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Accueil > Revue Partage > année 1989

Extraits de la revue
Partage international

Mars 1989 - N° 7 Vol. 2, n° 3

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Editorial


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Que la confiance règne

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Il viendra un temps où l’homme se remémorera notre époque particulièrement difficile comme une période de redécouverte du sens et du but de la vie au sein d’un chaos de fausses valeurs. Depuis les temps les plus reculés, les hommes n’ont cessé de rêver de richesses et de pouvoir, de prestige et de renommée. Les arts plus subtils de la connaissance spirituelle et de la sagesse n’ont attiré que peu de monde et l’humanité n’a eu d’autre choix que de fouler le chemin mouvementé de la guerre, de l’ignorance et de la peur.
 
Aujourd’hui enfin, une lumière nouvelle amène les hommes à prendre conscience de leur gloire à venir en tant que collaborateurs de Dieu et co-créateurs. Nombreuses sont les épreuves qui les attendent sur le chemin de leur destinée, mais jamais auparavant ils n’ont été aussi disposés et préparés à relever pareil défi. Contre toute attente et en dépit de toutes les apparences, l’humanité est sur le point d’émerger de sa chrysalide de ténèbres, d’impuissance et de peur. Avec une hardiesse et une assurance sans cesse croissantes, les hommes dirigent leur pas vers l’unité et la justice, la coopération et le partage, la simplicité et la confiance.
 
Des miracles
 
Que la confiance soit nécessaire, cela ne fait aucun doute. Rien ne peut être réalisé tant que des rapports de confiance ne sont pas établis. Jusqu’à présent, l’absence de confiance a fait obstacle aux plus hautes aspirations humaines, divisant les nations et mettant en péril l’avenir de la race des hommes.
 
La confiance, reflet de l’amour, naît spontanément lorsque la peur décroît. Seule la confiance peut permettre les miracles de la coopération. Sans elle, bien des réussites seraient impossibles.
 
Ainsi en est-il dans le monde d’aujourd’hui. Sous l’influence et l’inspiration du Christ, les dirigeants des nations se laissent gagner par la confiance.
 
Il reste beaucoup à faire, mais déjà les signes sont là, visibles aux yeux de tous. Un nouveau chapitre est en train de s’ouvrir dans la longue histoire des hommes, un chapitre qui marquera de son sceau leur gloire future. Le sentiment croissant d’interdépendance est la preuve que l’homme ne s’est pas totalement fourvoyé, qu’il s’est écarté du précipice et entre désormais dans une ère nouvelle de coopération et de réalisme.
 
Un précieux joyau
 
Au niveau individuel, la confiance est indispensable. Rien ne dégrade autant les relations que l’absence de ce précieux joyau. Peu importe que la confiance soit brisée ou trahie ; la confiance engendre la confiance et permet au doux fleuve de l’amour de suivre son cours.
 
Peu d’hommes aujourd’hui sont capables d’envisager un monde où la confiance règnerait vraiment. Rares sont ceux qui peuvent se représenter le calme et la beauté qui pourraient y régner.
 
Laissez votre imagination concevoir un monde libéré de la peur et de la criminalité, de la compétition et de la cupidité. Ouvrez votre esprit au concept de justice et de paix universelles, de joie manifestée.

Faites cela et entrevoyez un monde où la confiance intacte de l’enfant fleurit à nouveau dans l’homme libéré de la peur. Dans un tel monde, tout devient possible. L’homme est aujourd’hui au seuil de cette découverte.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Article du Sunday Times

par Nick Brown

Un lecteur a attiré notre attention sur le fait que nous avions omis de mentionner l'article très pertinent de Nick Brown, publié dans le Sunday Times de Londres du 23 octobre 1988. M. Brown est allé interviewer l'un des plus proches collaborateurs de Maitreya au sein de la communauté asiatique de Londres. Celui-ci lui a déclaré que les affirmations de Benjamin Creme sont exactes : le Christ, avec lequel il est en contact quotidien, vit en effet à Londres.

Nick Brown a également interviewé M. Job Mutungi, le rédacteur swahili du Kenya Times. Il a recueilli directement auprès de Job Mutungi son témoignage concernant l'apparition de Maitreya devant 6 000 personnes à Nairobi en juin 1988, information que nous avions rapportée dans le numéro de septembre de Partage International. Cet article du Sunday Times représente la confirmation la plus nette, publiée à ce jour par les médias, de l'information transmise par Benjamin Creme sur le retour du Christ.





Editorial

Home La coopération dans la liberté

Quoiqu’Israël n’y soit peut-être pas prêt ni émotionnellement ni politiquement, selon Maitreya, la solution du conflit du Moyen-Orient est néanmoins assurée. Le peuple palestinien accédera finalement à l’autodétermination au sein d’un état libre et indépendant.

Pour de nombreux observateurs, ce dénouement apparaît non seulement inévitable mais également légitime, dans la mesure où l’identité d’Israël peut en même temps être garantie à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Aucun peuple, ayant une identité culturelle et historique bien affirmée, ne peut à jamais être privé du droit de constituer sa propre entité géopolitique. La dynamique naturelle conduisant à l’autodétermination peut être momentanément arrêtée par la force militaire. Cependant, elle sortira alors nécessairement fortifiée de cette épreuve et, tôt ou tard, elle éclatera à nouveau. Cette simple vérité fut mise en évidence lors du processus irréversible de décolonisation qui se produisit après la deuxième guerre mondiale, et peut encore être observée de nos jours dans le monde entier.

La domination étrangère constitue un stimulus particulièrement puissant permettant de renforcer le sentiment de l’unité nationale au sein d’un peuple. La Chine fait actuellement l’expérience de cette vérité au Tibet, alors que l’Union Soviétique connaît la même situation dans les états Baltes. Plus la domination exercée par l’occupant est rigoureuse, plus le désir de liberté s’affirme chez le peuple opprimé.

Durant près de cinquante ans d’occupation, l’URSS a pratiquement tout mis en œuvre afin de dépouiller l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie de leurs emblèmes nationaux et de leurs particularités propres. Les hymnes nationaux et les drapeaux étaient interdits. Les langues vernaculaires perdirent même tout statut légal. Toutefois, bien que la grande majorité des habitants des états baltes ait connu cette atmosphère depuis l’enfance, le sentiment national s’est en fait développé. A peine la perestroïka et la glasnost (le nouvel esprit de réforme en Union Soviétique) avaient-elles laissé entrevoir la possibilité d’un changement, que les peuples baltes exigeaient, à l’occasion de manifestations de masse spectaculaires, le rétablissement de leurs droits traditionnels, ce qu’ils ont d’ailleurs en partie obtenu.

Ainsi que les faits ont pu le démontrer, la résistance et la haine suscitées par la répression militaire ou économique sont particulièrement virulentes et implacables. A l’instar des États-Unis, qui sont peu prisés par l’homme de la rue en Amérique Latine, l’Union Soviétique est, dans les autres pays du pacte de Varsovie, très peu appréciée des populations.

L’époque des superpuissances imposant leur volonté aux petites nations est cependant indiscutablement révolue. Les chefs nationalistes, qui imposent leur dictature, ont eux aussi pratiquement fait leur temps. La liberté et l’indépendance sont des droits qui sont dévolus à chacun à sa naissance. Cette affirmation semble évidente. Il n’en demeure pas moins que beaucoup d’états, qu’ils aient été formés de manière naturelle ou « artificielle », n’ont pas toujours été la patrie d’un seul peuple. Des peuples de nationalités différentes habitent parfois un même pays. Des peuples partageant une même culture sont parfois séparés et dispersés dans des pays différents. Des groupes ethniques plus restreints, situés à la périphérie d’une grande puissance, retrouvent parfois leurs vieux rêves d’indépendance.

Il va sans dire que l’autodétermination d’un groupe ethnique à l’intérieur de ses propres frontières nationales n’est pas toujours une solution réalisable, ni même souhaitable. La fragmentation du monde en plusieurs milliers de minuscules états ne constituerait en aucune manière un progrès. Le droit d’un peuple à la liberté et à l’identité nationale est par ailleurs évidemment limité par le droit des autres peuples à disposer de la même liberté et de la même identité nationale. Devant la possibilité d’un tel conflit d’intérêts, l’amour de son peuple ou de sa patrie semble souvent se transformer en un nationalisme exacerbé. De semblables situations peuvent faire apparaître des penchants particulièrement dangereux si elles coïncident avec le séparatisme racial ou religieux. L’agitation permanente régnant à l’heure actuelle dans les républiques soviétiques d’Arménie et d’Azerbaïdjan en est une bonne illustration. Le conflit existant entre Arméniens et Azéris ne constitue pas simplement une vieille rivalité entre deux peuples différents, mais bien un choc idéologique entre deux religions, la religion chrétienne et la religion musulmane.

Ni les autorités soviétiques, ni aucune autre forme de gouvernement, ne pourraient se permettre purement et simplement d’accéder aux exigences des minorités réclamant la division du territoire, lorsque ces exigences prennent naissance dans une sensibilité religieuse ou raciale étroite, comme c’est ici le cas. Les objectifs d’un gouvernement avisé doivent être la coopération et la tolérance, et non l’isolement, la création de factions et le séparatisme.

La prudence est également de mise lorsque des pays ou des groupes de pays s’unissent afin de constituer des blocs toujours plus puissants. Les pays de l’Europe de l’Ouest et du Sud sont actuellement profondément engagés dans le démantèlement des frontières économiques, alors qu’en Amérique du Sud également de semblables idées sont exprimées de plus en plus fréquemment. Le but poursuivi, c’est-à-dire la levée de toutes sortes d’obstacles inutiles à la libre circulation des biens et des personnes, est bien entendu excellent. Nous devons toutefois demeurer sur nos gardes et nous assurer que des considérations économiques ou financières ne l’emportent systématiquement sur les principes sociaux et éthiques ou, comme Maitreya a pu l’exprimer, « qu’elles ne conduisent à l’élimination des traits caractéristiques qui confèrent aux nations et aux peuples leurs qualités individuelles et distinctives. »

Les nombreux événements qui agitent actuellement le monde entier ne sont donc pas toujours ce qu’ils paraissent être. Sous le slogan apparemment séduisant de « liberté », se cachent parfois des efforts destinés à encourager la consommation et à dégager des profits. Le terme « coopération » est souvent utilisé comme devise afin de dissimuler la promotion d’intérêts personnels. Quelque chose doit être foncièrement injuste quelque part lorsque la « coopération » se traduit en termes d’avantages économiques. Il en va de même lorsque la « liberté » devient licence, destinée à la satisfaction des désirs individuels. La liberté constitue en effet un droit pour tous, mais c’est un droit qui suppose en préalable l’existence de la tolérance ainsi que, dans une même mesure, la volonté d’accepter le compromis et d’agir de manière responsable.

Les énergies cosmiques se déversant actuellement sur l’humanité stimulent aussi bien le désir de liberté que le besoin de synthèse et de coopération. Cette situation conduit inévitablement, mais de manière temporaire, à l’apparition de conflits et d’agitation. Cependant, lorsque cette phase aura pris fin, une nouvelle opportunité et une nouvelle harmonie seront perçues. On pourra alors observer l’émergence de la coopération dans la liberté.





Tendances

Home En bref

« Une avancée » tend à devenir actuellement l’un des termes les plus fréquemment utilisés par la presse. La situation politique au Cambodge amène, en particulier, à utiliser actuellement ce terme. Le 16 janvier la Chine et le Vietnam se sont réunis, pour la première fois depuis 10 ans, autour de la table de négociations afin d’engager des conversations à propos de la guerre civile se déroulant au Cambodge. Depuis que le Vietnam a renversé le régime Khmer rouge de Pol Pot, soutenu par la Chine, les relations entre ces deux pays étaient devenues glaciales. L’objectif de ce nouveau dialogue était de déterminer si des négociations pouvaient être engagées à un niveau politique élevé. Pour reprendre l’expression utilisée par les commentateurs politiques, un accord global « se matérialisa » à la surprise de tous en quelques jours. Le Vietnam retirera ses troupes du Cambodge avant le mois de septembre. La Chine, quant à elle, cessera de fournir une aide militaire aux groupes de résistance sympathisants du régime communiste chinois, et retirera ses troupes stationnées le long de la frontière sino-vietnamienne.

Le Premier ministre de Thaïlande, M. Choonavan, a réussi de son côté à opérer un rapprochement des factions antagonistes impliquées dans le conflit cambodgien. A la fin du mois de janvier, les trois dirigeants de la résistance affirmèrent leur volonté de poursuivre plus avant les négociations avec le gouvernement du Cambodge. Son Sann, le Président du gouvernement en exil du Prince Norodom Sihanouk, a déclaré : « A partir de maintenant, nous apercevons la lumière au bout du tunnel. »

  Après une longue impasse, les négociations ont repris entre les autorités polonaises et le syndicat interdit Solidarité.

  L’ancien ministre des Affaires Étrangères américain, Georges Schultz, a recommandé à la nouvelle administration du Président Bush de lever les sanctions économiques imposées à l’Union Soviétique après l’invasion de l’Afghanistan.

Un professeur de l’Université américaine d’Harvard va enseigner les techniques de négociation à des diplomates russes. Les États-Unis et l’Union Soviétique espèrent faciliter ainsi la communication entre leurs deux pays.

L’Égypte, la Jordanie, l’Irak et le Yémen du Nord ont entamé des conversations visant à l’établissement d’une coopération économique sur une grande échelle. D’autres pays arabes intéressés par ce projet ont été invités à participer aux discussions.

Les États-Unis et l’Union Soviétique se sont montrés l’un comme l’autre très enthousiastes vis-à-vis du traité qui a mis un terme aux négociations le 15 janvier. « Il s’agit là d’un événement déterminant », a déclaré le chef de la délégation américaine, « mais ce n’est qu’un début, et la route est encore longue. »

Le Maroc et la Syrie ont annoncé la reprise de leurs relations diplomatiques interrompues il y a deux ans.

Un rapprochement inattendu a été observé entre le Japon et la Corée du Nord. Il n’existe aucune relation diplomatique entre ces deux pays, mais le Japon a déclaré qu’il était prêt, désormais, à entamer des conversations sans aucune condition préalable.

L’Irak a permis à plusieurs centaines de prisonniers de guerre iraniens blessés, malades ou âgés, de regagner leur pays. Les dirigeants iraquiens ont précisé qu’ils avaient pris unilatéralement la décision de libérer ces prisonniers, et qu’ils maintiendraient leur décision même si l’Iran n’effectuait aucun geste de réciprocité.

Selon l’hebdomadaire allemand Der Stern, un dirigeant est-allemand se rendra en Israël pour la première fois depuis la fondation de cet état.

La Hongrie et Israël ont prévu d’avoir achevé la normalisation de leurs relations diplomatiques dans les 6 mois à venir.

On s’attend à ce que la Hongrie devienne très prochainement membre du Conseil de l’Europe. Elle sera le premier pays de l’Europe de l’Est à y être admis.

Les Pays-Bas ont pris l’initiative de créer une nouvelle banque destinée au développement du potentiel financier des nations les plus défavorisées de la planète. Cette banque soutiendra financièrement des coopératives de petits fermiers et de paysans sans terre, l’objectif étant de pouvoir financer des projets dans le tiers monde sans avoir recours aux habituelles garanties bancaires. Plusieurs institutions financières en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne Fédérale, aux États-Unis et aux Pays-Bas collaborent à la création de cette banque.

Pour la première fois, l’Union Soviétique était présente, comme observateur, à des négociations de l’OPEP, l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole. L’URSS est le plus gros producteur de pétrole du monde.

L’Union Soviétique espère avoir trouvé une solution aux conflits ethniques existant entre les Républiques d’Arménie et d’Azerbaïdjan. La région du Nagorno Karabakh, située en Azerbaïdjan, mais en majorité peuplée d’Arméniens, va être dotée d’un statut particulier. Elle sera officiellement rattachée à l’Azerbaïdjan, mais sera administrée directement par Moscou.

Le premier ministre polonais et des représentants du gouvernement ouest-allemand ont conclu un accord visant à améliorer les relations entre ces deux pays et à mettre sur pied une commission, formée de hauts responsables, destinée à faciliter le processus de normalisation.





Faits et prévisions

Home Irlande du Nord

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro d’octobre 1988 de Share International/Partage international : « En Irlande du Nord, les problèmes seront résolus à l’échelon local et une certaine forme de parlement régional sera mis en place. L’armée britannique se retirera d’Irlande du Nord. »

Le 2 février, la BBC annonçait que les principaux partis politiques d’Irlande du Nord étaient sur le point d’aboutir à un accord visant à l’élaboration d’une solution originale au conflit. Cet accord fait suite aux conversations secrètes qui se sont déroulées ces derniers mois en Irlande du Nord entre des politiciens de premier plan, tant catholiques que protestants.

Selon la BBC, il est possible que l’Irlande du Nord parvienne dès cette année à une certaine forme d’autonomie. La plupart des partis politiques ayant participé à ces conversations, agacés par cette publicité prématurée, nièrent que les négociations aient été aussi avancées. Cependant, le simple fait que le parti politique ultraconservateur du Révérend Ian Paisley, représenté par son vice-président, ait été disposé à s’asseoir à la même table que des catholiques, prit au dépourvu le public britannique.




Home Les conflits entre gouvernements et les guérillas vont décroître

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de novembre 1988 de Share International/Partage international, adressée aux médias en octobre 1988 : « Les conflits existant entre les gouvernements et les forces de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. Les personnes concernées se rendront à la table des négociations. On remarquera, en particulier, la mise en place de ce processus au Soudan, en Ethiopie et au Nicaragua. »

Soudan — Les premières tentatives amorcées en novembre en vue d’aboutir à un accord dans la guerre civile qui se déroule actuellement au Soudan se heurtent à des difficultés. Le cessez-le-feu a maintenant dégénéré en escarmouches entre les troupes gouvernementales et l’Armée Populaire de Libération du sud Soudan (le SPLA).

La guerre civile est pourtant entrée dans une nouvelle phase. Des pressions économiques et politiques croissantes conduisent le gouvernement soudanais à envisager de plus en plus sérieusement l’ouverture de négociations en vue d’aboutir à un accord de paix. Malgré l’opposition du gouvernement pro-américain du Soudan, les États-Unis ont pris la décision de distribuer une aide alimentaire dans les régions actuellement aux mains de la résistance armée.

L’Amérique a également proposé sa médiation dans le conflit. Un porte-parole du gouvernement américain à Washington a ajouté que l’Union Soviétique pourrait jouer un rôle dans ces négociations.

Nicaragua — Le 22 janvier, le Nicaragua a décidé de permettre à nouveau l’accès au pays aux diplomates américains.

Le Président Daniel Ortega a déclaré, dans une interview publiée à la fin du mois de janvier dans l’hebdomadaire Time, qu’il souhaitait la normalisation des relations entre le Nicaragua et les États-Unis. Le 1er février, Jim Wright, le Président de la Chambre des Représentants, annonçait que les États-Unis avaient élaboré un traité de paix. Selon Jim Wright, le Président Georges Bush proposera de mettre un terme au boycott économique exercé contre le Nicaragua si l’Union Soviétique et Cuba retirent leurs troupes de ce pays. Le 3 février, le Président Ortega accordait une amnistie générale à tous les membres de la guérilla.

Colombie — Des négociations secrètes entre le gouvernement colombien et le mouvement de guérilla M19, amorcées le 7 janvier dernier, ont aboutis à la signature d’un traité de paix le 11 janvier. Selon les termes de l’accord, le mouvement M19 ne lancera plus d’attaques contre les troupes gouvernementales.

El Salvador — Le mouvement de guérilla salvadorien FMLN a promis de respecter le résultat des élections présidentielles qui doivent avoir lieu dans ce pays, une des conditions posées étant que les élections soient repoussées de mars à septembre prochain. C’est la première fois, en neuf ans d’existence du FMLN, que ce mouvement est prêt à accepter le verdict des urnes. L’église catholique, très influente au Salvador, a répondu favorablement à cette proposition. La première réaction du Président Duarte fut toutefois négative.

Cette réaction ne dissuada cependant pas le FMLN de poursuivre son initiative de paix. Le 1er février, peu de temps avant la visite du vice-président américain Dan Quayle, les rebelles annonçaient leur intention de mettre un terme aux attaques contre les cibles américaines militaires et civiles. Deux jours plus tard, le gouvernement salvadorien acceptait d’ouvrir des négociations sur la base des propositions du FMLN. Le 8 février, le FMLN proposait une trêve de deux mois, en échange d’un report de six mois de la date des élections.

Espagne — L’ETA, l’armée séparatiste basque, a prolongé de deux mois la trêve instaurée le 7 janvier. Elle espère ainsi faciliter les négociations avec le gouvernement espagnol. L’ETA souhaite discuter d’une éventuelle indépendance des provinces basques espagnoles. Le gouvernement de Madrid, quant à lui, n’envisage de négocier que la libération des membres de l’ETA ayant promis de renoncer à la violence. Le 20 janvier, cependant, des conversations secrètes étaient engagées entre Madrid et l’ETA.

Angola — Le gouvernement angolais a admis qu’il avait entamé des pourparlers secrets avec l’organisation de résistance UNITA afin de mettre fin à la guerre civile qui dure maintenant depuis 13 ans. Le 26 janvier, le ministre délégué Antonio Dos Santos Franca déclarait : « Nous avons amorcé un dialogue. »

Maroc et Sahara occidental — En février, le Polisario, le Front de Libération du Sahara occidental, a appelé à une trêve dans la guerre de guérilla qu’il mène contre le Maroc. Il s’agit là d’un geste de bonne volonté, au moment où des pourparlers de paix se déroulent entre le Polisario et le roi Hassan II du Maroc.

Equateur — Le principal groupe de guérilla équatorien a donné son accord pour mettre un terme à la lutte armée et pour participer à l’élaboration d’une solution politique aux problèmes du pays.




Home Gorbatchev sera remplacé

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro d’octobre 1988 de Share International/Partage international : « Gorbatchev se trouve dans une position délicate et, selon Maitreya, il sera finalement remplacé. »

L’ancien dissident et scientifique russe, Andreï Sakharov, estime que Gorbatchev sera contraint de démissionner. Dans une interview accordée le 26 janvier au quotidien français Le Figaro, il déclarait : « Les conservateurs l’évinceront ou, dans le meilleur des cas, lui imposeront leurs vues. » Helena Bonner, l’épouse d’Andreï Sakharov, ajoutait : « Je ne parierais pas 10 roubles sur la tête de Gorbatchev. »




Home Tremblements de terre et accidents

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de décembre 1988 de Share International/Partage international, adressée aux médias en novembre 1988 : « Un important tremblement de terre se produira en URSS… Nous pouvons également nous attendre à un ensemble d’accidents d’avion et d’accidents au sol. »

Déclaration publiée dans le numéro de septembre 1988 de Share International/Partage international, adressée aux médias dans la première moitié du mois d’août 1988 : « Un certain nombre de catastrophes naturelles, telles des inondations, des tremblements de terre, etc, sont inévitables. »

Déclaration publiée dans le numéro d’octobre 1988 de Share International/Partage international : « … l’explosion souterraine ‘contrôlée’ d’une bombe nucléaire… perturbe un certain équilibre de la terre et aboutit finalement à la survenue de tremblements de terre… Les armes nucléaires sont interdépendantes les unes des autres par le biais de ‘l’énergie’ et des ‘formes-pensées’. Lorsque vous ‘jouez’ avec les particules subatomiques, l’équilibre de la création est rompu. »

Les tremblements de terre — Après le séisme survenu au début du mois de décembre en Arménie, un autre tremblement de terre s’est produit le 23 janvier dans la république soviétique du Tadjikistan. Le jour précédent, l’Union Soviétique avait procédé à un essai nucléaire souterrain dans la République d’Asie centrale du Kazakhstan, à environ 1 600 kilomètres de l’épicentre de ce tremblement de terre. (Dans un autre article de ce même numéro, Gary Whiteford, professeur de géographie au Canada, souligne la relation existant entre les tremblements de terre et les essais nucléaires souterrains. Sur les 28 séismes de forte magnitude qui se sont produits depuis 1953, 19 sont intervenus peu de temps après la réalisation d’un essai nucléaire souterrain. Dans le seul deuxième semestre de 1988, ce phénomène a pu être observé à trois reprises.)

Les accidents — Le monde a été affecté récemment par une série d’accidents d’avion, de trains et d’autobus, pour la plupart inexpliqués. Des centaines de personnes ont péri dans des catastrophes ferroviaires en Chine, au Sri Lanka, en Côte d’Ivoire et en Grande-Bretagne. Des catastrophes aériennes et des accidents au sol se sont également produits, sur une brève période, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Suède, en Birmanie ainsi qu’aux îles portugaises des Açores.




Home Les Palestiniens auront leur propre pays.

par Peter Liefhebber

Information publiée dans le numéro de juin 1988 de Share International, adressée aux médias en avril 1988 : « Les Palestiniens auront leur propre pays. »

Déclaration publiée dans le numéro d’août 1988 de Share International : « Dans de nombreux pays, la situation des forces armées ressemble à une bombe humaine à retardement. Les hommes se révolteront contre le service militaire. »

La délégation de l’OLP aux Nations Unies s’est vue accorder le droit de parole au Conseil de Sécurité au nom de la Palestine. L’OLP ne pouvait jusqu’à présent se faire entendre que par l’intermédiaire d’un autre pays. Les États-Unis ont été les seuls membres du Conseil de Sécurité à voter contre cette proposition.

Le 17 janvier, le Premier ministre israélien, Yitzhak Shamir, alors en visite au camp militaire de Naplouse, fut l’objet de critiques virulentes de la part de soldats israéliens. Les soldats déplorèrent la poursuite des représailles qu’ils se voient forcés d’exercer contre les lanceurs de pierre palestiniens, pour la plupart des enfants, et la violence brutale dont ils sont contraints de faire preuve. « Nous nous voyons obligé de rudoyer des individus qui n’ont rien fait. Ce ne sont pas là les valeurs qui m’ont été enseignées dans mon enfance » s’est exclamé l’un des soldats. Un autre soldat a ajouté : « Lorsque j’arrête quelqu’un et que je regarde ses mains, je peux voir qu’il est un paysan tout comme moi. Je dois le battre et le maltraiter, mais j’en suis humilié et ma conception de la dignité humaine s’en trouve affectée. La personne que j’ai frappée en devient plus forte et moi plus faible. » Le Premier ministre Shamir, embarrassé, déclara aux journalistes présents qu’il ne pensait pas que ces soldats fussent un échantillon représentatif de la majorité, mais il fut alors interrompu par un soldat, qui s’écria : « Oh, mais bien sûr que si, bien sûr que si. »

Le général Dan Shomron, commandant en chef de l’armée israélienne, déclarait quant à lui le lendemain que l’OLP n’avait lancé aucune attaque contre Israël depuis le mois de novembre. Le 28 janvier, on apprenait qu’un conseiller d’Yitzhak Rabin, ministre de la défense israélien, avait engagé des conversations privées avec un prisonnier bien connu pour ses sympathies envers l’OLP, Faisal al-Husseini. Deux jours plus tard, Husseini était libéré après un séjour de six mois en prison. La presse israélienne considéra la libération d’Husseini comme une amorce de dialogue indirect entre Israël et l’OLP. Le 1er février, le quotidien Yedioth Aahronoth révélait que, pour la première fois, des dispositions avaient été prises en vue d’une rencontre officielle entre des représentants du gouvernement israélien et des représentants de l’OLP. L’accord de gouvernement signé le 21 décembre dernier entre le Parti travailliste et le Likoud stipulait pourtant qu’il ne serait en aucun cas question de dialogue avec l’OLP.




Home Le rôle des monarchies va se modifier

par Peter Liefhebber

Information publiée dans le numéro de décembre 1988 de Share International/Partage international : « Le rôle des monarchies va maintenant se modifier dans le monde entier, déclare Maitreya. Les monarchies vont être dorénavant réellement actives, et de manière positive. »

Le Prince Claus des Pays-Bas est opposé à la fabrication du bioéthanol à partir de céréales afin de servir de produit de remplacement au pétrole. « L’idée que nous pourrions circuler dans des voitures utilisant une énergie extraite de produits alimentaires alors que des êtres humains souffrent encore de la faim dans le monde me répugne », a déclaré le Prince dans une interview. Lors de sa récente visite à New York, la Princesse Diana de Grande-Bretagne s’est fait un devoir de se rendre dans les quartiers défavorisés situés à l’est de New York. Son attention chaleureuse a par ailleurs transporté d’émotion des malades hospitalisés, atteints du sida.




Home Moins d'argent pour les armes destructrices

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro d’octobre 1988 de Share International/Partage international : « Dans le monde entier, les gouvernements dépenseront désormais plus d’argent pour le bien-être des personnes, au lieu de dépenser cet argent en armes destructrices. »

Mikhaïl Gorbatchev, le Président soviétique, a annoncé le 18 janvier que le budget des dépenses affectées aux troupes soviétiques sera réduit de 14,2 pour cent cette année. Le budget concernant la production d’armes et la technologie militaire sera quant à lui réduit de 19,5 pour cent. Le lendemain, le ministre soviétique de la défense annonçait de nouvelles mesures unilatérales de désarmement en Europe de l’Est. Par ailleurs, afin d’améliorer ses relations avec la Chine, l’Union Soviétique retirera les trois quarts de ses troupes stationnées en Mongolie. Le 23 janvier, l’Allemagne de l’Est imitait l’exemple donné par l’URSS en annonçant elle aussi des projets de désarmement unilatéral. L’effectif du personnel militaire sera réduit de 10 000 hommes et le budget de la défense sera diminué de 10 pour cent. Le 28 janvier, la Tchécoslovaquie annonçait qu’elle allait également réduire l’effectif de ses troupes de 12 000 hommes, et diminuer de 15 pour cent le budget de sa défense. La Bulgarie fit savoir qu’elle réduirait ses effectifs militaires de 10 000 hommes et qu’elle procéderait à une diminution de 12 pour cent des dépenses consacrées à la défense. Le 31 janvier, la Hongrie annonçait qu’elle réduisait ses forces armées de 9 pour cent et qu’elle amputait le budget de sa défense de 17 pour cent. Hormis la Roumanie, tous les pays du pacte de Varsovie ont maintenant décidé de réduire leurs dépenses militaires. Le 2 février, le Nicaragua annonçait une réduction de ses effectifs militaires de 23 000 hommes. Les effectifs des forces de sécurité politique et de sécurité d’état seront également réduits.

Le Président des États-Unis, Georges Bush, a l’intention de limiter la croissance des dépenses militaires de son pays au niveau de l’inflation. Les budgets de la santé, de l’environnement et de l’éducation seront par ailleurs augmentés.




Home Après l’apartheid

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de juin 1988 de Share International : « En Afrique du Sud, la confrontation cédera finalement la place au consensus. »

Les élections locales organisées en Afrique du Sud à la fin de l’année dernière, qui avaient été été remportées par l’extrême droite, se sont finalement révélées positives pour les noirs d’Afrique du Sud.

Encouragés par cette victoire, des politiciens d’extrême droite réintroduisirent « l’apartheid mesquin » dans certaines petites localités. En représailles, les citoyens noirs boycottèrent les magasins appartenant aux blancs. Les conséquences économiques furent tellement désastreuses que les commerçants durent afficher des panneaux dans leurs magasins, précisant « noirs bienvenus ». Ces événements dissuadèrent les responsables des autres localités qui avaient envisagé la réintroduction de « l’apartheid mesquin » d’y avoir recours. En partie en raison de scandales impliquant son chef politique, le parti d’extrême droite a désormais perdu une grande partie de sa popularité auprès des blancs d’Afrique du Sud.

Le gouvernement sud-africain a proposé de modifier la constitution afin que les noirs puissent dans le futur être élus et devenir ministres du cabinet

Déclaration publiée dans le numéro de septembre 1988 de Share International/Partage international : « Bien qu’extérieurement les affrontements et les opinions divergentes prévalent toujours, un processus se développe intérieurement, qui amènera les leaders noirs et blancs à la table de négociation. Il est possible que nous assistions à l’amorce de cette évolution dans quelques mois. »
Le 31 janvier, 30 avocats et juristes blancs d’Afrique du Sud ont tenu des conversations au Zimbabwe avec des représentants de l’ANC, le Congrès National Africain, sur le thème de « l’Afrique du Sud après l’apartheid ».




Home Scandales et corruption

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de décembre 1988 de Share International/Partage international : « On peut observer que la suite d’événements qui a conduit au krach boursier de l’année dernière se reproduit actuellement au Japon, ce qui entraînera un nouveau krach boursier. »

(Note : La découverte d’un certain nombre de « délits d’initié » aux États-Unis, durant la période qui a immédiatement précédé le krach d’octobre 1987, avait provoqué un énorme scandale.)

Le 24 janvier, un autre ministre japonais a dû démissionner en raison de son implication dans le « Recruitgate », ce scandale boursier dans lequel sont compromis un grand nombre de personnalités éminentes du monde politique et industriel.

Ce ministre, Ken Harada, était en poste depuis peu, ayant reçu comme mission particulière d’enquêter sur cette affaire. Selon le quotidien japonais, Asaï Shimbun, Harada faisait lui-même partie des personnes ayant reçu des pots-de-vin de la société Recruit Cosmos.

Le scandale financier qui a conduit au krach boursier d’octobre 1987, et la présente affaire du Recruit-gate au Japon, nous renvoient à une prédiction publiée en 1987 dans un numéro de Share International. Sur la base de déclarations faites par Maitreya à ses proches disciples de la communauté asiatique de Londres, Benjamin Creme était en mesure d’affirmer, dans le numéro de janvier 1987, les éléments suivants : « Des bouleversements importants se produiront à partir du mois de janvier dans les cercles politiques dirigeants de plusieurs pays. L’implication de hautes personnalités dans une succession de scandales et d’affaires de corruption provoquera la démission et le retrait de la scène politique de ces personnes, et sera l’amorce d’un processus purificateur qui s’étendra au monde entier. »

L’énumération de tous les scandales sordides révélés quotidiennement dans nos journaux présenterait peu d’intérêt. Cependant, une brève rétrospective des scandales les plus fracassants de ces derniers mois mettra en évidence l’exactitude de la prédiction de Benjamin Creme.

États-Unis — Le scandale d’octobre 1987 à Wall Street, qui a conduit à la découverte d’un certain nombre de délits d’initié à la bourse de New York, n’est pas encore terminé. La société d’agents de change Drexel Burnham Lambert a accepté en décembre les termes d’un règlement judiciaire qui lui coûtera 650 millions de dollars.

A Chicago, une fraude gigantesque a été découverte. Des centaines de courtiers, d’avocats et de responsables de premier plan pourraient être poursuivis.

France — En France, une transaction boursière dans laquelle des hommes d’affaires français et libanais ont été compromis, tirant profit d’informations confidentielles émanant, semble-t-il, de sources politiques, a été mise à jour. Le 20 janvier, le chef de cabinet du ministre des Finances démissionnait en raison de son implication dans cette affaire. Les autorités judiciaires françaises procèdent actuellement à une enquête sur cette transaction. Ils mènent également une deuxième enquête sur un autre scandale boursier.

Autriche — Le président du parlement autrichien a démissionné le 25 janvier après avoir été compromis dans une affaire importante de fraude à l’assurance. Une semaine plus tard, le ministre de l’Intérieur était contraint de démissionner à son tour en raison de son implication dans cette affaire.

la CEE — En janvier, il était révélé qu’une fraude portant sur les subventions allouées par la CEE n’engloutissait pas moins de dix pour cent de l’ensemble du budget annuel de cette organisation. Le montant de la fraude s’élève à quelques 5 milliards de dollars par an.

Afrique du Sud — Le Parti National d’Afrique du Sud, qui dirige le pays, est ébranlé en raison de son implication dans différentes affaires de corruption. Ces affaires englobent notamment des fraudes électorales et des transactions illégales de devises étrangères, et ont provoqué la chute d’un ministre et la révocation de plusieurs membres du parlement.

Suisse — En Suisse, une femme ministre a dû démissionner pour avoir transmis des informations financières confidentielles à un homme d’affaires qui n’était autre que son mari




Home Libération de Mandela

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de septembre de Share International/Partage international, adressée aux médias en juillet 1988 : « Nelson Mandela sera bientôt libéré. »

Dans le numéro de décembre de Share International/Partage international, ainsi que dans le communiqué de presse adressé aux médias en novembre, on pouvait lire : « Selon Maitreya, Nelson Mandela sera libéré avant la fin de l’année. Cette libération sera un cadeau de Noël ! Les otages détenus à Beyrouth seront libérés par la suite. »

Comme nous le présumions le mois dernier, la libération de Nelson Mandela progresse maintenant par étapes. Le ministre de l’information sud-africain, Stoffel van der Merwe, a déclaré le 28 janvier qu’un dialogue a été instauré avec Nelson Mandela afin de définir les conditions de son éventuel élargissement. M. van der Merwe n’a toutefois pas pu préciser la date de cette future libération.

Rappelons qu’en décembre Nelson Mandela a été transféré de l’hôpital où il était traité à une maison privée située dans l’enceinte d’une prison. La première prédiction de Maitreya concernant la libération de Nelson Mandela avait été exprimée alors que les médias n’avaient pas encore eu connaissance de sa maladie et qu’aucun signe de changement dans son statut de prisonnier n’était encore apparent.


Voir également la rubrique Questions-Réponses pour de plus amples précisions sur cette question.




Home Guérison par la prière

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de septembre 1988 de Share International/Partage international : « De nombreuses personnes seront guéries par la pratique de la prière. Ce processus a déjà commencé et, bien que des exemples individuels n’aient pas encore ‘fait la une’ des journaux, les personnes concernées vont commencer à témoigner de leurs expériences en ce domaine. Des cas de guérison par la prière deviendront alors connus du public. »

En 1985, un diagnostic de cancer incurable de l’estomac fut porté chez le jeune Mario Morby, âgé aujourd’hui de 14 ans, habitant à Sutton Coldfield, en Angleterre. Lorsqu’il subit une intervention chirurgicale il y a quelques mois, la tumeur cancéreuse avait disparu. Les médecins ne peuvent fournir aucune explication à ce phénomène. Cependant, Mario Morby et sa famille savent eux de quelle manière cette guérison a été obtenue : grâce à la prière. Peu de temps avant l’intervention chirurgicale, alors qu’il semblait que l’enfant n’avait plus que quelques mois à vivre, Mario et sa mère se rendirent dans un monastère grec. Selon les déclarations de Mario à un quotidien après l’opération : « J’y ai sincèrement cherché à entrer en contact avec Dieu… De retour en Angleterre, le cancer avait quitté mon corps. »





Citation

Home La justice et l'amour

par Luis Fernandes

« Les seuls remèdes contre la violence sont la justice et l’amour. »




Home L'égoïsme

par Baghavan Sri Sathya Saï Baba

« L’égoïsme est le penchant négatif le plus puissant existant chez les êtres humains. L’égoïsme entrave la concentration du mental, perturbe l’équilibre, réduit les perceptions, et compromet l’évolution. »





Courrier des lecteurs

Home Un instructeur très particulier

Chers rédacteurs,

J’ai eu l’occasion il y a quelques années, probablement entre 1983 et 1985, de regarder un documentaire de la télévision britannique lors de sa diffusion par la télévision néo-zélandaise. Il s’agissait d’un documentaire en sciences humaines, traitant de la vie des immigrants indiens et pakistanais en Grande-Bretagne. L’enquête portait sur l’évolution de leurs conditions de vie, la plupart d’entre eux étant des ouvriers travaillant dans des filatures et autres industries textiles. Des comparaisons y étaient effectuées entre les conditions de vie de ces immigrants et celle de leurs homologues restés en Inde. Le documentaire commença par retracer la vie quotidienne des immigrants établis dans les villes industrielles du nord de l’Angleterre puis, soudainement, dirigea son attention vers les immigrants résidant à l’est de Londres. Il semble me souvenir qu’il fut question du quartier de Bethnal Green, mais je ne puis l’affirmer avec certitude. Le film aborda ensuite plus particulièrement le problème de la vie spirituelle et communautaire des immigrants. L’équipe de tournage fut introduite dans une grande maison, ressemblant extérieurement à une prison, qui servait de centre communautaire et d’Ashram aux résidents pakistanais. Les activités proposées par ce centre communautaire semblaient riches et variées, comprenant des activités culturelles, des mariages, etc., de même que des activités démontrant qu’il s’agissait également d’un centre spirituel.

Les dirigeants spirituels du centre révélèrent alors au journaliste de la télévision qui les interviewait qu’un « instructeur très particulier » se trouvait parmi eux. Ils prétendirent qu’il était la réincarnation de Krishna. Mon sentiment à ce moment-là fut qu’il était bien aimable de la part de ces musulmans de prétendre avoir comme instructeur spirituel une réincarnation de Krishna plutôt que de Mohammed. Étant plongé depuis de nombreuses années dans l’étude des enseignements d’Alice Bailey, dont son livre Le Retour du Christ, je me mis à penser : « Qui sait, cela pourrait bien être ça ! »

La demande du journaliste de la télévision de filmer cet « instructeur très particulier » fut rejetée par les dirigeants de la communauté. Ils expliquèrent que, selon eux, l’énergie émanant de cet Instructeur était beaucoup trop puissante pour être présentée aux téléspectateurs. Le journaliste comprit leur refus après avoir rencontré l’Instructeur en privé, et il confessa s’être senti extrêmement impressionné par le regard et par la présence de cet Homme. Il fut toutefois présenté ensuite aux téléspectateurs une séquence où l’Instructeur apparaissait de dos, alors qu’il se mêlait aux membres de la communauté. Tel que je m’en souviens, il paraissait grand et était vêtu d’une robe blanche.

Je ne peux ajouter aucun détail supplémentaire, et je regrette bien évidemment maintenant de ne pas avoir pris note du nom de la société de production, ne réalisant pas à l’époque que le nombre des téléspectateurs regardant l’émission était aussi réduit. Le sujet du film présentait, je suppose, peu d’intérêt pour les Néo-zélandais, puisque je n’ai trouvé ici personne qui se souvienne de ce documentaire. Mon intérêt personnel fut éveillé en raison du travail social que j’avais effectué auprès des premiers immigrants asiatiques au début des années soixante alors que, beaucoup plus jeune, je travaillais dans le nord de l’Angleterre. Je suis certain de ne pas avoir le moins du monde enjolivé ce témoignage.

D. E. D., Spreydon, Christchurch, Nouvelle-Zélande





Interviews

Home La guerre nucléaire souterraine

Interview de Gary Whiteford par Monte Leach

Comme il a été indiqué dans le numéro d’octobre de Partage international, Maitreya établit une relation directe entre les essais nucléaires souterrains et la survenue de tremblements de terre. Dans l’un des articles relatant les informations transmises par le collaborateur de Maitreya, figurait la déclaration suivante : « Il existe une différence entre l’utilisation de l’énergie dans son cours naturel d’évolution, et sa manipulation. La manipulation de l’énergie mène inévitablement à des désagréments, car elle perturbe l’équilibre naturel… l’explosion souterraine « contrôlée » d’une bombe nucléaire… perturbe un certain équilibre de la terre et aboutit finalement à la survenue de tremblements de terre… »

Monte Leach a interviewé Gary Whiteford, Professeur de géographie à l’Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton, au Canada, qui a étudié avec une grande attention le lien existant entre les essais nucléaires souterrains et les tremblements de terre.

PI : A quelles conclusions êtes-vous parvenu après avoir étudié la relation existant entre les essais nucléaires souterrains et les tremblements de terre ?
GW : Vingt-huit tremblements de terre d’importance majeure, d’une magnitude supérieure ou égale à 6 sur l’échelle de Richter, se sont produits depuis 1953. Dix-neuf d’entre eux ont fait suite à des essais nucléaires souterrains.
Ce phénomène a pu être constaté à trois reprises dans les seuls six derniers mois. Au mois d’août, les États-Unis faisaient exploser une charge nucléaire souterraine. Deux jours plus tard, un important tremblement de terre secouait l’Himalaya. A la fin du mois de novembre, les Français procédaient à une explosion nucléaire souterraine dans le Pacifique Sud. Dès le lendemain, un séisme majeur ébranlait la partie est de l’Amérique du Nord. Le tremblement de terre en Arménie soviétique a eu lieu un mardi. Le dimanche précédent, les Soviétiques procédaient à une explosion dans le haut Arctique. Ces trois récents tremblements de terre furent, chacun dans leur région respective, les plus violents qu’on ait enregistrés depuis plus d’un demi-siècle.

PI : Ces événements sont-ils nécessairement liés ?
GW : On peut avancer l’argument qu’en prenant le nombre moyen de six séismes en une année et le nombre d’essais nucléaires qui était, je crois, de quarante-six l’année dernière, on obtiendra de toute manière une certaine corrélation par le simple fait du hasard. C’est incontestable. Mais, d’un autre côté, la corrélation que j’ai établie est perceptible dans ses effets. Si ces événements sont simplement le fait d’une coïncidence, le type de coïncidence dont nous avons été les témoins pendant les trente dernières années.
J’estime qu’il est grand temps d’examiner sérieusement les effets produits par les essais nucléaires que nous réalisons. Depuis la seconde guerre mondiale, plus de deux millions de personnes ont péri dans des tremblements de terre qui sont peut-être la conséquence d’essais nucléaires souterrains. A ce stade, il me semble qu’on ne peut plus parler d’essais. Selon moi, nous menons en fait une guerre nucléaire souterraine.

PI : Savez-vous pourquoi des séismes surviennent après des essais souterrains ?
GW : La réalisation d’essais nucléaires souterrains donne naissance à une énorme quantité d’énergie. Mais qu’arrive-t-il à cette énergie lorsqu’elle a été engendrée ? Une hypothèse veut que cette énergie soit transmise par les vagues ondulatoires qui se meuvent constamment sous la surface du globe. Quand cette énergie atteint un point faible, c’est-à-dire une faille, elle provoque un tremblement de terre. Vous n’obtenez pas obligatoirement dans tous les cas un séisme aussitôt après la réalisation d’un essai nucléaire souterrain. Mais l’énergie qui a été engendrée demeure. Il est possible que cette énergie s’accumule alors jusqu’à un point d’effet maximal, de telle sorte que lorsqu’un pays effectue un nouvel essai souterrain, l’explosion nucléaire provoque à ce moment-là un tremblement de terre de forte magnitude.

PI : Il existe donc des vagues sous la surface de la terre ?
GW : Oui, des vagues ondulatoires, des vagues de mouvement. La terre est vivante, ce n’est pas un corps statique. Nous avons également toujours connu des séismes, cependant il me semble que nous avons introduit quelque chose de nouveau, à savoir les essais nucléaires souterrains, que nous n’avions jamais rencontrés jusqu’alors dans l’histoire de l’humanité. Nous avons enregistré, dans la dernière partie de ce siècle, une augmentation du nombre des tremblements de terre. Quelques uns d’entre eux sont, me semble-t-il, le fait de l’homme. Nous savons par exemple qu’à Denver, dans les années soixante, lorsqu’on a refoulé du gaz neurotoxique dans des galeries souterraines situées dans l’arsenal nucléaire des Montagnes Rocheuses, Denver a soudainement enregistré des tremblements de terre. On a découvert ainsi qu’en créant des poches souterraines de gaz, on provoquait en fait des séismes dans la région de Denver. Nous savons donc que l’homme peut être à l’origine de tremblements de terre.

PI : Comment expliquer qu’un tremblement de terre se produise dans une région différente de celle où l’essai a été effectué ? La côte est de l’Amérique du Nord a, par exemple, connu un tremblement de terre après un essai réalisé dans le Pacifique Sud.
GW : Je ne peux répondre à cette question. C’est l’un des problèmes qui se pose aux géologues. Mais ce que je prétends, c’est que les gens devraient soulever les questions de fond. Que se produit-il ici ? On note une augmentation considérable de l’activité sismique. Cette augmentation est-elle normale ? Elle ne l’est certainement pas si on la compare à l’activité sismique de la première partie de ce siècle.

PI : Que devraient faire, selon vous, les scientifiques, les gouvernements, etc. ?
GW : Nous savons ce que les gouvernements vont faire. Ils vont poursuivre les essais nucléaires.

PI : Si l’on pouvait mettre en évidence l’existence d’une relation entre les essais nucléaires souterrains et ces tremblements de terre, peut-être pourrait-on alors convaincre les gouvernements d’arrêter ou de réduire leurs essais ?
GW : En ce moment même, les gouvernements essaient de réduire les charges explosives à une kilotonne. Ils peuvent actuellement faire varier la charge de une à 150 kilotonnes. Une bombe d’une charge de 150 kilotonnes est 10 à 12 fois plus puissante que celle qui fut lâchée sur Hiroshima. Les gouvernements essaient maintenant désespérément de réduire la charge maximale à une kilotonne. J’ai toutefois découvert qu’avec une seule kilotonne, on peut produire un séisme majeur. Si l’on arrive à se limiter à une kilotonne, le pas suivant consiste à supprimer totalement les essais. C’est la raison pour laquelle je lance mon appel en faveur de la convocation d’une conférence régionale des Nations Unies à Seattle au mois d’avril, en espérant que quelque chose pourra alors être réalisé. La seule manière de réellement prouver mon idée, ou bien de la réfuter, est d’arrêter complètement les essais nucléaires durant une période de cinq ans, et de voir alors ce qu’il advient du nombre de tremblements de terre de forte magnitude.

PI : Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à ce sujet, étant géographe et non géologue ?
GW : Je me suis toujours intéressé à l’état de la surface de la terre, à l’activité, au comportement de la terre. S’il est une cause pour laquelle je travaille, c’est bien d’essayer de prendre la défense de la planète terre. Il me semble que nous devrions considérer la planète comme un organisme vivant, qui respire. Ce n’est pas très gentil vis-à-vis de cette planète que de faire exploser une bombe nucléaire souterraine. Je pense que c’est préjudiciable à l’intelligence et à l’esprit des hommes.






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