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Accueil > Revue Partage > année 1992

Extraits de la revue
Partage international

Octobre 1992 - N° 50 Vol. 5, n° 8

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Editorial


  • Signes des temps


  • Faits et prévisions


  • Citation




L'article du Maître

Home Le Plan se réalise

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
C’est avec le plus grand intérêt que la Hiérarchie observe l’évolution actuelle de la situation mondiale. Face à des événements si nombreux et si divers, seul un œil exercé et un esprit pénétrant peuvent saisir les liens qui les unissent et donc en comprendre la logique sous-jacente et le caractère inéluctable. Plus limitée dans son champ de vision, l’humanité se sent, au mieux, désorientée, quand elle n’est pas soumise au désarroi et à la peur. Alors que tout semblait annoncer la paix et la prospérité, l’horizon à nouveau paraît s’assombrir : difficultés économiques et extension des luttes ethniques ajoutent chaque jour leur quota de souffrances à la faim endémique et à l’injustice. « Qu’est-ce qui s’est mal passé ? », se demandent tous ceux dont la foi et le courage sont ébranlés par les événements récents. « Quand commencera l’ère nouvelle qui nous est promise ? »
 
Une transition
 
Nous vivons une période de transition qui, c’est inévitable, ne peut être que difficile. Tout ce dont nous sommes témoins résulte de l’impact de grandes énergies et de forces dont les effets sur l’humanité se traduisent de manière très diverse. Les réactions humaines, loin d’être uniformes et homogènes, sont malheureusement conditionnées par les intérêts, les ambitions et désirs de chacun, au niveau individuel comme au plan national. D’où cette pléthore de mouvements nationalistes et de revendications ethniques qui font leur apparition sur la scène mondiale.
 
Du point de vue qui est le nôtre, ces mouvements constituent une réponse légitime, bien qu’incorrecte, aux énergies qui inondent le monde, engendrant des désirs de liberté – on applaudit ainsi le renversement de régimes politiques tyranniques, tandis qu’à juste titre on condamne fratricides, guerres et atrocités, pourtant nés d’un même afflux de forces.
 
On se figure parfois qu’en tant que « gouvernement intérieur » de la planète, la Hiérarchie en contrôle tous les événements, petits ou grands. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité : comment pourrait-il jamais en être ainsi sans porter atteinte au libre arbitre des hommes ? La Hiérarchie a pour mission d’exécuter le Plan divin à travers « le centre que nous appelons la race des hommes ». Ceci doit être fait dans le respect continuel du libre arbitre humain, qui est d’essence divine. Ne recherchez donc pas la perfection dans la réalisation du Plan au niveau quotidien, voire annuel. Son accomplissement à long terme est assuré, cela ne fait pas le moindre doute. C’est l’homme, et lui seul, qui dicte par ses caprices le sentier emprunté.
 
Un gouvernement intérieur
 
  Bientôt, on assistera à une diminution des tensions qui, aujourd’hui, referment leur étau sur le monde. Les événements actuels déboucheront sur une crise qui amènera la dissolution de ces forces disparates, ouvrant la voie à l’expression de points de vue plus sensés. Les nécessités économiques forcent les pays riches eux-mêmes à penser de manière plus globale, en meilleure harmonie avec les besoins de la communauté des nations. Bientôt, les difficultés engendrées par la cupidité contraindront les hommes à repenser leur théorie et leur pratique économique, et c’est un monde plus juste qui en résultera. Si cette évolution n’est pas tout à fait pour demain, du moins est-elle relativement proche. N’ayez nulle crainte : il n’y a pas eu de « raté » dans le déroulement du Plan. En vérité, le Plan se réalise.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Editorial

Home « Faites savoir à tous que je suis ici »

Dans la majeure partie de ses 140 messages, transmis par l'intermédiaire de Benjamin Creme, Maitreya a répété l'appel qu'il fit pour la première fois dans le message numéro 5 : « Faites savoir à tous que je suis ici et préparez le chemin pour ma venue. »

Au cours des années, beaucoup ont répondu à son appel et ont employé leur créativité et leur énergie pour annoncer au public la présence de Maitreya dans le monde. Share International, qui représente un des moyens utilisés par les groupes travaillant avec Benjamin Creme, s'engage à présent dans deux projets nouveaux ayant ce même objectif, faire connaître la présence du Christ dans le monde : une version radio de notre magazine et une publication trimestrielle gratuite destinée aux lecteurs des pays en voie de développement.

Actuellement, le programme Share of the Air, est proposé à des radios américaines ou autres. Share of the Air se compose d'une suite d'interviews d'une demi-heure chacune, interviews de B. Creme par notre correspondant américain Monte Leach. Benjamin Creme y analyse les problèmes politiques, sociaux et économiques de notre temps, la nécessité du changement et, naturellement, les solutions proposées par Maitreya face à ces problèmes.

Ce programme a été fourni à 330 stations de radio publiques sur les 400, ou davantage, qui existent aux Etats-Unis. Ces stations ont accès aux émissions par l'intermédiaire d'un satellite qui diffuse régulièrement un ensemble de nouvelles, de programmes musicaux et d'informations. Alors que les radios commerciales ont pour vocation de gagner de l'argent, le réseau des radios publiques aux Etats-Unis, avec une audience d'environ 15 millions de personnes, a pour objet de se placer au service de l'auditeur en lui procurant « des émissions éducatives, documentaires et culturelles d'un niveau élevé ».

Aujourd'hui, dans quelques 25 Etats des Etats-Unis, des bénévoles encouragent leurs stations locales de radio à diffuser Share of the Air. Dans plusieurs autres pays, comme le Canada, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et le Royaume-Uni, d'autres collaborateurs bénévoles explorent également les possibilités de diffusion. Grâce à cet effort de base, la version radio de Share International s'efforce d'atteindre une large audience pour répandre son « message d'espoir ».

Notre nouvelle publication, une édition trimestrielle de The Emergence partage le même objectif. De nombreuses personnes ont eu l'occasion, il y deux ans, d'assister au lancement d'un numéro unique de ce journal par Tara Center (siège du groupe de soutien américain dans ce travail). Cette publication, relativement bon marché, a permis la diffusion en anglais de l'information de base au sujet de Maitreya et de son travail, à des dizaines de milliers de personnes dans le monde entier. Une traduction en langue française de ce numéro est actuellement en cours de publication. Le succès remporté par cette formule nous a incité à préparer un projet ambitieux consistant à fournir de manière plus régulière une information aux lecteurs, principalement en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Europe de l'Est. Bien que Share International soit déjà vendu en dessous de son prix de revient réel, ce magazine reste encore trop onéreux pour de nombreux lecteurs potentiels, pour qui les livres sur la réapparition du Christ sont d'autant plus hors de portée. Entièrement gratuit, cette publication trimestrielle, The Emergence Quarterly,répondra à ce besoin, procurant aux lecteurs des pays en voie de développement un bref extrait de Share International, imprimé sur papier journal. Evidemment, ce projet constituera une lourde charge pour les faibles capacités financières de Share International : les frais postaux s'élevant seuls à un demi dollar par exemplaire, soit environ 2,50 F.

The Emergence Quarterly, coproduit par Share International etTara Center, contribuera également à répandre notre information dans des régions plus privilégiées du monde. Groupes et individus pourront l'acquérir par paquets de 100 exemplaires pour une distribution à grande échelle. Nous espérons de cette manière ajouter à notre panoplie un autre moyen efficace pour faire connaître la présence de Maitreya dans le monde, et que cela encouragera les lecteurs à devenir actifs et à œuvrer dans le même sens.

Nous espérons aussi que The Emergence Quarterly constituera un stimulant pour le développement de groupes semblables dans d'autres pays. Idéalement, ces nouveaux groupes devraient pouvoir constituer une base dans leur propre pays, et dans leur propre langue, afin de répandre plus largement l'information concernant Maitreya.

Le succès du groupe aux Philippines nous encourage en ce sens et nous montre à quel point cette action est importante. Sous ses auspices, entre juillet et septembre, une série de neuf émissions hebdomadaires consacrées à la réapparition a été diffusée à la radio. Les auditeurs ont pu écouter un large éventail de programmes tant en anglais qu'en tagalog : des conférences et des interviews de Benjamin Creme, les messages de Maitreya, des informations de base sur la méditation de transmission et des nouvelles récentes sur l'émergence de Maitreya. La réaction du public fut telle que le directeur de la station accepta que les auditeurs posent des questions par téléphone pendant les émissions.

Lorsque Maitreya, à travers ses messages, lança son premier appel en 1977, ses exhortations fréquemment renouvelées à faire connaître sa présence ne touchèrent tout d'abord qu'un nombre relativement restreint de personnes. Il est encourageant de constater à quel point cette impulsion première s'est développée jusqu'à atteindre son importance actuelle dans le monde entier. Ceci est encourageant et plein de promesse comme semble le suggérer cet extrait du message n° 25 de Maitreya, du 11 avril 1978 : « Faites savoir à tous que je suis ici, que je suis revenu, et préparez les hommes pour le jour de la déclaration, le jour du don de Dieu. Car ce jour là, les hommes célébreront ensemble l'accomplissement de la volonté de Dieu. Ma venue ne signifie rien de moins. »


Le premier numéro de The Emergence Quarterly (en langue anglaise) paraîtra en octobre. Les lecteurs et les groupes de transmission peuvent aider à en assurer le succès des deux manières suivantes :
1. En offrant le journal à la famille, aux amis et connaissances, en le laissant dans les supermarchés, bibliothèques, les salles d'attente des hôpitaux, les transports publics ou en le distribuant de toute autre manière. Des paquets de 100 exemplaires sont disponibles auprès de : Tara Center, P.O. Box 6001, North Hollywood, CA 91603, USA.
Le prix par 100 exemplaires s'élève à 9 US$ pour des commandes à l'intérieur des Etats-Unis. Pour toutes les autres commandes, le coût est de 13 US$ (par mandat postal international disponible dans les bureaux de poste). Les journaux seront envoyés par voie de surface depuis les Etats-Unis et parviendront au destinataire dans un délai de quatre à huit semaines.

2. En se partageant les frais de la diffusion du journal en Asie, Afrique, Amérique latine et Europe de l'Est. Chaque journal gratuit coûtera annuellement à Share International 2,50 US$, principalement en frais postaux. Toute donation sera reçue avec gratitude.]





Signes des temps

Home Une icône qui verse des larmes

Interview de Père Pangratios par Bette Stockbauer

Il émane une atmosphère sacrée des cent arpents de cette contrée vallonnée du Texas appartenant à une communauté monastique de prêtres et de nonnes orthodoxes russes. Niché au sommet d'une colline, dominant un panorama aux doux vallons bleutés, un temple minuscule fait office de lieu de culte. Au cœur de la communauté, se trouve une icône de la Vierge Marie et de l'enfant Jésus. Depuis 1985, cette icône verse des larmes de myrrhe.

Les moines et les nonnes ne pensent pas que la Mère de Dieu verse des larmes de joie. Pour eux, ces larmes sont plutôt un signe de détresse, un appel à la prière, au jeûne et à un changement de vie — en fait au passage d'un mode de pensée terrestre à une pensée de nature divine. De grands miracles se sont produits. Grâce à l'application des larmes de l'icône, des cas de cancer, de leucémie, de cécité, de maladies mentales ont été guéris, et le don le plus précieux — la paix de l'esprit — a été accordé à de nombreuses âmes. Il semble qu'elle se mette souvent à pleurer lorsque se présente une personne ayant tout particulièrement besoin de son amour bienfaisant.

L'histoire de Christ of the Hills a débuté avec le Père Benoît et son long parcours menant du catholicisme romain à l'orthodoxie russe. Le Père Benoît est devenu moine à 17 ans, partageant son temps entre le Vermont et Jérusalem. Les années passées en Terre Sainte lui donnèrent une profonde conscience des origines anciennes du christianisme ainsi qu'un aperçu des conflits religieux et culturels focalisés à Jérusalem, alors que cette ville était encore divisée.

Des années plus tard, il fut nommé à San Antonio, et il eut le coup de foudre pour la campagne vallonnée du Texas. Il demanda la permission de fonder un monastère dans la région et, en 1967, avec l'aide du Père Vassili, également moine, il créa Christ of the Hills — New Sarov. Au cours des 13 années suivantes, la communauté subvint à ses besoins en fabriquant des meubles. Ils achetèrent du terrain au nord de San Antonio, près de Blanco, où devait être construit le futur monastère.

C'est à ce moment que débuta le parcours vers l'orthodoxie, parcours pendant lequel se produisirent plusieurs événements remarquables. Le facteur déterminant fut le changement qui se produisit au sein même de l'Eglise romaine. Vatican II avait ébranlé l'Eglise et, bien beaucoup y aient vu une ouverture, les moines se sentirent spirituellement abandonnés. Ils éprouvèrent le besoin de retrouver les racines de la chrétienté et de vivre la vie monastique telle qu'elle avait été enseignée par ses premiers pères. Les moines étudièrent les règles originelles de Saint Benoît et entendirent parler d'un monastère du Nouveau Mexique qui traversait la même expérience.

En 1980, le Père Benoît s'y rendit et vécut retiré dans une grotte, priant et jeûnant. Il pria Dieu : « Seigneur, éloigne de moi tout ce qui se trouve entre toi et moi. » Cette prière s'avéra dévastatrice, car c'est précisément ce que Dieu fit. Quelques mois plus tard, la fabrique de meubles disparut dans les flammes. Personne ne perdit la vie, mais leur moyen d'existence, ou ce qu'ils considéraient comme tel, fut totalement détruit.

La communauté se dispersa pendant un temps. Mais le jour de Noël de la même année, un visiteur arriva du Nouveau Mexique pour participer à la veillée de Noël. Ce visiteur annonça au Père Benoît qu'il était envoyé par son maître afin de délivrer le message suivant : « Mon père spirituel est celui que vous cherchez. » Le Père Benoît fut frappé de stupeur. Il partit pour le Mexique et y trouva enfin un instructeur à même d'assouvir sa soif spirituelle. C'est grâce aux enseignements et à l'influence de cet homme, l'Archevêque Théodore, que l'orthodoxie prit vie pour les moines. Et progressivement, les uns après les autres, ils se convertirent.

Une chose était évidente pour chacun d'eux. La destruction de la fabrique de meubles avait été le moyen choisi par Dieu afin qu'ils apprennent à ne vivre que par Dieu — « comme les oiseaux dans le ciel et les fleurs dans les champs. »

A Pâques 1981, affirmant davantage leur foi et leur soumission, le petit groupe de moines décida de s'installer dans la propriété de Blanco — sans un sou, sans eau ni électricité, et complètement coupés du monde. Ils vécurent simplement, proches de la nature, passant de longues heures à prier dans la solitude. Ils commencèrent à bâtir leur communauté.

En 1983, ils firent réaliser l'icône de Notre Dame de New Sarov par un moine de Californie. Selon la tradition, l'original fut peint par l'évangéliste St Luc sur une table de la maison de la Sainte Famille. Le 7 mai 1985, on découvrit pour la première fois l'icône de Notre Dame de New Sarov en train de pleurer. Elle ne cessa de verser des larmes jusqu'en octobre. La première réaction des moines fut de s'assurer de l'authenticité du phénomène et d'en informer leurs supérieurs ecclésiastiques. Tous attestèrent de l'authenticité du miracle.

Puis commença pour eux une période d'introspection. Ils cherchèrent à découvrir le sens du message. Dans la prière et le jeûne, cette introspection se termina par la confession de chacun des moines à son père spirituel. Leur existence demeura tranquille pendant quelques années, avec de rares visiteurs de temps à autre. Mais à mesure que le nombre des pèlerins augmentait, les moines se rendirent compte que leur monastère se transformait en lieu saint. Plus encore que leur amour de la solitude, les moines ressentirent le besoin d'ouvrir Christ of the Hills aux fidèles — un lieu de prière où ils trouveraient la paix.

Aujourd'hui, les pèlerins continuent à venir — jour après jour, de toutes confessions et de toutes origines. Certains sont à la recherche de miracles, d'autres viennent prier et méditer, d'autres encore viennent par simple curiosité. Tous sont touchés par l'hospitalité et la vie simple des moines et des nonnes.

Sœur Madeleine fait visiter le temple et asperge chaque visiteur avec la myrrhe au parfum suave. La vente de livres et d'icônes contribue à subvenir aux besoins de la communauté.

Un bâtiment est en construction à quelque distance, afin d'accueillir les novices désirant faire partie de l'ordre. Il règne une atmosphère de mystère et de silence paisible.

Je me suis entretenu avec l'un des moines, le Père Pangratios, lors d'un après-midi d'été ensoleillé. Sept années passées à observer des gens faire l'expérience de l'icône lui ont permis de se faire une bonne idée de la nature du miracle.

Partage international : En songeant à ces dernières années, que pensez-vous des miracles et des guérisons que vous avez observés ?
Père Pangratios : Avant de parler de miracles, il faut se demander : « Pourquoi des miracles ? » C'est quelque chose que les gens comprennent mal. Dans notre société, nous avons l'habitude de nous laisser éblouir. Nous nous laissons emporter par le côté merveilleux et inhabituel des miracles, qu'il s'agisse d'une icône ou d'une guérison spectaculaire. Mais là n'est pas la question. C'est bien sûr merveilleux qu'une personne guérisse d'une maladie, mais là encore, ce n'est pas le vrai problème.
Les miracles se produisent afin que nous puissions croire. Ils constituent un moyen d'attirer notre attention sur ce qui est vraiment important, et sont supposé évoquer en nous une réponse. Une fois que nous avons fait directement l'expérience de la présence de Dieu dans notre vie, lorsque nous avons assisté à un miracle sous quelque forme que ce soit, dès cet instant nous devenons responsables. Nous ne pouvons plus continuer à vivre avec insouciance comme nous le faisions auparavant.
Ainsi, un miracle peut-il être un moyen d'attirer notre attention sur le message de la vie spirituelle — un message d'amour de Dieu et du prochain, de prière, de jeûne, de tolérance et de repentir. La vie spirituelle, c'est tout cela. Rien d'autre n'a vraiment d'importance.

PI : Donc, ce que vous recherchez, c'est la continuité de l'expérience, le fil conducteur derrière l'existence de chacun.
PP : Oui, c'est ce que nous tentons de faire comprendre aux gens. Au cours des années, j'ai assisté à des miracles spectaculaires. Mais d'autres miracles, qui ne sont pas considérés comme aussi extraordinaires, ont pourtant provoqué des changements radicaux dans la vie de certaines personne — une complète réorientation. Ce sont ces miracles que je considère comme les plus grands.
J'ai vu un homme guérir d'une tumeur au cerveau. On lui avait fait des scanners qui avaient permis de déterminer la taille et l'emplacement exacts de la tumeur. Le Père Benoît l'a aspergé de myrrhe la veille de son opération. Au moment de l'intervention, les chirurgiens ne trouvèrent que des tissus cicatrisés. Ce que le scanner avait révélé n'existait plus. L'homme fut reconnaissant à Dieu pour ce qui lui était arrivé, mais cela ne modifia pas sa vie. Il continue à vivre comme il le faisait auparavant.

PI : Et vous pensez que le véritable travail commence après que le miracle soit produit.
PP : Exactement, c'est un début. Ce n'est pas un aboutissement. Les Evangiles racontent que, lorsque les rois mages eurent apporté leurs présents au Christ à Bethléem, « ils rentrèrent chez eux par un autre chemin ». Les pères de l'Eglise interprètent ce verset en lui donnant une signification pour nous aujourd'hui. Il ne s'agit pas seulement du récit d'un fait historique. Cela signifie que ces hommes avaient changé à tout jamais, qu'ils ne vécurent plus comme avant. C'est aussi ce que nous devons faire. Lorsque nous vivons une expérience comme celle-ci, nous devons rentrer par un autre chemin. Nous devons changer notre vie.

PI : De quelle manière votre vie monastique a-t-elle changé depuis que l'icône s'est mise à verser des larmes ?
PP : Naturellement, la difficulté est de conserver son équilibre. Très vite, nous avons dû décider que cela ne devait pas perturber notre vie monastique. Les monastères ont toujours eu pour tradition d'accueillir des hôtes, car la vie monastique en tant que vocation ne doit pas se refermer sur elle-même. Nous avons le devoir envers le monde de partager ce que nous avons acquis.
Nous nous efforçons toujours de nous rappeler la raison pour laquelle ceci se produit. Cet endroit est un coin perdu. Le fait que tant de gens viennent ici n'aurait pu se produire si Dieu n'en avait décidé ainsi. Dieu a décidé que les gens devaient venir ici afin d'y recevoir quelque chose qui leur donne la foi, l'espoir, l'enseignement et la force, en ces temps si troublés. Les gens sont assoiffés et affamés de spiritualité.
Donc, si Dieu a décidé que ceci est un lieu où une chose de ce genre peut s'accomplir, alors nous devons l'accepter. La vie monastique est une vocation, pas seulement pour les moines, mais pour le monde entier.

PI : Quel est votre avis et celui de l'orthodoxie sur la signification de l'époque que nous vivons — tous les signes et les changements incroyables qui sont en train de se produire ? Pourquoi maintenant ?
PP : Le christianisme a toujours été eschatologique et attentif aux derniers jours. L'Eglise attend ces temps depuis 2 000 ans. Nous croyons que le Christ viendra et que tous ceux qui ont vécu ou qui vivent aujourd'hui se retrouveront devant son trône.
Mais au-delà de ceci, il y a quelque chose dans notre époque qui fait que nous estimons que ce n'est pas simplement un aspect de la doctrine chrétienne, mais quelque chose dont il se peut que nous soyons les témoins, peut-être pas nous-mêmes, peut-être la prochaine génération. Nous ne le savons pas avec précision. L'Evangile annonce qu'il y aura des signes, et nous pensons que nous voyons certains de ces signes maintenant. Peut-être s'écoulera-t-il cent ou mille ans avant que le Christ ne revienne, ou peut-être reviendra-t-il demain, mais de nombreuses prophéties sont en train de s'accomplir, telles qu'elles avaient été prédites.
Des manifestations miraculeuses comme celle de cette icône qui verse des larmes font partie de ce processus — un moyen par lequel Dieu agit partout et en chacun pour attirer notre attention et nous rappeler vers lui.
Comme le dit le Père Benoît dans une brochure que nous donnons à tous les pèlerins qui viennent ici : « Nous ne sommes pas dignes du trésor spirituel qui nous a été confié. Pourtant, nous sommes profondément conscients de la lourde responsabilité que nous avons de le partager avec tous nos frères et sœurs, indépendamment de leur religion. La Mère de Dieu nous appelle tous à elle. La Mère de Dieu nous appelle tous au repentir, à la prière, au jeûne et à une autre forme de vie. Comme St Jean Baptiste, son appel est : « Préparez le chemin qui conduit au Seigneur, le Christ revient. »




Home Voyage à Tlacote

par Gill Fry

Dans le numéro de juillet/août 1992 de Partage international*, le Maître de Benjamin Creme évoquait « une nouvelle phase de la réapparition du Christ », en annonçant que « de toutes parts se répandra l'annonce d'une manifestation insolite qui tirera de leur torpeur les sceptiques, les éveillant à la présence du miracle parmi eux. Avec le temps, même les éléments les plus cyniques et tendancieux du monde médiatique trouveront difficile de récuser l'expérience de ces milliers d'hommes pour qui « l'ère des miracles » ne connaît pas de fin. »

Depuis mai 1991, dans la petite ville de Tlacote, à deux heures et demie de route au nord de Mexico, une source produit une « eau miraculeuse ». Le propriétaire du ranch, M. Chahin, en a découvert les propriétés curatives en voyant son chien guérir très rapidement de ses blessures, après avoir bu de cette eau. Ayant testé l'eau avec succès sur les travailleurs du ranch, il ouvrit ses portes au public.

L'analyse de l'eau a révélé qu'elle est plus légère qu'une eau normale. Benjamin Creme a expliqué « qu'une certaine proportion des atomes a été rendue subatomique — et chargée d'énergie cosmique — par Maitreya. »

Bientôt se produiront des manifestations similaires à proximité des villes où Maitreya est apparu.

Gill Fry, collaboratrice de Partage international à Londres, s'est rendue à Tlacote en juillet 1992. Voici son récit.

Etant infirmière, j'étais fascinée par les articles sur Tlacote et son eau qui guérissait tant de maladies, y compris le diabète, l'épilepsie, l'arthrite, le cancer et même le sida. Ayant travaillé plus de dix ans auprès de patients souffrant de ces maladies et des douleurs et des angoisses qui les accompagnent, j'étais exaltée à la pensée d'avoir trouvé un moyen de les soigner, ou de les soulager.

C'est ainsi qu'en juillet, je me suis rendue au Mexique pour rapporter un peu de cette « eau miraculeuse » de Tlacote. D'après ce que j'avais pu lire, je m'attendais à des difficultés — ne serait-ce que d'avoir à faire la queue pendant trois ou quatre jours sous un climat quasi tropical. J'avais emporté une trousse de survie complète (moustiquaire, crème solaire, sac de couchage, etc) et j'étais prête à toute éventualité. J'avais aussi lu que la ration d'eau était généralement de trois litres par personne, et j'avais apporté plusieurs récipients en plastique. En réalité, je m'étais complètement trompée. Un collaborateur bénévole de Benjamin Creme m'accueillit à Mexico avec une extrême gentillesse, me conduisit à Tlacote et, parlant la langue du pays (ce qui n'est pas mon cas), me permit de surmonter toutes les barrières et les difficultés. Toutes les portes s'ouvraient devant moi. La queue de trois jours se réduisit à une simple attente de trois heures et ma ration d'eau passa de 3 à 38 litres. Plus merveilleux encore, j'ai vu la photographie la plus extraordinaire de mon existence, qui confirma tout ce à quoi je croyais depuis six ans.

Depuis mai 1991, trois millions de personnes se sont rendues à Tlacote, et au moins six millions de personnes ont bu l'eau de la source. Le propriétaire du ranch, M. Chahin, conserve un registre de tous les visiteurs, dont certains sont même venus d'Europe ou de Russie. La queue varie de 5 000 à 10 000 personnes par jour, et de nombreux membres du gouvernement mexicain, des politiciens et des artistes, y ont été aperçus. Le ranch est très propre et les bâtiments sont peints de couleurs vives. Des arbres immenses protègent la foule des rayons brûlants du soleil. J'avais imaginé un lieu aride et désertique où piétineraient de longues files désordonnées de gens épuisés, mais découvris que tout était parfaitement organisé, la file des visiteurs avançant rapidement et en bon ordre. Après avoir enregistré le nom du visiteur, Madame Chahin, médecin et épouse du propriétaire du ranch, consulte le dossier médical du patient et prescrit la dose et la manière dont l'eau doit être prise, soit oralement, soit sous forme de gouttes oculaires, en irrigations ou en applications sur la peau en cas de cancer de la peau, d'eczéma, etc. Il doit être épuisant de répondre au déluge de questions posées chaque jour par des milliers de personnes, et pourtant Madame Chahin accomplit sa tâche avec une patience infinie et une grande gentillesse, accordant gratuitement ses conseils.

Aucun des employés du ranch ne reçoit d'argent pour accomplir ce service et tous travaillent de 9 h 30 à 15 h 30 chaque jour. M. Chahin n'a jamais fait payer l'eau de la source, mais étant donné le temps et l'effort fournis, il me semble qu'une contribution volontaire pourrait apporter une aide et qu'une telle pratique pourrait peut-être être introduite.

Après la consultation médicale, chacun fait la queue pour recevoir de l'eau. L'eau provient d'un puits artésien qui, dit-on, ne tarira jamais, et est stockée dans d'immenses citernes en acier inoxydable, installées avec l'aide du gouvernement. Rêvant depuis des mois à cet instant, je ressentis une grande exaltation en voyant mes récipients se remplir. Tous mes vœux se réalisaient et j'avais reçu beaucoup plus d'eau que je n'en espérais. Je remerciai les employés du ranch en me demandant comment j'allais transporter 38 litres d'eau et passer la douane ! (Curieusement, personne à la douane ne me posa de question sur la nature et le poids de mon excédent de bagages, débordant « d'eau miraculeuse »). Mes préoccupations furent rapidement balayées lorsqu'on me tendit un verre de cette eau. Elle avait un goût merveilleux — un peu sucrée, pure et légère. A la fin de la journée j'en avais bu trois verres, et ce n'est que quelques jours plus tard que je compris mon erreur ! Je souffris pendant une semaine de dérangements gastriques. Cette eau est parfaitement propre et pure, mais son effet est très puissant. Il faut la boire à doses très réduites. Deux cuillères à café m'auraient amplement suffit.

Je fus introduite dans le bureau de M. Chahin. Deux parois étaient recouvertes d'étagères contenant les dossiers médicaux des visiteurs et des appareils pour analyser l'eau. Au moment de sortir, je vis une photo encadrée, avec une légende racontant une histoire extraordinaire, aux implications phénoménales. Un homme qui avait été guéri après avoir bu cette eau, avait pris de nombreuses photos du ranch. En rentrant chez lui, il lui restait une photo à prendre. Pressé de terminer son film pour le faire développer, il prit une photo de son nouveau téléviseur. L'appareil n'était pas branché et l'écran était éteint. A sa grande surprise, après le développement, il constata que la dernière photo montrait l'écran de sa télévision avec le visage du Christ portant une couronne d'épines. Je frissonnai en contemplant cette image impressionnante. Pressée par le temps, j'en fis rapidement plusieurs photos, espérant pouvoir capter cette pâle image malgré les rayons du soleil qui se reflétaient sur le verre couvrant la photo. Heureusement, les photos que j'ai prises me semblent même plus contrastées que l'original, et le visage est clairement visible. Par la suite, le Maître de Benjamin Creme a expliqué qu'il s'agissait de la « signature » de Maitreya, de sa « carte de visite », comme pour dire : « Maitreya est venu ici, il a énergétisé l'eau et produit cette image étonnante » — un avant goût des événements qui se produiront le jour de la déclaration. Le visage de Maitreya apparaît tel que nombre de chrétiens s'attendent à voir Jésus-Christ à son retour. A ce que j'ai compris, c'est d'ailleurs ainsi que de nombreux chrétiens le verront ce jour-là. Cette photographie confirme ce que Benjamin Creme affirme depuis 18 ans concernant la réapparition du Christ et le jour de la déclaration, et indique, certainement, que ce grand jour est proche.

Pendant mon voyage de retour, avec ces nouvelles passionnantes et mes bagages remplis d'eau, je me suis sentie triplement bénie — mon attente dans la queue des visiteurs avait été très courte, j'avais reçu des litres d'eau, et j'avais vu la preuve tangible de la présence de Maitreya.


* Voir aussi Partage international d'avril 1992, p.19, et de juillet/août 1992, p.36. On pourra se référer également à Share International (version anglaise) de juin 1992, page 12.

Note de la rédaction : de l'eau de Tlacote est désormais préparée en dilution homéopathique par Ainsworths Homeopathic Pharmacy, 38 New Cavendish Street, London W1M 7LH, Grande-Bretagne. Téléphone : 071 935 5330. Fax : 071 486 4313. Les dilutions existent de 6 CH à 30 CH sous forme de granules, de pommade, de gouttes (dans de l'alcool) et de collyre (dans de l'eau distillée). En règle générale, utiliser la dilution 6 CH (avec modération) pour les affections chroniques, et la dilution 30 CH (toujours avec parcimonie mais plus fréquemment) pour des affections plus aiguës.

Avertissement au lecteur : Partage international ne peut en aucun cas se charger de commandes, ni de fournir des conseils sur l'eau de Tlacote, ni sur les préparations homéopathiques faites à partir de cette eau. Toute commande de ces préparations doit être adressée directement à MM. Ainsworths à l'adresse ci-dessus, qui seront heureux de vous satisfaire. La législation française interdit toutefois l'envoi postal de ces préparations vers la France.




Home Premier congrès mondial sur les ovnis

Source : Izvestia, Russie

La Chine est en train d'essayer de prendre contact avec des civilisations extraterrestres à l'aide des moyens de communication les plus modernes. Cette recherche bénéficie du soutien des plus hautes instances politiques. La société chinoise des ovnis compte 3 600 membres et reçoit des informations de 40 000 chercheurs. Cette société est membre de la Société Scientifique chinoise et convoquera à Pékin le premier congrès mondial sur le phénomène ovni.





Faits et prévisions

Home Les espoirs de paix grandissent au Moyen-Orient

Le panorama de ce mois-ci couvre la période allant de début août à début septembre.

« Les Palestiniens auront leur propre pays. » (Partage international juin 1988)

La première série de pourparlers de paix au Moyen-Orient depuis l'entrée en fonction en juillet du premier ministre israélien Yitzhak Rabin, a débuté avec un optimisme beaucoup plus manifeste que les cinq sessions précédentes. La détente s'est accentuée lorsque Israël a remis aux négociateurs palestiniens un ensemble de propositions détaillées concernant l'autonomie des territoires occupés, et se montra, fait nouveau, disposé à faire des concessions sur les hauteurs du Golan que la Syrie espère pouvoir récupérer lors de la négociation. Malgré la persistance de différences importantes entre les positions israéliennes et arabes, il est clair que le premier ministre Rabin désire œuvrer plus intensément pour la paix que son prédécesseur Yitzhak Shamir. Avant le début de cette dernière série de pourparlers, Israël a aboli une mesure datant de 1986 interdisant tout contact avec des membres de l'OLP, et a libéré plusieurs dizaines de prisonniers politiques palestiniens.




Home Un krach boursier prendra naissance au Japon

« Comme nous l'avons déjà annoncé (en décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon, pour s'étendre ensuite au monde entier. » (Partage international mai 1989)

Après avoir nié pendant deux ans que l'effondrement des cours boursiers et des prix immobiliers pourrait nuire à l'économie japonaise, le gouvernement du Japon a annoncé la plus grande opération de renflouement de l'histoire de l'après guerre : un ensemble de mesures représentant 81 milliards de dollars destinés à ressusciter l'économie. La proposition prévoit 64 milliards de dollars d'investissements publics, des abattements fiscaux et une diminution des taux d'intérêt, ainsi qu'une nouvelle réglementation autorisant l'emploi de fonds publics à des fins d'investissements boursiers. Des analystes estiment que ce plan fait suite à une crainte du gouvernement de voir l'effondrement des cours boursiers ainsi que le coût pour les banques de l'insolvabilité croissante des emprunteurs atteindre un point tel que les investisseurs déjà anxieux puissent être pris de panique. Cet empressement soudain du gouvernement à s'occuper de la plus forte crise financière depuis la seconde guerre mondiale a apparemment rassuré les investisseurs. Les cours ont connu une hausse dans les jours précédant et suivant l'annonce. « Nous sommes passés à deux doigts d'un effondrement financier, » a constaté un économiste de Tokyo. D'autres économistes se sont cependant montrés plus prudents en déclarant que des aspects importants du projet demeurent sommaires et qu'à vrai dire, les fonds prévus pourraient ne pas être intégralement injectés dans l'économie. (Source : Associated Press)




Home Résolution des conflits entre les gouvernements et les mouvements de guérilla

« Les conflits existant entre les gouvernements et les mouvements de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. » (Partage international novembre 1988)
 
 
Mozambique — Le président du Mozambique Joachim Chissano et le chef des rebelles Afonso Dklakam se sont donnés l'accolade, s'appelant « mon frère », lors de la signature d'un traité mettant fin, au 1er octobre, à 16 ans d'une guerre civile ruineuse. Dans ce traité de six pages, le gouvernement de gauche et l'aile droite de la Résistance Nationale du Mozambique (le Renamo) s'engagent à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour enrayer la catastrophe résultant des effets combinés de la guerre et de la sécheresse dans leur pays.
 
La guerre civile, qui a éclaté un an après l'indépendance du pays vis-à-vis du Portugal en 1975, a entraîné plus d'un million de morts et provoqué la ruine d'un des pays déjà les plus pauvres. Cette année, aux horreurs de la guerre s'est ajoutée une sécheresse dévastatrice dans ce pays de la côte sud-est de l'Afrique. Juste avant la dernière série de pourparlers, J. Chissano a lancé un cri d'alarme, affirmant que plus de la moitié de la population du Mozambique ne pourrait plus subvenir à ses besoins alimentaires. Depuis son accession à la présidence en 1986, J. Chissano a rejeté le marxisme, autorisé la liberté de la presse et mis en place un système judiciaire indépendant, un programme économique contrôlé par le Fond Monétaire International et a accédé aux demandes du Renamo en instaurant une démocratie multipartite et une économie de marché libre.
 
 
Rwanda — Le gouvernement du Rwanda et les rebelles de l'opposition sont tombés d'accord sur des réformes politiques fondamentales marquant ainsi la fin de 22 mois de guerre civile dans ce petit pays d'Afrique centrale. Une semaine de négociations a conduit à un accord sur un nouveau système politique et sur une réforme de la constitution pour un plus grand respect des droits de l'homme. Une quatrième série de pourparlers de paix sera programmée sous peu, afin de discuter des détails concernant le partage du pouvoir, l'intégration des rebelles dans l'armée et le retour des réfugiés.
 
 
Guatémala — Après trente ans de guerre civile, les représentants du gouvernement du Guatemala et des guérilleros sont parvenus à un accord partiel sur des questions concernant le respect des droits de l'homme. L'accord a été qualifié de « pas important » dans la direction d'un éventuel cessez-le-feu, aux dires de l'évêque catholique, médiateur de ces discussions se déroulant à Mexico. Les prochains mois devraient voir une intensification des entretiens directs entre les deux camps.




Home La défense ne constitue plus une priorité essentielle

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (Partage international mai 1989)
 
 
 
Armes chimiques — A l'issue de 24 années de négociations, la Conférence sur le Désarmement regroupant 39 nations a rédigé la version définitive d'un traité visant à interdire les armes chimiques. Cet accord prendra effet lorsqu’au moins 65 pays l'auront signé. Ce traité prévoit l'élimination des armes chimiques sur plus de 10 ans et des missions de contrôle pour s'assurer de l'honnêteté de chacun.
 
 
Le désarmement en Europe — En présence des observateurs de l'OTAN, la Russie a entrepris la destruction de plus de 2 000 véhicules blindés en Allemagne de l'Est, afin de satisfaire aux exigences du Traité sur les Forces Armées Conventionnelles en Europe signé en 1990. L'Allemagne a aussi entamé le processus de désarmement. Le traité exige de l'OTAN et des anciens pays membres du Pacte de Varsovie le démantèlement, au cours des 40 prochains mois, de près de 40 000 tanks, véhicules blindés, pièces d'artillerie et avions de guerre.
 
 
Allemagne — Il y a sept ans, l'OTAN possédait près de 3 400 armes nucléaires en Allemagne. Aujourd'hui il en reste 325, c'est à dire moins d'un dixième. Des 100 dépôts d'armes nucléaires il n'en reste que cinq. (Source : Abendzeitung, Allemagne)




Home Les gouvernements devront écouter le peuple

« Partout dans le monde, les gouvernements devront écouter le peuple. » (Partage international septembre 1988)
 
 
 
Congo — Le président Denis Sassou-Nguesso, dictateur déchu à l'exception de ses fonctions de représentation, a perdu toute chance d'obtenir un nouveau mandat. Deux autres candidats ont récolté des suffrages supérieurs aux 17 pour cent obtenus par Sassou-Nguesso au premier tour des élections présidentielles. Il s'agissait du premier scrutin présidentiel depuis 1963, dans cette ancienne colonie française de 2,3 millions d'habitants. Durant les deux dernières années, six présidents africains, dont Sassou-Nguesso, se sont avérés incapables d'obtenir leur réélection face aux partis d'opposition récemment reconnus.
 
 
Madagascar — Les électeurs de l'île de Madagascar ont adopté une nouvelle législation réduisant considérablement les pouvoirs du président et ouvrant la voie à des élections parlementaires démocratiques.




Home Souffrir au nom de la liberté

Un swami a demandé à Maitreya : « Comment se fait-il qu'au nom de la liberté, des individus doivent souffrir, comme en Russie, en Yougoslavie et dans d'autres parties de l'ancienne Union Soviétique ? » Maitreya a répondu :  « Avant de sauter dans la rivière, vous devriez apprendre à nager. Avant de parler de liberté, apprenez à faire l'expérience de ce qu'est la liberté »... » (Partage international septembre 1992)
 
« Nous nous sommes jetés à l'eau sans savoir nager, mais nous n'avons pas coulé ni ne nous sommes noyés. » — Boris Eltsine, cité par la BBC.




Home L'environnement deviendra la priorité « numéro un »

« L'environnement deviendra la priorité 'numéro un' dans le monde entier. » (Partage international juin 1989)

Satellites espions — Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont consacré plus de 100 milliards de dollars à l'espionnage industriel et militaire. Dérivé involontaire de cet espionnage, quantité de données importantes ont été recueillies sur l'évolution de la situation de l'environnement mondial durant les 45 dernières années. Le Pentagone et la CIA sont actuellement en train d'estimer la valeur scientifique de ces renseignements d'archives. Les données recueillies par les satellites militaires surpassent en précision celles des satellites civils tel que Landsat. Des images satellites de haute-résolution pourraient aider à trouver l'origine de certains phénomènes tels les changements climatiques en Afrique, le réchauffement supposé des océans par les gaz provoquant l'effet de serre et les bouleversements de la forêt dans le monde. « Les contribuables américains ont investi beaucoup d'argent dans ce savoir-faire, » explique un savant, « nul besoin... de réinventer la roue. » Le défi présent consiste à établir une communication entre la communauté scientifique et les services de renseignements, et à convaincre ces derniers que la livraison de données jusque là « secrètes » ne mettra pas en péril la sécurité des Etats-Unis. (Source : US News and World Report)

Programme d'assistance pour la protection de la couche d'ozone — Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) projette de procurer à 22 pays en voie de développement, une assistance technique pour le remplacement et l'élimination progressive des chlorofluorocarbones (CFC) et autres substances détruisant la couche d'ozone.

Le financement de ce projet sera assuré par un fond multilatéral provisoire, mis en place par le Protocole de Montréal sur la protection de la couche d'ozone qui vise à indemniser les pays en voie de développement pour les frais techniques et financiers occasionnés par la mise en œuvre de produits ou de procédés de substitution inoffensifs pour la couche d'ozone. Le Protocole, ratifié par 75 pays, prévoit l'élimination de toutes les substances nuisibles à la couche d'ozone d'ici l'an 2.000.

Le PNUD aidera les 22 pays à éliminer les substances détruisant la couche d'ozone dans les aérosols, les climatiseurs, les réfrigérateurs, les mousses en polyuréthanne et les solvants. Le programme pour la Chine, important producteur et utilisateur de ces substances, constitue un point clef pour l'élimination des produits chimiques nuisibles. L'Egypte se verra assistée dans la préparation de trois projets d'investissements : l'élimination des substances détruisant la couche d'ozone dans la production de mousse, l'utilisation de substances inoffensives dans la fabrication de plastique, et le recyclage et la destruction des CFC dans l'industrie du froid. (Source : Development Forum)

C'est l'affaire des enfants — L'intérêt des enfants pour les problèmes liés à l'environnement commence à influencer le marché. Pour gagner la sympathie des jeunes défenseurs de l'environnement, des entreprises utilisent des produits recyclés, s'allient à des groupes pour la défense de l'environnement et essayent de comprendre les enfants comme jamais auparavant. A New York, les enfants lui ont écrit en si grand nombre en lui demandant de sauvegarder les arbres, qu'un éditeur de bandes dessinées imprime dorénavant ses magazines sur du papier recyclés. Une entreprise de fabrication de jouets a créé un nouveau poste : celui de vice-président des affaires de l'environnement. Dans ses attributions, il aura à effectuer des contrôles sur l'emballage, les produits et les projets, afin de s'assurer de leur conformité aux standards fixés pour la protection de l'environnement. Il existe également un projet visant à apprendre aux enfants à devenir de bons consommateurs respectueux de l'environnement. Le porte-parole d'une société explique : « Les enfants nous disent qu'ils désirent certaines choses. Nous sommes convaincus que réussir en affaires et se sentir concernés par les problèmes liés à l'environnement est parfaitement compatible. » (Source : San Antonio Light, USA)

La montre en révolution — Nicolas Hayek, le magnat de la montre suisse en plastique, espère pouvoir bientôt introduire sur le marché un nouveau produit respectueux de l'environnement. A l'occasion du sommet de Rio, il a fabriqué un nouveau modèle entièrement conçu en matière synthétique, biodégradable et fonctionnant sans pile. Grâce à la vente de cette montre, Hayek espère pouvoir faire don de 5 à 10 millions de dollars au Fond des Nations Unies pour l'Environnement.

Aujourd'hui, les usines Hayek produisent de grandes quantités de plastique pour la fabrication de montres, de lunettes de soleil et de combinés téléphoniques. Pour ces produits aussi, Hayek est à la recherche de matériaux synthétiques biodégradables. Il y 10 ans, Hayek a sauvé de la ruine l'industrie horlogère suisse en lançant sur le marché les montres Swatch, particulièrement bon marché. A présent, il apporte également son soutien au développement de l'automobile verte, dans un projet commun avec les producteurs allemands de Volkswagen. (Source : Die Stern, Allemagne)

Une solution pour les déchets — La ville suédoise d'Upsala semble avoir trouvé une solution à ses problèmes de déchets : les ordures, converties en chaleur dans des incinérateurs à combustion propre, fournissent environ un tiers des besoins de la ville en combustible. Le papier et les matériaux d'emballage en particulier, dont la destruction constitue un problème pour les gouvernements et les industries de nombreux pays, procurent beaucoup de chaleur. Deux tonnes de papier peuvent remplacer une tonne de mazout. Alors que la ville d'Upsala se chauffait au mazout à hauteur de 92 pour cent en 1998, la consommation s'est réduite aujourd'hui à 5 pour cent en raison de l'utilisation du bois. L'attention portée à la conservation des forêts empêche toutefois la déforestation en Suède. Même si elle se trouve parmi les plus grands pays exportateurs de bois du monde, la Suède a vu ses réserves doubler au cours des cent dernières années. (Source : Geo, Allemagne)

Un projet commun — Une entreprise de service public de Nouvelle Angleterre et une société forestière de Malaisie vont collaborer à un projet commun en vue de réduire les émissions produisant l'effet de serre, tout en veillant à la sauvegarde de la forêt. L'entreprise de service public a l'intention de former les forestiers malais à ouvrir des chemins pour le transport du bois en veillant à la préservation de la forêt, au lieu de saccager de grandes superficies pour atteindre le faible pourcentage de bois effectivement exploité. Ce projet est le premier effort concret d'une entreprise de service public des Etats-Unis pour réduire ses propres émissions de dioxyde de carbone — ou de « compenser » de telles émissions en aidant à les réduire dans un autre endroit. Les entreprises de service public sont responsables pour environ un tiers des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis.





Citation

Home De Ria Lubbers, épouse du Premier ministre des Pays-Bas

Source : De Telegraaf, Pays-Bas

Au cours d’un séjour en Ethiopie
« Tant qu'un seul enfant mourra de faim, nous n'aurons pas fait assez. »






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