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Accueil > Revue Partage > année 1992

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 1992 - N° 47 / 48 Vol. 5, n° 6

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Editorial


  • Tendances


  • Le point de vue de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Esotérisme




L'article du Maître

Home La voix des peuples

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Très bientôt, un nouveau signe de la présence de Maitreya s’offrira à un monde dans l’expectative. De toutes parts se répandra l’annonce d’une manifestation insolite qui tirera de leur torpeur les sceptiques, les éveillant à la présence du miracle parmi eux. Avec le temps, même les médias les plus blasés et les plus cyniques trouveront difficile de récuser l’expérience de ces milliers d’hommes pour qui « l’ère des miracles » ne connaît pas de fin. Rien ne saurait interrompre ce processus, car les graines en sont déjà semées.

Il ne fait aucun doute que nous entrons dans une nouvelle phase de la réapparition du Christ, une phase où beaucoup acquerront la conviction que d’ici peu il marchera, une fois de plus, parmi ses frères et sœurs.
 
Dans le même temps, ceux dont l’intuition les incite à croire à son retour verront leur foi se renforcer, leur espérance s’accroître, leur aspiration s’intensifier.

Une priorité

Nombreuses sont les manières de servir, mais il en est une aujourd’hui qui est prioritaire entre toutes : le Christ a besoin de votre bonne volonté. Faites part au monde de sa présence et de son émergence toute proche, ainsi vous l’aiderez mieux que vous ne sauriez l’imaginer. Façonnez ensemble la forme-pensée de cet événement et créez un climat d’espérance. Plus que toute autre chose, cela lui permettra de revenir sans heurts dans un monde en proie à l’inquiétude et au chaos.
 
Où que les hommes se réunissent aujourd’hui, leurs pensées se tournent vers l’avenir. Qu’ils se le représentent, selon leur nature, sombre ou lumineux, ils sentent que cet avenir frappe soudain à la porte, qu’il ne saurait reproduire le passé ni perpétuer le présent et qu’il s’annonce, pour le meilleur ou pour le pire, sous un jour radicalement différent de ce qu’ils ont connu.
 
Les puissants événements qui, chaque jour, secouent le monde, font prendre conscience aux hommes qu’ils sont témoins des dernières convulsions d’une civilisation mourante et, en conséquence, de la création d’une nouvelle culture.
 
Si la forme que pourrait prendre cette culture reste, pour la plupart, imprécise et sans réelle substance, il est au moins une chose qui soit déjà imprimée dans l’esprit du public comme des médias : la force grandissante de la voix des peuples, et leur détermination croissante à se faire entendre. C’est là l’événement politique le plus important de notre temps. Dans le monde entier, les peuples de toutes les nations prennent le contrôle de leur destin, exigeant le respect de leurs droits. L’appel intérieur à la liberté, inhérent à leur divinité, unit les hommes de toute race et de toute croyance et, en un crescendo ininterrompu, il fera retentir à l’infini son écho jusqu’à ce que s’effondrent les derniers bastions de la tyrannie et que l’humanité puisse prendre possession de son héritage. Tel est l’avenir qu’attendent tous les hommes.
 

 
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international





Editorial

Home Le serpent de la liberté

« Le désordre, le chaos et la corruption s'accroissent en Union Soviétique. Nous sommes mal informés de l'agitation que connaît ce pays. La politique d'ouverture a libéré le peuple des servitudes du passé. Pourtant, c'est comme si l'on avait lâché un serpent venimeux. »
 
Cet extrait provient des déclarations du collaborateur de Maitreya transmises chaque mois à des journalistes londoniens. Il est daté du 16 avril 1989, à une époque où les médias ne se préoccupaient guère en effet des désordres intérieurs de l'ex-Union Soviétique. Il y a trois ans, cette affirmation pouvait sembler absurde et douteuse. Comment la nouvelle politique de la glasnost (l'ouverture) pouvait-elle être sérieusement comparée à un « serpent mortel » ? Les lecteurs de Partage International vivant dans les pays démocratiques, de même que ceux qui vivent sous des régimes dictatoriaux répressifs, auront peut-être lu ces commentaires avec étonnement et quelque réticence, ou même avec réprobation.
 
Le collaborateur de Maitreya a cependant poursuivi dans le même sens au cours des mois suivants : « La liberté est semblable à un serpent qu'on aurait laissé s'échapper d'un panier et qui s'en irait mordre les gens alentour. La politique d'ouverture de M. Gorbatchev a éveillé l'égoïsme dans la population qui se met tout à coup à exiger des biens matériels. Les gens veulent ceci, cela. L'ensemble de cette situation sera à l'origine d'une crise, de corruption et de troubles. On blâmera M. Gorbatchev pour cet état de fait et il sera remplacé, » écrivait Patricia Pitchon le 24 mai 1989 en citant le collaborateur de Maitreya.
 
Se pourrait-il que Maitreya (qui se trouve à l'origine des informations transmises par son collaborateur) soit contre la liberté ? N'était-ce pas la liberté que les peuples de ce qui était à l'époque le bloc de l'Est demandaient depuis si longtemps ? La liberté de l'homme n'est-elle pas l'un des principes fondamentaux des enseignements de la sagesse éternelle ? Le 7 février 1990, le collaborateur de Maitreya a développé ses premières affirmations en ajoutant : « Finalement, M. Gorbatchev sera remplacé, en raison de l'extension du conflit nationaliste dont on lui attribuera la responsabilité. Il a laissé le « serpent venimeux » de la liberté s'échapper de son panier alors que le peuple n'était pas encore prêt. « Ce qu'il a fait était juste, mais il l'a fait au mauvais moment. »
 
La justesse et la précision de ce jugement nous apparaissent maintenant évidentes. La liberté, ce droit de l'homme élémentaire, est venue trop brusquement pour que les pays du bloc de l'Est puissent la gérer avec sagesse. Pendant de longues années, nombreux sont les habitants de ces pays à avoir envié la vie facile des pays industrialisés, ne cherchant qu'à acquérir la même liberté et un niveau de consommation semblable, qui les faisait rêver. Leurs désirs et leurs attentes étaient exacerbés par les économistes et les politiciens occidentaux qui conseillaient (ou plutôt exigeaient) que les structures communistes et les économies d'Etat soient assainies par des moyens de choc, rapides et percutants.
 
Les conséquences sociales ont été désastreuses — bien plus encore que ne le craignaient ceux qui, comme Partage International, critiquent de telles mesures draconiennes. Ni le peuple ni les politiciens n'avaient la moindre idée de la manière de gérer cette liberté si soudainement acquise, en dehors de quelques opportunistes qui ont su tirer profit de cette confusion en devenant millionnaires presque d'un jour à l'autre. Pour l'immense majorité qui se trouve au bas de l'échelle, le rêve s'est transformé en cauchemar. Il suffit de considérer un pays comme la Roumanie, par exemple, pour constater immédiatement les effets produits par cette liberté tant désirée. Peter Michielsen, journaliste au NRC Handelsblad, a fait les observations suivantes : « Les services sociaux ont fondu comme neige au soleil. A Bucarest, des milliers d'enfants qui se sont enfuis des orphelinats vivent maintenant dans les égouts, dans les bennes à ordures et dans les stations de métro. Ils sont affamés, malades et désespérés, vivant de mendicité et de rapine. Ils respirent de la colle. Personne ne sait que faire de ces enfants... Ce n'est guère mieux ailleurs. Les gares de Sofia, Budapest et Varsovie regorgent de sans-abris... L'année dernière, 60 pour cent des Moscovites vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Les taux de criminalité sont en augmentation. Les rangs des chômeurs se gonflent chaque jour, » etc, etc.
 
Les partisans des thérapies de choc s'obstinent à dire qu'il ne s'agit là que « d'effets secondaires » temporaires. Et, contre vents et marées, ils continuent à penser que si l'on donne la liberté à ceux qui sont économiquement forts, à la longue, tout le monde en bénéficiera. En dehors du fait qu'elle n'aide pas, aujourd'hui, les enfants des rues de Bucarest, de Budapest ou de Varsovie, cette théorie ne tient pas debout. C'est une illusion. Pire encore, c'est un mensonge allègrement répandu par des politiciens qui ne comptent aucun supporter parmi les hordes de pauvres, trop désenchantés pour voter, mais qui comptent sur les voix des mieux nantis.
 
Une liberté illimitée pour ceux qui sont économiquement forts ne conduit pas par elle-même à l'amélioration du niveau de vie des pauvres. Il en existe de nombreux exemples — le cas de Los Angeles est typique. Le boom économique des années 80 et la détérioration financière simultanée des services de prévoyance sociale (conditions idéales si l'on suit ce mythe selon lequel la richesse finit automatiquement par toucher les plus pauvres) ont rendu la vie de plus en plus insupportable pour la population des quartiers pauvres. Le Président Bush a balayé les faits d'un revers de la main en rejetant la responsabilité des émeutes du mois d'avril à Los Angeles sur les Démocrates qui, dit-il, se sont montrés trop généreux avec les pauvres dans les années 70. Le credo économique du Président Bush repose sur deux hypothèses simples : si les riches gagnent plus (par exemples grâce aux exonérations fiscales) ils travailleront davantage ; si, d'autre part, les pauvres reçoivent de l'argent (même une aumône tout juste suffisante pour survivre), ils deviendront encore plus paresseux et refuseront de travailler. Cette philosophie monstrueuse — bien entendu exprimée en termes soigneusement choisis — a été répandue pendant des années dans tous les pays du monde par l'intermédiaire du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale. Au cours des dernières années, les pays d'Amérique Latine se sont vu l'un après l'autre imposer la 'liberté' et les impératifs du marché. Et cela a en effet fonctionné : l'hyperinflation a été freinée, la bourse est montée en flèche et les économies se sont encore une fois relevées. Mais malheureusement, les répercussions financières positives sur les pauvres ne se sont pas produites, contrairement à ce que les monétaristes purs et durs avaient affirmé. Il est également regrettable qu'il ne reste aucune place dans le cadre de cette liberté illimitée pour des secteurs tels que l'éducation, la prévoyance sociale et le logement. A l'heure actuelle, plus de la moitié de la population de l'Amérique Latine souffre des effets d'une pauvreté croissante : ils vivent plus mal aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans.
 
La Banque Mondiale (qui était jusqu'à récemment le valet du FMI) commence à admettre, quoique timidement, que les thérapies de choc et l'économie de marché ne profitent pas automatiquement aux plus pauvres, et que l'effet contraire peut même se produire. Les peuples d'Europe de l'Est ont soudainement découvert cette dure vérité. Leur expérience douloureuse démontre que le collaborateur de Maitreya avait raison d'appeler la liberté un « serpent », un serpent qui mord s'il n'est pas contrôlé par l'humanité, grâce à la prise de conscience que nous sommes responsables les uns vis-à-vis des autres, et à la mise en place de mesures propres à répondre à nos besoins mutuels.





Tendances

Home L'histoire secrète de la guerre écologique du Golfe

Interview de Randy Thomas par Diana Holland

Randy Thomas, journaliste canadien, fut correspondant et consultant sur les questions de l'environnement au Moyen-Orient, au cours de la guerre du Golfe et des mois qui suivirent. Diana Holland l'a interviewé pour Partage International.
 
 
Peu après l'invasion irakienne du Koweït, Carl Chaplin, peintre canadien réputé pour ses tableaux représentant des villes en train de subir une attaque nucléaire, a invité son ami, le journaliste Randy Thomas, à une « Exposition Artistique sur la Guerre Ecologique », qu'il avait l'intention d'organiser à Amman, en Jordanie. C. Chaplin entendait mettre en garde Saddam Hussein, et d'autres responsables du Moyen-Orient, sur les conséquences possibles d'un conflit dans une région où pointaient 1 200 têtes nucléaires.
 
R. Thomas accepta l'invitation de son ami, et tous deux débarquèrent à Amman avec leurs seuls bagages à mains, une nuit de janvier 1991. La ville s'attendait à une attaque à tout moment, et le fait que leurs valises aient été perdues en transit n'intéressa personne, au milieu de la tension générale. Les tableaux constituant l'exposition arrivèrent à bon port, et l'exposition connut un grand succès, en attirant l'attention des médias.
 
Une pluie noire
 
Avant de quitter la Jordanie, les deux amis assistèrent à une réunion avec le Dr Abdullah Toukan, principal conseiller scientifique du roi de Jordanie, qui prévoyait des effets climatiques au niveau mondial, semblables à un hiver nucléaire miniature, si les puits de pétrole de la région étaient mis en feu. Dans le taxi qui les ramena à l'hôtel, C. Chaplin et R. Thomas furent saisis d'effroi lorsque le chauffeur survolté leur traduisit une information de source iranienne : peu après le début des bombardements américains sur les installations pétrolières irakiennes de Bassora, une pluie noire avait commencé à tomber sur des champs de céréales en Iran. Le cauchemar du Dr Toukan se matérialisait déjà.
 
Ni les gouvernements ni les médias n'ayant mis en garde contre la possibilité d'une catastrophe, C. Chaplin et R. Thomas décidèrent de passer à l'action. Ils créèrent le GEERT (Gulf Environmental Emergency Response Team) — Equipe d'Intervention Ecologique Rapide du Golfe — et firent appel à des groupes et à des scientifiques spécialistes de l'environnement, pour surveiller les effets des pluies noires et des puits de pétrole déjà en feu, et s'en faire l'écho.
 
Les bagages de C. Chaplin arrivèrent juste au moment où il s'apprêtait à quitter le pays pour aller faire passer l'information en Europe. R. Thomas ne retrouva jamais ses valises. Cependant, équipé d'une caméra, d'un bloc-notes et d'un caméscope, il décida de rester dans la région et d'intensifier son action en faveur de l'environnement.
 
Peu après, il entendit un SOS diffusé par le gouvernement du Bahreïn : une marée noire plus étendue que cette nation insulaire était en train de descendre le long du Golfe, dans sa direction. Cette marée noire toucha finalement l'Arabie Saoudite, et R. Thomas s'y rendit pour enquêter. Sur place, il fut contacté par un groupe de protection de la nature, Earthtrust, qui lui demanda de se rendre au Koweït pour réaliser un film vidéo sur les oiseaux menacées dans la région. Thomas pensait que ce serait impossible, car l'accès était barré, il n'y avait plus de gouvernement, et il n'avait pas de visa. Mais trois jours plus tard, il se retrouva à Koweït City, en train de télégraphier des informations concernant l'environnement grâce à un ordinateur portable emprunté.
 
Earthtrust
 
Alors que les principaux médias se concentraient sur la guerre et sur le problème des réfugiés Kurdes, R. Thomas fut le seul reporter à se consacrer à l'environnement. Quelques jours après son arrivée, il s'était déjà mis en rapport avec un ornithologue néo-zélandais et un écologiste américain, en vue d'établir l'unique centre d'information sur l'environnement de la région, qui fournit par la suite des informations aux militaires, aux entreprises, aux gouvernements et aux étudiants. Cela ne fut possible qu'en raison de sa situation de consultant auprès d'Earthtrust, car les journalistes en tant que tels n'étaient pas admis dans la région.
 
R. Thomas survécut à une attaque de missiles sur son hôtel, et effectua des incursions quotidiennes dans le désert, évitant les mines et les chapelets de bombes, afin de rassembler des informations, particulièrement sur les oiseaux migrateurs. Il s'arrangea pour effectuer des missions de surveillance de l'environnement par hélicoptère, emmenant parfois des observateurs de l'ONU ou des scientifiques, et ces vols lui permirent de dresser un tableau très complet des atteintes à l'environnement dans le Golfe.
 
Après la retraite irakienne, enjambant des gravas (et des mines, ainsi qu'on put le constater par la suite) dans les bureaux d'un institut scientifique dévasté, R. Thomas mit la main sur un Plan d'Urgence concernant les Puits de Pétrole abandonné parmi les documents des chercheurs. Ce plan lui permit de déterminer l'importance stratégique et écologique de nombreux emplacements. Dès le mois d'avril, après la guerre, il détecta une nouvelle marée noire importante, qui dériva pendant deux semaines et se répandit sur 48 km de côtes, au Koweït. Cette découverte ne provoquant aucune réaction de la part des gouvernements, R. Thomas et deux autres personnes, dont le cuisinier égyptien de son hôtel, trouvèrent du matériel sur une plage minée, et à l'aide d'une embarcation, ils purent préserver par un barrage mobile un grand estuaire à Al-Khiran, au sud de la marée noire.
 
Fin avril, Thomas avait achevé son travail sur l'estuaire, ayant réalisé les premiers enregistrements vidéo des marées noires, et pris plus de 1 200 diapositives d'oiseaux. Après avoir résumé ses découvertes dans un rapport destiné à la famille royale du Koweït, il quitta la région pour commencer à informer l'Europe et l'Amérique du Nord des conséquences écologiques de la guerre.
 
Cependant, de retour au Canada, R. Thomas eut de grandes difficultés à publier son histoire. Un reporter bien connu en matière d'environnement lui affirma que les éditeurs ne la publieraient pas, parce que la guerre était considérée comme populaire et couronnée de succès, et que toute information contraire ne pourrait que déranger les lecteurs. Il précisa que les communiqués de presse militaires officiels continueraient à être diffusés par les médias, sans qu'il soit tenu compte des témoignages oculaires. « Pour une raison ou une autre, » a-t-il soupiré, « les médias ont décidé très tôt que le plus grand désastre des temps modernes n'était pas une histoire à raconter. »
 
Une catastrophe écologique
 
La presse arabe locale couvrit par contre l'événement sous l'angle de l'environnement. Les gens ayant reçu une information, ils participèrent aux actions de sauvetage de la faune affectée, de sorte que des groupes d'étudiants, par exemple, nettoyèrent plus de 1 300 oiseaux mazoutés, dans un centre de sauvetage d'oiseaux en Arabie Saoudite. Un tel intérêt envers les créations de la nature était sans précédent dans les pays arabes.
 
Décrivant l'étendue des désastres, R. Thomas souligne que l'Irak est le pays le plus touché. En dehors de la famine dont souffraient ses trois millions d'enfants juste après le conflit, R. Thomas déclare que l'Irak doit faire face à une contamination par les produits chimiques, peut-être même par les radiations, ainsi qu'à d'autres maladies engendrées par l'eau contaminée. Il faudra des générations pour reconstruire l'infrastructure. R. Thomas estime que la région entière souffre d'une catastrophe écologique, comme le déclarent des observateurs de l'ONU, affirmant que le Tigre et l'Euphrate sont contaminés « à tout jamais » suite au bombardement des usines d'armements chimiques en Irak. R. Thomas ajoute que l'Iran voisin fut très touché par les incendies des puits de pétrole. Les deux tiers du pays ont été touchés par des pluies noires et la moitié des récoltes et des arbres ont été détruits dans la région occidentale du pays. En Arabie Saoudite, plus de la moitié des 650 km de côtes ont été gravement touchées par la nappe de pétrole, et 60 pour cent des zones humides ont été détruites.
 
Au Koweït et en Irak, il s'est formé des lacs de pétrole atteignant 13 km de longs et 6 mètres de profondeur. Des rivières de pétrole ont commencé à se répandre dans le désert, menaçant la nappe phréatique agricole qui se trouve très proche de la surface. Par ailleurs, des milliers de kilomètres de tranchées et d'empreintes de chenilles de chars ont ravagé les algues délicates qui retiennent les sables du désert, ce qui va accélérer la désertification dans les années à venir. Des milliers de tonnes de pièces d'artillerie usagées ou non ont été abandonnées, comme autant de monuments commémoratifs de la guerre.
 
Mais, selon R. Thomas, rien ne peut se comparer à la dévastation provoquée par le pétrole brut qui s'est répandu à flots dans le Golfe d'Arabie, une mer intérieure peu profonde, presque entièrement enclavée, déjà surchargée par une forte salinité et par des nappes pétrolières datant de la guerre Iran-Irak. Le pétrole déversé suite à la destruction des installations pétrolières a été estimé à 5,5 millions de barils. Cela représente 40 fois la quantité de pétrole déversé en 1990 par l'Exxon Valdez en Alaska, qui fut considérée à l'époque comme une catastrophe écologique majeure.
 
Les déchets à base de carbone sont venus doubler les rejets pétroliers dans les eaux du Golfe, provoquant aussitôt l'extinction totale du phytoplancton dont dépend toute la chaîne alimentaire. De ce fait, les bancs de morues, constituant la seconde source de revenus dans le Golfe et l'essentiel de l'alimentation de la population, ont été décimés. Il se peut que plusieurs espèces d'oiseaux disparaissent, et certains mammifères menacés, comme les dauphins et les rares lamantins, de même que les tortues, ont été durement touchés.
 
Les conséquences écologiques se sont étendues au delà du Golfe, et affectent la planète entière. Selon R. Thomas, certains scientifiques estiment que le temps capricieux qui sévit dans le monde entier depuis le conflit — par exemple les pluies et les inondations record — sont imputables aux incendies des puits de pétrole du Moyen-Orient. Jusqu'à présent, les aberrations climatiques ont provoqué un demi million de morts et quatre millions de sans abri.
 
Une insuffisance des efforts de reconstruction
 
Interrogé sur les possibilités d'épuration du Golfe, R. Thomas souligne qu'une catastrophe écologique de cette ampleur ne peut être surmontée par une seule nation. Pourtant, peu sont disposés à fournir de l'aide à des nations riches comme l'Arabie Saoudite et le Koweït pour reconstruire la région. On a également eu tendance à considérer l'Irak comme l'auteur de toutes ces nuisances, et comme devant donc en supporter les conséquences. Par principe, les autres pays ont trouvé des excuses pour ne pas fournir leur contribution, affirme Thomas, alors que la situation offre pourtant une excellente occasion aux nations du monde de faire preuve d'une réaction coordonnée et unifiée face à des problèmes écologiques complexes, divers et interdépendants.
 
Au lieu de cela, remarque-t-il, dès le début, la reconstruction du Koweït fut considérée comme une entreprise strictement commerciale, et le montant entendu, de 55 milliards de dollars, ne prend nullement en compte les mesures à prendre en matière d'assainissement écologique. R. Thomas affirme que durant les mois qui ont suivi la guerre, les Etats-Unis et leurs alliés ont continué à injecter des armes dans la région, pour une valeur de 12 milliards de dollars. Il fait remarquer que cette somme aurait pu être consacrée au traitement de la zone — nettoyage, reboisement, replantation — plutôt qu'à exacerber la tension. Depuis la Guerre du Golfe, l'armement s'est accru dans cette région touchée par des atteintes écologiques massives. R. Thomas souligne que cette situation pose la question de conflits futurs. « Il est absurde de croire — en dépit de la propagande des analystes et des commentateurs militaires — qu'une utilisation rapide et massive des armes de haute technologie constitue d'une manière ou d'une autre la solution aux conflits du Moyen-Orient », souligne-t-il.
 
« Au lieu d'un Nouvel Ordre Mondial, nous avons besoin d'une nouvelle attitude mondiale. Il nous faut détourner le militaire de la démarche guerrière, qui nous plonge tous dans l'insécurité, pour l'orienter vers le travail écologique, qui représente la véritable sécurité de cette planète. En termes pratiques, les militaires possèdent l'infrastructure et la capacité de réagir et d'apporter des remèdes face aux situations de crise. De plus, le personnel militaire accueillerait avec joie de pouvoir jouer un tel rôle. » R. Thomas en est persuadé, ayant été témoin de l'empressement des jeunes appelés à apparaître aux yeux de tous comme faisant du bien à la région, plutôt que d'être jugés comme des bouchers et des assassins.
 
« Agir à partir du cœur »
 
« Cette guerre écologique a blessé la planète, et celle-ci ne sera pas en mesure de faire face à d'autres leçons de cette intensité, » déclare R. Thomas. « La tragédie n'est pas que les fauteurs de guerre des deux côtes, ״s'en soient tirés״ en prenant la Terre en otage, mais que, connaissant les risques, ils aient choisi de jouer avec le feu. »
 
« Ce que chacun d' entre nous peut faire, » conclut-il, « c'est de répondre à partir du cœur à un problème qui nous ébranle, et de rester ferme. Le premier pas consiste à se focaliser sur ce problème et à se joindre à des groupes qui veulent le résoudre. Après cela, la route est tracée, » affirme l'homme qui a entrepris le sauvetage écologique du Koweït avec un caméscope et un plan abandonné dans un bureau déserté, près d'un champ de mines.
 

 
Pour commander « L'éco-guerre », la bande vidéo réalisée par Randy Thomas dans la région du Golfe, veuillez contacter : GEERT, PO Box 1464, Delta Station A, Delta, British Columbia, Canada, V4L 3Y8.




Home Riches et pauvres : l'écart s'accroît

Programme de Développement des Nations Unies

Selon le Rapport 1992 sur le Développement Humain récemment publié par les Nations Unies, l'écart immense qui sépare les nations riches des nations pauvres a doublé depuis 1960. Sur les 5 milliards d'individus vivant sur Terre, les 20 pour cent les mieux lotis détiennent 83 pour cent des richesses, alors que le 20 pour cent les plus pauvres n'en possèdent que 1,4 pour cent.

 

Autres conclusions importantes :

Commerce — Les barrières commerciales internationales établies par les nations industrialisées, coûtent aux pays en voie de développement 500 milliards de dollars par an — 10 fois plus que l'aide étrangère qu'ils reçoivent.

Dette — Les pays les moins développés ont augmenté la production de leurs principaux produits de base afin de rembourser les banques du monde industrialisé. La surproduction qui en découle conduit à une baisse des prix. Le Programme de Développement des Nations Unies (PDNU) a déterminé que, compte tenu de ces baisses de prix, les pays en voie de développement ont en réalité supporté un taux d'intérêt de 17 pour cent au cours des années 80, alors que les pays industrialisés bénéficiaient d'un taux de 4 pour cent.

Progrès dans les pays en voie de développement — Espérance de vie: actuellement de 63 ans, elle a augmenté de 17 ans depuis 1960. Santé : la possibilité de se procurer de l'eau saine a progressé de plus de deux-tiers dans les 20 dernières années. Education : le taux d'alphabétisation chez les adultes a augmenté de plus d'un tiers depuis 1970.

La privation dans les pays en voie de développement — Nutrition : plus du quart de la population mondiale ne reçoit pas assez de nourriture, et près d'un milliard de personnes ont faim. Enfants : près d'un million d'enfants de l'Afrique sub-saharienne sont infectés par le virus HIV. Revenu : 1,2 milliards de personnes vivent dans la pauvreté absolue, arrivant à peine à survivre.

Le rapport recommande l'ouverture des marchés mondiaux, l'augmentation de l'aide étrangère et la réduction de la dette du tiers monde, ainsi que la création d'un nouveau Conseil de Sécurité des Nations Unies composé de 22 membres représentant les mondes développés et en voie de développement. ( Source : Programme de Développement des Nations Unis, Los Angeles Times)





Le point de vue de Maitreya

Home Le monde court à la faillite

Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya par James Brian

Deux journalistes travaillant indépendamment l'un de l'autre, nous transmettent régulièrement des articles extraits d'interviews d'un des proches collaborateurs de Maitreya. Nous publions ce mois-ci un article rédigé par Brian James.
 
 
29 mai 1992
 
L'effondrement mondial — La faillite n'atteint pas uniquement les grandes institutions financières, le monde entier tombe en ruine — mentalement et spirituellement, a déclaré le collaborateur de Maitreya. Le monde traverse une crise terrible ; on y a appliqué tous les remèdes et ils ont échoué. Maitreya affirme que l'abcès doit éclater avant que la guérison ne puisse commencer.
 
Le monde se trouve dans un tel chaos que cette éruption pourrait se produire à tout moment. Ni les hommes politiques ni les militaires ne peuvent enrayer ce processus — toutes leurs initiatives pour éviter le désastre ont été vaines.
 
Les politiciens et les hommes d'affaires ont transformé la Bourse de Tokyo en un monstre gigantesque au service de la culture du profit. A présent, elle est en train de s'effondrer comme tout le reste. Même les Nations Unies se voient forcées de servir les intérêts des forts et des cupides. Seules des organisations humanitaires, comme Oxfam pour la Grande-Bretagne par exemple, se soucient des faibles et des démunis ; les gouvernements sont trop mêlés au crime et à la destruction.
 
Les scientifiques se sont transformés en sorcières — donnant naissance, par leurs expériences génétiques, à de nouvelles créatures, dans le but de faire de l'argent. La criminalité augmente dans l'ensemble du monde occidental. Regardez le visage des politiciens, aucune étincelle n'y est perceptible. Ce qui se passe se situe au-delà de leur entendement. Le monde ressemble à un volcan sur le point d'entrer en éruption — en fait, l'éclatement de l'abcès n'est qu'une question de temps.
 
 
Les Etats-Unis — Le processus de désintégration, qui se poursuit dans l'ancienne Union Soviétique, apparaît actuellement aux Etats-Unis. Les émeutes de Los Angeles ne constituent pas une explosion isolée. Chaque Etat se décompose, et cela empire de jour en jour, a expliqué le collaborateur de Maitreya.
Les Etats se tournent désespérément vers le Gouvernement Fédéral pour recevoir une aide qui ne vient pas. Le collaborateur a affirmé que les Etats-Unis étaient en train de payer leurs bombardements inconsidérés en Irak.
 
 
La Grande-Bretagne —Cette nation doit faire face au même processus de désintégration que les Etats-Unis. Les gens sont-ils heureux ? Non, il n'y a aucun bonheur ici ; il y a tellement de frictions et d'agitations, a déclaré le collaborateur. Il se produira une révolte massive ; les gens descendront dans la rue et exigeront le rétablissement de l'harmonie et de la justice. Ni la police ni les forces militaires ne seront capables de contrôler ce mouvement.
 
 
Le Japon — Les Japonais sont assis sur une bombe à retardement. La destruction y sera bien plus importante que dans tous les autres pays occidentaux, a indiqué le collaborateur.
 
 
La Yougoslavie —Pourquoi les Américains, les Britanniques et les autres puissances occidentales n'ont ils pas envoyé de forces militaires pour arrêter le massacre d'innocents par l'armée yougoslave ? C'est parce qu'ils n'y trouvaient aucun intérêt, contrairement à la nécessité qu'ils voyaient de protéger leurs intérêts pétroliers au Koweït. Ils ne considèrent l'humanité que d'un point de vue purement matériel, a affirmé le collaborateur.





Faits et prévisions

Home Gorbatchev réclame un gouvernement mondial

Le panorama de ce mois-ci couvre la période allant de début mai à début juin.
 
« Les Nations Unies deviendront la force politique la plus puissante du monde. Elles constitueront l'intermédiaire grâce auquel les principaux problèmes internationaux seront résolus. » (le collaborateur de Maitreya, dans Partage International, septembre 1989)
 
 
« Vous constaterez de nombreux changements au sein de l'ONU. Un nouveau Secrétaire Général sera nommé. Un sang plus jeune y fera son apparition. (...) Les Nations Unies représentent le germe du Parlement Mondial. Cela ne signifie pas que les Parlements nationaux disparaîtront. Mais le Parlement Mondial et les Parlements nationaux coopéreront. » (5 juin 1991)
 
Lors d'une allocution au Westminster College de Fulton aux USA (là où Winston Churchill donna son célèbre discours sur le « rideau de fer » il y a 46 ans), l'ancien leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev a demandé la formation d'un gouvernement mondial sous les auspices des Nations Unies. M. Gorbatchev a déclaré que l'humanité était entrée dans un âge nouveau et qu'il n'est désormais plus possible à une nation ou un groupe de nations de contrôler à eux seuls les événements mondiaux. Il a préconisé un renforcement de la position des Nations Unies et un élargissement du Conseil de Sécurité en acceptant comme nations membres, l'Allemagne, le Japon, l'Indonésie, le Canada, la Pologne, le Mexique et l'Egypte. M. Gorbatchev a poursuivi son discours, fréquemment interrompu par des applaudissements enthousiastes, en mettant l'accent sur la nécessité d'un contrôle international strict de la production d'armes chimiques et nucléaires, et sur la création d'une agence des Nations Unies pour contrôler la sécurité et la modernisation des centrales nucléaires. (Source : Izvestia, Russie)
 
Trois mois après sa prise de fonction, le Dr Boutros Ghali, nouveau Secrétaire Général des Nations Unies, a déjà entrepris la réforme de la structure et de la philosophie de l'organisation. Quatorze hauts fonctionnaires ont été remplacés, douze départements ont été supprimés et cinq départements économiques fusionnés. Le Dr Boutros Ghali a l'intention d'orienter le travail de l'ONU sur les opérations de paix et sur l'action préventive, ainsi que de changer la structure du Conseil de Sécurité. Il désire également installer des représentants permanents de l'ONU dans les capitales de tous les pays membres qui participeraient aux débats concernant l'ensemble des problèmes d'intérêt international. (Source : La Croix, l'Evénement, France)




Home M. Gorbatchev n'exclue la possibilité d'un retour

Source : Izvestia, Russie

« Un jour, M. Gorbatchev réintégrera le pouvoir présidentiel pour superviser les domaines de la défense et de l'économie dans la nouvelle Communauté. » (Partage international 13 mars 1992)
 
L'ex-leader soviétique M. Gorbatchev n'exclut pas la possibilité d'un retour. Lors d'une visite au Japon, il a déclaré que Charles De Gaulle était revenu sur la scène politique à 68 ans. Lui-même n'a que 61 ans. M. Gorbatchev a clairement affirmé qu'il n'a pas l'intention de se retirer de la vie politique et de s'enterrer au plus profond des immensités de la forêt russe.




Home La défense ne constitue plus une priorité essentielle

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (Partage international juin 1989)
 
 
 
Traité Start — Les Etats-Unis et quatre anciennes républiques soviétiques ont signé un accord dans le cadre du traité de désarmement Start. Les républiques s'obligent par cet accord à respecter les échéances de réduction de l'armement nucléaire que l'Union Soviétique avait entérinées en décembre dernier, avant sa dissolution. Cela permet de passer à une étape ultérieure dans les négociations, et de viser une réduction de l'arsenal nucléaire plus importante que ce qui était prévu dans l'accord initial. L'Ukraine, le Kazakhstan et la Belarusse ont d’ores et déjà transféré tous leurs missiles nucléaires de courte portée en Russie afin qu'ils soient démantelés.
 
 
Le recyclage des scientifiques — Les anciens ennemis de la Russie ont uni leurs efforts pour établir un programme de 80 millions de dollars destiné à réorienter vers des projets pacifiques les scientifiques russes travaillant sur des projets militaires. L'opération vise également à réduire le risque de voir les scientifiques de l'ex-Union Soviétique aller vendre leurs talents à l'étranger. Les Etats-Unis, le Japon, la Communauté Européenne, la Suède et le Canada participeront à la création du Centre International de la Science et de la Technologie qui ouvrira ses portes à Moscou cet été.
 
 
Conversion militaire — La poursuite du programme de réduction des dépenses militaires américaines contraint de nombreuses entreprises dédiées à la défense à enterrer la hache de guerre. En voici quelques exemples :
 
0 – Des systèmes de surveillance aérienne destinés à l'armée sont convertis en systèmes de contrôle pour le trafic aérien et sont utilisés dans plus de 200 aéroports.
 
0 – Les sous-traitants qui fabriquent les éléments de moteurs d'avions de chasse approvisionnent désormais la flotte commerciale.
 
0 – Une usine fabriquant des équipements radar construit dorénavant des pièces détachées pour les véhicules électriques.
 
0 – Une entreprise utilise son savoir-faire en simulation de combat pour produire une gamme de jeux vidéo, qui sont vendus aux particuliers et non plus à l'armée.
 
0 – La technologie spatiale est employée à la surveillance des flux de circulation civile et dans les systèmes de repérage des autobus. (Source : Business Week, USA)
 
 
Pentagone — En réponse aux virulentes critiques internationales, le Pentagone a produit un nouveau projet de stratégie d'après Guerre Froide. Les phrases qui exhortaient les Etats-Unis à être l'unique super puissance du monde et à empêcher tout pays de les « concurrencer », ont été supprimées. Alors que le premier document cherchait à prévenir l'émergence de « tout futur concurrent potentiel », le nouveau projet souligne qu'il est important de renforcer des organisations telles que les Nations Unies pour résoudre les conflits, et que l'action militaire collective est un « élément clé » de la stratégie américaine.
 
De plus, le Pentagone a décidé d'abandonner son « rayon de la mort », le canon laser nucléaire qui a donné le surnom de « Guerre des Etoiles » au Programme de Défense Stratégique (PDS) du Président Ronald Reagan. Après des années de recherche et des centaines de millions de dollars investis, le projet sera retiré du PDS. Cependant, le Ministère de l'Energie continuerait à développer la technologie — sans intention de l'utiliser à des fins militaires — mais afin d'éviter toute « surprise technologique », se référant à une avance possible des scientifiques russes dans ce domaine. (Source : Associated Press)
 
 
Une Suisse sans armée — Le groupe d'action « Une Suisse sans armée » est parvenu à faire programmer un référendum à propos de l'achat de 34 avions de chasse que le gouvernement avait déjà décidé d'acquérir. En Suisse, la règle veut qu'on ait recours au référendum si 100 000 citoyens au moins en émettent la demande dans un laps de temps d'un an et demi. En moins d'un mois, « Une Suisse sans armée » a obtenu 500 000 signatures, établissant ainsi un record absolu dans l'histoire de la Suisse. (Source : Tages Anzeiger, Suisse)
 
 
Stock d'armes nucléaires américaines — Dans leur rapport écrit et au cours de leur intervention au Congrès, le Secrétaire d'Etat à l'Energie, James Watkins, et son assistant Richard Clayton, ont fait l'inventaire des nombreux changements intervenus dans le programme de défense nucléaire depuis la fin de la Guerre Froide et le démantèlement de l'Union Soviétique. Bien que la plupart des détails aient déjà été rendus publics, l'exposé exhaustif de toutes les mesures a donné une image saisissante de l'étendue du changement opéré dans un système dont l'unique but était la production d'armes de destruction massive.
 
0 – Les 20 000 armes nucléaires actuellement en stock pourraient être ramenées à 3 000 pièces en 2001.
 
0 – Les essais nucléaires souterrains ont été ramenés au même niveau qu'en 1961. Seulement six essais sont prévus cette année.
 
0 – L'arrêt de la production d'armes nucléaires américaines va provoquer le licenciement de 18 000 des 40 000 salariés de ce secteur d'ici 1998.
 
0 – Le recyclage du combustible nucléaire utilisé dans les réacteurs maritimes a été stoppé, car la quantité actuellement disponible est déjà trop importante.
 
0 – La production de nouvelles armes utilisant de l'uranium enrichi radioactif a été suspendue pour la même raison.
 
0 – Hanford, l'unité d'extraction de plutonium située dans l'Etat de Washington, ne sera pas remise en marche. Le pays dispose en effet d'un large surplus de plutonium.
 
0 – 50 000 ogives ont été démontées dans une usine du Texas. (Source : Washington Post, USA)




Home Les gouvernements et les mouvements de guérilla négocieront

« Les conflits existant entre les gouvernements et les mouvements de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. Les belligérants prendront place à la table des négociations. » (Partage international novembre 1988)
 
 
El Salvador — Le gouvernement et les rebelles gauchistes ont promis de tenter de respecter une série d'échéances pour la démobilisation des rebelles et les réformes politiques prévues dans les accords qui ont mis fin à la guerre civile. Récemment, la mise en œuvre des accords s'est ralentie, mais les deux camps s'accordent à dire que le cessez-le-feu est assez bien respecté.




Home Les personnes ordinaires ont réellement voix au gouvernement

« Les systèmes politiques actuels se sont maintenant assouplis dans le monde entier, et ils donneront finalement naissance à de nouveaux systèmes de gouvernement beaucoup plus représentatifs. Les personnes ordinaires, intellectuels, éducateurs, et autres, venus de toutes les couches de la société s'apercevront qu'ils ont réellement voix au gouvernement. Une telle évolution remplacera l'actuel contrôle des masses par l'idéologie. » (Partage international 19 juin 1988)
 
 
 
Irak — Sourds aux menaces de Saddam Hussein et à l'hostilité turque, 90 pour cent des Kurdes d'Irak se sont rendus aux urnes pour leurs premières élections démocratiques. Des avions de guerre américains et européens ont survolé les bureaux de votes pour décourager toute ingérence dans le scrutin. Aucun des candidats à la Présidence n'ayant obtenu de majorité suffisante, les deux candidats arrivés en tête se départageront lors d'un deuxième tour. Leurs partis se partageront le pouvoir au sein d'un Parlement composé de 105 membres.
 
 
Les esquimaux — La proposition de créer le Nunavut, une patrie pour les Esquimaux, a reçu un vote de soutien de la part des habitants des Territoires du Nord-Ouest du Canada. Cinquante-cinq pour cent des électeurs ont approuvé le tracé de la frontière avec la nouvelle nation. Si, comme prévu, cet accord territorial est ratifié par les électeurs Esquimaux, l'année 1999 verra la création officielle du Nunavut par le Parlement canadien.




Home 5 000 récits d'observations d'OVNI en Chine ces dernières années

Source : Izvestia, Russie

« Surveillez le ciel. Il y règnera une grande activité. Des personnes raconteront avoir vu de grands éclairs dans le ciel, puis un objet atterrir, des êtres en sortir et finalement repartir. » (Partage international avril 1990)
 
En Chine, quelque 5 000 récits d'observations « d'objets volants non identifiés » ont été enregistrés ces dernières années. Le président de l'organisation chinoise pour la recherche sur les ovnis a cité ce chiffre lors du récent congrès annuel de l'organisation. En Chine, plus de 40 000 personnes, parmi lesquelles des scientifiques de renom, travaillent dans l'un ou l'autre des domaines de recherche concernant le phénomène ovni.





Citation

Home La pauvreté

par Indira Gandhi

« La pauvreté est la plus terrible des formes de pollution. »





Esotérisme

Home L'état de disciple et sa pratique

par Benjamin Creme

Ce texte est extrait d'un exposé fait par Benjamin Creme à San Francisco en juillet 1990, lors d'un congrès de méditation de Transmission. La rubrique Questions-Réponses est constituée d'éléments provenant de deux colloques, l'un à San Francisco aux USA, et l'autre à Veldhoven, en Hollande.
 
Il apparaît évident, en occultisme, qu'aucun nouvel enseignement ne peut être transmis avant que celui qui a déjà été révélé n'ait été mis en pratique. C'est une loi. Vous ne pouvez en aucune manière intégrer un quelconque matériel plus élevé avant d'avoir mis en application ce que vous avez déjà reçu. Les gens approchent généralement l'ésotérisme comme s'il s'agissait d'une matière académique et comme s'il fallait passer des examens pour obtenir un diplôme. Ce n'est pas du tout le cas. Il existe en effet des échelons, les degrés de l'initiation, mais vous pouvez devenir un initié sans connaître quoi que ce soit de la théorie ésotérique ou de sa pratique, simplement en menant la vie d'un disciple d'une manière naturelle et intuitive.
 
Vous devez en passer par là d'une manière ou d'une autre. Vous pouvez le faire intuitivement, ou par l'acquisition de connaissances et l'application des règles et des préceptes dans votre vie, d'instant en instant. Il s'agit d'une préoccupation quotidienne. Je constate que la plupart des gens abordent le discipulat avec une certaine tiédeur, peu de sérieux. Ils l'insèrent dans leur vie lorsqu'ils ont un moment à y consacrer. Le disciple moyen ne réalise pas qu'un disciple est une personne différente du reste de l'humanité. Les règles et les lois qui s'appliquent — y compris les lois de cause et effet et de renaissance, qui bon gré mal gré affectent l'humanité — affectent le disciple de manière différente, selon son aptitude à les manipuler et à les utiliser selon les besoins de l'âme.
 
Un disciple, ou quiconque ayant l'aspiration à devenir disciple, doit tout d'abord reconnaître qu'il est un être humain ordinaire ayant fait un vœu et pris en main la conduite de sa propre évolution. Il apprend à collaborer avec l'âme et à réaliser l'objectif de celle-ci. Le dessein de l'âme, quels que soient les autres desseins qu'elle puisse avoir, est, sous la Loi du Sacrifice, de collaborer au plan de l'évolution dans la mesure où le disciple peut en avoir l'intuition et l'appliquer dans sa vie. Seuls les rudiments du plan peuvent apparaître clairement dans sa conscience, mais dans la mesure où ces aspects prennent effectivement une réalité, il lui incombe de les mettre en pratique dans sa vie. En fait, il est très rare d'y parvenir vraiment.
 
Ce ne sont pas les forces du mal qui inquiètent le Christ et les Maîtres de la Hiérarchie. Ils peuvent en venir à bout sans trop de difficultés. La plupart des gens pensent que les obstacles les plus importants à l'extériorisation de la Hiérarchie et à la spiritualisation de la vie de l'humanité sont les problèmes concernant les forces de la matérialité. C'est vrai en partie, mais les disciples du monde sont parmi les premiers à se montrer sensibles à cette matérialité. C'est la matérialité enracinée, et surtout l'inertie des disciples, tout comme celle de tout un chacun, qui retiennent l'humanité captive des forces de la matérialité, des forces du mal comme on les appelle.
 
Les disciples sont doublement responsables. Ils ont la même responsabilité que le reste de l'humanité, à laquelle s'ajoute une responsabilité supplémentaire du fait qu'ils connaissent certains aspects de la vérité. Ils ont accepté de faire quelque chose pour changer la situation du monde, ainsi que de transformer leur propre nature de manière à pouvoir collaborer intelligemment avec le Plan. Malheureusement, les gens sont tellement imprégnés par le matérialisme — son enracinement est tel, même dans le vaste ensemble des disciples — que rien ou très peu n'est entrepris, par aucun d'entre nous, pour remédier à la situation. Comme les autres, nous restons plongés dans le matérialisme. Voilà le problème du Christ et des Maîtres : non pas les forces du mal, mais l'inertie, l'inertie paralysante des disciples du monde.
 
Récemment, mon Maître m'a appris que la durée moyenne pendant laquelle les personnes pratiquant la méditation de Transmission sont réellement alignées — c'est-à-dire lorsque le cerveau physique et l'âme sont alignés et sont dès lors actifs en tant que transmetteurs, réalisant ainsi réellement le travail de Transmission — est étonnamment faible.
 
Pourquoi ? Il doit bien exister une raison pour laquelle vous êtes encore si peu efficace après 10 ans de pratique — c'est la dixième année que je viens aux Etats-Unis et, pour certains d'entre vous, c'est votre dixième année de pratique de la méditation de Transmission.
Je me pose la question : « Qu'avez-vous fait durant toutes ces années ? » Naturellement, c'est une question de polarisation. Si une personne est polarisée astralement — et c'est le cas de la majorité d'entre vous, dans ces groupes — il lui est difficile de maintenir l'attention au niveau du centre ajna, et donc d'être alignée, pendant plus de quelques minutes consécutives. Vous ne semblez pas non plus percevoir la différence entre être aligné et ne pas être aligné. Certains pensent être réellement alignés. Je suis certain que vous êtes tous choqués par ce constat. Vous imaginez être alignés, et pourtant, très franchement, la plupart du temps, vous ne l'êtes pas.
 
Que faites-vous si vous n'êtes pas alignés ? Je pense que vous êtes dans un état de rêverie. Vous êtes occupé à ruminer. Vous êtes dans un état où votre attention erre aux alentours du plexus solaire. Mais puisque vous savez que la méditation de Transmission implique la concentration de votre attention au niveau du centre ajna, et que de temps en temps, quand vous vous en souvenez, vous pouvez y ramener l'attention, vous oubliez que votre attention s'était relâchée. En fait, elle était retombée en l'espace de quelques minutes. Si vous additionnez les quelques minutes pendant lesquelles vous l'avez vraiment maintenue au centre ajna, et donc pendant lesquelles vous avez transmis, vous obtiendrez, en moyenne, quatre à cinq minutes par heure. Certains ne font qu'une heure de Transmission par semaine, ce qui fait quatre à cinq minutes par semaine. Ce n'est pas beaucoup. Le « rôle de la méditation de Transmission dans le développement du disciple » (tel qu'il est décrit dans un article paru dans le numéro de janvier-février 1990 de Partage International) ne s'applique pas à ceux qui ne transmettent effectivement que quatre à cinq minutes par semaine. On ne peut s'attendre à grand chose en une durée aussi brève.
 
Néanmoins, il se passe suffisamment de choses pour faire de la méditation de Transmission un puissant moyen de service. Si vous transmettez quatre à cinq minutes par heure, ne fut-ce que pendant une heure par semaine, vous recevez à travers vos chakras le bienfait de ces forces spirituelles d'une manière tout de même plus puissante que si vous aviez employé une autre méthode en y consacrant le même temps et en produisant le même effort.
 
Le fait est que les gens ne font pas grand effort. Ils pensent qu'ils le font. Ils sont pleins de bonnes intentions. Tout le monde est rempli de bonnes intentions. Chacun s'imagine qu'il travaille très fort. Mais du point de vue des Maîtres, ils ne font que jouer à faire partie d'un groupe de Transmission et à aider le monde. Un groupe de méditation de Transmission contacte des énergies spirituelles qui transforment le monde entier — politiquement, économiquement, socialement, etc. La plupart des gens n'y contribuent que durant quelques minutes par semaine et, cependant, ils sentent qu'ils vivent quelque chose de fort, de puissant — et c'est le cas. Mais c'est le cas seulement parce que ces énergies sont si fortes, si puissantes, que ces quelques brèves minutes de Transmission effective ont plus de valeur que toute autre chose.
 
Pour la plupart des gens, le discipulat représente une activité qu'ils intègrent à leur vie ordinaire. Ils suivent le mouvement. Leur priorité principale est de gagner leur vie. Tout le monde — presque tout le monde — doit gagner sa vie. C'est vrai pour tout le monde, quel que soit son niveau. Cela semble être prioritaire sur toutes autres choses. Ensuite vous devez prendre des vacances. C'est la seconde priorité. Si vous avez une famille, vous devez vous en occuper, la vêtir, la nourrir, et l'emmener en vacances, etc. Les gens consacreront quantité de temps, d'énergie et d'argent pour les vacances, pour des repas au restaurant, pour passer un agréable moment en bonne compagnie. Il n'y a rien de mal à cela. Sauf que cela n'a rien à voir avec l'état de disciple.
 
Etre disciple signifie s'engager dans la vie de disciple, qui diffère sensiblement de la vie de l'être humain ordinaire. Le disciple est dans le monde, fait partie du monde, s'identifie totalement au monde, le servant et pourtant, curieusement, il est isolé du monde. Il se trouve étrangement isolé au sein du tourbillon de la vie quotidienne. Et le disciple ressent les choses avec plus d'acuité, cela lui est plus pénible que pour les autres. Tout le monde voit la douleur, la souffrance du monde — les millions de gens qui meurent de faim, la pauvreté, les tremblements de terre, les terribles maladies ravageant l'humanité. Cela émeut tout le monde. Mais, très souvent, le disciple voit cela avec plus de clarté que les autres. Etant plus sensible à cette souffrance, puisqu'il a conscience d'être une âme en incarnation et de s'être engagé à servir et à soulager la souffrance, il la ressent davantage que la plupart des gens.
 
Pourquoi donc n'agit-il pas ? Bien sûr, certains agissent. Beaucoup se dévouent totalement au service du monde, à dissiper la douleur du monde. Mais ceux-là ne sont généralement pas des étudiants de l'ésotérisme. Ce sont plutôt des personnes qui n'ont que faire de l'ésotérisme, qui n'ont pas l'impression d'être quelqu'un de très particulier mais qui sont simplement dévouées au service. Ce sont des disciples qui agissent et subissent l'entraînement au discipulat, par le service, sans même y accorder la moindre pensée.
 
Mais si vous y pensez, et vous reconnaissez en tant que disciple, cherchant consciemment à remplir les obligations de cet état, votre action prendra une ampleur bien plus grande. Ce qui manque dans la vie du disciple moyen, c'est le sens de la vocation — de la vocation en tant que disciple. Dans un certain sens, le discipulat est une vocation. Vous y êtes appelé : non par Dieu, mais par votre propre âme. C'est votre âme qui fait de vous un disciple. Vous devenez disciple dès que vous entrez en contact avec votre âme et que celle-ci vous conduit de l'avant.
 
Cependant, le disciple moyen insère sa vocation parmi les autres éléments de sa vie quotidienne. Il ne la considère pas comme le but de cette incarnation spécifique. C'est pourquoi il ne génère pas le feu qui fait de l'état de disciple ce qu'il devrait être : un sentier qui le mènera aussi rapidement que possible à la porte de l'initiation.
 
On ne peut pas franchir la porte de l'initiation avec tiédeur ; c'est impossible. Tôt ou tard, cette tiédeur doit se transformer. Si ce n'est dans cette vie, alors se sera au cours de la prochaine vie, ou dans la suivante. L'âme n'est pas pressée. L'âme a tout le temps, toute l'infinité. Mais si vous êtes pressé, si vous ressentez le besoin du monde, vous pouvez être certain qu'il n'est pas suffisant d'être un disciple simplement quand cela vous arrange, quand il n'y a rien de bien à la télévision, quand vous vous sentez en forme, quand vous ne ressentez aucune douleur et que votre estomac ne vous tourmente pas. Les gens permettent à toutes sortes de futilités de les empêcher d'agir en disciple : la fatigue du corps physique — qui est le lot de tous — n'a rien de particulier. Tout le monde a des douleurs corporelles, des déficiences, des maladies ou autres. L'important est de ne pas vous laisser abattre et que cela ne vous empêche pas d'accomplir vos activités.
 
Parmi les grands disciples des dernières années que nous connaissons, Helena Blavatsky et Alice Bailey furent malades pendant une grande partie de leur vie. Mais elles n'ont jamais permis à leur maladie de les empêcher de servir le monde comme peu l'ont fait. Comme vous le savez, Alice Bailey a servi de secrétaire au Maître DK pendant trente ans. La plupart du temps, elle était malade et écrivait assise dans son lit jusqu'à n'en plus pouvoir, littéralement jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus écrire un mot de plus. Alors le Maître changea la méthode, et elle eut la possibilité de lire Son enseignement sur une sorte d'écran intérieur qu'elle lisait à voix haute et enregistrait sur bande magnétique, une autre personne pouvant se charger de la dactylographie. Pendant de nombreuses années, elle travailla ainsi, profondément handicapée.
 
Madame Blavatsky souffrit d'une maladie rénale et d'une demi-douzaine d'autres maladies durant les 13 dernières années de sa vie. Seul son Maître, le Maître Morya, pu la maintenir dans son corps pour qu'elle puisse terminer son travail : apporter au monde La Doctrine Secrète.
 
Ces deux initiées appliquèrent leur volonté à assumer leur travail. Elles ignorèrent le corps physique. Elles ignorèrent leurs états émotionnels perturbés par la discorde familiale et, très souvent, par la calomnie et la traîtrise de leurs proches. Elles ont ignoré tout cela et ont continué leur travail de disciple : accomplir leur travail pour le plan. Si elles ont pu le faire, d'autres le peuvent aussi. Evidemment, étant, respectivement des initiées de 3e et de 4e degrés, cela leur fut plus aisé. Elles étaient non seulement polarisées mentalement, mais aussi spirituellement. Lorsqu'une personne est polarisée spirituellement, elle vit et travaille en tant qu'âme, et l'énergie de l'âme la propulse toujours plus avant, taille la route pour elle. Mais la volonté doit encore intervenir, spécialement si le corps physique est handicapé ou si le corps émotionnel est perturbé.
 
Mais si vous êtes polarisé sur le plan astral, comme le sont la plupart des gens, vous êtes sujet à toutes les limitations et à toutes les illusions de ce plan. Que pouvez-vous y faire ?
 
Vous devez y appliquer votre mental. C'est la lumière de l'âme focalisée à travers le corps mental, à travers le mental, qui dissipe le mirage. Vous devez voir les mirages, ne pas vous satisfaire de cet état et travailler continuellement pour les surmonter, au lieu de vous dire : « J'ai bien peur d'être ainsi fait, comment puis-je faire autrement que de vivre dans la peur ? »
 
Personne n'est obligé de vivre dans la peur. La peur est un mirage comme un autre, sans doute le plus terrible, et je pense qu'elle sous-tend la plupart des autres mirages. Quiconque a le moindre espoir de se tenir devant l'Initiateur doit avoir vaincu la peur.
 
On ne peut recevoir une initiation, devenir un initié, si on vit dans la peur. On ne peut devenir un Maître sans avoir non seulement du courage, mais une totale absence de peur. Il faut du courage pour s'attaquer à la peur et manifester dans sa vie cette impulsion et cet effort pour aller de l'avant, caractéristiques du vrai disciple.
 
Laissez-moi vous citer quelques déclarations, que le Maître DK. a transmises par l'intermédiaire d'Alice Bailey, pour vous montrer le point de vue des Maîtres en cette matière : « Quand le Soi est connu et non seulement senti, par une prise de conscience aussi bien mentale que sensorielle, alors l'aspirant peut vraiment être préparé à l'initiation. J'aimerais préciser que je me base sur certaines hypothèses fondamentales que, dans un but de clarté, je vais exposer brièvement. Premièrement que l'étudiant est sincère dans son aspiration et est déterminé à avancer quelle que soit la réaction de son soi inférieur ou les conséquences pour ce dernier. Seuls ceux qui peuvent clairement faire la distinction entre les deux aspects de leur nature, le soi réel et le soi illusoire, peuvent travailler intelligemment. Deuxièmement je me base sur l'hypothèse que tous ont vécu assez longtemps et se sont suffisamment battus avec les forces adverses de la vie, afin de développer un sens correct des valeurs. Ils ne doivent pas être retardés par ce qui peut toucher leur personnalité, ni par la pression du temps ou des circonstances, par l'âge ou le handicap physique. Ils ont acquis une certaine sagesse, ayant appris que la précipitation et le progrès au prix de dépenses énergétiques excessives comportent des revers, et qu'un effort constant, régulier et persistant, les amènera plus loin à long terme. Des sursauts d'effort spasmodiques et une pression temporaire s'épuisent et provoquent la déception et un lourd sentiment d'échec. Néanmoins, nous (les Maîtres) considérons l'intention et l'effort comme d'importance majeure, et ce sont les deux exigences principales pour tous les disciples, initiés et Maîtres. A cela s'ajoute la persévérance. Tout le secret du succès sur le sentier occulte dépend d'un état d'esprit. Lorsque celui ci se tourne vers le matérialisme concret, la concentration sur la forme et un désir pour les choses du moment présent, peu de progrès peut être accompli dans la compréhension de vérités ésotériques élevées. A partir du moment où un homme devient consciemment puissant sur le plan mental, son pouvoir pour le bien s'en trouve accru cent fois. La plupart des gens ne font pas encore clairement la distinction en eux-mêmes entre le penseur persistant dans le temps et l'espace, et le véhicule par lequel ils pensent, qui est éphémère et passager. Une des premières leçons qu'un disciple doit apprendre est que là où il se sent le plus fort et où il trouve la plus grande satisfaction, se trouve très fréquemment être là où le danger est le plus important et sa faiblesse la plus grande. »
 
Tout le monde voudrait un enseignement sans cesse supérieur. Chacun aspire à recevoir quelque chose qu'il n'a jamais lu ou entendu auparavant — qu'il ait ou non mis en pratique ce qu'il connaît déjà. Les gens font preuve d'une curiosité avide. Ils veulent plus de sensation, la sensation du neuf. Mais la sensation de la nouveauté ne vous amènera jamais à la porte de l'initiation — seule vous y conduira l'application de certaines lois : la loi du service, la loi du sacrifice, la construction de l'antahkarana, la suppression de cette impression que les corps physique, émotionnel ou mental sont d'une quelconque importance pour l'âme si ce n'est qu'en tant que véhicules d'expression. Une fois comprises, l'application de ces lois vous placera sur le sentier du disciple et vous conduira à la porte de l'initiation plus directement que tout autre moyen. Même si tout le monde exige sans cesse davantage d'enseignements ou de techniques, le problème se situe ailleurs. Les gens possèdent toutes les techniques, tous les outils, tout l'enseignement, en quantité plus que suffisante, plus qu'ils ne pourraient jamais les utiliser ou qu'ils ne les utilisent. Mais la plupart ne mettent pas en pratique l'enseignement déjà transmis.
 
Il n'existe pas d'enseignement de plus grande valeur que celui que nous pouvons réellement mettre en pratique. S'il ne peut être appliqué, peu importe qu'un enseignement soit d'un niveau si élevé qu'il ne puisse être compris que par des initiés du huitième degré ! L'enseignement ne signifie rien pour vous à moins que vous ne puissiez l'appliquer.
 
Utilisez l'enseignement qui a déjà été transmis. Mettez-le en pratique et vous avancerez plus vite que vous ne pouvez l'espérer. De cette manière, quand vous appliquez l'enseignement, il devient vôtre, ce n'est plus un sujet abstrait, un sujet académique. Il vous appartient. Vous devenez le sentier. Le sentier se déploie devant vous dès lors que vous respectez les exigences qu'implique l'état de disciple. Le sentier ne se situe pas au loin, là-bas, ou dans ce livre-là ou cette technique-ci — c'est quelque chose qui se déploie à partir de votre conscience. Le sentier est unique pour chacun.
 
Il existe évidemment quelques obligations de base fondamentales qui sont immuables, qui appartiennent à la nature de la déité même. Rappelez-vous que le sentier du discipulat conduisant à l'initiation, et le sentier de l'initiation conduisant à la Maîtrise, est le sentier qui conduit à Dieu. C'est, pour chacun, le sentier de la révélation de sa propre divinité. C'est ce dont il est question, et on ne devrait jamais l'oublier.
 
La plupart des individus ont tendance à l'oublier. Cela devient un élément périphérique de leur vie, ce qui revient à dire que ma véritable nature est en marge de ma vie, que ma vie est périphérique à moi-même. Mais je suis ma vie. Si je ne suis pas ma vie, je ne suis rien. Comment votre propre vie, et l'élan vers l'expression de cette divinité, peuvent-ils être relégués en marge de votre vie de tous les jours ?
 
Vous devez en faire votre vocation. Si vous désirez devenir un disciple, vous devez être envahi par le feu de l'enthousiasme. Vous devez avancer dans un état de joie, d'engagement, de grand espoir dans le fait que vous poursuivez un sentier qui vous mènera à l'initiation. A défaut, votre action sera si tiède, si mitigée, qu'il vous faudra encore 50 incarnations pour atteindre ce que vous pouvez atteindre dans l'incarnation présente.




Home La pratique du discipulat : Questions-Réponses

par Benjamin Creme

Q. Vous avez déclaré qu'il nous faut être « enflammé » pour atteindre l'initiation. Quel moyen employer pour éveiller ce feu ? Une méditation, une attitude, une activité ?
B.C. Il existe à la fois une méditation, une attitude et une activité. La méditation a pour nom méditation de Transmission conjuguée avec toute autre pratique éventuelle de méditation personnelle. L'activité est le service quel qu'il soit, vers lequel vous vous sentez fortement attirés, et l'attitude est celle de l'engagement, de l'engagement absolu de jouer votre rôle dans le plan.
 
Le Maître DK, à travers Alice Bailey, l'exprime ainsi : « Chaque homme qui se libère, qui voit clairement et qui se dégage du mirage de l'illusion, aide au grand œuvre. » C'est cette sorte d'idéal que vous devez, je pense, générer en vous-mêmes afin d'éveiller ce « feu dans le cœur ». Le feu dans le cœur conduit le disciple de l'avant. Il s'agit d'une ardente aspiration à progresser, non seulement le plus rapidement possible, mais en refusant toute entrave, quelle qu'elle soit, en surmontant tous les obstacles — santé, âge, engagements familiaux, toute situation personnelle quelle qu'elle soit. Rien ne doit barrer la route. D'ailleurs, en tant que personnalité, nous ne laissons pas ces éléments faire obstacle aux autres choses que nous aimons faire.
 
La personnalité et l'âme sont en guerre. Il est très douloureux pour la personnalité de renoncer à son emprise, mais elle doit devenir négative par rapport à l'âme afin que la personne puisse recevoir l'initiation.
 
Ce processus constitue un élément même de l'expérience initiatique.
 
A moins que vous ne soyez vraiment déterminés à endurer la douleur du renoncement aux désirs de la personnalité et ainsi à accomplir les desseins de l'âme, vous n'y parviendrez pas. La personnalité ne le fait pas d'elle-même. Elle n'a aucune intention d'abandonner la lutte. Car c'est une lutte ! Vous pouvez vous placez du côté de la personnalité ou bien du côté de l'âme. Bien entendu, la plupart du temps, nous nous plaçons du côté de la personnalité, mais de ce fait nous en souffrons. Soit vous maîtrisez la personnalité, soit vous souffrez.
 
C'est une question de maîtrise, de renoncement. Nous nous incarnons sous l'influence de la Loi du Sacrifice, loi qui pousse l'âme à s'incarner. La vie du disciple est gouvernée par la loi du sacrifice. Si vous n'êtes pas prêts à consentir des sacrifices, alors vous n'êtes pas prêts à entrer sur le sentier du discipulat. En ce cas, laissez tomber, jusqu'à la prochaine vie ou la suivante.
 
Si vous voulez devenir disciple, si vous voulez franchir le portail de l'initiation, alors vous devez sacrifier l'inférieur pour le supérieur. Il faut le faire de bon gré, avec joie, suite à un choix délibéré. L'âme, en resserrant son emprise sur son véhicule, finit toujours par y parvenir. Mais la lutte est engagée pour des années. Si vous souhaitez réellement agir en tant qu'âme, vous placer au service du monde, et progresser le plus rapidement possible, vous devez utiliser votre volonté.
 
La volonté est l'intention focalisée se trouvant à l'origine de votre idée mentale — comme de devenir un disciple, faire que cela réussisse, ou servir le monde, peu importe de quoi il s'agit. Vous devez exercer votre volonté sous forme d'intention focalisée et immuable. Naturellement, on permet aux choses de nous troubler. On prend une décision et puis on l'abandonne. Il faut prendre une décision et s'y tenir.
 
Donc, la méditation est la méditation de Transmission, l'activité est le service, et l'attitude est celle de l'intention focalisée et de l'engagement.
 
 
Q. Comment exerce-t-on la volonté face aux obstacles et à l'inertie ?
B.C. Vous devez mener vos intentions à bonne fin. C'est comme au début de l'année, lorsque vous prenez de nouvelles résolutions et qu'ensuite vous travaillez dessus. Il faut travailler à transformer votre caractère. Et si vous le faites chaque jour un petit peu, lorsque quelque chose d'important se présentera vous aurez l'habitude de faire face. Il s'agit d'intégrer en vous-mêmes des habitudes instinctuelles, l'habitude de l'action juste, de faire votre devoir quel qu'il soit, d'honorer les engagements et les responsabilités, indépendamment de leur aspect plaisant ou déplaisant. Tout simplement faire ce qui doit être fait, répondre aux nécessités de la vie. Si vous appliquez cela aux petites choses, vous vous apercevrez que vous pouvez le faire pour les grandes choses. C'est plus qu'une habitude. C'est un instinct enraciné de faire ce qu'il convient. Vient ensuite la discrimination.
 
La discrimination se développe à partir de cette habitude instinctuelle de faire ce qu'il convient, sans y réfléchir. Vous ne vous dites pas : « Que dois-je faire dans ce cas ? Quelle devrait être ma réaction ? » Vous le faites, tout simplement. C'est là le signe du disciple qui a intégré en lui-même l'action instinctuelle, juste en toute situation. Naturellement cela prend du temps, bien des vies. Nous parlons là en termes de perfection. Le véritable disciple aura intégré l'action juste dans son caractère, comme une réaction instinctuelle, habituelle, à la vie. D'abord les petites choses. Exercez votre volonté sur de petites choses, ensuite les choses plus importantes deviendront automatiques. Il n'y a pas de différence si ce n'est une intensification de l'action habituelle.
 
 
Q. Recommanderiez-vous de consacrer tous les jours un moment à évaluer avec honnêteté et détachement si les activités de la journée ont été vécues en tant qu'âme ou pas ?
B.C. Oui, certainement. Si vous pouvez faire cela, vous êtes à mi-chemin. Voilà une chose très utile. Explorez chaque jour attentivement, en vous demandant : « Comment ai-je accompli mes tâches ? Où n'ai-je pas fait ce qu'il fallait ? Qu'ai-je fait qui ne correspondait pas à ce que je m'étais fixé ? Etait-ce l'âme ou la personnalité ? Etait-ce un mirage ? » Explorez avec attention. C'est la meilleure chose à faire.
 
 
Q. Quelle est la juste relation entre la personnalité et l'âme ? Quel est l'objectif de la personnalité ? Comment la personnalité sert-elle l'âme ?
B.C. Il n'y a pas lieu de tenir ici un long discours sur la relation entre l'âme et la personnalité. Je pense qu'il faudrait par exemple lire les ouvrages d'Alice Bailey tels que L'âme et son Mécanisme. Il existe des livres entiers consacrés à l'âme et à sa relation avec la personnalité et vice versa.
 
En bref, la personnalité est le reflet de l'âme sur le plan physique. Les véhicules — physique, astral et mental — sont les instruments de la personnalité que l'âme utilise pour faire l'expérience de son devenir dans le temps et l'espace. L'objet de la personnalité est de fournir à l'âme un véhicule dans ce but, car l'âme ne peut pas vivre sur ce niveau avec son propre taux vibratoire. L'âme se trouve sur le plan causal et vibre à une très haute fréquence. Le feu est sa nature. Le feu de l'âme devrait être allumé comme un feu dans le centre du cœur spirituel du corps physique. Lorsque ce feu est allumé, vous pouvez agir avec la volonté dynamique de l'âme. Le but de l'âme est de créer un véhicule ou une série de véhicules à travers lesquels elle pourra agir sans la moindre limitation, sans blocages, sans la moindre diminution de ses énergies spirituelles.
 
 
Q. Comment un disciple peut-il faire face à la souffrance et à la tristesse qu'il éprouve du fait de l'injustice, de la haine et de l'illusion dans le monde ?
B.C. C'est une chose difficile pour certaines personnes. Elles ont besoin de se détacher davantage, de développer la faculté de voir ces maux, de s'identifier à eux, mais pas jusqu'au point de perdre totalement leur énergie, leur sens de la mesure. Il vous faut acquérir le sens des proportions. Il vous faut savoir que ces maux existent, vous identifier avec eux, et y répondre dans la mesure du possible, de votre mieux, mais avec détachement. Il vous faut être détachés, non pas des maux eux-mêmes mais de votre réaction envers eux. Cette sensation de douleur et de souffrance est réelle et montre que votre cœur est bien éveillé et qu'il répond au besoin des hommes. Servez, répondez au besoin, et vous verrez que la douleur et la souffrance diminueront peu à peu. Plus vous deviendrez efficaces, plus vous acquerrez de sang-froid. Le sentiment de ne pas être à la hauteur, d'être impuissant, est la cause de beaucoup de douleurs et de souffrances.
 
Q. Pouvez-vous identifier le mirage qui entrave le plus notre service maintenant ? Quelque chose de plus explicite que la peur.
B.C. La peur est le pire des mirages. C'est pour tout le monde le principal mirage, et naturellement pour tous les disciples. L'humanité moyenne est remplie de nombreuses peurs découlant de toutes sortes de conditionnements, comme la superstition et ainsi de suite. Mais le problème est encore plus crucial pour les disciples, du fait qu'ils cherchent consciemment à accélérer leur propre évolution, à apprendre à servir le plan dans la mesure de la conscience qu'ils en ont. Cela demande du courage. Vous ne pouvez pas le faire si vous avez peur. Vous devenez impuissants si vous avez peur.
 
La peur impose une limitation. Si vous êtes impuissants, comment pouvez-vous servir ? Comment pouvez-vous être puissants si vous êtes impuissants ? Tout réflexe de peur impose une limitation sur la conscience et donc sur l'énergie qui devrait mener à l'action. Si vous créez un blocage, sous l'effet de la peur, entre l'impulsion et l'action, votre action sera d'une certaine manière déformée et limitée. Vous ne pourrez pas générer l'énergie qui devrait vous faire triompher des obstacles. Et la vie est remplie d'obstacles.
 
D'autre part, le disciple est également mis à l'épreuve. Ces épreuves et ces obstacles sont quelquefois mis sur le sentier du disciple par sa propre âme ou par son Maître. Les surmonter conduit à un service plus grand, plus puissant. Mais si le disciple est rempli de peurs, il ne pourra surmonter les obstacles qui donnent l'impression d'être trop grands.
 
Il faut garder à l'esprit qu'il n'est jamais demandé à quelqu'un plus qu'il ne peut faire. Jamais. C'est une loi. Il n'est jamais demandé à quelqu'un de faire plus qu'il n'est capable de par sa constitution — c'est-à-dire de par sa structure de rayons, son niveau d'évolution, son degré de conscience, sa santé, son âge, etc. C'est une chose dont il vous faudrait vous souvenir. Les seules choses qui peuvent vous empêcher de faire effectivement tout ce dont vous êtes capables sont la peur, la paresse, l'inertie, le sentiment que vous n'êtes pas à la hauteur — qui est un autre nom donné à la peur. Le manque de courage est un autre nom donné à la peur. La peur est le plus grand des mirages.
 
En outre, beaucoup de personnes mettent elles-mêmes des entraves à leur activité de service, pensant être déjà en train de servir. Ils se trouvent sous l'emprise d'un mirage qui peut s'exprimer ainsi : « Du moment que j'ai l'idéal, c'est qu'il est déjà là ». S'il leur est possible de visualiser quelque chose, alors la chose existe. Mais il n'en est rien ! Ce n'est qu'une visualisation. Beaucoup de gens font cela, fortement motivés par leur capacité à ressentir un idéal, un concept qu'ils tiennent pour vrai. Qu'il le soit ou pas n'a rien à voir. Ils ont un idéal, mais qui demeure astral. Tout de suite ils pensent : « Ça y est ! C'est fait ! J'y suis ! » Il s'agit d'un des principaux mirages pour le disciple, un des grands mirages des groupes du « Nouvel Age » qui sont sous la domination, non pas d'âmes du 7e rayon, comme ils l'imaginent, mais de personnalités du 6e rayon. Le 6e rayon a cette qualité illusoire car il demeure astral ; la vision demeure sur le plan astral. Elle satisfait. Avoir juste l'idée est tellement satisfaisant au sens astral. Cela alimente l'émotion de satisfaction et éveille ce sentiment de mirage : « Le travail est fait, c'était une magnifique expérience ». La « magnifique expérience » est peut-être la capacité de s'imaginer un bel avenir, un plan, un idéal quelconque : reliez-vous tous les soirs à neuf heures pendant une demi-minute et priez pour la paix mondiale et alléluia ! Vous avez la paix mondiale. Ce n'est pas inutile, mais la paix ne s'instaurera pas comme cela. La paix s'instaurera dans le monde si on se débarrasse des conditions qui provoquent la guerre.
 
Ce mirage — il n'y a rien à redire à l'idéalisme — amène l'idéaliste à croire qu'il est suffisant de simplement énoncer, d'imaginer. C'est l'un des principaux éléments qui entravent le service, un mélange de peur et du mirage du « c'est déjà fait, ce n'est plus la peine de s'y mettre ». Mais comme l'affirme Maitreya : « Rien n'arrive seul. L'homme doit agir pour accomplir sa volonté. » Vous devez réaliser l'idéal. Vous devez créer une forme qui permette l'extériorisation de l'idée ou de l'idéal sur le plan physique. A défaut, cela reste lettre morte et constitue un élément d'entrave au développement de l'individu car il pense être actif, il pense qu'il est en train d'évoluer. Mais il n'en est rien, il ne fait qu'idéaliser. Nous agissons ainsi depuis des milliers d'années avec toutes sortes d'idéaux magnifiques dont seul un trop petit nombre a jamais été réalisé. C'est pour cela que le monde est tel qu'il est.




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Méditation de Transmission et alignement

par Benjamin Creme

Q. Il ressort de cet entretien que d'évidence, la plupart du temps, les gens ne sont pas alignés avec leur âme pendant la méditation de Transmission et que par conséquent ils transmettent bien peu. Comment peut-on être certain d'être véritablement aligné ?
B.C. Il y a une manière d'en être certain. C'est de se polariser sur le plan mental. Si vous n'êtes pas polarisés mentalement, vous éprouverez plus de difficulté à maintenir l'alignement. Un véritable alignement est le résultat d'une focalisation et d'une polarisation constantes sur le plan mental ou sur un plan plus élevé.
 
L'humanité est en train d'élever progressivement le siège de sa conscience, (le niveau général où fonctionne cette conscience), du plan astral au plan mental. Pendant six millions d'années, au cours de la première race, la race lémurienne, la conscience de l'humanité était focalisée sur le plan physique. De nos jours, plus personne n'a une conscience limitée au plan physique. Nous avons conscience de ce plan, aussi a-t-il une réalité pour nous, mais il n'est pas le siège de notre conscience.
 
Pour le gros de l'humanité, le siège de la conscience s'est élevé au plan astral. Ce changement de focalisation a été accompli par l'homme au cours de la race-racine atlantéenne qui dura 12 millions d'années. Il a donc fallu longtemps à l'homme atlantéen pour perfectionner son véhicule astral, ce qu'il fit avec un tel succès que la majorité des gens est aujourd'hui toujours polarisée sur le plan astral. Chez l'individu moyen, le corps astral est le corps le plus puissant.
 
Nous appartenons à la cinquième race-racine, ou race aryenne (ceci n'a rien à voir avec l'idée des Aryens que se faisait Hitler). Le but de notre évolution est le perfectionnement du véhicule mental. Ce but est atteint par celui qui a conscience des quatre plans mentaux (il y a quatre sous-plans du mental, de même qu'il y a sept sous-plans de l'astral). Quand vous êtes parvenus à vous polariser sur ces plans, et que vous avez élevé votre conscience jusqu'au plan causal (le sous-plan le plus élevé du plan mental), vous êtes alors au début de la polarisation spirituelle.
 
En termes d'initiation, la polarisation astrale, et donc la focalisation astrale de la conscience, se poursuit jusqu'à mi-chemin entre la première et la seconde initiation — ce que j'appelle 1,5. C'est par commodité que mon Maître et moi-même avons convenu de cette façon d'exprimer le niveau exact d'évolution d'une personne et de donner une grande précision, par degré, du niveau de conscience.
 
C'est autour de 1,5 que s'amorce le déplacement de la polarisation du plan astral vers le plan mental. Si vous en êtes à 1,5, vous êtes probablement toujours polarisés sur le plan astral bien que, de temps en temps, un certain degré de polarisation mentale se produise. Il se produit pendant un temps assez long une oscillation entre l'astral et le mental, jusqu'à 1,6. Vous pouvez alors dire que la personne est polarisée mentalement, même si ce n'est que le début de la polarisation mentale. Il peut être intéressant de noter qu'un grand nombre des dirigeants mondiaux actuels se situent autour de 1,6. Ils se trouvent donc au début de la polarisation mentale. Manifestement, ce sont des membres avancés de l'humanité mais, du point de vue des Maîtres, ils sont encore aux stades élémentaires de l'état de disciple.
 
A 1,6, vous pouvez commencer à fonctionner dans le monde avec beaucoup plus de puissance. Dès que vous êtes arrivés à une polarisation mentale, dès que vous pouvez travailler intelligemment sur le plan mental, l'influence, le pouvoir et l'énergie que vous exercer sur le monde sont, comme le dit le maître DK, « multipliés par cent ». La différence entre la polarisation astrale et la polarisation mentale est telle que le passage de 1,5 à 1,6 vous donne cent fois plus de puissance et d'efficacité dans le monde. Telle est la puissance du plan mental, comparée à celle du plan astral.
 
La polarisation mentale se poursuit jusqu'à mi-chemin entre la seconde et la troisième initiation. A ce stade, la polarisation se déplace du plan mental au plan de l'âme, et l'alignement est alors complet. Il peut se produire une oscillation pendant quelques temps, mais en fin de compte il s'instaure une polarisation spirituelle solide. La personne est alors alignée automatiquement en permanence. Elle ne produit aucun effort pour maintenir l'alignement. Nous ne faisons aucun effort pour avoir conscience sur le plan physique ou le plan astral ; cela nous est naturel. Ce n'est que lorsqu'il s'agit du plan mental que le problème surgit pour nombre de personnes. Quant au plan spirituel, pour la plupart des gens, il n'est qu'une idée, quelque chose qu'ils peuvent parfois atteindre au cours d'une méditation, mais il ne représente pas davantage.
 
Comment pouvez-vous être certain d'être alignés ? Polarisez-vous mentalement, et par la suite, naturellement, spirituellement. En d'autres termes devenez un initié.
 
 
Q. Comment pouvons-nous reconnaître que nous sommes effectivement alignés au cours d'une Transmission ? Comment savoir ?
B.C. Il est possible que certains ne puissent pas le savoir. Une personne fortement polarisée sur le plan astral, dont le corps émotionnel est extrêmement agité, perturbant donc sa focalisation, ne disposera très vraisemblablement pas de l'attention suffisante pour découvrir ce qu'est l'alignement. L'alignement entre la personnalité et l'âme se produit si vous parvenez à maintenir votre attention sur le centre ajna, situé entre les sourcils. Il s'agit du centre directeur, qui par la suite devient la synthèse de tous les centres situés au-dessous de lui.
 
Si vous êtes toujours fortement polarisés sur le plan astral, il se peut que vous n'ayez guère d'attention. La reconnaissance de l'alignement, et pratiquement tout ce qui concerne un quelconque développement, sont liés à l'attention. Si vous ne faites pas preuve d'attention vous n'apprendrez guère. Si vous instruisez un enfant qui ne prête pas attention, il n'apprendra pas. Vous n'apprenez que ce à quoi vous accordez de l'attention. Si vous désirez véritablement apprendre, si vous désirez tirer le maximum du temps et de l'énergie que vous consacrez à un travail, faites-le avec une attention totale et complète, à l'exclusion de tout le reste, et soyez totalement concentrés sur ce que vous êtes en train de faire.
 
Lorsque quelqu'un vous parle et que vous voulez vraiment prendre connaissance de ce qu'il vous dit (et non pas seulement être poli et poursuivre vos propres pensées), vous devez lui prêter attention. Si vous êtes attentifs, vous entendez, et généralement vous vous souvenez. De même, vous ne pouvez reconnaître les chakras, ne pouvez ressentir l'alignement ou non, que si vous faites attention à ce qui se passe. Au cours d'une méditation de Transmission, les énergies en provenance de la Hiérarchie passent à travers les différents chakras. Si vous maintenez votre attention sur le centre ajna, un alignement se crée automatiquement entre le cerveau physique et l'âme, utilisant le canal de Lumière que nous appelons antahkarana.
 
Vous ne feriez pas de méditation de Transmission si vous n'aviez pas pratiqué une certaine forme de méditation avant cette vie-ci. Vous avez tous beaucoup médité dans des vies antérieures, peut-être au cours des quatre ou cinq dernières, où vous avez construit l'antahkarana à un niveau d'efficacité considérable. Ce canal est constitué d'énergie, et relie l'âme au cerveau de la personne. L'alignement entre l'âme et le cerveau est maintenu à travers l'antahkarana. Ce canal entre en activité dès que vous fixez votre attention sur le centre ajna. Si vous ne faites pas attention à ce qui vous arrive, vous ne devenez pas conscients. Vous réaliserez que la vie tout entière, que tout le développement, est un processus au cours duquel vous devenez graduellement de plus en plus conscients. Il s'agit du perfectionnement progressif d'un instrument de conscience. Dans la méditation de Transmission, l'antahkarana est un instrument à travers lequel les énergies sont envoyées au monde ; c'est, de la même façon, un instrument à travers lequel le Soi peut se révéler et se manifester sur le plan physique, car telle est la nature du service accompli par l'intermédiaire de l'âme. L'âme se place au service du Soi. La personnalité doit enfin de compte se placer au service de l'âme.
 
 
Q. Je ne sais pas si je suis aligné pendant la méditation de Transmission. D'une manière ou d'une autre il me semble que je ne le suis pas, sauf pendant quelques minutes par heure. Qu'est-ce qu'il manque ?
B.C. Ce qui manque, c'est l'attention et la conscience. Soyez attentifs à ce qui se passe réellement et à ce que vous expérimentez au moment où les énergies sont envoyées, tout en maintenant votre attention sur le centre ajna.
 
Vous prendrez conscience d'une activité au niveau de ce chakra. Vous pouvez également prendre conscience d'une activité dans les autres chakras, de la vibration d'une énergie, une sorte de pression au moment où les énergies s'écoulent au travers des chakras. Chaque fois que vous prenez part à une Transmission, les chakras s'épanouissent au-delà de leur état antérieur. Les énergies stimulent l'activité des chakras et rayonnent en direction du monde, et vous devriez tenter de prendre conscience que l'énergie s'écoule effectivement à travers le chakra.
 
Lorsque votre attention retombe, comme cela arrive inévitablement, il se peut que vous ressentiez toujours l'énergie et pensiez être toujours alignés, alors que vous ne l'êtes plus. Mais 99 fois sur 100 vous ne ressentez que la vibration résiduelle de l'énergie qui est passée par le chakra. Quand vous êtes alignés, il se produit un mouvement dynamique à travers le chakra, mais l'énergie n'y est plus envoyée dès que vous arrêtez l'alignement. L'énergie provient du plan de l'âme, mais si vous n'êtes pas en contact avec le plan de l'âme par l'alignement, vous ne pouvez pas recevoir d'énergie.
 
Il vous faut reconnaître ce phénomène, en y portant attention. Faites la différence entre un flot dynamique d'énergie s'écoulant par le chakra, et une simple vibration résiduelle qui persiste après le passage de l'énergie.
 
 
Q. Cela signifie-t-il qu'il nous faut devenir sensible à la présence du corps éthérique afin de savoir si nous sommes alignés avec notre âme et si nous transmettons correctement ?
B.C. C'est une condition préalable. Le physique dense provient du physique éthérique qui le sous-tend. Les chakras ne sont pas situés dans le physique dense, mais dans le physique éthérique.
 
Donc, si vous voulez prendre conscience des chakras afin de devenir sensible aux allées et venues des énergies et distinguer les différentes sortes d'énergies, qui se perçoivent toutes différemment, vous devez prendre conscience du corps éthérique.
 
 
Q. Si, au cours d'une Transmission, nous n'avons pas conscience des chakras, est-il probable que nous ne transmettions pas correctement ?
B.C. Vous pouvez reconnaître que vous êtes alignés et que vous transmettez correctement si vous ressentez le flux d'énergie à travers le chakra. Vous ressentez en fait la pulsion de l'énergie. Si vous n'avez pas conscience du chakra, il est possible que vous ne soyez pas alignés et que vous ne transmettiez pas. Il est possible que vous vous aperceviez que votre attention est tombée au niveau du plexus solaire. Beaucoup ne sentent pas non plus ce chakra, mais comme la plupart des gens sont polarisés sur le plan astral, ce chakra est le siège habituel de leur conscience, et donc de leur attention, si bien qu'ils n'ont même pas besoin de le sentir. Mais vous pouvez également apprendre à sentir ce chakra du plexus solaire.
 
C'est un chakra très puissant, un centre distributeur. Vous pouvez, quotidiennement, absorber l'énergie du soleil à travers lui et vous recharger. Vous pouvez le fermer (afin d'éviter de gaspiller votre énergie) et travailler avec lui de façon scientifique. Quand vous serez conscients de ce chakra, vous réaliserez que vous pouvez l'ouvrir ou le fermer à volonté, mais il vous faut d'abord en prendre conscience en tant qu'unité fonctionnant dans votre corps éthérique. Il obéira alors à votre volonté, et quoique vous lui disiez, il le fera.
 
 
Q. Est-il possible de ruminer dans sa tête tout en pensant être focalisé sur le centre ajna ?
B.C. Non seulement c'est possible, mais c'est extrêmement fréquent. C'est la raison pour laquelle certains ne transmettent véritablement que trois ou quatre minutes par heure. Ils pensent être focalisés sur le centre ajna mais sont en fait en train de ruminer. Rumination et rêverie sont des activités de nature astrale. La rêverie est l'un des obstacles majeurs à une Transmission correcte, et en fait à toute forme de méditation. Beaucoup de gens prennent la rêverie pour de la méditation et croient que les imaginations d'ordre astral dont ils font l'expérience dans cet état sont des communications en provenance de l'âme, ou bien des messages des Maîtres ou même des Archanges, alors qu'elles ne sont que des rêvasseries subconscientes.
 
Rêverie, rumination et expériences imaginaires auto-satisfaisantes interdisent toute véritable pensée. La race doit progressivement apprendre à utiliser davantage le corps mental dont nous avons à peine effleuré la surface. Il est donc essentiel de sortir votre conscience du bourbier de l'astral et de l'élever dans la lumière du mental à travers lequel peut travailler l'âme. Appliquez votre mental à ces imaginations et à ces rêveries captivantes, d'ordre astral, et votre volonté qui sous-tend votre mental y aidant, tarissez-les à la source.
 
 
Q. Pourriez-vous préciser exactement quelle activité mentale nous pouvons, ou ne pouvons pas poursuivre pendant la Transmission. Y a-t-il des symboles que nous puissions visualiser ou sur lesquels nous pouvons nous concentrer ?
B.C. Vous ne devez vous concentrer sur aucun symbole, ni en visualiser. La seule activité mentale que vous puissiez avoir pendant la Transmission est celle qui ne perturbe pas votre alignement. Et sans aucun doute, vous aurez trouvé que toute forme d'activité mentale perturbe votre alignement. Idéalement, vous devriez être alignés de façon si constante, que vous puissiez parler, écrire ou autre, tout en maintenant un alignement absolu. Cela devrait devenir aussi instinctif, aussi auto-contrôlé que ça.
 
Puisque bien peu possèdent ce genre de concentration, il vous reste à limiter l'activité de votre corps mental, et cela se produit automatiquement lorsque vous maintenez votre attention sur le centre ajna. Si vous pensez OM, il est peu de choses auxquelles vous puissiez penser en même temps. Si vous pensez OM, vous verrez que les pensées que vous aviez précédemment se calment immédiatement. Votre attention restera alignée, jusqu'à ce qu'elle s'égare ; puis tout recommence : le mental s'active automatiquement et votre attention tombe à nouveau. Lorsque vous vous en apercevez, faites résonner le OM et vous verrez que pendant un moment, peut être pendant quelques minutes, vous vous retrouverez soudain dans un état plus serein, plus tranquille, sans aucune activité mentale. Il n'est pas nécessaire de supprimer toute activité mentale pour être aligné, mais pour la plupart des gens l'activité mentale est un obstacle à l'alignement.
 
 
Q. Comment résoudre le problème de l'inconfort physique pendant la Transmission ?
B.C. Trouvez une chaise droite, confortable et utilisez un coussin si nécessaire. Si vous êtes vraiment alignés, vous ne serez pas trop conscients de vos sensations physiques. Vous aurez l'impression que votre corps a disparu. Vous vous arrêterez presque de respirer. Vous constaterez que lorsque vous pratiquez correctement la Transmission, votre respiration semble s'arrêter pendant de longs moments. Elle devient extrêmement légère, imperceptible, juste suffisante pour soutenir le corps. Et tout à coup, involontairement, vous prenez une grande bouffée d'air.
 
Les gens se laissent aller à toutes sortes de distractions pendant la Transmission, pensant que cela n'a pas d'importance. Elles en ont en fait, à moins que l'alignement entre votre cerveau physique et votre âme ne soit constant et ininterrompu. Il n'y aurait alors pas besoin de rester assis, immobile et concentré, soutenant une énorme attention. Ce serait automatique. Mais tant que vous n'avez pas un tel alignement, les distractions ont de l'importance. Vous devez considérer cela avec sérieux. Il vous faut faire attention et vous concentrer. Si vous ne vous concentrez pas, vous ne pouvez pas être attentifs, et sans attention vous n'avez pas conscience de ce qui se passe, sauf du fait que vous êtes mal à l'aise.
 
Il s'agit d'apprendre à se concentrer, à devenir conscient, à acquérir une concentration automatique de l'attention que vous fassiez un effort ou non, que vous soyez dans une position confortable ou pas.
 
 
Q. Est-ce une bonne idée d'interrompre une Transmission, de faire quelques pas afin d'essayer de faciliter l'alignement, et ensuite continuer ?
B.C. Les gens ne parviennent pas à garder longtemps l'alignement lorsqu'ils sont assis tranquillement, s'efforçant de rester alignés. Croyez-vous que s'ils se lèvent, font un petit tour, prennent un verre, font une petite causette, écrivent un mot à leurs amis, font quelques mouvements de gymnastique, croyez-vous que cela facilitera leur alignement en quoi que ce soit ? Interrompre dans une telle mesure votre concentration et votre attention est-il susceptible de vous aider à mieux vous aligner ? Naturellement non.
 
 
Q. Existe-t-il des règles de base à suivre pour s'aligner et pour savoir si on est aligné, ou cela dépend-il des rayons, de la sensibilité du corps, etc. ?
B.C. Cela dépend assurément de la sensibilité du corps. Il existe des corps physiques qui semblent faits de bois ou de pierre, tout à fait insensibles aux énergies qui s'écoulent du corps éthérique.
 
Tout le monde ne sait pas que nous avons un corps éthérique. Certains l'ont entendu dire, mais en ce qui les concerne, ils n'en ont pas une expérience directe. Cela dépend beaucoup du rayon du corps physique, non du mental ou de la personnalité. En partie (mais en partie seulement) cela peut avoir un rapport avec le niveau réel d'évolution, mais ce n'est généralement pas le cas dans des groupes comme ceux-ci, car chacun est à peu près du même niveau, plus ou moins. C'est en grande partie dû au fait que ces personnes ont un corps semblant fait de bois ou de pierre, qui les rend littéralement insensibles à une expérimentation physique, laquelle n'est donc pas enregistrée par leur cerveau. Il y a une dichotomie entre leur sensation physique et la capacité de l'ordinateur qu'est leur cerveau à l'enregistrer. Cela ne signifie pas qu'ils sont moins évolués.
 
Existe-t-il des règles de base pour l'alignement ? La première règle est de faire attention. Faites l'effort de concentration pour maintenir votre attention sur le centre ajna. Cela ne se fait pas tout seul. Si vous avez la volonté d'obtenir un résultat en méditation de Transmission et de devenir un meilleur instrument pour les Maîtres, il vous faut mettre en œuvre votre volonté. Faites l'effort nécessaire. Pratiquez. Maintenez votre attention sur le centre ajna. Exercez-vous à l'y maintenir tout au long de la journée. Et cessez de distraire et d'interrompre votre attention. Une focalisation mentale positive est nécessaire.
 
 
Q. Quel est le rapport entre méditation personnelle et méditation de Transmission ? La méditation personnelle est-elle essentielle pour progresser ?
B.C. La méditation de Transmission rehaussera la méditation personnelle et la méditation personnelle renforcera l'efficacité de votre méditation de Transmission.
 
La méditation personnelle n'est pas essentielle pour faire des progrès, mais elle est très utile. C'est une façon, parmi d'autres, de progresser.
 
 
Q. Comment conciliez-vous le OM et la respiration ?
B.C. Il ne faut pas du tout employer le OM en relation avec la respiration. Il faut simplement penser OM. Vous pouvez penser OM tout le temps, que vous respiriez ou pas. Ce n'est pas une question de « avec l'expir, ou avec l'inspir ». Ce n'est que lorsque vous vous rendez compte que votre attention n'est plus sur le centre ajna qu'il faut penser OM. La répercussion du OM sur le plan mental ramène votre attention sur le centre ajna.
 
 
Q. Faut-il envoyer le OM à l'extérieur ?
B.C. Pas du tout. Il faut le penser. C'est beaucoup plus simple qu'on ne l'imagine. Vous ne devez pas faire d'exercice de respiration du tout. Laissez simplement la respiration aller à son propre rythme, elle se ralentira de plus en plus jusqu'à disparaître presque. Tandis qu'elle se ralentit vous remarquerez que vos pensées s'apaisent. Lorsque vous êtes vraiment concentrés, que votre respiration est tranquille — juste le minimum de souffle pour soutenir le corps — il n'y a pas de pensée. Vous allez au-delà de la pensée.
 
 
Q. Pour en revenir à la respiration, quand le souffle se ralentit il se produit tout à coup un sentiment de panique, de légère suffocation.
B.C. Si votre souffle se ralentit à ce point, il viendra un moment où il vous faudra prendre une inspiration. Mais il ne devrait pas y avoir de panique. Ne soyez pas effrayés. Il suffit de respirer. C'est facile ! Vous n'avez pas à vous le rappeler. Le ralentissement de la respiration est instinctif, vous ne le dirigez pas, de même que vous ne dirigez pas le moment de reprendre souffle. Votre corps vous le dira. Il a sa propre intelligence. Il sait quand il a besoin d'oxygène, et alors il prend son souffle. Oubliez la respiration.
 
 
Q. La respiration se ralentit-elle parce que votre attention s'en éloigne pour se focaliser sur un autre centre ?
B.C. Lorsque vous vous concentrez sur le centre ajna, votre activité mentale se ralentit. Je sais qu'il se peut qu'elle s'accélère. Mais si vous vous concentrez correctement, vous constaterez que de moins en moins de pensées naîtront dans votre mental. Au fur et à mesure que les pensées se calment, la respiration se calme aussi et vice versa.
 
C'est pourquoi le contrôle de la respiration est un des principaux exercices de yoga, car pensée et respiration sont issues de la même source. Si vous vous concentrez vraiment sur le centre ajna et que vous vous y maintenez avec le OM pendant assez longtemps, vous constaterez qu'il n'y a pas de pensée, et donc pas de respiration. Ensuite vous reprendrez votre souffle et les pensées repartiront. Faites de nouveau résonner le OM et l'ensemble du processus se répète.
 
 
Q. Est-ce qu'on voit le OM ?
B.C. Non, on ne voit pas le OM. On pense le OM. C'est la pensée, c'est-à-dire le son du OM sur le plan mental, qu'il faut utiliser, et non pas chercher à voir le OM comme s'il était écrit. C'est le son du OM, bien que vous n'émettiez pas de son. Mais sur le plan mental, vous émettez un son.
 
 
Q. Penser OM ? Penser le son OM ?
B.C. Pensez OM. Tout comme vous pensez une pensée quelconque. Pensez la pensée OM, non pas le OM écrit, mais la pensée OM.
 
 
Q. Peut-être la question est-elle de savoir si le OM doit être diffusé dans le crâne, ou localisé au centre sur lequel on veut diriger son attention ?
B.C. Le OM devrait se situer dans le mental où que soit votre activité de pensée — laquelle sera dans votre cerveau. Vous pensez OM. C'est une pensée, comme n'importe quelle autre pensée, comme vous pensez Jean si vous vous appelez Jean, ou Alice ou Véronique...
 
 
Q. Mais... si on pense le mot, comme on penserait « livre »...
B.C. Vous ne le pensez pas différemment, mais le mot lui-même est différent, tout est là. Le OM est le grand mantram.
 
 
Q. Il doit y avoir une manière de penser le mot, permettant de mieux entendre le son que ce que nous faisons…
B.C. Vous ne l'entendez pas, vous le pensez. Entendre et penser sont deux choses différentes. Ce peut être rapide ou lent, mais c'est de la pensée. C'est une pensée comme une autre, sauf qu'elle a une répercussion différente dans le mental, une vibration qui attire l'attention au centre ajna. Si vous dites « OM », cela vibre à un certain niveau. Si vous le dites à voix basse, c'est à un autre niveau. Si vous le pensez, c'est au niveau le plus élevé.
 
 
Q. De quelle source proviennent la pensée et la respiration ?
B.C. Découvrez cette source. Surveillez la pensée du « Je ». A chaque pensée naissant dans le mental, demandez-vous : « Qui a pensé cela ? » Vous répondrez : « Je l'ai pensé » : Reprenez : « Qui suis-je ? » Suivez cette perception du « Je » et vous verrez que ce faisant, remontant de plus en plus à la source du « Je », la pensée s'apaisera, ainsi que la respiration. Et vous verrez que toutes deux proviennent de la même source. Faites pour vous-même l'expérience du lieu d'où elles viennent.
 
 
Q. Est-ce en rapport avec ce que dit Maitreya, quand il y a un espace entre respiration et pensée, « Là, Je suis. » ?
B.C. Oui. C'est pourquoi Il peut utiliser cet espace. En fait ce que nous appelons respiration, est mouvement rythmé de l'univers. La création toute entière est respiration et nous n'en sommes pas séparés. Notre respiration est, à notre niveau, la respiration de cette grande pulsation qui a créé tout ce que nous voyons. Cette grande expiration a créé tout l'univers, toute la création. Il n'y avait rien, puis il y eut tout. Ensuite, vient l'inspiration dans laquelle tout retourne à sa source. Il y a le mouvement extérieur vers la création, et le mouvement de retour. Involution et évolution. Notre propre respiration se trouve intimement reliée à cette respiration.
 
Ce dont je parle est la recherche de la source de la respiration, la source de la pensée « Je », la pensée originelle. Avant la pensée « Je », vous êtes. Mais dès que vous pensez « Je », vous vous séparez de ce que vous êtes. Découvrez qui vous êtes, qui a cette pensée « Je ». Qui pense ce « Je » ?
 
Ressentez que c'est le Soi, et vous verrez que ce que nous appelons respiration, cette activité qui nous connecte à l'univers, ainsi que la pensée du « Je », viennent de la même source. Il y a la création. Vous êtes soit ça, soit ce qui l'amène à manifestation. Allez au-delà de la pensée « Je ». Allez au-delà de la respiration et vous vous identifierez en tant que Soi, qui est au-delà de la création, qui fut la cause du premier souffle, ce qui a expiré. Quand vous stoppez expiration et inspiration il ne reste que la cause. Vous êtes cette cause. Faites-en l'expérience.






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