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Accueil > Revue Partage > année 2017

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 2017 - N° 349

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international

, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Exiger de la croissance économique c’est dépouiller les générations futures par David Suzuki


  • La voix de la raison
    • Le changement climatique par Al Gore
    • L’unité de l’humanité par Dalaï Lama
    • L’éducation par Dalaï Lama
    • Eradiquer la faim et la malnutrition par Le pape François
    • Jeremy Corbyn – la justice sociale


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews


  • Compilation


  • Signes des temps




L'article du Maître

Home Dans l’attente du renouveau

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, novembre 1992

Le monde est plongé dans l’attente. Non qu’il retienne son souffle devant l’imminence d’un changement, mais il sent que se profile à l’horizon une crise à l’issue pour le moins incertaine. Nul ne sait comment les choses vont tourner. A la merci du vent et des courants, les professionnels de la politique et de l’économie sont contraints de naviguer à vue, incapables de tenir un cap face aux éléments qui se déchaînent en tous sens. De jour en jour surgissent de nouveaux problèmes qui mettent à l’épreuve la bonne volonté des plus éclairés, tandis qu’à l’abri des regards, l’impitoyable avidité des spéculateurs met les nations à genoux.

Chaque fois que ce genre de situation survient, les hommes prennent peur et se laissent gagner par une colère destructrice. Ainsi en est-il aujourd’hui dans de nombreuses parties du monde. Une intolérance croissante à l’égard des réfugiés, des étrangers, porte atteinte à l’exercice de la démocratie, tandis que le niveau de vie baisse et que l’insécurité augmente. Profitant de l’occasion, des politiciens extrémistes sortent de l’ombre pour rallier une jeunesse impulsive à des idées issues d’un passé révolu.

Rien ne peut interrompre ce glissement vers le chaos, quand les forces du marché, d’une main sacrilège, broient la vie des hommes. Rien ne peut sauver cette civilisation, fondée comme elle l’est sur la compétition et l’avidité. L’ordre passé est mourant — il est même déjà mort. La quête effrénée du profit, nouveau culte du dieu Argent, a détrôné la loi et tient lieu de religion d’Etat dans le monde entier.

Si les hommes étaient seuls au sein de la tourmente, affligeante serait leur condition, dramatique leur destin. Nulle part ils ne pourraient trouver du secours, personne ne répondrait à leurs appels à l’aide. Des forces sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle les conduiraient implacablement à la guerre, et le mot FIN viendrait s’inscrire en gros caractères dans ce chapitre de l’aventure humaine sur Terre.

Mais, l’homme n’est pas seul, et il ne l’a jamais été. Soutenu par ses Frères aînés, il poursuit son chemin sous leur surveillance, non dans la solitude mais en compagnie de ceux qui l’ont précédé et connaissent bien le parcours qu’il emprunte.

Au cœur de la tempête, ce groupe de Frères aînés est de retour. L’un après l’autre, ils prennent place parmi vous, prêts à offrir aide et conseil lorsqu’ils seront sollicités. Depuis des siècles, ils attendaient cette occasion de travailler directement dans le monde des hommes. Les voilà qui arrivent, les bras chargés de dons de sagesse et d’amour. Avec à leur tête le Seigneur Maitreya, ils détourneront les hommes de l’abîme de l’autodestruction et entameront un nouveau chapitre dans l’histoire de la race humaine. Sur les ruines du passé, une civilisation nouvelle sera construite de la main des hommes, sous l’inspiration de Maitreya et de son groupe. N’ayez pas peur, car l’issue ne fait aucun doute. L’humanité surmontera la crise actuelle pour inaugurer une relation nouvelle avec elle-même, sa planète et sa Source. Maitreya est venu pour rendre toutes choses nouvelles. Consciemment ou non, le monde est dans l’attente du renouveau.


Note de la rédaction
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés non seulement au moment où ils sont écrits, mais aussi chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
Comme s’il écrivait ici pour la période de tension que nous traversons actuellement, le Maître assure au lecteur que « l’issue ne fait aucun doute » et que les Maîtres et le Seigneur Maitreya « détourneront les hommes de l’autodestruction et inaugureront un nouveau chapitre dans l’histoire de l’espèce humaine. »





Home Charles Eisenstein et Oprah Winfrey

par Phyllis Power

« En tant qu’âmes ... nous cherchons à exprimer l’unité fondamentale de notre nature » – le Maître de Benjamin Creme.

Charles Eisenstein, dont les écrits sont régulièrement présentés dans Partage international, a récemment été invité à participer à l’émission américaine à succès d’Oprah Winfrey, Super Soul Sunday. Sa réponse fut « un oui immédiat. Vous voyez, Oprah occupe presque un univers différent de celui de ma propre frange contre-culturelle. Se pourrait-il, pensais-je avec enthousiasme, que nos mondes se rejoignent ? Que les idées que je sers et la conscience à laquelle je m’adresse soient prêtes à imprégner le courant dominant ? » En fait, Oprah semblait déjà penser de la même façon que C. Eisenstein et était très ouverte à ce qu’il avait à dire.

Charles Eisenstein savait qu’il se trouvait en marge de la pensée dominante, bien qu’il croyait que son message trouverait un jour écho, et aiderait même à changer les esprits. En attendant, il s’était habitué à travailler lentement et à petite échelle, par des écrits. A la suite de l’échec de son premier livre, auto publié faute d’éditeur, il avait eu la vision d’un « visiteur céleste » qui lui avait présenté un « choix difficile » : « Charles, souhaites-tu vraiment que ton travail réalise son potentiel et exerce son juste rôle dans l’évolution de toutes choses ? » – « Oui, répondis-je, c’est mon souhait. » « C’est entendu, dit l’Être. Je peux faire en sorte que cela se produise, mais tu devras en payer le prix. Tu ne seras jamais reconnu. Ce dont tu parles changera le monde, mais tu ne recevras jamais d’éloges pour cela. Tu n’obtiendras ni richesse, ni renommée, ni prestige. Acceptes-tu de payer ce prix ? »

« J’ai essayé de tergiverser, mais l’Être restait inflexible. Si cela devait être l’un ou l’autre, comment pourrais-je me regarder dans la glace en sachant au plus profond de mon cœur que j’avais trahi mon but ? J’ai donc consenti à son offre. »


photo: charleseisenstein.net

Travailler sans chercher la reconnaissance

C. Eisenstein se rendit compte que de petits actes de compassion et d’amour passés inaperçus, étaient aussi précieux que ses propres tentatives de travail public. « Les actes de bonté renforcent le champ de la bonté, les actes d’amour renforcent le champ de l’amour, les actes de haine renforcent le champ de la haine. Travailler sur une échelle plus large n’est pas nécessaire lorsque nous savons que les tâches auxquelles la vie nous confronte font partie d’un vaste ensemble élaboré par une intelligence qui nous place exactement au bon endroit, au bon moment. »

Devenu modeste dans son ambition d’apporter le changement et ayant réduit son besoin d’être reconnu – comme il le dit, ses idées ne sont pas les siennes, il est simplement un « scribe » – il a néanmoins perçu l’invitation d’Oprah Winfrey, dont l’émission touche des millions de personnes, comme le signe d’un changement de conscience dans le monde. « Je me vois parfois comme une sorte de récepteur pour les informations qu’une partie de l’humanité demande. Une utilité a été trouvée pour l’ado étrange que j’étais au lycée ! A plus grande échelle, Oprah est quelqu’un de similaire : pas seulement elle-même, mais un « avatar » de l’esprit collectif. En parfaite symbiose avec son public, quand elle lui fait découvrir quelque chose, c’est probablement parce qu’elle sait qu’il y est prêt. »

La première question d’Oprah à C. Eisenstein, et sa réponse, en disaient long : l’Amérique s’est-elle brisée ? « Pas encore, fut sa réponse, mais elle est sur le point de se rendre compte que des changements profonds sont nécessaires, et ils seront perçus comme inévitables ; cela se produira « par effondrement ». Faisant écho à B. Creme et à son Maître, ainsi qu’à l’enseignement religieux oriental, C. Eisenstein a affirmé sa triste conviction que le monde souffrait d’une « tristesse latente » due à la « blessure de la séparation » de tout ce avec quoi nous sommes censés être reliés. Cette tristesse s’exprime par la colère et la haine.

Comme le dit B. Creme dans la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, la réalité, qu’il a expérimentée dans la méditation, est que tout est lié : « J’ai disparu en tant qu’être séparé, tout en conservant une pleine conscience, une conscience élargie pour tout inclure. J’ai vu que c’était la vraie réalité, que la conscience de veille normale la couvre simplement, et la garde cachée par une fausse identification de soi-même en tant que corps [...] ».

 La conscience de ce lien, à mesure que nous passons à l’ère de la synthèse du Verseau, sera en effet d’une portée extrême, imprégnant et changeant totalement toutes nos vies et institutions. Comme le dit le Maître de Benjamin Creme : « L’unité est la force, la nature essentielle de notre être, le but auquel tous les hommes aspirent et que tous les hommes cherchent à exprimer. » Le sentiment d’éveil de cette conscience ressort puissamment de l’interview. Charles Eisenstein a déclaré : « Le prochain pas pour l’humanité sera l’inter-être, la réalisation que nous sommes tous un. »

Dans son essai suivant, il écrit : « Si j’ai raison sur le fait que ma présence chez Oprah est un indicateur (si infime soit-il) du délitement de visions du monde autrefois dominantes, alors cela s’est produit parce que la vision émergente dont je parle, est maintenant fermement soutenue par de nombreuses personnes [...]. Nous ne serons pas seuls ici beaucoup plus longtemps. Je remercie tous ceux qui ont appuyé le champ de connaissance dont je parle, qui croient les mots que j’écris encore plus que moi-même, et qui me confortent dans le travail qui vous soutient. C’est ainsi que nous passons de l’ère de la séparation à l’ère du besoin d’autrui. »


Références :
www.oprah.com ;
Charles Eisenstein, The Age of We Need Each Other, charles eisenstein.net,
Benjamin Creme, la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse et Un Maître parle, Partage publication.




Home Vers un krach financier systémique ?

par Scott Champion

Karl Marx avait formulé cette fameuse prédiction que le capitalisme finirait par s’autodétruire, un système fondé sur la cupidité ne pouvant mener nulle part ailleurs. Il ne s’était pas prononcé sur la date de cet événement, mais au vu des facteurs financiers et économiques actuels, les économistes professionnels sont de plus en plus nombreux à se demander si un tel événement ne serait pas imminent.

Certes, depuis l’effondrement de 2007-2009, les marchés financiers du monde entier ont soit atteint des sommets inégalés, soit progressé régulièrement de façon conséquente. Car, dans le but avoué de sauver le système financier américain – et, par suite, mondial – la Réserve fédérale et le Trésor américains ont renfloué à coups de milliards de dollars le marché des titres, renflouant par la même occasion les marchés monétaires spéculatifs qui brassent des milliards de dollars, sans parler de certaines banques adeptes des spéculations frénétiques, ni des sociétés d’investissement et des compagnies d’assurance risquant l’argent des autres. En conséquence, ils ont déclenché huit années d’excès de la part de la plupart des grandes institutions financières de la planète. George W. Bush aurait dit : « Si nous ne faisons pas marcher la planche à billets, nous coulons. » Et de nombreuses sources affirment que l’ancien secrétaire du Trésor Henry Paulson, soutenu par le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke, s’est fait l’ardent avocat du sauvetage financier, tandis que d’autres responsables soulignaient que si les marchés n’étaient pas renfloués, les centaines de milliards de fonds spéculatifs entraîneraient l’effondrement du système financier tout entier en un seul jour – ou deux.

Depuis ces sauvetages, les heureux détenteurs de capitaux n’ont cessé d’être à la fête. Et pour bien faire ressortir les merveilles du capitalisme, on a largement mis en avant l’usage des jets personnels, les prix records atteints par les marchés de l’art et l’insolence de certaines propriétés immobilières. Mais tout ceci ne concerne que 1 % de la population ! Pour les citoyens du monde, désorientés et broyés par l’impitoyable rouleau compresseur des forces du marché, il en va tout autrement : l’avidité du capital leur a laissé les emplois mal payés, sous-qualifiés, le chômage, les dettes et la lutte pour pourvoir aux nécessités basiques quotidiennes. Aujourd’hui, le capitalisme n’est qu’un système malade et triste, bénéficiant à une minuscule minorité aux dépens, littéralement, de milliards d’individus. Inévitablement, la question se pose : combien de temps cela peut-il durer ? Une nouvelle crise va-t-elle se produire ?


photo: David Shankbone; from Wikimedia Commons, Occupy Wall Street protest

Multiplication des mini-krachs

Pour que l’économie mondiale atteigne cette croissance « remarquable », la dette a explosé de 200 à 300 % du Produit intérieur brut de nombreux pays. Jusqu’à présent, la Chine faisait la course en tête dans ce domaine, mais le gouvernement japonais est en train de devenir le plus gros actionnaire des entreprises japonaises en multipliant les achats sur le marché obligataire intérieur afin de maintenir les taux d’intérêt sous les taux des marchés (le Japon est le pays développé le plus endetté du monde). Depuis des années, la Banque centrale européenne rafle le plus possible d’obligations européennes, si bien que celles qui restent à acheter présentent peu d’intérêt. De plus, tout comme le Japon, elle envisage ouvertement d’acheter des actions. Toutes ces économies avancées ne font que suivre l’exemple américain afin de renflouer et de soutenir leur économie. Mais cela ne peut durer éternellement. Ces mêmes Banques centrales, soucieuses de contenir diverses bulles d’actifs, annoncent l’adoption de mesures plus contraignantes. Or, puisque les marchés du monde fonctionnent grâce à l’argent facile et aux crédits, des conditions monétaires plus strictes risquent fort de précipiter une crise.

Parmi les causes d’une très probable crise financière se trouve le fait qu’aujourd’hui, les transactions sont déterminées par des algorithmes et des programmes informatiques extrêmement rapides qui sans cesse spéculent massivement sur des valeurs aux marges de profits minuscules évaluées en une ou deux millisecondes. En octobre 2014, le marché des obligations des États-Unis, l’un des marchés les plus riches en liquidités du monde, perdit 15 % de sa valeur en six minutes sans aucune raison apparente. Depuis, on a connu de nombreux exemples d’actifs financiers perdant momentanément jusqu’à 99 % de leur valeur à l’occasion d’un mini-krach. Un exemple récent et remarquable fut en juillet 2017 le mini-krach d’Amazon, l’une des entreprises dont la capitalisation boursière est la plus grande au monde, et qui perdit momentanément 87 % de sa valeur dans des transactions réalisées après la clôture des marchés.

En éliminant l’intervention humaine dans les décisions, les services informatiques jouent à présent un rôle essentiel dans les entreprises spéculatives de Wall Street, qui rémunèrent des programmeurs à coups de millions de dollars afin qu’ils écrivent des codes permettant de battre les concurrents d’un millième de seconde. Et ce n’est pas une exagération ! Lorsque l’unité de temps compétitive se mesurera en millionièmes de seconde, que restera-t-il à exploiter ? Le moment prophétisé par Marx paraît bien proche.

Les analystes s’inquiètent aussi du fait que ces ordinateurs très rapides et excessivement complexes sont reliés directement à ceux des banques de tous les pays développés, dont le matériel et les programmes informatiques ont une ancienneté de plusieurs décennies. Dans l’hypothèse d’un krach important ou d’une grosse série de pannes, nul ne sait si les deux systèmes pourraient fonctionner ensemble. La plus grande partie de la richesse mondiale est numérique, et un krach sérieux en révélerait l’irréalité. Cette « richesse » n’est qu’une suite de chiffres électroniques dans l’univers cybernétique, où cent dollars numériques ne sont guère adossés qu’à un seul dollar réel (ce ratio est le même dans n’importe quelle monnaie). Certes, lors du krach des banques chypriotes de 2013, le système international tint bon et les déposants ne perdirent que 50 % de leur épargne. Mais si une grande portion du système mondial venait à s’effondrer, les pertes financières s’avèreraient bien plus considérables.

Depuis de nombreuses années, Maitreya a prédit un krach financier signant la fin de cette économie mondiale égoïste. Comme pour la chute du mur de Berlin, nous pourrions bien nous réveiller un jour face à une situation entièrement nouvelle. Passer du système actuel à un meilleur système ne saurait être facile, mais la perte de l’illusoire richesse numérique – surtout par ceux qui font de l’argent avec de l’argent – pourrait faire entrer le monde dans un système économique plus juste, et ce plus vite et avec moins de soubresauts que les krachs boursiers d’antan, surtout sous la conduite de Maitreya.

Dans une telle hypothèse il ne serait guère difficile pour les gouvernements de renflouer leurs économies avec un minimum de liquidités, soit en autorisant tous les citoyens à retirer quotidiennement de l’argent aux distributeurs contrôlés par l’État, soit en renflouant directement les banques – par exemple à hauteur des garanties des dépôts d’État. Ainsi, l’argent pourrait de nouveau soutenir l’économie réelle. Ce n’est pas l’argent en soi qui pose problème ; c’est la spéculation qui disloque l’économie, pousse à investir dans des secteurs improductifs, et transforme le monde en un immense casino. Un krach numérique brutal tel que décrit plus haut éliminerait la spéculation à l’échelle mondiale et forcerait les gouvernements à pourvoir rapidement aux besoins réels des citoyens dans les domaines du logement, de la nourriture, de la santé et de l’éducation. Partout les gouvernements du monde se focaliseraient sur cet unique objectif.




Home Le poison de la marchandisation et de l’injustice sociale

par Graham Peebles

Le 14 juin 2017, un incendie a ravagé une tour de 24 étages, la Grenfell Tower, dans le district le plus riche de Londres, à l’ouest de la ville. Les restes carbonisés de la tour se dressent comme un monument à l’injustice sociale. Le bâtiment de 120 appartements répartis sur 24 étages est la propriété de l’administration locale. Au moins 80 personnes sont mortes dans l’incendie.

Dans toutes les villes de New Delhi à New York, les politiques qui ont abouti à la catastrophe de la Tour Grenfell se répètent : la rénovation des quartiers et la gentrification, l’afflux d’argent venant des entreprises et l’expulsion des pauvres, y compris des familles qui y vivaient depuis des générations. Il faut ajouter les mesures d’austérité, la privatisation des services publics et la suppression des logements sociaux. Les communautés disparaissent, les petites entreprises ferment progressivement, la diversité s’estompe et c’est ainsi qu’un autre quartier se retrouve absorbé par un environnement homogénéisé et onéreux.

Les personnes qui vivent dans les pays en développement industriel souffrent le plus, mais les pays avancés sont également soumis aux mêmes divisions et aux injustices qui ont conduit aux morts de la Grenfell Tower.

La mondialisation des grandes entreprises, avec la tendance aux privatisations qui l’accompagne, a empoisonné le tissu social de pratiquement tous les pays du monde, y compris ceux qui sont en développement. A mesure que les politiques néo-libérales sont introduites en échange de l’allégement de la dette et de prétendus « investissements » qui valent à peine mieux que l’exploitation, les problèmes du Nord s’infiltrent au Sud. La colonisation culturelle et économique cause peut-être moins de morts que la méthode traditionnelle de mainmise et de pillage, mais elle est tout aussi pernicieuse et corrosive.

Dans le monde néo-libéral, tout est considéré comme une marchandise. Les privatisations étranglent les populations ; les individus ne sont pas considérés comme ayant des points de vue particuliers favorisés par leurs traditions, leur culture et leurs milieux, ayant des préoccupations et des droits, des potentiels et des aspirations, mais plutôt comme des consommateurs valant plus ou moins en fonction de la taille de leur compte en banque et de leur pouvoir d’achat.

Ceux qui ont les poches vides et peu de perspectives n’ont pas voix au chapitre, et comme le prouve l’incendie de la tour Grenfell, ils sont systématiquement ignorés ; leurs opportunités et leurs choix sont réduits et les besoins essentiels  – un toit, de la nourriture, des études et des soins de santé – leurs sont souvent refusés. Dans le monde de l’argent, ces droits ne dépendent pas des besoins mais de la capacité à payer, et lorsqu’ils sont pourvus à ceux qui vivent dans la pauvreté, c’est sous forme de logement de deuxième et troisième ordre, de nourriture malsaine, de services d’éducation et de santé mal financés.

La privatisation de tous les aspects de notre vie est la conséquence inévitable, quoique extrême, d’un modèle économique régi par le profit, alimenté par la consommation et maintenu par la stimulation constante du désir. Le plaisir est déguisé en bonheur, le désir versé là où devrait se trouver l’amour et la compassion : l’anxiété et la dépression sont garanties. Les entreprises, de plus en plus gigantesques, forment des groupes sans visage qui possèdent tout et en veulent encore davantage. Elles veulent disposer des citoyens et déterminer ce qu’ils pensent et ce qu’ils font. Ces entités sans visage ont des droits équivalents aux nations et, dans certains cas, supérieurs. Elles disposent d’une richesse incalculable et du pouvoir politique qui en découle. Elles assimilent rapidement tout ce qui émerge hors de leur champ de contrôle et ingèrent toute organisation qui menace leur domination.

La marchandisation est un monstre dépourvu d’empathie ; elle s’inscrit dans un système économique injuste qui a créé des niveaux d’inégalités inconnus auparavant, avec des richesses colossales concentrées auprès de moins en moins d’hommes (les multimilliardaires sont tous des hommes), tandis que la moitié de la population mondiale se bat pour sa survie et que la Terre elle-même lutte : les rivières et les mers sont polluées, la déforestation dévaste d’énormes zones, des écosystèmes entiers sont empoisonnés et l’air que nous respirons nous asphyxie. L’apathie nous étouffe et nous réconforte, les distractions nous droguent. « Fixer l’écran nous évite de voir la planète mourir. Comment faire pour se réveiller ? », demande la poète britannique Kate Tempest dans Tunnel Vision.

Jusqu’où cette folie ira-t-elle avant que nous y mettions fin ? Cela doit cesser, nous ne pouvons plus continuer à vivre dans ce brouillard. Au cours d’une envoûtante représentation de Europe is Lost (l’Europe est perdue) au festival de Glastonbury, Kate Tempest s’est mise à crier au bord de la scène : « Nous sommes perdus, nous sommes perdus, nous sommes perdus ! » Nous sommes perdus parce que notre monde a été créé sur de fausses valeurs – « toutes ces règles n’ont aucun sens » – parce qu’on nous a fait croire que la compétition et la division sont naturelles, que nous sommes simplement le corps et que nous sommes séparés les uns des autres ; parce que les intérêts financiers des entreprises sont placés au-dessus des besoins des êtres humains et de la santé de la planète. Les excès sont montrés en exemple, on se moque de la frugalité, l’ambition et la cupidité sont encouragées, l’incertitude et le mystère sont écartés. La maison brûle, comme le grand enseignant Krishnamurti l’a exprimé dans Se libérer du connu (chap. VI), notre maison et notre monde, intérieur comme extérieur. Les deux ont été violés, ravagés, et il s’agit de les soigner et de les purifier dans les eaux de la justice sociale, de la confiance et du partage.

Le changement systémique externe découle d’une modification interne de la pensée – un changement dans la conscience. Bien qu’une telle évolution puisse paraître difficile, je suggère qu’elle est bien avancée chez un grand nombre de personnes à des degrés divers. Pour que le changement soit durable, il doit être progressif mais fondamental et avoir le soutien de la grande majorité des gens. La gentillesse engendre la gentillesse, tout comme la violence engendre la violence. Créez des structures justes et voyez fleurir la tolérance et l’unité au sein de la société ; le partage est absolument essentiel. Après la catastrophe de Grenfell, des centaines de riverains ont partagé ce qu’ils avaient : nourriture, vêtements, literie ; ils faisaient des achats pour les victimes, remplissant des chariots avec des aliments pour bébés et des articles de toilette. Cela se produit partout dans le monde quand il y a une tragédie – les gens aiment partager ; donner et coopérer fait partie de ce que nous sommes, alors que la compétition et l’égoïsme sont contraires à notre nature et aboutissent à la maladie, individuelle et collective.

Le partage est la réponse et en tant que tel, il doit être placé au cœur d’une nouvelle approche de la vie socio-économique, au niveau local, national et mondial. C’est un principe unificateur encourageant la coopération qui, contrairement à la compétition, rassemble les gens et construit une communauté. La peur de l’autre, des institutions et des fonctionnaires se dissipe dans un tel environnement, aboutissant naturellement à la confiance. Face à l’inégalité et à l’injustice mondiales, l’idée de partager en tant que principe économique gagne progressivement du terrain, mais les milliards d’hommes qui vivent dans l’indigence et l’insécurité économique ne peuvent attendre. L’inaction et la complaisance profitent à ceux qui résistent aux changements et permettent de maintenir le statu quo. « Nous dormons si profondément, peu importe à quel point ils nous secouent. Si nous ne pouvons faire face, nous ne pouvons pas y échapper. Mais ce soir, l’orage est arrivé », tonne Kate Tempest dans Tunnel Vision. En effet, c’est le calme avant la tempête – et le havre ne sera pas trouvé dans les voies corrompues du passé, mais grâce à de nouvelles formes construites sur les anciennes vérités de l’amour et de l’unité qui se tiennent dans le cœur de toute l’humanité.





Courrier des lecteurs

Home Non responsable

Le 9 avril 2017, je tenais un stand sur la Réapparition au salon Bien-être de Madison, dans le Wisconsin (États-Unis). Un couple d’une vingtaine d’années se présenta et nous engageâmes la conversation.

Je leur demandai comment les gens de leur âge font face à l’état du monde en ce moment. Je suis bien consciente que les jeunes de ce siècle sont confrontés à une grande incertitude en raison de l’état de l’économie, de l’environnement et la situation politique actuelle.

Le jeune homme déclara : « Nous observons tout ce qui se passe, puis nous savons quoi répondre. » Je continuai : « Je me sens responsable de la situation de la planète que ma génération va laisser à la vôtre. » Le jeune homme répondit sur le champ : « Votre responsabilité n’est pas justifiée, ni utile, ni pertinente. Votre génération n’est pas la seule responsable de l’état actuel de la planète. C’est votre génération, la précédente, celle d’avant et encore celle d’avant. Toute l’histoire de l’humanité nous a amenés là où nous sommes aujourd’hui. Nous sommes tous ensemble dans cette situation et nous devons y remédier ensemble. Enlevez le poids de votre responsabilité de vos épaules. Nous ne sommes pas désolés d’être dans le monde à cette époque. » Son amie acquiesça d’un signe de tête.

Cette rencontre fut très bénéfique pour moi et me soulagea de mon sentiment de responsabilité.

E. T., Madison, Wisconsin, États-Unis




Home Ensemble

Le lundi de Pentecôte 2016, au Centre d’information d’Amsterdam, nous avons eu la visite d’un porte-parole de Maitreya (confirmée par le Maître de Benjamin Creme ; voir le courrier Une visite pour la Pentecôte dans notre numéro de juillet/août 2016).

Depuis lors, il nous a fait la grâce de sa présence à plusieurs reprises, surgissant simplement dans le Centre, avec quelques mots d’encouragement, assistant, à la dernière minute, à une conférence et prenant un siège juste devant le conférencier. Dans ces occasions il prenait une part active à la discussion, faisant des commentaires pertinents ou distrayants et toujours utiles qui enrichissent les propos sans les perturber. Il approuvait d’un signe de tête, encourageant les intervenants, semblait confirmer et partager les déclarations relatives à l’émergence très prochaine de Maitreya aux yeux de tous. Il était chaleureux, affable avec un sens de l’humour, charmant et malicieux.

Il nous rendit visite à plusieurs reprises et encore récemment, par exemple lors de la première de l’exposition des lithographies de Benjamin Creme au Centre fin juin 2017 ; il gratifia chaque personne d’une étreinte affectueuse, chaleureuse et promit de revenir ; environ une semaine plus tard il fit une brève apparition comme pour montrer sa solidarité, son intérêt et son soutien, demanda si tout allait bien, serrant les mains, congratulant ou encourageant les collègues très fatigués. Il confirma mot pour mot les pensées tacites de certains d’entre nous, indiqua qu’il connaissait nos préoccupations et donna des preuves concrètes de faits que d’autres personnes ne pouvaient pas connaître.

Le 23 juillet 2017, ce porte-parole de Maitreya agréable et encourageant revint au Centre, une minute après le début de la conférence et par la suite se joignit à la discussion avec des commentaires utiles, humoristiques et pertinents. Lorsque quelqu’un exprima son anxiété à propos de l’état de la planète, un membre du groupe déclara que le triomphe du bien, « une issue favorable et satisfaisante sont assurés » ; plus tard, le conférencier s’adressa à ce collègue et répéta : « Le triomphe du bien est assuré. » Lorsqu’un autre collègue, qui avait déjà vu à plusieurs reprises cet amical porte-parole de Maitreya, lui avoua que c’était agréable de le revoir et le remercia pour sa visite, le porte-parole désigna simplement le ciel du doigt, comme pour dire : « Je ne fais qu’exécuter ce que l’on me demande, là-haut. » Lorsque le conférencier demanda, en lien avec le sujet de la conférence, quand Maitreya serait reconnu mondialement, il affirma : « Ce n’est qu’une question de temps. »

Le 6 août, nous donnâmes une conférence dans le Centre d’information au milieu de l’exposition des lithographies. Le porte-parole de Maitreya fit de nouveau son apparition, comme toujours, juste une minute après de début de la conférence. Comme par hasard, il y avait toujours une chaise vide, la dernière, où il s’assit. Comme d’habitude, il avait pas mal de chose à dire ; il parla du besoin de simplicité et de la nécessité de se maintenir en contact constant avec son soi intérieur ou supérieur. Selon son habitude il s’adressa aux personnes présentes avec manifestement des commentaires pertinents ou donnant des conseils.

A la fin de la conférence, l’orateur invita le public à rester quelques minutes en silence devant une des 18 lithographies vers laquelle il se sentait attiré sans rien attendre ni demander quoi que ce fût. Nous nous assîmes en silence pendant environ sept minutes puis nous nous regroupâmes progressivement et terminâmes l’après-midi avec un sentiment de bénédiction, d’énergie et de gratitude vraiment tangible.

Le dernier mot que le porte-parole dit, lorsque nous nous levâmes tous pour partir fut : « Ensemble. »

Les membres du groupe de Share Nederland – Centre d’information de Share International, Amsterdam (P.-B.)




Home Aperçus fugitifs

Le 15 juillet 2017, second jour du séminaire de méditation de transmission américain en Californie, trois personnes distinctes, à trois endroits différents du campus ont aperçu, presqu’au même moment, un homme mystérieux de grande taille, de type indien, portant un grand turban.

A ce moment-là, nous étions tous en petits groupes de discussion et les fenêtres de nos salles donnaient sur le chemin principal sur lequel nous l’avons vu marcher. Les trois personnes ignoraient que les autres l’avaient vu mais chacune des trois m’en ont parlé séparément au cours du déjeuner. Curieusement, chacune n’avait pas vu la même couleur de turban. En tant que documentaliste officiel du groupe, je dus alors faire un contrôle des faits ; comme je suis aussi artiste, je sais que souvent les gens utilisent un nom différent pour la même couleur. Cependant, l’une avait vu un turban de couleur magenta foncé, une autre l’avait vu de couleur nettement violette et la troisième personne, bleu turquoise.

Lorsque je vérifiai le nom qu’elles donnaient à chaque couleur, je constatai qu’elles avaient vu des couleurs différentes. La description des vêtements qu’il portait était aussi différente. Pour l’une d’elle, il était tout en noir et pour les deux autres il était vêtu différemment. Il serait donc logique de dire qu’il s’agissait juste de trois personnes différentes qui se promenaient à peu près au même moment. Cependant, dans ce cas, pourquoi chaque personne n’a vu que l’une d’elle ?

Par le passé, Maitreya est apparu souvent de façon qui défiait la logique ou laissait supposer que ce n’était pas une personne ordinaire. Pour moi l’argument décisif est que la première personne qui l’a vu regardait par la fenêtre en compagnie d’un autre participant, lorsqu’un chevreuil surgit suivi de « l’homme » mais seule l’autre personne a aperçu le chevreuil.

F. O., Oakland, Californie, États-Unis

Le 15 juillet, lors du séminaire américain de 2017 réservé aux membres des groupes de transmission, je vis un Sikh portant une grande barbe noire marcher sur le trottoir devant l’endroit où notre groupe de discussion était réuni.

Il mesurait 1,80 m environ et portait un pantalon gris, une chemise blanche qui dépassait de 10 cm sous sa veste rouge et un turban bleu turquoise. Les arbres, les buissons et un immeuble de chaque côté de l’allée ne m’ont permis de l’observer que très peu de temps.

M. H.-L., Petaluna, Californie, États-Unis




Home Déjà-vu



Le contrôleur dans le train entre Lille et Lyon (France), le 3 juillet 2017.

 



Maitreya, sous l’apparence d’un contrôleur de train, entre Lille et Lyon, faisant des ballons en forme d’animaux, en juin 2005.

Le 3 juillet 2017, en France, entre Lille et Lyon, j’étais assise dans le train. Le contrôleur entra dans le compartiment et la même scène se reproduisit, dans le même train qu’en 2005 (voir PI novembre 2005, Courriers des lecteurs).

Le contrôleur commença à gonfler des ballons et les donna à des enfants dans le compartiment. Il ne resta pas très longtemps, ne contrôla aucun billet et ne me regarda pas. Mais je souris intérieurement car j’ai totalement compris le « clin d’œil » en référence à la rencontre précédente, il y a 12 ans. Encore une fois, cette rencontre m’a fait beaucoup de bien ; je me suis sentie encouragée et revigorée.

Dans un autre compartiment, une amie, également lectrice de votre revue, vit le même contrôleur. Il faisait des tours de magie avec sa cravate et sa veste, produisant une flamme !

Peut-être était-ce Maitreya cette fois-ci encore ?

G. J., Lyon, France





Compte rendu de lecture

Home Un livre de Paul Hawken : Drawdown

Un message d’espoir pour la planète

par Monte Leach Source : drawdown.org

Paul Hawken, auteur du récent best-seller (du New York Times) Drawdown1 (la Décrue), admet facilement que le sous-titre du livre, Le plan le plus exhaustif jamais proposé pour renverser le réchauffement climatique, est un peu provocateur. Mais il explique que ce sous-titre a été choisi justement pour souligner un fait important : avant la publication de son livre, aucun plan détaillé pour inverser le changement climatique n’avait jamais été proposé.

Il y a eu des propositions et des accords pour ralentir, limiter et stopper les émissions, plus un engagement pour empêcher les températures globales d’excéder de plus de 2° C les niveaux préindustriels. Mais jusqu’à maintenant, aucun plan n’existait pour réduire la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Les origines

Les origines du livre remontent à 2001, quand Paul Hawken, écologiste renommé, entrepreneur et auteur, commença à poser une question pressante aux scientifiques du climat et de l’environnement : « Sait-on ce qu’on doit faire pour arrêter et inverser le réchauffement climatique ? »

Il commente : « Je pensais qu’ils pourraient me fournir une liste de choses à faire. Je voulais connaître les solutions les plus efficaces déjà en place, et l’impact qu’elles pourraient avoir si elles étaient portées à grande échelle. Je voulais aussi en connaître le coût. Mes contacts me répondirent qu’un tel inventaire n’existait pas, mais tous tombèrent d’accord sur le fait qu’une telle liste serait utile. Mais l’établir ne faisait pas partie de leurs domaines d’expertise respectifs. Après plusieurs années, j’arrêtais de poser la question, car dresser une telle liste n’entrait pas non plus dans mon domaine de compétence. »

Puis, en 2012, après la publication de l’article La nouvelle équation terrifiante du réchauffement climatique de Bill McKibben, plusieurs amis écologistes de Paul Hawken commencèrent à annoncer que s’en était fait de la planète Terre. Mais lui pensa au contraire que c’était le début de la partie, le choc salutaire d’avertissement.

Il créa donc le Project Drawdown (le projet Décrue), un groupement à but non lucratif de « chercheurs, scientifiques, entrepreneurs et militants […] qui mesurent, modélisent et communiquent sur une panoplie de solutions collectives réalistes face au réchauffement climatique, dans l’intention de parvenir à la décrue. »

Dans notre cas, le terme décrue définit le moment dans le temps où la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre commence à décliner. Le but du projet était d’identifier les solutions ayant le plus d’impact face au réchauffement planétaire, afin de déterminer ce qui pourrait être accompli pour parvenir à la décrue lors des trente prochaines années.

Un groupe international de chercheurs rassemblés par Paul Hawken et l’équipe du projet Décrue a établi une liste de solutions et a sélectionné celles ayant le plus grand potentiel pour réduire les émissions ou séquestrer le carbone de l’atmosphère. Les propositions devaient être déjà disponibles, leur utilisation en hausse dans le monde, mais elles devaient aussi être économiquement viables. Les analyses furent soumises à l’examen rigoureux d’experts indépendants, ainsi qu’à un comité consultatif d’éminents scientifiques qui passèrent le texte en revue et le validèrent.

Des conclusions surprenantes

Les années de recherche, d’analyse et de passage en revue donnèrent lieu à 80 solutions qui remplissaient ces critères, plus 20 autres disponibles dans un futur proche, n’étant pas tout à fait prêtes mais disposant d’un gros potentiel.

Plusieurs solutions se révélèrent être des surprises. Par exemple, la solution ayant l’impact potentiel le plus grand sur le réchauffement climatique n’est pas, comme on pourrait l’attendre, le déploiement de l’éolien terrestre (solution numéro 2), les fermes solaires (des centrales photovoltaïques – numéro 8), ou les panneaux photovoltaïques sur les toits (numéro 10), mais la gestion de la production du froid (numéro 1). Peut-être de manière aussi surprenante, on trouve parmi les dix premières la réduction du gaspillage alimentaire (numéro 3), une alimentation riche en végétaux (numéro 4), l’éducation des filles (numéro 6) et le planning familial (numéro 7).

Les détails relatifs à chaque solution incluent la quantité de gaz à effets de serre séquestrés ou non-produits sur une période de trente ans (2020-2050), et le coût de l’implémentation, ou dans la plupart des cas, les économies faites.

Concernant la réduction du gaspillage alimentaire, Paul Hawken souligne une ironie tragique : « Un tiers de la nourriture produite ou préparée n’arrive pas jusqu’à l’assiette. Ce chiffre est effrayant, surtout quand on se rappelle que la faim dans le monde concerne 800 millions de personnes. Une autre tragédie en découle : le gaspillage alimentaire relâche chaque année 4,4 milliards de tonnes équivalent carbone dans l’atmosphère, soit à peu près 8 % de la production anthropogène de gaz à effets de serre. »

Bien que les raisons du gaspillage alimentaire varient parmi les pays à haut et bas revenus, « le résultat est plus ou moins le même, écrit P. Hawkins. Produire de la nourriture non consommée gaspille une quantité de ressources : graines, eau, énergie, terres, fertilisants, heures de travail, capital financier, et génère des gaz à effet de serre à chaque étape, y compris du méthane quand la matière organique atterrit dans la poubelle globale. »

Réduire le gaspillage alimentaire limite également la déforestation visant à étendre les terres agricoles, et évite ainsi beaucoup d’émissions additionnelles.

Parmi les meilleures solutions pour inverser le réchauffement climatique, l’éducation des filles n’est pas généralement associée avec le changement climatique. Mais P. Hawken relie les deux problèmes sans hésiter : « Il s’avère que l’éducation des filles a un effet incroyable sur le réchauffement climatique, écrit-il. Les femmes avec plus d’années de scolarité ou d’étude ont moins d’enfants mais qui sont en meilleure santé, et prennent activement en main leur santé en matière de procréation. »

Une analyse publiée dans le magazine Science, basée sur l’expérience de la Corée du Sud, montre que si toutes les filles dans le monde pouvaient aller à l’école primaire et secondaire, il y aurait 850 millions de personnes en moins sur la planète d’ici 2050, comparé au taux de scolarisation actuel.

Citant les bénéfices en termes de santé et d’économie qui résultent de la scolarisation des filles, P. Hawken conclue que « scolariser les filles est le levier disponible le plus puissant pour briser le cycle de la pauvreté intergénérationnelle, tout en réduisant les émissions par la diminution de la croissance démographique. »

Selon l’Unesco, la scolarisation universelle dans les pays à faible et moyen-bas revenus pourrait être atteinte en comblant un manque de financement annuel de 39 milliards de dollars.


Top 10 des solutions au changement climatique

Classement des résultats du scénario plausible, qui modélise les progrès attendus par les solutions avancées dans la liste Décrue d’ici 2050.

  1. Gestion de la production du froid
  2. Turbines éoliennes terrestres
  3. Réduction du gaspillage alimentaire
  4. Alimentation riche en végétaux
  5. Forêts tropicales
  6. Scolarisation des filles
  7. Planning familial
  8. Fermes solaires
  9. Sylvopastoralisme2
10. Panneaux solaires sur les toits

2 - Le sylvopastoralisme est la pratique qui consiste à mélanger gestion forestière et pâturage d’animaux d’élevage d’une façon mutuellement bénéfique. Les avantages d’une bonne gestion sylvopastorale sont la meilleure protection du sol et une augmentation du revenu à long terme, grâce à la production simultanée végétale et animale. [Ndt : Le bocage normand avec les vaches laitières sous les pommiers/poiriers en est une forme.]

Dans quelle direction allons-nous ?

Le livre présente trois scénarios possibles pour le futur, basés sur la rapidité avec laquelle l’humanité implémentera les solutions retenues. Dans deux de ces scénarios, la décrue – la baisse de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre – est atteinte en 2050. Selon le site web du projet Drawdown, son rôle « n’est pas de mettre en place ces solutions, mais plutôt de montrer comment elles le sont déjà par l’humanité, et de montrer le potentiel de ces solutions si elles étaient utilisées à grande échelle pendant les trente prochaines années. »

Le projet Décrue a créé une large association de personnes éminentes dans le champ climatique, qui aident à diffuser le message du groupe et à intégrer le but de la décrue dans leurs propres travaux. Le groupe bénéficie de partenariats avec des entreprises, des ONG, des militants, des chercheurs et des particuliers. M. Hawken ajoute : « Tout récemment, nous avons été retenus par la secrétaire générale du Commonwealth, Patricia Scotland, pour collaborer avec l’organisation intergouvernementale sur les futures recherches. Mme Scotland a signé l’engagement du Commonwealth d’intégrer la décrue dans les agendas économiques et écologiques des 52 pays que compte le Commonwealth, lesquels représentent collectivement juste un peu moins d’un tiers de l’humanité. »

Impacts espérés

Dans la conclusion, l’auteur reconnaît qu’il espère que le livre ne fera pas qu’inspirer des changements individuels mais encouragera aussi les gens à se réunir pour créer un mouvement. « C’est pour cela qu’en créant la Décrue et son site web, nous cherchons à faire davantage que mener des recherches et informer. Nous voulions captiver et surprendre, présenter d’une nouvelle façon les solutions au réchauffement planétaire en vue de contribuer au rassemblement de l’humanité en un réseau cohérent et plus efficace de gens qui peuvent faire accélérer le progrès vers l’inversion du changement climatique. »

M. Hawken conclue avec force : « La science sait que pratiquement tous les enfants démontrent un comportement altruiste, avant même qu’ils ne sachent parler. Il se trouve que le souci du bien-être de l’autre est ancré en nous de manière organique et endémique. Nous sommes devenus des êtres humains en travaillant ensemble et en s’aidant. Cela reste vrai aujourd’hui. Ce qu’il faut pour renverser le changement climatique, c’est qu’une personne après l’autre se souvienne qui elle est vraiment. »

La décrue offre un message d’espoir pour la planète Terre, basé sur des solutions réalisables face au changement climatique, qui sont actuellement disponibles et déjà en cours d’utilisation. Mais tout comme avec d’autres messages d’espoir, il faudra de l’initiative et des actes pour réaliser son potentiel.

Pour plus d’informations : drawdown.org


1 - non traduit





Interviews

Home Un monde sans armes nucléaires

Interview de Paul Ingram par Meryl Tihanyi

Le British American Security Information Council (Basic), un groupe de réflexion basé au Royaume-Uni et aux États-Unis fondé en 1987, utilise une approche inclusive, non partisane et axée sur le dialogue pour promouvoir le désarmement nucléaire et la non-prolifération. Paul Ingram, directeur exécutif du groupe depuis 2007, est l’auteur de plusieurs rapports sur divers sujets liés à la sécurité. Il a également animé une émission sur la télévision iranienne. Il a aussi enseigné l’art du leadership à des hauts fonctionnaires à la National School of Government. Meryl Tihanyi l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Avant de parler de Basic, pourriez-vous commenter la situation actuelle en relation à la Corée du Nord et ce qui pourrait être fait pour résoudre ce conflit de manière pacifique ?
Paul Ingram : Il semble que la Corée du Nord dispose maintenant d’une force de dissuasion nucléaire efficace associée à ses capacités militaires conventionnelles qui étaient déjà en capacité de dévaster la Corée du Sud. Il faut accepter le jeu de la dissuasion avec la Corée du Nord et poursuivre un plan de stabilité stratégique.
Mais cela signifie également que les États-Unis doivent abandonner la stratégie d’intimidation et de menace de guerre en réponse au développement de la capacité militaire de la Corée du Nord et ouvrir un dialogue de conciliation. Les Nord-coréens attendent un tel dialogue depuis plusieurs décennies. Il est temps de s’asseoir avec eux sur cette base et d’arrêter de penser que nous pouvons les intimider pour qu’ils se soumettent.

PI. Quels sont les objectifs de Basic ?
PI. Nous œuvrons pour avancer vers le désarmement nucléaire en collaborant avec les gouvernements et d’autres parties prenantes pour tenter de surmonter les obstacles. Notre raisonnement est que les gouvernements sont prisonniers de leurs doctrines nucléaires, et que c’est la peur qui les empêche d’abandonner leur attachement aux armes qu’ils croient essentielles à leur sécurité nationale et au pouvoir que ces armes confèrent : le statut de nation nucléaire et le sentiment que les armes nucléaires sont la forme ultime de monnaie au sein de la communauté internationale – la monnaie du pouvoir.
Nous essayons d’introduire des concepts comme le sens de la responsabilité et la coopération multilatérale pour créer les conditions qui peuvent conduire au désarmement nucléaire.
On amène les parties au dialogue en essayant constamment de comprendre les dimensions complexes des blocages qui limitent leurs capacités de négociation. Nous évitons de nous exprimer en public ou d’asséner des solutions spécifiques, ce qui ne ferait qu’ajouter à la complexité des situations. Nous cherchons plutôt à inspirer chez les gouvernements de la confiance dans notre programme et notre travail, dans l’idée que cette confiance peut nous ouvrir des portes.

Œuvrer globalement pour réduire la menace nucléaire

PI. Quels sont vos interlocuteurs ?
PI. Nous travaillons aux Nations unies en relation avec divers pays. Nous évaluons leurs positions, leurs politiques et leurs approches du sujet de la sécurité nucléaire, pour essayer de les infléchir.
Nous travaillons avec le Royaume-Uni et les États-Unis, la Russie et d’autres États européens, ainsi qu’au Moyen-Orient et en Asie du Sud. Nous encourageons une approche progressive du contrôle des armes, en valorisant les réalisations de ces pays et en présentant des propositions pour les encourager à les poursuivre. Nous travaillons avec des responsables au sein des ministères des Affaires étrangères et de la Défense.
Au Moyen-Orient, nous avons examiné au cours des années les moyens de surmonter les obstacles à la création d’une zone sans armes de destruction massive (ADM) dans la région. Nous rencontrons des fonctionnaires des pays du Golfe pour renforcer la confiance dans une approche internationale de la sécurité afin de tenter d’établir un dialogue régional avec l’Iran. Et avec les fonctionnaires iraniens nous avons créé des alternatives au système actuel qui repose sur le développement du nucléaire, lequel déclenche simplement la peur et la surenchère.
Avec les Russes, nous avons organisé un certain nombre de tables rondes à Moscou pour examiner les divers points de vue autour de l’utilisation des armes nucléaires et les approches alternatives pour dialoguer avec l’Occident. Nous avons également organisé des tables rondes en Europe avec des alliés de l’Otan pour discuter de la façon dont ils pourraient réduire leur attachement aux armes nucléaires tactiques afin de garantir l’engagement des États-Unis à leurs côtés, et l’assurance que les Russes n’auront pas la capacité de menacer leur sécurité nationale.
Et on est en train de publier un rapport sur le débat en Finlande sur les mines terrestres, pour donner l’exemple d’un État qui a renoncé à une capacité de défense qu’il considérait comme essentielle à sa sécurité nationale par rapport à la Russie, sur la base de la conviction que leur pays est plus en sécurité avec une communauté internationale plus forte et plus cohérente dans laquelle la plupart des États estiment que les mines terrestres n’ont aucun rôle à jouer.
Donc, dans le domaine des armes nucléaires, nous examinons, pays par pays et région par région, les moyens de contester l’hypothèse erronée que les armes nucléaires apportent la sécurité et le pouvoir. Nous travaillons avec des fonctionnaires pour trouver des moyens alternatifs d’atteindre leurs propres objectifs de sécurité sans compromettre la sécurité internationale et sans tomber dans la course aux armements.

Un accord sur l’interdiction des armes nucléaires

PI. Un accord international sur l’interdiction des armes nucléaires a récemment été signé à l’Onu (Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, 7 juillet 2017). Quels sont ses termes et qu’en pensez-vous ?
PI. Les nations qui adopteront ce traité s’engagent à ne pas développer ou déployer des armes nucléaires, à ne pas mener des recherches sur cette technologie militaire, et à ne pas s’engager non plus dans des activités qui reposeraient sur l’existence d’armes nucléaires. Le traité est très large dans son application et très contraignant.
Il constitue un grand pas en avant sur la longue route qui mène à un monde exempt d’armes nucléaires. Ça ne se fera pas du jour au lendemain mais le traité mettra une certaine pression diplomatique sur les États qui sont attachés à la dissuasion nucléaire. Le traité fonctionnera d’autant plus efficacement que les États le verront comme un symbole de frustration.
Les armes nucléaires sont le symbole de la volonté des États de s’engager dans des niveaux inacceptables de menace afin de gagner en sécurité. En fait, c’est une sorte de terrorisme. Les États qui possèdent l’arme nucléaire tentent de renforcer leur sécurité nationale en menaçant d’autres États d’anéantissement total, qui sera forcément mutuel. Il y a là beaucoup de contradictions.
Les États qui s’engagent dans le traité d’interdiction des armes nucléaires tentent d’envoyer le signal, que ces armes sont inacceptables au XXIe siècle, et ils encouragent ceux qui en possèdent à entrer dans des processus pour sortir de ces contradictions insoutenables.

Les obstacles et les solutions proposées

PI. Quels sont selon vous les principaux obstacles à la création d’un monde sans armes nucléaires ?
PI. L’une des choses qui nous retient vraiment est la croyance au sein des gouvernements les plus pertinents que le progrès est impossible. Par exemple, beaucoup sont convaincus qu’il est impossible de surmonter le conflit au Moyen-Orient et d’y créer une zone sans ADM. C’est impossible parce qu’ils croient que c’est impossible. Alors que si au contraire il y avait une croyance en cette possibilité et un engagement politique pour surmonter les obstacles stratégiques, on aurait beaucoup plus de chances d’y arriver.
Mais nous ne sommes pas naïfs. Il ne suffit pas d’y croire ; il existe aussi de nombreux obstacles objectifs. Des obstacles systémiques qui empêchent les gouvernements de développer une situation de confiance et de mettre en place des processus de vérification afin de confirmer que les États ne développent pas d’armes nucléaires ou ont complètement détruit celles qu’ils possédaient.
Ils ont toujours peur qu’une propagation ne se produise, c’est-à-dire qu’un État qui aurait acquis des armes nucléaires en premier aurait un grand avantage. Mais en fait, un État avec un très petit nombre d’armes nucléaires s’opposerait à toute la communauté internationale qui ne pourrait tolérer cette situation et utiliserait d’autres moyens pour forcer ce pays à reculer.
Mais il est difficile d’avoir une action coordonnée tant qu’il existe des incitations à tricher. Il faut développer des systèmes efficaces de contrôle, et construire peu à peu la confiance, en convainquant les États qu’il est possible et souhaitable de respecter la règle de droit et qu’ils ont avantage à ne pas tricher.

Des exemples de réussite

PI. Avez-vous des exemples de progrès dans le domaine du désarmement nucléaire au cours des dernières années qui pourraient donner un sentiment d’espoir en l’avenir ?
PI. Oui, bien sûr.
– L’Afrique du Sud disposait d’un petit arsenal d’armes nucléaires qu’elle a démantelées. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a ensuite été invitée à vérifier.
– Les anciens États soviétiques possédaient des armes nucléaires sur leur territoire, qui ont toutes été envoyées en Russie dans les années qui ont suivi la fin de la guerre froide. Entre autres l’Ukraine.
– Certains États ont eu des programmes liés aux armes nucléaires, mais les ont abandonnées : la Suède, la Suisse, le Brésil, l’Argentine, Taiwan et la Corée du Sud.
– Les zones exemptes d’armes nucléaires couvrent une grande partie du globe, dans le cadre d’accords impliquant des engagements de ne pas acquérir d’armes nucléaires et des processus de vérification entre les États afin de favoriser la confiance.
– La conférence des Nations unies de 2010 pour examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a convenu à l’unanimité d’un plan de 64 points visant à favoriser le désarmement nucléaire, la non-prolifération et l’utilisation responsable de l’énergie nucléaire.
Il y a eu d’autres accords de contrôle des armements dans le passé, le plus récent étant l’accord START II (Traité sur la réduction des armements stratégiques) entre les États-Unis et la Russie, entré en vigueur en 2011, limitant le nombre de leurs ogives stratégiques avec acceptation des contrôles. Même pendant la guerre froide, il était extraordinaire de voir comment, en période de profonde méfiance mutuelle, les adversaires ont été capables d’accepter des mesures de grande envergure de contrôle des armements. Ça démontre que la confiance n’est pas essentielle aux négociations (mais bien sûr, elle aide).

Les prochaines étapes

PI. Quelles prochaines actions envisagez-vous ?
PI. Tous les groupes comme le nôtre vont s’efforcer de convaincre autant d’États que possible de signer et ratifier le Traité d’interdiction. Une attention particulière sera accordée aux États qui peuvent être indirectement associés à la dissuasion nucléaire. D’autres groupes chercheront à encourager les nations nucléarisées à ne pas signer ce traité, mais plutôt à redoubler d’efforts pour améliorer le contrôle des armements et à faire accepter leur position pro-nucléaire. Il faudra par exemple examiner à nouveau la position d’États qui affirment qu’ils n’utiliseront pas l’arme nucléaire en premier ou qui accorderaient à d’autres États la garantie qu’ils ne l’utiliseront pas contre eux, sauf dans des circonstances extrêmes ; ou qui accepteraient de se soumettre à un contrôle supplémentaire des armements ou de réduire leur arsenal nucléaire, ou d’abandonner certains systèmes d’armes nucléaires qui sont instables. Ce sont autant de pas que les États dotés d’armes nucléaires pourraient faire.
Nous allons engager avec un certain nombre de nations nucléarisées un dialogue sur ce que signifie être un État armé responsable au XXIe siècle. Il y aura également des initiatives pour examiner les tensions d’un point de vue régional.
Mais à l’approche de la conférence d’examen du TNP en 2020, il est probable que l’essentiel de l’attention sera portée sur le traité d’interdiction : combien d’États y souscriront et ce qui se passera ensuite.

PI. Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
PI. Je considère les armes nucléaires comme étant liées aux zones les plus sombres du mental humain. Elles sont l’expression de nos peurs extrêmes et de la soif de pouvoir et de domination. Si nous pouvons travailler sur ces thèmes et échapper aux dangers que ces armes représentent actuellement, nous aurons fait un grand pas en avant vers un monde en paix et un mode de vie plus positif.


Pour plus d’informations : basicint.org

 





Compilation

Home Une esquisse de l’avenir vers un monde plus simple [Extraits]

Je vous emmène dans une nouvelle contrée. Resserrez vos rangs autour de moi et permettez-moi de vous montrer les gloires qui vous attendent. La charpente des temps futurs est déjà construite. Les grandes lignes de l’avenir se dessinent plus clairement. Laissez-moi vous emmener vers cet avenir, et revêtir d’une lumière éclatante ses fondations. Mes bénédictions vous accompagnent tous. [Message n° 48 (Maitreya)]

Le plan pour l’avenir apparaît, et les esprits réceptifs répondent à la nouvelle vision. Jamais dans l’Histoire du monde une telle opportunité n’a été présentée aux hommes. Du chaos du passé peut naître l’ordre ; de l’ignorance la plus sombre peut jaillir une nouvelle lumière. Ensemble pour la première fois en tant que frères, les hommes peuvent faire régner la loi divine et établir une relation juste avec leur Source. [Le futur (Maître –)]

Bientôt, on commencera à voir apparaître des hommes et des femmes dotés des compétences et de la vision nécessaires pour répondre aux problèmes qui assaillent le monde. Ils ont à cœur le bien de tous et se tiennent prêts à s’engager dans la tâche de réorganisation des structures sociales selon des perspectives plus spirituelles dès qu’ils seront appelés à le faire, ce qui ne saurait tarder. Les Maîtres les formeront pour leurs tâches respectives, et leur fourniront le stimulus énergétique nécessaire. Ils sont peu connus, mais leur influence à venir dans les affaires mondiales sera grande. Ils mettront en œuvre les changements qui prendront de l’ampleur et transformeront le monde. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]


Une esquisse de l’avenir

par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme, octobre 1999

Quand les hommes verront Maitreya au grand jour, ils auront maints sujets d’admiration : sa grâce et sa joie ; sa modeste sagesse et son amour sans limites ; sa propension à partager tout ce qu’il a et tout ce qu’il est avec les hommes de toutes conditions. Ils seront stupéfaits de son humilité, tandis que l’étendue et la profondeur de sa connaissance leur révélera l’indigence de la leur. Ainsi se mettront-ils en quête de ses conseils et, sûrs de l’attention qu’il leur porte, redeviendront-ils les chercheurs de vérité et les aspirants sincères qu’ils étaient en un temps reculé. Ainsi en sera-t-il, ainsi le Grand Seigneur présentera-t-il aux hommes une esquisse de l’avenir qui les attend, avenir qui leur réserve de telles merveilles que peu d’entre eux, aujourd’hui, pourraient en comprendre la nature.

Imaginez donc un futur où nul homme ne manquera de rien. Où les talents et la créativité de tous seront une preuve vivante de leur divine origine. Où la guerre n’existera pas dans les pensées des hommes, où la bonne volonté embrassera de sa bienveillante emprise le cœur et l’esprit de tous.

Imaginez des villes de lumière éclairées par la Lumière elle-même ; un monde où la misère sordide d’aujourd’hui aura complètement disparu ; imaginez des transports rapides et silencieux, propulsés par la seule lumière, qui mettront à notre portée des mondes lointains, et les étoiles elles-mêmes. Voilà l’avenir qui attend les hommes et femmes qui ont le courage de partager.

Voilà l’avenir qui attend les braves qui ont l’amour de la liberté. Voilà le glorieux avenir qui attend ceux qui aspirent à comprendre le sens et la finalité de la vie […]

Mes Maîtres développent à travers leurs groupes des formes et structures nouvelles pour votre vie, qui vous permettront de mieux donner expression aux êtres divins que vous êtes, et ainsi d’accomplir le Plan. Prenez part, mes amis, à cette grande aventure de l’Esprit, et permettez-moi de vous montrer votre héritage, de vous guider vers lui. [Message n° 41 (Maitreya)]

Le monde est comme suspendu entre passé et avenir, obsolescence et renouveau. Les peuples retiennent leur souffle, cherchant quelque indice de ce qui les attend. Les signes sont là en abondance, offerts aux yeux de tous, pourtant beaucoup se refusent à y puiser l’espoir dont ils ont tant besoin, et leur sérénité s’en trouve amoindrie. N’ayez nulle crainte pour l’avenir car il sera, si telle est la volonté de l’homme, plus beau et plus grand qu’il ne saurait le concevoir, plus resplendissant qu’il ne pourrait l’imaginer dans ses rêves les plus fous. L’incertitude et l’anxiété, les souffrances liées à la perte et au changement, ne sont que les douleurs de l’enfantement d’un monde nouveau. [L’héritage de l’homme (Maître –)]

Lorsque nous aurons accepté le principe du partage, qui sera imposé aux gouvernements par l’opinion publique mondiale, il sera demandé à chaque pays de céder à un organisme neutre, pour le bénéfice de toute l’humanité, ce qu’il produit en excédent sur ses propres besoins. Chaque pays sera prié de faire un inventaire de ce qu’il possède. Ces données permettront à une commission des Nations unies prévue à cet effet, d’organiser une redistribution rationnelle des ressources. Ainsi pourra se réaliser un meilleur équilibre entre pays en développement et pays développés. Deux à trois ans seront nécessaires pour mettre sur pied ce plan de redistribution. Il existe depuis longtemps des plans et des projets conçus par des initiés avancés – économistes, financiers et industriels de grande envergure – n’attendant que la demande de l’humanité pour être mis en œuvre. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Pour progresser, l’homme doit mourir au passé. Il en a toujours été ainsi. Par conséquent, mes amis, en ce temps de changement, il faut renoncer aux anciennes structures. Avec simplicité, dans la fraternité, tous les hommes doivent partager. [Message n° 118 (Maitreya)]

...

Les Maîtres de notre Hiérarchie spirituelle qui viennent avec Maitreya dans le monde possèdent la technologie nécessaire pour neutraliser l’effet de serre, la pollution de l’atmosphère et même les effets des radiations nucléaires. Il nous faut arrêter progressivement de créer de l’énergie au moyen de la fission. Non que je préconise, ni même que je suggère que l’humanité revienne à une vie à l’ancienne de type pastoral ou autre. Nous continuerons de jouir d’un mode de vie moderne, prospère, équilibré, avec toute la technologie que nous sommes capables d’inventer. On nous fournira, en outre, les notions de base d’une technologie dont nous ne pouvons avoir la moindre idée aujourd’hui et qui confondrait nos scientifiques les plus en pointe. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Avec Maitreya et son groupe pour les guider, les hommes grandiront dans l’amour de la simplicité des nouvelles structures, où ils puiseront une profonde satisfaction et un sentiment d’harmonie. Ils se sentiront à l’aise dans un monde débarrassé de la compétition. Travaillant ensemble, en coopération, ils éprouveront un profond sentiment de bonheur et d’épanouissement dans tout ce qu’ils feront. Maitreya ne sera pas avare de son aide, ni de ses conseils ; nous, qui sommes vos Frères aînés, ne ménagerons pas non plus nos efforts pour vous inspirer la construction de la nouvelle civilisation. Les merveilles dont se parera l’édifice à venir surprendront tous les hommes, et les enchanteront. Chacun aura un rôle à jouer dans sa construction, et tous donneront le meilleur d’eux-mêmes dans sa création. [La roue tourne, PI juillet 2007 (Maître –)]

Prenez-moi dans votre cœur comme je vous ai pris dans le mien, mes chers frères et sœurs et, travaillant ensemble, refaisons le monde. Changeons tout ce qui est corrompu et inutile dans vos structures, tout ce qui entrave la manifestation de votre divinité. [Message n° 50 (Maitreya)]

Dans le monde, les réels changements de conscience ont lieu dans les domaines politique et économique. C’est grâce aux transformations politiques et économiques que les structures seront reconstruites, permettant à la spiritualité inhérente en chacun d’être reflétée. Le Christ montrera que le sentier de la vie spirituelle est large et suffisamment varié pour répondre à l’attente de tous. Dans tous les départements de la vie humaine, la conscience et la connaissance de Dieu peuvent être exprimées. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Une certaine vision du changement inspire désormais les multitudes, qui bientôt captera l’attention du monde entier. Les hommes ont compris que, lorsqu’ils s’organisent, ils sont invincibles. Rien ne pourra arrêter l’actuel mouvement pour le changement. Il incarne les concepts de l’avenir et du Plan. Maitreya lui a prêté sa voix, qui maintenant est celle des peuples du monde. [La voie de l’unité (Maître –)]

Mon émergence se poursuit. Bientôt, vos frères sauront que, parmi eux, se trouve un simple homme de Dieu, un frère parmi ses frères, leur porte-parole pour mettre les nations face aux besoins de tous les hommes, au besoin d’un monde de paix, d’un partage équitable des ressources, au besoin du rire et de la joie, de la création d’un monde nouveau construit à l’image de Dieu. [Message n° 103 (Maitreya)]





Signes des temps

Home Une photographie des Kelpies

Source : beamsinvestigations.org

Ecosse – Dans la soirée du 21 mai 2017, un touriste a pris des photographies des Kelpies, dans le Falkirk.

Ces sculptures en acier représentent deux têtes de chevaux de 30 m de haut, œuvre du sculpteur Andy Scott. Ce sont les plus grandes sculptures équines au monde. Plus tard, lors de l’examen des clichés, le photographe a été surpris de voir sur l’un d’entre eux une croix de lumière dans le ciel. Les experts de la British Earth and d’Aerial Mysteries Society (BEAMS) qui ont analysé le cliché ne trouvent aucune explication conventionnelle au phénomène.




Home Agroglyphes 2017

Cette année encore, des dizaines d’agroglyphes complexes sont apparus à travers le monde, en particulier dans le sud-ouest de l’Angleterre.


Photo : Steve Alexander, temporarytemples.co.uk

Un agroglyphe représentant l’Etoile : autre héraut de Maitreya ?
Le 18 juillet 2017, un agroglyphe d’environ 1 200 m de diamètre a été découvert dans un champ près de Cley Hill, à Warminster (G.-B.).Cette formation est une représentation évidente de ce que l’on appelle le cube de Metatron, un motif de la géométrie sacrée de la Kabbale juive qui symbolise le flux d’énergie dans toutes les formes de la création. Dans la Kabbale, Metatron est le nom donné au patriarche biblique Enoch après son « ascension » au Ciel et sa transformation en Archange.

Dans le numéro de juillet/août 1998 de Partage international, Benjamin Creme a répondu à une question concernant la véritable provenance de Metatron :
Q. Etant donné la similitude entre les consonnes (en l’absence de voyelles en hébreu) dans Métatron (MTTR) et Maitreya (MTR), ainsi que la similitude de leur fonction (Maîtres des Maîtres), Métatron était-il Maitreya ?
Benjamin Creme : Oui.

 



Photo : Steve Alexander, temporarytemples.co.uk

Le 19 juillet 2017, pour le 40e anniversaire de l’arrivée de Maitreya à Londres et dans le monde moderne, un agroglyphe ressemblant à la croix aux branches d’égale longueur de l’ère du Verseau est apparu dans un champ de Climbing Beech, West Sussex (G.-B.).

 


Photo : Steve Alexander, temporarytemples.co.uk

Agroglyphe dans un champ de blé à Bydemill Copse, Cannington, Wiltshire (G.-B.), 4 août 2017.

Dans le Rassemblement des forces de lumière, Benjamin Creme explique : « Les Frères de l’espace créent les agroglyphes qui sont essentiellement des centres de force, des vortex.
Les agroglyphes qui apparaissent sur toute la surface du globe se concentrent principalement dans le sud de l’Angleterre car c’est là que Maitreya se trouve. Son point de focalisation dans le monde est Londres. Bien que les agroglyphes ne soient pas à Londres, ils n’en sont pas loin. S’ils apparaissent en grand nombre dans le blé et autres céréales, c’est pour une bonne raison. Cela permet aux occupants des vaisseaux spatiaux de laisser une sorte de « carte de visite » et de dire
« nous sommes passés ici. »
Les Frères de l’espace créent des motifs de plus en plus beaux et complexes, et leurs agroglyphes deviennent de plus en plus élaborés. Puis, après les moissons, les cercles disparaissent avant de revenir l’année suivante. C’est à dessein qu’ils sont réalisés dans des cultures, parce que les récoltes sont saisonnières. Certaines figures, les plus récentes surtout, ont une signification. » 






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