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Accueil > Revue Partage > année 1992

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 1992 - N° 51 Vol. 5, n° 9

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Editorial


  • Signes des temps


  • Faits et prévisions


  • Le respect de la loi


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home Dans l’attente du renouveau

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Le monde est plongé dans l’attente. Non qu’il retienne son souffle devant l’imminence d’un changement, mais il sent que se profile à l’horizon une crise à l’issue pour le moins incertaine. Nul ne sait comment les choses vont tourner. A la merci du vent et des courants, les professionnels de la politique et de l’économie sont contraints de naviguer à vue, incapables de tenir un cap face aux éléments qui se déchaînent en tous sens. De jour en jour surgissent de nouveaux problèmes qui mettent à l’épreuve la bonne volonté des plus éclairés, tandis qu’à l’abri des regards, l’impitoyable avidité des spéculateurs met les nations à genoux.

Chaque fois que ce genre de situation survient, les hommes prennent peur et se laissent gagner par une colère destructrice. Ainsi en est-il aujourd’hui dans de nombreuses parties du monde. Une intolérance croissante à l’égard des réfugiés, des étrangers, porte atteinte à l’exercice de la démocratie, tandis que le niveau de vie baisse et que l’insécurité augmente. Profitant de l’occasion, des politiciens extrémistes sortent de l’ombre pour rallier une jeunesse impulsive à des idées issues d’un passé révolu.
 
 Le chaos
 
Rien ne peut interrompre ce glissement vers le chaos, quand les forces du marché, d’une main sacrilège, broient la vie des hommes. Rien ne peut sauver cette civilisation, fondée comme elle l’est sur la compétition et l’avidité. L’ordre passé est mourant – il est même déjà mort. La quête effrénée du profit, nouveau culte du dieu Argent, a détrôné la loi et tient lieu de religion d’Etat dans le monde entier.
 
Si les hommes étaient seuls au sein de la tourmente, affligeante serait leur condition, dramatique leur destin. Nulle part ils ne pourraient trouver du secours, personne ne répondrait à leurs appels à l’aide. Des forces sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle les conduiraient implacablement à la guerre, et le mot FIN viendrait s’inscrire en gros caractères dans ce chapitre de l’aventure humaine sur Terre.
 
Mais, l’homme n’est pas seul, et il ne l’a jamais été. Soutenu par ses Frères aînés, il poursuit son chemin sous leur surveillance, non dans la solitude mais en compagnie de ceux qui l’ont précédé et connaissent bien le parcours qu’il emprunte.
 
 La tempête

Au cœur de la tempête, ce groupe de Frères aînés est de retour. L’un après l’autre, ils prennent place parmi vous, prêts à offrir aide et conseil lorsqu’ils seront sollicités. Depuis des siècles, ils attendaient cette occasion de travailler directement dans le monde des hommes. Les voilà qui arrivent, les bras chargés de dons de sagesse et d’amour. Avec à leur tête le Seigneur Maitreya, ils détourneront les hommes de l’abîme de l’autodestruction et entameront un nouveau chapitre dans l’histoire de la race humaine. Sur les ruines du passé, une civilisation nouvelle sera construite de la main des hommes, sous l’inspiration de Maitreya et de son groupe. N’ayez pas peur, car l’issue ne fait aucun doute. L’humanité surmontera la crise actuelle pour inaugurer une relation nouvelle avec elle-même, sa planète et sa Source. Maitreya est venu pour rendre toutes choses nouvelles. Consciemment ou non, le monde est dans l'attente d'un renouveau.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le disciple

par Aart Jurriaanse

Après avoir goûté aux joies et aux souffrances de la vie dans le monde de la matière et de l'illusion, l'homme commence à prendre conscience du manque de consistance de cette vie et du fait qu'elle ne parvient pas à satisfaire une certaine faim intérieure qui l'a amené à rechercher l'expression physique. Au cours de multiples incarnations, l'homme a cherché inconsciemment quelque chose d'indéfinissable, justifiant toutes sortes d'expériences physique, sensuelle, émotionnelle ou mentale. Chaque expérience particulière lui évitait de se confronter aux besoins de l'âme, dont la présence cachée lui est restée si longtemps inconsciente. Un jour cependant, l'homme commence à voir « double ». Il prend conscience de la dualité, d'une existence intérieure et extérieure, et du fait qu'il existe, en dehors de la vie sensuelle de la personnalité, une aspiration forte et profonde, une force directrice encore plus vitale : celle de l'homme intérieur, l'âme, qui n'implore pas les satisfactions matérielles, mais développe soudain en lui de nouveaux champs de conscience et de perception. Ces révélations lui fournissent alors un nouvel éclairage sur son chemin ; son regard embrasse de nouvelles perspectives — perspectives de progrès de soi-même et de service à l'humanité : un disciple est né !
 
Le terme « disciple » est utilisé pour désigner les travailleurs de tous rangs appartenant à l'humanité ou à la Hiérarchie des Maîtres, depuis le disciple en probation, ou aspirant, qui commence timidement à percevoir sa voie, jusqu'au Christ lui-même — « Maître de tous les Maîtres, instructeur des anges aussi bien que des hommes », le premier disciple.
 
Le disciple est un individu dont la vision globale de la vie s'est trouvée remise en question, et qui a radicalement modifié son sens des valeurs. Toutefois, le disciple s'apercevra que ces nouvelles valeurs ne restent pas figées, mais qu'elles obéissent à un processus d'ajustement permanent, afin de suivre l'expansion constante de la conscience. Cette expansion se déroule à vitesse variable, et peut subir des périodes de stagnation, mais, en dépit des pauses, ce développement cyclique implique en permanence des règnes de conscience toujours plus élevés et plus vastes.
 
Bien que le disciple se soit centré sur son effort personnel, il prendra de plus en plus conscience qu'il constitue une partie naturelle et intime d'un ensemble plus vaste, et du fait que dans le passé, il a trop mis l'accent sur le séparatisme dans son existence. Le disciple prend conscience d'appartenir à un groupe de travailleurs avec lesquels il doit coopérer et faire équipe, et qu'il doit désormais s'appliquer au travail de groupe, qui amplifie considérablement les effets des efforts individuels combinés.
 
Avec le développement de l'individu, au fur et à mesure de l'acquisition de connaissances plus profondes sur le soi, et de l'évocation d'une conscience accrue de ce que le soi voit, entend, sait, et perçoit, le disciple prendra contact de façon plus étroite avec le groupe auquel il appartient subjectivement, et avec lequel il doit collaborer. En outre, deviendra-t-il clairement conscient des instructions et du soutien émanant du Maître.
 
Ainsi le disciple s'adapte-t-il progressivement à un nouveau rythme de vie ; il découvre de nouveaux champs d'expérience et s'y engage. Il prend conscience de la présence d'un groupe avancé, dénommé la Hiérarchie des Maîtres, composé d'êtres fonctionnant sur les plans subjectifs, et ayant déjà dégagé et pavé un sentier menant des ténèbres à la lumière, de l'irréel au réel. Et le disciple s'efforce de se préparer et de se rendre apte à suivre ce sentier. Il se retrouve temporairement partagé entre l'ancienne et la nouvelle conception de la vie, ce qui engendre fréquemment doutes et incertitudes. Avec l'accroissement de la perception spirituelle, et au fur et à mesure que l'âme, via le mental, apporte l'illumination au cerveau, la confiance du disciple s'élargira, au profit de la qualité du service rendu à ses frères les hommes.
 
La constitution de l'homme est un des premiers points qui s'éclaire pour l'étudiant de la sagesse éternelle. Il en résulte une meilleure compréhension de sa propre nature, et quelque idée de la force avec laquelle il fut maintenu, dans le passé, dans le monde du mirage et de l'illusion. Lorsqu'après avoir persévéré sur le sentier, il prend conscience de l'âme et des royaumes spirituels, l'ensemble de sa vision et de son approche de la vie s'en trouvent bouleversés, et un nouveau monde d'expérience se présente à lui.
 
On se souviendra cependant qu'il n'existe pas de raccourci pour atteindre la lumière, et que seuls des efforts assidus tailleront pas à pas le chemin du disciple véritablement persévérant.
 
On s'apercevra que tout développement se déroule de manière rythmique ; ainsi le disciple doit-il apprendre à s'adapter à ce rythme de la vie de l'âme, qui inspire et expire. Aux périodes de vision et de développement, lorsque l'aspirant se trouve soulevé par une vague d'extase, suivent inévitablement des périodes moins fastes où, redescendu au creux de la vague, il se trouvera submergé par une profonde obscurité spirituelle. Il doit être préparé à ce phénomène, afin de tâcher d'éviter de sombrer en de fortes dépressions. La prise de conscience de l'existence de ces cycles lui assurera que le reflux des forces constitue quelque chose de naturel, et doit être plutôt considéré comme une moment de repos accordé au disciple pour lui permettre de respirer et de rassembler de nouvelles forces, afin de pouvoir utiliser le mieux possible les opportunités qui se présenteront à lui, lorsqu'au cours du cycle suivant, il sera de nouveau porté au sommet de la vague.
 
On peut observer ce flux et ce reflux dans tous les domaines de l'existence, et ce phénomène se vérifie même dans la succession des incarnations de l'homme — il se produira des vies relativement statiques, dépourvues d'événements marquants, tandis que des vies ultérieures verront s'accumuler des expériences fortes et multiples, entraînant une croissance rapide. Lorsqu'il cherche à aider les autres, le travailleur doit appréhender correctement cette donnée : il ne convient pas d'orienter de trop grandes quantités d'énergie en direction de vies qui ne sont pas prêtes à les absorber, car l'énergie pourrait non seulement se perdre, mais même se révéler néfaste. Afin d'accomplir un service fructueux, concentrez plutôt les forces disponibles là où vous obtiendrez les meilleurs résultats.
 
La Hiérarchie est responsable de l'accomplissement du Plan. Néanmoins, les Maîtres dépendent des disciples en incarnation physique, qui servent de canaux et d'instruments capables de manifester extérieurement les projets subjectifs. Que ces travailleurs physiques manquent à répondre, ou commettent des erreurs, et des retards provisoires seront pris. Et pendant ce temps, les énergies qui auraient dû être utilisées dans le processus continuent d'affluer, car les pulsations de la Vie Unique ne connaissent pas d'interruption ; et une mauvaise utilisation de ces énergies peut alors provoquer des effets catastrophiques. Ainsi, une grande responsabilité repose-t-elle sur les épaules des disciples dont les yeux ont été ouverts et qui, du fait de leurs connaissances et de leur sensibilité, sont automatiquement devenus des serviteurs hiérarchiques sur les plans extérieurs.
 
Seule la combinaison d'un travail rigoureux, d'un développement intellectuel, d'une ferme aspiration et d'une orientation spirituelle, peut conférer le titre de disciple, si tant est que cet ensemble soit également soutenu par une bonne volonté positive et un œil intérieur ouvert aux mondes de la réalité.
 
Le véritable disciple ne considérera pas son travail comme une extraordinaire opportunité d'avancement spirituel. Il ne s'agirait là que d'une approche égoïste, qui ne pourrait conduire à un service efficace. Le véritable travailleur s'attellera à la tâche qui lui est désignée, avec toute l'énergie dont il dispose, oublieux de sa propre personnalité, animé de la seule volonté de contribuer autant que possible à accomplir le Plan et à servir. Inévitablement, cela amènera également son propre progrès — pas dans le sens d'une autosatisfaction, mais dans celui d'une évocation de capacités endormies qui le transformeront en un instrument de service toujours plus efficace, placé entre les mains des Maîtres.
 
Il est absolument essentiel pour le disciple de toujours conserver un esprit ouvert, et d'être prêt, lorsque de nouveaux points de vue lui sont révélés, à renoncer à nombre de ses théories favorites sur la vie, son travail et à ses idées sur les mondes cachés. Il doit toujours demeurer réceptif aux idées et aux interprétations nouvelles et inattendues, et lorsque celles-ci se révèlent convaincantes, il doit accepter la remise en question totale ou partielle de ses idées préconçues. Ainsi doit-il rester dans l'expectative, certain de l'apparition future de visions et de révélations nouvelles, et de l'émergence de nouvelles versions de la Vérité destinées à le guider au long de sa route. Aussi convient-il de veiller à ce que l'interprétation en vigueur ne se cristallise et ne dresse une barrière, séparant le disciple de la Vérité qui se dévoile, et de la reconnaissance d'une vision plus authentique.
 
La vie du disciple est faite de risques et de dangers permanents auxquels il se soumet délibérément et de bon gré, en vue du développement spirituel et afin de se préparer pour le service. Les disciples sont soumis à des épreuves sévères, et seuls un cœur pur, un amour véritable de son prochain, et une utilisation positive et intelligente de l'activité mentale, l'autoriseront à surmonter ses dilemmes. La vie émotionnelle en particulier, doit faire l'objet d'une surveillance attentive, afin de prévenir la production de nouveaux mirages. L'apparition de mirages ne constitue pas nécessairement l'indication d'un échec — l'échec ne survient que si le disciple s'identifie avec ces manifestations astrales, qu'il y succombe, et retourne aux rythmes de vie antérieurs. Le Maître ne s'interposera pas dans ces cas-là, car le disciple doit surmonter ces problèmes à l'aide de ses propres pouvoirs. De tels obstacles sont placés sur son sentier afin de contrôler sa consécration, sa volonté et sa persévérance. Le disciple dépassera ces problèmes et s'avancera vers la porte de la lumière où l'attend le Maître, ou bien, provisoirement, il retombera à des niveaux inférieurs, où il demeurera plus ou moins longtemps, jusqu'à ce qu'il ait rassemblé assez de force pour affronter de nouveau les obstacles obstruant son chemin.
 
Le disciple doit en permanence consentir à affronter la vie comme elle se présente, avec l'équipement dont il dispose. Ainsi doit-il faire en sorte de soumettre sa personne, ses affaires, les circonstances et le temps, aux besoins du jour, tout en demeurant en étroite relation avec son groupe, avec ses activités et ses exigences. Lorsque, oublieux de lui-même, il aura entrepris de se soumettre ainsi, le disciple constatera que ses affaires personnelles sont mystérieusement prises en charge, et que sa capacité de service se développe au delà de toute attente. C'est par le travail, l'étude, la méditation et le service que le disciple acquiert progressivement une compréhension plus profonde de la réalité. De nouveaux pouvoirs et de nouvelles énergies se révéleront au disciple qui rend, sans restriction, un service altruiste, lui procurant sans cesse une efficacité plus grande et le qualifiant pour un travail plus vaste.
 
L'œuvre accomplie par le disciple pourra parfois attirer l'attention publique, mais sa récompense spirituelle ne sera certainement pas fonction de la renommée acquise. L'inconnu qui œuvre tranquillement dans les coulisses, sans reconnaissance ni acclamation, sacrifiant toute identité personnelle, est souvent celui qui rend les plus grands services à l'humanité; il ne recevra pas d'hommage public, mais bénéficiera de l'immense compensation intérieure de savoir qu'il a contribué à sauver des âmes en peine, qu'il a participé à reconstruire des existences, et qu'il est parvenu à générer quelque lumière supplémentaire, contribuant à orienter l'humanité sur le sentier du retour.
 
Au cours des premières phases de son expérience, le disciple ne dispose encore que d'une faible confiance en lui-même. Cependant, viendra le moment où il devra admettre avoir acquis des connaissances supérieures, à certains égards, à celles dont dispose son frère moins fortuné, et où il se devra désormais de partager cet acquit, ou d'employer son savoir au bénéfice des autres. Sa première tentative en ce sens pourra conduire à des situations embarrassantes ou à un sentiment de maladresse, mais il acquerra une certaine habileté avec la pratique. Il est intéressant de constater à quel point un savoir enfoui surgit lorsqu'il le faut, et que nombre de concepts s'éclaircissent considérablement lorsqu'il s'agit de les présenter aux autres. En réalité, la meilleure façon d'apprendre consiste à enseigner. « Réfléchissez avec humilité, exprimez-vous avec sagesse et travaillez sans répit. »
 
Lorsque la tête et le cœur commencent à fonctionner en accord, un magnétisme spirituel se développe automatiquement, et le disciple rayonne sur son entourage, évoquant une réponse de ceux qu'il attire. Que cela soit conscient ou non, il s'en suivra la formation d'un petit groupe autour du disciple, pouvant constituer l'étape initiale de ce qui se transformera peut-être, dans une vie ultérieure, en un véritable groupe ésotérique placé sous la direction du même disciple.
 
Il peut arriver que des disciples soient envoyés en incarnation chargés d'une mission particulière. En règle générale, ils n'en auront pas conscience, bien que dans des cas exceptionnels la « certitude d'une vocation » puisse apparaître dès la tendre enfance. Cependant, les disciples naissent habituellement avec certains dons et certains talents naturels, qui évoluent progressivement en idées et en idéaux profondément enracinés, et qui s'accordent avec un cerveau répondant à ces impulsions. Normalement, ces hommes ou ces femmes se trouveront guidés inconsciemment vers les domaines d'activité où un rôle leur est destiné, et où on attend d'eux certaines actions fondamentales en accord avec les intentions de la Hiérarchie. Au fur et à mesure de la maturation mentale et du déploiement spirituel de ces disciples, le travail à accomplir sera perçu par le mental, ou lui sera imprimé, comme une pulsion irrésistible. Que ce travail soit de nature politique, financière, éducative, scientifique ou spirituelle, ces disciples seront inconsciemment guidés par les Maîtres qui veilleront également à ce que les portes nécessaires soient ouvertes, à ce que les contacts soient arrangés et à ce que les occasions favorables soient fournies en faveur de la tâche à mener, sans qu'apparaisse aucun signe de cette manipulation intérieure.
 
Bien que dans des cas exceptionnels, la conscience d'une telle mission puisse se développer, en général, le disciple réagit et travaille en réponse à des impressions qu'il considère comme produits de son propre mental, et dont il ne connait pas l'origine.
 
Néanmoins, tous les disciples se caractérisent par leur caractère humanitaire, leur bonne volonté, et leur détermination à promouvoir le bien-être de l'humanité, chacun selon ses capacités particulières et au sein de son propre milieu. C'est l'amour naturel qu'ils éprouvent pour leurs semblables qui constitue la motivation de tous leurs efforts.




Home Faire le choix du bonheur

  • Les spécialistes avaient affirmé à Barry Neil Kaufman que son fils, retardé et incapable de communiquer, était un autiste incurable. Cet « autiste incurable » vient de décrocher avec mention ses diplômes de fin d'études secondaires et fréquente maintenant l'université.B. Kaufman et sa femme n'ont pas tenu compte de l'opinion des experts décrétant que leur fils âgé de 18 mois était autiste et incapable de subir une instruction. Ils entreprirent un programme d'éducation, s'occupant de lui jusqu'à douze heures par jour pendant trois ans. Avec le temps, il s'ouvrit, commença à parler et à s'épanouir, pour devenir un enfant brillant et agréable. Cette expérience a amené B. Kaufman à écrire le Bonheur est un choix, et à fonder l'Option Institute du Massachusetts, où il explore le pouvoir de la pensée positive.
     
  • Une étude réalisée à Stanford sur des femmes atteintes d'un cancer du sein a révélé que celles qui ont assisté à des sessions d'aide et de soutien émotionnel ont vécu deux fois plus longtemps — soit 37 mois au lieu de 19 mois — que d'autres ayant reçu les mêmes soins médicaux, mais sans soutien émotionnel formel.
     
  • Bernie Siegel, auteur de nombreux ouvrages sur les pouvoirs de guérison, cite une étude anglaise portant sur quatre groupes de femmes atteintes de cancer du sein : un groupe présentant un esprit combatif face à leur cancer, un groupe dont les membres niaient avoir jamais eu le cancer, un groupe présentant une attitude apathique face à leur maladie, un groupe à l'état d'esprit désespéré, résigné face au cancer. Dix ans plus tard, 80 % des femmes à l'esprit combatif étaient encore en vie, 50 % des femmes ayant nié le cancer étaient encore en vie, 30 % des femmes apathiques étaient en vie, et toutes les femmes désespérées et résignées avaient succombé.
    (Source : Cincinnati Enquirer, E-U.)




Home Visions d'enfants : les messages de Medjugorje

par Wayne Peterson

La Vierge Marie apparaît quotidiennement à Medjugorje, en Bosnie, depuis plus de onze ans. Elle apparut pour la première fois à six enfants du village en 1981. Depuis lors, des millions de personnes ont visité ce petit village pour faire l'expérience d'une « paix profonde » ou même de « miracles personnels », comme l'affirment de nombreux visiteurs.
 
Dans son dernier ouvrage, Visions d'enfants, Janice Connell s'intéresse aux principaux messages délivrés par la Vierge lors de ces apparitions. Magistrat de premier plan aux Etats-Unis, Janice Connell se rendit pour la première fois à Medjugorje en 1987. Elle y fut elle-même guérie de manière miraculeuse, et assista à l'apparition d'un halo de lumière autour d'une croix en ciment. Au cours de ce même séjour, elle fut soudain attirée hors de la foule des touristes et se retrouva parmi les visionnaires, au moment de l'apparition quotidienne. Depuis ce jour, elle a souvent revu les six enfants.
 
Outre son métier d'écrivain, J. Connell est une grande conférencière, parcourant les Etats-Unis et le monde entier. Elle consacre désormais la majeure partie de son temps à partager avec le monde les messages de Medjugorje. Contrairement aux nombreux ouvrages sur ce sujet, Visions d'enfants comprend des interviews originales des six visionnaires. Les paroles exprimées par ces jeunes gens révèlent un mélange fascinant de théologie catholique traditionnelle et d'enseignements ésotériques.
 
Bien qu'à travers le monde, de nombreuses personnes affirment avoir été témoins des récentes apparitions de la Vierge, seuls les six visionnaires de Medjugorje continuent à voir les apparitions et à recevoir des messages, chaque jour, depuis plus de onze ans. Nombre de messages de la Vierge sont destinés au monde, et les visionnaires ont souvent l'occasion de lui poser des questions lors de ses apparitions. A la lecture des questions posées par Janice Connell et des réponses des visionnaires, il apparaît immédiatement que ces messages portent sur des thèmes familiers. Ainsi, les visionnaires parlent de la conscience, de la peur, de l'illusion, de l'attachement et du service. A propos de l'attachement, on a demandé à Vicka, l'une des visionnaires, d'expliquer l'expression « un cœur pur ». Elle a simplement répondu : « Un cœur qui n'est pas attaché aux choses. » Pour ce qui est du service, les chrétiens qualifient généralement les humains de serviteurs de Dieu. Toutefois, Vicka affirme, en parlant de Dieu : « Il nous sert », et elle utilise l'expression : « Dieu en tant que notre serviteur », et elle ajoute : « A celui qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. La Vierge Marie est triste, car souvent les enfants de Dieu ne se servent pas les uns les autres comme Dieu nous sert. »
 
Cependant, l'appel à la conversion, à la prière et au jeûne, est ce qui revient le plus fréquemment dans ces messages de la Vierge. Bien qu'il s'agisse de termes courants pour les chrétiens, les visionnaires leur donnent un sens plus profond.
 
La conversion — Interrogé sur la signification du mot conversion, un visionnaire a déclaré : « La conversion signifie la prise de conscience du fait que nous vivons devant Dieu jour et nuit. » Les visionnaires nous affirment que Dieu est très proche de nous, qu'il est en nous, et que le fait d'en être conscient amène la conversion. « Ceux qui vivent dans l'amour vivent en Dieu et Dieu vit en eux », a déclaré Vicka, et une des enfants, Marija, ajoute : « Toute personne créée par Dieu a accès à Dieu dans le silence de son cœur. » Les conversations entre Janice Connell et les visionnaires ne cessent de préciser que Dieu et l'homme ne sont pas séparés mais qu'ils sont un.
 
La prière — Tout comme la conversion, la prière est un sujet majeur durant les apparitions de la Vierge. Il faut se souvenir que les messages appellent chacun à prier avec son cœur. Les messages suggèrent que cela s'apprend. Les six enfants insistent sur le fait que nous pouvons changer le monde si nous savons comment utiliser correctement la prière. La prière en groupe est recommandée. Selon Marija, « La première condition pour qu'un groupe de prière soit efficace est de chasser à jamais toute crainte de votre cœur », et elle poursuit en déclarant que nous n'aurons jamais rien à craindre si nous sommes un avec Dieu.
 
Le jeûne« Une personne qui ne jeûne pas ne connaît pas Dieu », a déclaré Ivanka, qui ajoute que la Vierge affirme que nous devons jeûner avec nos yeux, notre langue, nos mains, nos pieds et nos oreilles. « Si nous aimons Dieu, nous « jeûnerons » des gens, des lieux et des objets », poursuit Ivanka, « et ces expériences nous libèrent des attachements qui sont transitoires. » La Vierge lui a également précisé que le jeûne doit être pratiqué avec amour, sinon il n'a pas de valeur.
 
Ceux qui suivent l'histoire de Medjugorje s'intéressent également au message des visionnaires selon lequel des signes vont précéder un grand signe attendu. Les enfants détiennent dix secrets sur ces signes et ces événements qui doivent se produire de leur vivant. « De nombreux signes sont maintenant apparus à travers le monde. Beaucoup observent des signes lumineux. D'autres ont bénéficié de guérisons, tant physiques que spirituelles et psychologiques. De nombreux autres ont reçu des signes en privé », affirme Marija. Le grand signe dont parlent les visionnaires est le signe permanent qui se produira à Medjugorje lorsque cesseront les apparitions. Jacov, l'un des enfants visionnaires, a déclaré : « Ce sera quelque chose qui n'a jamais existé sur terre auparavant. »
 
 

 
Marie protège-t-elle Medjugorje ?
Le village de Medjugorje en Bosnie, où six enfants de paysans ont des visions de la Vierge Marie, est (au moment de la rédaction de cet article) miraculeusement épargné par la violence de la guerre civile qui ravage le reste du pays. Bien que les combats se soient approchés à moins de 5 km, le village n'a pas été atteint par les bombardements. En fait, un engin explosif a été lâché sur le village au mois de mai, mais les huit petites bombes contenues dans l'engin n'ont pas explosé. Les prêtres de l'église Saint Jacques ont repris suffisamment confiance pour recommencer à dire la messe dans l'église, et non plus dans les abris souterrains comme au cours des mois précédents.
 
On s'attend à ce que la survie de Medjugorje ravive la controverse au sein de l'Eglise à propos des apparitions. Bien que l'évêque de la région de Medjugorje ait affirmé être persuadé que ces apparitions sont une mystification, le Vatican a fait sa propre enquête en 1986. Aucun communiqué officiel n'a été diffusé depuis lors. Le révérend Slavko Barbaric, un franciscain qui réside au sanctuaire, a affirmé que Medjugorje a survécu à la guerre et a ajouté : « Lorsque vous écrirez ceci, dites que tous les franciscains sourient. Je prie pour que ces épreuves nous servent à quelque chose et que les yeux s'ouvrent. Cette guerre est une croix que nous devons porter, et le message est que nous devons prendre les messages de Notre Dame au sérieux. » (Source : Scripps Howard News Service)
 

 
 
Chacun des dix secrets sera révélé au monde dix jours avant que se produise l'événement dont il parle. Bien que l'on ne sache pratiquement rien de ces secrets gardés par les visionnaires, la jeune Marija a déclaré que le pouvoir de Satan sera brisé après que le premier secret soit réalisé. On a demandé à Marija si ces secrets et ces événements étaient en relation avec le retour du Christ cité dans la Bible. « Je ne parle jamais du retour du Christ », a-t-elle répondu, « Le Christ est vivant. Il est ressuscité. Il est parmi nous. » Il a souvent été demandé aux enfants si les secrets concernaient de grandes catastrophes. A cette question, Marija répond : « Dieu est paix. Dieu est amour. Les messages de la Vierge Marie sont des messages de paix afin que tous ses enfants sur terre puissent connaître l'amour de Dieu. » Il est curieux que les visionnaires affirment qu'il s'agisse des dernières apparitions de la Vierge sur terre, car sa présence ne sera plus nécessaire après que le grand signe se sera produit, et que les dix secrets auront été révélés.
 
Bien que ce livre s'adresse surtout au monde chrétien, les visionnaires précisent bien que « toutes les religions sont chères au cœur de la Vierge Marie et au cœur de son Fils. »
 
Et en effet, de nombreux non chrétiens sont attirés à Medjugorje. « Medjugorje est un état de cœur », dit Vicka. Medjugorje constitue aussi un message d'espoir pour ceux qui ont perdu leur foi en Dieu ou pour ceux qui n'ont jamais senti la présence de Dieu en eux-mêmes ou dans leur vie quotidienne.
 
Ces visionnaires ne cessent de répéter que Dieu est en nous et que nous pouvons en prendre conscience si nous le désirons. Ils nous affirment que le Christ, « notre Frère » comme ils l'appellent, n'a jamais quitté l'humanité et qu'il la sert toujours.
 
Depuis que ces apparitions ont commencé à se produire, les gens se demandent pourquoi ces six visionnaires ont été choisis pour recevoir les messages de la Vierge. Les visionnaires eux-mêmes, après onze ans de visions, reconnaissent leur propre difficulté à perfectionner leur dévotion et leurs prières à Dieu, tout comme la plupart des hommes n'arrivent parfois pas à atteindre les buts qu'ils se sont fixés. Les visionnaires se déclarent indignes de recevoir des messages aussi importants. Il est bien connu que leur niveau d'éducation est généralement très limité, et que certains d'entre eux proviennent de milieux très défavorisés. Ces six enfants ont néanmoins compris que la perfection n'est pas indispensable pour avoir des visions ou pour parler directement avec la Vierge Marie, ni pour se convertir puisque Dieu est en nous. Ils savent que ce qu'ils vivent est réel, même s'ils s'en trouvent indignes. Ainsi, ces humbles petits visionnaires vivent en exprimant à voix haute le message affirmant que toute l'humanité est une avec Dieu. L'homme est libre de choisir de reconnaître ce fait et d'en prendre conscience s'il le désire.
 

 
The Visions of the Children, de Janice Connell, éd. St Martin's Press, est actuellement disponible en librairie.
 
[Voir aussi les articles de Carmen Zurl (Share International, novembre 1985) et de Monte Leach (Share International, juillet 1988).]




Home Anneaux magnétiques contre l'arthrite

Source : New York Times, E.-U.

Pour des raisons encore inconnues, les malades arthritiques sont soulagés en plaçant des anneaux inducteurs de champs magnétiques sur leurs articulations douloureuses. De nouveaux appareils inventés par le médecin new yorkais Richard Markoll, ont été utilisés à titre expérimental pour traiter 1 700 personnes durant les deux dernières années. Une étude sérieuse a révélé que les champs magnétiques semblent stimuler la croissance et la reconstitution du cartilage et annuler les effets de l'arthrite. Soixante-dix pour cent des patients traités ont éprouvé un soulagement significatif et durable.





Editorial

Home L'Europe n'existe pas

Dans les efforts concertés en vue de la création d'une Communauté Européenne intégrée, la Grande-Bretagne, depuis pas mal de temps, a choisi de jouer un ancien rôle bien connu : celui d'une île solitaire, têtue et repliée sur elle-même, où les poids, les mesures et les opinions ont toujours été différents du reste de l'Europe. Les autres pays de la CEE ont toujours été contrariés par les objections britanniques au processus d'intégration. La CEE était à l'évidence en pleine forme : son économie n'était-elle pas plus solide que jamais ? N'était-il pas tout aussi évident que la compétition avec l'Amérique et le Japon offrait des perspectives de plus en plus intéressantes ? Qui pourrait s'opposer à la progression de l'agriculture européenne ? L'appel à une union plus étroite au sein des pays de la CEE devint plus pressant, tout au moins à Paris, Bonn, Rome, Madrid et d'autres capitales encore, et tout particulièrement à Bruxelles, centre administratif de la CEE, qui continua à se voir attribuer une autorité de plus en plus grande de la part des divers pays impliqués.
 
Les objections à l'intégration européenne se sont rarement fait entendre sur le continent. Les avertissements réitérés du collaborateur de Maitreya, publiés dans les pages de ce magazine, affirmant que la CEE courait à sa perte, ont été relativement peu entendus et semblaient dépourvus de toute réalité politique. Même à Londres, le lobby pro-européen a semblé tenir le haut du pavé. Ailleurs, le sujet n'a jamais été abordé sérieusement. Ceux qui se sont exprimés contre l'unification ont systématiquement été taxés de nationalistes et de conservateurs, tout comme l'obstructionniste Grande-Bretagne. Qui souhaiterait se voir affublé de tels qualificatifs ?
 
Le rejet du traité de Maastricht par le Danemark au début de l'année a provoqué une énorme consternation. Tous les gouvernements de la CEE, y compris la Grande-Bretagne, s'étaient réunis à Maastricht aux Pays-Bas et s'étaient entendus sur de nouvelles mesures destinées à rendre définitive l'union monétaire. Lorsque le rêve d'une Europe forte à gouvernement central s'est trouvé menacé, les milieux politiques eurent des réactions hystériques très révélatrices. Le train de la CEE s'était déjà mis en marche, c'était incontournable, et rien ni personne ne pouvait l'arrêter, et les Danois n'avaient donc qu'à suivre le mouvement. Le petit Danemark ne s'en était-il donc pas rendu compte ? Quoi qu'il en soit, la boîte de Pandore avait déjà été ouverte et nombreux sont ceux qui, tant en France qu'en Allemagne, ont commencé à se poser des questions. S'attendant à un vote largement pro-européen qui ferait taire les voix du doute et de la dissidence, le président Mitterrand organisa un référendum. Le 20 septembre, les Français se prononcèrent certes pour le « oui », mais avec une marge trop faible pour faire taire la montée des critiques.
 
Les doutes sur l'avenir de la CEE atteignirent un point critique lorsque, et ce n'était pas une coïncidence, au cours de la semaine précédent le référendum français, le Système Monétaire Européen (SME) se trouva plongé dans une crise sans précédent. Les banques centrales perdirent des milliards dans une tentative dérisoire d'enrayer la chute des plus faibles devises du système — la lire italienne et la livre britannique. Les événements de cette semaine fiévreuse ont jeté une lumière intéressante non seulement sur le degré d'unité existant au sein de la CEE, mais aussi sur la véritable nature du système financier international. Nous sommes supposés croire que ce dernier, par lui-même, sert les intérêts de tous, au moyen de lois rationnelles et quasi scientifiques. En réalité, les marchés financiers sont dominés par des spéculateurs qui n'obéissent qu'à une loi, celle de leurs propres intérêts. Des milliards et des milliards de livres sterling ainsi que des centaines de milliards de lires italiennes ont changé de mains en l'espace de quelques jours. Les spéculateurs ont encaissé leurs gains tandis que Londres et Rome (donc les contribuables anglais et italiens) en faisaient les frais. Il semble donc que les marchés boursiers et les banques n'acceptent pas de se laisser dicter leur conduite par la CEE, ce monstre qui effraie tant Tokyo et New York. Cela aura au moins servi à montrer où se trouve le véritable pouvoir.
 
L'effondrement partiel du SME a fait apparaître un autre point : une Europe unifiée est une fiction, un rêve de bureaucrate. Non seulement les intérêts et les buts financiers des états membres sont largement divergents, mais il en va de même au niveau politique. Chaque fois que des questions complexes et épineuses sont en jeu, la CEE se révèle être une illusion. Ses efforts maladroits et inefficaces face à la guerre civile dans l'ancienne Yougoslavie sont révélateurs. Là aussi, la CEE semble être un « géant aux pieds d'argile » en butte aux sourires moqueurs de Belgrade.
 
Naturellement, la CEE fait tout son possible afin de maintenir une apparence d'unité. Il serait toutefois plus sage que les hommes politiques admettent qu'ils sont en train de tenter l'impossible. Grâce au Danemark, d'innombrables Européens s'en sont rendu compte. La résistance de ce pays au traité de Maastricht n'est pas due au « conservatisme » ou au « nationalisme » ; bien au contraire, les Danois comptent parmi les nations les plus avant-gardistes du monde. Ils sont fermement en faveur de la coopération au sein de la CEE et appliquent les directives et les règlements formulés par Bruxelles plus fidèlement que n'importe quel autre pays de la CEE, les Britanniques arrivant en seconde position. Mais dès qu'il s'agit des lois qui décident de leur destin, ces pays désirent conserver le contrôle et avoir le dernier mot. C'est là que réside le véritable cœur du problème, et non dans quelques avantages économiques supposés.
 
D'autres pays européens en arriveront inévitablement aux mêmes conclusions. Il serait donc sage maintenant que la CEE se tienne tranquille. Même s'il existe une courte majorité en faveur de l'unification, ses vues ne devraient pas être imposées aux autres. Des décisions aussi vitales ne peuvent pas et ne devraient pas être prises à une aussi courte majorité, même si, selon les normes conventionnelles, cela peut sembler démocratique.
 
En fait, le traité de Maastricht n'est pas démocratique, ainsi que commencent à l'admettre timidement de fervents parlementaires pro-européens. Selon les termes mêmes du traité, l'autonomie et l'autorité des gouvernements nationaux seraient sapées au niveau de l'économie, de la justice et de la sécurité. D'autre part, le traité a peu ou rien à offrir socialement, pas plus qu'en matière de lois réglementant les questions d'environnement. Dans le cadre de notre analyse, cela pourrait paraître un élément favorable, mais ce n'est pas le cas : un pays ne conserve que peu de possibilités de développer sa propre politique, dans quelque domaine que ce soit, s'il est pieds et poings liés par des réglementations financières et fiscales formulées à l'extérieur.
 
Les politiciens visant un pouvoir et une uniformité illimités le regretteront peut-être, mais les Ecossais ne sont pas des Italiens, et les Danois ne sont pas des Grecs. Les nations ont leur propre identité, historique et culturelle, qui selon un postulat ésotérique est déterminée sur le plan énergétique. Aucun artifice ne peut effacer les différences existant entre les nations. L'Europe n'existe pas, sauf sous la forme d'un assemblage hétéroclite de différentes nations. Le but à poursuivre est celui d'une coopération harmonieuse, volontaire et pacifique, entre les citoyens de tous les pays. Une uniformisation et un alignement imposés d'en haut ne pourront que déjouer la réalisation d'un tel but.





Signes des temps

Home Lourdes dans le Bronx

Source : Examiner, Etats-Unis

Des milliers de visiteurs venus du monde entier ont afflué au sanctuaire de la Vierge Marie à l'église catholique de Sainte Lucie dans le quartier du Bronx à New York. Depuis le début de l'année, des centaines de personnes ont été guéries après avoir bu l'eau miraculeuse du sanctuaire qui, d'une manière surprenante, ne provient pas de la source originelle, mais du système d'adduction d'eau de la ville de New York. Après avoir bu quelques verres de cette eau, des personnes s'apprêtant à subir une grave opération chirurgicale ont constaté que cette opération n'était plus nécessaire — guéries, selon le représentant de la paroisse Anthony Del Guadio, par leur foi, leurs prières et cette eau symbolique.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'eau de l'église Sainte Lucie est énergétisée par le Maître qui fut la Madone il y a 2 000 ans, et qui apparaît aussi à Medjurgorje.



Faits et prévisions

Home « Nous devons nous entraider »

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (Partage international juin 1989)
 
 
Essais nucléaires souterrains — Changeant radicalement de politique, le président Bush a signé un projet de loi limitant, puis interdisant les essais nucléaires souterrains. Ce projet prévoit une suspension immédiate des essais jusqu'en juillet 1993. A partir de cette date, les Etats-Unis seraient autorisés à effectuer un maximum de quinze essais en quatre ans, sans pouvoir dépasser cinq essais par an. Après le 30 septembre 1996, les essais nucléaires souterrains seraient totalement interdits. La loi autoriserait toutefois une reprise des essais si d'autres pays procédaient à leur tour à de tels essais, ou si les Etats-Unis estimaient cette reprise nécessaire à leur sécurité. G. Bush aurait accepté ce revirement politique en échange d'une subvention de 8 milliards de dollars pour la construction d'un canon à protons au Texas, Etat politiquement important pour le président.
 
 
Allemagne — A Hambourg, le nombre d'objecteurs de conscience refusant d'effectuer leur service militaire a atteint le taux de 50 %. Sur les quelques 16 000 jeunes appelés âgés de 19 à 21 ans, plus de 8 000 ne se sont pas présentés, ce qui constitue un record depuis la création de la « Bundeswehr », l'armée allemande. (Source : Hamburger Morgenpost, Allemagne)
 
 
Etats Unis / Russie — Les Etats-Unis et la Russie signeraient l'an prochain un traité international aux termes duquel ils s'engageraient à détruire leurs énormes stocks d'armement chimique d'ici l'an 2005. Plusieurs entreprises américaines ont entamé des recherches afin d'être en mesure de respecter l'échéance, mais les Russes accusent un retard considérable tant en terme de technologie qu'en terme de financement, cette opération nécessitant un budget estimé à 10 milliards de dollars. Malgré l'ampleur de la tâche, des experts des deux pays se sont récemment rencontrés à Washington DC et ont décidé de mettre en commun moyens financiers et savoir-faire pour lancer le processus de démantèlement et de recyclage. Ils s'accordent à dire qu'une collaboration fructueuse est essentielle pour la survie. « Ce qui nous intéresse avant tout, c'est le futur », a déclaré l'un des porte-paroles américains. « Nous devons nous entraider. » (Source : Wall Street Journal, Etats-Unis)




Home Les dernières troupes russes quittent Cuba

« Les pays dont les troupes se trouvent sur un territoire étranger devront les rapatrier. » (Partage international juin 1989)
 
 
La dernière grande unité militaire russe basée à Cuba (depuis la crise de 1962), est sur le point de rentrer au pays. Les 1 500 soldats et leurs familles quitteront l'île par étapes à partir du milieu de l'année 1993. Pendant douze mois, les négociateurs cubains s'étaient fortement opposés à une proposition de retrait formulée en 1991 par le président Gorbatchev, estimant qu'un retrait unilatéral donnerait le « feu vert » aux forces armées américaines pour attaquer Cuba. Cuba a exigé un retrait simultané des forces américaines de la base navale de Guantanamo Bay, mais Washington a refusé. La Maison Blanche a salué le retrait des Russes, qu'elle considère comme une preuve de l'isolement grandissant du régime de Fidel Castro.




Home Les gouvernements devront écouter le peuple

« Partout dans le monde, les gouvernements devront écouter le peuple. » (Partage international septembre 1988)
 
 
Thaïlande — La Thaïlande a rejoint le rang des nouvelles démocraties, les forces para-militaires corrompues, qui dominaient le pays depuis 60 ans, ayant été vaincues au cours des récentes élections législatives. Le nouveau premier ministre, M. Chuan Leekpai, est le premier responsable thaï à n'être de souche ni militaire, ni aristocratique : sa mère était maraîchère et son père enseignant. Il a une réputation d'homme honnête ayant le sens du sacrifice, et il a réussi à amalgamer une coalition d'intérêts très divers. Le nouveau premier ministre du « Pays du sourire » doit affronter des tâches colossales et va devoir s'attaquer à une corruption largement répandue ainsi qu'au fossé immense séparant les riches des pauvres.
 
Maroc — Les électeurs marocains ont approuvé les réformes constitutionnelles qui renforcent le rôle du Parlement tout en maintenant la monarchie. Des élections législatives se tiendront également cette année.
 
Djibouti — Après plusieurs mois de troubles, les électeurs ont approuvé une nouvelle constitution autorisant le multi-partisme.
 
Angola — Pour la première fois de son histoire, l'ancienne colonie portugaise d'Angola a tenu des élections présidentielle et législative libres au cours de deux journées de vote. Le scrutin s'est déroulé dans le calme, et la participation a été importante. Cependant, les chefs de l'UNITA, le principal groupe d'opposition, ont estimé que certains résultats étaient « frauduleux ». Les experts de l'ONU chargés de surveiller le scrutin ont ouvert une enquête. Les seize années de guerre civile se sont officiellement terminées par la trêve signée en juin 1991, ouvrant la voie aux élections nationales.




Home Les pourparlers de paix au Moyen-Orient

« Les pourparlers de paix du Moyen-Orient s'intensifieront... » (Partage international 29 décembre 1991)
 
Au cours de la sixième série de pourparlers de paix sur le Moyen-Orient, les négociateurs israéliens et syriens se sont accordés sur les clauses préalables d'un traité de paix, mais les questions essentielles ne sont toujours pas résolues. La Syrie s'est déclarée prête à une « paix totale » avec Israël et M. Rabin, le premier ministre israélien, a affirmé que son pays serait disposé à abandonner une partie du plateau du Golan en échange de la paix. Mais la Syrie n'a pas encore défini ce qu'elle entend par « paix » et continue à réclamer un retrait total des Israéliens du Golan. En Israël, la perspective d'un partage du territoire, même partiel, a provoqué une certaine réprobation au sein de la population. Néanmoins, malgré les différences d'opinion, les pourparlers de paix se sont déroulés sur un ton cordial. On attend de nouveaux progrès lors des prochaines séances de négociations.




Home Boris Eltsin sera remplacé

Source : Izvestia, Russie

« Boris Eltsine, le leader actuel de la Russie, sera remplacé. » (Partage international janvier/février 1992)
 
 
Plus de la moitié des habitants de Moscou ne croient plus en la politique économique du président Eltsine. Le soutien dont il dispose dans le monde politique s'effrite également : des membres de l'opposition de droite et de gauche ont uni leurs forces sous la bannière de « l'Unité russe », avec l'intention d'amener le président et son parti à quitter le pouvoir. Selon l'un des chefs de l'opposition, les partisans de M. Eltsine se réduisent désormais à quelques spéculateurs et à une faible fraction des médias.




Home La dette des pays pauvres sera annulée

Source : Frankfurter Rundschau

« La dette des pays pauvres sera annulée. » (Partage international mai 1989)
 
 
Ingomar Hauchler, membre du Parlement allemand, a demandé au gouvernement de prendre l'initiative d'un règlement international de la crise de la dette. Bonn devrait pousser le FMI et la Banque Mondiale à définir une stratégie afin de réformer le système de la dette. Selon M. Hauchler, les banques privées devraient également s'atteler à cette tâche, et il est inacceptable que les créanciers des populations pauvres et affamées continuent à exiger des remboursements sur des prêts déjà provisionnés en pertes.





Le respect de la loi

Home La Somalie est à l'agonie

En Somalie, le plus horrible des scénarios devient réalité. Déjà, des milliers de personnes sont mortes de faim, et beaucoup d'autres s'apprêtent à connaître le même sort. Les conditions de vie des Somaliens sont effroyables. Bien que les statistiques divergent, il en ressort une estimation dramatique : 1,5 à 2 millions de Somaliens, soit plus d'un quart de la population, risquent de mourir de faim, et 4,5 millions de personnes supplémentaires souffrent de malnutrition et seront menacées de mort si elles ne sont pas ravitaillées à brève échéance. Un quart des enfants somaliens âgés de moins de cinq ans sont déjà morts. Chaque jour, cinq mille personnes meurent de faim. Lorsque nous parlons des enfants de Somalie, nous parlons « d'un million de squelettes ambulants » déclare Ian McLeod, porte-parole de l'Unicef.
 
L'herbe, les peaux d'animaux et leurs propres habits constituent la seule « nourriture » disponible — pour ceux qui ont de la chance. D'après des médecins français, la situation « défie toute description ».
 
Depuis l'année dernière, les organisations humanitaires impuissantes réclament l'intervention du monde pour atténuer cette catastrophe sans précédent. En vain. Ni l'ONU, ni aucun pays en particulier n'a fait le moindre geste.
 
A un certain moment, l'ONU a même quitté le pays, ne laissant sur place que quelques organisations de secours comme la Croix-Rouge et le Fonds de Sauvegarde des Enfants, afin de continuer la lutte contre la famine. Ce n'est qu'à partir du moment où des centaines de personnes ont commencé à mourir chaque jour que certains pays, sous la pression de l'opinion publique, se sont sentis poussés à agir.
 
Rakiya Omaar, responsable de Africa Watch, organisation somalienne des droits de l'homme, condamne l'indifférence et la lenteur bureaucratique dont a fait preuve l'ONU face à ce désastre. Elle admet que les problèmes proviennent de la désorganisation totale du pays, pratiquement sous le contrôle des bandes armées. Mais elle estime que si la nourriture était acheminée en quantité suffisante, l'influence de ces bandes diminuerait aussitôt.
 
L'effondrement politique de la Somalie, qui a suivi le renversement du dictateur Mohammed Siad Barré en janvier 1991, a conduit à une guerre des clans généralisée dégénérant en un conflit opposant les deux seigneurs de la guerre, Ali Mahdi et son rival, le général Aidid. Ni Mahdi, ni Aidid n'ont de programme politique et, en fait, n'ont guère de réelles différences idéologiques. Ils appartiennent au même clan. Il s'agit d'un conflit de personnes. Il n'y a pas de gouvernement, pas de police, pas d'autorité pour faire appliquer les lois, pas d'électricité, pas de ramassage des ordures, pas d'égouts, pas d'écoles. Des bandes armées rôdent dans les rues à la recherche de nourriture. Les hommes armés mâchent du kat, une feuille légèrement narcotique, dont la consommation a tendance à engendrer un comportement de plus en plus capricieux et irrationnel. Beaucoup d'individus armés sont des enfants qui affirment que le seul moyen d'obtenir de la nourriture est de se livrer au pillage. L'ONU estime que près de la moitié de toute l'aide alimentaire reçue par la Somalie a fait l'objet de pillages. Mais les experts pensent que le seul espoir est de submerger à ce point le pays de nourriture que les pillards perdront tout motif de voler.
 
Karlheinz Böhm, l'acteur allemand qui lutte inlassablement depuis de nombreuses années pour l'amélioration des conditions de vie dans la corne de l'Afrique, a émis une proposition ingénieuse dans le Hamburger Morgenpost pour résoudre ce problème : offrir 50 kg de céréales à toute personne remettant son arme. « Les rebelles n'attaquent pas les villages et les camions de ravitaillement pour des raisons politiques, mais parce qu'ils ont faim », a déclaré K. Böhm.





Citation

Home Le temps est venu

par Mikhaël Gorbatchev Source : The Indu, Inde

Le temps est venu où chacun doit comprendre que nous partageons une destinée commune et que nous sommes tous individuellement responsables de la préservation de la vie sur Terre.





Courrier des lecteurs

Home Il roulait en voiture

Cher Monsieur,

Deux ans avant sa mort en 1989, mon fils me raconta une étrange histoire. Il roulait en voiture avec un ami entre Vaduz (Liechtenstein) et la Suisse romande. Le temps était affreux, il y avait une grosse tempête de neige et la visibilité était très mauvaise. L'autoroute de Zürich était déserte et soudain, surgissant de nulle part, ils aperçurent un homme devant leur voiture. Ils s'arrêtèrent et l'homme monta dans la voiture. A leur stupéfaction, malgré le mauvais temps, l'homme, pieds nus, ne portait que de légères sandales d'été. Robert lui donna aussitôt des chaussettes et des bottes fourrées qu'il prit dans le coffre. L'étranger leur expliqua qu'il arrivait d'Italie et se rendait à Bruxelles où un travail l'attendait. Il quitta la voiture à Zürich. Pourriez-vous demander à votre Maître s'il s'agissait de Jésus ?

B. B., Londres, GB.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que cet homme était bien le Maître Jésus.


Home krach boursier

Cher Monsieur,

Depuis 1989, sous la rubrique « Faits et prévisions », Partage International annonce un énorme krach boursier. Le marché de New York ainsi que d'autres marchés ont accusé des écarts de cours importants depuis lors, mais n'ont pas enregistré de grande débâcle semblable au krach de 1987.

Pourriez-vous indiquer si cette débâcle attendue (vous avez réitéré cette prédiction en novembre 1991) sera aussi soudaine et aussi sévère que celle de 1987, et à peu près quand (quel mois) vous prévoyez qu'elle se produira ? Je suis déçu par cette longue attente car j'ai laissé passer de bonnes opportunités d'investissement pour les économies d'une société caritative privée dont je m'occupe, lorsque la bourse est remontée après une longue période de baisse, au second semestre de 1990.

M. W. A. Canada.


Les prévisions publiées au cours de ces dernières années proviennent, par l'intermédiaire de deux journalistes, d'un collaborateur de Maitreya. Nous les publions telles que nous les recevons et n'avons pas d'autres détails quant au moment exact ou à la soudaineté des événements en question. — La rédaction.





Interviews

Home Calme et tranquillité : un programme destiné aux enfants

Interview de Swami Nirliptananda par James Brian Fédération inter-religieuse pour la paix mondiale

« La famille et l'école sont les fondements de notre société. Nous consacrons des sommes considérables aux hôpitaux, aux prisons et à l'armement, alors que les valeurs que représentent le foyer et l'école se retrouvent économiquement exsangues.
 
« Pour créer une société saine, pacifique et humaine, il nous faudra raffermir les liens relationnels entre parents et enfants ainsi qu'entre enseignants et élèves. Lorsqu'il y a rupture de ces liens, la société tombe malade et dégénère moralement, entraînant une souffrance partout dans le monde. Si nous prenons soin de la famille et de l'école, tout le reste s'arrangera automatiquement. »
 
[Extrait d'une allocution de swami Nirliptananda lors d'un congrès organisé à Londres en mai dernier par la Fédération inter-religieuse pour la paix mondiale.]
 
Depuis cette déclaration, le swami et ses compagnons (dans leur temple londonien), ont présenté un programme simple destiné aux enfants, basé sur les enseignements hindous traditionnels, et dont toutes les écoles primaires pourraient bénéficier. Ce programme, auquel ils ont attribué le nom de « programme de connaissance du Soi », vise à rendre les jeunes enfants plus conscients d'eux-mêmes et de leur relation avec leur environnement.
 
Swami Nirliptananda a expliqué pourquoi il lui paraissait nécessaire de convaincre les autorités éducatives de l'urgence de l'introduction d'un tel programme : « L'éducation me semble trop coupée de l'expérience de la vie. J'ai la conviction que ce programme aidera les enfants à grandir en développant une attitude plus humaine et plus responsable vis-à-vis du monde et de leur entourage. »
 
Mais qu'ont donc à offrir les anciens philosophes hindous aux enfants de 5 à 11 ans d'une école occidentale ? « Les Hindous possèdent une religion très ancienne — moins dogmatique que les autres religions — à la recherche continuelle de la vérité en vue de l'élévation de l'âme et de l'esprit. L'éducation et la vie coïncident.
 
« L'éducation ne s'acquiert pas dans les livres, mais vient de l'expérience grâce à la connaissance du Soi », a-t-il expliqué. « A quoi peut s'attendre la société si aucune discipline n'existe à la maison ou à l'école ? La dégénérescence morale, la violence, et le manque de discipline résultent directement de notre type erroné d'éducation, tant intellectuelle que religieuse.
 
« D'une manière générale, l'homme travaille pour combler ses seuls besoins. Il a perdu le contact avec lui-même et s'éloigne de la véritable source de paix et de bonheur, gouverné qu'il est par les dogmes, la contradiction et l'agitation. Il ne sait dans quelle direction il évolue. Seul le profit importe. L'esprit de domination règne. Le « Donnez-nous ! » est toujours souverain. » Malgré la technologie avancée et tous les avantages inhérents à une société développée, l'homme occidental vit encore dans l'insatisfaction. Il ne peut que persister dans sa cupidité, car il ne possède aucun sens de la direction à suivre et ne sait pas de quel côté se tourner pour remplir son vide intérieur. Il y a des milliers d'années, les penseurs hindous avaient réalisé qu'ils devaient avoir une compréhension plus large que celle limitée par leurs désirs immédiats et par ce qu'ils voyaient devant eux.
 
« La quête de l'homme doit se rationaliser et devenir plus philosophique, comme elle l'était chez les Hindous du temps passé. Ce sentier procurera à l'homme satisfaction et réalisation intérieures. C'est une recherche dans la méditation — un développement de la connaissance du Soi. Aujourd'hui, ni son corps, ni ses sens, ni son mental, ni son intellect ne subissent un quelconque entraînement. Il se révèle incapable de puiser dans ses ressources intérieures. L'esprit se tourne vers l'extérieur, recherchant continuellement la satisfaction physique et mentale. Mais le corps et les sens se transforment constamment et ne lui procurent pas l'information exacte. Nous devons davantage suivre les sentiers du passé, observer avec soin et analyser notre expérience en essayant d'en tirer le meilleur parti. L'analyse ne doit pas rester superficielle mais pénétrer profondément à l'intérieur des choses afin de percevoir plus clairement la réalité. »
 
Krishna a dit : « Plus subtils que le corps sont les sens, plus subtil que les sens est le mental, plus subtil que le mental est l'intellect, plus subtil que l'intellect est le Soi — Atma. »
 
Le swami a ajouté qu'il fallait faire deux remarques importantes, au sujet de la condition de l'homme d'aujourd'hui. Premièrement, il ne mène pas une vie morale ni éthique : « Actuellement, il ne fait qu'épuiser la Terre et jeter ce dont il n'a plus besoin dans la mer en la polluant. L'homme doit prendre soin de la Terre, apprendre à aimer ses compagnons, à nourrir la Terre et toutes ses créatures.
 
« En second lieu, il doit s'observer lui-même. Il doit s'interroger sur son comportement anormal et doit prendre conscience de ce qu'il fait. C'est le premier pas vers la prise de conscience du Soi. Pour l'instant, il agit comme une marionnette soutenue par des fils et qui danserait au rythme de quelqu'un d'autre.
 
« L'ignorant poursuit le plaisir ; l'homme sage choisit ce qui est bien en connaissance de cause. Au début, ce qui est plaisant a le goût du nectar mais finit par se changer en poison car cela détruit notre volonté. Il se peut que le bien ressemble tout d'abord à du poison, mais il s'avère finalement être du nectar. »
 
Notre société est issue de la famille et de l'école, a répété avec insistance le swami, et c'est précisément là que nous devons commencer, en donnant à nouveau le sens de la direction à suivre et du but conduisant à une vie équilibrée.
 
Quels conseils donnerait swami Nirliptananda au directeur d'une école primaire qui lui demanderait comment présenter ce programme de connaissance du Soi auprès des enfants ?
 
« Je lui expliquerais qu'il n'est pas nécessaire d'instaurer un cours spécial. Disons qu'après avoir fait l'appel, je demanderais aux enfants de s'asseoir et de rester calme pendant cinq minutes. Ce laps de temps écoulé, je leur demanderais de respirer profondément à deux ou trois reprises. Cela se ferait sans paroles, en silence. Il s'agit là d'une chose ordinaire, facile à réaliser et instaurant le calme. Le silence agit par delà toutes les barrières, les races et les cultures. Cela leur apporterait beaucoup plus que tout ce qui les excite, car ils ressentiraient le calme et en feraient l'expérience. »
 
Cet exercice tout simple serait une véritable expérience pour l'enfant habitué à l'agitation et au bruit qui l'entourent continuellement. « Et cet état de calme amènera tout naturellement le contrôle de la position du corps. Car le silence ne se résume pas uniquement à ne pas faire de bruit mais également à rester calmement assis », a ajouté le swami. Cette habitude de calme se développerait à l'intérieur d'eux-mêmes, les mettant ainsi en contact avec leur propre Soi. Finalement cela les aidera à acquérir une auto-discipline. Cela constituerait la preuve évidente que leur nature a acquis une plus grande harmonie.
 
On demanderait également au corps enseignant de parler aux enfants de l'environnement et du caractère sacré de la vie. « Ils apprendront que l'environnement fait partie d'eux-mêmes et qu'ils ne vivent pas isolés. » Le swami et ses collègues ont également l'intention de définir des programmes de connaissance du Soi à l'attention des enfants plus âgés, et de les adapter aux besoins spécifiques des jeunes drogués et alcooliques.
 
« En général, ce sens de la vie nous fait défaut. Les créatures du monde vivent et ressentent les choses de la même façon que nous. Mais dans leur mental, les gens ont tellement rétréci le monde qui les entoure, que tout ce qu'ils désirent est de l'exploiter et de l'utiliser de manière agressive. C'est dangereux car il se crée un monde de négativité, dépourvu d'humanité. Ce manque de sensibilité envers les autres créatures constitue le problème majeur de l'homme. Les gens ne se comprennent pas eux-mêmes et, dès lors, n'ont pas conscience de l'impact provoqué sur eux-mêmes par les sensations qui s'enregistrent dans leur propre subconscient. Ces traces négatives se trouvent stockées profondément en eux et, un jour ou l'autre, doivent voler en éclats. »
 
La religion nous a légué quantité d'enseignements, mais bien peu pourtant permettent de comprendre le Soi. « La question n'est pas de savoir si ce que je fais plaît à Dieu, mais plutôt de savoir comment mon action a un effet sur moi-même et sur les autres. Faire le bien ou le mal influe non seulement sur les autres mais aussi sur vous-mêmes. Tout le monde pense en termes de « Moi » et l'« Autre ». L'éducation divise constamment. Il nous faut cependant prendre clairement conscience de l'unité de la vie, de l'harmonie et de l'interdépendance de toute vie. »






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