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Accueil > Revue Partage > année 1991

Extraits de la revue
Partage international

Mars 1991 - N° 31 Vol. 4, n° 2

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Editorial


  • Le point de vue de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation




L'article du Maître

Home La voix du peuple est entendue

par le Maître –

par l'entremise de Benjamin Creme

Pratiquement sans exception, les nations du monde font l’expérience d’un phénomène nouveau : l’émergence de masses qui expriment clairement leur opinion. Fini le temps de la soumission silencieuse à des règles autocratiques. Désormais, les peuples de la Terre sont en marche, manifestant leur volonté et exigeant leurs droits démocratiques.

Chez certains, la griserie du triomphe et de l’exaltation conduit à des excès et à des espoirs prématurés voués à l’échec, mais le mouvement, qui gagne la planète tout entière, annonce la transformation du monde. Régulièrement, des signes apparaissent indiquant que les hommes sortent de leur longue torpeur et prennent leur avenir en mains.

Un nouveau concept

Tandis que nous veillons silencieusement en coulisses, les nations, gémissant dans les douleurs de l’enfantement, donnent naissance à un concept nouveau : celui d’humanité une. Il y a longtemps que nous travaillons dans ce but, longtemps que nous cherchons à inspirer cette noble réalisation. Enfin, partout dans le monde, les hommes comprennent le sens de leur existence et perçoivent la nécessité de la justice et de la participation. Rares sont ceux qui nieraient cette nécessité ; il n’y a divergence que sur les moyens à utiliser.

Lorsque Maitreya apparaîtra en pleine lumière dans le monde, ce processus de découverte et d’expression du soi recevra une stimulation majeure. Sous sa direction, des millions d’hommes, jusqu’ici privés du droit de vote, retrouveront le respect d’eux-mêmes, participeront pleinement à l’organisation de leur vie et de la société, accomplissant ainsi leur destin. Une humanité nouvelle, consciente de ses responsabilités sociales, trouvera progressivement sa voix et son rôle, et, inspirée et stimulée par Maitreya et son groupe de Maîtres, elle bâtira dans l’unité les structures de l’ère nouvelle.

Finies à jamais les divisions du passé ; finies pour toujours la méfiance et la compétition qui déchirent aujourd’hui le monde.

Une tâche essentielle

En attendant la venue de Maitreya, beaucoup se préparent à l’action. Ils savent qu’une tâche décisive les attend, car les divisions actuelles sont profondes et enracinées dans un lointain passé.

Nulle part aujourd’hui ces divisions ne sont aussi évidentes qu’au Moyen-Orient. La crise actuelle souligne de façon spectaculaire la situation critique de l’humanité, avec de nombreuses nations qui versent leur sang et gaspillent leurs richesses dans une guerre inutile. Les dirigeants ont trahi leurs peuples en les conduisant à caresser des chimères. Lorsque cette sauvagerie cessera, les peuples n’oublieront pas.

Un cruelle leçon attend les deux camps au terme de cette bataille sanglante et inutile. Lorsque les hommes en auront comparé le coût et les résultats, elle apparaîtra comme une véritable folie. Quand l’orgueil et l’ambition l’emportent sur la sagesse, le temps du changement est arrivé.

La tâche de reconstruction ne sera pas facile ; de multiples sources de tension demeurent. Avant tout, Israël et les Palestiniens doivent trouver une juste solution à leurs problèmes, sinon aucune paix durable n’est possible. Cela ne peut être différé plus longtemps.


Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international





Editorial

Home Une guerre qui n'aurait pas dû exister

1980-1989 : Les Etats-Unis fournissent à l'Irak des centaines d'hélicoptères. La France lui vend des milliers de roquettes anti-chars, plus de cent avions Mirage et des centaines de missiles anti-radar. La Grande-Bretagne vend à Saddam Hussein soixante chars blindés. L'Arabie Saoudite lui fournit des fusils mitrailleurs. L'Allemagne de l'Ouest livre cinquante hélicoptères, tandis que la Chine et l'URSS vendent à l'Irak des milliers de chars d'assaut.
 
l990-l991 : Les nations de l'Est et de l'Ouest accusent Saddam Hussein d'avoir transformé l'Irak en forteresse militaire et de menacer la paix mondiale.
 
Cette liste de fournitures d'armes est largement incomplète. Elle est en réalité constituée d'une interminable, stupéfiante et déprimante énumération d'armes et d'engins militaires ultra-modernes. Lorsqu'on leur rappelle ces faits, les principaux dirigeants mondiaux prétendent que la véritable nature de Saddam Hussein n'apparaissait pas dans les années 80.
 
Leur mémoire est soit défaillante, soit très sélective. C'est à cette même époque que Saddam Hussein entamait une guerre offensive contre l'Iran qui entraîna la perte d'un million de vies humaines. Il bénéficiait alors de toute la sympathie et du soutien de l'Union Soviétique, des Etats-Unis et de leurs alliés respectifs. Dans la même période, Saddam Hussein utilisa des armes chimiques, tuant entre 4 000 et 15 000 Kurdes, citoyens irakiens. Le monde réagit en protestant faiblement contre l'utilisation des armes chimiques, la condamnation évitant soigneusement de mentionner l'Irak. Les dirigeants mondiaux, vivant sous le regard de l'opinion publique, ont tenté au cours des dernières semaines, apparemment avec succès, de la tromper. Selon les circonstances, ils ont inventé toutes sortes d'excuses, pouvant paraître plausibles, pour justifier la guerre.
 
Ces arguments méritent un examen plus attentif. Le principe souvent évoqué, selon lequel l'occupation d'un Etat souverain ne devrait pas être permise, est irréfutable. Pourtant, ce principe ne serait-il pas également applicable à l'occupation du Tibet par la Chine ? Ou encore à la partie orientale de l'île de Timor, envahie par l'Indonésie ? Et si l'agression militaire contre des Etats souverains est en principe illégale, que faisaient les Etats-Unis au Panama ou à la Grenade, sans parler du Vietnam ? Il n'existe à première vue, semble-t-il, aucune objection à l'encontre d'un tel principe, si ce n'est qu'il n'est appliqué que lorsque cela semble opportun.
 
La même remarque s'applique à l'affirmation selon laquelle les résolutions des Nations Unies doivent être respectées. Une fois encore, une telle assertion est parfaitement correcte. Dans ce cas, pourquoi ne s'applique-t-elle pas à Israël qui, pendant des années, a complètement ignoré les appels de l'ONU en faveur d'un retrait des territoires occupés et du Liban ? Les actes d'Israël ont-ils jamais entraîné l'application de sanctions, sans parler de guerre ? Comment peut-on justifier le fait que, pas plus tard que l'année dernière, Israël et les Etats-Unis aient été les seuls pays à voter contre les résolutions de l'ONU condamnant la guerre économique menée par les USA contre le Nicaragua ? C'est évidemment impossible.
 
Un autre grand sujet d'indignation souvent cité pour justifier l'effort de guerre est constitué par les atrocités perpétrées par les Irakiens au Koweït. Un rapport détaillé d'Amnesty International confirme que ces faits sont indéniablement vrais. Les violations des droits de l'homme en Irak sont répugnantes. Mais le fait est que, une fois encore, des crimes tout aussi abominables ont été commis en Irak et par les Irakiens au cours des années 80. Peu de protestations se firent entendre à cette occasion. La vérité est aussi qu'Amnesty International dispose d'une liste d'actes de violence analogues commis dans d'autres pays, mais cela n'a pas semblé beaucoup déranger les Etats de la coalition lorsque ces atrocités ont été commises par des «alliés», aussi douteux que soient ces «amis».
 
Ces arguments n'ont en aucun cas pour but de défendre les actes d'agression de Saddam Hussein. Il ne fait aucun doute qu'il a entraîné son pays dans une aventure militaire inadmissible. L'Irak devait quitter le Koweït aussi rapidement que possible. La question est toutefois de savoir si la guerre était la bonne solution. On entend fréquemment affirmer que, le 15 janvier, la coalition des Nations Unies n'avait tout simplement pas d'autre choix que de faire la guerre.
 
Mais peut-être aurait-on pu éviter d'en arriver là ? Pourquoi était-il «impossible» d'attendre encore un peu et de laisser les sanctions économiques faire leur effet ? «Les sanctions étaient inefficaces», tel est aujourd'hui le slogan. Cependant, pendant des années, l'Afrique de Sud a subi des sanctions destinées à mettre un terme à l'apartheid, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne louant souvent cette tactique de la «diplomatie silencieuse».
 
Quel que soit l'angle sous lequel on examine la situation, la véritable raison était et reste que l'incursion de Saddam Hussein au Koweït a été arrêtée pour des raisons économiques. Si le Koweït n'avait eu pour toute richesse que des palmiers-dattiers, il n'y aurait pas eu de guerre. Une fois encore, existait-il une alternative ? Oui, certainement. Une solution aurait pu être trouvée grâce à la reconnaissance par les autres nations arabes, l'Union Soviétique et l'Occident, de leur coresponsabilité dans la guerre menée par S. Hussein contre l'Iran. Une guerre qui a entraîné un effondrement économique. Au début de cette guerre, l'Irak avait un solde positif de 30 milliards de dollars. A la fin de la guerre, la nation irakienne avait une dette de 100 milliards de dollars, essentiellement envers le Koweït et l'Arabie Saoudite.
 
Si l'aide financière, si abondante durant la guerre Iran-Irak, n'avait pas été aussi brusquement retirée une fois la paix conclue, l'explosion de violence aurait peut-être pu être évitée. Par ailleurs, si des marchands d'armes et des nations avides de devises n'avaient pas (comme ils le font encore aujourd'hui) vendu des armes à quiconque a les moyens de les payer, des dictateurs tels que Saddam Hussein ne pourraient pas atteindre un aussi grand pouvoir de destruction. Même après le début des hostilités contre le Koweït, les fournisseurs d'armements occidentaux et chinois ont continué à vendre des armes à l'Irak. Si bien que les forces alliées se sont heurtées à une technologie sophistiquée fournie par la France, les Etats-Unis, l'Italie, la Hollande, la Grande-Bretagne, l'URSS, l'Allemagne, etc. Elles avaient à débusquer Saddam Hussein hors de bunkers de fabrication allemande et à détruire une force aérienne enfouie dans des hangars souterrains construits par les Britanniques.
 
Cette guerre, comme beaucoup de guerres, risque de manière imprévisible de se retourner contre les alliés. Les peuples arabes se sont de plus en plus identifiés à Saddam Hussein, et leur aversion ancestrale envers l'Occident (chrétien) s'est enflammée violemment.
 
Le résultat de cette guerre sera que le nationalisme arabe et l'intégrisme islamique seront renforcés et qu'il deviendra impossible de résister à l'exigence des Arabes d'avoir un contrôle accru sur leurs ressources pétrolières.
 
Ni les Etats-Unis ni Israël ne pourront éviter d'avoir à trouver une solution au problème palestinien. Si une telle solution, en accord avec les résolutions de l'ONU, avait été trouvée plus tôt, la guerre du Golfe aurait pu ne jamais se produire.
 
De quelque manière que l'on aborde la question, cette guerre du Golfe n'aurait pas dû exister.


 

 





Le point de vue de Maitreya

Home Un scénario de paix fera suite au conflit du Golfe

par Un journaliste de télévision

Deux journalistes, travaillant indépendamment l'un de l'autre, écrivent régulièrement pour Partage International des articles rédigés à partir d'interviews d'un des proches collaborateurs de Maitreya. Ce numéro de mars contient de nouveaux articles provenant de ces deux journalistes. Le premier article, intitulé « Un scénario de paix fera suite au conflit du Golfe », a été rédigé par un journaliste de la télévision qui, pour le moment, préfère rester anonyme. L'article intitulé « Travailler ensemble et partager » l'a été par Patricia Pitchon.

29 janvier 1991

Le Moyen-Orient — Un scénario de paix fera suite au conflit du Golfe. Même Israël fera la paix, car son droit à l'existence sera reconnu par ses voisins arabes. Ils vivront comme frères et sœurs et les Palestiniens auront leur propre pays.

En Occident, les principes chrétiens seront réveillés par Maitreya, et nous verrons la fin de la domination des forces du marché. Les êtres humains commenceront à travailler ensemble et à partager.

Des tremblements de terre, des inondations et des glissements de terrains — Un tremblement de terre très important va se produire en Amérique. La Grande-Bretagne devra affronter des glissements de terrain, quoique non catastrophiques. Les régions désertiques du Koweït, d'Irak et d'Arabie Saoudite seront inondées à la suite d'orages. Ces conditions rendront très difficiles les mouvements des troupes et de matériels. La terre est en mouvement, l'énergie libérée par les bombes et les explosions au Moyen-Orient trouve maintenant un exutoire dans la Nature. C'est l'effet boomerang : quiconque se rend responsable de la libération de l'énergie de violence verra cette énergie rebondir sur lui.

Des changements politiques mondiaux — En dépit des apparences, le spectre politique du monde a changé pour le meilleur. Désormais, la volonté et la voix du peuple seront la lumière guidant tous les pays et toutes les nations.

Même en Union Soviétique, vous verrez de tels changements se produire très rapidement. C'est également vrai pour l'Afrique du Sud.

Les hommes se sont éveillés, et ils se donneront la main dans la joie et l'allégresse.

En Afrique, les dictatures militaires arrivent à leur terme. A l'avenir, tous les nouveaux Etats indépendants seront sous tutelle des Nations Unies pendant une période probatoire. Cette mesure permettra de s'assurer qu'ils ne succombent pas au totalitarisme ou à la dictature militaire.

L'Union Soviétique — Si l'Amérique imposait sa manière de voir, l'Union Soviétique se désintégrerait. Le Maître a fait prendre conscience aux leaders communistes que le communisme n'est pas le mal. Il a certaines qualités que la démocratie ne possède pas. La démocratie intègre certains éléments destructeurs qui engendrent la richesse et la pauvreté, les possédants et les démunis.

La liberté ne signifie pas le rejet des habitudes essentielles de la vie. Après la seconde guerre mondiale, le peuple soviétique s'est uni pour travailler et coopérer à la reconstruction des contrées dévastées. Il ne devrait pas rejeter tout cela en bloc.

Aujourd'hui, les Soviétiques ont besoin de la liberté de mouvement au sein de l'Union, mais pas de défaire tout ce qu'ils ont construit. Ils ont besoin d'être libres chez eux, et de permettre à la liberté de déployer ses ailes dans la parole et dans la pensée.

Mais il est essentiel que l'économie et la défense restent la vocation du pouvoir central. Il serait destructeur que chaque état décide de faire sécession. Les dirigeants soviétiques ont maintenant pris conscience des dangers qui se présentent.
 

6 février 1991

Le conflit du Golfe — Les politiciens et dirigeants mondiaux (dont Saddam Hussein) ont enflammé les émotions de leurs concitoyens afin qu'ils les suivent et les soutiennent sur le champ de bataille du Koweït. Mais lorsque ce conflit aura cessé, les hommes réaliseront combien ce bellicisme a engendré de chaos et de souffrance. Une désillusion profonde en résultera.

Lorsque cette prise de conscience aura eu lieu, les politiciens ne trouveront aucun lieu où se protéger de la colère de la masse populaire, a déclaré le collaborateur de Maitreya. Le peuple voudra savoir pourquoi on lui a menti et pourquoi il a été conduit vers une telle destruction.

Dans l'intervalle, le monde connaît des conditions climatiques extrêmes qui sont le résultat direct de la violence régnant dans le Golfe.

L'atmosphère se « détraque » au dessus des déserts de cette région. Nous allons assister à des variations extrêmes de température et connaître des conditions climatiques très humides et très venteuses.

L'Union Soviétique — La vieille garde a repris la direction des opérations dans le but d'empêcher l'effondrement de l'Union Soviétique.

L'Amérique pensait qu'elle avait les mains libres au Moyen-Orient et partout ailleurs parce que l'Union Soviétique avait trop de problèmes internes. La fin de cette situation est proche. Les Soviétiques commencent à peser de nouveau dans la politique mondiale, a déclaré le collaborateur de Maitreya.
 

13 février 1991

Saddam Hussein — Selon le collaborateur de Maitreya, Saddam Hussein a récemment reçu une puissante vision de Maitreya. Il était assis dans son bunker lorsque Maitreya lui est apparu et lui a déclaré qu'à partir de maintenant il devait travailler pour la paix dans le monde islamique.

Le Président affirma qu'il était d'accord de travailler pour la paix dans la mesure où elle pourrait être atteinte dans la justice. Désormais, nous verrons les choses changer. Le Président Hussein parlera de la paix dans le monde islamique. Tout le cours des événements est en train de changer.

Quand le Président eut donné son accord de travailler pour la paix, Maitreya lui dit : « Je te conduirai ». Nous verrons des mesures être prises afin de parvenir à une solution pacifique. Les individus, au Moyen-Orient, commenceront à travailler ensemble d'une manière qui surprendra tout le monde.

Maitreya a également fait clairement savoir à Saddam Hussein que chaque nation est sacrée et qu'il doit rendre le Koweït à son peuple.

La démocratie au Moyen-Orient — Un processus a été mis en place qui conduira à l'établissement de la démocratie dans tout le Moyen-Orient. Au nom d'Allah, la Constitution islamique a été réveillée et nous verrons les nations arabes travailler ensemble et partager.

Il y a quelque temps, personne ne rêvait de démocratie au Moyen-Orient, alors qu'aujourd'hui, tout le monde en parle. Pour la première fois, on discute de ce concept, qui implique que les nations seront gouvernées par le peuple et pour le peuple.

Les conséquences du conflit du Golfe — Beaucoup de bien résultera des événements du Golfe. Une nouvelle approche de la politique apparaîtra, et la destinée des nations sera désormais aux mains des intellectuels, des philosophes et des penseurs religieux. De nombreux pays s'uniront pour financer mutuellement leurs besoins, particulièrement les besoins des pauvres du tiers monde.

Les nations du monde sont aujourd'hui éveillées. La richesse est là, mais la volonté de partager et de travailler ensemble est toujours nécessaire. Les dirigeants mondiaux sont maintenant guidés par Maitreya. Maitreya affirma : « Lorsque Je vous guiderai, vous me suivrez. »

L'Union Soviétique — Les différents états disposeront bientôt de l'autonomie sur tous les domaines, excepté la défense et l'économie qui continueront d'être administrés par le gouvernement central. Il n'y aura ni chaos ni guerre civile, car ce sont les mains de Maitreya Lui-même qui guident les événements grâce à la conscience. Dans la conscience, il n'existe aucune division, ni oui ni non. Il n'y a que l'unité qui contienne toute la diversité.




Home Travailler ensemble et partager

par Patricia Pitchon

6 février 1991
 
La cause et l'effet — Les activités humaines conditionnées, appelées « karmas », sont soumises aux lois de cause et d'effet. Maitreya affirme : «Si vous ne pratiquez pas le détachement dans vos activités, vous connaîtrez des obstacles, la stagnation et l'emprisonnement. La vie deviendra cyclique (c'est à dire répétitive) et restera liée aux lois de cause et d'effet. Vous ne connaîtrez ni paix, ni grâce, ni bonheur, ni liberté, ni salut. «C'est pourquoi le détachement constitue une discipline si importante de la vie».
Maitreya a déclaré : «Une vie sans détachement est comme un serpent sans tête. Dans les temps anciens, le serpent était devenu un puissant symbole : soit vous le matiez, soit il vous tuait.»
 
 
Comprendre l'Islam —Maitreya affirme : «Allah a clairement indiqué que vous devriez travailler ensemble et partager. Il s'agit d'un principe de base du Coran. Si vous disposez de quelque chose en excès, partagez le parmi les vôtres, qui sont vos frères et vos sœurs.»
D'après Maitreya, un autre principe important bien spécifié aux musulmans, est qu'aucun intérêt sur le capital ne devrait jamais être demandé à personne.
Maitreya précise : «Si vous le faites, vous profanez la foi islamique et détruirez l'individu, le pays et la nation. Cela constitue la cause première de la souffrance et du mal dans le monde. Si les principes du Coran étaient observés par les individus et les nations, il n'existerait pas de germes de discorde.
« Si la richesse d'une nation et d'un pays demeure à l'intérieur de ce pays, la nation trouve santé et richesse. Mais si vous exportez cette richesse, vos frères et sœurs souffriront par manque de richesses matérielles, et cela engendrera chaos et finalement la guerre.»
C'est pourquoi Maitreya déclare : «Soyez ce que vous êtes. Si vous êtes chrétiens, soyez chrétiens ; si vous êtes juif, soyez juifs ; si vous êtes arabes soyez arabes, mais ne tentez pas de vous imposer une personnalité étrangère, car vous vous détruiriez vous-même.»
 
 
Un cycle de destruction — Un cycle de destruction s'est installé au Moyen-Orient, et personne n'y échappe plus. Il affecte l'Amérique et l'Europe (de l'Ouest comme de l'Est), ainsi que l'Extrême-Orient. La bataille actuelle au Moyen-Orient ne constitue pas une guerre mondiale et n'en entraînera pas.
Imposer la loi des forces du marché aux autres nations, comme la Communauté Européenne le conçoit actuellement, conduirait ces nations à la perte de leur propre identité. La vie deviendrait alors « comme un serpent sans tête ». Cette manière d'imposer la loi des forces du marché pourrait conduire à une guerre mondiale.
Maitreya poursuit : «Vous tentez de semer des graines de destruction, mais il vous reste peu de chemin à accomplir avant de comprendre les réalités de la vie. Imaginez deux frères. Chacun dispose d'une identité distincte. S'ils vivent en respectant cette identité, ils goûteront à l'harmonie de la vie. Mais dès que le grand frère impose son identité et sa personnalité à son cadet, frictions et bagarres s'ensuivent.
« Lorsque vous dormez, votre identité se trouve encore préservée. Elle ne se confond pas avec celle de votre frère. Elle reste séparée, distincte. Votre identité est sacrée. Si vous jouez avec elle, vous vous détruirez vous-même.
« Toute souffrance est provoquée par un manque de respect pour le Soi. Les êtres humains n'ont pas réussi à respecter le Soi. Dès que vous respectez vraiment le Soi, vous goûtez à la liberté et au bonheur. Dès que vous manifestez les principes d'honnêteté, de sincérité et de détachement, la vie cesse d'être une lutte.
« Lorsque le cycle de la confusion, du chaos et de la destruction sera épuisé, vous expérimenterez le vide et l'isolement. Cela constitue le prélude d'une vie paisible et constructive — une vie de bonheur.
« Lorsque vous abandonnerez la lutte futile, vous expérimenterez une vie libre de fardeaux. Vous expérimenterez une légèreté à l'intérieur de vous-même (c'est à dire une légèreté qui apparaît lorsque vous vous trouvez libre de tout attachement). Vous découvrirez la nouveauté, l'espoir, le bonheur et l'absence d'obstacles. (Le collaborateur de Maitreya attire l'attention sur le fait que l'enseignement sur le détachement se retrouve dans les écritures védiques, islamiques et chrétiennes. Ce principe peut être appliqué dès maintenant par chacun.)
 
 
Des instincts animaux dans la guerre — En situation de guerre, les êtres humains expriment et manifestent tous les types d'instinct et de qualités animales. Ceux qui sont en train de détruire un pays expérimenteront les instincts du prédateur, et s'approprieront tout ce qui leur tombe sous la main. Agir ainsi n'est faire preuve d'aucune qualité humaine. Maitreya précise : «Considérez l'exemple du buffle mort dans la jungle. En l'espace d'une demi-heure, il aura été dévoré par toutes sortes d'animaux. Si votre pays est détruit, la même chose se produira
Maitreya affirme : «J'appartiens à chaque individu, à chaque nation et à chaque pays de la même manière. Il n'y a pas de « haut » et de « bas ». Si vous avez foi en Moi, et Me faites confiance, pourquoi prendre part à de telles destructions ?
« Demandez à vos chefs la raison pour laquelle vous faites cela. Ils tenteront de contraindre l'individu, soit par la force, soit en excitant ses émotions. Ils essayeront de jouer avec votre mental et votre esprit. C'est ainsi que des Irakiens ont tué des Koweïtiens. Les Koweïtiens utilisent maintenant d'autres nations pour tuer les Irakiens. Dans tous les cas, après la mort, ils vont au Seigneur.
« Vous, le Soi, êtes envoyés dans la création par le Seigneur, et non par le fait d'aucun chef, guru, ou homme politique. Et c'est le Seigneur qui vous reprend.»
 
 
Les éléments naturels — Si maintenant vous jouez avec les éléments de la nature, celle-ci vous punira, car la nature est votre seconde mère.
Les éléments naturels materont nations et pays, les contraignant à respecter la nature. Vous serez punis pour toute destruction sur la planète. Les généraux ne réfléchissent-ils jamais à ce qui se passe ? Même les gens éduqués n'ont pas pu les influencer.
Lorsque vous lancez des explosifs sur notre « Mère la Terre », les vibrations pénètrent dans la planète. Ces vibrations produiront finalement des séismes, des glissements de terrain et des inondations.
Le résultat de tout cet empoisonnement de l'atmosphère se traduira par des changements soudains et extrêmes dans les vents. Les endroits ensoleillés connaîtront des pluies torrentielles et le froid extrême. Les explosions sous-marines entraîneront la disparition de certaines espèces de vie marine.
Lorsque vous détruisez Mère Nature, vous vous détruisez vous-même.
 
 
Travailler ensemble et partager — Quelle que soit l'action de vos chefs, envers vous-mêmes, votre nation et votre pays, ils devront admettre finalement avoir perdu un temps précieux, et ils devront travailler ensemble et partager.
Lorsque le peuple est épuisé, lorsqu'une accalmie apparaît, lorsqu'on connaît le désespoir, la discussion s'apaise. Le peuple perçoit la futilité et recherche les conseils de Dieu. Les individus essayeront ensuite de refaire leur vie. Ce sont là des événements cycliques de la vie.
 
 
Les instructeurs religieux — Si vous enseignez avec attachement, vous créez un plaisir « forcé », fait d'habitudes et de rituels.
« Lorsque vous Me verrez, » affirme Maitreya, «vous saurez que Je suis en vous, et la lutte s'achèvera. Même si vous habitez un pavillon, vous n'envierez pas quelqu'un vivant dans un palais.»
 
 
Le nouveau rôle de l'Iran — Au début de la guerre au Moyen-Orient, lorsque le peuple fut impliqué dans les combats et les bombardements lourds, personne ne voulut jouer le rôle d'agent de la paix. Un grand chef spirituel de l'Iran, un vieil homme, entendit alors une voix le pressant « d'appeler l'attention sur la constitution islamique au nom d'Allah ». Il entendit cela à deux reprises. Il regarda autour de lui et ne vit personne.
Maitreya lui apparut alors, vêtu de blanc, et lui dit : « Au nom de l'Islam, faites qu'il y ait la paix. » Ce chef spirituel iranien parla à ses collègues et les inspira. Actuellement, les Iraniens s'entretiennent à la fois avec les Irakiens et les Américains.
Les Iraniens débattent du problème palestinien. Maitreya affirme à nouveau que les Palestiniens disposeront d'un territoire, et que les Irakiens se retireront du Koweït. Cela se réalisera dans la dignité. Vous verrez les Américains et les Irakiens se serrer la main. Chacun retournera chez soi.
Les Iraniens travaillent sous l'inspiration de Maitreya. Les Irakiens, de même que les Nations Unies respecteront leurs efforts.
 
 
L'inspiration donnée aux Soviétiques — Maitreya a également inspiré les hommes politiques d'Union Soviétique. Il leur a dit : «Ne reniez pas toutes vos habitudes. Elles doivent être préservées jusqu'à ce que le peuple apprenne la signification de la liberté.» Il leur a aussi demandé de « jouer leur rôle » au Moyen-Orient, c'est à dire de s'engager dans une diplomatie constructive. Maitreya a exhorté : « Ne permettez pas à la guerre de se poursuivre.» D'après Maitreya, « il n'y aura ni vainqueur ni vaincu. »
 
 
Israël — Maitreya a inspiré les chefs israéliens afin qu'ils incorporent au Cabinet M. Rehavaam Zeevi, personnage de droite très controversé, qui veut « transférer » les Palestiniens hors d'Israël. Ceci a été fait dans le but de l'amadouer. Il ne se sentira pas exclu.
M. Shamir lui-même deviendra plus conciliant et déclarera que le temps est venu «où nous devons travailler ensemble et partager».
Des négociations de dérouleront, ce qui améliorera les perspectives à la fois des Palestiniens et des Israéliens. Les Américains seront très surpris par ce changement de ton.
 
 
Les conséquences au Moyen-Orient — Le gouvernement américain n'est pas systématiquement va-t-en guerre. Mais afin de parvenir à la paix, une place en politique doit être laissée à la dignité humaine. Ceci implique qu'au Moyen-Orient, une base acceptable pour l'établissement de la paix sera trouvée dans une solution « digne ».





Faits et prévisions

Home Les méthodes anciennes ne pourront plus être appliquées

«Un scénario de paix fera suite au conflit du Golfe.» (le collaborateur de Maitreya, 29 janvier 1991)
 
Un groupe spécial d'intervention américain aurait été crée afin de définir une stratégie d'après conflit sur différentes questions, dont l'avenir de l'Irak, du Koweït et de l'Arabie Saoudite, le redémarrage du processus de paix israélo-palestinien, ainsi que le contrôle des armes chimiques, biologiques et nucléaires dans la région. Selon Robin Wright, du Los Angeles Times, un consensus grandissant s'établit également sur la nécessité de remédier à la répartition inégale des richesses dans la région. Autres sujets de préoccupation pour les stratèges américains : le besoin de démocratisation des monarchies conservatrices et l'avenir de la famille dirigeante du Koweït, la famille Al-Sabah. Comme le signalait un fonctionnaire américain cité par R. Wright, «les méthodes anciennes ne pourront plus être appliquées.»




Home Le temps où les sultans, les rois et les cheikhs

«Le temps où les sultans, les rois et les cheikhs pouvaient gouverner ces pays [les pays du Golfe] comme s'il s'agissait de jouets leur appartenant est arrivé à son terme.» (Partage international, octobre 1990)
 
Le Christian Science Monitor rend compte d'un débat passionné qui s'est tenu, dans un hôtel saoudien, entre quarante Koweïtiens exilés, dont des membres du gouvernement et de l'opposition ainsi que de la communauté industrielle. Les représentants de l'opposition, de l'aile gauche comme du fondamentalisme islamique, ont demandé la démission du gouvernement de la famille Al-Sabah, la création d'une démocratie parlementaire ainsi que la liberté de presse.




Home Le fait que Saddam Hussein ait envahi le Koweït

 

«Le fait que Saddam Hussein ait envahi le Koweït n'est pas le fruit du hasard. Les pouvoirs occidentaux et leurs frères du Moyen-Orient ont donné des milliards à Saddam Hussein pour combattre et tuer les Iraniens. Ces mêmes personnes lui ont ensuite retiré leur aide puis ont refusé d'augmenter le prix du pétrole, ce qui a eu pour conséquence une plus grande détérioration de son économie. L'économie irakienne était bouleversée.» (Partage international, 5 septembre 1990) 
 
Le gouvernement américain a toujours prétendu que l'invasion du Koweït par l'Irak ne faisait suite à aucune provocation. Mais, selon Knut Royce de Newsday, «l'administration Bush a fréquemment exagéré ou déformé les analyses des services de renseignements américains lors de campagnes visant à présenter l'Irak comme mauvais et comme Etat hors la loi, d'après des textes fédéraux et des fonctionnaires qui ont corrigé les rapports des services de renseignements.» M. Royce déclare que pendant les mois précédant l'invasion, S. Hussein et d'autres hauts fonctionnaires Irakiens se sont plaints publiquement et en privé auprès du Koweït, à propos de sa production de pétrole excédant les quotas de l'OPEP, faisant ainsi baisser les prix. Lors d'une réunion avec un haut fonctionnaire américain, Saddam Hussein aurait affirmé que le Koweït avait engagé une «guerre économique» contre l'Irak et qu'il considérait «cette sorte de guerre comme une agression militaire à notre égard.» D'après un haut fonctionnaire américain, les Koweïtiens auraient par la suite répondu à l'Irak «de la fermer. Et ils ne l'ont même pas dit gentiment.»
 
L'ancien président américain Jimmy Carter admet qu'il y a eu une provocation économique évidente. Dans une interview, il a déclaré : «S. Hussein a même averti le monde qu'il allait attaquer. Personne ne l'a cru.»




Home Les hommes se révolteront contre le service militaire

«Dans le monde entier, la situation des forces armées est devenue semblable à une «bombe à retardement». Les hommes se révolteront contre le service militaire.» (Partage international, juillet/août 1988) 
 
En Allemagne, l'armée est moins populaire qu'elle ne l'a jamais été. Selon le journal Die Zeit, les généraux se plaignent que de moins en moins de jeunes choisissent une carrière militaire. La moitié des 16-18 ans considèrent que l'armée est maintenant «superflue». Onze pour cent utilisent même le terme «nuisible». Lors d'une étude précédente, en 1979, seulement 14 pour cent des jeunes Allemands pensaient que l'armée était superflue.
 
L'attitude anti-militariste des générations allemandes les plus jeunes est également devenue évidente lors des dernières semaines. En témoignent les grandes manifestations contre la guerre du Golfe. «De Flensbourg à Fribourg, les manifestations étaient dirigées par des jeunes de 11 à 16 ans.», rapporte Die Zeit. «La jeunesse allemande défile dans le centre des villes, elle veut la paix.» L'objection selon laquelle les manifestations auraient eu une connotation anti-américaine a provoqué la réponse suivante, venant de nombreuses parties de l'Allemagne. «L'anti-américanisme consiste dans le fait que des soldats américains sont aujourd'hui tués par des armes qui auparavant ont été vendues à l'Irak à grand profit.»




Home Les conflits existant entre les gouvernements et les mouvements de guérilla

Source : Le Monde

«Les conflits existant entre les gouvernements et les mouvements de guérilla à travers le monde vont commencer à décroître. Les personnes concernées se rendront à la table des négociations.» (Partage international, 4 octobre 1988)
 
Angola—Le gouvernement angolais a annoncé son accord de principe pour un plan de paix proposé par des diplomates portugais, américains et soviétiques. Les fonctionnaires angolais ont entamé une nouvelle série de discussions avec le groupe rebelle UNITA, qui devraient aboutir, espère-t-on, à un accord de paix provisoire, suivi d'un cessez le feu dans la guerre civile qui règne depuis seize ans en Angola.
 
Papouasie Nouvelle-Guinee — Le gouvernement de Papouasie Nouvelle-Guinée et les rebelles sécessionnistes de l'île de Bougainville ont conclu un accord destiné à mette un terme à deux ans de guerre civile. Les deux parties ont accepté de déposer leurs armes, et les rebelles ont reçu la garantie de ne pas être poursuivis.
 
Mali — Un accord de paix, obtenu sous l'égide des Algériens, a été conclu le 6 janvier entre les rebelles Touaregs et le gouvernement malien. Il fait suite à huit mois de tentative du régime militaire pour mettre fin au combat des Touaregs destiné à abolir la discrimination et à obtenir l'autonomie de l'Adrar. Trois semaines plus tôt, une manifestation pacifique a eu lieu en faveur de la «démocratie et d'un système multipartite». Les quelques 10 000 personnes qui ont manifesté constituaient le plus important rassemblement politique jamais organisé dans ce pays depuis 20 ans. (Le Monde)




Home Les leaders noirs et blancs d'Afrique du Sud

«Bien qu'extérieurement les affrontements et les opinions divergentes prévalent toujours, intérieurement se développe aujourd'hui en Afrique du Sud un processus qui conduira les leaders noirs et blancs à la table des négociations.» (Partage international, septembre 1988)
 
Le président De Klerk a annoncé des mesures destinées à abolir les derniers piliers de l'apartheid: les Actes Fonciers de 1913 et 1936, qui réservaient la plupart des terres aux blancs, l'Acte des Zones Réservées de l966 et l'Acte des Communautés Noires de l984 qui contraignaient les noirs, les «personnes de couleur», les asiatiques et les blancs à vivre dans des quartiers séparés, et l'Acte de Recensement de Population, qui classifie tous les Sud-Africains en divers groupes raciaux. Bien que la Constitution interdise encore aux noirs de voter aux élections nationales, et quoique le Parlement exclue toujours les députés noirs, toutes les autres lois d'importance de l'apartheid auront été supprimées lorsque les propositions de De Klerk seront officiellement promulguées sous forme de lois.
 
L'année scolaire 1991 a débuté à Johannesbourg par un changement saisissant : les enfants sud-africains noirs ont été admis pour la première fois dans des écoles publiques blanches. Un nouveau programme ambitieux du gouvernement permet aux écoles publiques de déterminer leur propre politique d'admission. Les parents d'élèves de 200 des 2000 écoles publiques sud-africaines réservées aux blancs ont profité du nouveau programme pour voter l'admission d'élèves noirs pour l'année scolaire 1991.
 
Réalisant une percée de l'unité noire contre l'apartheid, Nelson Mandela et le chef zoulou Gatsha Buthelezi, les dirigeants des deux plus importantes organisations anti-apartheid d'Afrique du Sud, se sont rencontrés pour la première fois depuis les années l950. Ils ont appelé leurs partisans à mettre fin à une rivalité sanglante qui a coûté des milliers de vies dans les années passées.




Home Gorbatchev sera remplacé

«Gorbatchev se trouve dans une position délicate et sera finalement remplacé.» (Partage international, octobre 1988)
 
«La situation contraindra les militaires à entrer en lice et à exercer un certain contrôle. Une dictature militaire ne sera pas mise en place. Les réformes se poursuivront, mais seront contrôlées de sorte que le rythme de l'évolution réponde aux aspirations du peuple soviétique.» (Partage international, janvier/février 1990)
 
Depuis le premier février, le maintien de la loi et de l'ordre public en Union Soviétique a été confié à l'armée. Des unités armées patrouillent les rues des grandes villes, officiellement afin de contrer la nette augmentation de la criminalité. D'après certains experts du Kremlin, ces mesures font partie d'un plan des services secrets et de l'armée, qui prennent petit à petit le contrôle de la vie publique quotidienne. L'influence croissante de l'armée est devenue évidente lorsqu'en janvier, la force militaire a été utilisée pour mater le mouvement d'indépendance des pays baltes.
 
Un officier soviétique de la ligne dure, le colonel Viktor Alksnis, a prévenu qu'un coup d'état pourrait être conduit à l'encontre de Gorbatchev. «Il n'est pas à exclure que l'armée institue un régime autonome,» a-t-il déclaré à un journal soviétique.




Home La défense n'est plus une priorité essentielle

Source : Observer News Service de Londres

«Personne ne pourra désormais soutenir que la défense constitue une priorité essentielle.» (Partage international, mai 1989)
 
«Ce que nous disons est très simple : il n'est pas humain de produire des armes,» a déclaré un ouvrier métallurgiste tchécoslovaque. Cette opinion constitue une tendance croissante parmi la population de son pays. Lors des quinze dernières années, l'armement a représenté 47 pour cent du commerce extérieur tchécoslovaque. Aujourd'hui, le gouvernement a lancé un programme destiné à diminuer la production d'armes et à reconvertir les usines d'armement à des fins civiles. Les usines d'armement des villes de Dubnica et de Martin ont déjà commencé à produire des chariots élevateurs, des presses pour pneus en caoutchouc, des machines pour le textile, l'industrie et l'équipement agricole. (Observer News Service de Londres, publié dans le World Press Review)




Home La priorité numéro un doit être le partage

«Désormais, la priorité numéro un doit être le partage des ressources et des richesses du monde.» (Partage international, 9 septembre 1990)
 
Le Prince Claus, époux de la Reine des Pays-Bas, a demandé aux pays occidentaux industrialisés de prendre des mesures radicales contre la surconsommation et le gaspillage. D'après lui, le mode de vie actuel en Occident endommage gravement l'environnement et ce serait une «folie écologique» de s'efforcer d'amener le reste du monde à un niveau semblable de consommation. Le niveau de vie dans les pays en vie de développement doit cependant être augmenté. Selon le Prince, cela ne serait possible que si l'Occident était disposé à faire des sacrifices. Ce point de vue est largement partagé aux Pays-Bas. L'économiste Jan Pronk, ministre de la Coopération et du Développement, a récemment lancé un appel pressant pour une juste redistribution des ressources planétaires. Il a souligné que les pays industrialisés de l'Est et de l'Ouest, soit un quart de la population mondiale, consomment, d'après les dernières statistiques, 70 pour cent des ressources énergétiques de la planète, 85 pour cent des ressources en bois, 60 pour cent de la nourriture disponible et 75 pour cent des métaux.
 
«Si le tiers monde dispose de trop peu, nous n'avons que trop. Ce constat appelle à plus de soutien au développement et à certaines restrictions économiques de la part de l'Occident». Le ministre a poursuivi en indiquant la nécessité de réduire les dépenses militaires, d'annuler la dette des pays du tiers monde en échange de mesures de protection de l'environnement et de l'imposition d'une taxe exceptionnelle sur les biens qui polluent l'environnement.




Home On ne peut plus inculquer des idéologies

«Le processus consistant à inculquer, à imposer des idéologies dans le mental des individus, commence à disparaître dans le monde entier, tant dans le domaine religieux que dans le domaine politique.» (Partage international, 12 octobre 1988) 
 
Albanie —Dans une extension de la nouvelle volonté officielle de l'Albanie de s'engager dans la voie des principes démocratiques, le gouvernement a proposé de légaliser la grève et d'accroître l'activité privée dans le commerce et les services. Les trois partis d'opposition récemment légalisés ont obtenu gain de cause pour l'ajournement des premières élections libres en Albanie. Prévues à l'origine pour le 10 février, elles ont été repoussées de six semaines afin de donner plus de temps aux partis pour faire campagne dans un pays où les moyens de communication sont faibles et où le Parti Communiste continue à contrôler les médias. Comme signe de la nouvelle liberté religieuse qui règne en Albanie, les musulmans ont été autorisés à prier dans une mosquée de Tirana pour la première fois depuis vingt ans.
 
 
Vietnam —Le colonel vietnamien Bui Tin, communiste de longue date, partisan d'Ho Chi Minh et acteur prépondérant de la guerre du Vietnam, a fait des déclarations lors d'une émission radiophonique de la BBC. Il a appelé ses compatriotes à instituer des changements dans la vie économique, politique et sociale du Vietnam.
 
Le colonel Tin a été profondément troublé par certains événements survenant dans son pays, comme les problèmes économiques aigus, l'érosion des conditions de vie, la corruption et la fraude perpétrée par les hommes au pouvoir. Dans ses explications et commentaires traduits du vietnamien par les services de la BBC, il préconise un gouvernement de réconciliation nationale, le retrait du Cambodge et la normalisation des relations avec la France, le Japon, les Etats-Unis et la Chine, tous d'anciens ennemis.
 
 
Somalie —Ali Mahdi Mohammed, hôtelier et figure dominante de l'opposition, a été désigné comme président par intérim de la Somalie par le Congrès Uni Somalien, un groupe rebelle qui avait envahi la capitale et mis fin aux vingt et une années de dictature de Mohammed Siad Barre. Le nouveau dirigeant a invité les autres groupes rebelles à le rejoindre pour diriger le pays, et a déclaré que son mandat serait un tremplin vers des élections libres.
 

Cap Vert—Des élections ont renversé le parti unique qui était au pouvoir depuis l'indépendance du Cap Vert. Le MPD, ou Mouvement Pour la Démocratie, créé huit mois plus tôt, a remporté le 13 janvier deux tiers des 79 sièges du Parlement, ne laissant que 23 sièges au PAICV, l'ancien Parti Africain Indépendant dirigeant du Cap Vert.




Home L'OTAN est en train de s'effondrer

«L'OTAN et toutes les organisations militaires stratégiques sont en train de s'effondrer.» (Partage international, avril 1990)
 
Le Président bulgare, Jeliu Jelev, a annoncé que son pays se retirera du Pacte de Varsovie dans un avenir proche. M. Jelev a déclaré que le Pacte de Varsovie a «vécu son temps». La Tchécoslovaquie, la Pologne et la Hongrie avaient déjà fait connaître leur intention de sortir de cette alliance de l'Europe de l'Est. Les pays mentionnés ci-dessus souhaitent qu'une conférence ait lieu dès que possible avec l'Union Soviétique afin d'organiser le démantèlement définitif du Pacte. Selon Jiri Dienstbier, le ministre tchèque des Affaires étrangères, si l'Union Soviétique s'avère être contre cette mesure, ses partenaires de moindre taille se consulteront entre eux sur ce retrait.




Home Conséquences de la guerre du Golfe

«On peut s'attendre, comme conséquence du bellicisme dans le Golfe, à la survenue de destructions massives dans le monde entier. Les énergies de la nature ont été perturbées. Cette énergie se répand alors dans la nature et, une fois libérée, engendre inévitablement d'inexplicables accidents de voiture, de trains et d'avions. Suivent ensuite des tremblements de terre, des inondations et, finalement, des éruptions volcaniques.» (Partage international, 9 janvier 1991)
 
Des centaines de personnes ont été tuées ou blessées et des milliers de maisons ont été détruites par un tremblement de terre d'amplitude 6,8 qui s'est produit dans une région reculée de l'Afghanistan. Ce séisme, datant du premier février, a été ressenti depuis la partie soviétique de l'Asie Centrale jusqu'en Inde.
 
Selon l'Agence de Presse de la République Islamique d'Iran, au cours de la première semaine de février, des inondations ont détruit plus de 150 villages et entraîné plus de 50.000 sans abris dans le sud-est de l'Iran. Des milliers d'hectares de terres arables et une grande partie du cheptel ont également été détruits.
 
Fin janvier, deux volcans sont entrés en éruption, l'un en Islande, l'autre en Union Soviétique. L'éruption du Mont Hekla, en Islande, est la première à s'être produit depuis 1981.
 
Un «désastre inimaginable», tel est le qualificatif qui a été employé dans le Golfe Persique : une marée noire, bien plus importante que les onze millions de gallons de pétrole qui s'étaient répandus au large de l'Alaska en 1989, s'est produite lorsque le quai de chargement du plus grand supertanker koweïtien a été saboté par les forces irakiennes. Les experts affirment que le dommage causé à l'environnement dans cette région pourrait être important et durable, et que la nappe de pétrole a entraîné une grande menace pour la vie sauvage de la région.
 
Dans le sud du Koweït, lorsque les raffineries et les champs pétroliers koweïtiens furent en flamme, l'Iran signala qu'une pluie noire était tombée pendant dix minutes dans l'une de ses provinces.




Home Même Israël fera la paix

«Les Israéliens commencent à devenir conscients de leurs erreurs et à réaliser qu'ils doivent se concerter avec les Palestiniens et négocier avec eux la création d'un territoire palestinien indépendant.» (Partage international, décembre 1990)
 
«Même Israël fera la paix, car son droit à l'existence sera reconnu par ses voisins arabes.» (Partage international, 29 janvier 1991)
 
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Davis Lévy, a proposé un plan de paix en cinq points qui lie des discussions de paix bilatérales entre Israël et les Etats arabes aux négociations avec les Palestiniens. M. Lévy a déclaré : «Lorsque nous négocierons face à face avec les pays arabes, nous pourrons négocier en même temps avec les Palestiniens.»





Citation

Home Article 31 de la Convention des Nations Unies sur les Droits de l'Enfant

Tous les enfants ont droit aux loisirs, aux jeux et aux activités culturelles et artistiques.






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