DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information
 
 Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > année 1994

Extraits de la revue
Partage international

Février 1994 - N° 65 / 66

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

Pour recevoir notre lettre d'information mensuelle et rester informé de la mise en ligne des dernières parutions :

 

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue
    • La Russie et la démocratie : les leçons du traité de Versailles par Dietrich Fischer


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le chemin de la divinité

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Très bientôt, le monde saura que la longue attente est terminée, que le Fils de l’Homme a tenu promesse, qu’une ère nouvelle a commencé. Quand les hommes le verront, ils comprendront les raisons de sa venue, ils comprendront aussi qu’ils doivent coopérer avec lui, car il mettra en évidence les besoins essentiels de l’époque et sollicitera leur aide pour reconstruire la planète. Il y a beaucoup à faire, car c’est un monde tout entier qui appelle à être transformé. Beaucoup devront s’atteler à cette tâche, car le changement touchera tous les hommes. Quand Maitreya entrera aux yeux de tous sur la scène de la vie moderne, il invitera  une armée de volontaires à le rejoindre et à l’aider. Par leur intermédiaire, il conduira et supervisera la restauration de la planète.

Les conseils de Maitreya

Il ne reste que très peu de temps avant que les hommes voient Maitreya, connaissent sa présence, prêtent attention à ses directives. Il abordera toute la gamme des maux actuels, et par ses conseils montrera la voie de leur guérison progressive.

Il parlera au nom de ceux qui souffrent le plus : les éclopés et les boiteux, les parias et les pauvres – au nom de tous ceux qui souffrent en silence et sans raison. Il galvanisera ceux qui aspirent à venir en aide à leurs frères, et lancera la nouvelle croisade du service. Ainsi en sera-t-il. Ainsi Maitreya inspirera-t-il la formation de groupes de pionniers planétaires, dont la tâche consistera à porter secours aux indigents de ce monde qui attendent depuis si longtemps. Un programme d’aide durable d’une ampleur sans précédent, ne tardera pas à transformer les conditions de vie de ceux qui sont dans le plus grand dénuement

Une atmosphère nouvelle.

Dans tous les domaines, les obstacles au progrès seront abordés les uns après les autres : la cupidité et l’égoïsme, aujourd’hui si répandus, céderont la place à un sens communautaire plus développé ; la satisfaction des besoins fondamentaux de tous deviendra une priorité ; les nouvelles préoccupations relatives à l’environnement se concrétiseront par des lois, dont l’acceptation universelle conduira à une gestion plus sage des dons de la nature ; le développement massif des voyages internationaux viendra à bout de l’isolement et des préjugés qui limitent aujourd’hui le champ de vision des masses et les maintient dans l’ignorance ; les vieilles idéologies perdront progressivement de leur emprise sur l’esprit des hommes, et céderont la place à une tolérance et à une confiance nouvelles.

Ainsi apparaîtra une atmosphère nouvelle, dans laquelle les changements les plus ambitieux pourront se produire dans un esprit de bonne volonté. Le bien commun prendra le pas sur l’intérêt personnel dans les actions humaines, et c’est dans une harmonie croissante que les peuples de la Terre entreront dans le nouvel âge. Ainsi en sera-t-il. Ainsi, sous la conduite de Maitreya et de son Groupe, les hommes se trouveront-ils à nouveau sur le bon chemin – celui de la divinité.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Signes des temps

Home Les Nations unies et les prophéties hopies

par Thomas Banyacya

Thomas Banyacya est un Ancien de la nation hopie, de l'Arizona. En 1948, l'ensemble des chefs spirituels de son peuple tint conseil, afin de choisir quatre interprètes, chargés de délivrer leur message au monde. Il est le seul survivant de ce groupe. En octobre 1991, dans le bureau du secrétaire général des Nations unies, il remit à John Washburn une lettre, ainsi qu'une plume de prière sacrée et, le 10 décembre 1992, il fut l'un des premiers représentants des peuples indigènes à parler devant l'Assemblée générale. Depuis longtemps, il sillonne le monde, afin de faire connaître les prophéties de son peuple et ses propositions pour instaurer un avenir positif.

Voici l'essentiel du texte de son allocution.

Les chefs spirituels hopis connaissaient une vieille prophétie qui affirmait que les leaders mondiaux se réuniraient un jour, dans un grand bâtiment de mica, où ils trouveraient les moyens politiques et juridiques leur permettant de résoudre pacifiquement les problèmes planétaires. A mon grand étonnement, cette prophétie se réalise ici-même, aujourd'hui !

Je m'appelle Banyacya. Je suis du clan du Loup, du Renard et du Coyote et j'appartiens à la nation souveraine que forme le peuple hopi. Dans notre langue, «hopi» signifie le peuple pacifique, bon, doux et sincère. Les Hopis, fidèles à leur tradition, foulent le sentier spirituel que leur donna le Grand Esprit Massau'u. Ils ont fait le pacte sacré de suivre à jamais ce plan de vie, ce qui inclut, notamment dans le cadre de son dessein divin, d'accepter la responsabilité de veiller sur notre planète et sur la vie qu'elle contient. Pendant des siècles, les Hopis ont honoré ce pacte, même s'ils n'ont jamais signé de traité avec une nation étrangère, y compris les Etats-Unis. Leur but n'est pas de conquérir le pouvoir politique, d'obtenir la richesse matérielle ou la puissance militaire ; il est, au contraire, de prier, de promouvoir le bien-être de tous les êtres vivants et de préserver le monde en se conformant aux lois de la nature.

En 1948, l'ensemble des chefs spirituels et traditionnels hopis se réunit et discuta de sujets dont je sens qu'ils sont d'une importance primordiale pour les hommes. Afin de diffuser leur message, ils choisirent quatre interprètes, dont je suis aujourd'hui le seul survivant. Ils me donnèrent, à cette occasion, une plume de prière sacrée et je m'engageai alors, solennellement, à diffuser le message de paix hopi et à faire connaître les avertissements contenus dans des prophéties remontant à l'époque du déluge qui détruisit le monde précédant le nôtre et au cours de laquelle nos ancêtres vinrent s'établir sur ce territoire. J'avais également pour mission d'ouvrir les portes de cette grande maison de mica aux peuples indigènes du monde.

Lors de la réunion de 1948, les chefs hopis, âgés de 80, 90 et même de 100 ans, nous expliquèrent que le Créateur avait doté le premier monde d'un équilibre parfait où les hommes parlaient une langue commune. Mais ils se détournèrent des principes moraux et spirituels, ils utilisèrent leurs pouvoirs spirituels à des fins égoïstes et cessèrent de suivre les lois de la nature. Finalement, ce monde fut détruit par submersion, ainsi que par ce que vous appelleriez de gigantesques séismes qui fractionnèrent le monde en plusieurs parties. Ce fut une hécatombe: il y eut peu de survivants.

Cette poignée de rescapés pacifiques entra alors dans le deuxième monde, répétant les mêmes erreurs, jusqu'à ce que survint ce que vous nommez l'ère glaciaire qui ne laissa que de rares survivants. Ceux-ci immigrèrent, à leur tour, dans le troisième monde qui dura longtemps. Comme précédemment, ses habitants avaient une langue unique. Ils inventèrent toutes sortes de machines et des appareils d'une haute technologie, certains dépassant même nos possibilités actuelles. De plus, ils disposaient de pouvoirs spirituels qu'ils orientaient vers le bien. Mais peu à peu, ils se détournèrent des lois de la nature et ne recherchèrent plus que des satisfactions matérielles. Ils finirent par s'adonner au jeu et se mirent même à tourner en ridicule les principes spirituels. Nul n'ayant pu les arrêter sur cette pente fatale, il survint alors ce grand déluge dont tant de peuples conservent encore le souvenir, dans leurs traditions et dans leurs religions.

Toujours d'après les Anciens, seul un petit nombre survécut et inaugura notre monde actuel, le quatrième.

Ce monde est, à son tour, dans une situation alarmante et cela bien que le Grand Esprit nous ait donné différentes langues et nous ait dispersés aux quatre coins du globe, avec pour mission de prendre soin de la planète et de ce qu'elle contient.

 


 
Le Retour de Massau’u, le Grand Esprit
 
« Nous sommes, sur ce continent, » explique Thomas Banyacya, « les descendants des rares rescapés du troisième monde, venus s’installer dans le nôtre, celui qui lui succéda. A leur arrivée, le Grand Esprit Massau’u, qui est un être spirituel, les rassembla et les appela à partager cette planète, dont il assumait la responsabilité devant le Créateur. Il nous permit d’y vivre, nous la confia, mais il ne nous la donna pas.
 
Massau’u est un pur esprit qui peut nous apparaître sous n’importe quelle forme, que ce soit celle d’un homme, d’un animal ou d’un oiseau. Il nous surveille continuellement, même si nous ne le voyons pas. Lorsqu’il nous accueillit, il était sous la forme d’un être humain qui nous donna tous les enseignements spirituels qui sont les nôtres aujourd’hui, inscrits sur des tablettes de pierre sacrées qu’il créa à cette occasion. Les hommes de cette époque voulurent en faire leur chef, mais il refusa : « Choisissez vos chefs dans votre groupe, leur répondit-il, et je les instruirai de manière à ce qu’ils suivent ma voie. »
 
Tant que nous suivrons ses instructions, nous pourrons jouir d’une longue vie. Il ajouta : « Je vous laisse libres. Si vous souillez cette Terre, purifiez-la et alors je reviendrai. » Puis il disparut. S’il n’est pas encore revenu, c’est parce qu’il attend que nous réparions le gâchis que nous avons fait. Nous avons maintenant le choix, soit de nous détruire, soit de nous purifier, nous et notre environnement. Alors, il reviendra et accueillera près de lui tous ceux qui pourront lui prouver qu’ils ont suivi ses instructions à la lettre. Il nous instruira alors à nouveau, et la vie se poursuivra pour toujours. »
 

 

La crécelle de cérémonie hopie représente la Terre-Mère ; la ligne qui l'entoure symbolise le temps et indique que nous sommes aux derniers jours de la prophétie. Qu'avez-vous fait, vous, en tant qu'individus, nations et humanité dans son ensemble, de cette Terre qui vous a été confiée ? Aujourd'hui, la pollution est telle qu'elle empoisonne l'eau, l'air, et même nos aliments. Beaucoup d'entre nous ont faim, y compris des enfants. On se bat encore un peu partout sur la planète ; la cupidité et le matérialisme sont des maux communs.

Aujourd'hui nous sommes à l'heure du choix pour notre futur. Car nous avons le choix: si vous, nations de cette Terre, entrez une nouvelle fois en guerre, nos Anciens affirment qu'elle réduira l'humanité en cendres. C'est pourquoi ils demandent avec tant d'insistance que l'on ouvre toutes grandes et dès que possible, les portes de l'ONU aux chefs spirituels des peuples indigènes afin qu'ils soient entendus.

Car la voix de la nature n'est pas facile à comprendre ; pas plus que celle des animaux et des oiseaux que nous menaçons d'extinction. Qui donc, en ce monde, peut se faire le porte-parole de la nature et de l'énergie créatrice qui s'écoule dans toutes les formes de vie ? Sur chaque continent, il existe des êtres humains, semblables à vous, qui vivent encore en harmonie avec leur terre et la nature. C'est donc à travers leur voix que la nature peut s'adresser à vous. Aujourd'hui, vous les avez entendues, ces voix venues de tous les coins de la planète, vous délivrer de nombreux messages. L'étude des religions comparées m'a convaincu que vos nations et vos cultures connaissent, elles aussi, les conséquences qui découlent immanquablement d'une mode de vie ne respectant ni la nature ni l'esprit.

La nature, les premiers peuples et l'esprit de nos ancêtres vous donnent de sérieux avertissements. Aujourd'hui, vous voyez les inondations se multiplier et gagner en puissance, les ouragans devenir toujours plus destructeurs, des orages de grêle, des bouleversements climatiques et des tremblements de terre : tout cela est conforme à ce qu'annonçaient nos prophéties. Même les animaux et les oiseaux nous préviennent, par l'étrange modification de leur comportement, comme, par exemple, l'échouage des baleines. Pourquoi les animaux agissent-ils comme s'ils connaissaient les problèmes de la Terre, alors que la plupart des hommes se conduisent comme des ignorants ? Si ces avertissements ne suffisent pas à nous réveiller, la grande purification viendra détruire ce monde, comme ce fut le cas des précédents.

(Thomas, aidé d'un autre orateur indigène, montra la reproduction d'un dessin représentant un grand rocher du territoire hopi.) Ce dessin illustre une partie de la prophétie hopie. Il montre deux sentiers. Le premier est celui de la haute technologie ; ce sentier est séparé de la loi naturelle et spirituelle, et il conduit à ces lignes brisées figurant le chaos. Le second, le sentier inférieur, est celui qui reste en harmonie avec la loi naturelle. Ici, nous avons une ligne qui symbolise un choix ; tel un pont, elle relie les deux sentiers. Si nous revenons à l'harmonie spirituelle et vivons selon nos cœurs, nous pouvons faire de ce monde un paradis. Si nous continuons sur le sentier supérieur, nous serons détruits. Il ne tient qu'à nous, enfants de la Terre-Mère, de tout remettre en ordre avant qu'il ne soit trop tard.

J'espère que tous les membres de cette assemblée, qui connaissent quelque peu la voie spirituelle, ne se contenteront pas d'en parler; mais, qu'afin d'assurer la paix et l'harmonie, ils mettront en pratique cette formule, inscrite sur les murs des Nations-unies : « Ils transformeront leurs épées en socs de charrue et cesseront de préparer la guerre. » Faisons cela ensemble dès maintenant !

(Traduction partielle)




Home Des apparitions de Maitreya

 

Depuis l'apparition «miraculeuse» de Maitreya à Nairobi en juin 1988, des aparitions similaires se sont produites à maintes reprises. Dans la plupart des cas, Maitreya a énergétisé au préalable une source se trouvant à proximité du lieu de l'apparition. Jusqu'à présent, de telles sources aux propriétés curatives ont été découvertes au Mexique, en Allemagne et en Inde.

Apparitions de Maitreya : Nairobi: 11 juin 88 — Mexico : 29 sept. 91 et 26 janv. 92 — Moscou : 1er mars 92 — Leipzig : 22 mars 92 — Hanovre : 5 avril 92 — Düsseldorf : 26 avril 92 — Genève : 24 mai 92 — Zürich : 28 juin 92 — Vienne : 19 juil. 92 — Prague : 16 août 92 — Bratislava : 13 sept. 92 — Saint-Pétersbourg : 27 sept. 92 — Tbilisi (Géorgie ex-soviétique) : 18 oct. 92 — Belgrade : 8 nov. 92 — Edimbourg : 13 déc. 92 — Bucarest : 27 déc. 92 — Oslo : 17 janv. 93 — Bucarest : 7 fév. 92 — Richmond (Virginie) : 28 fév. 92 — San Antonio (Texas) : 21 mars 93 — Yakoutsk (Sibérie orientale) : 4 avril 93 — Tachkent (Ouzbékistan) : 25 avril et 23 mai 93 — Kaboul : 13 juin 93 — Rome : 27 juin 93 — Bruxelles : 25 juil. 93 — Sofia : 8 et 22 août 93 — Pietermaritzburg (Afrique du Sud) : 5 sept. 93 — Rome : 19 sept. 93 — Varsovie : 3 oct. 93 — Copenhague : 17 oct. 93 — Chrypre : 31 oct. 93 — York (Angleterre) : 21 nov. 93 — Johannesburg : 12 déc. 93 — Blœmfontain (Afrique du Sud) : 2 janv. 94. Ouganda : 9 janv. 94.





Tendances

Home Campagne contre la corruption au Brésil

Source : Le Monde ; AFP, France

Une version brésilienne de l'opération italienne «mains propres» a été lancée pour combattre la corruption qui sévit dans les milieux politiques et administratifs. Récemment, plus de 30 politiciens ont été accusés de détournement de fonds publics. Tous les fonctionnaires occupant des postes importants devront désormais présenter la déclaration de leurs revenus. Les personnes reconnues coupables d'abus de biens sociaux pourraient encourir des peines allant de 6 à 10 ans de réclusion. Pour les politiciens, la peine s'alourdirait d'une inéligibilité d'au moins 10 ans.




Home Forum Médias

Couverture médiatique

Au cours des derniers mois de 1993, les médias semblent avoir manifesté un regain d'intérêt pour l'histoire de la Réapparition. Benjamin Creme a été entendu sur quatre stations de radios.

Lors du Mike Kiddey Show (BBC Radio Manchester) les auditeurs souhaitant interroger B. Creme ont saturé le standard.

Quality Europe FM a diffusé une interview d'une heure: le présentateur du Bernie Simmonds Programme suivait l'histoire depuis des années, et souhaitait se voir donner les dernières nouvelles par Benjamin Creme lui-même.

En octobre, B. Creme fut interviewé par BBC Radio 5, pour le Johnnie Walker Show, provoquant également nombre de questions en direct de la part des auditeurs. Johnnie Walker a mis en évidence l'extraordinaire exactitude des prévisions de Maitreya.

En novembre, B. Creme a accordé sa première interview à une radio irlandaise, pour le Gerry Ryan Show (Dublin), qui fut si bien accueillie qu'une seconde interview fut enregistrée pour le lendemain.

Fin janvier 1994, Benjamin Creme sera interviewé une seconde fois par BBC Radio 1, pour le Nicki Cambell Show.




Home Le pape part en croisade contre le capitalisme sauvage

Source : Le Progrès, France

 

Le pape Jean-Paul II a condamné le capitalisme sauvage qui règne depuis quelques années en Europe de l'Est et s'accompagne d'une montée de la violence, d'une recrudescence des crimes et de l'anarchie économique. Le pape, qui aurait joué un rôle clé dans l'effondrement du communisme, affirme cependant qu'il existait «un noyau de vérité» dans l'idéologie communiste. Selon lui, le communisme avait réalisé de bonnes choses comme le plein emploi ou les services sociaux pour les pauvres. Le pape soutient un capitalisme qui reconnait «le rôle fondamental et positif de la libre entreprise, le marché et la propriété privée, la responsabilité qu'elle implique dans les moyens de production». Mais il souligne également que le marché ne doit en aucun cas devenir une «idole que l'on adore».





Faits et prévisions

Home Retour de la bulle financière

Source : Le Monde

Le panorama de ce mois-ci couvre la période allant de début novembre à début janvier.

 

« Comme nous l'avons déjà annoncé (Partage international décembre 1988) un krach boursier international prendra naissance au Japon. Maitreya affirme à nouveau : un krach boursier est inévitable. La fin est proche. C'est une bulle sur le point d'éclater. » (Partage international, mai 1989)

« Le retour de la bulle financière » : tel était le titre d'un récent article du quotidien français Le Monde. A la fin de l'année 1993, les économistes ont pronostiqué, pour 1994, des taux de croissance tenant compte du renouveau de la croissance financière américaine et de la baisse des taux d'intérêt en Allemagne. De ce fait, les capitaux ont été massivement transférés des Etats-Unis vers l'Europe et l'Asie, amenant plusieurs places boursières à des niveaux record. Mais tout le monde ne partage pas l'optimisme général car l'euphorie financière ne reflète pas la réalité économique. Le magazine Investir parle même d'une nouvelle « bulle spéculative » en cours de formation, particulièrement en Asie du Sud-Est.

Par ailleurs, l'économie japonaise se trouve toujours dans un «état critique», selon les propres termes du premier ministre Hosokawa. Du fait de la chute de la consommation, les stocks de produits finis restent élevés. La production régresse. L'endettement contracté par les entreprises qui ont emprunté sans compter pendant l'âge d'or de la spéculation atteint un niveau critique. La chute des prix fonciers a provoqué la dévaluation des avoirs qui permettaient aux entreprises de nantir leurs emprunts. Ainsi, bon nombre de créanciers et de banques se retrouvent littéralement en situation de faillite. La menace d'un chômage massif est bien réelle et la Bourse de Tokyo a perdu 60 % de sa valeur. Les banques semblent incapables de distribuer des dividendes à leurs actionnaires et l'ensemble du réseau bancaire est contraint de réduire sensiblement ses investissements. Même les secteurs industriels phares comme l'automobile sont actuellement en crise. «Si la baisse de l'indice Nikkei se poursuit,» avertit le Monde Diplomatique, «les conséquences dépasseront de très loin les limites du Japon.» (Sources : Le Monde, Le Monde Diplomatique, Investir, France)

L'entreprise de construction japonaise Muramoto Construction vient de connaître la faillite la plus retentissante que l'économie japonaise ait connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. D'après les rapports de l'institut économique Teikoku Databank, l'entreprise a laissé sa dette se dégrader inconsidérément. Le Japon croule sous un taux record de faillites: selon certains instituts économiques privés, 11 000 dépôts de bilan auraient été enregistrés au cours des 9 premiers mois de l'année 1993 — soit un niveau record depuis la crise de 1986. (Source : Frankfurter Rundschau; Süddeutsche Zeitung, Allemagne)




Home « Fin des thérapies de choc »

En Russie, Boris Eltsine et les forces qui lui sont hostiles devront collaborer. La politique d'affrontement devra faire place à une politique se préoccupant de l'alimentation, du logement et de la protection sociale des populations russes. Finalement, la politique des représentants du peuple et du gouvernement aura pour priorités l'alimentation, le logement et la protection sociale des populations. Ce même scénario se déroulera dans d'autres endroits, y compris en Occident. (Partage international novembre 1993)
 
 
Les observateurs ont été surpris du vote massif dont a bénéficié le parti d'extrême droite ultra-nationaliste russe de Vladimir Jirinovsky lors des élections législatives. De même, les communistes ont réalisé un score impressionnant, tout comme le nouveau parti féministe Femmes de Russie, dont le programme « le peuple d'abord » a drainé davantage de votes que nombre de partis traditionnels. Le parti du Choix russe de Boris Eltsine a remporté moins de voix que prévu. Dans toute l'agitation qui a régné, il était cependant possible de discerner l'information majeure de cette élection : la Russie a ratifié une nouvelle Constitution.
 
Les experts s'accordent pour dire que les amis de M. Eltsine ont sous-estimé la frustration causée par la rigueur des réformes économiques sur la population russe.




Home Agir pour sauver les forêts

Des arbres pour les Thaïlandais — Le roi Bhumibol Adulyadej de Thaïlande désire un cadeau spécial pour la célébration du cinquantenaire de son règne : 500 millions d'arbres pour son pays.
 
Les forêts de la Thaïlande sont en effet décimées et le roi appelle à l'aide. L'Etat américain de l'Oregon a répondu favorablement en créant la Coalition des ressources forestières de l'Oregon, qui s'emploie actuellement à rassembler les nombreuses technologies nécessaires à la reforestation de la Thaïlande.
 
Ce pays a été dévasté par le rythme effréné du développement qui a abouti au gaspillage des ressources naturelles du pays. Certains scientifiques estiment que la Thaïlande a perdu la moitié de sa forêt au cours des 30 dernières années et particulièrement des cinq dernières. De ce fait, les pluies ravinent les terres arables qui disparaissent. La croissance de la population et l'urbanisation polluent l'eau et l'air. Le partenariat entre la Thaïlande et l'Oregon est exemplaire, car la Thaïlande a besoin de forêts et l'Oregon doit revitaliser son industrie du bois en déclin. L'économie de l'Oregon est presque aussi dévastée que l'environnement thaïlandais et ce projet galvanise les ressources privées et publiques locales. (Source : Journal of Commerce, E.-U.)
 
 
L'homme arbre — David Kidd est surnommé le Guillaume Tell des temps modernes. Mais il pourrait aussi bien être appelé l'homme arbre. Il est le fondateur du Programme américain pour les arbres libres (Free Tree Program) dans l'Ohio. Son rêve est de planter 50 millions d'arbres sauvages dans cet Etat, pour l'an 2001. Le but peut paraître inaccessible, mais Kidd a déjà obtenu des résultats : au printemps 1992, plus d'un million de volontaires ont planté quelque 1 345 000 jeunes plants et 2 000 autres arbres à travers tout l'Ohio. Depuis la création de l'association cinq ans auparavant, ce sont 26 millions d'arbres qui ont ainsi été plantés.
 
«Cette association privée est la plus importante du genre dans l'histoire des Etats-Unis», affirme D. Kidd. Elle est composée de volontaires, mais D. Kidd a également convaincu plusieurs fondations locales, groupes civiques et individus de soutenir le programme. « L'association a pour but de responsabiliser les individus et leur enseigner qu'ils peuvent agir pour faire changer le cours des choses et mieux contrôler leur environnement direct. » Il espère encourager ainsi d'autres citoyens américains responsables à planter un arbre nouveau chaque année de leur vie. Kidd affirme que ce moyen est le moins onéreux pour contrecarrer le réchauffement général du climat. Contact : American Free Program, Po Box 9079, Canton, Ohio, 44711, USA. (Source : Vegetarian Times, E.-U.)




Home Les religions et l'environnement

Source : Le Monde - Stern Magazine

« L'environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (Partage international juin 1989)
 
Lors d'un rassemblement inédit dans l'Etat du Colorado, les représentants de diverses obédiences ont débattu de la nécessité pour les Eglises et les groupements religieux de s'impliquer dans les questions de l'environnement.
 
Plus de 140 personnes ont assisté au Colorado High Tea, sponsorisé par diverses organisations dont le conseil des Eglises du Colorado. Parmi les groupes présents, on notait les communautés suivantes : Bouddhistes, Juifs, Hare Krishna, Baha'i, Sikhs, Islam, Indigènes américains, Science religieuse, Centre Saï Baba, divers groupes du nouvel âge et plusieurs organisations d'obédience chrétienne dont les baptistes, les catholiques, les épiscopaliens et les luthériens.
 
Cette réunion était l'opportunité d'initier un dialogue entre les différentes fois et d'amorcer une réponse non confessionnelle aux problèmes d'environnement. L'un des objectifs était «d'inspirer les responsables des diverses congrégations à réfléchir sur leur propre participation au Sabbath écologique» selon les termes de Jed Swift, de l'Institut Colorado de la Terre sacrée. Le Sabbath écologique, qui a débuté en 1987 et sera célébré en 1994 du 3 au 5 juin, est l'occasion pour les différentes confessions du monde de s'intéresser aux questions d'environnement.
 
Rivières vertes — La France va consacrer 90 millions de francs à nettoyer ses rivières polluées, au cours des cinq prochaines années. Moins de 30 % des 78 000 km de cours d'eau ont été classés «vert» par le ministère de l'Environnement. Malgré la diminution de la pollution organique, on constate une augmentation de la pollution provoquée par des produits à bases de nitrates et de phosphates. (Source : Le Monde, France)
 
Recyclage — Au cours des dernières années, l'usine de recyclage de la société Rank Xerox, située à Venray aux Pays-Bas, a recyclé plus de 50 000 photocopieurs usagés, en provenance de toute l'Europe, afin de produire de nouvelles machines. De plus, le nombre de matériaux entrant dans la fabrication d'un photocopieur a été ramené de 20 à deux ou trois. Il s'agit de matériaux synthétiques totalement recyclables. (Source : Stern Magazine, Allemagne)




Home Irlande du Nord

«En dépit des apparences, des changements se produisent [en Irlande du Nord]. Les médias ne répercutent pas la tendance actuelle vers des changements positifs. Il y aura davantage d'autonomie et les communautés disposeront d'un pouvoir plus important sur les affaires locales, ce qui sera positif. Au niveau local, un certain type de Parlement régional représentatif de la population sera constitué, dans lequel catholiques et protestants auront leurs représentants. Une représentation régionale parlementaire verra également le jour au Pays de Galles et en Ecosse.» (Partage international octobre 1993)
 
 
Après deux années de diplomatie et des semaines de négociations intensives pour mettre fin à la violence sectaire qui règne en Ulster, le premier ministre John Major et son homologue irlandais Albert Reynolds ont signé une déclaration de principe. Les rencontres secrètes entre Gerry Adams, responsable de la branche politique de l'IRA, le Sinn Fein, et John Hume, politicien catholique de premier plan en Irlande du Nord, ont donné une impulsion nouvelle aux négociations de paix. De même, le dialogue indirect entre le gouvernement britannique et l'IRA semble avoir favorisé le rapprochement.
 
Le document qui vient d'être signé tente de donner satisfaction aux deux parties, sans exacerber les passions adverses. L'accord stipule formellement qu'il existe plusieurs prérequis à une paix durable en Irlande du Nord : inviter officiellement le Sinn Fein à participer aux négociations si le parti renonce à prôner la violence pour parvenir à l'unification ; laisser aux électeurs de l'Irlande du Nord toute souveraineté pour décider d'un éventuel rattachement à la Grande-Bretagne ; amender la constitution irlandaise qui inclut dans sa politique générale la revendication territoriale.
 
Bien que la violence n'ait pas disparu et que beaucoup d'obstacles restent à lever, cet accord pourrait constituer, selon J.Hume, le « premier pas sur le chemin qui fera taire les armes et les bombes ».





Citation

Home Le service

par Baghavan Sri Sathya Saï Baba

« Aussi limité que puisse être notre service, si nous l'accomplissons dans un esprit juste, sans arrière-pensée pour nous-même, notre tâche sera louable et en vaudra la peine. En soi, un acte de service peut n'être que peu de chose, mais il doit être accompli avec cœur. Tout comme la vache transforme en bon lait tout ce qu'elle absorbe, tout service rendu le cœur pur se révélera grandement bénéfique. N'ayez aucune pensée de retour en rendant service, devrait exprimer votre attitude dans le service. »





Courrier des lecteurs

Home Vibhuti sur une carte à jouer

Cher Monsieur,

Nous nous demandons ce qui s'est passé le 28 octobre 1993, chez nous à Bilthoven, en Hollande.

Notre fils Simon a trouvé de la vibhuti* sur une carte à jouer : le roi de carreau.

Voici notre question : s'agit-il de la manifestation d'une grâce de Saï Baba envers notre foyer et, dans l'affirmative, quel en est le sens ? S'il vous plaît, éclairez-nous.

G. H., Bilthoven, Pays-Bas

* Cendre sacrée aux propriétés curatives, créée par Saï Baba.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que la vibhuti a bien été matérialisée par Saï Baba. Le roi de carreau représente Maitreya. Le message est : vous verrez bientôt le roi de carreau, Maitreya.


Home Je discutais avec ma belle-mère...

Cher Monsieur,

En octobre 1991, alors que je discutais avec ma belle-mère dans le restaurant du centre commercial de Paramus, dans le New Jersey, j'eus l'impression qu'une personne derrière moi écoutait notre conversation, qui portait sur les enfants qui meurent de faim.

En quittant les lieux, j'eus la curiosité de regarder qui était cette personne. Il s'agissait d'un indien (de l'Inde), bien habillé, à l'américaine, qui était assit à peu près à une table de la notre. Il y avait quelque chose de différent dans cette personne. Quelque chose que je n'avais jamais ressentie pour personne, de toute ma vie, et ceci alors même que je ne faisais que passer.

Il leva les yeux vers moi, comme s'il m'attendait; il semblait vouloir me dire quelque chose, mais il ne dit rien. Il était «heureux», comme si il avait d'excellentes nouvelles à annoncer. Il avait tant de gentillesse et de douceur dans les yeux ! Il semblait étrange. Mais il était beau.

Alors que je m'apprêtais à m'approcher, il baissa les yeux sur la table, puis me regarda à nouveau, l'air de savoir ce que je pensais. J'inclinais simplement la tête pour dire bonjour ou au revoir, et je partis.

Depuis lors, je ne peux oublier cette personne. Qui était-ce ? Maitreya ? Ou n'était-ce qu'un mirage ?

D. V., Kearny, New Jersey, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cet homme était en effet Maitreya.


Home Une série de photographies de la ville d'Essen

 

Cher Monsieur,

En 1989, j'ai pris une série de photographies de la ville d'Essen, en Allemagne. J'avais pour intention de dépeindre la désespérance et le vide d'une grande cité. Après le développement, quelque chose d'inattendu est apparu sur l'une des photos représentant un escalator vide : une silhouette, d'un blanc brillant. Je suis pourtant persuadée qu'il n'y avait personne lors de la prise de vue.

Le 8 mars 1992, j'ai rendu visite à un ami étudiant, à Heidelberg, dans une cité universitaire. En le quittant, je suis passée devant la chambre de son voisin de palier. La porte était entr'ouverte et j'ai aperçu à l'intérieur un jeune homme de type asiatique aux cheveux bruns et courts, et à la peau mate. Autant que je me souvienne, il était penché sur sa valise posée sur le lit, comme s'il faisait ses bagages, ou les défaisait. Pendant quelques secondes, je regardai dans la chambre. Il s'est immobilisé et m'a souri. Ses yeux étaient très, très particuliers... Je n'y pensais plus par la suite, car je supposais que c'était le nouveau voisin de mon ami. Trois semaines plus tard, mon ami étant venu me rendre visite, et je lui ai demandé qui était la personne que j'avais vue dans l'autre chambre. Il a paru extrêmement surpris, et m'a assuré que la chambre était vide à cette époque. Il m'a expliqué que son voisin, un allemand, et non pas un asiatique, était en vacances la semaine où j'étais allée le voir.

Deux mois plus tard, j'assistais pour la première fois à une conférence sur l'« histoire » de Maitreya.

A. B., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la silhouette blanche du premier récit était le Maître Jésus. Le «jeune homme» dans la chambre d'Heidelberg était Maitreya.


Home Une chatte guérie grâce à l'eau de Tlacote

Cher Monsieur,
 
Au début de l'été dernier, notre chatte ne pouvait plus se déplacer normalement à cause d'un problème aux pattes arrière. Le vétérinaire diagnostiqua un genre d'arthrite grave et annonça qu'il n'y avait rien à faire. Cela empira à un point tel que les pattes avant durent porter son arrière-train et que les pattes arrière, devenues inutiles, perdirent leurs poils. Une amie de retour de Tlacote, avec de l'«eau miraculeuse», proposa de donner de cette eau à la chatte. Nous lui en avons donné une cuillère à café par jour, mélangée à sa nourriture. En l'espace de deux semaines, nous avons remarqué qu'elle recommençait à utiliser une des pattes arrière. Un mois après, elle pouvait se déplacer en chancelant quelque peu. Très vite, elle est parvenue à filer à toute allure, bien qu'elle fut encore un peu instable sur ses pattes ; mais en comparaison de l'état pitoyable dans lequel elle s'était trouvée, la transformation était étonnante. Il y a maintenant plus d'un an de cela, et elle trottine toujours !
 
N. M., San Francisco, Etats-Unis





Interviews

Home La coalition pour l'abolition de la dette

Interview de Leonor Briones par Connie Hargrave

Leonor Briones, professeur de finances publiques et d'administration à l'Université des Philippines, a été élue présidente de la Coalition pour l'Abolition de la Dette en 1989, sur la base du travail qu'elle avait accompli sur le thème de la dette, la reliant entre autre au problème de la pauvreté. Cette coalition est soutenue par plus de 250 organisations nationales philippines, ainsi que par des organisations non gouvernementales (ONG) du monde entier. Récemment, Connie Hargrave l'a interviewée pour Partage International.

Partage International : Pouvez-vous expliquer ce qu'est la Coalition pour l'Abolition de la Dette ?
Leonor Briones : Il s'agit de la première campagne réellement concertée pour nous libérer du poids d'une dette nationale qui, pensons-nous, ne devrait pas être supportée par la population philippine. Bien qu'il existe, dans le monde entier, diverses ONG s'opposant au paiement de la dette, nous nous sommes regroupés en une vaste coalition pour agir de manière concertée.

PI. Comment cette coalition a-t-elle vu le jour ?
LB. En 1983, alors que la dette avait atteint un seuil critique et qu'un nouveau président était élu, le peuple philippin prit conscience qu'en dépit des différences idéologiques, il devait agir de façon concerté pour s'opposer à la dette. Nous avons créé cette Coalition pour l'Abolition de la Dette à la suite d'une grande conférence ayant réunie des responsables politiques et religieux, et grâce au soutien des six plus importants groupements politiques du pays.

PI. Pour quelles raisons la Coalition s'oppose-t-elle au remboursement de la dette nationale ?
LB. L'un des thèmes majeurs de notre campagne stipule que le gouvernement philippin ne doit pas rembourser la dette au détriment de la population. Notre organisme de vérification des comptes a mis en évidence que sur le montant global de la dette s'élevant à cinq milliards de dollars, l'équivalent d'au moins trois milliards de dollars est frauduleux, et que par ailleurs un autre montant d'un milliard de dollars n'a absolument pas profité à la population.

PI. Qui a bénéficié de ces emprunts ?
LB. Les individus qui ont profité de ces prêts sont soit décédés, soit partis à l'étranger, ou bien ont transféré leurs fonds sur d'autres comptes bancaires.

PI. Qui, à l'origine, a octroyé ces prêts ?
LB. Les créanciers se répartissent en trois catégories : les multilatéraux, tels que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ; les bilatéraux ou les gouvernements étrangers ; et enfin les banques commerciales dont les prêts constituent la dette privée.

PI. Selon vous, le FMI affirme que ce n'est pas son problème mais celui des contractants qui, à leur tour, rejettent toute responsabilité sur les gouvernements ?
LB. Oui, mais un certain nombre de ces prêts ayant été contractés pour de vastes projets néfastes envers l'environnement et d'autres étant carrément frauduleux, nous estimons que les créanciers devraient assumer leur responsabilité pour la majeure partie de la dette. Pour quelles raisons n'endosseraient-ils pas une partie du fardeau imposé à la population ?

La fraude et la corruption

PI. Les dettes contractées par le gouvernement ont-elles été établies sur des transactions frauduleuses ?
LB. Oui, en particulier les dettes du secteur privé sont entachées de corruption, en ce sens qu'il y a eu fraude dans l'établissement des contrats. Les banques en étaient conscientes mais l'ont toléré. Dans de nombreux cas, l'argent n'est jamais entré aux Philippines, mais a simplement été transféré sur divers comptes bancaires. Nous affirmons qu'il s'agit là de dettes illégales qui n'ont pas à être remboursées.

PI. Cette disposition s'applique-t-elle également à la dette publique ?
LB. Un grand nombre de gros contrats ont été là aussi entachés de corruption. Ainsi, lors de la construction d'une centrale nucléaire, 17 millions de dollars ont été versés à un intermédiaire, etc. Tous ces dossiers sont maintenant bien étayés.

PI. Les créanciers reconnaissent-ils la fraude ?
LB. Les banques surtout la réfutent. Mais nous avons rassemblé un grand nombre d'éléments sur la fraude et, dans l'affaire du prêt relatif à la centrale nucléaire, le gouvernement philippin a introduit une procédure contre le souscripteur de ce prêt.

PI. Si les créanciers nient toute responsabilité, quelles sont les personnes qui vous prêtent attention ?
LB. Les citoyens, en tous lieux, sont intéressés. Lorsque nous avons entrepris notre campagne publique en 1988, très peu de gens étaient conscients du problème de la dette, ainsi que de ses relations avec la pauvreté et les autres fléaux sociaux. Mais les dernières études montrent que 80 % des personnes sont maintenant sensibles à ce problème et ne font absolument pas confiance au gouvernement pour le résoudre.

PI. Comment cette réaction du public a-t-elle fait évoluer la situation ?
LB. Bien que les instances législatives aient, à de nombreuses reprises, déjà voté en faveur d'une limitation du paiement de la dette, rien n'a encore été fait en raison du veto du président. Nous en sommes arrivés au point de pouvoir dire que seuls le président, le secrétaire aux finances et le gouverneur de la Banque centrale restent inconscients du problème.

PI. Pourquoi l'opinion de ces trois personnes prédomine-t-il, ignorant celui de la population et le vote des instances législatives ?
LB. Parce que ces trois personnalités subissent la pression du système financier international, dont elles ont le soutien. C'est un phénomène international. Cela ne s'applique pas seulement aux Philippines, à la Tanzanie, au Honduras et au Pérou. C'est plutôt un système international qui est à l'œuvre.

PI. De quelle manière les habitants des pays industrialisés sont-ils affectés ?
LB. Nous sommes tous affectés, mais de différentes façons. Votre société a une meilleure capacité d'adaptation aux changements. Dans nos pays, où les pauvres constituent la majorité, beaucoup plus de personnes sont touchées. Mais nous sommes conscients que les riches des pays industrialisés sont très comparables aux riches des pays en voie de développement et que les pauvres de ces pays peuvent s'identifier aux pauvres des pays industrialisés. En fait, il s'agit réellement là de problèmes mondiaux.

PI. Quel est le point central de la campagne de la Coalition ?
LB. Notre action est double. Chez nous, nous soutenons les initiatives du corps législatif relatives à la limitation du service de la dette, ainsi que celles relatives à la promulgation de lois visant à l'abstention du remboursement des prêts frauduleux. Simultanément, notre campagne internationale s'efforce d'établir des liens et de coordonner l'action. Ainsi les membres de notre réseau européen font pression sur leur gouvernement respectif et assistent aux réunions du G7. Le Forum du Développement des Philippines fait pression sur le FMI et sur la Banque mondiale, ainsi que sur le gouvernement des Etats-Unis. Dans quelque temps, ces institutions reconnaîtront au moins le problème.

PI. Espérez-vous en de futurs changements ?
LB. Notre espoir ne réside pas dans les gouvernements qui n'entreprendront pas volontairement une action, ni dans les multilatérales qui ne seront pas attentives à nos problèmes et ne se réformeront pas elles-mêmes de leur plein gré. Notre espoir viendrait plutôt des peuples du monde entier, quel que soit leur pays, au nord ou au sud, qui, prenant conscience que les institutions n'évoluent pas d'elles-mêmes, commenceront à faire pression pour les obliger à changer.

PI. Quels changements avez-vous noté en particulier ?
LB. J'ai remarqué une prise de conscience sur la nécessité d'une véritable coopération. Malgré le fait que nous luttions contre des inégalités très importantes, il y a une plus grande lucidité, une plus grande interdépendance et un plus grand nombre de personnes travaillant en commun. C'est là que réside l'évolution positive dans mon pays et dans d'autres. (Traduction non intégrale)


Contact : Freedom from Debt Coalition, School of Labor and Industrial Relations (SOLAR), University of the Philippines, Dilliman, Quezon City, 1101 Philippines.




Home « Dieu a mis dans ma bouche un chant nouveau »

Interview de Heather Woods par Dahlia Carr

Depuis son enfance, la vie de la révérende Heather Woods, de Lincoln (Angleterre), mystique et visionnaire, a été une succession de souffrances traumatisantes, tant au niveau physique qu'affectif: une enfance malheureuse, un mariage heureux mais tragiquement bref, et une série de maladies catastrophiques qui l'ont conduite il y a trois ans à être admise dans un service hospitalier pour incurables. C'est alors que les miracles débutèrent : stigmates aux mains et aux pieds, apparition de pouvoirs de guérison, et l'inspiration d'enseignements spirituels. Ses messages d'espoir et d'amour inspirent aujourd'hui des milliers de personnes. Oubliant ses souffrances, elle ne pense qu'au bien d'autrui et éprouve un amour intense pour Dieu et sa création. Petite et frêle, elle possède cependant une immense force intérieure et une voix douce et bienveillante ; le mot «amour» apparaît dans tout ce qu'elle dit. Pour Dahlia Carr, qui s'est entretenue avec elle pour Partage International, la rencontre fut inoubliable.
 
 
Partage International : Pouvez-vous nous donner quelques informations sur votre enfance ?
La révérende Heather Woods : Je suis née le 6 juin 1949. Mes parents se sont mariés alors que ma mère n'avait que 17 ans, et mon père 21. Ils eurent cinq filles en l'espace de sept ans. Mes premières années furent heureuses ; nous allions à l'école maternelle et avions beaucoup d'amis. Mais nous ne sentions pas la discorde grandir entre nos parents.
Dès l'âge de 7 ans, nous avons été placées dans des institutions pour enfants. J'y suis restée jusqu'à mes 18 ans. Pour toute «vie de famille», je n'ai connu que ces institutions.
Carol, ma sœur aînée, est morte d'un cancer à l'âge de trois ans. En ce qui me concerne, j'étais affligée d'une scoliose congénitale que l'on ne découvrira que 14 ans plus tard : les médecins, appelés pour de violentes douleurs du dos, constateront, outre cette scoliose, que j'avais une jambe plus courte que l'autre d'environ 5 cm (je portais déjà une chaussure surélevée, ce qui me valait la moquerie de mes camarades d'école) et me feront opérer.
Ma mère a sombré dans la dépression nerveuse. Je ne parviens pas à me souvenir des quelques années passées à la maison, mais la vie dans ces institutions était inhumaine. Les menaces et les sévices physiques y étaient quotidiens. Par exemple, on nous jetait une tasse de thé à la figure puis, sous prétexte de nous nettoyer, on nous plongeait dans un bain d'eau glacée où l'on nous étrillait avec une brosse dure. Ou bien, on nous enfermait à clé dans une pièce, dans le noir complet...
Alors que j'avais sept ans et que j'étais sur le point d'être placée, mon oncle vint à la maison et me viola à deux reprises. Je m'en souviens comme si c'était hier.
En neuf ans, j'ai connu huit institutions, et une faim quasi permanente. J'allais bien à l'école, mais l'accueil que l'on y réservait aux enfants de l'assistance me rendait d'une nervosité et d'une timidité extrêmes ; on s'arrangeait toujours, en effet, pour nous faire sentir que nous étions indésirables, que personne ne nous aimait. C'est comme si nous étions punis. On faisait tout pour nous convaincre que nous ne pouvions compter sur personne pour nous prendre dans ses bras. Nous ne connaissions ni caresses, ni marques de tendresse. Nos seuls contacts physiques, c'était les gifles et les coups de bâton. Pendant quelques temps, mes trois sœurs et moi sommes restées ensemble, mais, naturellement, nous réagissions chacune à notre manière, en fonction de nos tempéraments. En ce qui me concerne, chaque fois que je le pouvais, je tentais de m'enfuir, loin des sévices et des châtiments inhumains qu'on nous infligeait — mais c'était pour être battue à nouveau lorsqu'on me ramenait.
 
PI. Aimiez-vous l'école ?
HW. Oui. J'étais une bonne élève, toujours dans les premières. Car j'avais remarqué que de bien travailler me valait l'attention de mes professeurs : plus j'étudiais, plus ils m'appréciaient. C'est ainsi que je finis par exceller dans la plupart des matières. Mes deux dernières années de collège furent très heureuses ; j'étais aimée des élèves et des professeurs, ce qui me valut d'avoir la charge de la discipline de la classe, puis d'être nommée bibliothécaire, et enfin chef de groupe... C'est là que, pour la première fois, je me sentis acceptée et estimée par les autres. De telle sorte qu'à 16 ans, je commençais à voir qu'il y avait de l'amour dans le monde.
Je décidai, à cette époque, de me faire raccourcir la jambe droite et passai 16 mois dans un service orthopédique. Ma mère, que je n'avais pas revue depuis longtemps, m'avait promis de venir me voir à ma sortie. Bien que nous ne nous voyions qu'une ou deux fois par an, je l'aimais énormément. Mais elle était pauvre, et je fus envoyée dans une institution si éloignée qu'elle n'eut pas les moyens de se payer le voyage, ainsi qu'elle me l'écrivit. Deux jours plus tard, la directrice nous convoqua pour nous apprendre, brutalement et froidement, son suicide. Je n'eus même pas la permission d'aller la voir une dernière fois. Ce refus, qui venait après une opération douloureuse, me plongea dans le désespoir. Je m'enfuis et j'absorbai une dose massive de médicaments. On me retrouva heureusement à temps, et l'on me plaça dans un foyer de jeunes filles.
C'est là que plusieurs phénomènes commencèrent à se produire. Je découvris que je pouvais parfois lire dans la pensée des gens ; j'avais aussi des prémonitions de toutes sortes. Il suffisait que quelqu'un passe à côté de moi pour que je voie toute sa vie défiler au ralenti devant mes yeux.
 
PI. Quelle fut votre première vision et votre première expérience spirituelle ?
HW. J'avais confié à ma tante Ann que j'avais besoin de retrouver confiance et espoir dans la vie. Comme je n'avais jamais vraiment prié, elle me conseilla de demander ce que je voulais. Car, selon elle, Dieu entend toujours nos prières ; et s'il refuse parfois de les exaucer, c'est parce qu'il connaît l'avenir. «Prie sérieusement, me dit-elle, demande, et tu obtiendras de l'aide.» Je suivis donc son conseil, sans trop y croire. Je me mis à genoux, joignis les mains, et commençai à prier. C'était juste avant Pâques.
Une présence, une lumière merveilleuse apparût alors sur ma droite. La chambre toute entière semblait vivre, remplie d'une énergie stupéfiante. Une voix (que j'entendis dans ma tête) me dit que je n'étais plus seule, désormais. Cela me parût durer des heures entières. Je ne voulais pas quitter cette présence, je refusais que cette chaleur merveilleuse disparaisse. La voix m'assura à nouveau que je ne serais plus seule. Puis ma tante frappa à la porte — tout cela n'avait duré que quelques brèves minutes — et je lui racontais ce que je venais de vivre.
 
PI. Que se passa-t-il à votre sortie du foyer ?
HW. Peu après ma sortie, alors que j'étais sans logement, je rencontrai un monsieur handicapé qui, ayant appris ma situation, me proposa de partager son appartement. Je ne le connaissais pas, mais j'acceptai quand même sa proposition. Nous sommes restés ensemble trois ans. Je travaillais la journée, puis je revenais m'occuper de lui le soir. Ce qui me plaisait, car nous nous aimions beaucoup, et il remplaçait le père que je n'avais jamais eu. Nous évitions les contacts sociaux, qui, alors, ne m'intéressaient pas. Un jour, pourtant, j'acceptai une invitation au bal. J'y rencontrai Wayne, qui devint mon mari 11 semaines plus tard.
Au bout de deux ans de mariage, j'accouchais d'un fils ; puis, trois ans après, d'une fille, qui vint compléter notre famille. J'étais comblée et heureuse. Mon mari travaillait, mais il tomba malade et mourut en quatre mois d'un cancer des intestins. C'était en 1981, j'avais 32 ans. Six ans plus tard, je fus hospitalisée pour une colite ulcérative. Dès lors, ma santé se mit à décliner rapidement. Au cours de ces cinq dernières années, j'ai subi huit interventions chirurgicales importantes et fait 60 séjours à l'hôpital. Lorsque mes forces furent trop faibles pour supporter une nouvelle opération, on me transféra à l'Hôpital pour incurables de Saint-Barnabé pour y finir mes jours dans la dignité et avec un minimum de souffrances. C'était il y a 18 mois.
C'est là que j'eus ma première vision. Alors que mes amis et mes proches venaient me rendre leurs dernières visites, je ne me sentis soudain plus disposée à partir. Pour la première fois de ma vie, je voulais vivre. Je ressentais de plus un appel intense à servir notre Seigneur ; si bien que, cette nuit-là, je m'abandonnai complètement entre ses mains. «Je veux te servir, Seigneur, lui dis-je, quelle que soit ta volonté, mais j'ai besoin de force. Tu me connais : c'est tout ou rien ; je me donne à 100 % ou pas du tout.» Survint alors la première vision.
 
PI. Etiez-vous profondément religieuse avant cette expérience ?
HW. Non, pas vraiment, pas plus que n'importe qui. Ce n'est que lorsque j'ai dû soigner mon mari que je me suis mise à prier sérieusement (pour demander l'aide et la force nécessaires). Je réalisai alors qu'il devait y avoir autre chose, quelqu'un qui se sentait concerné par ce qui m'arrivait et qui m'aimait. Mais cet appel n'a pris une telle force qu'au cours des 18 derniers mois, après mon entrée dans le service des agonisants.
 
PI. Pouvez-vous nous décrire la vision que vous avez eue dans le service pour incurables ?
HW. J'ai senti une merveilleuse présence, une vision, si vous préférez ; la sensation que je n'étais pas seule. Une voix m'appelait, me disant que 90 jours plus tard je subirais une transfiguration qui transformerait ma vie. Mes amis croyaient que j'allais mourir, quitter mon ancienne vie de souffrance pour en entamer une nouvelle auprès du Seigneur, mais je sentais, bien que confusément, que ce qui m'attendait n'avait rien à voir avec cela. Trois semaines après ma sortie de l'hôpital, je remarquai une petite cloque dans la paume de ma main droite et passai la nuit sur la Croix avec notre Seigneur. Je ne souffrais pas ; je ressentais seulement de l'amour et de la compassion, l'amour de Dieu pour toute la terre. Trois jours plus tard, les cloques dans mes deux paumes s'étaient ouvertes et saignaient.
 
PI. Vous avez parlé d'un pilier de lumière. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
HW. Ce pilier est apparu en octobre dernier, dans cette pièce, lorsque, ayant très mal, je me suis mise à prier. Il paraît animé de pulsations de lumière et de chaleur, qui ressemblent à une série d'anneaux ; ses extrémités sont invisibles. Il apparaît où que je m'assoie, dès que ma prière et que ma relaxation s'approfondissent et que j'absorbe l'amour : il semble entrer par le sommet de ma tête et me baigne entièrement. C'est comme un bain de jouvence, spirituel et physique à la fois. Il me maintient en une sorte d'apesanteur au-dessus du corps et de la souffrance. Je voudrais que cela dure tout le temps ; mais j'ai trop de travail, que je suis heureuse de faire.
 
PI. Avez-vous perdu votre foi en Dieu lorsque vous avez su que vous aviez un cancer ?
HW. Pas du tout. Je crois que ma foi et mon amour pour Dieu m'ont fortifiée, ce que beaucoup ont de la peine à comprendre quand on a ce qu'ils considèrent comme une maladie mortelle. Pourtant, ce n'est qu'une maladie physique et, encore une fois, c'est l'amour, la confiance et la foi qui peuvent surmonter tout ce qui ne fonctionne pas harmonieusement dans le corps. Cela m'a rapprochée de Dieu.
 
PI. Quand avez-vous commencé à pratiquer des guérisons spirituelles ?
HW. Il y a environ trois ans, quand j'ai fait la connaissance du père Eric. J'étais allée le voir car je devais subir une nouvelle fois une intervention importante. Je souffrais beaucoup, j'étais très malade, et je voulais qu'il me «remonte» et me donne la force d'affronter l'opération. Je suis repartie transformée, à tel point que deux ou trois semaines après ma sortie de l'hôpital, je collaborais à son travail de guérison spirituelle (tantôt nous visitions les malades, tantôt ils venaient nous voir). En un sens, le fait de recevoir des soins spirituels tout en en donnant de mon côté, malgré mes douleurs, m'a beaucoup apporté. Tout le monde a des dons ; si on les met au service d'autrui, cela nous enrichit. Pour moi, ce fut une période féconde et merveilleuse.
 
PI. Pouvez-vous nous parler de la transfiguration ?
HW. Elle a eu lieu le 9 septembre ; alors qu'il était 3 heures du matin, je me suis retrouvée en train de m'approcher d'une foule. J'étais au-dessus d'elle, attirée vers elle ; je savais que ces gens m'attendaient, parce qu'il fallait que je me tourne vers eux ; puis je vis deux hommes dans une rivière ; je m'approchai d'eux, entrai dans l'eau, qui me parut aussi douce que de l'huile tiède. Un homme me tendit la main, et comme j'allais l'atteindre, je me suis retrouvée dans la Chambre haute.
Dans cette chambre se trouvaient 11 hommes ; chacun d'eux vint me saluer, puis me souleva et me reposa à côté de lui. Le onzième était assis ; il me tendit la main. Lorsque je m'avançai pour la prendre, je sus que c'était notre Seigneur. Et sitôt que je la touchai, je me retrouvai sur la Croix, où je ressentis la compassion et l'amour qu'il avait lui-même ressentis lors de la Crucifixion. Ce fut cela, la transfiguration qui m'avait été annoncée. Et ce n'était pas un simple rêve ; car, quelques instants plus tard, j'étais à nouveau assise ici, dans mon fauteuil, complètement trempée ; et l'horloge marquait trois heures et trois minutes.
J'appelai le père Eric, qui vint me chercher (sachant que je l'appellerais, il ne s'était pas couché). A son arrivée, bien que n'ayant rien mangé depuis des semaines, et en dépit des doses importantes de morphine que j'avais dû absorber, je bondis sur mes pieds et montai dans la voiture. Je bavardai pendant des heures. Je mangeai des toasts et bus du thé sans ressentir la moindre douleur. Lorsqu'on a été sous morphine pendant près d'un an, il y a toujours des effets dus au manque, mais je savais que je n'en aurais plus besoin : la douleur avait disparu. La guérison miraculeuse avait eu lieu, c'était cela la transformation, la « transfiguration ».
Le lendemain, le docteur me fit passer toute une série d'examens : tout était guéri, il n'y avait même plus de cicatrices, je n'avais aucun tremblement et ne ressentais aucun manque. Je ne souffrais plus, je n'avais donc plus besoin de morphine. Mes mains et mes pieds étaient guéris, comme le montre une photo prise à ce moment.
Une autre photo, prise cinq heures plus tard, me montre en compagnie de 27 personnes, venues ce soir-là pour me dire un dernier adieu : mes cheveux avaient repoussé ; mes douleurs et mes poches sous les yeux, mes lèvres bleuies, tout avait disparu. Mon visage s'était rempli et avait, selon elles, un aspect translucide. C'était une renaissance.
 
PI. On a peine à croire, tant vous respirez la santé, que l'on vous a enlevé la moitié de vos organes. Cela rendrait n'importe qui d'autre pratiquement invalide. Comment expliquez-vous cela ?
HW. En effet, je ne suis plus que la moitié de moi-même, je meurs littéralement debout ; mais ce n'est vrai qu'au niveau physique, parce que sur le plan spirituel, ma foi et ma confiance en notre Seigneur, notre Père, me soulèvent au-dessus de la douleur et de la souffrance. La puissance et la force spirituelles qui sont en moi transcendent tout ce qui est physique.
 
Maitreya
 
PI. Vous avez entendu dire que le Christ, le Seigneur Maitreya, est ici, dans le monde. Qu'en pensez-vous ?
HW. J'en suis convaincue. Il est avec nous. Je sais que je le verrai, sinon ici, face à face, du moins spirituellement. C'est ce que nous avons tous attendu. C'est maintenant aux autres (aux médias, aux simples citoyens comme nous) de s'en persuader. Nous savons qui il est, pourquoi il est ici, et qu'il est parmi nous, mais nous devons attendre que les responsables le reconnaissent. Cependant, sa présence porte déjà des fruits.
 
PI. Quel est à votre avis le but de toutes vos souffrances ?
HW. Je crois que je représente pour autrui une bénédiction, que j'ouvre une voie que tous peuvent suivre vers la conscience spirituelle, vers l'enrichissement de la vie, vers la puissance et la divinité qui résident en chacun de nous. J'aimerais simplement partager avec tous mes amis ce que les Saints invisibles ont partagé avec moi. Je considère toute cette expérience comme un don de Dieu, et ma maladie comme un prix infime à payer pour ce que j'ai reçu en retour. Dieu a mis dans ma bouche un chant nouveau. Je ne voudrais pour rien au monde n'avoir pas vécu mes tribulations, parce qu'elles m'ont permis d'approfondir ma relation avec le Seigneur et d'acquérir une conscience, une appréciation et un amour accrus de la création de Dieu, ainsi qu'une profonde gratitude pour la joie qu'il me donne quotidiennement.
 
(Traduction non intégrale)




Home Robert Muller : un éternel optimiste

Interview de Robert Muller par Monte Leach

Le Dr. R. Muller, chancelier (emeritus) à l'université pour la Paix, au Costa Rica, a passé près de 40 ans aux Nations unies où il fut nommé au rang d'assistant-secrétaire général. Le Dr. Muller s'occupe maintenant de divers projets destinés à achever l'objectif de sa vie : la coexistence pacifique entre les hommes. Auteur de plusieurs ouvrages et considéré par beaucoup comme le «père de l'éducation mondiale», il a été couronné du prestigieux «Prix international Albert Schweitzer pour l'humanité» pour son dévouement à la cause de la paix mondiale. Monte Leach l'a interviewé pour Partage International.

PI. Dr. Muller, on vous a traité d'éternel optimiste. Que voyez-vous de positif dans le monde, que peut être les autres ne voient pas ?
RM. Démobilisé à la fin de la guerre, je suis entré aux Nations unies. J'étais alors très pessimiste. Je me disais que si deux pays civilisés, comme la France et l'Allemagne, avaient connu trois guerres pendant la durée de vie de mon grand père, deux pendant celle de mon père, comment penser qu'il n'y aurait pas une nouvelle guerre d'ici 20 ans. En plus, il y avait la bombe atomique.
Je suis entré aux Nations unies et un délégué britannique m'a demandé un jour : «Jeune homme, pourquoi êtes-vous venu travailler aux Nations unies ?» J'ai répondu : «Pour essayer de faire la paix.» Il a dit : «Vous perdrez votre emploi dans quelques années, parce que les Nations unies ne vont pas durer.» C'était l'atmosphère qui régnait, en 1945. Aujourd'hui, j'ai passé près de 40 ans aux Nations unies et je suis devenu extrêmement optimiste. Au moment même où nous faisions de nouvelles erreurs et développions d'énormes problèmes que le monde n'a pas encore appris à résoudre, nous sommes également entrés dans une nouvelle période de l'histoire, car désormais toutes les nations travaillent ensemble. Les Nations unies sont aujourd'hui universelles. A l'époque, ce n'était pas le cas. Les Africains ainsi que beaucoup d'Asiatiques n'étaient pas là. Le premier problème que nous eûmes à traiter fut la décolonisation. Les Anglais et les Français étaient convaincus que la décolonisation avait été orchestrée par les Russes et les Américains, pour démanteler les empires britannique et français. C'est la raison pour laquelle de Gaulle n'a jamais voulu mettre les pieds aux Nations unies. «C'est une conspiration entre Churchill et Roosevelt pour détruire nos empires.» C'est en fait ce qui arriva. On nous avait dit à nous, jeunes officiels, qu'il faudrait entre 100 et 150 ans pour achever la décolonisation. Cela fut fait en 40 ans, ce que personne d'entre nous n'avait prévu.

Une nouvelle période de l'histoire

PI. Qu'avez-vous vu d'autre qui vous ait donné des raisons d'être optimiste ?
RM. J'ai vu les immenses progrès réalisés pour évaluer la race humaine. Au début, nous ne savions même pas combien de gens vivaient sur cette planète. Il a fallu attendre 1951 pour obtenir le premier chiffre de la population mondiale. Aujourd'hui nous avons des statistiques sur tout ce que l'on peut imaginer. Nous connaissons les deux grands associés de cette évolution planétaire : la Terre et nous, ses habitants. Ceci a permis des changements.
Jusqu'en 1968 environ, les activités des Nations unies concernaient surtout l'humanisme : améliorer les conditions humaines, les droits des femmes inclus, augmenter le développement économique, aider les pauvres, ne pas laisser les enfants mourir, empêcher que les gens ne meurent entre 30 et 40 ans (ce qui était l'âge moyen à l'époque), développer les facilités sanitaires et médicales dans les pays du tiers monde, arrêter les épidémies. La variole, par exemple, a été éradiquée.
En 1968, quelque chose arriva qui marqua le début d'une nouvelle phase. Les Suédois, ainsi qu'un certain nombre de poètes, dont Rachel Carson, eurent la perception que quelque chose n'allait pas sur cette planète. Les Suédois vinrent à l'Unesco et organisèrent la première conférence sur la biosphère. Mais la conférence n'eut aucun effet, car aucun chef d'Etat ne savait ce qu'était la biosphère. Même aujourd'hui, je dirais que 95 % des gens ne savent pas ce que cela signifie. Les scientifiques avaient raison, mais ils ne réussirent pas à se faire comprendre des gens.
Puis une nouvelle période de l'histoire commença. Nous avons compris qu'il ne suffisait pas de s'occuper de l'humanité, mais que nous devions aussi nous soucier de ce qui nous entourait. Depuis lors, la question de l'environnement a pris beaucoup d'importance. Nous avons eu la conférence de Stockholm, en 1982. Il y eut eu 100 chefs d'Etat et 30 000 personnes à celle de Rio.
Entre-temps, une troisième période avait commencé. En 1975 ou 1976, les climatologues commencèrent à frapper à la porte des Nations unies, pour dire que quelque chose n'allait pas dans le système climatique de la planète. «Nous allons connaître des changements importants de climats», dirent-ils. Les courants des océans vont changer de direction, et il faudra des siècles pour arrêter ce désastre. Les changements climatiques proviennent de l'augmentation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Plus tard, on découvrit le trou dans la couche d'ozone.
Depuis 1980 environ, la Terre est devenue, pour les Nations unies, la priorité numéro un, l'humanité venant au second rang. Les deux tiers de l'humanité vivent encore dans la pauvreté et beaucoup ne sont pas nourris correctement.

PI. Dans la revue Partage International, nous parlons de partage, du besoin de redistribuer la nourriture et les ressources entre le Nord et le Sud. Pourriez-vous nous donner votre opinion à ce sujet ?
RM. Nous allons avoir un Sommet social mondial en 1994, pour discuter des problèmes sociaux de la planète. Nous désirons que les chefs de gouvernements y participent, comme ils l'ont fait à Rio, afin de déterminer, pour la première fois, un calendrier visant à éradiquer la pauvreté et la faim dans le monde. Cela peut être réalisé. Mais nous avons besoin d'une nouvelle éducation. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé une éducation mondiale totalement nouvelle. Les enfants naissent dans des nations, sont soumis à des religions, et sont prêts à s'entre-tuer au nom d'un pays ou d'une religion. Il faut qu'ils reçoivent une éducation mondiale, dès leur premier jour. Cela commence à se concrétiser. L'Unesco aura sa nouvelle éducation pour le 21e siècle. À ma demande, ils vont créer, à Los Angeles, la première université mondiale sur l'éducation mondiale. Il y a déjà 9 écoles, appelées écoles Robert Muller, qui enseignent ce principe à travers le monde.

PI. Comment pouvez-vous être optimiste avec tous les problèmes que nous connaissons ?
RM. L'humanité est comme un enfant à l'école maternelle. Nous sommes tous des petits enfants. Nous pensons que nous faisons les choses correctement. C'est faux. Nous ne réagissons que lorsque nous nous brûlons les doigts. Un enfant ne pense pas à l'avance ; il réagit. Les races humaines ne réagissent que lorsque les choses tournent mal, mais elles commencent à apprendre. J'ai constaté aux Nations unies, à travers les débats, à travers la création de nouvelles agences, à travers les conférences mondiales, ainsi qu'à travers les Années internationales, que nous faisons de grands progrès en apprenant à devenir de meilleurs dirigeants de notre planète. Nous avons une conscience mondiale de notre planète et de l'humanité. Nous avons prolongé l'espérance de vie à 75 ans dans les pays développés et nous passons de 40 à 60 dans les pays en voie de développement. Nous nous sommes occupés de plus de 2,5 milliards de personnes depuis 1951. À travers la science, nous avons augmenté notre connaissance d'une façon extraordinaire.
Mais nous devons nous trouver en harmonie avec la planète elle-même et entre nous-mêmes. C'est pourquoi la paix est essentielle. Je demeure un optimiste parce que faisant partie de la race humaine, c'est mon devoir d'aider mes frères. Je suis sûr que nous n'avons pas été créés pour rien. Nous avons la conscience de notre planète. Une vache ne regarde jamais les étoiles. Une vache ne cherche pas à savoir s'il existe un autre continent, mais nous, nous cherchons.

Une nouvelle vision spirituelle

PI. Vous avez déclaré qu'il nous faut rendre le XXIe siècle spirituel et créer un nouvel ordre spirituel mondial.
RM. Certainement. Des génies comme Jésus, Mahomet et Bouddha ne savaient pas que la terre était ronde, mais ils avaient une vision globale de l'univers et de l'éternité. Les religions, par une sorte de miracle, et d'intuition de la connaissance de l'univers, ont plus progressé que les gouvernements d'aujourd'hui. Mais les religieux arrivèrent ; ils créèrent les institutions religieuses et dirent, fièrement : «Nous détenons toute la vérité et les autres ne l'ont pas.» Les religions se multiplièrent et commencèrent à se battre au nom de la vérité. Si nous pouvions rapprocher les religions des peuples indigènes qui comprennent la cosmologie, ce serait un progrès. Par exemple, les Iroquois disent que vous devez penser à la septième génération à venir. Pensez-vous qu'il existe un seul gouvernement sur terre qui pense à la septième génération future ? Ils ne pensent même pas aux prochaines vingt années. Il y a beaucoup de leçons à apprendre des traditions spirituelles.
J'aimerais que les zoroastriens, les jaïns et les franciscains qui se sont beaucoup occupés d'environnement, créent un groupe inter-religieux sur ce sujet. Je voudrais que les musulmans et d'autres groupes commencent une lutte mondiale contre l'alcool. Savez-vous ce que le mot alcool signifie ? D'origine arabe, ce mot signifie le diable. Si les musulmans se joignaient à un mouvement universel de lutte contre l'alcool, cela serait couronné de succès. Les gouvernements développent des théories négatives sur le futur. Même les Nations unies ont été incapables jusqu'à présent de donner une vision du futur. C'est pourquoi, il serait important de créer une vision spirituelle, basée sur l'univers et le temps, avec au milieu, la courte vie humaine qui en soi est un miracle. La spiritualité signifie : trouver sa place dans l'univers, dans l'éternité, sur cette planète et dans la famille humaine. Je voudrais que les chefs spirituels nous donnent une nouvelle vision spirituelle du monde.

PI. Quelle est votre propre vision spirituelle du monde ? Quel est le nouvel ordre spirituel dont vous parliez ? Comment le voyez-vous?
RM. Nous devons le définir, mais personne n'essaie. Le monde n'a pas de vision. La vision communiste s'est effondrée. La vision matérialiste de l'Occident va finir en catastrophe pour le monde. Nous devons avoir une vision spirituelle universelle ; c'est l'esprit de l'univers qui doit primer, à nouveau.

PI. Quels éléments doivent entrer dans une vision spirituelle mondiale ?
RM. Je dirais que le cadre devrait être le suivant: l'harmonie entre les races humaines et la planète, l'harmonie entre les humains, entre les groupes, entre les religions, entre les hommes et les femmes de toutes les races pour devenir une seule famille, l'harmonie avec le passé également en conservant du passé ce qui est beau, l'harmonie avec le futur aussi en planifiant longtemps à l'avance comme les Iroquois, bref, l'harmonie de l'homme avec les cieux. En d'autres termes, nous devons nous interroger sur notre rôle dans l'évolution de l'univers. L'homme n'a certainement pas été créé pour consommer, s'entre-tuer et détruire la planète. Une vision spirituelle signifie des gens vivant en harmonie.
Nous sommes déjà en train de former cette nouvelle vision du monde, mais nous n'y sommes pas encore arrivés.
Y a-t-il encore une place pour l'avenir dans un monde gouverné par l'argent et non plus par la droiture et la justice ? L'argent peut faire de bonnes choses pour l'humanité, mais il ne résoudra pas nos problèmes.

PI. Un dernier mot ?
RM. Nous allons entrer dans une période passionnante. Nous devons transmettre cette passion à nos enfants. Nous devons les rendre fiers de vivre maintenant et leur donner autre chose que du désespoir et des émissions télévisées idiotes. Nous avons besoin d'une rééducation totale à travers les écoles, et à travers les médias qui sont devenus les plus grands éducateurs. Il y a beaucoup à faire et nous pouvons le faire.

(Traduction non intégrale)




Home PARTAGE SUR LES ONDES (1)

Le script de l'émission Share of the Air

Interview de Benjamin Creme par Monte Leach

Le script de l'émission Share of the Air (Partage sur les ondes)

Au cours de l'année 1991, Monte Leach, notre correspondant aux Etats-Unis, a réalisé avec Benjamin Creme une série de six interviews d'une demi-heure, qui furent adressées à plus de 300 stations de radios du pays.

Des bénévoles aux Philippines, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ont également pu diffuser cette série, intitulée Share of the Air (Partage sur les ondes), dans leur pays respectif.

Dans ces interviews, Monte Leach et Benjamin Creme traitent des sujets sociaux et économiques de notre époque, de la nécessité du changement et, naturellement, des solutions proposées par Maitreya à ces problèmes, ainsi que des nombreux miracles survenant dans le monde actuellement. Ces interviews proposent, nous semble-t-il, un excellent condensé des informations et des idées que nous nous efforçons de répandre. Aussi, avons-nous réalisé une version écrite de ces enregistrements. Inévitablement, les interviews se recoupent quelque peu mais, afin de conserver intacte leur structure interne, et pour qu'elles puissent être reproduites et diffusées séparément, nous y avons laissé quelques répétitions.

Dans ce numéro de Partage International, nous reproduisons les deux premières interviews de cette série, intitulés : « injustice économique et agitation sociale : le partage est-il la solution ? » et « Quand la politique sort de l'ordinaire : la force croissante de la voix des peuples. »




Home PARTAGE SUR LES ONDES (3)

Quand la politique sort de l'ordinaire : la force croissante de la voix des peuples

Interview de Benjamin Creme par Monte Leach

Monte Leach : Nous avons assurément entendu la voix des peuples au cours de ces dernières années, et peut-être plus spectaculairement en Europe de l'Est et dans l'ex-Union soviétique. Mais, simultanément, cette voix des peuples a été réduite au silence, si l'on peut dire, dans de nombreux pays, tels que la Yougoslavie, la Somalie, le Libéria et Haïti, où l'ordre politique et social s'est effondré. Comment devons-nous interpréter ces tendances apparemment contradictoires dans les affaires du monde actuel ?
Benjamin Creme : Tout ce que nous voyons est le résultat de notre réponse à de grandes énergies, principalement d'origine cosmique, qui agissent sur l'humanité et provoquent diverses réponses ; l'humanité ne réagit pas de manière uniforme. Chacune de nos réponses est conditionnée par nos propres intérêts, ambitions et désirs individuels et/ou nationalistes, d'où cette pléthore de mouvements nationalistes et d'exigences ethniques qui s'affichent actuellement.
Du point de vue de Maitreya et de la Hiérarchie spirituelle dont il est le chef, ces mouvements et exigences sont légitimes, mais constituent une réaction inadaptée aux énergies qui nous parviennent. Ces énergies engendrent un désir de liberté qui pénètre actuellement le monde. Nous approuvons ce désir lorsqu'il est suivi du renversement de régimes oppressifs comme en Union soviétique, en Chine, en Roumanie, etc. Mais nous le condamnons à juste titre, lorsqu'il engendre atrocités, fratricides et guerres, en Yougoslavie et ailleurs. Les mêmes énergies produisent des réponses différentes.
 
ML. Pouvons-nous raisonnablement avancer qu'étant données ces nouvelles influences, la tendance politique générale dans le monde est positive ? Allons-nous dans la bonne direction ?
BC. A court terme, non ; à plus long terme, oui. Si nous n'avions pas d'aide extérieure, l'humanité serait dans une situation désespérée, car presque tout ce que nous faisons dans les domaines politique, économique et social, est mal orienté. Nos actions conduisent inévitablement à l'effondrement de notre civilisation. Toutes nos structures, politiques, économiques et sociales, sont de plus en plus fondées sur le mercantilisme dont le moteur est le marché. Le principal « dieu » d'aujourd'hui est le marché, c'est-à-dire la compétition fondée sur la cupidité. Cette optique conduit notre civilisation au bord de l'autodestruction. Sans la présence, dans le monde, du Seigneur Maitreya et de son groupe de Maîtres, je redouterais un avenir très sombre pour l'humanité. Et si j'avance, au contraire, qu'un avenir très positif nous attend, ce n'est pas sur la base de notre grande sagesse, mais sur celle des Maîtres.
 
ML. Dans un passé très récent, avec la fin de la guerre froide et les événements qui s'ensuivirent, la situation politique paraissait extrêmement positive. Que s'est-il passé ?
BC. Les problèmes ne sont pas engendrés par la pression politique, mais par la pression économique. Actuellement, les divisions majeures sont d'ordre économique. Nous sommes les témoins de la fin de trois grands totalitarismes : le politique, l'économique et, un jour ou l'autre, le religieux. Nous constatons l'agonie du totalitarisme politique avec l'ouverture de l'ex-URSS, qui a débuté par la glasnost et la perestroïka du président Gorbatchev (sous l'inspiration et la directive, si je puis dire, du Seigneur Maitreya). Ceci a créé une situation entièrement nouvelle dans le monde et a incité d'autres groupes à revendiquer leur liberté. C'est le début de la fin du totalitarisme politique.
Le totalitarisme économique tient encore le monde dans ses griffes. Les chefs de file de ce totalitarisme sont les nations industrialisées du G7, avec les États-Unis à leur tête. Les nations développées accaparent et gaspillent avec avidité les 3/4 des denrées mondiales et 83 % de toutes les autres ressources. Les pays en voie de développement, que l'on nomme le tiers monde et où presque les 3/4 de la population mondiale vivent, doivent se satisfaire d'un quart de la nourriture et de 17 % des autres ressources. Nous ne pourrons pas escompter que les 3/4 de la population mondiale supporteront indéfiniment une telle situation. Ce déséquilibre économique est en train de conduire le monde au bord de la destruction économique.
 
ML. Vous dites que la situation économique est la clé, mais en quoi est-elle liée aux tendances politiques que nous observons dans le monde ? Par exemple, M. Gorbatchev a appelé à la création d'un gouvernement mondial sous les auspices des Nations unies. Est-ce que vous prévoyez un tel événement ?
BC. Je vois certainement un renforcement des Nations unies, mais pas un gouvernement mondial sous la juridiction des Nations unies. Les nations du monde sont trop divisées et individualistes, trop dominées par leurs qualités particulières pour fonctionner ensemble en tant que gouvernement mondial. Je vois de plus en plus les Nations unies comme une chambre de débats, où les problèmes provenant de ces différences pourront être aplanis par la discussion et la délibération, et non plus par l'épée. Je vois aussi le pouvoir croissant d'intervention de l'ONU dans les diverses guérillas se produisant de par le monde, comme par exemple dans l'ex-Yougoslavie.
 
ML. Pensez-vous que l'ONU doive s'engager davantage dans les affaires internes de pays comme l'ex-Yougoslavie pour tenter d'y arrêter l'effusion de sang, comme ce fut le cas en Somalie ?
BC. Très certainement. Je pense que l'ONU a un rôle très particulier à jouer. Je suis consterné et profondément attristé par le fait que l'ONU et l'Europe soient restés sur la touche à regarder les combats fratricides en Croatie et en Bosnie. Ces atrocités auraient pu être évitées par une position plus ferme de l'ONU. L'ONU et l'Europe auraient dû se trouver là-bas dès le début, pour assagir les Serbes et obtenir une solution, à l'amiable, aux véritables problèmes que sont l'indépendance, les minorités, etc. Ces problèmes devraient-être discutés dans le cadre de l'ONU dont c'est le rôle. L'ONU doit le comprendre et le mettre en pratique. De ce point de vue, elle a raté le coche.
 
ML. On a relaté dans Partage International qu'il y avait à travers le monde un glissement du pouvoir des formes de gouvernements centralisés vers des formes plus locales de contrôle des systèmes politiques. Avez-vous conscience de cela, et dans ce cas, comment cela coïncide-t-il avec la mondialisation des problèmes et le besoin d'approches mondiales pour les résoudre ?
BC. Je ne dirais pas que cela se produit, mais que c'est l'idéal vers lequel nous devrions tendre. Le rôle des gouvernements est de créer les conditions pour que les peuples puissent vivre en paix avec suffisamment de nourriture, de logements, de santé, d'éducation, etc. Le rôle des gouvernements n'est pas d'imposer une idéologie aux peuples. C'est jusqu'à présent ce qui s'est produit, que cette idéologie soit le communisme, la démocratie, le capitalisme ou le fascisme. Ces temps sont révolus. Nous observons actuellement la fin de l'endoctrinement politique et du totalitarisme. Les besoins des peuples en matière de liberté, de progrès individuel et d'auto-détermination doivent être étudiés au niveau local par eux et avec eux. Le seul moyen pour le peuple d'influencer les événements de sa vie nationale, consiste à agir sur les administrations locales. Nous devons développer un système gouvernemental dans lequel les gens soient directement impliqués.
La plupart des individus, dans les pays dits démocratiques, votent pour des représentants locaux ou nationaux. Mais s'ils participaient réellement à la vie locale, leurs besoins pourraient être satisfaits localement. Le gouvernement central n'aurait plus à intervenir au niveau local. Les gouvernements les plus conservateurs ont, en principe, la réponse, en affirmant ne pas vouloir s'impliquer dans la gestion quotidienne des affaires locales : c’est là la théorie, car dans la réalité, c'est le contraire qui tend à se produire, pour des raisons politiques. Au Royaume-Uni, notre actuel gouvernement conservateur est le gouvernement le plus centralisé que nous ayons jamais eu : l'administration locale y est bridée par le gouvernement central, dans presque tous les domaines. Il n'y existe pour ainsi dire, pas de gouvernement local indépendant ; la participation y est presque nulle. Sans participation, il ne peut y avoir d'auto-détermination. L'auto-détermination, la liberté d'expression individuelle, la liberté de vivre sa vie, la véritable liberté, n'existent, dans le vrai sens du terme, nulle part dans le monde.
 
ML. La participation sera-t-elle la clé des futures structures politiques ?
BC. Je pense qu'elle est essentielle. Sans elle il ne peut y avoir de liberté. La liberté dépend de la participation. Il n'y a nul besoin de professionnels pour diriger un pays ou les affaires locales. Les gens savent d'eux-mêmes de quelle sorte d'administration locale ils ont besoin pour résoudre les problèmes de logement, de santé, d'éducation, etc. Le rôle du gouvernement à l'échelon national est de gérer les rapports avec les autres nations, de superviser la défense, les transports, et le bien-être général, de créer ainsi les conditions dans lesquelles l'administration locale peut mener à bien son travail d'épanouissement des individus.
 
ML. Voyez-vous, dans un proche avenir, l'évolution de différents types de structures politiques aptes à satisfaire les besoins croissants des peuples en matière d'auto-détermination, de participation et de liberté politique ?
BC. Nous avons été les témoins de la fin du « communisme » imposé. Mais je ne pense pas que le véritable communisme ait jamais été expérimenté ; en URSS, existait une sorte de capitalisme d'État. Naturellement la population protesta, du fait que les patrons, l'élite du parti communisme — une toute petite minorité — jouissait d'un niveau de vie que personne d'autre ne pouvait s'offrir. Le peuple, envieux, fut seulement très satisfait de voir la fin du système. Il était dans la gène, vivait une vie terne et uniforme. Or, dans la vie, il faut de la couleur et de la variété ; eux n'en avaient pas. Ils n'en auront pas davantage sous le régime de M. Eltsine, celui-ci utilisant un programme fondé sur les forces du marché, qui a échoué en Occident.
A l'Ouest, nous sommes plongés dans une crise économique majeure qui va se répercuter dans l'ex-Union soviétique. Le peuple russe souffre actuellement des maux d'une économie fondée sur le marché. Comme tous les autres peuples, il recherche la liberté de s'exprimer, et il ne l'obtient pas. Il ne l'obtiendra pas plus avec le capitalisme qu'avec le communisme. La liberté proviendra de la fusion de ce qu'il y a de mieux dans le capitalisme et dans le communisme, une sorte de démocratie sociale ou de socialisme démocratique, dans lequel ce qui touche à la collectivité appartient à cette collectivité et est administré par elle, et ce qui touche à l'individu est laissé à l'individu. Il ne s'agit pas d'un choix entre l'un ou l'autre système, mais de la fusion des deux.
 
ML. Verra-t-on des non-politiciens venir au pouvoir, tel que Vaclav Havel, qui est le dramaturge devenu président de la Tchécoslovaquie ?
BC. Je pense que oui. C'est précisément parmi les politiciens non-professionnels que nous trouverons les futurs leaders des peuples. Le peuple a d'énormes ressources inexploitées auxquelles il n'a jamais été donné la possibilité de s'exprimer. Si on crée des structures suffisamment ouvertes au niveau local pour permettre à tous (artistes, écrivains, femmes au foyer, enseignants, ingénieurs, auteurs, etc.) de parler pour l'ensemble, le peuple s'exprimera. Dans un gouvernement parlementaire, les lois politiques et économiques permettront aux besoins de la population de s'exprimer, à l'échelle nationale. Il faut deux niveaux de gouvernement, un local et un national. Les deux sont essentiels. L'un ne doit pas être considéré comme plus important que l'autre.
 
ML. Quand verrons-nous une accalmie dans la tempête des événements actuels ?
BC. Nous arrivons à une période de crise. Très bientôt cette crise culminera et nous en verrons alors le dénouement. De cette manifestation terrible et cruciale émergera une nouvelle société, une vie nouvelle pour l'humanité, fondée sur des idées complètement nouvelles et plus spirituelles.




Home PARTAGE SUR LES ONDES (2)

Injustice économique et agitation sociale : le partage est-il la solution ?

Interview de Benjamin Creme par Monte Leach

Monte Leach : Comme Share International l'a déjà souligné, près d'un milliard d'êtres humains vivent dans la pauvreté absolue. Dans les pays développés, la récession économique s'installe. Qu'est ce qui ne va pas ? Selon vous, quel est le problème ?
Benjamin Creme : Le problème principal vient du fait que notre civilisation arrive à son terme. Nous sommes aujourd'hui témoins de la chute de la civilisation qui a prédominé au cours des deux derniers millénaires et, parallèlement, témoins du processus qui conduit à la naissance d'une civilisation nouvelle. C'est la raison pour laquelle Maitreya se trouve dans le monde, pour nous inspirer et nous éduquer, pour nous guider dans la création des structures nouvelles, politiques, économiques et sociales, qui permettront de poursuivre notre évolution sur des bases justes.
Actuellement, le monde que nous connaissons est très divisé ; il est séparé en deux blocs : le monde développé et le tiers monde. Le monde développé usurpe et gaspille les trois quarts de la nourriture de la planète et 83 % de l'ensemble des ressources. Le tiers monde, tel qu'on l'appelle, doit se contenter de ce qui reste. Il en résulte que 38 millions de personnes, en ce moment, meurent de faim dans un monde qui dispose pourtant de larges surplus alimentaires. Ce surplus est évalué à environ 10 % par habitant. Personne ne devrait donc souffrir de la faim.
Il nous faut reconsidérer qui nous sommes, notamment dans notre relation à autrui. Maitreya affirme que la première étape à franchir pour résoudre ces problèmes est de comprendre que nous formons un tout, que nous sommes frères et sœurs d'une humanité unique. Nous devons acquérir ce sens de la globalité, le sentiment que nous ne formons qu'un peuple, qu'un groupe ; de ce fait, la nourriture, les matières premières, l'énergie, le savoir faire scientifique et l'accès à l'éducation appartiennent à tous. Ces ressources sont fournies pour que tous les peuples puissent évoluer correctement, en accord avec le plan qui soutient notre processus évolutif. Par conséquent, nous devons partager ces ressources plus équitablement.
Selon Maitreya, lorsque nous partagerons, nous créerons un monde juste et alors, seulement, la paix pourra régner. Il est venu pour nous montrer comment créer les conditions de la paix. Si nous n'acceptons pas le processus qui mène à la paix, le monde n'existera plus, car nous avons maintenant les moyens de détruire, plusieurs fois, toute vie présente sur cette planète. Nous disposons de l'arsenal nucléaire suffisant pour cela.
 
ML. La menace principale à la sécurité internationale n'est pas, comme vous le dites, l'arme nucléaire en soi, mais la tension qui sous-tend la situation économique.
BC. Selon Maitreya, ce qu'il appelle les «moteurs de la guerre» sont désormais éteints. La guerre froide est terminée. Personne ne croit plus que les États-Unis et la Russie vont se détruire mutuellement dans un holocauste nucléaire. Mais l'énergie qui permettait aux avions de s'envoler, ainsi qu'aux chars et aux troupes de se déplacer sur le champ de bataille, n'a pas disparu pour autant. C'est une force destructrice qui, selon Maitreya, a fait le tour du monde à la recherche d'un nouvel exutoire. Il déclare que cette force a trouvé un «nouveau nid». Ce «nouveau nid» est la commercialisation, basée sur les forces du marché qui, dit-il, reposent sur la cupidité humaine. Maitreya appelle les forces du marché les «forces du mal» parce qu'elles portent en elles les germes de l'inégalité. Elles permettent à une minorité de personnes d'atteindre un meilleur niveau de vie, aux dépens de millions d'autres qui subissent la privation. La commercialisation étreint tous les pays du monde, car le concept du marché prédomine partout, même dans l'ancien bloc communiste. Nous nous trouvons face à une situation où la tension est telle qu'elle contient les germes d'une troisième guerre mondiale. Et cette guerre détruirait toute vie.
 
ML. Nombre de personnes objecteraient que les forces du marché sont les «sauveurs de l'humanité». Beaucoup de pays s'entêtent dans cette voie, tant au sein du monde développé que dans le tiers monde. Ils disent : «C'est la seule voie de l'avenir. Le système communiste a échoué. Quel autre choix avons-nous ?»
BC. Le système communiste n'a pas échoué. Il n'a jamais été essayé. Il n'a jamais existé au sein du soi-disant bloc communiste. Il s'agissait plutôt d'une sorte de capitalisme d'État. Aujourd'hui, nous assistons à l'éclatement du système politique totalitaire — ce qui est différent du communisme — et à la transformation progressive du capitalisme. Selon Maitreya, la réunification des deux Allemagnes représente le symbole de la nouvelle situation économique, qui ne sera ni le capitalisme, ni le communisme. Cette réunification nous offre la possibilité de créer ce qu'il appelle une démocratie sociale ou un socialisme démocratique, quelque chose qui n'est ni le capitalisme classique, ni le communisme. Il affirme que cette forme deviendra finalement la norme, en Europe et dans le monde entier.
 
ML. Quel est le lien avec la notion de partage dont vous parliez ?
BC. Tant que nous ne partagerons pas les ressources et que la compétition sera agressive, nous ne pourrons créer cette nouvelle situation. La nourriture et l'ensemble des ressources mondiales suffisent pour couvrir les besoins de tous les êtres humains, mais les grandes nations — USA, Europe, Japon ainsi que deux ou trois autres — dominent totalement la scène, usurpent et gaspillent la plupart de ces ressources. Le solde de ressources disponibles est insuffisant pour subvenir aux besoins des autres, et leur prix d'acquisition trop élevé. Le tiers monde lutte pour son existence même. C'est pourquoi 38 millions d'hommes souffrent aujourd'hui de la famine.
Si une sécheresse sévit en Californie, en Floride, en Grande-Bretagne ou en France, par exemple, nous sommes capables d'acheter des produits alimentaires ailleurs. Des millions de personnes meurent, non pas à cause de la sécheresse, mais parce qu'elles n'ont pas les ressources financières nécessaires pour pallier les déficiences provoquées par la sécheresse. Si le système économique n'était pas basé sur une compétition, une cupidité et un égocentrisme, attisés par les forces du marché, nous pourrions redresser l'ensemble de la situation.
Pour Maitreya, tout gouvernement qui suit aveuglément les forces du marché conduit son pays à la destruction. Il affirme que cette civilisation est littéralement à bout de force. Elle arrive à son terme. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, n'est pas seulement une récession, ni une contraction de la production. Nous assistons à l'agonie de cette civilisation, car elle repose sur de mauvais principes. Les forces du marché présupposent que chacun parte du même niveau. Mais ce postulat est faux. Il n'y a pas deux pays qui soient au même niveau. Il n'y a pas deux individus qui partent du même point. Il existe des écarts considérables entre les différents niveaux de vie. Combien croient encore que le monde peut persister dans cette voie hideuse ? Combien de temps encore croira-t-on que les habitants du tiers monde pourront survivre ainsi ? La réponse passe par le partage, le partage des ressources.
 
ML. En d'autres termes, le système actuel va s'effondrer.
BC. Maitreya affirme que nous assistons actuellement à son effondrement. Il dit que c'est inévitable et qu'il se produira un krach boursier mondial, qui partira du Japon. C'est en 1988 que Maitreya a donné cette prédiction. Depuis, le marché boursier japonais a perdu 60 % de sa valeur. Selon Maitreya, c'est une bulle qui, inévitablement, éclatera. La manière dont cet événement se réalisera dépend de nous, mais la bulle doit éclater et évacuer toute la corruption ainsi que l'inégalité qui empêche l'épanouissement, comme il le dirait, de la réelle nature spirituelle intérieure de l'humanité. Nous gaspillons les ressources dont auraient besoin des millions de personnes à travers le monde, en les condamnant à une pauvreté forcée, à la misère et aux conditions dégradantes de la sous alimentation et de la famine.
 
ML. Vous voulez dire qu'il nous faudra nécessairement connaître la chute pour que les changements requis se produisent, faute de quoi il ne se passera rien ? Ne pourrions-nous prendre conscience des erreurs que nous commettons ?
BC. Beaucoup de gens voient ces erreurs. Je ne suis pas le seul à les mettre en évidence. Mais les gouvernements et ceux qui les maintiennent en place — d'énormes capitaux investis dans le monde entier, la cupidité, le protectionnisme — empêchent ces changements. Presque tout le monde admet que ces changements seraient utiles, mais probablement impossibles à mettre en œuvre. Selon Maitreya, si rien ne se produit, nous nous détruirons. Il affirme que seul l'effondrement de notre système économique, tel qu'il a fonctionné jusqu'à présent, nous fera acquérir un certain sens de la réalité et nous amènera à comprendre que nous ne pouvons indéfiniment poursuivre dans cette voie, alors qu'un tiers de la population s'octroie les trois quarts des réserves alimentaires du monde et 83 % des autres ressources. Le crime, la drogue et les troubles sociaux qui sévissent dans les pays développés sont le résultat direct de ce déséquilibre dans l'utilisation des ressources mondiales. Même la distorsion dans les tendances profondes de nos climats est la conséquence de ce déséquilibre créé par les constructions dysharmonieuses de la pensée humaine.
 
ML. Quand cet effondrement se produira-t-il selon vous ?
BC. Maitreya a affirmé que ce serait très prochainement. A l'évidence, la situation évolue actuellement au Japon. En 1989, la valeur de l'indice Nikkei se situait entre 38 000 et 39 000 à la Bourse de Tokyo. Aujourd'hui, cette valeur stagne autour de 16 000. Elle augmentera un peu et connaîtra une forte chute. Puis elle reprendra de la force et chutera à nouveau, échappant à tout contrôle, jusqu'à ce que même le gouvernement japonais ne puisse plus contenir les financiers. Ils se jetteront par les fenêtres, comme cela se passerait partout, face à une situation semblable.
 
ML. Et ensuite ?
BC. Maitreya indique que lorsque cela arrivera, les priorités de tous les gouvernements changeront. Il affirme que la priorité numéro un sera de fournir à chaque individu de quoi se nourrir ; ce sera la première nécessité. La seconde sera la fourniture d'un logement pour tous. La troisième l'accès à la santé, et la quatrième, l'accès à l'éducation. De quoi se nourrir, un abri, l'accès aux soins et à l'éducation, sont en effet des besoins essentiels : ils n'ont rien de superflu. A ce jour, ces quatre nécessités ne constituent des droits universellement acquis dans aucun pays — même pas aux États-Unis, qui est pourtant le pays le plus puissant et le plus riche actuellement. Quand ces quatre priorités seront observées, le monde en sera transformé, affirme Maitreya.
Maitreya affirme que l'humanité traverse une grande crise spirituelle : une crise d'identité qui nous amène à voir qui nous sommes réellement, en tant qu'êtres spirituels. En tant qu'âmes, nous formons un tout. Il n'existe pas d'âme séparée. Sur le plan physique, nous avons l'illusion d'être séparés, mais en fait nous sommes un. Dès lors, nous ne franchirons la prochaine étape de notre évolution que si nous établissons de justes relations entre les hommes. L'humanité doit désormais atteindre cet idéal spirituel.
La première étape est le partage des ressources de la planète ; si nous ne le réalisons pas, nous nous détruirons. C'est aussi simple que cela. Nous disposons du libre arbitre ; Maitreya n'interférera donc pas pour nous empêcher de nous détruire. Il nous présentera les alternatives suivantes : ou bien poursuivre nos habitudes basées sur la cupidité, l'égoïsme, les manières compétitives du passé et nous détruire à coup sûr ; ou bien accepter que nous sommes un et adopter le principe du partage, le mettre en œuvre, établir la justice dans le monde et en même temps obtenir la paix. Alors pourrons-nous commencer à construire, sous son inspiration, une civilisation brillante et merveilleuse comme le monde n'en a jamais connue.
 
ML. Comment cela fonctionnera-t-il exactement ? Les changements se produiront-ils à l'échelle nationale ? Par exemple, aux États Unis, dirons-nous : «Nous devons changer nos priorités ?» Ou bien ces changements auront-ils lieu à l'échelle internationale à travers l'ONU ou quelque autre forum ?
BC. Je dirais qu'il s'agit d'une combinaison des deux. Les Nations unies deviendront le principal lieu de débat dans le monde. Tous les problèmes d'ordre mondial y seront débattus et des solutions seront instaurées, afin de mettre en place le nouveau système. Une toute nouvelle agence des Nations unies sera créée spécialement pour superviser le processus du partage des ressources mondiales. Mais, j'insiste sur le fait que notre libre arbitre est total ; rien ne sera imposé à l'humanité. Lorsque l'humanité, de son propre chef, acceptera le principe du partage et demandera conseil auprès de Maitreya et de son groupe de Maîtres, qui s'apprêtent à revenir dans le monde (14 d'entre eux sont déjà présents), pour bâtir ce partage, alors nous verrons que le plan est déjà prêt. Un groupe d'initiés de haut niveau a travaillé, avec le concours des Maîtres, pendant de nombreuses années, à la conception de divers plans et programmes interactifs, capables de résoudre les problèmes de redistribution qui sont au cœur de nos difficultés économiques actuelles. Il s'agit véritablement d'un problème de redistribution des ressources. Cette redistribution résultera d'un changement de conscience. L'humanité se trouve à l'aube d'un grand changement de conscience et commence à percevoir sa relation avec le cosmos, avec la nature, avec ce qu'on appelle généralement Dieu, et cela d'une manière entièrement nouvelle. Maitreya affirme que chaque chose, chaque petite chose dans le cosmos, est interconnectée, qu'il n'existe aucune rupture à aucun niveau. Ce que nous faisons à nous mêmes, nous le faisons à la nature. Ce que nous faisons à la nature, nous le faisons à nous mêmes, comme à Dieu, parce que nous sommes des reflets, des points particuliers de conscience au sein de cette conscience totale que nous appelons Dieu.
A travers tout le cosmos, ce processus se déroule sans cesse ; chaque pensée, chaque action provoquent une cause. Les effets émanant de ces causes font notre vie. Si nous provoquons une explosion nucléaire souterraine, par exemple, cela engendre inévitablement un tremblement de terre. Chaque effet suit une cause qui l'a mis en marche.
Maitreya insistera particulièrement — et nous devrions le savoir déjà, nous avons eu des milliers d'années pour l'apprendre — sur le fait que tout, dans la création, obéit à la loi de cause et d'effet. Nous ne pouvons persister à créer de mauvaises conditions et espérer cependant que cela reste sans effet. Si nous créons les conditions du déséquilibre au sein d'un pays, le crime se développera fatalement. Renforcer la police ou l'armée ne résoudra pas le problème. Nous devons combattre le crime à sa source — c'est-à-dire là où se trouvent les inégalités et le déséquilibre. L'ensemble du processus évolutif tend vers l'unification, la fusion, la synthèse. Les forces du marché, qui reposent sur la division, la séparation et la compétition, agissent à l'encontre du processus évolutif. C'est pourquoi Maitreya les appelle «forces du mal». Elles ont leur place, mais seulement une place limitée. Lorsqu'elles sont suivies aveuglément, elles conduisent immanquablement à la destruction.
 
ML. Maitreya conseillera-t-il ouvertement l'humanité ?
BC. Maitreya prodiguera ouvertement ses conseils. Il se présentera comme l'Instructeur mondial, pour tous les groupes, religieux ou non. Les groupes religieux le considéreront comme l'instructeur qu'ils attendent — le Christ pour les chrétiens, le Bouddha Maitreya pour les bouddhistes, le Messie pour les juifs et les musulmans, Krishna pour les hindous — mais en fait, il est réellement un enseignant, un instructeur pour l'ensemble de l'humanité, nous montrant comment devenir ce que nous sommes, à savoir des êtres spirituels et, de ce fait, comment créer l'environnement dans lequel cette spiritualité peut s'exprimer. Il nous montrera que la spiritualité ne peut s'exprimer dans la division et la séparation, ni dans cette compétition basée sur les forces du marché.
 
ML. Si je suis un agriculteur américain par exemple, si je cultive la terre et que j'y consacre beaucoup de travail, ne devrais-je pas en retirer les bénéfices ? Le partage est une notion attrayante mais pourrons nous vraiment la mettre en pratique l'heure venue ?
BC. D'après Maitreya, nous le ferons. Il sait déjà que l'humanité est prête à partager et qu'elle acceptera le principe du partage. C'est pourquoi il peut être parmi nous.
Bien entendu, le paysan américain doit retirer le fruit de son travail, mais le pauvre paysan du Zaïre ou de Zambie devra, lui aussi, pouvoir profiter du travail éprouvant qu'il fournit. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Dans le monde développé, nous produisons tellement que nous dominons les marchés mondiaux. Nous abaissons le prix de nos denrées et, du fait de nos ressources, le prix des biens produits dans le tiers monde. Nous exigeons du tiers monde des matières premières et des produits à un prix qui ne leur permet qu'un niveau de vie très faible. Un milliard de personnes vivent au dessous du seuil de pauvreté et 38 millions d'hommes souffrent de la famine. Mais nous demandons pour nos ressources et notre production les prix les plus élevés que nous puissions exiger du marché mondial. Cela nous permet de maintenir ce qui n'est qu'un niveau de vie très artificiel. Aux États-Unis, en Europe et au Japon, les gens vivent sur le dos du tiers monde. C'est la réalité, que nous ignorons, en raison de notre fatuité, de notre suffisance. Selon Maitreya, la suffisance est la «source de tout mal».
 
ML. Pourtant, beaucoup de gens ne s'estiment pas suffisants, ici aux États-Unis. Lorsqu'une crise survient en Afrique ou ailleurs, nous fournissons aussitôt de l'aide et de la nourriture.
BC. Bien sûr, mais ce sont là des réactions individuelles. Dans chaque pays vous trouverez des personnes dont le cœur répond aux besoins des hommes. Mais il s'agit là d'interventions ponctuelles. L'humanité en tant que tout, à travers ses institutions et les différents gouvernements du monde, ne s'attaque pas à ces problèmes d'une manière globale. Nous n'élirions probablement pas un gouvernement dont la priorité serait de sauver les millions d'affamés, si ce programme entraînait une baisse du niveau de vie dans notre propre pays. Personne ne peut gagner des élections sur cette base, ou du moins, c'est ce que pensent les politiciens. Le temps approche où ils n'obtiendront plus aucun suffrage, s'ils n'affichent pas cette question en tête de leurs priorités.
Nous allons assister à la création, par Maitreya, d'une opinion mondiale focalisée, galvanisée, centrée sur le partage comme étant un droit divin. Maitreya déclare : «Lorsque vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère.» Il dit que les problèmes des hommes sont bien réels, mais qu'ils peuvent être résolus. La solution est entre nos mains. Il affirme : « Prenez les besoins de vos frères comme mesure de votre action et résolvez les problèmes du monde. Il n'y a pas d'autre voie. » Il galvanisera et renforcera l'opinion publique. Lorsqu'elle sera organisée, aucun gouvernement ne pourra lui résister. C'est cette opinion publique qui contraindra, finalement, tous les gouvernements du monde à accepter le principe du partage, car il deviendra évident que nous n'avons pas d'autre alternative. Nous devons partager ou mourir. C'est aussi simple que cela.
 
ML. Le pouvoir de décision viendra du peuple, et non pas d'un instructeur comme Maitreya.
BC. Exactement. Maitreya ne vient pas investi d'un pouvoir. Il vient avec le pouvoir d'inspirer et de guider, mais sans pouvoir autocratique. Il dit que, désormais, tous les gouvernements seront exercés par le peuple, pour le peuple. Cette tendance est déjà visible. Regardez ce qui s'est passé dans l'ex-URSS. Actuellement le chaos règne, mais qui a provoqué la chute du mur de Berlin ? Qui a ouvert l'Union soviétique à la glasnost ? M. Gorbatchev a été largement responsable de la fin de la Guerre froide et de la glasnost en Union soviétique. De tous les chefs d'État, il est l'un de ceux qui répond le plus positivement aux impressions mentales du Seigneur Maitreya.
Nous constatons que, dans l'humanité, les différents peuples sont galvanisés pour assurer la responsabilité de leurs propres vies. Au cours des dernières années, cela s'est produit dans le monde entier. Les dictateurs du monde s'en vont. C'est pourquoi l'Union soviétique s'est désagrégée — non pas à cause de la fin du communisme, mais par la chute du totalitarisme politique, ce qui est différent.
Nous constatons également l'effondrement du totalitarisme économique. Le système économique, largement basé sur les forces du marché, approche de son terme. Un troisième totalitarisme doit encore céder — le totalitarisme religieux. Le totalitarisme religieux atteint l'apogée de son pouvoir. Nous le voyons dans la montée des groupes fondamentalistes dans toutes les religions, même au sein des confessions bouddhistes et hindouistes généralement tolérantes. Il s'exprime puissamment dans l'Islam moderne ainsi que dans la chrétienté. Il sera le dernier à disparaître, mais en fin de compte, le totalitarisme des Églises prendra fin. Alors l'humanité connaîtra, pour la première fois, la liberté politique, la justice économique, et la liberté de pensée et de croyance.






Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.