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Accueil > Revue Partage > année 1992

Extraits de la revue
Partage international

Avril 1992 - N° 44 Vol. 5, n° 3

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Editorial


  • Signes des temps


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Regard sur le monde


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Esotérisme




L'article du Maître

Home Un trésor à partager

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme
 
Il ne se passera guère de temps avant que les Maîtres ne fassent connaître leur arrivée dans le monde. En compagnie de leur Maître, le Seigneur Maitreya, ils attendent l’occasion d’émerger pour prendre leur place au grand jour parmi les hommes. Voilà longtemps qu’ils savent que ce jour va venir. Voilà longtemps qu’ils se préparent aux difficultés de leur mission. En dépit de leur haut niveau d’évolution et de la perfection de leur entendement, la tâche qui les appelle ne sera pas aisée. Ce n’est pas sans raison qu’ils se sont entraînés à travailler à la fois sur le plan intérieur et sur le plan extérieur : cette action simultanée est d’une importance cruciale pour l’extériorisation du service qui est le Leur.
 
L'expérience
 
Nous savons que notre venue transformera la condition des hommes. Nous savons que notre expérience et notre sagesse les serviront au mieux. Nous connaissons et comprenons l’immensité des problèmes qui attendent une solution. Loin de nous décourager, c’est dans la joie que nous abordons le jour qui point. Nous reconnaissons néanmoins que la coopération et la confiance des hommes sont nécessaires. Nous savons que la loi nous interdit d’agir seuls. Entre les hommes et nous s’établira une relation nouvelle et plus étroite qui nous permettra de frayer un chemin ascendant à tous ceux qui s’apprêtent, au fil du temps, à entrer dans Nos rangs. Ainsi en sera-t-il.
 
Parmi ceux qui connaissent notre existence, tous ne s’attendent pas à notre apparition imminente. La circonspection et le doute l’emportent dans le cœur de ceux qui savent, les rendant aveugles à la vérité. Bientôt pourtant, comme le monde entier, ils se réjouiront eux aussi que les Maîtres soient de retour, que les Mentors marchent aux côtés des hommes, que les Frères aînés foulent une fois de plus le sol de la Terre.
 
Ensemble, nous créerons les formes et les institutions nouvelles qui permettront à la divinité inhérente en chacun de trouver meilleure expression. Ensemble, nous restaurerons l’ordre à partir du chaos actuel, et maîtriserons la destruction qui est à l’origine de l’angoisse d’aujourd’hui. Ensemble toujours, nous pénétrerons profondément le sens de la vie, tandis que s’épanouiront des facultés et une vision nouvelles. La science qui naîtra sous notre inspiration couvrira de splendeur la civilisation future, et les hommes endosseront la parure des Dieux. Ainsi prendront-ils possession de leur héritage, ainsi comprendront-ils les voies de Dieu.
 
Un miroir
 
Lorsque vous nous verrez, souvenez-vous que nous avons été un jour des hommes comme vous. N’oubliez pas que nous sommes un miroir qui reflète votre avenir, et que nous pouvons vous montrer le chemin de cet avenir. Nous venons pour enseigner, pour inspirer et pour conduire les hommes de l’obscurité à la lumière. Nous avons quelque expérience de cette lumière et connaissons bien son éclat. Nous proposons à l’humanité de partager avec elle Notre trésor.
 

Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.





Editorial

Home Le marché... ou l'être humain ?

Il fut un temps où la Communauté Européenne était obligée d'importer des produits agricoles afin de répondre aux besoins de ses citoyens. Cette pratique a brusquement cessé : la CEE, au sein de laquelle 12 pays de l'Europe de l'Ouest et du Sud coopèrent tant sur le plan économique que politique, est devenue depuis plusieurs années exportatrice de produits alimentaires, et représente une puissance considérable sur le marché mondial.
 
Actuellement, dans des pays comme les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada, le monde agricole se plaint amèrement d'une concurrence européenne qualifiée de déloyale. Leurs objections sont largement justifiées, bien que certains n'aient guère de leçons à donner en ce domaine. Il est vrai que l'agriculture de la CEE reçoit d'énormes subventions, entraînant une forte surproduction écoulée à des prix artificiellement bas sur le marché mondial. Si le rouleau compresseur européen a déjà rendu la vie difficile au monde agricole pourtant bien organisé des autres pays occidentaux, il est temps de faire une pause et de méditer sur la position des agriculteurs du Tiers Monde. Quasiment dépourvus de soutien de la part de leurs gouvernements, sans infrastructure permettant le transport des denrées, sans la technologie et le savoir-faire occidentaux, ils ne peuvent guère concurrencer la production étrangère, même sur leurs propres marchés. Seuls les moins défavorisés des pays du Sud ont quelque espoir d'exporter leurs produits, alors que les pays les plus pauvres, ceux d'Afrique notamment, ne pénètrent le marché qu'en qualité d'acquéreurs — à condition d'en avoir les moyens financiers.
 
Il n'est donc pas surprenant que de fortes pressions soient exercées sur la CEE pour qu'elle interrompe sa politique de subventions. Même à l'intérieur de la Communauté, la résistance au système s'accroît. Le ministre allemand des Affaires économiques, Jürgen Möllemann, a qualifié la structure des subventions de « démente ».
 
Selon lui, la CEE paye pour la surproduction alimentaire, pour le stockage, ainsi que pour la destruction de cette même surproduction, pour l'écoulement à bas prix de ces denrées sur le marché mondial, et même pour l'utilisation d'engrais chimiques qui accroissent encore la surproduction. « C'est injustifiable », ajoute M. Möllemann, qui omet de mentionner que, toujours grâce aux subventions, le secteur agricole contribue davantage encore à la dégradation de notre environnement.
 
De ce fait, une demande croissante se fait entendre pour que cesse la protection financière des agriculteurs des pays industrialisés. De nombreux experts agricoles de la CEE ont récemment suggéré qu'on cesse de fixer artificiellement les prix, et qu'on en revienne à la pratique du prix réel du marché, en tenant compte de l'ensemble des coûts — y compris des coûts écologiques. Cela entraînerait une hausse des prix sur le marché mondial, donnant la possibilité aux agriculteurs des pays pauvres l'opportunité de vendre leurs produits à des prix compétitifs.
 
On serait tenté de vouloir appliquer rapidement ces suggestions, mais la réalité impose une approche plus prudente. Il est dangereux de préconiser le libre échange et l'adhésion au principe du marché, si les bénéfices attendus ne sont pas automatiquement et correctement répartis. S'il est vrai que la libéralisation des prix signifierait leur hausse sur le marché mondial, cela ne garantit pas que tous les agriculteurs du Tiers Monde pourraient immédiatement en profiter. En effet, cette libéralisation impliquerait également que les pays actuellement obligés d'importer de la nourriture à grande échelle devraient continuer à le faire — mais à des prix bien plus élevés. Il ne faut guère de gros efforts d'imagination pour voir ce que cela signifierait pour les centaines de millions de pauvres qui arrivent à peine à subvenir aujourd'hui à leurs besoins alimentaires. Quiconque estime que chacun peut trouver à s'alimenter correctement dans le système du marché libre, devrait examiner ce qui se produit actuellement dans l'ancienne Union soviétique et dans ses ex-satellites. La transition d'un système à l'autre s'y avère extrêmement difficile, et pour beaucoup la vie est y devenue plus que jamais un véritable combat.
 
Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre de tels risques à l'échelle planétaire, avec quelque chose d'aussi précieux que la nourriture. Tout changement apporté à cette structure agricole fragile (et combien inadéquate) doit être préparé et pesé avec le plus grand soin. La question clé est de savoir s'il est juste de subordonner la production alimentaire à la politique commerciale courante et aux mécanismes du marché libre. Bien évidemment, notre réponse est « Non ». Le succès d'une politique agricole ne peut se mesurer au degré de liberté régnant au sein du marché, ni à l'importance du profit des agriculteurs, ni au niveau des prix à la consommation, ni davantage à l'ampleur des subventions ou à leur absence. Le seul but à atteindre est que chaque individu, quels que soient sa nationalité et son statut économique, ait toujours suffisamment à manger. Toutes les politiques agricoles et tous les marchés qui n'adhèrent pas à ce critère, sont voués à l'échec.
 
On peut largement critiquer le système agricole géré par la CEE, mais un fait a été démontré : c'est que le soutien gouvernemental et l'encouragement aux agriculteurs peut aboutir très rapidement à un développement phénoménal de la productivité. De la même manière, le succès économique japonais nous a appris que le gouvernement et le marché ne sont pas nécessairement des ennemis naturels, mais qu'ils peuvent être complémentaires et s'équilibrer mutuellement.
 
A notre avis, le démantèlement du système des subventions de la CEE n'aurait une réelle signification que si une telle opération faisait partie d'une politique globale visant la garantie d'un approvisionnement alimentaire pour tous sur le plan mondial. Dans certains cas, cela pourrait signifier la fin des subventions, mais dans d'autres, cela pourrait entraîner leur mise en place. Techniquement, selon certaines estimations, la faim pourrait être totalement éradiquée en l'espace de 20 ans. Mais ceci ne se produira pas spontanément en réponse à une stratégie de marché libre. Au contraire, ce qui est nécessaire, c'est une politique bien conçue qui accorde un stimulus financier à la production agricole locale dans les pays en voie de développement, tout en permettant l'investissement dans l'éducation, la santé, l'énergie et l'infrastructure. Tous ces secteurs auront besoin de subventions nationales et internationales. Si cela entre en conflit avec l'idéologie d'absence de contrôle des forces du marché, alors c'est cette idéologie qui doit être révisée. En dernier ressort, le marché est là pour servir le peuple — et non le contraire. Un tel marché peut aisément être mis sur pied pour servir des buts sociaux et éthiques sans pour autant frustrer la créativité de l'entrepreneur individuel.
 
La CEE l'a compris jusqu'à un certain point, mais elle n'agit que partiellement et de manière plutôt arbitraire, et seulement pour promouvoir quelques-uns de ses propres intérêts limités. Ce n'est pas le fait d'agir sur les mécanismes du marché par le jeu des subventions qui est « dément », mais le fait que l'humanité ne fait pas un meilleur usage de cet outil économique, dans le but de résoudre les multiples problèmes qui nous assaillent.





Signes des temps

Home Croix de lumière en Californie

Source : Pasadena Star-News

 

Chaque nuit, une croix de lumière apparaît sur une fenêtre du domicile de Maria Ruiz, à Baldwin Park, près de Los Angeles. C'est lors d'une coupure de courant que Madame Ruiz s'aperçut pour la première fois de la présence de cette croix. Alors qu'elle se tenait dans sa salle de bain obscure, elle vit la forme jaune claire de la croix produite par l'éclairage d'une autoroute proche. Madame Ruiz habitait dans ce logement depuis sept mois, sans avoir jamais rien remarqué d'anormal. Un flot continu de voisins et de parents défile à présent dans sa salle de bain pour regarder la croix. Certains pleurent, prient et tombent à genoux lorsqu'ils voient cette image. Madame Ruiz, catholique peu pratiquante, a déclaré qu'elle avait l'habitude de considérer les récits de visions religieuses comme "des ramassis d'inepties". Mais à présent, elle en est moins convaincue. "Je ne peux pas dire s'il s'agit d'un signe de Dieu", a-t-elle déclaré. "C'est un phénomène étrange."




Home Une eau miraculeuse attire des milliers de personnes au Mexique

Source : Washington Post

Au Mexique, le long d'une route poussiéreuse de la petite ville de Tlacote, des gens font la queue sur parfois près de deux kilomètres, dans l'espoir d'assister à un miracle. Certains jours, plus de dix mille personnes viennent visiter le puits de Jésus Chahin et emportent un bidon ou deux d'une eau désormais considérée comme miraculeuse, et dont on dit qu'elle guérit toutes les maladies, du sida au cancer, jusqu'à l'obésité et à l'excès de cholestérol.
 
Bien que le responsable sanitaire de l'endroit ait fait pratiquer un examen de l'eau et affirmé qu'elle était potable et normale pour cette région, Jésus Chahin affirme qu'elle pèse moins lourd qu'une eau normale. M. Chahin, un homme riche, a commencé à distribuer l'eau gratuitement en mai de l'année dernière, après avoir décelé par hasard ses propriétés curatives. Il avait observé la guérison rapide d'un chien de ferme, qui en avait bu une petite quantité. Il pense que ses propriétés curatives peuvent être dues au fait qu'elle pèse moins que l'eau normale.
 
Les personnes en quête de guérison continuent d'affluer et de faire la queue sans se préoccuper des explications scientifiques. La religieuse dominicaine Maria Guadalupe Aguilar a parcouru près de 300 km avec le Révérend Juan Crespo, qui souffre d'un cancer de la prostate, pour voir si l'eau pouvait le guérir. « Pour moi », dit-elle, « toutes ces choses sont des miracles de Dieu ».





Faits et prévisions

Home L'époque des dynasties royales au Moyen Orient touche à sa fin

« L'époque des dynasties royales gouvernant le pays pour elles-mêmes touche à sa fin. Le nouveau gouvernement du peuple koweïtien sera un modèle pour les Etats du Golfe. » (Partage international octobre 1990)
 
 
Le Prince héritier du Koweit, Cheikh Saïd-al-Abdullah al-Sabah, a promis à ses sujets koweïtiens que la démocratie serait instaurée à brève échéance. Le Cheikh a fait cette promesse à l'occasion du premier anniversaire de la libération du Koweït.




Home Les Nations Unies — Nouveau gardien de la paix

Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya

« Les Nations Unies deviendront la force politique la plus puissante au monde. Elles constitueront l'intermédiaire grâce auquel les principaux problèmes internationaux seront résolus. » (Le collaborateur de Maitreya, Partage International, septembre 1989)
 
 
Yougoslavie — Une trêve instaurée sous la médiation des Nations Unies ayant été respectée pendant plus de deux mois, le Conseil de Sécurité a autorisé l'envoi en Yougoslavie de près de 14 000 casques bleus originaires de 31 pays différents. Bien que certains obstacles budgétaires au sein de l'ONU puissent ralentir le processus, une expédition de 250 casques bleus partira en avant garde en Yougoslavie dès que les commandants en chef auront été informés de leur mission à New York. Les chances de succès des casques bleus ont sérieusement augmenté depuis que le président de la Serbie a déclaré la fin de la guerre de Yougoslavie. Autre signe positif, le président de la Croatie a démobilisé 20 000 réservistes.
 
 
Cambodge — Le Conseil de Sécurité de l'ONU a voté une proposition émise par le secrétaire général Boutros Ghali, prévoyant l'envoi de 22 000 à 26 000 casques bleus au Cambodge. Ce programme représentant un budget de deux milliards de dollars, ferait de ce pays dévasté une colonie virtuelle des Nations Unies pendant 18 mois. Cette force de l'ONU superviserait les élections, assurerait l'essentiel du gouvernement et gérerait le flux des réfugiés retournant au pays. Cette opération de maintien de la paix serait la plus importante que l'ONU ait jamais entreprise. Et pour la première fois, les Nations Unies délèguerait leurs propres représentants afin de constituer un gouvernement par intérim. (Source : Reuters, Los Angeles Times)
 
 
Afghanistan — La majorité des partis engagés dans la guerre civile régnant en Afghanistan sont maintenant convenus de coopérer sur la base d'un plan de l'ONU afin de mettre fin aux 13 années de conflit. Ce plan réunirait des représentants des nombreuses factions dans un gouvernement d'intérim, jusqu'à la tenue d'élections. Le président afghan Najibullah a approuvé cette idée, tout comme le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Iran, principaux soutiens des mouvements islamiques intégristes rebelles. Bien que seuls trois des sept grandes factions rebelles aient à ce jour approuvé la proposition de l'ONU, la plupart des experts pensent que les combats de grande envergure qui se sont déroulés en Afghanistan appartiennent désormais au passé. (Source : New York Times)
 
 
De nouvelles propositions — Le ministre russe des Affaires étrangères a suggéré que les Nations Unies créent une force de police spéciale afin de défendre les Droits de l'Homme dans le monde. Jusqu'à présent, l'Union Soviétique avait toujours insisté pour considérer les Droits de l'Homme comme une affaire interne à chaque pays. En un retournement de tendance, le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Andreï Kosyrev, s'est référé à une proposition du dernier Prix Nobel Andreï Sakharov qui exhortait l'ONU à créer un corps indépendant, composé de personnalités de haute moralité, dont le rôle serait d'évaluer la situation dans tout pays où le respect des Droits de l'Homme apparaîtrait menacé. Affirmant la nécessité de développer un système apte à rendre les nations plus responsables de leurs politiques, M. Kosyrev a déclaré qu'un tel système devrait prévoir des sanctions économiques ou autres, de même que la création de « forces de police internationales » spécialement entraînées. (Source : San Francisco Chronicle)




Home La dette des pays pauvres sera annulée

« La dette des pays pauvres sera annulée » (Partage international mai 1989)
 
 
L'Allemagne, l'un des principaux créanciers de la Pologne, a renoncé au recouvrement de la moitié de sa dette, s'élevant à 5,5 milliards de dollars. Cet effort traduit sa volonté de soutenir les récentes réformes démocratiques. Cette décision s'inscrit dans la ligne de l'accord signé en mars dernier entre la Pologne et les gouvernements des 16 pays créanciers membres du Club de Paris. Cet accord vise à annuler au moins la moitié de la dette officielle de la Pologne qui s'élève à 33 milliards de dollars.




Home Les forces du marché sont les forces du mal

Source : Washington Post, Chronicle Foreign Service

« Les forces du marché sont les forces du mal, de la confusion et du chaos. Ses enfants s'appellent compétition et comparaison. » (Partage international Janvier/février 1990)
 
 
Dans un discours virulent devant le Conseil de l'Europe, le président Lech Walesa s'est fait l'interprète de nombreux Polonais, qui font l'expérience de l'importance du coût social de la « thérapie de choc » capitaliste. L'inégalité, qui représente le prix à payer pour l'établissement d'une économie de marché, est ressentie comme une surprise désagréable par le peuple polonais. Alors que les entreprises occidentales considèrent la Pologne comme un nouveau marché pour leurs biens de consommation, pour la plupart des Polonais, la « libre entreprise » signifie inflation, augmentation du chômage et nette détérioration des services publics et sanitaires. « L'Occident était censé nous aider en réorganisant l'économie sur de nouveaux principes, mais en fait, ses efforts se sont essentiellement bornés à assécher nos marchés intérieurs », a déclaré M. Walesa. Après en avoir appelé à des réformes radicales, le gouvernement a pris quelques distances vis à vis du marché libre, et a rétabli une certaine centralisation de la prise de décision économique.
 
Alors qu'en Hongrie, la menace d'un effondrement économique est moindre, les gens sont tout aussi déçus par le prix du capitalisme, depuis l'inflation et le chômage, jusqu'aux inégalités sans cesse grandissantes entre les riches et les pauvres. « Notre unité se disloque, et notre foi s'effiloche », a récemment déclaré le président Arpad Goncz.




Home La Chine ouvre tout doucement ses portes

« La Chine ouvre tout doucement ses portes... » (Partage international juin 1990)
 
 
Le voyage effectué dans des zones franches du Sud de la Chine par Deng Xiaoping et l'apparition à la télévision de ce haut responsable chinois, sont considérés comme des signes encourageants, laissant entrevoir une avancée des modérés qui tentent de réformer l'économie. Certaines prises de position émises par des officiels chinois indiquent également que la politique d'ouverture économique est considérée comme étant d'une importance primordiale, alors que, parallèlement, la stricte orthodoxie idéologique cède du terrain.
 
Début 1992, le Comité préparatoire pour la liberté du syndicalisme en Chine, a transmis à des syndicats gouvernementaux des copies d'écrits anti-gouvernementaux. Cette démarche révèle la tentative audacieuse de certains travailleurs cherchant à constituer un syndicat indépendant analogue à Solidarité, en Pologne. Il s'agit là du mouvement dissident le plus important en Chine depuis le mouvement pro-démocratique d'il y a trois ans.




Home La défense ne constitue plus une priotité essentielle

« Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (Partage international juin 1989)
 
 
 
La destruction de missiles — Le responsable de l'industrie d'armement nucléaire russe a déclaré que les stocks soviétiques sont tellement « énormes » que les ogives « débordent par les fenêtres des entrepôts ». Il affirme que son pays aura besoin d'une aide financière substantielle pour que la réduction de l'armement soit exécutée dans les temps prescrits. « Nous ne cherchons pas à mendier, mais c'est une question d'intérêt réciproque, » a déclaré Victor Mikhailov, le ministre délégué aux questions nucléaires. Le Congrès américain a attribué un budget de 400 millions de dollars afin d'aider les ex-soviétiques à détruire leurs armes. M. Mikhailov espère qu'au moins 100 millions de dollars seront prélevés sur ces fonds pour l'alimentation, la santé et d'autres programmes au bénéfice des populations qui se trouvent sur les zones où les déchets nucléaires seront stockés.
 
Bien que la majorité des armes nucléaires soient en Russie, un grand nombre sont stockées en Ukraine, au Kazakhstan et en Bélarusse. Ces républiques ont accepté de démanteler en 3 ans tous les missiles nucléaires stratégiques se trouvant sur leurs territoires et de les éliminer tous d'ici 7 ans. En fait, la Bélarusse a déjà entamé le processus de démantèlement et de destruction de certaines de ses armes nucléaires tactiques.
 
Lors de discussions entre le secrétaire d'Etat américain J. Baker et le président russe B. Eltsine, les Etats-Unis et la Russie sont convenus d'essayer de bâtir une nouvelle série d'accords de contrôle des armes d'ici le sommet envisagé au mois de juillet prochain.
(Source : New York Times, Washington Post)
 
 
Le bouclier de défense planétaire — M. Cheney, secrétaire d'Etat américain à la Défense, a salué le projet de coopération du président Eltsine pour un système global de défense anti missile. Ce projet présente des points communs avec le programme (controversé) de défense, appelé Guerre des Etoiles, de l'administration américaine. « Je pense qu'il s'agit d'une avancée fondamentale. Nous disposons maintenant de possibilités significatives en vue de réaliser quelque chose de concret dans ce domaine, » a déclaré M. Cheney. Dans le même temps, George Brown, membre éminent du Congrès américain, s'est déclaré favorable à un « système mutuellement bénéfique » en terme de défense stratégique.
 
 
Allemagne — Le général allemand Gerd Schmückle, ancien commandant adjoint de l'OTAN, préconise le démantèlement mondial de toutes les armes nucléaires. Dans un article publié dans Die Zeit, il affirme qu'il n'y a pas d'alternative entre une élimination totale et un développement accru des systèmes d'armement nucléaire : « Il faut détruire les armes atomiques selon un calendrier fixé, interdire la production de nouvelles armes, et mettre en place un système mondial de surveillance. Il faut également prévoir des sanctions incluant des mesures militaires. La responsabilité de ce programme devrait dépendre des Nations Unies. »
 
Le général Schmückle prévoit qu'un tel plan rencontrera de nombreuses objections. « Beaucoup tenteront de le faire échouer, motivés par l'égoïsme national, la croyance dans le pouvoir de dissuasion nucléaire ou simplement par fanatisme politique. » Cependant il pense que cela ne devrait pas empêcher les grandes puissances de faire le premier pas vers un ordre mondial nouveau et meilleur.
 
Le ministre allemand des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher a également suggéré que les Nations Unies soient l'instrument qui permette d'arrêter la prolifération des armes atomiques. Selon la Süddeutsche Zeitung, il a préconisé que le Conseil de Sécurité applique des sanctions lorsque « des tyrans avides de pouvoir acquièrent illégalement des armes nucléaires ». Le ministre Genscher s'est déclaré favorable à de lourdes peines envers les scientifiques ou les négociants qui aident les nations à acquérir des armes de destruction massive.
 
 
France et Russie — La France a répondu avec diligence à la demande d'assistance de Boris Eltsine afin de soutenir l'économie délabrée de la Russie. Elle va engager 1 milliard de dollars sous forme de crédits d'Etat et d'échanges de transactions. Elle a également promis d'aider la Russie à détruire l'arsenal nucléaire de l'ex-Union Soviétique. De plus, les Présidents Mitterrand et Eltsine ont renoué le traité historique franco-russe de 1893. Ce traité engage les deux pays à se consulter lors des périodes de crise et à agir de concert aussi souvent que possible. « Nous ne sommes plus des adversaires », a déclaré Eltsine, « ni même des adversaires potentiels. Nous voulons devenir des alliés directs. » (Source : Los Angeles Times)
 
 
Syrie — La Syrie est prête à signer le traité international de contrôle de la fabrication d'armes nucléaires.





Brève

Home Personnalités remarquables de l'année 1991

Construire, le magazine de la maison édité par la chaîne de supermarchés Migros, en Suisse, a publié dans sa première édition de l'année un panorama des « Personnalités remarquables de l'année 1991 », choisies par l'équipe de rédaction. Des noms connus à l'échelle internationale, comme Terry Waite, le Dalaï Lama, Serge Gainsbourg et Magic Johnson, figurent à côté de célébrités locales. On y trouve aussi les photos du Pape Jean-Paul II et de Benjamin Creme, placés face à face dans l'un des angles de cette galerie de portraits, et probablement bien surpris de se côtoyer.





Regard sur le monde

Home La faim provoque des migrations

Selon une commission qui s'est récemment tenue à Barcelone, en Espagne, en vue de mettre au point une déclaration universelle du droit de chaque personne à disposer d'une nourriture suffisante, les migrations provoquées par la faim représenteront un problème majeur pour le 21e siècle. Cette commission a averti que la pénurie alimentaire augmenterait l'exode rural, principalement dans les pays pauvres. Le problème sera aggravé du fait que ceux qui quitteront la terre pour les villes, ne produiront plus de nourriture pour eux-mêmes. La commission estime que vers l'an 2020, plus de 50 villes dépasseront les 10 millions d'habitants.




Home Des hôpitaux bienveillants envers les nourrissons

Il se pourrait bien que d'ici cinq ans, des milliers d'hôpitaux de part le monde s'annoncent comme « bienveillants » pour les nourrissons. Pour obtenir ce statut particulier, les hôpitaux devront respecter un nouveau code de conduite déterminé par l'UNICEF et par l'Organisation Mondiale de la Santé (l'OMS). Ce code doit garantir que les services de maternité assurent aux bébés le meilleur départ possible dans la vie, en encourageant l'allaitement maternel.
 
Il s'agit de la dernière initiative d'une campagne sur dix ans, destinée à inverser la tendance vers l'allaitement artificiel.
Dans le rapport de 1992 intitulé L'état de l'enfance dans le monde, l'UNICEF explique le recul de l'allaitement maternel par la tendance des familles à vivre en ville, par l'accroissement du nombre de femmes travaillant à l'extérieur, et par la publicité qui tend à faire croire aux mères que l'allaitement au biberon est plus moderne et plus perfectionné.
 
En fait, l'UNICEF fait remarquer que le lait maternel est la nourriture la plus raffinée qui soit, tellement complète au niveau nutritif qu'un enfant n'a habituellement pas besoin de boire ou de manger autre chose pendant ses quatre à six premiers mois. Le lait maternel est hygiénique et bon marché, et il immunise les enfants contre les infections courantes. L'allaitement peut éviter aux mères une nouvelle grossesse trop rapprochée, et il réduit les risques de cancer du sein et de l'ovaire.
 
Nonobstant sa qualité inférieure, la poudre de lait s'accorde mal avec la pauvreté. Faute de moyens pour s'en procurer en quantité suffisante, et manquant de l'éducation nécessaire pour lire les modes d'emploi, nombre de familles diluent exagérément les poudres de lait vendues dans le commerce. De plus, en raison du manque d'eau, d'appareils à stériliser, de réfrigérateurs ou de combustible, la poudre de lait est souvent mélangée avec de l'eau contaminée et donnée aux enfants dans des biberons non-stérilisés.
 
Il en résulte que dans les communautés pauvres, les bébés nourris au biberon ont une probabilité quinze fois plus grande de mourir de diarrhée que ceux qui sont nourris exclusivement au sein, et qu'ils ont une probabilité quatre fois plus importante de mourir de pneumonie.
 
Dans l'ensemble, l'Organisation Mondiale de la Santé estime qu'un million de vies seraient épargnées chaque année, si les mères donnaient uniquement du lait maternel à leurs enfants pendant les quatre à six premiers mois de vie.
 
Les risques de l'allaitement artificiel sont d'autant plus élevés que les circonstances sont plus défavorables. L'allaitement au sein est préférable pour tous les bébés, affirme l'UNICEF. Une étude montre qu'à New York, les bébés nourris au biberon ont une probabilité d'hospitalisation trois fois plus importante.
 
Une publicité interdite
 
Il y a dix ans, l'OMS et l'UNICEF publiaient un « code de conduite » destiné à essayer d'interdire la publicité grand public pour les produits alimentaires pour enfants. Le nouveau label de « bienveillance » envers le nourrisson, vise le même but, en s'assurant que les services de maternité favorisent l'allaitement au sein plutôt qu'au biberon. « De nombreux services de maternité ont souvent contribué, sans le vouloir, au déclin de l'allaitement au sein », déclare James Grant, directeur exécutif à l'UNICEF. « La grande majorité des hôpitaux et des services de maternité se sont trouvés soumis à une dépendance tragique vis-à-vis des fournitures gratuites d'aliments pour bébés. Trop souvent, les bébés sont séparés de leur mère à la naissance et nourris au biberon avec de l'eau et du sucre ou des aliments pour bébés, avant que le lait maternel n'ait eu le temps de « monter ». Un ou deux biberons suffisent à augmenter le risque de difficultés à allaiter. »
 
L'OMS et l'UNICEF transmettent actuellement à quasiment tous les hôpitaux du globe ce nouveau code de conduite qui défini dix points pour un allaitement réussi. Tous les hôpitaux qui se conformeront à ce code bénéficieront du statut d'hôpitaux « bienveillants » envers les nourrissons.
Ces dix points sont les suivants :
  • ·        avoir un plan d'allaitement maternel, rédigé par écrit,
  • ·        former l'ensemble du personnel de santé à l'application de ce plan,
  • ·        informer les femmes enceintes des avantages de l'allaitement maternel,
  • ·        aider la mère à allaiter dans la demi-heure suivant la naissance,
  • ·        montrer à la mère la meilleure manière d'allaiter,
  • ·        ne donner au nouveau-né aucune autre nourriture ni aucune autre boisson (sauf nécessité médicale),
  • ·        laisser ensemble la mère et l'enfant 24 h sur 24,
  • ·        encourager l'allaitement à la demande,
  • ·        ne donner ni tétine ni tranquillisant,
  • ·        favoriser la création de groupes de soutien à l'allaitement maternel et y orienter les mères.
L'UNICEF a demandé à tous les fabricants de stopper les fournitures d'aliments pour bébés, gratuites ou à bas prix, aux services de maternité et aux hôpitaux d'ici décembre 1992. L'Association des Fabricants d'Aliments pour Enfants a donné son accord de principe et a promis sa coopération.
 
Le rapport de l'UNICEF spécifie que dans les pays en voie de développement, de nombreuses femmes n'accouchent pas à l'hôpital. Et celles qui entrent à la maternité n'y restent habituellement qu'un ou deux jours. Ainsi, « cette campagne mondiale destinée à accroître la « bienveillance » des hôpitaux envers les nourrissons n'est qu'une des nombreuses étapes nécessaires pour instaurer à nouveau l'allaitement au sein », ajoute l'UNICEF. « Les mères ont besoin du soutien de l'hôpital », affirme le rapport, « mais si elles doivent continuer à donner le sein, elles auront aussi besoin du soutien de leur employeur, de leur famille, de leur communauté et de leur mari. »

 





Citation

Home La faim

par W. S. Rendra

« La faim est un corbeau. Des millions de corbeaux, comme de sombres nuages, m'obscurcissent la vision de Ton ciel ! »





La voix des peuples

Home Emergence de la démocratie en Afrique

par Connie Hargrave

« La conscience se développe maintenant chez les êtres humains dans le monde entier, si bien qu'ils n'accepteront plus d'être dominés par d'autres, alors que leur destin est d'être libres. Partout, les gouvernements devront écouter le peuple. » (Le collaborateur de Maitreya dans Partage International, Septembre 1988)
 
 
 
L'Afrique change profondément. Près des trois-quarts des 47 pays africains sub-sahariens offrent à présent une certaine forme de choix politique, là où des gouvernements autoritaires bien établis maintenaient jusque là fermement leur emprise. Sur les 150 chefs d'Etats que connut l'Afrique entre 1957 et 1987, seuls six d'entre eux ont abandonné de plein gré le pouvoir. Mais, les experts politiques observent que la marche vers la démocratie s'accélère rapidement depuis 1989.
 
Comment, ces dernières années, tant de régimes sanguinaires ont-ils pu prendre fin si soudainement ? Pendant des dizaines d'années, les courageux opposants aux régimes d'oppression se firent emprisonner et torturer.
 
Et soudain, le vent a tourné et leurs efforts portent leurs fruits. Les observateurs attribuent le plus souvent ces changements à la libéralisation en Afrique du Sud, ainsi qu'à la fin de la Guerre Froide qui a laissé les dictateurs plus exposés et moins soutenus par l'Est ou par l'Ouest. Certains notent pourtant qu'un phénomène, discret mais cependant nettement perceptible, accompagne ces changements : la disparition de la peur.
Quelque chose de nouveau s'est produit en 1990 et 1991 : les barrières invisibles que constituent la peur du gouvernement, sont tombées. Comme en Europe de l'Est et en Chine, les gens du peuple en Afrique sont descendus dans la rue et ont fait face aux fusils. Et, d'une manière surprenante, les manifestations, qui jusque là échouaient ou étaient réprimées par les autorités, ont soudainement commencé à remporter certains succès. Tout se passa comme si les individus avaient traversé une barrière de peur, et avaient ainsi découvert que les autorités ne pourraient plus les stopper.
 
Au Kenya, la percée eut lieu le 16 novembre 1991 après que des opposants eurent organisé un grand rassemblement populaire en signe de protestation contre la dictature du président Arap Moi. Malgré l'interdiction gouvernementale habituelle d'organiser ce rassemblement, et bien que les organisateurs aient été traités « d'anarchistes » et arrêtés durant la nuit, le rassemblement eut lieu. Les Kenyans remplirent les rues. La police tenta de disperser les manifestants à coup de gourdins mais n'ouvrit pas le feu sur la foule comme elle l'avait fait lors du précédent rassemblement, en juillet 1990. A partir de ce moment-là, ce qu'on appela « le miracle de la régression de la peur » commença à se répandre.
Le 18 novembre 1991, des milliers de Kenyans manifestèrent ouvertement lors de la comparution en justice des organisateurs du rassemblement. Depuis cette semaine là, les gens ont cessé de se méfier en permanence des indicateurs de la police. Les Kenyans ont commencé à critiquer ouvertement le gouvernement. A la fin du mois, le président Moi céda à la pression intérieure et internationale et accepta l'établissement du multipartisme au Kenya.
 
En 1990 au Togo, le peuple descendit dans la rue pour réclamer ses droits démocratiques, manifestant devant le palais de justice alors que des opposants politiques étaient en train d'y être jugés et condamnés. Ce jour-là, ils violèrent un tabou en protestant contre le gouvernement, et d'autres grèves et manifestations s'en suivirent. Certains y trouvèrent la mort, mais cela ne fit pas reculer les autres qui finalement forcèrent le régime dictatorial du général Eyadema à opter pour un système à partis multiples et à prévoir une charte démocratique. La situation au Togo reste incertaine, mais des élections sont prévues pour cette année.
 
Certains dirigeants africains se sont récemment retirés de leur plein gré, comme Mathieu Kerekou, le dictateur du Bénin qui, les larmes aux yeux, s'avoua vaincu en 1990 et dut s'incliner devant un coup d'état civil après que des grèves aient provoqué une conférence nationale le laissant littéralement sans pouvoir. En Zambie, l'ancien Président Kenneth Kaunda se retira après sa défaite aux élections multipartites de novembre 1991. M. Kaunda monopolisait le pouvoir depuis 1972, mais la coalition de l'opposition remporta la victoire. En raison de l'influence de Kaunda, les élections en Zambie marquèrent un tournant décisif pour l'Afrique.
 
Alors que la démocratie refaçonne rapidement le continent africain, il n'est pas du tout certain qu'une démocratie multipartite de style occidental constitue la solution pour le futur. Les Africains ont en partie associé leurs problèmes économiques au manque de liberté démocratique, et ils vont maintenant demander à leurs nouveaux gouvernements de résoudre la situation quasi-impossible dont ils ont hérité. Croulant sous les dettes, dépendant de produits aux prix instables et otages de pratique bancaires multilatérales désavantageuses, environ 55 pour cent de la population vit actuellement en état de « pauvreté absolue », telle que la définit l'ONU.
 
Beaucoup estiment que l'Afrique se doit de développer ses propres modèles politiques, car un modèle démocratique doit être enraciné dans la société qu'il représente. Alors que certains redoutent que la démocratie conduise aux luttes tribales et à l'instabilité, d'autres affirment qu'il existe en Afrique une tradition du gouvernement par consensus, et que ce n'est que sous la domination coloniale que de nombreux chefs devinrent autoritaires et renièrent leurs conseils de tribus, qui les obligeaient à écouter les points de vues divergents.
 
Les observateurs africains mentionnent la Tanzanie et le Mozambique comme exemples de pays imprimant le mouvement vers la démocratie. Anciennes nations socialistes, ces pays ont développé des institutions associatives au niveau local, telles que des coopératives ou des syndicats, et ont encouragé des débats publics sur les problèmes sociaux et politiques.
 
La Tanzanie, malgré son système à parti unique, a créé un cadre pour un débat démocratique et tient des élections à l'intérieur du parti, lors desquelles la moitié du cabinet se voit régulièrement battue. Les chefs révolutionnaires du Mozambique ont passé cinq ans à assurer une formation politique à la plupart des citoyens, laissés à l'écart de la vie politique sous la domination coloniale portugaise. La guerre civile dans ce pays a entravé la création d'une démocratie plus large, mais ce conflit est maintenant presque terminé.
 
Les nouveaux dirigeants africains donnent l'impression d'être plus modérés, conscients de la tâche qui les attend. « Ne nous laissons pas aller à la vanité. Mettons-nous au travail », recommande le nouveau dirigeant du Zaïre, Frédéric Chiluba. Le nouveau président de la Zambie affirme : « Nous aurons une nouvelle approche, une meilleure vision que par le passé. Tant que cet espoir existe, les gens coopéreront. »
 
Nul doute qu'avec le temps, les Africains trouveront la manière de créer une justice économique en accord avec leurs nouveaux droits politiques. Lorsque le peuple sur tout le continent africain, et en fait dans le monde entier, abandonne brusquement sa peur face aux menaces et aux fusils gouvernementaux, il devient une force à prendre en considération.





Courrier des lecteurs

Home Le 6ème rayon

Cher rédacteur,

Comme toujours, j'ai trouvé vos articles sur les sept rayons très utiles, permettant de relier ces concepts abstraits à une compréhension pratique. Comme vous le soulignez, on pourrait s'étendre davantage sur tous les rayons. D'autres le feront peut-être. En ce qui me concerne, je voudrais ajouter deux remarques au sujet du 6e rayon.

En premier lieu, le 6e rayon est le rayon gouvernant la seconde initiation. Sa qualité suprême de dévotion envers la réalité spirituelle est la qualité que ceux approchant la seconde initiation s'efforcent de réaliser. De ce fait, il n'est pas surprenant que ce rayon joue un rôle prédominant dans la structure de nombreux individus à cette étape du chemin.

En second lieu, tout au long de l'histoire, les instructeurs semblent avoir réagi d'une manière très différente à l'aspect dévotionnel de ce rayon. Saï Baba et Jésus semblent tous deux avoir accepté et utilisé la dévotion de leurs adeptes comme un moyen de les faire progresser. Swami Muktananda est un autre instructeur ayant manifesté cette orientation. Pour les adeptes de ces instructeurs, la dévotion n'est pas un problème, mais un atout.

D'un autre côté, Krishnamurti et Maitreya ("Si vous me suivez, vous me perdrez") sont des exemples d'instructeurs qui semblent décourager toute attitude dévotionnelle de la part de leurs disciples. Benjamin Creme manifeste certainement aussi cette orientation. Je n'ai aucune idée de ce qui détermine la différence entre ces instructeurs sur ce chapitre. Bien que leurs propres rayons semblent entrer en ligne de compte, ils ne fournissent pas une explication complète. Du point de vue de l'aspirant, le problème est simplement que la dévotion envers Dieu ou envers les idéaux les plus élevés trouve une 'cible' chez un individu particulier qui semble incarner ces idéaux. Certains instructeurs acceptent et utilisent cela, d'autres, non. Je pense qu'il serait bon que les aspirants reconnaissent cette orientation en eux-mêmes et acceptent — avec le moins de résistance possible — la réaction de leur instructeur à cette attitude.

G. C., Amherst, Etats-Unis





Esotérisme

Home Les mobiles et les domaines du service

par Aart Jurriaanse

Quels sont, chez un disciple, les mobiles créant l'impulsion intérieure à aider et à servir les autres ? Tout service spirituel véritable, quel que soit son mode d'expression, découle d'un mobile altruiste provenant de l'âme et du cœur. Par conséquent, dès qu'apparaissent des objectifs égoïstes, on ne se trouve plus en présence que d'un simulacre de service ésotérique, qu'on peut considérer comme un service exotérique ou commercial, de nature totalement différente, et qui constitue un produit de la personnalité.

L'objet de cette étude se cantonne au service altruiste ou ésotérique. Ses mobiles peuvent être les suivants :

(1) L'apparition de la première vision, si floue soit-elle, des grandes lignes du Plan divin, et l'impérieuse nécessité ressentie alors d'œuvrer — malgré toutes ses imperfections — à la réalisation de ce qui a été aperçu.

(2) La réalisation de quelque idéal personnel, exigeant à un haut degré l'implication de l'âme.

(3) Un jaillissement intérieur d'amour, se manifestant par une impulsion à servir tout ce qui est Divin, qu'on l'appelle l'homme, le Christ, ou Dieu — en fait une aspiration à servir le Bien.

(4) La prise de conscience par le disciple de ses acquisitions — capacités ou connaissances — qui pourraient aider à enrichir ou à éclairer le sentier des autres, et qu'il sent urgent de transmettre et de partager.

Il convient de garder toujours présent à l'esprit que dans le service, les efforts et le mobile revêtent une importance au moins égale à l'accomplissement de l'objectif.

Chaque individu doit découvrir son propre domaine de service, ce terrain d'action où sa situation particulière, l'ensemble de ses aptitudes, son milieu et son expérience, peuvent être combinés et utilisés de la manière la plus avantageuse. Il existe heureusement une gamme illimitée de possibilités vers lesquelles l'homme peut tourner ses efforts avec profit, et chacun pourra trouver la voie qui lui convient, pourvu qu'il soit doté d'une véritable impulsion à servir, et que ses mobiles soient suscités par cet amour intérieur qui, quoi qu'il advienne, doit trouver son expression.

Très fréquemment, ceux qui montrent les premiers signes de l'éveil et commencent à manifester un intérêt prudent envers le travail ésotérique, feront la réflexion suivante : "J'aimerais également servir l'humanité et faire quelque chose pour elle, mais que pourrais-je bien faire ?" Il existe apparemment chez ces personnes une incitation intérieure venant de l'âme, mais leur cœur n'est pas encore pleinement éveillé, et jusque là, aucun amour intérieur véritable ne cherche à s'exprimer. Lorsque l'amour authentique de l'âme s'efforce de s'exprimer, les moyens appropriés se présentent toujours.

On veillera à ne pas effectuer de comparaisons quant à la qualité du service rendu par différentes personnes. La véritable valeur intérieure du service ne peut pas être évaluée par ses aspects ou ses effets extérieurs, et sera finalement jugée par ceux qui surveillent avec sympathie depuis les niveaux subjectifs. Ainsi la valeur véritable du service ne réside pas dans l'activité visible extérieure, mais dans sa force de motivation intérieure. Un geste d'amour apparemment simple, qui pourra passer inaperçu du monde extérieur, peut parfaitement provoquer un effet intérieur plus important que certains actes spectaculaires de services publics.

Lorsque vous servez, concentrez toute votre énergie sur votre travail. Si d'autres ont besoins de votre aide dans l'exercice de leurs responsabilités, accordez-leur abondamment cette aide chaque fois que possible, mais souvenez-vous toujours que vous êtes responsable en premier lieu de la tâche que votre âme vous a confiée, et que vous ne devriez jamais vous immiscer dans le travail des autres. Accordez donc aux autres le privilège de leur laisser effectuer leur propre travail à leur manière, comme vous l'exigez pour vous-même.

Tous les disciples ont leurs limitations, et il convient de ne pas l'oublier en choisissant un travail de service. La tâche doit être déterminée selon les capacités du disciple, et il serait ridicule de tenter d'atteindre ce qui se trouve largement hors de portée. Cela ne pourrait conduire qu'à des frustrations, à des résultats non satisfaisants, et à une perte de temps et d'énergie. Il est largement préférable d'accomplir efficacement un travail plus limité, que de s'attaquer à une tâche apparemment plus importante et de l'abandonner en route ou de la bâcler. D'un autre côté, le serviteur se trouve souvent enclin à sous-estimer les talents dont l'âme l'a doté. Il tend à ne prendre en compte que les aptitudes de la personnalité, faute d'être encore pleinement conscient des pouvoirs latents de l'âme, qui se sont accumulés au cours de nombreuses vies. Aussi, lors du choix d'un nouveau domaine de service, laissez la décision finale à votre intuition: placez-vous aux ordres de votre âme !






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