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Accueil > Revue Partage > année 2017

Extraits de la revue
Partage international

Février 2017 - N° 341 / 342

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


    • Armes nucléaires : il est temps de les éliminer par Robert Dodge
    • L’éducation en Finlande par Saku Mättö
    • Apprendre à aimer notre monde multipolaire par Jeffrey D. Sachs
    • Le Plan Marshall, la plus belle réussite des États-Unis à ce jour
    • Les dangers du populisme et la menace sur les droits humains par Kenneth Roth
    • Bangladesh : une eau de qualité pour tous – un problème de vie et de mort par Qazi Kholiquzzaman Ahmad
    • Civilisation en transition : incertitudes et opportunités par Graham Peebles


  • Point de vue
    • Il est urgent de changer de cap par David Suzuki


  • Tendances
    • Lettre ouverte aux maires des États-Unis et à Donald Trump
    • Colombie : le Parlement ratifie l’accord de paix révisé
    • La Journée internationale de la femme 2017
    • La Semaine mondiale de l’harmonie œcuménique 2017
    • Raviver la joie d’apprendre


  • Les priorités de Maitreya
    • Le secrétaire général de l’Onu appelle à un monde de paix
    • P comme Palestine


  • Citation
    • Extrait du message n° 102 par Maitreya


  • La voix de la raison
    • Le pape et le dalaï-lama se font l’écho des priorités de Maitreya


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews


  • Compilation


  • S.O.P. — Sauvons notre planète
    • Le solaire moins cher que les énergies fossiles
    • Bonne nouvelle pour les éléphants


  • Fenêtre sur le monde


  • Signes des temps




L'article du Maître

Home L’Epée de clivage en action et L’unité du genre humain

par le Maître –

L’Epée de clivage en action

par l’entremise de Benjamin Creme, le 8 septembre 2011

De temps à autre apparaît dans le monde une figure qui incarne ce qu’il peut y avoir de meilleur ou de pire chez les hommes. Pareil individu est voué à devenir le plus aimé ou le plus détesté d’entre eux. Dans un cas comme dans l'autre, il s’attire le plus souvent un grand nombre de partisans ou de fidèles. Un tel être exerce un attrait magnétique considérable sur la majorité de ses semblables, qu’il peut même parfois subjuguer par son immense pouvoir de destruction. Quelle que soit la nature de son action, il marquera l’histoire de son empreinte.

Aujourd’hui, nombreux sont les individus personnifiant le meilleur ou le pire qui se manifestent à travers le monde. Ceci a pour effet de présenter à l’humanité deux lignes d’action opposées, et de la confronter ainsi à un choix déterminant pour l’avenir de l’espèce humaine. En termes bibliques, c’est ce qu’on appelle « l’Epée de clivage ». Depuis de longues années, Maitreya, par les énergies qui émanent de lui et qu’il dirige vers le monde, s’efforce de provoquer cette confrontation des opposés. Certains pourront trouver cela étrange, mais il est essentiel que l’humanité fasse les bons choix pour son avenir. Sinon cet avenir serait des plus sombre.

L’Epée de clivage est l’énergie que nous appelons Amour : maniée par Maitreya, elle dresse « frère contre frère » et met partout à l’épreuve la véritable conscience divine des hommes. La finalité ultime de l’évolution est d’établir sur Terre le « Royaume de Dieu », et l’Épée de clivage montre la voie au genre humain.

Les enseignements de Maitreya sont simples. On pourrait croire ses priorités évidentes pour tous ; hélas, la réalité est tout autre. Maitreya brosse le tableau d’un avenir de quiétude et de paix qui naîtra inéluctablement d’une société de justice et de partage, de la création d’un monde « où personne ne connaît la privation, où tous les jours sont différents, où la joie de la fraternité se manifeste à travers tous les hommes ». Peut-être vous demanderez-vous comment on peut rejeter semblable message d’espoir : n’est-ce pas là l'avenir auquel nous aspirons tous ? C’est en tout cas celui dont rêvent la plupart des hommes, mais pas tous. A ce stade du processus évolutif, ils ne se trouvent pas tous au même niveau. Si au-delà d’un certain seuil l’avenir se présente pour eux sous de bons auspices, ceux qui n’ont pas encore atteint ce niveau de manifestation de leur Soi ne reconnaissent pas nécessairement que le partage est divin, que la justice et les relations justes le sont aussi : ils se représentent la divinité sous l’apparence de la compétition et du conflit, et jaugent la valeur d’un homme à l’aune de sa richesse.

Beaucoup vivent dans la peur et la souffrance ; sans travail et sans espoir d’une vie meilleure, ils luttent jour après jour pour survivre. Beaucoup d’autres prennent leur avenir en main, et souvent y perdent la vie. Dans le monde entier les hommes prennent conscience qu’une vie meilleure est possible, fondée sur la liberté et la justice. Soyez sans crainte : la voix des peuples s’élève, gagnant, par contagion, la Terre entière. Maitreya soutient ceux qui vivent — ou meurent — pour la liberté, la justice et l’unité du genre humain. Ce sont les jeunes qui montrent la voie : l’avenir leur appartient.
 

L’unité du genre humain

par l’entremise de Benjamin Creme, le 15 juin 2008

L’heure approche à grands pas où les hommes se rendront compte d’eux-mêmes que la voie sur laquelle ils sont engagés est erronée, préjudiciable à leur bonheur à venir, et vouée à l’échec. Voyant cela, ils s’interrogeront : pourquoi ce vide ? Pourquoi ne parvenons-nous pas à la paix à laquelle nous aspirons ? Où avons-nous fait fausse route ? Ils se tourneront alors vers Maitreya pour évaluer ses idées à l’aune de leurs préoccupations, et ils découvriront la place centrale qu’occupe dans sa pensée le concept d’Unité. Les hommes, leur dira-t-il, doivent se rendre compte qu’ils ne font qu’un, chacun d’eux étant partie intégrante d’un tout indivisible — la famille humaine —, et que cette unité doit se refléter dans tous leurs actes. Notre incapacité actuelle à appréhender cette réalité, soutiendra-t-il, est responsable de tous nos ennuis et difficultés, désaccords et peurs, conflits et guerres.

« Voyez en votre frère un autre vous-même », dit Maitreya. « Créez une réserve internationale de ressources, dans laquelle tous pourront puiser. C’est seulement ainsi, par le partage, que le monde pourra se renouveler ; seulement ainsi, par le partage, que les hommes trouveront le bonheur auquel ils aspirent. Le partage, et lui seul, amènera justice et paix. »

Ainsi Maitreya guidera-t-il les pensées des hommes vers la vérité qu’il amène et qu’il incarne. Ainsi leur montrera-t-il les erreurs qu’ils ont faites, et la solution à leur dilemme. Ainsi les hommes feront-ils le point de la situation, et prendront-ils de plus en plus conscience du bien-fondé de ses conseils. Progressivement, ils s’apercevront que seules les directives de Maitreya montrent la voie du bonheur et de la paix qu’au fond d’eux-mêmes ils désirent tous. Longtemps inhibés par la peur, ils trouveront alors dans la simplicité de son enseignement la réponse à toutes leurs craintes et à tous leurs malheurs.

Bien entendu, tous ne verront pas en Maitreya le guide qu'ils recherchent. A vrai dire, nombreux sont ceux qui trouveront dans son enseignement tout ce qu’ils ont en horreur. Peu à peu cependant, touchés par ses paroles simples et vraies, beaucoup y répondront avec ferveur, et leur élan entraînera les multitudes à épouser sa cause de justice et de paix. Son enseignement, pour simple qu’il soit, touchera au cœur tous ceux en qui la flamme de l’amour n’est pas encore éteinte.

Ainsi Maitreya œuvrera-t-il dans le monde entier, ralliant tous ceux qui aspirent à un nouveau départ, à un monde plus simple et plus heureux où ils puissent élever leurs enfants dans la paix et l’harmonie.

Le Jour de Déclaration sera le signal de ce nouveau départ pour la planète Terre. Lors de cet événement sans précédent, les hommes feront ensemble l’expérience de l’unité dont parle Maitreya. Ils se rendront compte que toute l’humanité vit cette même expérience. Ils éprouveront l’humble fierté de faire partie d’une immense famille de frères et sœurs dont les cœurs battent à l’unisson d’un amour jusque-là inconnu. Comme en une vaste étreinte, ce sentiment d’appartenance et d’union fera monter aux yeux de tous les larmes d’une joie longtemps oubliée.


Note de la rédaction
En cette période étrange le monde est polarisé entre des extrêmes apparemment irréconciliables. En même temps, l’humanité est une, et doit se voir comme telle : c’est pour elle la seule façon de combler le fossé et amorcer un processus de guérison. Ces deux articles du Maître de Benjamin Creme révèlent et illustrent à la fois les problèmes et leur solution, et indiquent donc la direction à prendre.





Home L’éducation en Finlande

par Saku Mättö Source : guardian.com

Un consensus international émerge progressivement sur le fait que fonder l’éducation sur la compétition est de plus en plus contreproductif pour préparer des élèves à une vie enrichissante. Des études montrent que l’apprentissage scolaire s’améliore régulièrement grâce aux politiques d’éducation finlandaises basées sur l’équité, la flexibilité, la créativité, le professionnalisme des enseignants ainsi que la confiance. Le système scolaire finlandais est pratiquement exempt de toute concurrence financière. La Finlande est l’exemple d’une nation étant passée d’un état agraire et industriel isolé dans les années 1950, à un modèle d’économie de la connaissance utilisant l’éducation comme clé du développement socio-économique.

La politique de l’éducation finlandaise repose sur le leadership durable fondé sur des valeurs communes et une vision partagée. Le principe a toujours été clair : l’éducation pour tous. De temps à autre, le chemin choisi a reflété les décisions du ou des groupes politiques au pouvoir, lesquels donnèrent leur propre interprétation de l’égalité, mais, comme l’explique le professeur Sirkka Ahonen, du département de l’Enseignement supérieur de l’Université d’Helsinki : « L’enseignement primaire a toujours reflété la façon dont la société, dans son ensemble, voit l’humanité et les idéaux. »


© SA-kuva
L’école la plus orientale de la Finlande a été ouverte en 1942 à Äänislinna en Finlande, maintenant Petroskoi en Russie.

La mise en place de l’enseignement obligatoire en Finlande a commencé en 1921, avec l’adoption de la loi sur l’enseignement obligatoire, laquelle stipulait, contrairement à beaucoup d’autres pays, que ce qui était obligatoire était l’acquisition de compétences, et non simplement de se rendre à l’école. A partir des années 1940, et dans une pleine mesure dans les années 1970, les écoles parallèles ont été abolies en faveur d’un système scolaire complet. Avec ce changement, l’éducation de base en Finlande est devenue pour la première fois totalement gratuite. A partir de 1978, tous les élèves recevaient également un repas quotidien gratuit dans le cadre de ce nouveau système.

L’ancien système scolaire parallèle était trop coûteux pour certains, et il conduisait l’ensemble des élèves à une scission dès l’âge de onze ans vers des filières menant soit à des apprentissages professionnels, soit à des formations universitaires.

Des études montrent que suite à la réforme globale de l’école, le revenu des parents n’était plus un bon indicateur du revenu probable des enfants ; c’est-à-dire que l’égalité des chances s’est accrue.

De nombreux tests Pisa1 ont montré que les enfants finlandais recevaient une bonne éducation dans le cadre du nouveau système non compétitif. La Finlande a été première en lecture en 2000, première en mathématiques en 2003 et première en sciences en 2006. Très peu d’élèves finlandais sont parmi les plus faibles, alors que beaucoup d’élèves obtiennent des notes élevées. En 2009, 19 % étaient parmi les plus doués en sciences, seulement derrière Shanghai (24 %) et Singapour (20 %).


© inhabitots.com
Le but principal de l’éducation durant la petite enfance n’est pas explicitement « l’éducation » au sens formel du terme,
mais la promotion de la santé et du bien-être de chaque enfant.

La Finlande figure également au sommet de la liste de Transparency International des pays les moins corrompus. Pasi Sahlberg, conférencier de renommée internationale sur le système éducatif finlandais, explique que cette transparence joue un rôle crucial dans le fonctionnement correct d’une démocratie, une gestion du secteur public fondée sur la confiance et dans la pérennité des fonctions fondamentales de l’État providence. Tout cela, à son tour, contribue à maintenir le bien commun parmi les objectifs communs, et permet à l’éducation gratuite universelle de rester un acquis en Finlande.

L’importance du jeu dans les écoles finlandaises
Une caractéristique essentielle de l’éducation en Finlande est un début tardif de la scolarité. Dans toutes les garderies finlandaises, l’accent n’est pas mis sur les mathématiques, la lecture ou l’écriture (les enfants n’apprennent rien sur ces matières avant l’âge de sept ans et l’école primaire), mais sur le jeu créatif. La tendance prépondérante est que les enfants de moins de sept ans ne sont pas prêts à commencer l’école, qu’ils ont besoin de temps pour jouer, être physiquement actif, et créatif.
Le but principal de l’éducation durant la petite enfance n’est pas explicitement « l’éducation » au sens formel du terme, mais la promotion de la santé et du bien-être de chaque enfant. La garderie les aide à développer de bonnes habitudes sociales : apprendre à se faire des amis et à respecter les autres par exemple, ou être capable de s’habiller. L’orientation officielle souligne également l’importance en préscolaire de la « joie de l’apprentissage », l’enrichissement linguistique et la communication. On met l’accent sur l’activité physique (au moins 90 minutes de jeu en plein air par jour). « La maternelle en Finlande ne se concentre pas sur la préparation des enfants à l’école de manière académique, écrit l’expert finlandais de l’éducation Pasi Sahlberg. L’objectif principal est plutôt de s’assurer que les enfants sont des individus heureux et responsables. »
La Finlande accorde plus de pouvoirs aux enseignants et aux élèves pour concevoir et orienter l’apprentissage. Les enseignants sont bien payés, bien formés (ils doivent compléter un diplôme spécialisé de cinq ans), respectés par les parents et estimés des politiciens qui leur font confiance. Il n’y a pas d’inspection des écoles et des enseignants, mais un système d’auto-évaluation. La politique éducative et l’enseignement sont fortement basés sur la recherche. La garderie n’est pas le seul facteur responsable de la réussite académique. La mission éducative finlandaise met l’accent sur l’idée que l’égalité est vitale pour la réussite économique et le bien-être de la société, ainsi que sur la conviction qu’une petite nation, dépendante de la créativité, de l’ingéniosité et de la solidarité pour participer à l’économie mondiale, ne peut pas se permettre d’inégalités ou de ségrégation dans la scolarité ou à la santé. Derrière son rang prestigieux en termes d’éducation, il existe un système complet de sécurité sociale et de santé publique qui assure l’un des taux de pauvreté infantile les plus bas en Europe, et un des plus hauts niveaux de bien-être. Selon Gunilla Holm, professeur d’éducation à l’Université d’Helsinki : « Le but est de tous progresser ensemble. »

P. Sahlberg énumère ainsi les pierres angulaires du système éducatif finlandais :

– Équité dans l’éducation.

– Système éducatif basé sur la confiance et la responsabilité.

– Éducation des tout-petits et élémentaire comprises comme faisant partie de l’ensemble des acquis accumulés tout au long de la vie.

– Personnel enseignant hautement qualifié.

– Importance du jeu – même plus que nous pouvons l’imaginer.

Il soutient également que l’émancipation politique des femmes constitue un facteur critique d’un système éducatif fonctionnel. A cet égard, la Finlande est le deuxième pays après l’Islande, suivie par les autres pays nordiques. « Les systèmes éducatifs ayant le plus de succès sont ceux qui allient qualité et équité », affirme Pasi Sahlberg.

Le CIMO (Centre pour la mobilité internationale), en collaboration avec le ministère finlandais de l’Éducation et de la culture et le Conseil national de l’éducation, ont préparé un guide rapide sur le système éducatif finlandais. http://xit.fi/edunutshell. Site de Pasi Sahlberg : http://pasisahlberg.com


1. Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) : étude internationale réalisée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans les pays membres et non membres. Les données sont recueillies sur les performances scolaires d’élèves de 15 ans, en mathématiques, en sciences et en lecture. Cette étude, exécutée pour la première fois en 2000, est renouvelée tous les trois ans. Elle vise à améliorer les politiques et les résultats de l’éducation. Elle mesure la résolution de problèmes et la cognition dans la vie quotidienne.




Home Le Plan Marshall, la plus belle réussite des États-Unis à ce jour

Le rayon de l’âme des États-Unis est le 2e rayon d’Amour-Sagesse qui s’est manifesté de manière évidente, après la guerre, avec le plan Marshall qui est à ce jour la plus grande réalisation des États-Unis vis-à-vis du reste du monde. Ce n’est pas votre sens de la compétition, votre informatisation, votre conquête de la Lune et votre espoir d’atteindre un jour la planète Mars qui importent. Tout le monde accomplit plus ou moins les mêmes prouesses techniques. Les États-Unis le font à plus grande échelle, mieux et plus vite, parce que c’est un pays plus vaste et plus doué pour ce genre de choses. Mais tout cela n’a guère d’importance. Ce qui compte réellement, ce sont les justes relations humaines créées par une nation quelle qu’elle soit. [L’Art de la coopération (Benjamin Creme)]

Avec la pression du changement, il se produit inévitablement une réaction, un contrecoup, avec un mouvement vers la droite.
Il existe un puissant courant de type fasciste aux États-Unis, qui observe les événements et attend une occasion pour se manifester. Cette opportunité pourrait venir lorsque les changements auront pris une certaine importance, mais les tenants de ce courant découvriront que les éléments les plus instruits du public prendront alors des positions auxquelles ils ne s’attendaient pas. Ils prendront le parti du changement. Vous découvrirez alors que la qualité d’âme des États-Unis, qui est de deuxième rayon d’amour-sagesse, sera évoquée par Maitreya et agira comme elle l’a déjà fait après la Seconde Guerre mondiale avec le plan Marshall.

Le plan Marshall est sans aucun doute la plus grande réalisation de l’Amérique moderne. Malheureusement, il y fut mis un terme à l’issue de ses premiers résultats en Europe, et il fut remplacé par le plan de la CIA dont l’objectif était de conserver le statu quo, de déstabiliser les pays orientés à gauche et de maintenir les États-Unis en première position. La CIA est encore très puissante aujourd’hui, mais cela aussi aura une fin.

Lorsque Maitreya sera davantage accepté et que l’opinion publique sera galvanisée, ceux qui résistent au changement se découvriront bientôt minoritaires. Des millions d’Américains de bonne volonté se joindront à Maitreya pour réclamer le changement et la justice. Un nouveau type d’action du genre plan Marshall sera instauré pour sauver les millions d’êtres qui meurent de faim dans le monde. Un immense et spectaculaire programme d’aide tel qu’il n’en a jamais existé auparavant sera organisé et mis en œuvre par l’intermédiaire des agences des Nations unies. Cela aura un profond retentissement sur l’opinion mondiale, y compris aux États-Unis. Les opposants au changement seront de moins en moins nombreux, de plus en plus retranchés dans leurs bastions qui ne pourront pas résister bien longtemps aux décisions de la majorité. [Le Grand Retour (B. Creme)]





Courrier des lecteurs

Home Commentaire d’une lectrice

Quel bel article sur Benjamin Creme (cf. PI, déc. 2016). J’ai été touchée et émue car il exprimait tant d’amour et de respect. Ce fut vraiment une consolation très spéciale. L’ensemble de ce numéro est selon moi imprégné de tant de bonté, et m’a donné tant d’espoir que je voudrais vous en remercier. Et c’est formidable que vous ayez encore tant de choses à publier.

Salutations chaleureuses et mille mercis pour votre travail.

M. v. d. R., Goirle, Pays-Bas




Home Nous ne sommes pas seuls

J’ai lu récemment un article sur la vie de Benjamin Creme. Le rédacteur se demande comment les sympathisants de B. Creme vont faire sans lui, sans conseil ni aide. J’exprime ici une expérience que j’ai vécue un mois après le décès de B. Creme.

Je me demandais si, avec la crise du monde actuel, l’attention du Maître de Benjamin Creme n’était pas urgemment requise ailleurs, et si nous, dans les groupes qui avons travaillé avec B. Creme, ne devrions pas nous habituer à travailler sans l’inspiration apportée par la présence, via Benjamin Creme, de son Maître. Je me suis aussitôt assis pour méditer et une telle énergie, plus puissante que jamais auparavant, s’est déversée en moi et autour de moi que je n’eus aucun doute sur la présence du Maître.

Mes pensées avaient été écoutées, on avait répondu à ma question et raffermi ma conviction.

Nom et adresse non communiqués




Home La proximité des Maîtres

Un soir, environ un mois après la mort de Benjamin Creme, à la fin de ma méditation personnelle, j’ai demandé à Maitreya en utilisant la carte de la « main » de Maitreya, une aide spécifique en relation avec le chakra du cœur. La réponse fut instantanée. Ce processus semble se poursuivre au fil des jours et nous entrons en 2017.

Nous ne sommes pas seuls. Toutes nos pensées et nos prières sont entendues et exhaussées.

Nom et adresse non communiqués




Home Encouragement exceptionnel

Cher Monsieur,

Le lundi, nous avons méditation de transmission chez nous à Almelo (Pays-Bas). Le 18 février 2002, j’étais seule chez moi et réalisai qu’il ne me restait plus beaucoup de temps avant la Transmission. Je me précipitai au centre commercial des environs pour faire quelques courses.

Devant l’entrée du centre commercial, je vis un homme debout portant autour du cou une reproduction en couleur d’environ 30 cm sur 60 du suaire de Turin. Il avait en main de petits prospectus avec la même reproduction en couleur du visage de Jésus. En voyant cela, j’eus un choc et pensai que cet homme pouvait peut-être être Maitreya ou Jésus. Mais je me mis à hésiter, à y regarder de plus près, puis à ressentir de la confusion – et alors on fait des erreurs. Je pensais que ça ne pouvait pas être Maitreya ou Jésus.

C’était un homme grand, d’environ 1,90 m, très mal vêtu, comme s’il venait directement de la ferme où il travaillait, mais avec des vêtements des années 1960. Son visage était étroit et maigre avec des joues très rouges en ce temps froid et pluvieux.

Je fis mes courses et ressortis. Il était toujours là, debout. Je voulus m’adresser à lui et lui demander quelle organisation il représentait, mais n’osai pas car il avait l’air peu accueillant, et avait le visage tourné vers d’autres passants. Je décidai de rentrer chez moi.

De retour à la maison, je continuai à penser à lui et me rendis compte que c’était comme si les passants ne le voyaient pas, car aucun ne le regardait, malgré sa taille imposante et sa grande photo autour du cou.

Ce soir-là, je fus très concentrée dans ma méditation de transmission, comme jamais auparavant.

On cherche toujours une explication quand on pense avoir rencontré un Maître. Personnellement, je pense que ces rencontres nous encouragent à continuer dans la vie, dans la tâche que nous avons entreprise, juste un encouragement. Je fus touchée et très reconnaissante pour cette attention.

Ai-je raison ? Ai-je rencontré Maitreya ou Jésus ?

H. M., Almelo, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.


Home Une rencontre émouvante

Cher Monsieur,

Début 2002, alors que j’étais à Schermerhorn (Pays-Bas) pour quelques jours, je promenai mon chien sur une route près d’une rivière, lorsque soudain, à une distance d’environ 25 m, je vis un homme grand et une femme beaucoup plus petite qui marchaient vers moi main dans la main. L’homme était vêtu de blanc, portait des lunettes et un petit chapeau. La femme avait l’air asiatique et avait un chignon. Lorsqu’ils arrivèrent à ma hauteur, l’homme me salua et dit : « C’est très calme, ici, n’est-ce pas ? » J’acquiesçai et il ajouta : « Nous habitons juste un peu plus loin dans une caravane » en montrant le canal derrière moi, à quelque distance. Son visage était rayonnant et souriant. La femme souriant sereinement, me regardait en silence.

Tout le temps de cette rencontre, je perdis le sens de ce qui m’environnait : un tel silence régnait parmi nous. Puis l’homme déclara : « Maintenant, nous allons continuer notre promenade. » Ils me dirent au revoir et partirent.

J. K., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya et la femme le Maître Jésus.


Home Disparition

(voir courrier précédent)

Le lendemain, je promenai à nouveau mon chien lorsque, regardant alentour, je vis un homme avec un enfant. Le père poussait son fils sur un petit tricycle.

Quelques secondes plus tard, je redonnai un regard alentour et ne les vis plus. Je fis demi-tour pour voir s’ils n’avaient pas quitté le chemin ! Ils avaient tout simplement disparu.

J. K., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya et l’enfant le Maître Jésus


Home Siège spécial

Cher Monsieur,

Le 6 août 2002, mon amie Angela et moi nous sommes retrouvées à San Francisco pour assister à la conférence de Benjamin Creme. Nous sommes arrivées tôt et avons attendu avec impatience l’ouverture de l’auditorium afin d’avoir une bonne place devant. Nous nous sommes assises dans une rangée étroite avec seulement trois sièges. En m’asseyant, je dis en riant à mon amie : « Je réserve cette place à côté de moi pour quelqu’un de spécial. » Je me suis alors demandé pourquoi j’avais dit cela. Nous étions heureuses d’entendre cette conférence, car il y avait plus de dix ans que j’avais pu assister à une conférence de Benjamin Creme.

Bientôt un grand homme, très bien vêtu, aux cheveux blancs, demanda très poliment : « Puis-je m’asseoir à côté de vous sur ce siège ? » Sa présence distinguée me surpris. Il était impeccablement habillé et ses chaussures semblaient n’avoir jamais été portées. Je pensais à un diplomate, ou un homme de télévision. Je lui demandai si c’était la première fois qu’il assistait à une conférence de B. Creme. Je ne me souviens pas de sa réponse exacte, mais il dit qu’il avait vu une affiche à une exposition sur Siddhartha et que cette conférence devait être importante pour avoir lieu dans une si grande salle. Il dit qu’il vivait « juste en face, là-bas » montrant la cathédrale Christ Church. J’imaginais un immeuble, dans cette direction.

Puis, je lui dis : « Je pense que vous serez comblé. » Il se mit à me poser des questions sur le moment où j’avais connu cette histoire. Comme il était si facile à aborder et qu’il me mettait à l’aise, je commençais à lui raconter comment j’avais entendu parler de Maitreya pour la première fois. Je lui dis qu’en 1977, le professeur d’un groupe d’étude d’Alice Bailey avait reçu une lettre de Londres annonçant les réunions de Benjamin Creme ainsi que le premier message télépathique reçu de Maitreya. Lorsque j’ai entendu le premier message de Maitreya, j’ai été comme électrisée. Je dis à l’homme distingué que ce message m’avait fait quelque chose et qu’il sonnait vrai. Il acquiesça. Je lui dis que ma première réaction fut de vouloir me rendre à Londres pour entendre cet homme parler, mais immédiatement, la pensée me traversa que ce n’était pas la chose à faire. L’été suivant, mon mari et moi quittâmes la Louisiane pour l’Oregon. Nous attendions d’en savoir davantage. Trois ans plus tard, nous avons appris que B. Creme venait aux États-Unis. Nous fûmes tellement exaltés d’apprendre cela que nous nous engageâmes auprès de Tara Center pour diffuser l’information sur Maitreya.

Le monsieur distingué écouta attentivement, posant d’autres questions. Il semblait très intéressé, acquiesçant souvent avec un : « Oui. » Par la suite, il demanda à voir les livres que je venais d’acheter et me remercia très gracieusement. Je lui parlai de la méditation de transmission qui avait lieu le lendemain soir. Il répondit : « J’apprécie votre invitation et je vous remercie, mais j’ai d’autres projets. »

Peut-être cet homme n’était-il qu’un gentil, très poli, distingué monsieur. Il avait l’air si familier. L’avais-je vu à la télévision ? Ou se pourrait-il que ce soit le Maître Jésus ?

PS. Pendant quelques années, j’ai eu des difficultés à marcher, en raison de douleurs lombaire et des hanches. Ce devait être ridicule de nous voir, Angela et moi, gravir la pente à San Francisco pour nous rendre à la conférence. Nous nous arrêtions toutes les deux minutes en riant. Après la conférence, en descendant de l’estrade après vous avoir rencontré, je me suis rendu compte que je ne boitais plus. J’allais déjà mieux !

Je vous remercie de votre aide et de vos conseils depuis tant d’années. Je me rends compte combien nous avons été bénis et ferons de notre mieux pour diffuser ce message d’espoir. Je sais que ces vingt dernières années ont été les plus importantes de ma vie et que je dois agir davantage.

N. B., Carrollton, Texas, États-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « monsieur distingué » était Maitreya.


Home Sérieux, pour leur jeune âge

A la fin de l’été 1996, lorsque je vivais à Portland, dans l’Oregon, j’étais assise sur le trottoir, à flanc de colline, près de ma maison, m’occupant d’un parterre de fleurs. Après un été humide suivi de températures plus élevées, les fleurs avaient disparu et certaines plantes souffraient d’oïdium et avaient besoin d’entretien. J’essayais de couper les fleurs mortes et de redresser certaines plantes lorsque deux jeunes garçons blonds, aux yeux bleus, d’environ six ans, s’arrêtèrent juste à côté de moi et demandèrent : « Êtes-vous heureuse ? Aimez-vous ce que vous faites ? » Je fus très surprise d’entendre une telle question de la part de ces enfants que je ne connaissais pas. Je ne me rappelle pas ce que je leur ai répondu, mais je me souviens de leur sourire et que je me demandais où ils habitaient. Ils me dirent « au revoir » et continuèrent leur chemin sur la colline. Quelques secondes plus tard, je regardai en arrière pour les voir et ils avaient disparu... peut-être au coin de la rue. J’étais encore un peu stupéfaite par leur question et je me demandai si je les reverrais. Mais je ne les ai jamais revus.

Nombre d’années se sont écoulées depuis cette agréable rencontre, mais je n’oublierai jamais leur regard sincère et attentionné.

Se pourrait-il que ce fût Maitreya et le Maître Jésus ?

N. B., Carrollton, Texas, États-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que les « jeunes garçons » étaient Maitreya et le Maître Jésus.


Home Un cadeau providentiel

Cher Monsieur,

Il y a longtemps, vers novembre 1982, j’ai vu une dame dont l’apparition resta pour moi un miracle.

En 1982, alors que le marché du travail était vraiment tendu, je cherchais un emploi à Vienne. Une entrevue d’embauche était prévue ce jour-là pour 9 h. Cette entrevue devait décider de mon recrutement. Il était primordial pour moi d’obtenir ce travail.

Pour être juste à l’heure, j’attendis dans ma voiture très près de l’entreprise et passai les derniers moments en ardente prière. Soudain, une très vieille femme, dont l’attitude me rappela beaucoup ma défunte grand-mère, frappa à la vitre et me fit signe de l’ouvrir.

Elle prit ma main dans les siennes, y déposa quelque chose et sans dire un mot j’eus le sentiment, qu’elle me disait : « Cela t’aidera. » Ouvrant la main, j’y vis une petite médaille représentant Marie et l’enfant Jésus. Lorsque je levai les yeux pour la remercier, elle avait disparu. Je sortis de la voiture pour la retrouver, mais sans succès.

Au cours de l’entretien, qui a duré des heures, j’ai dû passer par des épreuves intensives et difficiles. Néanmoins, avec une énergie encore inconnue, je maîtrisais tous les obstacles et finalement j’obtins l’emploi.

Maintenant, quelques années plus tard, j’aimerais savoir qui était vraiment cette très vieille et gracieuse dame ?

E. H., Biedermannsdorf, Autriche

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame » était le Maître Jésus.


Home Effets spéciaux

Cher Monsieur,

En 1998, je rendis visite à mes parents et leur apportait la vidéo d’une interview de Benjamin Creme, relative à la Réapparition, que je fis visionner à ma mère.

A la fin de la cassette, je lui demandai ce qu’elle en pensait. Elle hésita puis déclara que c’était bien, et que les effets spéciaux étaient très réussis. Cette réponse me surprit car il n’y avait pas d’effets spéciaux sur la bande, ce que je dis à ma mère. Elle répondit : « La façon dont Benjamin Creme a disparu et que quelqu’un d’autre est apparu à sa place. » « Je n’ai rien vu de cela » répliquai-je. Ma mère me demanda de cesser de tourner autour du pot. J’affirmai que ce n’était pas le cas et qu’elle avait vu quelque chose qui n’était pas sur la bande. Elle mit la cassette de côté et déclara qu’elle la regarderait à nouveau plus tard. A ce jour, je ne suis pas sûr qu’elle l’ait fait.

S’il vous plaît, pourriez-vous demander à votre Maître si Maitreya a quelque chose à voir avec cela ?

M. T., Toronto, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les « effets spéciaux » ont été manifestés pour votre mère par Maitreya.


Home Priorités

Au cours de l’été 1994, je me suis rendu à San Francisco pour assister à la conférence de Benjamin Creme. Le jour de la conférence, en fait, juste une heure avant, je roulais sur l’autoroute avec mon compagnon de voyage – qui souhaitait aussi assister à la conférence ; il se tourna vers moi et déclara : « Allons nous asseoir et nous détendre au bord de la mer et admirer les Red Woods. » Je pensais à sa suggestion, alors que le but de notre voyage depuis Vancouver (Canada) était d’assister à la conférence de B. Creme. Je me demandai à moi-même ce que je voulais faire.

Soudain, l’autoroute, le volant, la voiture, le ciel, tout devint noir comme si on avait éteint les lumières du monde, et tout ce que je vis fut le visage de Benjamin Creme et ses cheveux argentés. Puis tout redevint normal. Je continuai à rouler en direction de San Francisco. Je dis à mon ami : « Je ne sais pas pour toi, mais moi je vais à la conférence de B. Creme. » Il me regarda et dit : « D’accord. »

Votre Maître pourrait-il expliquer ce qui s’est produit ? Qui ou quoi fut responsable de cette expérience ?

M. T., Toronto, Canada

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’expérience vous a été donnée par Maitreya.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de sa sainteté le dalaï-lama et l’archevêque Tutu avec la collaboration de Douglas Abrams

Le Livre de la joie : le bonheur durable dans un monde en changement

par Marc Gregory

En ces temps décisifs pour la planète et l’humanité qui connaîtra soit une expansion de conscience qui la mènera vers une nouvelle ère glorieuse, soit de grands cataclysmes si elle ne change pas, la foi, l’espoir et l’action constructive sont cruciaux pour le bien-être de l’humanité. Aussi en ces temps, nombreux sont ceux qui cherchent en eux cette paix et cet équilibre qui leur permettront de maintenir cette foi et cet espoir.

En réponse à ce grand malaise, deux des leaders spirituels les plus populaires et respectés au monde, sa sainteté le dalaï-lama et l’archevêque Desmond Tutu, se sont attaqués au cours d’une fête d’anniversaire aux problèmes spirituels les plus problématiques de l’humanité.

Quelques explications sont nécessaires : en 2011, l’archevêque Tutu avait invité son ami le dalaï-lama à l’anniversaire de ses 80 ans. Mais le gouvernement sud-africain, cédant aux pressions du gouvernement chinois et malgré les protestations de l’archevêque, avait refusé au dalaï-lama l’entrée dans le pays.

Alors en 2015, à l’occasion du 80e anniversaire du dalaï-lama, l’archevêque assista aux célébrations qui eurent lieu dans la résidence en exil de sa sainteté à Dharamsala (Inde). Là, ils furent rejoints par Douglas Abrams, auteur et assistant de l’archevêque, et Thupten Jinpa, érudit bouddhiste et principal interprète du dalaï-lama depuis trente ans.

Bien que cette rencontre fût une rare occasion pour deux vieux amis de passer un peu de temps ensemble, le dialogue de ce week-end avait de plus grandes ambitions : déterminer comment il serait possible de développer et de maintenir une paix durable dans un monde troublé.

L’authenticité

Cette attitude authentique qu’ils adoptent face à ces problèmes vient, comme beaucoup le savent, de ce que tous les deux ont subi de rudes épreuves liées à des évènements mondiaux calamiteux. Devenu leader de six millions de Tibétains à l’âge de 15 ans, et après avoir tenté de négocier pendant neuf ans avec les dirigeants chinois qui occupaient son pays, le dalaï-lama dut quitter le Tibet à l’âge de 24 ans, en 1959, afin d’éviter un conflit qui se serait soldé par le massacre de son peuple. Son parcours vers l’exil fut périlleux et semé d’embûches, notamment au cours d’une marche de trois semaines à travers l’Himalaya, subissant des « tempêtes de sable et de neige alors qu’ils traversaient des zones montagneuses à 5 800 mètres d’altitude » (p.36).

Quant à Desmond Tutu, il devint leader de la lutte anti-apartheid alors que nombre des dirigeants du mouvement, notamment Nelson Mandela, furent emprisonnés par le gouvernement d’Afrique du Sud. Bénéficiant de la protection que lui conféraient sa position d’ecclésiastique de haut rang et le prix Nobel de la Paix qu’il reçut en 1984, l’archevêque milita ardemment dans des conditions très difficiles contre l’oppression des Noirs et d’autres personnes de couleur dans son pays. « Au cours de cette lutte sanglante, il enterra de nombreux hommes, femmes et enfants et prêcha sans relâche la paix et le pardon au cours des funérailles » (p. 44)

Le président Nelson Mandela lui demanda de créer la Commission « Vérité et Réconciliation » afin de faire face aux horreurs de l’apartheid et de guider le pays vers un avenir libéré de tout esprit de revanche ou de rétribution.

Ils ont tous les deux surmonté d’énormes épreuves, à la fois personnelles et en prenant à leur compte le fardeau de nations tout entières. Et pourtant ils sont toujours restés reliés à leur source de joie intérieure et n’ont pas perdu le contact avec leur humanité essentielle. « L’archevêque ne demande pas à être sanctifié et le dalaï-lama se considère comme étant un simple moine. » (p. 7).

Le stress, la peur et l’anxiété

Pour eux, les situations pénibles et les pensées négatives ne peuvent être évitées. A maintes reprises, ils répètent que ces conditions font partie de la vie, et ce sont nos attitudes et nos réponses face à elles qui déterminent ce que seront nos vies. Ils estiment également tous les deux que les épreuves et les difficultés sont l’occasion de croître et de se développer spirituellement.

Alors que le sort du peuple tibétain est une de ses principales préoccupations, le dalaï-lama explique : « Lorsque j’observe le monde, je vois beaucoup de problèmes, même au sein de la République populaire de Chine. Et en dehors de la Chine, il y a beaucoup d’autres problèmes et souffrances. Le fait d’être conscient des épreuves des autres [...] réduira nos propres angoisses et souffrances. » A ce sujet, Douglas Abrams fait le commentaire suivant : « Ceci n’est pas une négation de la douleur et de la souffrance mais un changement de perspective – de soi vers autrui, de l’angoisse à la compassion » (p. 37).

Ce changement de perspective est illustré par l’archevêque par le concept africain d’Ubuntu, qu’il décrit de la manière suivante : « [...] lorsque j’ai un petit morceau de pain, le partager avec vous me fait également du bien. Car après tout, aucun d’entre nous n’est venu au monde seul » (p. 60).

L’idée est d’étendre sa petite vision personnelle jusqu’à ce qu’elle englobe les luttes de toute l’humanité. En procédant ainsi, nous pourrions être amenés à soulager non seulement nos propres souffrances mais également celles des autres. Toutefois, ces deux leaders évoquent les conditionnements psychologiques qui rendent cette expansion problématique pour certains.

L’unité

« La manière dont nous réagissons face aux évènements de notre vie peut causer tellement de malheur dans nos cœurs et nos esprits, déclare le dalaï-lama (p. 83). Aujourd’hui tout particulièrement, dans notre système éducatif, les valeurs intérieures ne sont pas mises en avant. Alors, au lieu de développer nos valeurs intérieures, nous devenons égocentriques – nous pensons sans arrêt : Moi, Moi, Moi » (p. 77). Selon l’archevêque et le dalaï-lama : « [...] Une des principales causes de notre stress vient de ce que nous nous sentons séparés des autres, nous avons perdu notre esprit communautaire, l’Ubuntu » (p. 99). Ici, ils font clairement référence à une culture mondiale qui privilégie la compétition et la possession au lieu de l’unité et la fraternité – une culture qui encourage l’individu à se centrer sur ses propres problèmes et désirs au lieu de s’ouvrir à des perspectives plus larges. « En résumé, le message de l’archevêque et du dalaï-lama est que pour nous libérer de notre propre souffrance, il faut en fait se tourner vers la souffrance des autres » (p. 63)

La science

Il n’est pas surprenant que les considérations de deux des grandes personnalités altruistes de ce monde soient largement étayées par les découvertes des dernières recherches scientifiques sur le comportement humain.

Ainsi, les recherches en imagerie neurologique de Richard Davidson, un chercheur en neurologie basé à San Francisco, ont fait état de l’existence d’une théorie unifiée du cerveau « heureux ». R. Davidson a découvert qu’il existe quatre réseaux indépendants au sein de notre cerveau qui influent de manière durable sur notre bien-être. Ce sont « notre capacité à maintenir un état positif [...], notre capacité à nous rétablir d’un stress négatif [...], notre capacité à nous concentrer et à éviter la dispersion mentale, et notre capacité à être généreux » (p. 56). Nous nous réjouissons donc lorsque nous faisons le bien ou que nous voyons d’autres faire le bien ou faire l’objet d’un acte de bonté. « D’après ces recherches, lorsque nous venons au monde, nous sommes naturellement équipés pour la coopération, la compassion et la générosité » (p. 57).

Le consensus

En se basant sur leur propre expérience et aussi sur les dernières découvertes scientifiques, tous les deux proposent « les huit piliers de la joie », qui peuvent être utilisés pour maintenir durablement cet état d’être positif auquel la plupart d’entre nous aspirent. Quatre d’entre eux sont des qualités de l’esprit – perspective, humilité, humour et acceptation – les quatre autres étant des qualités du cœur – pardon, gratitude, compassion et générosité.

Ils sont tous les deux d’accord sur presque tout sauf un point, où leur approche de la même question se fait sous deux angles différents. L’archevêque Tutu dit : « Je pense que nous devons nous accepter tels que nous sommes [...] nous ne devons pas nous plaindre de nos pensées et émotions négatives. Lorsque nous essayons de ne pas avoir de telles pensées, elles ne font qu’être amplifiées par la culpabilité et la honte. » (p. 85)

Le dalaï-lama est d’accord, mais explique que nous pouvons, en entraînant notre esprit par l’introspection, apprendre à « éviter les émotions destructrices et développer celles qui sont positives. Le développement de l’esprit s’inscrit dans la durée et il faut développer l’immunité mentale » (p. 83-84). Et en effet, ils manifestent tous les deux en permanence une joie qui est bien plus profonde qu’un simple état de bonheur ou de contentement. Le but ultime, selon l’archevêque, est de devenir « un réservoir de joie, une oasis de paix, un océan de sérénité au bénéfice de tout votre entourage » (p. 63)

La lecture de ce livre est agréable, surtout les passages où transparaît l’amour profond et fraternel qui existe entre les deux hommes. Entre les moments où ils sont sérieux, il leur arrive souvent de se chamailler gentiment et de plaisanter, montrant par là qu’ils sont heureux d’être ensemble.

La signification symbolique de leur rencontre ne peut être surestimée. De par leur statut de leaders mondiaux et de par les traditions spirituelles qu’ils représentent, ce livre, qui symbolise l’unité entre l’Orient et l’Occident, est un encouragement à renoncer à nos attachements partisans à nos traditions spirituelles ou autres, et à considérer la famille humaine dans son ensemble comme étant une. Cette unité est au cœur de toutes leurs contemplations, et il n’y a aucun doute que tous les deux, chacun à sa façon et dans le cadre de sa propre tradition spirituelle, se font l’écho des Enseignements de la sagesse éternelle exposés par Maitreya et les Maîtres de Sagesse. Et il n’y a aucun doute quant à l’existence de notre unité essentielle quelle que soit notre race, notre nationalité ou notre inclinaison spirituelle, et que nos préoccupations ne doivent pas se limiter à notre environnement immédiat mais doivent s’étendre à l’humanité tout entière. Exemples vivants de ces principes rendus manifestes, l’archevêque et le dalaï-lama sont d’exemplaires serviteurs du monde.


Le Livre de la joie : le bonheur durable dans un monde en changement, par sa sainteté le dalaï-lama et l’archevêque Desmond Tutu, avec la collaboration de Douglas Abrams. 2016, Flammarion.





Interviews

Home L’émergence d’un mouvement populaire

Interview de Mark Lichty par Victoria Gater

Mark Lichty est le producteur délégué de Groundswell Rising (Montée d’une vague de fond), un documentaire sur la fracturation hydraulique (fracking). Ce film présente le combat passionné des gens engagés dans une confrontation de David contre Goliath aux États-Unis, et il défend les droits de l’homme, la santé publique et la justice sociale. Profondément militant, ce film procure aux téléspectateurs des éléments leur permettant d’avoir un impact sur leurs communautés. A travers des entretiens en toute simplicité et des témoignages authentiques, Groundswell Rising plonge le téléspectateur dans la vie de gens directement touchés par la fracturation et celle de ceux qui luttent sur le terrain pour arrêter cette forme d’extraction du gaz. M. Lichty a été interviewé pour Partage international par Victoria Gater, lors de la promotion du film au Royaume-Uni.

Partage international : Comment vous êtes-vous impliqué dans le film Groundswell Rising ?
Mark Lichty : J’étais à l’origine pro-fracturation. J’avais une usine de fabrication de produits métalliques et avais entendu dire que le gaz était bon marché en Pennsylvanie. J’avais donc décidé de passer au gaz. Je me chauffais au fuel et donc pour moi, je passais simplement d’un combustible fossile à un autre. C’est seulement quand mon ami Renard Cohen m’a annoncé qu’il voulait faire un film sur cette question que je me suis impliqué dans le projet. J’ai commencé à faire des recherches, et j’ai réalisé mon erreur lorsque j’ai découvert tous les problèmes de contamination de l’eau et de l’air, sa contribution à la crise climatique et tous les effets néfastes liés l’industrie de la fracturation.
J’avais dépensé 300 000 dollars pour passer du fuel au gaz et le problème est que maintenant je n’ai plus ces 300 000 dollars à investir dans une énergie alternative. Mon cas illustre ce qui se passe sur la planète : nous dépensons de l’argent dans les énergies fossiles alors que nous devrions le dépenser dans les énergies renouvelables. Et lorsque nous dépensons des millions de dollars pour les pipelines et l’infrastructure, les stations de compression et ainsi de suite, nous ne pouvons plus investir cet argent dans les énergies renouvelables. Et nous nous enfonçons de plus en plus dans un futur fossilisé.

PI. Quelle est la situation de la fracturation en Pennsylvanie où vous vivez ?
ML. Ça marche toujours fort. Nous sommes nombreux – dans la communauté religieuse, le monde de la santé – les médecins et les infirmières, à être très préoccupés par la fracturation. Beaucoup d’entre nous souhaiterait une interdiction, un moratoire, que j’appelle un « moraltorium », pour arrêter la fracturation.
Je suis convaincu que l’extraction de gaz de schiste ne peut se faire en toute sécurité. C’est très difficile en raison de l’omniprésence de l’argent dans l’industrie du gaz, et de l’ampleur de sa mainmise sur le gouvernement : il est presque impossible d’obtenir que le gouvernement arrête la fracturation. Nous avons remporté quelques succès devant la justice. La Cour suprême de Pennsylvanie a reconnu que la fracturation était « préjudiciable à la santé et à l’environnement ». Nous pensons donc que la meilleure manière de mener ce combat est devant la justice, car ils sont moins influencés par l’argent.

PI. Vous avez montré votre film à de nombreux publics. Quel impact constatez-vous sur les gens ?
ML. C’est une réaction très émotionnelle. Le film lui-même est plein d’émotions. C’est un film différent car il n’y a pas de narrateur : les narrateurs sont les gens touchés par la fracturation et qui sont filmés. Nous voulions faire un film chargé d’espoir et relatant des histoires personnelles. De nombreux exemples de cas personnels qui montrent qu’en s’impliquant on obtient des changements. L’auditoire part ainsi en se sentant inspiré, mais aussi choqué par ce qu’il se passe. Ils sont inspirés en voyant des gens qui obtiennent des résultats. C’est ce que nous espérions créer – que les gens se sentent aptes à agir. La nuit dernière, nous avons projeté le film dans la forêt de Dean, dans l’ouest de l’Angleterre, et un homme s’est levé et a dit : « J’ai déjà vu plusieurs films sur la fracturation, mais celui-ci me parle. Nous devons arrêter ça. » Quand j’entends cela, je sais que le film a atteint son objectif et produit l’effet espéré.
 

Photo : Groundswell Rising Trailer
Nous sommes nombreux – dans la communauté religieuse, le monde de la santé – les médecins et les infirmières, à être très préoccupés par la fracturation.

PI. Il y a dans le film un passage sur les communautés religieuses. Pensez-vous que leur implication soit importante pour le mouvement anti-fracturation ?
ML. Il est crucial d’amener les communautés religieuses à se mobiliser sur cette question. Elles ont eu un rôle déterminant pendant le combat pour les droits civiques. Elles ont joué un rôle déterminant lors de l’abolition de l’esclavage en Angleterre. Je pense donc que c’est crucial. Aux États-Unis, l’implication des communautés religieuses augmente. Il y a comparativement beaucoup plus de confessions religieuses impliquées maintenant – beaucoup plus qu’en Angleterre. Nous avons bien sûr beaucoup plus de communautés religieuses aux États-Unis qu’en Angleterre, mais cela va se développer en Angleterre pourvu que l’intention persiste.

PI. Vous faites actuellement la promotion du film au Royaume-Uni. Pourquoi précisément ici et que pensez-vous de la situation de la fracturation au Royaume-Uni ?
ML. Je suis venu ici tout à fait par hasard. Le film a été présenté à Paris lors de la COP 21 en décembre 2015 et j’ai rencontré deux militants climatiques britanniques qui voulaient que je vienne le présenter ici. Le moment était approprié parce qu’en fait le Royaume-Uni est dans la même situation que la Pennsylvanie il y a neuf ans. Et bien que vos politiciens soient sous l’influence des industries gazières, c’est dans une moindre mesure qu’aux États-Unis où les enjeux financiers sont parvenus jusqu’au niveau local et dressent les voisins les uns contre les autres. C’est donc le moment d’agir. Je vois vraiment les gens en prendre conscience et le film les aide à se dire en observant la Pennsylvanie : « Oh mince, je ne veux pas que nous devenions comme là-bas, ce n’est pas un bon endroit où vivre. »

Je suis reconnaissant envers ces militants qui s’engagent pour encourager les autres. J’ai rencontré tant de gens engagés, qui sacrifiaient pratiquement leur vie pour ce combat contre ce que j’appelle le mal. Cela m’inspire. Quelqu’un m’a demandé la nuit dernière : « N’êtes-vous pas épuisé ? Comment continuez-vous ? » Cela fait plus de six ans que je fais ça, depuis le lancement du tournage, et en fait ce sont ces auditoires qui m’inspirent. Cela se déroule comme je l’espérais.

PI. Vous avez terminé le film depuis trois ans. Si vous deviez le refaire aujourd’hui, changeriez-vous quelque chose ?
ML. Absolument. Une des choses que nous ne comprenions pas à l’époque était le degré de contribution de la fracturation à la crise climatique. La fracturation, en raison de la libération de méthane, est pire que le charbon. Le méthane est 84 fois plus nocif que le dioxyde de carbone. Les méthodes de fracturation sont plus nocives que de brûler du charbon et nous voyons qu’en Pennsylvanie on prévoit de convertir de nombreuses centrales à charbon en centrales au gaz. Il vaudrait mieux ne pas dépenser ces millions de dollars. Nous ferions mieux de dépenser cet argent dans les énergies renouvelables, mais nous ne l’avons malheureusement pas encore fait. J’aurais plus insisté sur le méthane, et aussi sur les tremblements de terre. On peut voir sur notre site web des séquences vidéo qui ne sont pas dans le film.

PI. Aimeriez-vous ajouter quelque chose ?
ML. Il est maintenant temps d’agir. Nous avons parlé de stratégie en Angleterre au cours de cette tournée et il semble qu’on se dirige vers une stratégie de mise en place de zones interdites à l’exploitation du gaz de schiste, comparables à ce qui a été fait avec succès en Floride et comparable à la stratégie australienne de « fermeture des portes » [Lock the Gate]. L’effort visant à donner aux gens une voix au niveau local est une très bonne stratégie. Il faut également réfléchir à ce que nous pouvons faire individuellement pour économiser l’énergie. Quand on agit individuellement, on ne mesure pas les retombées autour de nous. J’ajouterai ici mon histoire personnelle.
On m’a diagnostiqué un cancer de la prostate il y a onze ans. Mon père est décédé d’un cancer de la prostate et sa situation m’a inspiré à changer. J’ai adopté un régime végétarien et d’autres démarches pour traiter le cancer de la prostate, et suis maintenant en meilleure santé que je ne l’ai jamais été. En ce qui concerne mes habitudes alimentaires, les retombées sont tout à fait remarquables puisque j’ai réduit à un seizième l’empreinte carbone que j’avais lorsque j’étais un mangeur de viande. Nous pouvons donc agir et faire des choix importants au niveau individuel. Nous pouvons prendre aujourd’hui des décisions pour protéger notre planète et en mesurer les effets.


Plus d’informations : www.groundswellrising.com





Compilation

Home Ne perdez pas de vue l’enjeu : l’enjeu, c’est l’humanité ! [extraits]


« Ne perdez pas de vue l’enjeu : l’enjeu, c’est l’humanité ! » Maitreya, tel qu’il  est apparu à Hyde Park, sous les traits
d’un Antillais. [Photo extraite d’une vidéo.]

Réveillons-nous ! Le samedi 15 février 2003, un mois avant l’invasion de l’Irak, 1,8 million de personnes ont manifesté dans les rues de Londres pour la paix, puis se sont rassemblées à Hyde Park. Un Antillais attira l’attention d’une équipe de tournage qui réalisait des interviews des manifestants. Dans un courrier des lecteurs, évoquant cette interview, le Maître de Benjamin Creme a confirmé que cet homme était en fait Maitreya, sous cette apparence. Voici quelques extraits de cette interview : « Réveillons-nous ! Réveillons-nous ! Le monde appartient à la race humaine, mon frère. […] Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! Toute la jeune génération, les Noirs, les Blancs, tous sont là, et j’aime voir cela. Ah, mes amis, je n’aurais voulu manquer ce spectacle pour rien au monde ! Tous mes jeunes frères, mes jeunes frères et mes jeunes sœurs, qui ont parcouru tout ce chemin ! Je suis heureux. Je suis réellement heureux ! Nous nous réveillons ! Réveillez-vous, frères, gardez la foi ! Ne perdez pas de vue l’enjeu : l’enjeu, c’est l’humanité ! Car la race humaine appartient à nous tous ! Comme l’a dit Bertrand Russel [mathématicien et philosophe britannique] : « Souvenez-vous de votre humanité et oubliez le reste. » Sinon, c’est l’obscurité qui nous attend. Mais vous, la jeune génération, vous avez vu se lever l’aube d’un ordre nouveau et cet ordre appartient à la race humaine. » [PI avril 2003]

Partout où l’on marche et manifeste pour réclamer justice, paix et bon sens, Maitreya est présent, sous une apparence ou une autre, mêlé à la foule et parlant en son nom. Son énergie d’amour imprègne ces rassemblements de justes, leur insufflant le désir de persévérer. Sa force devient la leur, ils y puisent résolution et assurance. Ainsi le Seigneur de l’Amour renverse-t-il le courant de la haine et stimule-t-il l’ardeur des multitudes ; ainsi constate-t-il que les hommes de la Terre sont conscients de leur destinée et cherchent les moyens de réaliser les désirs qu’ils portent au fond de leur cœur. [La fin de l’asservissement (Maître –)]

Mon enseignement, si simple soit-il, vous montrera la nécessité de partager, de créer un fonds commun de ressources où tous les hommes pourront puiser, de substituer la coopération et la confiance à la cupidité, de manifester la divinité intérieure de l’homme. […] Une crise nécessitant une prise de décision attend l’humanité. Mon Amour provoque une polarité de points de vue ; c’est l’épée que je brandis. Mes amis, sachez de quel côté vous vous situez et recevez ma lumière. [Message n° 64 (Maitreya)]

L’apparition de nos visages marquera le début de l’ère des changements qui vont transformer le monde. […] Il faudra du courage pour mener à bien cette tâche colossale. Nombreux sont les défis à relever. Il n’est pas aisé de transformer un monde de fond en comble pour en construire un nouveau sur les ruines du passé. Prenez votre courage à deux mains et mettez-vous au travail. Bannissez la peur et accueillez l’avenir à bras ouverts. […] A plusieurs reprises dans le passé, l’homme a eu l’occasion de grandir, mais il n’a pas su saisir sa chance. Soyez prêts à saisir l’avenir à deux mains et à construire un monde de beauté. Fuyez le désespoir et créez dans la joie et l’amour, sachant que le futur attend votre étreinte. [Le chemin de l’avenir (Maître –)]

Tous les changements qui se produisent actuellement dans le monde provoquent une prise de conscience chez les hommes, qui ont décidé qu’ils en avaient assez, qu’ils avaient le droit d’être libres et de profiter de la vie. Ils ne veulent plus être conditionnés par la politique, la religion ou la commercialisation. La vie doit être équilibrée, et nous devons être conscients de la présence du Soi dans le cœur. Il a fallu la venue de Maitreya pour libérer cette conscience nouvelle dans le monde. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Maitreya est l’incarnation de l’énergie que nous appelons amour, le principe christique, et il déverse cet amour dans le monde jour après jour, sans interruption, en un flot intarissable. Cela a un effet subtil mais très net sur la façon dont les gens pensent et agissent. L’action est double. Dans la Bible, on parle d’épée de clivage. Maitreya vient en tant qu’épée de clivage, non pas pour unir les gens, mais pour « dresser le frère contre le frère et le père contre le fils ». C’est une manière symbolique de parler de cette énergie d’amour qui est totalement impersonnelle. Elle stimule toute chose, le bien comme le mal, l’égoïsme comme l’altruisme, tout cela en même temps. C’est pourquoi il faut l’immense connaissance et tout le savoir-faire de Maitreya pour veiller à ce que ceux qui absorbent cette énergie et peuvent l’utiliser de manière altruiste soient plus nombreux que ceux qui en font un usage égoïste. C’est de la haute voltige. Cette énergie stimule tout le monde, si bien que les égoïstes deviennent encore plus égoïstes et les altruistes de plus en plus altruistes. Ainsi le choix proposé à l’humanité est clair. […] Ou bien nous changeons totalement de comportement ou nous détruisons toute vie sur la planète. C’est ce que dira Maitreya. Nous avons peu de temps pour nous décider. Il dit : « Mon cœur connaît votre réponse, votre choix, et il s’en réjouit. » [Message n° 11]

 « La fin est connue depuis le commencement », et il sait qu’il n’est pas venu en vain. Mais nous devons savoir ce que nous voulons. Nous devons avoir une vision claire, tranchée, des deux possibilités qui s’offrent à nous : la voie du chaos et de l’autodestruction ou la voie qui mène à la plus merveilleuse civilisation jamais connue. C’est ainsi qu’agit l’épée de clivage, c’est-à-dire l’énergie d’amour. Nous commençons à en constater les effets. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Quand commencera l’ère nouvelle qui nous est promise ? Nous vivons une période de transition qui ne peut être que difficile. Tout ce dont nous sommes témoins résulte de l’impact de grandes énergies et de forces dont les effets sur l’humanité se traduisent de manière très diverse. Les réactions humaines, loin d’être uniformes et homogènes, sont malheureusement conditionnées par les intérêts, les ambitions et désirs de chacun, au niveau individuel comme au plan national. D’où cette pléthore de mouvements nationalistes et de revendications ethniques qui font leur apparition sur la scène mondiale. […]
La Hiérarchie a pour mission d’exécuter le Plan divin à travers « le centre que nous appelons la race des hommes ». Ceci doit être fait dans le respect continuel du libre arbitre humain, qui est d’essence divine. Ne recherchez donc pas la perfection dans la réalisation du Plan au niveau quotidien, voire annuel. Son accomplissement à long terme est assuré, cela ne fait pas le moindre doute. C’est l’homme, et lui seul, qui dicte par ses caprices le sentier emprunté.
Bientôt, on assistera à une diminution des tensions qui referment leur étau sur le monde. Les événements actuels déboucheront sur une crise qui amènera la dissolution de ces forces disparates, ouvrant la voie à des points de vue plus sensés. Les nécessités économiques forcent les pays riches à penser plus globalement, en meilleure harmonie avec les besoins de la communauté des nations. Bientôt, les difficultés engendrées par la cupidité contraindront les hommes à repenser leur théorie et pratique économiques, et c’est un monde plus juste qui en résultera. [Le Plan se réalise (Maître –)]

J’ai grand besoin de disciples qui réalisent l’importance des dangers de cette époque. J’ai également besoin de ceux qui ressentent ma présence pour faire connaître la promesse que cette ère apporte à leurs frères. Tous ceux qui partagent l’espoir que l’humanité puisse vivre en paix travaillent pour moi. La paix, le partage et la justice sont la base de mon enseignement. Partout où la lumière de ces vérités brille, je tourne mon regard et, par le canal de cette lumière, j’envoie mon amour. C’est ainsi que je travaille ; c’est ainsi, qu’à travers vous, je transforme le monde. [Message n° 92 (Maitreya)]

Aujourd’hui encore, le moment est venu pour le peuple de faire entendre sa voix. Aujourd’hui encore, il est essentiel que les besoins des peuples du monde en matière de justice, de liberté et de paix soient entendus et pris en compte par les détenteurs d’un pouvoir irresponsable.
Ces hommes dangereux, prisonniers du mirage du pouvoir, doivent réaliser que le temps de la guerre est terminé, que l’humanité aspire à la paix et à une sécurité aujourd’hui bien précaire. Il faut faire comprendre à ces petits « Napoléon » que leur règne est terminé, que les temps ont changé, qu’ils n’ont plus aucune crédibilité et que le pouvoir repose désormais entre les mains de ceux qui servent les véritables besoins du peuple.
 Lorsque Maitreya entrera en lice, il est possible qu’il passe tout d’abord inaperçu dans la fièvre des événements quotidiens peu propices au calme et à la sérénité. Cependant, les hommes ne tarderont pas à découvrir qu’un être à l’esprit plus profond, plus persuasif que le leur, a saisi leurs pensées et leurs besoins et qu’il les exprime en leur nom. Ainsi encouragés, ils s’uniront afin de mieux se faire entendre. [Le peuple se fera entendre (Maître –)]

Mes amis, faites le point, voyez où vous en êtes. Êtes-vous prêts à venir avec moi dans l’île bénie de l’Amour ? Êtes-vous prêts à partager avec tous ce que vous avez aujourd’hui ? Êtes-vous préparés, mes amis, à faire bravement face à la vie et à la considérer comme un défi à relever ? Rien ne pourra vous retenir si vous venez avec moi. Rien ne subsistera de l’ancienne inertie, mais, empreints de lumière et d’amour, mes amis, vous pourrez connaître la joie d’être proches du Père, cette joie qu’il est mon privilège de vous accorder. Alors, mes amis, prenez votre courage à deux mains et suivez-moi jusqu’à votre source. Rien de mal ne peut vous arriver, mes amis, Maitreya est avec vous ! [Message n° 86 (Maitreya)]

Joignez votre voix à toutes celles qui, haut et fort, réclament la paix et la justice, et prenez conscience de votre place dans l’Histoire. Un monde nouveau est en train de prendre forme, qui nécessite la participation de tous : chacun a son rôle à jouer dans cette vaste entreprise, et nul ne doit se sentir trop jeune ou trop âgé pour formuler ses aspirations à voix haute. [La voix de Maitreya (Maître –)]

Le monde se divise en deux groupes d’individus : l’un est progressiste, et l’autre conservateur ou réactionnaire. Les forces conservatrices et réactionnaires sont celles qui aiment le passé, qui s’accrochent au vieil ordre des Poissons (dont la nature même se fonde sur la séparation et la division). C’est ce dont nous sommes témoins aujourd’hui. Les forces du progrès sont celles qui recherchent un mode de vie plus constructif et plus inclusif dans lequel les forces du Verseau, les forces de synthèse, de fusion et de cohésion peuvent trouver expression. Là où dominent les forces autocratiques, conservatrices et réactionnaires, se trouvent les protagonistes du passé qui, à l’heure actuelle, s’expriment dans l’économie de marché, principal courant économique gouvernant le monde. Mais ce principe va décliner, car il ne fonctionne pas ; il est contraire à la loi de l’évolution. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

...

J’ai besoin d’aides. Je cherche à vous offrir l’opportunité de grandir par le service, de vous élever jusqu’à une lumière nouvelle, une responsabilité nouvelle, et, lorsque je lancerai mon appel, je compterai sur vous.
Nombreux sont ceux qui font déjà ce travail pour moi, sans pour autant me connaître, ignorant que je suis ici. Il en a toujours été ainsi, car beaucoup travaillent mieux dans l’ombre. Mais à vous, mes amis, se présente l’opportunité de servir consciemment et pleinement. Saisissez-la et commencez maintenant. Prenez part au Grand Plan qui change le monde, le chemin de l’avenir et du retour à Dieu. […]
Rien ne s’accomplira par hasard. C’est un appel à l’action que je lance, et cette action je la galvaniserai de bien des façons. Saisissez l’opportunité de devenir mes disciples, d’être mes amis, mes hommes véritables. [Message n° 21 (Maitreya)]





Fenêtre sur le monde

Home Apprendre les leçons de 2016

Source : guardian.com ; unlimited.world

Stephen Hawking, célèbre physicien théoricien anglais, pense que « nous traversons la période la plus dangereuse pour notre planète. » Dans un article publié en décembre 2016, il prévient : « Nous ne pouvons pas continuer à ignorer les inégalités, car nous avons les moyens de détruire notre planète mais pas de nous en échapper. » Il explique qu’une partie du danger réside dans la manière avec laquelle les élites considèrent le rejet dont ils ont récemment été l’objet par les masses populaires, comme au Royaume-Uni par ceux qui ont choisi de quitter l’U.E., et aux États-Unis par l’électorat qui a voté contre le statu quo. Il demande : « Devrions-nous, à notre tour, rejeter ces votes comme des effluves de populisme ne tenant pas compte des faits, et tenter de les contourner ou de les circonscrire ? »

Il ne fait aucun doute que les votes britanniques et américains exprimaient la colère et la frustration de la part de gens qui se sentent oubliés par la société et abandonnés par leurs dirigeants. « Ce fut, tout le monde semble d’accord à ce sujet, le moment où les oubliés ont parlé, trouvé leur voix pour rejeter les conseils des experts et des élites. » S. Hawking décrit un monde inégal et injuste, dans lequel le progrès technologique, l’automatisation et la mondialisation ne servent qu’à accroître le chômage au sein des classes moyennes. La percée des médias sociaux a montré un fossé plus grand que jamais entre riches et pauvres. Par quel autre moyen les marginalisés pourraient-ils faire entendre leur voix ?

« Nous devons mettre cette situation en parallèle avec la crise financière, qui a révélé aux gens qu’une poignée d’individus du secteur financier peuvent accumuler des avantages énormes aux dépens de tous les autres qui se retrouvent mis à contribution pour couvrir les conséquences de la cupidité des premiers. Nous vivons ainsi dans un monde aux inégalités financières croissantes, où beaucoup peuvent non seulement voir leur niveau de vie décroître, mais également voir disparaître leur capacité à gagner leur vie. Il n’est pas étonnant qu’ils cherchent une nouvelle voie, que D. Trump ou le Brexit peuvent sembler représenter.

Le mode de vie des personnes les plus riches dans les régions les plus prospères du monde est visible par quiconque, même pauvre, pour peu qu’il ait accès à un téléphone. En Afrique subsaharienne, il y a maintenant plus de gens avec un portable que de gens qui ont accès à l’eau potable ; cela signifie que très bientôt les inégalités sur notre planète ne pourront plus échapper à personne.

Les conséquences de cette situation sont évidentes : les pauvres des campagnes, poussés par l’espoir, affluent vers les bidonvilles des grandes villes. Et puis souvent, constatant que le nirvana qu’ils avaient aperçu sur Instagram n’est pas disponible là-bas, ils le cherchent à l’étranger, en rejoignant le grand nombre de migrants économiques en quête d’une vie meilleure. Ces migrants, à leur tour, posent de nouvelles contraintes aux infrastructures et aux économies des pays où ils sont arrivés, ce qui sape la tolérance et alimente encore davantage le populisme politique. »

Le professeur Hawking se demande quelle sera notre réponse collective à cet ensemble complexe de facteurs qui ont également un impact sur notre environnement et sur la santé de la planète elle-même. Il appelle à un effort concerté pour faire face à ces menaces pour notre survie et celle de la planète : «... C’est maintenant, plus qu’à tout autre moment de notre histoire, que notre espèce a besoin de regrouper ses forces. Nous faisons face à des défis environnementaux impressionnants tels que le changement climatique, la production alimentaire, la surpopulation, la décimation d’autres espèces, les épidémies et l’acidification des océans. Ces défis nous rappellent que nous sommes à l’époque la plus dangereuse du développement de l’humanité. Nous avons maintenant la technologie pour détruire la planète sur laquelle nous vivons, mais n’avons pas encore développé la capacité de nous y soustraire... »

S. Hawking soutient que les dirigeants politiques doivent reconnaître qu’eux-mêmes ainsi que les structures dirigeantes ont failli à leur mission et ont besoin de réformes. Le monde doit également veiller à ce que les systèmes économiques et financiers actuels soient revus au profit de tous. Il fait valoir ce qui, pour beaucoup, semblera être une idée radicale : « Avec des ressources de plus en plus concentrées entre les mains de quelques-uns, nous allons devoir apprendre à partager beaucoup plus qu’actuellement. Non seulement les emplois mais également des industries entières disparaissent. Il faut aider les gens à se recycler pour trouver leur place dans un monde nouveau et nous devons les soutenir financièrement pendant cette transition.

Si les communautés et les économies ne peuvent pas faire face aux niveaux actuels de migration, il faut davantage encourager le développement économique dans les pays d’origine, car c’est la seule solution pour que les millions de candidats à l’émigration se persuadent que leur avenir est à la maison. »

Stephen Hawking admet être optimiste lorsqu’il affirme que « nous pouvons le faire », mais c’est à condition que les élites tirent les leçons de 2016, prennent au sérieux les exigences des couches de la société précédemment muettes et prennent en compte les besoins urgents de la planète elle-même. Il appelle en particulier les élites à « apprendre avant tout une certaine humilité ».




Home Le début de la fin ?

L’idée que nous sommes à la fin d’un âge et au début d’une nouvelle ère semble percoler chez les médias grand public (Enfin ! se diront les lecteurs de Partage international). Ainsi, dans une déclaration du Nouvel An, Brian Eno, musicien britannique (pionnier de la musique ambiante) et militant, s’interroge sur la vision pessimiste qui prévaut et selon laquelle « 2016 a été une année catastrophique qui marque le début d’un long déclin ». Au contraire, il croit que nous pourrions être à la fin et non pas au début d’un long déclin : celui des quarante dernières années qui furent marquées par « un individualisme sans retenue », qui encensèrent une sorte « d’égoïsme vertueux » conduisant à d’énormes inégalités et à la perte de tout espoir face au futur. B. Eno soutient que, parallèlement à la colère populiste évidente en 2016, il existe un mouvement plus silencieux mais tout aussi puissant : « Les gens réfléchissent à la signification de la démocratie et de la vie en société, et surtout ils réfléchissent ensemble. » B. Eno termine sur une note d’espoir et d’optimisme : « Les inégalités érodent le cœur d’une société [...] Si nous voulons un avenir décent, nous devons nous en détourner et je pense que nous commençons à le faire. »

Le besoin d’espoir et d’engagement dans la vie publique pour contrer le pessimisme qui imprègne la politique actuellement est aussi le thème du premier article d’une série intitulée Utopian Thinking (Considérations utopiques) publiée par le journal britannique The Guardian. En dépit du caractère évidemment sombre de la situation politique actuelle, on peut percevoir un parfum d’optimisme. De nouvelles idées telles que le revenu de base ou la production locale d’énergie renouvelable se multiplient. L’espoir et l’optimisme sont essentiels et possibles. « Le pessimisme est anesthésiant, le fatalisme réconfortant ; l’optimisme vous rend vulnérable à chaque déception, mais c’est le tout premier de nos devoirs civiques. »

Comme les lecteurs de Partage international, ces auteurs refusent de céder au pessimisme et soulignent que nous pouvons tous faire appel à notre volonté pour prendre des mesures en faveur d’un changement positif.


Source : Brian Eno Facebook, Zoe Williams, Les jurys de citoyens pour contribuer à la construction d’une utopie démocratique, The Guardian, 9 janvier 2017.




Home Un revenu de base pour tous

Source : medium.com

Gar Alperovitz a connu une brillante carrière comme historien, économiste politique, militant, écrivain et membre du gouvernement1. Dans un récent article intitulé L’héritage technologique et le revenu de base, G. Alperovitz expose une nouvelle perspective historique qui, si elle était acceptée, transformerait l’idée d’un revenu de base pour tous en une simple question de bon sens. Il cite d’autres personnalités, certaines peut-être même inattendues, qui ont avancé cette idée sous une forme ou une autre : des individus allant des économistes conservateurs comme Milton Friedman (Prix Nobel d’économie), Martin Luther King, des féministes qui traitent des travaux ménagers, ou encore des militants pour les droits des Noirs qui sont face à une économie qui ne fournit tout simplement pas assez d’emplois pour des millions de personnes.

D’après G. Alperovitz, la justification principale d’un revenu de base peut s’exprimer comme suit : « Ce que la plupart d’entre nous reçoit comme revenu dépasse de très loin ce que nous pouvons prétendre être le résultat du « travail » que nous effectuons réellement. Une fois cette réalité pleinement prise en compte, la justification morale d’un revenu de base pour tous s’éloigne de ce qui est conventionnellement admis. Le point principal est la reconnaissance que la plupart des « revenus » sont des dons issus du passé. »

Sa thèse principale est que tout revenu est hérité et provient en fait du passé. « Une personne née à la fin du siècle actuel n’aura rien fait pour mériter cet énorme cadeau. Tout cela lui viendra comme un don du passé, principalement suite à l’accumulation des connaissances technologiques et scientifiques qu’elle reçoit simplement en naissant. »

Ce qu’une personne reçoit aujourd’hui ne provient pas de sa contribution individuelle. Il est évident qu’une personne qui travaille aujourd’hui produit, avec le même nombre d’heures de travail, beaucoup plus que quelqu’un qui utilisait la technologie des années 1800. La différence est principalement due aux avancées technologiques dont les bénéfices nous apparaissent comme un héritage libre (et dont la plus grande part est captée par les groupes à revenu élevé).

Si on accepte l’argument selon lequel une partie de nos revenus provient du passé, de cet « énorme excédent d’héritage technologique » alors une part importante de ces revenus devrait revenir à chacun d’entre nous simplement parce qu’il fait partie de la communauté humaine. Et si la source principale de la richesse moderne est un héritage collectif de la connaissance, alors, la distribution incroyablement inéquitable de cette richesse dans la société moderne est encore plus abominable et illogique.

G. Alperovitz cite Martin Luther King : « Je suis maintenant convaincu que l’approche la plus simple s’avérera la plus efficace ; la solution à la pauvreté consiste à l’abolir directement par une mesure désormais largement discutée : le revenu garanti. »

Gar Alperovitz poursuit : « On pourrait raisonnablement argumenter en faveur d’une obligation morale d’apporter une contribution à la société en échange de ces dons du passé. D’autre part, une société généreuse pourrait tout aussi bien affirmer que, par principe, personne ne devrait avoir faim ou vivre dans la peur et l’insécurité. Dans ce cas, une petite partie de ces dons issus du passé serait simplement allouée en faveur d’un revenu de base. »

Il est probable qu’une telle générosité finirait par revenir à la communauté sous une forme ou une autre. Mais dans ce contexte, un revenu de base pourrait également être considéré comme un dividende pour le travail non rémunéré qui incombe principalement aux femmes et aux pauvres, et qui n’est pas valorisé dans notre système économique.

« Le développement de l’une ou l’autre forme de revenu de base ne peut se substituer à la nécessité d’une transformation beaucoup plus profonde du système actuel qui est totalement inéquitable et écologiquement insoutenable. D’autre part, et indépendamment de la question de savoir si nous devons obliger les très pauvres et surtout ceux qui s’occupent des enfants et des personnes âgées à abandonner leurs occupations actuelles pour aller travailler ailleurs (s’ils arrivent à trouver un emploi), l’accumulation d’héritages technologiques et autres connaissances constituent un cadeau extraordinaire pour nous tous, qui, s’il est reconnu, peut aider à donner un sens et une forme à une société nouvelle, plus équitable, plus solidaire, plus généreuse et plus axée sur le bien commun en général . »


1 - Gar Alperovitz est auteur d’ouvrages (non traduits), notamment : Unjust Deserts : How the Rich Are Taking Our Common Inheritance (Des déserts injustes : comment les riches s’approprient notre héritage commun) (2008), Making a Place for Community : Local Democracy in a Global Era (Faire une place pour la vie communautaire : la démocratie locale à l’ère mondiale) (2003).





Signes des temps

Home Photographies de janvier 2017 envoyées par Soho

Source : sohowww.nascom.nasa.gov ; YouTube : myunhausen74

     

     

Durant tout le mois de janvier 2017, l’Observatoire solaire et héliosphèrique de la Nasa (Soho) a photographié de grands objets près du soleil qui semblaient émettre des rayons d’énergie.

 




Home Evénement sur changement climatique ?

Source : edition.cnn.com

Le 21 septembre 2016, la styliste Vivienne Westwood a organisé un évènement sur le changement climatique dans une discothèque nommée The Box, qui avait pour but d’encourager les jeunes à s’impliquer davantage pour l’environnement. Nous avons décidé de soumettre ici cette photo à votre réflexion. En effet, ce personnage à droite est peut-être le même « familier » ou apparence sous laquelle s’est présenté Maitreya lorsqu’il a participé à une manifestation sur le changement climatique à Londres, en novembre 2015. [Voir Partage international de jan/fév et juil/août 2016]




Home Benjamin Creme sur la scène du théâtre Meervaar

Benjamin Creme sur la scène du théâtre Meervaart, à Amsterdam, le 27 septembre 2007. Photographie envoyée par N. Z., Zwijndrecht (Pays-Bas).




Home Événements extraordinaires à Standing Rock

Source : YouTube : ProtectMotherEarth


© Standing Rock Rising Facebook
Des bisons sauvages apparaissent à Standing Rock.



© YouTube: Protect Mother Earth
Un aigle royal apparaît parmi les manifestants.

En octobre 2016, au cours des manifestations de Standing Rock (Dakota du Nord) contre le projet d’oléoduc, sur une vidéo publiée sur YouTube on voit un troupeau de bisons sauvages dévalant la colline près des manifestants, à leur grand étonnement et plaisir.

Lors de cette manifestation, on a assisté à une convergence sans précèdent de tribus autochtones de toute l’Amérique du Nord pour empêcher la construction de l’oléoduc (qu’elles considèrent comme le « serpent noir » d’une ancienne prophétie) prévue sur leur terre sacrée et le lac Oahe, principale source d’eau potable pour la nation sioux de Standing Rock. Ils avaient été rejoints par de nombreux autres manifestants écologistes qui craignent aussi que le pétrole s’infiltre dans l’environnement. Selon la tradition, les Indiens autochtones honorent le bison comme un don du grand esprit, et croient que tant qu’ils resteront libres et que les troupeaux seront abondants, la souveraineté des peuples indigènes restera forte. La soudaine apparition de bisons a été considérée par les manifestants comme un signe de soutien, car ils avaient demandé l’aide de la « nation Buffalo » au cours des affrontements avec la police anti-émeute et les gardes nationaux. On rapporte qu’un aigle royal a atterri et est resté une heure environ parmi les manifestants qui se sont rassemblés autour et ont pu le toucher. Les Amérindiens voient l’aigle comme un messager sacré qui transmet les prières au Créateur et revient avec des dons et des visions. Selon eux : « La liberté est vitale pour la survie de l’aigle et cela nous enseigne que tous les peuples doivent être libres de choisir leur propre voie ; prier comme le Créateur leur demande et respecter la liberté d’autrui. » Malgré le froid, la rudesse des forces de l’ordre et l’arrêt temporaire de la construction du gazoduc au début du mois de décembre, les « Protecteurs de l’eau » restent à Standing Rock, engagés à poursuivre la lutte pour préserver l’environnement dans le Dakota du Nord.




Home Formations lumineuses à Tokyo

Voici une sélection de clichés pris par K. E., au cours d’une promenade au nord-ouest de Tokyo, le soir du 31 décembre 2016. C’était comme si presque tout cet endroit était couvert par ces formations, ce qui lui fit se demander : « Est-ce le signe qu’un évènement extraordinaire va se produire ? » Ces formations lumineuses que l’on observe partout à travers le monde, sur des murs ou sur le sol, sont des signes manifestés par Maitreya en association avec les Frères de l’espace.






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