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Accueil > Revue Partage > année 2017

Extraits de la revue
Partage international

Avril 2017 - N° 344

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • A mes collègues climatologues : soyez humains, soyez courageux, dites la vérité Par Peter Kalmus


  • Les priorités de Maitreya


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Compilation


  • S.O.P. — Sauvons notre planète


  • Signes des temps




L'article du Maître

Home Un avenir de liberté et de justice

Par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, mai 1993

Rarement auparavant le monde n’avait semblé confronté à tant de problèmes. A travers le globe, dans tous les pays ou presque, sont à l’œuvre des forces préjudiciables à l’équilibre et à la sécurité. Le chaos et la confusion font régner la terreur sur une échelle toujours plus grande. Une multitude d’hommes ploie sous le joug de la pauvreté la plus sordide, tandis que des nations entières endurent les convulsions du changement.

C’est dans ce monde en ébullition qu’est venu le Christ. En arrière-plan des bouleversements en cours et à l’insu de la plupart, il agit, guidant et consolidant les forces du bien pour assurer leur triomphe ultime. Si peu qu’il y paraisse, un nouvel ordre se crée à partir de ces forces en conflit, une vie nouvelle surgit sur les cendres des formes en perdition.

Tandis que la course au profit se répand tel un cancer sur le globe, distillant son poison dans les relations humaines comme dans les sphères économique et politique, de plus en plus nombreux sont ceux qui prennent conscience du danger et se mettent en quête de nouveaux modes d’échange et de commerce.

Tandis que des hommes à l’ambition impitoyable détruisent leurs pays en ravivant les feux de haine qui somnolent dans le cœur de leurs peuples, une volonté nouvelle de venir en aide aux victimes et de contrecarrer l’agression s’affirme dans le forum des nations.

Le Christ, quant à lui, reste toujours aux commandes. Seul l’accomplissement de la Loi limite son champ d’action. Ses forces sont en éveil à tout moment, prêtes à intervenir au cas où un fardeau trop lourd menacerait d’anéantir la cause de l’humanité.

Armez-vous de patience et sachez que cette période de conflit et de peur prendra fin, que les longues souffrances de l’homme s’achèveront bientôt. Armez-vous de patience et soyez assurés que l’homme n’est pas seul, que ses Frères aînés sont à ses côtés dans chacun des épisodes douloureux qu’il traverse.

Préparez-vous dès maintenant à voir et à construire l’avenir. Imaginez-le dans vos aspirations les plus élevées, et embrassez cette vision. Apprenez à faire preuve de détachement au sein du chaos actuel, et n’augmentez pas de vos propres peurs la pénombre ambiante. Plus proche que vous ne le pensez est le jour des réjouissances : même la haine suit son cours et se dissipe avec le temps.

Eveillez-vous bientôt au jour nouveau. Faites briller de tout son éclat chaque belle aspiration. Une nouvelle lumière, la Lumière du monde, est maintenant une fois encore parmi vous. Révélez cette lumière qui pénètre toujours plus les êtres sensibles, et venez à bout des déséquilibres du passé.

Nous veillons, nous attendons, nous sommes avec vous. Chaque jour qui passe nous rapproche de vous. Quand vous nous verrez, vous saurez que le moment est venu de travailler ensemble pour sauvegarder la race humaine : les « forces du marché » ne doivent plus barrer la voie à l’homme dans son ascension. La cruauté et l’ambition ne doivent plus tenir la vie des gens sous leur emprise. Jamais plus des millions d’hommes ne doivent mourir de faim dans un monde d’abondance. Jamais plus l’avenir des jeunes ne doit être bradé par-dessus leur tête. Un futur de liberté et de justice point à l’horizon. Acceptez-le, acceptez-le.


Note de la rédaction
Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni des articles susceptibles d’être publiés non seulement au moment où ils sont écrits, mais aussi chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, nombre de ces articles semblent plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement.





Home L’intégration des réfugiés en Norvège

Par Ana Swierstra Bie

Le langage s’enrichit sans cesse de nouvelles expressions comme celles employées pour la première fois par la première ministre norvégienne lors de son discours du nouvel an, le premier janvier 2016 : il s’agit de l’intégration au jour le jour. Cette expression entend souligner que les citoyens ordinaires et les bénévoles jouent quotidiennement un rôle primordial dans la réussite de cette intégration des immigrants dans la société – un rôle bien plus important que les déclarations et documents officiels.

Au fil du temps, l’immigration est devenue un sujet de controverses. Beaucoup de pays s’en inquiètent au lieu de la considérer comme un problème humanitaire. Pourtant, la crise des réfugiés n’a plus rien d’un phénomène temporaire ; c’est au contraire une nouvelle réalité sociale et politique soulevant des questions qu’aucune nation ne peut éluder.

Les migrations s’intensifient à l’échelle planétaire. Selon les projections de l’Onu, 200 millions de personnes fuiront leurs patries à cause du seul changement climatique. Par ailleurs, le Huffington Post rapporte que, selon les experts militaires, les changements climatiques pourraient entraîner davantage de guerres, et, donc, de réfugiés. Leur nombre serait alors sans précédent dans l’Histoire, ainsi que l’ampleur de la catastrophe humanitaire qui s’ensuivrait. Pourtant, le droit de protection et d’asile ne relève pas de la seule charité ou des organisations humanitaires, mais des droits humains fondamentaux. La Norvège a ratifié la Convention des réfugiés de l’Onu et assume la responsabilité de recevoir et d’aider les réfugiés.

Un pays modèle

La Norvège est un petit pays ne comptant que 5,3 millions d’habitants ; pour elle, l’immigration est un phénomène relativement nouveau. En 1950, elle ne comptait qu’1,4 % d’immigrés, venus principalement de pays voisins et d’Europe de l’Ouest. En 2017, ses immigrés viennent de plus de 200 pays et représentent 16 % de sa population, si l’on tient compte des Norvégiens nés de parents immigrés. Parmi eux, 200 000 sont des réfugiés, soit 3,8 % de la population totale.

La Norvège est une nation démocratique et moderne jouissant d’un niveau de vie élevé, et fondée sur l’égalité sociale et des sexes, la liberté d’expression et de croyance, et la non-discrimination des minorités. Les services de santé sont bons et le système éducatif assure à tous les mêmes occasions de réussir. Notre société se caractérise par un haut degré de confiance mutuelle et un faible niveau de corruption.

Alors que dans les années 1970 on incitait les premiers travailleurs immigrés à conserver leur langue et leur culture, aujourd’hui l’objectif est l’assimilation, officiellement pour éviter les « sociétés parallèles » formées d’individus et de groupes ne prenant pas part à la société ou ne sentant pas qu’ils en font partie. En effet, de telles sociétés parallèles sont susceptibles de miner la confiance sociale, ce qui peut induire à la fois criminalité et tendances populistes.

Il existe un large consensus en Norvège selon lequel on devrait clairement exiger des réfugiés et des immigrants qu’ils participent et contribuent à la société qui les accueille, et qu’ils comprennent, respectent et favorisent les valeurs démocratiques fondamentales norvégiennes.

La Loi d’Introduction de 2003 investit chaque municipalité de la responsabilité d’offrir un programme de qualification à plein temps aux nouveaux réfugiés. Les réfugiés et les membres de leur famille âgés de 18 à 55 ans ayant besoin des qualifications de base ont le droit et l’obligation de suivre, normalement pendant deux ans, un « programme d’introduction » complet et individualisé comprenant principalement l’apprentissage du norvégien, des études sociales, et la préparation à l’entrée dans le monde du travail, ou à des études prolongées.

Certes, l’enseignement de la langue tient compte des différents niveaux, et celui des études sociales est toujours dispensé dans la langue natale du réfugié, ou dans une langue qu’il comprend, mais, dans tous les cas, l’explication des règles, lois et caractéristiques principales de notre société, ainsi que des valeurs norvégiennes fondamentales, ses devoirs, droits et possibilités, fournit aux réfugiés une bonne connaissance de la société norvégienne et de la vie de notre communauté.

Les participants réguliers à ce programme ont droit à une allocation, mais, pour obtenir un permis de résidence permanent, ils doivent suivre jusqu’au bout ce cursus, consistant en 550heures de formation linguistique et 50 heures d’études sociales en trois années maximum, avec un examen final obligatoire. Les réfugiés adultes peu éduqués ou totalement dépourvus d’éducation élémentaire ont le droit de fréquenter les écoles primaires et secondaires. Quant aux enfants et aux très jeunes gens, ils sont admis dans les classes maternelles ou élémentaires.

Cependant, aucun demandeur d’asile ne peut participer à ce programme avant d’être accepté ou de s’être vu accorder un statut de réfugié, et beaucoup doivent patienter longtemps – parfois même des années – dans des centres de réception, où ils ont droit à un hébergement et à un soutien financier de base. Certaines municipalités gèrent plusieurs centres de réception décentralisés en différents endroits. Des arrangements spéciaux sont prévus pour les mineurs non accompagnés.


Des bateaux en papiers, symboles d’une campagne en Norvège attirant l’attention sur le sort des réfugiés en mer.

Le rôle des municipalités

Ce sont les municipalités volontaires qui sont responsables du logement et de l’intégration des réfugiés, une fois qu’ils sont acceptés et répartis dans différentes régions. Les comtés signent avec les autorités centrales des accords en fonction de leurs capacités de logement et des installations et services qu’elles peuvent mettre à la disposition des réfugiés, et elles reçoivent des subventions.

Les municipalités sont tenues de fournir aux réfugiés tous les services nécessaires à leur intégration : la sécurité sociale, l’éducation des enfants, un logement décent, une formation professionnelle et une aide à l’emploi, certains de ces services étant inclus dans le programme d’introduction. Les municipalités les plus efficaces dans ce domaine sont celles qui travaillent activement à impliquer les Norvégiens et les réfugiés déjà installés dans l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants, prouvant ainsi la valeur et la nécessité de l’intégration au jour le jour.

S’adapter à une société étrangère n’est jamais facile, surtout lorsqu’on a été contraint de s’enfuir. Traumatisés par la guerre et la perte de leurs biens, les réfugiés doivent tout recommencer à zéro, apprendre une nouvelle langue, s’adapter à de nouvelles coutumes et à des codes culturels différents. Beaucoup viennent d’un pays moins développé ou fonctionnant mal, et se retrouvent dans une société très moderne et démocratique. Et le climat norvégien est une difficulté supplémentaire, surtout dans le nord avec sa longue nuit polaire et ses basses températures.

L’intégration est un processus à double sens. Il exige des efforts, de l’activité et des initiatives de la part des immigrés eux-mêmes, mais aussi de la souplesse de la part des autorités, des communautés locales, des bénévoles, du marché du travail et des acteurs économiques – car la peur de l’inconnu et des étrangers peut affecter aussi bien les autochtones que les immigrants.

La place de la Norvège dans l’indice international de la Politique d’intégration des migrants est très élevée, mais ce succès en comparaison d’autres pays n’est peut-être pas directement lié à nos politiques d’immigration. En effet, l’économie norvégienne est restée à un niveau élevé de prospérité, et le chômage est inférieur à celui de beaucoup d’autres pays. De plus, le pays a accueilli davantage de migrants économiques que de réfugiés.

Cependant, les statistiques montrent que certaines catégories de réfugiés et d’immigrés trouvent moins facilement du travail que le reste de la population. Il y a peu de travail pour les travailleurs non spécialisés, et, souvent, les employeurs exigent des diplômes de l’enseignement supérieur. Ceux qui ont peu ou pas du tout d’éducation se retrouvent devant un long chemin à parcourir. Un bon niveau dans la pratique de la langue norvégienne est souvent requis, beaucoup d’employeurs hésitent à engager des étrangers, et les réseaux sociaux sont souvent inexistants. De plus, les qualifications acquises précédemment ne sont pas souvent validées, et nombre d’immigrants sont surqualifiés par rapport aux emplois qu’ils trouvent. La deuxième génération est mieux assimilée, et compte dans ses rangs une large proportion d’étudiants.

Favoriser la qualité de l’intégration

Beaucoup de Norvégiens craignent les changements induits par l’immigration, et les menaces qu’elle fait planer sur la stabilité de la société et sur les traditions : comme les habitants de nombreux pays, ils sont fiers de leurs acquis nationaux et des droits et libertés chèrement acquis par les efforts persévérants des générations précédentes.

Depuis la fin de 2015, la Norvège a durci les conditions d’acceptation des migrants ; c’est à présent l’un des pays européens les plus restrictifs dans ce domaine. Le gouvernement cherche à favoriser une bonne intégration des immigrants en n’acceptant pas davantage de demandeurs d’asile que ce qui peut être absorbé par le marché de l’emploi et le système d’aide sociale. Etant donné que le système d’aide sociale norvégien repose sur un faible taux de chômage, certains pensent qu’il pourrait devenir difficile de défendre la légitimité du système si ce taux augmentait sensiblement.

En même temps il est devenu difficile d’entrer en Norvège en passant par le Danemark, la Suède ou la Russie, en raison des contrôles d’identité renforcés aux frontières, et de l’accord passé par les dirigeants européens avec la Turquie pour que cette dernière retienne les réfugiés et les migrants. L’Union européenne est également en train de renforcer le financement des garde-côtes libyens afin qu’ils empêchent les migrants de traverser la Méditerranée. Il n’y a donc plus d’itinéraire légal et sûr pour gagner l’Europe, d’autant qu’il est illégal de les y aider sous peine de poursuites judiciaires. Ainsi, ces êtres humains sans défense qui comptent parmi les plus vulnérables au monde n’ont pas le droit de demander l’application de leur droit d’asile.

Il est clair que l’ordre mondial actuel n’est pas soutenable. Dans bien des territoires de ce monde la répartition injuste des ressources empêche toujours davantage de vivre décemment et en paix. Il n’est pas réaliste de croire que cette large portion de la population mondiale pourrait continuer à accepter une aussi dramatique indigence. Nous sommes conjointement responsables de ces graves déséquilibres économiques, écologiques et sociaux qui exigent des mesures d’une toute autre envergure.

Il est certes important de préserver au niveau national la culture, la liberté et la démocratie, mais il ne sert à rien de défendre les intérêts nationaux et l’identité nationale pour de seules raisons égoïstes. Si notre individualisme prévaut, cela nous confinera dans le culte de la séparation et de la haine, ainsi qu’au culte nostalgique et irréel des gloires passées, nous empêchant de faire face aux défis actuels. Il est déjà clair que certains gouvernements et certains segments de leurs populations sont victimes de l’illusion qu’ils peuvent rester bien tranquillement au chaud à l’intérieur de leurs frontières, indifférents aux graves problèmes affectant le reste du monde.

Mais la véritable menace pour notre identité et nos chères valeurs ne vient pas de l’extérieur. Elle vient de l’intérieur de nous-mêmes, et aucun mur, aucun contrôle douanier – aussi strict soit-il – ne peut nous en protéger.

On peut comprendre que la pression de l’immigration fasse ressurgir pour un temps les éléments égoïstes, peureux et ambitieux qui se terrent au fond de nous-mêmes et dans le subconscient des nations, et que les gens se rebellent en se croyant forcés d’adopter une vision des choses plus inclusives. Mais si nous voulons résoudre cette crise affligeante, il est nécessaire que nous redéfinissions notre conception de nous-mêmes – que nous vivions comme faisant partie d’une humanité une et indivisible – et que nous apprenions à penser globalement et de façon inclusive. C’est seulement lorsque nous consacrerons nos identités individuelles à enrichir ce bien commun qui nous dépasse, contribuant ainsi volontairement au bien-être de l’humanité, que nous évoluerons enfin en tant que famille de nations vers un avenir nouveau et meilleur.




Home Une éducation à partir des lois naturelles du développement

Par Chantal Piganeau

Le domaine de l’éducation constitue un des grands chantiers de l’avenir. Chaque époque a ses défis, et la jeunesse peut les relever. Céline Alvarez est une jeune enseignante débutante en France, elle tente une expérience novatrice : poser de nouvelles bases à nos systèmes d’enseignement, et en démontrer concrètement l’efficacité. Et si l’école était passée à côté du potentiel réel des élèves, en raison de méthodes désuètes ? Pourrait-on poser, dès la maternelle, les bases d’une relation heureuse à l’apprentissage ?

C’est le pari que Céline Alvarez a relevé, prouvant que l’on peut faire bouger les lignes au sein de l’institution scolaire, dans des classes en difficulté, et obtenir des résultats plus que probants. Elle revisite les idées de Maria Montessori, à partir des connaissances récentes apportées par les neuro-sciences.

Que nous disent les neuro-sciences ? Le cerveau de l’enfant se développe par l’exploration libre d’un environnement riche, et par les interactions bienveillantes avec autrui. L’enfant apprend le mieux en partant à la découverte d’un univers attractif et sécurisant, tout en étant accompagné de façon individualisée. Si ces principes sont respectés, ses facultés se développent de façon naturelle, sans résistances.

De plus, entre 3 et 5 ans, le cerveau est à son plus large potentiel d’apprentissage, en raison du grand nombre de connexions neuronales et d’un mental encore peu conditionné. Les savoirs se construisent mais aussi des capacités de concentration, de mémoire, d’autonomie, d’autocontrôle et enfin la confiance en soi et le sens de l’autre. Si pendant cette période cruciale, on offre à l’enfant un espace de découverte à la mesure de son potentiel, et qu’on accompagne ses explorations, ses capacités peuvent s’épanouir. Comment concevoir une vie de classe selon ces principes ?

Allier Montessori et les neuro-sciences

La jeune femme obtient un poste en 2009, et sollicite le ministère de l’Education nationale, jusqu’à obtenir une mission particulière : on lui confie une classe expérimentale dont les résultats seront étudiés scientifiquement. C’est en maternelle à Gennevilliers, en banlieue parisienne, en septembre 2011. Il s’agit d’une Zone d’éducation prioritaire, donc un contexte à priori difficile. Elle fait installer le matériel dont elle a besoin, et s’adjoint une assistante à temps plein, financée par une association de bénévoles. Tout le matériel pédagogique, issu notamment de la méthode Montessori, est installé à hauteur des enfants, en libre accès. Les enfants peuvent circuler dans la classe et se regrouper. Les activités proposées sont ludiques, chargées de sens, et présentent un niveau de défi suffisant. Chaque enfant explore de façon autonome ce qui l’intéresse dans un atelier, y reste et y retourne autant qu’il le souhaite, à sa mesure et à son rythme.

L’enseignante et son assistante sont là pour accompagner, montrer, expliquer au besoin, toujours dans la bienveillance. L’initiative vient de l’enfant et l’adulte la soutient. Ainsi l’apprentissage s’expérimente sans tension inutile, dans une concentration naturelle.

Les deux adultes veillent en permanence à la qualité de leur comportement : utiliser un langage de bon niveau, poser des gestes précis et soignés, enfin cultiver le calme et le respect de l’autre. Et elles orientent patiemment les enfants vers la même attitude.

Trois niveaux d’âge sont réunis au sein d’une même classe, et les plus avancés apprennent aux plus petits ce qu’ils ont intégré. Chacun donne et reçoit du soutien, des conseils et des démonstrations. Chaque regroupement de la classe entière est l’occasion d’échanger, en toute convivialité. Ce sont des moments vivants et chaleureux.

En quelques mois, les parents sont surpris des progrès de leurs enfants : assurance, sociabilité et autonomie. Ils participent spontanément à la vie de la maison. Ils deviennent impliqués et joyeux, et beaucoup plus responsables.

Des résultats probants

Les tests vont montrer que les progrès réalisés au cours des six premiers mois dépassent largement les espérances. Les enfants qui avaient un sérieux retard d’acquisition, non seulement récupèrent un niveau correspondant au potentiel de leur âge, mais acquièrent une longueur d’avance. Mieux, en moyenne section, ils sont déjà nombreux à avoir accédé à la lecture, sans aucune pression, dans un mouvement spontané. La majorité des enfants de cinq ans maîtrisent la lecture et le sens des quatre opérations. Pour répondre à l’appétit de lecture des enfants, la classe fréquente la bibliothèque municipale, et chaque enfant ramène des livres le soir à la maison.

Céline Alvarez a pris soin de faire valider son expérience par une équipe de chercheurs du Centre national de recherche scientifique de Grenoble. Par ailleurs, des psychologues indépendants suivent le développement des enfants. Ils constatent que ces enfants, devenus très avancés pour leur âge, sont en excellente santé. L’atmosphère de classe est détendue et concentrée, les interactions sont respectueuses et empathiques. L’attitude des enfants témoigne de leur implication dans leur propre développement. Ainsi la jeune enseignante démontre que l’on peut inverser complètement la spirale de l’échec.

Hélas, le remaniement ministériel, suite aux élections de 2012, fera capoter le soutien officiel du projet. Céline Alvarez n’aura plus le droit de faire tester les enfants, elle le fera en cachette, avec l’accord des parents. Elle restera trois ans dans cette école, puis démissionnera, le temps de rassembler suffisamment de preuves pour rendre son expérience partageable.

Par la suite, elle réalisera un blog, formera des enseignants, et publiera un livre transmettant les fondements de cette approche. Associant le cadre scolaire à la recherche scientifique, actualisant la pédagogie Montessori à la lumière des découvertes récentes des neuro-sciences, et la rendant accessible à tous, Céline Alvarez montre que l’école peut devenir le lieu d’une éducation complète : un éveil des facultés et l’apprentissage heureux de la vie en société. Son expérience montre qu’il est possible d’éveiller le meilleur chez chacun, en tenant compte des lois naturelles du développement.


C. Alvarez, Les Lois naturelles de l’enfant, Les Arènes, 2016.




Home Winston Churchill et les ovnis

Par Phyllis Power

Un article écrit par Winston Churchill en 1939, jamais publié, a récemment été découvert au Musée Churchill aux Etats-Unis. Son titre : Sommes-nous seuls dans l’univers ?

A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, on peut supposer que ce qui a inspiré W. Churchill à écrire cet article, alors qu’il avait bien d’autres soucis d’ordre politique, a été l’émoi provoqué par la version radio du roman d’H. G. Wells La Guerre des Mondes, adaptée par Orson Welles, qui avait provoqué quelques mouvements de panique parmi la population qui avait cru qu’une invasion d’extraterrestres était effectivement en train de se produire. L’article a donc été écrit bien avant la période où ont été signalées de nombreuses observations d’ovnis qui ont éveillé un grand intérêt du public, en particulier dans les années 1950.

L’astrophysicien Mario Livio, qui fait connaître ce manuscrit, souligne que Churchill avait émis l’hypothèse de l’existence de nombreux autres soleils possédant un système planétaire comme le nôtre, longtemps avant les premières découvertes de planètes extrasolaires dans les années 1990. Ce qui impressionne M. Livio dans l’article de W. Churchill est sa façon d’aborder la question de la vie extraterrestre avec un « esprit scientifique » : « Ce qui est si étonnant, c’est que cet homme, sans doute le plus grand homme d’Etat du XXe siècle, ait pu non seulement s’intéresser aux extraterrestres, domaine normalement réservé aux scientifiques, mais encore qu’il ait pris la peine d’écrire lui-même un article de fond sur le sujet » (Nature, 15 février 2017). En fait, W. Churchill s’intéressait beaucoup à la science et à son importance dans la société. Lorsqu’il était premier ministre, il avait d’ailleurs appointé un conseiller scientifique du gouvernement.

L’article examine les conditions nécessaires à l’existence de la vie – la vie définie comme un environnement favorable à la reproduction des espèces – et définit la « zone habitable », la région orbitale étroite où une planète n’est ni trop chaude ni trop froide pour permettre la vie. La conclusion à laquelle parvient W. Churchill nous semblera banale aujourd’hui, mais à l’époque, elle était extrêmement originale : « Avec des centaines de milliers de nébuleuses, chacune contenant des milliards de soleils, les chances sont énormes de trouver des planètes sur lesquelles la vie serait possible. »

Par ailleurs, si W. Churchill émet également la possibilité de formes de vie sur Mars et Vénus, il ne fait aucune allusion à l’existence de la matière éthérique, qui peut seule expliquer la vie sur les autres planètes de notre système solaire, puisque ces planètes ne présentent aucune « zone habitable » selon les critères de notre science. Pourtant, le concept de matière éthérique est présent dans tous les récits des visiteurs de l’espace, relatés par exemple par Benjamin Creme et George Adamski (sur la base d’innombrables observations et témoignages). On peut néanmoins penser que le simple fait que W. Churchill ait écrit cet article suggère qu’il ait pu avoir l’intuition que la vie peut effectivement, comme il le dit lui-même, exister hors de notre planète.

En tant qu’initié de troisième degré, W. Churchill possédait des connaissances approfondies. Grand homme politique, il était aussi un historien passionné, un orateur charismatique, et il obtint même le prix Nobel de littérature en 1953. Et, plus important encore, en tant que premier ministre de la Grande-Bretagne, il a fortement contribué à la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale. Avec ses trois rayons 1 (personnalité, mental et physique), c’était un homme téméraire doué d’une volonté à toute épreuve comme en témoigne son travail comme correspondant de guerre au plus près des combats lors de la guerre des Boers au début de sa carrière. C’était aussi un non-conformiste. Mauvais élève à l’école, il s’est formé seul. En 1902, il devient franc-maçon, premier signe de son intérêt pour les choses de l’esprit.

L’article qui vient d’être découvert illustre son penchant pour des domaines qui transcendent la pensée conventionnelle de l’époque. L’article nous révèle également que lorsqu’il était premier ministre, pendant la guerre, W. Churchill semble avoir ordonné que les témoignages sur les apparitions d’ovnis soient gardés secrets pour éviter une panique générale.

A la fin des années 1950, W. Churchill a retravaillé son article, changeant le titre original Sommes-nous seuls dans l’espace ? pour un titre plus précis : Sommes-nous seuls dans l’univers ? A cette époque, de très nombreux témoignages de rencontres avec des ovnis et leurs occupants avaient été rendus publics et George Adamski avait publié ses livres au retentissement mondial, Les soucoupes volantes ont atterri en 1953, et A l’intérieur des vaisseaux de l’espace en 1955. W. Churchill conclut son article par une déclaration prophétique : « Quels que soient les progrès de notre civilisation, ils ne m’amèneront pas à penser que nous sommes le seul endroit dans cet univers immense où vivent des êtres doués d’intelligence, ni que nous sommes des êtres exceptionnels ayant atteint le plus haut degré de développement mental et physique que l’on puisse atteindre dans ce vaste espace-temps. » On fera le rapprochement avec ce que Benjamin Creme a affirmé dans une conférence en 2014 : « Les extraterrestres sont bien réels. Les occupants des véhicules spatiaux sont nos frères et sœurs [...]. Ce que nous appelons l’homme existe partout dans l’espace. »

Structure de rayons de Winston Churchill
Ame : 2 ; personnalité : 1 (sous-rayon 4) ; mental : 1 (6) ; astral : 4 (6) ; physique : 1 (3). Il était un initié de degré 3,0. (Source : La Mission de Maitreya, tome III)




Home Le pape François dénonce la déshumanisation


Source : press.vatican.va

La tendance à la déshumanisation « est un grave danger pour l’humanité qui vit un tournant historique », a écrit le pape François dans une lettre adressée à l’Assemblée régionale américaine des mouvements populaires, en février 2017.

« Depuis quelque temps, nous sommes confrontés à la crise du paradigme dominant. Je parle du système qui provoque d’énormes souffrances à la famille humaine, en agressant la dignité des personnes et de notre maison commune afin de maintenir l’invisible tyrannie de l’argent qui ne garantit que les privilèges de quelques-uns.

En tant que chrétiens et hommes de bonne volonté, nous avons perdu un temps précieux. Nous n’avons pas prêté assez d’attention à ces processus destructeurs […] et la déshumanisation s’accélère. La direction prise – la manière de résoudre ces crises qui s’amplifient – dépendra de l’implication des individus, en grande partie de vous-mêmes, les mouvements populaires.

[…] Nous courons le risque de renier nos voisins. Lorsque nous le faisons, sans nous en rendre compte, nous nions leur appartenance à l’humanité – ainsi que la nôtre. Nous nous renions et oublions le grand commandement de Jésus. Là est le danger, la déshumanisation. Mais là se trouve aussi l’opportunité : que la lumière de l’amour du prochain puisse éclairer la Terre de sa stupéfiante clarté tel un éclair dans la nuit ; que cette lumière nous réveille et permette à l’humanité véritable de jaillir dans une résistance authentique, une résilience et une persistance.

Le système économique qui place le dieu argent en son centre, et qui agit parfois avec la brutalité des voleurs de la parabole, inflige des blessures à un degré criminel et non reconnu. La société globalisée détourne souvent le regard, se prétendant innocente. Sous l’égide du politiquement correct, nous regardons ceux qui soufrent sans intervenir. On les filme en direct, on en parle par euphémismes et avec distance, sans rien faire pour guérir les blessures sociales ou s’attaquer aux structures qui laissent tant de nos frères et sœurs sur le bas- côté. Cette attitude révèle une absence de véritable engagement envers l’humanité.

Mais tôt ou tard, l’aveuglement moral et l’indifférence se révèlent comme quand un mirage se dissipe. Les blessures sont là, elles sont une réalité. Le chômage est réel, la violence est réelle, la corruption est réelle, la crise d’identité est réelle, l’éviscération des démocraties est réelle. La gangrène du système ne peut indéfiniment être blanchie à la chaux car tôt ou tard, l’odeur devient trop forte. Et quand elle ne peut plus être niée, le même pouvoir qui a engendré cet état de choses se met à manipuler la peur, l’insécurité, les querelles, et même l’indignation justifiée du peuple, afin de déplacer la responsabilité de tous ces maux sur un « non-voisin ». Je ne parle pas d’une personne en particulier. Je parle d’un processus social et politique qui fleurit dans de nombreuses régions du monde et pose un grave danger pour l’humanité.

Jésus nous enseigne une voie différente. Ne pas chercher à catégoriser les autres afin de savoir qui est un proche et qui ne l’est pas. Vous pouvez devenir proche de quiconque est dans le besoin, et vous le ferez si vous avez de la compassion dans le cœur. Autrement dit, si vous avez cette capacité de souffrir avec quelqu’un d’autre. Vous devez devenir un Samaritain. »





Les priorités de Maitreya

« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.

Home Israël : un présentateur de TV dénonce le traitement des Palestiniens


Source : Middle East Eye ; chaîne YouTube : haaretz.com

Alors que c’était la dernière fois qu’il présentait son émission, le comédien et écrivain comique israélien, Assaf Harel, également présentateur pour une chaîne de télévision israélienne, a fermement condamné la façon dont Israël traite les Palestiniens. Son monologue, diffusé dans tout le pays le 28 février 2017, a été largement vu et commenté sur les réseaux sociaux. L’émission, Good Night with Assaf Harel, ne sera pas reprogrammée en raison de ses trop faibles audiences, mais elle a gagné un fort soutien sur les réseaux. Voici un extrait de ce monologue :

« Je ne veux pas consacrer ce dernier monologue à une affaire de ces derniers jours, mais à un sujet plus général. Si vous regardez notre vie en Israël, c’est génial. Oui, tout est cher et on gagne largement moins que ce qu’on voudrait, le système de santé pourrait être meilleur, et oui, les politiciens pourraient être plus impressionnants et moins embarrassants. Mais si nous regardons notre vie avec un peu de recul, on s’en sort très bien. Vraiment. Super temps, bonne bouffe, gens sympas, plages superbes. Pas si mal, de façon générale.

Et c’est exactement ça le problème : on s’en sort très bien, mais il y a plusieurs millions de personnes dont nous sommes responsables, qui vivent dans des conditions atroces : infrastructures, nourriture, système de santé, système éducatif... Des millions qui vivent dans une pauvreté abjecte. La bande de Gaza est au bord de l’épidémie, souffre de coupures de courant et d’eau pendant des heures. Israël contrôle tout ce qui y entre et en sort. Mais ils ont choisi le Hamas, qu’ils en payent le prix. L’humanité ? Qu’est-ce que ça a à voir avec nous ? Sommes-nous là pour aimer les Arabes ? Depuis que les ultranationalistes sont au pouvoir, de plus en plus de voix mettent en garde contre l’apartheid. Vous voulez rire ? L’apartheid existe ici depuis toujours. C’est juste qu’on est du bon côté de la barrière, donc ça ne nous embête pas vraiment. Nous abusons des Palestiniens tous les jours depuis des années, niant leurs droits fondamentaux. En Judée et en Samarie, nous leur prenons leurs terres. Autrefois, nous utilisions le Fonds national juif pour collecter de l’argent et acheter les terres. Aujourd’hui ? Nous faisons une loi déclarant que nous pouvons juste leur prendre leurs terres et voilà. Les soldats ont tiré sur des lanceurs de cailloux, mais si en Israël quelqu’un lançait des cailloux, il ne serait même pas arrêté. Les journalistes palestiniens sont placés en détention administrative, sans procès, parce qu’ils écrivent...

Pendant des années, nous avons compté sur la haine, la même haine dont on se plaint plus tard dans les processus de paix. Pourquoi montez-vous vos enfants contre nous ? Pourquoi ne leur apprenez-vous pas à nous aimer ?

L’innovation la plus impressionnante d’Israël, plus que tous les projets de haute technologie ou les armements avancés de l’entreprise [israélienne] Rafael, c’est notre incroyable capacité à ignorer ce qui arrive, à quelques kilomètres, à nos voisins. Une population entière. Comme si elle n’existait pas. Pas aux infos, pas en ligne, pas sur les réseaux sociaux, et encore moins dans le cœur des gens. Rien. Nous avons un beau pays et de bons restaurants, et c’est amusant de voyager à l’étranger. Ne nous dites juste pas ce qui se passe vraiment. Nous sommes gentils, ne nous minez pas le moral [...].

Peut-être que nous nous réveillerons. Des dizaines d’ONG (Breaking the Silence, B’Tselem, Yesh Din, etc.) tentent d’alerter la société israélienne. Et qu’en disent les gens en retour ? – « Extrême gauche, organisations illégales [...] »

De nos jours, les organisations de défense des droits de l’homme sont ce qu’il y a de plus légitime et de plus sain dans la société israélienne. Elles essayent de réveiller une société endormie et bloquée, et cela est meilleur pour notre sécurité que n’importe quelle colonie ou avant-poste militaire. Et la raison pour laquelle Bennet [Naftali Bennet, dirigeant d’un parti religieux d’extrême droite] et Bibi [le premier ministre B. Netanyahou] sont si occupés à les décrire comme illégales est qu’elles disent la vérité sur l’occupation et sur ce qui se passe.

Bibi et Bennet savent que le jour même où les citoyens israéliens se réveilleront et découvriront ce qui se passe au-delà de la ligne verte (la frontière d’avant 1967), ce que cela fait à nos soldats, aux enfants élevés là-bas, aux anciens, aux familles, aux millions de gens innocents, à quel point ça pèse sur notre budget, notre société, notre économie… Ce jour-là, les gens se demanderont si les territoires occupés en valent vraiment la peine. Parce que du point de vue de la sécurité, tous les commandants en chef et tous les généraux disent depuis des années que ça n’a pas de sens.

C’est pour ça que je crois, et peut-être suis-je en train d’essayer de me convaincre, qu’à la fin, la frange droitière perdra. Parce qu’ils ont peur de la vérité, de la réalité. Ils essayent de la supprimer, de la cacher, ils empêchent les gens de l’entendre et empêchent les gens de parler. A la fin, il ne faut pas grand-chose pour calmer ceux qui profitent de l’apartheid. Mais il y a tous les autres, un autre peuple. Et ils sont là, même si nous ne parlons pas d’eux et même si nous ne les reconnaissons pas. Et nous prétendons qu’il n’y a que Nous, Dieu et la Terre promise…

Si seulement pour une fois nous pouvions nous réveiller avant la guerre, parce que jusqu’à maintenant, nous ne nous sommes réveillés qu’après. Il fallut la guerre du Kippour pour faire la paix avec l’Egypte. Il fallut la première intifada pour que soient signés les accords d’Oslo. Si seulement pour une fois nous pouvions être assez intelligents pour arriver à un accord de paix avant la guerre, dans le pire des cas après la guerre, ou après la guerre suivante. Mais dans tous les cas, nous nous réveillerons. »




Home La crise humanitaire, résultat de décennies de mondialisation incontrôlée


Source : IPS

Dans une tribune libre rédigée à l’occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, le 20 février 2017, le Dr Hanif Hassan Al Qassim, président du Geneva Centre for Human Rights Advancement and Global Dialogue (Centre genevois pour le progrès des droits humains et le dialogue global), un groupe de réflexion dédié à la promotion des droits humains par le dialogue interculturel, politique, religieux et civilisationnel, a été très clair sur les causes réelles de la crise actuelle et des conflits autour du monde : « Cette crise humanitaire est le résultat de décennies de mondialisation incontrôlée dans tous les pays, sans aucun souci de justice sociale. »

La crise qu’il mentionne est celle des réfugiés : « Les images bouleversantes de personnes désespérées tentant le traître voyage par la Méditerranée et les Balkans afin d’échapper aux conflits armés, aux tensions sociales, à la discrimination et à la pauvreté nuisent aux prérequis qui permettent d’atteindre l’harmonie sociale. »

Dans son article, le Dr Al Qassim avance : « Une des conséquences [de la mondialisation effrénée] est l’agitation sociale et l’exode massif. Que reste-t-il aujourd’hui de la paix et de ses bénéfices qui étaient censés revenir aux pays pauvres comme résultat de la fin du conflit Est-Ouest ?

La prolifération des conflits armés, particulièrement au Moyen- Orient, ébranle encore un peu plus le bien-être social. »

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), plus de 4 millions de personnes ont fui la Syrie en raison de la violence permanente dans le pays. La majorité d’entre eux vivent maintenant dans des camps et dans des abris de fortune. Ce sont des déplacés intérieurs, éparpillés dans des pays comme la Turquie, le Liban et la Jordanie. Le monde n’avait plus vu d’exode de masse de cette ampleur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le Dr Al Qassim note que « les conflits armés en cours et les déplacements de populations contreviennent à la vision exprimée par la Déclaration du droit au développement. Les inégalités croissantes de revenus font également croître les tensions sociales qui déstabilisent les sociétés ».

Le manque d’opportunités d’emplois étouffe la croissance économique et se termine en pauvreté, qui aboutit au chômage et aux tensions sociales.

Le 1er janvier 2016 sont entrés en vigueur les 17 Objectifs du développement durable (ODD) du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par les dirigeants mondiaux en septembre 2015. Au cours des quinze prochaines années, grâce à ces nouveaux objectifs qui s’appliquent à tous, les pays vont mobiliser leurs efforts pour mettre fin à toute forme de pauvreté, pour combattre les inégalités et pour s’attaquer au changement climatique. L’Agenda 2030 est une feuille de route audacieuse de la part des Etats pour encourager la cohésion et l’harmonie sociale.

« Le but est de vivre dans une société en paix, juste et équitable qui garantit à tous une distribution juste des revenus, l’accès aux ressources et l’égalité face aux opportunités, écrit le Dr Al Qassim. Nous devons saisir l’opportunité de nous occuper des causes de l’instabilité sociale et des rechutes économiques. Il faut donner les moyens aux gens, qu’ils puissent réaliser leur potentiel et se rendre maîtres de leur destin. Identifier, s’occuper et éradiquer les véritables causes de l’injustice sociale va nous permettre de promouvoir un développement plus équitable qui met l’humain au centre, et crée des synergies entre le développement sociétal et la sécurité humaine. S’occuper de l’injustice sociale est dans notre intérêt commun pour soutenir un ordre international plus durable. »

Le Dr Al Qassim termine sa tribune par une citation de Martin Luther King Jr : « L’injustice où qu’elle soit est une menace pour la justice dans le monde entier. »




Home La situation des droits de l’homme : rapport annuel d’Amnesty International


Source : Amnesty.org

 « Il est temps de se lever ensemble pour mettre un terme aux politiques de diabolisation qui créent un monde divisé et dangereux », affirme Amnesty International.

A la publication de son rapport annuel 2016-2017, l’ONG a demandé aux personnes du monde entier de ne pas laisser la rhétorique de la peur, des accusations et de la haine éroder la vision d’une société ouverte basée sur l’égalité. Si chaque individu prend position et agit pour protéger nos droits humains, ensemble nous pouvons inverser le courant.

« 2016 a vu la dignité humaine et l’égalité, et la notion même de famille humaine être vivement et sans cesse attaquée par de puissants discours d’accusations, de peur, et par la désignation de boucs émissaires, propagés par ceux qui voulaient prendre le pouvoir ou s’y maintenir quel qu’en soit le prix », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International.

Le rapport décrit 2016 comme l’année du « nous contre eux », des leaders populistes désignant des groupes de personnes comme menace aux intérêts nationaux. Si davantage d’Etats restreignent nos droits au nom de la sécurité nationale, le résultat pourrait être un effondrement complet de l’édifice des droits de l’homme. Des mouvements pacifiques tels que la Marche internationale de la femme, la protestation pro-démocratique en Gambie et la manifestation des étudiants d’Ayotzinapa au Mexique devraient nous inspirer à défendre nos libertés. »

Le rapport et la campagne en ligne d’Amnesty avertit que « la rhétorique politique toxique aux échos de discours haineux des années 1930 suscite la violence partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. »

Kerry Moscoguiri, directeur de campagne d’Amnesty pour le Royaume-Uni, a dénoncé la campagne autour du Brexit qui « a atteint un point bas, avec des conséquences bien trop réelles », faisant référence à la brutale augmentation de 57 % des plaintes contre les crimes haineux, la semaine suivant le vote. Elle a accusé le gouvernement anglais de « créer un climat hostile aux réfugiés et aux migrants » alors que le gouvernement réduisait drastiquement ses responsabilités envers ces personnes, et particulièrement envers les enfants isolés.

Mais le Royaume-Uni n’était pas le seul endroit où une rhétorique vicieuse s’en est prise aux plus vulnérables, tant 2016 a vu des dirigeants vendre partout dans le monde « l’idée dangereuse que certaines personnes sont moins humaines que d’autres », comme l’a dit Tirana Hassan, directrice de recherche sur les crises auprès de l’ONG. Elle a tout particulièrement fait référence à la violence semée par le président Donald Trump, le premier ministre hongrois Viktor Orbán qui demandait un référendum controversé sur les réfugiés, et le dirigeant philippin Rodrigo Duterte qui a lancé une guerre contre la drogue ayant déjà coûté des milliers de vies. « Ce rapport documente les très réelles conséquences en termes humains de politiciens tels que Trump, Orbán, Duterte, qui manient un programme qui traque, fait des boucs émissaires et déshumanise des groupes entiers de personnes », a-t-elle ajouté. Ces attaques menacent non seulement des vies humaines mais aussi le système de valeur inscrit dans la loi internationale après la Seconde Guerre mondiale, prévient l’ONG. « Quand le langage autour de reprendre possession de notre pays et rendre sa grandeur à l’Amérique est couplé avec des projets visant à traiter les migrants européens comme monnaie d’échange, et bannir les réfugiés au motif de leur religion, cela nourrit la méfiance et une profonde haine, et envoie le message fort que certaines personnes jouissent de droits humains et d’autres non, a déclaré Kate Allen, directrice d’Amnesty International pour le Royaume-Uni. Avons-nous oublié que les protections des droits de l’homme ont été créées après les atrocités de masse de la Seconde Guerre mondiale, comme une façon de s’assurer que plus jamais ça veuille réellement dire plus jamais ça ? »





Citation

Home Un Maître parle, novembre 1995

Par le Maître –

« De plus en plus, les hommes s’aperçoivent que « l’ère des miracles » n’est pas terminée, mais qu’au contraire elle prend toujours plus d’ampleur à travers le monde. Certaines manifestations récentes ont ébranlé jusque dans leurs fondements les complaisantes certitudes de millions de gens. [...]

Les miracles foisonnent, et continueront de stupéfier le monde ; quant aux prétendus experts qui tentent désespérément d’en nier l’existence, ils ne parviendront pas à réfuter ce que les hommes voient de leurs yeux. Grâce au regain d’espoir que susciteront ces manifestations, les hommes feront un rapprochement avec les sages paroles de Maitreya, et ils suivront ses directives. »




Home Extrait du message n° 11

Par Maitreya

« Mon émergence est proche mais, tout d’abord, j’indiquerai la nouvelle direction que l’homme, s’il veut survivre, devra prendre.

En premier lieu, les hommes doivent se considérer comme des frères, fils du Père unique. Ceci est essentiel s’ils veulent progresser d’un pas vers la divinité. Dans le monde, des hommes, des femmes et des petits enfants n’ont même pas le minimum nécessaire pour survivre ; ils s’entassent dans les villes de nombre des pays les plus pauvres du monde. Ce crime me remplit de honte. Mes frères, comment pouvez-vous regarder ces gens mourir sous vos yeux et vous considérer comme des hommes ?

Mon dessein est de les sauver, mes chers petits, d’une famine certaine et d’une mort inutile. Mon dessein est de vous montrer que la solution, pour venir à bout de vos problèmes, est d’écouter à nouveau la véritable voix de Dieu à l’intérieur de votre cœur, et de partager les ressources de ce monde des plus fertile avec vos frères et sœurs où qu’ils soient. »





La voix des peuples

Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.

Home Nous voulons les accueillir


Source : El País, El Mundo, La Vanguardia, Espagne

Le samedi 18 février 2017, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Barcelone (Espagne), exhortant le gouvernement espagnol à tenir immédiatement sa promesse d’accueillir des milliers de réfugiés.

Ada Colau, maire de la deuxième plus grande ville d’Espagne, a appelé les habitants de Barcelone à descendre dans la rue et à manifester avec le slogan « Volem acollir » (Nous voulons les accueillir, en catalan). La police locale a déclaré que plus de 160 000 personnes avaient répondu à son appel.

Beaucoup de ceux qui remplissaient la rue principale de Via Laietana portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Assez d’excuses, accueillez-les maintenant. »

L’Espagne s’était engagée à accueillir environ 16 000 demandeurs d’asile en provenance d’autres pays de l’UE dans le cadre d’un système de quotas approuvé en 2015, alors que le continent était confronté à la plus grande crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale. Comme d’autres membres de l’UE, l’Espagne est loin d’atteindre cet objectif, avec seulement 1 100 réfugiés reçus dans le pays à ce jour.

« Il faut penser aux autres. Si les portes ne s’ouvrent pas, les gens qui cherchent un avenir meilleur ne pourront rien faire. Rien », a expliqué Kissima, un Gambien de 23 ans arrivé en Espagne en 2010. Au premier rang de la manifestation, Oscar Camps, directeur de l’ONG Proactiva Open Arms, qui sauve les gens en Méditerranée, a été direct : « Aujourd’hui, le peuple a parlé. Jusqu’à présent, les politiciens n’ont parlé que pour se justifier. »

La manifestation, organisée par le groupe Casa Nostra, Casa Vostra (Notre maison, votre maison), s’est achevée sur la côte méditerranéenne, en mémoire des plus de 5 000 migrants qui ont perdu la vie l’année dernière en essayant de traverser la mer.

Ruben Wagensberg, militant des droits de l’homme et coordinateur de campagne, a déclaré : « Les gens sont frustrés. Ils ne savent pas quoi faire dans cette situation. Surtout avec l’ombre du populisme d’extrême droite planant sur toute l’Europe. C’est pourquoi il est si important que nous soyons tous dans la rue aujourd’hui pour dire que nous sommes nombreux à vouloir abriter ceux qui nous attendent aux frontières de l’Europe. »




Home Journée internationale de la femme


Source : Internationalwomensday.com

Le 8 mars 2017, la Journée internationale de la femme a invité « les individus et les masses » à contribuer à la création d’un meilleur monde du travail pour les femmes, dans un monde plus favorable à l’égalité des sexes. Le thème de cette année, Soyez audacieuses pour le changement, a été fêté avec des événements, des débats, des campagnes et des manifestations partout dans le monde. Voici quelques-uns de ces évènements :

Londres (G.-B.), 6 marsRefuge, qui défend les droits des femmes et des enfants, a organisé un événement contre la violence domestique. Un panel d’experts variés a examiné de nouvelles recherches sur le thème d’actualité de la violence non-physique et du contrôle coercitif chez les 16-21 ans.

Tokyo (Japon), 7 marsSpotlight on Japan. Un panel international d’experts a souligné certains des défis des femmes au Japon et a célébré les succès obtenus. Le pays avait glissé à la 111e place du classement du Forum économique mondial sur la parité des sexes, soit une baisse de 10 places depuis l’année précédente. Les ambassadeurs de Spotlight ont parlé à un public d’entrepreneurs, de chefs d’entreprises et de particuliers à tous les stades de leur carrière afin d’encourager les promesses de soutien pour établir la parité des sexes.

Dublin (Irlande), 7 marsEmbrace, un documentaire, a été projeté pour sensibiliser les gens à la culture mondiale, principalement féminine, du dégoût du corps et de la honte corporelle, qui a atteint des proportions épiques. Son objectif est de favoriser le développement d’une image corporelle positive en encourageant les femmes à mieux accepter qui elles sont, à utiliser un langage positif sur leur corps et celui des autres, et à prioriser la santé avant la beauté.

New York (Etats-Unis), 8 marsL’eau est un problème féminin : voici pourquoi. Une conférence de TEDx a été donnée par Eleanor Allen, PDG de Water for People (De l’eau pour les gens), organisation qui vise à « atteindre tout le monde, pour toujours, avec l’eau potable et l’assainissement ». Il y a 1,8 milliard de personnes sans accès à l’eau potable, 2,4 milliards qui n’ont pas accès à un assainissement adéquat et plus de 840 000 personnes qui meurent chaque année de maladies liées à l’eau.
L’accent mis sur l’eau en tant que « problème féminin » souligne le fait que nombre de femmes et d’enfants dans le monde passent plus de quatre heures chaque jour à marcher pour s’approvisionner en eau, souvent au risque extrême de violence sexuelle ou d’attaques par de la faune sauvage. En aidant les communautés à se libérer du cycle de la pauvreté, on permet aux femmes de consacrer du temps à leur croissance personnelle, à l’apprentissage et à la prospérité, plutôt que d’aller chercher de l’eau et de lutter contre la maladie.

Zurich (Suisse), 8 mars – Une marche a été organisée pour célébrer les réalisations sociales, politiques, économiques et culturelles des femmes.

Dubaï (Emirats arabes unis), 11 mars – Festival de littérature d’Emirates Airline. Un groupe d’auteurs (trois femmes et un homme) ont partagé leurs expériences sur ce qui peut être fait pour autonomiser les femmes, établir l’égalité entre les sexes et apporter des changements positifs.

Toronto (Canada), 11 mars – Un événement sportif a été organisé par #SHEfights : Be Bold for Change, célébrant les talents athlétiques féminins. #SHEfights promeut et finance de jeunes sportives dans leur développement et leur progression.




Home Un film d’Amir Amirani

Nous sommes nombreux

Par Suzanne Philipps

Nous sommes nombreux, puissant film documentaire produit et dirigé par Amir Amirani, retrace l’aventure extraordinaire de la manifestation mondiale de 2003 contre l’invasion de l’Irak.

Le 11 septembre 2001, deux avions détournés qui se sont écrasés sur les tours jumelles du Word Trade Center, à New-York (Etats-Unis), ont fait 3 000 victimes. Le film dévoile la campagne politique, médiatique et marketing, corrompue qui a abouti à la guerre en Irak, au cours de laquelle le président américain George W. Bush et le premier ministre britannique Tony Blair ont trompé le monde de façon désastreuse.

Interviewé dans le film, Hans Blix, responsable du contrôle des armements en Irak, déclare : « Tony Blair a perdu sa crédibilité lorsqu’il a présenté le « dossier douteux » selon lequel l’Irak pourrait attaquer le Royaume-Uni en 45 minutes. »

Le film montre ensuite la mise en place de la campagne britannique de Stop the War (Arrêtons la guerre), par un groupe présidé par Jeremy Corbyn, député travailliste, qui avait pour but d’empêcher les Etats-Unis de déclarer la guerre, en révélant les mensonges. On demanda à Tony Ben (alors député travailliste à la retraite) d’en être le président ; avant sa mort en mars 2014, il déclara : « Ce fut la campagne politique la plus puissante de ma vie. Un phénomène irréversible a débuté ce jour-là. » Un nombre considérable de personnes ont assisté à toutes les réunions et fin 2002, une manifestation mondiale a été planifiée.

Grâce à des images inspirantes et émouvantes, le film retrace les évènements du 15 février 2003, lorsque 12,5 millions de personnes ont manifesté dans 688 villes et 72 pays, sur tous les continents, y compris en Antarctique, contre le projet de guerre ! Le même jour à Londres, Maitreya, sous l’aspect d’un Antillais, s’est exclamé à Hyde Park : « Les peuples se réveillent ! » c’était une étonnante démonstration du pouvoir des peuples du monde entier. Lorsque la guerre en Irak a éclaté, il s’en est suivi une profonde déception des peuples qui ont pris conscience qu’ils n’ont pas été en mesure de l’empêcher. Cependant, de nombreux groupes de pression humanitaires d’origine populaire commencèrent à émerger.

Sameh Naguib, socialiste révolutionnaire, explique : « Une manifestation de masse de courte durée obtiendra peu de résultats, les protestations doivent s’intensifier. » Le 21 mars 2003, dès 12 h, heure de la déclaration de guerre, les Egyptiens ont commencé tranquillement et continuellement à manifester place Tahrir au Caire. Ce phénomène a culminé spectaculairement avec la « révolution du Printemps arabe » en 2011 qui s’est étendue à toute la région. Le peuple égyptien manifeste encore aujourd’hui, animé par la fervente conviction qu’il va triompher du gouvernement militaire.

Le film se termine en signalant qu’en août 2013 le parlement britannique a repoussé un projet de guerre contre la Syrie. Ce même mois, le sénat américain a décidé de ne pas engager de guerre contre la Syrie en raison de la pression de l’opinion publique. Les gouvernements tiennent enfin compte de la voix des peuples.





Courrier des lecteurs

La rédaction de Partage international a reçu, au fil des années, un grand nombre de « Courriers des lecteurs » qui ont été traités et confirmés comme de véritables rencontres avec des Maîtres ou un « porte-parole » mais qui n’ont pas encore été publiés.
D’autres courriers sont récents. Alors que nous ne pouvons plus confirmer ou indiquer qu’un Maître est impliqué, il se peut que l’expérience soit si forte qu’elle « parle d’elle-même » et apporte espoir, inspiration et réconfort.

Home Fortement recommandé

Le 21 janvier 2017, j’ai participé, à Londres, à la manifestation pour les droits des femmes. Toutes les rues menant à l’ambassade américaine, située Grosvenor Square, grouillaient de monde brandissant des banderoles, pour la plupart constituées de bouts de carton assemblés avec du scotch et portant des slogans hostiles à Donald Trump. La manifestation était composée de milliers de personnes, en grande partie de jeunes. L’ambiance était extraordinaire. Par la suite, la presse a fait état de trois millions de manifestants dans 60 pays.

Quand, enfin, je pus atteindre Grosvenor Square, il y avait moins de monde, et quelques stands avaient été installés sur le trottoir. Subitement, une femme d’apparence jeune, du stand de la coalition Stop the War (Arrêtons la guerre), se précipita vers moi, brandissant une pétition, ce qui me surprit. J’avais déjà signé une pétition de ce groupe la veille, et je pensai qu’il n’était pas utile que je signe à nouveau. Elle avait de beaux yeux noisette et ses boucles châtain entouraient un visage agréable. Elle fit remarquer qu’il s’agissait d’une nouvelle pétition exigeant que le gouvernement conservateur dise la vérité sur un tir raté de missile Trident en 2016. Je me rendis compte que je n’avais pas signé celle-ci et comme je m’exécutais, elle fit remarquer que les membres d’une même famille ont souvent la même écriture, ce qui était vrai pour certaines de mes sœurs et mon frère. Puis nous évoquâmes le nombre de manifestants, alors que les gens avaient commencé à descendre Park Lane une heure auparavant et que Grosvenor Square était encore noir de monde. C’était la plus grande manifestation à laquelle j’avais participé depuis longtemps. Elle acquiesça, affirmant qu’il y aurait beaucoup de changements à venir et qu’il était important d’aller voir le très bon film d’Amir Amirani, Nous sommes nombreux [Voir compte rendu page 19]. Comme je la remerciai en lui disant que j’irai voir le film, elle m’adressa un chaud et très agréable sourire. Alors que je m’en allai, un sentiment d’élévation m’envahit.

Par la suite, j’ai réalisé que j’avais fait une rencontre exceptionnelle avec une femme remarquable et qu’il n’y avait rien de tel que ces gigantesques manifestations pour que la voix des peuples s’exprime partout dans le monde.

S. P., West Sussex, G.-B.


Ce courrier n’a pas été confirmé.




Home Résolution du nouvel an

Le 1er janvier 2004, juste après minuit, sortant de l’église de Taizé après avoir participé à une prière pour la paix, je me rendis à la station de bus. Je croisai un mendiant allongé sur le trottoir devant une vitrine sans lui donner d’argent. Lui souhaitant une « Bonne et heureuse année », je continuai mon chemin en pensant que « cela ne collait pas avec la prière pour la paix. »

A la station de bus, je dus patienter une demi-heure. Peu à peu, une vingtaine de personnes me rejoignirent. En attendant, j’admirai le feu d’artifice.

Soudain, un homme m’adressa la parole. Il me demanda si je pouvais lui donner quelques pièces. Au premier abord, je ressentis de la colère car il ne posa la question qu’à moi. Mais ensuite, je pensai que le nouvel an ne devait pas débuter par un tel rejet et lui donnai une poignée de pièces. Il me remercia, me souhaita une bonne et heureuse année et s’en alla. Il ne demanda de l’argent à personne d’autre. Selon mon expérience, les mendiants quémandent toujours de l’argent auprès de toutes les personnes qu’ils rencontrent. Ce n’est pas ce qu’il fit.

M. W., Hambourg, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les deux mendiants étaient le Maître Jésus.


Home Surprise

Le samedi 25 janvier 2004, je pris le bus à Rathausmarkt, pour me rendre à l’église. Dans mon sac à main, j’avais un billet de 10 euros que je souhaitai donner à l’église, et dans ma poche j’avais plusieurs pièces de monnaie. Lorsque je descendis du bus, je vis un homme debout, telle une statue, avec deux sacs à ses pieds. Il avait l’air très vieux, était bossu, et portait un manteau semblable à un habit de moine, le capuchon relevé sur la tête. Il ne regardait pas dans ma direction.

Je ne savais s’il s’agissait d’un mendiant ou seulement d’une personne étrange. Mais sans trop y penser, je lui offris les pièces que j’avais dans ma poche. Il tendit la main comme s’il s’y attendait, me sourit et dévoila un visage jeune, d’environ 20 ans, en disant très clairement : « Merci beaucoup. » Je n’oublierai jamais ce visage jeune et souriant et ces deux mots percutants.

M. W., Hambourg, Allemagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.


Home Approbation

Peu après avoir appris un mauvais diagnostic à l’hôpital, mon mari et moi, en léger état de choc, quittions le supermarché pour nous rendre à Halifax.

J’ai la conviction que mon défunt père me laisse des messages encourageants sous la forme de pièces de deux pence, aussi, je ne fus pas surprise lorsque j’en trouvai deux par terre, dans un vieil emballage de sandwich. Je le remerciai mentalement et les ramassai.

A ma grande surprise, un jeune vagabond surgi en gesticulant et en proférant des mots choisis à mon intention à propos des pièces. Je fis demi-tour, plutôt déconfite, pour m’excuser et expliquer que je pensai honnêtement que les pièces de deux pence étaient un message de mon père. A ma grande surprise, il sembla comprendre et me proposa de garder les pièces et qu’en retour je lui donne un peu d’argent, ce que je fis.

Lorsque je rejoignis mon mari, le vagabond ne cessa de lever les pouces (je fis de même) et ceci eut pour effet de nous faire rire, mon mari et moi, malgré nos soucis. Je me demande si j’ai fait une rencontre spéciale, ce que j’espère.

L. L., Brighouse, West Yorkshire, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que le vagabond était Maitreya.


Home Une visite fugace

Une nuit de mars 1992, à Paris, je m’éveillai et vis, près de mon lit, un personnage vêtu d’un pantalon bouffant et d’une tunique, et dont je ne pus distinguer les traits du visage. Ses cheveux étaient courts, ondulés et de couleur bleu gris, presque blancs – l’atmosphère était floue mais amicale. C’était magique, mais malheureusement il disparut rapidement. Je ne pus lui parler, ni lui demander qui il était et pourquoi il me rendait visite. Il ne laissa aucun message. Depuis lors, j’ai l’impression que j’ai manqué une opportunité importante dans ma vie.

M. L., France

Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus.


Home Une rose qui dure

Vers avril 2002, j’allai acheter deux ouvrages d’Alice Bailey, ainsi qu’un autre livre, à ma librairie habituelle à Nantes. C’était la Saint-Georges et la libraire me donna très gentiment une rose. J’éprouvai une joie et une légèreté si inhabituelle que ce fut pour moi comme une bénédiction.

Comme je quittai la librairie, un homme m’arrêta. C’était un routard chaudement vêtu. Il donnait une impression chaleureuse. Il me demanda une pièce pour acheter quelque chose à manger. Comme son personnage m’intéressait, je lui posai quelques questions. Il m’expliqua qu’il avait beaucoup voyagé pendant plus de vingt ans ; le Canada, le Brésil et certains pays étaient contents de l’accueillir, d’autres ne l’étaient pas. Je lui donnai une pièce et pris congé de lui.

J’offris la rose à ma mère et la fleur resta fraîche pendant trois semaines. Pourriez-vous me dire ce qu’il s’est produit ce jour-là ? L’homme n’était-il qu’un simple routard ?

V. M., France.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le routard était Maitreya, qui a fait en sorte que la rose reste fraîche


Home Une bénédiction silencieuse

Il y a longtemps, alors que j’avais 19 ans, j’ai traversé certaines épreuves et une intense aspiration vers Dieu. Tout m’était insupportable, même si j’éprouvais de la compassion ou de la pitié, en dehors de cette aspiration vers la divinité, et l’espoir d’obtenir un signe, une preuve indéniable de mon âme, de ma nature immortelle et divine.

Un jour de juin 1990, je priai dans ma chambre, lorsqu’un voile fut retiré de mon cœur, une porte fut ouverte. Je ne sais comment décrire cela, mais quelque chose de merveilleux apparut dans mon cœur. C’était semblable à une flamme aimante et joyeuse ; une chose incroyable dans un silence total. J’étais cela, et c’était comme si cette merveille avait soulagé mon cœur de millions d’années de misère et d’obscurité.

Cette expérience me laissa pendant quelque temps dans une paix profonde. Depuis lors, je sais que nous sommes divins et que cet état de grâce nous attend.

J’aimerais savoir si cette expérience résulte d’un contact avec mon soi intérieur, d’une sorte de grâce de la part d’un Maître, ou d’une initiation.

V. M., France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’une bénédiction de Maitreya.


Home Un travailleur de la paix

Le 13 septembre 2003, au salon d’Oldenburg, je donnai une conférence dont le titre était : Un monde sans justice reste un monde sans paix – un appel de la part des Maîtres de Sagesse. Peu avant le début de la conférence, en attendant l’arrivée des participants, j’étais plutôt excitée et me sentais un peu perdue dans cette immense salle. Je prononçai la prière mondiale et demandai de l’aide. Un instant plus tard, un homme jeune entra. Il était vêtu d’une salopette et avait les cheveux attachés en queue de cheval ; la tenue typique d’un « militant politique ».

« Travaillez-vous pour la paix ? », me demanda-t-il, en entrant dans la salle. Je lui répondis que j’avais travaillé pour un groupe de paix. « Je fais partie d’Initiative pour la paix, répondit-il et il ajouta : Alors vous connaissez certainement W ? » Je ne m’en souvins que par la suite, et quelques semaines plus tard, par hasard, je rencontrai W.

Le « militant » voulait que je commence la conférence. Je lui demandai de patienter quelques instants. Un couple de personnes âgées entra, et il se mit à leur parler de la politique déplorable des Etats-Unis. Comme aucun autre participant ne semblait arriver, je commençai la conférence, sentant une forte énergie dans mon corps, mais dénuée de sentiments. De temps à autre, je lui lançai un coup d’œil, m’attendant à être contredite, mais rien ne se produisit. Selon moi, les groupes politiques ont du mal à accepter les sujets spirituels, bien que, entre les priorités de Maitreya et leurs points de vue, il n’y ait, en fait, souvent aucune différence. Ce ne fut pas son cas. Il ne contredit, ni ne rejeta ce que je disais. Par la suite il s’intéressa même aux documents sur le présentoir, spécialement ceux relatifs au partage et aux paroles du Maître sur la situation mondiale. Lorsqu’il vit un article du Maître sur « la Grande Mère » j’émis un doute : « Peut-être, cela ne vous intéresse-t-il pas ? Mais il répondit : « Pour moi, aucun problème. Cela concerne surtout les plus jeunes, ceux qui viendront après nous, ils liront cela ! »

Il m’expliqua qu’il envisageait d’aller en Afrique, où il pourrait mettre en pratique tout ce qu’il avait appris « car, ici, à cause de ma main, expliqua-t-il, je ne peux réaliser beaucoup de choses. » J’oubliai de lui demander de quoi il souffrait car sa main me parut normale.

Il me fit remarquer que c’était merveilleux de travailler dans un village avec les Africains. « Là, on peut créer à partir de rien. » Lorsque j’ajoutai que les Maîtres nous conseillaient de vivre plus simplement, il répondit : « VIVRE tout simplement ! » Il fit de nouveau allusion à sa santé et j’oubliai encore de lui poser la question, mais lui donnai un exemplaire de l’empreinte de la main de Maitreya qu’il prit en souriant.

Il était pressé car il désirait se rendre à Brême. En partant il déclara : « Je vous souhaite une grande audience. » Je me sentis aidée et encouragée. Ce militant était-il un « invité spécial » ?

H. P., Hambourg, Allemagne

Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait du Maître Jésus.



Compilation

Nous publions dans cette rubrique des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Home Des relations justes

Benjamin Creme répond à la question suivante (Partage international, juillet/août 2012), expliquant la valeur des compilations présentées chaque mois :
Q. Certains lecteurs apprécient les compilations, mais d’autres pensent qu’elles ne sont qu’une simple répétition de textes déjà publiés. En tant que rédacteur en chef, quel est votre point de vue ?
R. Bien que répétant effectivement des textes déjà publiés, les compilations constituent un rappel des enseignements. Le contexte thématique les présente d’un autre point de vue et met l’accent sur des points différents. Mon Maître dit que les compilations sont l’une des parties les plus importantes de la revue, et qu’elles ont un effet cumulatif.

Lorsque vous me verrez, vous saurez, mes amis, que l’ère nouvelle a véritablement commencé : l’ère de la construction de nouveaux repères pour l’avenir ; l’ère où s’établiront entre tous les peuples des relations justes et confiantes, où ils avanceront ensemble dans l’harmonie et le partage, éclairant le chemin pour ceux qui les suivront. Lorsque vous me verrez, vous saurez cela. Vous saurez que je viens, non comme un Dieu omnipotent pour régner, mais simplement comme un Frère aîné, pour vous montrer la voie. [Message n° 63 (Maitreya)]

Grâce à l’inspiration et aux conseils de Maitreya et de son groupe de Maîtres, les hommes se découvriront de plus en plus aptes à prendre les bonnes décisions et à agir en conformité avec le Plan. Cette prise de conscience mènera inévitablement à un sentiment croissant de fraternité, à la compréhension que les hommes ne peuvent progresser qu’en avançant tous ensemble.
Il ne manque plus que la volonté politique. Les peuples de la Terre sont prêts à accepter, dans leur manière de vivre, les réajustements nécessaires qui annonceront l’âge de la fraternité, et ils n’attendent que les directives et les conseils de Maitreya. Alors les peuples établiront-ils en leur sein de justes relations, et accepteront-ils de prendre leur part de responsabilité dans la direction du monde.
Dans un avenir proche, l’espoir renaîtra dans le cœur de l’humanité que le rêve de fraternité n’est ni une chimère, ni une aspiration stérile, mais une réalité qui doit se manifester ici et maintenant. [Le rêve de fraternité (Maître –)]

Les peuples du monde commencent à faire connaître leurs besoins et ils font tomber le mur de Berlin et tous les murs de Berlin qui existent dans les pays développés, faisant valoir leur droit à la nourriture, au travail, à élever leurs enfants dans la paix et dans des conditions décentes. Ces exigences vont s’amplifier. Lorsque Maitreya émergera, il stimulera les demandes de ces peuples et leur donnera de la puissance jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un seul gouvernement sur Terre qui puisse résister à ces appels à la liberté, à la justice et à de justes relations. Si la prochaine étape est l’établissement de justes relations, il faut la mettre en œuvre. Cela ne pourra se réaliser que lorsque les gens feront ce qu’il faut pour cela. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Maitreya montrera que, quand les hommes agissent à partir du cœur, ils agissent en accord avec le Plan qui, même s’ils n’en ont pas conscience, dirige la vie de tous. Quand ils prendront conscience de cela, ils abandonneront avec joie leurs égarements et leurs folies de naguère, et établiront entre eux les relations nouvelles et meilleures qui caractériseront l’âge à venir.
Quand les hommes l’entendront parler, ils prendront conscience que les relations justes sont la seule vraie réalité à laquelle ils aspirent, et, purifiés et enhardis à la fois, ils mettront en œuvre le processus conduisant au partage et à la justice. Ainsi les hommes assureront-ils la paix à laquelle ils aspirent et qui depuis si longtemps semblait leur échapper. [Une liberté nouvelle (Maître –)]

Le plan n’est pas une vague idée dans l’esprit d’une grande entité cosmique, mais concerne directement notre vie. Il est relatif aux justes relations humaines, et donc à la politique, à l’économie, à la religion, à la science et l’éducation, ainsi qu’à la question de savoir si les pauvres ont suffisamment à manger, s’il n’y a pas trop de pauvres et trop de riches, et si le fossé entre eux n’est pas trop grand. Tout cela fait partie du Plan de Dieu. Le Plan de Dieu n’est pas un ensemble de règles auxquelles on doit obéir, mais des idées qui ont une beauté et un sens profond car elles sont au cœur du fondement spirituel de notre vie. Lorsque nous visons à établir de justes relations entre les hommes, nous créons automatiquement les structures – politiques, économiques et sociales – qui permettront à ces relations de se mettre en place. [Le Grand Retour (B. Creme)]

N’oubliez pas, mes frères, que vous êtes uns, que le Père de tous vous a créés à son image divine, et qu’à travers vous brille la même lumière bénie d’Amour et de Vérité. L’heure vient, mes amis, où la lumière de la Vérité brillera tout autour de vous, où l’homme prendra son frère dans son cœur et le reconnaîtra comme lui-même. [Message n° 51 (Maitreya)]

Une tâche considérable attend l’humanité à ce point tournant de son existence : purifier le monde des habitudes ancestrales de pensée et d’action incorrectes, changer totalement sa vie sociale de façon à ce que chacun soit libéré de la peur : peur du manque, de la guerre, de la maladie et de la mort. Tâche colossale en vérité, mais qui vaut la peine d’être entreprise, car elle conduira à un nouvel art de vivre, à des relations nouvelles et plus agréables entre les hommes, et à un monde gouverné par les principes de justice et de fraternité, de partage et d’amour. Quel but plus noble pourrait-il exister pour l’humanité ? [Santé et guérison, deuxième partie (Maître –)]

Nous ne saurions entretenir de justes relations avec nos frères et nos sœurs du tiers monde alors qu’ils meurent de faim par millions tandis que nous vivons dans le luxe et le gaspillage. La solution est évidente. Le partage des ressources de ce monde d’abondance constitue le premier pas, essentiel, vers l’instauration de justes relations humaines. Le Christ mettra en lumière la nécessité d’y parvenir et donnera aux hommes l’inspiration suffisante. Son appel au partage et à la justice, qu’il considère comme les seuls moyens d’établir une paix authentique permettant d’assurer la survie de la race humaine et le salut du monde, est essentiellement un appel à l’établissement de relations justes et au refus de vivre avec les attitudes erronées que sont la compétition et l’avidité, aux niveaux individuel, national et international, la haine et la violence, plus répandues et plus puissantes que jamais, les tendances à la séparation et à l’exclusion, ainsi que l’adhésion fanatique à toutes sortes d’idéaux. Amertume et manque de confiance mutuelle nous ont conduits au bord de l’autodestruction.
La puissance de son énergie d’Amour – le « Glaive de la division » – a produit la polarisation qui règne aujourd’hui et montrera clairement à l’humanité la voie à suivre. Autour de lui se rassembleront tous ceux qui luttent pour la fin des exclusions, pour l’amour, la justice et la liberté de l’esprit. Ceux qui entretiennent l’exclusion et l’exploitation, la compétition et l’avidité, se révéleront au grand jour. Alors, le choix que les hommes devront faire sera sans équivoque : entre l’amour et la haine, entre le partage et l’avidité, entre la paix et la guerre, entre la vie et la mort, ils devront se prononcer. Le Christ a dit dans son message n° 11 de janvier 1978 : « Mon cœur m’indique votre réponse, votre choix, et s’en réjouit. » En réponse à son énergie d’Amour, les hommes se regrouperont pour exiger la justice, la paix et des relations justes. Cette tendance est déjà perceptible, et bientôt ces groupes constitueront la force la plus importante et feront entrer le monde dans une ère de paix et de bonne volonté. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Mes Maîtres vous apprendront les règles de la vie. Moi-même, je vous montrerai cette lumière plus élevée qui appelle l’humanité. Mon enseignement est à deux niveaux : il concerne la nature physique de l’homme, les nécessités de la vie ; il traite également de la nature des relations de l’homme avec cet Etre divin que nous appelons Dieu. Dans mon langage, ils ne font qu’un, car ce n’est que lorsque l’homme établit une relation correcte avec l’homme qu’il peut alors s’apparenter à Dieu. Mon but est de vous montrer ceci, de vous enseigner que lorsque l’homme découvre en lui-même la capacité de partager, d’aimer, de faire confiance, à partir de ce moment, il commence son ascension vers Dieu. [Message n° 29 (Maitreya)]

Nous, qui sommes vos Frères aînés, voyons se profiler toujours plus clairement les contours de l’avenir brillant qui attend les hommes ; nous voyons se dessiner une science qui laisserait pantois les esprits les plus féconds et les plus avancés de notre époque ; nous voyons aussi un art dont la beauté et la puissance créative n’ont jamais à ce jour été connues sur Terre.
Par-dessus tout, nous reconnaissons dans ce flux créatif d’une ampleur sans précédent dans l’histoire la résultante inévitable du grand changement intérieur par lequel passe l’humanité : apprendre à vivre selon les Lois de la vie. Quand les hommes comprendront tout cela en pleine conscience, comme un fait de la vie, ils prendront avec joie les mesures conduisant directement à la paix et à la justice, à la liberté et aux relations justes. La première de ces mesures se nomme Partage.
Avec l’aide et les directives de Maitreya, le Seigneur de l’amour, et de son groupe de Maîtres, les hommes ne manqueront pas de reconnaître que partage et relations justes sont une seule et même chose, procèdent d’un même élan : en donnant expression au besoin d’unité qui sous-tend notre apparente séparation, ils révèlent la vraie nature des hommes en tant que dieux. [Quand les hommes se pencheront sur leur passé (Maître –)]

La plus importante des priorités est le principe du partage et la redistribution des ressources de la Terre. C’est ce besoin fondamental que doivent, par-dessus tout, avoir présent à l’esprit ceux qui se préoccupent du bien-être du monde. Sans le partage, rien ne pourra s’accomplir. Sans le partage, les hommes ne connaîtront pas la paix. Lorsque le partage aura été érigé en principe directeur, l’humanité aura franchi l’étape la plus importante sur le chemin de la fraternité et des relations justes. Il ne fait aucun doute que les hommes accepteront le principe du partage ; la seule question est de savoir par quels moyens et à quel rythme ils mettront en application cette loi fondamentale. C’est pour les aider que Maitreya et son groupe sont réapparus dans le monde. Si l’humanité suit leurs conseils, elle y trouvera le plus sûr chemin vers la justice et la paix. Leur présence réveillera l’aspiration et poussera à l’action. C’est à travers ces hommes que les Maîtres changeront le cours de l’Histoire. [Les exigences du changement (Maître –)]

Rien n’est plus efficace que le service pour nous détourner de notre égocentrisme. Rien ne contribue autant à l’élargissement de notre perspective et à notre croissance spirituelle. Lorsque nous servons, nous nous identifions de plus en plus à « l’autre », à ce que nous servons, et notre attention se détourne progressivement de notre petit moi séparé. Nous acquérons une vision plus large, plus inclusive du monde, et entrons ainsi plus correctement en relation avec le Tout dont nous faisons partie. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Les hommes finiront par comprendre parfaitement que nous formons un seul groupe appelé humanité, que rien n’est séparé dans la totalité du cosmos, que tout est lié à tout le reste, que les lois qui relient les êtres humains les uns aux autres sont les lois issues de la non-existence de toute forme de clivage dans l’immensité de l’univers. L’impact sur nous des énergies de synthèse qui proviennent du Verseau sera tel que nous grandirons et nous percevrons de plus en plus comme fusionnés les uns avec les autres. C’est là l’essence même des énergies du Verseau. Elles ne fonctionnent qu’au niveau du groupe. Elles ne passent pas par les individus. L’individualité ne disparaîtra pas, mais elle sera mise au service du groupe.
Les hommes d’aujourd’hui ne sont que trop enclins à mettre en avant leur individualité. C’est pour cela qu’ils peuvent se conduire de façon si destructrice, parce que cette individualité est souvent utilisée par des êtres qui sont au pouvoir mais ne sont pas assez évolués pour l’exercer. Ils envahissent d’autres pays, font la guerre et pourrissent la vie de millions de gens. Cette individualité chérie dont nous sommes à juste titre si fiers doit être mise au service du groupe.
Le Verseau est l’ère du groupe. C’est l’ère de l’unité, de la synthèse des individualités dans le plus grand groupe. Son but n’est pas l’oblitération de l’individu. Ce n’est pas la disparition de la partie, des différences. Au contraire, son but est de synthétiser dans une totale unité le plus grand nombre de parties individuelles. C’est l’unité dans la diversité. Tel devrait être le slogan de tout travail dans l’avenir. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

Le monde attend la Déclaration du Christ. Cet événement  marquera le début de l’ère nouvelle. Lorsque les hommes suivront le Christ, ce qui ne fait aucun doute, ils prendront possession de l’héritage qui leur revient et recevront de sa part l’accolade de Joie et de Paix. Ils connaîtront alors le but de leur vie sur Terre et s’efforceront de l’atteindre. Ils connaîtront le dessein de leur âme et la meilleure manière de l’accomplir. Ils sauront également comment établir de justes relations avec Dieu et avec leurs frères, et faire de la fraternité humaine une réalité. [L’âge de lumière nous attend (Maître –)]





S.O.P. — Sauvons notre planète

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » [Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012]

Home Priorité à la planète Terre


Source : media.greenpeace.org

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G20, dont le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, se sont rencontrés les 16 et 17 février 2017 à Bonn (Allemagne) ; le thème de la conférence était : A la recherche d’un nouvel ordre mondial – la politique étrangère au-delà de la gestion de crise. Jennifer Morgan, directrice internationale de Greenpeace, a déclaré : « Le changement climatique représente une menace pour tous les pays du monde où qu’ils soient, y compris les Etats-Unis. Maintenant, ce sont les gens et la planète qui ont la priorité. Les leaders du G20 doivent montrer qu’ils sont unis face à la crise climatique. »

Sur le mat du bateau de Greenpeace, qui était amarré sur le Rhin près du Palais des Congrès de Bonn, les militants écologistes ont déployé une banderole où était écrit : « Priorité à la planète Terre. » Une quarantaine de militants venus par le fleuve en canots, sont montés à terre pour présenter une pétition demandant une adhésion totale à l’Accord sur le climat de Paris. Greenpeace met en cause la politique de D. Trump, « L’Amérique d’abord », en insistant tout particulièrement sur son soutien aux carburants fossiles.




Home Les Nations unies déclarent la guerre au plastique dans nos océans


Source : ipsnews.net

Les Nations unies déclarent la guerre aux matières plastiques qui polluent nos océans en se fondant sur des statistiques alarmantes qui montrent que ce problème aurait dû être traité depuis longtemps. Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de plastique sont déversées dans nos océans – ce qui représente le contenu d’un camion à la minute. Nous sommes en train de détruire notre planète, nous perturbons la vie marine, la pèche ainsi que le tourisme, et les dégâts causés aux écosystèmes marins se chiffrent à environ 8 milliards de dollars.

Le 23 février 2017, le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) a lancé à Nairobi une campagne mondiale sans précèdent afin d’éliminer d’ici 2022 les principales sources de déchets marins : les micro-plastiques présents dans les cosmétiques et l’utilisation excessive de produits plastiques jetables comme les sacs plastiques. [Partage international estime que cette date butoir devrait être avancée, vu l’urgence que représentent le changement climatique et la dégradation de l’environnement.]

Lancée à Bali, lors du Sommet économique mondial sur les Océans, la campagne Mers propres appelle les gouvernements à lancer d’urgence des politiques de réduction des déchets plastiques. La campagne vise également à faire prendre conscience aux industriels de la nécessité de réduire les emballages plastiques, de redéfinir les produits, et à inciter les consommateurs à ne plus jeter les produits – avant que les océans ne subissent des dégâts irréversibles.

Erik Solheim, directeur du Pnue, a déclaré : « Il est vraiment temps que nous nous occupions de ce problème de pollution par le plastique de nos océans. Cette pollution détériore des plages en Indonésie, se dépose sur le fond de l’océan au Pôle Nord, et remonte la chaîne alimentaire pour se retrouver dans nos assiettes. Nous avons attendu trop longtemps et cette pollution a empiré. Cela doit cesser. »

La campagne Mers propres est une initiative mondiale déjà rejointe par dix pays qui ont fait de grandes promesses : Belgique, Costa Rica, France, Grenade, Indonésie, Norvège, Panama, Sainte Lucie, Sierra Leone et Uruguay.

Selon certaines prévisions, si nous continuons à jeter autant d’objets comme les bouteilles, les sacs et les gobelets en plastique, il y aura d’ici 2050 plus de plastique que de poissons dans les océans et jusqu’à 99 % des oiseaux de mer auront ingurgité du plastique.

Des annonces importantes sont attendues au cours de la Conférence sur les océans qui se tiendra au siège des Nations unies à New York, du 5 au 9 juin 2017, et de l’Assemblée sur l’environnement qui aura lieu en décembre à Nairobi (Kenya).

« Nous n’avons pas à inventer ou à négocier quelque chose de nouveau, il nous faut juste agir afin de mettre en œuvre ce que nous avons déjà décidé », a déclaré Isabella Lövin, vice premier ministre de Suède.





Signes des temps

Les « Signes des temps » présentés dans cette rubrique ont été confirmés par le passé par Benjamin Creme ou s’imposent d’eux-mêmes sur la base de l’espoir et de la foi qu’ils suscitent. Nous les soumettons à votre réflexion.

Home Le miracle des lingams pendant Mahashivaratri


Source : Site web officiel Swami Premananda

Swami Premananda, décédé en 2011, continue à manifester des miracles dans son ashram de Trichy, au Tamil Nadu (Inde). Le 24 février 2017, à 20 h 30, tandis que les fidèles célébraient Mahashivaratri, trois lingams sont apparus miraculeusement dans le temple, devant sa statue.

Des témoins ont rapporté ce qui arriva ensuite : « Pendant la nuit de Mahashivaratri, vers 3 h 30, nous découvrîmes que trois nouveaux lingams s’étaient matérialisés. Le 25 février à 11 h 30, nous en trouvâmes deux autres de plus et en ouvrant le temple à 16 h ce même jour, nous en découvrîmes quatre supplémentaires. »

« Ce matin-là, en ouvrant le temple, nous fûmes heureusement surpris de voir la statue de swamiji couverte de vibhuti (cendre sacrée), et vers 5 h 20, quand nous remplaçâmes les fleurs, nous trouvâmes deux nouveaux lingams sous les fleurs. »

Au total, 14 lingams ont été manifestés cette année pendant cette fête.

En 1997, Benjamin Creme avait décrit dans Partage international la façon dont swami Premananda (de son vivant) créait des lingams. « Le lingam est une pierre ovale qui est un symbole de Shiva – la puissance créatrice. Une sorte de « flamme » commence à se développer dans le chakra muladhara, le centre énergétique situé à l’extrémité inférieure de la moelle épinière. Au bout de trois mois cette énergie éthérique développe une contrepartie physique dense. Au cours de la Mahashivaratri, la nuit de Shiva, le lingam « naît » dans la bouche de swami Premananda. Entre une semaine et un mois après le Mahashivaratri, un vibuthibhavan a lieu – alors Swami exhale de la vibuthi pendant de nombreuses heures. Produire de la vibuthi de cette façon est un signe que son corps se prépare déjà pour la concrétisation du lingam suivant. »

En avril 2016, le Maître de B. Creme avait confirmé que les lingams apparus lors de cette même fête, avaient en effet été manifestés par swami Premananda


Home Photographie envoyée par Soho


Source : YouTube : myunhauzen74

Le 12 février 2017, l’Observatoire solaire et héliosphèrique de la Nasa a photographié un immense objet près du soleil semblant émettre un grand rayon d’énergie.




Home Photographies d'un phénomène lumineux à Edmonton (Alberta)

En début de soirée du 26 janvier 2017, à Edmonton (Alberta), V. H. a pris des clichés d’un objet grand comme une étoile qui changeait de forme dans le ciel au nord-ouest.

Le Maître de Benjamin Creme avait confirmé de précédentes observations de l’« étoile » de Maitreya, au même endroit.


Home Un grand vaisseau-mère en forme de cigare


Source : YouTube : Streetcap1 ; The Event is coming soon

Début 2017, des observateurs d’ovnis ont repéré un immense objet en forme de cigare près de la Station spatiale internationale (ISS). Avant que la luminosité ne soit réduite, soit par le vaisseau lui-même, soit par la Nasa, l’ovni a été filmé par Streetcap 1 et publié le 2 mars 2017 sur YouTube. Tyler Glockner, traqueur d’ovni, a raconté : « J’ai surveillé et visionné des séquences diffusées en direct de l’ISS pendant des milliers d’heures. J’ai observé des ovnis, des cristaux de glace, des débris spatiaux et des réverbérations. Ce que nous observons ici ne ressemble à rien de cela. »




Home Un ovni à Tilo (Slovaquie)


Source : youTube : Martin Mikuaš

Ces derniers mois, au-dessus des montagnes près de Tilo, on a filmé cet ovni de couleur vive qui changeait de forme.




Home Des ovnis à Nerja en Espagne

Le 10 janvier 2017, au-dessus de Nerja, province de Malaga, Laura Fernandez Moreno, Dana Jordanka et Antonio Martin Ruiz, collaborateurs de Share International ont photographié ces gigantesques « ovnis en forme de nuage ».

Dans notre numéro de février 2011, Benjamin Creme et son Maître avaient indiqué qu’il existait une base d’ovnis sous les grottes de Nerja.


Home Des lumières inhabituelles à Leitrim (Irlande)


Source : ufosightingsdaily.com, mufon.com

La nuit du 25 novembre 2016, un témoin qui promenait ses chiens sur une route de campagne près de Leitrim (Irlande), a photographié des lumières inhabituelles dans un champ et au-dessus. « J’ai pris ce chemin de nombreuses fois et je n’ai jamais rien vu de tel », a-t-il déclaré. 




Home Un ovni en Normandie ?


Source : ufosightingsdaily.com

Le 11 février 2017, au crépuscule, de nombreux témoins ont observé un grand objet semi-transparent muni de lumières clignotantes. Un des témoins a filmé l’objet avec son téléphone portable avant qu’il ne tombe mystérieusement en panne de batterie.




Home Un immense objet au-dessus du volcan Colima (Mexique)


Source : ufosightingsdaily.com

Le 2 décembre 2016, une caméra de surveillance a enregistré un immense objet lumineux au-dessus du volcan Colima.






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