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Accueil > Revue Partage > année 1989

Extraits de la revue
Partage international

Février 1989 - N° 5 / 6 Vol. 2, n° 1/2

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Editorial


  • Tendances


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Citation


  • Interviews




L'article du Maître

Home Le réajustement des priorités

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Telle est la pression subie par l’humanité aujourd’hui que rares sont ceux qui parviennent à percevoir les transformations se produisant, jour après jour, à l’échelle mondiale. Le rythme du changement est si élevé que rien ne pourra l’arrêter ni le détourner. Le monde subit ainsi un processus de régénération, de purification, et de souffrance qui est le préalable nécessaire à la création d’une civilisation entièrement nouvelle.

 Cette nouvelle civilisation sera édifiée sur les fondations du passé, dont une bonne partie, corrompue et inutile, devra nécessairement être balayée. Pour ceux qui ont des yeux pour voir, les signes de renouveau apparaissent déjà clairement. Dans quelque direction que les hommes regardent aujourd’hui, un nouveau paysage se présente, de nouvelles idées retiennent l’attention, de nouvelles structures prennent forme. Un monde en perpétuelle mutation se transforme, les douleurs croissantes du changement sont ressenties par tous.
 
L'heure de l'adversité
 
C’est dans ce contexte que le Christ est venu, impatient de prêter assistance aux hommes en ces heures difficiles. Qu’il puisse les aider ne fait aucun doute, mais il faut que les hommes eux-mêmes désirent les changements qu’il préconisera et les mettent en œuvre de leur plein gré. Aucune contrainte ne sera exercée, rien ne sera imposé, car s’il en allait autrement la Loi serait violée.
 
Le rythme des changements sera conditionné par la capacité des hommes à assimiler les mesures que réclame un monde malade : le partage et la justice, la coopération et l’acceptation de la loi. Ce n’est qu’ainsi que les peuples trouveront la paix à laquelle ils aspirent.
 
Afin d’aider les hommes dans leur tâche, le Christ a énoncé certaines priorités qui, lorsqu’elles seront mises en œuvre, établiront l’ordre et l’équilibre, créant ainsi l’harmonie dont dépendent le bien-être et la paix. Bien que simples et évidentes en soi, ces priorités ne sont pourtant vraiment appliquées nulle part. Elles couvrent les besoins essentiels de chaque homme, de chaque femme, de chaque enfant : d’abord une nourriture saine et suffisante, ensuite un logement décent pour tous, enfin la reconnaissance universelle du droit de chacun aux soins médicaux et à l’éducation.
 
Telles sont les conditions minimales qui garantiront un monde plus stable et dont la mise en œuvre deviendra la première tâche des gouvernements. En dépit de leur simplicité, ces mesures auront des effets d’une portée considérable et inaugureront une nouvelle ère pour cette Terre.
 
La production d’armes de guerre tient aujourd’hui une place importante dans les priorités de bien des nations. Désormais, les priorités nouvelles que nous venons d’énoncer devront s’imposer et se voir attribuer les ressources consacrées jusqu’ici à la « défense ».
 

Lorsque ce sera le cas, la planète sera balayée par une grande vague de joie créatrice à laquelle répondront les hommes de toutes les nations. La coopération et le partage deviendront des principes fondamentaux et les peuples de la Terre découvriront un but et un sens nouveau à leur vie. Maitreya sera présent pour conseiller et guider, et sous sa sage direction le monde sera reconstruit. Cette époque est maintenant toute proche.


 Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Home Le suaire de Turin est-il un faux ?

 Une vive polémique concernant les circonstances entourant la datation du suaire par la méthode du carbone 14 a été soulevée dans le bulletin d'octobre 1988 de la Société Britannique du Suaire de Turin. Les médias ayant divulgué de nombreuses fuites avant la publication conjointe des résultats, Ian Wilson, auteur du livre Le suaire de Turin… linceul du Christ ?, se demande si les laboratoires d'Oxford, de Zürich et de Tucson, en Arizona, ont bien gardé le silence comme ils s'étaient engagés à le faire. Il exige de savoir pourquoi des informations superflues ont été transmises aux laboratoires avant le début des analyses : la datation des autres morceaux de tissus (1er et 11e siècles) soumis à analyse à titre de témoin « en aveugle » en même temps que le fragment provenant du suaire leur avait en effet été communiquée. Il met en lumière la stratégie des laboratoires, décidés à prouver la précision de leurs analyses. Ces derniers cherchent en effet à promouvoir la nouvelle méthode de spectrométrie de masse par accélérateur face à des concurrents utilisant la technique conventionnelle plus éprouvée du compteur proportionnel. Il signale finalement que, loin d'être aussi exacts que les scientifiques le prétendent, ces appareils n'en restent pas moins capables d'estimer à 350 ans la datation d'une nappe appartenant à la belle-mère du directeur d'un laboratoire suisse, le Professeur Wolfli. La publication officielle du résultat des analyses provenant des trois laboratoires conclut toutefois, avec une certitude de 95 pour cent, que la datation du suaire est comprise entre 1260 et 1390. Ian Wilson est irrité par la prétention du Professeur Hall du laboratoire d'Oxford qui affirme avoir démontré d'une manière irréfutable que le suaire est un faux, écartant ainsi, comme il le dit lui-même, toutes les autres contributions scientifiques et historiques apportées à l'étude du suaire jusqu'à présent. Ian Wilson termine ainsi :
« Je prétends que la conclusion du Professeur Hall, qui met un terme aux recherches concernant l'origine du suaire par cette simple affirmation : « Quelqu'un a simplement pris un morceau de tissu, l'a maquillé et l'a revendu », est à la fois inappropriée et non scientifique. Même s'il apparaît finalement que le suaire date bel et bien du 14e siècle, on doit alors le considérer, ainsi qu'à pu l'écrire en des termes mémorables l'auteur américain John Walsh, comme « l'une des créations les plus ingénieuses, les plus incroyablement astucieuses que l'esprit et la main de l'homme aient jamais réalisées. Et jusqu'à ce que quelqu'un découvre des preuves totalement irréfutables de l'existence d'un tel artiste, on devrait à tout le moins continuer à envisager l'authenticité du suaire comme une possibilité. Il ne me semble pas que ce soit trop demander… »

Le Professeur E. Lindner de Karlsruhe, en Allemagne de l'Ouest, assure quant à lui :
« Selon moi, la déclaration en provenance de Turin, selon laquelle le suaire date du 14e siècle et doit donc être considéré comme un faux, est une conclusion prématurée qui s'oppose à plus de 20 autres éléments témoignant en faveur de l'authenticité. Le résultat des recherches précédentes concernant l'origine de l'image ne peut tout simplement pas être réfuté par l'utilisation d'une seule et unique méthode de recherche, méthode qui s'avère par ailleurs sujette à caution. »
(Extrait du bulletin de la Société Britannique du Suaire de Turin d'octobre 1988)

Un article récent paru dans la revue The New Scientist signale que le laboratoire de Zürich, lors d'une analyse antérieure, a commis une erreur de 1000 ans dans la datation d'un morceau de tissu provenant des bandages entourant une momie. En dépit de cette étonnante marge d'erreur, cette revue accepte pourtant sans les remettre en question les résultats concernant le suaire : « Un faux de premier ordre d'origine médiévale ». The New Scientist n'éprouve par ailleurs aucune difficulté à aller jusqu'à supposer que Léonard de Vinci ait pu être le faussaire, ce qui impliquerait qu'il se soit d'une manière ou d'une autre procuré un tissu vieux de quelque 200 ans.

(On se reportera à la rubrique Questions-Réponses des n° 2 et 4 d'octobre et de décembre 1988 de Partage International afin de lire les commentaires de Benjamin Creme sur ce sujet.)





Editorial

Home 1988 : un bond en avant

 Les derniers tours de piste de l'année 1988 furent impressionnants. Le Président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, annonça tout d'abord, à l'occasion d'un discours qu'il prononça début décembre devant les Nations Unies, la mise en application d'un plan visant à une réduction unilatérale non négligeable de l'armement et des troupes soviétiques stationnés en Europe de l'Est. Ce ne fut pas là sa seule proposition, puisqu'il suggéra également des mesures constructives et utiles afin d'améliorer la situation des pays en voie de développement. Ces dernières suggestions, ainsi que d'autres idées importantes, ne retinrent malheureusement guère l'attention, se trouvant éclipsées par le projet plus spectaculaire de réduction des effectifs et du matériel militaires.

Quelques jours après cette démonstration de bonne volonté de la part de l'Union Soviétique, ce fut au tour de l'OLP, l'Organisation de Libération de la Palestine, de surprendre le monde. Son chef, Yasser Arafat, fit savoir — en le répétant à trois reprises en une semaine dans des termes chaque fois plus clairs — que son organisation était prête à reconnaître l'Etat d'Israël et à renoncer au terrorisme. Ces déclarations ouvrirent la voie à des négociations directes entre l'OLP et les Etats-Unis et, à plus long terme, conduisent à l'établissement inévitable et nécessaire d'un Etat palestinien indépendant. Pour la plupart des gens, ces développements firent sans aucun doute l'effet d'un coup de tonnerre dans un ciel serein. Les lecteurs de Partage International auront été, quant à eux, moins surpris, tout au moins pouvons-nous le supposer — en vous priant de nous excuser de laisser entendre, par cette supposition, que « nous vous l'avions bien dit ».

Il est néanmoins exact que nous avions attiré l'attention sur les démonstrations de paix qui se multiplient dans le monde entier, non seulement dans la revue elle-même, mais également par l'intermédiaire d'une série de communiqués de presse adressés aux médias. Nous avions bien précisé, particulièrement depuis le début de 1988, que nous étions sur le point d'être les témoins d'une série d'événements mondiaux remarquables. Dans le numéro de mars de Share International, Benjamin Creme fut autorisé par son Maître à annoncer que « des changements d'une portée considérable dans la situation mondiale, à la fois à long et à court terme, étaient imminents. » Cette déclaration de portée générale fut complétée dans les mois qui suivirent par des informations plus détaillées provenant de Maitreya lui-même. Grâce à l'un des plus proches collaborateurs de Maitreya, Share International eut la possibilité de publier une série d'articles exposant, notamment, les développements mondiaux attendus par Maitreya. Plusieurs de ces événements se sont déjà réalisés, comme le démontre le résumé suivant.

Déclaration publiée dans Share International et dans Partage International, adressée aux médias le 17 novembre 1988 : « Un important tremblement de terre se produira en URSS. » Le 7 décembre, un tremblement de terre frappait la population d'Arménie. Déclaration publiée dans Share International, adressée aux médias le 15 juin 1988 : « Malgré la prolongation de la guerre entre l'Iran et l'Iraq depuis sept ans, sans qu'un terme soit apparemment envisageable, un compromis sera trouvé entre ces deux pays. » A la mi-juillet, l'Iran prit les premières mesures qui devaient conduire à un cessez-le-feu. Déclaration publiée dans Share International, adressée aux médias le 15 juin 1988 : « En Angola, le processus de médiation entre les différentes puissances étrangères antagonistes impliquées dans ce conflit aboutira finalement au retrait des troupes étrangères. » A la mi-novembre, les pays concernés parvinrent à un accord provisoire, qui fut officiellement signé par toutes les parties au mois de décembre.

Déclaration publiée dans Share International et dans Partage International, adressée aux médias le 23 juillet 1988 : « Nelson Mandela sera bientôt libéré. » Cette déclaration fut publiée alors que Mandela se trouvait encore en prison et que sa maladie n'avait pas encore été révélée. Déclaration publiée dans Share International et dans Partage International, adressée aux médias dans la première quinzaine d'août : « Un certain nombre de catastrophes naturelles, telles des inondations, des tremblements de terre, etc, sont inévitables. » Peu de temps après, le monde connut des inondations au Soudan, au Bangladesh, en Birmanie, en Inde, des tremblements de terre en Chine, en Inde, en Birmanie, et des ouragans à la Jamaïque, au Mexique, au Nicaragua et aux Philippines. Déclaration publiée dans Share International et dans Partage International, adressée aux médias le 19 octobre 1988 : « Les conflits existant entre les gouvernements et les forces de guérilla de par le monde vont commencer à décroître. Les personnes concernées se rendront à la table des négociations. On remarquera, en particulier, la mise en place de ce processus au Soudan, en Ethiopie et au Nicaragua. » Le 16 novembre, la presse rapportait l'existence de l'amorce d'un plan de paix conclu entre un parti gouvernemental du Soudan et l'armée de résistance du SPLA. En décembre, le Président du Nicaragua, Daniel Ortega, annonça son intention de présenter un plan de paix aux Etats-Unis. Au début du mois de janvier, le Mouvement d'Indépendance de l'Erythrée se détermina en faveur de négociations au grand jour avec le gouvernement éthiopien.

Information publiée dans Share International, adressée aux médias le 14 avril 1988 : « Les Palestiniens auront leur propre pays. » Au mois d'août, le roi Hussein de Jordanie accomplit, de façon tout à fait inattendue, un premier pas dans cette direction en renonçant à la souveraineté qu'il exerçait jusqu'alors sur la rive ouest du Jourdain. Le 14 décembre, les Palestiniens reconnurent l'Etat d'Israël et renoncèrent au terrorisme. Le 16 décembre, des conversations s'engageaient entre les USA et l'OLP. (Une énumération plus complète de ces développements, ainsi que d'autres tout aussi encourageants, est relatée dans un autre article paru dans ce numéro.)

Le mois dernier, nous adressions une lettre aux médias, dans laquelle nous leur posions cette question évidente : de simples coïncidences suffisent-elles à expliquer ces événements ? Dans le simple cas où ils choisiraient de répondre par l'affirmative, nous ajoutions l'exemple de quelques événements supplémentaires survenus à travers le monde durant ces derniers mois et allant dans le sens de la paix mondiale. L'Union Soviétique a commencé à se retirer d'Afghanistan. La démocratie a été restaurée au Pakistan. Au Chili, la dictature du général Pinochet recule. Les relations ont été rétablies entre le Maroc et l'Algérie, entre l'Ethiopie et la Somalie, entre l'Equateur et le Nicaragua, entre Israël et la Hongrie, entre le Koweït et l'Iran, entre l'Algérie et l'Egypte. On a pu observer une amélioration considérable des relations entre l'Union Soviétique et les Etats-Unis, entre la Chine et le Japon, entre la Chine et l'Inde, entre l'Union Soviétique et la Chine, entre l'Union Soviétique et Israël, entre la Grèce et la Turquie ainsi qu'entre l'Inde et le Pakistan. La frontière entre l'Union Soviétique et la Turquie a été réouverte. La guerre civile qui semblait devoir se déclarer en Nouvelle-Calédonie s'est résolue dans l'apaisement. La Communauté Economique Européenne et le bloc économique des pays de l'Europe de l'Est se sont mutuellement reconnus après 30 ans d'existence. La guerre entre le Tchad et la Libye a pris fin. L'ensemble des six pays balkaniques s'est réuni autour de la table de conférence afin de discuter de coopération mutuelle. De nombreux pays d'Afrique du Nord ont conclu entre eux des « accords historiques ». De nombreux pays d'Amérique du Sud ont fait de même.

Ce résumé, bien qu'impressionnant, ne représente qu'une sélection opérée dans une longue liste d'événements positifs survenus dans le monde récemment, liste qui s'est allongée de manière considérable au cours des dernières semaines et qui met en relief le bond en avant prodigieux accompli par l'humanité durant l'année écoulée. Cette brève rétrospective des événements mondiaux qui se sont déroulés en 1988 semble annoncer de grandes espérances pour le futur proche. L'exactitude des prédictions de Maitreya donne une signification et un poids plus grands aux déclarations publiées dans le numéro de juin de Share International : « Le plan consistant à tenir une conférence de presse qui conduira au Jour de la Déclaration tient toujours. Certains événements doivent tout d'abord se produire dans le monde. Cependant, une fois qu'ils se seront produits, tant la conférence de presse que le Jour de la Déclaration pourraient suivre en l'espace de quelques semaines ou de quelques mois. »





Tendances

Home Une vague de paix

Le 30 décembre 1988, l'Inde et le Pakistan ont signé un « traité historique » dans lequel ces deux pays s'engagent à ce qu'aucun d'entre eux n'attaque les installations nucléaires de son voisin. Ce traité fait suite à une rencontre de caractère encore plus « historique » entre Benazir Bhutto, Premier ministre du Pakistan, et Rajiv Gandhi, Premier ministre de l'Inde. Il s'agissait de la première rencontre des dirigeants de ces deux nations depuis 1960.

Benazir Bhutto parla d'une « vague de paix  » qui balaye actuellement leurs deux pays. Tout semble indiquer que cette vague de paix mettra un terme à la période de tension extrème ayant existé entre l'Inde et le Pakistan. Les deux Premiers ministres se sont également mis d'accord sur une réciprocité en matière de politique culturelle et commerciale.




Home Avancée à Vienne et partout ailleurs

La conférence sur les droits de l'homme, qui s'est tenue à Vienne, fut un succès retentissant et doit, selon la presse, être considérée comme une « avancée ». L'accord réalisé le 3 janvier est perçu par les diplomates occidentaux comme un grand progrès dans le domaine des droits de l'homme. L'Union Soviétique se prononça en faveur de si nombreux changements radicaux dans la charte existante que les Etats-Unis et les autres nations occidentales réagirent tout d'abord avec incrédulité. Rien ne fait plus maintenant obstacle à ce que la prochaine conférence sur les droits de l'homme se tienne à Moscou.




Home Mesures unilatérales de la part des Soviétiques

L'Union Soviétique va rapatrier 500 000 membres de son personnel militaire, soit environ 10 pour cent de l'ensemble des forces armées soviétiques. Six divisions blindées seront également rappelées d'Allemagne de l'Est, de Tchécoslovaquie et de Hongrie. Tel est le point essentiel des concessions unilatérales annoncées à la surprise des participants par le Président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, devant l'ONU le 7 décembre 1988. Ces mesures ont été par la suite étendues, lors de l'annonce de la réorganisation des troupes russes stationnées dans les autres pays du bloc de l'Est, troupes qui joueront désormais un rôle plus « défensif ». Le discours de Gorbatchev fut également accueilli avec enthousiasme par les pays en voie de développement. Le leader soviétique suggéra la mise en place d'un moratoire de 100 ans concernant le remboursement de la dette des nations du tiers monde et, dans certains cas, une complète annulation. En janvier, l'Union Soviétique annonça qu'elle détruirait ses stocks d'armes chimiques, même si d'autres pays ne suivaient pas son exemple, et qu'elle adhérait à l'idée d'une force d'inspection internationale afin de vérifier l'exécution réelle de ce plan.




Home En bref

Les négociations entre Russes et Américains sur le désarmement ont fait à Genève « d'énormes progrès ».

Depuis le 10 novembre 1988, la Grande-Bretagne et l'Iran ont officiellement rétabli leurs relations diplomatiques. On s'attend à ce que l'Iran fasse maintenant usage de son influence afin d'obtenir la libération des trois otages encore détenus à Beyrouth, dont Terry Waite, l'émissaire de l'Archevêque de Canterbury.

L'Arabie Saoudite et la Chine ont pour la première fois établi des relations diplomatiques. Depuis les années 1930, l'Arabie Saoudite n'a entretenu aucun lien officiel avec les pays communistes. Cet accord a été signé par Pekin et Riyad le 11 novembre 1988.

Pour la première fois depuis que la guerre a éclaté entre ces deux pays à propos des îles malouines il y a six ans, la Grande-Bretagne et l'Argentine viennent de se mettre d'accord pour entamer des pourparlers directs.

A l'occasion d'un référendum, les Suisses ont rejeté une proposition visant à réduire de 300 000 personnes le nombre des étrangers résidant en Suisse. Deux tiers des votants se sont prononcés contre le projet, élaboré par le parti d'extrême droite l'Action Nationale.

Les marchands d'armes internationaux s'inquiètent de l'extension de la paix dans le monde. « Le marché se rétrécit, et nous nous trouvons sur une pente descendante », a déclaré un marchand d'armes lors d'une Bourse aux armements qui se tenait à Bangkok.

Un tiers des jeunes Danois s'intéresse au yoga, à la réincarnation, à la méditation et à la parapsychologie. Moins d'un sur cinq s'intéresse exclusivement à la foi chrétienne.

Les trois quarts de la population de l'Allemagne de l'Ouest ne se sentent plus menacés par l'Union Soviétique. La proportion passe à 84 pour cent dans la tranche des 25-30 ans. « Les systèmes se rapprochent et semblent trouver plus de terrains d'entente », ont déclaré un grand nombre des personnes qui furent interrogées.

Plus de 40 Juifs soviétiques, qui attendaient un visa de sortie depuis de nombreuses années, ont obtenu le 1er décembre la permission de quitter l'Union Soviétique. Le nombre de Juifs ayant obtenu l'autorisation de quitter l'Union Soviétique en 1988 représente plus du double de celui de 1987.

L'Allemagne de l'Est a décidé de rendre plus facile la visite à l'Ouest de ses citoyens.

Pour la première fois depuis le 'Printemps de Prague' en 1968, des groupes indépendants sont autorisés à organiser des manifestations publiques en Tchécoslovaquie. Pour la première fois également, des contacts officiels ont été pris entre les autorités et la Charte 77, l'organisation tchécoslovaque militant en faveur des droits de l'homme.

La Tchécoslovaquie et la Bulgarie ont toutes deux cessé de brouiller les émissions de Radio Free Europe. N'importe quel émetteur peut maintenant diffuser ses programmes et être reçu sans obstacle dans toute l'Europe de l'Est.

La Communauté Economique Européenne a le projet de négocier des accords commerciaux avec la Bulgarie et la Pologne dans un futur proche. La négociation de tels accords est déjà en cours avec la Hongrie et la Tchécoslovaquie. Des conversations se déroulent actuellement avec l'Union Soviétique et l'Allemagne de l'Est.

Le gouvernement hongrois a proposé une loi visant à permettre la constitution de plus d'un parti politique.

Le nouveau Premier ministre du Pakistan, Benazir Bhutto, a promis lors de sa première apparition officielle que la démocratie serait restaurée, que la censure serait abolie, les organisations étudiantes et les syndicats libres autorisés, et qu'une campagne visant à réduire l'analphabétisme serait organisée.

Une centaine de personnalités polonaises de premier plan ont signé une pétition réclamant des élections parlementaires libres en 1989.

Les troupes vietnamiennes ont entamé leur retrait du Cambodge le 15 décembre. Des diplomates occidentaux ont déclaré qu'il leur semblait que le Vietnam, sous la pression de l'Union Soviétique, se retirait cette fois-ci pour de bon. La Chine a promis de cesser d'accorder toute aide aux rebelles cambodgiens si le Vietnam retire effectivement ses troupes du Cambodge.

Le Vietnam s'est déclaré prêt à envisager l'ouverture de sa base navale de Cam Ranh Bay, qui n'est actuellement utilisée que par l'Union Soviétique, à des navires venant d'autres pays.

Un groupe de vétérans américains de la guerre du Vietnam recueille actuellement des fonds destinés à ouvrir une clinique près d'Ho Chi Minh Ville. Ces vétérans ont l'intention de construire cette clinique de leurs propres mains.

Hassan II, roi du Maroc, s'est entretenu avec les dirigeants du Polisario, l'organisation de libération du Sahara Occidental. Des diplomates ont qualifié ces conversations « d'avancée importante ». Jusqu'à ces derniers temps, le roi Hassan II refusait catégoriquement d'établir un contact direct avec le Polisario. Cependant, depuis le mois d'août 1988, les parties en présence ont conclu, à l'instigation de l'ONU, un accord portant sur une proposition de cessez-le-feu. Cet accord doit être suivi par un référendum dans la région contestée. Au début du mois de janvier, les porte-paroles du Polisario ont déclaré qu'ils s'attendaient à ce que la paix s'établisse dans la région cette année.

Le Mexique envisage de reconnaître une position officielle à l'église catholique. Depuis la révolution mexicaine de 1929, qui fut fortement anti-cléricale, l'église n'a disposé d'aucun statut officiel légal, bien que 80 pour cent de la population mexicaine soit restée catholique. Dans le passé, toute discussion portant sur le statut de l'église était un sujet tabou.

La Corée du Nord et la Corée du Sud ont décidé d'envoyer une équipe sportive commune aux Jeux Olympiques asiatiques qui doivent se dérouler l'année prochaine à Pékin. C'est la Corée du Nord qui est à l'origine de cette proposition. Le Président de la Corée du Sud a proposé, quant à lui, d'engager des conversations sur la libre circulation des marchandises et des individus entre les deux pays.

Selon le NRC Handelsblad, un quotiden national néerlandais, des changements « qu'il y a à peine six mois, on aurait eu peine à imaginer » sont en train de se réaliser au Chili. Dix-neuf généraux de haut rang ont été destitués après la nomination du génral Zincke au poste de commandant en second de l'armée. Le général Zincke estime que les militaires devraient rester dans leurs casernes et ne pas occuper de postes politiques.

Les relations se dégèlent entre le Japon et l'Union Soviétique. Ces deux pays n'ont pas signé de traité de paix en 1945, en raison de divergences portant sur un certain nombre d'îles toujours occupées par l'Union Soviétique. Lors de la visite du ministre des Affaires étrangères soviétique, Edouard Chevardnadzé, à Tokyo au mois de décembre, il fut décidé qu'un comité se réunirait au plus haut niveau afin de rechercher une solution. Il fut également décidé que les dirigeants soviétique et japonais se rencontreraient à Tokyo. Il s'agira de la première visite au Japon d'un dirigeant du Kremlin.

Le Vietnam témoigne actuellement de son désir grandissant de rétablir ses relations avec la Chine.

Cuba a annoncé qu'elle libérerait la totalité des 477 prisonniers politiques toujours détenus. Quelque temps plus tôt, le Président cubain, Fidel Castro, avait déclaré que 44 d'entre eux ne devaient pas s'attendre à être graciés, mais il a modifié son opinion au début de l'année.

A la fin du mois de décembre, le gouvernement yougoslave a libéré 25 prisonniers politiques qui avaient été condamnés à des peines de longue durée pour « propagande subversive ».

Le Premier ministre polonais, M. Rakowski, a parlé publiquement de Lech Walesa, le dirigeant du syndicat interdit Solidarité, dans des termes inhabituellement positifs.

L'Iran a décidé d'abolir la période de service militaire obligatoire pour les troupes de réserve à la fin du mois de mars. De plus, la durée du service a été réduite de quatre mois pour l'ensemble des troupes.

Pour la première fois depuis 1946, le budget des Nations Unies a été accepté à l'unanimité par les états membres.

Moscou envisage actuellement le démantèlement de ses bases au Vietnam sans attendre la réalisation de la condition originellement posée par l'Union Soviétique, à savoir la fermeture des bases américaines aux Philippines.

La Hongrie est le premier pays de l'Europe de l'Est à autoriser l'ouverture d'un bureau par l'organisation de défense des droits de l'homme, Amnesty International.

Les relations diplomatiques entre le Kenya et Israël ont été rétablies après 15 ans de rupture.

Mère Thérésa a obtenu des autorités soviétiques la permission d'envoyer huit religieuses en Arménie afin d'aider les victimes du tremblement de terre. C'est la première fois depuis plus de 60 ans qu'un ordre religieux catholique est autorisé à travailler en Union Soviétique. Mère Thérésa a signé elle-même un accord à Moscou avec un représentant du leader soviétique, Mikhaïl Gorbatchev.

Une grande partie de la Lybie a été apparemment transformée par une vague de changements réalisés par [le colonel Mouammar] El-Kadhafi. Ces changements, qui sont tous survenus dans les six derniers mois, se sont produits avec une telle rapidité et ont été si nombreux qu'un diplomate occidental a pu les qualifier avec humour de «perestroïka verte...

Los Angeles Times du 24 novembre 1988





Faits et prévisions

Home Processus de médiation en Angola

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de juillet/août 1988 de Share International, adressée aux médias en juin 1988 : « En Angola, le processus de médiation entre les différentes puissances étrangères antagonistes impliquées dans ce conflit (en particulier Cuba, l'URSS, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis) aboutira finalement au retrait des troupes étrangères. »

Le 15 novembre 1988, des délégations d'Angola, de Cuba et d'Afrique du Sud parvinrent à un accord portant sur le calendrier du retrait des troupes étrangères d'Angola et sur celui de l'indépendance de la Namibie. Le 18 novembre 1988, les gouvernements d'Angola et de Cuba approuvaient cet accord. Le 22 novembre 1988, le gouvernement sud-africain l'approuvait également. Le 13 décembre 1988, ces « accords historiques » furent ratifiés par des représentants de chacune des trois nations. Le ministre des Affaires étrangères d'Afrique du Sud, Pik Botha, déclara : « Nous sommes à l'aube d'une ère nouvelle: mon gouvernement est en effet en train d'abolir l'apartheid, et nous commençons à être acceptés par nos frères africains. » M. Botha annonça que l'Afrique du Sud procéderait à son retrait de la Namibie à compter du 1er avril 1989. Des élections auront lieu en Namibie vers la fin de l'année 1989. Ces élections consacreront l'indépendance que, selon les résolutions des Nations Unies, la Namibie aurait dû obtenir depuis longtemps. En janvier, Cuba effectua le retrait de 3 000 hommes sur ses 50 000 hommes de troupe stationnés en Angola. Selon le calendrier prévu, Cuba disposait d'un délai allant jusqu'au mois d'avril afin de rapatrier les 3 000 premiers hommes de troupe.




Home De l'eau pour les pays du Sahel

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de septembre de Share International/Partage International, adressée aux médias en août 1988 : « On constatera que la terre se mettra à produire des récoltes en Ethiopie. Les pays ayant souffert auparavant de la sécheresse auront dorénavant de l'eau. »

En novembre 1988, la presse annonça que les pays du Sahel avaient bénéficié, précisément au bon moment, d'une hauteur idéale de précipitations. Des récoltes tout à fait exceptionnelles en ont résulté. Au vu des records établis à l'occasion de ces récoltes, Adebayo Adedji, secrétaire de la Commission Economique pour l'Afrique aux Nations Unies, déclara : « Là réside le salut économique de la plupart des pays africains. »




Home Diminution des conflits entre guérillas et gouvernements

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de novembre de Share International/Partage International, adressée aux médias en octobre 1988 : « Les conflits existant entre les gouvernements et les forces de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. Les personnes concernées se rendront à la table des négociations. On remarquera, en particulier, la mise en place de ce processus au Soudan, en Ethiopie et au Nicaragua. »

Soudan — Le 15 novembre 1988, le Parti Démocratique Unioniste, un des deux principaux partis politiques du Soudan, convint d'un plan de paix avec l'Armée Populaire de Libération du sud Soudan (le SPLA). Ce plan prévoyait l'établissement d'une trêve dans la guerre civile opposant le Sud, en majorité chrétien, au Nord, à prédominance musulmane. Il impliquait par ailleurs le report de l'application de la shari'a, cet ensemble de lois islamiques que le gouvernement de Khartoum projette d'imposer à tout le pays.
Le 21 décembre, le parlement soudanais rejetait l'accord de principe qui aurait pu conduire à la paix. Le 28 décembre, le Parti Démocratique Unioniste, à la suite de ce rejet, quittait le gouvernement de coalition. A l'occasion de manifestations de masse contre le gouvernement, de larges fractions de la population marquèrent leur désapprobation, non seulement vis-à-vis de la hausse des prix, mais également face au rejet du plan de paix. Les partis politiques demeurant au sein du gouvernement décidèrent de maintenir le projet d'application de la shari'a. Cette décision conduisit, le 3 janvier, à la démission en masse des juges et des membres du Conseil de Justice du Soudan. Le lendemain, les syndicats exigeaient du gouvernement qu'il procède à une réduction de la bureaucratie et qu'il mette un terme à la guerre civile.

Ethiopie — Des représentants du Mouvement pour la Libération de l'Erythrée déclaraient fin décembre qu'ils étaient prêts à engager des négociations avec le gouvernement éthiopien sans condition préalable.

Nicaragua — Le 13 novembre, Daniel Ortega, Président du Nicaragua, adressait un télégramme de félicitations au nouveau Président des Etats-Unis, Georges Bush, l'invitant à travailler avec lui en vue de l'établissement de la paix. Le 18 décembre, le Président Ortega révélait dans une interview au New York Times que son pays a élaboré un plan de paix qu'il se propose de soumettre aux Américains dès que l'opportunité s'en présentera. Le 26 décembre, les leaders de l'opposition nicaraguayenne affirmaient leur volonté de proposer un plan de paix au gouvernement.




Home Libération de Nelson Mandela et d'otages au Liban

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de septembre de Share International/Partage International, adressée aux médias en juillet 1988 : « Nelson Mandela sera bientôt libéré. »

Cette déclaration fut exprimée alors que Mandela se trouvait encore en prison et que sa maladie n'avait pas encore été révélée. Il était transféré à l'hôpital peu de temps après. Dans le numéro de décembre de Share International/Partage International, ainsi que dans le communiqué de presse adressé aux médias en novembre, on pouvait lire : « Selon Maitreya, Nelson Mandela sera libéré avant la fin de l'année. Cette libération sera un « cadeau de Noël  » ! Les otages détenus à Beyrouth seront libérés par la suite. » Le 7 décembre 1988, Mandela était transféré dans une maison appartenant à une prison située près du Cap. Mandela peut désormais recevoir des visites de sa famille sans aucune restriction. Aux yeux de la loi, il demeure cependant encore prisonnier. Les commentaires de la presse laissaient entendre que le séjour de Mandela dans cette maison pourrait bien être un « test » effectué par le gouvernement sud-africain dans l'attente de sa libération définitive.

Le 29 décembre 1988, deux fillettes âgées de 6 et 7 ans étaient libérées au Liban. Elles avaient été retenues en otage avec leur mère depuis plus d'un an à Beyrouth. Il semble que des projets soient actuellement à l'étude afin de libérer leur mère.




Home Tremblement de terre en URSS

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro de décembre de Share International/Partage International, adressée aux médias en novembre 1988 : « Un important tremblement de terre se produira en URSS... Nous pouvons également nous attendre à un ensemble d'accidents d'avion et d'accidents au sol. »

Le 7 décembre, un tremblement de terre frappait l'Arménie et, pour autant qu'on puisse le savoir, ce séisme est le plus dévastateur que le monde ait connu au cours de ces dix dernières années. Trois avions s'écrasèrent pendant les opération de secours. Il nous semble utile de rappeler ici les propos tenus par le collaborateur de Maitreya. Celui-ci a répété à maintes reprises que les événements prévus, devant conduire à la paix, ainsi que les diverses catastrophes annoncées, n'étaient pas des « prédictions » mais représentaient en fait la perception par Maitreya de processus résultant de la loi de cause et d'effet. Ces événements font partie d'un inévitable phénomène « d'ajustement »  à l'échelle planétaire. Le 3 août, le collaborateur de Maitreya ajoutait : « Durant ce processus d'ajustement, la souffrance humaine est inévitable, car c'est dans la souffrance que les forces destructrices sont libérées de leurs structures naturelles et sont ainsi dissipées. » Cependant, grâce à notre libre arbitre, nous pouvons atténuer cette souffrance, en répondant avec empressement aux besoins des hommes.

Ce processus de cause et d'effet s'est également mis en action dans l'esprit des hommes, si l'on en juge par l'aide considérable qui afflua vers les victimes du tremblement de terre d'Arménie. Des équipes médicales, des spécialistes des secours d'urgence, du matériel de secours et de l'argent, en provenance des quatre coins du globe, se sont déversés sur la région touchée par le séisme. Avant même qu'une information concernant les besoins les plus urgents ait été transmise par l'URSS, des pays tels que la Pologne, l'Italie, la France, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne s'étaient déjà mobilisés. Les Etats-Unis dépêchèrent également de l'argent, du ravitaillement et des spécialistes. Une unité spéciale de l'armée israélienne fut même envoyée en intervention sur les lieux du sauvetage. Pour la première fois dans l'histoire, l'OTAN envoya un télégramme exprimant sa sympathie à l'Union Soviétique. Cette réaction chaleureuse est sans aucun doute à mettre en rapport avec la déclaration faite le jour même du tremblement de terre par le Président Gorbatchev, qui annonça que l'URSS allait réduire de manière unilatérale ses effectifs en personnel militaire et en armement. L'aide massive qui s'ensuivit fut une réponse immédiate à la bonne volonté dont il avait fait preuve. Les experts ont considéré cette réponse comme tout à fait « spectaculaire et inattendue », dans la mesure où les tremblements de terre, les inondations et les cyclones survenus dans d'autres parties du monde ces derniers mois avaient déjà considérablement sollicité la générosité de tous.




Home Les Palestiniens auront leur propre pays

par Peter Liefhebber

Information publiée dans le numéro de juin de Share International, adressée aux médias en avril 1988 : « Les Palestiniens auront leur propre pays. »

En août 1988, le roi Hussein de Jordanie accomplit, de manière tout à fait inattendue, un premier geste allant dans le sens de la réalisation de cette prévision, en renonçant unilatéralement à la souveraineté qu'il exerçait jusqu'alors sur la rive occidentale du Jourdain.

Cette décision suscita immédiatement un certain nombre de conjectures sur la possibilité offerte à l'OLP (l'Organisation de Libération de la Palestine) de remplir le vide ainsi créé. Le 13 novembre, lors d'un rassemblement à Alger, le Conseil National Palestinien proclama l'existence d'un Etat palestinien indépendant. Les résolutions 242 et 338 de l'ONU furent acceptées par l'OLP, qui reconnut ainsi de manière implicite l'Etat d'Israël.

Le 22 novembre, le mouvement israélien de libération « la Paix maintenant » entamait une campagne de publicité visant à l'ouverture de négociations immédiates, directement entre Israël et l'OLP, afin de parvenir à la paix.

Le 7 décembre, le leader de l'OLP, Yasser Arafat, qui visitait alors la Suède, exprima dans des termes plus clairs la position de l'OLP concernant la reconnaissance de l'Etat d'Israël et la renonciation au terrorisme. Le 11 décembre, Bassam Abou Sharif, conseiller politique d'Arafat, déclarait dans une interview au Jerusalem Post que la seule revendication territoriale de l'OLP concernait le retour au peuple palestinien de la rive occidentale du Jourdain et de la bande de Gaza. Le 13 décembre, Arafat prononça un discours passionné devant l'ONU, dans lequel il réaffirma la position de l'OLP vis-à-vis d'Israël et de l'usage du terrorisme. Les Etats-Unis ne considérèrent pas ce discours comme suffisamment convaincant pour entamer des négociations directes avec l'OLP. Le14 décembre, Arafat expliqua à nouveau que son organisation reconnaissait l'Etat d'Israël et renonçait au terrorisme, utilisant cette fois-ci des termes propres à satisfaire l'Amérique. Les Etats-Unis engageaient alors immédiatement les premières conversations avec l'OLP.

Dans les jours qui suivirent, et à la lumière de ces développements nouveaux, des cercles israéliens progressistes manifestèrent une volonté accrue de négocier avec l'OLP. A la surprise générale, cette position fut également adoptée par le rabbin Shach, âgé de 92 ans, chef spirituel du parti ultra orthodoxe Degel Ha Thora. Il appela au dialogue avec l'OLP afin, déclara-t-il, de rétablir la paix et de sortir l'Etat d'Israël de son isolement international.

Le 21 décembre, l'accord de gouvernement signé entre le Likoud et le Parti Travailliste affirmait la détermination de ces deux partis de n'engager aucune négociation avec l'OLP, quelles que soient les circonstances. Un sondage indiquait toutefois, le 24 décembre, que la majorité des Israéliens (54 %) se prononçaient en faveur d'un dialogue avec l'OLP. L'ancien ministre des Affaires étrangères israélien, Abba Eban, ne considère pas la Palestine comme une menace pour Israël. Il qualifia une telle peur « d'absurde » dans un article publié dans le New York Times du 3 janvier. Le lendemain, le ministre d'Etat Motta Gur annonçait son intention de devenir le nouveau dirigeant du Parti Travailliste. Gur soutient l'idée d'un dialogue entre Israël et l'OLP.




Home Les rabins et la politique

par Peter Liefhebber Source : New York Times du 28 novembre 1988

Déclaration publiée dans le numéro de décembre de Share International/Partage International  : « Maitreya est apparu à plusieurs milliers de personnes en Israël, y compris à un certain nombre de rabbins… Selon Maitreya, ces rabbins vont se mettre à jouer un rôle similaire à celui exercé par la chambre des Lords en Grande-Bretagne. Ils surveilleront les hommes politiques « de telle sorte que ces derniers ne détruisent pas le tissu social ». Ils seront également capables de « défendre la voix du peuple. »

« Le plus petit des partis religieux israéliens strictement orthodoxes a rompu les négociations visant à former un gouvernement de coalition avec le Likoud. Il a appelé à constituer plutôt un gouvernement d'union nationale entre le Likoud et le Parti Travailliste. ‘Nous ne soutiendrons qu'un gouvernement étendu aussi bien au Likoud qu'aux travaillistes », a déclaré dans une interview le rabbin Abraham Rabitz, dirigeant du parti Degel Ha Torah. Les rapports sociaux existant entre les citoyens, les rapports entre le religieux et le séculier, exigent un tel gouvernement… Il a ajouté qu'il était bouleversé par l'amertume et la haine « existant entre les religieux et les non pratiquants en Israël, au moment où les négociations en vue de former un gouvernement de coalition se poursuivent. »




Home Le rôle des monarchies dans le monde

par Peter Liefhebber

Information publiée dans le numéro d'octobre de Share International/Partage International : « Dans un article consacré au Prince Charles, le journal londonien Sunday Times du 4 septembre 1988 mentionne la position résolue de la Reine, qui déclare qu'une abdication en faveur de son fils dévaluerait l'institution monarchique. » Selon Maitreya, la Reine abdiquera en faveur du Prince Charles dans quelques années.
Selon un sondage réalisé par le Daily Telegraph du 28 décembre, 59 pour cent des Britanniques sont favorables à une abdication prochaine de la reine Elisabeth. Le Prince Charles a été élu personnalité la plus populaire du pays.

Information publiée dans le numéro de décembre de Share International/Partage International : « Le rôle des monarchies va maintenant se modifier dans le monde entier, déclare Maitreya. Les monarchies vont être dorénavant 'réellement actives, et de manière positive."

Extrait du message de Noël de la reine Beatrix des Pays-Bas :
« Le monde est obscurci par l'égoïsme des hommes et par le désir de pouvoir sur nos semblables et sur la nature... Notre monde souffre des ravages du déboisement et de la formation de déserts, de la pollution et de l'empoisonnement de l'air, de la terre et de l'eau, de l'extinction d'espèces animales et végétales, des dommages causés à la couche d'ozone et de l'élévation de la température. Graduellement, la terre se meurt et l'inimaginable — la fin de la vie elle-même — devient imaginable.
Cette constatation ne doit cependant pas amener au désespoir. Nous ne devons pas nous effrayer les uns les autres. Nous n'avons pas été créés en tant qu'êtres humains pour accepter passivement notre « destin »... Il est encourageant de constater que partout des peuples et des nations se rappellent réciproquement à l'ordre. Le monde de dépendance mutuelle dans lequel nous vivons nous contraint à nous comporter de manière responsable.
Tant la surabondance et l'avidité que la pauvreté et la lutte pour survivre se révèlent être des menaces envers l'habitat naturel de l'homme. Nous qui vivons dans le riche tiers de la planète devons apprendre, ne serait-ce que pour cette simple raison, à accepter la responsabilité qui est la nôtre envers ces deux tiers restants de la planète, dans lesquels la pauvreté perturbe l'équilibre de la nature. »




Home Moins d'argent pour les armes

par Peter Liefhebber

Déclaration publiée dans le numéro d'octobre de Share International/Partage International : « Les gouvernements du monde entier dépenseront désormais plus d'argent pour le bien-être des personnes qu'en armes destructrices. »

L'Italie a décidé d'appeler sous les drapeaux 20 000 hommes de moins que les années précédentes. Cette décision a été prise afin de réaliser des économies permettant de mener à bien des programmes sociaux.

Un amiral ouest-allemand, Elmar Schmaling, préconise que les structures de défense de l'Est et de l'Ouest deviennent ‘purement défensives'. Il deviendra alors possible, selon lui, de dissoudre les blocs militaires (l'OTAN et le Pacte de Varsovie). Dans un article publié dans l'hebdomadaire Stern, il poursuivit en déclarant que les Allemands pensent qu'il serait préférable de s'atteler efficacement aux véritables problèmes mondiaux grâce aux ressources financières dégagées par la démilitarisation.

La Pologne a décidé de réduire ses dépenses militaires et de diminuer les effectifs de son armée. Cette décision a été prise non seulement afin de réaliser des économies, mais également en réponse à l'amélioration du climat politique régnant en Europe. Des usines d'armement vont désormais se mettre à produire des biens de consommation.




Home Un nouveau krach boursier

par Peter Liefhebber Source : New York Times du 14 décembre 1988

Déclaration publiée dans le numéro de décembre de Share International/Partage International  : « On peut observer que le processus qui a conduit au krach boursier de l'année dernière est actuellement en cours de formation au Japon, ce qui aboutira à un nouveau krach boursier. »

« Le Président de la Nippon Telegaph and Telephone Corporation a donné sa démission aujourd'hui, au moment où il devenait évident qu'il avait reçu en secret une somme d'environ 80 000 dollars d'une société recherchant les faveurs de ce géant des télécommunications. Cette démission... constitue le dernier développement survenu dans le scandale boursier qui ébranle depuis un certain temps les milieux dirigeants de la politique et des affaires au Japon. »

New York Times du 14 décembre 1988
Aux USA, la révélation d'un certain nombre de « délits d'initié » a provoqué un scandale retentissant durant la période qui a immédiatement précédé le krach boursier d'octobre 1987.
« Le krach du 19 octobre 1987 ne fut pas à proprement parler un krach, mais plutôt une panique éphémère de grande envergure. Le vrai krach reste encore à venir.... Attention. Toutes les causes ayant engendré le Lundi Noir sont toujours en action. L'ensemble des marchés reste versatile. Si vous pensez qu'il s'agissait simplement d'un banal réajustement, vous allez probablement vous faire avoir.... Bien que notre marché financier connaisse une dépression depuis le mois d'octobre, celui du Japon ne s'est jamais aussi bien porté. Il est donc beaucoup plus vraisemblable qu'un effondrement de la Bourse de Tokyo entraîne un effondrement de la Bourse de New York que le contraire. »
(Déclaration publiée par neuf membres du conseil de rédaction du bulletin financier Prédictions de septembre 1988)

Le 27 décembre, le Premier ministre du Japon, Noboru Takeshita, a démis de leur fonction 15 ministres d'Etat, qui représentaient quasiment toute la haute administration du pays, en raison de leur implication dans le scandale boursier.





Brève

Home Des vaisseaux lumineux

par Benjamin Creme

Sous le titre Oranges volantes non-identifiées, la presse populaire britannique a rapporté l'histoire, qui fut également mentionnée à la radio, d'énormes lumières oranges qui avaient été observées, la nuit précédente, dans de nombreuses localités de Grande-Bretagne. Elles furent décrites par les témoins comme ayant « la taille d'une maison » et leur laissant « un léger bronzage ». Certaines personnes rapportèrent les avoir observées, de temps à autre, depuis quelques semaines. Des témoins déclarèrent que les lumières planaient juste au-dessus du sol, et pensèrent qu'elles avaient pu venir de l'espace.

Il est intéressant de noter que, la nuit précédente, j'avais eu une conversation avec un homme qui venait juste de passer ce qui lui avait semblé être plusieurs heures à l'intérieur de l'une de ces lumières, qui ne sont pas oranges mais dorées. Elles ne viennent pas de l'espace, ni même d'une autre planète de notre système. Elles sont crées et utilisées par Maitreya lui-même. C'est au moyen de ces lumières qu'il emmène ses associés et collaborateurs autour du monde, et qu'il leur montre des individus et des endroits qu'il leur serait impossible de connaître autrement.

Mon ami me décrivit la réaction des gens dans la rue face aux lumières, déclarant que les passants les montraient du doigt ou s'enfuyaient en courant appeuré. Il fut impatient de lire la presse du lendemain afin de découvrir des informations les concernant.

Maitreya garde normalement ces lumières (ces vaisseaux lumineux) invisibles. Il permet toutefois désormais qu'elles soient observées — ce qui est un signe supplémentaire de l'imminence de son émergence au grand jour.




Home Apparition de Jésus au Nigéria

Source : The Nigerian Chronicle

L'école primaire catholique Sainte Marie, située à Aking, dans la région du gouvernement local d'Akamkpa, dans l'état de Cross River, au Nigéria, est devenue le point de mire du public le week-end dernier, lorsque l'image d'un homme qu'on pense être Jésus-Christ est apparue sur un mur de l'école.

L'image de l'homme, vêtu de blanc, ayant un agneau à sa droite et tenant un bâton dans la main gauche, est apparue sur le mur entourée d'une lumière brillante, attirant plusieurs personnes sur les lieux de l'apparition.

On rapporte que l'image disparut au bout de 10 minutes, mais qu'elle demeura sur le mur pendant plusieurs heures lors d'une seconde apparition. Des témoignages affirment également que la tête de l'homme, portant une longue barbe, resta visible un certain temps après la fin de la seconde apparition. Selon le directeur adjoint de l'école, M. Bassey Itaya, l'empreinte digitale de l'homme est encore apparente sur le mur de la classe élémentaire 3A.

M. Itaya a déclaré que des personnes de toutes conditions sociales se pressaient dans les locaux scolaires afin d'apercevoir l'image mystérieuse située sur le mur, la fixant comme un écran de télévision pendant toute le temps de l'apparition.

Le conseiller représentant le district au gouvernement local d'Akamkpa, M. Lawrence Effa, qui était également présent, déclara que cet incident était le premier de cette sorte à s'être produit dans l'histoire de la région, et s'affirma déconcerté. Il s'interroge sur la signification de l'image apparue sur le mur.

Des témoins de l'apparition déclarent, quant à eux, qu'ils vivent désormais dans la peur, car le phénomène survenu dans le petit village d'Aking signifie peut-être que la fin du monde est proche, ou que le Fils de l'Homme se prépare à venir bientôt. La direction de l'école ainsi que les villageois, pris de panique devant cet événement, se sont empressés d'inviter le révérend père Ekong, un prêtre catholique exerçant son ministère à Oban, afin qu'il prie Dieu de leur révéler la signification de ce phénomène.





Citation

Home La mort de millions d'enfants est intolérable

par Mikhaël Gorbatchev

« En cette fin du 20e siècle, l'humanité ne peut tolérer plus longtemps la mort de millions d'enfants chaque année. Notre objectif est de les sauver. »





Interviews

Home Souvenirs d'Alice A. Bailey

Interview de Raoul WILLEMS par Alain Aelvoet

Les personnes qui ont entretenu des relations personnelles étroites avec Alice A. Bailey sont peu nombreuses à être encore en vie. Raoul Willems est l'une de ces rares personnes. Il rencontra Alice Bailey à Anvers en 1936 et devint son premier collaborateur en Belgique. Raoul Willems aura 91 ans cette année, ce qui ne l'empêche pas le moins du monde d'être aussi alerte et plein d'entrain que nombre de ses cadets de 20 ans ne souhaiteraient l'être. Il connut une vie fertile en activités et en événements comme directeur d'une société internationale. Soldat valeureux, décoré pour bravoure sous le feu de l'ennemi, il échappa au moins sept fois à ce qui semblait être une mort certaine. Il s'intéresse particulièrement aux sciences naturelles, et tout spécialement à la biologie et à l'ornithologie. Il s'intéresse également à l'astrologie. Alain Alvoet, membre d'un des groupes de Transmission de Bruxelles l'a interviewé.

Pourriez-vous nous parler des circonstances dans lesquelles vous avez rencontré Alice Bailey
C'était en 1936, peu après son mariage avec Foster Bailey. Après avoir ouvert un bureau à New York, elle se rendit avec lui en Angleterre, son pays natal, et ils s'installèrent alors à Tunbridge Wells, dans le Kent. Ils firent plusieurs voyages en Europe afin de tenter d'éveiller un intérêt pour son organisation, La Bonne Volonté Mondiale. J'eu la chance de les rencontrer tous les deux un soir à Anvers, dans une loge d'expression française de la Société Théosophique. Le président de cette loge, le juriste Wittemans, m'introduisit auprès des Bailey. Lorsqu'ils apprirent que je parlais couramment l'anglais, ils m'invitèrent immédiatement à diner avec eux dans un restaurant de la Groenplaats.
La conversation aborda de nombreux sujets. Je me souviens qu'Alice Bailey se remémora un incident qui s'était produit en Inde, à Madras, ville où la Société Théosophique avait son siège principal. La société y tenait un restaurant végétarien. Alice et ses amies servaient d'habitude les repas à tour de rôle dans la salle à manger. Un jour, deux hommes entrèrent et commandèrent des steaks frites. Alice se rendit à la cuisine demander ce qu'elle devait faire. La réponse qu'elle obtint fut très inamicale et on lui demanda d'éconduire les clients hors du restaurant. Alice considéra toutefois que ce n'était pas là des manières polies de se comporter et répliqua: « Ce qui entre par la bouche est moins important que les mots qui en sortent. »  Ce sur quoi elle rendit son tablier et s'en alla… Telle fut ma première rencontre avec elle.

L'avez-vous rencontrée à nouveau en d'autres occasions ?
Certainement. Les Baileys m'invitèrent à séjourner avec eux en Angleterre pendant quelques jours afin que nous fassions mieux connaissance — et je m'y rendis. Madame Bailey préparait les repas elle-même et, pendant plusieurs jours, je dinai avec son mari, une de ses filles accompagnée de son bébé, un collègue qui faisait des conférences au Royaume Uni, ainsi qu'un hollandais qui devait travailler plus tard avec moi à Anvers. Foster Bailey essayait à cette époque d'établir un lien télépathique avec un ami résidant en Australie.

Avez-vous pu assister à l'une des transmissions télépathiques du Maître D. K. par l'intermédiaire d'Alice Bailey ?
Oh oui. J'eus même le privilège d'être témoin d'un important changement dans la manière de procéder. Après que j'eus passé plusieurs jours avec eux, Foster Bailey m'invita à me rendre dans la chambre de sa femme afin que je puisse voir par moi-même comment elle recevait les messages du « Tibétain ». Je la vois encore assise, se tenant droite comme un i dans son lit. De la main gauche, elle tenait un calepin sur lequel elle écrivait à une vitesse stupéfiante de la main droite. Tandis qu'elle écrivait, son mari me déclara en murmurant à mon oreille que sa femme avait commencé à écrire à 6 heures du matin. Elle ne devait s'arrêter, complètement épuisée, qu'à 10 heures du matin. Un jour où je me trouvais là, elle se plaignit de ne pouvoir continuer, car elle était sur le point d'avoir un malaise.

Comment le Maître répondit-Il ?
Eh bien, Madame Bailey sembla écouter pendant un moment puis, se tournant vers nous, elle déclara : « DK répond qu'il y a pensé. Au lieu de parler, il va projeter ses pensées sous forme de phrases sur le mur. Tout ce que j'aurai à faire sera de les dicter dans un micro. Nous commencerons dès que le matériel d'enregistrement nécessaire aura été installé ». A partir de ce moment-là, et pendant deux jours, je ne vis Alice Bailey que brièvement lors des repas, car elle s'était mise fébrilement à acheter et à installer l'équipement nécessaire. Quand elle fut prête à commencer les premières séances expérimentales, Foster vint me chercher afin que j'assiste à ce nouveau mode de transmission. Alors qu'Alice parlait, un cylindre de cire, tournant à vitesse constante, enregistrait toutes ses paroles. Environ toutes les 20 minutes, une dactylo venait changer le rouleau enregistré pour en mettre un neuf.
Je me souviens maintenant d'une petite anecdote que je voudrais vous raconter. Ce fut un incident amusant. Je me trouvais seul avec Alice dans sa chambre. Comme nous parlions, mon attention fut attirée par un phénomène étrange. Bien qu'il n'y eût pas de courant d'air, la porte n'arrêtait pas de s'ouvrir et de se fermer. Alice suivit mon regard et s'exclama immédiatement à haute voix, « Vas-t-en, espèce de petit lutin ! » Puis, se retournant vers moi, elle déclara : « C'était un petit élémental qui s'amusait à se balancer sur la porte en se cramponnant au loquet. Lorsque je me suis interposée, il a sauté et est parti en pleurant. »

N'avez-vous pas également servi de traducteur, à cette époque, à l'occasion des conférences qu'Alice donna en Belgique ?
Oui, en effet. Après être resté chez eux à Tunbridge Wells pendant environ deux semaines, je retournai à Anvers. Madame Bailey me déclara qu'elle devait bientôt se rendre en Belgique, afin d'y donner quelques conférences, et me demanda si je voulais bien faire office de traducteur. Quelques semaines plus tard, elle se rendit en effet à Bruxelles et à Anvers. La branche flamande de la Société Théosophique commencait à avoir un certain succès à Anvers, et il fut décidé de faire une traduction simultanée de la conférence suivante à la fois en français et en flamand. Ce ne fut pas une réussite, car l'intervalle entre les phrases anglaises était trop long. Je parvins toutefois à intéresser la presse de langue française à sa visite, et de nombreux articles furent ainsi publiés. Je rassemblai un groupe de 14 personnes et, sous le nom de Bâtisseurs du Nouvel Age, nous répandîmes les brochures produites par la Bonne Volonté Mondiale en français aussi bien qu'en flamand.

Avez-vous pu continuer le travail pendant les années de guerre ?
Nos activités se poursuivirent jusqu'au début de 1942. L'un de nos membres m'avertit alors que les Allemands avaient décidé de m'envoyer dans un camp de concentration. Puisque, dans ce cas, je n'aurais plus été d'aucune utilité à la Bonne Volonté Mondiale et que j'aurais rendu ma femme malheureuse en raison de mon décès, je demandai si on ne pouvait pas revenir sur cette décision. La réponse arriva, disant que je devrais cesser totalement d'organiser ou de participer à des réunions et de correspondre avec l'Amérique. Je capitulai, n'ayant pas d'autre choix. Après la guerre, j'organisai des méditations mensuelles lors de la pleine lune pendant de nombreuses années, mais je ne pus continuer plus longtemps à avoir le même engagement envers la Bonne Volonté Mondiale, étant trop occupé à développer la société internationale pour laquelle je travaillais.

Quelles étaient, à l'époque, les prévisions concernant la réapparition du Christ et des Maîtres de la Sagesse ?
Eh bien, je ne me souviens pas que ce sujet ait été mentionné, ni avant ni après la guerre. Il n'en était pas non plus fait mention, à l'époque, dans les enseignements de l'Ecole Arcane. Tout était concentré sur la préparation au discipulat, et les traductions du Retour du Christ (1948) ne nous parvinrent que dans les années cinquante. Je me souviens que ce livre fut bien accepté par certaines personnes. Cependant, un certain nombre de réserves furent émises, en particulier parmi mes amis qui étaient essentiellement des catholiques convaincus. Ils étaient certains que la catastrophe du « jugement dernier », telle qu'elle est prédite dans la Bible, devait encore se produire. Je ne suis personnellement attaché à aucune église et je me sens libre d'assister à n'importe quel service religieux. En ce qui me concerne, il n'existe qu'un seul Dieu, adoré de différentes manières.

Une pauvreté complète

Pour ce qui est de l'apocalypse, j'ai l'impression qu'en un certain sens nous sommes encore en train d'en faire l'expérience. N'est-il pas incroyable de constater la décadence actuelle ? Des millions d'êtres humains vivent dans une pauvreté complète, et des millions meurent de faim dans un monde où il y a largement assez de nourriture pour tout le monde. Sans oublier la pollution de l'environnement naturel, une pollution qui atteint des proportions intolérables et qui est, par ailleurs, une conséquence de l'égoïsme de l'être humain. La technologie est exploitée au sein d'un système compétitif où la devise « enrichissez-vous rapidement » représente la motivation principale. Il me semble normal qu'en de telles circonstances, où la dégénérescence et la décadence prévalent, le Christ doive revenir — et j'espère le plus rapidement possible — afin d'empêcher une troisième guerre mondiale. Je réalise toutefois que ce sera aux disciples, ainsi qu'aux hommes et femmes de bonne volonté, de faire le travail par eux-mêmes, car le Christ et les Maîtres ne peuvent que nous montrer le chemin, nous donner des conseils et nous encourager.

Que pensez-vous, quant à vous, de l'information selon laquelle le Christ est maintenant présent dans le monde ?
Je suis très heureux que le monde soit protégé par la présence de Maitreya. Et que quelqu'un tel que Sathya Sai Baba — dont je pense en effet qu'il peut très bien être un Christ Cosmique — ait déclaré qu'Il n'autorisera jamais qu'un conflit nucléaire mondial ait lieu.
J'ai participé à Bruxelles à l'une des Méditations de Transmission conduites par Benjamin Creme, et c'est ma rencontre personnelle avec lui qui m'a convaincu de la réalité de la présence du Christ. Mon sentiment est que Benjamin Creme n'est pas simplement un prédicateur ordinaire. Il ne se met pas au-dessus de l'auditoire et n'essaye pas de rallier à lui des partisans. Son enseignement consiste simplement à donner une information. Par dessus tout, j'apprécie son solide sens de l'humour. Cependant, il apparaît parfois transfiguré, ses paroles ne semblent plus provenir de lui-même. Manifestement, il est alors adombré.
Je trouve remarquable ses réponses aux questions (dont certaines sont assez stupides) dans le livre La Mission de Maitreya. De telles réponses ne sont possibles que s'il existe un contact avec un Maître de la Sagesse, qui semble tout connaître. Le contact de Benjamin Creme avec un Maître est pour moi indubitable, d'autant plus que — autant que je puisse le constater — il n'entre en contradiction avec aucune des informations que le Maître DK a transmises par l'intermédiaire d'Alice Bailey.

Que pensez-vous de l'accent mis par Maitreya sur la nécessité du partage ?
L'ère du Verseau est indubitablement l'ère du partage et, par voie de conséquence, l'ère de la fraternité universelle. La récente encyclique papale, De Sollicitudo rei socialis, dans laquelle le Pape se prononce haut et fort en faveur d'une meilleure distribution de la richesse planétaire, est également un signe très positif. Il est évident qu'en utilisant ne serait-ce qu'un pour cent de l'ensemble des dépenses d'armement il serait possible d'organiser très rapidement un programme d'urgence afin de mettre un terme au scandale de la famine. Au sujet du Pape, le scénario de Benjamin Creme selon lequel Maitreya, après le Jour de la Déclaration, présentera au monde le Maître Jésus, qui reprendra alors le trône de St Pierre, correspond à la prophétie de St Malachie, primat d'Irlande au 12e siècle. St Malachie a donné à tous les Papes des noms latins symboliques et, selon cette liste, le prochain Pape sera le dernier de 111 Papes. Il a donné à ce Pape le nom de De gloria olivae (la gloire de l'olivier), qui est supposé vouloir dire que ce Pape inaugurera une ère de profonde réconciliation et de paix. Je me rends compte que cela paraîtra un peu trop tiré par les cheveux à beaucoup de chrétiens, mais je pense qu'il pourrait bien s'agir du Maître Jésus lui-même.
J'attends avec impatience le Jour de la Déclaration du Christ, un événement que je n'aurais jamais imaginé pouvoir vivre. Cette pensée m'émeut très profondément. J'espère que celui qui est venu « comme un voleur dans la nuit » apparaîtra bientôt afin que la prophétie biblique selon laquelle « tous le verront » soit réalisée. J'espère sincèrement que cette « Pentecôte planétaire » stimulera tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté afin qu'ils bâtissent ensemble une société digne de l'humanité.






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