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Accueil > Revue Partage > année 2017

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 2017 - N° 347 / 348

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international

, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • États-Unis : la démocratie torpillée par Jeffrey D. Sachs


  • Les priorités de Maitreya
    • L’interdiction des armes nucléaires et ses effets
    • Plus de charbon équivaut à plus de pauvreté


  • Citation
    • Extrait de La Mission de Maitreya, tome II par Benjamin Creme


  • La voix des peuples
    • États-Unis : des milliers de participants à la Marche pour la Vérité
    • La paix des braves
    • L’audace de l’espoir


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Compilation


  • S.O.P. — Sauvons notre planète
    • Le nouveau film d’Al Gore : « Une suite qui dérange : la vérité au pouvoir »
    • Vers un monde sans plastique
    • Himalaya : des stupas de glace




L'article du Maître

Home Le fléau du mercantilisme

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 17 avril 2009

Si l’humanité doit sauver cette planète des suites du réchauffement global, il lui faut prendre des mesures autrement drastiques pour limiter les émissions de carbone, et ce, dans un délai plus court qu’on ne l’admet généralement. Les hommes ont tardé à reconnaître les dangers, et aujourd’hui encore nombreux sont ceux qui refusent de prendre le problème au sérieux. Il est hors de doute qu’une telle attitude met en péril l’avenir de la planète Terre. Il reste tout au plus dix à quinze ans* pour créer une situation d’équilibre avant que des dommages irréparables ne se produisent.

Pour y parvenir, les hommes doivent changer radicalement leur manière de vivre, et adopter des modes de vie et de travail plus simples. L’époque est révolue où ils pouvaient violer et ravager la planète à leur guise, sans penser un seul instant aux générations à venir, sans se soucier le moins du monde d’un environnement qui, c’était inévitable, n’a cessé de se dégrader. Chaque année, depuis longtemps déjà, d’immenses étendues de forêt primaire se voient dépouillées de leurs arbres, vecteurs de vie séculaires, à des fins purement mercantiles.

Le mercantilisme, cette calamité, saisit l’humanité à la gorge et ne cesse de resserrer son étau. Comme le dit Maitreya, la course au profit est plus dangereuse pour les hommes que la bombe atomique, et c’est par le chaos économique qui règne aujourd’hui dans le monde que se manifeste sa puissance de destruction. Combien de temps faudra-t-il pour que les gouvernements et les peuples du monde le comprennent ? Combien de temps faudra-t-il pour que le mercantilisme vide l’humanité de son sang, avant de s’étioler et de mourir lui-même ?

Les millions d’hommes et de femmes réduits au désespoir de se retrouver du jour au  lendemain au chômage et à la rue sont pleinement conscients de la réalité de ce fléau. La situation mondiale est aujourd’hui telle que Maitreya peut commencer sa mission publique sans enfreindre le libre arbitre de l’humanité. Pendant de longues années il a patiemment attendu ce moment, sachant que les événements actuels allaient inévitablement se produire.

Le mercantilisme, qui s’affiche toutes griffes dehors, a révélé sa capacité de nuire. L’acceptation complaisante du statu quo qui régnait jusqu’ici se transforme en défiance et en haine de l’ordre établi et de la course au profit qui le caractérise. De toutes parts les hommes sont enfin prêts pour une nouvelle interprétation du sens et du but de la vie ; pour le partage, la justice et la paix ; pour les relations justes, pour la fraternité, pour une vie plus heureuse. Ils sont prêts, enfin, pour l’appel de Maitreya.

Bien entendu, tous n’ont pas évolué de cette manière. Nombreux sont ceux qui s’imaginent pouvoir faire le gros dos jusqu’à la fin de la « récession » pour recommencer à s’enrichir ensuite. Ceux qui sont très riches et très habiles n’ont rien perdu du tout : l’écart qui les sépare des autres s’est simplement accru en leur faveur. Ce dont ils ne se rendent pas compte, c’est que cette époque n’est pareille à nulle autre. L’ordre ancien touche à sa fin. Les forces cosmiques dictent les changements qui doivent se produire et qui surviendront inévitablement, faute de quoi la vie ne pourrait plus prospérer sur la planète Terre.

Ceux qui sont prêts ne tarderont pas à répondre à l’enseignement de Maitreya quand il formulera avec simplicité et éloquence les besoins qui sont au cœur de leurs préoccupations. D’autres mettront plus de temps à renoncer à ce dont ils ont pris l’habitude, et commenceront par s’opposer au changement. Avec le temps, c’est par millions que les hommes, à travers le monde, comprendront la nécessité et la logique des changements qui seuls pourront sauver la planète et ses habitants.


Note de la rédaction
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés non seulement au moment où ils sont écrits, mais aussi chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
Dans l’article ci-dessus, le Maître met en évidence l’impact du mercantilisme sur la santé de la planète et celle de l’humanité. Il nous adresse un sérieux avertissement sur le temps qu’il nous reste pour rétablir l’équilibre. Il souligne que le public prend de plus en plus conscience que le changement est nécessaire pour sauver la planète et pour venir en aide à tous les démunis, et cette évolution s’amplifie aujourd’hui.





Home L’ART DE BENJAMIN CREME

Benjamin Creme : un art ésotérique avancé

par Phyllis Power

Aux alentours de 1964, l’art de Benjamin Creme commença à changer radicalement. Cela se produisit après son engagement historique de travailler pour Maitreya – après avoir été contacté de manière télépathique par son Maître –, mais avant qu’il ne lui fût demandé, lors d’une période d’entraînement intensif, à partir de 1972, d’accepter définitivement sa mission. Le contact de B. Creme avec son Maître était toujours resté strictement confidentiel, et il n’en parlait que très rarement. Il avait travaillé en étroite collaboration avec les Frères de l’espace, mais cette période était désormais terminée. Pendant près de dix ans, il se trouva donc relativement libre de se consacrer à sa peinture.

Le talent de B. Creme était, comme il le disait lui-même, un don reçu à la naissance dont il avait pris conscience très jeune. A treize ans, il trouva un bout de crayon par terre et découvrit qu’il avait une grande facilité à travailler l’ombre et la lumière – ce qui lui valut les compliments de son professeur de dessin. Ce fut pour lui une révélation. Il n’apprit que bien plus tard que c’était son Maître qui avait mis le crayon sur son chemin, mais, dès ce moment, il décida que sa vocation était de devenir peintre, et il travailla très dur, sans le moindre encouragement de sa famille (il fabriquait même ses pinceaux). Le seul à apprécier les nombreuses toiles qu’il réalisa les années suivantes fut Simon, son grand-père paternel, qui déclara que son petit-fils serait un grand artiste. (Malheureusement, celui-ci brûla beaucoup d’œuvres de son adolescence faute de place où les entreposer.)

B. Creme partit de chez lui à seize ans, et intégra le milieu artistique de Glasgow, où il rencontra Jankel Adler, un peintre polonais de l’école moderniste européenne, qui devint son professeur. Les portraits exécutés par B. Creme alors qu’il avait à peine vingt ans témoignent d’une maturité et d’un métier exceptionnels. Nombre d’entre eux avaient aussi une caractéristique assez particulière qui touchait beaucoup le spectateur : un mélange de qualités formelles très abouties, en même temps qu’une désarmante tendresse.

Pendant les deux décennies suivantes, il réalisa essentiellement des portraits et se mit aux paysages plus tardivement. Même si le contact avec son Maître n’était pas encore conscient, ce dernier n’était jamais très loin, comme cela apparaît dans Le Prophète, toile de 1942, alors que B. Creme n’avait que vingt ans.

Des mandalas modernes

Le travail de B. Creme évolua de façon spectaculaire à partir de 1964 : il abandonna les paysages abstraits qu’il peignait alors, pour ce qui devait devenir plus tard son art « ésotérique » – bien connu des lecteurs de Partage international, et qu’il présente dans la plaquette publiée par le groupe japonais intitulé l’Art ésotérique de Benjamin Creme.

B. Creme décrit beaucoup de ses nouvelles toiles comme des « mandalas modernes », à savoir des œuvres qui représentent de manière symbolique des aspects de l’univers, et qui, grâce à l’énergie contenue dans leurs formes, peuvent servir de supports à la méditation et à l’enrichissement spirituel. Ce sont des peintures susceptibles de donner au spectateur une expérience analogue à une profonde méditation, lors de laquelle il a conscience d’être un avec l’objet de sa contemplation et à partir de là, d’être un avec tout ce qui existe. Pour B. Creme, cette expérience d’unicité, c’est la beauté, celle qui se trouve dans tous les aspects de la vie :

« La beauté est l’expression d’une idée divine, et quand notre expression permet la révélation de l’idée, de la beauté est créée. Ceci est à la base de tout art véritable : musique, peinture, poésie, littérature ; de toutes les découvertes scientifiques du monde ; de toutes les grandes intuitions religieuses concernant la nature de la réalité dans laquelle nous vivons. Tout cela exprime une beauté, une radiation divine que l’on ne trouve que quand on entre en contact avec les aspects les plus élevés, les plus mystérieux de la vie. » (L’Art de la coopération, p. 241)

D’une certaine façon, l’art ésotérique des mandalas tel que le pratique B. Creme n’est pas si différent du grand art qui va au-delà du séduisant, du joli ou de l’élégant, et, quel que soit son genre – figuratif ou abstrait, par exemple – ou sa qualité formelle transcende la surface matérielle. C’est un art indéfinissable mais qu’on reconnaît généralement à ce qu’il va « au-delà » des apparences. La beauté vient des qualités formelles et picturales qui donnent à l’œuvre son harmonie ainsi que sa complétude, et qui emportent le spectateur dans une autre dimension.

En dernière analyse, ce que l’on entend par « grand art », c’est un art qui donne au spectateur une expérience du divin. Non que ce soit nécessairement le but déclaré de la peinture : l’artiste peut vouloir faire un portrait, et aller au-delà de l’apparence physique du modèle, ou bien représenter une scène de la nature, et, par son organisation des formes et des couleurs, créer des effets qui relient la partie au tout. Les peintres ont tendance à parler de leur œuvre en termes formels plutôt que figuratifs, mais l’effet obtenu peut aller bien au-delà.

Les mandalas que B. Creme en vint à créer avaient une visée plus spécifiquement spirituelle, et proposaient tout à la fois au spectateur une vision de l’univers issue de l’enseignement ésotérique, et une expérience d’unicité en lui servant d’aide à la méditation. L’explication que donne B. Creme de Mandala ouvert va au-delà, en mettant l’accent sur l’énergie qui émane « du Vide » figuré dans le tableau et qui, en retour, évoque une réponse énergétique de la part du spectateur :

« Flottant dans l’espace, le Mandala ouvert offre à celui qui regarde un vide qui attire et maintient son attention dans le Vide cosmique. Une fois l’attention du spectateur fixée sur le centre du tableau, le Vide suscite chez lui désir et aspiration à l’unité avec toutes choses. En retour, le Vide libère son énergie pour stimuler et renouveler l’aspiration et le désir d’union du spectateur. C’est un outil de méditation dynamique qui, utilisé sérieusement et régulièrement, constitue un remarquable instrument de progrès. » (l’Art ésotérique de Benjamin Creme)

B. Creme disait que, comme la plupart des artistes peintres, il avait toujours été réticent pour livrer et donner le « sens » de ses tableaux, espérant qu’ils parleraient d’eux-mêmes. Et c’est, en effet, ce qui se produit parfois. Ainsi au musée Benjamin Creme, des visiteurs peuvent rester assis plusieurs heures devant une toile qu’ils contemplent en silence, et nombre d’entre eux sont frappés par l’« énergie » du lieu. Cela suffit à beaucoup, qui ne souhaitent pas qu’on leur explique avec des mots ce qui est pour eux avant tout une expérience intime.

Symbolisme de la sagesse ésotérique

Dans le même temps, Benjamin Creme disait aussi que ses peintures sont des symboles, c’est-à-dire des formes sur lesquelles viennent se greffer des significations et des associations qui les dépassent et se situent au-delà du signe. Il a rédigé des explications éclairant le sens de ses tableaux, de façon à aider le spectateur à comprendre les concepts ésotériques. Quelques-unes sont très simples, celle de Calice, par exemple : « Cette toile exprime l’énergie d’Amour [le principe christique] » ; d’autres, plus abstruses, expriment la pensée ésotérique en termes dont le public n’a pas l’habitude. Les titres, à eux seuls, donnent une idée des champs conceptuels : Antahkarana, Ange solaire, Feu solaire, Diamant flamboyant, Soleil spirituel central. Ces explications et commentaires servent à diffuser les enseignements de la Sagesse éternelle par le biais de la compréhension des symboles. Ainsi les toiles peuvent-elles être appréciées à la fois intellectuellement et intuitivement, chaque approche renforçant l’autre.

Le changement dans l’œuvre de Benjamin Creme, son passage de l’abstraction à la peinture ésotérique accompagnèrent et reflétèrent la nouvelle et ultime phase de sa vie, lors de laquelle il travailla inlassablement à faire connaître la réapparition de Maitreya, l’Instructeur mondial.

Au départ, l’art de B. Creme découlait d’un don qui lui permettait de créer de la beauté par laquelle pouvaient s’exprimer sa personnalité et son âme. Désormais, c’était son Maître qui allait inspirer et parfois même guider la main de son élève dans ses peintures, et leur insuffler ainsi son énergie. A partir de ce moment, ce qui avait été un talent personnel serait mis au service du travail de Benjamin Creme pour son Maître, pour Maitreya et pour le monde.

Post-scriptum

Les extraits ci-dessous proviennent d’une interview que Benjamin Creme a donnée sur sa peinture à son domicile en décembre 2013. Le texte, qui a été transcrit pratiquement mot à mot, est un bon exemple de l’inimitable façon de parler de B. Creme. Ce qu’il dit ici éclaire et illustre certains aspects évoqués dans cet article : l’évolution de sa peinture, sa relation avec les enseignements de la Sagesse éternelle, et la contribution de son Maître.

Changement

« J’ai arrêté de peindre pendant un an. Puis, en 1963, j’ai commencé de faire des toiles comme je n’en avais jamais fait auparavant, mais qui étaient plus proches de ce que je faisais avant ma rencontre avec Adler. Elles étaient totalement abstraites, et certaines n’étaient pas très bonnes et me demandaient des efforts. J’ai fait de mon mieux, elles étaient expérimentales. Je crois que j’en ai encore quelques-unes. Même si elles n’étaient pas très achevées, elles étaient nouvelles dans mon œuvre. Elles étaient mal fichues, des tentatives brutes de décoffrage. J’avais beau être un paysagiste très accompli, elles restaient des toiles abstraites mal fichues. Ça ne me dérangeait pas tellement qu’elles soient mal faites, car j’expérimentais. Puis, j’ai commencé à m’apercevoir qu’il s’agissait d’une nouvelle voie pour moi. Et, en 1964, je me suis mis sérieusement à ce que j’ai toujours fait depuis : la peinture ésotérique. »

Q. Votre peinture a-t-elle été influencée par vos croyances ?
B. Creme. Je pensais – enfin, c’est ce que je crois... c’est ce que je lisais, les enseignements de la Sagesse éternelle, et tout ce qui s’ensuit. J’ai tout absorbé et me suis dit : « Pourquoi ne pas mettre ça dans ma peinture ? » Mais je ne voyais vraiment pas comment m’y prendre. Comme il n’était pas question pour moi d’imiter quelque chose qui existait déjà, j’ai donc laissé les choses reposer pour voir ce qui viendrait. Puis, j’ai commencé à batailler, et, petit à petit, je me suis mis à peindre.
J’ai découvert l’art tantrique en allant voir l’Exposition d’art tantrique. Lorsqu’elle est venue à Londres, j’y suis allé trois fois. Cette peinture me fascinait parce qu’elle était très proche de la mienne. En la regardant, j’avais l’impression de me trouver en pays connu, vous comprenez, parfaitement connu. Je ne faisais pas exactement la même chose, mais les deux sources étaient très, très proches, un point c’est tout. Et je me suis dit : « Je suis sur la bonne voie, c’est ce que je fais. »

Le rôle du Maître

Mon Maître a eu une influence considérable. A propos d’une série de grandes toiles, il m’a dit : « Elles sont trop petites. » Et il m’a donné des idées de grands tableaux que je n’aurais jamais faits s’il ne me les avait pas suggérés. Rien de ce que je peins ne se fait sans sa participation. Que je fasse une esquisse ou que je dessine, il travaille par ma main. [...] Je le laisse faire, vous comprenez, c’est comme ça. Il dessine et organise bien mieux que moi, et, à la fin, je me retrouve avec un grand symbole fascinant. Mais il a fallu que ce soit moi qui le fasse. Le Maître donne l’impulsion initiale, et va parfois jusqu’à assurer la disposition générale, et ainsi de suite. A moi de m’occuper de la peinture, de trouver les couleurs, les rapports, etc. Mais son intervention est si importante que la toile est chargée de son énergie – il en va de même pour toutes mes toiles. C’est pourquoi, quand des gens les regardent, s’ils ne les quittent pas des yeux pendant cinq ou six minutes, en les regardant sérieusement, sans faire autre chose que regarder, une porte s’ouvre pour mon Maître. Il est attiré par le fait que la personne regarde ma toile, il voit cette personne, et il voit ce dont elle a besoin et ce qu’il peut faire – une guérison, une stimulation ou une autre. Il peut ainsi donner de l’énergie aux gens ; quand ils sont en méditation, il peut faire pour eux des choses dont ils ne sont pas capables eux-mêmes. Voilà comment nous travaillons ensemble, mon Maître et moi.

Pour chacune [de mes toiles ésotériques], c’est le Maître qui m’a donné l’idée. Mais elle me vient à l’esprit en un éclair, il ne dit pas : « Fais une toile sur ceci ou cela. » Cela n’a rien à voir : je vois de quoi il s’agit en un éclair, et je me mets à peindre. C’est en peignant que j’apprends de quoi il s’agit – c’est ce qui est expliqué au dos des cartes [voir l’Art ésotérique de Benjamin Creme ]... du point de vue du Maître. Ce que j’ai fait, ce qu’il a fait au travers de mes toiles, c’est donner un aperçu très large et très informel des enseignements de la Sagesse éternelle. Ce sont les enseignements de la Sagesse éternelle racontés par la peinture. Cela étant, je ne me suis pas mis à peindre dans le but de donner un certain type d’enseignement moi-même, ce n’est qu’en peignant que j’ai compris cela.



Benjamin Creme dans son atelier devant sa toile intitulée : Le Prophète. Photo: Jane England

  Le Prophète (1942)

« Mon Maître m’a dit tout récemment que c’est lui qui l’a mis dans mon mental, et qu’il s’agit d’un prophète. C’est une toile très puissante. Elle représente un vieil homme au visage très allongé qui regarde droit devant lui, l’index droit dressé, tout en brandissant un livre de l’autre main. Il a une sorte de tunique jetée par-dessus l’épaule comme en portaient les anciens prophètes. Je ne savais pas que j’allais devenir prophète, mais c’est ce que je fais depuis 1975. Je n’avais aucune idée du pourquoi du Prophète, ça ne me serait jamais venu à l’esprit, et je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ce tableau, mais je l’ai fait, et voilà. » (Déc. 2013)


 Références
Benjamin Creme, l’Art de la coopération, Partage Publication, 2002.
The esoteric art of Benjamin Creme (l’Art ésotérique de Benjamin Creme), Share International, Japon, troisième édition, 2012.
Interview with Benjamin Creme [Interview de Benjamin Creme], George Stewart Lockhart, Colour Format, 2014




Home L’ART DE BENJAMIN CREME

Abstraction et unité dans l’art de Benjamin Creme

par Marc Gregory

L’artiste Benjamin Creme a laissé derrière lui une œuvre importante et très significative. Ce sera plus tard la tâche des historiens de l’art et des spécialistes, beaucoup mieux informés sur l’art de la peinture, de commenter et de proposer des analyses et des éclairages sur son travail. Voici juste le point de vue d’une personne ayant reçu une formation artistique très générale, mais aussi d’un ardent admirateur du travail de Benjamin Creme depuis plusieurs décennies.

Dans l’histoire de tous les arts, l’œuvre d’un artiste finit par trouver son juste classement : peu importe le temps pris pour une juste reconnaissance (parfois assez rapidement, parfois non), le travail d’un grand artiste reçoit généralement l’admiration méritée.

La musique de J. S. Bach, par exemple, occupe une place particulière dans l’histoire musicale. Sa musique est, tant sur le plan procédural que structurel, à la fois une consolidation de tout ce qui l’a précédée dans la tradition musicale de l’Occident et constitue en même temps la base de presque tout ce qui l’a suivie. Il est intéressant de noter que certains des plus grands pianistes de jazz ont passé beaucoup de temps à étudier et à jouer Bach, à trouver l’inspiration dans la façon dont il déplace les lignes musicales, comment ces lignes affectent ses structures harmoniques, et aussi pour accroître le délié des doigts dans le jeu que procure la manière de jouer Bach. Savoir bien jouer Bach au clavier, comme quiconque a essayé vous le dira, est un défi considérable.

La musique et la peinture, tout en partageant certains principes sous-jacents, restent des arts différents. Il existe toutefois sans exagérer la comparaison avec Bach, une dynamique similaire à l’œuvre dans l’art de Benjamin Creme.

Comme beaucoup d’excellents artistes avant lui, B. Creme a démontré dès son plus jeune âge un degré presque complet de maîtrise des procédés et des techniques qui l’ont précédé (il a quitté l’école à 16 ans, était largement autodidacte et, comme il l’a dit une fois, « peignait jour et nuit » par la suite). A 21 ans, il avait déjà réalisé des toiles aussi étonnantes et puissantes que Sibylline Figure (Figure sibylline), maintenant exposée au Musée écossais d’art moderne. C’était juste le début.

Ceux qui sont familiers avec la peinture de Benjamin Creme savent que, pour en faciliter le référencement, sa production peut être divisée en deux grandes périodes : son travail figuratif prédominant avant 1963/64 et son travail abstrait par la suite. Il ne fait pas de doute que les sujets des deux périodes contrastent. Mais le monde physique et l’approche symbolique ésotérique démontrent une trajectoire globale qui unifie toute sa peinture, ce qui en fait l’expression d’une même vision artistique singulière en constante expansion.

Son travail est en particulier marqué par une manière unique de traiter l’abstraction. Il a déclaré avoir été attiré par l’expression abstraite dès le début. Au cours des années 1950, il a consacré beaucoup de temps et d’efforts à la peinture des paysages qui sont évidemment des sujets identifiables par tous. Pourtant, si nous considérons une œuvre remarquable caractéristique de cette période, Rain on Hills, South of France (Pluie sur les collines, Sud de la France) (1950), nous observons un traitement merveilleusement abstrait de ce qui est essentiellement une peinture représentative, un mélange habile et équilibré des deux. Bien que cela ne soit pas tout à fait unique en soi, sa façon de le faire l’est. Sa façon de rendre les montagnes, les nuages, les terrasses, etc., démontre un solide et vigoureux sens personnel de la forme et de l’abstraction.

Ces qualités se retrouvent également dans les œuvres de sa seconde période dite ésotérique, où le traitement robuste de la forme est maintenant au service d’une matière entièrement symbolique. Une maîtrise de la forme à grande échelle est combinée, le cas échéant, avec une délicatesse frappante, mise en évidence par le travail à la brosse détaillé et le rendu subtil du jeu des diverses énergies dans des œuvres comme Flame-Coloured Deva (Deva couleur de feu) (1976-77) et Central Spiritual Sun (Soleil spirituel central) (1975-77). L’une des œuvres qui combinent particulièrement les qualités des deux périodes est l’exceptionnel Oracle, un résumé ésotérique qui présente une intégrité de forme et de composition combinée à une touche de l’esprit de Paul Klee, artiste pour lequel l’admiration de B. Creme était connue.

Benjamin Creme était également un coloriste unique et talentueux, et sa technique d’ombrage, de mélange et de juxtaposition des couleurs est très souvent à couper le souffle. Encore une fois, nous pouvons observer la série de bleus et de gris subtilement ombragés qui se mêlent aux roses doux, aux beiges et aux marrons clairs dans Pluie sur les collines, Sud de la France ou à l’intensité et la profondeur du fond dans Deva couleur de feu – mélange de bleus et de verts profonds si fortement combinés, contrairement au sujet vibrant que la peinture semble réverbérer dans un mouvement harmonieux. En ce sens, son œuvre absorbe et incorpore l’art du passé et de là se projette dans un art du futur.

Certaines similitudes peuvent alors être tracées entre B. Creme et Bach, la plus évidente étant qu’ils sont tous les deux des artistes de l’ordre le plus élevé.

Deux qualités s’appliquent spécifiquement à Benjamin Creme. D’abord, dans son travail ésotérique, il a apporté au monde un tout nouveau type d’art spirituel, quelque chose encore jamais vu. Non seulement cela attire et garde l’œil captif, mais cela confère aussi une signification profonde représentée de manière abstraite.

Deuxièmement, compte tenu de la qualité exceptionnelle de sa production artistique tout au long de sa vie, lorsque l’importance de son rôle de précurseur et de porte-parole de Maitreya et des Maîtres sera finalement compris, son influence deviendra effectivement considérable. Il a ouvert des portes de possibilités aux artistes pour des décennies, peut-être des siècles à venir, et a montré au monde un aperçu d’une forme de communication symbolique plus élevée que beaucoup peuvent être tentés de prendre pour exemple. Ils devraient toutefois être peu nombreux à posséder le genre de talent que Benjamin Creme a incarné et à être suffisamment concentrés pour pouvoir accéder au niveau de l’intuition spirituelle d’où son art provenait.

Enfin, l’opposition entre la représentation et l’abstraction peut être considérée comme une expression de la séparation entre le monde tangible, visible, et le monde invisible. Mais il s’agit d’une séparation illusoire, tout faisant intégralement partie du grand Tout.

Peut-être que la fluidité avec laquelle la peinture de Benjamin Creme se déplace entre le représentatif et l’abstrait suggère en soi la fluidité avec laquelle un monde se rencontre dans l’autre, soulignant l’unité essentielle de toutes choses.




Home L’ART DE BENJAMIN CREME

Vivre et travailler hors du temps

par Gill Fry

Comme nombre de personnes qui ont travaillé avec Benjamin Creme peuvent en témoigner, il était un excellent enseignant, non pas en donnant des leçons, mais par l’exemple qu’il donnait par sa manière d’« être ». En travaillant avec lui et en observant sa façon d’agir, certaines qualités qui émanaient de lui inspiraient et illuminaient ceux qui le côtoyaient.

J’ai pu observer en l’assistant dans son atelier pour des tâches pratiques, comme l’emballage et l’expédition de ses tableaux, le nettoyage et la restauration de  ses peintures, le déplacement de ses toiles, à quel point il accomplissait les tâches de façon méthodique et précise. Il avait plus l’air d’un  scientifique que d’un peintre. Il était très rare de voir la moindre tache de peinture sur sa blouse, et il ne gaspillait jamais d’énergie dans une exécution bâclée. L’aider à rouler ses reproductions pour les emballer dans des tubes, travail exigeant de manipuler de grandes quantités de papier lourd, était devenu une routine familière, soigneusement pensée, comme un rituel. Rien n’était laissé au hasard, tout était parfaitement organisé.

Benjamin Creme passait beaucoup de temps à observer les peintures sur lesquelles il travaillait, soulignant qu’il s’agissait d’une partie parmi les plus importantes du processus créatif, et parfois la plus longue. Il a écrit à propos de ce processus et du défi que lui posait chaque nouvelle peinture : « Pendant toute ma vie de peintre j’ai été conscient que je méditais, avant même d’avoir entrepris de pratiquer la méditation. Chacune de mes toiles, je m’en suis rendu compte après coup, était un état de méditation. Dans cette recherche incessante de la nuance juste ou de l’inclinaison d’une forme où je ne pensais à rien d’autre et étais complètement absorbé par ma peinture, j’évoquais l’intuition. Il n’y a pas d’autre explication. […] Chaque fois que je peins, et c’est encore la même chose aujourd’hui, j’ai l’impression de peindre pour la première fois. Chaque nouveau tableau est pour moi le premier. Je suis sur des charbons ardents. Je n’ai pas la moindre idée de ce que je vais faire. Dans ces moments-là, il faut entrer dans un état de profonde concentration qui invoque l’intuition. […] Il ne fait aucun doute que l’intuition peut être invoquée et développée. Comme pour tout, plus vous le faites, plus c’est facile, et cela finit par devenir automatique. Vous faites entrer la lumière de l’âme. Pas en restant assis et en visualisant un rayon de lumière qui se pose sur le problème à résoudre, mais en élevant votre attention à un niveau où l’âme peut, grâce à l’intuition, vous illuminer, vous donner la réponse. » [L’Art de vivre (B. Creme)]

Une autre qualité dont B. Creme a fait preuve dans tous les aspects de son travail était sa patience extraordinaire et son sentiment d’être hors des limitations du temps. Liberté et détachement ont rendu possible une vie de travail concentré et de réponses à des exigences complexes. Il citait souvent un passage des enseignements de l’Agni yoga : « Si vous aimez travailler, comprenez-le comme un substitut du temps. C’est tout à fait vrai. Si vous aimez le travail dans le sens où vous consacrez votre temps et votre énergie à un processus créatif quel qu’il soit, il se substitue au temps. Dans cet état de créativité, le temps disparaît. » [Partage international, juillet-août 1997]

Au cours des quarante dernières années, avec le cycle de ses tournées mondiales, le soutien qu’il apportait aux groupes, la méditation de transmission, sa collaboration à la revue et les conférences mensuelles de Londres, B. Creme chérissait les courts moments qu’il pouvait encore consacrer à la peinture, démontrant la réalité du sacrifice accepté par le disciple qui accomplit son devoir. Lorsqu’on lui a posé la question : « En tant qu’artiste peintre, n’est-ce pas un immense sacrifice pour vous de consacrer votre temps à faire connaître le retour de Maitreya et des Maîtres ? Il a répondu : De quoi le monde a-t-il le plus besoin, de ma peinture ou de Maitreya ? » [PI, avril 2014]

Son Maître écrit dans son premier article intitulé Le concept de temps dans le nouvel âge : « Un changement décisif surviendra dans la vie de l’humanité lorsque le concept de temps aura subi une transformation. A l’heure actuelle, la plupart des gens considèrent le temps comme un processus continu qui relie les événements, alors qu’en vérité le temps n’est pas un processus, mais un état de conscience. Quand nous saisirons cela, notre vie s’en trouvera transformée et nous ferons un pas de géant dans notre compréhension de la réalité elle-même. L’homme connaîtra alors une nouvelle et merveilleuse liberté et, désormais libéré des limitations du temps, il prendra spontanément possession de son héritage divin. »

Benjamin Creme n’a pas seulement enseigné ce concept, il l’a vécu, et cette nouvelle méthode de travail a soutenu et inspiré les groupes à travers le monde au cours des quatre dernières décennies. Il a écrit : « Si le temps n’existe pas, l’attente n’existe pas non plus et il n’y a pas de retard. Le retard n’existe que si le temps existe, c’est le sentiment qui est le nôtre quand nous attendons un certain événement. Nous voyons le temps comme une succession d’événements marquée par les jours, les heures et les semaines. Ce n’est pas du tout cela. Le temps est une fabrication du cerveau. C’est une illusion, une représentation mentale. » (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III)

 B. Creme s’est exprimé au sujet du rythme entre activité et inactivité, parfois comparé dans les enseignements de la Sagesse éternelle à l’inspiration et à l’expiration de la planète : « C’est une harmonie entre extérieur et intérieur qui crée les conditions dans lesquelles le temps disparaît. Cette harmonie, cette liberté, est l’état d’être d’un esprit créatif. Et c’est cet état d’esprit harmonieux, cet état d’être, que chaque artiste, chaque poète ou toute autre personne créative recherche. S’il existe un blocage à la créativité, c’est parce que cet état d’harmonie n’existe pas. Il faut, bien sûr, des périodes de régénération, afin de réanimer sans cesse le feu de la créativité : ce sont des périodes d’inaction.

En tant qu’artiste, je suis très conscient de ce flux, de ces séquences d’activité créatrice suivies de périodes d’inactivité où tout est en friche et où il faut observer, enregistrer ou bien faire autre chose. Puis les choses évoluent, graduellement, sans que l’on y pense, vers une autre activité créatrice. Cela se passe par séquences, c’est un courant cyclique, un rythme d’activité suivie d’inactivité. Je crois que ce cycle d’activité et d’inactivité est étroitement lié à l’absence de temps. » (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome III)

Grâce à son enseignement et par son exemple vivant, B. Creme a démontré comment favoriser l’activité de service et se concentrer dans ces années critiques, tout en restant « hors du temps », dans cet état joyeux et détaché permettant ainsi au processus créatif de s’épanouir.




Home L’ART DE BENJAMIN CREME

Ratisser les Cieux en quête de beauté – et servir [Extraits]

par Felicity Eliot

Le titre de cet article fait référence au commentaire de Benjamin Creme (la Mission de Maitreya, tome II) à propos de Mozart qui, en tant qu’initié de troisième degré « ratissait les cieux en quête de beauté – car c’est ce que fait l’artiste : il passe les cieux au peigne fin en quête de cette vibration de la réalité qui, lorsqu’elle s’exprime dans la forme, crée la beauté. »

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Service à l’humanité

Comment un tableau, une œuvre d’art, peuvent-ils être considérés comme un service à l’humanité ?

Le Maître D. K. et B. Creme ont tous deux écrit que ce sont les disciples, les individus les plus évolués, qui créent la culture d’une société. El Greco pensait que « le langage de l’art est d’origine céleste et ne peut être compris que des élus », « comprendre » signifiant perçu et expérimenté par l’artiste. Et le Maître de B. Creme écrit : « Il vient un temps dans l’histoire de chaque nation où sa qualité d’âme commence à se manifester de façon plus puissante et à produire des personnalités hors du commun dans les domaines de l’art, de la science, de la politique ou de la religion. Lorsque tel est le cas, nous voyons apparaître des hommes et des femmes influents qui donnent couleur et cohérence aux efforts de la nation. Profondément créateurs, ils inspirent de leur vision les membres de leur entourage et contribuent au jaillissement de la culture de leur époque. Ce sont des disciples et des initiés qui expriment pour les autres le génie particulier de leur nation. » (L’émergence de grands serviteurs, dans Un Maître parle)

Benjamin Creme, en tant qu’homme et en tant qu’initié, est venu exactement au moment où son époque avait besoin de lui, mais il était aussi très en avance sur notre temps. Il est né, a vécu et travaillé juste au moment où il le fallait, en ce sens qu’il était un précurseur et un prophète travaillant exactement quand c’était nécessaire. Mais il a également éclairé le sentier que nombre d’hommes sont maintenant prêts à fouler – alors que l’humanité prend peu à peu conscience du fait que la divinité n’est pas seulement extérieure à nous, mais qu’elle est immanente en toute forme de vie.

« L’art – si talentueux soit-il – n’est pas de la propagande pour une cause – si bonne soit-elle. L’art n’est ni l’imitation, ni la description – si rigoureuses soient-elles – de phénomènes ou d’effets naturels. L’art est la création – ou la mise en action – de causes. Il est l’expression par l’artiste de sa perception de la réalité, de sa réponse aux vibrations de celle-ci. »
Le Maître de Benjamin Creme

B. Creme est connu avant tout pour son travail de prophète, ouvrant la voie à l’Emergence de Maitreya, l’Instructeur mondial. Mais il a également servi en qualité d’artiste qui a ratissé les cieux et en a ramené la Toison d’or. Il a, par le truchement de ses toiles, révélé des aspects de la vie que nous ne pouvons que très vaguement intuitionner. Grâce au contact étroit que B. Creme entretenait avec son Maître, des vies ont été enrichies, embellies, imprégnées de qualités nouvelles. C’est cela, le génie – la capacité de tutoyer les mystères et de les ramener sur Terre pour les autres.

« Pour l’ésotériste, un artiste est quelqu’un qui se met à l’unisson de la vibration de la réalité et lui donne expression. [...] Plus l’art est grand, plus le symbole sera profond, et mieux il exprimera le sens de ce qu’il symbolise. Le grand artiste peut nous montrer certains aspects de la nature de cette mystérieuse essence de la réalité que nous connaissons en tant que beauté, ainsi que des aspects de la nature de ce que nous appelons Dieu. Dans l’idéal, bien sûr, tout peintre souhaite que ses œuvres parlent d’elles-mêmes. » (Benjamin Creme, dans l’Art ésotérique de Benjamin Creme)

Un coup d’œil aux dernières toiles de B. Creme (celles des années soixante et suivantes) révèle qu’elles sont en fait des marqueurs, des balises qui constituent des révélations et des expériences spécifiques sur le chemin ascendant. A travers sa vie et son art, B. Creme trace un chemin que les autres peuvent emprunter. Chacun de ses tableaux est un panneau indiquant une découverte potentielle ; chaque composition suggère une révélation ; l’impact énergétique procure au spectateur, s’il est réceptif à l’expérience, un stimulus susceptible de dynamiser et de rehausser son niveau de conscience. Le spectateur fait l’expérience de quelque chose qui dépasse son quotidien, et se trouve ainsi transformé, soulevé et poussé en avant sur son sentier personnel.

Ce que B. Creme peint dans ses toiles, c’est l’histoire de l’Universel, de réalités cosmiques et du voyage personnel de l’initié qui veut les découvrir. D’autres grands peintres attestent de cela. « Un tableau est achevé lorsqu’on y voit les ombres d’un dieu », aurait déclaré Rembrandt. Quant à Léonard de Vinci, il disait : « Le peintre a l’univers dans son esprit et dans ses mains. »

B. Creme lui-même a écrit : « La beauté est la nature même de l’univers, de la réalité, incarnée dans une forme ou une autre – mathématique, musicale, artistique. Elle est la réponse à la vibration et la saisie de cette vibration de la réalité dans une forme ou dans une autre. » (Benjamin Creme, la Mission de Maitreya, tome II). « La beauté, après tout, est tout aussi divine que ce qui peut être exprimé au moyen de n’importe quelle forme. N’oubliez pas que forme et vie sont une. » (D. K., L’état de disciple dans le nouvel âge, tome II).

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Courrier des lecteurs

Home Un message important

Depuis le décès de Benjamin Creme en octobre 2016, le groupe de Londres qui travaillait avec lui a continué la tenue de vidéoconférences mensuelles à la Friend House (Euston Road, à Londres), là où il donna des conférences pendant plus de quarante ans. Nous continuons à présenter l’information au public mais beaucoup regrettent sa présence, son point de vue unique, sa sagesse, ses bénédictions et son sens de l’humour. De nombreux participants expriment leur gratitude et leur soutien pour notre travail et nous encouragent à « continuer » comme l’aurait dit B. Creme.

Lors d’une conférence, le jeudi 18 mai 2017, un jeune Noir de 25 ans environ, que nous n’avions jamais vu auparavant, se présenta. Il portait une tenue décontractée et un bonnet. Il dit quelques mots d’encouragement à tous les organisateurs et chacun remarqua sa gentillesse, son caractère amical et attentif. Au cours de l’introduction à la méditation de transmission il se mit tout de suite à méditer. Il avait l’air serein et vraiment à l’aise, bien qu’il ait déclaré ne jamais avoir pratiqué ce genre de méditation. A la fin de la conférence, il se présenta devant moi. Avec son poing droit il se tapota le cœur et déclara : « Je suis très triste que Benjamin Creme ne soit plus là. Mais le plus important est le message et non le messager. » Je répondis : « Oui, mais quel grand messager il était ! » Alors, il répliqua : « Mais le plus important maintenant, c’est le message. S’il vous plaît, faites-le savoir aux autres. » Il sourit et partit.

Cette rencontre nous a apporté un sentiment d’élévation et rassuré sur le fait que nous étions sur la bonne voie, et que dans cette période troublée, notre message et l’information sur Maitreya sont encore plus utiles que jamais.

G. F., Londres, Grande-Bretagne




Home Thérapie de groupe

Le 9 février 2017 à Edimbourg, lors de notre premier atelier de transmission de l’année, nous avons eu une visite intéressante : une jeune femme noire, élégante et décontractée est arrivée alors que les autres étaient déjà assis. Son attitude était positive, joyeuse et enthousiaste. Nous demandâmes à tous comment ils avaient entendu parler de cet atelier, et la jeune dame expliqua qu’on lui avait distribué dans le train un prospectus avec le symbole OM. Elle avait conservé ce document et méditer sur le symbole. Bien qu’elle n’en connût pas la signification, elle savait qu’il y avait quelque chose d’important à comprendre et elle voulait en savoir plus. Elle déclara qu’elle avait souhaité venir à un des ateliers depuis de nombreux mois et elle était enfin là. Elle a parlé de « revenir dans le groupe » ou quelque chose d’approchant « […] oui, car lorsque nous sommes un groupe, et que nous travaillons en tant que groupe, ensemble, quelque chose de puissant, de magique se produit. »

Ce fut un point important pour nous car nous avons récemment connu une situation de conflit dans notre groupe et ce fut très déstabilisant. Un des membres a pensé tout de suite que c’était un signe pour faire progresser le groupe et a affirmé : « C’est ce dont nous, en tant que groupe, avons besoin actuellement, cette attitude positive, comme un coup de pouce ! » Un autre s’est demandé si ce pouvait être Maitreya nous conseillant sur la manière de résoudre les conflits dans un groupe. Il y eut un certain nombre d’autres exemples qui nous fit sentir que la jeune femme pouvait être une « invitée spéciale ». Lorsque nous lui avons expliqué les particularités de la méditation de transmission elle semblait toujours comprendre ce que nous suggérions et avait une perception intuitive de ce que cela voulait dire : elle faisait fréquemment des remarques positives, joyeuses et enthousiastes. Lorsqu’un des membres expliqua la Grande Invocation et l’utilisation du terme Christ en ajoutant que le Christ ne concernait pas que les enseignements chrétiens, « mais aussi le Divin », intervint-elle en terminant la phrase.

A propos de la méditation de pleine lune, elle fut très enthousiaste d’apprendre que nous avions des méditations lors des fêtes de printemps, affirmant qu’elle aimait les pleines lunes et que c’était un événement important. Elle déclara qu’elle « a apprécié et été touchée par le rire d’un des membres et l’aptitude à rire d’un autre membre. » L’un de nous pensa que cette réflexion concernait le conflit dans le groupe et le besoin de rire pour rendre la situation moins préoccupante. Lors de la méditation, elle affirma : « J’ai toujours pensé que la méditation ne faisait pas obstacle à d’autres pratiques. » Avant le début de la Transmission, une autre nouvelle participante est intervenue pour dire qu’elle avait décidé de ne pas continuer car elle avait le sentiment que ce qui s’était dit était contre ses principes et ses croyances. Notre jeune dame répliqua que c’était bien et qu’elle pouvait partir si c’était ce qui lui convenait. Lorsque cette personne se leva de sa chaise et sortit de la pièce, elle ajouta : « Nous vous souhaitons bonne chance. » A ce moment-là on aurait dit que c’était elle qui conduisait l’atelier ! A la fin de la méditation, elle demanda depuis combien de temps nous pratiquions la méditation de transmission. Un des membres répondit qu’il méditait depuis vingt ans mais qu’il trouvait que c’était toujours difficile pour lui. Elle lui répondit que la transformation intervient entre vingt et quarante ans de pratique (pas les vingt premières années) et qu’elle avait lu qu’il avait fallu quarante ans pour maîtriser une technique de respiration. Elle nous expliqua qu’elle étudiait l’économie à l’université Herriot Watt d’Édimbourg et que le projet auquel elle participait et sa mission était de s’assurer que tout le monde ait accès à l’eau potable et que l’eau ne soit pas gaspillée. C’était très important pour les générations futures. Elle conclut en souhaitant bonne continuation à tous et lorsque l’un de nous lui demanda si on la reverrait  elle répondit qu’elle vivait chaque jour instant après instant et ne pouvait pas dire ce que l’avenir lui réservait. Mais elle affirma qu’elle était sûre que nous nous reverrions un jour. Nous avons tous pensé que cette rencontre était tout à fait positive et que c’était en réalité la façon dont Maitreya s’occupait de régler les conflits dans le groupe – montrant pour chacun une attention positive, respectueuse et non critique.

Les membres du groupe de Transmission  d’Édimbourg, Écosse




Home La dernière fois ?

Le 14 mai 2017, à Tokyo, salle Asahi, un homme d’environ 70 ans est entré vers la fin de la conférence. Il portait une veste élimée et une chemise tachée. Malgré sa piteuse apparence, je fus frappé par ses yeux – ses pupilles avait de nombreuses couches de noir entourées d’un anneau bleuâtre ; il avait aussi un magnifique sourire.

Au comptoir de l’accueil, il demanda : « C’est une religion, n’est-ce pas ? » « Non ce n’est pas une religion. Nous présentons simplement des informations », lui répondit-on. Il posa d’autres questions comme s’il voulait nous sonder. Il ajouta : « J’ai eu cette information, il y a longtemps, mais c’est la première fois que je viens à une conférence. » Il parla avec d’autres personnes, puis, en passant devant moi, il murmura soudain sans même me regarder : « C’est la dernière, vous savez. » Ces mots furent lancés sans aucun rapport avec toute autre conversation. « Qu’est-ce que cela veut dire : c’est la dernière fois ? » pensai-je. Je ne sais pas si cela a un sens particulier mais cette phrase me donna l’occasion de m’arrêter un instant pour revoir mon point de vue sur le travail.

T. K., Tokyo, Japon




Home Parfaitement assorti

Le 20 mai 2017, à Tokyo, salle Yomiuri, je remarquai un homme dans le hall au moment de la pause car il portait des vêtements d’un jaune éclatant du haut en bas (le même jaune que nous avons utilisé pour les affiches) chemise jaune, pantalon jaune, long manteau jaune. Je fus si surpris par ses vêtements que je continuai à l’observer. Puis il s’éloigna et soudain disparut. Je voulus le poursuivre mais il n’était nulle part.

C. O., Tokyo, Japon




Home Un avenir radieux

Dans le hall de la salle de conférence nous avions disposé des livres de Benjamin Creme sur des tables pour que les gens puissent s’asseoir et les parcourir. A Tokyo, dans la salle Yomiuri, pendant la pause, un homme d’âge moyen s’approcha du stand, l’air inspiré et excité et se mit à me parler, en montrant le livre où il était écrit sur la couverture : « L’avenir de l’humanité est radieux. » « C’est cela ! s’exclama-t-il. C’est cela ! Nous sommes déjà dans cet avenir radieux. Vous avez tous travaillé dur depuis longtemps, mais nous y sommes maintenant. « Puis il ajouta après réflexion : « La plupart des gens sont si pauvres […] » et il se mit à pleurer comme s’il était submergé par la reconnaissance, l’espoir et un profond chagrin.

R. B., Tokyo, Japon




Home Signe dans le ciel

Le matin du 10 juin 2017, je m’éveillai après avoir fait ce rêve : j’étais dehors avec des amis et soudain une escadrille de jets nous survola à grande hauteur, se rapprocha puis s’éleva droit dans le ciel. Les avions étaient blancs, resplendissants et totalement silencieux, alors je pensai immédiatement que c’étaient les Frères de l’espace et non des avions.

Assez rapidement, ils firent un passage supplémentaire à une certaine hauteur et parachutèrent des milliers de colis, comme on parachute de l’aide alimentaire et un de ces colis atterrit sur un toit. Je montai le chercher, pensant que c’était quelque chose d’important.

Le colis contenait des dépliants assez petits, qui apparemment étaient des annonces pour un film mettant en scène des Noirs et des Blancs âgés, et il y avait une date que dans mon rêve je ne pouvais pas lire mais c’était dans un futur proche. Immédiatement, je compris que c’était un prospectus annonçant que le Jour de Déclaration de Maitreya était pour bientôt.

Je vous écris ceci dans l’espoir que d’autres membres de groupes aient eu des rêves semblables car cela pourrait être un des nombreux signes pour notre groupe.

S. M., Uukuniemi, Finlande




Home Visite

Les deux lettres suivantes sont de la même personne :

 [1] Le 29 avril 1998, tôt le matin, je fus éveillé par un baiser sur le front. Ouvrant les yeux, je vis ce qui me sembla être le haut du corps du Christ. Se pourrait-il que ce fut une visite ? A l’époque je vivais à Dallas (Texas).

[2] Au début du printemps 2001, mon médecin et moi avions détecté un petit nodule dans le sein gauche. Au cours de la mammographie, j’ai ressenti une envie irrésistible de murmurer « Jésus ». A l’instant où je disais « Jésus » une lumière très brillante apparut devant moi. Le nodule était beaucoup plus petit et les médecins étaient stupéfaits. Se pourrait-il que ce fut un miracle du Maître Jésus ?

F. F., Greenville, Mississipi, États-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que [1] l’apparition était le Maître Jésus, dans le but de vous guérir. [2] Oui, il s’agissait d’un miracle du Maître Jésus.


Home Des prières exaucées

Un samedi je me rendis à Office Dépôt afin d’imprimer les dépliants pour les enseignements spirituels et le prêche du dimanche. Un homme s’approcha de moi et m’appela par mon nom, il avait la même apparence que Maitreya, tel que vous le décrivez – la peau dorée, les yeux olive, grand, mince, en sa présence je ressentis un amour pur et eus le sentiment de le connaître. Il me montra des documents représentant l’esprit saint et me demanda de les observer et de voir s’ils étaient suffisamment clairs. Puis il prit un de mes dépliants, me regarda dans les yeux et déclara : « Merci, merci, merci. » Il me suivit hors du magasin, mais quand je fus à la porte d’entrée, un aigle s’envola juste au-dessus de ma tête. Je restai là plus de quinze minutes et l’homme ne sortit jamais du magasin. Le lendemain, à l’église, je vis un éclair de lumière brillante entre moi et l’assemblée. A la fin du service une femme s’approcha et me demanda de prier pour elle. Je le fis et elle recouvra instantanément l’audition. Je sais que c’était soit Jésus soit Maitreya qui m’est apparu. Pouvez-vous le confirmer ?

J. D. H., Lawrenceville, Géorgie, États-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Jésus a permis cette guérison.



Interviews

Home Voyage dans la vie après la mort

Interview de Leslie Kean par Jason Francis

Leslie Kean est une journaliste d’investigation. Elle est l’auteur du best-seller UFOs : Generals, Pilots and Government Officials Go On the Record (2010) (Ovnis : généraux, pilotes et membres du gouvernement rompent le silence) (voir le compte-rendu de lecture dans PI, janvier/février 2013). Son livre le plus récent est Surviving Death: A Journalist Investigates Evidence for an Afterlife (2017) (Survivre à la mort : une journaliste enquête sur les preuves d’une vie après la mort). Jason Francis a interviewé Leslie Kean pour Partage international.

Souvenirs de vies antérieures

Partage international : Pourriez-vous parler des cas de réincarnation les plus impressionnants que vous ayez rencontrés au cours de vos investigations ?

Leslie Kean : J’ai mentionné deux d’entre eux à plusieurs reprises dans le livre. Ils concernent de jeunes enfants qui ont des souvenirs spécifiques d’une vie antérieure et sont en mesure de fournir suffisamment de détails pour permettre aux enquêteurs de vérifier leurs propos en retrouvant des traces historiques des personnes que ces enfants prétendent avoir été. Et tout ce que les enfants ont dit s’est avéré exact.

Un de ces cas concerne un garçon de deux ans nommé James Leininger. Il a commencé à avoir des souvenirs [d’une vie antérieure] avant l’âge de deux ans. Il a commencé à jouer avec des avions et a montré une connaissance inexplicable des avions de la Seconde Guerre mondiale. Puis il a fait des cauchemars dans lesquels il revivait le crash d’un avion. Terrorisé, il criait dans son berceau : « L’avion est en feu ! Je vais m’écraser ! Je ne peux pas sortir ! » Ses parents lui ont posé des questions et James a expliqué qu’il avait été un pilote américain abattu par les Japonais lors d’un combat. Ses parents ne savaient pas comment leur fils de deux ans avait pu apprendre le mot « japonais ». James a dit qu’il pilotait un Corsair et qu’il volait à partir d’un bateau appelé Natoma [on a pu confirmer qu’il s’agissait du USS Natoma Bay]. Il a aussi raconté que son meilleur ami s’appelait Jack Larson, et que son avion avait été abattu près de l’île d’Iwo Jima. Un jour, le père de James lui montra une carte de la région, et James montra le lieu où il s’était écrasé.

Le père de James ne pouvait se résoudre à croire en une possible réincarnation de son fils et s’en est trouvé très perturbé. Pour ce chrétien fervent, une telle hypothèse était inenvisageable. Il fit tout pour prouver que le récit de James était faux, mais il dût se rendre à l’évidence. Il a même raconté dans mon livre l’influence profonde que cette expérience a eu sur sa propre évolution spirituelle, et comment il a finalement compris qu’elle n’allait pas nécessairement à l’encontre de sa foi. Beaucoup de lecteurs pourront se retrouver dans son témoignage.

Il a contacté un groupe de vétérans du porte-avions Natoma Bay et a pu retrouver Jack Larson, l’ami de son fils. Finalement, après beaucoup de recherches et d’échanges avec des vétérans, il a réussi à déterminer qui était la personne que James disait avoir été. Il s’appelait James Huston Jr. Il est mort précisément comme James Leininger l’a décrit.

A l’âge de trois ans, James a commencé à dessiner son avion dans des situations horribles, en feu et avec des bombes tout autour. Il signait ses dessins « James 3 ». Lorsque ses parents ont demandé pourquoi, il a expliqué : « Parce que je suis le troisième James. » Effectivement, le pilote s’appelait James Huston Jr (pour Junior), car son père s’appelait aussi James. On avait donc bien trois James. Ils ont également rencontré la sœur aînée de James Huston Jr., âgée de 84 ans à l’époque. Elle a parfaitement connecté avec le petit James, qui lui a raconté de nombreux détails de leur enfance que personne d’autre que son frère n’aurait pu connaître. Elle était convaincue que James était bien la réincarnation de son frère.

Il s’agit là d’un des cas les plus solides d’un petit enfant avec des souvenirs clairs d’une vie antérieure. Un élément important : tous ces souvenirs ont été consignés par son père avant de pouvoir déterminer qui James avait réellement été dans sa vie antérieure.

« Au cours de mes recherches sur les preuves d’une vie après la mort, j’ai été témoin de choses incroyables qui ne sont pas supposées être possibles dans notre monde matériel. Pourtant, elles étaient incontestablement réelles. En dépit de mes réticences initiales, j’ai été conduite à penser qu’il existe des domaines de la Nature qui sont encore inexplorés et donc incompris, alors qu’ils ont des implications profondes sur notre compréhension de la psyché humaine et sa continuité au-delà de la mort. » Leslie Kean


Conscience hors du corps

PI. Que se passe-t-il lorsque quelqu’un fait l’expérience de la conscience hors du corps ?

LK. Il y a deux possibilités : d’une part de simples expériences de décorporation, et par ailleurs les expériences au seuil de la mort. En tant que journaliste, les expériences de décorporation constituent des preuves plus intéressantes. Les plus étonnantes concernent des personnes qui quittent leur corps dans des circonstances où elles n’ont plus aucune activité cérébrale, comme lors d’un arrêt cardiaque ; le cœur ne bat plus et elles sont considérées mortes cliniquement. Lors du retour à la vie, ces personnes sont en mesure de rendre témoignage de choses spécifiques qu’elles ont vues ou entendues dans le monde physique alors qu’elles étaient sorties de leur corps.

Elles racontent souvent qu’elles se sont retrouvées près du plafond, et elles peuvent rapporter avec précision les paroles prononcées par les médecins, décrire les instruments qu’ils utilisaient, les sons des machines et d’autres détails. Et ce, à un moment où elles n’étaient pas censées être en mesure de percevoir quoi que ce soit, leur corps allongé inerte sur la table d’opération, les yeux fermés. Ces cas sont importants parce que les médecins et les infirmières peuvent vérifier l’exactitude de ce que la personne a dit. Il nous appartient donc d’expliquer comment des corps en état de mort clinique ont pu percevoir toutes ces choses. On est amené à conclure que la conscience fonctionne indépendamment du corps physique.

Les expériences au seuil de la mort elles, impliquent des personnes qui, une fois qu’elles ont quitté leur corps dans des circonstances similaires, se déplacent vers une autre réalité dimensionnelle sublimée, puis qui en reviennent et peuvent décrire leur expérience. Ici, les « expérimentateurs »mentionnent souvent un tunnel, leur rencontre avec une sorte d’Être mythique, et avec des parents et des amis déjà morts. Ils disent souvent que cette expérience leur a semblé plus réelle que la « vraie » vie, une sorte de réalité accrue. Une expérience vivante, belle et extatique. Ils ne veulent généralement pas revenir, mais dans cet au-delà, on leur dit souvent qu’ils doivent repartir.

Des personnes issues de cultures et de milieux très divers dans le monde entier font les mêmes expériences. Malgré les nombreuses études réalisées, personne ne peut expliquer comment elles se produisent. Beaucoup de sceptiques croient que quelque chose se passe dans le cerveau. Mais aucun chercheur n’est parvenu à donner une explication scientifique.

Les expérimentateurs, eux, voient leur vie bouleversée. Après être revenus de ce qu’ils croient être l’au-delà, ils n’ont plus peur de la mort. Ils se consacrent davantage au service désintéressé et se tournent vers la spiritualité.

PI. Quand les enfants ont des souvenirs d’une vie antérieure, se souviennent-ils du temps passé entre deux vies ? Et ces souvenirs sont-ils semblables à ceux des personnes qui sont allées au seuil de la mort ?

LK. Dans mon livre, il y a un chapitre intitulé Souvenirs de l’intervalle. Des études ont été faites sur ces enfants qui racontent où ils se trouvaient avant leur naissance. Ceux qui ont le plus de souvenirs et les souvenirs les plus vifs de leur vie antérieure sont généralement plus susceptibles de se souvenir de ce moment de l’entre-deux vies. Mais ces souvenirs sont beaucoup plus difficiles à vérifier, car ils concernent une autre dimension. Parfois, ce que ces enfants décrivent se rapproche de ce qu’ont rapporté les personnes ayant vécu des expériences au seuil de la mort. On peut donc penser que dans les deux cas, ces gens se trouvaient dans le même monde interdimensionnel, un au-delà, quel que soit le nom qu’on lui donne.

James Leininger et Ryan Hammons [l’autre cas de mémoire de vie antérieure développée dans le livre] ont rapporté des souvenirs de moments qui ont précédé leur naissance. Ils ont raconté avec précision à leurs parents un événement spécifique les impliquant et dont ils ont été témoins avant leur naissance. Ces événements se sont produits près du moment de leur conception. Ces cas sont rares, mais ils sont fascinants. Le Dr Jim Tucker, pédopsychiatre à l’Université de Virginie et expert mondial sur les souvenirs de réincarnation chez les enfants, a étudié ces états intermédiaires.


Le rôle de la science

PI. Comment la psychologie traite-t-elle le problème de la réincarnation et de la conscience au-delà de la mort ?

LK. Elle ne s’y intéresse pas suffisamment, malheureusement. Le Dr Tucker a poursuivi les travaux du Dr Ian Stevenson [psychiatre à l’Université de Virginie, décédé il y a une dizaine d’années], qui a été le premier à étudier les cas d’enfants ayant des souvenirs de vies antérieures. Ian Stevenson a voyagé dans le monde entier pendant plusieurs décennies et a publié des milliers de pages sur ses recherches. Jim Tucker a travaillé avec lui à la fin de sa vie. Mais trop peu de psychiatres s’intéressent à ce sujet. On peut se demander combien de fois des enfants vont chez un psychiatre avec des souvenirs étranges qui ne sont pas reconnus comme des souvenirs de vies antérieures parce que notre culture ne peut pas accepter ça. On a la chance d’avoir Jim Tucker. Il sait interagir efficacement avec les enfants, les comprendre, et comprendre ce qu’ils vivent lorsqu’ils racontent leurs souvenirs. Il faudrait vraiment que d’autres spécialistes s’intéressent à ce sujet. Ce serait utile pour tout le monde.

PI. A votre avis, comment l’acceptation scientifique de la vie après la mort et de la réincarnation pourrait influencer notre façon de percevoir notre vie et nos relations les uns avec les autres ?

LK. Il existe des cultures où ces notions sont universellement acceptées – en Inde, par exemple ; ou en Birmanie, pays bouddhiste. Mais dans ces pays, le système de croyance est essentiellement religieux, pas scientifique. Le problème, c’est que nous n’avons pas les bons outils pour démontrer la réalité de la vie après la mort. Mais ce serait déjà bien si des scientifiques prenaient le sujet au sérieux, travaillaient dessus, faisaient des expériences et cessaient de rejeter tout par principe. Si ça contribuait juste à nous faire entrevoir une réalité que nous ne connaissons pas encore, ce serait déjà énorme. Ça pourrait nous ouvrir à une dimension qui relève du merveilleux et ça nous encouragerait à approfondir la nature de notre propre réalité.

On se rendrait compte que nous avons une plus grande responsabilité dans la vie que si nous étions simplement des créatures physiques, robotiques, dominées par notre cerveau avec au bout de la route, la mort où tout s’arrête. Cela donnerait certainement beaucoup plus de sens à la vie des gens et ils se sentiraient plus connectés les uns aux autres. Cela ne pourrait avoir qu’un effet positif. En tout cas, ça l’a eu sur moi. Au début j’étais sceptique. Mais mes enquêtes ont produit des effets formidables sur ma personnalité ; j’ai développé un sens du but de la vie et de la connexion au monde, aux gens qui m’entourent et au mystère de la vie.

Si l’on arrivait à prouver que la mort n’est pas la fin de la vie, les gens abandonneraient la violence parce que si vous passez à une autre réalité après votre mort, vous devrez porter le bilan de la vie que vous avez menée. Cela empêcherait les peuples de se battre les uns contre les autres pour des idées, des religions qui ne sont différentes qu’en surface. Cela contribuerait certainement à la paix dans le monde.


Pour plus d’information : survivingdeathkean.com





Compilation

Home Le peuple s’éveille [extraits]

Mon plan s’accomplit. Mon amour enflamme un nouvel aspect en l’homme, et la nouvelle lumière apparaît. Voici ma promesse : bientôt, chacun d’entre vous verra un monde en train de changer, un monde se transformant sous vos yeux. L’ancien cède la place au nouveau, et l’homme se tient au seuil de la Vérité. [Message n° 117 (Maitreya)]

L’époque actuelle est faite de crises et de promesses. Le Nouveau lutte pour prendre forme. L’Ancien s’efforce de survivre au cœur du changement inéluctable. L’humanité est prête à repartir en avant ; le long sommeil prend fin ; les dormeurs se réveillent. L’appel à la liberté et à la joie résonne dans le cœur des peuples et les pousse à l’action. Il reste peu de temps pour se préparer. Le visage de Maitreya ne va pas tarder à apparaître. Lui seul peut rapprocher les nations divisées et, dans la confiance, les amener à se tendre la main. [Les collaborateurs de Dieu (Maître –)]

Il ne fait aucun doute que nous assistons partout à un nouvel éveil spirituel dont l’aboutissement sera une ère de fraternité mondiale – objectif principal de l’ère du Verseau naissante. Ce qui se produit maintenant est le résultat de forces intérieures qui provoquent de grands changements dans la pensée et dans la conscience humaine. Il en résultera une réorganisation complète des institutions et des structures sociales du monde, qui ne répondent plus aux besoins réels des hommes. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Reprenez donc courage, et sachez que des temps nouveaux se préparent. Reprenez courage et sachez que rien ne peut arrêter la vague de changements qui déferle aujourd’hui sur le monde. Autrefois, les gens attendaient les événements et acceptaient passivement leur destin. Aujourd’hui, une conscience nouvelle anime l’esprit et le cœur des hommes et éveille leur besoin inné de justice et de liberté. Ils ne seront pas déçus. [Ils ne seront pas déçus (Maître –)]

Mes amis, si comme moi vous pouviez voir les transformations qui, maintenant, surviennent, votre cœur tressaillirait de joie comme le mien car, à travers le monde aujourd’hui, l’homme s’éveille au changement, proclamant des pensées nouvelles et des idéaux qui, à présent, saisissent le cœur des hommes. [Message n° 129 (Maitreya)]

Nous sommes sur le point d’entrer dans une ère où la nature spirituelle innée de l’humanité commencera à s’exprimer de façon massive. Des millions d’individus dans le monde prendront conscience du but réel de leur vie. Une attitude plus profonde, plus équilibrée à l’égard de la vie se développera, et les gens se reconnaîtront en tant qu’âmes – âmes en incarnation. Ils comprendront enfin le but de leur incarnation et prendront une part de plus en plus consciente à leur évolution personnelle, créant des modes d’expression de la justice et de la liberté tels que le monde n’en a jamais connus. La liberté, la justice et par conséquent la paix permettront à l’aspect spirituel divin de l’humanité de passer au premier plan et de s’exprimer, non seulement en tant qu’expérience religieuse, mais dans toutes les sphères de la vie. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Nombreux, maintenant, sont ceux qui voient le chemin et brandissent devant les hommes la lumière de la vérité, leur apprenant à partager et à aimer, à chérir et à faire confiance. Beaucoup sont éveillés à ces divins aspects et réclament la réorganisation du monde. Ma Force est derrière eux. Mon Amour les inspire. Ma Volonté les guide. Ainsi, je vous conduis vers le nouveau. [Message n° 137 (Maitreya)]...

Ce n’est pas sans raison que les changements dans le monde atteignent aujourd’hui un paroxysme. Rien de comparable ne s’est jamais produit dans les temps historiques. Cela faisait près de cent mille ans que des événements de pareille importance et de si grande portée n’avaient pas eu lieu. Le monde se prépare aujourd’hui à l’avènement d’une ère nouvelle totalement différente de celles qui l’ont précédée, au cours de laquelle l’humanité sortira de son long sommeil, enlèvera de sur ses yeux le bandeau de l’ignorance et de la peur, entrera enfin dans la lumière de la connaissance et de la vérité et recevra l’héritage qui lui revient de droit. [L’âge de lumière nous attend (Maître –)]

L’humanité est à l’aube d’une immense mutation de conscience : elle commence à percevoir ses relations avec ses semblables, avec le cosmos, avec la nature, avec ce que l’on appelle généralement Dieu, d’une manière entièrement nouvelle. Maitreya affirme que tout dans le cosmos – jusqu’au plus petit de ses composants – est interconnecté ; qu’il n’existe aucune rupture à quelque niveau que ce soit. Ce que nous nous faisons à nous-mêmes, nous le faisons à la nature. Ce que nous faisons à la nature, nous nous le faisons à nous-mêmes comme nous le faisons à Dieu, parce que nous sommes des reflets, des points de conscience au sein de cette conscience totale que nous appelons Dieu. [L’Unité dans la diversité (B. Creme)]

Avant ma venue, les hommes ne voyaient pas d’issue ; embourbés dans leurs problèmes, ils avaient peur. Aujourd’hui luit une lumière nouvelle, une nouvelle possibilité de changement. Un nouvel espoir déferle sur le monde : c’est mon Rayon, le don que je vous fais, ma bénédiction pour tous les hommes. [Message n° 21 (Maitreya)]

Mes chers amis, je suis de nouveau avec vous, et c’est avec joie que je vois la lumière de l’aspiration autour de vous. Cela confirme ce que je savais de votre empressement à travailler pour moi. Mon cœur se réjouit à la vue de cette vérité intérieure rayonnant du calice de votre cœur. Faites place, mes amis, à cette vérité dans votre vie et ouvrez devant vous les portes de l’avenir. Ma tâche consiste à éclairer le chemin vers cet avenir glorieux pour l’humanité, à éveiller en vous le principe d’Amour, à vous amener à manifester cet Amour les uns envers les autres et, ainsi, à attirer tous les hommes à Dieu. [Message n° 120 (Maitreya)]

Ce que Maitreya veut, c’est que vous donniez votre amour au monde. Il vient précisément pour vous inspirer en ce sens, pour éveiller en vous l’amour qui est inhérent au cœur de chaque être humain, mais dont l’expression est frustrée, principalement en raison de l’injustice des conditions politiques, économiques et sociales dans lesquelles nous vivons. Lorsque ces conditions auront changé, l’amour de l’humanité, inspirée par Maitreya, se manifestera d’une manière qu’il vous est sans doute impossible d’imaginer aujourd’hui, et cet amour transformera le monde. [Le Grand Retour (B. Creme)]...

Petit à petit, une conscience nouvelle éveille l’humanité à ses besoins intérieurs. Bien que le vieil esprit de compétition ait la vie dure, un nouvel esprit de coopération commence à se manifester. Ceci augure bien de l’avenir, car c’est par la coopération que l’humanité survivra ; que la nouvelle civilisation sera construite ; que les hommes pourront connaître et manifester la vérité intérieure de leur divinité. [La coopération (Maître –)]

Lorsque je me ferai connaître, j’exprimerai l’espoir de toute l’humanité pour une vie nouvelle, un nouveau départ, son empressement à voir se construire un monde nouveau dans lequel les hommes pourront vivre en paix, libérés de la peur, libres de créer en puisant à la source de la joie en leur cœur, libres d’être eux-mêmes, en toute honnêteté.
Dès à présent, existe dans le cœur des hommes une lumière nouvelle, un nouvel espoir, le sentiment d’un nouveau départ, une prise de conscience que le Protecteur universel a envoyé son Messager. C’est ce que je suis. [Message n° 8 (Maitreya)






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