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Accueil > Revue Partage > année 1993

Extraits de la revue
Partage international

Février 1993 - N° 53 / 54

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Editorial


  • Signes des temps


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Celui qui frappe à la porte

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Il arrive un moment dans la vie de toutes les nations, où un examen de conscience, une recherche de l’âme, doivent avoir lieu ; où les idéaux prônés par leurs constitutions, écrites ou non, doivent être reconsidérés à la lumière des résultats obtenus, et ces résultats réexaminés. Une fois cela fait avec honnêteté et franchise, l’autosatisfaction qu’affichent tant de dirigeants pour maintenir le peuple sous leur emprise chancelante cédera la place à un discours plus sobre et plus réaliste. Les jours de certains gouvernements sont comptés.
 
Des événements se produiront sous peu, qui entraîneront un nouveau partage du pouvoir et une émancipation du peuple. La démocratie mensongère d’aujourd’hui sera remplacée par une participation authentique ; ainsi commencera un chapitre inédit dans la longue quête humaine de justice et de liberté.
 
Un plan
 
Au moment même où ces lignes sont écrites, un nouveau plan est mis en œuvre qui accélérera ce processus et rendra la joie de vivre à des millions d’hommes dont le cœur souffre le martyre. Patiemment ils attendent, ces pauvres qui n’osaient plus espérer : regroupés comme du bétail dans la fournaise impitoyable du désert ; privés de travail et d’abri dans les arrogantes métropoles de ce monde ; contraints d’arracher une maigre subsistance à l’aridité des hauts plateaux rocailleux. Ils attendent la délivrance qui maintenant frappe à la porte.
 
Bientôt, ils verront leur Libérateur ; beaucoup l’ont déjà vu, et ne vivent que pour le voir encore. Sur les champs de bataille qui défigurent notre temps, il apparaît à tous avec autant de grâce. Sous peu, tous les miracles dont il est l’auteur toucheront de nombreux hommes et femmes, qui le porteront dans leur cœur. L’une après l’autre, des sources aux vertus curatives seront découvertes, et grâce à ces eaux bénies commencera une grande purification des temples de l’humanité.
 
A chaque époque une approche différente
 
L’histoire nous apprend que rien ne se reproduit jamais de façon identique ; le temps et l’évolution assurent le renouvellement des événements. Ceux qui espèrent un sauveur à la mode de jadis attendront en vain. Chaque époque nécessite une approche différente, et les nouveaux problèmes réclament de nouvelles solutions.
 
Ainsi Maitreya prend-il en compte les questions qui préoccupent tous les hommes dans la situation présente : la faim et la lutte pour survivre, l’équilibre de la planète, le partage et la justice, la paix et la guerre. Qu’il vienne pour aider l’humanité, cela ne fait aucun doute ; mais il vient avant tout pour enseigner. Donnez à son enseignement toute votre attention, car il contient l’essence de la vie ; laissez-vous porter par son inspiration, et vous serez guidés jusqu’au firmament.
 
L'avenir

Si l’on vous demande « Que nous réserve l’avenir ? », répondez qu’une étoile brillante a renoncé à sa place légitime dans les cieux pour marcher parmi les hommes, et apporter sur Terre des dons surpassant tout ce qu’ils peuvent concevoir. Cette étoile bénie a pour nom Maitreya. Il montrera aux hommes la voie du devenir qui peut être le leur. Il leur indiquera la porte secrète qui mène au cœur de Dieu, et les aidera à en franchir le seuil. Il marchera aux côtés des hommes et des anges, et tissera entre eux des liens étroits. Par son exemple et son enseignement, il éclairera le chemin par lequel on assure son propre salut. Il régénérera le monde, et le rajeunira. Prêtez l’oreille, et vous l’entendrez qui frappe à la porte.



Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le Kazakhstan accueille un congrès spirituel international

Des guérisseurs relatent leurs expériences de Maitreya

par Bettina Fricke

Du 18 au 21 octobre, j’ai assisté, en tant que membre de la délégation allemande, au premier congrès international pour l’entente spirituelle qui s’est déroulé à Alma-Ata, capitale de la république du Kazakhstan en Asie centrale. J’y ai rencontré trois personnes qui m’ont confirmé avoir rencontré un homme ressemblant tout à fait à celui photographié à Nairobi. Il est apparu devant eux, puis a disparu, de manière similaire à celle décrite par les autres personnes ayant eu les mêmes expériences.

Le premier congrès pour l’entente spirituelle était organisé par l’association internationale PTC (Peace through culture), fondée par Valentin Siderov, président de la société Nicolas Rœrich de Moscou, avec la collaboration des membres du Pen-Club russe, de la société théosophique de Madras, de la fondation Krishnamurti et d’autres groupes. Le mouvement PTC avait trouvé ses premiers appuis auprès de hautes personnalités dont Mikhaïl Gorbatchev alors qu’il était encore au pouvoir, sa femme Raïssa, le Dalaï Lama, l’ex-président indien Zail, le président Nazarbayev, Arkadij Wolsky, et d’autres figures politiques et culturelles marquantes de la Russie.

En mai 1992, Valentin Siderov avait lancé un appel urgent en vue d’organiser un congrès avant la fin de l’année, afin de débattre à l’échelle internationale de la nécessité d’intégrer des principes spirituels dans les actions politiques. En raison de la situation politique instable à Moscou, le congrès eut finalement lieu à Alma-Ata. Cette ville, située au nord de l’Himalaya, à 300 km seulement de la frontière chinoise, est réputée pour être un centre culturel interreligieux important. En fait, plus de 120 groupes ethniques de cultures et de religions différentes vivent ensemble, pacifiquement, au Kazakhstan, parmi lesquels se trouvent des chrétiens orthodoxes, des juifs, des musulmans et des bouddhistes.

Le congrès réunit environ 2 500 participants, dont 600 représentants de 300 pays différents. Toutes les religions du monde étaient représentées, de même que les membres de la mission Rama Krishna, l’université mondiale Brahma Kumaris, les disciples de Zoroastre, les groupes Agni Yoga, les Kalmuks et bien d’autres.

Une conférence sur Maitreya

Une des premières conférences fut donnée par Valentin Siderov, président de PTC, qui présenta une brève vue d’ensemble de la crise éthique et économique mondiale. Il lança un appel pour une seconde révolution, la révolution de l’esprit, et rappela à la Russie sa mission spirituelle pour le monde, dans les temps à venir. Dans les vieux livres de la sagesse orthodoxe, cette période est appelée le « siècle de l’Esprit Saint » ou le « grand consolateur ». Dans la tradition russe, l’Esprit Saint a la même signification que dans les enseignements bouddhistes : c’est le « Seigneur Maitreya ».

Cependant, selon Valentin Siderov, le Seigneur Maitreya ne reviendrait pas sur le plan physique ni dans un corps physique, mais il se manifesterait dans le cœur de tous les hommes. Cette nouvelle ouverture entre l’humanité et le cosmos serait suivie d’une grande assistance cosmique pour notre planète.

Au cours de l’ouverture de la conférence, un jeune homme en robe blanche attira mon attention car, de loin, il ressemblait comme un frère à l’apparence de Maitreya à Nairobi. Il était entouré en permanence par un groupe de kazakhs qui semblaient le vénérer. J’essayai également de me rapprocher de lui, peut-être parce que j’espérais qu’il s’agissait de Maitreya. Plus tard, j’appris que cet homme était un jeune et éminent guérisseur : le saint lama Sary Aulie.

Je me sentis vraiment misérable en réalisant soudain combien il était ridicule de continuer à arpenter les lieux en espérant trouver un homme en robe blanche qui aurait pu être Maitreya. Aussi, après cette conférence sur Maitreya, je décidai de rester calme, centrée, attendant ce qui allait se passer.

Lorsque je quittai le hall, je vis, devant l’immeuble, des congressistes superbement costumés, se préparant pour une photo de groupe. Ils me prièrent de me joindre à eux. Bien que nous ne puissions communiquer en raison de la différence des langues, nous nous amusâmes beaucoup. L’un d’eux me donna sa carte et j’appris ainsi que ce groupe faisait partie de l’association des guérisseurs kazakhs. Pendant tout cet épisode, je me suis sentie tout à fait détendue et sereine.

Plus tard, lorsque je regagnai ma chambre d’hôtel, j’y trouvai une des jeunes femmes de la photo de groupe. Nicolaï, son interprète russe, l’avait fait venir pour soigner une de mes amies, qui partageait ma chambre. Cette jeune femme se nommait Aigul. Nicolaï me dit qu’elle était guérisseuse et était devenue récemment très célèbre car elle avait prédit le grand tremblement de terre d’Arménie trois semaines à l’avance. Elle donna à mon amie des informations précises au sujet de sa maladie et à propos d’événements de son passé.

L’expérience d’Aigul

Je la rencontrai à nouveau le lendemain, et eus subitement l’idée de lui montrer la photo de Maitreya prise à Nairobi, que j’avais toujours sur moi. « Qui est cet homme ? » lui demandai-je. Alors qu’elle regardait la photo, quelque chose changea dans son expression. Puis elle me déclara que cet homme lui était apparu le 16 août 1991 vers cinq heures du matin. Elle était dans sa chambre avec son mari. Ce n’était pas un rêve, elle était tout à fait éveillée, quand l’homme apparut soudain devant elle. L’énergie qui émanait de lui était si intense qu’elle ne pouvait plus bouger. Aigul me déclara que l’homme était la réplique exacte de celui de Nairobi, en dehors de sa barbe qui était blanche et un peu plus longue. Il lui avait annoncé qu’elle aurait dorénavant le don de guérir. D’abord, elle n’avait pas compris, mais plus tard, étant sortie, elle avait ressentie une « prodigieuse énergie ». Elle pouvait même arrêter les voitures dans la rue. « Tout d’abord, je ne sus pas comment manipuler cette énorme quantité d’énergie », m’avoua-t-elle. A partir de ce moment, sa vie changea totalement. Jusque là, elle n’était qu’une simple femme au foyer élevant ses six enfants. Et soudain, elle pouvait établir des diagnostics médicaux dont elle ignorait tout auparavant. Elle pu prédire le passé et l’avenir d’une personne. Sa vision de la vie changea. Un jour qu’elle regardait la télévision, le visage de l’homme apparut subitement sur l’écran, puis une date s’inscrivit en dessous et elle vit des maisons en ruines. C’était le tremblement de terre d’Arménie, exactement trois semaines avant la date prévue. « C’est Mahomet que j’ai vu et qui est venu à moi », me déclara-t-elle.

Il me semble important de mentionner que c’était la première fois qu’elle parlait de cela à quelqu’un, outre son mari. « Vous savez, je suis d’un petit village où tout le monde se connaît. Je n’ai pas osé leur dire ce que j’ai vu. »

Elle était passablement bouleversée. J’essayai de lui donner plus d’informations sur Share International,mais elle ne connaissait que l’alphabet cyrillique. Aussi lui dis-je tout ce que je savais sur Maitreya, que chacun le reconnaîtrait à sa propre façon : les chrétiens comme le Christ, les musulmans comme l’Imam Mahdi, les bouddhistes en tant que Maitreya. Cela prit quelques minutes, puis elle comprit. « Votre ami Ben a raison, déclara-t-elle, dites-le lui. » Nous décidâmes de voir M. Kozhalymov, le président de son association, que nous trouvâmes devant le hall du congrès. A mon grand étonnement, je l’avais déjà rencontré la veille pendant la photo de groupe. Nous échangeâmes nos cartes. Lorsqu’Aigul lui montra la photo de Nairobi, il la toucha avec les doigts et ferma les yeux. Il sembla se souvenir de quelque chose. Puis il déclara qu’il avait souvent vu cet homme avant de s’endormir. « Un très saint homme », dit-il, mais il ne voulut pas en dire davantage.

Dans la soirée, nous rencontrâmes d’autres amis d’Aigul. Nous leur montrâmes les photos de Nairobi et les croix de lumière. Malheureusement, ils ne pouvaient pas lire le texte. Toutefois, Aigul promit de m’envoyer une lettre avec la description exacte de son expérience.

Le même soir, quelques-uns des membres de notre groupe prirent part à une cérémonie de guérison de Sary Aulie, l’homme habillé de blanc, et ils furent très impressionnés. Manifestement, c’était un grand guérisseur. Cependant, il semblait difficile à approcher. Alors que j’entrais dans le hall du congrès, il se trouva soudain face à moi. Je m’arrangeai pour sortir rapidement la photo de Nairobi de mon sac. Il n’y avait pas d’interprète en vue et je ne pus formuler ma question. Sary Aulie s’arrêta en voyant la photo. Il lui fallu un certain temps pour trouver une personne susceptible de traduire le kazakh en anglais. De toute évidence, il voulait instamment m’expliquer quelque chose. « Je connais cet homme » déclara-t-il finalement. « C’est mon ancêtre. Il peut apparaître et disparaître. Il est mon instructeur. Il vient souvent à moi et je sais où le trouver. » Il voulut garder la photo et me donna rendez-vous à trois heures de l’après-midi, pour une « cérémonie de guérison très spéciale ». Il semblait accorder une grande importance à notre rencontre.

Malheureusement, la salle où nous devions nous retrouver était déjà préparée pour le concert de la soirée. Quelqu’un m’annonça que Sary Aulie et son groupe devaient quitter la ville le soir même pour le Turkestan, « la Mecque » de la région. J’essayai de découvrir ce que cela signifiait pour moi car je n’avais ni numéro de téléphone, ni adresse.

Cependant, un peu plus tard, une dame de notre groupe qui vivait dans la même région que Sary Aulie, me donna son adresse. C’était une scientifique s’intéressant aux méthodes de guérisons des différentes cultures. Elle me dit qu’elle avait été invitée par Sary Aulie l’année suivante. Je lui montrai les croix de lumière et elle me déclara qu’il y avait un endroit entre Moscou et Saint-Pétersbourg où apparaissent, dans le ciel, toutes sortes de formes géométriques ainsi que des croix. Elle ajouta que pendant plusieurs mois, un groupe de scientifiques russes avait essayé de donner une explication à ces phénomènes se produisant dans le ciel.

Meher Master Moss

Le dernier jour, la partie officielle du congrès venant juste de se terminer, les gens erraient de-ci de-là, discutant de la résolution finale qui, selon l’opinion de beaucoup, n’était pas suffisamment énergique.

Mon attention fut attirée par un de ces groupes, au centre duquel se tenait une indienne, visiblement en train d’accorder une interview à des journalistes de télévision. Je la reconnue, c’était Meher Master Moss du groupe des disciples de Zoroastre de Bombay. C’était la seule femme du comité officiel de la conférence, et je savais qu’elle avait autrefois travaillé pour les Nations unies. J’écoutai sa déclaration : « Tous les récents événements politiques et les décisions qui ont contribué à promouvoir la paix sont le résultat de l’influence du Prince de la paix. Il n’a jamais quitté ce monde et il nous a promis de revenir dans un corps physique, à la fin de ce siècle ».

« Ce retour serait-il déjà en train de se produire ? » demandai-je. « Absolument! » s’exclama-t-elle.

A nouveau, je montrai la photo de Nairobi : elle la regarda un instant puis elle m’embrassa et me bénit. Elle me demanda de venir la voir à son hôtel, dans la soirée. Je m’y rendis à sept heures. Elle n’avait pas beaucoup de temps à m’accorder car elle avait encore plusieurs réunions officielles, mais elle fut très heureuse de me voir et elle me fit entrer dans sa chambre. Là, elle me déclara qu’elle avait vu cet homme à une conférence (je ne saurais dire à quel endroit, car elle parlait très vite et j’éprouvais de grandes difficultés à saisir tous ses mots). « La seule différence, dit-elle, est que l’homme que j’ai vu était très grand avec des pommettes saillantes et un regard très lumineux. Il avait beaucoup d’humour. » Cela me rappela l’expérience de Patricia Pitchon, lorsqu’elle vit Maitreya.

Puis nous discutâmes brièvement du point de vue de Siderov, selon lequel Maitreya ne réapparaîtrait pas dans un corps physique et ne pourrait être expérimenté que par nos sens intérieurs, lesquels se développeront à l’avenir en chacun de nous, selon de processus de l’évolution. Elle me confirma à nouveau que l’homme qu’elle avait vu était apparu, durant la conférence à laquelle elle assistait, dans un corps physique qu’il pouvait faire apparaître et disparaître.

Plus tard, j’eus une conversation avec Siderov. Je lui décrivis l’expérience de ces personnes avec Maitreya et je lui demandai de formuler sa propre opinion. Il écouta poliment, mais resta sur sa position. Il conserva cette même attitude surannée qui avait dominé la partie officielle du congrès du début jusqu’à la fin, et qui n’avait pas permis de formuler de nouvelles questions, ni de suggérer d’autres réponses, face aux événements actuels.

Malgré tout, le fait qu’une réunion spirituelle comme celle-ci ait eu lieu dans cette partie du monde, opprimée pendant de nombreuses années par les anciennes structures du communisme, fut un signe d’espoir pour tous les participants, venus de toutes les régions de l’ex-URSS. Ce fut leur enthousiasme et leur créativité qui firent de ces journées à Alma-Ata ce qu’elles furent pour chacun de nous : l’occasion d’expérimenter de nouveaux modes de communication et la tolérance entre nous tous.

La veille du départ, dans un hôtel de Moscou, j’eus une conversation avec un membre de la délégation suisse, Freddy Bolak, du mouvement soufi. Le premier jour, j’avais tenté de lui parler de Maitreya, mais il avait paru très sceptique. Aussi, je pris le temps de lui relater mes conversations avec Aigul, Sary Aulie et Mme Meher Moss. Il écouta avec intérêt. Puis il me donna l’adresse d’un cheikh turc : « Cet homme, hautement évolué, vit à Chypre, à la frontière de la zone turque. Il a déclaré, l’an dernier, que l’Imam Madhi était dans le monde et se déclarerait bientôt. Seuls quelques événements doivent encore survenir avant que les hommes ne le reconnaissent. »




Home La psychologie transpersonnelle : pour accoucher du nouvel-âge

par Dorothy Jones

Charles se sentait abattu et déprimé. A trois reprises, il avait recherché l’aide de conseils psychologiques. Son premier entretien s’était axé sur l’utilisation d’une méthode de modification du comportement, en vue d’acquérir une attitude plus active et engagée dans ses activités quotidiennes. Il y eut une amélioration passagère mais son sentiment profond d’indécision prévalait.

La deuxième fois qu’il fit appel à une intervention thérapeutique, Charles reçut des antidépresseurs et on l’encouragea à noter ses pensées. Le travail de restructuration cognitive l’aida pour un temps, mais les médicaments lui laissèrent l’impression d’un égarement et d’un isolement plus important. Alors que ces méthodes s’avèrent utiles pour beaucoup, elles ne parvenaient pas à aider Charles à percer ses barrières émotionnelles. Son découragement finit par s’accroître.

Dans une troisième tentative, désespéré, il contacta le Dr Richelieu. Lors du premier entretien, celle-ci l’interrogea sur ce qu’il considérait être le but de sa vie. Elle lui demanda également comment il imaginait son engagement vis-à-vis des autres et s’il contribuait de manière positive à la vie des gens de son entourage. Charles fut soulagé lorsque le docteur lui demanda s’il avait vécu des expériences psychiques ou « spirituelles » inhabituelles dont il désirerait parler. C’était le cas, en effet, mais les autres l’avaient toujours dénigré lorsqu’il les évoquait, et son impression d’être différent et son sentiment d’infériorité s’en étaient intensifiés d’autant plus. Charles espérait qu’une thérapie faisant intervenir ces aspects, parmi d’autres plus traditionnels, pourrait lui être bénéfique et une fois de plus, il se donna corps et âme à la thérapie.

La thérapeute de Charles s’appuie sur les principes de la psychologie transpersonnelle, la nouvelle approche qui s’est développée au cours de ce dernier quart de siècle. Ce nouveau système est le fruit de l’esprit et du cœur de ceux qui, dans le domaine de la santé mentale, essaient d’étendre le champ de la psychologie à une vision plus large et plus inclusive de l’humanité.

La psychanalyse, le béhaviorisme et la psychologie humaniste furent les trois premiers courants à dominer la psychologie des temps modernes. Chacun de ces courants présente une perspective particulière pour la compréhension de la pensée, du ressenti et du comportement de l’individu, et se place à un stade différent. Chacun a développé des méthodes de traitement ayant soulagé de nombreuses personnes.

La psychanalyse, issue des enseignements de Sigmund Freud, fut le premier courant à émerger. Freud était absorbé par l’étude des aspects anormaux de la personnalité. Il pensait que les clefs de la compréhension de l’esprit et du comportement se dissimulaient dans les différents niveaux de l’inconscient. Il considérait que les expériences de l’enfance avaient un impact décisif sur notre développement, à tel point que notre personnalité devait être largement déterminée durant l’âge préscolaire. Seule une thérapie très importante aurait une chance de transformer ces tendances à l’âge adulte. Freud insista également sur la suprématie des instincts biologiques chez l’homme, particulièrement sur la pulsion d’agression et la pulsion sexuelle, ainsi que sur leur caractère d’opposition aux exigences de la société.

Le deuxième grand courant fut celui du béhaviorisme. Ivan Pavlov et B.F. Skinner sont les théoriciens les plus communément apparentés à cette approche. Ils pensaient que les conditions de l’environnement déterminaient dans une large mesure le comportement humain, et que nos sources de motivation venaient de l’extérieur, ayant leur origine dans les récompenses et les punitions, les échecs et les succès, plutôt que de venir de l’intérieur de nous-mêmes. Selon ce courant, la prise en considération de l’influence du mental ainsi que l’examen de celui-ci, restreint la compréhension des véritables origines de nos actions.

Dans les années 50, la psychologie humaniste apparut en réaction à ce courant, dans lequel de nombreux psychologues ne voyaient que des options limitatives sur la nature humaine. Cette nouvelle approche mettait l’accent sur les qualités positives et les capacités de l’homme et sur son potentiel d’accomplissement. Contrairement aux béhavioristes, les psychologues humanistes ne considéraient pas l’homme comme étant gouverné de l’extérieur, mais comme responsable du choix de ses actions et de ses orientations. En outre, ils pensaient que la plus grande partie de notre activité intérieure est de nature consciente et dès lors accessible à notre conscience. Ainsi sommes nous nés capables de nous comprendre nous-mêmes et de nous adapter avec succès. Carl Rogers et Abraham Maslow sont les deux précurseurs de la pensée de cette école.

Nombre de ceux-là mêmes qui s’étaient activement engagés dans la psychologie humaniste, exposèrent l’ensemble des idées initiales qui furent connues sous l’appellation de psychologie transpersonnelle en 1968. Tout au long des écrits de cette école, on trouve diverses définitions du terme « transpersonnel », telles que : oubli de soi, abandon de la conscience de soi, dépassement du petit moi pour atteindre l’essence plus large de qui nous sommes, perte de l’identification avec la personnalité individuelle pour une fusion avec le tout plus vaste.

Dans l’une des premières synthèses écrites sur le sujet en 1968, Anthony J. Sutich, cofondateur de The Journal of Transpersonal Psychology, a énoncé différentes notions étudiées par ce courant (et par son journal) : « métabesoins, valeurs suprêmes, conscience d’union, expériences paroxystiques, extase, expérience mystique, essence, béatitude, respect, émerveillement, actualisation de soi, sens absolu, transcendance de soi, esprit, sacralisation de la vie quotidienne, unicité, conscience cosmique, synergie entre individus et espèces, rencontre interpersonnelle optimale, phénomènes transcendantaux… »

On retrouve dans la littérature du nouvel âge certains thèmes analogues, mais les représentants de la psychologie transpersonnelle les abordent de manière plus prudente, en donnant la priorité à l’étude et à la recherche. Mais l’exploration d’expériences transcendantes, tels que rêves, projections hors du corps, souvenir de vies antérieures, union mystique et événements psychiques, est d’une importance majeure si l’on souhaite que la recherche de l’accroissement de conscience, stimulée par ces phénomènes, devienne partie intégrante de notre système de valeurs et de notre style de vie.

Un des objectifs principaux de la psychologie transpersonnelle réside dans l’étude d’individus sains et de leur potentiel, afin d’utiliser la connaissance ainsi acquise pour instaurer des environnements plus favorables au développement de ce potentiel. L’amour de soi et des autres doit être cultivé. Le service intelligent et aimant est non seulement désirable mais considéré comme l’expression naturelle d’un être dont le centre d’intérêt ne se limite plus au petit moi séparé.

Contrairement à la psychologie traditionnelle, la recherche transpersonnelle reconnaît la validité de l’« expérience empirique » comme outil acceptable et indispensable pour l’acquisition d’un savoir plus grand dans le domaine concerné. L’attention accordée à notre « expérience intérieure » est considérée comme une méthode valable favorisant l’expansion de la connaissance et de la compréhension humaine. A côté de cette méthode difficile et comportant maintes possibilités de s’égarer soi-même et les autres, il existe actuellement quelques outils fiables pour l’étude des dimensions intérieures et supérieures. Au nombre des aides à la croissance et au développement fréquemment recommandées par les praticiens transpersonnels, figurent la méditation, la conscience de soi objective, les inventaires personnels de valeurs et principes moraux, l’imagerie visuelle, l’hypnose, l’assistance thérapeutique, le yoga et diverses formes de mouvement et de danse.

Un des aspects positifs de la psychologie transpersonnelle réside dans sa tentative d’identifier et d’énoncer la plupart des pièges guettant ses propres adhérents. Ceux-ci correspondent parfois aux principaux vices de chacun des sept rayons. Y figure notamment la mise en garde contre le développement de l’orgueil spirituel, par exemple le fait de considérer les autres comme inférieurs parce qu’une étude ou une érudition spirituelle semblable leur fait défaut. De même, ce courant avertit fréquemment l’individu du danger du matérialisme spirituel, consistant à transférer dans le monde de l’esprit les attachements et émotions de l’environnement matérialiste.

Les psychologues transpersonnels ont très bien jaugé les dangers psychologiques si fréquemment rencontrés chez l’aspirant et le disciple. L’engagement sur le sentier spirituel comme tentative consciente ou inconsciente d’éviter l’implication dans des interactions personnelles d’humain à humain, si nécessaires à un développement complet, n’est pas inhabituel. En outre, beaucoup d’entre nous se battent avec des sentiments de culpabilité, qui se sont développés lorsque nous nous sommes rendu compte du potentiel réel de chaque être humain, des exigences nécessaires auxquelles le disciple sincère a à répondre, et de notre engagement souvent minime sur le sentier du discipulat. De manière similaire, un développement inadéquat du sens de la valeur et de la capacité du soi, combiné avec un intérêt excessif pour la croyance et la pratique spirituelle peut mener au « cultisme », c’est-à-dire à la poursuite fanatique d’une idéologie ou d’une personne sans faire preuve de bon sens, ni d’esprit de décision. La connaissance des vices et des vertus de tous les rayons et celle de notre propre structure de rayons, constitue une aide considérable pour éviter ou rectifier ces tendances personnelles.

La psychologie transpersonnelle a influencé la pratique des thérapeutes, des professionnels de la santé et des éducateurs dans le monde entier. Des praticiens d’orientations diverses ont intégré les propositions fondamentales allant de la psychothérapie au counseling. Carl Jung a souvent été considéré comme le premier « transpersonnaliste » moderne bien que la terminologie n’existait pas à son époque. La psychosynthèse, fruit théorique du travail de Roberto Assagioli, pourrait en représenter un exemple moderne. La logothérapie de Victor Frankl fournirait un autre point de vue proposant des directives thérapeutiques pratiques illustrant de nombreux propos transpersonnels.

La médecine considère de plus en plus le corps, le mental et l’esprit comme facteurs d’influence pour la santé. L’accent étant mis sur la responsabilité de chacun envers sa propre santé, la littérature progressiste se réfère beaucoup plus fréquemment au soi intérieur comme source de guérison.

De plus en plus, l’éducation contemporaine reconnaît que le potentiel de réalisation de l’humanité est beaucoup plus important qu’on ne le suspectait ou qu’on ne s’y attendait généralement. Il faudrait pouvoir produire des professeurs et des étudiants capables de développer à la fois la connaissance et la sagesse. La véritable connaissance, en tant que combinaison de savoirs et d’expériences intérieures — de sagesse intérieure — est un concept de plus en plus répandu. On s’attache de plus en plus à cultiver un sens du respect et de l’émerveillement chez les élèves de tous âges.

Bien qu’elle soit encore en cours d’élaboration et qu’elle reste un courant controversé de la psychologie dans son ensemble, la psychologie transpersonnelle a suscité maints efforts de recherche et de pratique et a ouvert de nouveaux horizons dans la compréhension de l’être humain. La psychologie transpersonnelle semble être un des domaines d’étude et de formation capable de nous aider à pénétrer dans le nouvel âge. Elle permet de se considérer, et de considérer les autres, d’une façon plus large et nous conduit sur le chemin de l’évolution permanente de l’humanité.

Charles, le patient du Dr Richelieu, en a certainement profité. Tout en utilisant diverses méthodes traditionnelles, son travail avec le Dr Richelieu, quoique utilisant des méthodologies traditionnelles, lui a procuré un environnement lui permettant d’examiner de plus près les problèmes existentiels et spirituels qui l’avaient longtemps troublé. Il a pu clarifier et incorporer son système de valeurs à son style de vie ; ce qui lui a permis d’accroître son estime de soi jusque-là fragile.

Lorsque Charles trouva le courage d’explorer, avec le Dr Richelieu, ses expériences mystiques déconcertantes, il trouva devant lui une personne remplie d’acceptation et exempte de jugement. Charles affirma son sens de soi lorsqu’il put préciser le contenu de ces expériences et en comprendre le sens. Il découvrit qu’il ne différait pas tellement des autres et ne s’en trouvait certainement pas minimisé. Charles entreprit également de méditer chaque jour. Le Dr Richelieu valida et soutint ses efforts pour transcender son petit moi, et pour augmenter sa préoccupation pour le bien-être des autres.

En résumé, Charles est en train d’acquérir un calme intérieur plus grand et un intérêt plus prononcé pour l’extérieur. Et sa dépression s’en est allée.




Home Une eau aux vertus curatives découverte en Allemagne

par Memo Neupert

Après la source miraculeuse de Tlacote, au Mexique, une autre source d’eau aux vertus curatives a été découverte, cette fois-ci en Allemagne, à 100 km à l’est de Düsseldorf. Cette source d’eau très pure a été trouvée dans une grotte, dans une mine d’ardoise désaffectée à Nordenau, district de Schmalenberg, où se trouve une grande station de ski.

Le terrain appartient à Theo Tommes, propriétaire d’un hôtel situé en aval de la carrière. En janvier 1992, Mme Tommes s’était rendue à la carrière pour y chercher un endroit pouvant servir de cave à vin. Ayant pénétré dans une galerie sombre et humide, elle aperçut une grotte illuminée d’une vive lumière blanche.

Selon la mère de Mme Tommes, lorsque cette grotte fut découverte on pouvait apercevoir de petites croix lumineuses brillant dans cette lumière blanche.

Peu après, des experts venus examiner la grotte s’aperçurent qu’elle était fortement chargée en énergie. Ils découvrirent alors une source d’eau merveilleusement pure. Les laboratoires Fresenius ont analysé cette eau et l’ont trouvée parfaitement pure et propre. Ils ont également constaté qu’elle était 8 % plus légère que de l’eau ordinaire. Un autre laboratoire allemand, Hygiene Institut des Ruhrgebiets Gelsenkirchen, a également confirmé que l’eau était 8 % pour cent plus légère.* Plus étrange encore, l’eau sort de la source en faisant des spirales sur la gauche, tandis que cinq mètres plus loin les spirales vont à droite.

Chaque jour, des centaines de personnes visitent la grotte, qui est en train de devenir le Lourdes allemand. Des autocars y conduisent des malades, des infirmes et des personnes âgées, et l’hôtel Tommes affiche complet.

Guido Brandenburg a interviewé quelques-uns des pèlerins pour le journal allemand Bild. Une vieille femme lui a raconté qu’après avoir mis de l’eau sur son œil aveugle, elle pouvait voir à nouveau ; un ancien mineur a affirmé que son dos avait été guéri et qu’il avait pu abandonner ses béquilles. Une autre femme raconte : « J’ai toujours eu des problèmes de tension artérielle trop élevée et j’avais toujours peur de tomber. Je suis entrée dans la grotte avec une tension de 16-10. J’en suis ressortie avec 13-10. Et ma tension s’est stabilisée, ce que mon médecin n’arrive pas à s’expliquer. » Theo Tommes avertit ses hôtes de ne pas rester trop longtemps dans la grotte. Il affirme qu’ils se retrouvent tellement chargés d’énergie qu’ils s’en trouvent obligés de sortir. Johannes Koch, géophysicien, croit que l’eau guérit parce qu’au moins trois cours d’eau se rejoignent à cet endroit, créant ainsi un « champ de forces ». Curieusement, une partie de la grotte reste sèche, et J. Koch pense que cela est dû à une radiation terrestre. Il a déclaré au Bild : « C’est très fort à cet endroit. Cela donne de la force et remplit les gens d’énergie. » On conseille aux visiteurs de boire l’eau en se tenant sur cette partie sèche de la grotte, où se trouve un puissant champ d’énergie.**

Guido Brandenbug, le journaliste du Bild, a décrit ce qui s’est passé lorsqu’il a bu de l’eau, dans cette zone d’énergie : « Après cinq minutes, j’ai senti vibrer le bout de mes doigts. J’ai senti comme un courant électrique qui me traversait. »

Entrée de la grotte : 10 DM. Hôtel Tommes (88 lits), 5948 Nordenau (Schmalenberg), chambres à 85 DM.
Tél : 0049 29759 6220. Fax : 0049 29759 622 165. Internet : www.stollen-NORDENAU.de ou www.tomes.de

* L’eau de Tlacote, au Mexique, est 4,4 % plus légère que l’eau ordinaire. NdlR


Une autre source miraculeuse a été signalée aux environs de New Delhi, en Inde. Un puits, asséché depuis longtemps, s’est remplie d’une eau aux pouvoirs de guérison extraordinaires. Selon un récit paru dans la presse japonaise, vingt mille personnes par jour viennent y puiser de l’eau.

Mon Maître affirme que c’est tout à fait inutile : l’énergie se trouve uniquement dans l’eau. Cette source a été énergétisée par Maitreya en décembre 1991, avant son apparition à Düsseldorf, au nord de Cologne, en avril 1992. Lire également les récits sur l’eau de Tlacote au Mexique dans Partage international d’avril et de septembre 1992. — Benjamin Creme.



Editorial

Home Redonner l'espoir

La décision des Nations unies d’intervenir en Somalie marque un changement fondamental dans les relations internationales.

Jamais auparavant l’ONU n’avait décidé d’intervenir dans les affaires intérieures d’un pays sans que celui-ci ne soit demandeur. Jamais auparavant il n’avait été concevable qu’une telle décision puisse être prise pour des raisons purement humanitaires. La Somalie n’a aujourd’hui aucun poids politique, stratégique ou économique.

L’opération de l’ONU, baptisée « redonner l’espoir », est en fait uniquement destinée à défendre des valeurs humanitaires.

On regrettera simplement que l’ONU n’ait pas agi plus rapidement pour « redonner l’espoir ». Avant que l’intervention ne soit décidée, environ un demi million de Somaliens sont morts, prisonniers d’un enfer de famine et de meurtres perpétrés par des bandes de pillards.

C’est en grande partie grâce aux États-Unis, qui ont proposé de mettre des troupes à la disposition de l’ONU, que le monde abandonne sa passivité. Cette proposition aura permis de sortir d’une impasse infamante, conduisant en quelques jours à une décision unanime du Conseil de sécurité en faveur de l’intervention. Le fait que les États-Unis aient voulu lancer l’opération « redonner l’espoir » dans le seul cadre de l’ONU est également digne d’éloges.

Cet événement est de grande importance : il signifie que, pour la première fois, l’ONU est prête à jouer un rôle de maintien de l’ordre à l’intérieur des frontières nationales. Il est tragique de constater qu’il ait fallu une catastrophe de cette ampleur pour en arriver là. C’est toutefois un pas en avant, qu’il ne faut pas sous-estimer, et que le collaborateur de Maitreya avait prévu il y a deux ans : « Le rôle de l’ONU n’est pas de participer à des manœuvres militaires à visée politique, mais de protéger l’humanité. L’ONU est en train de devenir une institution puissante qui sera à même de veiller au bien-être du monde. » (Partage international, novembre 1990)

Des zones de sécurité

La Somalie n’est pas le seul pays ayant désespérément besoin de retrouver l’espoir. Le peuple assiégé de Bosnie-Herzégovine a également besoin d’un peu d’espoir. Les atrocités fratricides commises dans l’ex-Yougoslavie dépassent toute description. Les porte-parole de l’ONU, connaissant les différences de sensibilités au sein même de leur organisation, pèsent généralement leurs mots avec force précautions. Après avoir étudié la situation, l’ancien premier ministre de Pologne, Tadeusz Mazowiecki, a parlé sans équivoque de « meurtres, (...) de viols systématiques et d’épuration ethnique ». Il a accusé les Serbes de Bosnie pour leurs crimes contre les musulmans, bien que ces derniers, tout comme les Croates de Bosnie, ne soient pas non plus sans reproche.

Tout ceci n’est pas nouveau pour la plupart des téléspectateurs ; depuis un an et demi déjà, des scènes dégradantes se déroulent sur nos écrans. A ce jour, aucune solution politique n’a été trouvée pour mettre fin à ce crime à grande échelle. En dehors de quelques blocus timides et de faibles mises en garde sur les limites de la patience, rien n’a été entrepris.

On peut comprendre les nombreuses hésitations des dirigeants de la planète, surtout au sein de la communauté européenne divisée. La situation en Bosnie diffère de celle de la Somalie, car toute intervention dans l’ex-Yougoslavie impliquerait le risque de provoquer une très forte résistance. Toutefois, l’argument selon lequel une telle résistance ne pourrait être brisée, n’est pas fondé. Cela signifierait qu’au cours de toutes ces années, l’OTAN et l’ancien bloc de l’Est auraient menti aux populations sur la qualité de leurs armes, acquises à prix d’or.

Il est vrai qu’une intervention militaire pourrait conduire à la perte de nombreuses vies en Bosnie. La question est néanmoins de savoir pendant combien de temps cet argument restera suffisant pour attendre et permettre le génocide. Le prix d’une intervention militaire peut paraître élevé, mais le monde ne peut simplement attendre que la guerre civile se termine faute de victimes. Ceci, indépendamment du fait que seule une intervention de l’ONU pourrait empêcher l’extension du conflit aux pays voisins.

Le peuple de Bosnie a, pour le moins, droit à la création immédiate d’une « zone de sécurité », comme celles qui ont été créées en Irak pour protéger les Kurdes. Cela ne constituerait pas une solution permanente, mais un premier pas afin de sauver d’innombrables individus d’une mort certaine. L’intervention de l’ONU en Somalie montre clairement que le fait de sauver des vies humaines représente une raison suffisante pour justifier l’envoi de troupes.

Il n’existe donc aucune raison valable justifiant l’abandon du peuple de Bosnie à son sort actuel.

Des lumières dans la nuit

L’Allemagne, quant à elle, a tout d’abord paru retourner à l’obscurantisme de la xénophobie. Les manifestations racistes, la violence envers les étrangers et l’agressivité croissante des groupes néo-nazis, faisaient la une des journaux. Tant en Europe qu’ailleurs, de nombreuses personnes en étaient terrifiées. On avait même perdu le sens des proportions, alors qu’on avait toutes les raisons de le garder. En effet, depuis de nombreuses années, l’Allemagne pratique une politique d’admission des demandeurs d’asile particulièrement généreuse et tolérante. A elle seule, l’Allemagne a accueilli plus de réfugiés en provenance du bloc de l’Est que tous les autres pays de la CEE réunis. L’an dernier, elle a accepté l’entrée de plus d’un demi-million de demandeurs d’asile. Non que cela justifie les campagnes de haine des hooligans, mais cela ne doit pas être oublié non plus. La vaste majorité des Allemands ont une parfaite éthique démocratique et un bon esprit politique. Les habitants de Munich, où le mouvement hitlérien avait autrefois son quartier général, l’ont récemment démontré de manière impressionnante et émouvante. Début décembre, plus de 300 000 hommes, femmes et enfants sont descendus dans la rue en portant des torches, des lanternes et des bougies en signe de protestation contre la xénophobie.

Le slogan utilisé, « Une ville dit non », fut le fruit de la réflexion de quatre jeunes gens.Cette manifestation massive a provoqué une réaction sans précédent, peut-être pas chez tous les politiciens, mais sûrement chez la plupart des citoyens ordinaires, dans les écoles, les clubs sportifs, les magasins et les cafés. Dans d’autres villes, à travers toute l’Allemagne, de nombreuses personnes ont pris part à des marches de protestation similaires, les plus importantes que l’Allemagne d’après-guerre ait connues, et toutes se sont déroulées sans incident. Fidèles à leurs habitudes, les médias attachent plus d’importance aux émeutes et aux explosions de violence, mais ces lumières dans la nuit allemande n’ont pas échappé à l’attention du monde. La Somalie et Munich : espoir et lumière. L’année 1992 aurait pu se terminer sur une note beaucoup plus sombre.





Signes des temps

Home Miracle à Cold Spring

par Monte Leach

Le révérend Leroy Smith est le prêtre de l’église catholique Saint-Joseph à Cold Spring dans le Kentucky. Au début de l’année 1992, il avait appris d’un visionnaire de l’Ohio que la Vierge Marie se manifesterait dans son église le 31 août à minuit. La nouvelle s’était répandue rapidement et les médias locaux et nationaux s’y étaient intéressés. A la date et à l’heure prévues, alors que des milliers de personnes se pressaient tant à l’intérieur qu’aux alentours de l’église, le révérend Smith a déclaré : « Prenons un moment afin de souhaiter la bienvenue parmi nous à la Vierge Marie. » Certaines personnes se tenant à l’intérieur ont alors aperçu des lumières de formes variées se déplacer à travers la nef et des éclairs se refléter aux fenêtres. A l’extérieur, certains ont été témoins d’une apparition de la Vierge, dans un arbre et au-dessus du clocher.

Le lendemain matin, l’évêque de la région a publié un communiqué déclarant que rien de miraculeux ne s’était produit à Saint-Joseph. Mais depuis, des dizaines de personnes, présentes cette nuit là, ont écrit au révérend Smith pour témoigner de leur expérience. Bien que l’Église lui ait recommandé de garder le silence, le révérend Smith a accepté l’interview suivante, avant de partir pour la dixième fois à Medjugorje, en Bosnie, où des apparitions de la Vierge Marie se produisent depuis onze ans.

Partage international : Pouvez-vous nous parler un peu de ce qui s’est passé à Saint-Joseph ?
Révérend Smith : Je suis supposé ne rien dire. L’évêque m’a demandé de ne pas parler à la presse. Je suis réduit au silence. Mais il ne fait aucun doute, dans mon esprit, que la Vierge Marie est apparue ici. D’après tous les témoignages des personnes ayant eu cette expérience, c’est une certitude : la Vierge Marie est venue ici et elle y est restée.

PI. Elle est restée ?
RS. Oui, dans son message suivant, elle a dit qu’elle resterait. Cet endroit deviendra un lieu de pèlerinage où se produiront des miracles aussi bien physiques que spirituels. Elle n’a rien prédit sur ses futures apparitions, elle a seulement annoncé qu’elle resterait. Nous ressentons sa présence, car des gens viennent en permanence pour prier ou pour visiter l’église, et ils y ont des expériences qu’ils n’ont pas ailleurs.

PI. Y a-t-il grande affluence ?
RS. Je ne dirai pas qu’il y a affluence, mais simplement un flux permanent, jour après jour. Je ne peux pas fermer l’église avant 23 heures, car beaucoup viennent prier dans la soirée.

PI. Vous avez reçu des messages. Viennent-ils de cette personne de l’Ohio ?
RS. Oui, un visionnaire.

PI. Comment êtes-vous persuadé de leur véracité ? Qu’est-ce qui vous a convaincu dans ces informations ?
RS. La première fois que la Vierge a déclaré qu’elle apparaîtrait ici, elle a ajouté que le père Smith le saurait grâce à un certain nombre de signes qu’elle lui donnerait. Tous ces signes m’ont été donnés personnellement. Nul autre n’en a eu connaissance. Par exemple, la première fois que la Vierge m’a déclaré qu’elle apparaîtrait ici, elle a affirmé (par l’intermédiaire du visionnaire) que je croirais à tout cela grâce à une petite croix en or. Deux jours avant de recevoir ce message, j’avais effectivement acheté une petite croix en or de 14 carats, et personne ne le savait.

PI. Vous l’aviez achetée avant de recevoir le message ?
RS. Deux jours auparavant. Personne n’était au courant de cet achat. Et il y a eu bien d’autres signes que je n’ai pas le droit de divulguer.

L’amour de Dieu et de son prochain

PI. Pourquoi pensez-vous que cette manifestation se produise ?
RS. Pour la même raison qu’elle se produit ailleurs dans le monde. Afin de nous ramener vers le Christ et les principes chrétiens. Nous sommes conscients que ces principes ne sont pas présents dans notre société. La Vierge voit les ténèbres et elle veut y apporter la lumière christique. Voilà pourquoi elle vient.

PI. Afin d’apporter la lumière.
RS. Pour nous ramener au Christ. Afin de nous rappeler son message, qui était fondé sur l’amour de Dieu et de son prochain. Nous avons oublié cela dans notre société. Nous piétinons les autres pour arriver à nos fins. Elle cherche à nous rappeler le Christ et un mode de vie plus chrétien.

PI. Les messages continuent-ils ?
RS. Elle continuera à m’adresser des messages par l’intermédiaire du visionnaire, j’en suis certain.

PI. Avez-vous quelque espoir que la hiérarchie de l’Église prenne cela au sérieux ?
RS. C’est difficile à dire. Bien sûr, ce sont des révélations à caractère privé. L’Église les reconnaît comme telles. Ce ne sont pas des messages qui portent sur les dogmes ou sur la foi. L’Église reste très prudente dans ce domaine. C’est ainsi. Il s’est écoulé plus de douze ans avant que l’Église ne reconnaisse que la Vierge s’est effectivement manifestée à Fatima. Il en a été de même à Lourdes. Regardez pour Medjugorje, voici presque douze ans qu’elle se manifeste chaque jour, et l’Église ne l’a toujours pas reconnu.

PI. J’ai appris que certaines personnes, à Saint-Joseph, cherchent à contacter les autorités ecclésiastiques.
RS. Je n’en doute pas. Lorsque des gens ont demandé à notre Saint-Père le pape s’ils devaient se rendre à Medjugorje, il a répondu : « Absolument. » Quels sont les fruits de Medjugorje ? Des conversions, une foi plus vivante, la résurgence de la pratique des sacrements, une plus grande dévotion, un plus grand besoin d’instruction religieuse. Tels sont les résultats positifs de Medjugorje. C’est la même chose ici, les résultats sont vraiment extraordinaires.

PI. Un de vos paroissiens, présent le 31 août, a déclaré qu’il a d’abord pensé que les éclairs lumineux aperçus aux fenêtres de l’église avaient été provoqués, de l’extérieur, par des flashes d’appareil-photo. Mais il a découvert, par la suite, que la foule se tenait au moins à 40 mètres de l’église et qu’il paraissait difficile que les flashes se soient reflétés dans les fenêtres.
RS. Il est absolument impossible que des flashes soient en cause. Si vous aviez vu le spectacle lumineux que la Vierge a projeté ! C’était incroyable. Un certain nombre de protestants étaient venus cette nuit-là, et se tenaient à l’extérieur, par simple curiosité. Lorsque tout fut terminé, une dame de ce groupe s’est adressée à une autre et lui a dit : « Je me demande comment ils ont fait pour monter cette grande statue dans l’arbre. » Elle avait vu la Vierge sans même le savoir. Un grand théologien de Cincinnati, le père Carter, était présent. Lui aussi a vu la Vierge dans l’arbre, de même que les autres manifestations, et il est intimement convaincu de sa présence.

PI. Certaines personnes sont persuadées que ces manifestations sont le signe du retour imminent du Christ dans le monde d’aujourd’hui.
RS. C’est très possible, car dans la plupart des messages à Medjugorje ou en d’autres lieux à travers le monde, il est dit : « Le temps est court. Sachez qu’il y aura des difficultés et des problèmes, mais que ce n’est pas la fin du monde, seulement la fin d’un âge. »

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait bien d'une authentique manifestation du Maître qui fut la Madone il y a 2 000 ans.



Faits et prévisions

Home Il y a assez de nourriture pour tous

Los Angeles Times, E.-U.

« Nous verrons la société se mettre à penser en termes planétaires, et mettre en œuvre des politiques globales. Les gens se rapprocheront les uns des autres, apprenant à partager et à vivre ensemble harmonieusement. » (janvier/février 1990)

A Rome, un sommet extraordinaire sur la nutrition auquel ont assisté des experts de la santé et de l’agriculture de 160 pays, s’est achevé sur une résolution appelant à des actions énergiques pour mettre fin à la famine dans le monde. Cette première conférence internationale sur la nutrition avait été planifiée plusieurs années avant l’intervention américaine en Somalie, mais il est à souhaiter qu’un rassemblement aussi important de personnes venues d’horizons totalement différents aboutisse à des solutions planétaires face au problème de la faim.

Le communiqué final stipule que « la famine et la malnutrition sont inacceptables dans un monde qui possède à la fois le savoir et les ressources nécessaires pour arrêter cette catastrophe humaine. Nous reconnaissons qu’il existe, globalement, assez de nourriture pour tous ; le principal problème est de la répartir de façon équitable... Nous nous engageons solidairement à agir afin que l’éradication de la famine devienne une réalité. »

Outre les délégations gouvernementales conduites par les ministres de la santé et de l’agriculture, quelque 150 organisations internationales et groupes caritatifs privés ont assisté à cette conférence de six jours, organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Relevant que sur 5,5 milliards d’habitants, la Terre compte 2 milliards de mal nourris, Hiroschi Nakajima, directeur général de l’OMS a déclaré : « Nous devons faire face à nos responsabilités, et surtout à nos obligations morales, en mettant tout en œuvre pour que cesse la malnutrition sous toutes ses formes, à travers le monde. »

7,9


Home La Chine ouvre tout doucement ses portes

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

« La Chine ouvre tout doucement ses portes, encourageant le peuple à manifester son désir de liberté et de démocratie. » (juin 1990)

Un groupe d’écrivains libéraux — dont Wang Meng, membre du parti, ministre de la Culture jusqu’en 1989, et Zhang Jie, femme écrivain influente — se sont récemment rencontrés en public à Pékin et en ont appelé à la renaissance de la « culture des cent fleurs », faisant référence à une brève période, en 1958, de liberté d’expression en Chine.

Un haut fonctionnaire du parti, attaché aux affaires culturelles, a prédit : « Vous verrez sous peu quelques personnes courageuses commencer à agir activement en faveur de la liberté d’expression. Cela pourra prendre quelques années, mais il y aura une vraie libéralisation. »

Les autorités chinoises ont relâché discrètement — avant l’expiration de sa peine — Bao Zunxin, le plus important des dissidents arrêtés à la suite des manifestations de la place Tienanmen. Bien que de nombreux dissidents soient encore en prison, la libération de Bao Zunxin est un signe encourageant pour leur future liberté. De plus, des informations non confirmées font état de la remise en liberté d’une autre grande figure de ces manifestations, Wang Dan. Cela s’inscrit dans le schéma d’assouplissement progressif de la répression politique et du contrôle idéologique observé l’année dernière en Chine.




Home Hong-Kong ne fera jamais partie de la Chine

« Hong-Kong ne fera jamais partie de la Chine. Rien n’« appartient » à la Chine. Hong-Kong deviendra indépendante et cette indépendance sera protégée par l’ONU. Les habitants qui se trouvent dans ce pays n’ont pas envie de le quitter. » (septembre 1989)

En dépit de l’opposition véhémente de la Chine, les législateurs de Hong-Kong ont soutenu le plan du gouverneur Chris Patten dont l’objectif est d’accroître la démocratie sur le territoire avant que la Grande-Bretagne ne le cède à Pékin en 1997.

La Chine craint qu’une plus grande liberté dans la colonie britannique exacerbe les revendications en Chine populaire. Les hauts fonctionnaires du parti communiste ont porté des critiques violentes et acerbes à l’encontre du projet Patten, mais le Conseil législatif a voté à 30 voix contre 21 son soutien aux réformes, devant amener une plus grande participation populaire lors des élections de 1995. Les bureaucrates chinois ont averti Patten que la poursuite du projet sans l’accord de Pékin les amènerait à remplacer le gouvernement de la colonie malgré la promesse d’octroyer à Hong-Kong « un haut degré d’autonomie » pour une période minimale de 50 ans après la prise de contrôle.

La panique s’est emparée de la bourse de Hong-Kong qui a chuté de 8 % après la menace proférée par la Chine, avertissant que tout accord signé par le gouvernement colonial britannique et non approuvé par Pékin serait « déchiré » et ne serait pas honoré après 1997, lorsque Hong-Kong sera à nouveau soumis à la loi chinoise. Ce fut la plus forte baisse enregistrée en une seule journée depuis les événements de la place Tienanmen en juin 1989. Au cours de la semaine, le marché a perdu 1 000 points, soit près de 17 % de sa valeur.




Home Krach boursier

Source : San Francisco Chronicle

« Comme nous l’avons déjà annoncé (en décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon, pour s’étendre ensuite au monde entier. » (mai 1989)
« La fin du mercantilisme est maintenant à portée de main… Le marché boursier est tel une bulle de savon sur le point d’éclater. »
(mai 1989)

La récession de l’économie japonaise s’accélère. Les chiffres du 3e trimestre 1992 montrent que l’économie a connu un taux de croissance négatif de 1,6 % l’an. Le produit national brut a baissé de 0,4 % tout comme la demande intérieure. Selon le Japan Digest, les valeurs immobilières à Tokyo et Osaka ont chuté de 20 à 30 % au 3e trimestre 1992. Il s’agit là d’informations dramatiques pour les banques et la bourse : pour les banques car elles détiennent des créances de plusieurs milliards dans l’immobilier ; et pour la bourse parce que la plupart des entreprises cotées au Japon font apparaître dans leurs comptes d’importants actifs immobiliers — tous estimés à la valeur du marché. Cette valeur du marché, autrefois largement surévaluée, a provoqué la hausse des cours de la bourse. Aujourd’hui, la dévaluation de l’immobilier révèle que la bourse est aussi largement surcotée.

Barton Biggs, économiste de la société d’investissement Morgan Stanley, a ramené du Japon un rapport indiquant que les banques, les sociétés d’assurance et les établissements financiers japonais prévoient de brader la plupart de leurs actifs immobiliers américains dont le montant est estimé à quelques 76 milliards de dollars : 12 milliards pour la seule ville de New York et une part importante pour la Californie. Barton Biggs prédit un plongeon des marchés de l’immobilier aux États-Unis.




Home Défaite du président Bush

« Le président Bush sait que ses jours, politiquement, sont comptés et il se sert de l’ONU et de la crise du Golfe pour accroître sa popularité. Le prochain président des États-Unis sera démocrate. » (janvier/février 1991)

Le statu quo politique a subi une déconvenue lors des élections américaines de novembre. Pour la première fois depuis 1976, l’électorat américain a choisi un président démocrate en la personne de Bill Clinton. La défaite du président Bush et sa baisse de popularité sont d’autant plus spectaculaires qu’à l’issue de la guerre du Golfe, 90 % des américains approuvaient leur président.




Home La dette sera annulée

Source : NRC Handelsblad, Pays-Bas

« La dette sera annulée… » (mai 1989)

Le gouvernement américain a annulé 75 % des 615 millions de dollars de dette détenues par des établissements publics sur le Salvador, afin de stimuler la reconstruction de ce pays d’Amérique centrale, sortant d’une guerre civile de 12 ans. Les États-Unis ont amnistié le gouvernement salvadorien pour 463,9 millions de dollars, soit 75,5 % de la somme due à l’Agence américaine pour le développement international et d’autres organismes d’aide. Les États-Unis se sont par ailleurs engagés à soutenir la reconstruction du Salvador en apportant une aide supplémentaire de 250 millions de dollars.

Les principaux pays industrialisés ont offert à la Russie d’ajourner le paiement de la majeure partie de sa dette extérieure (80 millions de dollars). On espère que les banques commerciales feront un geste similaire. 




Home La dépendance vis-à-vis du pétrole et du charbon touche à sa fin

Source : San Francisco Chronicle, E.-U.

« La dépendance vis-à-vis du pétrole et du charbon touche à sa fin. » (novembre 1990)

Des normes plus strictes sur le contrôle des émissions ont été adoptées aux États-Unis, et la compétition s’accentue pour créer une automobile fonctionnant sans combustible fossile — pétrole et essence. Un effort considérable de recherche et développement a été réalisé pour produire une voiture électrique pouvant réellement rouler à la fois sur autoroutes et en ville. Un prototype présenté récemment à Burbank en Californie a permis de juger de l’avancée de la recherche et a suscité un vif intérêt. Les consommateurs attendent avec impatience la sortie du modèle deux places Impact, de General Motors, qui devrait être disponible vers 1995. Ce véhicule pourra rouler à une vitesse maximale d’environ 120 km/h et disposera d’une autonomie de près de 200 km. Une récente découverte technologique a permis d’éliminer un obstacle majeur : le temps nécessaire à la recharge de la batterie est désormais réduit à 15 minutes seulement.




Home Diminution des conflits entre les gouvernements et les guérillas

« Les conflits existant entre les gouvernements et les mouvements de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. » (novembre 1988)

El Salvador — Les derniers rebelles ont rendu leurs armes aux observateurs des Nations unies et la paix a été officiellement proclamée au Salvador, après 12 ans de guerre civile et 18 mois d’un cessez-le-feu assez tendu. Ce conflit aura fait soixante dix mille victimes dans ce pays d’Amérique centrale qui doit encore mettre au point des solutions concrètes à la difficile question des réformes agraires et militaires.




Home La défense ne constitue plus une priorité essentielle

Source : Frankfürter Rundschau, Allemagne

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (juin 1989)

Start 2 La Russie et les États-Unis ont à nouveau signé un important traité sur le désarmement, que le président Eltsine a qualifié d’« accord du siècle ». Il est « bénéfique pour toute l’humanité » selon le président sortant G. Bush. Ce traité, dénommé SART 2, prévoit une réduction substantielle des arsenaux nucléaires stratégiques. Il inclut également le retrait des missiles à têtes multiples basés au sol.

Japon Pour la première fois depuis la première guerre mondiale, le Japon diminue son budget militaire. Au cours des quatre prochaines années, le budget de la défense sera réduit de 2,4 %.

Allemagne L’Allemagne espère économiser près de 24 milliards de marks sur son budget militaire entre 1994 et 2006. Le ministre allemand de la Défense, Volker Ruhe, qui a avancé cette estimation, a également déclaré que l’armée allemande devra se préparer à un travail différent : faire partie d’une force internationale pour le maintien de la paix. 




Home Les hommes politiques tiendront compte de la volonté du peuple

« Le manque de flexibilité en matière politique et religieuse disparaîtra. De nouvelles formes de gouvernement apparaîtront à travers le monde. Partout, les gouvernements devront écouter le peuple. » (septembre 1988)

Niger/Kenya — Lors du dernier référendum au Niger, plus de 90 % des électeurs ont approuvé la nouvelle constitution. Ce résultat positif ouvre la voie aux premières élections démocratiques devant bientôt se dérouler dans le pays. Au Kenya, les premières élections démocratiques se sont déroulées en décembre.

Corée du Sud Pour la première fois en 30 ans, la Corée du Sud a élu un président civil. L’élection de Kim Young Sam constitue une victoire importante pour les forces pro-démocratiques de la nation. Cette élection a été qualifiée de scrutin le plus régulier et le plus calme de l’histoire de la Corée du Sud.





Citation

Home Les exigences des riches

par Baghavan Sri Sathya Saï Baba

« Les riches doivent réduire leurs exigences afin que les pauvres puissent satisfaire leurs besoins essentiels. »





Courrier des lecteurs

Home Témoignage sur l’apparition de Maitreya à Nairobi

Cher Monsieur,

Lors d’une récente visite en Caroline du Nord, j’ai participé à une émission télévisée enregistrée au collège St-Augustinà Raleigh. Au cours de l’interview, j’ai mentionné l’apparition de Maitreya au Kenya en 1988 et montré l’une des photographies prises à cette occasion.

Après l’enregistrement, je me suis rendu à la cabine de contrôle pour revoir la bande vidéo. Là, un jeune étudiant, Tim Mwadime, m’aborda en déclarant : « J’étais présent à Nairobi. Je connais cette histoire. Je suis originaire de Nairobi au Kenya. » Des frissons me parcoururent le dos et j’eus la chair de poule. Tim me retraça son histoire.

Il avait grandi au Kenya, et avant son départ pour les États-Unis, il travaillait à Nairobi dans un studio de production de la radio-télévision, où il avait un ami. J’appellerai cet ami Samuel car j’ai omis d’en demander le nom. Aux dires de Tim, Samuel « était une personne très matérialiste, non portée à la spiritualité ; il fumait, buvait et ne connaissait pas Dieu. » Un jour, par simple curiosité, Samuel décida de se rendre à l’une des réunions organisée par Mary Akatsa. Il en avait entendu parler et souhaitait se rendre compte par lui-même. Selon Tim, Mary Akatsa jouissait d’une grande popularité, car ses prédications et ses prières avaient aidé de nombreuses personnes. Tim précisa également que dans une ville où les personnes d’une même nationalité célébraient, en général, leur culte entre elles, l’office de Mary Akatsa rassembla des personnes de nationalités différentes.

Samuel finit par assister à un certain nombre de réunions. A un moment, Samuel s’absenta quelques jours, et à son retour Tim lui avoua : « Il y a quelque chose de changé en toi. »Samuel lui raconta ce qui lui était arrivé durant une des réunions. Il s’était avancé jusqu’à l’endroit où se tenait Mary Akatsa, et elle avait commencé à prier pour lui, lorsque tout à coup, il se passa quelque chose. Il se sentit différent, transformé. Dès les jours suivants, la vie de Samuel avait pris une nouvelle orientation. Il devint plus aimable. Il s’arrêta de fumer et de boire. Il sembla à Tim que la nature même de Samuel s’était transformée.

Au cours de la réunion suivante, un événement miraculeux se produisit. Samuel raconta à Tim que Mary Akatsa avait soudain annoncé que le Christ allait venir, qu’un Grand Êtres’approchait. En réalité, aucune des personnes présentes ne s’attendait à voir le Christ apparaître véritablement, mais tout à coup, comme surgi de nulle part il était là : « Jésus-Christ ». Samuel expliqua à Tim que, traversant la foule, le Christ arriva à l’endroit où Mary Akatsa était en train de parler. « Tout le monde était stupéfait, » déclara-t-il. Je demandai à Tim ce que le Christ avait fait à ce moment. « Il a prié, a béni certaines personnes et il s’est entretenu un moment avec elles. » Tim ne pouvait plus se rappeler les paroles exactes que le Christ avait prononcées.

Tim m’expliqua ensuite comment la presse locale avait relaté l’événement le jour suivant et à quel point cette histoire semblait impensable pour les gens. On ne parlait que de ça à Nairobi. « C’était un miracle, » affirma Tim, élevant la voix sous le coup de l’excitation, « un signe. » Tim regretta de ne pas avoir accompagné Samuel ce jour-là. Enfin, Tim m’a indiqué que, pour autant qu’il pût s’en souvenir, avant de quitter l’assemblée, le Christ avait déclaré qu’il provoquerait une pluie de bénédictions. Contre toute attente, il plut à Nairobi ce soir-là.

McN. E., Denver, Colorado, E.-U.





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Home Psychologie pratique considérée du point de vue ésotérique

Interview de Benjamin Crème par George Catlin

GC. Vous avez déclaré qu’un peu plus d’un million d’individus actuellement en incarnation ont reçu la première initiation ou des initiations plus élevées. La population mondiale étant évaluée à cinq milliards d’habitants, cela signifie que 99,98 % de l’humanité a encore la première initiation devant elle. Quelles sont les étapes dans le développement de la conscience que cherche à franchir ce groupe constituant virtuellement la totalité de l’humanité ?
BC. Pour ce groupe qui se trouve au seuil de la première initiation, le pas le plus important à franchir est celui qui le conduira à une prise de conscience de l’âme. C’est la raison pour laquelle l’âme oriente l’individu vers une pratique de méditation au cours des deux ou trois vies précédant la première initiation. Cela débute généralement autour du degré 0,7, si l’on admet que la première initiation se situe au niveau 1,0. La méditation est le processus qui consiste à entrer en contact avec son âme.
La première initiation consacre l’acquisition des premiers aspects de la conscience de l’âme. Cela se manifeste dans l’homme inférieur, considéré comme réalité physique, astrale et mentale, par une prise de contrôle de l’élémental physique. Tel est le but de la première initiation. Ce niveau est atteint lorsque l’individu a élevé sa vibration au stade où il peut contrôler son élémental physique.
Les corps physique, astral et mental sont constitués de minuscules vies élémentales provenant des plans physiques éthériques. Soit ces élémentaux dominent notre vie, soit c’est nous qui les dominons. A l’heure actuelle, la grande majorité de l’humanité se trouve sous une totale domination des élémentaux de chaque plan, et de leur activité. La première mesure à prendre pour acquérir ce contrôle est de réorganiser le cours de sa vie de telle sorte qu’il puisse y avoir contrôle. Il ne s’agit pas de la victoire sur le désir (maya, ou illusion) qui s’exprime sur le plan physique, mais plutôt de la victoire sur le mécanisme à travers lequel maya se manifeste. Lorsqu’on y est parvenu, on peut passer la première initiation.

GC. On n’imagine guère se réveiller un beau matin et se dire : « Je décide de travailler au contrôle de mon élémental physique. » A ce stade, quelles décisions pratiques les gens peuvent-ils prendre pour croître, en dehors de la méditation ?
BC. Le corps a ses désirs : plus de nourriture qu’il n’en a besoin, plus de sexe, plus de boisson, plus de confort, de sommeil, et ainsi de suite. Ces désirs relèvent tous de la nature de désir de l’élémental physique lui-même. Dans la conscience de l’individu qui approche ce stade, il devient important de discipliner le corps. Dans presque tous les cas, la personne en vient automatiquement à devenir végétarienne. Elle devient une maniaque de l’alimentation. La nourriture, et particulièrement la nourriture équilibrée, devient un élément essentiel de son style de vie. Elle ne mangera que ce qu’elle sait être bon pour son corps physique et évitera ce qu’elle sait être mauvais.

GC. L’exercice physique fait-il partie de cet effort ?
BC. Oui. Tout ce qui peut renforcer le sentiment de pouvoir prendre en charge son corps physique en fait partie. Petit à petit, vous devenez effectivement responsable de votre corps, et pas seulement grâce à la méditation. Cette prise en charge se manifeste par l’acquisition progressive d’un contrôle sur l’élémental. Lorsque ce contrôle est suffisant, la personne est en mesure de passer la première initiation. Ensuite commence un processus semblable pour le contrôle de l’élémental astral, avec toutes ses exigences. Et c’est encore plus difficile.

GC. Vous avez également indiqué que l’éveil du principe christique fait partie de cette préparation à la première initiation.
BC. Le principe christique est en fait le principe même de la conscience. Il provient de l’âme. Le principe christique est la conscience, la conscience en tant que telle.

GC. Mais tout le monde possède la conscience, n’est-ce pas ?
BC. Oui, mais il est ici question de « conscience consciente ». Jusqu’à ce stade sur le sentier, la plupart des gens ne sont en fait que semi-conscients. Ils sont conscients en tant que personnalité, mais pas en tant qu’âme. Quand nous parlons de l’aspect conscience, nous parlons en fait du déploiement de la nature de l’âme dans la personnalité. A partir du niveau 0,7 et au-delà, l’âme s’empare de son véhicule (c’est-à-dire l’homme ou la femme, avec ses corps physique, astral et mental) et en prend le contrôle. Petit à petit, le véhicule se plie à la volonté de l’âme. C’est une véritable lutte. Mais comme la volonté de l’âme est plus forte, celle-ci finit par triompher. Auparavant, il y a vie sensible, mais pas la manifestation de la nature de l’âme, avec son dessein altruiste propre et sa propre intention.

GC. Quel est le rôle du libre arbitre ?
BC. Les gens ne disposent en réalité que d’un libre arbitre très restreint. Ils en disposent en potentialité, mais seuls les initiés le possèdent effectivement. Tant que les individus ne sont pas initiés ils sont littéralement emportés le long du chemin par la loi de l’évolution. On ne peut affirmer qu’une personne dispose de son libre arbitre que lorsqu’elle a reçu l’initiation et en particulier lorsqu’elle a maîtrisé son véhicule astral, et qu’elle se considère comme une âme et agit en tant que telle. Elle est alors maître de sa propre destinée, et contrôle causes et effets, car elle a compris la loi de cause et d’effet, elle vit selon la loi. Elle ne réagit pas, elle agit. L’initié est celui qui agit.

GC. Je m’intéresse aux divers facteurs qui permettraient d’accélérer la progression à ce stade précoce du sentier, comme les parents et la qualité de la vie de famille pendant l’enfance.
BC. La famille revêt une importance primordiale dans le degré d’élévation du but et de l’expression de la vie. La famille qui peut insuffler à ses enfants le sens de la valeur de la vie, de son caractère sacré et de sa nature spirituelle, leur offrira un bon cadre de développement.
Les parents n’ont pas à enseigner aux enfants quoi que ce soit au sujet de Dieu. Ils devraient même s’en garder. Par contre, il est nécessaire qu’ils leur donnent un sens large, inclusif, « spirituel » de la valeur de la vie humaine, de la valeur de toute vie. Il ne faut surtout pas imposer le cadre rigide d’une croyance.

GC. Vous pensez que c’est préjudiciable ?
BC. Imposer une croyance à un enfant est hautement préjudiciable.

GC. Même s’il s’agit d’un cadre relativement « éclairé » ?
BC. Cela ne fait aucune différence. C’est toujours un facteur limitatif pour la conscience de l’enfant. Il vaut mieux que l’enfant soit encouragé à voir ce qui est bon en toutes choses et à considérer que la croyance ou la religion de ses parents n’est pas la seule. Dès que vous imposez un dogme, vous limitez la conscience, la prise de conscience. C’est ce qui est tellement nuisible pour les enfants.

GC. Je m’intéresse également à l’expérience émotionnelle de l’enfant. Il me semble que certaines personnes sortent de l’enfance profondément effrayées par ce qu’elles ont vécu avec leurs parents. Qu’en pensez-vous ? Et aussi à quel stade du sentier cela devient-il moins important ? Il semble que pour les initiés plus avancés, ce qui s’est passé au cours de l’enfance importe peu.
BC. C’est vrai, tout cela est très important, et ce que vous dites au sujet des initiés est vrai également, bien qu’ils puissent eux aussi être très effrayés et limités par la manière dont ils ont été élevés. Plus un initié est avancé, plus tôt il reconnaîtra ce qu’il est dans un sens spirituel, et plus il décidera librement de la conduite de sa vie et de l’apparence qu’elle prendra. Il serait faux de prétendre que la manière dont est élevé un initié n’a aucune importance sous prétexte qu’il est de toute façon un initié. C’est important pour tous les enfants, même pour un initié. Les enfants initiés, tout comme les autres, ont besoin d’être entourés de parents aimants qui leur apportent soutien et protection, et plus c’est le cas, plus vite et mieux évolueront-ils. C’est vrai pour les initiés, comme pour tout le monde. Pour ceux qui sont moins évolués cela devient un facteur primordial, car ceux-là sont plus facilement paralysés sur le plan émotionnel et dans l’expression de leur véritable nature.

GC. Qu’en est-il de l’éducation et de la formation scolaire conventionnelle ?
BC. De nos jours, il n’existe probablement pas d’éducation valable, où que ce soit. Nous avons tous reçu une éducation limitative, paralysante dans certains cas, qui contrarie notre imagination créatrice, qui inhibe l’expression de notre individualité et qui est à l’origine de complexes de peur : peur des enseignants, peur des examens, peur des autres. L’éducation a également beaucoup trop stimulé l’esprit de compétition.

GC. Sur quels principes devrait-on insister, en matière d’éducation ?
BC. Avant tout, chaque individu devrait être considéré en tant qu’âme. L’éducation tout entière devrait être orientée en ce sens. De plus, tout enfant a besoin d’être reconnu comme être unique, avec sa structure de rayons qui lui est propre. Cette structure est l’aboutissement de ses incarnations passées et permet l’accomplissement du dessein de son âme pour cette vie-ci. Car c’est l’âme qui attribue les rayons aux divers corps.
Par conséquent, la véritable éducation, celle du futur, doit nécessairement tenir compte des structures de rayons, afin de s’adapter à chaque individu en particulier.

GC. Que pensez-vous du Q.I. ? On y attache beaucoup d’importance, et pourtant un Q.I. élevé ne correspond à rien, sauf à la réussite académique.
BC. Ce n’est pas tellement important. Naturellement vous trouverez toujours chez les initiés et les disciples un Q.I. plus élevé que chez les gens moins évolués. Mais on trouve également les Q.I. les plus faibles dans les foyers défavorisés, où les parents n’offrent pas l’impulsion, la communication et la participation qui stimulent l’individualité de l’enfant. Si bien que l’enfant perd son étincelle et obtiendra probablement un Q.I. bien au-dessous de son véritable niveau.

GC. Le mot « étincelle » résume bien vos propos. Maintenir son étincelle chez l’enfant ; c’est ce que nous nous devons de faire.
BC. Cette étincelle, c’est l’individualité. Elle est essentielle à la vie. Elle ne doit jamais être affaiblie. Malheureusement, c’est la première chose qui est réprimée dans notre société moderne. Quiconque manifeste une quelconque indépendance — facteur de vie pour l’étincelle — est immédiatement réprimé : « Ne fais pas ça. Arrête. Laisse ça! Vilain, vilain! » Et c’est continuel pour les petits enfants d’un ou deux ans.

GC. La tendance actuelle est de développer la lecture et les facultés cognitives très tôt dans la vie de l’enfant. Est-ce que cela peut inhiber l’individualité ?
BC. Non, cela n’inhibe pas l’individu, mais cela pourrait développer un facteur au détriment d’un autre. D’autre part, l’enfant peut s’en trouver stressé sur le plan émotionnel. En réalité, il convient de le laisser prendre son temps pour manifester ses propres besoins d’apprentissage, et tenter ensuite de répondre à ces besoins en observant la direction prise par l’enfant.

GC. Que pensez-vous du stress généralisé dû à la vie moderne ?
BC. Son influence est colossale. Et pas seulement sur les enfants. Tout le monde est affecté par ce stress généralisé, car nous en sommes arrivés à un stade de transformation qui engendre inévitablement une tension. Lorsque deux grandes forces s’opposent — celle qui est tournée vers l’avenir et celle qui est réactionnaire — et entrent en conflit, cela provoque un stress énorme et chacun est pris au piège de l’énergie ainsi générée.

GC. Revenons sur ce que nous avons évoqué plus haut : le nombre de vies passées aux divers stades du sentier. Pourriez-vous en donner le nombre pour chacune des étapes suivantes : depuis le tout début, que l’on pourrait définir comme étant le point le plus bas de l’involution, jusqu’au niveau 0,5 qui, sur le plan de l’évolution de la conscience, se situe à mi-chemin de la première initiation.
BC. Des centaines de mille.

GC. Des centaines de mille ? Vraiment ?
BC. Oui, des centaines de milliers de vies. Je sais que six millions de personnes se situent déjà au seuil de la première initiation, soit entre 0,7 et la première initiation.
Il s’écoule six à sept vies entre la première et la deuxième initiation. C’est une moyenne, ça peut être quinze vies, ou seulement deux, ce qui est rare. Maitreya y est parvenu en deux vies et de nos jours, seuls quelques « battants » le font en deux vies. Naturellement, cela va s’accélérer : de plus en plus d’individus le feront en deux vies.

GC. Et de la deuxième à la troisième initiation ?
BC. Une vie. Et si vous recevez la deuxième initiation suffisamment tôt, il est possible que vous receviez la troisième dans la même vie. Sinon, vous la recevrez très vraisemblablement dans la suivante. Et si vous passez la troisième assez tôt, vous pouvez également recevoir la quatrième au cours de la même vie : beaucoup d’individus s’incarnent comme initiés de 3e degré et quittent leur incarnation en tant qu’initiés de 4e degré.

GC. Et il se passe à nouveau probablement une vie de la quatrième à la cinquième ?
BC. Cela dépend. Une initiation ne peut se dérouler que sous certaines influences astrologiques. Il se peut que vous soyez prêt pour l’initiation, mais que vous ne puissiez la passer dans cette vie en raison de conditions astrologiques non conformes. Il faut alors attendre la vie suivante.

GC. Vous avez indiqué par ailleurs que de 1,3 à 1,6 la bataille fait rage, car on prend conscience de ses mirages et de ses illusions.
BC. Oui, c’est la prise de conscience de ses mirages et la souffrance qui en découle, le sentiment de ne pas être ce que l’on est. Les mirages se mettent en travers du chemin. Ce n’est pas le cas avant cette période, où l’on n’a alors même pas conscience de leur présence, et où on se trouve tout à fait à l’aise dans le brouillard de l’illusion créée par les mirages.

GC. Dans la perspective de ce conflit, dont vous dites qu’il est spécifique de cette étape du sentier, je me demande s’il ne faut pas revoir les critères habituels de santé mentale. D’habitude en effet, on considère que les gens sont en bonne santé lorsqu’ils sont stables dans leur travail et dans leur vie relationnelle, qu’ils ont en général une grande confiance en eux et se tiennent eux-mêmes en haute estime. Mais à ce stade du sentier, il me semble que ces critères de santé se détériorent généralement, tandis que l’individu lutte pour se dégager de ses mirages. Est-ce votre avis ?
BC. Du point de vue de la personnalité, les mirages permettent le maintien de l’activité et procurent une relative aisance. Mais du point de vue de l’âme, ils créent une condition d’ignorance ou de non-fonctionnement. Les mirages nous empêchent de voir la réalité.
Lorsque l’énergie de l’âme se déverse dans son véhicule, elle perturbe le statu quo et c’est alors que la lutte commence. A chaque étape sur le sentier de l’initié se produit un déséquilibre dans les forces en présence. Les énergies en provenance de l’âme sont des énergies formidables. Et il ne peut y avoir d’influx d’énergie supérieure, plus puissante, dans une structure ou une situation bien établie, sans que cela ne la transforme. Entre 1,3 et 1,6, l’estime de soi, la confiance en soi et la faculté de bien fonctionner en tant que personnalité intégrée sont constamment remis en cause.
L’individu sera plus ou moins perturbé, selon sa structure de rayons. S’il se trouve sur la ligne 1-3-5-7, donc plus extraverti et répondant davantage à l’aspect forme, sa confiance ne sera pas nécessairement aussi fortement entamée. Par contre, s’il est sur la ligne 2-4-6, plus introverti, il lui faudra faire face à une période extrêmement perturbée, surtout s’il a beaucoup de second rayon dans sa constitution. Les nouvelles énergies provoquent le chaos dans sa vie émotionnelle. Il en est toujours ainsi. Tout influx d’énergie plus élevée perturbe le statu quo.

GC. Il me semble que beaucoup de ceux qui se sont apparemment très bien adaptés à la vie, y sont parvenus car ils s’identifient complètement à l’aspect forme de leur accomplissement. C’est ce qui leur paraît être la réalité.
BC. Il y a beaucoup d’individus très intelligents qui n’ont pas encore reçu la première initiation mais qui sont extrêmement compétents dans leur profession. Il y a aussi beaucoup de personnes se situant aux environs de 1,5 ou 1,6 dans les groupes du nouvel âge, qui n’ont jamais rien fait de remarquable dans cette vie particulière mais qui sont en fait aussi évoluées que certaines des personnalités connues à l’échelle mondiale.
Vous ne pouvez pas juger l’intérieur d’après ce que vous voyez de l’aspect extérieur. Du point de vue d’un Maître, et naturellement de l’ésotérisme même, c’est la qualité de la vie qui importe — la vie à l’intérieur de la forme. La forme est importante, mais encore plus importante est la vie à l’intérieur de la forme.

GC. Un grand nombre de « génies créateurs », ayant vraisemblablement une vie intérieure bien développée qu’ils cherchèrent à exprimer à travers une forme artistique ou une autre, furent à leur époque des maniaco-dépressifs, et seraient de nos jours diagnostiqués comme tels. Quel était leur problème ?
BC. C’est le résultat d’une liaison imparfaite avec l’âme. Si la liaison avec l’âme était meilleure il se pourrait qu’un état de névrose s’installe chez l’individu (car l’âme envoie une énergie galvanisante) mais il s’ensuivrait toujours une activité très puissante, quelquefois obsessionnelle, dans une forme créatrice donnée. Cette expression peut d’ailleurs être parfaitement équilibrée. Cela dépend des autres rayons, de la stabilité émotionnelle de l’individu, de son succès, de l’argent qu’il possède, de sa situation familiale, etc. De nombreux facteurs entrent en jeu, mais cette question est généralement liée à l’ampleur et à la solidité du contact avec l’âme.
S’il existe un certain contact avec l’âme, mais de façon discontinue, vous passez alors par des périodes d’activité maniaque, suivies de périodes d’inactivité, et même de dépression.
Mais d’autres éléments entrent en ligne de compte. Tout individu créatif vit sous condition de stress. Le stress lui-même engendre une tension qui se manifeste de manière cyclique dans ces états maniaco-dépressifs. A cet état cyclique, où l’on observe une période maniaque hyperactive obligatoirement suivie par une période dépressive hypoactive, on peut aussi trouver une origine chimique, résultat d’un dysfonctionnement de substances chimiques dans le système affectant le cerveau. Il s’agit alors d’une maladie, d’un déséquilibre physiologique.

GC. Il existe des remèdes avec lesquels on essaie de rééquilibrer tout cela : le lithium pour la psychose maniaco-dépressive ou des produits chimiques plus complexes pour la schizophrénie. Quelle influence ont-ils sur la vie de l’âme et sur l’individu ?
BC. Il est toujours difficile pour l’âme de se manifester de façon parfaite à travers ses véhicules. Cela dépend du karma, de l’hérédité et de la nature chimique du corps physique à travers lequel elle tente de s’exprimer. Dans le cas d’une âme de 2e rayon, par exemple, une personnalité et un corps physique de 2e rayon donneront un véhicule très vulnérable et hypersensible pour la manifestation de l’énergie et du dessein de l’âme. Ce sont ces individus hypersensibles qui deviennent en général maniaco-dépressifs. C’est une question d’hypersensibilité et de vulnérabilité résultant presque toujours d’un facteur héréditaire.

GC. Donc, en général, vous pensez que l’utilisation de médicaments thérapeutiques peut être bénéfique ?
BC. Oui, de manière temporaire. Ils ne peuvent apporter qu’une amélioration, mais il est tout à fait indiqué de chercher à améliorer une situation donnée. C’est l’objet de tout traitement médical. Aucun médicament ne « guérit », mais il améliore l’état du malade et est de grand secours s’il rend la vie plus supportable et plus heureuse pour l’individu.

Vie amoureuse et vie de couple

GC. Pourrions-nous aborder la question de la vie sentimentale, et en particulier de l’amour romantique. Celui-ci peut également rendre la vie de l’individu « plus supportable et plus heureuse », mais il a une drôle de manière de s’évaporer au fur et à mesure que les gens évoluent et arrivent à mieux se connaître eux-mêmes ainsi qu’à mieux connaître leur partenaire.
BC. La nature de l’être est « entièreté », complète unité, le retour à l’union de Père-Mère-Dieu. Telle est la nature fondamentale qui a été donnée à l’homme et à la femme. Mais sur le plan physique, les individus ont perdu ce sens de l’unité, et ils en sont constamment en quête. Ils la trouvent tout naturellement avec un représentant du sexe opposé, qui à un moment précis exerce sur eux son attrait. Cette soif d’union est le reflet sur le plan physique du désir d’unification que l’on réalise sur le plan spirituel le plus élevé. Elle assure la procréation de l’espèce et est essentielle.
L’amour romantique est une invention relativement récente ; elle remonte aux environs des XIVe ou XVe siècles. Il devait en exister des traces auparavant, mais sa manifestation en tant que « religion organisée » date des environs du début de la Renaissance. C’est le résultat de l’influence « idéalisatrice » du 6e rayon. L’influence du 6e rayon a atteint son point culminant entre les Xe et XVIIe siècles environ. Et c’est précisément à cette période qu’a fleuri ce que nous appelons l’amour romantique. Auparavant, cette notion n’existait pas. Il y avait bien sûr rapprochement des sexes, mais largement basé sur des instincts animaux.
Mais à partir de cette époque, on commença à accorder plus d’importance à la conception idéalisée de l’être cher plutôt qu’à l’acte afférent seulement au plan physique. La notion d’amour romantique fut élaborée essentiellement par les hommes. La jeune fille était élevée dans le culte de la virginité, reflet de la nature de la Vierge chrétienne qui est un aspect essentiel de la croyance en Jésus en tant que Dieu. De la sexualité sur le plan physique dont la nature est désir charnel, la femme devenue objet d’amour romantique, fut de la même manière hissée sur un piédestal où on put l’adorer en tant que vierge. C’est ce qui a introduit la notion d’amour romantique. Elle est la mère ou la femme idéalisée jusqu’à la perfection, et cela provient de l’influence « idéalisatrice » du 6e rayon. Si un autre rayon était venu en incarnation, disons le 7e ou le 3e, l’amour romantique n’existerait probablement pas encore.
L’amour romantique est un pas vers la reconnaissance ou l’expression de l’amour spirituel. L’amour spirituel est un amour total, sans condition, s’écoulant du cœur de l’être unifié, ne demandant pas d’amour en retour. L’être s’offre tout simplement lui-même, tel qu’il est profondément. Mais au stade actuel de l’évolution de l’être humain, il est probable que cet amour-là ne serait pas suffisant pour assurer la pérennité de l’espèce.

GC. Ou la stabilité de la société…
BC. Ces deux notions sont liées. Au fur et à mesure que la société évolue, un plus grand nombre de ses membres trouve l’énergie et le temps de jouer au jeu de l’attraction sexuelle et de vivre l’amour sous ses différents aspects. Dans les milieux sophistiqués et désœuvrés, les gens font de l’amour un jeu. Son transfert sur un plan romantique est véritablement une sorte de jeu, auquel ont le temps de s’adonner les gens intelligents et surtout oisifs. C’est un produit de l’imagination astrale. C’est un mirage. Tant que dure le mirage, dure l’amour. Dès que le mirage s’évanouit, l’amour s’éteint. C’est le problème avec l’amour romantique. Du mirage lui-même dépendent les caractéristiques de l’amour.

GC. Supposons que le couple parvienne à se frayer un chemin à travers les mirages qui jalonnent l’amour romantique. Il doit bien alors rester quelque chose entre eux.
BC. Oui, cela s’appelle le karma. La force qui motive les couples à se former est la force sexuelle. Mais ce côté « sexuel » peut se situer à tous niveaux. Cela peut être la sexualité du plan physique. Cela peut être une relation astrale : ressemblance ou différence. Cela peut être une relation mentale, ou de la personnalité, ou de l’âme : ressemblance ou différence. Ou bien, idéalement, il peut s’agir d’une combinaison de tous ces aspects. L’étoile à cinq branches de la vie amoureuse, qui voit les gens parfaitement s’accorder sur ses cinq niveaux, est relativement rare. Le mariage parfait est rare. Des gens peuvent être très bien accordés sur le plan de l’âme, passablement sur le plan de la personnalité, peuvent n’avoir aucun contact sur le plan mental, peut-être quelque contact sur le plan émotionnel et probablement sur le plan sexuel. Ou bien ils peuvent avoir un assez bon contact sur le plan mental, au niveau de la personnalité et sur le plan émotionnel, mais ne pas s’accorder du tout sur le plan sexuel. Il existe quantité de combinaisons possibles.
La qualité, la profondeur et la stabilité de la relation dépendent de tous ces facteurs, mais par-dessus tout du facteur intérieur créé par des liens karmiques anciens, qui réunissent les gens en dépit de leurs différences. Ces différences sont conditionnées par les rayons et par le niveau d’évolution.

GC. Quand vous dites « être bien accordés » sur un niveau donné, pensez-vous que cela soit essentiellement créé par un échange de type positif-négatif, engendrant finalement un mieux ?
BC. Deux cas de figure se présentent : soit une similarité des structures de rayons, quand les ressemblances s’attirent. Par exemple, deux 2e rayons ou deux 3e rayons auront facilement la même conception de la vie et auront tendance à être bien ensemble. Ils demanderont à la vie les mêmes choses, et auront les mêmes intérêts. Ce sont des gens dont ont dit qu’ils ont « beaucoup de choses en commun ».
La même chose se produit, mais de manière différente, lorsque les structures de rayons sont complémentaires. Bien que les membres du couple n’aient rien en commun, certains de leurs besoins sont satisfaits par la structure de leur partenaire. Par exemple, si l’un des deux est entièrement de 2e et 6e rayons, et l’autre de 1er et 3e rayons, chacun apporte à l’autre ce qui manque dans sa nature. Ils font ensemble une bonne équipe. C’est une équipe plutôt qu’une paire.

GC. Une équipe repliée sur sa propre intégrité, ou bien une équipe au service du monde extérieur ?
BC. Ça peut être les deux. C’est une unité familiale. La cellule familiale est la base de toute société. Casser l’unité familiale pour l’insérer dans des unités de groupe, comme cela a été fait dans les kibboutz israéliens, est une démarche négative. La famille constitue une nécessité de base absolue : c’est un creuset karmique indispensable dans lequel des liens anciens sont menés à leur terme.

GC. Il me semble que beaucoup de liaisons et de mariages se défont prématurément, du point de vue de l’évolution, simplement parce que les gens ne trouvent plus drôle d’être ensemble. Et il semble que cela vient de ce qu’ils en sont arrivés à la vraie difficulté à surmonter ce que vous appelez « les liens karmiques anciens ».
BC. Oui. Les mirages de la vie amoureuse se sont évanouis. Ils sont ensemble depuis si longtemps qu’ils ne trouvent plus rien de nouveau l’un chez l’autre. Les difficultés de la construction de la famille, la nécessité de gagner sa vie, etc., pèsent trop lourdement sur leur vie sexuelle, sociale, sur leur relation mutuelle, et ainsi de suite. Beaucoup de couples abandonnent. Ils abandonnent trop tôt ou trop tard. Certains n’abandonnent pas assez tôt, alors que le mariage a rempli son office et qu’ils n’ont plus rien à s’apporter mutuellement. Ils vivent alors dans un état d’inhibition et de souffrance. D’un autre côté, d’autres abandonnent trop tôt, alors qu’ils n’ont pas encore construit une relation moins basée sur le mirage. Une fois dépassés les mirages de leurs débuts, les membres du couple doivent établir leur union sur les rapports qui peuvent (ou non) provenir d’anciens liens karmiques. Le karma doit être résolu. Neuf fois sur dix, c’est dans ce but que les gens se trouvent réunis.

GC. Existe-t-il un moyen de savoir si l’on se trouve dans le premier ou dans le second cas ? La souffrance n’est-elle pas identique dans les deux situations ?
BC. C’est très difficile. La clef est de toujours considérer la situation du point de vue de l’âme, si vous le pouvez, et d’apporter une solution aux problèmes posés. Généralement le problème essentiel est celui des enfants, et il passe avant celui des parents. Si la situation n’est pas pénible au point d’imposer une contrainte constante sur la vie et l’énergie du couple et des enfants, alors la famille devrait s’efforcer de trouver le moyen de vivre ensemble dans des conditions tolérables. Mais si la situation est par trop intolérable, alors le bien-être des enfants doit être, non pas sacrifié, mais tout de même exposé au risque d’une rupture plus ou moins complète de la famille. Beaucoup de gens pensent qu’il doit y avoir rupture totale, mais ce n’est pas nécessaire.
Quant à la question de rester ensemble ou pas, il faudrait évaluer la situation d’un point de vue karmique. N’étant pas un Maître, je ne connais pas le moyen de faire la distinction. Vous devez faire appel à votre intuition, et essayer de considérer la situation du point de vue de l’âme, du besoin des enfants, en fonction de votre sens des responsabilités, et de l’idée que vous avez de votre propre dessein. Vous devez prendre vos responsabilités, et acquérir une plus grande conscience de vos responsabilités.

GC. Dans la relation de couple, il semble qu’un problème puisse se poser lorsque les partenaires n’ont pas réussi à prendre suffisamment conscience de leur propre autonomie. Dans la théorie psychanalytique, l’autonomie est considérée comme l’aboutissement d’un complexe d’Œdipe correctement évacué. Sans parler de l’angoisse causée par la castration, ni analyser la théorie freudienne complexe, accordez-vous de l’importance au processus selon lequel l’enfant entre en conflit avec le parent de son sexe afin de gagner l’affection exclusive du parent de sexe opposé, perd normalement cette bataille et finit par s’identifier au parent de son sexe, ayant acquis dans cette évolution la conscience de sa propre autonomie ?
BC. Je crois que cela est important. Mais je n’y accorde pas l’importance que la pensée freudienne classique lui donne. Je n’ai pas l’impression que nous puissions avoir des relations humaines correctes tant que nous n’avons pas plus ou moins évacué notre complexe d’Œdipe. Car selon la théorie analytique, nous transférons dans notre vie relationnelle les besoins, les désirs et les attentes déjà vécus dans notre relation aux parents. Si nous n’avons pas réellement résolu ce complexe, nous adoptons toujours la même attitude infantile.
Par exemple, quand il se marie, l’homme moyen tend à attendre de sa femme ce qu’il attendait de sa mère, à moins qu’il n’ait résolu ce problème, auquel cas il se comportera vis-à-vis de sa femme de façon beaucoup plus adulte. Jusqu’à présent, cette attitude est plutôt encouragée par la société même, où la femme est largement considérée comme une mère. Il est également vrai que beaucoup de femmes cherchent en leur mari un être fort sur lequel elles peuvent s’appuyer et qui représente en fait leur père. De même, cela est admis par la société, où l’homme est celui qui gagne le pain de la famille et en est le protecteur, celui auquel chacun se fie pour affronter les circonstances avec calme et expérience. Ces rôles sont devenus des stéréotypes et les gens y entrent très facilement.
Nombre de mariages sont parfaitement heureux lorsque ces rôles sont respectés. Ils durent quelquefois la vie entière. Mais je pense que les gens en question progressent probablement très peu dans l’expression de leur vie. Si telle est la relation que vous avez avec votre femme ou votre mari, vous devez être limités dans l’expression de votre âme, ou même dans celle de votre personnalité. Il n’est pas possible de grandir lorsque l’on reste un enfant.

GC. Il semble que beaucoup de couples connaissent des difficultés lorsque l’un des partenaires évolue et l’autre pas.
BC. Oui, cela est très courant. D’après l’expérience que j’ai acquise auprès des groupes avec lesquels je travaille — composés de personnes plus ou moins conscientes de la nature de la Hiérarchie, qui sont ou essaient d’être des disciples actifs et conscients — ce sont les femmes qui changent davantage que les hommes, et qui sont en train d’acquérir une nouvelle conscience d’elles-mêmes ; de même que dans la société prise dans son ensemble, ce sont davantage les femmes que les hommes qui progressent dans la conscience de soi.

GC. Croyez-vous que l’effort individuel des femmes concernées a comme résultat le mouvement féministe, ou la venue de l’ère de Maitreya, l’ère de la mère ?
BC. Oui, absolument.






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