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Accueil > Revue Partage > année 2012

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 2012 - N° 289

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Utiliser le nucléaire à des fins pacifiques et transformer les crises en opportunités par Sergio Duarte


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • La voix de la raison


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Compilation




L'article du Maître

Home Nouvelles réflexions sur l’Unité

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 12 août 2012

A quelques exceptions près, les nations du monde aspirent à l’Unité. S’il est vrai que leurs actes semblent parfois le démentir, au moins sur le plan des intentions elles s’efforcent de tendre vers l’expression de l’unité avec leurs amis et alliés.

Toutefois, certaines d’entre elles accordent une plus grande importance à la réalisation de leurs objectifs individuels qu’à l’unité du monde, seule garante de la paix. Une telle attitude est susceptible de changer de manière soudaine ou graduelle, mais à l’heure actuelle elle semble caractériser plus particulièrement les nations suivantes.

Israël (Rayon 3 à l’âme, 6 à la personnalité), après avoir usurpé les terres du peuple palestinien par le terrorisme, vit maintenant dans l’obsession de sa propre sécurité, à l’exclusion de toute autre considération et au péril de la paix mondiale. Protégé des résolutions des Nations unies par le veto américain au Conseil de sécurité, il affiche au Moyen-Orient une arrogance sans borne. Grâce à l’appui des États-Unis, il possède la bombe atomique et menace de l’utiliser le cas échéant contre l’Iran. Si le peuple d’Israël est des plus ancien, la nation elle-même est très jeune, effrontée et portée à la témérité.

Les États-Unis (Rayon 2 à l’âme, 6 à la personnalité) éprouvent, sous l’influence de leur âme, un profond et sincère désir d’unité et de paix pour le monde. Également jeune, cette nation vaste et puissante est sous l’emprise des mirages de sa personnalité. Elle a pour idéal l’unité et la paix, et s’imagine que telles sont les qualités qu’elle manifeste dans le monde : quand le monde entier suivra le leadership américain dans les domaines économique, politique et religieux, la paix en découlera immanquablement — du moins le croit-elle. Dans cet esprit, les États-Unis ont cherché à dominer le monde et ont à plusieurs reprises fait la guerre au nom de la paix (Corée, Vietnam, Iraq et Afghanistan). Le monde attend qu’ils surmontent ce mirage, et que leur âme de Rayon 2 commence à exercer son influence dans les affaires mondiales.

Quand en effet cela se produira (probablement pas avant le jour de la Déclaration du Christ), la profonde aspiration à l’unité qui caractérise leur âme les poussera à l’action, et la notion de service envers l’ensemble de la planète remplacera leur actuel besoin de domination. La reconstruction du monde fera l’objet d’une vaste entreprise dans laquelle une multitude de gens s’investiront. Aux États-Unis, le désir de se rendre utile succédera à l’actuel sentiment de supériorité en tous domaines, et il s’ensuivra une véritable ère de paix.

L’Iran possède une civilisation très ancienne et un peuple plein de talents, aujourd’hui déchiré entre le désir d’un gouvernement laïque et modéré, et un régime islamique de tendance extrémiste et fanatique. L’Iran suscite une antipathie et une méfiance profondes auprès des États-Unis, car ses scientifiques sont en train de parvenir à la maîtrise de la technologie nucléaire. Il n’a jamais été dans ses intentions de développer un arsenal nucléaire mais, face à la menace constante d’Israël et des États-Unis il ne voit aujourd’hui, à contrecœur, aucune autre solution. Les Rayons de l’Iran sont le 2 à l’âme et le 4 à la personnalité. Son peuple à la fois mûr, cultivé et pacifique, a beaucoup offert à d’autres, en particulier à l’Inde.

La Corée du Nord (Rayon 6 à l’âme, 4 à la personnalité) résulte de la division encore récente de la péninsule de Corée, et elle est la plus jeune de toutes ces nations. Elle est aussi celle dont les intentions sont les plus difficiles à saisir, car elle est tout absorbée par le désir de prouver sa grandeur au reste du monde. Hélas, elle a développé un certain potentiel nucléaire, alors même qu’elle se caractérise entre les nations par son isolement et son imprévisibilité. Il est bien connu que ses gouvernants la dominent plus qu’ils ne la dirigent, et les Nations unies dans leur ensemble doivent avoir l’œil sur elle. Son peuple a soif de reconnaissance et faim de nourriture, et les nations du monde doivent avoir la générosité de partager l’une et l’autre avec la Corée du Nord.

Peut-être ces considérations seront-elles source de crainte et de préoccupation pour qui s’en tient aux apparences. Pourtant ce que voient les Maîtres, c’est un monde prêt pour le changement, un monde qui aspire avant tout à la justice ; cette justice sera garante d’une unité nouvelle et réelle entre les nations, et assurera la paix que toutes appellent de leurs vœux.





Home Partager nos biens communs :

L’héritage collectif de l’humanité (première partie)

Interview de James Quilligan par Jason Francis Source : Global Commons Trust

James Quilligan est un spécialiste de l’analyse économique dans le domaine du développement international depuis 1975. Il a été conseiller politique et attaché de presse de la Commission Brandt, un groupe de réflexion sur le développement international créé par l’ancien chancelier ouest-allemand Willy Brandt. Quilligan a depuis servi comme conseiller politique et rédacteur pour de nombreux hommes politiques et dirigeants du monde entier, dont Jimmy Carter, Pierre Trudeau, François Mitterrand et le prince El Hassan bin Talal. Il a également collaboré avec plusieurs organismes des Nations unies et d’autres organisations internationales de développement sur la question des biens communs et a servi comme conseiller économique d’agences gouvernementales dans 26 pays. Il est actuellement directeur du Center for Global Negotiations et président du Global Commons Trust. Il est également membre du conseil de la London’s School of Commoning et du magazine américain Kosmos. Jason Francis l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Vous avez fait la majeure partie de votre carrière dans le développement international, et ces dernières années vous vous intéressez à ce nouveau domaine appelé les biens communs. Pourquoi ?
James Quilligan : Le développement international m’a permis de comprendre les problèmes du monde et comment ils pourraient être résolus. Tout ce qui touche au développement m’intéresse, mais ce sujet est-il traité correctement aujourd’hui ? En portant un regard nouveau sur les nombreux déséquilibres touchant les échanges internationaux, la finance et l’argent – des domaines qui sont ma spécialité depuis des décennies –, j’ai réalisé que le modèle keynésien de relance économique ne pouvait résoudre les problèmes structurels de l’économie. J’ai également reconsidéré les problèmes cruciaux de la faim et de la malnutrition dans le monde, les carences en eau et en assainissement, le manque d’éducation et d’emploi, le problème des armes biologiques, conventionnelles et nucléaires, les réfugiés, les migrations de population et la traite des êtres humains.
Il y a aussi la situation de l’environnement avec le réchauffement climatique, la pollution et la dégradation de l’air, de l’eau, du sol et des forêts. De nombreuses études indiquent que si le réchauffement climatique provoquait une élévation des températures de plus de 2° Celsius, l’eau se raréfierait, les terres agricoles se transformeraient en déserts, on aurait des disettes, de nombreuses espèces disparaîtraient, les régions insulaires et côtières seraient submergées, des millions de personnes devraient être déplacées et une guerre mondiale pourrait s’ensuivre. Tous ces problèmes ne peuvent être résolus par l’approche actuelle de type Nord-Sud (où les pays développés sortiraient les pays en développement de la pauvreté, ce qui stimulerait l’économie mondiale). Par exemple, la production et la consommation des pays riches, et la lutte contre la pauvreté par l’industrialisation des pays pauvres, sont eux-mêmes des facteurs qui contribuent au réchauffement climatique. Le modèle Nord-Sud est simplement une lutte organisée pour s’accaparer les ressources ; il n’est en aucun cas une formule favorisant la coopération et le développement durable.

PI. Vous avez donc changé votre point de vue sur la meilleure façon de résoudre ces grands problèmes globaux ?
JQ. Oui. Lorsque les Nations unies ont annoncé leurs Objectifs de développement pour le millénaire dans les années 1998-2000, j’ai déclaré qu’il était futile de croire qu’ils pourraient être atteints dans le cadre du système politique et économique actuel. Je suis arrivé à la conclusion que la question du développement revenait toujours à trouver des investissements étrangers pour résoudre les problèmes du monde, alors qu’en fait, les investissements et l’aide au tiers monde ne s’attaquent jamais aux causes de ces problèmes. De fait, cette conception du développement a même contribué à les aggraver. Je réalise maintenant que cette approche n’était pas réaliste compte tenu de l’état actuel du monde. J’étais partie prenante de ce système et donc partiellement responsable. Ce fut mon heure de vérité. J’ai compris qu’il fallait repenser le développement. La question des « biens communs » doit être traitée de manière transfrontalière. Le défi est donc de savoir qui a la compétence et la responsabilité de la résolution de ces conflits et déséquilibres. Malgré la forte interdépendance entre les pays provoquée par l’explosion des échanges commerciaux internationaux et la mondialisation financière, la force des droits de propriété et des frontières souveraines inhibent la circulation de l’empathie et de l’énergie créatrice entre les peuples et les nations du monde, et encouragent le sentiment de séparation. L’existence de frontières arbitraires supprime la culture collective de l’humanité, détruit le tissu des relations entre communautés et dégrade l’environnement – tout cela a pour conséquences les inégalités sociales, la domination sexuelle, la concurrence commerciale et la guerre.

PI. Comment vous est venu ce concept de biens communs comme moyen de répondre à ces problèmes mondiaux ?
JQ. J’ai découvert les biens communs grâce aux travaux de gens comme Elinor Ostrom1 et beaucoup d’autres qui ont travaillé sur ce sujet. Les biens communs me sont apparus comme le chaînon manquant dans le développement international, une chose que seules les personnes travaillant sur le terrain pouvaient vraiment comprendre. Mes collègues et moi avions toujours dit que les populations locales doivent se réapproprier leur propre développement de façon autonome – et nous avons découvert que le concept des biens communs non seulement reprend ce principe, mais il montre comment y parvenir ! En effet, les sociétés traditionnelles, qui pratiquent la coopération au quotidien, ont toujours trouvé les moyens justes de produire et gérer leurs ressources, et de les partager dans le souci de l’intérêt global de leurs communautés. Les biens communs traditionnels comprennent les rivières, les pâturages, les forêts et les cultures autochtones, éléments auxquels il faut aujourd’hui ajouter les monnaies communautaires, la propriété partagée, les médias sociaux et Internet. Ce qui les relie toutes est le fait que les communautés s’emploient à préserver ces ressources pour elles-mêmes et pour les générations futures. Voilà pourquoi j’ai quitté le développement pour travailler sur les biens communs. J’ai trouvé que c’était une façon plus efficace de partager les ressources de la planète.

PI. Pouvez-vous nous donner quelques exemples de biens communs ? Cette expression fait penser aux ressources naturelles, mais elle semble englober beaucoup plus encore.
JQ. On pense d’abord aux ressources naturelles. C’est par ce biais que la plupart d’entre nous sont arrivés aux biens communs. C’est un bon début. Mais les biens communs sont en fait le patrimoine collectif de l’humanité. Ce sont toutes les ressources de la nature et de la société, héritées ou créées par nous, que nous utilisons. On pourrait dire que les biens communs sont tout à la fois d’ordre naturel, génétique, matériel, intellectuel, social, culturel et numérique. Ce sont toutes les ressources dont nous avons besoin pour notre survie et notre bien-être. Ce qui unit l’ensemble de ces biens communs, à mon avis, est que nous dépendons d’eux pour maintenir la cohésion sociale, une meilleure qualité de vie, pour notre épanouissement individuel, et, bien sûr, pour notre subsistance. C’est pourquoi ils sont si importants.
Ce qui est intéressant c’est que tous ces éléments ne nous apparaissent pas immédiatement comme des biens communs. Pourtant, c’est seulement en les identifiant comme tels que nous pourrons éviter que la « tragédie des biens communs » se produise. Cette expression est apparue pour la première fois en 1968 dans un célèbre article de Garrett Hardin2 pour la revue Science. Il s’agit de l’incapacité des habitants d’une région de gérer leurs ressources communes lorsque certains d’entre eux veulent les exploiter à leur avantage, plutôt que de coopérer et de les partager. Malheureusement, cette idée est parfois utilisée pour affirmer qu’on ne peut faire confiance à l’homme car il serait par nature cupide et égoïste. La « tragédie des biens communs » est aussi souvent utilisée pour justifier l’intervention du secteur public ou privé dans la gestion des biens communs, en sous-entendant que le gouvernement et les entreprises sont les experts, et que les gens sont trop ignorants pour produire et gérer leurs propres ressources. Pourtant, c’est ce que font les sociétés depuis des millénaires. Alors pourquoi devrait-on aujourd’hui abandonner cette responsabilité aux mains de l’État ou du secteur privé ?
Pour se réapproprier le contrôle sur les biens communs, il est important de faire la distinction entre eux. D’une part, il y a les biens sociaux, culturels, intellectuels et numériques, qui se renouvellent naturellement. Ils englobent les cultures et traditions autochtones, l’art, les langues, les loisirs, les idées, Internet. Il s’agit d’un très large éventail de choses. Même les rues, les trottoirs, les places, les espaces publics et les parcs nationaux sont des biens communs renouvelables.
D’un autre côté, il y a des biens communs naturels, génétiques et matériels, qui ont plutôt tendance à s’épuiser. Ce sont des ressources qui sont en danger si nous ne les protégeons pas. Certaines, comme les animaux ou les arbres peuvent se régénérer ou pas, tandis que d’autres comme les minerais ne se régénèrent pas du tout. Les biens communs naturels sont la pêche, l’agriculture, les forêts, les zones humides, les parcs et jardins. Une catégorie à part est le patrimoine génétique : les semences, les cultures vivrières, l’ADN et toutes les formes de vie. Les biens communs matériels comprennent les roches, le matériel technologique, les bâtiments et l’air que nous respirons.

PI. Est-il important de comprendre ce que sont les biens communs ?
JQ. C’est fondamental car ça nous permet de comprendre pourquoi nous avons été dépossédés de beaucoup d’entre eux. Nous devons réaliser qu’au cours des siècles passés, notre espace physique a été quantifié pour être commercialisé ; la société a commencé à mettre des barrières et d’autres limites juridiques autour de notre patrimoine commun et à faire protéger ces barrières par la force. Les biens communs ont été transformés en biens de consommation privés ou publics (fournis par l’Etat). Voilà la situation aujourd’hui. Par exemple, on voit les contes de fées ou les chansons traditionnelles tomber dans le domaine privé et être soumis à des droits d’auteur par des sociétés qui facturent leur utilisation ; ces marchands font main basse sur notre patrimoine collectif. Ou quand Nestlé vient pomper l’eau de nos nappes souterraines à un coût dérisoire, pour nous revendre ensuite les bouteilles au prix fort par l’intermédiaire de l’épicier local, la communauté a perdu un bien précieux. Ou encore quand le gouvernement donne aux entreprises le droit d’exploiter des gisements pétrolifères ou minéraux au sein même de nos parcs nationaux ou d’autres terres publiques, les gens perdent des ressources précieuses qui leur appartiennent.
Ce processus dépossède les populations de leurs biens communs et en attribue la production et la gestion au secteur privé ou public. Il conduit à la dégradation de notre patrimoine et à de nombreux problèmes comme l’exclusion de populations de leurs terres ancestrales, ce qui les contraint à devenir des réfugiés en terres étrangères ; cela a conduit au colonialisme et à la guerre. Identifier tous ces biens communs différents permet de comprendre que chacun doit être traité différemment. Lorsque ces biens vitaux sont exploités commercialement par des tiers étrangers à la communauté, ils ne peuvent être gérés de façon efficace et juste.

La concurrence et la consommation

PI. Quel effet ont la concurrence et la consommation sur les biens communs ?
JQ. Elles ont un impact énorme. L’intervention du secteur privé ou de l’État dans le contrôle des biens communs empêche les peuples de partager leurs ressources. Au début, il ne s’agissait que du contrôle et de l’appropriation des terres. Mais avec le colonialisme, la privatisation et la mondialisation galopante, tous les aspects de la vie sont contrôlés par les puissances de l’argent : la terre, la connaissance, la culture, la technologie, l’eau, la génétique, la biodiversité, et les services publics tels que les infrastructures, la santé et l’éducation. Tout, êtres vivants et ressources, a été transformé en marchandise à consommer. Tout peut être acheté et vendu, y compris notre travail, nos idées et notre créativité. La concurrence, ça signifie que les riches peuvent acquérir la propriété de biens communs et qu’ils peuvent en déposséder les pauvres économiquement, politiquement et culturellement. On nous prive de notre droit de partager notre espace écologique, culturel, politique et économique. Il nous faut lutter pour notre survie avant de n’être plus que des êtres jetables sans aucun espace commun à tous. Mais comment pouvons-nous partager lorsque tout le système ne favorise pas le partage ?

PI. Pensez-vous que nos systèmes économique et politique engendrent l’esclavage économique avec la marchandisation des personnes et des biens communs ?
JQ. On qualifie parfois le système global actuel de néolibéral, mais ce terme est trompeur. Il sous-entend qu’un retour aux sources du libéralisme serait possible. Il suggère que la liberté et l’égalité sont encore à notre portée dans le système actuel. Je crois que ce n’est plus le cas depuis longtemps. On doit ouvrir les yeux sur le monde dans lequel nous vivons. Notre discours et notre conscience politique sont très en retard sur l’actualité. Il me semble que les gens sont devenus des sujets d’un nouvel ordre social que l’auteur Philip Bobbitt3 a appelé « l’État-marché ». Cet État-marché promet d’étendre notre liberté et nos possibilités de choix par l’augmentation des opportunités économiques des consommateurs que nous sommes. Cela signifie la privatisation de tout, soi-disant pour le bien du peuple !
Pendant ce temps, le secteur privé et les banques manipulent les gouvernements à leur guise et font modifier les constitutions nationales pour servir leurs intérêts, ce qui diminue encore le rôle des gouvernements et limite nos droits civiques. Le vote et la représentation populaire ont de moins en moins de sens parce que les gouvernements se sont engagés à soutenir les intérêts des grandes entreprises, et non ceux du peuple. L’objectif de l’État-marché est que le gouvernement n’ait plus d’autre fonction que la défense nationale, la protection de la propriété, et le démantèlement des obstacles au libre-échange.
Ce qui point à l’horizon est un totalisme politique et économique – pas un totalitarisme, mais un totalisme, quelque chose de tout à fait nouveau dans l’histoire. C’est comme l’Empire romain, mais entièrement commercialisé, informatisé, armé et à l’échelle de la planète. Les peuples du monde doivent s’organiser en tant que superpuissance pour contrebalancer et mettre en échec les forces du marché déchaînées. Je crois que cela fait partie du plan. Nous devons inventer de nouvelles structures politiques pour que les responsables du désastre rendent des comptes et pour protéger et partager les ressources. Ce n’est que de cette façon que nous retrouverons nos espoirs de liberté et d’égalité que nous sommes en train de perdre rapidement.

PI. Pensez-vous que le capitalisme et le socialisme ont un rôle à jouer dans un avenir basé sur le partage ?
JQ. Oui, mais je ne pense pas que ces termes garderont le même sens. Nous n’avons plus besoin d’idéologies, de systèmes. L’économie intégrée du futur trouvera un équilibre entre les motivations individuelles et collectives. Pour l’instant, les motivations individuelles sont toutes puissantes, mais les deux sont nécessaires. Il est important d’intégrer le capitalisme et le socialisme dans une nouvelle synthèse qui les transcende. Je pense qu’un des catalyseurs qui pourra les unir est la création de Fondations pour les biens communs.

www.globalcommonstrust.org et www.global-negotiations.org


Biens communs sociaux, culturels et intellectuels : la culture et les traditions autochtones, les systèmes d’entraide au sein des communautés, les quartiers, les liens sociaux, les associations, les relations de travail, les droits des femmes et des enfants, la vie familiale, la santé, l’éducation, le sacré, les religions, l’appartenance ethnique, les valeurs raciales, les loisirs, le silence, les œuvres d’art, les langues, les mots, les chiffres, les symboles, les vacances, les calendriers, la sagesse, les connaissances scientifiques, les connaissances en ethnobotanique, les idées, la propriété intellectuelle, l’information, les flux de communication, les ondes, Internet, la culture populaire, les sports, les jeux, les terrains de jeux, les routes, les rues, les trottoirs, les places, les espaces publics, les parcs nationaux, les lieux historiques, les musées, les bibliothèques, les universités, la musique, la danse, les arts, l’artisanat, l’argent, le pouvoir d’achat.

Biens communs naturels et génétiques : l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie marémotrice, l’énergie hydraulique, les océans, les lacs, les sources, les rivières, les plages, la pêche, l’agriculture, les forêts, les zones humides, les écosystèmes, les bassins hydrographiques, aquifères, la terre, les pâturages, les parcs, les jardins, les plantes, les graines, les algues, l’humus, les cultures vivrières, la photosynthèse, la pollinisation, l’ADN, toutes les formes de vie et espèces, les créatures vivantes.

Biens communs matériels : les éléments, les roches, les minéraux, les hydrocarbures, le matériel technologique, les bâtiments, l’énergie inorganique, l’atmosphère, la couche d’ozone, la stratosphère.


1. Elinor Ostrom (1933-2012) était une économiste politique américaine. Son travail a souligné l’importance de l’interaction entre les hommes et les écosystèmes pour assurer la durabilité des ressources à long terme. Elle a été nommée par le magazine Time l’une des « 100 personnes les plus influentes au monde » en 2012. En 2009, E. Ostrom a été l’une des deux lauréates du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, « pour son analyse de la gouvernance éco-nomique, en particulier des biens communs ».
2. Garrett Hardin (1915-2003) était un écologiste américain qui a mis en garde contre les dangers de la surpopulation. Son concept de la « tragédie des biens communs » a attiré l’attention sur « les dommages que les actions innocentes de certains indivi-dus peuvent infliger à l’environnement. »
3. Philip Bobbitt est professeur de droit à l’Université de Columbia et auteur des ouvrages Shield of Achille et Terror and Consent. Il est spécialiste en droit constitutionnel, en théorie du droit et stratégie militaire.




Home Un documentaire de Silvio Tendler

Le poison est servi

par Thiago Staibano Alves

« L’histoire de l’Amérique latine est une longue histoire de perte, de confiscation et de vol des ressources naturelles avec la prise de conscience que la nécessité de préserver et de défendre ces ressources ne se développe pas aussi vite que le progrès implacable du vol. »

C’est sur cette constatation triste mais véridique du journaliste Eduardo Galeano, que commence le documentaire O veneno está na mesa (Le poison est servi) du réalisateur brésilien Silvio Tendler. Le film a été diffusé en avant-première le 25 juillet 2012, à Rio de Janeiro, lors de la Campagne nationale de lutte contre les pesticides pour la défense de la vie. Cette campagne est une initiative créée par divers mouvements sociaux au Brésil, ainsi que par des étudiants, travaillant dans la santé et la recherche. L’objectif est d’attirer l’attention sur l’utilisation inconsidérée des pesticides au Brésil. La campagne appelle à une plus grande vigilance et à des restrictions dans l’utilisation des pesticides ; en outre, elle propose une nouvelle manière de considérer l’agriculture, en encourageant des pratiques telles que l’agriculture à petite échelle et l’agro-écologie, en favorisant la culture d’aliments bio.

Une série d’entretiens avec des chercheurs, des universitaires, des agriculteurs locaux, et même des membres d’agences gouvernementales brésiliennes chargées de la surveillance de la santé, montrent les douloureuses conséquences de l’utilisation de pesticides – certaines ayant laissé des dégâts irréversibles pour la santé, et d’autres ayant été fatales. Le film donne également des informations impressionnantes sur l’utilisation des pesticides au Brésil : en 2008, le Brésil est devenu le plus grand utilisateur de pesticides au monde, chaque Brésilien ingère 5,2 litres de pesticides par an en consommant des aliments traités avec des agents toxiques.

Une sombre histoire

Après la Seconde Guerre mondiale, la révolution verte dans l’agriculture promettait une augmentation de la production alimentaire mondiale. Avec pour conséquence la monoculture qui peut sembler attrayante au départ, mais qui provoque l’érosion des sols et des carences nutritionnelles, dès la première récolte. En tant que moyen de stimuler la production, l’utilisation de produits agrochimiques et des pesticides, au cours des années 1960, s’est propagée dans le monde entier.

Le documentaire a également révélé que les entreprises qui vendent actuellement des pesticides comme moyen sûr de protéger notre alimentation, sont les mêmes qui ont créé de nombreux produits toxiques utilisés dans les guerres. La technologie des produits agrochimiques est dérivée de ces produits toxiques. Par exemple, Bayer et BASF ont été les principaux propriétaires de la société qui a produit le tristement célèbre Zyklon B qui a été utilisé dans les chambres à gaz nazies, et Monsanto a produit l’Agent orange qui a été pulvérisé sur les villages du Viêt Nam et la campagne pendant la guerre.

L’Agence nationale de surveillance sanitaire a mené une enquête sur la nourriture au Brésil en 2009, et a constaté que 29 % des produits agricoles testés dépassaient la limite autorisée en pesticides. Elle a également trouvé des échantillons d’aliments qui contiennent des pesticides interdits au Brésil. L’utilisation des pesticides est devenue si répandue au cours des dix dernières années, que pendant que la productivité alimentaire a en effet augmenté de 75 %, l’utilisation des pesticides a presque doublé.

Le documentaire met en garde : les pesticides ne sont pas uniquement utilisés pour les fruits et légumes. La nourriture qui est sur notre table, tels que le riz et le blé qui sont largement utilisés pour la production d’autres aliments comme le pain et les pâtes, est également imprégnée par ces agents.

Les dommages aux travailleurs et aux consommateurs

Le film est très émouvant lors des entretiens avec des travailleurs ruraux qui ont longtemps été exposés aux pesticides dans les plantations. Almiro Rudolfo, un agriculteur du sud du pays, a accidentellement inhalé le poison en travaillant à l’épandage de pesticides dans un champ de maïs. Se sentant mal, il s’est rendu immédiatement chez le médecin qui a confirmé qu’il avait été empoisonné. Almiro conclut : « Si je suis tombé malade pour l’avoir inhalé, imaginez les gens qui vont le consommer plus tard. » Il y a des cas plus graves, comme celui de Lydia, âgée de 32 ans, qui souffre d’une maladie qui détruit lentement son système nerveux, après avoir été exposée aux pesticides dans les plantations de tabac dans lesquelles elle a travaillé dès l’enfance. C’est une triste réalité encore partagée par de nombreux enfants brésiliens dans un pays où le travail des enfants n’est pas encore complètement éradiqué. Le cas le plus choquant est celui de Vanderlei Silva Matos, qui a travaillé pendant plus de trois ans à mélanger des pesticides. En raison de l’exposition à ces poisons, Vanderlei a commencé à souffrir d’un certain nombre de problèmes de santé, il a été admis à l’hôpital et est décédé un mois plus tard. Vanderlei était marié et avait un enfant d’un an.

Pour ceux qui considèrent les pesticides comme un mal nécessaire, le documentaire fournit un argument économique en faveur d’une utilisation plus contrôlée des pesticides au Brésil. Nous sommes dans un pays où l’idée d’utiliser au mieux l’argent public et de réduire les dépenses du gouvernement est largement débattue par les secteurs les plus conservateurs des médias. Le documentaire fait valoir que même si l’utilisation de pesticides peut conduire à des bénéfices à court terme par l’augmentation de la productivité et par conséquent la baisse des prix alimentaires, les dommages à long terme causés à l’environnement et à la santé publique constituent des mesures qui peuvent être plus coûteuses pour l’État que si ces pesticides étaient interdits. La santé des travailleurs au Brésil coûte déjà 50,8 milliards de reais (20,3 milliards d’euros) par an.

L’agriculture bio

Bien que le documentaire soit plein d’histoires de souffrance, Le poison est servi conclut en proposant la solution : cultiver d’une manière respectueuse à la fois des droits des personnes et de l’environnement, avec une agriculture bio, sans pesticides. Malheureusement, le film montre que si l’agriculture traditionnelle bénéficie de l’aide des gouvernements, les mesures incitatives ont tendance à favoriser les grandes entreprises agrochimiques mais pas l’agriculture bio au Brésil. Pourtant certains sont en rupture avec les méthodes agricoles les plus commerciales, et cherchent des moyens naturels pour cultiver. Adonaï, un agriculteur dans le sud du Brésil, a renoncé à des prêts du gouvernement et a décidé de se mettre à l’agriculture bio. Il a trouvé le moyen, grâce à l’utilisation de maïs naturel et de maïs hybride, de produire sa propre semence de maïs ; il n’est plus dépendant des semences brevetées vendues par les grandes entreprises qui interdisent de réutiliser les semences issues de la première plantation.

Le documentaire se termine par ce message : la nourriture bio sans pesticides n’est pas actuellement produite à grande échelle, non pas parce que les chercheurs ne savent pas que cela peut être fait, mais à cause de l’industrie qui tire profit de l’utilisation des pesticides.


Pour plus d’informations :
http://mpacontraagrotoxicos.wordpress.com
YouTube: O veneno está na mesa ou The poison is on the table.





Signes des temps

Home Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques

Le vaisseau de lumière de Maitreya

Source : The Telegraph, G.-B.

Londres, Royaume Uni

Un ovni a été filmé passant au-dessus du stade olympique de Londres au moment du feu d'artifice, lors de la cérémonie d'ouverture, le 27 juillet 2012. Les images ont été enregistrées par plusieurs médias comme Sky News, le Telegraph et le Daily Mail.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet ovni était le vaisseau de lumière de Maitreya.


Home Un agroglyphe à Andechs


Photo: K. L.

Un agroglyphe complexe est apparu vers le 24 juillet 2012 à l'Abbaye d'Andechs, en Bavière.

Le Maître de Benjamin Crene a indiqué qu'il s'agit d'un véritable agroglyphe réalisé par un vaisseau spatial vénusien.


Home Agroglyphes 2012 en Grande Bretagne

Source : www.temporarytemples.co.uk

Deux des plus récents agrophyphes créés en 2012 dans les champs de céréales, en Grande-Bretagne :
 


© Steve Alexander
Corley, près de Coventry, Warwickshire, G.-B., le 11 juillet 2012


© Steve Alexander
Etchilhampton, Wiltshire, G.-B., le 28 juillet 2012


Pour plus d'informations: www.temporarytemples.co.uk

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces formations ont été créées par des vaisseaux spatiaux vénusiens.


Home Un objet multicolore dans le ciel de Russie

Source : YouTube : olegen 77

Moscou, Russie

Le 29 juillet 2012, un objet multicolore a été vu se déplaçant dans le ciel de Russie.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’objet était l’« étoile » de Maitreya.


Home Louisiane : du sang s’écoule d’une statue

Source : Huffingtonpost.com, WLOX News

Une statue de la Madone située dans une rue de Baton Rouge, en Louisiane (Etats-Unis), semble saigner. C’est en tondant sa pelouse que le mari d’Hoa Doan remarqua du sang semblant sortir de la tempe de la statue. Son voisin, Kam Pham, précise : « Le sang tombait goutte à goutte, sans sécher. » Mme Doan croit que ce phénomène est un signe de Dieu. Les habitants du quartier défilent devant la statue pour prier et déposer des bougies et des fleurs.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agit d’un miracle manifesté par le Maître Jésus.


Home Belfast : le visage de Jésus apparaît sur une souche

Source : Belfast Telegraph, Irlande du Nord

Une image du visage de Jésus est apparue sur la souche d’un arbre coupé, à Belfast (Irlande du Nord). Située dans le cimetière municipal de Belfast-Ouest, la souche semble montrer le visage d’un homme barbu ressemblant à Jésus.

Une vidéo de la mystérieuse image a été postée sur You Tube, avec ce message : « Une image est apparue sur la souche d’’un arbre dans le cimetière de la ville de Belfast. Après inspection minutieuse, il est difficile de dire comment cette image s’est formée. L’arbre avait été coupé peu auparavant par des employés municipaux. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agit d’un miracle manifesté par le Maître Jésus.


Home Un Ovni à São Paulo

São Paulo, Brésil

Durant la nuit du 9 juillet 2012, Thiago Staibano Alves, correspondant de Share International, a vu un objet ressemblant à une brillante étoile orange traverser le ciel, de l’est vers le sud, à très haute altitude.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’objet était un ovni martien.


Home Swami Premananda manifeste de la vibhuti

Source : direction de l’Ashram Swami Premananda


Vibhuti sur la photographie de Swami Premananda à 9 h 30 

 


Vibhuti sur la photographie de Swami Premananda à 18 h 

Le 12 juin 2012, vers 9 h 15, on découvrit de la vibhuti sur une photo de swami Premananda, dans la pièce où se déroulent les pujas dans son ashram du village de Fathima Nagar, à 20 km au sud de Tiruchirappalli, dans le Tamil Nadu (Inde).

Au cours de la journée, de la vibhuti continua à se manifester comme on le voit clairement sur la deuxième photographie, prise vers 18 h.

Un fidèle de l’ashram a raconté : « Nous fûmes tous enchantés. Nous nous sommes réunis autour de la photo de Swamiji, avons fait des offrandes et nous sommes assis pour méditer et chanter des bhajans. »

Le Maître de Benjamin Creme confirme que la vibhuti a été manifestée par swami Premananda.


Home Une flotte de vaisseaux spatiaux dans le ciel de Chelmsford

Source : YouTube : xxxdonutzxxx

Chelmsford, Royaume Uni

Une vidéo prise le 6 juin 2012 montre un groupe d’une dizaine de lumières brillantes clignotantes se déplaçant dans le ciel. Des lumières de tailles variées étincellent par intermittence autour d’une lumière plus grande en forme de disque. Puis le disque se déplace lentement avant de disparaître dans un éclair de lumière. Une par une, les lumières s’éteignent ensuite rapidement jusqu’à disparaître.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les objets volants étaient une flotte de vaisseaux spatiaux martiens.



Tendances

Home Changement climatique : le revirement d’un sceptique

Source : truthdig.com, New York Times

Le physicien Richard Muller, jusque-là sceptique déclaré au sujet du changement climatique, se considère désormais comme un « sceptique converti » après qu’une étude qu’il a menée soit arrivée à la conclusion qu’un réchauffement climatique était bien en cours et « que les hommes en sont pratiquement les seuls responsables. »

L’équipe de R. Muller est arrivée à la conclusion que le réchauffement climatique pourrait augmenter encore de 1,5° en moins de 20 ans si la Chine poursuit sa croissance industrielle rapide et son utilisation intensive de charbon.

« Nous ne nous y attendions pas, mais en tant que scientifiques, il est de notre devoir d’aligner nos idées sur les preuves qui nous sont présentées, conclut R. Muller. J’espère que les travaux de Berkeley Earth permettront de clore le débat scientifique sur le réchauffement climatique et ses causes humaines. La partie la plus difficile viendra ensuite : trouver un accord acceptable pour l’ensemble du spectre politique et diplomatique sur ce qui peut et doit être fait. »




Home Des milliards de dollars en faveur de l’énergie durable

Source : Nations unies

Plus de 50 milliards de dollars ont été promis par les gouvernements, les entreprises et des groupes non gouvernementaux au profit de l’Initiative des Nations unies en faveur d’une énergie durable pour tous. Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a annoncé à la conférence de Rio +20 en juin 2012, que cette initiative a généré plus de 100 engagements pour un montant totalisant plus de 50 milliards de dollars.

Lancé en septembre 2011, le programme Energie durable pour tous, qui réunit les gouvernements, les entreprises et la société civile, vise à encourager l’action mondiale en faveur de trois objectifs à atteindre d’ici 2030 : assurer l’accès universel aux services énergétiques modernes ; doubler au niveau mondial le taux d’efficacité énergétique ; et doubler la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial.

L’Agence internationale de l’énergie estime que 1,3 milliard de personnes – une sur cinq au niveau mondial – n’ont pas d’électricité pour éclairer leurs maisons. Près de 40 % de la population mondiale utilise le bois, le charbon, le charbon de bois ou les déchets animaux pour cuisiner, ce qui génère des fumées toxiques qui provoquent des maladies pulmonaires et accroissent le taux de mortalité.

Quelques exemples d’actions convenues par les gouvernements en faveur de l’énergie durable pour tous : le Brésil a promis 4,3 milliards de dollars supplémentaires pour offrir un accès universel à l’énergie au niveau national d’ici 2014. Le Ghana a élaboré un plan d’action national de l’énergie, et son parlement a adopté une loi sur les énergies renouvelables pour fournir le cadre nécessaire à l’expansion du secteur des énergies renouvelables. Plusieurs autres pays, dont le Kenya, le Mozambique, le Bangladesh, le Népal, le Vietnam et l’Uruguay ont élaboré ou sont en train de lancer des plans nationaux d’action pour l’énergie.

Parmi les engagements et les actions convenues par des entreprises privées : Microsoft s’est engagé à atteindre un bilan carbone neutre et à établir une redevance carbone qui s’appliquera aux activités de la société dans plus de 100 pays. La compagnie italienne de fourniture d’énergie Eni a prévu un budget d’environ 5 milliards de dollars pour brûler dans des torchères les gaz qu’elle émet et aboutir à une réduction de l’intensité en carbone. L’alliance Renault-Nissan a investi environ 5 milliards de dollars pour commercialiser à prix abordable des véhicules zéro émission.

Les organisations non gouvernementales ont également pris différents engagements : l’Institut indien pour l’énergie et les ressources s’est engagé à étendre l’éclairage électrique aux ménages dans plusieurs pays en développement, en utilisant l’énergie solaire et d’autres technologies propres, d’ici 2018. L’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens, ainsi que 40 autres associations professionnelles, se sont engagés à mobiliser leurs deux millions de membres à travers le monde en faveur de l’initiative.

Depuis que l’initiative « Energie durable pour tous » a été lancée en 2011, plus de 50 pays à travers le monde se sont joints au programme et beaucoup sont en train d’élaborer des plans et des programmes énergétiques. Les entreprises et les investisseurs ont engagé plus de 50 milliards de dollars pour atteindre les objectifs de l’initiative. Des dizaines de milliards de dollars ont également été promis par les gouvernements, les banques multilatérales de développement et différents groupes de la société civile. Plus de 100 projets d’énergie durable sont en cours, soutenus par les entreprises, les donateurs, les organisations, les artistes et les bénévoles.





Les priorités de Maitreya

Home La pauvreté aux Etats-Unis atteint un niveau record

The Guardian, Royaume Uni ; Chicago Tribune, Etats-Unis ; Commondreams.org

Aux États-Unis – l’un des pays les plus riches du monde – la pauvreté a atteint son niveau le plus élevé depuis cinquante ans. Des millions d’Américains parmi les plus démunis se retrouvent privés des habituels garde-fous sociaux, et n’ont plus désormais que peu d’espoir de recevoir de l’aide et de sortir de leur situation.

Une étude de l’Université d’Indiana montre que le nombre d’Américains vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 27 % depuis le début de ce que l’on nomme la « Grande Récession » de 2006. Cela représente dix millions de personnes supplémentaires.

Cette étude prévient que ce nombre continuera d’augmenter en raison de la réduction constante des budgets sociaux et de l’apparition de nouveaux emplois très mal payés.

« La pauvreté aux Etats-Unis est très répandue, conclut cette étude. Et, malgré la reprise économique, le nombre d’Américains très pauvres augmente et devrait encore s’accroître. »

Selon le dernier recensement, presque la moitié des 300 millions de citoyens américains vit officiellement avec un faible revenu ou dans la misère. Une famille sur quatre gagne moins de 15 000 dollars par an (moins de 12 000 euros).

L’économiste Dean Baker, du Centre de recherches sur les politiques économiques, pense que cette tendance a très peu de chances de s’inverser : « La vraie tragédie, c’est que cet effondrement économique était parfaitement évitable. Et, même maintenant, il pourrait être rapidement surmonté par des politiques adéquates. Malheureusement, dans les deux cas, la volonté politique fait défaut. Les groupes d’intérêt qui dominent la politique américaine tirent profit de la situation actuelle. »

L’un des pires aspects de cette crise, c’est que les aides sociales qui jusque-là permettaient à des millions de personnes de tout juste s’en tirer sont soit supprimées, soit drastiquement réduites : les assurances chômage, les bons alimentaires et les aides sociales sont actuellement tous diminués.




Home Sauver la planète : trois chiffres importants

Source : Global Warming’s Terrifying New Math, E.-U

Selon le célèbre auteur écologiste Bill McKibben, il y a trois chiffres à connaître pour comprendre les dangers du réchauffement climatique : 2° Celsius, 565 gigatonnes et 2 795 gigatonnes.

2° Celsius – L’Accord de Copenhague, signé en 2009 à la Conférence sur le Climat par 167 pays (responsables de 87 % des émissions de carbone dans le monde), cherchait à limiter l’augmentation des températures à moins de 2° Celsius. Malheureusement, cet accord, non contraignant, a été peu suivi d’effet.

Cette année, vingtans après le « Sommet de la Terre » de 1992, les nations se sont retrouvées à Rio, au Brésil, en vue de signer des accords plus contraignants. Mais il apparut très vite qu’on n’aboutirait à aucun accord important. Le journal britannique The Telegraph a écrit : « La Conférence sur le changement climatique a débouché sur un accord sans réelle portée qui ne s’attaque à aucun des problèmes urgents. »

565 gigatonnes – Les scientifiques estiment que nous devons limiter les émissions de CO2 à 565 gigatonnes d’ici à 2050 afin de rester sous la barre des 2° Celsius d’augmentation de la température. Mais, selon McKibben : « ... des modèles informatiques ont calculé que, même si nous cessions dès à présent d’augmenter nos émissions de CO2, la température augmenterait tout de même de 0,8°, car le carbone déjà rejeté continue de réchauffer l’atmosphère. Autrement dit, nous avons déjà franchi les trois quarts du chemin qui nous sépare de l’objectif des 2° d’augmentation. » A l’heure actuelle, nous émettons environ 30 gigatonnes par an.

En 2011, l’Agence internationale pour l’énergie a estimé que les émissions de carbone allaient augmenter de 3 % par an, ce qui, en gros, nous ferait dépasser largement les 565 gigatonnes en 16 ans, augmentant ainsi la température moyenne de 6° Celsius.

2 795 gigatonnes – Un rapport publié en 2011 par une équipe d’analystes financiers et d’écologistes londoniens souligne les risques que fait courir le changement climatique aux portefeuilles des investisseurs. Étant donné la quantité de carbone contenue dans les réserves de pétrole et de carburant fossile des compagnies pétrolières mondiales, ce rapport prédit que nous allons émettre 2 795 gigatonnes – soit quatre fois plus que la limite des 565 gigatonnes. Or, il ne faut pas toucher à 80 % de ces réserves si l’on veut maintenir l’augmentation moyenne des températures sur Terre sous la barre des 2° Celsius. Mais le prix actuel des actions intègre ces réserves.

ExxonMobile (Etats-Unis), Lukoil (Russie), British Petroleum (Royaume-Uni), Gazprom (Russie), Chevron (France), ConocoPhillips (Etats-Unis), Shell (Angleterre/Pays-Bas), toutes ces entreprises sont soutenues politiquement et financièrement par leur gouvernement respectif pour optimiser leur production, et, par suite, leurs profits. John Fullerton, du Capital Institute, a calculé que la valeur boursière des réserves de carburant fossile (qui émettront 2 795 gigatonnes de CO2) s’élève à environ 27 000 milliards de dollars. Au Venezuela, on va bientôt extraire du lucratif gaz de schiste de la gigantesque étendue de sable bitumeux d’Orinoco, ce qui détruira massivement l’habitat dans cette région et ajoutera beaucoup aux émissions de CO2. Et maintenant que la calotte glacière est en train de fondre, Shell vient d’obtenir la permission d’effectuer des forages de prospection dans l’Arctique.

Bill McKibben en vient à la conclusion que seul un mouvement populaire international de protestation pourrait forcer l’industrie à changer de stratégie : « A elle seule, la prise de conscience de l’intérêt de chacun ne suffira probablement pas à déclencher une opposition capable de limiter l’utilisation de carburants fossiles. Mais le scandale pourrait bien y parvenir. Et c’est l’objectif réel de cette nouvelle approche chiffrée : elle pourrait donner naissance à un véritable mouvement... Les trois chiffres que j’ai donnés sont effrayants, car ils définissent clairement un avenir essentiellement non-viable et, par suite, le plus grand défi que l’humanité ait jamais eu à relever. Nous connaissons à présent les limites à ne pas dépasser, et ceux qui se proposent de les dépasser. Le changement climatique n’est pas une fatalité naturelle ; plus on examine les chiffres, plus on se rend compte qu’il s’agit essentiellement d’un problème moral. »





La voix de la raison

Home Sauver la planète : un changement de mentalité est indispensable

The Guardian, G.-B. ; www.monbiot.com

Question : Que se passe-t-il lorsque la marchandisation est appliquée à la nature ? Réponse : La nature ne nous appartient plus. Notre planète est en train d’être privatisée et de nous être revendue. Les ressources naturelles sont considérées comme une source de profit, du moins pour certains. La nature est exploitée au service de notre avidité ; l’aliénation de la Terre Mère s’ensuit et la notion de gestion collective des biens communs s’efface au profit d’un sentiment d’ayant droit.

En outre, il semble que nous, l’humanité, ayons largement perdu le contact avec la réalité et le monde naturel. La Grande-Bretagne ne fait pas exception et selon George Monbiot, journaliste au Guardian, la marchandisation de l’environnement est assez avancée au Royaume-Uni.

« Le Royaume-Uni s’est doté d’un comité du capital nature, un groupe de travail sur les marchés des écosystèmes, et d’un nouveau lexique révélateur. Nous ne parlons plus de la nature : désormais l’expression appropriée est « capital naturel ». Les processus naturels sont devenus des « services écosystémiques », comme s’ils n’existaient que pour nous servir. Collines, forêts et bassins versants des rivières sont maintenant des « infrastructures vertes », tandis que la biodiversité et les habitats sont des « classes d’actifs » au sein d’un « marché des écosystèmes ». Tous se verront attribuer un prix, tous deviendront échangeables », explique George Monbiot dans un article récent : Au nom de la sauvegarde du monde naturel, les gouvernements sont en train de le privatiser.

Les entreprises traitent encore le monde naturel comme s’il ne valait rien. En établissant une tarification à la nature et en intégrant ces coûts dans le prix de revient des biens et services, on crée une incitation économique pour sa protection .... Le groupe de travail Marché des écosystèmes évoque « le potentiel de croissance des marchés de la nature – de l’ordre de milliards d’euros à l’échelle mondiale ».

G. Monbiot demande : « Marchandisation, croissance économique, prélèvements financiers, pouvoir des entreprises : ne seraient- ce pas justement ce qui provoque la crise de l’environnement ? Maintenant, on nous affirme que pour sauver la biosphère nous en aurions encore plus besoin. »

G. Monbiot remarque que si l’on commence à payer pour des « services écosystémiques », cela conduira à encore davantage de privatisation : « Le gouvernement a déjà commencé à décrire les propriétaires terriens comme des « fournisseurs » de services écosystémiques, comme s’ils avaient créé la pluie, les collines et les rivières et la faune qui les habite. Ils doivent être payés pour ces services, que ce soit par le gouvernement ou par les « utilisateurs ».

« Mais cela ne s’arrête pas là, poursuit G. Monbiot, expliquant la rapidité avec laquelle la marchandisation s’est répandue dans le monde de la nature. Une fois qu’une ressource a été transformée en marchandise, les spéculateurs et les négociants interviennent. Le groupe de travail Marché des écosystèmes parle maintenant de mobiliser l’expertise financière de la City afin d’évaluer la manière dont ces flux de revenus mixtes et ces titrisations améliorent le retour sur investissement d’une obligation environnementale. Cela donne une idée de l’avancée du processus et du charabia qu’il a commencé à générer. »

Pendant que la nature est marchandisée, nos droits démocratiques s’érodent. « Nous ne serons plus en mesure de faire valoir qu’un écosystème ou un paysage doit être protégé parce qu’il nous émerveille et nous procure du plaisir ; on nous répondra que sa valeur intrinsèque a déjà été calculée et, sans doute, qu’il se révèle être d’une valeur moindre que les autres utilisations qui pourraient être faites de ce territoire. Le marché aura parlé : fin du débat... Les gouvernements n’auront pas besoin de réguler, le marché prendra les décisions que les politiciens ont esquivé. Mais le commerce est un maître capricieux, et ne répond à personne, sauf à ceux qui ont de l’argent. L’évaluation du prix et la vente de la nature représente un nouveau transfert de pouvoir vers les entreprises et les très riches. »

Nous permettons, ou participons à la privatisation de notre planète – comme s’il s’agissait d’une entreprise. George Monbiot indique que le groupe de travail du gouvernement parle déjà de « dégroupage » des services écosystémiques, un terme emprunté aux privatisations passées. « Cela peut présenter un intérêt financier, mais cela n’a aucun sens écologique. Plus nous en apprenons sur le monde naturel, plus nous découvrons que ses fonctions ne peuvent être dissociées sans risque... Si nous laissons la discussion se déplacer des valeurs à la valeur – de l’amour à la cupidité – nous cédons le monde naturel aux forces de destruction. »





La voix des peuples

Home Les citoyens japonais protestent

par Michiko Ishikawa

Plus d’un an après le désastre de la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011, la voix du peuple japonais s’est enfin fait entendre haut et clair : « Supprimons l’énergie nucléaire ! »

Après le séisme et le tsunami qui ont causé des destructions inimaginables et de nombreuses pertes humaines, les journalistes internationaux étaient touchés par la réaction du peuple japonais. Un reporter du Herald Sun australien écrivait : « Face au pire désastre qui a frappé leur île depuis la Seconde Guerre mondiale, les Japonais font preuve d’un stoïcisme et d’une dignité qui attire l’admiration du monde entier. »

Les survivants des villes et des villages isolés, restés sans électricité ni communications ou moyens de transport pendant des jours et des semaines, se sont organisés pour trouver de la nourriture et des vêtements en plein hiver, dans l’attente des équipes de secours. La force spirituelle manifestée par ceux et celles qui avaient déjà surmonté les conséquences de la Seconde Guerre mondiale et reconstruit le Japon, était particulièrement émouvante. Une femme âgée, citée dans un article, avait déclaré : « Nous devons être reconnaissants d’être encore en vie. Les dommages matériels peuvent toujours être réparés. »

Un autre article racontait le cas d’un couple de 90 ans qui s’était laissé noyer dans les eaux du tsunami, échappant délibérément des mains de leurs enfants venus les secourir, afin de ne pas être un fardeau pour eux.

Le désastre semble avoir permis aux gens de redécouvrir l’importance de la vie et des valeurs spirituelles. Les initiatives de jeunes adolescents qui ont aidé à déblayer, à cuire et distribuer de la nourriture a rendu courage à des adultes perdus et réfugiés dans des camps ou ailleurs.

De son côté, le gouvernement japonais était vertement critiqué par les gouvernements du monde et les médias pour son manque d’efficacité et ses cachotteries sur l’accident nucléaire. Au lieu de s’unir afin de faire face au désastre, les politiciens japonais s’étaient plongés dans des luttes de pouvoir et s’étaient engagés dans d’interminables disputes pour savoir comment se débarrasser du premier ministre Kan en plein milieu de la crise. Kan a révélé par la suite dans un documentaire allemand qu’il avait été évincé parce qu’il était contre le pouvoir nucléaire et opposé à la manière dont s’était conduit Tokyo Electric, organisme japonais propriétaire des centrales nucléaires de Fukushima.

L’influence de l’industrie nucléaire japonaise est énorme et s’étend aux politiciens, bureaucrates, universitaires, compagnies électriques, ainsi qu’aux médias. Ces organismes ont maintenu le public dans l’ignorance de la vérité sur l’énergie nucléaire, s’efforçant de le convaincre qu’elle était sûre et économique.

Par exemple, environ 24 h après la première explosion à Fukushima, les résidents avaient docilement obéi aux instructions confuses du gouvernement d’évacuer les habitants dans un rayon de 3 km. Les ordres d’évacuation se sont ensuite étendus à 5 km, puis à 10 km lorsque la seconde, la troisième puis la quatrième centrales ont explosé quelques jours après ; et pour finir à 20 km deux mois plus tard. De son côté, quelques jours après les explosions, le gouvernement américain avait ordonné à ses ressortissants vivant dans un rayon de 80 km de quitter immédiatement la zone. Plusieurs camps de réfugiés se trouvaient à l’intérieur de la zone dangereuse et des réfugiés ont du être évacués à plusieurs reprises.

Suite au désastre, le gouvernement japonais a ordonné des inspections de sécurité dans les centrales du pays, et finalement toutes les centrales ont été fermées. Pourtant, un an plus tard, alors que de l’eau hautement contaminée continuait à s’infiltrer dans la mer et le sous-sol, l’industrie nucléaire se remettait en mouvement. Le gouvernement permit le redémarrage de la Oi Nuclear Power Plant en dépit d’une forte opposition du public. Les médias japonais ont soutenu les arguments de la Kansai Electric Company qui gère la centrale, affirmant que sa mise en route était nécessaire pour fournir assez d’électricité durant la saison chaude qui approchait. On pense que le gouvernement projette la remise en fonction d’autres centrales nucléaires. Mais il reste, outre la menace persistante inhérente à l’énergie nucléaire, les nombreux dangers liés aux séismes. On a en effet révélé qu’une faille active existait directement sous la centrale de la Oi Nuclear Power Plant.

Le peuple japonais fait généralement confiance aux grands médias, surtout à NHK (compagnie nationale semi-publique et seul média qui reçoit des fonds de chaque ménage possédant une télévision). La plupart des gens ignorent à quel point ce média est contrôlé par le gouvernement et par l’industrie nucléaire.

Les personnes qui vivent à l’étranger et qui voient et entendent des reportages indépendants sur la situation à Fukushima Daiichi, se sont demandé pourquoi les citoyens japonais ne se sont pas soulevés, pourquoi ils ne se sont pas mis en colère. Premièrement, les médias ignorent en général les voix de l’opposition aux centrales atomiques. Soit les manifestations anti-nucléaires ne font pas l’objet de reportages soit, si c’est le cas, ces reportages les qualifient souvent d’actions organisées par des mouvements radicaux et syndicaux qui s’en prennent aux forces de police. Si bien que le public, même s’il approuve ces manifestations, a tendance à avoir peur d’y participer.

Le pouvoir du peuple s’accroît

Les manifestations anti-nucléaires au Japon divergent en nature et en composition. Les forces de police bien organisées se retrouvent souvent perplexes face au nombre de manifestants non violents, disciplinés mais en colère, composé de mères avec leurs bébés et de jeunes pères portant leurs enfants sur leurs épaules, d’écoliers avec leurs parents, d’hommes et de femmes de tous âges – chacun appelant à l’abandon de l’énergie nucléaire, à la protection des enfants et de l’avenir du Japon.

En mars 2012, l’idée a été lancée d’une manifestation devant la résidence officielle du premier ministre Noda à Tokyo, chaque vendredi soir entre 18 et 20 h. Cela a commencé par quelques centaines de personnes, mais le nombre des participants est passé à 2 000, 3 000, pour atteindre 12 000 début juin, et d’après les organisateurs, 50 000 le 22 juin. Pourtant, les médias ont à peine effleuré l’événement. La police s’efforce de diviser les manifestants en petits groupes qui sont cantonnés sur un côté des trottoirs, bloc d’immeubles après bloc d’immeubles, en sorte que les téléspectateurs ne puissent pas voir de longues files de manifestants.

En réaction au manque de couverture médiatique, Takashi Hirose, écrivain, documentariste et activiste de longue date, a lancé l’idée d’un reportage indépendant sur les manifestations. Il a lancé un appel aux dons par internet pour louer un hélicoptère afin d’effectuer des prises de vues aériennes. Les dons ont afflué, beaucoup plus que nécessaire. Des cameramen, des journalistes et reporters freelance, ainsi qu’un jeune acteur de cinéma ont participé aux reportages. Le « Groupe héliporté pour des informations correctes » a été inauguré le 27 juin. Des photos et des vidéos de rassemblements géants ont été diffusées le 29 juin sur tout le réseau social, les blogs et les e-mails, rappelant le Printemps arabe en Egypte.

Pour la première fois, les citoyens ont pu voir et entendre un reportage sur l’immense foule de citoyens pacifiques mais en colère manifestant devant la résidence officielle du premier ministre Noda.Un flot continu de gens sortant des gares et du métro après leur travail se dirigeaient vers le rassemblement. Vers 20 h, à la fin de la manifestation, la foule était estimée à 150 000 personnes selon les organisateurs. Les médias ont parlé de 16 000 participants seulement.

Le 16 juillet, jour de fête nationale, 170 000 personnes (beaucoup plus que ce que les organisateurs avaient prévu) ont envahi le Yoyiogi Park de Tokyo et ses environs pour un « Rallye d’adieu au nucléaire ». Le 29 juillet, près de 200 000 personnes ont participé à des défilés et des manifestations autour du Congrès.

Le Japon se trouve à un carrefour critique. La population peut soit continuer à se laisser manipuler par une industrie nucléaire avide et des politiciens et des fonctionnaires corrompus jusqu’à ce qu’un nouveau désastre se produise, soit changer de politique et se débarrasser des centrales nucléaires et préserver l’avenir du Japon.

L’avenir du pays est entre les mains des citoyens.  « Arrêtez les centrales nucléaires », « Débarrassez-nous du nucléaire », « Protégez nos enfants », « Protégez notre beau pays », tels sont leurs cris de colère. Les plus importantes manifestations depuis les années 1960 ont lieu à Tokyo semaine après semaine et elles vont bientôt s’étendre à tout le pays. De plus en plus de Japonais sont à présent au courant de la vérité sur les dangers des centrales nucléaires. Des jeunes, des parents et grands-parents, tous montent au créneau.

Peut-être que Maitreya défile-t-il à leurs côtés et les encourage.


Q. [1] Maitreya était-il parmi les manifestants et le Maître de Tokyo était-il lui aussi présent ? [2] Les manifestations ont-elles été inspirées par Maitreya ?
R. [1] Maitreya et le Maître Jésus y ont pris part et le Maître de Tokyo continue à participer aux manifestations. [2] Non, elles ont été inspirées par les gens eux-mêmes.




Home Mexique : les étudiants manifestent pour la démocratie

Source : BBC News Latin America ; http://yosoy132.mx/México

Un groupe d’étudiants a fait entendre sa frustration pendant la campagne présidentielle mexicaine, considérant que la couverture médiatique était truquée. Ce mouvement, né sur les réseaux sociaux est connu sous l’appellation Yo soy 132 (Je suis 132).

« Eteignez cette stupide télé. Allumez la vérité ! » scandaient-ils par milliers, en mai-juin 2012, lors de leur marche à travers Mexico et d’autres villes du pays.

La cible de leur colère était l’alliance supposée entre Televisa, la plus grande chaîne du pays et Enrique Peña Nieto, candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui a gouverné le Mexique pendant la plus grande partie du XXe siècle.

La protestation des étudiants contre ce qu’ils considèrent comme une couverture malhonnête par les médias s’est élargie à des accusations d’achat des suffrages et autres irrégularités au cours du scrutin lui-même. « Nous savons maintenant ce que nous voulons à long terme, a déclaré l’un des étudiants. C’est éveiller la conscience politique de la société, et démocratiser les médias. Maintenant, il nous faut voir comment, et pour définir cela, nous avons tenu des assemblées étudiantes, a expliqué Ari Santillan, étudiant à Mexico. Le mouvement a dépassé les objectifs des 132. Le Front de coalition est maintenant plus inclusif. Il accueille tout le monde, des ouvriers aux partis affiliés, pas seulement les étudiants ».




Home Espagne : manifestations contre le plan gouvernemental d’austérité

Source : El País, Espagne

Les Espagnols sont descendus dans la rue par centaines de milliers en réponse au plan gouvernemental d’austérité. Le 19 juillet 2012, les protestations qui ont secoué la capitale espagnole avaient été déclenchées par le projet de réduction de 65 milliards d’euros sur les deux ans et demi à venir. Des milliers de personnes, dans 80 villes, ont fait entendre leur voix après que la mesure ait été votée par le Congrès avec les seules voix du Parti Populaire (PP) au pouvoir.

Les plus grandes restrictions dans l’histoire de la démocratie espagnole ont provoqué un vaste rapprochement entre organisations et mouvements sociaux dont la coopération aurait été inimaginable il y a seulement quelques mois – six syndicats des plus importants s’alliant pour la première fois en constitue un signal important. Le gouvernement connaissait le niveau croissant du mécontentement mais l’ampleur de la réaction populaire l’a pris par surprise. Même les réactions contre les réformes du droit du travail et la grève générale d’une journée qui en a résulté n’ont pas été aussi chaudes que les événements du 19 juillet.

L’agitation règne dans l’ensemble du pays mais les plus grandes manifestations ont eu lieu à Madrid. On dit que les syndicats prévoient une manifestation de masse en septembre, ce que confirme en ces termes Ignacio Fernández Toxo, leader de la Confédération syndicale des ouvriers : « Ce n’est ni une protestation de plus, ni un acte final. Le reste est à venir. »




Home Argentine : un magazine sur les questions de pauvreté

Source : BBC Latin America

Déçus de la manière dont les médias décrivent la pauvreté, un groupe de citoyens de plusieurs régions pauvres d’Argentine ont lancé une revue visant à donner une image plus exacte de la réalité. Intitulée Garganta Poderosa (Gorge puissante), elle est imprimée dans l’un des quartiers les plus pauvres de Buenos Aires. Vendue pendant longtemps de manière informelle dans les kiosques de Buenos Aires, cette revue se vend maintenant dans tout le pays. « Aujourd’hui, grâce à la revue, nous n’avons qu’à écrire 140 caractères sur Twitter. Tandis qu’il y a trois ans, avant sa parution, nous devions réunir 1 500 personnes et descendre dans la rue jusqu’à ce que le gouvernement local fasse attention à nous », explique l’un des membres de la publication. Les rédacteurs préfèrent rester anonymes pour n’attirer l’attention sur aucun membre du groupe et maintenir un esprit collectif.





Courrier des lecteurs

Home Un animal magique

Cher Monsieur,

A Sacramento, en Californie, j’ai récemment assisté à un forum intitulé Les ovnis et leur mission spirituelle. Comme je m’apprêtai à partir je ressentis soudain un énorme mal de tête. Je manquai le propos en cours. Deux nuits plus tard, après m’être concentré sur la main de Maitreya, je fis le rêve suivant : je prenais la photo de la main de Maitreya et mis ma main dessus en pensant combien ce serait génial d’avoir un changement global de la conscience collective. Je pris alors conscience d’une énorme tête de bison qui me fixait. Ses yeux étaient perçants et le bison était habité par une intelligence supérieure à celle des autres bisons. En avez-vous entendu parler? Jusqu’à cette nuit je n’avais jamais rêvé d’une tête de bison et j’ai 44 ans. La nuit suivante je m’éveillai vers deux heures et sentis quelque chose de très différent en moi. J’identifiai ce que c’était. Un problème qui m’accablait depuis presque neuf ans s’était volatilisé. Qui que ce soit, je le remercie pour m’avoir aidé.

C. T., Mather, California, E.-U.

Réponse de Benjamin Creme : parmi les Amérindiens, le bison a une grande importance et une grande signification. Il a été souvent vu non comme une source de nourriture mais comme un guide spirituel. Mon Maître a indiqué que cette expérience a été donnée par le Maître Jésus.


Home Le peintre de la lumière

Cher Monsieur,

Le samedi 2 juin 2012, comme nous tenions le stand de Share International au salon Esprit corps et spiritualité, ma femme et moi avons parlé à un homme que nous avons reconnu pour l’avoir vu lors d’un salon précèdent. Son nom était Christos (d’origine grecque mais en réalité néo-zélandais) et à la première rencontre (voir Partage international, sept. 2010) il était le Maître Jésus. Il surgit, pointant la main de Maitreya sur le présentoir, en disant que cela l’intéressait. Lorsqu’il nous dit que son travail consistait principalement à peindre des icônes comme dans la tradition religieuse grecque ou russe orthodoxe, je me rappelais qu’il était en quelque sorte « peintre de la lumière ». Il nous montra quelques-unes de ses œuvres sur son téléphone portable. Je lui dis que nous l’avions déjà rencontré à un salon précèdent et il fut surpris que je m’en sois souvenu. Il me montra sa carte professionnelle sur laquelle figurait son nom etc. et une de ses peintures de lumière. Je lui demandai s’il avait une autre carte que je pourrais garder, « bien sûr », répondit-il.

Le salon précédent s’était tenu à la salle de l’Horticulture royale à Victoria, mais cette année c’était au centre d’expositions d’Earl’s Court. Il dit qu’il était allé par erreur à Victoria en supposant que c’était comme d’habitude. Après avoir fait le trajet, il se rendit compte qu’il n’avait pas assez d’argent pour aller à Earl’s Court, aussi décida-t-il qu’il essaierait d’y aller à pieds. Il rencontra deux Indiens et leur demanda la direction et l’un d’eux répondit qu’il s’apprêtait à aller en voiture à Earl’s Court et était tout à fait heureux de l’emmener. Alors, Christos répondit : « Eh bien, combien de fois cela arrive-t-il à Londres »

C’était tout à fait comique d’entendre une personne que nous supposions être un Maître raconter, apparemment en toute innocence, son expérience avec deux personnes qui pourraient être aussi des Maîtres !

Nous parlâmes plus longuement, une partie de la conversation tournant autour de son travail actuel qui concernait davantage ce qu’il appelait le « monde merveilleux », mais toujours dans le même style, c’est-à-dire comme baigné de lumière. Nous nous sommes dit au revoir et adressé de bons souhaits et quand il partit il se retourna et dit : « Là où vous allez, j’ai déposé un peu de lumière. »

Ce fut une rencontre agréable, comme la fois précédente mais je me demande s’il était à nouveau le Maître Jésus ou, peut-être, cette fois-ci l’homme ordinaire Christos, s’il existe réellement. Les deux Indiens étaient-ils des Maîtres ?

D. G., London, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Christos » était le Maître Jésus. Un des deux Indiens était Maitreya, l’autre un disciple du Maître Jésus.


Home Inoubliable

Cher Monsieur,

C’était en novembre 2010, je me trouvai dans un train allant de Maassluis à Rotterdam. Mon attention fut attirée par un homme assis en face de moi.

Il était vêtu de façon remarquable : un manteau noir et dessous une jupe lie de vin et des chaussettes de toutes les couleurs de l’arc en ciel, dans des mocassins à haut talon. Il avait une barbe noire et il portait des lunettes.

Il était assis bien droit et très calme et il regardait d’un air joyeux les autres passagers. Je me dis aussitôt en moi-même que c’était un homme spécial ! Ce qui est étrange c’est que je continue à penser à lui et que je sais que c’était un homme hors du commun. Était-ce Maitreya ?

G. S., Rotterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.


Home Valeurs essentielles

Cher Monsieur,

Le 24 juin 2012, comme nous rentrions chez nous après l’atelier de méditation de transmission, à l’angle du centre d’information de Share International, à Amsterdam, nous rencontrâmes une dame du Surinam toute petite et douce qui nous salua les mains tendues, avec ces mots : « Bonjour, camarades humains. N’est-il pas naturel de saluer son semblable ? »

Elle me serra chaleureusement la main et je ressentis immédiatement une grande affection pour elle. Ses mains étaient si douces et chaudes. Et je gardais sa main avec un large sourire, ravi de tenir la main d’une dame si aimante. Elle poursuivit : « Je ne possède rien mais je peux saluer mes camarades humains. »

Elle serra aussi la main d’Olivier. Aux Pays-Bas, on ne serre jamais la main des passants, on les salue chaleureusement, cela parait néanmoins parfaitement naturel, c’est la façon normale. Bien qu’il plût à verse et qu’il fît du vent, elle n’avait ni imperméable ni parapluie ni sac à main ni porte-monnaie sur elle. Elle avait l’apparence d’une clocharde avec les jambes nues et des chaussures légères, pourtant ses vêtements étaient propres, elle ne sentait pas mauvais et son visage paraissait vif et doux.

Ensuite une voiture passa et elle dit la même chose au conducteur qui ne la remarqua pas. En nous quittant, elle déclara : « Nous avons déjà tout », et j’approuvai : « Nous pouvons compter les uns sur les autres ». Elle répondit avec les deux pouces levés et nous quitta en souriant.

Est-il possible que cette dame soit l’un des Maîtres. Merci pour votre immense travail.

A. A., O. op ten N., Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la dame était le Maître Jésus.


Home Un cadeau bienvenu

Cher Monsieur,

Le 30 novembre 2011, je donnai, à Vienne, une conférence sur l’émergence de Maitreya.

Vers 18 h, pendant la préparation de la salle pour la conférence, quelqu’un frappa à l’une des fenêtres où je testais le vidéoprojecteur. Il faisait déjà sombre à l’extérieur et je ne pouvais pas voir qui frappait. Je me rapprochai de la fenêtre et vis un Africain portant un anorak avec une capuche. En frottant ses doigts, il me fit comprendre qu’il voulait de l’argent. Je me souvins que j’avais un euro dans la poche de mon anorak. Je pris la pièce, allai à l’entrée et la lui donnai. Il l’a prise et, dans un mauvais allemand, il essaya de me faire comprendre que pour soigner ses dents il avait besoin de plus, au moins 10 euros. Tandis que je retournai vers l’entrée, je m’étonnai moi-même d’agir de façon si inhabituelle. Dès que je lui tendis le billet l’homme quémanda un autre billet de 10 euros, expliquant qu’il aurait alors tout l’argent nécessaire pour soigner ses dents. Je dois avouer que je ne suis pas très généreux. Cependant, je lui ai donné sans problème un autre billet de 10 euros. Très ému, il me remercia, me serra la main et partit.

Ce mendiant était-il un homme ordinaire ou un Maître ?

F. B., Vienne, Autriche


Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.


Home Un ovni martien

Cher Monsieur,

Le 15 mars 2012, je rentrais chez moi de Bâle à Berlin par le train. Je regardais le ciel et près de Karlsruhe, je vis, dans le ciel, un objet indéfinissable aller et venir, avec trois lumières brillantes, puis il disparut. Était-ce un ovni martien ?

C. U., Berlin, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’objet était un vaisseau spatial martien


Home A Ténérife ?

Cher Monsieur,

En janvier 2012 j’étais en vacances en famille à Ténérife dans les Iles Canaries.

Le 15 janvier, lors de notre promenade habituelle, je remarquai un objet inhabituel dans le ciel. C’était une boule brillante rouge-orangé, plus grande que le soleil, qui se dirigeait vers l’est. Elle était nettement visible dans sa course régulière et gracieuse. Puis elle disparut dans les nuages.

Ma sœur Kay dit qu’elle l’a vue à plusieurs occasions et qu’elle l’a revue le soir suivant. Qu’avons-nous vu ?

S. McD., Richmond, Surrey, G.B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait du vaisseau de lumière de Maitreya.


Home Coup double

Cher Monsieur,

Le jour de la Pentecôte 2012, je me suis rendue à Montmartre avec mon fils, d’un de ses amis et de ma petite fille. En entrant dans la basilique du Sacré Cœur, j’ai été intriguée par l’allure misérable d’un prêtre âgé qui faisait la quête.

Ses vielles lunettes épaisses étaient rafistolées sommairement avec du ruban adhésif et il portait sur la poitrine un impressionnant crucifix de métal argenté. Ma première réaction a été : « Comme c’est triste, un vieux prêtre obligé de mendier. Sa congrégation ne peut-elle pas le prendre en charge ? »

En sortant de la basilique, le prêtre était toujours là. Puis l’ami de mon fils dit : « Regardez, il y a un moine bouddhiste là-bas ! » Nous avons descendu les larges marches et fait une pause en bas des marches pour le regarder. Ses mains appuyées sur une canne, le moine me souriait avec une attitude bienveillante et un regard doux et pénétrant. Cela m’incita à me rapprocher de lui. Alors que je me trouvais à deux marches en dessous de lui, il me salua de la tête et je répondis à sa gentillesse par un sourire en inclinant la tête moi aussi. Je le photographiai et redescendis les marches pour rejoindre ma famille à qui je montrai la photo sur mon appareil numérique. Mais quand je relevai la tête, surprise, le moine n’était plus là !

« Ça devait être une apparition », déclara l’ami de mon fils. J’étais triste qu’il ne fût plus là et je me mis à marcher de long en marge sur l’esplanade pour tenter de le retrouver.

J’étais intriguée par sa disparition soudaine, d’autant qu’il marchait avec une canne.

Le soir, je me suis sentie en paix, une agréable douceur intérieure m’habitait, ce qui était surprenant car un gros souci me travaillait depuis plusieurs nuits et m’avait empêchée de dormir la veille. Ce soir-là, je me suis endormie avec un sentiment de paix et de réconfort.

Est-ce que le moine bouddhiste était quelqu’un de particulier ? Et le prêtre mendiant ?

E.F. O., France


Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 289 de septembre 2012 page 25.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « prêtre » et le « moine bouddhiste » étaient tous les deux le Maître Jésus.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Greg Craven

Que peut-il arriver de pire ?

par Jullian Creme

« La vidéo la plus terrifiante que vous ayez jamais vue » – n’est pas un film d’horreur mais un clip YouTube de 10 mn sur le changement climatique. Son auteur, Greg Craven, professeur de sciences en lycée, reconnait ne pas avoir choisi ce titre parce qu’il pensait que cette vidéo était la plus terrifiante, mais pour attirer l’attention sur une question d’une grande importance. Effectivement, cela attire l’attention ! Greg Craven a invité quiconque pensant que cette vidéo était importante à en informer d’autres personnes, et en quelques mois elle fut visionnée des millions de fois.

En outre, Greg Craven a invité ceux qui avaient des critiques et des objections à les lui communiquer en commentant la vidéo. Les mois qui suivirent, il passa en revue des milliers de telles objections et entreprit d’y répondre, en cherchant à parfaire son raisonnement et en renforçant son argumentation. Il publia alors gratuitement sur Internet le résultat de ses réflexions dans une autre série de vidéos, un marathon long de 7 h.

Ensuite arriva le livre. Fruit d’un travail rigoureux de réorganisation et de perfectionnement des idées présentes dans les vidéos, Que peut-il arriver de pire ? Une approche rationnelle dans le débat sur le changement climatique était né. Exaspéré par le débat sans fin qui oppose les activistes du changement climatique aux sceptiques, G. Craven contourne presque la question de qui a tort ou raison en la transformant en une évaluation des risques et en se focalisant plutôt sur la question : vu la menace potentielle pour la planète, comment décidons-nous des mesures à prendre s’il s’avère que le réchauffement du climat est une réalité ?

G. Craven ne cache nullement ses opinions – il estime clairement qu’il faut prendre des mesures urgentes, mais il encourage également le lecteur à se faire sa propre opinion. Plutôt que d’essayer de vous montrer qui a raison ou de vous dire quoi penser, son livre est un outil qui vous aide à penser sur le sujet par vous-mêmes. Cet outil comprend un chapitre sur les incertitudes de la science (si nous attendons la preuve irréfutable, il sera trop tard), une réflexion sur la facilité avec laquelle nous nous trompons lorsque nous pensons que nous avons les bonnes réponses (attention aux fausses confirmations), et un outil permettant de comprendre les nombreuses voix contradictoires en compétition les unes avec les autres, et de décider qui est crédible et qui ne l’est pas (le « spectre de crédibilité »).

L’ouvrage passe en revue qui dit quoi dans les deux camps, et fournit une excellente explication pour le non initié sur les mécanismes du réchauffement, permettant de comprendre sur quoi repose toute cette agitation. Si vous voulez approfondir la question, il y figure également une liste de sites Internet avec les points de vue des deux camps.

Que peut-il arriver de pire ? est un ouvrage agréable à lire. Greg Craven communique bien, et son style est léger et divertissant sans être désinvolte ou frivole. De même, ses vidéos sont divertissantes et agréables tout en étant éducatives et sujet à réflexion. Le livre ainsi que les vidéos sont vivement conseillées pour toute personne intéressée par le sujet.

What’s the Worst That Could Happen ? A Rational Response to the Climate Change Debate, Greg Craven, Ed. Perigee, 2009.

Pour plus d’informations : www.gregcraven.org


Dans ces premières publications, Greg Craven présenta une grille de décision simple à deux entrées. Cette grille a deux lignes (intitulées Le Réchauffement Global est faux et Le Réchauffement Global est réel) et deux colonnes (intitulées Agir maintenant et Ne pas agir maintenant). Cela donne quatre combinaisons possibles de réponses et ainsi quatre issues possibles. Si l'on considère le pire cas de scénario (le réchauffement global s'avère être réel et nous ne faisons rien avant qu'il ne soit trop tard), il paraît évident qu'il faut agir dès maintenant.
Cette grille est vraiment très simplifiée et Greg Craven a admis que la logique de cette première version était un peu biaisée. Dans les vidéos ainsi  que dans le livre qui ont suivi, il a affiné et développé son approche.
Voir ce tableau  dans la version imprimée de la revue Partage international n° 289 de septembre 2012 page 20..





Compilation

Home Le changement climatique

L’une des actions essentielles de Maitreya après le Jour de Déclaration sera d’attirer fortement l’attention de l’humanité sur la nécessité de nettoyer l’environnement pour sauvegarder la planète. Chaque être humain, quel que soit son âge, apportera sa pierre. Dès que les besoins des millions de personnes qui souffrent de la faim seront satisfaits, dès que le processus de partage aura été enclenché, alors l’attention de tous devra se focaliser sur la sauvegarde de nos écosystèmes, faute de quoi la planète ne survivra pas.
Maitreya lui-même a dit que la sauvegarde de l’environnement devait devenir la priorité numéro un de tous, jeunes et vieux. Les effets du réchauffement planétaire sur les calottes glaciaires par exemple sont maintenant une évidence pour tous. Un gigantesque programme de reforestation nous attend. Cela prendra du temps, bien entendu, mais nous pourrions commencer dès maintenant. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

Si l’humanité doit sauver cette planète du réchauffement global avec tout ce qu’il implique, il lui faut prendre des mesures autrement drastiques pour limiter les émissions de carbone, et cela, dans un laps de temps plus court qu’on ne l’admet généralement. Les hommes ont tardé à reconnaître les dangers, et aujourd’hui encore nombreux sont ceux qui refusent de prendre le problème au sérieux. Il est hors de doute qu’une telle attitude met en péril l’avenir de la planète Terre. Il reste tout au plus dix à quinze ans pour créer une situation d’équilibre avant que des dommages irréparables ne se produisent.
Pour y parvenir, les hommes doivent changer radicalement leur manière de vivre, et adopter des modes de vie et de travail plus simples. L’époque est révolue où ils violaient et ravageaient la planète à leur guise sans penser un seul instant aux générations à venir, sans se soucier le moins du monde d’un environnement qui, c’était inévitable, n’a cessé de se dégrader.
Chaque année, depuis longtemps déjà, d’immenses étendues de forêt primaire se voient dépouillées de leurs arbres, vecteurs de vies séculaires, à des fins purement commerciales. La mercantilisation, cette calamité, saisit l’humanité à la gorge et ne cesse de resserrer son étau. Comme le dit Maitreya, la course au profit est plus dangereuse pour les hommes que la bombe atomique, et c’est par le chaos économique qui règne aujourd’hui dans le monde que se manifeste sa puissance de destruction. [Le fléau de la mercantilisation (Maître –)]

Vous verrez qu’à la base de l’enseignement de Maitreya se trouve l’établissement des relations justes : entre l’homme et l’homme, entre l’homme et la femme, entre l’homme et Dieu et entre l’homme et son environnement, la planète. Nous serons amenés à comprendre que l’homme, la nature et Dieu sont Un, et qu’une meilleure préservation de la planète et de tous les règnes qui s’y trouvent est essentielle au bien-être de l’ensemble. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Nous influons sur le temps de manière considérable. Nos pensées destructrices perturbent les forces élémentales qui gouvernent les différents types de climats. Si nos pensées sont instables, comme c’est très fréquemment le cas actuellement, ces forces élémentales perdent leur équilibre, provoquant ainsi des séismes, des orages, des tornades, des inondations, etc., qui dévastent continuellement de vastes zones de la planète. C’est nous qui en sommes responsables. Nous disons que c’est la main de Dieu, mais Dieu n’y est pour rien. C’est l’humanité qui, par ses pensées et ses actions négatives, perturbe les forces élémentales. Lorsque nous retrouverons finalement l’équilibre, ces forces retrouveront le leur et le climat redeviendra normal. [Enseignements de la sagesse éternelle (B. Creme)]

Nous devons respecter notre environnement, et non le détruire. Lorsque vous désirez monter sur le toit de votre maison, il vous faut une échelle. Une fois arrivé en haut, vous ne devez ni la jeter, ni la délaisser, car d’autres vous suivront qui en auront besoin. Il en va de même de l’environnement pour les générations qui nous suivent. [Les lois de la vie (Maitreya)]

L’on est en droit de dire que, parmi les hommes, certains commencent enfin à prendre au sérieux les dangers du réchauffement global et des changements climatiques qu’il entraîne. Il est vrai que bien des désaccords subsistent sur la réalité des périls et leur ampleur, comme sur la manière de traiter les problèmes dont l’existence est généralement admise. Toutefois il ne fait aucun doute que certains, au moins, reconnaissent que l’humanité a devant elle une tâche colossale pour arrêter le processus de destruction en cours et stabiliser l’environnement. Il est également vrai que même les plus conscients de la situation et les plus soucieux d’y faire face ne savent pas grand-chose de l’ampleur et de la complexité des problèmes.
L’homme a ravagé et pollué la Terre, il a porté gravement atteinte à son environnement. Il lui faut maintenant considérer comme une priorité absolue de réparer ce qu’il a endommagé, et de rendre la santé à sa planète souffrante. Il lui faut apprendre à réduire ses exigences envers elle ; il lui faut apprendre la beauté de la simplicité, et la joie du partage.
L’homme n’a guère le choix : l’urgence de la tâche à entreprendre nécessite une action immédiate ; rares sont ceux qui prennent la mesure des dommages déjà occasionnés.
La question se pose : la planète Terre peut-elle être sauvée, et par quels moyens ? La réponse est un « OUI ! » retentissant ; les moyens à mettre en œuvre impliquent la transformation du mode de vie actuel de la majorité des hommes. [La Terre en travail (Maître –) PI, nov. 2007]

L’humanité est encline à penser de façon mécanique, mais le monde est une unité, un être vivant organique. Chaque atome de cet être est relié à tous les autres atomes. Nous devons donc apprendre à penser différemment, pas de manière séparative mais de manière organique. La seule manière de vivre correctement, sous la loi de cause et d’effet, est de comprendre et de vivre de manière organique dans cet espace organique, la planète Terre. [B. Creme, PI, juillet/août 2009]

Bientôt, vous me verrez sous une nouvelle apparence, présentant aux hommes les choix qui les attendent, soulignant les possibilités pour l’avenir, vous révélant les Lois de Dieu. Ces Lois, mes amis, régissent votre vie. Sans le Plan de Dieu, l’homme n’est rien. Souvenez-vous-en toujours, et ramenez l’équilibre. Ayez toujours en vous le sens de la grandeur de l’homme, de son unité avec toute chose, et de son envergure divine. [Message n° 119 (Maitreya)]

Il est très important que nous apprenions à faire face non seulement au réchauffement climatique, mais également aux changements complets qui ont lieu dans la structure de notre planète. Les scientifiques sont partagés sur la question et les fournisseurs de pétrole s’empressent d’employer ceux qui disent qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Selon les Maîtres, 80 % de l’élévation de la température est dû au réchauffement climatique causé par l’homme. Vingt pour cent à certains changements dans la relation entre le Soleil et la Terre que Maitreya a provoqués, en partie pour attirer notre attention sur l’urgence de traiter ce danger qui menace notre vie planétaire. [Le Rassemblement des Forces de lumière (B. Creme)]

Le problème de l’homme est de sa propre création. Il n’est pas inhérent au Plan de Dieu. Par le mauvais usage de son libre arbitre divin, l’homme a mis son avenir, et celui de tous les règnes, en péril. Beaucoup commencent à s’en rendre compte et tentent de prendre les mesures nécessaires pour éviter une catastrophe. Parmi les hommes, tous n’ont pas conscience du danger croissant auquel doit faire face l’humanité. Il reste peu de temps pour reconstruire notre monde selon des lignes directrices mieux adaptées au rôle et au but véritable de l’homme. Ma tâche consiste à vous montrer la voie, à exposer les possibilités, car c’est par l’homme lui-même que doit être forgé le monde nouveau. [Message n° 12 (Maitreya)]

Pour Maitreya, la chose la plus importante aujourd’hui est de sauver les millions de gens qui meurent de faim dans un monde d’abondance. Il dit que rien ne l’afflige autant que cette honte : « Le crime de séparation doit être chassé de ce monde. J’affirme que tel est mon dessein. » En conséquence, le premier but de Maitreya est de montrer à l’humanité que nous sommes semblables, que nous sommes un : où que nous vivions, quelle que soit notre couleur, notre culture ou notre croyance religieuse, les besoins de tous sont les mêmes.
Il est tout aussi urgent de sauver le monde de la destruction à laquelle il est condamné par notre mésusage des ressources de la planète. L’idée que l’homme en est responsable n’a pas effleuré bon nombre de gouvernements. Il s’agit de l’une des plus importantes prises de conscience qui doivent avoir lieu – que l’homme est responsable d’au moins 80 % du réchauffement planétaire et que ce dernier va nous affecter gravement. Maitreya et les Maîtres sont les seuls à savoir ce qu’il faut faire, mais nous connaissons déjà les premières mesures à prendre (nécessité de diminuer les émissions de carbone, etc.). Maitreya mettra l’accent sur ce point capital. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

Les hommes doivent prendre conscience de leur responsabilité envers la planète sur laquelle ils vivent. Ils doivent comprendre qu’ils sont les régisseurs d’un organisme puissant mais vulnérable, et qu’il leur appartient de le protéger. Il en est peu aujourd’hui qui peuvent affirmer agir ainsi. Au contraire, faisant peu de cas de la munificence de la nature, la plupart se livrent au pillage de ses dons, indifférents aux lendemains comme aux besoins de leurs enfants. Il est vrai que beaucoup commencent à peine à en prendre conscience, mais tant que ce problème n’est pas devenu la préoccupation de tous et ne fait pas l’objet de mesures globales, on ne peut espérer de véritables progrès ni un réel changement de direction.
Soyez certains que Maitreya n’est pas sans se soucier des dangers auxquels s’expose l’humanité si elle persiste à ignorer l’urgence de la situation. Il exhortera tous les hommes à œuvrer pour la restauration de la planète et montrera la voie d’une vie plus simple et plus heureuse.
Une fois sa santé retrouvée, la planète continuera de faire profiter de ses bienfaits tous ceux qui l’aiment et la respectent. Les élémentaux des règnes inférieurs connaissent bien leur tâche ; quand ils ne seront plus soumis à l’influence des désordres de la pensée humaine, ces constructeurs industrieux sauront créer, dans l’harmonie, un monde nouveau et meilleur. [La Terre-Mère (Maître –)]

Tous ne perçoivent pas la nécessité d’un changement, de la transformation de ce monde, de l’application du partage, de la coopération et de la confiance. Quand cette simple loi, ma loi d’Amour, sera suivie, tout cela en résultera. C’est pourquoi, mes amis, je parle simplement d’amour et de confiance. Beaucoup, connaissent l’importance de ces valeurs mais n’en réalisent pas le caractère central. Mes amis, l’existence de toute vie ne dépend que de l’amour de Dieu. J’enseigne cette simple vérité. Faites-la vôtre. Mettez-la au centre de votre vie, et avancez avec moi. [Message n° 77 (Maitreya]


Sauver la planète

par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme

Quand l’humanité se rendra compte de la gravité du déséquilibre écologique qui affecte son habitat planétaire, il lui faudra prendre les mesures d’urgence indispensables pour y porter remède. Si les hommes devaient manquer de résolution face à cette crise, ils se rendraient coupables d’abandonner la planète à une destruction lente mais inévitable. Dès lors, quel héritage transmettraient-ils à leurs enfants ? Pour écarter pareil risque d’autodestruction, tous doivent agir ensemble et faire les sacrifices qui s’imposent. Cela nécessitera un revirement total dans notre attitude envers la planète et son intégrité, ainsi que la remise en cause de ce que les hommes considèrent aujourd’hui comme leurs besoins.

Certains auront du mal à accepter de prendre le virage nécessaire, mais ce n’est qu’au prix d’un tel changement que la survie de la planète pourra être assurée. Déjà, les plus grandes réserves d’arbres ont été profondément entamées. La déforestation a engendré une perte d’oxygène qui va s’aggravant, et une augmentation du gaz carbonique. La situation a atteint un seuil critique, et exige une action immédiate.

De plus en plus nombreux sont ceux qui prennent conscience de la réalité du réchauffement global. Pourtant, en dépit d’une pléthore de preuves, certains persistent à nier qu’il serait causé par les actions des hommes. Nous, qui sommes vos Frères aînés, pouvons dire avec entière conviction que le comportement humain est responsable de quatre-vingts pour cent de ce réchauffement.

Comme vous le verrez, Maitreya ne tardera pas à appeler l’attention de l’homme sur ce problème urgent. Il mettra l’humanité face à une alternative : d’un côté, les résultats bénéfiques d’une action immédiate, de l’autre, la destruction qui s’ensuivrait si l’inaction, totale ou partielle, devait l’emporter. Ainsi, c’est à l’homme seul qu’il appartient de décider.

Quand les hommes comprendront tout cela, ils ne manqueront pas de se rallier à la cause du changement. Voyant que l’avenir de leurs enfants repose sur leur capacité à agir sans délai, ils solliciteront les conseils de Maitreya et de ceux qui l’entourent quant aux mesures à prendre. Maitreya recommandera l’adoption d’un mode de vie plus simple, mieux adapté à la réalité de la situation planétaire. Lorsqu’un nombre suffisant de gens seront convaincus de cette exigence, une nouvelle tendance à la simplicité gagnera toute la planète. Cette évolution se fera à une vitesse peu commune, tant la nécessité du changement aiguillonnera les multitudes. Ainsi les plus graves dangers qui menacent la Terre seront-ils en partie jugulés. Beaucoup, encouragés par ces résultats, aborderont dans de bonnes dispositions les transformations ultérieures.

Face au dilemme que leur présentera la nécessité de changer, les hommes prendront conscience qu’ils ne peuvent faire autrement que d’accepter le principe de partage. C’est seulement par le partage que les changements deviendront possibles et réalisables ; seulement par le partage qu’on pourra tirer parti de la générosité de la planète Terre, et gérer à bon escient l’abondance de ses dons. C’est seulement ainsi que la planète elle-même pourra vivre en harmonie avec son environnement et avec ses habitants.


L’équilibre écologique mondial

extrait de l’interview du Maître de Benjamin Creme (par l’entremise de B. Creme) par Patricia Pitchon [PI, sept. 1993]

Quels sont actuellement les périls majeurs ?
Le Maître. La pollution de l’air, des mers et du sol est le péril numéro un pour l’humanité, car elle est responsable des problèmes de santé de millions d’individus et de la mort prématurée de milliers et de milliers d’autres. La population de la planète subit un lent empoisonnement et seules les capacités d’adaptation extraordinaires du biosystème humain permettent à l’humanité de supporter le niveau actuel de ces agressions.
En second lieu vient la dévastation des forêts à travers le monde. Les conséquences de la désertification sont bien connues. La désertification produit de graves effets qui s’ajoutent au problème de la pollution, car moins il y a d’arbres, moins il y a d’oxygène dans l’atmosphère.
Le troisième péril est le réchauffement de l’atmosphère, ce qu’on appelle l’effet de serre. Ce réchauffement produira, à court terme et même à long terme, des effets sur la qualité de la vie, y compris sur le climat. Le principal élément sera l’extension des zones désertiques dans le monde. De tels changements climatiques affectent les forêts, et nécessitent alors des déplacements importants de populations d’une région à une autre, dans des délais très courts.

Quelles sont les principales mesures à prendre pour limiter l’effet de serre ?
Le Maître. Il faut d’abord prendre conscience qu’il s’agit d’un problème mondial qui ne doit pas être traité de façon indépendante, mais comme un problème affectant tous les peuples sans exception, et que l’Assemblée des Nations unies doit par conséquent reconnaître l’importance de cette menace pour l’humanité. Chaque nation devra contribuer.

Le Sommet de Rio a-t-il été une étape dans cette direction ?
Le Maître. Oui, mais avec l’exception évidente d’un manque de coopération de certaines grandes nations ayant refusé de soutenir des résolutions qui auraient permis de commencer à aborder ces problèmes de manière réaliste. Du reste, certaines de ces nations sont les plus en cause.
Une seconde mesure à entreprendre d’urgence consiste à réduire considérablement le gaspillage des ressources planétaires, ce qui signifie une complète transformation de la structure économique mondiale, telle que nous la connaissons aujourd’hui. Cela ne s’avérera possible que lorsque l’ensemble des nations acceptera la juste redistribution des ressources, mettant ainsi en œuvre le principe du partage. Alors s’apercevra-t-on que les véritables besoins de chacun — qui devront d’ailleurs se satisfaire d’un style de vie plus simple — peuvent être satisfaits sans que la viabilité de la planète ne soit continuellement réduite. Cela peut conduire à la diminution de la population mondiale et à un équilibre écologique durable.

Cela a-t-il une chance de se produire sans l’émergence de Maitreya ?
Le Maître. Pour être réaliste, non. Actuellement, l’humanité est trop égoïste, trop divisée et adopte des points de vue trop limités pour accepter de tels changements. Mais de plus en plus, le sentiment général se modifie, à mesure que le péril écologique menace de façon plus évidente les différents pays. Le problème, aujourd’hui, est que l’importance des intérêts en cause, conjuguée avec l’irresponsabilité de l’humanité en général, empêchent la volonté politique de changement de s’exercer. Il faudra développer un programme éducatif qui présente à l’humanité les horreurs qui surviendront inévitablement si les pratiques actuelles continuent à être tolérées.
Cette éducation, pour être reconnue, requerra une voix puissante et seul Maitreya, accepté et respecté en tant qu’Instructeur mondial, aura l’autorité et la persuasion nécessaires. Sous ses directives, les nations entreprendront le travail d’amélioration (fournissant ainsi un moment de répit), et ensuite de guérison de la planète Terre. Cette guérison repose sur un style de vie plus simple et plus sain. On ne peut tolérer davantage l’utilisation abusive des ressources. Lorsque l’humanité réalisera pleinement cela, les mesures nécessaires seront prises afin de réduire la consommation des matières premières et permettre ainsi la régénération et la stabilisation du globe. [La Mission de Maitreya, tome III]






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