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Accueil > Revue Partage > année 1993

Extraits de la revue
Partage international

Décembre 1993 - N° 64

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews




L'article du Maître

Home L’heure fixée par le destin

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
A l’approche de l’heure fixée par le destin, l’humanité attend le Messager. Déjà, à travers le monde, retentissent des signaux confirmant la présence, parmi nous, de Celui qui est attendu. Le rêve de toujours, ce rêve inaccessible, devient réalité. Soudain, beaucoup sentent leur cœur s’embraser d’un nouvel élan d’espérance, et leur regard se tourne vers l’événement crucial de notre temps.
 
L'importance des signes
 
Dans le monde entier, les signes ont accompli leur tâche. De plus en plus, les hommes en mesurent toute importance, et remercient le Ciel du réconfort qu’ils leur apportent. Une joie nouvelle emplit le cœur de ceux qui connaissent la vérité, ceux qui savent que le Messager se tient prêt à apparaître au grand jour, n’attendant que l’appel pour commencer sa mission. Bientôt cet appel retentira, bientôt une ère nouvelle commencera.
 
Jusqu’à ce jour, certains seulement, parmi les plus sensitifs, ont à juste titre pressenti sa présence ; mais d’ici peu, des millions d’hommes reconnaîtront, sur la foi de leur expérience, que le Fils de l’Homme est de retour, que le Seigneur de l’Amour est ici. Les hommes afflueront dans les temples pour rendre grâce à Dieu. Ainsi en sera-t-il, ainsi s’accomplira la première phase du Plan.
 
Le franchissement d'une étape
 
Les nouvelles circulent vite, du moins le devraient-elles lorsqu’elles vont droit au cœur des hommes. Pourtant, depuis longtemps, beaucoup rejettent ce qui pourrait leur donner un regain d’espérance. Par aveuglement spirituel, ou par crainte d’une déception, les hommes refusent la réalité de ce qui se passe sous leurs yeux. Ils ignorent la rapide transformation du monde, le fait que l’impossible s’est réalisé, que la peur de l’anéantissement s’est effacée de leur esprit.
 
Aujourd’hui, beaucoup prêtent attention aux merveilles qui nous entourent et se tournent vers leurs semblables, cherchant un moyen de les aider. A la surprise générale, une vague de nouveaux miracles déferlera sur le monde, préparant les hommes à reconnaître que le Grand Seigneur est parmi eux. Ceux qui vivent dans la crainte apprendront que « fin des temps » n’est pas synonyme d’annihilation finale, mais plutôt de franchissement d’une étape dans l’évolution cosmique de la Terre. Une tolérance et une ouverture nouvelles feront leur apparition, ouvrant ainsi un chapitre plus heureux de l’histoire humaine.
 
Des joies plus simples
 
Préparez-vous au monde nouveau. Ne rejetez pas l’inconnu. De véritables prodiges inonderont les hommes de leurs bénédictions. Ceux qui ont l’esprit étroit ou le cœur endurci connaîtront un temps la peur, mais toutes les haines finiront par fondre à la flamme de l’amour de Maitreya.
 
N’ayez nulle crainte pour l’avenir de la Terre. A l’ignorance actuelle succédera une nouvelle et meilleure gestion des affaires humaines, et une plus grande stabilité s’ensuivra. Des joies plus simples et plus vraies s’empareront du cœur des hommes, dissipant l’actuel sentiment de malaise. Les hommes en viendront à se connaître tous en tant que frères et, par un partage équitable, à transformer la vie humaine. Ainsi en sera-t-il, ainsi les hommes connaîtront-ils les secrets de l’univers et, s’élançant vers les étoiles, prendront-ils possession de leur héritage en tant que Fils de Dieu.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.

 





Home Parier sur le retour du Christ

The Sun, G.-B.

Colin Pepler est bien résolu à gagner 35 000 livres sterling, pour avoir parié chez le bookmaker William Hill que le retour du Christ se produira effectivement. Durant de nombreux mois, C. Pepler avait pressenti l’approche de cet événement. Il avait donc parié 35 £ à 1 000 contre un. Quelques semaines plus tard, alors qu’il regardait un match de football, il fit un rêve éveillé. Il savait que le retour du Christ avait eu lieu. « C’était comme si quelqu’un m’avait implanté l’idée dans la tête... et je savais que chacun pourrait le voir », a-t-il déclaré.

C. Pepler se rendit alors chez le bookmaker William Hill pour réclamer ses gains; confirmation de l’événement fut demandée à l’archevêque de Canterbury qui répondit par la négative. Mais C. Pepler persiste : « Je ne renonce pas. J’ai vu si clairement le retour du Christ dans mon esprit. » Précisons à l’attention de nos lecteurs que la cote est tombée à 500 contre un.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'expérience vécue par M. Pepler était l'œuvre de Maitreya, qui connaissait l'existence de ce pari et savait la publicité qui en serait faite.


Home Conférence de presse à Londres

par Benjamin Creme

A l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue à Londres le 26 octobre 1993, Benjamin Creme a présenté les dernières informations concernant l’émergence de Maitreya, et a répondu aux nombreuses questions posées par des journalistes très intéressés.

Il a rappelé la série extraordinaire de prévisions émises par Maitreya, mettant en évidence la loi de cause et d’effet. Dans le monde entier, les médias intrigués ont constaté la réalisation successive des prévisions annoncées. M. Creme a communiqué d’autres prévisions, et a annoncé que la dernière prévision de Maitreya, devant encore se réaliser – « un krash boursier international prendra naissance au japon » – était maintenant imminente.

Il a ajouté qu’en raison du bouleversement économique qui suivrait cet événement, sur le point de se produire, Maitreya voulait se présenter le plus tôt possible, afin de pouvoir limiter l’ampleur du chaos et, en ces temps agités et pourtant plein d’espoir, guider et inspirer l’humanité dans son évolution.

Pour cette raison, entre autres, Maitreya est prêt à apparaître – lorsqu’on le lui demandera – par l’intermédiaire d’un éventail de médias plus vaste qu’il n’était possible jusqu’ici. Maitreya prendra en considération toute invitation qui lui sera adressée, en vue d’une interview, par des organes de presse ou des émissions importantes. Les médias du monde entier se trouvent là devant une nouvelle occasion, inattendue, un nouveau défi à relever, dont les journalistes présents furent les premiers à être informés.





Point de vue

Home Ethique et aide conditionnelle

par Julius Nyerere IPS

En raison des conditions liées à l'aide internationale, les pays pauvres d'Afrique deviendront bientôt les champions du libre-échange dans le monde. Cependant, la cruelle réalité est que les pays africains — et le peuple africain — sont tributaires d'un marché mondial dominé par les nations les plus riches, qui fixent elles-mêmes les prix d'achat et de vente.

Les pays africains ne sont pas seulement sous-développés. Ils sont également pauvres. Leurs gouvernements ont pour tâche de distribuer cette pauvreté, aussi équitablement que possible, tout en tentant d'investir pour un avenir meilleur.

Sur quelles bases faut-il distribuer la nourriture disponible? En période de famine, faut-il également consacrer des ressources pour la défense, le maintien de l'ordre, ou l'organisation d'élections libres? Doit-on se procurer de l'insuline, afin d'éviter la mort d'un malade, ou faut-il acheter des médicaments contre le paludisme, qui peut provoquer des ravages? Les fonds et la main d'œuvre qualifiée doivent-ils être orientés vers la production de biens de consommation, ou être investis pour le futur?

Voilà le genre de dilemme qui se pose aux gouvernements des pays pauvres, où les ressources matérielles et humaines sont tout simplement insuffisantes pour couvrir les besoins élémentaires. Nos pays n'ont pas d'autre alternative que de progresser pas à pas.

Ceci est rendu encore plus difficile du fait des politiques «libérales». Comment être compétitif sur le marché mondial d'aujourd'hui, lorsqu'on cultive à la main de petits lopins de terre, ou qu'on fabrique des biens dans des usines à faible intensité capitalistique. Bien que la seule solution, à mon avis, soit de s'orienter vers une politique d'auto-suffisance, il nous faut cependant comprendre les limitations que cela implique. En effet, faute d'avoir compris cette réalité, l'Afrique et le tiers monde a trop emprunté, encouragés par des banquiers zélés, et se retrouve maintenant sur-endetté. En outre, les taux d'intérêts ont grimpé.

Tout Etat souverain d'Afrique possède théoriquement le droit d'organiser son économie comme il l'entend. Mais dans cet âge technologique, il ne peut s'isoler du reste du monde. Les pauvres, en particulier, ne peuvent échapper au contrôle exercé par les pays riches et par les multinationales. Il n'existe qu'un seul marché mondial. Ainsi, bien que le prix d'exportation du café soit le même partout — fixé par des intermédiaires et des spéculateurs, et non en fonction du coût de production ou du prix que le consommateur serait prêt à payer —, le prix des tracteurs et autres biens manufacturés est basé sur des «coûts de production» incluant le niveau de vie des travailleurs des pays développés, et les profits exigés par ceux qui détiennent les capitaux.

Il n'est donc pas surprenant de voir les termes de l'échange des pays les moins développés se détériorer d'année en année. Durant la dernière décennie, l'Afrique a davantage exporté en volume, mais elle a aujourd'hui moins d'argent pour payer des produits toujours plus chers, provenant du Nord.

En outre, lorsque nos pays sont en mesure de produire quelques biens manufacturés, il se trouvent confrontés aux tarifs imposés par les nations riches, ou aux «quotas» (comme c'est le cas pour les vêtements de coton), ou encore à de soi-disant «accords volontaires», restreignant leurs exportations. S'ils subventionnent leurs exportations, à titre de compensation, ils sont rapidement informés que ceci est contraire au dernier accord du FMI, sans l'aval duquel aucun pays riche ne leur accordera plus ni crédit, ni aide.

Je ne trouve pas éthique qu'une aide soit assortie de conditions; dans tout Etat souverain, le peuple doit être autorisé à organiser ses propres affaires comme il l'entend. Le FMI et la Banque mondiale sont censés appartenir à tous leurs membres, et ont pour but de promouvoir la stabilité et le développement économique international. Leurs chartes ne leur donnent pas le droit de dicter les politiques des demandeurs de fonds.

Pourtant, afin d'obtenir l'aval du FMI, un pays en voie de développement doit accepter de dévaluer massivement, de mettre fin au contrôle des prix, de supprimer les subventions, de «libéraliser» ses importations, et de réduire ses dépenses publiques, afin d'accorder la priorité au remboursement de la dette. De nos jours, il est aussi demandé que le pays ait un «bon» gouvernement (selon les critères du Nord).

Ainsi, même lorsqu'un pays se trouve en réelle difficulté, les négociations avec le FMI ne portent que sur la manière dont ce pays doit se conformer aux règles dictées par l'économie orthodoxe du Nord. Et ce pays découvre ensuite que le montant de l'aide alloué par la plupart des pays donateurs, a été réduit, et qu'il le sera plus encore.

Un gouvernement demandeur d'aide se verra donc très souvent obligé de réduire ses allocations de santé, d'éducation et de nourriture, pour se conformer aux conditions imposées par le Nord. Mais immédiatement après, ce même gouvernement devra augmenter le budget de la police et de l'armée, pour se défendre contre les protestations des pauvres. Ces programmes anti-populaires profitent en général aux riches et aux personnes corrompues. Entre temps, les négociateurs du FMI et de la Banque mondiale sont rentrés à Washington, et les membres du gouvernement demandeur deviennent les victimes de décisions virtuellement imposées.

Il est facile de critiquer les gouvernements africains, et je n'ignore pas leurs erreurs, ou leur fréquente corruption. Cependant, sauf dans certains cas extrêmes, cela ne représente qu'un facteur d'aggravation d'une situation déjà impossible. Aucun gouvernement, qu'il soit révolutionnaire, réactionnaire ou simplement un «bon gouvernement», ne peut éviter le fait que lorsque le prix de ses exportations s'effondre, la richesse du pays diminue.

Récemment, Edward Jaycox, vice président pour l'Afrique de la Banque mondiale, a déclaré que la banque n'imposera plus ses plans aux 30 pays africains auxquels elle prête de l'argent, et que les projets financés ne seront plus dirigés depuis Washington, comme par le passé. C'est une bonne nouvelle. J'espère que cela annonce la fin du «Washington sait mieux que vous»; mais l'expérience m'oblige à penser que le FMI et la Banque mondiale continueront à promouvoir les mêmes stratégies injustes et désastreuses sur le plan économique, face à nos difficultés économiques et à nos besoins de développement.





Signes des temps

Home L'image de la Vierge sur une voiture

Source : Wall Street Journal, E.-U.

Une image de la Vierge Marie est apparue à Elsa, au Texas, sur une Chevrolet Camaro marron de 1981, apartenant à Dario Mendoza. L'image est apparue sur l'aile arrière gauche. Lorsque la famille Mendoza et leurs amis ont remarqué cette image pour la première fois, ils furent si bouleversés que plusieurs d'entre eux ont dormi dehors, cette nuit-là, afin de rester à proximité.

Le lendemain matin, D. Mendoza fut envahi par le doute. Il lava sa voiture. L'image ne fit que s'agrandir. Les journaux locaux s'emparèrent aussitôt de l'histoire, et la foule accourut voir l'image de la Sainte Vierge. Des visiteurs vinrent prier, apporter des fleurs, chanter, certains laissant des petites prières écrites afin de demander l'aide de la Vierge. Le flot des pèlerins continue à affluer, jour après jour.

Lorsque D. Mendoza, travailleur saisonnier, dut se rendre en Louisiane pour la récolte du coton, il réalisa qu'il ne pouvait utiliser sa voiture — qui se trouvait à présent au centre d'un petit sanctuaire. Il fit donc de l'auto-stop pour rejoindre les champs de coton.

L'Eglise se refuse à tout commentaire. Elle ne fit pas davantage de commentaires lors de l'apparition d'une image de la Vierge, sur un peuplier de Virginie situé en face d'une pension de famille, près de Brownsville, au Texas. La famille Mendoza explique qu'elle ne sait pas pourquoi la Vierge a choisi la voiture de Dario pour faire ce miracle.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cette image, authentique, a été créée par le Maître qui fut la mère de Jésus.


Home Miracle à Mexico

Source : Associated Press

A 1 h 55, dans la nuit du samedi au dimanche 24 octobre 1993, un tremblement de terre d’une amplitude 6,8 sur l’échelle de Richter a réveillé les 18 millions d’habitants de la ville de Mexico. La terre a tremblé pendant deux longues minutes.

Aucune victime, ni aucun dommage, ne furent pourtant à déplorer. La seule perturbation signalée fut une coupure de courant dans certains endroits de la capitale.

Les communiqués de presse ont indiqué : « On s’explique mal comment le tremblement de terre, survenu dimanche, a fait aussi peu de dégâts. »

En 1985, une secousse sismique d’amplitude 8,1 sur l’échelle de Richter avait fait 10 000 morts, à Mexico et dans la périphérie.

Le Maître de Benjamin Creme a déclaré que cette absence « extraordinaire » de dégâts était due à Maitreya, qui a agi en tant qu'agent d'intervention divine.



Faits et prévisions

Home L'économie japonaise en plein marasme

Source : Diverses

« Comme nous l’avons déjà annoncé (en 1988, dans Partage international), un krach boursier prendra naissance au Japon, pour s’étendre ensuite au monde entier. Maitreya affirme à nouveau que l’effondrement de la Bourse est inévitable. Le marché boursier est tel une bulle de savon sur le point d’éclater. » (Le collaborateur de Maitreya, Partage international, mai 1989.)

Au cours des 14 derniers mois, le Japon a tenté de dynamiser l’économie de l’Extrême Orient, en y injectant quelques 290 milliards de dollars. A ce jour cependant, cet investissement n’a produit aucun effet significatif. La Banque du Japon affirme même : « L’économie est en plein marasme. » (Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne)

Longtemps considéré comme un événement impossible au Japon, le chômage massif devient une perspective de plus en plus probable, car la récession économique se prolonge. Le Japan Digest affirme que « certaines estimations évaluent le sureffectif salarial à un million ou à un million et demi de personnes. » D’autres analyses avancent que deux administratifs sur trois ne sont pas utiles à leurs employeurs. D’autre part, près de 1,2 million d’emplois pourraient disparaître du fait des délocalisations engagées par les fabricants japonais, vers des pays à faible coût de main d’œuvre.
La situation économique globale est réellement mauvaise. Au cours du troisième trimestre de cette année, l’économie japonaise s’est contractée à un rythme de 2,6 % l’an et les faillites ont progressé. A l’opposé, tous les paramètres de la consommation, de l’investissement et des exportations étaient à la baisse. « Tout va dans le mauvais sens », résume un économiste japonais réputé. (Sources : San Francisco Chronicle, Seattle Time, E.-U.)




Home Changement d’atmosphère au Moyen-Orient

« Les Palestiniens auront leur propre pays. » (juin 1988)

« Les Israéliens tendront pour la première fois une main amicale aux Palestiniens, qu’ils appelleront frères. » (juin 1989)

« Un scénario de paix fera suite au conflit du Golfe…

« Les pourparlers de paix sur le Moyen-Orient s’intensifieront... » (janvier/février 1992)

Israël a libéré près de 700 prisonniers palestiniens, montrant ainsi sa volonté de mettre en œuvre le plan de paix signé récemment. Parmi ces prisonniers, se trouvaient des femmes, des adolescents, des personnes âgées et des malades.

Depuis la signature de l’accord historique à Washington, il s’est produit un subtil changement d’atmosphère en Israël et dans les territoires occupés, selon certains résidents. L’exemple de Jérusalem est édifiant : dans la partie orientale de la ville, les rues sont couvertes de drapeaux palestiniens et de portraits de Yasser Arafat, autrefois interdits. Les Israéliens qui se rendent sur les marchés arabes sont plus nombreux qu’il y a six ans, lors du déclenchement de l’insurrection; et les arabes achètent davantage dans les magasins juifs. Comme le dit un commerçant : « La tension ne s’est pas complètement dissipée, mais elle a vraiment diminué. » Le signe le plus visible de ce changement d’atmosphère vient peut être de la décision qu’ont prise les responsables des négociations israéliens et palestiniens de quitter leur hôtel de Taba en Egypte, pour effectuer une promenade le long de la plage avoisinante. Ces deux négociateurs ont encore plus surpris les observateurs, lorsqu’ils se sont assis à une table de pique-nique dominant la plage, pour converser amicalement en buvant un jus d’orange.




Home Élections au Swaziland

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

« Les gouvernements s’imposant par la force disparaîtront. Les politiciens deviendront les serviteurs des hommes, non leurs maîtres. » (octobre 1988)

Pour la première fois depuis 20 ans, des élections libres se sont déroulées dans le royaume du Swaziland. Dans ce pays du sud de l’Afrique qui s’était affranchi du dominion britannique en 1968, les dernières élections datent de 1972. Le dirigeant de l’époque, le roi Sobhuza, n’avait pas toléré l’opposition à son autorité, et avait révoqué le Parlement. Depuis lors, le pays vivait en état d’urgence. 




Home Pas de missiles nucléaires pour la Grande-Bretagne

Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (juin 1989)

Le gouvernement britannique a abandonné son projet de développement d’un missile nucléaire tactique de moyenne portée. Il économisera ainsi près de 15 milliards de livres sterling sur le budget de la Défense.




Home Prémisses de démocratie au Pérou

« L’« aura » de la démocratie va commencer à se répandre dans toute l’Amérique latine. Même au Pérou, la situation apparemment insoluble s’améliorera. » (novembre 1988)

L’organisation terroriste pro maoïste du Sentier lumineux semble être en déroute. Ses guérilleros se rendent d’eux mêmes par centaines aux autorités, suivant ainsi les recommandations de leur chef, Abimael Guzman, arrêté l’année dernière. Tùpac Amaru, l’autre organisation de guérilla au Pérou, avait déjà cessé toute activité, dès le milieu de cette année. La guérilla engagée par le Sentier lumineux, en 1980, a coûté la vie à près de 30 000 personnes, et a causé un manque à gagner économique d’environ 20 milliards de dollars.




Home Démocratie et censure

Source : The Independent, G.-B.

« La manière dont les gouvernements essaient d’interdire à ceux qui sont en colère – quelqu’en soit la raison – de s’exprimer, en promulguant des lois et de règlements, occasionnera des meurtres et des explosions qu’aucune armée ne pourra arrêter. Il est du devoir du gouvernement, qui administre la population, de s’assurer que tous les sentiments des individus sont représentés, qu’ils ne sont pas étouffés. Sinon, il n’agit ni au nom de la démocratie, ni comme le ferait un véritable gouvernement. » (décembre 1988)

Dans son récent article consacré à l’Irlande du Nord, paru dans le journal britannique The Independent, David Miller, membre du Groupe d’étude sur les médias de l’Université de Glasgow, condamne la censure imposée par le gouvernement britannique sur l’interview, le 19 octobre 1988, de onze organisations irlandaises, dont Sinn Fein, l’aile politique légale de l’IRA. Les attentats et les meurtres perpétrés par l’IRA se sont poursuivis, a-t-il déclaré, et le récit vague et confus produit par la censure, a réellement empêché que davantage de voix critiques ne se fasse entendre. Ann Clwyd, député travailliste, a déclaré : « La manière avec laquelle une société démocratique traite les menaces de terrorisme touche directement le cœur de sa constitution. La tolérance de l’intolérable est l’empreinte d’une démocratie... Le problème n’est pas de savoir qui a raison; la clé du problème consiste à avoir le droit d’être odieusement dans l’erreur... Une constitution écrite et une Déclaration des droits ne rendraient pas toute décision facile à prendre. Néanmoins, elles permettraient à chaque génération d’apprendre la valeur d’un mode de vie démocratique. Elles érigeraient des limites à ce qui n’est pas constitutionnel. La censure dépasse cette limite, et elle devrait être supprimée. » Tom Hartley, président du Sinn Fein, a ajouté : « La censure a pour postulat que le public est trop immature, naïf et inintelligent pour assimiler les divers arguments avancés par les différentes parties prenantes au conflit. Cependant, les censeurs ne peuvent éluder la réalité. Ils ne peuvent que modeler sa perception. Ils peuvent dissimuler les faits et les effets du conflit. Ils ne peuvent cacher l’existence même de ce conflit... La liberté d’expression, la liberté d’information et un dialogue sans exclusion sont des ingrédients vitaux pour la recherche de la paix. »




Home L’environnement

« L’environnement deviendra la question prioritaire dans le monde entier. » (juin 1989)

Collaboration germano-mexicaine – Le ministre allemand de l’Environnement, M. Topfer, vient de signer un accord de coopération avec le Mexique, dans le domaine de la protection de l’environnement. Cet accord prévoit des échanges d’experts, de données et d’informations. (Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne)
Le Conseil des ministres allemand a voté une loi permettant aux citoyens et aux entreprises d’obtenir gratuitement toute information disponible sur l’environnement. Le ministère de l’Environnement espère que cette facilité entraînera un meilleur dialogue sur certains projets controversés. (Source : Franckfurter Rundschau, Allemagne)

La capitale mondiale des arbres – Grâce à un projet de loi présenté au Parlement par le Département britannique pour l’environnement, Londres va devenir « la capitale des arbres ». De nombreuses rues de la ville seront réaménagées grâce à l’implantation d’arbres, notamment les grandes artères de la City et du West End. Des platanes, des tilleuls et de jeunes chênes seront plantés. (Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne)

Ralentissement de l’abattage des arbres au Brésil – La Cour de justice de Brasilia a interdit tout abattage dans une zone de 36 000 km2 située dans la province du Para. C’est la première fois qu’un tel arrêté est promulgué au Brésil. C’est également « la première fois qu’un tribunal brésilien reconnait que l’industrie du bois empiète illégalement sur le territoire d’une réserve indienne », a déclaré Juliane Santilli, représentante de l’Organisation de protection des Indiens. (Source : Süddeutsche Zeitung, Allemagne)

Recyclage du gouvernement américain – Le gouvernement américain devient écologique. Le président Clinton a modifié la politique d’achat de l’administration. Ainsi, les formulaires de déclaration fiscale devront être imprimés sur papier recyclé. De même, les véhicules de l’administration devront utiliser du carburant à indice d’octane élevé. Par ailleurs, tous les achats de l’administration fédérale s’effectueront à partir d’une sélection de « produits préférables sur le plan écologique ». Pour sa part, la Poste a annoncé une importante campagne de recyclage des envois non délivrés.
Le décret loi de B. Clinton réforme les modalités d’achat, afin de valoriser les produits recyclés et, particulièrement, le papier, le carburant et les pneus. De plus, l’Agence pour la protection de l’environnement s’est vue assignée la responsabilité de créer une liste exhaustive de « produits préférables sur le plan écologique », tels que les détergents non toxiques et les produits dont le conditionnement respecte l’environnement. La nouvelle politique devrait contribuer à réduire l’abattage, car le gouvernement américain consomme actuellement 300 000 tonnes de papier par an, soit 2 % du marché national. Actuellement, moins de 10 % de cette quantité contient des matériaux recyclés. (Source : Associated Press)

La plus grande réserve animale du monde – En décidant de la protection du Parc provincial Tatshenshini-Alsek, le gouvernement de la Colombie Britannique vient de créer la plus grande réserve naturelle sauvage du monde. En effet, ce parc jouxte le Parc national canadien de Kluane situé dans le Yukon, ainsi que les parcs du Wrangell Saint Elias et du Glacier Bay, en Alaska. L’ensemble constitue une zone de 100 km2, permettant de développer un nouveau type de coopération en matière biologique.
Edgar Rayburn, ancien président du club Sierra, a qualifié cette réserve de « répertoire génétique pour la nature et sanctuaire pour les systèmes naturels. » Le parc possède de vastes étendues d’épicéas et de forêts riveraines, de glaciers bleutés et de sommets alpins. Il abrite nombre de loups, d’ours, de corbeaux, de saumons, de caribous et d’aigles. « Notre planète ne dispose d’aucun endroit comparable », a affirmé E. Rayburn. (Source : San Francisco Chronicle, E.-U.)





Citation

Home Extrait du message n° 44

par Maitreya

« Ma présence provoque de tels changements dans le monde,
que le fait de mon existence sera bientôt établi.
Les hommes se demanderont: comment se peut-il,
d'où brille cette nouvelle lumière ?
Les anciennes divisions se fondront pour former un tout.
Les fils des hommes sentiront une lumière plus puissante et,
tournant leur visage vers elle,
ils me trouveront prêt à les guider.
Il en sera ainsi. »





Courrier des lecteurs

Home « Ouvre le canal de guérison. Laisse entrer la lumière »

Cher Monsieur,

A la fin du mois de février de cette année, je me suis trouvée à nouveau clouée au lit par la grippe. Il m’arrivait souvent d’être malade, de souffrir d’insomnies et de me sentir très faible. Alors que j’étais assise dans mon lit, j’entendis une voix me dire, dans ma tête : « Ouvre le canal de guérison. Laisse entrer la lumière. » Un rien étonnée, je fis de mon mieux pour visualiser un rayon de lumière me pénétrant par le sommet de la tête. Je commençai alors à aller mieux. Je fus debout le lendemain et me sentis de mieux en mieux. En fait, je me sentais étonnamment bien. Je réalisai que je ne m’étais jamais sentie en aussi grande forme, si pleine d’énergie et en harmonie avec tout. Le mercredi 3 mars, dans ma chambre, j’éprouvai soudain le besoin de m’agenouiller et de dire « merci » pour ce cadeau merveilleux. Je n’avais plus prié depuis mon enfance. Dès l’instant où je fermai les yeux, je vis un visage, tellement baigné de lumière que je parvenais à peine à en discerner les traits; mais il était également entouré de lumière, de sorte que l’on pouvait vaguement distinguer un visage masculin, garni d’une barbe. Cette vision s’accompagna des sentiments les plus merveilleux d’accueil, d’amour et de béatitude. C’est très difficile à décrire, mais c’était d’une félicité extrême. Je ne pourrais dire si cela a duré longtemps, mais, à la fin, je me suis relevée, au comble de la joie. Je ne pense pas qu’il y ait eu échange de mots, mais seulement de sentiments.

Ce sentiment d’être en pleine forme dura 8 à 10 jours. J’avais l’impression de vivre totalement dans le présent; tout se produisait au bon moment. Puis, tout reprit son cours normal. Je suppose qu’on ne peut vivre en permanence sur de telles hauteurs, mais j’ai hâte d’y retourner.

Deux petits événements me portent à croire que cette expérience s’est concrétisée dans la réalité de tous les jours. Un soir, je téléphonai à une amie dont le compagnon se trouvait à l’hôpital, dans un état grave. Je parlai à son fils, âgé de 19 ans. Lorsque je la vis quinze jours plus tard, elle me déclara que son fils avait été comme « sonné » par notre conversation. « Quelle puissance dans cette femme » avait-il dit. « Je sentais des ondes d’amour m’atteindre à travers le téléphone. J’ai dû m’asseoir. » C’est ainsi qu’il avait pu ressentir l’énergie de mes expériences, bien qu’à ce moment-là je n’avais rien remarqué.

Le 5 mars, j’emmenai mes petits-fils au parc. J’avais oublié que nous devions passer devant un jardin où se trouve un féroce Rottweiler, un chien de garde dont les enfants avaient une peur terrible. Le plus jeune des garçons s’accrocha à moi en criant : « Méchant le chien ! Méchant ! » Max (âgé de trois ans et demi) me tira le bras en criant : « Il faut traverser la route ! » Je pris Jacob dans les bras et nous nous trouvâmes face au chien féroce, séparé par une clôture basse. D’une voix douce, presque dans un murmure, je dis : « Chuuutt ! couché ! » Le chien me regarda pendant un instant. Il retira ses pattes de la clôture et retourna dans le jardin. Les deux enfants étaient tout à fait détendus et calmes. Nous allâmes au parc et y passèrent un moment agréable.

Mon histoire est plutôt longue, mais il est merveilleux de penser que de nombreuses personnes ont eu des visions semblables à celles-ci. Cela a transformé ma vie, et je sais que ce processus de transformation continuera. Après une telle expérience, rien ne peut être comme avant. Il est là !

J. W., Milnthorpe, Cumbria, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cette personne avait eu une vision de Maitreya.


Home Un homme étendu sur le sol

Cher Monsieur,

En 1992, au cours d’un séjour à San Francisco, j’avais pris une chambre dans un Share Rental House. Quelques jours après mon arrivée, je parlai de Maitreya avec la directrice de cet établissement. Un matin, elle me demanda si je m’étais allongé ou si j’avais médité sur le tapis dans la salle de séjour, la veille au soir. Je lui répondis : « Non, j’étais dans ma chambre », et elle m’expliqua qu’au moment de quitter sa chambre pour aller dans la salle de bains, elle avait vu un homme vêtu de blanc, étendu sur le sol. Cela l’avait surprise, mais ne voulant pas le déranger, elle était passée sans s’arrêter. De retour de la salle de bains, l’homme était toujours étendu à la même place; elle alla se coucher. Elle n’a pas vu pas son visage.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme étendu sur le sol était bien Maitreya.


Home Une histoire merveilleuse

Cher Monsieur,

Dans ma pratique de chiropracteur, il y a de temps à autre un patient avec lequel je me sens poussée à partager des informations concernant le travail de Maitreya. Un jour, en août dernier, j’ai parlé à un nouveau patient de la présence de Maitreya. Le patient m’arrêta et me demanda si j’avais noté le changement d’atmosphère dans la pièce, depuis que j’avais commencé à parler de Maitreya, et si je sentais l’odeur d’encens qui venait juste d’envahir la pièce. Je remarquai alors que l’atmosphère était très calme, presque « chargée », et qu’une odeur d’encens des plus subtile avait rempli la pièce. Cela dura quelques minutes, et le patient expliqua que lorsque j’avais parlé de Maitreya, il avait presque pu le voir ou le sentir, se tenant derrière moi. Il me demanda ensuite le rapport qu’il y avait entre Maitreya et de l’eau ! La semaine suivante, je téléphonai à ce patient pour vérifier l’évolution de son état, et il m’expliqua que des picotements avaient parcouru sa peau pendant une heure et demie après qu’il ait quitté mon cabinet. Il me demanda une photo et de la documentation à propos de cette histoire merveilleuse. Tout récemment, il a débuté le traitement homéopathique à base de l’eau de Tlacote.

N. McC., DC, Dallas, Texas





Esotérisme

Home Les qualités du disciple (7)

La dévotion et la joie

par Aart Jurriaanse

La dévotion

Tout individu, à quelque milieu qu’il appartienne, fait preuve d’une certaine dévotion – il est le dépositaire d’un dessein pour lequel il vit. Certains individus, cependant, vivent plutôt sans but, au jour le jour, et les objectifs de leur vie ne se révèlent pas encore clairement. D’autres discernent vaguement quelques objectifs nébuleux, qui s’éclaircissent parfois au cours du déroulement de la vie, alors qu’ils acquièrent connaissance et quelquefois sagesse.

Pour nombre de personnes, cette dévotion reste de nature purement physique ou émotionnelle, et largement focalisée dans la chair, comme dans le cas de la recherche de la satisfaction des désirs sensuels, ou de la recherche avide de l’argent ou de possessions. D’autres connaissent une vie principalement centrée sur l’émotionnel, et la dévotion se manifeste dans l’amour de la famille, la recherche de la popularité, le patriotisme, l’amour des animaux, ou une combinaison d’éléments semblables, envers lesquels l’homme peut consacrer une grande partie de son énergie. La dévotion peut également s’élever à des niveaux mentaux, et se manifester par un grand attrait pour la science, la philosophie ou la religion, en direction desquels s’orientent les énergies physiques, astrales et mentales.

La dévotion devrait également exister chez le disciple, mais il lui faudra veiller soigneusement à l’élever des plans émotionnels vers les plans mentaux. L’inclination naturelle porte au développement d’une dévotion personnelle envers un Maître, mais il conviendrait d’y mettre fin. Les Maîtres ne désirent aucune dévotion personnelle, et n’en n’ont pas besoin; tout ce qu’ils s’efforcent de faire, consiste à orienter les énergies du disciple vers sa tâche ou service spécifique, qu’il doit rendre à l’humanité. Un travailleur intelligent, pouvant se conduire de manière autonome à la lumière de son âme, a beaucoup plus de valeur pour les Grands, qu’un partisan dévot de leurs personnalités.

Il convient de veiller à ce que la dévotion, quelle que soit la hauteur de l’idéal envers lequel elle se manifeste, ne tourne pas au mirage, affectant la largeur de vue, et pouvant même conduire au fanatisme. Il est indispensable de toujours se maintenir en équilibre.

En résumé, on peut affirmer que la dévotion, en tant qu’expression de la personnalité, est susceptible d’engendrer le fanatisme, qui est une attitude séparative, déséquilibrée et fréquemment cruelle. D’un autre côté, la dévotion qui s’exprime sous l’influence de l’âme se manifestera dans une attitude inclusive et de compréhension aimante; elle répondra aux objectifs du Plan dans son ensemble, et ne se réduira pas à accorder une importance déplacée à quelque aspect particulier de l’objet de la dévotion.

La joie

Il nous semble utile de différencier les nuances attachées aux mots « bonheur », « joie » et « félicité », tels qu’ils sont employés dans le présent contexte :

Le bonheur s’entend comme le produit des émotions et constitue par conséquent une réaction de la personnalité.

La joie dénote une réaction intérieure plus profonde qui se trouve évoquée par l’âme.

La félicité est de nature spirituelle; il s’agit de cette expérience indescriptible qui ne se réalise que lorsque l’âme se fond avec la Monade, le Père, et c’est par conséquent une sensation qui se trouve hors de l’entendement de l’homme ordinaire.

Ceux qui cherchent à vivre en tant qu’âme auront donc expérimenté ce que signifie la joie, ainsi que la différence existant entre la joie et le bonheur. Il y a la joie d’atteindre l’objectif après avoir lutté, souffert et s’être démené; la joie de savourer la Lumière après une lutte dans l’obscurité qui a paru interminable ; la joie de l’accomplissement et de la paix momentanée qui en résulte, après le combat corps à corps avec les forces d’opposition ; la joie de parvenir au contact avec l’âme sœur ; la joie de la réalisation du soi ; la joie des heures passées à aider efficacement son prochain, et à soulager les besoins du monde ; la joie de chaque action désintéressée envers autrui, sans recherche de gain personnel ; la joie de commencer à distinguer vaguement les premières grandes lignes du Plan, et la plus grande joie encore qui en résulte, de pouvoir contribuer pour une petite part à sa matérialisation.

En vérité, la vie spirituelle est remplie de joie, et la joie devrait constituer le trait de caractère dominant du disciple. La joie de l’âme fera sentir sa présence, même au cours des périodes de profonde détresse et de malheur pour la personnalité. La joie se tient dans la lumière, dissipe le mirage et le malentendu, et évoque la force face aux tâches à accomplir. En révélant la force intérieure, la joie conduit à s’atteler aux tâches qui semblaient jusque là insurmontables, et permet de les accomplir avec succès. La joie devient ainsi la marque du serviteur.





Compte rendu de lecture

Home Un livre du Dr Scott Sparrow

Witness to His Return (Témoignages de son retour)

par Bette Stockbauer

Bette Stockbauer a lu pour nous : Witness to His Return (Témoignages de son retour) du Dr Scott Sparrow, ARE Press.

Une fillette âgée de 11 ans, atteinte de méningite cérébro-spinale, est en train d’agoniser à l’hôpital. Les médecins demandent à ses parents de sortir de la chambre, parce que leur fille va connaître une mort atroce. Seule dans sa chambre, aveugle et accablée par la souffrance, la fillette entend une voix : « Laura, tourne-toi. » Se retournant, elle voit Jésus. Elle ne distingue pas son visage car il est trop brillant, mais elle remarque qu’il a la peau foncée et les cheveux auburn. Ils échangent quelques paroles, et elle voit la main de Jésus venir toucher sa jambe déformée. Lorsque, un peu plus tard, les infirmières se rendent compte que la fillette a recouvré la vue, elles alertent les médecins. Tout le monde l’appelle l’Enfant miracle. La fillette de 11 ans est maintenant devenue grand-mère et a vu Jésus à deux reprises depuis cet événement.

L’ouvrage stupéfiant de Scott Sparrow témoigne de dizaines de rencontres similaires. Dès le début des années 1970, S. Sparrow, thérapeute transpersonnel établi en Virginie, eut des visions et des rêves du Christ, qui ont guidé et inspiré sa vie. De nombreuses années d’études avec le groupe Edgar Cayce, l’Association pour la recherche et l’illumination (ARE), et sa propre pratique thérapeutique, l’ont mis en contact avec d’autres personnes ayant vécu des expériences similaires. En 1989, S. Sparrow et Mark Thurston, tous deux membres de l’ARE, estimèrent qu’il fallait faire connaître ces témoignages. Selon S. Sparrow, ceux qui les avaient gardés secrets par crainte d’être critiqués, avaient besoin de porte-paroles et de soutiens.

A ce jour, S. Sparrow a recueilli plus de 300 expériences de ce genre, et il déclare que, ces dernières années, leur nombre semble s’accroître. D’après lui, ces témoignages peuvent être classés en plusieurs catégories, telles que :

-       épisodes initiaux d’éveil à la vie spirituelle;

-       guérisons physiques et émotionnelles;

-       instructions privées, à la fois personnelles et transpersonnelles;

-       expériences d’initiation au cours desquelles un individu est confronté à un test crucial;

-       expériences de « confirmation », offrant encouragements et regain de confiance en soi.

Des témoignages poignants

Au fil des récits, le Christ est perçu comme un maître instructeur et guérisseur. A l’aide de métaphores, d’images, et à travers de puissantes expériences émotionnelles, le Christ procure des expériences uniques pour chaque individu. Certaines rencontres sont profondément mystiques et symboliques; d’autres expériences prennent la forme d’énergie et de lumière. Certaines présentent un message évident; d’autres laissent des questions sans réponse. Parfois, le Christ apparaît sous les traits du Jésus biblique, portant une tunique et des sandales; à d’autres moments, il se manifeste sous une forme plus inattendue.

La perception d’un amour inconditionnel constitue le dénominateur commun à tous ces récits. Tout au long du livre, cet amour apparaît comme la grande force primaire de guérison. Le plus souvent, une personne qui pourrait se sentir indigne de l’expérience, se découvre cependant une capacité d’acceptation si complète et si puissante, qu’elle dissout toute résistance.

Le retour du Christ

Analysant les croyances populaires sur le retour du Christ, S. Sparrow estime : « Beaucoup ressentent le fait que l’humanité, dans son ensemble, se trouve devant une alternative : soit le chaos, soit une mutation, facilitée par un intermédiaire divin. Jamais, depuis les débuts du christianisme primitif, lorsque les disciples et leurs adeptes proclamaient le retour imminent du Christ, autant de personnes n’ont adhéré à l’idée de ce retour. La manière dont cet événement doit se produire a suscité de nombreuses hypothèses, situées entre deux extrêmes : pour certains, il s’agirait exclusivement de rencontres personnelles et privées avec le Christ; pour d’autres, au contraire, des foules entières assisteront à des apparitions physiques. »

Quant à sa position personnelle, S. Sparrow indique : « Lorsqu’une personne a vécu une rencontre avec le Christ, sa vie est affectée tout autant que si elle avait vu le Christ physiquement incarné, pour autant qu’elle permette que sa vie soit ébranlée et transformée par cet événement. Si une rencontre peut avoir un tel impact, il est probable que cela marque le prélude d’un phénomène à plus grande échelle, perçu d’une manière plus collective, soit intérieurement, soit probablement extérieurement. Il se pourrait bien que nous approchions la masse critique, où suffisamment de personnes ayant fait l’expérience intérieure du Christ, quelque chose doive commencer à se manifester, extérieurement. »

S. Sparrow et son épouse espèrent que « nous puissions le voir, quelle que soit la forme qu’il adoptera. Il s’agit là d’un défi ultime – être prêt à voir, au-delà de la forme, la vérité de la matière. »

S. Sparrow considère que le fait de reconnaître le Christ lorsqu’il viendra, constituera un test crucial pour la compréhension de ses enseignements. Qu’il se présente sous une forme moderne, ou sous une forme contraire à l’idéal que nous avons de lui, notre réaction révélera si cette forme est plus importante pour nous que l’essence qu’elle cache.

(Traduction partielle)


Les lecteurs de Partage international qui souhaitent écrire au Dr Sparrow, à propos d’une expérience vécue avec le Christ, peuvent adresser leur courrier à : Dr. Scott Sparrow, 1213, Laskin Road, Suite 108 Virginia Beach, VA 23451, E.-U.


A de nombreuses reprises, Benjamin Creme a écrit et déclaré que le Christ (Maitreya) apparaît aux individus de trois manières différentes : en rêve (la manière la plus habituelle), sous forme de visions, et sous forme d’expériences denses, physiques. Le Maître Jésus fait de même, tout au moins pour les chrétiens.





Interviews

Home Les convois de l'espoir

Interview de Tony Budell par Idina Le Geyt et Jacqueline Allan

Tony Budell est un ancien camionneur longue distance, converti en transporteur à plein temps pour l’aide à la Croatie. Chaque mois, il se met en route avec un convoi de volontaires et couvre plus de 3 000 kilomètres pour atteindre les camps et les hôpitaux surpeuplés de réfugiés, en Croatie. Il est l’un des nombreux européens ordinaires qui, découragés par l’inertie des gouvernements, ont chargé leurs fourgons de vivres et de médicaments, pour se rendre dans les régions en guerre, en Croatie et en Bosnie. Voilà une guerre qui est proche de nous et ses effets abominables nous sont connus, non seulement à travers la télévision, mais aussi à travers les gens qui ont fait le voyage et qui, à leur surprise, se retrouvent en train de consacrer tout leur temps à réunir des fonds, à parler en public, à rechercher de l’aide pour pouvoir retourner dans les Balkans. Idina Le Geyt et Jacqueline Allan ont interviewé Tony Budell pour Partage international.

Partage international. En décembre dernier vous avez conduit un important convoi en Croatie. Avez-vous réussi à emmener avec vous les cent véhicules prévus ?
Tony Budell. En réalité j’en ai emmené 105. J’ai baptisé cette expédition le convoi de l’espoir, l’espoir que nous puissions apporter de l’amour. Je ne voulais pas de gros camions, je voulais des fourgons, des gens avec des voitures, afin d’avoir beaucoup de gens. Deux cent cinquante personnes sont venues et elles sont revenues avec les mêmes questions que moi : « Comment pourrais-je ne pas y retourner ? » Ces gens sont retournés là-bas avec moi trois ou quatre fois depuis lors.
Les 105 véhicules transportaient 650 tonnes d’aide humanitaire. Quand on songe qu’il y a deux millions de réfugiés, 1 800 tonnes sont peu de choses.
Habituellement je prends entre 15 et 30 véhicules; c’est plus facile à gérer et si quelqu’un a des problèmes avec son véhicule, tout le monde s’en occupe.

PI. Combien de voyages avez-vous faits cette année ?
TB. En septembre, je suis allé à Vitez, au centre de la Bosnie. Une fois sur deux, je retourne à Pakrac et à Slavonski Brod, car il s’y trouve maintenant huit réfugiés par ménage, avec un repas par jour. Ils ne sont pas dans des camps. L’hôpital de Slavonski Brod, d’une capacité de 800 places, abrite 6 000 patients. Les locaux de la chaufferie sont utilisés comme salles d’opération, les sous-sols étant plus sûrs. J’ai emmené huit véhicules à Gruda, au sud de Dubrovnik; une croatienne de Londres avait repéré mon véhicule marqué du cœur rouge et m’avait parlé des terribles souffrances qui y règnent. Ce sont les souffrances les plus horribles que j’aie jamais vues.

PI. Est-ce que vous allez en Bosnie ?
TB. Oui. On m’a demandé d’accompagner un convoi de 32 camions venant de Cardiff. Mais il y a, en général, suffisamment à faire en Croatie, et nous nous rendons directement aux frontières. Il s’y trouve plus de deux millions de réfugiés (des Croates, Musulmans, Bosniaques, Macédoniens). En allant dans les camps de Croatie, je fais un travail que ni l’ONU ni la Croix Rouge internationale ne font. Ils aimeraient que nous leur donnions nos fonds, car ils peuvent acheter en gros pour beaucoup moins cher, mais je leur ai dit que lorsque je reçois une livre, je veux la dépenser entièrement pour les réfugiés. Alors que si quelqu’un leur donne une livre, une grande partie va à l’administration.

Regroupez-vous pour mieux agir

PI. Ne devriez-vous pas vous joindre à l’une des grandes organisations d’aide humanitaire ?
TB. La Croix Rouge Internationale refuse l’aide d’individus ayant un simple fourgon. Il est vrai que de nombreuses personnes qui se rendent là-bas n’ont aucune idée sur la manière de s’y prendre; ils ne sont pas documentés, ne connaissent pas les procédures aux frontières; ils sont un fléau. Heureusement, j’ai été pendant 24 ans transporteur international et je connais toute la logistique inhérente à ce travail. J’étais sans importance quand j’ai commencé, mais maintenant j’ai une lettre du gouvernement croate qui dit que, en dehors de l’ONU et de la Croix Rouge internationale, Tony Budell est le plus gros importateur d’aide humanitaire; j’arrive en troisième position !

PI. Que diriez-vous à des gens prêts à apporter leur aide ?
TB. D’entrer en contact avec moi. Je les organiserai, je les emmènerai par groupes de 10 ou 20, et non seuls ou par deux. Il ne faut pas essayer d’agir tout seul.

PI. Combien de collaborateurs avez-vous en Grande-Bretagne ?
TB. Il est difficile de répondre à cette question. En réalité juste une poignée, mais tous ceux qui me remettent des dons se comptent par milliers. L’organisation, la préparation des documents, c’est le travail d’un seul homme, moi.
Et ma femme est très active dans les coulisses. Elle se charge entièrement des questions financières afin que je puisse me consacrer à plein temps au travail d’aide. Nous croyons profondément à la maxime qui dit : « Le Seigneur pourvoira », et Il le fait : nous ne recevons jamais plus que ce dont nous avons besoin, mais nous recevons toujours assez. Valérie trie et emballe les dons. Elle rentre de son travail à 17 h 30 et s’active souvent jusqu’à minuit. Tout doit être emballé dans des boîtes et le contenu est marqué sur chaque boîte. Je ne pourrais pas faire tout cela sans son aide; il faut vraiment être deux pour le faire.

J’ai vu un miracle

PI. Quelle a été votre expérience la plus mémorable, en Croatie ?
TB. Il y en a deux. Dans un camp de réfugiés, près de Zagreb, il y avait une jeune femme en pleurs; avec l’aide d’un interprète, j’ai écouté son histoire. Silvyana avait 22 ans, elle était enceinte de sept mois; son mari avait été tué trois semaines plus tôt et elle n’avait plus rien. Elle était couchée sur le sol d’une petite baraque en bois, sans vitres aux fenêtres, avec juste une couverture. Je suis revenu en Angleterre et lui ai rapporté un berceau, une poussette, du lait en poudre, des biberons, des tétines, des couches à jeter, bref, tout ce dont elle avait besoin. Elle a pleuré, pleuré. Pas à cause de ce que je lui avais apporté, mais parce que j’avais pensé à elle. Entourée de 700 réfugiés, elle m’a demandé d’être le parrain de son enfant et quand Anna Marie est née, je suis devenu parrain; nous avons eu un service religieux. Tout ça a été vraiment merveilleux. Le deuxième cas, c’était pendant le voyage de Dubrovnik, où j’ai vu un miracle. Une nonne m’a emmené dans une église en ruines. A l’intérieur se trouvait une statue de la Vierge, haute de 1,30 m, dont on avait crevé les yeux. J’ai pleuré pendant une demi-heure. Lorsque je fus calmé, je suis ressorti de l’église. Un vent glacé de février soufflait, et là, au milieu des décombres, poussait une rose jaune. Je l’ai cueillie et suis allé la déposer dans Sa main. Et je le jure devant Dieu, j’ai vu les trous, qui auparavant étaient des yeux, sourire.

PI. Les églises s’occupent-elles des camps de réfugiés ?
TB. Non. Ces réfugiés ne voient jamais personne. Ils n’ont aucun contact avec le monde extérieur. Tandis que nous allons dans les camps, j’apprends un peu la langue, mais l’amour à son propre langage. Tenir la main de quelqu’un, mettre son bras sur les épaules d’un autre. C’est un langage qui n’a pas besoin de mots. Il est si facile, quand son mari a peut-être été tué, qu’on a perdu sa maison, qu’on a tout perdu, qu’on est dans une baraque en bois, de penser que Dieu n’existe pas. En septembre j’ai emmené avec moi une femme prêtre, Pat Evans, qui m’a accompagné malgré son invalidité. Lorsque nous sommes arrivés à Zagreb, je lui ai demandé de mettre son vêtement sacerdotal (une robe bleu pâle et un col). Nous sommes allés à Poyatno où il y a plus de 700 réfugiés, et lorsque les femmes l’ont vue, elles se sont bousculées pour venir la toucher, car ici, dans ce camp de réfugiés, elle était à leurs yeux le représentant de Dieu. Elles ont joint les mains et ont pleuré sans retenue.

PI. De quelles expériences les réfugiés vous ont-ils parlé ?
TB. Il y avait une femme qui avait eu une petite ferme. Elle avait une maison, une voiture, quelques moutons et quelques vaches. Elle m’a raconté que son mari sortait, tôt le matin, pour aller traire les vaches et qu’il revenait vers 8 h pour prendre son petit déjeuner, avec ses deux fils de 11 et 13 ans, avant qu’ils ne partent pour l’école. Un matin, alors qu’ils étaient assis à table, deux officiers de l’armée ont, soudainement, fait irruption en les menaçant de leurs armes et en leur donnant cinq minutes pour quitter la maison. Ils ne devaient prendre qu’un sac et abandonner leur maison, leur voiture, leurs vaches et simplement partir. Le mari connaissait ces deux militaires; il avait été à l’école avec eux; ils étaient nés dans le même village; il connaissait leur nom. Il refusa de partir. Ils l’ont abattu devant les enfants. Puis ils braquèrent leurs fusils sur la mère, lui demandant si elle allait partir ou non. Ils n’avaient aucun remords. Elle a empoigné ses fils et s’est enfuie.
Elle a mis environ 6 jours pour traverser les collines, à pied, jusqu’en Croatie. Les garçons étaient pieds nus, ils portaient des shorts, parce que le temps était beau, malgré les nuits glaciales, et tout à coup ils se retrouvaient dans un camp de réfugiés. Ils sont complètement traumatisés. Et il ne s’agit pas là d’une histoire isolée; c’est la même chose dans tous les camps. Cinq minutes pour partir, sinon on vous tire dessus. Ils abattent les vaches et les moutons afin de faire peur aux gens et de les obliger à partir. Ils tirent sur les hôpitaux et les écoles. L’hôpital de Pakrac, de l’autre côté de la route de Serbie, est un bâtiment neuf de cinq étages. Il n’y a plus une seule vitre. Ils l’ont non seulement mitraillé depuis l’extérieur, mais ils ont traversé la route pendant la nuit, sont entrés et ont mitraillé les salles d’opération.

PI. Vous êtes-vous personnellement trouvé en danger ?
TB. En janvier, je me suis retrouvé dans une embuscade serbe, en plein brouillard, et j’ai passé une heure et demie sous la menace d’une arme qu’un officier serbe pointait sur mon front. Il n’arrêtait pas de me demander pourquoi j’avais le mot Croatie écrit sur mon véhicule. Je lui répondais que les réfugiés se trouvaient en Croatie et que je ne leur demandais pas s’ils étaient Croatiens, Bosniaques, Musulmans ou autre chose. Quand je lui ai demandé des nouvelles de sa famille, il a abaissé lentement son arme. Je crois donc qu’il est important de faire tout avec amour.

PI. Qu’en est-il des femmes violées qui accouchent ? Est-ce qu’elles gardent leur bébé ou bien y a-t-il maintenant beaucoup d’orphelins ?
TB. Les femmes violées haïssent leur bébé. Pendant neuf mois elles portent leur enfant, pleines de haine pour cette vie qui grandit en elles. Dès leur naissance, à l’hôpital, on emmène immédiatement les nouveau-nés, sinon les mères les tueraient. Les femmes musulmanes sont violées afin d’être humiliées et dégradées, au point que leur mari les considèrent comme intouchables. Qu’arrivera-t-il, comme en Roumanie, avec ces centaines et ces milliers d’orphelins ? Il y a de nombreux couples, ici, à l’ouest, qui désirent des enfants, mais certainement pas autant que ça.

L’idée des boîtes à chaussures

PI. Vous avez dit que vous encouragez les enfants à remplir des cartons à chaussures. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?
TB. Avec une boîte à chaussures (peu importe que ce soit une boîte à chaussures d’enfant), chaque écolier ou écolière peut la remplir d’objets pour un enfant du même âge, tels que crayons, stylos, bonbons. Ils peuvent y mettre aussi une lettre avec leur nom et leur adresse et écrire sur la boîte ce qu’elle contient et qu’elle est destinée, par exemple, à un enfant de 11 ans. Lorsque j’arrive avec mon convoi, je n’ai plus qu’à tendre les boîtes aux enfants. Ils peuvent répondre aux lettres et, ainsi, entamer une amitié. Des amitiés peuvent naître qui dureront de nombreuses années.

PI. Qu’est-ce qui vous a conduit à faire ce travail ?
TB. J’avais déjà fait deux tentatives de suicide; ma vie était morne, misérable, sans famille, sans but. Puis, un jour que j’étais assis à Douvres, j’ai entendu qu’on m’appelait par mon nom, trois fois, et j’ai regardé autour de moi pour voir qui m’avait appelé. Au troisième appel, je me suis rendu compte que la voix était en moi. Étant athé et camionneur, j’ai pensé que j’étais devenu fou ! Puis la voix a dit : « Tony, j’ai donné à tous une croix à porter, certaines sont lourdes, d’autres moins. Je vais te donner la force spirituelle de porter la croix d’autres personnes. Pendant que tu feras cela pour moi, je porterai la tienne. » Ces paroles ont transformé ma vie (elles transformeraient la vie de n’importe qui). Après cette expérience, j’ai cherché Dieu, je suis allé dans différentes églises, vers différentes religions, et finalement j’ai découvert Dieu là où j’avais oublié de le chercher, c’est-à-dire dans mon propre cœur. Un an plus tard, alors que j’étais dans mon bain (et la baignoire est un très bon endroit pour prier) j’ai dit : « Ecoute, je sais que tu es là et tu sais que je suis là parce que tu m’as parlé. Prends ma vie et fais en ce que tu veux. Peu importe si c’est ardu, si c’est humble, pourvu que je te serve, que je serve mes frères. » Et je conseillerai à ceux qui sont prêts à prononcer cette prière du fond du cœur d’être vigilants, de préparer leurs valises et de décommander le laitier, parce qu’Il ne trouve pas beaucoup de volontaires. Alors quand ça arrive, ça vient comme un éclair !

PI. Vous avez dit aussi que Saï Baba vous avait guidé dans votre travail.
TB. Oui. J’ai approché Saï Baba par une série de circonstances qui ne peuvent être dues au hasard. La première fois, dans une librairie, un de ses livres est tombé d’un rayon sur ma tête. Je n’avais jamais entendu parler de Saï Baba, mais j’ai acheté le livre. Et soudain, deux jours plus tard, j’ai reçu un calendrier avec sa photo. Je me suis rendu en Inde afin de le voir, et j’ai eu un entretien privé avec lui. Je lui ai demandé sa bénédiction pour mon projet et il a dit : « Je sais, tu vas dans un pays en guerre. » Je lui ai répondu : « Oui, mais pas avant décembre... » Avant que je puisse ajouter un mot, il a dit : « Oui, je sais, 100 véhicules. » Et il a ajouté : « Je voyagerai avec toi. »
Saï Baba m’a aidé cette semaine : un ami qui m’avait accompagné lors du dernier voyage, un conducteur de poids-lourd, voulait acheter mon Volvo avec sa remorque pour faire le même travail en Croatie. Il n’avait ni camion, ni travail. Je ne voulais pas vendre mon Volvo, il marchait bien et m’avait rendu de nombreux services. Soudain, j’ai eu une image mentale de Saï Baba faisant des signes de la main, comme pour me dire : « Donne-le lui, donne-le lui. » Il en avait tellement besoin que j’ai fini par le lui céder. Et alors, j’ai vu Saï Baba en train d’applaudir.

PI. Récemment vous avez assisté à une conférence de Benjamin Creme à Londres. Croyez-vous qu’il soit possible que le Christ soit ici, maintenant, incarné ?
TB. Oh oui. Le Christ peut bien être parmi nous maintenant, mais nous sommes trop aveugles pour le voir et pour croire que Maitreya, qui a été vu dans le monde entier (si c’est le Christ, peu importe le nom qu’on lui donne), est cette énergie d’amour incarnée dans une forme physique.

Traduction non intégrale


Pour de plus amples informations, écrire à Tony Budell, Humanitarian Aid for Croatia, 11 Devon Road, Canterbury, Angleterre, CT1 1RP (Tél. 0227 453434). Pour des convois Saï Baba en provenance d’Angleterre, contacter Aimé et Sandra Levy, 21 Greystones Gardens, Kenton, Harrow, Middlesex, (Tél. 081 907 1267). Pour le continent européen, contacter Richard Friedrich, Sathya Saï Seva Project, Seisgasse 18/19, A-1040 Vienne, Autriche, (Tél. et Fax 0222-87 65 645), qui organise l’aide à la Croatie et à la Bosnie en provenance de toute l’Europe.






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