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Accueil > Revue Partage > année 1994

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 1994 - N° 71 / 72

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue
    • Mieux évaluer le progrès par Hazel Henderson


  • Signes des temps


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home La voix de Maitreya

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Chaque jour qui passe nous rapproche du moment où le Grand Seigneur apparaîtra devant le monde. Très bientôt, l’humanité saura qu’elle compte en son sein un homme en tous points hors du commun : par sa capacité de servir, qui n’a d’autres limites que celles qu’impose la loi karmique ; par sa connaissance de cette loi, sans égale même parmi ses pairs ; par sa sagesse, façonnée par une expérience plusieurs fois millénaire ; par sa vision du Dessein inhérent au Plan divin, vision qui puise dans les profondeurs de millénaires d’expérience ; par son art de s’adresser simplement au cœur des hommes ; par sa connaissance des besoins humains, et de la manière dont il est possible de les satisfaire ; par sa sollicitude et son amour pour tous, illimités et insondables, tels que l’homme ne pourrait même les concevoir. C’est un Héros, un Titan qui se tient parmi les hommes, et bientôt ils prendront conscience de sa présence.

Bientôt, très bientôt même, Maitreya a prévu de s’adresser à une importante section de la population mondiale pour lui faire part de ses espoirs et de ses projets, pour lui donner à partager sa vision d’un monde meilleur pour tous. A compter de ce moment-là, le processus de son émergence se poursuivra à un rythme accéléré, l’amenant à se présenter au grand jour devant le monde. Ainsi le Fils de l’Homme remplira-t-il sa promesse de revenir, ainsi les hommes sauront-ils que l’heure de leur délivrance est proche.

De profondes transformations

Tandis qu’il attendait une invitation à apparaître et à s’adresser directement aux hommes, Maitreya, vous pouvez en être certains, n’est pas resté inactif. Profondes et puissantes sont les transformations que sa présence a déjà opérées et, alors même que ce texte est écrit et lu, on peut s’attendre à voir d’autres changements profonds se produire.

Une voix nouvelle

Une voix nouvelle se fait entendre dans les affaires des hommes, qui s’exprime à travers certains gouvernants à l’esprit ouvert et réceptif. De plus en plus, cette voix fera connaître les besoins primordiaux de notre temps : paix, tolérance, pardon des injustices passées, coopération et partage au profit de tous. Cette voix viendra du cœur et de l’esprit de tous ceux qui aiment leur prochain, suscitant une exigence invincible de reconstruction et de renouveau mondial. Cette voix est celle de l’ère nouvelle. C’est la voix de Maitreya.

Joignez votre voix à toutes celles qui, haut et fort, réclament la paix et la justice, et prenez conscience de votre place dans l’Histoire. Un monde nouveau est en train de prendre forme, qui nécessite la participation de tous : chacun a son rôle à jouer dans cette vaste entreprise, et nul ne doit se sentir trop jeune ou trop âgé pour formuler ses aspirations à voix haute.

Bientôt, c’est Maitreya lui-même qui focalisera cette revendication d’un nouveau mode de vie, mettant tout le poids de sa vision et de son expérience au service des hommes qui demandent justice et paix. Bientôt, les insuffisances et les contradictions du système actuel obligeront les nations à faire preuve d’un réalisme nouveau. Dans cette lumière plus claire, l’ère nouvelle prendra naissance : les tensions et les souffrances de tant d’hommes aujourd’hui céderont la place à un regain d’espoir et à un engagement vigoureux dans la reconstruction du monde.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Signes des temps

Home Voyage à Nairobi : cinq jours avec Mary Akatsa

Interview de Mary Akatsa par Memo Neupert

Dans le numéro de septembre 1988 de Partage International, nous avions publié un article relatant la soudaine apparition de Maitreya à Nairobi, au Kenya, lors d'une séance de guérison organisée par Mary Akatsa. Memo Neupert, collaboratrice bénévole de Partage International à Hambourg, a récemment rendu visite à Mary Akatsa dans son village. Voici son récit.
 

Depuis l'apparition de Maitreya à Nairobi, lors d'une séance de guérison organisée par Mary Akatsa le 11 juin 1988, je tenais à me rendre sur les lieux et à rencontrer Mary Akatsa elle-même. Mary est la femme en bleu qui se tient à côté de Maitreya, sur la fameuse photo qui fut publiée dans le Kenya Times du 22 juin de la même année.

Accompagné d'un photographe, membre du groupe de méditation de transmission de Hambourg, je me suis rendue à Nairobi, en janvier 1994, après un périple à Tlacote au Mexique, en novembre 1993, et à Nadana en Inde, en décembre, où nous avons visité les fameuses sources curatives.

Tout le monde à Nairobi connait Mami (Mère Mary), et on nous recommanda d'aller à la Jerusalem Church of Christ à Kawangware. Arrivés dans cette église, nous eûmes le privilège d'assister à une séance de guérison. La cérémonie dura quatre heures, avec danses et tambours, et Mary vint nous saluer. Nous fûmes témoins de la guérison d'une femme gravement atteinte d'une tumeur cancéreuse, visible sur le haut de son corps. Elle traversa l'église jusqu'à Mary qui plaça la main droite sur sa tête et cracha sur la partie malade. La femme fut guérie. Puis, un homme souffrant de troubles mentaux depuis 16 ans, fut conduit à Mary qui le guérit également. Il put repartir après 15 minutes.

Nous avions espéré pouvoir interviewer Mary. Malheureusement, elle devait se rendre dans le Nord pour assister à l'enterrement d'un membre de l'église d'une autre localité. Cependant, lorsqu'elle apprit qu'elle ne pourrait être de retour à Nairobi avant notre départ, elle nous invita à l'accompagner dans son voyage. Nous acceptâmes aussitôt. Elle mit à notre disposition un guide-interprète et nous fit quitter notre hôtel pour nous installer dans sa modeste maison, située loin du centre ville. C'est là que Mary vit, très simplement (la congrégation lui apporte de l'eau, et le générateur n'est branché que pendant la nuit), s'occupant d'une vingtaine de personnes malades ou sans abri, les nourrissant, les habillant et les aidant financièrement.

Mary Sinada Akatsa est une femme simple et spontanée. Elle est menue, mesurant environ un mètre cinquante, elle a un beau regard lumineux et enfantin, un sourire franc et plein d'amour. Charmante et gaie, elle se préoccupe toujours de savoir si les gens sont heureux d'être avec elle. Elle affirme que le Christ l'a envoyée parce qu'elle est le meilleur canal qui soit pour lui.

Mary avait loué deux autocars pour transporter jusqu'au lieu des funérailles, à Kwiselo, les 160 membres de l'église ainsi que les proches du défunt. En plus de l'enterrement, Mary payera le logement, la nourriture et l'école de la famille du défunt. Pendant que nous attendions l'arrivée du propriétaire des autocars, un homme ivre s'approcha de Mary et lui demanda de prier avec lui. Elle refusa gentiment, expliquant que puisqu'il était ivre, la prière ne pourrait pas atteindre Dieu. Il insista et Mary refusa à nouveau. Soudain l'homme tomba à genoux. Mary plaça la main droite sur sa tête et pria avec lui ; l'homme redevint aussitôt sobre, puis il s'éloigna, soulagé.

Le voyage se poursuivit jusqu'à Kwiselo dans les deux autocars pleins, avec le cercueil sur l'un des porte-bagages. Quatre gardes du corps protégèrent Mary pendant tout le voyage, car des gens se précipitent vers elle dès qu'ils la reconnaissent. Les voyageurs chantèrent joyeusement tout au long de la route et, lors d'une halte à une station d'essence, tout le monde se mit à danser, y compris l'austère occidentale que je suis. Les chants étaient mélodieux, leur rythme me pénétrait et je ne pus m'empêcher de chanter, de frapper des mains et de danser, à la grande joie de Mary. J'appris combien il est important de vivre physiquement la joie de la spiritualité.

Pendant le voyage, Mary s'occupa de tous avec amour, distribuant à qui en voulait de la nourriture et des boissons. Nous traversâmes les plus beaux paysages du Kenya (plantations de thé, vergers et forêts ; nous vîmes des zèbres dans les plaines et des nuages de flamants roses près du lac Victoria) jusqu'au moment où, vers le soir, nous arrivâmes chez une sœur de Mary, où nous devions passer la nuit. Mary nous raconta qu'elle avait réussi à guérir le mari de sa sœur que les manœuvres d'un sorcier vaudou avaient presque tué.

Le dimanche matin, tous étaient habillés de blanc avec des rayures bleues au col et à la ceinture, ainsi que sur les toques des hommes. Ce sont les couleurs de l'église de Mary, et chaque fois qu'elle rencontre à Nairobi une personne habillée de la sorte, elle s'approche et la salue chaleureusement.

En arrivant à Kwiselo, nous découvrîmes que les funérailles avaient déjà commencé. Soudain, je remarquai que Mary était devenue très distante. Lorsque cela se produit, cela signifie qu'il se passe quelque chose de particulier. Le ciel était brusquement couvert de nuages, si bien que la congrégation se trouva protégée du soleil brûlant. Les nuages persistèrent jusqu'à la fin de la cérémonie, rendant la température plus supportable.

Il y eut de nouvelles danses et des chants, et Mary fit un sermon. Puis, elle choisit plusieurs personnes dans l'assemblée afin de leur donner des messages. Elle dit à une belle Africaine de cesser de se prostituer si elle ne voulait pas attraper le sida. «Je sais que ça te plaît d'être une prostituée, ajouta-t-elle, mais tu dois prendre mes paroles au sérieux.» La femme ne sembla guère impressionnée.

A l'issue de la séance de messages, les participants formèrent une double haie conduite par une femme portant la bannière de l'église et des hommes portant le cercueil. Puis, les parents arrivèrent. Le cercueil fut avancé, les gens chantaient, dansaient et tapaient des mains en se dirigeant vers la tombe. Puis le cercueil fut descendu sans l'aide de cordes, et recouvert de broussailles. La congrégation chanta tandis que la tombe était remplie de terre. Mary offrit à la famille un sac de blé, de la farine et d'autres provisions dont elle allait avoir besoin pour se nourrir durant les traditionnelles quatre semaines de deuil. Fatigués, nous regagnâmes nos quartiers pour la nuit, et le matin suivant nous nous rendîmes dans le village natal de Mary et dans d'autres endroits où s'étaient déroulés plusieurs événements de sa vie hors du commun.

Mary, depuis sa naissance, se nomme elle-même prêtresse de Jésus, mais elle n'a jamais eu de formation ecclésiastique. Les gens viennent à elle parce qu'ils ont entendu parler de ses immenses pouvoirs de guérison. Elle fonda la Jerusalem Church of Christ, en 1983, mais elle affirme que son fondateur est Jésus.

Lorsque sa mère était enceinte de sept mois, elle fut empoisonnée par la seconde épouse de son mari, et elle passa pour morte. Elle avait été couchée dans le cercueil depuis plusieurs heures lorsque quelqu'un remarqua un mouvement dans son ventre. On l'ouvrit et en sortit le bébé prématuré. Bien qu'il fut en bonne santé, le père le prit et le jeta dans un buisson. C'est là que la fillette fut retrouvée quatre jours plus tard par sa grand-mère qui avait eu la vision de sa présence dans les buissons et était venue la chercher. Le bébé était encore vivant, mais dévoré par les moustiques et autres insectes : aujourd'hui encore, Mary n'a pas de sens gustatif, en raison des ravages causés par les insectes à sa langue.

Sa grand-mère, très pauvre, ayant perdu 18 enfants, soigna la petite Mary jusqu'à ce qu'elle recouvre la santé. Elle se privait de soupe de farine d'avoine, qui était pratiquement la seule nourriture dont elle disposait, pour la donner à Mary. Elle avait souvent faim en allant se coucher.

Les pouvoirs de guérison et de clairvoyance de Mary se développèrent alors qu'elle avait entre cinq et huit ans. A l'âge de huit ans elle était pleinement capable de guérir. Elle pouvait lire dans les pensées, ce qui était un avantage à double tranchant puisqu'elle pouvait repérer la malhonnêteté ; elle voyait si une femme était enceinte, ainsi que le sexe de l'enfant. Mariée à l'âge de 13 ans, elle vit toujours avec son mari. Au moment de son mariage, ses beaux-parents ne voulaient pas d'une bru possédant des pouvoirs surnaturels, si bien qu'ils l'attachèrent, la battirent (elle en garde des cicatrices qu'elle nous a montrées) et la chassèrent à 15 km du village, espérant qu'elle ne reviendrait jamais. Lorsqu'ils apprirent qu'elle était revenue chercher son mari, ils détruisirent la maison du jeune couple.

Pendant quelques temps, Mary et son mari travaillèrent pour des paysans, contre de la soupe à la farine d'avoine, dormant devant la grange. Plus tard, Mary travailla comme bonne, gagnant 400 shillings kenyans par mois. «Je fis des économies et parvins petit à petit à acheter de la terre», nous raconta-t-elle. «Nous cultivions la terre et vendions nos récoltes pour acheter davantage de terre.» Mary possède maintenant 200 acres produisant du blé, des haricots, des légumes, des oranges, des bananes et des citrons. Elle paie bien ses ouvriers, car ce sont de bons travailleurs. Les récoltes augmentent chaque année et elle consacre ses bénéfices aux pauvres. «Le Kenya est un pays pauvre et beaucoup de gens ont besoin de mon aide.»

Pendant plusieurs années, Mary Akatsa a travaillé dans diverses églises comme prêtresse mais, étant clairvoyante, elle parvenait à percevoir la malhonnêteté des évêques et le leur disait. Elle fut donc renvoyée et aujourd'hui encore les églises refusent de travailler avec elle ; elle a donc créé sa propre église.

La nuit était tombée alors que nous arrivions au terme de notre visite guidée à travers la vie de Mary. Elle nous montra une étoile qui nous avait constamment accompagnés, une étoile qui brillait à présent au-dessus de sa maison. J'ai ressenti une puissante énergie d'amour émanant de cette étoile. J'en demandai le nom à Mary qui sourit et ne répondit rien.

Le lendemain matin, 31 janvier 1994, notre dernier jour, Mary était prête pour une interview qu'elle nous pria de mener aussi brièvement que possible.

 


 
«J'ai vu Jésus à Kawangware»
 
Récit de Agnes Mutua, témoin de l'apparition de Maitreya à Nairobi.
 
J'étais là, assise dans une rangée le long du chemin. Mary se tenait au milieu. Elle s'apprêtait à faire un discours très bref parce qu'elle voulait rejoindre le révérend Bonnke qui avait annoncé : «Jésus va venir à Nairobi.» J'ai regardé ma montre, il était 14 heures et elle ne partait pas. A 14h 20, je la vis appeler quelqu'un pour le présenter à la foule. Je sentis battre mon cœur : la personne qui s'approchait ressemblait à Jésus. Ensuite, j'ai entendu Mary dire qu'elle avait reçu un message de Dieu lui ordonnant : «Restes, le Messager est proche.» Mary le salua, puis il nous salua en swahili.
 
Il ressemblait à un Sikh : teint très clair, brun doré, avec des yeux brillants pleins de lumière, qui regardaient à droite et à gauche. De la lumière irradiait de ses mains.
 
Il commença à parler : «Vous, les Kenyans, êtes bénis par Dieu.» Puis il dit à Mary qu'il avait été envoyé par son Père pour lui dire qu'il se trouve un endroit, près de Luanda, du nom d'Abusiralu, où il avait pour tâche de placer un piquet, à l'emplacement où elle construirait une autre église. Kawangware devait être l'église mère. De nombreuses personnes malades seraient guéries dans cette église. «Vous serez harcelés par les gens, mais mon Père vous donnera la force de faire face.» Puis, il lui demanda de prendre dans sa poche une croix en or. Tandis que Mary obéissait, elle remarqua que sa poche en contenait beaucoup, mais que sa robe n'en était pas alourdie, elle restait lisse. Mary montra la croix à l'assistance. Puis, la croix disparut.
 
Ensuite, il s'éloigna lentement le long du chemin. Je touchai sa robe. Je lui demandai de me rendre mon mari. Il me lança un regard très triste.
 
M. Gurmam Singh lui offrit une place dans sa voiture. A la hauteur du 56 Stage II (tout près de l'endroit où j'habite), il demanda à M. Singh de le déposer. Alors qu'il disparaissait, une grosse étoile brillante, aux couleurs de l'arc-en-ciel, monta dans le ciel. Tous mes voisins, ainsi que mes enfants l'ont vue. Tous sont convaincus que Jésus est venu à Kawangware.

On voit cette étoile pendant les séances de guérison, à Kawangware. Depuis cette époque, j'ai changé. Je ne suis plus attachée à la mémoire de mon mari. Et l'aide arrive de partout. Ma foi a grandi. Je sais que Jésus s'occupe de moi et de mes enfants.


 

Memo Neupert: Que s'est-il passé le 11 juin 1988 ?
Mary Akatsa: Nous poursuivions nos séances de guérison lorsqu'un vent violent s'est levé soudainement. Nous ne savions pas ce qui arrivait. Et puis, tout à coup, quelqu'un fut à côté de moi, touchant mon cœur et me parlant.
 
MN. Que vous a-t-il dit ?
MA. «Tu es un messager de Dieu important. Je t'apporte ce message : continue à prêcher, ne t'arrête jamais.»
 
MN. Comment les gens ont-ils réagi en voyant le Christ debout devant vous ?
MA. Eh bien, personne ne comprenait ce qui se passait lorsqu'il est apparu. Beaucoup se jetèrent à genoux. Après qu'il soit apparu, les gens commencèrent à pleurer et à se repentir de leurs péchés. Depuis, beaucoup de gens viennent à Kawangware se repentir de leurs péchés. Ils repartent guéris et sauvés. Cela continue encore aujourd'hui. Mais ce n'est pas moi qui guéris, c'est le pouvoir de Dieu qui guérit à travers moi.
 
MN. Pendant la séance de guérison, nous avons vu des gens aller et venir en courant le long d'un certain chemin. Nous avons entendu dire que c'était le Christ qui poussait les gens à agir ainsi.
MA. Jésus a dit : «J'ai mis un tissu, là, au bout du chemin, et quiconque vient ainsi (peut-être avec une maladie, des obsessions ou d'autres problèmes), doit courir le long du chemin. Puis lorsqu'il revient et vous regarde, Mami, tous ses problèmes, ses péchés, toutes les difficultés qui le tourmentent, disparaîtront et il sera guéri et restera en bonne santé.»
 
MN. Comment a-t-il disparu ?
MA. Nous ne savons pas vraiment ce qui s'est passé. Après m'avoir tenu la main pendant un moment, il a simplement disparu, en un instant.
 
MN. Est-ce que, depuis ce jour, il vous est réapparu sous une forme physique ?
MA. Depuis ce jour, Dieu me parle à l'oreille, de la même façon que vous pouvez entendre quelqu'un qui vous parle. La voix est forte. Devant les yeux, je vois comme un écran, et j'entends: «Regarde par là (dans une certaine direction), il y a quelqu'un (par exemple dans la congrégation), regarde-le. Le message est écrit sur sa poitrine.» Alors je peux lire tous les problèmes qu'il peut avoir, et d'où ils proviennent. J'intercède pour qu'il soit sauvé et il est guéri.
 
MN. Le Christ transmet-il également des enseignements à travers vous ?
MA. Oui.
 
MN. Que voulait-il dire par : «Le monde ne sera plus», comme mentionné dans l'article du Kenya Times ?
MA. Il n'a jamais dit cela.
 
MN. Quels étaient les mots hébreux que le Christ a prononcé comme une bénédiction pour la foule (décrit faussement dans l'article de Job Mutungi comme une malédiction) ?
MA. Ce n'était pas une malédiction, mais un message destiné seulement à Mami.
 
MN. L'étoffe laissée par le Christ sur le chemin existe-t-elle toujours ?
MA. Oui, elle est toujours là.
 
MN. L'étoile qui brillait au dessus de la maison de Mami est-elle celle qui est apparue avant la venue du Christ et est-elle toujours là ?
MA. Oui.
 
MN. Entrez-vous en transe lorsque vous guérissez ? Ressentez-vous les énergies du Christ à travers vous ? Etes-vous consciente lorsque vous guérissez ou bien le Christ prend-il possession de votre corps ?
MA. Mami change lorsque les énergies passent en elle. Elle est absolument en transe. Elle ne reconnaît pas les gens individuellement. Un écran recouvre ses yeux et les messages apparaissent sur la poitrine des gens.
 
MN. Y a-t-il des gens que vous ne pouvez pas guérir et dans ce cas que faites-vous pour eux ?
MA. Oui. Je laisse à Dieu le soin de faire ce qu'il faut.
 
MN. La couleur bleue de vos vêtements a-t-elle une signification ?
MA. Jésus m'a donné le bleu et le blanc. Ce tissu joue un rôle important pour nous identifier en tant qu'enfants de Dieu ayant la même foi. Même lorsque Moïse fut emmené au palais du pharaon pour y être élevé comme un Egyptien, il ne reconnut sa véritable identité que grâce au tissu que sa mère avait caché dans le panier. C'est ainsi que nous identifions toujours notre unité grâce à ce tissu.
 
MN. La criminalité a-t-elle diminué ici depuis que vous avez commencé votre travail ?
MA. Oui. Tant de criminels sont à présent devenus mes enfants.
 
MN. Quel rôle votre mari joue-t-il dans votre travail ?
MA. Mon mari m'aide à réaliser les projets de l'église.
 
MN. Des étrangers et des Blancs viennent-ils assister à vos séances de guérison ?
MA. Oui. De nombreux étrangers viennent d'Asie, d'Europe, d'Amérique et d'autres parties de l'Afrique.
 
MN. Avez-vous rencontré le président ?
MA. Oui. Il est l'un de mes fils.
 
MN. Mary, je vous remercie beaucoup de cette interview.
MA. C'est moi qui vous remercie d'être venus, et remercions Dieu de nous avoir donné cette occasion.
 
 

 
[Mary Akatsa a un urgent besoin d'argent pour ses œuvres. Une nouvelle église doit être construite; le terrain a déjà été acquis, mais les fonds manquent pour sa construction. Mary a également besoin d'une voiture pour ses longs voyages sur les routes défoncées du pays. Le seul véhicule dont elle dispose est une vieille voiture en si mauvais état que c'en est dangereux pour elle.
M.N.

 Les dons peuvent être envoyés à Memo Neupert/Mary Sinada Akatsa, Dresdner Bank, Hambourg, Allemagne. Compte no 4618 221 02 BLZ 200 80000.
Adresser les chèques internationaux à Memo Neupert, Schippelsweg 5 e, 22455 Hambourg, Allemagne.]




Home Une statue qui verse des larmes d'huile

Des curieux et des fidèles se sont rassemblés dans le quartier de Bensonhurst à Brooklyn, à New York, pour voir une image de la Vierge qui versait des larmes d'huile. L'icône se trouvait au domicile d'un membre de l'église orthodoxe égyptienne copte. Selon l'un des visiteurs : « Si vous sentez l'image elle ne dégage aucune odeur, mais en vous approchant d'elle, vous ressentez quelque chose, comme si votre corps était parcouru de frissons. » L'huile a continué à s'écouler pendant plusieurs jours et s'est arrêtée lorsque l'icône fut transférée dans une église égyptienne des environs.
 
[Benjamin Creme estime que l'icône n'aurait pas du être déplacée et devrait être rapportée dans la maison où le phénomène s'est produit.]




Home Les miracles du Saint Suaire

Source : The Sun, E.-U.

Selon le journal américain The Sun, il existerait dans les archives du Vatican un dossier confidentiel selon lequel au moins une douzaine de personnes auraient vu le Saint Suaire de Turin accomplir des miracles et l'auraient même entendu parler. Parmi ces témoins figurent un évêque important et trois prêtres, ainsi que trois Américains, tous trois miraculeusement guéris alors qu'ils contemplaient le Suaire. Tous reçurent du Christ une mission d'assistance.
 
Selon cet article : Monseigneur Angelo Bartello, ancien archiviste à la bibliothèque du Vatican, déclare : « Si le Vatican a tenu secrets ces événements prodigieux au cours des soixante dernières années, c'est faute d'avoir trouvé des témoins oculaires apportant une confirmation de ces événements. Cependant, ils ont été confirmés par d'autres voies, notamment par les bénéficiaires de la mission d'aide, ainsi que par ceux qui, en présence du Suaire, ont effectivement entendu parler le Christ. »
 
L'un de ceux-ci, Richard Munson, est un prêtre catholique qui vint à Turin dans l'espoir de recouvrer la vue, perdue lors de la guerre du Vietnam. Il raconte ainsi ce qui s'est passé : « Je priais lorsque soudain, pour la première fois depuis 25 ans, je vis une lumière. Croyant qu'il s'agissait de troubles oculaires, je clignai plusieurs fois des yeux pour la chasser, avant de m'apercevoir qu'elle venait directement du Suaire qui se trouvait devant moi, émanant d'un globe plus brillant que le soleil, au centre duquel se tenait le Christ. « Seigneur, me suis-je écrié, je ne suis pas digne ! » Le Christ leva alors la main en signe d'apaisement. Puis il dit : « Richard, j'ai une mission pour toi. » Il me demanda d'aller à Sarajevo, où s'affrontaient Serbes et Croates. J'y verrais un immeuble en flammes. Je devais y pénétrer pour en évacuer les femmes et les enfants que j'y trouverais. L'un d'eux, ajouta-t-il, était destiné à devenir un grand médecin. »
 
Une semaine plus tard, à Sarajevo, Munson trouva l'immeuble en flammes et, malgré la pluie d'obus qui s'abattait autour de lui, il remplit sa mission de sauvetage auprès des femmes et des enfants.
 
Les premiers comptes-rendus de guérisons et de missions d'assistance miraculeuse remontent à 1937. Selon l'article : « Le Vatican continue d'enquêter sur ces événements stupéfiants. »




Home Une nouvelle preuve de l'authenticité du suaire de Turin

Source : Washington Times, E.-U.

Il y a six ans, deux laboratoires, indépendants l'un de l'autre, étaient arrivés à la conclusion que le suaire de Turin était un faux. A présent, une nouvelle technique a produit des résultats qui, selon certains chercheurs, prouvent indiscutablement l'authenticité du Suaire.
 
Cette nouvelle technique décèle la forme des objets qui avaient été enveloppés dans le tissu entourant le corps. La coutume juive voulait que tous les objets maculés du sang de la victime d'une crucifixion soient enveloppés dans le linceul. Les chercheurs ont découvert l'empreinte de différents objets : une amulette de Tibère, un clou romain, une lance, une éponge et une couronne d'épines. La méthode révèle également clairement la structure osseuse d'un visage, de dents et de membres.
 
Le Dr Alan Whanger, professeur honoraire au centre médical de la Duke University et membre de l'Association internationale des scientifiques et chercheurs pour le Suaire, a déclaré : « Nous avons la claire confirmation que ces images ont été créées par irradiation. »

Ces nouveaux résultats ont pu voir le jour grâce à un changement d'attitude de la part de l'archevêque de Turin et du Vatican. Selon la presse catholique, l'archevêque précédent était convaincu que le Suaire était un faux, mais le nouvel archevêque semble croire en son authenticité. Le Vatican a récemment mis fin à deux ans de silence sur ce sujet en déclarant que les méthodes ayant permis d'effectuer les tests précédents étaient « insolites » et en recommandant que d'autres tests soient pratiqués. Le pape Jean-Paul II, sur les conseils de l'Académie pontificale des sciences, a récemment qualifié le suaire de « relique »,ce qui implique son authenticité. 





Faits et prévisions

Home Dans l'attente d'un avenir meilleur

Source : Izvestia, Russie

 

«Les Palestiniens auront leur propre pays.» (Un collaborateur de Maitreya, Partage international juin 1988)

«Nous verrons également l'armée israélienne se retirer de la zone occupée.» (Partage international juil./août 1989)

«Les pourparlers de paix sur le Moyen-Orient s'intensifieront...» (Partage international janv./fév. 1992)

 

Après le départ du dernier soldat israélien de Jéricho, les Palestiniens ont mis en place une force de police composée de 460 soldats occupant désormais l'ancien quartier général israélien. Ainsi, le transfert de l'autorité s'accomplit officiellement. Une cérémonie emprunte de simplicité a célébré la fin du règne des Israéliens: l'armée israélienne a signé un document reconnaissant à l'OLP son autorité sur le territoire concédé, tandis qu'un soldat de l'OLP emportait du poste de police un drapeau portant l'inscription : «Dans l'attente d'un avenir meilleur». Le premier ministre israélien, M. Rabin, a déclaré qu'il était prêt à mettre un terme à l'occupation du plateau du Golan, afin de parvenir à un accord de paix avec la Syrie. Ce retrait fait partie des conditions primordiales exigées par la Syrie avant toute négociation de paix avec Israël.




Home Les bénéfices des banques japonaises en nette régression

Source : NRC Handelsblad, Pays-Bas

«Comme nous l'avons déjà annoncé (Partage international décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon. C'est une bulle sur le point d'éclater.» (Partage international mai 1989)
 
Au Japon, les dépenses de consommation des ménages ont baissé de 4,3 % depuis un an. Ce niveau, le plus bas depuis 1981, jette le doute sur la proximité d'une reprise économique. Parallèlement, les bénéfices des principales banques japonaises chutent à nouveau sévèrement sur l'exercice 1993. Sur les onze premières banques, dix ont vu leurs résultats se détériorer, principalement en raison des prêts irrécouvrables hérités de la «bulle économique».




Home Partenaires pour la paix

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

«Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle.» (Partage international juin 1989)
 
 
L'ancienne république soviétique du Kazakhstan est le 19e pays à s'inscrire à une initiative de l'Otan appelée «Partenariat pour la paix». Ce pays procédera au démantèlement de son arsenal nucléaire et mettra fin aux essais. Selon un porte parole de l'Otan, cette nouvelle étape contribue à réduire la menace d'une prolifération nucléaire.




Home Le Malawi se tourne vers la démocratie

«Les gouvernements par la force disparaîtront. Les politiciens deviendront les serviteurs des hommes, non leurs maîtres.» (Partage international octobre 1988)
 
«Le manque de flexibilité en matière politique et religieuse disparaîtra. La conscience se développe maintenant chez les êtres humains, si bien qu'ils n'accepteront plus d'être dominés par d'autres, alors que leur destin est d'être libre. Partout dans le monde, les gouvernements devront écouter le peuple.» (Partage international septembre 1988)
 
 
A l'issue d'élections équitables qui se sont déroulées dans un climat serein, le président à vie Hastings Kamuzu Banda a reconnu sa défaite. Il était l'un des derniers dictateurs africains encore au pouvoir. Les électeurs ont porté à la présidence un homme d'affaires de 51 ans. A l'aube nouvelle de la démocratie, il devra affronter une épidémie de sida, une sécheresse chronique, ainsi que les problèmes de la forte démographie de ce petit Etat d'Afrique.




Home A Moscou, on plante des arbres

Source : Izvestia, Russie

«L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier.» (Partage international juin 1989)
 
 
Cinquante mille arbres vont être plantés dans les réserves naturelles qui entourent Moscou. C'est là que le premier projet mis en œuvre pas l'association caritative Ecoforêt qui se compose de plusieurs organisations de protection de la forêt. Cette initiative permettra d'améliorer la qualité de l'eau potable de 20 % dès la première année.




Home Ecolonia

Source : New York Times, E.-U.

Depuis plusieurs décennies, les architectes et les planificateurs des pays industrialisés ont conçu des bâtiments «écologiquement compatibles». Mais aux Pays-Bas, le gouvernement vient de prendre l'initiative de faire plancher tout le pays sur le thème du gaspillage généré par notre mode de vie.
 
Ecolonia, une nouvelle zone résidentielle, a ainsi été créée il y a six mois, sur la base de normes strictes concernant le respect de la santé et de l'environnement. Le surcoût de construction de 10 % par rapport aux maisons traditionnelles, a été presque totalement pris en charge par le gouvernement.
 
Sur les toits, le gazon remplace les tuiles. Les murs captent et transmettent la chaleur du soleil. L'eau de pluie est stockée et utilisée pour les sanitaires et le lavage des véhicules. Pour les pompes à vidange, on a utilisé la céramique plutôt que le plastique. Des jauges mesurent les taux d'humidité, de poussière et de rayons gamma. L'avantage de ces méthodes se reflète dans les gains de 10 à 30 % sur les factures des services publics ainsi que dans la réduction des dépenses de santé, quoique difficiles à chiffrer.
 
Aux Pays-Bas, le design «vert» est entré par la grande porte et fait, chaque jour, des adeptes en Europe de l'Ouest.




Home Un nouveau gouvernement en Afrique du Sud

« En Afrique du Sud, la confrontation cédera finalement le pas au consensus. » (Partage international juin 1988)
« Afrique du Sud — Là également, l'ère nouvelle d'un gouvernement du peuple pour le peuple est déjà en train de voir le jour, et dans cette nouvelle ère les minorités verront leurs droits reconnus par la constitution. » (Partage international janv./fév. 1992)

Le président Nelson Mandela poursuit la construction d'un gouvernement d'union. Ainsi vient-il de nommer ministres adjoints son ex-femme Winnie et le chef zoulou Buthelesi, son ancien rival. Le nouveau cabinet inclut désormais d'anciens membres du gouvernement blanc et le président du parti communiste Joe Slove.

Aujourd'hui, la réconciliation est le mot d'ordre. Le président de l'Inkatha et le nouveau premier ministre régional Franck Mdlalose ont promis de se rallier à leurs collègues de l'ANC pour tenter d'unifier les communautés divisées par les conflits entre factions locales. Ils ont prêté serment et déclaré solennellement : «Je jure que dans cette maison et au-delà de ses murs, il n'y a plus rien ni quiconque qui puisse être appelé ennemi politique.»

Un autre « signe des temps » faisait récemment la une du New York Times : «Les Blancs d'Afrique du Sud découvrent que la fin du monde ne s'est pas produite.» En effet, les Blancs ont été agréablement surpris de voir que le transfert du pouvoir s'était mieux déroulé qu'ils ne l'avaient pensé. Actuellement, la violence politique baisse d'intensité, car les extrémistes blancs sont contenus par les opérations de police et les nationalistes zoulous sont satisfaits des victoires électorales remportées dans leurs provinces.

Nelson Mandela est encensé par la presse, à l'image du quotidien Citizen qui voit en lui un «être humain et un chef d'Etat hors du commun». Et les Blancs s'adaptent à la nouvelle réalité de l'Afrique du Sud, s'inscrivant à des cours de zoulou et apprenant les paroles du nouvel hymne national. Mais par dessus tout, ils semblent se délecter de la réhabilitation de l'Afrique du Sud aux yeux du monde, finalement libérés d'un sentiment de culpabilité et de honte. Comme le notele New York Times, il est même presque impossible de trouver un Blanc qui reconnaisse avoir soutenu l'apartheid. Le quotidien américain conclut que les «historiens devront résoudre un casse-tête chinois pour comprendre comment l'apartheid a pu régner pendant 40 ans.» (Source : New York Times, E.-U.) Quant aux journaux sud-africains, leurs titres étaient éloquents : «Une nation renaît» (The Star), «Le pouvoir au peuple» (Sunday Times), «Notre pays kaléidoscope enfin uni dans la paix» (Sunday Times), «Un rêve devenu réalité» (Weekend Star), «Le monde aux pieds de Mandela» (Sowetan).

Les voix de la rue reflétaient le même enthousiasme : «Quand j'ai fait ma demande de laissez-passer, j'ai signé d'une croix. Lorsque je me suis mariée, j'ai signé d'une autre croix. Et aujourd'hui ce sera probablement la dernière» (Nofanezile Maria Masilela, 93 ans, The Star). «Mon cœur est au repos, je n'ai plus de haine... Jusqu'à présent, la vie ne m'avait donné qu'une demi-mesure. Aujourd'hui, le mesure est pleine» (Rebecca Masindana, Sunday Times). «Les événements qui se sont déroulés avaient un caractère fantastique, nous étions euphoriques. Nous avions le sentiment qu'un grand événement spirituel venait de se produire... Les deux leaders sont des hommes remarquables et c'est une bénédiction pour le pays de pouvoir compter sur eux... Un grand nombre de personnes avec qui je me suis entretenue ont eu l'impression qu'un adombrement par de grands êtres avait lieu pendant les événements, et que de puissantes énergies étaient déversées» (Joan Blunden, Johannesburg, courrier adressé à Share International).





Citation

Home Le service

par Albert Schweitzer

« Je ne sais quelle sera votre destinée, mais je sais une chose : seuls parmi vous seront heureux ceux qui auront cherché et trouvé un domaine de service. »





Courrier des lecteurs

Home Je n'oublierai jamais ses yeux

Cher Monsieur,

En août 1990, je méditais seule chez moi, allongée sur mon lit, lorsque je me suis retrouvée sur une plage. Là, assis au bord de l'eau, un homme habillé d'une robe blanche étincelante et portant des sandales était occupé à attiser un petit feu avec un bâton. Je le regardais et il me regarda avec douceur. Je restais là, incapable de bouger, sans comprendre ce qui se passait.

Le lendemain, alors que je méditais, je me retrouvai à nouveau au même endroit. Il faisait nuit. Celui que je pensais être Jésus, habillé de la même façon, m'attendait sur la plage. Je fus éblouie par son regard. Puis il se retourna et s'éloigna dans l'obscurité. Désirant le rejoindre, je lui criai: «Attendez-moi !» Mais il marchait trop vite, laissant de grandes empreintes de pas sur le sable. A côté, mes pieds paraissaient tellement petits... Il disparut dans la nuit.

La même chose se produisit la troisième nuit, mais cette fois il se tenait debout et me regardait. Ses cheveux étaient foncés et sa peau mate. Ses yeux sombres étaient incroyablement doux et son regard pénétra profondément mon âme. Je n'oublierai jamais ses yeux ! Sa robe blanche étincelante était clairement visible dans la nuit. Il me lança un regard perçant, comme venant de loin, empreint de patience, d'un amour indicible et d'une tendresse inépuisable. Cet être dégageait une telle plénitude ! Son regard embrassait la Terre avec une expression d'une incroyable tendresse. Il disparut, alors qu'il me regardait droit dans les yeux. Qui est cet être d'une beauté si extraordinaire ? Jésus ou Maitreya ? Aucun être humain ne peut avoir une telle transparence dans le regard. Je vous assure que je l'ai réellement vu. Que signifient ces visions ?

C. R., Québec, Canada

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'homme en blanc était Maitreya.


Home Un «clochard» cherche un bus pour Sheffield

 Cher Monsieur,

Un jour de 1988, je me promenais avec ma belle-fille et mon petit-fils, lorsqu'un «clochard» nous demanda où il pouvait prendre le bus pour Sheffield. Il était vêtu d'un pardessus raglan de couleur fauve, serré à la taille avec une corde et tenait un sac plastique à la main. Ses cheveux étaient blancs et bouclés (il ressemblait beaucoup à Benjamin Creme) excepté que ses yeux souriants étaient très bleus et que son visage rayonnait. Je fis quelques pas, puis me retournai pour voir où il était allé. Il avait disparu. Ceci s'est vraiment produit en plein jour.

B. F., Rotherham, South Yorkshire, G.-B.

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme que le «clochard» était Maitreya.


Home Je revins totalement convaincu

Cher Monsieur,

Alors que je me trouvais à Londres, le 8 avril 1993, j'ai vécu une expérience totalement inattendue et nouvelle pour moi. Je vais la résumer brièvement:

Nous étions cinq personnes à assister à une réunion avec Benjamin Creme. A un certain moment, nous en sommes venus à parler tous en même temps ; le manque de compréhension était manifeste et nous avions oublié le but de notre visite. Nous manquions de clarté et mettions nos personnalités et opinions personnelles en avant. C'est à ce moment que j'ai senti le regard de Benjamin Creme sur moi ; cela a durée une ou deux minutes au maximum. Ensuite, il a dirigé son regard sur une autre personne et ce fut fini.

Il m'est impossible de décrire le sentiment que j'ai ressenti, car même maintenant, un an après, je ne peux expliquer ce qui s'est réellement passé. Je peux seulement dire que pendant que son regard était dirigé sur moi, je ne pouvais m'empêcher de pleurer et de hocher la tête. Bien sûr, ce moment-là passé, j'entrevis très clairement un enseignement d'une grande importance. Ce que je ressentis intérieurement est indescriptible. Je n'avais encore jamais expérimenté quelque chose de semblable dans ma vie, et même aujourd'hui, lorsque je me remémore cette scène, les larmes me viennent.

Le but de ma visite à Londres était de rencontrer Benjamin Creme afin de découvrir (si cela était possible) la vérité sur le message qu'il divulgue dans le monde : «Le Christ, l'Instructeur mondial, est présent physiquement parmi nous depuis juillet 1977.» Inutile de dire que je suis rentré totalement convaincu et que depuis, j'essaie de répandre ce message de réalité et d'espoir pour l'humanité.

Je ne sais pas si ce regard venait du Maître de Benjamin Creme (parce qu'il dit que parfois son regard est celui de son Maître) ou si, à ce moment-là, il était adombré par Maitreya. Même si cela n'est pas d'une importance vitale et ne changera pas ma situation actuelle, je désirerais savoir, dans la mesure du possible, si vous pouvez m'éclairer sur ce qui s'est réellement passé.

A. B., Cadix, Espagne

Benjamin Creme confirme qu'il était, à ce moment-là, adombré par Maitreya.


Home Le grand «hindou» était Maitreya

Cher Monsieur,

A Pâques 1993, nous étions quatre personnes venues d'Espagne sur invitation personnelle, pour participer à une méditation de transmission de 24 h à Londres, chez Benjamin Creme. Le soir du vendredi saint, nous étions tous venus méditer pendant quelques heures. Le samedi de Pâques, dans la matinée, j'y suis retournée seule, et après avoir médité un moment, je suis restée les yeux ouverts à regarder les gens présents et ceux qui arrivaient et sortaient. Soudain un homme grand, vêtu de blanc, portant une petite barbe noire, passa à droite, devant moi (du côté des femmes), et bien qu'il faisait assez sombre, j'ai vu sa peau sombre et dorée. Je m'interrogeais : «Par où est-il entré ?» Puis je refermai les yeux, essayant de méditer. Un court moment passa et lorsque j'ouvris les yeux à nouveau, le même personnage se tenait debout, au fond de la pièce, sur la gauche. Je remarquai qu'il était très grand et paraissait avoir 37 ou 38 ans. Je m'interrogeai à nouveau : «Pourquoi reste-t-il debout, au lieu de s'asseoir comme nous tous ?» Je restai un moment les yeux fermés et lorsque je les rouvris, je ne le vis plus. Ensuite je sortis dans le jardin.

Dans l'après-midi, j'étais retourné méditer lorsque les autres Espagnols arrivèrent. Benjamin Creme s'était absenté et lorsqu'il revint, il alluma et regarda qui était dans la pièce. Je fis de même, cherchant l'homme qui ressemblait à un hindou, mais il n'était pas là.

La fin de la méditation approchait (il était près de 19 h 30) et je sortis. Mon amie fit de même. Nous restâmes de l'autre côté de la rue, appuyées sur le mur du jardin, face à la maison de Benjamin Creme. Mon amie Martha demanda : «Qui est ce grand hindou ? » Je lui répondis : «Mais, il n'était pas là cet après-midi ; il était là ce matin.» Et une autre amie dit alors : «Moi aussi, il m'a profondément émue. Il était assis dans le coin et j'ai pensé que c'était peut- être Maitreya.» Son mari l'interrompit : «Mais c'est impossible, personne n'était assis là, cette chaise était vide.» Mais Martha insista : «Mais si, il était là, il s'est levé, a fait un pas, s'est retourné et s'est trouvé devant moi. Je l'ai parfaitement bien vu.» Ceci s'était produit lorsque Benjamin Creme était revenu dans la pièce et avait allumé la lumière, au moment où je le cherchais... Nous avons décrit cet homme toutes les trois de manière identique.

M.- C. D., Barcelone, Espagne

 

Benjamin Creme confirme que le grand «hindou» était Maitreya.


Home La cassette « énergétisée »

 

Cher Monsieur,

En 1992, un des bénévoles de l'équipe de Manille, M. Richard Lopez, revint du Japon avec une cassette «énergétisée».

Cette cassette «énergétisée» fut remise à Mme Lilia Villeneuva, âgée de 51 ans, mère de six enfants, qui était en phase terminale d'une leucémie. Son docteur ne pouvant plus aider Lilia, elle lui prescrivit seulement des calmants et l'hôpital la fit renvoyer chez elle. Lilia fit alors passer la cassette trois fois par jour, plus particulièrement dans les moments où elle se sentait très faible. Selon son témoignage, le troisième jour, au troisième passage de la bande, elle sentit une nette amélioration. En une semaine, elle fut totalement guérie. Son médecin a confirmé la guérison et s'est émerveillée du miracle qui s'était produit.

D'après Richard Lopez, la cassette en question est en réalité une cassette sans son, enregistrée lors d'une séance de méditation de transmission au Japon, présidée par Benjamin Creme. Cette cassette a-t-elle été énergétisée par Maitreya ou par les Maîtres ? Y a-t-il des limites à son utilisation ? J'ai entendu parler d'autres guérisons, ou de réconciliations familiales attribuées à cette cassette «énergétisée», et le cas de Lilia était certainement le tout premier. Pourriez-vous élucider le mystère de cette cassette ?

H. M. F., Manille, Philippines

Benjamin Creme : Je sais depuis le début de mon travail public, que les énergies de Maitreya sont magnétisées sur n'importe quelle bande magnétique enregistrée lors d'une méditation de transmission à laquelle je prends part. Il en fut de même, naturellement, au cours de la transmission publique des 140 messages de Maitreya. C'est cependant la première fois que j'entends parler d'une guérison aussi extraordinaire. Nous ne faisons généralement pas d'enregistrement pendant les méditations. Peut-être devrions-nous le faire plus souvent. Je ne connais aucune limitation d'utilisation, mais je suis certain que la loi du karma s'applique à toute guérison reçue.



Interviews

Home Le partage devrait-être le principe premier

Interview de Ariyaratne, le "Petit Ghandi" par Monte Leach

Peu après que son organisation d'auto-assistance au Sri Lanka fut devenue un mouvement d'ampleur nationale, A.T. Ariyaratne eut vent d'un complot menaçant sa vie. Le tristement célèbre Choppe, un des puissants seigneurs de la pègre ayant la capitale de Colombo pour centre de ses activités, avait été engagé pour tuer le leader de ce mouvement populaire. Ce plan devait être exécuté dans un centre bouddhiste où Ariyaratne allait parler. Il l'apprit la veille au soir du jour prévu. Au cœur de la nuit, il se rendit à la demeure de Choppe et se présenta devant l'homme connu comme le roi des tueurs : «Choppe Aiyah, je suis Ariyaratne, celui que tu prévois de tuer demain, dit-il au gangster surpris, de grâce, ne profane pas ce lieu sacré d'enseignement bouddhiste avec le sang d'un mendiant comme moi. Tue-moi ici tout de suite.» Le tueur fixa dans les yeux ce courageux professeur de sciences qui s'occupait de l'organisation des pauvres dans des centaines de villages. «Je ne peux pas te tuer», répondit Choppe à son visiteur nocturne. A partir de cet instant, Choppe devint un grand admirateur et partisan d'Ariyaratne et de son mouvement, parlant d'Ariyaratne comme de «notre Maître». (Catherine Ingram, Sur les traces de Gandhi)
 
 
 
Après avoir lu ce passage du livre de Catherine Ingram, je m'imaginais A.T. Ariyaratne comme un homme grand, à la stature et à l'allure imposante. Après tout, quel autre type de personne aurait le courage et la persévérance d'instaurer le mouvement de Shramadana Sarvodaya, le plus grand programme de développement économique populaire du monde ? J'espérais que ces caractéristiques personnelles particulières m'aideraient à trouver Ariyaratne parmi la multitude d'éminentes et de moins éminentes personnalités qui assistaient, l'année dernière, au Parlement des religions mondiales à Chicago.
 
Ariyaratne, l'un des plus célèbres invités du congrès, était à l'origine professeur de sciences dans son Sri Lanka natal. En 1958, tandis qu'il enseignait à Colombo dans un lycée bouddhiste respecté, fondé par le colonel Henry Olcott, le théosophe américain, Ariyaratne commença à organiser des «camps de travail de vacances», à l'occasion desquels les étudiants se rendaient dans des villages pauvres et éloignés, et de caste inférieure. Il vivait dans les villages avec les étudiants afin de découvrir ce qui manquait le plus à ces communautés, puis organisait des camps de travail appelés Shramadana — shrama, signifiant travail ou énergie et dana, donner ou partager — dans le but d'aider les villageois à réaliser leurs projets.
 
En peu de temps, des dizaines de villages se joignirent au mouvement Shramadana. Après s'être plongé dans l'étude du mouvement de développement économique et social du Mahatma Gandhi, Ariyaratne donna plus d'ampleur à ses efforts qui prirent alors le nom de Sarvodaya Shramadana (sarva signifiant «tout» ou «comprenant tout» et udaya «éveil»). Le mouvement devint bientôt une force majeure dans tout le Sri Lanka et depuis, il a étendu son influence dans d'autres régions du globe, y compris en Afrique et en Asie.
 
Ariyaratne et tous ceux qui ont étudié Sarvodaya Shramadana, pensent que le succès de ce mouvement réside dans ses solides assises spirituelles, fondées sur l'idéal bouddhiste de la bonté, de la générosité et de Ahimsa — le respect de toute vie. Comme l'auteur Joanna Macy l'indique dans son livre, Dharma et développement : la religion en tant que ressource dans le mouvement d'auto-assistance Sarvodaya : «La prémisse essentielle de ce mouvement est que la notion de développement ne peut prendre tout son sens qu'en termes d'accomplissement humain.» Cet accomplissement, pense Ariyaratne, provient d'une compréhension profonde de l'interdépendance et d'un engagement à la vigilance dans la vie quotidienne. Les trois millions de membres du mouvement pratiquent aussi une méditation de «bonté aimante» une ou deux fois par jour, Ariyaratne pensant qu'un grand nombre de formes-pensées d'amour émises en même temps ont un effet positif sur l'humanité.
 
Avec cette réputation de leader populaire mondialement connu qui le précédait, je supposais qu'il serait difficile, voire impossible de prendre contact avec Ariyaratne dans une assemblée internationale pour une éventuelle interview. Au début du congrès, je ne nourrissais qu'un faible espoir de succès.
 
Alors que la séance plénière du premier soir commençait, je réussis à trouver un siège inoccupé sur un côté de la salle bondée. A un moment donné, je remarquai un homme de petite taille, habillé de blanc et portant des lunettes, qui passa rapidement près de moi, lui aussi à la recherche d'une place. Le nom inscrit sur son badge : A.T. Ariyaratne, me sidéra un bref instant. Pouvait-il s'agir de l'intrépide et énergique fondateur du plus vaste mouvement mondial d'auto-développement, de celui qui avait eu l'audace de vaincre le tueur le plus notoire du Sri Lanka ? Il avait plutôt l'air d'un oncle affable, d'aspect presque frêle. J'étais ébahi, mais l'approchai néanmoins. D'une petite voix aimable, il me promit une interview et nous nous mîmes d'accord pour rester en contact durant les huit jours du congrès.
 
Quand le moment du rendez-vous arriva, nous ne disposions que de quelques minutes, mais Ariyaratne, Ari pour les intimes, parla avec beaucoup d'énergie, d'intelligence et d'amour, du mouvement Sarvodaya ainsi que de la situation économique mondiale. Lorsqu'il me quitta, je ne pu m'empêcher de penser que celui que l'on surnomme «Petit Gandhi» au Sri Lanka, n'était petit que par la taille. Son cœur et ses actes, comme ceux de son frère indien plus célèbre, sont assez grands pour soulever le monde.
 
 
Partage International : Pour les lecteurs qui ne connaissent pas bien Sarvodaya, pouvez-vous nous dire avec combien de villages du Sri Lanka vous travaillez et ce que vous y faites ?
A.T. Ariyaratne : La traduction littérale du mot Sarvodaya est l'«éveil de tous». Pour éveiller tout le monde, il faut nous éveiller nous-même en tant qu'êtres humains, familles humaines, communautés villageoises, nations et communauté mondiale. Le mouvement englobe tout le monde. Parce qu'il nous concerne tous, nous devons travailler dans la non-violence, la sincérité, et le sacrifice de soi. La non-violence et le sacrifice de soi ou renoncement à soi, sont les principes de base du mouvement. Nous croyons à un ordre social différent — le maintien d'un ordre non-violent qui associe la spiritualité et la science. Nous pensons que ceci ne peut pas être réalisé à l'échelle du macrocosme, parce que par exemple on ne peut pas organiser l'amour. Celui-ci doit être ressenti et exprimé au niveau microcosmique, celui de l'individu, de la famille et de la collectivité locale.
Nous avons débuté avec un village et élargi notre sphère d'activité à cent puis à mille. Nous travaillons aujourd'hui dans 8600 villages sur les 23 000 du Sri Lanka et dans toutes les régions du pays. Le mouvement touche d'une manière ou d'une autre le quart de la population sri lankaise.
Lorsqu'on travaille sur ces principes spirituels et moraux et qu'on ne se mêle pas au pouvoir et à la politique partisane, on obtient naturellement toutes sortes de réactions. Notre action a inquiété le gouvernement sri lankais et son président. Pendant quatre ans et demi, de janvier 1989 à mai 1993, nous avons subi des harcèlements et des souffrances indescriptibles. Le nouveau président, entré en fonction en mai 1993, a totalement modifié l'approche du gouvernement à l'égard de notre travail. Il a reconnu totalement ce que nous faisions et a ordonné à tous les ministères, médias et services armés de retirer tous les obstacles qui avaient été placés devant nous. Ceci nous a donné la certitude que non-violence, amour et sacrifice sont choses rentables.
 
PI. Pouvez-vous expliquer ce que vous faites dans les villages ?
ATA. Nous avons six programmes principaux. Le premier est un programme de développement de la prime-enfance. Le deuxième concerne l'éradication de la pauvreté et l'accès des pauvres au pouvoir. Le troisième s'occupe des services techniques ruraux dans lequel les villageois acquièrent les compétences nécessaires et grâce à des technologies appropriées telles que l'énergie solaire, construisent leur propre maison, leurs sanitaires, leurs systèmes d'irrigation et de drainage et réalisent des projets de reboisement et d'industries légères. Le quatrième programme s'appelle Service de développement des entreprises économiques Sarvodaya (SEEDS). Ce programme comporte trois subdivisions : la première est un institut de formation des villageois à la gestion, afin que ceux-ci ne se fassent pas voler par les citadins ou à l'échelle internationale. Cet institut de formation à la gestion est un élément de l'accès au pouvoir des communautés rurales. En second lieu, nous avons un programme d'épargne de crédit et de petites entreprises. Des fonds publics ont été alloués pour cela. On encourage les gens à épargner. S'ils épargnent une certaine somme d'argent, nous garantissons les fonds et leur donnons 5 à 10 fois cette somme pour démarrer leur propre petite entreprise. Nous avons aussi des services de développement des entreprises rurales. Le SEEDS est divisé entre ces trois services. Les revenus sont investis dans des projets concernant l'ensemble de l'organisation.
Nous avons aussi des comités d'action d'anciens qui s'occupent de gérer les rapports avec les autres organismes, gouvernementaux ou non. En plus de cela, nous travaillons sur certaines questions comme l'environnement, la sauvegarde des droits de l'homme, la liberté des médias et celle du système judiciaire par exemple. Lorsque nous abordons de tels problèmes nationaux, nous essayons d'obtenir la coopération de tout le monde et de réaliser ce qui est bénéfique et inoffensif pour le peuple. Ainsi nous sommes amenés à rencontrer tout le monde. En plus de ces programmes nous avons des organisations nationales indépendantes pour les handicapés, les abandonnés, les réfugiés, particulièrement ceux qui sont affectés par la guerre. Nous avons développé un programme d'assistance, réhabilitation, réconciliation, reconstruction, réveil — ce dernier dans un sens spirituel. C'est donc un programme très adapté.
Voilà donc les six principaux programmes. Nous avons en plus des organisations Sarvodaya indépendantes, telles que le mouvement des femmes, des services d'assistance judiciaire, des brigades de maintien de la paix de 77 000 volontaires, et un groupe d'assistance aux enfants abandonnés, mal nourris ou handicapés. A cette fin, nous avons des foyers et des programmes ayant pour base la communauté ; telle est l'œuvre de notre organisation.
Ainsi depuis sept à dix ans, toute une série d'unités légales et indépendantes ont été créées dans tout le pays. Au niveau de chaque village nous créons une société, indépendante de notre vaste organisation et qui devient autonome après quelque temps. Il s'agit d'une sorte de démocratie décentralisée, une démocratie à laquelle les gens participent, par opposition à la politique partisane et au pouvoir. De cette manière, nous essayons de provoquer une révolution sociale non-violente, fondée sur la confiance des gens en eux-mêmes, sur la participation de la communauté et l'action planifiée.
 
PI. Quels sont quelques-uns des effets positifs que vous constatez dans ces communautés, que peut-être vous ne voyez pas dans les communautés non impliquées ?
ATA. Dans nos communautés Sarvodaya vous voyez une communauté plus unie. Il y a une infrastructure psychologique. Les enfants sont organisés, plus paisibles, ils fréquentent l'école. Les mères, les jeunes, les paysans, etc, sont organisés. Il y a une organisation sociale. Les membres de ces communautés sont bien plus éclairés en ce qui concerne les problèmes nationaux que ceux des autres communautés et ils travaillent manifestement dans un but : celui de réaliser une communauté de républiques villageoises — le concept gandhien d'une nouvelle société villageoise. Nous ne pensons pas que l'avenir de ce monde puisse être déterminé de façon positive par Washington, Colombo, Moscou ou Londres. Nous pensons que grâce à l'association de la technologie moderne avec les systèmes de valeurs anciens et les traditions, nous pouvons relier directement entre elles les communautés villageoises du monde.
 
PI. Vous avez parlé publiquement de «l'éveil de tous par le partage». Pouvez-vous préciser ce que vous entendez par partage, et de quel éveil il s'agit ?
ATA. Un groupe, que ce soit une famille, un village ou autre, doit avoir certains principes pour se maintenir. Le partage devrait être le premier principe — partage du temps, des pensées, des ressources et de l'amour — de telle manière que rien n'échappe au partage. Alors que mille ou deux mille d'entre nous peuvent éventuellement partager leur travail en ouvrant une route vers un village, il se peut qu'il y ait une vieille femme qui ne puisse rien faire. Mais elle vient, nous sourit et partage ainsi son amour en nous encourageant.
Deuxièmement, la forme de langage que nous utilisons est très importante. Nous devrions utiliser un langage agréable, intelligible et bienveillant. Troisièmement nous devrions nous abstenir de tout acte destructeur. Nous ne devrions nous engager que dans des activités constructives qui bénéficient à l'individu et à la collectivité. Les activités destructrices comprennent l'alcoolisme, l'inconduite sexuelle, le mensonge, le vol, la violence ou le meurtre. Quatrièmement, l'égalité dans l'association. Ces quatre principes : le partage, un langage agréable, une activité constructive et l'égalité dans l'association, préservent l'unité communautaire.
 
PI. Tout cela semble parfait, mais évidemment il existe de par le monde d'autres forces économiques et politiques qui ont un impact sur le Sri Lanka et sur les autres pays du tiers monde. Pouvez-vous nous parler de ces grandes questions ?
ATA. Nos activités n'atteignent pas les résultats voulus en raison de l'ordre économique actuel. Par exemple, l'économie de marché qui a été introduite dans notre pays a perturbé nos valeurs, nos technologies, nos structures, enfin tout. La Banque mondiale, le FMI, ainsi que d'autres agences internationales de prêt et les pays donateurs disent à notre gouvernement ce qu'il doit faire. Ils peuvent appeler cela changements structurels ou bien ouverture des marchés, mais les gens eux-mêmes ont perdu une occasion de construire leur propre économie.
Je voudrais personnellement construire une économie qui ne soit pas orientée dans le sens de l'accroissement de l'abondance. Nous rejetons la richesse, parce que tous les peuples du monde ne peuvent pas atteindre ce niveau de vie — la planète n'en a simplement pas les ressources. Même si ces ressources étaient fabriquées artificiellement, la technologie ne permettrait pas la survie de notre système écologique, support de la vie. C'est tout le système économique introduit par l'Occident dans notre pays et accepté par notre gouvernement qui n'est pas bon. Il ne peut pas s'auto-entretenir et c'est pourquoi nous le rejetons.
D'un autre côté, nous pensons que nous pouvons créer une société dénuée de pauvreté. Le besoin actuel le plus urgent dans le monde n'est pas de créer une société riche, mais une société sans pauvreté, dans laquelle chacun peut satisfaire ses besoins essentiels : l'eau, les vêtements, la nourriture, un toit, l'assistance médicale, les besoins en énergie, des moyens de communications, l'éducation ainsi que l'accès à la culture et à un développement spirituel. Ce que nous appelons les dix besoins humains fondamentaux. Ces besoins peuvent être satisfaits en s'appuyant sur la confiance des individus en eux-même, la participation communautaire et l'action planifiée. C'est exactement ce que nous faisons.
Notre problème est que nous n'avons pas les moyens financiers pour concurrencer le système économique international qui nous est imposé. Nous pouvons faire mieux que le secteur privé ou l'Etat. Mais ceux-ci ont les avantages légaux. De même qu'ils peuvent se procurer des capitaux n'importe où. Nous, nous n'avons pour faire face que notre bonne volonté, des ressources culturelles et la capacité d'organiser les individus. Nous offrons une concurrence amicale pour prouver qu'un ordre social différent est possible. De même en politique. Nous ne croyons pas à la politique centralisée. Nous ne croyons pas à la politique des partis et du pouvoir. Ils conduisent à la violence. Nous croyons en des formes participatives de politique populaire, qui doivent être fortement décentralisées.
 
PI. Vous parlez de partage au niveau de la communauté aussi bien qu'entre les communautés à travers le monde.
ATA. En effet, une communauté peut maintenant être reliée à n'importe quelle autre communauté de la planète grâce à la technologie moderne. La technologie serait tellement bon marché si elle était retirée des mains de ceux qui la contrôlent actuellement.
Supposons que dans la région de Chicago, 25 familles aisées désirent participer. Elles peuvent se mettre en rapport avec un village au Sri Lanka, en Inde ou en Thaïlande, par exemple. Les familles de Chicago devraient aussi s'organiser, afin qu'il y ait une liaison directe de communauté à communauté. Elles peuvent échanger des informations. Elles constateront qu'elles dépensent une certaine somme pour l'éducation d'un enfant, alors que la communauté jumelée ne dépense qu'un millième de cette somme. Les habitants du pays développé peuvent ainsi constater l'écart et il peut y avoir échange d'informations aussi bien que partage.
 
PI. Dans la revue Partage International, nous recommandons de partager la nourriture et les ressources du monde entre riches et pauvres. Nous considérons qu'il s'agit là du principe de base pour l'établissement de la justice et de la paix dans le monde.
ATA. Exactement. Nous avons déjà 200 de nos villages communautaires jumelés à environ 200 villages en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et au Japon — pays développés, dits riches. Nous appelons cela partage et non don, car nous leur donnons quelque chose en échange : ce quelque chose que la société à perdu. Ce programme de jumelage intercommunautaire, non seulement élève les plus pauvres au niveau économique, mais aide aussi les riches à devenir plus responsables. Ceci conduira, comme vous le dites, à la paix et à la justice dans le monde.
 
PI. Comment pouvons-nous contribuer à réaliser ces objectifs dans le monde développé ?
ATA. Par un jumelage avec une de nos communautés. Nous échangerons des idées, des lettres, etc. Vous pouvez nous aider à construire nos écoles maternelles, nos puits, nos industries rurales, nos petites fermes et nos potagers. Vous pouvez acheter nos produits, et quels que soient vos profits, les partager avec nous. Il y aurait tant à faire au niveau des communautés.
Chacun peut nous écrire pour participer à un programme de jumelage, parrainer un enfant, une école maternelle ou un village. Nous serions très heureux parce que nous croyons que ce que nous faisons est important pour le monde. Sinon, nous serons semblable à l'une des ces tribus disparues, et les historiens diront : quelle magnifique opportunité manquée de créer un nouvel ordre mondial.
 
Pour davantage de renseignements : Sarvodaya Shramadana, Damsak Mandira, 98 Rawatawatta Road, Moratuwa, Sri Lanka.






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