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Accueil > Revue Partage > année 2018

Extraits de la revue
Partage international

Juin 2018 - N° 358

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Tendances
    • Les Sud-Coréens envoient de l’aide au Nord par des bouteilles à la mer


  • Dossier
    • L’utilisation constructive des forces de destruction (1re partie) Par Felicity Eliot


  • La voix des peuples
    • Etats-Unis : l’âge d’or de la protestation
    • Arménie : la Révolution de velours obtient un changement de gouvernement


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Signes des temps




L'article du Maître

Home La guerre est un sacrilège

Par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme

Par deux fois, au siècle dernier, le monde a connu les convulsions d’une guerre totale, une guerre terrible qui a coûté la vie à des millions et des millions d’êtres humains.

Chacune des deux phases de cette guerre était censée « mettre à jamais fin à la guerre » ; pourtant il se trouve aujourd’hui encore des gens pour fomenter une nouvelle épreuve de force, avec des armes encore plus destructrices.

Combien de temps faudra-t-il donc aux hommes pour se rendre compte que la guerre ne résout rien, ne prouve rien, et n’engendre que la souffrance et la mort pour les peuples de la Terre ?

L’une des raisons principales du retour des Maîtres dans le monde des hommes est, précisément, de le leur rappeler, et d’influer sur leur pensée de telle façon qu’ils se détournent à jamais de la guerre.

Tant de nations possèdent aujourd’hui la bombe nucléaire, l’arme la plus destructrice jamais conçue, qu’une guerre à grande échelle constituerait l’horreur absolue : la destruction complète de la vie sur la planète Terre. Celle-ci deviendrait alors une planète morte, un déchet toxique pour des millions d’années.

Les hommes, quant à eux, devraient s’incarner à nouveau sur une planète sombre, éloignée de tout, et recommencer leur long, long voyage vers la lumière. Vous pouvez être certains que quand Maitreya entamera sa mission au grand jour, ce qui est imminent, il mettra les hommes face à ce problème et à ses conséquences, et leur proposera sa solution et ses conseils.

Il leur rappellera que la guerre est un sacrilège, une abomination et un crime perpétré contre tous les hommes, qu’ils soient directement impliqués ou non. Il leur dira qu’ils doivent la considérer de cette façon pour que l’humanité et les règnes inférieurs aient des chances de survivre. Il ajoutera que seuls le partage et la justice assureront l’avenir des hommes.

Œuvrez sans relâche à l’unité et à la coopération, car les hommes de la Terre sont uns.

« Voyez en votre frère un autre vous-même », et faites le premier pas vers votre divinité.

« Faites que votre action soit à la mesure des besoins de votre frère, et résolvez les problèmes du monde. Il n’y a pas d’autre voie. »

Ainsi Maitreya parlera-t-il aux habitants de la Terre. Ainsi s’efforcera-t-il d’orienter leur manière de penser. L’écouteront-ils, suivront-ils ses conseils ?

Les hommes sont pleins de crainte et d’appréhension ; leurs vieilles habitudes de pensée ont la vie dure, et ils répugnent au changement.

Pourtant, de plus en plus, les problèmes et privations qui résultent de l’effondrement économique actuel les incitent à se mettre en quête de nouvelles manières de vivre, à se tourner vers le partage pour créer un monde plus juste et plus généreux.

Ainsi, beaucoup parmi eux sont prêts à répondre à l’appel de Maitreya. Bien sûr, nombreux sont ceux qui ne sont pas prêts pour le changement et se satisfont de la situation actuelle, dans l’attente d’une reprise prochaine des marchés qui leur permettra de faire à nouveau de l’argent avec du vent, pour leurs entreprises et pour eux-mêmes.

Dans le monde religieux, beaucoup ne verront pas non plus d’un bon œil l’apparition de l’Instructeur.

Coupés de la connaissance, ils se cramponnent à des dogmes fabriqués par l’homme et verront en Maitreya, Seigneur de l’Amour, l’abomination du mal qu’ils redoutent. Mais il n’en ira pas ainsi pour tous. Beaucoup de groupes religieux de par le monde ont vu et entendu Maitreya dans le passé, quoique sous un autre aspect.

Ils se rappelleront l’Instructeur qui leur est apparu et qui a semé dans leur esprit les graines du partage et de la justice, tout en bénissant leurs terres des eaux de Vie du Verseau.

Au fil du temps, si forte se fera la pression de ceux qui veulent un monde meilleur, plus juste et plus sûr, que même les plus sectaires se joindront au concert des revendications, réclamant haut et fort le changement.

Ainsi en sera-t-il.


Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement. Le présent article, publié en septembre 2009, avertit l’humanité que certains en sont encore à fomenter de nouveaux conflits avec des armes d’une puissance destructrice terrifiante. « Combien de temps faudra-t-il donc aux hommes pour se rendre compte que la guerre ne résout rien, ne prouve rien, et n’engendre que la souffrance et la mort pour les peuples de la Terre ? »
Le Maître de Benjamin Creme nous rappelle également que le partage est la clé et que les peuples ont le pouvoir d’amener les gouvernements à le mettre en œuvre.





Home Un monde qui ne laisse personne dans le besoin : le post-capitalisme ? [Extraits]

Par Phyllis Power
Source : Guardian.com

De toute évidence, sous sa forme actuelle, le capitalisme est moribond. La cupidité et l’exploitation sont trop voraces. Une société dont un pour cent de la population possède plus de la moitié des richesses existantes et produites sur la planète – tout en la détruisant, par-dessus le marché – ne peut perdurer. Trop de gens sont laissés pour compte : ils ne le tolèreront pas éternellement. La voix du peuple se fait de plus en plus forte et sera entendue.

Il y a 200 ans, en mars 1818, naissait Karl Marx, père du communisme, un système considéré à la fois comme un modèle de bonnes relations sociétales et comme un système de gouvernement cruel et totalitaire, et dont l’échec est aujourd’hui patent. Le gouvernement du peuple par le peuple s’est avéré une imposture : les révolutionnaires sont devenus les dirigeants et se sont retournés contre le peuple. Il n’y avait aucune liberté.

Mais aujourd’hui, dans notre système capitaliste, il n’y a qu’une liberté de façade pour les très nombreuses personnes qui, même dans les pays les plus riches, doivent lutter pour simplement survivre. Au Royaume Uni – l’un des pays les plus riches du monde – les banques alimentaires et les sans-abri n’attirent presque plus l’attention, tant ils sont nombreux. Même les riches ne sont pas réellement libres, car ils vivent dans la crainte de perdre leur richesse. Pourtant, même dans ce pays conservateur, l’indignation grandit.


Yanis Varoufakis                                                                                        Photo: youtube

Le Manifeste communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, publié en 1848, est aujourd’hui réédité, précédé d’une intéressante introduction de Yanis Varoufakis. Cet économiste et politicien grec voit dans ce manifeste un facteur d’inspiration à une action collective pour un avenir meilleur, car « il nous presse de devenir les agents d’un avenir mettant fin à la souffrance inutile des masses et inspirant l’humanité à réaliser son potentiel de liberté authentique. »

Selon Y. Varoufakis, le Manifeste ne prône pas l’autoritarisme étatique qui est devenu la marque du communisme ; ce n’est pas non plus une simple analyse de la longue et amère lutte des classes. C’est bien plutôt, écrit-il, un « texte généreux », encore plus pertinent aujourd’hui qu’à l’époque de sa première publication : « Même si les partis communistes ont presque entièrement disparu de la scène politique, il s’avère difficile de réduire au silence l’esprit du communisme qui anime ce manifeste. […] La liberté, le bonheur, l’autonomie, l’individualité, la spiritualité, le développement personnel, sont des idéaux que Marx et Engels prisaient plus que tout. S’ils en veulent à la bourgeoisie, c’est parce qu’elle s’efforce de refuser à la majorité toute possibilité d’être libre. Par suite de leur adhésion à la fantastique théorie de Hegel selon laquelle personne n’est libre tant qu’une seule personne ne l’est pas, Marx et Engels reprochent à la bourgeoisie de sacrifier la liberté et l’individualité de chacun sur l’autel capitaliste de l’accumulation. »

Le Maître de Benjamin Creme le dit bien : « Le mercantilisme étrangle l’humanité, vide les hommes de toute pensée et action généreuse. Les âmes des hommes, criant leur angoisse et leur frustration, ne pourront guère plus longtemps supporter cette oppression. » (PI, mars 2008)

...





Courrier des lecteurs

La rédaction de Partage international a reçu, au fil des années, un grand nombre de « Courriers des lecteurs » qui ont été traités et confirmés comme de véritables rencontres avec des Maîtres ou un « porte-parole » mais qui n’ont pas encore été publiés.
D’autres courriers sont récents. Alors que nous ne pouvons plus confirmer ou indiquer qu’un Maître est impliqué, il se peut que l’expérience soit si forte qu’elle « parle d’elle-même » et apporte espoir, inspiration et réconfort.

Home Une brève réponse

Du lundi 30 avril au mardi 1er mai 2018 nous tenions un stand au salon du Bien-être et des arts contemporains devant le mur d’enceinte du château de Vincennes en région parisienne. Le lundi, nous partîmes tôt le matin pour installer notre stand à l’extérieur du château mais la météo était exceptionnellement mauvaise avec 5 degrés en après-midi, un vent fort et de la pluie constante. En début d’après-midi, vu les rafales de vent et les flaques d’eau sur le chemin boueux qui décourageaient les visiteurs qui auraient pu s’arrêter devant notre stand, j’eus l’audace de m’interroger. En 20 ans de présence sur les salons, je ne me suis jamais posé ce genre de question, mais vu le contexte exceptionnel me semblant empêcher qui que ce soit de voir les posters ni de ressentir les énergies autour de notre stand, ni de s’arrêter pour consulter nos documents, je me demandai intérieurement s’il était utile de rester sur le stand ce lundi. Alors que je renseignai notre carnet de bord, je ressentis une chaleur intense sur tout le sommet de la tête, et regardai au-dessus de moi s’il pouvait y avoir une source de chaleur. Mais il n’y avait rien, et à ce moment précis, je sus que Jésus m’avait répondu. C’est pourquoi, il m’a semblé utile de partager cette expérience qui ne fut ni spectaculaire ni extraordinaire, mais très parlante.

M.-A. A., Paris, France




Home Un encouragement

En février 2018, lors du Salon Corps et esprit de Paris, il y eut plusieurs annulations de co-workers en raison d’une météo difficile. Le matin du 9 février 2018 sur le salon Parapsy, un collègue me fit en plaisantant cette réflexion : « Nous sommes les oubliés vu que nous n’avons pas eu de visite de Maîtres ou de disciples. » A 15 h 15, une jolie dame blonde aux yeux bleus s’arrêta devant notre stand. Elle mit le doigt sur le livre la Mission de Maitreya, tome II et me demanda : « Qui est Maitreya ? » J’invitai mon collègue à lui répondre. Elle avait un accent slave et une voix douce mais ferme. Elle dit avoir lu tous les livres d’Helena Blavatsky et Alice Bailey. Comme il n’est pas rare d’avoir des visiteurs fantaisistes, nous en doutions. Elle dit à mon collègue : « Je n’en ai pas l’air mais je connais beaucoup de choses. Quel âge me donnez-vous ? » Mon collègue répondit 30 ans. Elle déclara qu’elle avait 48 ans, avait été paralysée, ce qui lui avait donné du temps pour lire. Mon collègue lui parla du livre de Benjamin Creme le Rassemblement des forces de lumière et de l’évolution humaine. Celle-ci lui fit savoir que l’évolution humaine n’est pas que terrestre mais cosmique.

Voyant qu’elle n’avait pas l’intention d’acheter des livres, je lui tendis le catalogue des livres de B. Creme et elle s’exclama : « C’est exactement ce que je voulais pour me souvenir du nom de Maitreya. » Très décidée, elle acheta la carte de la main de Maitreya. Mon collègue lui expliqua que l’image était en trois dimensions, et elle lui répondit : « Vous n’avez pas besoin de me prouver quoi que ce soit, je vois au-delà des apparences. » Elle ajouta : « Je suis intuitive » et elle demanda à mon collègue : « Comment va votre cœur ? » C’était troublant car mon collègue est malade du cœur. Et elle lui déclara : « Cela va aller mieux. » Puis elle lui demanda : « Vous êtes là lundi ? », et étrangement c’était le jour où mon collègue devait revenir. Elle ajouta : « Je vais voir ce que je peux faire pour vous d’ici là. » Mon collègue lui proposa de lui parler de l’apparition de Jésus sur la photographie prise à l’hôpital Necker, mais on voyait très bien qu’elle n’avait pas très envie de l’écouter, alors il lui tendit une photocopie du texte paru à ce sujet dans la revue Partage international de septembre 2002. Le document était en format A4. Mais comme elle n’avait qu’une pochette en carton bleu de format plus petit, elle plia délicatement la partie qui dépassait en disant que ce sont les petits gestes de tous les jours qui font la différence. Puis, elle partit en déclarant : « Je reviendrai. » En sa présence et durant les quelques dizaines de minutes suivantes, je ressentis une chaleur au niveau du chakra du cœur. Une demi-heure plus tard, elle fit irruption à l’arrière du stand, et me gratifia d’un large sourire et d’un clin d’œil. Je pense qu’il s’agissait d’un porte-parole de Maitreya. Je me doutais bien que c’était symbolique, elle n’est pas revenue le lundi, mais mon collègue s’est senti mieux.

M.-A. A., Paris, France




Home Une guérison miraculeuse

Un ami m’a suggéré de vous relater ce miracle qui s’est produit à l’automne 2000 grâce à l’invocation de l’aide du Seigneur Maitreya. On m’avait appelée pour secourir Vida, la nièce de ma belle-sœur, atteinte d’un cancer, et soignée au centre de cancérologie de Buffalo (État de New York) depuis un an et demi. Elle allait être renvoyée chez elle car les métastases avaient envahi tous ses organes internes, atteignant la colonne vertébrale et se rapprochant du cerveau. On la renvoyait chez elle pour mourir.

Sa fille fit appel à moi en pleurant, car les oncologues lui avaient affirmé qu’elle mourrait quand les métastases auraient atteint le cerveau. On fit venir toute sa famille d’Arizona et de Floride. Je suis entrée dans sa chambre d’hôpital alors que toute sa famille était réunie autour d’elle, priait et lui disait au revoir. Elle était semi-consciente, boursoufflée, rigide et bleuâtre. Je posai les mains sur sa tête et priai pour obtenir de l’aide un long moment. Elle ouvrit à peine les yeux et murmura : « Je vais être guérie ? » Je lui répondis : « Oui, ça commence, Vida ! » Mais, je pensai : « Oh mon Dieu, ne lui donnons pas de faux espoirs ! » Plusieurs membres de la famille me suivirent chez moi, je leur donnai de la documentation sur l’Emergence et ils eurent de bonnes réactions.

Vida s’est maintenue en vie et s’est remise à manger ‑ son médecin décida de lui faire passer une radio dix jours plus tard pour voir à quelle vitesse progressait les métastases le long de la colonne vertébrale : son frère m’appela – je retins mon souffle ‑ vous ne pouvez pas vous imaginer la joie que j’ai ressentie et ma reconnaissance lorsqu’il me déclara : « Le médecin est stupéfait, il n’y a plus aucune trace de cancer dans son corps ‑ il s’agit soit d’un mauvais diagnostic soit d’une intervention divine. » Elle arrêta progressivement tous les traitements et rentra chez elle.

Le 14 juillet, la famille organisa une grande fête et 75 personnes assistèrent au repas. Je sais que je ne fus qu’une intermédiaire et ce fut le troisième cancer qui fut ainsi guéri. Les autres n’étaient pas aussi avancés.

Ma fille affirme que j’ai été reconditionnée car j’ai eu un quadruple pontage coronarien il y a deux ans, des endoprothèses dans les artères rénales, une fracture de la hanche. J’ai soigné pendant plus de quarante ans mon mari qui est tombé malade au cours de la Seconde Guerre mondiale. Je me suis mise à méditer et mon médecin a commencé à me poser des questions car je ne vieillis pas comme tout le monde et il se demandait comment je pouvais encore faire tant de choses (j’ai 88 ans). Il m’a invitée à faire une petite conférence chez lui et toute l’assistance était heureuse de découvrir la Voie !

M. M. P., Meadville, Pennsylvanie, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la guérison était l’œuvre du Maître Jésus.



Interviews

Home Sauver des vies et améliorer le quotidien dans la Corne de l’Afrique [Extraits]

Interview de Edna Adan Ismail Par Jason Francis

Le Edna Adan Hospital est une institution de bienfaisance située à Hargeisa, capitale de la République du Somaliland. Créé en 2002, il a d’abord été une simple maternité, puis s’est développé pour devenir un grand hôpital au service des populations des pays de la Corne de l’Afrique. En partenariat avec le ministère de la Santé, l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il forme des infirmiers, des sages-femmes, des techniciens de laboratoire et des pharmaciens.

Le Somaliland, situé au nord-ouest de la Somalie, compte 3,5 millions d’habitants. Limitrophe de Djibouti, cet ancien protectorat britannique avait fusionné avec l’ancienne colonie italienne de Somalie pour former le pays appelé Somalie en 1960. Mais après une guerre civile prolongée, le Somaliland s’est déclaré indépendant en 1991 et dispose maintenant d’un gouvernement démocratiquement élu. La communauté internationale n’a cependant pas reconnu cette indépendance et considère toujours le Somaliland comme une région autonome de la Somalie.

L’hôpital a été fondé et est dirigé par le docteur Edna Adan Ismail. Elle est également présidente fondatrice de l’association Santé familiale du Somaliland. Après sa retraite de l’Organisation mondiale de la santé, elle a fait don de sa pension et d’autres biens pour construire l’hôpital afin de résoudre les graves problèmes de santé qui mettent en danger la vie des femmes et des enfants dans cette région de l’Afrique. Jason Francis a interviewé Edna Adan Ismail pour Partage international.

Partage international : Pouvez-vous nous donner une idée de la vie des habitants du Somaliland et de certains des défis économiques et sanitaires auxquels ils sont confrontés ?
Edna Adan Ismail : Avant la déclaration d’indépendance en 1991, la population du Somaliland a souffert 31 ans de négligence et de bombardements de la part du gouvernement central somalien qui voulait punir la région pour ses velléités indépendantistes. Les écoles, les maisons d’habitation, le système de santé et l’économie dans son ensemble ont beaucoup souffert. En outre, les morts et les dommages se sont poursuivis après la cessation des hostilités à cause des mines terrestres et de la contamination intentionnelle des puits et des réservoirs d’eau. Le problème majeur aujourd’hui est le blocus économique et politique dont le Somaliland est victime depuis 27 ans en raison de la non-reconnaissance de sa souveraineté.

PI. Qu’est-ce qui vous a inspiré pour fonder l’hôpital Edna Adan ?
EAI. J’ai eu le privilège d’avoir accès à l’éducation, j’ai obtenu une bourse pour étudier en Grande-Bretagne et je suis retournée au Somaliland en 1961 où j’ai été la première infirmière et sage-femme. A cette époque, les services de santé fonctionnaient bien. Malheureusement, après l’union avec la Somalie, les choses se sont détériorées, et la longue guerre civile a tout détruit.
En tant que représentant de l’OMS pour la République de Djibouti, j’ai été envoyée en mission dans mon pays en juillet 1991, deux mois après la déclaration d’indépendance. J’ai pu constater la destruction totale du pays et j’ai eu l’envie très forte de revenir au Somaliland pour partager mes connaissances et le savoir-faire acquis auprès de l’OMS.
Quelques années après cette première visite, alors que l’âge de la retraite approchait, j’ai pu faire de ce rêve une réalité. J’ai touché ma retraite de l’Onu, ma prime de rapatriement, j’ai liquidé tous les biens dont je n’avais plus besoin ou que je ne pourrais pas utiliser au Somaliland, comme ma Mercedes, mes bijoux et divers objets que j’avais à une autre époque trouvé beaux, glamours ou à la mode. J’ai tout converti en argent liquide et je suis rentrée chez moi pour construire l’hôpital.
Ma plus grande source d’inspiration est venue de mes missions au Somaliland, où je voyais les salles d’hôpital où j’avais autrefois travaillé dans un état de destruction totale, hébergeant des malades qui ne pouvaient recevoir aucun soin.


                                                                                                                          Photo: ednahospital.org
« A l’échelle internationale, l’hôpital a fait connaître mon pays,il a valorisé les femmes du Somaliland, et fait ressortirl’importance des soins maternels et infantiles. »

Une mission de service
PI.
Quelle est la taille de la population desservie par votre hôpital ?
EAI. L’hôpital a été construit dans une zone pauvre de la ville de Hargeisa où il n’y avait jamais eu d’hôpital auparavant. La zone officielle desservie par l’hôpital couvre environ 1/3 de la population de Hargeisa (1,1 million de personnes). Mais nos patients viennent de toute la ville et même d’autres régions du Somaliland et au-delà, de Somalie, d’Éthiopie et de Djibouti.
Je pense que notre rayonnement est dû à la qualité des soins que nous offrons et parce que nous sommes le seul hôpital à but non lucratif de la région. Bon nombre de patients pauvres sont traités gratuitement, en particulier des femmes enceintes qui sont dans le besoin ou des enfants en situation d’urgence.

...

Des résultats positifs

PI. Quels sont vos plus grands succès depuis la création de l’hôpital ?
EAI. La formation d’un grand nombre de professionnels de la santé, l’accès des femmes aux professions de santé : chirurgiens, médecins, sages-femmes, infirmières. Nous avons vraiment amélioré le sort des femmes.
En 2002, 98 % des femmes que nous avons accouché avaient des mutilations génitales féminines de type 3. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à 70 %. Cela montre que la pratique des mutilations génitales est, pour la première fois, en déclin.
J’ai été la première femme ministre du Somaliland entre 2002 et 2006 ; ça a ouvert la porte à de nombreuses autres femmes pour accéder à des postes ministériels.

PI. Pouvez-vous nous parler de votre expérience personnelle au service des personnes dans le besoin au fil de ces années ?
EAI. Ça a été une expérience très gratifiante et une belle leçon d’humilité de pouvoir faire tant de choses avec si peu de moyens. Ces réalisations ont été bien au-delà de mes espérances. Au départ, je voulais juste créer une petite maternité ! Avoir été classé au 13e rang des meilleurs hôpitaux d’Afrique a été le point culminant de cette expérience. Et c’est un grand honneur que l’université Edna Adan soit l’une des trois meilleures universités du Somaliland, d’autant plus que c’est la seule université fondée par une femme.
A l’échelle internationale, l’hôpital a fait connaître mon pays, il a valorisé les femmes du Somaliland, et fait ressortir l’importance des soins maternels et infantiles. Tout cela a donné de l’espoir et encouragé beaucoup de personnes qui n’avaient devant elles qu’un avenir bien sombre.
Nos diplômés se sont découvert des talents et des aptitudes qui leur ont fait prendre conscience de leur potentiel. Leur condition de femmes vivant dans un pays non reconnu politiquement et qui a été détruit par une longue guerre civile ne sera plus un inconvénient dans leur vie.

Pour plus d’informations : ednahospital.org




Home Arrêter la marche [Extraits]

Interview de Jit Patel et Rutu Mehta Par Michael Tayles

L’eau est le lien que nous avons avec tous les êtres vivants sur Terre. L’accès à l’eau potable génère des perspectives d’éducation et de travail, en améliorant la santé des femmes, des enfants et des familles.

L’objectif de développement durable numéro 6 de l’Onu, qui concerne l’eau et l’assainissement, demande un accès universel et équitable à une eau potable propre et accessible à tous, d’ici 2030. Mais on sait également que d’ici 2025, la moitié de la population mondiale vivra dans des régions de stress hydrique.

...

La responsabilité de l’approvisionnement en eau repose principalement, et littéralement, sur les épaules des femmes et des enfants, qui collectent généralement cette ressource vitale. Selon l’Unicef, les femmes et les jeunes filles passent 200 millions d’heures par jour à collecter l’eau. Cela les enferme dans un cycle de pauvreté : le temps passé à collecter de l’eau raisonnablement propre et potable est pris sur le temps de l’éducation, du travail ou d’autres activités valorisantes.
 


                                                                                                                                     Photo : UNICEF
Selon l’Unicef, les femmes et les jeunes filles passent 200 millions d’heures par jour à collecter l’eau.

Une opportunité

Deux étudiants de l’Université de l’Alberta (Canada), Jit Patel et Rutu Mehta, ont décidé d’agir. Ensemble, ils ont cofondé l’entreprise Aqua Caelum, dont la mission est de « mettre fin à la crise de l’eau et donner accès à de l’eau propre à des millions d’individus ». Rutu Mehta, 21 ans, étudie le droit et l’économie avec une spécialisation finances. Elle compte devenir avocate d’affaires et voir Aqua Caelum devenir une société capable d’aider des millions de personnes dans le monde. Jit Patel a également 21 ans, et étudie l’ingénierie mécanique. Il compte également obtenir un MBA et faire d’Aqua Caelum une compagnie prospère en mesure d’aider des millions de gens. Fondamentalement, leur but est d’« arrêter la marche » pour collecter l’eau. Leurs efforts ont abouti au « générateur d’eau atmosphérique » (GEA) (en anglais : atmospheric water generator), dont le fonctionnement est similaire à un déshumidificateur. Grâce à la thermodynamique, l’appareil capte les gouttelettes d’eau de l’atmosphère et en tire de l’eau potable, par un système de filtration.

Michael Tayles a interviewé Jit et Rutu pour Partage international, au sujet de leur invention, dont ils espèrent qu’elle sera utile pour résoudre la crise mondiale de l’eau.

Partage international : Comment vous est venue l’idée du GEA ?
L’idée nous est venue à l’été 2017, quand nous avons remarqué un thème récurrent dans les gros titres de plusieurs médias : la crise de l’eau. De grandes métropoles comme Le Cap faisaient face à une pénurie d’eau. Ce n’était pas quelque chose qui se passerait dans dix ans, ça se passait ici et maintenant. Après quelques recherches, nous avons découvert que presque un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, et selon l’Onu, deux tiers de la population mondiale sera confrontée à des manques d’eau en 2025. C’est à ce moment-là que nous avons réalisé qu’il fallait faire quelque chose, et que nous avons décidé de plancher sur une solution pouvant fournir de l’eau potable à des millions de personnes.

PI. Quel est le fonctionnement du GEA ?
Fondamentalement, le GEA condense l’eau de l’air ambiant. Ainsi, quand l’air chaud et humide passe sur des spires froides, cela condense les molécules d’eau que cet air contient. L’eau condensée est ensuite filtrée pour devenir potable. C’est le même fonctionnement qu’un déshumidificateur.

PI. Combien de litres d’eau un appareil peut-il produire et en combien de temps ?
Actuellement, nous cherchons à produire 20 litres d’eau potable par jour, de façon à ce que les gens n’aient pas à boire d’eau polluée. Avec le temps, nous espérons pouvoir augmenter ce volume afin d’aider plus de personnes.

...

Pour plus d’information : www.aquacaelum.com





Signes des temps

Les « Signes des temps » présentés dans cette rubrique ont été confirmés par le passé par Benjamin Creme ou s’imposent d’eux-mêmes sur la base de l’espoir et de la foi qu’ils suscitent. Nous les soumettons à votre réflexion.

Home Mexique : une statue de la Vierge verse des larmes


Source : ktsm.com



Chez Rosa Ramirez, à Cuidad Juarez (Mexique), une statue de la Vierge exsude de l’huile. « Elle est en permanence couverte d’huile », affirme Rosa. Ce qu’elle considère comme un miracle a commencé un jour de février 2018. « Ce jour-là, j’étais très malade, explique-t-elle. Je ressentais une grande frustration à cause de la douleur… A un moment quelque chose m’a attirée vers la Madone. »
Rosa Ramirez souffrait d’un cancer et priait pour sa guérison. « J’ai aperçu sur son menton une goutte d’huile. Lorsque je l’ai touchée, j’ai remarqué qu’elle sentait la rose. » Au début il y avait juste une goutte et ensuite la Vierge a commencé à pleurer. Le visage ainsi que le corps de la statue exsudent maintenant de l’huile.
Rosa Ramirez affirme que son cancer a été guéri. Des milliers de personnes se sont rendus chez elle et beaucoup lui ont dit avoir été guéries d’un cancer ou d’une autre maladie après avoir prié devant la statue.
« Je pense que beaucoup de gens ont perdu la foi, déclare-t-elle, et je pense qu’elle nous dit : « Je suis là, croyez en moi. »




Home L’Etoile de Maitreya ?



La nuit du 5 mars 2018, à presque minuit, à Santa Maria de Palautordera, province de Barcelone (Espagne), M. L. et sa fille Devi ont observé dans le ciel une lumière inhabituelle se comportant bizarrement, vibrant, changeant de couleur et se déplaçant alentour. Elles ont pris plusieurs photos de l’objet. Photos envoyées par M. L.




Home Un ovni à l’aéroport international de Mexico ?


Source : inexplicata.blogspot.tw



Dans la soirée du 14 avril 2018, quatre techniciens de l’aviation ont observé (l’un d’entre eux a pris des photos) un objet rutilant en forme de lentille, volant au-dessus de l’aéroport international de Mexico. « Il irradiait une intense lumière blanche, a expliqué le technicien Alfonso Salazar. Nous l’avons observé environ 15 secondes avant qu’il réduise ses lumières, devenant une ombre traversant le ciel. Cinq minutes plus tard un autre objet est apparu, projetant une lumière blanche par intermittence... Il s’agissait d’ovnis, sans aucun doute. »




Home Bénédiction du Maître de Tokyo



Photographie prise le 5 décembre 2006 par E. T. d’Okinawa (Japon), dans un train allant de Kanazawa à Wajima. Le Maître de B. Creme a indiqué que la colonne de lumière sur la photo est une bénédiction du Maître de Tokyo.




Home Bénédiction du Maître Jésus au Mont Maya, Kobe



Bénédiction du Maître Jésus confirmée par le Maître de Benjamin Creme sur une photographie prise par S. K. de Kobe (Japon), le 12 avril 2006 au Mont Maya, Kobe. Juste avant que cette photographie ait été prise, un taxi dans lequel elle se trouvait avec son mari eut un accident. Le Maître Jésus les a sauvés ainsi que l’étudiant sur le vélo.






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