DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 1994

Extraits de la revue
Partage international

Avril 1994 - N° 68

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue
    • La Terre est trop petite pour supporter autant de gaspillage par Gro Harlem Brundtland


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home Un monde en mutation

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Chaque fois que le changement se profile à l’horizon, l’humanité éprouve deux réactions opposées : crainte d’une part, anticipation enthousiaste de l’autre. Bien qu’elle soit fonction 
de plusieurs facteurs – âge, niveau d’éducation, condition sociale et tempérament –, la manière dont l’homme accueille les transformations répond toujours à l’une ou l’autre de ces deux tendances. Si pour certains le changement, par lui-même, donne à la vie toute sa saveur, il en est d’autres qu’il remplit d’effroi.

Aujourd’hui, dans un monde en mutation, ces deux formes de réaction se manifestent partout. Des millions d’hommes pressentent et redoutent la fin de tout ce qui leur est cher. D’autres, non moins nombreux, attendent pleins d’espoir les possibilités offertes par une vie nouvelle, impatients de se découvrir plus libres dans un monde plus juste. Le changement, prélude au renouveau, frappe à la porte pour tous, appelant les hommes à se préparer pour bâtir et connaître un monde neuf, un système social meilleur que celui qui est aujourd’hui la honte de l’humanité. Chacun répond à sa manière : par la crainte de perdre statut social, possessions et prestige ; ou par l’espoir, en se réjouissant de la fin des vieilles divisions et limitations.

Une avalanche de changements

Maitreya se tient prêt à émerger. Sa seule émergence entraînera une avalanche de changements qui, prenant de l’ampleur, transformeront le paysage de la vie moderne. A jamais disparaîtront les iniquités du passé : millions d’individus à la dérive, victimes de l’extrême pauvreté dans un monde qui regorge de richesses ; diplômés réduits à la mendicité dans les grandes villes de la planète ; foule de ceux qu’on abandonne à la mort, suppliciés, mutilés, dans les rues où jadis tous vaquaient ensemble à leurs occupations

Entre déclin et renouveau

Beaucoup luttent pour la liberté mais la refusent aux autres, oubliant que la liberté elle-même, comme la justice, est indivisible. Beaucoup cherchent à répondre uniquement à leurs besoins, oubliant que seule l’interdépendance permet d’assurer la satisfaction des besoins de tous. L’appel de Maitreya retentira aux oreilles des hommes : partagez pour sauver le monde. Coopérez pour connaître la vraie liberté. « Prenez votre frère par la main, et sachez qu’il n’est autre que vous-même. » Ainsi en sera-t-il. Ainsi le Grand Seigneur inspirera-t-il les changements dont le monde a tant besoin, ce monde qui souffre le martyre à mi-chemin entre déclin et renouveau.

Quand les hommes saisiront la nécessité du changement, ils accepteront avec joie ce qui aujourd’hui les effraie : compréhension et courage vont main dans la main. Une tolérance toute nouvelle balaiera la défiance de naguère, les vieilles rivalités seront oubliées et la lumière de la sagesse, qui point à l’horizon, pénétrera leur esprit et leurs actions. Quand les hommes prendront conscience de leur unité, et la traduiront en actes, tout deviendra possible. Dès lors, leurs pensées et leurs actions rendront plus resplendissant encore le Plan du Créateur.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Signes des temps

Home Un «liquide rouge» s'écoule d'une statue du Christ

Source : Salzburger Nachrichten, Autriche

Des catholiques italiens considèrent cela comme un miracle: un liquide rouge s'écoule d'une statue du Christ trouvée par un policier, dans la décharge municipale de Sant'Antonio Abate, près de Naples. Le phénomène a commencé au niveau des yeux, puis s'est produit au niveau de la tête, des mains, de la poitrine et des pieds. A la suite d'un reportage de la chaîne de TV italienne RAI 2, des milliers de curieux se sont rendus à Sant'Antonio Abate, bloquant totalement la circulation. Mais en vain, car l'évêque de Castelimare di Stabia avait fait enlever la statue.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que Maitreya est à l'origine du miracle de cette statue qui « saigne ».


Home Message céleste

Source : The Sun, Etats-Unis

«Plus de 70 paroissiens catholiques stupéfaits, y compris leur curé, jurent avoir entendu le Christ leur parler du haut du crucifix de l'autel. Cependant, le Vatican déclare qu'il s'agit d'une hallucination et que ce pourrait être même être l'œuvre du démon.»

D'après le journal américain The Sun, l'événement se serait déroulé en France, dans l'église St Jean, aux environs de Lyon.

Alors que le prêtre s'apprêtait à dire son sermon, selon un témoin, «le crucifix placé au-dessus de l'autel s'est mis à grandir, jusqu'à atteindre la taille humaine et, chacun a pu voir bouger ses lèvres». Le prêtre a déclaré: «Nous avons entendu ses paroles, mais nous les avons aussi ressenties. Elles venaient du crucifix et, en même temps, semblaient émaner du plus profond de nous-mêmes.» Un autre témoin a ajouté: «Nous sentions l'amour et l'espérance envahir chaque fibre de notre être.»

Les paroissiens ont déclaré que Jésus avait délivré un message d'espoir et d'amour pendant quinze minutes, et qu'il avait fait trois prédictions pour les années à venir. D'après l'article, le message a été enregistré sur bande magnétique, afin qu'elle soit remise au pape et à d'autres chefs religieux de la planète. Cependant, les autorités du Vatican auraient déconseillé au pape de l'écouter sous le prétexte que cette expérience n'était qu'une «hallucination collective». L'article de presse relate que jusqu'à ce jour, toute tentative de duplication du message enregistré a échoué.

Voici, selon les témoins, les prédictions de Jésus : cinquante années pendant lesquelles toutes les nations coopéreront pour le bien commun; la guérison du cancer et du sida; une espérance de vie prolongée avec une amélioration de l'état de santé.

Le Maître de Benjamin Creme confirme cet événement, mais déclare que le reportage en exagère énormément les détails. Par exemple, le message n'a pas été enregistré ; il a duré deux minutes et non pas quinze. Il émanait de Maitreya par télépathie. Aucune prédiction n'a été faite.


Home Le temps des anges

Source : Time Magazine

1). Un récent article à la une du Time Magazine l'a qualifié de «révolution fondamentale de la spiritualité». L'article, intitulé le Nouvel Age des anges, indique: «Soixante-neuf pour cent des américains croient à l'existence des anges. Que se passe-t-il dans le ciel ?»

L'écrivain Nancy Gibbs a étudié les questions que se posent de nombreuses personnes quant à la nature et au rôle des anges dans l'univers. Elle déclare: «Selon la tradition des Ecritures, les anges soulèvent brièvement le voile du royaume de l'Esprit. En offrant un aperçu d'une vision plus large de l'univers, ils portent un défi aux vieux schémas et aux idées reçues.» Nancy Gibbs ajoute que les anges semblent représenter un concept universel qui traverse les cultures et franchit les siècles. Cinquante-cinq pour cent des Américains adultes pensent que les anges sont des entités spirituelles de haut niveau, créées par Dieu et dotées de pouvoirs spéciaux afin d'agir sur Terre comme ses représentants.

Que l'ange apparaisse en rêve comme une présence réconfortante ou qu'il se manifeste physiquement, il existe une remarquable similitude dans les récits de ces rencontres. L'article du Times relate deux de ces expériences angéliques :

Trois jours avant d'entrer à l'hôpital pour y être opérée, une femme atteinte d'un cancer de l'utérus reçoit la visite d'un étranger de haute taille, à la peau sombre et aux yeux d'un bleu profond qui lui dit: «Je suis Thomas. Je suis un envoyé de Dieu.» Puis il lève la main droite, une chaleur incroyable s'en dégage et une intense lumière blanche inonde le corps de cette femme qui est alors convaincue d'être guérie. De fait, les analyses se révèlent alors négatives, obligeant son médecin à admettre qu'il avait été «témoin d'un miracle médical».

 

2). Une autre femme révèle que son mari, qui se mourait d'une leucémie lymphoïde, avait reçu la visite d'un homme de race blanche, au teint pâle et au regard bleu glacé. Après cette visite, sa femme raconte que le malade, en phase terminale, parut comme «illuminé et tout palpitant». Et elle ajoute qu'il mourut deux jours plus tard, baigné dans une incroyable paix de l'esprit.

Les rencontres avec les anges semblent procurer, dans certains cas, la délivrance d'un danger, mais dans d'autres, elles permettent de supprimer la crainte de ce danger en modifiant l'attitude du malade, plutôt que la situation elle même. Le point commun entre ces rencontre, est un profond changement dans la vie de ceux qui les ont vécues.

L'article conclut: «Pour tous ceux qui affirment avoir une expérience directe des anges, il n'est pas besoin de preuve; pour ceux qui sont enclins à douter de leur existence, il n'existe aucune preuve. Et chez ceux qui demeurent perplexes, il se trouve souvent un désir croissant de se laisser persuader. Si les Cieux ont envie de chanter pour nous, ce n'est pas trop nous demander que d'être prêts à les écouter.»

1). Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'«ange» était le Maître qui fut St Thomas dans la Bible. 2). Selon le Maître de Benjamin Creme, l'« homme blanc au teint pâle et au regard bleu glacé » était le Maître Jésus, qui n'apparaît pas nécessairement sous cet aspect.


Home Une voix intérieure appelle un prêtre mourant à une nouvelle mission

Source : Journal Dagen, Suède

Voici ce que relatait, en octobre dernier, le journal suédois Dagen, au sujet de l'étrange série d'événements qui a abouti à la guérison miraculeuse d'un prêtre luthérien finlandais sur le point de mourir. Le père Markku Koivisto de Nokia (Finlande), en phase terminale d'un cancer, se préparait à la mort, lorsqu'il reçut la visite d'un autre prêtre. Celui-ci annonça à son collègue mourant qu'il avait été réveillé trois nuits de suite par une voix intérieure lui disant d'aller trouver le père Koivisto et de préparer un onguent pour lui en oindre le corps, comme il est souvent dit dans la Bible. Les deux homme restaient sceptiques, mais décidèrent néanmoins de tenir compte de la «voix intérieure».

Peu de temps après, le père Koivisto reçut dix appels téléphoniques, venant de dix personnes différentes, qui toutes lui expliquèrent, avec un embarras évident, qu'elles avaient été incitées par Dieu ou par une «voix intérieure» à lui délivrer un message. Chacun des dix messages (reçus séparément) était identique. Ils annonçaient, pour le père Koivisto, une traversée du désert suivie d'une préparation pour une nouvelle mission. Le père Koivisto restait encore sceptique. Il vécut ensuite une période difficile dont il émergea, en 1990, totalement guéri du cancer et profondément intéressé par les processus de guérison. Il commença à étudier diverses méthodes de thérapies curatives. Simultanément, cette remarquable voix intérieure continua à lui prodiguer conseils, recommandations et messages, mais toujours par le canal de personnes interposées.

Depuis lors, on assiste à un grand renouveau de vitalité dans la communauté luthérienne de Nokia et partout ailleurs en Finlande. On note également la croissance du mouvement oecuménique. De nombreuses personnes ont été guéries, à la fois physiquement et psychologiquement, grâce au travail de Markku Koivisto et du groupe de ses collaborateurs, alors que ce prêtre, il y a peu de temps, gisait encore dans l'attente de la mort.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que la «voix intérieure» est celle du Maître Jésus.



Tendances

Home Le contrôle des naissances

Source : Veja dans World Press Review, E.-U.

«Qui donc a écrit que le contrôle des naissances était une erreur ? Des prêtres, des hommes célibataires, vivant dans leur bulle. » Ainsi s’exprime sœur Ivone Gebara, à propos de l’avortement, qu’elle refuse de considérer comme un péché, dans la mesure où l’Evangile n’en parle pas. Après avoir partagé pendant des années la vie des pauvres du Brésil, et profitant de ce que son statut de religieuse lui donne une plus grande liberté de parole que n’en ont les prêtres, elle a décidé de faire entendre sa voix.




Home La guérison spirituelle

Source : The Daily Telegraph, G.-B.

En certaines régions de Grande-Bretagne, le NHS (National Health Service, équivalent britannique de la Sécurité Sociale française) propose des consultations avec un guérisseur spirituel, dans le cas d'affections chroniques s'étant révélées rebelles à tous les traitements classiques. Ainsi, une clinique du Devon accueille Gill White, guérisseuse, qui soigne les maladies les plus diverses, allant des douleurs dorsales à la dépression, en passant par l'arthrite. Selon le chirurgien de cette clinique, les trois quarts des 25 premiers patients traités ont connu une amélioration de leur état. Comme, par exemple, cette fillette de trois ans, qui en six séances a vu disparaître un eczéma qui, selon sa mère, « avait résisté à toutes les tentatives de traitements ». Cette thérapie spirituelle peut même avoir d'heureuses conséquences pour les caisses du NHS: la clinique où travaille Mme White estime avoir déjà réalisé environ 1 000 £ d'économies.





Faits et prévisions

Home La justice écologique

«L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier.» (Partage international juin 1989)
 
 
Le président Clinton a ordonné à toutes les administrations fédérales d'agir «avec un sens permanent de la justice écologique». Le gouvernement doit maintenant prendre des mesures afin d'alléger le fardeau que constituent la pollution et d'autres périls écologiques pour les minorités. Ce souci du bien être des minorités devra notamment se traduire dans les futures lois sur l'utilisation des pesticides et sur les poursuites engagées à l'encontre des pollueurs. Le projet du gouvernement inclut également le lancement d'une étude statistique sans précédent sur les effets de la pollution chez les minorités.
 
 
Le sauvetage des oiseaux sert les hommes — Au Cameroun, un projet visant à sauver les oiseaux des forêts tropicales s'est avéré très bénéfique pour les populations locales. Selon Michael Rands, sous directeur de Birdlife International, le projet a fait des émules dans d'autres pays de la zone tropicale.
 
De même, autour de mont Kilum, se dresse une forêt qui abrite 100 000 personnes. En son sein vivent également deux espèces d'oiseaux très rares, dont la protection a permis la survie de la forêt et de ce fait, de ses habitants, qui vivent, pour beaucoup, de la sculpture du bois et de la vente de miel.
 
Les agriculteurs ont été encouragés à ne plus endommager la forêt. En échange, le partage et la diffusion de nouvelles techniques leur ont permis d'accroître leur production céréalières. (Source : Associated Press)




Home Israël-Palestine : Accord de « partage de la sécurité »

«Contre toute attente, l'armée israélienne se retirera de la rive occidentale du Jourdain et de la bande de Gaza, et retournera dans sa patrie.» (Partage international juin 1989)

«Les Palestiniens auront leur propre pays.» (Partage international juin 1988)

 

Moyen Orient — Après des mois de négociations pour mettre au point les détails de l'accord signé en septembre dernier, Yasser Arafat et Shimon Peres ont conclu un accord qui apporte une solution aux questions clés de l'autodétermination palestinienne. Considéré par les deux camps comme une avancée, cet accord traite du «partage de la sécurité». Il prévoit en particulier un croisement des responsabilités pour la surveillance aux frontières des territoires occupés ainsi que la création d'une unité israélo-palestinienne pour contrôler les trois routes principales qui relient les enclaves juives à Israël. Les questions d'économie et de transfert des pouvoirs civils aux Palestiniens restent encore à élucider. On espère que le massacre perpétré par un colon juif, sur plusieurs dizaines de Palestiniens dans une mosquée de la rive gauche du Jourdain, ne compromettra pas les efforts de paix. Suite à ces tueries, les autorités israéliennes ont libéré plusieurs prisonniers palestiniens et ont promis d'agir pour maîtriser les éléments d'extrême droite dans les territoires occupés.




Home Etats-Unis-Russie : Don pour le recyclage des armes chimiques

Source : Izvestia, Russie

«Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle.» (Partage international juin 1989)

 

Les Etats-Unis ont fait un don de 30 millions de dollars à la Russie pour créer un centre de recherche en vue de développer une méthode efficace pour le contrôle et le recyclage des armes chimiques.




Home Etats-Unis : réduction des émissions toxiques

L'Agence américaine pour la protection de l'environnement (APE) a promulgué un nouveau règlement contraignant les entreprises chimiques américaines à diminuer de 88 % le taux de substances toxiques relâchées dans l'air. Si l'objectif est effectivement atteint, la réduction globale des émission toxiques du pays devrait dépasser les 506 000 tonnes par an. Selon certains fonctionnaires de l'Agence, cette nouvelle réglementation aura pour conséquence secondaire de réduire d'environ un million de tonnes par an une des principales sources des brouillards urbains. «Cela revient à retirer 38 millions de véhicules de la circulation — soit un quart de toutes les voitures aux Etats-Unis», a déclaré Carol Browner, directrice de l'APE. Les entreprises concernées disposent de trois ans pour se mettre en conformité avec la nouvelle norme.




Home Belgique : création d'une "Ecotaxe"

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

Le gouvernement belge a introduit une écotaxe de 15 F sur les rasoirs jetables. Pour lutter contre le suremballage des articles, le gouvernement prévoit également de taxer d'autres produits jetables tels que les bouteilles, boîtes de conserve et les piles.




Home Couche d'ozone

Source : San Francisco Chronicle, USA

Plusieurs scientifiques déclarent que les nouvelles lois sur la protection de la couche d'ozone produisent aujourd'hui leurs effets. L'accord international pour l'arrêt de la production des fréons, CFC et autres dérivés chlorofluocarboniques semble prendre toute sa mesure. Selon ces scientifiques, le taux de CFC dans l'atmosphère, qui avait augmenté de 4 % par an dans les années 1980, ne croît plus que de 2 % l'an. L'accord international prévoit l'arrêt définitif de la production de CFC en 1996. Il en résultera une diminution progressive du taux de CFC présents dans la stratosphère à compter du début du siècle prochain. Cependant, l'élimination complète des CFC dans les couches supérieures de l'atmosphère pourrait demander 100 ans.




Home Un tribunal pour la défense de l'environnement

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

La Cour internationale de justice de la Haye a créé un comité spécial pour juger les contrevenants aux lois relatives à l'environnement. Bien que les Nations unies, l'organisme de tutelle de la Cour de justice, se soient prononcées défavorablement sur cette initiative, la Cour se déclare prête à s'investir à nouveau.




Home Retour aux valeurs de base en Grande-Bretagne ?

Partage International publie régulièrement des articles soulignant les attentes de Maitreya à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels qui, selon lui, vont se produire dans le monde. Dans cette rubrique, intitulée «Faits et prévisions», notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec les prédictions faites par Maitreya. Pour obtenir une vue d'ensemble, veuillez vous reporter aux numéros précédents. Le panorama de ce mois-ci couvre la période allant de début février à début mars.

 

«Un scandale politique en Grande-Bretagne — Un énorme scandale se prépare en Grande-Bretagne. Il pourrait entraîner la chute du gouvernement britannique et ébranler les bases mêmes du parti conservateur. Il existe tant de corruption, de chaos et de débauche sexuelle dans les cercles conservateurs que, lorsque ce scandale éclatera, le pays n'aura plus aucune confiance en un système politique aussi fermé, dirigé par de tels politiciens.

Tous les milieux conservateurs, du cabinet aux différents échelons du parti, ainsi que des membres de l'appareil judiciaire, seront impliqués dans ce scandale. On tente désespérément à l'heure actuelle de le camoufler, mais il prendra une telle ampleur qu'il éclatera dans quelques mois par l'intermédiaire des médias.» (janvier/février 1990)

«De nombreux cadavres dorment dans les placards du parti conservateur. La mise au grand jour de ces scandales entraînera des révélations fracassantes. Bientôt, un certain nombre de personnalités importantes du parti conservateur verront leurs noms s'étaler à la une des journaux. Elles seront impliquées dans des scandales financiers et sexuels.» (juillet/août 1990)

Scandales et allégations de corruption ont littéralement submergé le gouvernement britannique au cours des derniers mois. Des députés conservateurs, des ministres et des conseillers municipaux ont reconnu être impliqués dans des affaires diverses: enfants illégitimes, vacances à l'étranger aux frais de leurs hôtes — eux-mêmes politiciens à l'étranger — et poussé par cette vague de remords collectifs, l'un d'entre eux a même confessé écrire des poèmes à sa secrétaire. Une épouse s'est donné la mort, plusieurs députés ont été contraints de démissionner et l'un d'eux a été retrouvé mort à son domicile dans des circonstances étranges. L'indignation populaire s'est exprimée non pas tant du fait de ces scandales que de l'hypocrisie du gouvernement. En effet, celui-ci prêche la moralité dans une campagne intitulée «retour aux valeurs de base», visant à la restauration des valeurs familiales et traditionnelles.

Plus grave encore, à long terme, le gouvernement a perdu toute crédibilité dans l'affaire de l'Irakgate. Il s'est avéré que le gouvernement a modifié les règlements à l'exportation, sans en référer au Parlement, afin de permettre la vente d'armes à l'Irak. Les documents officiels émis par le gouvernement ont été découverts lors du procès de l'entreprise impliquée dans ce trafic d'armes. Puis, le scandale de la mairie de la ville de Westminster a éclaté: 21 millions de livres sterling auraient été employés à monter une combine permettant de vendre des logements municipaux à des personnes, en échange de leur vote au profit de candidats conservateurs dans des circonscriptions minoritaires. Le gouvernement a ensuite été éclaboussé par l'affaire des sociétés d'Etat qui ont accrédité de fausses factures portant sur des montants énormes, émises par des sociétés privées lors de soumissions à des marchés publics. Et enfin, surgit maintenant le scandale de Pergau Dam qui révèle que 234 millions de livres sterling ont été prêtées pour un projet peu rentable de barrage en Malaisie, apparemment afin d'assurer à l'Angleterre des contrats de ventes d'armes.





Citation

Home Le soi et l'amour

par Baghavan Sri Sathya Saï Baba

« Le soi vit d'acquis et d'oublis ; l'amour vit de don et de pardon.»





Courrier des lecteurs

Home Parler en langues

Cher Monsieur,

Durant un séjour à Glastonbury fin juillet 1993, j'ai visité l'église anglicane de St Jean-Baptiste. Une feuille de papier, posée sur une table parmi d'autres dépliants, attira mon attention. Intrigué par ce qui était écrit, je décidai d'en savoir davantage et me renseignai auprès d'une des dames en charge de l'église. Elle me raconta l'histoire assez extraordinaire que voici:

Vers la fin du service de l'eucharistie, le dimanche de Pentecôte 1993, cinq membres de la congrégation assis à des endroits différents dans l'église, se sont mis à «parler en langues». La dame qui m'a raconté cette histoire était présente lorsque cela arriva et jamais, à sa connaissance, ceci ne s'était produit dans cette église. Aucune des personnes concernées n'était familière de ce genre d'expérience. D'après ce que l'on sait, toutes étaient des fidèles réguliers. Un des hommes qui parla en langues fut particulièrement perturbé, bouleversé par le caractère totalement involontaire de l'expérience. A la fin du service, on demanda à chacun séparément, sans qu'ils ne se concertent les uns et les autres, d'écrire le sens des mots «placés dans leur bouche». Les messages furent tous identiques, à part quelques fautes d'orthographe.

Je demandai si je pouvais avoir une copie de la feuille de papier, et on me donna l'exemplaire qui était sur la table. Les paroissiens de St Jean l'intitulent «prophétie», mais il faudrait peut-être dire «affirmation» ou «message». En voici le texte:

 

Je vous équipe

Je vous guéris

Je vous montre le chemin, mais

A moins que vous ne vous approchiez de Moi, Je ne peux vous nourrir.

A moins que vous ne veniez vers Moi, Je ne peux vous guérir.

A moins que vous ne Me fassiez de la place en vous, Je ne peux vous imprégner.

Mes bien-aimés, il y a encore de la dureté dans vos cœurs; de la dureté venant de la colère, de la dureté parce que vous vous êtes installés à Ma place légitime.

Repentez vous de cette dureté.

Tournez vous vers Moi de nouveau, et vivez.

Venez, afin que Je puisse vous renouveler dans le corps, l'esprit et l'âme.

Venez vers Moi, afin que Je puisse vous guérir.

Venez vers Moi, afin que Je puisse vous équiper et que Je puisse vous envoyer, munis de la Puissance de Mon Esprit, délivrer ceux qui sont prisonniers de la peur, pour proclamer le pardon et montrer de l'amour à tous.

Mes enfants, Je viens vers vous.

M. N. F., Douvres, Kent, Angleterre

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le message a été placé simultanément dans le mental des cinq personnes par Maitreya.


Home J'ai fait le rêve suivant

Cher Monsieur,

Au cours de l'automne 1990, j'ai fait le rêve suivant: j'étais dans un couloir et je voyais arriver un homme vêtu d'une longue robe. Lorsque je le croisai, il m'embrassa et je me sentis envahi d'amour. Ce fut une sensation extraordinaire, comme celle de retrouver un vieil ami.

Plus tard dans la journée, j'ai entendu pour la première fois l'émission de M. Creme, à la radio canadienne.

Le lendemain, je décidai d'écrire à Radio CBC, afin d'obtenir de plus amples informations. Après avoir mis papier et crayon sur la table, j'hésitai. Alors un point de lumière rouge est apparu, se reflétant sur l'un des immeubles du centre ville. La lumière est doucement passée par tous les tons de l'arc-en-ciel, puis a disparu. J'ai immédiatement rédigé et envoyé cette lettre, pensant que c'était une confirmation de votre déclaration selon laquelle l'Instructeur mondial était de retour. Etait-ce une expérience de Maitreya ?

M. M., Vancouver, Canada

 

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que c'était une expérience authentique de Maitreya.



Interviews

Home PARTAGE SUR LES ONDES

Pauvreté, criminalité et estime de soi : un lien crucial

Interview de Benjamin Creme par Monte Leach

Au cours de l'année 1991, Monte Leach, notre correspondant aux Etats-Unis, a enregistré six interviews d'une demi-heure avec Benjamin Creme, qui ont été diffusées par des stations de radio à travers le monde. Traitant des sujets sociaux et économiques de notre époque, de la nécessité du changement et, naturellement, des solutions proposées par Maitreya à ces problèmes, ainsi que des nombreux miracles survenant actuellement, ces interviews proposent, nous semble-t-il, un excellent condensé des informations et des idées que nous nous efforçons de répandre. Dans ce numéro de Partage International, nous reproduisons la quatrième interview de cette série.
 
 
 
ML. La criminalité, et particulièrement la violence, sont en augmentation sensible dans tous les pays développés, les Etats-Unis apparaissant comme le pays le plus touché. Les réponses traditionnelles telles que l'accroissement du nombre de prisons, de l'effectif policier et l'allongement des peines d'emprisonnement ne semblent pas concluantes. Alors, pourquoi cette multiplication des actes criminels et comment commencer à comprendre les raisons qui poussent les gens à commettre de tels actes ?
BC. De nombreuses raisons expliquent ce phénomène, mais la plus importante est le fait que nous entrons dans un nouveau cycle cosmique. De nouvelles énergies se font sentir, et plus particulièrement l'énergie d'équilibre (qui comprend la loi d'action et de réaction) qui gagne maintenant toute la planète, et chasse les forces négatives. Sous son influence, de plus en plus d'individus se révolteront, car les vieilles habitudes, les anciennes manières de penser et les carcans séculaires imposés à l'esprit doivent être cassés. Les gens n'accepteront plus les vieilles solutions imposées.
La société dans son ensemble tente de se défaire de ce servage séculaire. L'irruption de la criminalité, de la corruption et de la drogue est le prélude inévitable à cette mutation. Ces phénomènes affectent principalement les centre-villes défavorisés où le crime «couve». Ce phénomène, que Maitreya compare à un processus de combustion, fait, selon lui, remonter les impuretés à la surface et ni la police, ni l'armée ne seront en mesure d'arrêter ce déferlement de délinquance.
 
ML. Comment, dans ces conditions, arrêter cet engrenage de violence ?
BC. Maitreya indique que nous devons en comprendre les causes. L'étendue du problème, nous dit-il, ne saurait être limité au seul problème de la criminalité, ce qui ne donnerait lieu qu'à des solutions «réactives», ne s'attaquant qu'aux effets; car toute approche uniquement répressive s'attaque aux effets et non aux causes. Pour comprendre la genèse de la violence, il faut acquérir une vision plus détaillée et plus globale du comportement des individus pour pouvoir ensuite réorienter leurs énergies. Cette criminalité résulte d'une montée d'énergie mal dirigée, qui ne demande qu'à être canalisée dans un sens plus constructif.
Maitreya attire notre attention sur la responsabilité des politiciens face au désespoir des drogués. Ils se droguent, nous dit-il, parce qu'ils sont spirituellement affamés. Ceux qui sont démunis au point de ne pouvoir se nourrir correctement vont dériver de plus en plus vers la prostitution, le vol et finir en prison. Privés de nourriture, d'avenir, et de tout signe d'espoir, ils tentent d'oublier leur désarroi avec la drogue. De la drogue à la délinquance, voir au meurtre, il n'y a qu'un pas. Les drogués sont les plus concernés par la criminalité à cause de l'énorme besoin d'argent généré par leur dépendance de la drogue. Ils perdent toute maîtrise d'eux-mêmes et s'attaquent à n'importe qui, pour obtenir ce qu'ils veulent.
 
ML. Vous parlez de nouvelles énergies qui pénètrent le monde et provoquent des changements aux conséquences parfois indésirables ?
BC. Oui, et c'est un point essentiel. Evidemment, sur le long terme ces changements sont bénéfiques. Mais à court terme, ces énergies font remonter à la surface toute la corruption et la violence refoulées et réprimées durant des siècles. Lorsque cette énergie d'équilibre s'empare des gens, dans notre société délabrée, ce qui était réprimé se transforme en agression et conduit à davantage de criminalité et de violence. La criminalité est le fait d'une société où se côtoient extrême richesse et extrême pauvreté. Une société plus équitable générerait moins de violence.
 
ML. A propos du lien que vous établissez entre drogue et criminalité, une étude récente montre que les héroïnomanes commettent 15 à 20 fois plus de vols et d'effractions que les délinquants non-drogués; elle montre également qu'environ 70 % de la population pénitentiaire américaine a touché à la drogue.
BC. La drogue désintègre la personnalité et induit des comportements erratiques. Les drogués «en manque», perdent toute maîtrise d'eux-mêmes; il leur faut de l'argent pour leur «dose». Le délinquant moyen fait presque un travail de professionnel; il connaît les limites à ne pas dépasser pour s'épargner la prison. Mais le drogué perd tout sens de la mesure. De ce fait, il n'a pas l'art et la manière d'éviter l'arrestation et finit immanquablement en prison.
 
ML. Pouvez-vous expliquer le propos de Maitreya quand il parle des drogués comme d'êtres «spirituellement affamés»? Quels remèdes préconise-t-il ?
BC. Celui qui est spirituellement affamé souffre d'une forme extrême d'aliénation. Il ne sait plus qui il est; et la vie devient pour lui totalement insignifiante et absurde. Il veut en finir et se donne une mort lente par la drogue. Si l'on offre un avenir dépourvu de toute perspective à des gens très défavorisés vivant dans le cadre lugubre de centre-villes délabrés, ils vont s'arranger pour ne pas travailler du tout et vont alors commettre des délits pour vivre, ou tout lâcher pour la drogue; mais il leur faut de l'argent pour payer la drogue; cela devient un cercle vicieux.
Dans son for intérieur, le drogué a déjà tourné le dos à la vie, il a abandonné le combat. Pour lui rendre espoir, il faut redonner un sens à sa vie: il doit apprendre à porter un nouveau regard sur lui-même, à retrouver le sentiment de sa propre valeur. La priorité est de l'aider à retrouver le respect de lui-même. Le respect de soi devient peu à peu conscience de soi et, d'après Maitreya, évolue finalement vers la réalisation du Soi, qui est en fait le but de toute vie. Si les êtres n'ont pas conscience de qui ils sont, s'ils se croient inutiles, bons à rien et impuissants, s'ils pensent n'avoir pas leur place dans la société, alors, le suicide s'ensuit inévitablement, qu'il soit immédiat, ou plus lent, par la drogue. On ne résoudra pas le problème en jetant les drogués en prison, en votant des lois plus sévères ou en prêchant morales ou religions. Maitreya nous le dit: si vous sermonnez une prostituée ou un voleur, il rejettera votre prêchi-prêcha. Mais si vous leur dites: «Quoi que vous fassiez qu'il s'agisse de vol, de prostitution, ou de consommation de drogue, soyez vous-mêmes, soyez honnêtes, soyez sincères et détachés»; alors la personne peut se percevoir telle qu'elle est, et ressentir ce que Maitreya appelle «l'observateur intérieur». L'observateur intérieur n'est pas une personne limitée et finie; elle est infinie, c'est ce que l'on appelle la divinité. Quand un être ressent en lui-même cette infinie divinité, il grandit alors en estime de soi. C'est ainsi qu'il peut sortir du cercle vicieux de la criminalité et de la drogue.
 
ML. Un article récent du New York Times a fait état d'un projet de réadaptation des drogués dans une prison de New York, Rikkers Island. Cet effort s'est avéré tout à fait efficace pour réduire non seulement les méfaits de la drogue, mais aussi ceux de la criminalité et de la violence. Pensez-vous que ce type d'approche puisse être efficace à une plus grande échelle ?
BC. En milieu pénitentiaire, tout à fait. Maitreya nous dit que le seul moyen de faire face au désarroi intérieur du drogué, à son sentiment d'aliénation, c'est en agissant sur son environnement: l'environnement pénitentiaire s'il est en prison, ou celui de la ville s'il est en liberté. D'après Maitreya, la conscience de soi est créée par le pouvoir de l'environnement. Par exemple, lorsque l'on entre dans une église, on se sent calme et paisible. C'est une expérience du Soi ou de l'être profond, qui libère l'esprit de l'agitation et de la confusion. Celui qui vit dans le cadre lugubre et déprimant d'un centre-ville délabré désespère; la drogue devient pour lui un moyen d'évasion. Dans un environnement sans stress ou nuisances, nul n'a besoin de drogue. Maitreya nous dit que l'être humain porte en lui la drogue la plus puissante qui soit: le détachement. Le détachement ne peut émerger que dans un cadre de vie sain, propre et paisible.
Dans le cas de l'expérience menée à la prison de Rikkers Island, le cadre a été modifié: les détenus vivent en dortoirs et non en cellules individuelles. Ils peuvent se déplacer et portent des vêtements ordinaires. Ils peuvent se parler, échanger des idées. Ils pratiquent une forme assez souple de communication de groupe, de thérapie de groupe où ils peuvent s'exprimer individuellement ou en tant que groupe et retrouver ainsi leur identité. Leur conscience de soi se développe parce qu'ils recouvrent jour après jour une meilleure estime et le respect d'eux-mêmes. C'est vraiment le chemin à suivre
 
ML. Je crois comprendre que Maitreya enseigne actuellement à certaines personnes comment restaurer l'homme dans la conscience et l'estime de soi.
BC. Oui. Je crois que Maitreya donne ce type d'enseignement à un groupe d'initiés indiens, des swamis qui organisent des groupes de jeunes gens issus de foyer brisé, déracinés, pris dans le cycle de l'alcool, de la drogue et de la délinquance. On leur apprend le respect de soi. A un certain stade, on leur propose un simple exercice de respiration durant lequel Maitreya peut leur faire vivre l'expérience du Soi. Cette expérience du Soi, du témoin intérieur, les libère de plus en plus de leur situation de dépendance. Ils retrouvent le respect d'eux-mêmes et par là même la capacité de sortir eux-mêmes du cycle apparemment sans fin de la drogue, de la criminalité et de l'aliénation. Cet enseignement est peu à peu mis en œuvre dans tout le Royaume-Uni.
 
ML. Vous parliez de pauvreté; pouvez-vous expliquer le rôle qu'elle joue dans le cycle drogue-criminalité ?
BC. Elle est sans aucun doute un des facteurs principaux qui contribuent à l'augmentation de la criminalité. Ce n'est pas un hasard si cette augmentation a eu lieu dans les pays les plus riches du monde développé. Avec la prospérité s'installe une forme d'auto-satisfaction, de suffisance, que Maitreya appelle la racine de tout mal. La ségrégation crée l'envie et mène à la criminalité.
La prospérité moderne a été engendrée par les forces du marché qui dominent maintenant l'ensemble du marché industriel. Elle est fondée sur des prémisses fausses, selon lesquelles nous partons tous d'un pied d'égalité. En fait, personne ne part du même niveau. Les forces du marché aident quelques uns à devenir très riches au dépend d'une multitude qui s'appauvrit. C'est un phénomène mondial. Il y a un nombre croissant d'individus qui ont faim, sont désemparés et vivent dans une réelle pauvreté. Et pourtant, il y a toujours plus de millionnaires dans le monde développé. Les forces du marché sont des forces de division parce qu'elles opèrent des ségrégations dans le corps social. C'est pourquoi Maitreya les appelle les forces du mal.
Ce sont elles qui génèrent le cycle de la criminalité, avec la prison comme seule alternative. Pour l'instant, elle est effectivement la seule alternative pour les malfaiteurs dangereux et violents. La population pénitentiaire est en augmentation constante, mais elle atteint un niveau critique: les détenus aujourd'hui se révoltent. Eux aussi réagissent aux nouvelles énergies d'équilibre. Ils ne s'accommodent pas des mesures de plus en plus contraignantes destinées à les calmer.
Le paradoxe est que pour créer une société fondée sur le libre jeu du marché, l'économie doit faire l'objet d'un contrôle strict pour assurer l'efficacité des affaires. C'est le poison du mercantilisme, comme l'appelle Maitreya. Ce contrôle impose des restrictions aux besoins naturels de la société. Lorsque les besoins de la société ne sont pas pris en compte par la classe politique, les gens se révoltent. Lorsque la voix du peuple n'est plus entendue, la révolution est inévitable ; l'extension de la criminalité fait partie de cette révolution.
 
ML. Les soulèvements violents, tels que les émeutes de Los Angeles en 1992, sont-ils justifiés ?
BC. Ils sont compréhensibles et inévitables. Dès l'instant où il y a injustice à une grande échelle, il y a des flambées de violence. Cela a toujours été le cas, et cela s'aggravera car les manifestants perdront de plus en plus souvent tout contrôle d'eux-mêmes, du fait de l'influence croissante de la drogue et de la présence de drogués dans les manifestations. Mais les soulèvements violents ne sont pas un effet de la drogue mais bien la conséquence du déséquilibre de nos sociétés, d'une trop grande opulence côtoyant une trop grande misère. La seule réponse à ce problème est la mise en œuvre du principe du partage. C'est pourquoi Maitreya fait de ce principe la pierre angulaire de son discours sur la société.
Ce mercantilisme, fondé sur le libre jeu du marché, s'empare maintenant de toutes les nations du monde. L'Occident encourage même l'extension de ce système à l'ex-Union soviétique. Cela n'y marchera pas mieux qu'ailleurs. Il y a certes une place pour les forces du marché, mais livrées à elles-mêmes, elles mèneront nos sociétés et leurs économies au bord de l'abîme.
Maitreya a prédit un effondrement boursier qui partira du Japon. C'est un processus qui inévitablement implosera et mettra un terme à ce système corrompu. La société à venir, nous indique-t-il, n'aura plus les tares du capitalisme et du communisme. Les gens n'accepteront plus aucun «isme» comme projet de vie et comme projet social. La régénération de la vie se fera par l'instauration de la liberté dans tous les domaines.
Nous assistons à l'agonie de trois totalitarismes séculaires: le totalitarisme politique, dont l'ex-Union soviétique et la Chine sont les figures emblématiques, ce que l'on a appelé le système communiste. Le totalitarisme économique des Etats-Unis et de leurs alliés l'Europe et le Japon, qui impose aux gens un carcan comparable à celui de l'Union soviétique et de la Chine. Le troisième et ultime totalitarisme est le totalitarisme religieux, imposé par le Vatican, par les «chefs de guerre» idéologiques de l'islam, les intégristes chrétiens, et même aujourd'hui dans l'hindouisme et dans le bouddhisme, religions autrefois ouvertes et tolérantes. Le monde religieux cherche maintenant à contrôler de plus en plus la vie des gens. Le totalitarisme religieux atteint son paroxysme, mais comme le politique et l'économique, il appartiendra au passé. Sur ces trois fronts — politique, économique et religieux — une nouvelle liberté se fera sentir dans une société vraiment libre, fondée sur la nature profondément divine de chaque être.
 
ML. Nous avons évoqué les aspects économiques et sociaux de la criminalité et de la drogue, mais il y a également des facteurs personnels et spirituels. Il semble qu'il n'y ait pas de solutions à sens unique. Peut-être qu'une combinaison de réformes économiques et d'aide personnalisée et spirituelle serait la réponse la plus adaptée ?
BC. C'est une partie de la réponse. Dites-vous que la nouvelle énergie d'équilibre a été libérée dans le monde et qu'elle agit contre les forces négatives. Lorsque les tensions mondiales commenceront à s'apaiser, lorsque le principe du partage commencera à être mis en œuvre par un ensemble de réformes sociales, économiques et politiques, les gens se sentiront moins menacés et la criminalité diminuera.




Home Nous devons trouver une nouvelle façon de vivre»

Interview de Michaël Gorbatchev par Noël Glynn

Michaël Gorbatchev, ancien président de l'ex-Union soviétique, a participé récemment, à Londres, à une réunion-débat qui a eu lieu dans l'immense Hall Central, situé près du Parlement britannique à Westminster. Entouré de trois anciens ministres britanniques, il a répondu, pendant près de deux heures, aux questions d'un public nombreux et enthousiaste. Voici les grandes lignes de son intervention.

 

La question centrale à laquelle est confrontée l'humanité aujourd'hui est de savoir comment vivre en harmonie avec la nature. Car, si la civilisation industrielle a donné un niveau de vie décent à un tiers de l'humanité, elle a condamné les deux autres tiers à la misère et à la famine. De plus, elle a conduit à une crise écologique qui fait peser de graves menaces sur la Terre. Si l'on en croit le cri d'alarme lancé, en novembre 1992, par 1500 scientifiques, dont bon nombre de prix Nobel, il n'est pas impossible que notre civilisation ait causé des dommages irréversibles à notre biosphère.

Selon M. Gorbatchev, nous devons trouver une nouvelle façon de vivre, sans copier la société de consommation qui a un penchant dévastateur. Nous devons promulguer de nouvelles lois internationales pour protéger l'environnement et créer de nouvelles institutions dans ce but. Une prise de conscience écologique devrait permettre le contrôle de la croissance démographique. La Croix Verte Internationale, dans laquelle M. Gorbatchev est très impliqué, devrait bientôt lancer des appels télévisés mondiaux concernant l'environnement.

Une économie entre libéralisme et communisme

En réponse à une question, M. Gorbatchev a surpris une grande partie de son auditoire en déclarant que le modèle économique occidental ne devait pas être imité. Car si le régime communiste, qu'il définit comme une utopie imposée par la force à «une grande nation et sur un vaste territoire», a été vaincu par l'Histoire, les tenants du libéralisme occidental n'ont pas de quoi pavoiser. Ce qui se passe actuellement en Italie, en Allemagne et en Grande-Bretagne, pour ne citer que ces pays, montre on ne peut plus clairement, que le libéralisme est aussi incapable de répondre aux grandes questions de notre temps, que ne le fut le communisme. Les deux systèmes ont prouvé leur incapacité et il appartiendra au XXIe siècle de construire une nouvelle civilisation qui, fondée sur le respect des droits de l'homme et de la nature, prendra aux divers courants de la vie politique (socialisme, libéralisme, démocratie chrétienne, sensibilité conservatrice...) ce qu'ils ont de meilleur.

Interrogé sur la tendance croissante, que l'on observe en Grande-Bretagne et dans les pays à politique monétariste, à transférer la responsabilité de secteurs tels que la santé et l'éducation, de l'Etat aux organisations caritatives, Michaël Gorbatchev cita le Canada, où il avait pu récemment observer comment l'Etat prenait en charge ces domaines de manière remarquablement efficace, à la satisfaction de tous les Canadiens. Ce qui est d'autant plus dans son rôle, ajouta-t-il, que garantir la qualité de vie des citoyens, c'est aussi s'assurer de leur responsabilité. En tout cas, pour sa part, il n'acceptera jamais que le gouvernement russe abandonne les secteurs de la santé, de l'éducation et de la culture à l'initiative privée.

M. Gorbatchev fit remarquer que le niveau d'éducation de son pays est excellent, comme en témoigne, par exemple, la proportion élevée des victoires russes aux dernières Olympiades mathématiques, à tel point que des firmes américaines qui ont besoin de programmes informatiques de haut niveau s'adressent à des sociétés russes. Cette situation contraste avec celle que connaît les Etats-Unis, où 50 millions d'adultes sont des «analphabètes fonctionnels». Cela démontre bien que, si les contributions des organisations caritatives et des entreprises à la qualité de vie des citoyens sont les bienvenues, le rôle de l'Etat reste primordial.

Suivit un échange entre deux autres invités au débat: Geoffrey Howe, et Dennis Healey. Ancien ministre des finances, puis des affaires étrangères de Margaret Thatcher, Geoffrey Howe objecta que si ce rôle de l'Etat était évident, cela ne voulait cependant pas dire qu'il fallait qu'il se charge de tout. Il ajouta qu'il était important pour l'Occident d'investir en Russie afin de tirer avantage de sa main d'œuvre expérimentée et possédant une formation de haut niveau.

Dennis Healey, ancien ministre travailliste des Affaires étrangères, souligna que les politiques monétaristes avaient toujours pour effet d'engendrer une population sous-éduquée, et que même Adam Smith, autorité suprême du capitalisme, était en faveur d'une intervention systématique de l'Etat dans la protection sociale.

Une perestroïka mondiale

En réponse à la question: une révolution est-elle souhaitable en Grande-Bretagne, Michaël Gorbatchev souligna que l'ampleur et la profondeur des bouleversements qui avaient affecté l'Europe de l'Est montraient la nécessité générale, pour tous les pays, non pas d'une révolution, avec son cortège inévitable de guerre civile et de violences, mais d'une transformation radicale. Alors qu'il était encore en fonction, lorsqu'il faisait part de cette conviction à ses homologues occidentaux, il recevait une approbation polie. Mais aujourd'hui, les notions idéologiques auxquelles s'accrochait tant l'Occident durant la Guerre froide, «ont crevé comme des bulles» et des problèmes longtemps négligés refont surface. Au point que lors de ses visites aux E.-U., nombre d'Américains lui ont dit avoir besoin, eux aussi, d'une perestroïka. En fait, M. Gorbatchev voit déjà cette transformation à l'œuvre: le pendule s'éloigne du monétarisme et, partout en Europe, les électeurs désavouent les partis qui n'ont pas su traiter les problèmes sociaux de leurs pays.

«Nul n'est prophète en son pays...»

Interrogé sur les raisons de son limogeage, Michaël Gorbatchev fit d'abord remarquer que toute tentative de réforme soulève inévitablement l'opposition farouche de ceux qui profitent du système que l'on veut réformer. En URSS, cependant, la nécessité de telles réformes faisait, au début, presque l'unanimité — ce qui évita à ceux qui les entreprirent de connaître le sort que la nomenklatura avait réservé à Kroutchev. Fort de cet appui, M. Gorbatchev et son groupe avaient donc commencé à préparer le terrain pour instaurer un véritable pluralisme politique, des élections libres et la restauration du droit à la propriété. Ils avaient également introduit des changements notables dans la politique étrangère du pays et rendu l'armée et l'industrie plus proches des besoins de la population.


« Nul ne détient les réponses aux questions de notre temps.
Trouvons-les ensemble. »


En 1990, Michaël Gorbatchev jouissait encore d'une grande popularité. Mais des réformes aussi radicales finirent par toucher aux intérêts de la nomenklatura et du très puissant complexe militaro-industriel soviétique. Des critiques commencèrent, alors, à se faire entendre; on prétendit d'abord que les réformes débordaient le cadre des intentions d'origine; puis, les partisans du coup d'Etat, auxquels se joignirent les séparatistes, dramatisèrent à l'excès la situation, au point de provoquer une rupture d'équilibre et, finalement, de précipiter la chute. M. Gorbatchev estime qu'il aurait sans doute tenu plus longtemps s'il avait été en mesure de maintenir un rythme progressif des réformes, plutôt que de laisser certains de ses collaborateurs les mener «à la bolchevique».

Les Occidentaux sont persuadés qu'il ne jouit plus d'aucune popularité dans son pays. C'est là un cliché qui n'a aucun fondement, ainsi qu'il peut le constater lui-même chaque fois qu'il visite la Russie. Citons à titre d'exemple, les témoignages de sympathie, parfois très chaleureux, que lui a prodigués il y a peu la population d'une ville, tous publics confondus (travailleurs, étudiants, scientifiques, membres de l'intelligentsia, hommes d'affaires, etc, et surtout la jeunesse, qui constitue son soutien le plus puissant). Les médias russes n'en ont rien dit, comme d'habitude. Ce qui montre bien que cette réputation d'impopularité est l'œuvre des leaders soviétiques qui, n'ayant guère apprécié les réformes de M. Gorbatchev et encore moins ses critiques, le traitent en dissident. S'il était aussi discrédité qu'ils l'affirment, pourquoi, demande M. Gorbatchev, continueraient-ils à lui interdire l'accès aux médias?

Les élections russes

Enfin, questionné sur les élections multipartites (qui devaient se dérouler peu après ce débat en Russie), M. Gorbatchev estima que le pays n'y était pas encore prêt, d'une part, en raison de la brièveté de la campagne électorale, d'autre part, parce que les intérêts des divers secteurs de la société russe n'étaient pas encore assez mûrs pour permettre l'essor de véritables partis politiques. M. Gorbatchev précisa, en réponse à une question de G. Howe, que ses collaborateurs et lui-même avaient bien tenté de favoriser la formation de plusieurs partis, dont cinq commençaient à se dessiner en 1991, qu'ils avaient même prévu un congrès à cet effet, mais que la tentative de coup d'Etat les empêcha de mener ce projet à terme.

Je relèverai, pour conclure, cette phrase de Michaël Gorbatchev à propos de la nouvelle civilisation que devra créer le XXIe siècle, et qui me paraît résumer le mieux la tonalité de ce débat: «Nul ne détient les réponses aux questions de notre temps. Trouvons-les ensemble.»






Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.