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Accueil > Revue Partage > année 1992

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 1992 - N° 49 Vol. 5, n° 7

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Editorial


  • Le point de vue de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Citation


  • Esotérisme




L'article du Maître

Home L’expansion de la conscience

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Il est de plus en plus perceptible qu’à travers le monde un profond changement s’opère dans la conscience de l’humanité. Cette transformation se traduit de mainte façon, en particulier par les efforts entrepris pour explorer la nature de la conscience elle-même, pour mettre en lumière les liens existant entre la conscience, le mental et le cerveau, et pour étudier les effets que ces trois facteurs peuvent engendrer, individuellement ou de concert, dans la matière et le monde naturel.
 
La vieille conception mécaniste de la nature et des forces qui y sont à l’œuvre cède rapidement du terrain, tandis que se fait jour une vision nouvelle de l’unité qui sous-tend toute manifestation. De plus en plus nombreux sont ceux qui acceptent l’idée que tout est énergie, qu’énergie et matière ne sont que deux états différents d’une réalité unique sur laquelle la pensée peut exercer son influence. La vision humaine de l’existence est transformée par cette compréhension qui ne cesse de croître, et la mise au point de nouvelles technologies mettra bientôt en évidence cette réalité. Tout ceci est d’une portée considérable pour l’évolution future du genre humain.
 
A l’orée du nouvel âge, la nécessité d’explorer le monde subjectif comme le monde extérieur et de comprendre la nature du lien qui unit ces deux aspects de la création prend une nouvelle acuité. Nombreux sont les scientifiques du monde entier qui orientent leurs recherches dans cette direction, ressentant le besoin d’étayer de preuves leur conviction intuitive que tout est interconnecté. On accepte de plus en plus facilement l’idée de l’âme en tant que « soi » suprapersonnel, ce qui ouvre la voie à une vision nouvelle plus inclusive de la réalité.
 
Avec le temps, toutes ces recherches se fonderont sur la prémisse que la conscience est un attribut de l’âme, que le mental et le cerveau constituent ses véhicules de manifestation, et qu’il n’existe ni rupture ni séparation dans leur système de connexion.
 
A ce jour, le système nerveux est considéré comme la route qu’empruntent les signaux de nature électrique provenant du cerveau – le cerveau qui, tel un poste de commandement, met en action les automatismes mentaux, émotionnels et physiques par lesquels notre vie se manifeste.
 
Jusqu’à un certain point, cette conception est bien sûr fondée. Il est exact que cet ordinateur sophistiqué qu’est le cerveau physique coordonne et organise les informations et stimuli extrêmement variés qui, d’instant en instant, lui parviennent de l’appareil sensitif. Cependant, lorsque la nature de la conscience et sa source seront mieux comprises, il en émergera une représentation plus juste du statut et de la fonction du cerveau en tant que point focal d’une infinie diversité d’impulsions en provenance de principes supérieurs.
 
 Une identification
 
Nombreux sont ceux pour qui « le mental, c’est l’homme ». S’identifiant à leur mental, ils se prennent pour des êtres mentaux, capables de penser et d’agir de manière totalement autonome et séparée, et dont l’existence même provient de cette faculté de penser et de juger. Cette conception, elle aussi, n’est que l’ombre de la véritable relation existant entre l’homme et son mental.
 
Le mental humain est un instrument, un corps dont la sensibilité varie selon les individus, permettant d’entrer en contact avec les plans mentaux et de les connaître. Le plan mental, ou sphère mentale, s’étend à l’infini, et sert à canaliser l’ensemble des expériences mentales.
 
Quand les hommes comprendront cela, ils sauront pourquoi la télépathie résulte naturellement de cette relation avec le plan mental, et l’on assistera à la naissance d’une ère nouvelle de communication et de compréhension mutuelle.
 
On comprendra alors que le système nerveux est le lien qui relie l’âme à ses véhicules, l’instrument qui permet à l’âme en incarnation de s’emparer de son reflet et de se manifester à travers lui.
 
C’est ainsi que la conscience, la nature de l’âme, croît et se développe, déversant sa lumière à travers tous les plans et éveillant l’homme à sa destinée en tant que fils de Dieu.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Editorial

Home Ils n'écoutaient que d'une oreille, mais ils ont entendu

Il est un peu trop facile de ne voir dans la récente conférence de Rio, ou « sommet de la Terre », qu'un lamentable fiasco. Déçus de ses maigres résultats apparents, certains amis de l'environnement ont promptement cédé à la tentation d'un rejet sans appel. Ainsi Greenpeace, en qualifiant ce sommet « d'échec historique », a émis une opinion que partagent bon nombre d'organisations similaires. Pourtant, l'aboutissement de ce gigantesque show écologique des Nations unies mérite un verdict plus nuancé.
 
Il est clair que les quelques accords conclus à cette occasion sont loin d'avoir une portée suffisante pour contrôler l'impact des immenses problèmes écologiques qui se posent aujourd'hui – sans parler même de les résoudre. En ce qui concerne les changements climatiques, la convention tant attendue a été passablement édulcorée. La protection de la forêt n'ayant pu faire l'objet d'un accord, il a fallu se contenter à son sujet d'une pauvre déclaration d'intention. Malgré tous les aménagements apportés à la convention sur la biodiversité – la préservation des richesses de la faune et de la flore –, elle n'a pu obtenir l'assentiment de tous. Quant au financement des décisions prises dans le cadre des accords de protection de la nature, il reste entouré d'un voile de mystère. De nombreux pays ont refusé de dire s'ils comptaient dégager de l'argent « frais » pour assumer leurs obligations en ce domaine, ou s'ils se contenteraient de quelques miettes glanées par-ci par-là.
 
Toutes ces critiques sont fondées, et ceux qui ont conscience des dangers imbriqués de la destruction écologique et de l'extension de la pauvreté peuvent difficilement faire preuve d'un enthousiasme sans réserve pour les prouesses du sommet de la Terre. Ce serait pourtant faire preuve de partialité que de ne le voir que sous un jour défavorable. Jamais dans l'histoire de l'humanité, autant de responsables ne s'étaient rassemblés pendant si longtemps pour examiner des problèmes si complexes. Ce seul fait suffit à montrer que nous commençons à tisser entre nous des liens plus étroits. Qui plus est, les participants de la conférence sont parvenus, par-delà leurs intérêts nationaux, à formuler dans un « programme du XXIe siècle » baptisé Agenda 21 une vision pratiquement commune de l'avenir. Il ne s'agit pas bien sûr du « plan d'action pour une croissance durable » que l'on aurait espéré, mais ce document de 800 pages constitue un catalogue de propositions destinées à déboucher sur des mesures concrètes, dont la mise en œuvre et l'exécution seront dirigées par une Commission pour un développement durable et maîtrisé qui a été créée à cette fin. Il a notamment été décidé dans Agenda 21 que les pays occidentaux allaient coopérer dans le cadre du transfert à d'autres pays de « technologies de l'environnement ». Il s'agit là d'un progrès remarquable, compte tenu que l'idée même d'une telle coopération a été émise assez récemment. Pour revenir aux conventions sur la biodiversité et les changements climatiques, qui ont été signées par 153 pays, bien qu'elles laissent beaucoup à désirer, il faut garder présent à l'esprit qu'il n'y a pas si longtemps, tout accord international dans ces domaines semblait exclus. Le fait même que l'on accepte maintenant d'aborder de manière globale les problèmes du climat tient presque du miracle. La destruction de la forêt, la menace qui pèse sur un grand nombre d'espèces animales et végétales, la réduction de la couche d'ozone sont des sujets d'importance vitale qui, grâce au sommet de Rio, figureront en bonne place dans l'agenda de la communauté internationale. Enfin, il n'est pas jusqu'à l'opposition entre l'opulence du mode de vie occidental et l'appauvrissement écologique, social et économique de la planète qui n'ait été relevé, et il en est brièvement fait mention dans le communiqué final du sommet.
 
Il ne faut pas non plus négliger l'importance du rôle qu'ont joué les « simples citoyens » dans le déroulement de cette gigantesque conférence. Jamais auparavant les dirigeants politiques ne s'étaient vu observer avec autant de diligence, jamais non plus ils ne s'étaient fait taper sur les doigts avec autant d'insistance. A l'occasion du Forum planétaire, une conférence qui se tenait parallèlement, plusieurs milliers de représentants des ONG (les organisations non gouvernementales) ont abordé avec une remarquable compétence les problèmes qui menacent la survie de l'humanité. Ils ont élaboré ensemble une série de conventions qui, mieux que celles du sommet officiel, expriment les besoins d'une humanité conçue comme un organisme unique et indivisible. Le Forum planétaire ne s'est pas dérobé face à certains problèmes épineux que les politiciens de Rio auraient jugé indésirable, voire dangereux d'aborder : le racisme, l'urbanisation, la condition de certaines minorités ethniques et populations autochtones, la répression et la discrimination, le militarisme, la nécessité d'alternatives économiques, etc. Si Rio n'a pas accouché de tous les bienfaits que pouvaient en attendre les idéalistes, il n'y a pourtant pas lieu pour eux de se laisser abattre ou de baisser les bras : sans leurs initiatives et leurs efforts constants, il n'y aurait pas eu de sommet de la Terre. Le seul fait qu'un nombre sans précédent de chefs d'Etats et de gouvernements se soient sentis tenus de participer à la conférence indique bien qu'on ne pourra plus ignorer les débats sur l'environnement et le développement, tant que des solutions globales n'y auront pas été apportées. Ce qui était perçu, il y a quinze ou vingt ans, comme une poignée de don Quichotte luttant pour les moulins à vent plutôt que contre eux, s'est transformé en un réseau mondial robuste, sûr de lui-même et de ses forces – un véritable forum planétaire. Ainsi les idées de quelques-uns deviennent-elles les idéaux du plus grand nombre.
 
D'autres évolutions vont dans un sens favorable. Un nombre important de sociétés se sont réunies pour former un Conseil international des entreprises pour un développement durable. Plusieurs dizaines de banques se sont engagées à respecter un programme de priorités écologiques qui servira à l'élaboration de leur stratégie et influencera leurs transactions. Dans le cadre des discussions parallèles à la conférence elle-même, il a été décidé de la création d'une Croix-Verte internationale. Cette initiative est due à un groupe de responsables politiques et religieux soucieux de promouvoir de nouvelles valeurs, au nombre desquels figurent des personnalités aussi éminentes que l'infatigable Dalaï-Lama ou l'archevêque brésilien Helder Camara, et – ce n'est pas inintéressant – M. Al Gore, candidat démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis. A l'image de la Croix-Rouge, ils souhaitent faire de la Croix-Verte une organisation indépendante de toute affiliation politique, dont la mission consistera à porter assistance aux victimes (au sens le plus large du terme) des catastrophes écologiques. C'est le visionnaire Mikhail Gorbatchev qui, il y a deux ans, alors qu'il exerçait encore ses fonctions présidentielles dans l'ex-URSS, avait été le premier à plaider pour la création d'une Croix-Verte internationale ; le fait qu'il soit appelé à en être le premier président semble donc tout à fait opportun.
 
Tout cela suffit à montrer que, si limités qu'aient été les engagements pris à Rio, la déconvenue de certains révèle une non-prise en compte des nombreuses évolutions positives liées directement ou indirectement à ce sommet. Dans notre éditorial de mars dernier, nous posions la question : « Vont-ils écouter ? » –nous pensions bien sûr à ces « décideurs » politiques qui façonnent l'avenir de notre planète. Nous sommes aujourd'hui persuadés que, même s'ils n'écoutaient que d'une oreille, ils ont tout de même entendu. Et les écologistes, qui continueront de battre le tambour de leur cause, sont maintenant si nombreux et capables de faire tant de bruit que, d'ici peu, les gouvernants devront tendre aussi l'autre oreille. « L'environnement deviendra le premier sujet de préoccupation à travers le monde », prédisait le collaborateur de Maitreya en juin 1989. L'atmosphère politique de l'époque, encore dominée par le conflit est-ouest, semblait pourtant barrer la route à pareille évolution. Mais le monde change rapidement et, en dépit des apparences, la conférence de Rio est venue le confirmer.





Le point de vue de Maitreya

Home Comprendre la liberté

Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya par Patricia Pitchon

Deux journalistes travaillant indépendamment l'un de l'autre, nous transmettent régulièrement des articles extraits d'interviews d'un des proches collaborateurs de Maitreya. Nous publions ce mois-ci un article rédigé par Patricia Pitchon.
 
 
16 juillet 1992
 
Aimer le Soi — Un Swami a récemment demandé à Maitreya : « Que signifient ces paroles de la Bible : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" ? »
Maitreya a répondu : « Aimer son prochain comme soi-même n'a rien à voir avec la religion. Lorsque tu en viens à t'aimer toi-même, tu aimes ton prochain parce que le Soi en lui est le Soi en toi. »
 
 
Le Moyen-Orient — Selon le collaborateur de Maitreya, les nations du Moyen-Orient sont spirituellement en faillite. Les Saoudiens et les Koweïtiens ont promis à leurs peuples, la démocratie, un gouvernement pour le peuple et par le peuple ; dès lors, ils ne veulent pas être impliqués dans une autre guerre avec l'Irak, par exemple.
 
Les jours de Saddam au pouvoir sont comptés. Le pouvoir est monopolisé par des personnes de son entourage ; elles l'utilisent comme homme de paille. Il se retirera sans heurt.
 
Tous les gouvernements du Moyen-Orient luttent pour survivre.
 
 
Gouvernement local et gouvernement central — Selon son collaborateur, Maitreya a récemment souligné l'existence d'une tendance se développant actuellement dans le monde : un nécessaire déplacement du pouvoir du centre vers l'administration locale.
 
 
Le gouvernement central — Le système budgétaire des gouvernements centraux sera dorénavant modifié. Lorsque la politique menée par le gouvernement ne réussit pas à procurer le bonheur et la prospérité au pays, le processus politique conduit automatiquement à la création de zones de guerre afin que l'attention se focalise sur des problèmes extérieurs. Elle se déplace ainsi vers d'autres parties du monde, et le peuple oublie momentanément les problèmes intérieurs.
 
Mais lorsque le peuple se souvient des problèmes nationaux, il se tourne contre les politiciens au pouvoir. Quand les Russes ont rappelé leur armée d'Afghanistan, il ne restait plus rien dans les caisses. Ils se sont tournés vers l'Occident pour obtenir de l'aide. La maison est aujourd'hui détruite, mais l'aide reçue reste minime.
 
 
Apprenez à nager —Un swami a demandé à Maitreya : « Comment se fait-il qu'au nom de la liberté, des individus doivent souffrir, comme en Russie, en Yougoslavie et dans d'autres parties de l'ancienne Union Soviétique ? »
 
Maitreya a répondu : « Avant de sauter dans la rivière, vous devriez apprendre à nager. Avant de parler de liberté, apprenez à faire l'expérience de ce qu'est la liberté. »
 
« Tout ce qui s'est passé dans l'ancienne Union Soviétique, en Yougoslavie et dans d'autres parties du monde n'a rien à voir avec la liberté. C'est une politique de force armée. Une structure a été détruite et le monde occidental n'a pas réalisé les conséquences découlant du non-remplacement du pouvoir qui existait jusque là par un système politique adéquat.
 
« C'est comme tenter d'agir dans le vide. Que s'y passe-t-il ? Dans le vide, aucune force ne peut être appliquée. »
 
 
Le rôle du gouvernement central et du gouvernement local — Le rôle du gouvernement central est de défendre la nation et le pays. Les autorités locales et le peuple se trouvent paralysés par les échecs du gouvernement central. Les autorités locales sont en faveur de la population locale et, ensemble, ils ont le devoir de s'occuper des affaires locales.
 
Avec la liberté locale, la criminalité reculera et le cadre local — les gens œuvrant ensemble et se souciant de leurs propres affaires — générera un climat national empreint de bonheur et de bienveillance.
 
Lorsque les affaires intérieures ne sont pas en ordre, occupez-vous en d'abord. Le temps est venu.
 
 
La Grande-Bretagne — Selon Maitreya, les médias, à partir de 1982, ont mis en lumière certains problèmes, alors au stade embryonnaire, dont le développement s'accélère aujourd'hui dans ce pays. Cela devient le devoir de chacun de tenir les concitoyens informés des événements et de travailler à la sécurité générale et au bonheur de tous et de se débarrasser du mythe de la non-ingérence : une attitude consistant à « se mêler de ses propres affaires », cultivée à tel point dans les relations et les comportements humains que les politiques sectaires s'avèrent capables de résister au pouvoir du peuple.
 
Le rôle du gouvernement central consiste à défendre les intérêts de la nation et du pays, sans ingérence au niveau des autorités locales. Les administrations locales dépensent volontiers en faveur du peuple. Le gouvernement est pour le peuple et par le peuple.
 
 
Les institutions — Maitreya déclare : « Dans ce monde, dès l'instant où une chose s'institutionnalise, elle perd sa divinité. Tout karma (toute activité) organisé en institution devient non-divin. La totalité de la création se situe dans un schéma évolutif, non-institutionnel, embrassant toute situation et tout domaine de la vie. »
« Dans une institution, toute activité (karma) dépourvue du gouvernail de la liberté ressemble à un aveugle avançant dans le monde à tâtons mais incapable de voir les choses. »
 
Maitreya ajoute : « Une situation peut être comparée à une gare : un endroit où il y a beaucoup de passagers, de trains ; de nombreuses communications s'y déroulent. En s'institutionnalisant, cela devient un département, un domaine d'activité. Les institutions, les situations, les domaines d'activité sont importants, mais ils devraient posséder leur propre gouvernail de liberté afin de pouvoir évoluer. »
 
 
La liberté — Si la liberté stagne, alors le mouvement devient involutif et vous faites l'expérience de tous les processus de destruction. Les individus s'adonnent alors à la drogue et se suicident. Si la liberté s'épanouit, vous expérimentez l'évolution.
 
Maitreya affirme : « Vous êtes nés pour être libres. C'est votre héritage commun. Nul ne peut le nier. »
 
 
L'unicité — « Lorsque toutes les formes sont dissoutes, vous connaissez le Seigneur dans toute Son Unicité. Là est le Seigneur. Le Seigneur et Vous. »
 
Lors de cette interview, le collaborateur de Maitreya a livré l'information intéressante selon laquelle d'ici quelques mois, les médias « se rueront à la porte de M. Creme » ainsi qu'à celles d'autres personnes préparées également à répandre l'enseignement de Maitreya. Cédant à la vieille habitude des médias de désirer des scoops, une compagnie de télévision, a récemment tenté d'obtenir une « exclusivité » en se présentant, munie d'un chèque en blanc, à la porte du collaborateur de Maitreya. Une autre institution médiatique lui a par ailleurs offert une maison en Suisse en échange d'un reportage exclusif.
 
Il a ri de tout cœur et a expliqué que personne « ne détient la propriété » de cette histoire. Il a en outre invité ces personnes à lire le magazine Share International. Les gens éprouvent quelque difficulté à comprendre que bien que Maitreya soit parmi nous, personne ne peut le leur « livrer ».
 
Maitreya en personne a déclaré : « Sans déranger quiconque, Je choisirai Mon moment. »
 
Le collaborateur de Maitreya a, en outre, expliqué que, sous la conduite de Maitreya, il a entamé une correspondance avec les autorités locales, y compris celles de son domicile. Il leur a communiqué une grande partie de l'enseignement de Maitreya.
 
« La première lettre que j'ai reçue ressemblait à celle d'un directeur de prison écrivant à un détenu, un peu comme si j'avais été un « mauvais garçon ». Tel était le ton employé. La seconde réponse, de type gouvernemental, citait des lois et des règlements. Lorsque arriva la troisième, le « directeur était éveillé » car l'enseignement contenu dans ces lettres ne provenait pas d'une personne ordinaire.
 
La quatrième réponse offrait de l'aide. Mais le « prisonnier » répondit à la lettre que cela importait peu. Ce qui était important, c'était de servir à la manière d'un serviteur du peuple et non en tant que maître du peuple. »
 
A la question de savoir comment le « directeur » (le représentant officiel de l'autorité locale) fut éveillé, le collaborateur a cité les paroles de Maitreya : « Dès l'instant où ils lisent la lettre, Je remue leur cœur. Cela crée des vibrations dans le mental, l'esprit et le corps. Ce sont des processus automatiques. Trouver le Seigneur constitue un désir inné, naturel, de tout individu. »





Faits et prévisions

Home Selon un expert japonais : « La baisse du marché se poursuivra »

« Comme nous l'avons déjà annoncé (en décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon, pour s'étendre ensuite au monde entier. Le marché boursier est tel une bulle de savon sur le point d'éclater. » (le collaborateur de Maitreya, Partage International, mai 1989)
 
« Les Japonais sont assis sur une bombe à retardement. La destruction y sera bien plus importante que dans tous les autres pays occidentaux, a indiqué le collaborateur. » (juillet/août 1992)
 
 
Alors que la bourse de Tokyo enregistre des records de baisse, plusieurs hauts fonctionnaires japonais ont tenu une réunion d'urgence afin de discuter de la crise. Ils ont ensuite annoncé la mise en place d'un plan pour enrayer la chute. Le Premier ministre japonais, Kiichi Miyazawa, a déclaré qu'un budget supplémentaire de 50 milliards de dollars serait débloqué afin de redynamiser l'économie japonaise. Bien que plusieurs pronostiqueurs aient affiché leur optimisme quant à une amélioration du panorama économique, d'autres ont déclaré que l'approche choisie par le gouvernement n'offrait que des vieilles recettes obsolètes, et que la récente baisse des taux d'intérêt conjuguée à la victoire du parti dirigeant aux élections législatives ne seraient pas suffisantes pour stopper la tendance à la baisse. L'économiste japonais Tetsuo Tsukimura, qui avait prédit le déclin économique dès février 1990, a déclaré : « Je sais que la baisse du marché se poursuivra, mais je ne veux pas dire jusqu'où car ma déclaration créerait un facteur d'influence important. » L'effondrement de la réussite économique japonaise engendre également un problème intérieur particulier qui va s'accroissant, celui des sans-abris. On estime que 100 000 sans-abris — essentiellement des hommes, dont beaucoup sont alcooliques — vivent maintenant dans les rues du Japon. Les sans-abris sont virtuellement ignorés par le gouvernement et demeurent « invisibles » aux yeux de la plupart des citoyens japonais. La responsabilité en est attribuée au ralentissement de l'économie, de même qu'à la société japonaise, ultra compétitive et très stressante. (Source : San Francisco Examiner, Business Week, USA)




Home Les Palestiniens auront leur propre pays

« Les Palestiniens auront leur propre pays. » (Partage international juin 1988)
 
 
Effectuant un virage politique radical, les électeurs israéliens ont évincé le Likoud, le Parti Conservateur jusqu'alors au pouvoir, et l'ont remplacé par un gouvernement Travailliste dont le Premier ministre est désormais Yitzhak Rabin. L'élection est déjà à l'origine de changements notables :
 
0        M. Rabin a partiellement gelé les implantations juives dans les territoires occupés de Cisjordanie et de la Bande de Gaza. Bien que près de 10 000 maisons déjà en construction seront effectivement installées dans les territoires occupés, au moins 7 000 autres, qui étaient également prévues, seront annulées et une réduction drastique des futures implantations interviendra.
 
0        M. Rabin est le premier Chef de gouvernement israélien à se rendre en Egypte depuis 1986. Il a rencontré le Président égyptien Mohammed Hosni Moubarak au Caire. Les deux camps ont exprimé leur optimisme sur les perspectives de paix à venir. M. Moubarak a accepté l'invitation de M. Rabin à se rendre en Israël à une date encore indéterminée.




Home La défense ne constitue plus une priorité essentielle

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (Partage international juin 1989)
 
 
AIDER LES DÉMUNIS — Un sénateur américain influent a proposé d'utiliser de façon très originale les forces armées américaines pour faire face aux besoins intérieurs — de la vaccination des enfants pauvres à la reconstruction de l'habitat urbain. Le sénateur Sam Nunn, Président du Comité des Services de l'Armée au Sénat, déclare que bien que la menace soviétique se soit estompée, de nombreuses batailles restent à livrer sur le territoire.
 
Sa proposition autoriserait l'armée — mais ne la contraindrait pas — à « engager des programmes adéquats de service communautaire » (Source : Washington Post, USA)
 
 
UNE `BOMBE DESTINÉE À L'ASSISTANCE — Un haut fonctionnaire russe a trouvé l'idée désarmante de charger les plus grands missiles balistiques intercontinentaux avec des biens de premiers secours. Le magazine Aviation Week and Space Technology affirme que l'auteur de cette « proposition bizarre » est Mikhail Maley, conseiller militaire du Président russe Boris Eltsine. M. Maley propose de remplacer les ogives nucléaires placées dans les cônes avant des missiles balistiques intercontinentaux SS 18 par six ou sept tonnes de nourriture, couvertures, tentes et autres fournitures de secours. L'idée serait de répondre aux situations d'urgence dans les zones isolées en parachutant des moyens de subsistance sur ces zones en difficulté.
 
 
ABOLITION DE L'ARMÉE AU PANAMA — Le Congrès panaméen a voté une réforme constitutionnelle afin d'abolir l'armée, qui occupait de facto le pouvoir dans ce pays depuis plus de 20 ans. Après le renversement du dictateur militaire Manuel Noriega par l'armée américaine en 1989, la force militaire du pays a été dissoute et remplacée par une force de police nationale. Bien que l'Assemblée Nationale ait déjà voté la dissolution de l'armée, les électeurs doivent encore approuver cette décision lors d'un referendum prévu en novembre.
 
 
RUSSIE — Dans le conflit qui sévissant autour du Dniestr, l'une des nombreuses zones à problème de l'ex Union Soviétique, des pacifistes inattendus ont surgi : les soldats eux-mêmes. Dans certains camps militaires, les commandants ont conclu un cessez le feu. Dans les tranchées, la volonté de combattre a disparu. Au cours d'interviews télévisées, des soldats ont déclaré ouvertement qu'ils ne voulaient plus se battre. « Si nos dirigeants ne peuvent parvenir à un accord, nous irons nous-mêmes de l'autre côté et ferons la paix avec leurs gars », a déclaré un soldat. Les observateurs militaires pensent que cette forme de réponse pourrait s'étendre à d'autres zones de conflit en Moldavie, en Russie, en Ukraine et en Roumanie. Dans la ville de Tcheliabinsk en Russie, un effort a été entrepris afin de fondre 250 chars et utiliser l'acier à des fins civiles.
 
Près de 50 officiers — récemment diplômés de la Haute Ecole d'Aviation Militaire de Barnacel (Sibérie) — ont refusé d'intégrer l'armée et ont été exemptés de service militaire sur leur demande. (Source : Izvestia, Russie)
 
 
BELGIQUE — En Belgique, le service militaire obligatoire sera aboli l'an prochain et les dépenses militaires seront considérablement réduites.




Home L'OTAN tel que nous le connaissons disparaîtra

« Sous les auspices des Nations Unies, l'OTAN adoptera une nouvelle forme. Sa fonction sera de prendre soin des pays et des nations dans le monde entier, et de les protéger contre la guerre. Les Russes, les Chinois et les Japonais seront également impliqués dans ce rôle de "police" protectrice » (Partage international janvier/février 1992)
 
« L'OTAN tel que nous le connaissons disparaîtra. » (Partage international juillet/août 1989)
 
 
Les Etats Unis, la Russie, ainsi que 27 autres pays sont convenus de limiter le nombre de troupes stationnées en Europe. Bien que l'accord ne soit pas légalement contraignant et ne soit pas sujet à une ratification parlementaire, il prévoit un large échange d'informations sur le niveau des effectifs de chaque pays. Le chef américain des négociations a qualifié cet accord de « sans précédent dans l'histoire de l'Europe et, de ce que j'en sais, du monde entier. » (Source : Washington Post, USA)
 
 
 
La Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE), composée de 52 membres, a franchi un grand pas dans la prévention des conflits nationalistes et la résolution des cas existants. Pour la première fois depuis sa création en 1975, le groupe dispose des outils et de l'autorité pour aider à dissiper les conflits européens, qui ont crû en nombre et en intensité depuis l'effondrement du communisme en Europe de l'Est et en Union Soviétique.
 
La CSCE, qui fut un simple forum de débats, devient désormais une organisation apte à lever des forces armées et contrôler le désarmement. En plus du soutien aux forces de paix de l'ONU en Yougoslavie, les responsables sont convenus d'envoyer des observateurs dans l'enclave arménienne de Nagorni-Karabakh en Azerbaïdjan, afin d'essayer d'y instaurer un cessez-le-feu.
 
Dans le cadre du plan de maintien de la paix, ce groupe amènerait l'OTAN, l'Union Européenne Occidentale des neufs et la Communauté des Etats Indépendants à envoyer troupes et ressources afin de gérer les cessez-le-feu, superviser les retraits de troupes et s'assurer que l'aide humanitaire parvienne aux réfugiés. Ces missions seraient entreprises en collaboration avec les Nations Unies.




Home Les gouvernements devront écouter le peuple

« Dans le monde entier, les gouvernements devront écouter le peuple. » (Partage international septembre 1988)
 
 
MAURITANIE — Le Premier Ministre mauritanien S. Mohamed Ould Boubacar considère que son pays est un « bon élève » de la démocratie. Une Assemblée Nationale a été élue au suffrage universel. Elle comprend des représentants indépendants ainsi que des membres de l'opposition. Par ailleurs, 15 partis politiques ont été reconnus. La liberté de presse existe désormais et 30 journaux sont répertoriés. (Source : La Croix, France)
 
 
CUBA — L'Assemblée Nationale cubaine a voté un ensemble de réformes constitutionnelles modernisant les lois politiques, économiques et sociales, mais préservant le système du parti communiste unique qui existe sur l'île. C'est la première fois que des modifications sont apportées à la constitution depuis son introduction 16 ans plus tôt à la suite d'un referendum. Le point clé de cette réforme est l'introduction du vote direct et secret lors des élections de l'Assemblée Nationale, à la place du système actuel de vote indirect. La liberté de religion est garantie bien que l'Etat reste officiellement athée. Un réseau légal a de même été mis en place afin de créer des entreprises en joint venture avec des capitaux étrangers.
 
 
MEXIQUE — Pour la première fois de ses 63 ans d'histoire en tant que parti dirigeant du Mexique, le PRI a admis sa défaite, sans occasionner de violence, lors des élections fédérales dans l'état le plus important et le plus riche du Mexique. Francisco Barrio, le candidat victorieux des élections dans l'état de Chihuahua, avait accusé le PRI de l'avoir illégalement privé de la victoire 6 ans plus tôt. En fait, la fraude aurait été en partie à l'origine des victoires du PRI dans pratiquement toutes les élections nationales et fédérales qui ont eu lieu au Mexique depuis 1929. Le Président Carlos Salinas de Gortari, arrivé au pouvoir en 1988, a tenté de moderniser le Mexique et d'améliorer son image à l'étranger. Il a également promis que les élections seraient honnêtes et qu'il respecterait les résultats.




Home La dette des pays pauvres sera annulée

« La dette des pays pauvres sera annulée. » (Partage international mai 1989)
 
 
Certaines banques commerciales occidentales ont annulé un tiers de la dette du Brésil qui se monte à 44 milliards de dollars. Au cours de l'année, le Brésil avait déjà conclu un accord avec les pays créditeurs. Ces pays avaient alors octroyé une modération des taux d'intérêt et un moratoire de la dette à hauteur de 21 milliards de dollars. Jusqu'à une période récente, les banques et les pays créditeurs s'accordaient à soutenir que la remise des dettes des pays en voie de développement était impossible. Cependant, des accords voient maintenant le jour avec un nombre croissant de pays.




Home L'armée britannique se retirera d'Irlande du Nord

« En Irlande du Nord, les problèmes seront résolus à l'échelon local, et une certaine forme de parlement régional y sera établi. L'armée britannique se retirera d'Irlande du Nord. » (Partage international octobre 1988)
 
 
Les partis unionistes d'Irlande du Nord sont convenus d'entamer des discussions avec le gouvernement irlandais, ce qui semblait un geste impossible jusqu'alors. Les médias britanniques font largement écho de ce pas vers l'union, en des termes positifs. Le Parti Unioniste Démocratique du Révérend Ian Paisley restait jusqu'à présent particulièrement obstiné ; depuis la sécession de l'Ulster du reste de l'Irlande 70 ans plus tôt, ce parti n'avait jamais communiqué avec Dublin.





Brève

Home Krishna

Dans la Bhagavad Gita, Krishna dit : « Ô Bharata, chaque fois que le dharma décline et que l'adharma dresse sa tête hideuse, alors je m''incarne moi-même ». Selon le journal Hinduism Today, de plus en plus d'Hindous croient que les temps sont mûrs pour le retour du Seigneur Krishna. La détérioration rapide de la vie quotidienne en Inde, et l'incapacité du gouvernement à endiguer cette désintégration, ont conduit beaucoup de personnes à espérer que les temps sont proches d'une intervention directe et divine, en vue de restaurer le dharma, la « voie de la droiture ». Parmi les millions de téléspectateurs ayant vu récemment les deux séries basées sur les grandes épopées hindoues, le Mahabharata et le Ramayana, beaucoup estiment que, par l'intermédiaire de ces programmes, l'Etre divin est en train de préparer le terrain psychologique à son arrivée imminente.





Citation

Home Au Sommet de la Terre à Rio Jaeiro.

par Fidel Castro

« C’est à la faim que nous devons mettre un terme, pas à l’existence de l’être humain. »





Esotérisme

Home Réflexions sur le travail de groupe

par Benjamin Creme

L'article qui suit est une transcription des causeries et des réponses aux questions données par Benjamin Creme lors de rencontres de groupes de Transmission qui ont eu lieu à Tokyo et à Okinawa, au Japon, en mai 1987.
 
 
Le travail de groupe est la voie du futur. Dans cette nouvelle ère, toute activité s'effectuera à travers des groupes, des affiliations à des groupes, la pensée de groupe, aboutissant finalement à la conscience de groupe. Cette ligne directrice est en accord avec la qualité des énergies s'écoulant de la constellation du Verseau, qui ne peuvent être connues, appréhendées et utilisées qu'en formation de groupe.
 
A l'origine de l'activité de groupe dans l'ère révolue des Poissons, il s'est toujours trouvé un seul individu, un chef de file, qui, une fois ses objectifs et sa pensée présentés, faisait exécuter ses ordres par les autres membres du groupe. Telle fut la norme au cours des 2 000 dernières années. Afin de répondre correctement à la qualité des énergies du Verseau ainsi qu'aux desseins propres au Plan d'Evolution de l'humanité, cette approche doit changer. Plutôt que d'avoir un groupe d'individus, aussi dévoués soient-ils, qui suivent les ordres de l'un des leurs, peut-être plus puissant, chaque membre doit assumer l'entière responsabilité des pensées, idées, intentions et desseins du groupe.
 
Il existe, à Londres, un groupe participant activement au travail que j'accomplis depuis mars 1974. Ce groupe a été formé à l'instigation de mon Maître. La première chose que le Maître a dite à propos de la formation de ce groupe, est qu'il ne devait porter aucun nom. Ainsi, en aucun cas, ne saurait-il dresser de barrière autour de lui et de ses idées. Lorsque je parle en public, je peux le faire sans ambages devant n'importe quel groupe. Je ne viens pas d'une direction donnée qui serait « tel groupe » portant « tel nom », « telle association », « telle société ». Mon Maître a également indiqué qu'il ne devait y avoir ni bureaux, ni employés, et que personne ne devait occuper de position particulière, la position et la responsabilité de chaque membre du groupe devant être égale. Naturellement, un tel concept est plus facilement réalisable avec un petit nombre d'individus. Ce groupe, lorsqu'il fut formé, comptait douze personnes, soit treize au total avec moi-même. Bien que beaucoup soient parties et que d'autres soient arrivées — le groupe s'est agrandi — le concept reste le même et cette méthode de travail se poursuit donc dans le groupe de Londres.
 
Nous sommes dans une période de transition située entre deux âges. Les anciennes structures ne fonctionnent plus très bien et, pour l'instant, les nouvelles n'existent pas encore ; nous nous trouvons dans « l'entre-deux ». Ceux qui travaillent selon les anciennes méthodes individualistes, obéissant à un chef, se verront devenir de moins en moins efficaces, car cette façon de travailler n'est pas en accord avec la qualité des énergies du Verseau.
 
Le but suprême est la conscience de groupe. Cet état très subtil et difficile à atteindre, est inconnu à l'heure actuelle, sauf de la Hiérarchie. La Hiérarchie Spirituelle, elle, ne connaît que la conscience de groupe et n'a pas du tout le sens de la conscience personnelle séparée. C'est là la perfection et ce à quoi nous devrions aspirer, sans trop se décourager toutefois si nous n'y parvenons pas immédiatement.
 

La Hiérarchie Spirituelle ne connaît que la conscience de groupe et n'a pas du tout le sens de la conscience personnelle séparée.


 
La conscience de groupe est l'expression de la conscience bouddhique, mais à notre niveau, nous pourrions dire qu'il s'agit de la synthèse de la pensée qui, dans un groupe, se développe à partir d'une intégration totale de tous les membres, lorsque ceux-ci se trouvent sur un pied d'égalité dans le travail de groupe. Ce type de conscience, qu'est la pensée synthétique de groupe, se développe plutôt lentement et en fonction des circonstances. De même qu'une plante poussera et fleurira juste en temps voulu pour autant que vous lui donniez une bonne terre, de l'eau et de l'humus en quantité adéquate, de même le groupe se développera si vous lui donnez le bon stimulus. Même si le développement de la conscience de groupe nécessite beaucoup de temps, il faudra, pour y parvenir, créer les mécanismes, la forme et la structure qui permettront à cette conscience de se développer. La forme indispensable à la création de la conscience de groupe est une structure permettant la plus complète participation de tous les membres du groupe dans une relation d'égalité. C'est là la démocratie la plus parfaite.
 
Il est des nations et des cultures qui offrent un environnement favorable et qui trouvent ce processus plus aisé que d'autres. Les Américains, par exemple, n'éprouvent pas trop de difficultés à créer des groupes au sein desquels une certaine mesure de démocratie est appliquée, parce qu'ils recherchent assez consciemment la participation démocratique de tous les membres, et que c'est une chose dont ils ont l'habitude depuis qu'ils vont à l'école. De même, dans les groupes français, il n'y a pas de grandes difficultés à créer des situations où chacun des membres ait l'entière liberté de donner son opinion sur n'importe quel aspect du travail. Je ne sais pas ce qu'il en est en Russie, mais c'est incontestablement vrai pour la France et l'Amérique qui ont connu les premières révolutions en faveur de la liberté individuelle. Cela n'est pas très fréquent en Allemagne, est assez répandu en Hollande et l'est raisonnablement en Grande-Bretagne. Cependant, le Japon a connu pendant des siècles une démarche autoritaire : la loi et les ordres venant d'en haut et d'autres les exécutant.
 
Ce dont le Japon comme la plupart des autres pays a, me semble-t-il, le plus besoin, est une plus grande participation de la femme dans les groupes. En fait, dans la plupart des pays, les prétendus groupes du nouvel âge ainsi que les groupes de transmission comptent un plus grand nombre de femmes que d'hommes. Cependant, ce sont habituellement les hommes qui prennent les décisions et les femmes qui préparent le thé. Pourtant, selon mon expérience, si l'on veut qu'un travail soit bien fait, c'est aux femmes qu'il faut le confier. La majorité des femmes ont un sens pratique extrêmement développé. Beaucoup d'entre elles ont l'habitude d'élever des enfants, de les conduire à l'école, d'aller les chercher à l'école, d'être à l'heure dans la préparation des repas, etc. Elles doivent avoir les pieds sur terre et savoir exactement où, quand et comment trouver quoi. Ceci leur confère une grande habileté à travailler avec la forme. Evidemment, les gens diffèrent, mais les hommes, d'un autre côté, ont tendance à penser en termes vastes, philosophiques et abstraits.
 
L'âge à venir est celui de la pleine réalisation du Principe Mère. L'Age de Maitreya est l'Age de Tara, la Mère du Monde. La mère nourrit l'enfant, nourrit la famille, et le principe féminin nourrit la civilisation. Cette raison suffit à elle seule pour donner au principe féminin sa pleine expression. Cela veut dire que toutes les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes. Ceci vaut d'autant plus pour un groupe actif du nouvel âge qui compte généralement davantage de femmes que d'hommes. Afin que le travail soit conforme au nouveau concept de travail de groupe dans l'ère du Verseau, il faut que chacun, homme ou femme, se considère comme membre à part entière, égal et responsable, personne n'étant inférieur ou supérieur à quiconque. Le signe évident d'une authentique démocratie—il n'existe nulle part aujourd'hui de démocratie véritable — est la participation de tous les membres du groupe. La pleine participation est l'objectif futur de tous les pays. Ainsi seulement, en participant aux prises de décisions et aux actions permettant de transformer le monde grâce à un changement de conscience, chaque être humain peut-il s'ouvrir à l'intégralité de son potentiel. Cela commence en formation de groupe ; même en famille. De là, la nécessité d'une communication totale entre tous les membres du groupe et de l'acceptation du concept de responsabilité individuelle et mutuelle.
 
L'important est le respect mutuel et l'absence d'ambition personnelle. Celui dont la personnalité est ambitieuse peut complètement ruiner le travail d'un groupe. Une telle personne travaillera toujours à la satisfaction de sa propre ambition personnelle et non pour le bien du groupe ou de la cause. Chacun se doit d'être parfaitement honnête envers lui-même et honnête envers les autres. Tous ceux qui travaillent dans le groupe doivent considérer ce qu'ils font comme un moyen de servir le dessein du groupe et nullement comme un moyen de servir leur propre ego, leur propre sentiment d'importance. Ainsi une véritable communication pourra-t-elle s'instaurer entre tous les membres du groupe ; personne ne retenant d'informations en raison d'un sentiment de puissance, mais tout ce qui est connu, tout ce qui peut être communiqué, sera communiqué.
 
 
 
Q. Quel que soit le projet ou le travail considéré, il se trouvera toujours parmi les membres du groupe des idées différentes ou des manières différentes de faire les choses. Si tous les membres sont sur un pied d'égalité et que personne d'en haut ne commande la prise des décisions, comment arrive-t-on à prendre des décisions ? Faut-il suivre la loi de la majorité ?
R. On y parvient grâce au consensus du groupe, et non par l'imposition des idées d'un membre plus influent ou par celles de la majorité. Prenons l'exemple d'un parti politique. Selon l'ancienne méthode, il s'y trouvera en général plusieurs factions qui viendront, chacune, débattre et argumenter les diverses façons d'aborder un problème. On procédera alors à un vote, lequel donnera par exemple quinze voix en faveur de telle idée, six voix contre, trois sans opinion, et ainsi de suite. La majorité emportera la décision. C'est l'ancienne méthode.
 
Le groupe, dans l'acception du nouvel âge, devrait plutôt chercher à travailler pour arriver de manière naturelle et intuitive à un consensus sur la manière de procéder. Les différences de points de vue résultent des différences de structures de rayons de chacun des membres du groupe, et il vaudrait mieux accueillir ces différences plutôt que de les combattre. Selon leurs rayons, les individus travaillent différemment, voient le monde différemment et conçoivent les choses de manière différente. Le but devrait toujours être de chercher à travailler à partir du point de vue de l'âme des individus.
 
Sur le plan de l'âme, chaque âme peut travailler en harmonie avec n'importe quelle autre âme, quel que soit le rayon. La Hiérarchie, qui se compose de sept groupes différents, chacun sous l'influence distincte d'un rayon, travaille pourtant en parfaite et totale harmonie, parce que chacun des rayons, de par la vision de la réalité qui lui est propre, contribue à l'enrichissement de la vision d'ensemble.
 
Les difficultés rencontrées par le groupe procèdent toujours des différences de personnalités. Le but doit être d'agir depuis le niveau supérieur de l'âme ; d'apprendre à consentir à de sages compromis. Bien des difficultés proviennent du manque d'aptitude à faire des compromis, à percevoir la vision du groupe et à tendre vers l'accomplissement du dessein du groupe. Il faut le voir avec les yeux de l'âme, utiliser l'intuition et respecter le fait que chacun travaille à partir d'un point de vérité, d'honnêteté, de sincérité, et voit simplement les choses différemment. Tout le monde est utile parce que chacun apporte une manière unique d'aborder l'idée ou le problème.
 
C'est ici qu'il nous faut encore une fois parler des femmes. Ayant moins l'esprit de compétition que les hommes, elles se cramponnent moins à leurs propres idées et sont plus portées à considérer le point de vue de l'autre, elles sont plus enclines à la tolérance et mieux à même d'accepter les compromis. Elles ont en général plus de bon sens. Je ne veux pas dire par là que je propose de remplacer la prééminence de l'homme par celle de la femme. Cela reviendrait simplement à changer les rôles sans changer la situation. Nous n'avons pas besoin de dirigeants, mais d'une pleine participation, autrement dit, que chacun accepte d'être responsable.
 
Lorsque les gens prennent la responsabilité de certaines tâches, il est important qu'ils les accomplissent. Ils ne doivent pas se charger d'une tâche pour ne l'effectuer qu'à moitié, ou même moins, ou pas du tout. L'ensemble du groupe doit pouvoir avoir confiance en la pleine responsabilité de ses membres.
 
La plupart des groupes engagés dans ce travail sont fortement empreints d'idéalisme. C'est la raison pour laquelle ils répondent à ce message. Les gens idéalistes excellent à la formation de concepts larges, vagues et abstraits, mais il leur manque très souvent l'habilité nécessaire pour que ces idées se manifestent de manière pratique sur le plan physique. Le plan physique est tout aussi réel et important que les autres plans ; il est une partie de Dieu comme tous les autres plans. Pour réellement bien travailler, un groupe a besoin d'une vision — un idéal ou une cause, larges et abstraits — et d'une capacité à la mettre en œuvre dans sa totalité de manière pratique, claire et précise. Le seul moyen d'y parvenir est à vrai dire de s'y atteler. Cela s'apprend avec la pratique.
 
 
 
Q. Il est très difficile de parvenir à une décision qui soit le reflet des idées ou des vues de chacun. Sans procédure de vote, la discussion peut se poursuivre indéfiniment et ne jamais aboutir d un consensus. Faut-il quand même et encore continuer ?
R. Si vous continuez comme cela, vous allez vous rendre compte que les décisions « n'aboutissent » pas, mais plutôt se développent, surgissent d'elles-mêmes. Il est toujours préférable de chercher à travailler depuis le plan de l'âme, depuis le plan de l'intuition qui apporte toujours la justesse, en toutes circonstances. L'âme ne connaît que la conscience de groupe, est totalement altruiste et dépourvue d'ambition personnelle. Les décisions prises à ce niveau transcendent et incluent toutes les différentes personnalités du groupe, tous les différents points de vue.
 
Il y a aussi le facteur temps. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de vouloir aboutir trop rapidement à une décision. S'il vous faut prendre une décision personnelle, vous vous dites : « Eh bien, je verrai demain matin, la nuit porte conseil. » En quelque sorte, le fait d'attendre le lendemain permet à l'âme de considérer le problème pendant la nuit. De même, le groupe peut « laisser passer la nuit » aussi longtemps qu'il le faut avant de prendre une décision. Le fait de se réunir en vue de prendre des décisions ne signifie pas pour autant qu'elles doivent être prises immédiatement.
 
Il faut que les gens deviennent plus subtils, plus sensibles à leurs âmes, à la cause pour laquelle ils travaillent et au dessein qui est à l'origine de l'ensemble du Plan. Ils doivent apprendre à appréhender le Plan par l'intuition et laisser ensuite la force d'attraction du Plan les attirer dans la bonne direction.
 
Lorsque vous vous réunissez en vue d'examiner un projet particulier, commencez par vous relier pendant quelques instants sur le plan de l'âme, sur le plan le plus élevé possible, et invoquez l'âme du groupe qui apportera la lumière sur la décision à prendre ; invoquez l'intuition.
 
Rappelez-vous qu'aucun individu n'est important ; le groupe est plus important que l'individu. L'ensemble des groupes japonais est plus important que n'importe quel groupe particulier. Et plus important que l'individu quel que soit son groupe, plus important que n'importe quel groupe, est le Plan pour lequel travaillent tous les groupes.
 
Ce plan implique la venue dans le monde de Maitreya et de la Hiérarchie des Maîtres et sous Leur inspiration, par l'intermédiaire de l'humanité, la création d'une nouvelle civilisation. En gardant toujours cela comme mesure de qui vous êtes, où vous êtes et de ce que vous faîtes, vous ne pourrez pas trop vous égarer. Alors vous travaillerez dans le sens même du Plan. Invoquez l'aide de Maitreya. Invoquez Son inspiration et Ses conseils dans votre travail. Ne dit-Il pas : « Mon aide est à votre disposition. Il n'est besoin que de demander. »






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