de parvenir à la paix sur le plan physique, mais la paix doit s'instaurer dans les cœurs et les esprits des hommes. Notre mouvement est un mouvement spirituel pour la paix, non un mouvement politique, religieux ou matérialiste.
 
PI. M. Goi est le fondateur de la WPPS : pouvez-vous nous décrire de quelle façon l'organisation a débuté et comment il en est venu à formuler ces mots particuliers : «Que la paix l'emporte sur la Terre» ?
HS. Oui, la WPPS a été fondée en 1955 par Masahisa Goi. Lorsque M. Goi a vu l'état du monde après la deuxième guerre mondiale, notamment après les bombes atomiques tombées sur Hiroshima et Nagasaki, il a réfléchi à l'importance d'établir la paix sur la Terre, mais il s'est rendu compte qu'il existait de nombreux mouvements différents, chacun avec son idéologie particulière. Il a donc eu l'idée de créer un mouvement neutre et pur pour la paix, grâce à la prière, afin de réaliser un état d'harmonie mondiale. M. Goi a découvert l'universalité du message : Que la paix l'emporte sur la Terre. Il a introduit la prière parce qu'il pensait que plus il y aurait de personnes sensibles à cette prière, plus il y aurait de personnes qui commenceraient à vivre et à agir dans l'esprit de ce message, plus une formidable transformation aurait la chance de se produire, dans nos vies personnelles aussi bien que dans le monde.
 
Agir par la prière sur les vibrations universelles
 
PI. Comment ce message de paix peut-il s'appliquer concrètement ?
HS. M. Goi a expliqué que le monde est complètement relié par des vibrations spirituelles qui sont invisibles aux hommes. Les mots, les pensées et les actions dégagent une énergie et des vibrations qui influencent les hommes, les animaux, les plantes, toute chose sur Terre. Actuellement, il existe énormément de vibrations négatives, mais grâce à la prière, nous essayons de les neutraliser, en accroissant les vibrations positives. C'est le point le plus important et c'est pourquoi nous insistons sur cette prière. Nous devons commencer à nous soucier de ce qui arrive vraiment à l'humanité. Notre mouvement cherche à aider les hommes de toutes les nations à prendre conscience de leur unité.
 
PI. Comment voyez-vous ces idées progresser dans le monde actuel ? Voyez-vous des signes significatifs de changements se produire ?
HS. Oui, quelquefois je le vois nettement et je sens que la prière fait son effet et change le monde. Cependant, même si nous ne voyons pas de changement à court terme, je crois à l'importance des changements spirituels qui finiront par opérer des changements concrets.
 
PI. Comment la WPPS a-t-elle développé ses activités à l'étranger depuis 1986 ?
HS. Après la mort de M. Goi, notre mouvement a dépassé nos frontières et a pris rapidement de l'extension. De nombreux pays ont répondu à notre message. En ce moment, nous avons beaucoup de volontaires qui se joignent à nos activités. Notre association en elle-même n'a pas besoin d'être trop importante. Nous entretenons seulement un centre d'information, à partir duquel nous invitons chaque groupe local à organiser leurs propres activités de promotion de la paix, sur les bases de notre message philosophique.
 
100 000 piliers de prières pour la paix
 
PI. Pouvez-vous nous parler du Peace Prayer Pole Project (le projet des piliers de la prière pour la Paix) ? Quel est le but de ces piliers ?
HS. Les piliers de la prière pour la paix dans le monde servent de supports visuels pour répandre le message. Ils jouent le rôle d'une prière silencieuse et rassemblent les individus. Depuis le début du projet, en 1976, nous avons érigé plus de 100 000 piliers à travers le monde.
 
PI. Vous célébrez aussi une cérémonie de la prière pour la paix dans le monde. Pouvez-vous nous décrire comment se déroule cette cérémonie ?
HS. La cérémonie pour la paix dans le monde, en tant que célébration mondiale de l'unité de l'humanité, est célébrée par des gens de tous les pays. Lors de cette cérémonie, une prière est récitée pour chaque pays, par ordre alphabétique, afin que la paix et la joie s'instaurent dans toutes les nations du monde : Que la paix l'emporte sur la Terre ! Je prie pour le bonheur du peuple de... Que la paix s'instaure en... Un drapeau national de chaque pays est présenté, comme symbole spirituel par lequel les souhaits d'amour pour toute vie sur Terre sont exprimés, à l'intention de chaque région et de chaque nation. Jusqu'à présent, nous avons célébré cette cérémonie dans plus de 60 pays. Elle peut avoir lieu partout où des individus ont la possibilité de se réunir et de prier pour la paix.
 
PI. Quel rôle les enfants jouent-ils dans ce mouvement ?
HS. Les enfants ont une grande importance, car ce sont eux qui demain montreront le chemin et prendront soin de la Terre. Si les enfants ont un esprit pacifique, dès leur plus jeune âge, il est certain que le monde sera plus heureux et plus paisible. L'éducation spirituelle est aussi importante qu'une formation académique. Nous venons récemment de lancer un projet pour les enfants, qui a pour nom «Peace Pals project» (le projet de la paix pour les copains) ; nous publions un guide d'activités de paix pour les enfants et le distribuons dans les écoles, les hôpitaux et les institutions pour enfants handicapés.
 
Le mouvement de M. Goi a le statut d'ONG
 
PI. En 1990, la WPPS a reçu le statut d'organisation non gouvernementale (ONG), dans le cadre des Nations unies (ONU). Quels sont vos liens avec l'ONU ?
HS. L'ONU souhaite également la paix, mais par la diplomatie, autre façon plus concrète d'y parvenir. Nous, nous travaillons sur un autre plan, celui du spirituel.
 
PI. Pouvez-vous faire une distinction entre la spiritualité et la politique ? Le monde politique ne devrait-il pas être aussi spirituel ?
HS. Oui, bien sûr, mais nous ne pouvons pas en juger pour le moment. Dans la philosophie de M. Goi, tous les événements regrettables ont été engendrés par des pensées négatives. Il pensait qu'en empêchant le développement de nouvelles pensées négatives, les maux de l'humanité cesseraient.
 
PI. Faites-vous quelque chose de particulier, avez-vous une stratégie, par exemple quand un pays est en guerre ?
HS. Nous essayons d'être neutre politiquement ou dans tout autre domaine idéologique. Cependant, lors de la guerre entre l'Iran et l'Irak, la situation était si critique que nos membres ont lancé une campagne de messages pour la paix. Nous avons écrit et envoyé des milliers de prières aux ambassadeurs de ces deux pays.
 
Pour de plus amples renseignements, écrire à : The World Peace Prayer Society, 800 Third Avenue, 37 th fl. New York, NY 10022, USA.,ou au siège européen : The World Peace Prayer Society, Knöbelstrasse 4a, 80538 München, Allemagne.




Home Un appel au réveil de la religion

Interview de Gerald Barney par Monte Leach

Gerald Barney est fondateur et directeur du Millennium Institute, organisation à but non lucratif visant à promouvoir une pensée planétaire intégrée à long terme. Au cours de la dernière décennie, l'institut a aidé plus de 40 pays en voie de développement et industrialisés à préparer des études stratégiques sur leurs possibilités pour un développement durable.
Auparavant, G. Barney avait orienté le «Global 2 000» du président Carter vers la recherche de perspectives d'avenir pour le monde en matière d'économie, de démocratie, de ressources et d'environnement. Sous le titre : Global 2 000 réactualisé : que devons-nous faire ? G. Barney a préparé une mise à jour de ce rapport, pour le Parlement des religions mondiales, qui s'est réuni à Chicago l'an dernier. Dans ce nouveau rapport, il esquisse les problèmes cruciaux du XXIe siècle et les expose d'une manière convenant aux dirigeants spirituels mondiaux.
 
 
Partage International : Pour quelles raisons Global 2 000 réactualisé a-t-il été présenté au Parlement des religions mondiales ? Peut-être pourriez-vous expliquer pourquoi vous estimiez qu'un tel document était nécessaire ?
Gerald Barney : Une décision a été prise au début du processus d'organisation du Parlement, pour essayer d'en faire un événement pouvant avoir encore une signification dans cent ans, et comparable au parlement qui s'était réuni il y a un siècle et qui est toujours présent aujourd'hui dans les mémoires. Le premier parlement fut, pour les différentes croyances religieuses, une façon de se rassembler en Occident, et pour les gens de commencer à s'instruire à leur sujet. Ce fut, plus précisément et à bien des égards, une sorte d'«événement médiatique».
Les personnes chargées de l'organisation du Parlement de 1993 pensèrent que pour que cet événement reste dans les mémoires durant cent ans, il devait être une occasion de débattre des problèmes cruciaux de l'avenir. Les différentes croyances religieuses furent invitées à partager la sagesse de leurs traditions sur ces problèmes cruciaux, en vue de répondre à la question : «Que devrions-nous faire?»
J'ai depuis longtemps l'impression que les Etats-nations, les institutions internationales telles que les Nations unies et la Banque mondiale, ainsi que les entreprises, fonctionnent d'après le vieux rêve que nous pouvons prendre à la Terre tout ce dont nous avons besoin, voulons et désirons et cela sans aucune limite.
Mais nous ne pouvons plus compter sur ce vieux rêve. Notre seule possibilité est de nous forger un nouveau rêve découlant d'un réveil possible des traditions religieuses et du rôle vital qu'elles peuvent et doivent jouer, en nous donnant le sens d'un but. Elles doivent traiter des questions ultimes de notre temps: qui nous sommes, quel est notre but sur cette Terre et où nous allons. Si nous comprenons bien cela, nous redresserons les Etats, les entreprises, l'ONU et la Banque mondiale, et nous pourrons continuer. Mais tant que nous n'aurons pas bien saisi ce nouveau rêve, nous serons en difficulté parce que le rêve dirige tout. C'est le sentiment de notre identité, de notre destinée, notre relation avec la Terre et avec autrui. C'est ce rêve, à sa racine, qui nous a fait défaut.
 
PI. Vous avez déclaré que les traditions religieuses doivent se réveiller.
GB. La religion est plongée dans un profond sommeil. Je me focalise sur la religion car elle est la clé. Dans les congrégations où je me trouve engagé, on pense vraiment avoir tout accompli lorsqu'on commence un programme de recyclage.
Le recyclage n'est pas la solution, c'est un dérivatif superficiel qui ne s'attaque pas au mal qui est infiniment plus profond. Les gens n'ont pas conscience de l'ampleur du problème. Ce qui nous a fait si cruellement défaut, c'est le rêve guidant nos institutions. Le seul moyen de remédier à cela est de réveiller les religions. Il s'agit là d'un grand défi.
 
PI. Il a été demandé aux gens de penser en termes mondiaux et d'agir localement. En dehors du recyclage, que pourrait faire d'autre une congrégation religieuse typique ?
GB. Une des Eglises où je me trouve engagé a lancé une expérience éducative dominicale pour adultes. Plutôt que de faire venir quelqu'un pour parler du problème des sans-abri, puis quelqu'un d'autre pour parler des additifs alimentaires ou de tout autre sujet, chaque personne prend la parole à tour de rôle pour parler de la manière dont la foi influence sa vie quotidienne. Les membres du clergé ne sont pas admis à entrer dans la salle. Seuls les laïcs, assis ensemble, parlent l'un après l'autre. Assez rapidement, une foule de questions que chacun se pose sur sa propre foi surgissent. Les gens s'enrichissent beaucoup du fait qu'aucun prêtre n'est là pour dicter la «bonne réponse». Cela pousse les gens à l'action, ils entreprennent un programme de recyclage, partent en Afrique aider des chirurgiens ophtalmologistes, s'engagent dans un groupe écologique local pour faire du porte à porte, travaillent avec leurs aînés, quittent une grande maison pour une plus petite, arrêtent de pulvériser des pesticides et des engrais sur leur pelouse, etc. Selon le dicton: «Ma foi doit influencer ma manière de vivre», ils apportent leur contribution et changent leur mode de vie.
 
PI. Ce sont là des exemples dont vous avez entendu parler ?
GB. Ce sont des exemples que je connais, ceux d'amis personnels. Je pense suggérer une autre action, que n'importe qui pourrait entreprendre dans sa propre congrégation, et qui a été très importante pour moi. Nous appartenions à un groupe désireux de se rencontrer plus que seulement une heure par semaine pour discuter de ces sujets. Un groupe de cinq familles environ décida de se réunir une fois par mois pour dîner et discuter de questions que nous estimions importantes. Nous faisons cela depuis 15 ans. A présent nous formons un groupe de 20 familles qui nous connaissons bien. Nous sommes les uns pour les autres une extension de la famille. La plupart de nous peuvent être dispersés en divers lieux et ne pas avoir une grande famille. Nous avons créé notre propre famille élargie grâce à ce groupe de personnes se réunissant une fois par mois pour dîner et s'entretenir de ce qui est important, de manière à tenter d'obtenir que notre foi influence notre mode de vie.
 
PI. En quoi cela aide-t-il à améliorer le plus vaste problème mondial ?
GB. La seule manière de parvenir à aborder l'ensemble du problème mondial est de changer la façon dont près de six milliards d'individus pensent, vivent et agissent. Commençons par nous, nos amis, nos voisins, les membres de notre congrégation, non pas en leur disant ce qu'il faut penser, mais en commençant à parler ainsi : «Comment allez-vous vivre votre foi ? Comment allez-vous en rendre témoignage ?» Lorsqu'ils agissent ainsi, ils commencent à se tourner vers d'autres lectures, se mettent à réfléchir, agissent différemment, leur entente mutuelle est différente et ils vont de l'avant. La clé de tout cela est qu'il faut le vivre. Ensuite, que chacun s'aide réciproquement à l'expérimenter.
 
La nouvelle vision planétaire
 
PI. Vous avez déclaré que ce qui nous manquait était une vision planétaire. Avez-vous le sentiment de ce que pourrait être cette nouvelle vision planétaire, ou du moins certains de ses éléments ?
GB. Son principal élément doit être une sorte de soutien, de renforcement mutuels, d'affirmation mutuelle de la relation entre l'humanité et la Terre. Si nous n'établissons pas la paix avec la Terre, cela n'ira pas bien. Nous avons besoin d'une vision durable, juste et humaine. Voilà la clé.
 
PI. Une approche durable de la vie sur Terre en est un des éléments.
GB. Oui. Mais outre cela, nous les humains, nous devons aider la planète à nous maintenir en vie. Nous avons un rôle à jouer dans toute la communauté de vie. A présent, nous avons une éthique qui traite essentiellement du mode de relations entre les hommes. Nous devons développer une éthique, en fait encore inexistante à l'heure actuelle, concernant le lien entre chaque espèce. Quel est le rôle exact de chaque espèce au sein de la communauté de vie toute entière ? Nous allons finalement avoir besoin d'institutions dans lesquelles il y aura une sorte d'interaction entre les espèces. Nous, en tant qu'espèce particulière, ne pouvons pas assumer notre rôle, et purement et simplement considérer tout comme quelque chose dont nous sommes différents et séparés.
Toute forme de vie contenant une molécule d'ADN est un cousin à un certain point d'un passé extrêmement reculé. Nous traitons fort mal beaucoup de nos cousins. Ils ont essayé de supporter ces abus, mais il arrive un moment où il y a une limite à ne pas dépasser. Il ne suffit pas de dire : «N'est-il pas malheureux d'avoir traité ainsi certains de nos cousins ?» Il est de notre propre intérêt d'en prendre soin également. Il n'est plus possible qu'ils continuent à nous supporter ainsi, si nous ne les prenons pas plus en considération.
 
PI. Il semble clair que nous ne pouvons pas poursuivre le style de vie qui prédomine actuellement dans les pays industrialisés, et que nous devons vivre plus simplement. Est-ce là un des éléments d'un avenir durable ?
GB. Nous ne pouvons pas poursuivre la surconsommation dans les pays industrialisés. Les ressources et l'environnement ne le permettront pas. La planète ne le supportera pas. Mais en plus de cela, ce n'est pas bon pour nous. Notre santé en souffre, nous ne faisons pas assez d'exercice, nous mangeons trop de graisses et donnons un très mauvais exemple aux autres.
Dans certains cercles de développement, il commence à être question du développement reproductible, c'est-à-dire d'un modèle pouvant être suivi par tous. Cela n'est pas tout à fait au point et demande encore quelques améliorations. Qu'est-ce qui rend un modèle de développement reproductible ? Il doit être avant tout durable, juste et humain, puis on passe aux détails. La conservation de l'énergie en constitue la partie vraiment essentielle, de même que le soin apporté au sol et la création de conditions dans lesquelles les couples désirent moins d'enfants. Mais je ne possède pas tous les éléments.
 

La seule manière de parvenir à aborder l'ensemble du problème mondial est de changer
la façon dont près de six milliards d'individus pensent, vivent et agissent.


 
PI. Comment pouvons-nous y parvenir ? J'ai le sentiment d'une autosatisfaction en Occident : nous avons ce dont nous avons besoin, aussi pourquoi jouer les trouble-fête. Que faudra-t-il faire pour changer cette attitude ?
GB. Je ne sais pas si nous devons insister sur l'autosatisfaction de l'Occident. Il n'y a pas nécessairement de l'autosatisfaction de par le monde, mais une mauvaise volonté à considérer notre situation avec réalisme. J'ai entendu une fois un indien d'Amérique parler à un auditoire, et à la fin l'assistance était très émue. Une femme en pleurs s'est levée et lui a demandé : «Que devrions-nous faire ?» Et il a répondu : « C'est à vous de le trouver.»
C'est également vrai dans cette situation. Il y a un nombre infini de choses à faire. Nous, qui avons une influence réciproque grâce à nos journaux, nos revues, nos Partage International, nos télévisions, nous formons tous la conscience collective de la planète. En tant que conscience de la Terre nous nous comportons de manière très immature et destructrice. Ce petit nœud dans la conscience de la planète a certaines choses à apprendre. Nous devons tous le faire. Nous devons nous efforcer de faire de la place dans notre esprit pour apprendre auprès des autres. Nous devons résoudre la façon dont cette Terre entière doit s'engager dans un comportement moins adolescent et immature, et entrer dans une période de plus grande responsabilité et de plus grande réflexion sur la façon dont nous pouvons tous vivre à l'avenir, selon un mode plus durable, plus juste et plus humain.
 
PI. Je pense aussi qu'une vision est nécessaire pour nous pousser en avant, mais je me demande si une vision émanant de dirigeants spirituels serait suffisante pour faire bouger la Banque mondiale, les gouvernements...
GB. Absolument. Il n'y a aucun doute à ce sujet.
 
PI. Si les dirigeants religieux se réunissaient et créaient une charte de la Terre, une éthique mondiale ou quelque déclaration de principes en disant : «Voilà ce que nous devrions faire.» La Banque mondiale et les gouvernements ne répliqueraient-ils pas : «C'est très bien», tout en continuant comme auparavant. Je me demande si cela contribuerait à changer les cœurs et les mentalités de ceux qui ont le pouvoir.
GB. La vision dont je parle n'est pas une charte de la Terre ou une éthique mondiale. C'est une nouvelle réflexion sur la vision qui provient de chacun et de chaque foi traditionnelle. Je ne plaisantais pas précisément lorsque j'ai mis les croyances traditionnelles au défi de se demander si elles étaient durables. J'ai la ferme conviction que le christianisme, tel qu'il est communément pratiqué et institutionnalisé à l'heure actuelle n'est pas viable. C'est là ma foi personnelle. Mais je dois dire que d'après ce que je sais de nombreuses autres religions, je ne pense pas qu'elles soient plus viables. Les mythes de l'origine, ceux de la destiné, le concept de fécondité, non pas seulement pour le Terre, mais aussi pour tous les êtres humains — ces mythes sont en fait des éléments du rêve de ce que nous sommes et où nous allons — ont besoin d'être sérieusement réexaminés.
La religion est un élément clé de notre problème. Il y a une grande suffisance dans les adages de pratiquement toutes les religions qui déclarent : «Nous avons les réponses, nous connaissons la vérité.» La vérité, telle que nous l'avons expérimentée collectivement jusqu'à présent, plonge notre planète dans des difficultés catastrophiques. La cause en est les images et les rêves qui découlent de la foi. Nous devons rebrousser chemin et nous poser de sérieuses questions au sujet de toutes les anciennes hypothèses et traditions incluses dans ces croyances. Il faut que science et religion se rapprochent comme elles ne l'ont encore jamais fait jusqu'à présent. Nous devons appeler au réveil de la religion. Nous devons sonner le réveil.
 
 

 
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