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Accueil > Revue Partage > année 1991

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 1991 - N° 39 Vol. 4, n° 9

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Editorial


  • Le point de vue de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Brève


  • Citation


  • Esotérisme


  • Interviews




L'article du Maître

Home La pression monte

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Il devient évident pour bon nombre de personnes que tout s’accélère dans le monde. Les événements se bousculent à une allure telle que rares sont ceux qui peuvent établir un lien entre eux ou les comprendre. Ce qui fait défaut à l’individu moyen, c’est la capacité d’accéder à une vue d’ensemble, de saisir la portée de certains événements clés et de les situer dans un contexte global. Qui plus est, beaucoup ne perçoivent pas le caractère inévitable de tels événements et se retrouvent choqués, égarés et abasourdis lorsqu’ils les voient survenir sans raison apparente. Ils assistent impuissants aux changements qui s’opèrent sur la scène mondiale, et qui suscitent en eux crainte et accablement.

Le vin nouveau

Ce n’est pas par hasard que cette période a été appelée « le temps de la fin ». Pour beaucoup, elle représente la fin de tout ce qui leur est le plus cher. Elle représente aussi le temps du changement, la fin de tout ce qui fait obstacle aux progrès de la race humaine.

Maitreya a affirmé : « Ma venue implique des changements, mais également de la douleur devant la perte des structures anciennes. Cependant, mes amis, il faut briser les vieilles outres : le vin nouveau mérite mieux1. » Nous sommes témoins de la destruction de tout ce qui entrave la progression de l’homme, tout ce qui limite sa compréhension et empêche sa divinité innée de s’exprimer. Nous assistons à la formation de nouveaux schémas de pensée et de sensibilité, à l’éveil de nouveaux types de conscience et tout ceci engendrera les nouvelles formes et les structures propres à exprimer les espoirs et les aspirations des hommes. Cette transformation est maintenant en cours. La pression monte, d’où le rythme trépidant des changements actuels.

Dans les coulisses, nous œuvrons. Avec amour, nous projetons les forces qui détruisent les formes surannées. Avec amour, nous assistons à l’effondrement de la cupidité totalitaire. Avec amour, nous actionnons les leviers de contrôle de la pression qui pourrait détruire le monde.

A maintes reprises, nous augmentons la tension, attentifs à la manière dont les hommes répondent à une vibration plus élevée. Lorsque l’occasion s’en présente, nous libérons les forces qui exercent une influence bénéfique sur le cœur et l’esprit de ceux qui servent, augmentant ainsi leur puissance de travail. De cette manière, un monde nouveau se construit, un monde mieux adapté à une humanité dont les besoins évoluent.

Les conseils

Les prochaines années seront d’une importance cruciale pour le développement de ce monde. Beaucoup dépend d’une juste réponse de l’humanité à l’inspiration et aux conseils du Christ. Si l’homme le veut, la transformation des structures existantes peut se faire rapidement et avec un minimum de tensions. Une acceptation sans réserve de la nécessité du changement permettrait qu’il en soit ainsi. Cependant, tous les hommes ne voient pas les choses sous le même angle, et les changements qui s’imposent sembleront à certains des mesures rétrogrades auxquelles ils doivent s’opposer avec fermeté. Qui, alors, décidera ?

C’est l’homme, lui-même, qui doit déterminer la rapidité et la portée des changements. Ainsi son libre arbitre sera-t-il respecté. Peu à peu, les hommes comprendront qu’une transformation radicale est inévitable et que plus vite ils l’entreprendront, plus vite ils en recueilleront les fruits.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international





Editorial

Home Prendre les effets pour la cause

Affamés et désespérés, depuis des semaines ils s'acheminaient péniblement à travers le désert africain en direction de l'Europe. Ils étaient des milliers au départ et leur nombre ne cessait de croître. Leur marche s'acheva sur la côte marocaine. De l'endroit où ils se trouvaient, au bord de la Méditerranée, ils pouvaient voir Gibraltar, l'une des portes de cette forteresse qu'est la riche Europe. Ils croyaient que là-bas, dans les villes, les rues regorgeaient de nourriture. Ils ne s'attendaient pas à recevoir quelque chose à manger, ni encore moins à être invités à entrer. Car l'Europe restait fermée à ces masses affamées. Non, affirmait leur leader charismatique aux médias accourus pour témoigner de cet exode, ils n'ont qu'un but — s'assurer que les peuples européens puissent au moins les voir mourir.
 
Ceci n'est qu'une fiction, bien sûr, et non la réalité. Il s'agit de la description de scènes tirées d'un film diffusé sur les chaînes de télévision de dizaines de pays, montrant des images poignantes de ce qui pourrait arriver si le monde continuait à assister avec indifférence au désastre de la famine en Afrique qui, jour après jour, fait tant de victimes.
 
« Ce qui se passerait si... » Tout cela est donc du domaine du fantasme, c'est de la science fiction.
 
Si seulement ce n'était que de la science fiction. Mais, comme cela se passe si souvent, la réalité a rattrapé le monde de l'imaginaire et l'a peut-être même déjà dépassé. L'assaut de l'Europe et de son théâtre d'abondance a déjà commencé et est en train de prendre des proportions dépassant les prévisions les plus sombres. Les estimations actuelles indiquent qu'au cours des prochaines années, quelque 25 millions d'Africains tenteront d'atteindre l'Europe. Non dans le but de mourir humblement à la porte de service de l'Europe, mais pour y vivre, y travailler, y trouver de quoi manger, se loger, et peut-être même y trouver une certaine prospérité.
 
Beaucoup sont déjà arrivés, mais ils ne sont pas venus seuls. D'autres réfugiés sont en train de frapper à la porte orientale de la Communauté Européenne : Roumains, Bulgares, Russes, Arméniens, Vietnamiens expulsés de Pologne, et Gitans. Poussés par la pauvreté et le chômage, motivés par le malaise persistant régnant dans leur patrie, des milliers de Slaves émigrent et des millions d'autres attendent une possibilité de partir.
 
Le sud de la Méditerranée ainsi que les frontières des pays de l'ancien bloc de l'Est, ont été baptisés le « Rio Grande européen » — une analogie avec la barrière naturelle séparant le Mexique des Etats-Unis. Là où récemment encore était érigé le rideau de fer de l'Union Soviétique, où les champs de mines et les clôtures en fil de fer barbelé retenaient les réfugiés, les patrouilles militaires occidentales et leurs chiens les tiennent à présent en respect.
 
Cependant, le désespoir fait naître l'ingéniosité, et aussi bien dans le Sud qu'à l'Est les réfugiés découvrent des brèches dans les défenses de l'Europe. Les longues côtes espagnoles, italiennes et portugaises, par exemple, ne peuvent pas être réellement fermées, et chaque semaine des centaines d'Africains découvrent des chemins secrets pour entrer en terre promise. A l'Est également, ils sont des milliers à se glisser à travers les mailles du filet pour se vendre — si nécessaire à bas prix — afin de réaliser des travaux dont les citoyens allemands ou hollandais ne veulent plus. Ils ne sont que l'avant-garde d'une armée de pauvres, attirés et comme hypnotisés par les images de la télévision montrant la richesse inépuisable — c'est tout au moins ce qu'ils croient percevoir — dont disposent les pays industrialisés.
 
Mais il y a un problème : ils ne sont pas les bienvenus, ainsi que l'ont découvert des milliers d'Albanais, refoulés hors de l'Italie, qui n'a pas hésité à se servir de la violence et de subterfuges afin de se débarrasser d'eux. Récemment encore, les réfugiés politiques étaient accueillis à bras ouverts et utilisés comme atouts dans un jeu de propagande contre l'ennemi idéologique. Mais de quelle utilité pourrait bien être un « réfugié économique » ? Il y a deux ans encore, un Roumain fuyant la Roumanie de Ceausescu était assuré d'être bien accueilli. Mais aujourd'hui, son cousin, qui tenterait de quitter un pays ayant peu évolué politiquement et se trouvant même dans une situation économique plus désolante qu'auparavant, ne saurait plus où aller. Il est un « réfugié économique » et, à ce titre, n'est rien d'autre qu'un parasite. Sur dix personnes essayant aujourd'hui d'entrer légalement en Europe, neuf sont automatiquement considérées comme des intrus et sont impitoyablement refoulées.
 
En dépit de cette politique rigoureuse, l'immigration reste le plus grand facteur de croissance de la population à l'intérieur de la Communauté Européenne. Les douze pays qui forment la CEE ont vu, l'année passée, leur population croître d'un million et demi de personnes, dont environ 60 pour cent étaient des immigrants. Le sort de la majorité est prévisible : tôt ou tard, ils iront grossir les ghettos destinés aux pauvres, actuellement en voie de formation dans toutes les grandes villes européennes. Leurs voisins de taudis sont les laissés pour compte de la population indigène, les chômeurs de longue durée et les toxicomanes. Ensemble, ils forment les bas-fonds, le visage hideux d'une société qui se plaît à se qualifier « d'opulente ».
 
Ainsi que cela s'est produit en son temps aux Etats-Unis, la fixation obsessionnelle sur la croissance économique comme but ultime de la vie, est en train de conduire également en Europe au développement graduel d'un sous-prolétariat d'êtres désespérés. Où qu'ils vivent, que ce soit dans les taudis de Liverpool ou de Paris, de Washington ou de Berlin, ils ont en commun le fait de ne pas voter, de n'appartenir à aucune communauté, et d'avoir depuis longtemps cessé de croire à la rhétorique creuse des politiciens et des économistes, qui considèrent les 'forces du marché' comme la solution à tous les problèmes.
 
Toute discussion sur ce sujet doit leur paraître vaine, puisque ce « marché » n'a rien pu leur offrir en matière de formation, et encore moins en matière d'emplois stables. De ce fait, ils tombent dans le piège consistant à croire qu'ils sont incapables de tout travail correct — attitude qui ne peut que blesser encore un peu plus leur estime d'eux-mêmes déjà bien atteinte. Dès lors, la drogue et la violence constituent une diversion bienvenue. Ou alors, ils se mettent à croire que les emplois potentiels sont pris par d'autres étrangers qui ont réussi là où eux-mêmes ont échoué : les commerçants indiens en Grande-Bretagne, les balayeurs africains en France, les Turcs en Allemagne. Le racisme et la violence dans la rue en sont le triste mais inévitable résultat, contraignant les autorités à prendre des mesures toujours plus sévères contre les immigrants, illégaux ou non. Les pays de la Communauté Européenne ont pris des mesures destinées à prévenir un nouvel afflux de demandeurs d'asile, et la France a même annoncé son intention d'expulser des centaines de milliers d'immigrants.
 
Ainsi, l'Europe est en train d'instaurer une politique appliquée depuis longtemps aux Etats-Unis : si possible les empêcher d'entrer, sinon les expulser. Naturellement, en signe de bonne volonté, dans le même temps est mise en place une politique d'immigration — qui peut être adaptée selon les besoins. Cette structure parallèle permet à un certain nombre d'étrangers sélectionnés d'entrer dans le pays, à condition qu'ils répondent aux besoins économiques nationaux.
 
En d'autres termes, comme d'habitude, la bataille est engagée non pas contre l'inégalité — comme cause de ce qui est probablement la plus vaste migration de masses de l'histoire — mais contre ses victimes. C'est l'ancienne approche : la lèpre n'est pas soignée, c'est le lépreux qui est excommunié. De la même manière, ce sont les pauvres qui sont bannis, et non la pauvreté. Et de ce fait, ces pauvres meurent effectivement sous l'œil des caméras occidentales.
 
« Combien de temps allez-vous vivre ainsi, Mes amis ? Combien de temps allez-vous supporter une telle dégradation ? » (Maitreya, Message n° 81, septembre 1979)





Le point de vue de Maitreya

Home La révolution des jeunes

Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya par James Brian

Deux journalistes, travaillant indépendamment l'un de l'autre, nous transmettent régulièrement des articles extraits d'interviews d'un des proches collaborateurs de Maitreya. Ce numéro de novembre contient un article de Brian James.
 
 
4 octobre 1991
 
Les jeunes se révolteront contre les idéologies de leurs aînés, qu'elles leur soient imposées par des politiciens, des chefs religieux ou des intellectuels. Et leurs interventions auront un grand impact. Ces jeunes voix se font déjà entendre en Afrique et au Moyen-Orient. En Irak, les jeunes générations s'expriment maintenant ouvertement à propos de la démocratie et de la liberté. Cela a même été sanctionné par le Président Saddam Hussein en personne, a ajouté le collaborateur de Maitreya.
 
Les jeunes veulent des constitutions établies par le peuple et pour le peuple. Ils sont fatigués des anciens népotismes familiaux, des partis et des idéologies. Pourquoi les politiciens occidentaux encouragent-ils le bloc de l'Est à créer des constitutions démocratiques tout en prêchant un sermon différent en Europe ? Cela a-t-il un sens ? Bien sûr que non, et les jeunes s'en rendent parfaitement compte, a affirmé le collaborateur de Maitreya.
 
Même les enfants, en réponse aux énergies du Nouvel Age, commencent à contester le monde des adultes. Dans chaque pays, des enfants de soldats demandent à leur père s'il est moral de tuer autrui en leur nom. En Irlande du Nord, les enfants des militants de l'IRA disent à leur père : « Ce que tu fais avec les balles et les bombes n'est pas juste. » L'époque de la confrontation violente entre l'IRA et l'armée britannique, et l'interminable tragédie de la violence sectaire, touchent à leur fin.
Partout, des enfants affirment qu'ils désirent voir s'établir la fraternité, l'humanisme et la bonne volonté dans le monde entier, a affirmé le collaborateur de Maitreya.
 
Maitreya a déclaré : « Ouvrez les portes et laissez les jeunes générations apprécier le monde. »
 
 
Le géneral Colin Powell — Le commandant en chef de l'armée des Etats-Unis va bientôt se retirer. Et ce, parce que son jeune fils a bénéficié d'une expérience de Maitreya. Récemment, un matin, le fils du général s'approcha de son père et lui demanda : « Qu'est-ce que tu as gagné à tuer de pauvres enfants irakiens ? » Selon le collaborateur, le général fut frappé par la question de son fils et demanda à sa femme qui avait pu lui mettre cette idée en tête. Elle n'en avait aucune idée et affirma qu'elle était certaine que ce n'était pas à l'école. Puis le général demanda à son fils pourquoi il avait posé une telle question. L'enfant lui répondit que la nuit, il avait vu un homme vêtu de blanc, qui avait joué avec lui et lui avait parlé. Il avait l'impression d'être au paradis. Puis il dit à son père : « J'ai vu des bébés qui étaient tués et blessés par les bombes et leurs mères qui couraient en hurlant. C'est pour ça que je t'ai posé cette question. »
 
Maitreya avait donné au petit garçon une vision de ce qui s'était passé en Irak au nom de la démocratie, a précisé le collaborateur de Maitreya. Puis il a ajouté : « Pour l'instant, le général Powell traverse une difficile période de questionnement, mais bientôt il quittera ses fonctions. Il deviendra un fervent fidèle du Christ et diffusera Ses enseignements par tous les moyens. »
 
 
Le Président Bush — Malgré sa prétendue victoire en Irak, le Président réalise que, dans son pays, il n'a pas réussi à résoudre les nombreux problèmes sociaux et économiques de l'Amérique. Les prochaines élections approchant, il essayera de détourner l'attention du public américain.
 
 
L'Inde — Les changements radicaux auxquels nous avons assisté en Europe de l'Est se produiront en Inde. Les jours du népotisme sont comptés, a affirmé le collaborateur de Maitreya. Nous observerons la même exigence d'autonomie pour chaque Etat, basée sur un gouvernement du peuple pour le peuple. La politique étrangère et la défense resteront sous contrôle central.
 

 
Rectificatif dans le numéro janvier-février de 1992
 
Dans notre numéro de novembre 1991 (page 9), nous avions publié une information émanant du collaborateur de Maitreya selon laquelle le jeune fils du Général Colin Powell de l’armée américaine, avait bénéficié d’une vision et d’une expérience de Maitreya.
Un lecteur de Belgique a écrit au Général Powell à ce sujet. Ce dernier a nié l’événement, faisant remarquer que son fils était adulte et n’avait pas eu de vision.
Nous pouvons confirmer que le fils du Général Powell est effectivement adulte et qu’il travaille au Pentagone. Le Maître de Benjamin Creme a éclairci le mystère. Il s’agit d’une erreur du collaborateur de Maitreya : c’est le petit fils du Général Powell qui a bénéficié de cette expérience de Maitreya, et non son fils, ce que le Général Powell a omis d’indiquer.





Faits et prévisions

Home JOHN MAJOR, PREMIER MINISTRE BRITANNIQUE :

« Un moment crucial pour l'établissement de la paix »

« Personne ne pourra plus désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle. » (Le collaborateur de Maitreya, Partage international juin 1989)

Etats-Unis — Mentionnant les changements radicaux survenus en URSS, Georges Bush a révélé un projet de destruction ou de mise en retrait de plusieurs milliers d'armes nucléaires, au cours des quelques années à venir. Il a demandé à l'Union Soviétique de se joindre à cette « chance historique », et a ordonné la destruction de toutes les armes nucléaires américaines de courte portée, basées à terre, dans le monde entier, ainsi que le retrait des missiles et des bombes à tête nucléaire embarquées par la flotte de surface ou sous-marine. Le Président des Etats-Unis a affirmé qu'il serait mis fin à l'état d'alerte permanente des bombardiers stratégiques, et que leurs armes seraient déposées. Il a également annoncé que les Etats-Unis mettaient fin à deux programmes de missiles — l'un visant à placer sur rampes de lancement les missiles MX à longue portée (programme déjà annulé par le Congrès), et l'autre prévoyant la fabrication d'un missile mobile à longue portée, le Midgetman. Il a appelé l'Union Soviétique à entreprendre des négociations en vue de l'élimination des multiples catégories de missiles à longue portée, ainsi qu'afin de réglementer le système de défense anti-missile, connu sous l'appellation de Guerre des Etoiles.

URSS — La réponse soviétique n'a guère tardé. Une semaine après les propositions américaines de réduction drastique de l'armement nucléaire, Mikhaïl Gorbatchev a présenté un ensemble de mesures de désarmement dont l'ampleur et l'audace surpassent les propositions américaines. M. Gorbatchev a annoncé une réduction massive des armes nucléaires tactiques, ainsi qu'une diminution des armements nucléaires stratégiques — proposition allant au delà des accords déjà signés entre l'URSS et les Etats-Unis dans le cadre du traité START. Le Président soviétique a poursuivi en promettant une limitation des essais nucléaires souterrains, pendant un an. Georges Bush a qualifié la démarche soviétique de « bonne nouvelle pour le monde » et John Major a évoqué « un moment crucial pour l'établissement de la paix ».

Auparavant, dans le cadre des « réformes radicales et fondamentales » du système militaire de l'URSS, le nouveau Ministre soviétique de la Défense avait annoncé une diminution de 25 pour cent de l'effectif militaire, et une réduction de la durée du service militaire obligatoire qui passerait de deux ans à un an. M. Yevgeny Shaposhnikov a déclaré son intention de réduire les effectifs de l'Armée Rouge et de la rendre plus professionnelle. Il souhaiterait également des réductions encore plus importantes au sein de l'armée soviétique, si l'OTAN faisait de même. Il a indiqué que bien que les républiques aient accepté le maintien d'une armée commune, la défense du pays nécessitera une collaboration étroite de la part des républiques elles-mêmes.

OTAN — L'OTAN a décidé le retrait complet d'Europe des armes nucléaires de courte portée. On attend la ratification de cette décision au cours d'un prochain sommet de l'OTAN sur la défense.

France — Deux nouvelles décisions marquent la réduction des forces françaises de défense. La durée du service militaire passera de 12 à 10 mois. Le nombre des essais nucléaires à Mururoa et à Fangataufa, sera limité à six par an, au lieu de huit.




Home Les conflits entre les gouvernements et les mouvements de guérilla

« Les conflits existant entre les gouvernements et les mouvements de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. » (Partage international novembre 1988)
 
 
El Salvador — Le Président du Salvador et cinq chefs de guérilla sont parvenus à un accord considéré comme une avancée majeure de la paix dans ce pays. Cet accord, négocié sous les auspices de l'ONU, autorise les rebelles à participer à une nouvelle force de police contrôlée par les civils, et protège le droit des familles de la guérilla sur la terre qu'ils occupent. Afin de surveiller la mise en œuvre de l'accord, une nouvelle commission doit être créée avec la participation de l'ONU. Le Président Cristiani du Salvador a affirmé qu'il ne restait que quelques points à résoudre avant la déclaration d'un cessez-le-feu, et a prédit le dénouement de la guerre civile avant la fin de l'année.
 
 
Cambodge — En acceptant un projet d'élection sous contrôle des Nations Unies, le gouvernement cambodgien et trois groupes rebelles ont éliminé le dernier obstacle majeur au rétablissement de la paix. Si, comme on s'y attend, un accord de paix définitif était conclu entre les factions cambodgiennes, les Nations Unies commenceraient à superviser la majeure partie de l'administration du Cambodge, à désarmer les différents groupes, et à organiser des élections.
 
 
Afghanistan — Les Etats-Unis et l'URSS ont convenu de stopper toutes livraisons d'armes à l'Afghanistan à compter du premier janvier 1992, et ont invité leurs alliés à adopter la même attitude. L'accord appelle le Gouvernement Afghan et les rebelles à entamer des négociations en vue de mettre fin aux treize années de guerre civile, et propose que les Nations-Unies supervisent un « processus électoral crédible... qui conduirait à la mise en place d'un nouveau gouvernement disposant du large soutien du peuple afghan. »
 
Les Etats-Unis et l'URSS ont déversé des milliards de dollars en équipements militaires pour l'Afghanistan, chacune des deux superpuissances soutenant des factions opposées dans le conflit.

 




Home Les gouvernements autoritaires disparaîtront

« Les gouvernements autoritaires disparaîtront. Les hommes politiques deviendront les serviteurs et non plus les maîtres du peuple. » (Partage international octobre 1988)
 
 
Zaïre — Le Président du Zaïre, Mobutu Sese Seko, et les partis d'oppositions, ont conclu un accord de formation du gouvernement sur des bases élargies, en vue de « sauver la nation ». Jusqu'à présent, le pays était dirigé par le Parti Unique de Mobutu.




Home Les armées rentrent au pays

« Les différentes armées rentrent au pays. L'armée a sa raison d'être, mais seulement à l'intérieur de ses propres frontières ». (Partage international avril 1990)
 
 
Des négociations se déroulent entre Cuba et l'Union Soviétique, au sujet du retrait des troupes soviétiques de l'île de Cuba. Moscou veut rapatrier un premier contingent avant la fin de l'année.
 
 
Par décision du gouvernement de Manille, les Etats-Unis devront quitter la base marine de Subic Bay, d'ici trois ans. Cela signifie la fin de la présence militaire américaine aux Philippines d'ici 1994.




Home Les soldats souffrent aussi

« Les soldats souffrent eux aussi. De retour chez eux, après avoir combattu sous ordres, ils sont souvent la proie de dépressions ou d'autres affections mentales. » (Partage international 8 mai 1991)
 
 
L'Association des Familles touchées par la guerre du Golfe se plaint que le gouvernement britannique ignore la condition de nombre de soldats victimes du stress après leur retour de la Guerre du Golfe. Des centaines de ces cas auraient été recensés, mais, selon Gulf Families Crisis Line, ils ne représentent que la pointe de l'iceberg. Ce groupe a été initialement mis en place par les parents de soldats revenus de la guerre. Selon eux, plus de la moitié des 43 000 soldats britanniques ayant participé à la Guerre du Golfe souffrant de stress, plus au moins aigu, allant des cauchemars à de l'agressivité, de la violence et de l'alcoolisme atypiques.




Home Afrique du Sud : les leaders noirs et blancs à la table des négociations

« Un processus se développe aujourd'hui en Afrique du Sud qui conduira les leaders noirs et blancs à la table des négociations. » (Partage international septembre 1988)
 
 
Les dirigeants des trois principaux groupes politiques d'Afrique du Sud ont signé un accord visant à réduire les violences dans les cités d'Afrique du Sud et à mener des négociations sur la création d'une nouvelle constitution. La convention, signée par le Président F. W. de Klerk, Nelson Mandela et le chef Buthelezi, du Parti Zoulou Inkatha de la Liberté, et négociée avec le concours de dirigeants du monde des affaires et du monde religieux, établit une ligne de conduite pour les différentes parties et met au point une procédure en vue de réduire les tensions.




Home Autonomie des états

« URSS — Les différents Etats obtiendront bientôt l'autonomie dans tous les domaines, à l'exception de la défense et de l'économie qui continueront d'être administrés par un gouvernement central. » (6 novembre 1990)
 
 
Les dirigeants des 12 républiques soviétiques restantes ont convenu d'établir une nouvelle union économique pour coordonner les efforts dans des domaines comme la distribution alimentaire, les communications et la défense. Le traité prévu charge les républiques de coordonner les fournitures d'aliments et de carburant, de s'abstenir d'imposer des barrières commerciales, de respecter les frontières inter-républicaines pendant 50 ans, et de participer à un contrôle commun des armes nucléaires de la nation. Ce traité sera soumis aux gouvernements des républiques, après quoi il est prévu d'être signé par étapes. La république de Lettonie, qui a récemment acquis son indépendance, a fait savoir qu'elle pourrait se joindre à l'union à une date ultérieur, tandis que les autres républiques baltes, l'Estonie et la Lituanie, ont déclaré qu'elles ne participeraient pas à l'union.




Home L'Ecosse et le Pays de Galles : vers l'indépendance

Source : Interpress

« L'Ecosse et le Pays de Galles deviendront indépendants. » (octobre 1991)
 
 
Les séparatistes écossais ont été encouragés par les récents succès des mouvements nationalistes dans les républiques baltes et en Union Soviétique. Bien qu'en règle générale, 19 pour cent seulement du peuple écossais se prononce en faveur de l'indépendance totale par rapport au Royaume Uni, le Parti National Ecossais lance une campagne pour l'indépendance totale en l993. Les principaux partis politiques anglais proposent tous, sous une forme ou une autre, un transfert de souveraineté à l'Ecosse, comme élément de leur stratégie de campagne pour les élections générales à venir. (Source : Interpress)




Home Krach boursier au Japon

« Comme nous l'avons déjà annoncé (en décembre 1988), un krach boursier prendra naissance au Japon, pour s'étendre ensuite au monde entier. » (Partage international mai 1989)
 
 
Au Japon, beaucoup d'économistes s'attendent à un ralentissement de l'économie, qui se trouve à présent au milieu de sa plus longue période d'expansion depuis la seconde guerre mondiale. Mais les inquiétudes sont plus vives encore quant au contraste entre l'économie dans sa totalité et la bourse profondément déprimée. Si la bourse tombe bien en dessous de son niveau moyen courant, ou s'accorde généralement à penser que « l'économie réelle sera définitivement affectée », comme l'a estimé un économiste japonais de renom. Pour preuve de ses difficultés, la Bourse de Tokyo a dû, pour la première fois, souscrire un large emprunt pour assurer le financement de ses dépenses de fonctionnement.




Home L’environnement deviendra la priorité « numéro un »

« L'environnement deviendra la priorité « numéro un » dans le monde entier. » (Partage international juin 1989)
 
 
Les exportations de produits toxiques — A mesure que l'opposition aux décharges et aux incinérateurs prit de l'ampleur aux Etats-Unis et en Euroope, à la fin des années 80, de nombreuses tonnes de déchets toxiques produites par l'Occident commencèrent à être acheminées en Afrique, en Amérique Latine, dans les Caraïbes et dans les pays du Pacifique, par des trafiquants sans scrupules, qui savaient contourner les lois internationales. Dans un élan grandissant d'indignation, plus de 80 pays ont à présent interdit de telles « importations ». Le CARICOM, une association de 13 nations de Caraïbes, a pris fermement positon contre ce trafic. Tous les pays africains (en dehors de l'Afrique du Sud et du Maroc) ont catégoriquement condamné ces pratiques sous l'égide de l'Organisation de l'Unité Africaine. Le Ghana, le Togo, le Libéria et la Côte d'Ivoire ont tous élaboré leur propre code de sanctions à l'encontre des personnes soupçonnées d'importer des déchets toxiques. A Bruxelles, le Parlement Européen s'est unanimement prononcé pour l'interdiction des exportations de déchets toxiques vers les pays en voie de développement, et la Communauté Economique Européenne s'est associée à ces mesures restrictives. (Source : E Magazine)
 
 
Les soldats, préservateurs de l'environnement — A présent que la menace militaire s'estompe, 1 pour cent des effectifs de l'armée allemande subit une période d'entraînement afin de devenir des préservateurs de l'environnement, particulièrement en vue d'aides à la régulation du tourisme dans les grands parcs nationaux. Cette suggestion, selon la Süddentsche Zeitung, a récemment été émise par le savant forestier Hans Bibelriether.
 
 
L'azolla vient en aide à l'Amazonie — Une petite plante aquatique introduite au Brésil en provenance d'Extrême-Orient, comme fertilisant pour les plantations de riz, pourrait devenir une source essentielle de nourriture pour le bétail et les parcs, en aidant aussi à sauver la forêt amazonienne de la déforestation. Cultivée dans des citernes d'eau d'une capacité de plusieurs hectares, l'azolla produit dans un seul hectare l'équivalent en protéines de 50 hectares de pâturage. Le blé et le soja, qui, tous deux, sont couramment utilisés comme nourriture animale, ne poussent pas dans la région et leurs prix ont été des obstacles à la production de viande animale.
 
 
Une nouvelle approche de la recherche — Une étude scientifique française inédite sur la pollution de la Seine, menée en collaboration par des chercheurs de différentes disciplines, a été décrite comme « une nouvelle approche de la recherche ». « Jusqu'à présent, les biologistes et les chimistes étudiaient, chacun de leur côté, leur propre sujet. Là nous étudions l'écosystème dans sa globalité », a déclaré l'un des participants du projet auquel sont associés 15 laboratoires différents. Les résultats définitifs sont attendus pour 1992 ou 1993. (Source : FR3)
 
 
Retour a l'envoyeur — BUND, un groupe écologique allemand, a appelé ses membres à retourner aux fabricants les bouteilles et les boîtes vides jonchant les rues et les forêts. BUND (Bund für Umwelt und Naturschutz) projette aussi de déposer ces rebuts devant les magasins, les kiosques et les stations-service où l'achat avait été fait, chaque fois que la source peut en être identifiée. Selon un porte-parole du BUND, dans la seule Allemagne de l'Ouest, 480 000 tonnes de déchets sont jetées chaque année dans la rue ou dans les champs.
 
 
Un conseil de l'ONU pour les catastrophes naturelles — L'ONU a créé un conseil spécial de haut niveau à l'occasion de la Décennie Internationale pour la Réduction des Catastrophes Naturelles. Le groupe, qui comprend d'anciens chefs d'état, et des chefs d'état actuels, aura un rôle de conseil auprès du Secrétaire Général des Nations-Unies, encouragera la prise de conscience de l'opinion publique sur les moyens de réduire l'impact des catastrophes naturelles, et mobilisera les groupes de soutien publics et privés en vue d'accomplir les objectifs de la Décennie Internationale. L'ONU a lancé un appel à des efforts scientifiques et techniques concertés durant la décennie 90, en vue de réduire le nombre des victimes, les dommages matériels et les bouleversements économiques causés par les catastrophes naturelles.




Home Les Nations unies : la force politique

« Les Nations unies deviendront la force politique la plus puissante du monde. Elles constitueront l'intermédiaire grâce auquel les principaux problèmes internationaux seront résolus ». (Partage international septembre 1989)

Avec la fin de la guerre froide, l'influence et le prestige des Nations unies ne cesse de croître — du Salvador au Cambodge, et jusqu'au Moyen-Orient. La modification des relations entre les Etats-Unis et l'URSS se reflète maintenant au sein même de l'ONU, que l'on tente de dépolitiser et de rendre plus efficace. Des diplomates de 22 pays industrialisés ou en voie de développement, incluant les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité, ont adopté un projet visant à reformer l'administration pesante du Secrétariat, à augmenter le pouvoir du nouveau Secrétaire Général, et à sensibiliser davantage l'organisation aux problèmes humanitaires. Ce projet définirait une nouvelle structure administrative permettant aux Nations unies de répondre plus efficacement aux problèmes mondiaux. Le Secrétariat — principal corps administratif des Nations unies — serait dirigé par des fonctionnaires dépendant du Secrétaire Général plutôt que de leur propre gouvernement. Aucun pays membre ne pourrait détenir simultanément plus d'un poste clé. A l'heure actuelle, les grandes puissances mondiales détiennent le monopole des postes clés du Secrétariat, empêchant le Secrétaire Général de nommer les personnes de son choix. On s'attend à ce que l'Assemblée Générale ratifie ce plan de réforme lorsqu'elle désignera un nouveau Secrétaire Général, à l'automne prochain.

Autre conséquence de la fin de la guerre froide, la Corée du Nord et la Corée du Sud ont chacune été admises comme membres à part entière. Jusqu'à présent, leurs tentatives étaient bloquées du fait des tensions Est-Ouest. La Chine et l'URSS empêchaient l'admission séparée de la Corée du Sud, et les pays occidentaux utilisaient leur droit de veto au Conseil de Sécurité pour bloquer l'admission de la Corée du Nord. Outre les deux Corées, les trois républiques Baltes — Lituanie, Lettonie et Estonie — ont fait leur entrée, de même que les Iles Marshall et la Micronésie.





Brève

Home Benjamin Creme s'adresse à un groupe de fidèles de Saï Baba

Le 1er septembre, Benjamin Creme a donné sa première conférence à un groupe Sathya Saï Baba, à Millhill, au nord de Londres. Le Centre était bondé et les auditeurs écoutèrent attentivement, posant de nombreuses questions sur les enseignements et la relation existant entre Maitreya et Saï Baba. Comme toujours, la réunion s'acheva par un adombrement de Benjamin Creme par Saï Baba et par Maitreya, et la présence de Saï Baba était manifeste pour beaucoup. Certaines des questions et réponses seront publiées dans ce numéro et/ou dans de futurs numéros de Partage international.




Home « L'argent, c'est comme du fumier »

Source : World Development Forum

Selon les historiens Will et Ariel Durant, Francis Bacon (1561-1626) a défini « la concentration de richesses comme étant une des causes essentielles de la sédition et de la révolte. » « A cet égard, le premier remède ou la première prévention est d'éliminer par tous les moyens possibles cette cause matérielle...qu'est le besoin et la pauvreté...Qu'à cette fin, soient mis en œuvre l'ouverture et le bon équilibre du commerce ; l'entretien des produits fabriqués ; la suppression de l'oisiveté ; la répression du gaspillage et des excès par des lois somptuaires ; l'amélioration et la culture du sol ; la régulation du prix des objets mis en vente ; la modération des taxes. Avant toutes choses, une bonne politique serait d'éviter que dans un état les trésors et les fortunes ne soient concentrés dans quelques mains. L'argent, c'est comme du fumier, il n'est pas bon, à moins d'être répandu. »





Citation

Home Article 8 de la Convention des Nations Unies sur les Droits de l'Enfant

L'Etat est dans l'obligation de préserver les bases de l'identité de l'enfant, y compris son nom, sa nationalité et ses relations familiales.





Esotérisme

Home LE TROISIEME RAYON

Le Rayon d'Activité, d'Adaptabilité et d'Intelligence

Interview de Benjamin Creme

Dans ce numéro de novembre, nous traiterons du Troisième Rayon. Cet article est le troisième d'une série constituée de résumés de débats d'un groupe de travail dirigé par Benjamin Creme, à Londres. Ces articles ne constituent nullement une étude exhaustive ou définitive sur ce sujet, mais présentent quelques commentaires d'ordre général qui, nous l'espérons, pourront se révéler utiles à une meilleure compréhension des Rayons.

 

Q. DK présente l'individu type du 3e rayon comme l'araignée au centre de sa toile. Cela fait-il référence au côté manipulateur du 3e rayon, fomenteur d'intrigues, qui tire des plans et complote — voulant se situer au centre des événements et tout orchestrer autour de lui ? Mais pour quelles raisons ?
B.C. C'est parce que s'il interrompt sa concentration permanente sur l'aspect forme de la vie, l'individu type du 3e rayon éprouve des difficultés à trouver d'autres ressources en lui-même. Il lui est difficile de rester calme, de se tourner vers l'intérieur de lui-même, de se centrer sur le point où la forme n'a plus de réalité. C'est là l'essence de la question. Dans une certaine mesure, l'activité est une couverture lui permettant de ne pas s'arrêter pour regarder ce qui se trouve derrière la forme, avec laquelle le 3e rayon éprouve des difficultés à entrer en contact. La prise de conscience de ce qui se trouve derrière la forme constitue le point de crise pour un individu du 3e rayon. Toute son énergie et sa motivation sont orientés vers la création de formes — il suit le mouvement créatif incessant des formes. Cela lui impose de prévoir et de planifier, voire de constituer une vaste organisation, si bien que finalement, il peut comprendre et reconnaître une forme, et savoir ainsi que sa vie a été utile.
 
 

 
3e rayon : l'Activité, l'Adaptabilité et l'Intelligence
 
Vertus : vue large sur les questions abstraites, sincérité, intellect clair, capacité de concentration, patience, prudence, absence de cette tendance à se tourmenter pour soi-même ou pour les autres au sujet de bagatelles, illumination mentale, approche philosophique.
 
Vices : complexe de supériorité intellectuelle, froideur, tendance à s'isoler, manque de précision quant aux détails, distraction, entêtement, égoïsme, sens critique exagéré d'autrui, manque de ponctualité, manque de sens pratique, paresse.
 
Vertus à acquérir : sympathie, tolérance, dévotion, précision, énergie, bon sens.
 

 
 
Q. Mais tout cela ne constitue-t-il pas une forme utile de créativité ?
B.C. Naturellement, c'est créatif. Mais c'est une créativité limitée spécifiquement à la forme. Le problème fondamental du 3e rayon, jusqu'à la troisième initiation, est qu'il est focalisé sur la forme plutôt que sur la vie présente dans la forme. La troisième initiation qui correspond à la « crise de la vie », ou Transfiguration, nécessite d'entrer en relation avec l'âme, et à travers l'âme avec la Monade. Ceci représente toujours un obstacle majeur pour le 3e rayon. Pour les autres rayons, le principal obstacle est la seconde initiation, qui correspond à la maîtrise du corps astral, et qui ne constitue pas une difficulté majeure pour un 3e rayon. Pour celui-ci, la difficulté survient à la troisième initiation. Vous avez peut-être remarqué que la liste des initiés et de leurs structures de rayons dans La Mission de Maitreya, ne comporte pratiquement aucune âme de 3e rayon au-dessus de la troisième initiation.
 
Q. En tant qu'âme du 3e rayon, ayant un mental de 3e rayon, j'ai analysé l'approche très particulière de la vérité de ce 3e rayon, spécialement quand on compare cette approche avec la façon dont les autres rayons considèrent la vérité. Par exemple, il me semble que les 1er et 2e rayons accordent une très grande valeur à la vérité, bien que pour le 2e rayon, la peur des conséquences liées au fait de dire la vérité puisse influer. Quoi qu'il en soit, selon mon expérience, le 3e rayon ne dit jamais la vérité. Non parce qu'il a peur, mais simplement parce qu'avec son sens de l'adaptabilité, il fournit la réponse qu'il suppose être la plus favorable pour ses intérêts, et cela de manière instinctive. Le plus intéressant est que le 3e rayon ne perçoit même pas cela comme un mensonge. Il le voit surtout comme un moyen de servir ses propres intérêts sans être gêné par une quelconque implication morale.
B.C. Cela reflète la focalisation du 3e rayon sur la forme extérieure, ou sur les effets produits par la manière de se conduire, et non pas sur la vie dans la forme. Ainsi la vérité peut-elle varier — c'est l'exemple type d'une manipulation du 3e rayon !
 
Q. J'ai lu dans DK que l'individu type du 3e rayon, après plusieurs vies actives manipulatrices, peut avoir une vie dans laquelle il ait une inhibition du langage, soit sous forme de bégaiement très marqué, soit en étant complètement muet. Ceci, afin d'apprendre par lui-même les leçons de la vérité, de l'observation et du silence.
B.C. Ne soyez pas étonnés qu'il s'agisse du meilleur rayon pour les hommes politiques ! Il est également intéressant de noter l'attitude de certains pays, de personnalité du 3e rayon, qui traitent la vérité avec beaucoup de légèreté et qui cherchent en permanence à tirer profit de toute transaction. Ils trouvent tout simplement que jouer le jeu selon des règles établies serait faire preuve d'un manque d'intelligence !
 
Q. Qu'en est-il d'une autre capacité du 3e rayon — la pensée abstraite. Cela se manifeste-t-il par la philosophie ? Si c'était le cas, cela pourrait compenser ce mépris de la vérité. Assurément, la philosophie accorde une grande considération à la vérité et l'exprime au travers de toutes sortes de théories abstraites.
B.C. Cela est encore à placer en relation avec la création des formes, bien qu'à un niveau plus abstrait — celui des formes-pensées. Il est intéressant de noter que, de tous les rayons, le 3e rayon est celui qui a le cycle le plus long. En effet, il faut un long cycle pour produire des formes, qui vont évoluer progressivement jusqu'à leur plus haute expression. La terre est une planète du 3e rayon, emprisonnée dans la forme, et pour cette raison on la nomme la « planète de la souffrance ». Comme nous sommes actuellement profondément matérialistes, il nous est très difficile d'exprimer la vie dans la forme. Nous sommes encore très sensibles à l'énergie de la matière. C'est un reste du système solaire précédent, lorsque le 3e aspect, l'aspect matière, était l'expression du divin. Nous en sommes encore largement influencés. A travers la force purificatrice de la souffrance dans le monde de la forme et de la matière, une transmutation s'effectuera finalement pour permettre l'expression planétaire du 1er aspect, la Volonté-de-Bien du Logos Planétaire.
 
Q. Il est intéressant de considérer les nations qui illustrent le 3e rayon. La Chine et la France ont toutes deux une personnalité du 3e rayon, et elles sont toutes deux renommées pour leur cuisine. La Suède a une âme du 3e rayon, et la Suisse une personnalité du 3e rayon, et toutes deux restèrent neutre au cours de la guerre.
B.C. Oui, c'est une manière de se faire passer avant les autres. La seule personne qui s'occupe vraiment d'elle-même est la personne type du 3e rayon — c'est instinctif, automatique. Le 3e rayon la conduit à créer ses propres opportunités, plutôt que de suivre le cours des événements. Cette caractéristique est typique de la France et de la Chine dans leurs relations avec les autres nations. La Suisse est axée sur l'argent, et fait travailler les capitaux du monde entier, quel qu'en soit la provenance. La Grèce, avec sa personnalité du 3e rayon et son âme du 1er rayon, est connue pour sa capacité d'exercer le pouvoir et de manier l'argent, et possède une réputation de corruption endémique. La Suède, avec une âme du 3e rayon et une personnalité du 2e rayon, est considérée comme le symbole d'un système social satisfaisant et juste, assorti du plus haut idéal démocratique du monde. Cela reflète l'aptitude d'organisation du 3e rayon au niveau de l'âme, se manifestant à travers une personnalité protectrice du 2e rayon.





Interviews

Home Le « dividende de la paix »

Interview de Le Maître - par Patricia Pitchon

Interview du Maître de Benjamin Creme (par l'intermédiaire de Benjamin Creme)
 
 
Patricia Pitchon : Le sentiment général est qu'aucun « dividende de la paix » ne sera enregistré tant que les deux problèmes du désarmement et de l'annulation de la dette n'auront pas été résolus plus ou moins en même temps afin de dégager les fonds absolument nécessaires au développement. Partout, les pauvres ont besoin d'eau potable, d'une nourriture en quantité suffisante, de logement, de programmes d'éducation et de santé. Quelles sont les prochaines étapes nécessaires pour commencer à s'attaquer à cette tâche gigantesque ?
Le Maître : Une plus grande compréhension doit exister, et elle existera, que le monde ne peut continuer à supporter l'investissement en armes qu'il connaît aujourd'hui. Déjà, les grandes puissances commencent à réaliser ce fait (à travers leurs propres problèmes engendrés par cet investissement) et, comme chacun le sait, l'Union Soviétique est à la pointe de cette démarche.
 
M. Gorbatchev, en particulier, est conscient que les dépenses massives d'armement ont entravé ses tentatives de reconstruction de la société et de l'économie soviétiques. Mais jusqu'à ce que toutes les puissances reconnaissent le besoin impératif de réduire fortement les dépenses d'armement, le progrès accompli en faveur d'une aide réaliste pour les pays en voie de développement restera faible.
 
Lorsque cette étape sera réalisée, un programme intensif d'aide massive en faveur des pays non développés devra être mené. Les pays qui se seront préparés à l'avance, par le biais de sages mesures de répartition et de gestion de l'aide, rendront à leur nation le plus grand des services.
 
 
PP : Comment ces pays peuvent-ils se préparer à recevoir l'aide dont ils ont besoin ?
Le Maître : Les pays qui, en ce moment, préparent les voies de communication et les centres de reconstruction — qu'ils soient publics ou d'initiative privée — se trouveront dans la meilleure position pour recevoir l'aide des pays développés. De ce fait, il incombe aux gouvernements travaillant actuellement à l'amélioration des pays en voie de développement, de recenser les statistiques des besoins et, autant qu'il est possible de la faire aujourd'hui, de mettre en place les différents organismes qui seront nécessaires à la mise en œuvre d'une réponse rapide à ces besoins.
 
Nécessairement, cette aide sera fondée sur le principe du premier venu, premier servi, et ceux qui seront les mieux équipés et les mieux organisés seront les premiers à recevoir cette aide.
 
 
PP : Que signifierait concrètement pour les banques et les institutions financières l'annulation totale de la dette des pays du tiers monde, dont ils sont les créditeurs ?
Le Maître : De nombreuses banques feraient faillite à moins que leurs pertes ne soient garanties par les gouvernements nationaux. La Hiérarchie espère voir ces garanties être mises en place. Il n'y a aucune raison de s'attendre à ce que les banques supportent à elles seules le coût de la dette. Les gouvernements doivent se porter caution des banques afin de l'amortir.
 
De nombreuses banques seront prêtes à accepter une part de pertes en regard d'une cause aussi noble, mais il ne serait pas réaliste de prétendre qu'elles puissent en supporter le coût total. Cependant, il ne faudrait pas oublier que la richesse de nombre de banques est aujourd'hui tirée, dans une large mesure, de prêts rémunérateurs consentis aux pays du tiers monde.
 
 
PP : Que pense le Maître des prêts d'ajustement structurel, ainsi qu'on les appelle, préconisés par la Banque Mondiale et le FMI ? (Note: ce type de prêt nécessite fréquemment que les pays en voie de développement autorisent les importations, sans être cependant à même d'améliorer les termes de leurs échanges commerciaux à l'exportation sur le marché mondial pour leurs propres produits agricoles et minéraux. Ils sont également contraints de supprimer les subventions alimentaires et énergétiques. Lorsque les prix des denrées et des transports s'envolent, le choc est subi par les pauvres, qui se révoltent souvent — phénomène qui s'est répété dans le monde entier dans les années 80 et qui se poursuit au cours de cette décennie.)
Le Maître : Ces prêts étant élaborés d'après le concept de la loi du marché, ils présentent un défaut fondamental. Le recours aux forces du marché dans la situation d'inégalité régnant entre les pays développés et les pays sous-développés, n'a pas de sens. Il n'est pas juste. Ces dispositions sont un travestissement de ce qui est nécessaire au tiers monde. Dans certains cas, ils ont été suffisants pour galvaniser une nation vers une plus grande prospérité matérielle, mais rarement sans un impact nuisible sur la culture populaire.
 
Là où les forces du marché constituent la seule priorité, l'inégalité est assurée et l'injustice en résulte. La Banque Mondiale et le FMI ont mésusé de leur pouvoir en imposant une vue idéologique de « normes » économiques au tiers monde. Dans la pratique, ce fut quasiment une extension de l'hégémonie américaine dans le domaine politique et économique international.
 
En pratique, la Banque Mondiale et le FMI, qui aident indubitablement de nombreux pays, ont agi largement comme instrument des administrations Américaines successives. En tant que contributeur principal, les Etats-Unis ont imposé leur volonté sur les modes de service que la Banque Mondiale et le FMI accordent.
 
 
PP : Comment les pays du tiers monde peuvent-ils commencer à briser cette domination ?
Le Maître : Cela dépendra largement de la conscience grandissante que le monde est un et qu'aucun progrès n'est possible, même pour le monde développé, tant que les deux tiers de la population mondiale restent prisonniers de la pauvreté. Cet état de fait ne peut plus durer très longtemps. Le bien-être économique actuel des principaux pays développés n'est qu'une bulle qui va bientôt éclater.
 
Les nations doivent comprendre leur interdépendance, et lorsqu'elles le réaliseront à travers la privation économique, elles prendront des mesures afin de rétablir l'économie mondiale.
 
Jusqu'à ce que les principales nations soient confrontées « de plein fouet » au problème, rien ou presque ne sera fait.
 
A plus long terme, une reconstruction complète des systèmes économiques mondiaux sera nécessaire et finalement sera réalisée. Comme Maitreya l'a affirmé, les forces du marché, de par leur nature, sont injustes, et de fait engendrent la division, la séparation et l'inégalité ; elles sont diaboliques.
 
 
PP : Doit-on s'attendre à une période de chaos économique ?
Le Maître : Seule une période de privation et de difficulté amènera les gouvernements des pays développés à voir la réalité : l'interdépendance de tous les peuples et le besoin d'une distribution plus juste des ressources du monde.
 
Cependant, le but de la Hiérarchie dans Son travail vis-à-vis de l'humanité, a toujours été de réduire le chaos au minimum. A la lumière de cet objectif, on peut s'attendre à ce que les transformations, quoique radicales, se dérouleront à un rythme compatible avec le bien-être général de toutes les nations. Un chaos minimum en résultera.






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