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Accueil > Revue Partage > année 2012

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 2012 - N° 287 / 288

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Rio+20 : un appel à la responsabilité et à l’action par Federico Mayor Zaragoza


  • Signes des temps


  • Les priorités de Maitreya


  • Citation


  • La voix de la raison


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews


  • Compilation




L'article du Maître

Home Les précurseurs

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 6 juin 2012

Il y a aujourd’hui, au sein de l’humanité, un nombre croissant d’hommes et de femmes qui cherchent à mettre en lumière les principes sur lesquels sera fondée la nouvelle civilisation. Présents dans tous les pays ou presque, ils diffusent des enseignements qui reflètent les qualités de l’ère nouvelle du Verseau. On les rencontre dans tous les secteurs d’activité ; on les reconnaît à leur altruisme et à l’ardeur de leur réponse aux besoins humains.

Messagers du futur, ces précurseurs ont été envoyés pour préparer les hommes aux expériences qui caractériseront le nouvel âge. Si quelques-uns d’entre eux ont conscience de leur mission d’aide à un monde en difficulté et connaissent leur connexion avec la Hiérarchie, la plupart ne font que répondre à l’appel de leur cœur en aidant leurs semblables.

Bientôt, nombre d’entre eux s’apercevront qu’ils forment ensemble un groupe important et bien préparé, dont les idées se répandent en écho à travers le monde. Haut et fort, ils donneront voix au changement que désirent les hommes et aux inévitables conséquences qu’il aura pour la société, car il touche au cœur même du problème humain actuel : la séparation des hommes comme des nations, et la menace qu’elle fait peser sur la sécurité de la planète. Sans ce changement la survie de l’espèce humaine ne tient qu’à un fil, mise en péril par la course effrénée au profit qui prend possession de tous les aspects de la vie.

Sur le gigantesque échiquier du combat pour l’existence, les hommes font de plus en plus figure de simples pions qu’on sacrifie à la « chasse au dollar ». Confiance mutuelle et cohésion sociale n’ont plus leur place dans ce concours de rapaces, avides de gain à n’importe quel prix. L’humanité ne pourra supporter bien plus longtemps la pression de cette lutte qui pousse les hommes à prendre position : en faveur de l’amour, ou d’une folle cupidité.

Depuis les coulisses, Maitreya et son groupe attisent le feu de ce conflit et de plus en plus, au fil du temps, le chemin des hommes s’éclaire. Avec une volonté qui ne cesse de s’affermir ils clament leur besoin de changement, guidés par les préceptes des hommes et femmes visionnaires qui leur ouvrent la voie.

Ainsi Maitreya œuvre-t-il pour le bien de tous, stimulant le meilleur de ce que les hommes ont à offrir, et montrant le meilleur de ce qu’ils peuvent devenir. D’un œil bienveillant la Hiérarchie observe ce combat crucial pour l’avenir de l’humanité, certaine qu’elle est de son issue : le triomphe de l’âme humaine sur la cupidité et sur le désespoir.





Home Pourquoi un plan Marshall écologique mondial est indispensable

par Luc Guillory

La 13e Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) s’est tenue du 21 au 26 avril 2012 à Doha, au Qatar.

Créée en 1964, la Cnuced est l’organisme des Nations unies où sont traités de manière intégrée les questions liées au commerce et au développement, ainsi que les thèmes relevant des domaines de la finance, de la technologie, de l’investissement et du développement durable. Une Conférence quadriennale permet aux États membres de débattre de sujets liés à l’actualité du commerce et du développement et de définir des politiques internationales, ainsi que de réviser le mandat et les priorités de la Cnuced pour les quatre années suivantes. La 12e Conférence avait eu lieu en 2008 à Accra, au Ghana. L’institution cherche à promouvoir un dialogue franc et constructif afin de bâtir un consensus international fort en faveur du développement. Les trois piliers de son action reposent sur l’analyse politique, la recherche du consensus et la coopération technique. La Cnuced est également une institution pionnière qui encourage la coopération avec la société civile ; dans ce but, elle organise régulièrement des forums dans lequel les groupes peuvent faire entendre leur voix, exprimer leurs préoccupations et revendications, faire des suggestions et proposer des solutions.

Luc Guillory, un collaborateur français de Share International, a participé à la conférence de Doha, au nom de Partage international. Il a produit la déclaration qui suit dans le cadre du Forum de la société civile de cette 13e Conférence de la Cnuced.

Un nouveau consensus multilatéral, économique et écologique, est indispensable pour relever le défi de ce temps. Nous sommes à la croisée des chemins. La question n’est pas d’adapter le monde aux défaillances d’une économie dirigée par les forces du marché et la finance, au moyen de politiques contracycliques, mais de redessiner l’architecture économique, financière et monétaire mondiale à l’aune d’un nouveau contrat social et écologique.

Afin de parvenir à la stabilité et à l’harmonie, de reconstruire les écosystèmes dévastés et les communautés humaines brisées, la nouvelle infrastructure économique s’attachera à donner aux gens et aux communautés les moyens d’un développement local endogène, à stimuler des marchés et des économies nationales dynamiques dans les pays en voie de développement, tandis que le monde développé devra impérativement réduire sa consommation de biens matériels et d’énergie.

La création d’un avenir durable implique une approche nouvelle et holistique du développement qui inclut : la sécurité alimentaire et la justice économique pour tous les êtres humains sur Terre ; un partage équitable des ressources planétaires entre toutes les nations ; le déploiement de ressources financières appropriées et bon marché ; un système monétaire international stable et prévisible.

On ne peut considérer l’économie indépendamment de la Vie. La Vie est sacrée ; nous partageons un héritage spirituel commun. Nous ne pouvons de ce fait bâtir des relations économiques sans prendre en compte notre véritable identité, notre nature profondément spirituelle, et ce que peut être une économie spirituelle. En d’autres termes, si nous voulons créer un système économique international juste et équitable, nous devons comprendre au préalable ce qu’est le but de la vie et quel rôle jouent les êtres humains dans l’Évolution. Autrement, nous sommes aveugles ou, au mieux, mûs par des idéologies de toutes sortes en fonction de l’époque.

Une révolution de conscience balaie aujourd’hui le monde. Le besoin de changement se fait jour à tous les niveaux, et doit se traduire par un nouveau système économique.

Nous devons en particulier mettre en place un ensemble de stratégies internationales étroitement liées entre elles :

– la mise en œuvre d’un Programme d’urgence d’éradication de la faim, pour nourrir les affamés du monde ;

– la gestion commune des ressources alimentaires au niveau international, en lieu et place de la présente domination du marché boursier, afin d’assurer la sécurité alimentaire à long terme ;

– la gestion conjointe des Biens Communs mondiaux ;

– la création d’une nouvelle devise internationale de réserve et d’échange, afin de parvenir à la stabilité et d’octroyer des financements bon marchés aux États, tout particulièrement pour les pays en voie de développement ;

– la mise en œuvre d’une profonde réforme visant à réguler le monde financier et son rôle de soutien à l’économie mondiale ;

– le lancement d’un mécanisme de type Plan Marshall mondial écologique afin de transférer des ressources aux pays en voie de développement. Nous devons mettre un terme à la compétition entre les nations et à la bataille pour le contrôle et l’accès aux ressources de la planète.

Un développement inclusif ne peut être que holistique et centré sur les hommes, dans le respect des limites que la Mère Nature a données à cette planète, notre maison. Soit nous devenons conscients de cela et nous créons les conditions d’un bien-être durable pour tous les êtres humains, soit nous détruirons notre civilisation et probablement la vie planétaire elle-même.




Home Le besoin de justice

États-Unis : vers une nouvelle économie

par Gar Alperovitz Source : Reproduit avec l’autorisation d’AlterNet, Alernet.org

Si l’on gratte sous la surface de ce qui retient généralement l’attention des médias, on s’aperçoit qu’un phénomène particulier a pris forme et va bientôt émerger à la vue de tous. Le Mouvement pour une nouvelle économie rassemble des organisations, des militants, des théoriciens et des citoyens ordinaires impliqués dans une reconstruction totale du système politique et économique américain.

Leur but est de rendre le contrôle de l’économie aux « 99 % » pour construire une société participative et écologiquement durable. Le mot d’ordre est toujours le même : penser globalement, et agir localement.

Des milliers de projets concrets sont en marche partout dans le pays : des entreprises dont l’unique source d’énergie est le solaire, des coopératives ouvrières, des banques mutualisées… Beaucoup se considèrent comme des tentatives visant à développer des prototypes viables au sein de « laboratoires de démocratie » à l’échelon local, pour les appliquer ensuite à plus grande échelle quand le contexte politique le permettra.

Le mouvement rassemble jeunes et vieux, des membres du mouvement Occupy Wall Street, des étudiants, et ce que l’un des participants a décrit comme des milliers de « gens autour de la soixantaine issus des années soixante », se retroussant les manches pour mettre en pratique les leçons d’un mouvement initié il y a cinquante ans.

Une explosion d’énergie

On assiste à l’émergence de nouveaux modèles économiques reconsidérant le rapport à la propriété et mettent en avant les conséquences écologiques des activités économiques.

Les coopératives sont à la mode, en particulier celles qui promeuvent la participation et les valeurs écologiques. Les coopératives Evergreen, par exemple, dans les quartiers noirs désespérément pauvres de Cleveland, sont remarquables. L’une d’elles installe des panneaux solaires et des appareils de climatisation. Une autre est une laverie industrielle ultramoderne qui a réussi à économiser 70 % de l’énergie normalement nécessaire à une telle activité. Une autre encore ouvrira bientôt une serre hydroponique (hors sol) capable de produire trois millions de salades et 150 tonnes de fines herbes par an. Les hôpitaux et universités de la région utilisent les services de ces coopératives et plusieurs villes dont Pittsburgh, Atlanta, Washington et Amarillo étudient la possibilité de faire de même.

D’autres modèles s’efforcent de privilégier le développement local et de respecter l’environnement. Organic Valley est une coopérative laitière du Wisconsin qui rassemble 1 700 fermiers et fait plus de 700 millions de dollars de chiffre d’affaires. Upstream 21 est un holding « socialement responsable » qui acquiert et développe des petites entreprises basées sur un modèle durable. La Boulangerie Greyston à Yonkers (New York) est une « société de type B », un nouveau type de société conçue pour favoriser l’intérêt public, initialement créée pour fournir du travail aux gens du voisinage. Aujourd’hui, Greystone génère un chiffre d’affaires annuel de 6,5 millions de dollars.

Récemment, le syndicat des sidérurgistes United Steel-workers a rompu avec la tradition de la lutte des classes et a passé un accord historique avec Mondragón, le plus grand groupe coopératif du monde, situé au Pays basque espagnol, et l’Employee Ownership Center de l’Ohio afin de promouvoir la création de coopératives ouvrières aux États-Unis. Cet accord montre le désir de la centrale syndicale de voir le syndicalisme s’adapter au nouveau modèle économique coopératif.

Le mouvement souhaite aussi faire évoluer les modèles existants. En fait, plus de 130 millions d’Américains sont déjà membre d’une coopérative d’une forme ou d’une autre, comme les banques mutualistes, la forme la plus largement connue, ou l’un des quelque 2 000 services publics propriété d’une municipalité, dont certains sont leaders en matière de respect de l’environnement (25 % de l’électricité aux États-Unis est fournie par de telles coopératives). Enfin, 11 000 sociétés américaines, avec plus de 10 millions d’employés, fonctionnent sur le modèle de l’actionnariat salarié.

Plus de 200 collectivités gèrent aussi des conservatoires qui acquièrent des terres pour les extraire du marché et les préserver dans l’intérêt public. Des centaines « d’entreprises sociales » utilisent leurs profits pour satisfaire des buts sociaux. Quelque 4 500 sociétés de développement local et 1,5 million d’associations à but non lucratif fonctionnent dans tout le pays.

Le mouvement pour une nouvelle économie est aussi représenté par des campagnes comme « Move Your Money » (Déplacez votre argent) et « Bank transfer day » (Jour du virement bancaire), autant d’efforts encourageant le public à transférer son argent d’entreprises géantes comme la Bank of America vers des institutions démocratiques ou profitant à la collectivité. Grâce à ces actions, on observe la naissance de nouvelles stratégies dans la banque : depuis 2010, 17 États travaillent sur des législations qui leur permettraient de créer des banques publiques comme la célèbre Banque du Dakota du Nord. Plusieurs villes, dont Los Angeles et Kansas City, ont voté des arrêtés concernant les « pratiques bancaires responsables » qui exigent des banques qu’elles rendent compte publiquement de leur impact sur la collectivité et/ou exigent des fonctionnaires municipaux qu’ils ne travaillent qu’avec les banques qui sont sensibles aux besoins de la collectivité. D’autres villes, comme San Jose et Portland, s’efforcent de transférer leur argent des banques de Wall Street vers des banques locales ou mutualistes. Des politiciens et militants de San Francisco sont allés plus loin en proposant la création d’une banque municipale publique.

Les banques traditionnelles évoluent également, comme la New Resource Bank de San Francisco, fondée en 2006 « avec l’objectif d’apporter de nouvelles ressources aux entreprises durables et de promouvoir des collectivités plus durables ». La banque One PacificCoast d’Oakland a pour objectif d’offrir à la collectivité un service financier de développement local sans but lucratif. La One United Bank, la plus ancienne banque aux mains de propriétaires noirs, avec des bureaux à Los Angeles, Boston et Miami, a accordé plus d’un milliard de dollars de prêts, le plus souvent dans des zones défavorisées.

On s’oriente de plus en plus vers une diminution de la toute-puissance des entreprises. Des groupes militent pour que soient votées des lois antitrust. Le démantèlement de banques jugées trop importantes pour faire faillite en est un des éléments.

John Fullerton, ex-manager à la banque JP Morgan, a apporté sa contribution à cette cause. En plusieurs endroits du pays, des monnaies alternatives sont utilisées depuis longtemps pour favoriser le développement à l’échelon local, comme les BerkShares à Great Barrington (Massachusetts) et les Ithaca Hours à Ithaca (New York).

Partout, des militants manifestent. Le mouvement Occupy, comme beaucoup d’autres, utilise de plus en plus l’action directe pour appeler à de nouvelles pratiques bancaires. Le 24 avril 2012, plus de 1 000 manifestants ont perturbé l’assemblée des actionnaires de la Wells Fargo à San Francisco. De telles actions, et d’autres impliquant l’occupation physique de succursales bancaires, se sont produites à de nombreuses occasions dans tout le pays depuis le début du mouvement Occupy en 2011. Des manifestations à grande échelle ont eu lieu lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de la Bank of America en mai 2012.

La question de l’avenir des grandes entreprises dans le cadre d’« une nouvelle économie » est aussi à l’ordre du jour. Certains, comme Charles Derber, professeur à l’Université de Boston, envisagent de mettre ouvriers, consommateurs, et représentants d’organisations écologistes ou fonctionnaires locaux sur un pied d’égalité aux conseils d’administration des entreprises. D’autres prennent exemple sur l’Alaska Permanent Fund qui investit une part significative des revenus provenant des activités minières de l’Etat pour la collectivité, et octroie aux citoyens des dividendes qui leur reviennent de droit. D’autres encore, comme David Schweickart et Richard Wolff, proposent un système entièrement nouveau qui accorde aux ouvriers à la fois la propriété et la gestion de leur outil de travail. Dans la version Schweickart, les PME seraient gérées directement par les employés ; les sociétés plus importantes seraient nationalisées, mais également gérées par leurs employés.

Au mois de mars 2012, le Left Forum (Forum de Gauche), qui s’est tenu à New York, a aussi reçu beaucoup d’appels pour un retour à la nationalisation. Même parmi les tenants du « Small is Beautiful » de E.F. Schumacher, il en est pour rappeler l’argument de ce défenseur historique de la vie à l’échelle humaine, disant que « lorsqu’on en vient à considérer les grandes entreprises, l’idée de propriété privée devient une absurdité. » Schumacher a continuellement cherché des modèles nationaux qui puissent favoriser les intérêts de la société autant que le font des modèles locaux.

La théorie et la pratique

Une vague de nouveaux intellectuels donne de plus en plus de force à ce mouvement. Certains d’entre eux, comme Richard Heinberg, insistent sur les conséquences profondes de la fin de la croissance économique. L’ancien conseiller présidentiel James Gustav Speth réclame la restructuration de l’ensemble du système, seule solution selon lui pour venir à bout des problèmes écologiques, et de tout ce qui touche à la croissance. David Korten propose un programme pour une nouvelle économie mettant l’accent sur les petits commerçants des centres-villes et l’édification de l’économie à partir du bas. D. Korten préside le forum New Economy Working Group avec John Cavanagh, de l’Institute of Policy Studies. Dans son livre « Plénitude », Juliet Schor propose un changement radical dans notre façon de penser, dont le concept est orienté en grande partie autour des industries de pointe de taille moyenne. Enfin, mon propre travail sur une architecture institutionnelle pluraliste (Pluralist Commonwealth) met l’accent sur un système de développement communautaire caractérisé par un mélange de formes démocratiques de propriété qui permettent un contrôle politique de l’économie, et ce, pour des coopératives et entreprises de toutes tailles.

Des penseurs des quatre coins du pays se rencontrent et discutent de nouvelles idées.

Des écrivains comme Herman Daly et David Bollier ont contribué à établir les fondements théoriques des principaux obstacles à une croissance économique continue et ont souligné la nécessité de dépasser la vision d’une économie orientée vers la privatisation en faveur d’une économie qui privilégie les « biens communs ». L’attribution, en octobre 2009, du Prix Nobel à Elinor Ostrom pour ses travaux sur la gestion collective des biens communs souligne la reconnaissance, au niveau le plus élevé, de certains des sujets chers au mouvement.

Lorsque le New Economy Institute, essentiellement dirigée par des écologistes et des écolo-économistes, a souhaité rassembler quelques centaines de personnes au Bard College au mois de juin, la billetterie a affiché complet deux mois avant l’événement ! Il a fallu envoyer un courriel d’excuse aux centaines de personnes qui n’ont pu obtenir de place, en leur promettant un événement encore plus important l’année prochaine.

Les événements et actions diverses sont innombrables à l’instigation de multiples organismes œuvrant en faveur de banques publiques, de la propriété des entreprises par leurs salariés, des économies localement autonomes, de coopératives de consommateurs, ou de travailleurs, ou d’agriculteurs…

Des défis difficiles

Le mouvement pour une nouvelle économie se trouve d’ores et déjà engagé dans une quantité extraordinaire d’activités variées et doit faire face à un grand nombre d’obstacles et à des défis difficiles. L’un de ces défis découle de la mission même du mouvement : rien de moins que changer et démocratiser en profondeur la structure institutionnelle du système économique des États-Unis.

Pour la plupart de ceux qui sont engagés dans le mouvement, ce défi est à la fois immédiat et à plus long terme : comment en finir rapidement avec les pratiques destructrices les plus flagrantes sur le plan économique et social, tout en créant les bases d’une transformation globale à plus long terme.

Même perçu comme un objectif à long terme, le mouvement se trouve évidemment confronté à l’immense pouvoir bien installé du système politico-économique américain, dominé par les intérêts des grandes banques et des grandes sociétés, et soutenu par une politique dépendant fortement de la puissance financière des élites dirigeantes – des données récentes indiquent que les 400 Américains les plus riches possèdent davantage que les 160 millions d’Américains les plus pauvres.

Le deuxième défi majeur découle de l’opinion de plus en plus répandue sur la nouvelle économie selon laquelle il faut réduire la croissance économique, voire la réduire à zéro si l’on veut éviter les dangers du dérèglement climatique et gérer les ressources et autres limites environnementales de manière responsable.

Pour compliquer encore plus le tout, la plupart des syndicats – le noyau de l’alliance progressiste traditionnelle – continuent de ne jurer que par la croissance économique pour maintenir les emplois.

L’histoire a pour habitude d’amplifier le pouvoir implacable des institutions, jusqu’au moment où ce pouvoir cède devant la puissance des mouvements sociaux.

Ainsi, ce qui motive en permanence le mouvement dans la recherche de solutions est l’accroissement de la souffrance économique et sociale de millions d’Américains, avec le sentiment que quelque chose de fondamental ne va pas du tout.

Le mouvement pour une nouvelle économie apporte des solutions. Et comme bien d’autres mouvements de l’histoire (les droits civiques et les droits de la personne, les féministes, les écologistes, etc.), il est bien possible, malgré tous les obstacles, qu’il parvienne à ses fins ! Si tel est le cas, il pourra établir les fondations de la prochaine grande période progressiste de l’histoire des États-Unis, grâce à la justesse de ses objectifs et au pragmatisme de ses stratégies. Il apporte déjà une vision positive et des changements concrets à la vie quotidienne.


Cet essai est la première publication de « New Economic Visions » (nouvelles visions économiques), une série spéciale en cinq parties du site AlterNet, publiée par Lynn Parramore, auteur spécialisé dans l’économie, en partenariat avec l’économiste Gar Alperovitz du groupe Democracy Collaborative de l’Université du Maryland. AlterNet propose un forum où des penseurs créatifs explorent les idées et les projets passionnants qui déterminent la vision philosophique et politique de l’orientation que pourrait prendre notre économie. (© 2012 Alternet)


Nous pensons que ce texte donne un aperçu révélateur de l'étendue des mouvements actifs aujourd'hui aux États-Unis, qui ont pour but le changement. On pourra être surpris par l'absence de référence à d'autres pays, mais comme nous le savons tous, les États-Unis exercent une influence considérable –  positive ou négative – sur toute la planète. Ce qui pourrait paraître comme un mouvement américain vers la démocratisation existe également dans de nombreux pays, où l'on adopte la méthode américaine du  « lève-toi et marche ». Rien ne peut arrêter cette manifestation du pouvoir du peuple et le besoin pressant de liberté et de justice de l'humanité, caractéristique du nouvel âge.

La rédaction,





Signes des temps

Home Un ange vêtu de blanc : Maitreya en Syrie

Source : YouTube : Angel in Syria Subhan Allah

   

Depuis janvier 2012, une vidéo diffusée sur de nombreux sites YouTube montre une rue pleine de gens qui courent pour éviter les coups de feu. Un homme jeune est touché à plusieurs reprises et tombe à terre. Les gens se cachent et ne peuvent l’approcher tant la rue est pilonnée par les forces progouvernementales. On entend des cris, les gens courent ça et là. A ce moment, un homme tout de blanc vêtu s’avance très calmement. Il s’approche du blessé, se baisse et l’emporte sans effort. Il semble le porter d’une main et avec soin le dépose près d’un petit groupe de gens réfugiés à un coin de rue tout proche. Après cela, il disparait de la vidéo.

Comme l’ont fait remarquer les témoins de la scène, le sauveteur était vêtu d’une tunique d’un blanc immaculé, le blanc étant la couleur des pèlerins dans la culture islamique, ce qui n’était pas en harmonie avec la situation de conflit. Un bloggeur note que le sang de la victime n’a pas tâché les vêtements du sauveteur.

De nombreux commentaires indiquent que la foule dans la vidéo invoque « Allah », qu’elle a reconnu dans la silhouette blanche.

Des sources syriennes expliquent que ce n’est pas le seul cas dans lequel des témoins voient un homme en blanc apporter de l’aide aux victimes de la violence continuelle.

Dans une autre vidéo, on trouve le commentaire suivant : « Les tortionnaires ont demandé à un combattant pour la liberté : « Qui sont ces combattants sur des chevaux blancs ? Livrez-les nous. » Le combattant pour la liberté ne sut que répondre. »

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’» homme tout de blanc vêtu » était Maitreya.


Home Le Dalaï Lama raconte une expérience

Cher Monsieur,

Le 21 mai 2012, le Dalaï Lama a donné une conférence à Salzbourg et assisté à une réunion inter-religions.

Etant présente aux deux évènements, j’ai pris des notes lorsqu’il a raconté son expérience à Fatima : « Je fus invité à visiter une pièce dans laquelle se trouvait un portrait de la Madone. En quittant la pièce, je me retournai et vis la Madone du tableau me sourire. Un peu confus et sachant que je n’avais pas bu d’alcool, je regardai encore une fois. Et la Madone me sourit de nouveau. Voilà ce que j’ai à offrir à cette réunion inter-religions... »

Etait-ce un miracle que la Madone du tableau ait souri par deux fois au Dalaï Lama ?

K. S., Munich, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’est agi d’un miracle manifesté par Maitreya.


Home Des signes de la présence des Frères de l'espace

Un ovni en forme de spirale au-dessus du Moyen-Orient

Source : dailystar.com.lb ; cbn.com


Caucase

Israël

Un étrange phénomène a été aperçu le 7 juin 2012 sur une large trajectoire survolant la Géorgie, l’Arménie, la Turquie, le Liban jusqu’à la Jordanie. Dans ces différents pays la police a reçu des appels de personnes témoignant avoir observé un ovni tournant comme une spirale au-dessus de leur tête. Selon certains témoins, l’objet brillant tourbillonnait et sembla se dissoudre en fumée. L’objet émettait de la lumière et une trainée de fumée le suivait.

L’armée israélienne a émis un communiqué suite à l’incident, déclarant n’être au courant d’aucune opération dans le secteur. Yigal Pat-El, président de l’Association astronomique israélienne et directeur d’un observatoire, a déclaré au journal Ediot Ahronot qu’il était tout à fait possible que cet objet soit un missile balistique : « Il est probable qu’il soit parti en vrille et que les observateurs aient vu des résidus de carburant. Il se trouvait entre 200 et 300 km d’altitude et voilà pourquoi il a été aperçu de tant d’endroits. » Il ajouta que ce n’était pas une météorite. « Il ressemblait à un petit objet qui soudain commença à grossir et à se mouvoir en spirale. »

Un communiqué du ministère de la Défense russe a confirmé que l’objet volant pouvait être un missile, expliquant que le pays avait testé un missile balistique stratégique intercontinental Topol. Le lancement a été effectué au sud de l’Astrakhan, en direction d’une cible située au Kazakhstan, à 3 500 km de la frontière nord israélienne où l’on a aperçu l’objet. Cependant cette explication ne semble guère convaincante, la trajectoire du missile et celle du mystérieux ovni étant totalement différentes.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’objet spiralé était un ovni martien.


Home Un osni dans la mer Baltique

Source : Huffingtonpost ; dailymail.co.uk


 

En juin 2011, des plongeurs suédois ont découvert un mystérieux objet reposant au fond de la mer Baltique, entre la Suède et la Finlande. L’objet est circulaire ou en forme de croissant avec une longue queue, et a la taille d’un Jumbo Jet. Un sonar avait détecté un cylindre massif de 60 m de diamètre, doté d’une queue de 400 m de long, reposant à environ 300 pieds sous la surface de la Baltique. Cet osni (objet sous-marin non identifié) ressemble étonnamment au vaisseau spatial Falcon Millennium du film Star Wars – Episode IV – et semble fabriqué par la main de l’homme. Tout près se trouve un autre objet plus petit en forme de disque, également avec une queue d’environ 400 m. Le 8 juin 2012, les plongeurs sont retournés sur le site de cette découverte excitante, utilisant des caméras télécommandées dans le but de déterminer l’identité exacte de l’objet.

Le Maître de B. Creme a indiqué que les deux objets sont des répliques délibérément laissées là par nos Frères de l’espace. Le vaisseau est une réplique d’un vaisseau spatial martien. Le disque métallique plus petit trouvé près du vaisseau est une sorte de détecteur, également martien.


Home Des sphères tombées du ciel

Source : The Namibian ; theblaze.com; rt.com

     
 

Des sphères métalliques non identifiées sont tombées du ciel, une en Namibie, en 2011, et l’autre au nord du Brésil, en février 2012. Ces deux objets pèsent entre 30 et 50 kg, mesurent environ un mètre de diamètre, et présentent une protubérance de chaque côté. Dans les deux cas, la police militaire a confisqué la sphère.

Le Maître de B. Creme a indiqué que les deux sphères proviennent de Mars et qu’elles ont été délibérément lâchées afin de tomber sur la Terre, dans le cadre d’une série de signes faisant partie d’un programme des Frères de l’espace visant à alerter l’humanité de leur existence et de donner des indices concrets de leur technologie. Ces sphères sont des répliques des vaisseaux laboratoires rassemblant des informations sur les niveaux de radiation, de pollution, etc.


Home Un agroglyphe en forme de spirale

Source : cropcircleconnector.com


 

Un agroglyphe a été signalé par le photographe Gian Domenico Marchi (www.faenzashiatsu.it) à Bracciano, Bertinoro, Forli-Cesena (Italie). Il est apparu dans la nuit du 19 au 20 mai 2012 et a été découvert par le fermier à l’aube. Il est situé Via Molino Bratti, près de la ville de Bertinoro, dans un champ de blé. Il mesure 55,8 m de diamètre et comporte 67 segments.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet agroglyphe a été réalisé par un vaisseau spatial martien.


Home Bénédiction de lumière

Bénédiction de lumière sur la photo de R H. Envoyée par P. D. de Ventura, CA, Etats-Unis


Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 287-288 de juillet-août 2012, page 19.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'une bénédiction du Maître Jésus.



Les priorités de Maitreya

Home L’Onu évalue l’état de l’environnement planétaire

Source : BBC News, Royaume-Uni

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Unep) vient de publier son rapport quinquennal : L’état de l’environnement planétaire.

Selon cette publication, l’avenir de l’humanité semble compromis en raison du déclin des réserves de forêts et de poissons, de l’augmentation des besoins en eau, et de l’inaction face au changement climatique. Selon le GEO-5 – c’est le nom par lequel on désigne cette publication – des progrès n’ont été réalisés que sur quatre objectifs environnementaux sur les 90 fixés : produire du pétrole sans plomb, s’attaquer à la diminution de la couche d’ozone, aménager davantage d’accès à l’eau potable, et activer les recherches sur la pollution marine.

Quarante autres objectifs ont quelque peu progressé, comme la réalisation d’habitats destinés à protéger les plantes et les animaux sauvages, et le ralentissement de la déforestation. Vingt-quatre autres objectifs n’ont pas ou pratiquement pas progressé, comme ceux qui concernent le changement climatique. Enfin, une régression a été constatée dans huit autres domaines, comme celui des récifs coralliens, dont l’état est lamentable partout dans le monde. En ce qui concerne les autres domaines, les données sont insuffisantes pour tirer des conclusions claires dans un sens ou dans l’autre.

Publiée opportunément juste avant le sommet de Rio+20, cette évaluation donne à réfléchir, surtout si l’on tient compte du fait que plus de 700 accords internationaux ont été signés pour lutter contre certains aspects spécifiques de la détérioration de l’environnement – sans parler des accords destinés à diminuer la misère et la malnutrition. Comme l’explique un cadre de l’Unep, Achim Steiner : « Le GEO-5 rappelle aux dirigeants et aux nations du monde qui vont se réunir au sommet de Rio+20 l’urgence d’une transition résolue, et au besoin coercitive, vers une « économie verte » rejetant peu de carbone, utilisant efficacement les énergies renouvelables, et génératrice d’emplois. Si la tendance actuelle se poursuit, si les schémas actuels de production et de consommation des ressources naturelles perdurent et ne peuvent être inversés, les gouvernements présideront à des dégâts et dégradations sans précédent. » Peu après la parution du GEO-5, la revue Nature a publié le « bilan » du changement climatique, arrivant à la conclusion que la dégradation de la biosphère (cette portion de la planète qui soutient la vie) pourrait bientôt atteindre un point de non-retour.




Home La sécurité alimentaire en Chine

Source : Xinhuanet, Global Times, Chine

L’été dernier, un étudiant de Shanghai a créé un site internet afin de tracer les problèmes de sécurité alimentaires en Chine. Son initiative destinée à sensibiliser les gens a suscité un grand intérêt à travers tout le pays.

Ces dernières années, on discute plus ouvertement en Chine des problèmes notoires de sécurité alimentaire. Un certain nombre de scandales mortels comme celui de la nourriture pour enfants contaminée par la mélamine, celui de la viande de porc contenant des niveaux dangereux de clenbutérol, ou des petits pains à la vapeur teints avec de la lessive en poudre, ont été révélés par la communauté internet et les médias.

C’est en avril 2011, après avoir lu un article sur du porc que l’on fit passer pour du bœuf après l’avoir manipulé avec des additifs cancérigènes, que Wu Heng (26 ans) réalisa que la sécurité alimentaire est une question qui concerne tout le monde. « Ne soyez jamais indifférent aux malheurs des autres, car vous serez peut-être le prochain à souffrir », explique-t-il.

En juin 2011, Wu, avec un groupe de 34 bénévoles, lança Zhichuchuangwai (www.zccw.info), ce qui veut littéralement dire « jetez cela par la fenêtre ». A part une base de données contenant 3 000 articles de presse chinois sur la sécurité alimentaire, ce qui interpelle le plus sur le site est une carte qui indique les incidents de sécurité alimentaire survenus en Chine entre 2004 et 2011. Il est à noter que, dans les régions plutôt pauvres de la Chine centrale et occidentale, peu d’incidents de sécurité alimentaire ont été rapportés.

Sur le site on peut lire le poème suivant de John Donne : « Personne n’est une île isolée du reste, tout homme est relié au continent et fait partie du tout…. La mort de tout homme m’affecte car je suis engagé avec l’humanité ; je ne me préoccupe pas de savoir pour qui sonne la cloche ; elle sonne pour vous. »

Zhichuchuangwai est devenu très populaire parmi les internautes. « Ce monde n’est pas parfait, mais cela vaut la peine pour nous d’essayer de l’améliorer », affirme Wu.





Citation

Home Extrait du message n° 37

par Maitreya

« Bientôt, je serai parmi vous d’une manière indubitable pour vos cœurs préparés. Ainsi me connaîtrez-vous : à ma lumière qui brille à travers vous, vous éveillant au service et à l’amour. Ainsi me connaîtrez-vous : à mon appel à la justice et à la raison. Ainsi me connaîtrez-vous : à mon travail parmi vos frères, ceux qui ont besoin de mon aide. Mon appel se fera entendre de la manière suivante : « Sauvez le monde, aidez ceux qui souffrent et meurent dans le besoin. » Ma voix résonnera : « Corrigez les erreurs du passé et renouvelez l’esprit de l’homme ; ouvrez votre cœur à l’Amour et voyez Dieu. »





La voix de la raison

Home Un monde en attente de miracles

Source : opednews.com

Nous publions ci-dessous des extraits d’un discours donné en mai 2012 par Dennis Kucinich, membre du Congrès américain, à l’Université américaine de Dubaï. S’adressant aux nouveaux diplômés, D. Kucinich a évoqué l’importance des temps présents pour les diplômés et le monde en général, en insistant sur le pouvoir transformateur de « l’instant présent » dans lequel « le soi en dehors du temps peut s’exprimer et se réaliser. » « Venez mes amis, écrivit le poète Tennyson, il n’est pas trop tard pour partir à la recherche d’un nouveau monde. »

« On nous dit sans arrêt que nous ne pouvons rien faire contre la guerre, le changement climatique ou la pauvreté. Ceux qui acceptent les prophéties de malheur maintiennent le statu quo ou, par crainte du nouvel ordre, retardent le changement. Toutefois, la vie n’est pas inerte, le cœur humain n’est pas inerte. Ses rythmes sont tournés vers l’avenir. L’âme n’est pas inerte. Ses yeux voient l’avenir. D. Kucinich cita alors George Bernard Shaw : « Vous voyez des choses et vous vous demandez : « Pourquoi » ? Moi, je rêve de choses qui n’ont jamais existé et je dis : « Et pourquoi pas ? »

B. Shaw a évoqué notre capacité de visualisation, de pensée créatrice, la certitude que nous savons que la vie est une expérience profondément créatrice, une expression de la vie de l’esprit, du cœur et de l’âme – le monde métaphysique et spirituel qui sanctifie le monde physique. C’est à partir de nos sens que nos idées se forment et elles baignent dans un monde fait de rêves et d’imagination, le domaine mystérieux et magique des poètes et des prophètes, des inventeurs et des peintres, le royaume de la Création d’Adam, une œuvre de Michel-Ange, où le divin transmet à l’homme l’étincelle de la vie.

Dennis Kucinich évoqua son expérience de la politique au niveau local et régional, et les précieuses leçons qu’il retira de la lutte civique pour la justice face aux grandes corporations. Il insista sur le fait qu’une campagne menée collectivement et avec détermination peut atteindre le but que représente la recherche d’une solution équitable pour tous.

Il y a un aspect physique pratique derrière l’engagement et l’action civiques. Observez avec profondeur l’apparence des choses. A un niveau plus profond, d’autres possibilités apparaissent. Visionnez cela, invoquez cela, agissez sur cela, attirez vers vous cette même énergie primordiale qui provient de la source éternelle, là où sont nées les étoiles.

Ce que j’ai appris par expérience est que lorsque vous voulez changer ou réaliser quelque chose et que l’on vous dit que c’est impossible, il se peut que ce soit exactement là que vous devez concentrer votre énergie. Si vous y arrivez, les gens diront que c’est un miracle. Nous sommes dans un monde où les miracles sont les bienvenus…

Nous vivons dans un monde où la guerre nous est imposée et on nous demande de l’adopter. On nous dit que des armes mortelles doivent être utilisées afin de changer le comportement des gens. La violence pour arrêter la violence, la guerre pour empêcher la guerre, la guerre pour stopper la guerre. Lorsque nous pensons que la guerre est inévitable, nous finissons par accepter les prophéties pro-guerrières. La guerre commence, nous nous demandons pourquoi.

Nous devons invoquer dans ce monde tant imprégné par la peur et l’appréhension ce qui au contraire est beau et glorieux, de nouvelles possibilités, une nouvelle pensée, une nouvelle physique, la paix. Nous devons le faire avec courage. Nous devons le faire dans l’esprit de la paix qui vient de l’invisible, la paix qui vient du cœur, la paix qui vient de notre aspiration collective, la paix qui vient d’une conscience que le monde est un. Nous sommes tous interconnectés, interdépendants, uns avec la famille humaine, uns avec le monde, uns avec l’esprit, uns avec le divin.

La guerre n’est jamais inévitable. C’est la paix qui est inévitable si nous l’invoquons, si nous la considérons scientifiquement. Je parle de la paix non pas simplement comme étant absence de guerre, mais aussi en l’associant à la pratique de la science des relations humaines, comme un moyen d’évolution et de développement. Mais si nous invoquons la paix, nous devons lui donner un nom, nous devons la structurer, nous devons lui donner un espace pour exister – un espace pour respirer, pour s’épanouir, fleurir – afin que l’on puisse l’apprécier comme une expression de la divine étincelle de la création…

Imaginez l’étendue des possibilités, si nous pouvions créer au sein de chaque nation un espace où les esprits et les cœurs les mieux disposés seraient rassemblés dans un contexte gouvernemental, dans le but de développer des structures sociales qui favorisent la paix et des stratégies pour empêcher les conflits entre des groupes et des Etats.

Une telle perspective existe ; je l’ai proposée au Congrès des Etats-Unis deux mois avant le 11 Septembre.

En résumé, ça consiste à développer une approche organisée afin que nos économistes et nos scientifiques les plus éminents travaillent ensemble afin de s’attaquer aux causes de la violence domestique, de la violence conjugale, de la violence contre les enfants, la violence des gangs, la violence par les armes, la violence contre les gays et les violences raciales. Cette initiative avait pour objectif le développement de compétences pour la résolution des conflits au niveau domestique et aussi international, en cherchant à agir sur ce qui cause les violences inhérentes à la pauvreté, la faim, le manque d’eau, le logement et les problèmes causés par les désastres écologiques.

Il y a l’apprentissage de la violence mais également celui de la paix. L’éducation a un fort impact au niveau social. Un ministère de la Paix permettrait la mise en place d’un système éducatif orienté vers l’apprentissage de la paix au sein de chaque culture et de chaque gouvernement, afin de construire un monde où nous apprendrions à régler les conflits en faisant appel aux principes spirituels en rapport avec la paix. Nous pourrons alors créer des cultures visionnaires, des cultures créatives, des cultures immensément riches et des cultures pérennes …

En ces temps où les technologies destructrices et la capacité à détruire de l’humanité sont tellement grands, c’est précisément le moment d’œuvrer globalement à construire des communautés fondées sur le principe de la paix, à mettre en place dans chaque pays des structures qui favorisent la progression de la paix.

Moi aussi, je pense que nous ferons du développement humain un art nouveau, nous aurons le regard tourné vers de lointains horizons. Nous pourrons alors lever les yeux vers les cieux et avec notre imagination, dans un joyeux abandon, écumer les étoiles, et un nouvel univers se présentera à nous plein de nouvelles perspectives et nous établirons le paradis sur Terre. « Venez mes amis, il n’est pas trop tard pour partir à la recherche d’un nouveau monde. »




Home Comment effacer la dette canadienne

Source : lybio.net

Dans un discours extraordinairement lucide donné le 27 avril 2012, à l’Institut bancaire public de Philadelphie, une jeune canadienne âgée de 12 ans a expliqué le système bancaire canadien et a fait des propositions visant à effacer la dette nationale, en s’exprimant d’une manière dont peu d’adultes seraient capables. La jeune Victoria Grant, dont le discours a fait sensation sur le web, a expliqué :

« Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le Canada est endetté ? Vous-êtes vous déjà demandé pourquoi le gouvernement force les Canadiens à payer autant d’impôts ? Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les banquiers des plus grandes banques privées s’enrichissent alors que pour le reste d’entre nous ce n’est pas le cas ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la dette nationale dépasse les 800 milliards de dollars ? Ou pourquoi nous dépensons 160 millions de dollars par jour pour rembourser les intérêts de la dette nationale ? Cela fait 60 milliards de dollars par an ! Vous êtes-vous déjà demandé qui perçoit ces 60 milliards ? Ce que j’ai découvert, c’est que les banques et le gouvernement se sont entendus pour asservir financièrement le peuple canadien….

Laissez-moi vous expliquer comment nos banques privées et le gouvernement travaillent aujourd’hui : pour commencer le gouvernement canadien emprunte de l’argent aux banques privées. Ces dernières prêtent l’argent au Canada moyennant intérêts composés. Le gouvernement continue alors à augmenter les impôts des Canadiens, année après année, afin de rembourser les intérêts de la dette nationale en croissance exponentielle. Il en résulte l’inflation, moins d’argent disponible pour les Canadiens à dépenser dans notre économie alors que l’argent sert plutôt à remplir les poches des banques. En outre, le gouvernement autorise les banques à prêter de l’argent qui n’existe pas. Lorsque la banque vous accorde une hypothèque ou un prêt, les banques ne vous donnent pas réellement de l’argent. Elles appuient sur la touche d’un ordinateur créant ainsi le faux argent à partir de rien. Cet argent n’existe en fait pas dans les coffres de la banque. A l’heure actuelle, les banques ne disposent que des 4 milliards de dollars de réserves. Mais elles ont prêté plus de 1 500 milliards de dollars…

Ce que je trouve intéressant c’est que même Jésus, dans Mathieu XXI, chassa les changeurs de monnaie du temple parce qu’ils manipulaient les devises pour extorquer de l’argent aux gens.

Les banques privées sont exactement comme ces changeurs. Elles escroquent et volent l’argent du peuple canadien et portent ainsi atteinte à leur liberté. Il faut les en empêcher.

Comment le système bancaire devrait-il fonctionner ?...

…Si le gouvernement canadien a besoin d’argent, il peut l’emprunter directement à la Banque du Canada. Les gens paieraient alors des impôts équitables afin de rembourser la banque du Canada et l’argent de ces impôts serait alors réinjecté dans notre économie et la dette serait effacée. Le peuple canadien retrouverait à nouveau la prospérité grâce à cet argent sain et c’est sur cet argent sain que se fonderait notre économie et non pas sur l’argent de la dette.

En ce qui concerne l’argent dû aux banques privées telles que la Royal Bank, la Banque du Canada imprimerait tout simplement cet argent qui est dû et le transférerait aux banques privées et la dette de la banque du Canada serait alors réglée. Et oui, nous avons le droit et le pouvoir d’agir ainsi. »





La voix des peuples

Home Les Espagnols demandent l’arrêt du renflouement des banques

El Mundo, El País, Espagne

Après la demande de Bankia, quatrième banque d’Espagne, d’une injection d’au moins 13 milliards d’euros, les Espagnols ont protesté contre un tel renflouement massif, alors que le pays cherche à réduire son déficit de 18 milliards d’euros cette année, et où les mesures d’austérité nuisent gravement aux services de base comme la santé et l’éducation.

« Nous sommes ici pour demander la justice et faire cesser ce vol. L’affaire de Bankia est un vol à main désarmée – organisé et accepté par l’Etat, et prémédité ! C’est une escroquerie », a déclaré un manifestant à Madrid. D’autres manifestants demandent que les appartements et immeubles appartenant à Bankia soient transformés en logements sociaux. « Tant que ces logements n’auront pas été mis à la disposition des gens qui en ont besoin, et tant que les politiciens laisseront l’argent des impôts financer le renflouement de Bankia aux dépens de la santé et de l’éducation, nous poursuivrons notre action », a affirmé l’un des manifestants.




Home Protestation de la jeunesse mexicaine

Source : El País, El Periódico, Espagne

Des milliers d’étudiants mexicains sont descendus dans la rue, à Mexico et dans d’autres villes du Mexique, pour protester contre les droits universitaires, la corruption des partis politiques et la manipulation de l’information. Ce « Printemps mexicain », selon les médias locaux, a attiré une génération d’«indignés », jeunes gens « en colère » qui réclament une démocratie réelle. « Il était grand temps que le Mexique s’éveille, et arrête de regarder la télévision ! », déclare Leonardo Mata, étudiant à l’Université autonome de la ville de Mexico, qui s’est joint à des milliers de manifestants, dans la capitale. Le ministre mexicain de l’Intérieur, Alejandro Poire, a commenté le mouvement : « Je suis persuadé qu’avoir une jeunesse enthousiaste, proactive, participative et revendicative est fondamental pour notre démocratie qui se manifeste aujourd’hui avec grande vigueur. » Andres Manuel Lopez Obrador, candidat de gauche aux prochaines élections mexicaines de juillet 2012, ancien maire de Mexico, et volontiers critique de l’establishment politique mexicain, a loué les manifestants en ces termes : « Ils touchent un thème fondamental en rapport avec la domination du pays par le contrôle presque absolu des médias. » Pour la première fois, Televisa, premier groupe de télévision mexicain, et d’autres chaines d’information, ont couvert ces manifestations.




Home Concert de casseroles en Argentine

Source : Reuters, Royaume-Uni, El País, Espagn

Les mois de mai et juin 2012 ont vu des manifestations en Argentine. Plusieurs milliers d’Argentins frappant sur des pots et des casseroles, et klaxonnant ont manifesté contre le gouvernement du président Fernandez, contre l’inflation qui monte en flèche et l’économie en chute libre, ainsi que contre les contrôles des achats de devises étrangères qui rend difficile l’achat de dollars. Les cacerolazos (concerts de casseroles) sont hautement symboliques en Argentine. Il y a une dizaine d’années en effet, des citoyens, irrités par une économie en déclin, tapaient sur des ustensiles, marchaient en masse et sortaient des présidents de leurs bureaux ! « Les gens en ont assez, a déclaré Ines Salcedo, institutrice de 45 ans qui se joignait au mouvement. Ils ne vous laissent pas acheter de dollars, vous allez au supermarché et votre agent ne vaut rien ! » Les manifestants déployaient des bannières avec ces mots : « Ce que nous voulons tous en Argentine : des prestations de santé, de l’éducation et du business. »




Home Manifestations au Québec

Source : The National Post, The Globe and Mail, rabble.ca, Canada

Les manifestations au Québec se poursuivent depuis des mois. Ce qui a commencé en février 2012 par des manifestions nocturnes à Montréal contre l’augmentation des frais de scolarité et des droits universitaires, a pris de l’envergure en mai 2012 lorsque le gouvernement provincial a voté une loi d’urgence pour retarder la rentrée scolaire et restreindre les manifestations étudiantes.

Selon un article de The Globe and Mail : « Parents, grands-mères, élèves et étudiants se retrouvent dans la rue à l’heure du dîner dans un bruyant chahut. Ils se sont inspirés d’une forme de protestation existant en Amérique du Sud, les cacerolazos (concert de casseroles). Au Québec, c’est juste un nouvel épisode d’une saison de protestation qui finit pas ! »

On a dit que c’était la plus grande action de désobéissance civile de l’histoire du Canada. A Montréal, plus de 100 000 personnes ont participé à une manifestation le 22  mai 2012, quelques jours après le vote de la nouvelle loi. M. Ethan Cox, correspondant de rabble.ca, a déclaré : « Au moment où j’écris ces mots, il y a des manifestations aux quatre coins de Montréal. Tous les soirs à 20 h, les gens quittent leur maison pour aller frapper les casseroles dans la rue. A mesure que ce mouvement grandit, il devient de plus en plus clair que ce n’est pas un mouvement de rage ou de haine. C’est un mouvement d’amour, de solidarité et d’espoir. Des gens, qui avaient l’habitude de rester seuls chez eux en regardant la télévision, marchent avec des voisins qu’ils ne connaissaient pas. Ce que les critiques et autres donneurs de leçons ne comprennent pas, c’est que la population n’est plus sous leur contrôle. Ils ne vont plus se conformer à leur journal, ou autres médias, qui sous-estiment nos chiffres et exagèrent notre violence et dont les critiques ne peuvent mettre en échec la solidarité et l’amour qui s’écoulent dans nos rues. »





Courrier des lecteurs

Home Une dame bien informée

Le dimanche matin 25 mars 2012, à Paris, avec une amie nous cherchions un raccourci pour regagner le lieu où s’était tenue la veille la conférence annuelle sur l’émergence des Maîtres de Sagesse, mais cette fois-ci en vue de nous rendre à la méditation de transmission qui devait y avoir lieu l’après-midi. Nous sommes passés devant une rue, la rue de Fécamp, dont toute une portion était couverte de motifs de lumière.

 Comme la rue de Fécamp était toute proche du lieu de conférence et que nous avions du temps, j’y suis revenu trois fois pour montrer les motifs lumineux à des amis qui souhaitaient les voir.

 Il se trouve que la deuxième fois, le matin, notre petit groupe d’environ huit personnes a rencontré une dame d’un certain âge tirant un caddy, qui visiblement était intéressée par ce que nous regardions et semblait avoir envie de communiquer avec nous. Une brève conversation s’engagea, plus spécialement avec une personne de notre groupe. Pour ma part je me suis rapidement éloigné, souhaitant prendre des photos et je n’y ai donc plus prêté attention.

L’après-midi, vers 14 h, souhaitant voir l’évolution des formations lumineuses, je suis retourné dans cette rue, toute proche. En arrivant au début de la rue, je vis deux autres personnes de notre groupe. Arrivé près d’elles, je m’arrêtai et vis s’approcher, venant de l’autre bout de la rue, la dame du matin, toujours avec son petit caddy.

 A nouveau, elle avait l’air de porter un réel intérêt à ce que nous faisions. Je lui fis confirmer qu’elle était déjà venue le matin, ce qu’elle acquiesça. Presque aussitôt, elle demanda, en parlant des cercles de lumière : « C’est les ovnis ? », sous-entendu, qui sont à l’origine de ces formations. A nouveau une discussion s’engagea. Cette dame semblait vraiment très ouverte pour son âge, évoquant même la Syrie, dans la discussion. Je m’éloignai pour prendre d’autres photos au bout de la rue. A vrai dire, il n’y avait plus vraiment de motifs lumineux sur les façades à cette heure-là, les formations se trouvaient plutôt sur le sol. Quelques minutes plus tard, je revins sur mes pas et retrouvai mes amis et la dame toujours en discussion. Cela a encore duré quelques instants, puis elle s’est éloignée, toujours avec son chariot qui me semblait vide.

J’ai demandé aux personnes qui avaient été en contact avec elle le matin s’ils lui avaient parlé d’ovnis, mais ce n’était pas le cas.

Quelques jours plus tard, son interlocutrice principale du matin s’est rappelée de quelques éléments, et nous en a fait part en ces termes : « Cette femme m’a quand même surprise. Quand nous avons traversé ensemble la rue pour pouvoir mieux voir les motifs lumineux, je lui ai dit alors que certains formaient un peu comme un X dans un cercle, elle m’a répondu : « Ou plutôt comme un homme dans un cercle ». Quand je lui racontais qu’ils apparaissaient un peu partout dans le monde, qu’ils n’étaient pas scientifiquement explicables, mais représentaient certainement un signe d’espoir pour l’humanité, elle répondit : «  Oui, l’espoir, le monde a besoin d’espoir. »

Pourriez-vous nous indiquer si cette personne étonnante était quelqu’un de particulier ?

 J.-C. L., Rittershoffen, France


Voir photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 287-288 de juillet-août 2012, page 32.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « dame si bien informée » était Maitreya.


Home Un signe du héraut de Maitreya

Cher Monsieur,

Cela s’est produit le 19 mai 2012, au cours de la session de questions réponses de la conférence de M. I., à Hibiya Kokaido.

Répondant à une question, M. I. parlait de l’évolution de la Terre, Mars, les ovnis et George Adamski. J’étais assis dans un fauteuil dans le hall à l’extérieur de la salle de conférence et j’écoutais l’entretien depuis les haut-parleurs en regardant distraitement à l’extérieur. Je vis le disque solaire derrière une fine couche nuageuse. Soudain son halo commença à changer de couleurs passant du rouge, au pourpre et au blanc et le soleil au milieu tournait, tournait. Puis le soleil prit la forme d’un croissant, changea de couleurs et cela continua. Je pensai d’abord que c’était une illusion d’optique. Une femme vint s’asseoir près de moi, je lui demandai si elle trouvait ce phénomène normal. Elle répondit toute excitée : « Non, ce n’est pas normal, je vois le soleil prendre différentes couleurs, moi aussi. » Je demandai alors à un employé s’il trouvait le soleil normal. Il déclara qu’il n’était pas normal et que cela pouvait être des images résiduelles. Je n’étais pas sûr que ce soit réel.

Plus tard, je pensais que ce ciel brumeux était très étrange à ce moment car c’était une journée ensoleillée sans nuages. Était-ce l’« Etoile » qui ressemblait au soleil ?

H. A., Tokyo, Japon

Le Maître de B. Creme a confirmé qu’il s’agissait de l’« étoile » de Maitreya.


Home Un moine extraordinaire

Après que la conférence de M. I. eut commencé, je sortis pour voir ce qui se passait à la réception. Au bas des marches de l’entrée, sous l’auvent, je vis un homme jovial qui discutait avec un employé encore à la table de réception. Il parlait si fort que je descendis pour le voir. C’était un homme dans les soixante-dix ans, portant une tenue de moine jaune clair, un grand sac à l’épaule et sur son dos une gourde, une planche de bois avec des inscriptions et de nombreux autres objets. Après avoir parlé un moment, il monta les escaliers. A l’opposé de son élocution enjouée et énergique son pas était chancelant. Alors je le suivis pour prendre soin de lui.

Au sommet des marches, il s’adressa gaiement à nouveau à un employé et après avoir parlé un instant il entra dans le hall où il recommença à saluer et à parler avec des employés. Ensuite il monta les marches d’un pas tout à fait instable.

Juste avant la dernière partie de la conférence, il descendit et parla à nouveau à un employé d’une voix forte. Mais cette fois ci, il ne portait plus rien sur son dos. Cet homme était-il une personne particulière ?

H. A., Tokyo, Japon

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.


Home Un avis opportun

Cher Monsieur,

Le 19 mai 2012, le jour de la conférence de M. I., à Tokyo, nous tenions les stands d’accueil. Deux heures avant le début de la conférence arriva un homme âgé, affable, aux cheveux blancs et courts.

Mme S. lui dit que la salle ouvrirait d’ici environ une heure et elle lui demanda s’il voulait attendre. « Vous n’avez pas à vous inquiéter du temps. Je suis venu ici pour voir comment les préparatifs se déroulent, répondit-il. Et parlant de la vertu d’humilité, nous devons l’exprimer dans nos actes. Il vaut se débarrasser de tout ce qu’on possède sans rien retenir. Puis pointant son polo, il dit : c’est ce que j’ai emprunté. » Du tac au tac, je répondis en montrant mes vêtements : « C’est ce que l’on m’a donné. »

Je serrai la main qu’il me tendit dans un geste de sympathie. Elle était ferme et puissante, ce qui me fit une forte impression. Comme nous continuions à parler avec lui, nous nous mîmes à penser que cet homme n’était pas ordinaire.

Puis il ajouta : « Partagez tout ce que vous possédez et si vous le faites, vous n’aurez pas de conflits. Rien ne peut être revendiqué comme « mien ». Donnez tout jusqu’à ce que vous n’ayez plus rien. Alors il n’y a rien, même pas vous-même. » Nous ne pouvions qu’approuver ses paroles dans notre cœur. Après cela, nous échangeâmes nos pensées : peut-être lisait-il dans nos cœurs et a-t-il apporté des réponses à nos questions. Bien que nous ayons entendu les mêmes paroles, la compréhension de chacune fut tout à fait différente. L’une prit ses mots comme un conseil et un encouragement : « C’est bien ce que vous faites » à donner dans la limite de sa confiance. L’autre pensa qu’on lui montrait un exemple comme pour dire « va dans ce sens » et franchis la barrière qui t’empêche de concrétiser tes pensées intimes. Cependant, ce que chacun en a retiré était la même chose après tout : nous devrions voir les choses du point de vue du « je » qui n’existe pas. Était-ce un homme particulier ?

S. N., Kazuko Sonobe, Tokyo, Japon

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.


Home Des cadeaux inattendus

Cher Monsieur,

Tout récemment, j’ai fait la connaissance de Louise, une jeune canadienne, lors d’une visite à une amie malade. Comme elle habitait à seulement 30 mn de mon domicile, nous décidâmes de nous revoir pour faire plus ample connaissance. Le 13 avril 2012, elle m’appela en insistant pour me rencontrer avant son départ pour l’Ecosse avec son époux et ses deux enfants. J’acceptai et rendez-vous fut pris pour 17 h à mon domicile.

Autour d’une tasse de thé, une longue conversation s’engagea sur les difficultés du monde actuel, etc. Elle déclara avoir commencé à donner des soins à des personnes dans un cadre humanitaire. Puis, soudain, elle se leva, contemplant, fascinée, une peinture de Benjamin Creme.

« Et toi, quel est ton chemin spirituel ? Que fais-tu ? », me demanda-t-elle. Je lui parlai un peu du service, du retour dans le monde d’un grand Etre appelé Maitreya, le Christ. Je lui dis que je participais depuis longtemps à la diffusion de cette information avec d’autres personnes dans le monde, dont certaines bien plus engagées que moi.

Surprise, elle insista pour avoir si possible de la documentation à ce sujet. J’allai chercher ce qui pourrait l’instruire : un numéro de la revue Partage international, la présentation de la méditation de transmission, le livret des enseignements de la Sagesse éternelle, la carte de la Main de Maitreya. Elle s’exclama alors : « Mon Dieu, quel beau cadeau, la Main du Christ ! »

Nous étions assises sur le canapé, proche l’une de l’autre, je tenais la photo dans une main, je posai ma main gauche sur la photo pour lui montrer comment l’utiliser et à ce moment précis, je reçus comme une décharge électrique intense. Louise, à mes côtés, reçut également de l’énergie dans ses mains et dans ses bras et son cœur palpita fort.

Nous restions sans parler, émues, les larmes aux yeux. Bouleversée, elle déclara : « Cette nuit, j’ai rêvé du Christ, c’est la raison pour laquelle je voulais te parler de vive voix avant mon départ en Ecosse. » Nous nous levâmes et à ce moment-là, nos regards croisèrent la photo de la « Main », encadrée sur le mur de mon salon. Cette main nous apparut illuminée, ensoleillée comme les croix de lumière. Encore sous le choc, Louise devait rentrer chez elle, il était près de 20 h. On se quitta, heureuses de tous ces cadeaux.

Ce n’est que le lendemain, en me remémorant la scène que je réalisai soudain ce que nous avions vécu, si difficile à exprimer. J’appelai Louise et elle revint me voir. Elle emporta la « Main de Maitreya » en Ecosse.

Merci à Benjamin Creme pour son merveilleux travail. Merci à tous pour la beauté de la lumière et l’espoir que l’on retrouve dans la revue Partage international.

 M. A., Carmaux, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « choc électrique » et l’« illumination » de la main ont été produits par Maitreya.


Home L’« étoile » le 1er février 2012

Cher Monsieur,

Le soir du 1er février 2012, après la méditation de transmission, je rentrais chez moi à pied lorsqu’une grande étoile brillante apparut dans le ciel, se déplaçant lentement d’est en ouest. Etait-ce l’« étoile » de Maitreya ?

J. A. and W. N., Regensburg, Allemagne

Le Maître de B. Creme a confirmé qu’il s’agissait de l’« Etoile ».


Home L’« étoile » le 28 mai 2012

Cher Monsieur,

Le lundi 28 mai 2012, vers 23 h 30, je sortais d’une séance de Transmission pour une pause avec un autre membre du groupe, afin de profiter de la brise fraîche car c’était une soirée particulièrement chaude.

Je remarquai soudain une étoile scintillante juste au-dessus de nous et la lui montrai. Comme nous l’observions, elle pulsa et se comporta différemment d’une étoile normale. Au début elle était blanche, puis devint rouge et ensuite verte, à de nombreuses reprises. Nous constatâmes qu’elle se déplaçait légèrement de gauche à droite comme un pendule. Se pourrait-il que ce fût l’« Etoile » ?

F. D., Bowes Park, London, G.-B.

Le Maître de B. Creme a confirmé qu’il s’agissait de l’« Etoile »


Home L’« étoile » le 23 mai 2012

Cher Monsieur,

Le 23 mai 2012, dans la soirée, après la Transmission, nous avons ouvert la fenêtre et regardé le ciel. Il n’y avait aucun nuage. Soudain, venant de nulle part, une grande étoile apparut. Sa lumière était très brillante presque aveuglante. Elle se déplaça très lentement du sud vers le nord. Après quelques secondes, il se produisit quelque chose d’extraordinaire : on eut l’impression que l’étoile explosait et elle fut alors entourée de trois cercles constitués de nombreuses petites étoiles. Ensuite elle disparut. Nos cœurs furent fortement touchés. Était-ce l’« étoile » de Maitreya ?

J. A. and W. N., Regensburg, Allemagne

Le Maître de B. Creme a confirmé qu’il s’agissait de l’« étoile » de Maitreya.


Home A la mode orientale

Cher Monsieur,

Le 13 avril 2012, je donnai une conférence à Rotterdam et après 20 mn, un homme d’une soixantaine d’années, petit, robuste, à la peau un peu sombre et aux cheveux d’un noir de jais entra et s’assit sur la seule chaise disponible.

Il écouta attentivement et montra par son expression qu’il approuvait le sujet. Il émanait de lui une sorte de noblesse, une énergie concentrée et pleine d’amour. Après la conférence, je remarquai qu’il voulait me dire au revoir et je lui tendis la main. Il réagit de façon inhabituelle, du moins selon les standards occidentaux, avec un léger signe de tête et un geste oriental. Je lui demandai : « D’où venez-vous ? » Dans un mauvais néerlandais il répondit qu’il venait du Cachemire, près de la frontière pakistanaise et n’était aux Pays-Bas que pour peu de temps. Puis il tendit une main à laquelle il manquait deux doigts. Ce visiteur était-il un Maître de Sagesse ?

 
M. op ten N., Bilthoven, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le visiteur était le Maître Jésus.


Home Un conseil avisé

Cher Monsieur,

Le 12 mai 2012, nous nous rendîmes dans notre résidence à la campagne. Ce week-end là j’étais très irrité, sans raison. Cependant j’essayai de garder mon calme et de contrôler mes émotions. Mais la situation m’angoissait. Je commençai à avoir mal à l’estomac car j’étais très nerveux et je ne dormais pas très bien. Je pris la « Main » de Maitreya à de nombreuses reprises ce week-end là pour lui demander de l’aide. A un moment, j’eus la sensation que j’allais recevoir l’aide de Maitreya.

En rentrant chez moi, le 17 mai 2012, je vis sur le mur de notre garage un message très beau et simple écrit à la craie : « Sois tranquille, je t’aiderai. Avec amour, Jésus. » Le mot pour tranquille en portugais était tranquilo, au masculin. Mais un « a » avait été ajouté signifiant que c’était valable pour les hommes comme pour les femmes. C’était comme si le Maître Jésus essayait de nous dire à ma famille et moi : soyez calme et je vous aiderai. J’eus une très forte sensation et compris que c’était un Maître qui avait mis là ce message. Je le photographiai avec mon téléphone.

Est-ce vraiment le Maître Jésus qui a écrit ce message ?

T. S. A., São Paulo, Brésil

Le Maître de B. Creme a confirmé que le message a été manifesté par le Maître Jésus. Si vous gardez votre calme, vous recevrez de l’aide.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Richard Wilkinson et Kate Pickett

Le niveau spirituel : pourquoi l’égalité est mieux pour tout le monde

par Jullian Creme

Share International ne cesse de le répéter depuis trente ans, maintenant c’est officiel : le partage est vraiment bon pour vous, y compris si vous êtes riche et même si vous faites partie des 1 % des super riches.

De plus en plus d’études montrent une forte corrélation entre les inégalités de revenu au sein d’une société et les problèmes liés aux difficultés sociales auxquels cette société est sujette. La consommation de drogues, la dépression, l’obésité, les grossesses chez les adolescentes, et la violence, par exemple, sont plus courantes dans les sociétés où les inégalités de revenu sont plus fortes que dans les sociétés plus égalitaires. Alors que la mobilité, la santé, l’espérance de vie et les résultats scolaires s’améliorent en cas de meilleure répartition des revenus. De plus, les problèmes sociaux dans les sociétés inégalitaires ne concernent pas seulement ceux situés à l’extrémité inférieure de l’échelle sociale, mais également toutes les autres couches.

Ceci n’est pas neuf, l’effet corrosif des inégalités sur la société est connu depuis longtemps. Ces dernières années, cependant, un nombre croissant de chercheurs dans divers domaines a trouvé des preuves accablantes de la relation entre inégalité et dysfonctionnement social. De nombreux livres témoignent d’une prise de conscience croissante des causes de ces problèmes et des moyens d’y remédier.

Un des plus importants de ces ouvrages est The Spirit Level : Why Equality is Better for Everyone, (Le niveau spirituel : pourquoi l’égalité est mieux pour tout le monde), de Richard Wilkinson et Kate Pickett. Ce livre est impressionnant par la rationalité de ses arguments, la simplicité de ses conclusions, pour l’exhaustivité de ses sources de données, la rigueur scientifique de ses méthodes, la richesse des preuves qu’il rassemble et la facilité avec laquelle il se laisse lire. Les auteurs mettent en relation ces données disponibles sur différents problèmes sociaux dans un certain nombre de pays développés, avec le degré d’inégalité des revenus dans chacun de ces pays. Pour vérifier les résultats, ils ont effectué des comparaisons similaires avec les 50 États des États-Unis. Les conclusions paraissent évidentes : les sociétés plus égalitaires ont, de manière consistante, de meilleurs résultats dans un large éventail de domaines.

Dans la première partie du livre, La réussite matérielle, l’échec social, les auteurs observent que « non seulement les mesures de bien-être et de bonheur ont cessé d’augmenter avec la croissance économique, mais, avec l’accroissement de la richesse dans des sociétés déjà riches, on observe sur le long terme une hausse des taux d’anxiété, de dépression et de nombreux autres problèmes sociaux ». D’après les auteurs, au-dessus d’un certain niveau de développement économique, l’augmentation du revenu moyen ou du niveau de vie a peu d’effet voire aucun, sur le bien-être social, alors que les différences de revenus au sein d’une population ont un effet profond. Dans les pays développés, le bien-être social dépend très peu du revenu moyen mais beaucoup des différences de revenus au sein des populations. L’espérance de vie, par exemple, est sensiblement la même en Espagne et en Norvège, alors que le revenu moyen y passe du simple à quasiment le double. D’autre part, l’Irlande et le Japon ont des revenus moyens très semblables, mais les Japonais peuvent espérer vivre en moyenne cinq ans de plus que les Irlandais. La santé sociale dans les pays développés n’est plus liée au revenu national moyen.

La première partie du livre se termine par un examen des raisons pour lesquelles l’inégalité a de tels effets délétères sur les sociétés, et émet quelques suggestions à ce sujet. De manière très intéressante, les auteurs font observer que, plutôt que de traiter les effets des inégalités, la meilleure façon de répondre aux préjudices causés par des niveaux élevés d’inégalité consisterait à réduire les inégalités elles-mêmes et que la réduction des inégalités augmenterait le bien-être et la qualité de la vie de chacun.

La deuxième partie du livre, Les coûts de l’inégalité, comprend une étude approfondie des données relatives à chacune des questions suivantes : la vie communautaire et les relations sociales, la santé mentale et l’usage de drogues, la santé physique et l’espérance de vie, l’obésité, le niveau d’éducation, le taux de naissance chez les adolescentes, la violence, l’emprisonnement et la mobilité sociale. Bien que, dans toute société développée, les personnes à l’extrémité inférieure de l’échelle des revenus soient susceptibles d’avoir les plus mauvais résultats dans beaucoup de ces domaines, les auteurs démontrent que les sociétés plus égalitaires affichent de meilleurs résultats. De plus, la moindre disparité profite à tout le monde, y compris aux plus aisés. Selon les auteurs, les relations entre le degré d’égalité et la situation de chacun selon les indicateurs du bien-être social sont trop fortes pour être considérées comme relevant du hasard. En effet, là où une société affiche de mauvais résultats, on peut s’attendre avec un bon degré de certitude à ce qu’il en soit de même dans d’autres domaines.

La troisième partie, Une société meilleure, suggère des moyens d’aboutir à des sociétés plus justes et, par conséquent, plus saines. Il est amplement prouvé que les problèmes sociaux abordés touchent tout le monde, et pas seulement les membres les plus pauvres de la société. Ainsi : « A travers des populations entières, le taux de maladie mentale est cinq fois plus élevé dans la société la plus inégalitaire que dans les sociétés les moins inégalitaires. » Dans les sociétés ayant les plus grandes disparités, « les gens sont cinq fois plus susceptibles d’être emprisonnés, six fois plus susceptibles d’être cliniquement obèses, et les taux de meurtres peuvent être beaucoup plus élevés ». Les effets des inégalités ne se limitent pas simplement aux moins bien nantis ; au contraire, ils affectent la grande majorité de la population. Même en tenant compte d’éventuelles différences culturelles, ethniques ou historiques qui pourraient expliquer les performances des sociétés dans un large éventail de problèmes sociaux, l’inégalité apparaît de façon écrasante comme le principal facteur déterminant. Plus important encore, bien que la causalité soit difficile à prouver, des indications très fortes montrent que ce sont les inégalités qui conduisent au dysfonctionnement social, et non l’inverse.

Le dernier chapitre de la troisième partie, Construire l’avenir, est à bien des égards le plus intéressant. Il traite de manière approfondie de ce qui devrait être fait pour rendre nos sociétés plus égalitaires. Les auteurs commencent par souligner que focaliser l’attention sur les inégalités au sein des sociétés ne signifie pas qu’on peut ignorer les inégalités au niveau international entre pays riches et pauvres. En effet, des éléments suggèrent fortement que la réduction des différences de revenus au sein des pays riches les rendra plus attentifs aux besoins des pays pauvres. En réponse à la question de voir comment rendre nos sociétés plus égalitaires, R. Wilkinson et K. Pickett suggèrent que la réponse implique une transformation de nos sociétés ; celle-ci devra se faire par des voies pacifiques mais elle nécessitera des engagements politiques majeurs : « Ce qui est nécessaire, c’est une reformulation complète mais ordonnée de la manière avec laquelle nous structurons nos sociétés. De plus, maintenant que nous savons que les inégalités affectent tout le monde, riches comme pauvres, nous avons tous un intérêt commun dans cette transformation. Une plus grande égalité est la porte d’entrée vers une société capable d’améliorer la qualité de vie pour chacun et une étape essentielle dans le développement d’un système économique durable. »

The Spirit Level est un livre stimulant. Toute personne impliquée dans la promotion de la nécessité du partage et de la justice y trouvera une mine d’informations. Il démontre que ce que nous savions intuitivement est maintenant prouvé, que l’inégalité conduit à l’injustice sociale, et l’injustice provoque un dysfonctionnement de la société qui nous touche tous. Avec perspicacité, rationalité et beaucoup d’humanité, il analyse les problèmes qui assaillent nos sociétés et montre la voie vers la construction d’un avenir meilleur et plus juste pour tous. Ce livre devrait être lu par tous ceux qui souhaitent prendre part à ce projet.


The Spirit Level : Why Equality is Better for Everyone, Richard Wilkinson et Kate Pickett, publié par Allen Lane, 2009. Deuxième édition révisée publiée par Penguin Books, 2010.

Pour plus d’informations : www.equalitytrust.org.uk




Home Un livre de Richard Wolff

Défier le capitalisme

par Cher Gilmore

La toute première phrase du dernier livre de Richard Wolff – de petit format mais très pugnace – affirme qu’aux États-Unis, le capitalisme est un sujet tabou depuis plus de cinquante ans. Le seul fait de le critiquer est considéré comme une trahison. Aujourd’hui, toutefois, grâce au mouvement Occupy, on débat publiquement, à l’échelle nationale, de la capacité du capitalisme à satisfaire les besoins du peuple.

En raison de la sinistre situation économique actuelle, l’auteur croit ce genre de débat plus que jamais nécessaire, et son ouvrage étaye solidement son opinion. Il identifie clairement, en termes simples, les problèmes endémiques du capitalisme et propose des moyens de changer ce système voué à l’échec. Il y a trente ans, les États-Unis étaient l’une des sociétés où l’écart entre les riches et les pauvres était le moins grand. De 1820 à 1970, les salaires réels n’avaient cessé d’augmenter. A présent, les États-Unis sont les plus inégalitaires de tous les pays industriels avancés. Comment cela a-t-il pu se produire, et pourquoi ? R. Wolff en résume comme suit les principales causes :

En premier lieu, l’informatique a rendu inutiles de nombreux emplois. En même temps, les capitalistes se sont aperçus que les salaires étaient bien plus bas dans d’autres pays, ce qui leur permettait de réaliser des économies en délocalisant certaines de leurs productions. Ces deux facteurs ont réduit le nombre d’emplois disponibles juste au moment où deux grands groupes venaient augmenter la population active : en effet, dans les années 1970, les mouvements féministes ont incité pour la première fois dans l’histoire des millions de femmes à travailler en dehors de chez elles, en même temps qu’arrivait la dernière vague d’immigrés latino-américains à la recherche d’emplois et d’une vie meilleure.

Pendant les années 1970, les capitalistes américains comprirent donc qu’il n’était plus nécessaire d’augmenter les salaires, puisqu’ils avaient moins besoin d’employés et que les demandeurs d’emploi étaient plus nombreux. En conséquence, les salaires n’ont pas augmenté au cours des trente dernières années.

D’un autre côté, la productivité des employés n’a cessé de s’améliorer, si bien que ces derniers produisaient toujours davantage pour le même salaire.

Pour compenser les pertes de salaire, les employés ont fait des heures supplémentaires, pris un travail d’appoint, et incité davantage de membres de leur famille à travailler. Selon l’Organisation pour le développement économique (qui rassemble les données économiques des pays industrialisés), les Américains font plus d’heures de travail rémunéré que les citoyens de n’importe lequel des pays industrialisés avancés.

Par ailleurs, toujours à partir des années 1970, le recours au crédit s’est largement répandu, et les Américains se sont mis à emprunter comme jamais auparavant.

Dès 2007, l’accumulation de leurs dettes est devenue insupportable. En réalité, selon R. Wolff, la crise économique a débuté en 1970, lorsque les salaires ont cessé d’augmenter, mais le système du crédit l’a masquée pendant trente ans, jusqu’à ce que ce système ne puisse plus se développer davantage.

Outre la disparité des revenus, le capitalisme pose également d’autres problèmes. Il s’agit d’un système intrinsèquement instable, caractérisé par l’alternance des périodes de prospérité et de dépression. Entre la fin de la Grande Dépression en 1941 et le début de la dernière en date de 2007, il y a eu 11 ralentissements économiques, et, à présent, nous subissons la seconde plus grave dépression en un siècle. De plus, même pendant les périodes de prospérité, les marchés ne favorisent pas une répartition plus juste des biens, puisque tout dépend de la capacité à payer, et rien des véritables besoins de chacun. R. Wolff souligne qu’un tel système aboutit à des résultats « indésirables et inefficaces sur le plan social, et dangereux pour la survie de la société ».

Selon lui, la manière dont le capitalisme organise sa production est à la racine du problème. Essentiellement, la masse des gens qui travaillent génère des profits que les autres accaparent et utilisent : un très petit groupe de gens – le conseil d’administration, qui n’a de comptes à rendre qu’aux principaux actionnaires – prennent toutes les décisions concernant quoi produire, comment et où le produire, et comment répartir les bénéfices. La majorité des actifs, ainsi que les voisins de ces entreprises, doivent s’accommoder des décisions de l’entreprise, mais ne sont pas associés à la prise de ces décisions. Cela constitue un aveuglant déni de démocratie.

Naturellement, ces riches capitalistes utilisent leurs ressources pour inciter le système politique à voter des lois qui les favorisent encore davantage. Les impôts en sont un exemple typique. L’auteur souligne que les impôts fonciers, la TVA, et les impôts sur le revenu (des particuliers ou des entreprises) ont tous tendance à favoriser les riches.

Dans le système capitaliste, les entreprises ont davantage intérêt à se débarrasser des employés les mieux payés, et, à long terme, à remplacer les ouvriers spécialisés permanents et syndiqués par des travailleurs temporaires, moins payés et ne pouvant, de par leur statut, rien recevoir des bénéfices. Par ailleurs, les employeurs payent de moins en moins de pensions de retraites à leurs employés et, lorsqu’ils la leur payent, elle est considérablement réduite. Les lobbies des entreprises ont réussi à faire annuler presque toutes les réformes économiques mises en place après le crash de 1929. « Aux États-Unis, écrit R. Wolff, l’histoire économique des 35 dernières années est celle d’une guerre des classes : comment 1 % de la population a réussi à faire table rase – ou, du moins, à les affaiblir considérablement – des avantages sociaux essentiels obtenus par les 99 %. »

Un scénario similaire se met en place en Europe, car, face à la crise de la dette, l’Europe ne réagit pas autrement : les créditeurs (banques, compagnies d’assurance, grandes sociétés) exigent que les gouvernements réduisent les services sociaux afin de pouvoir se payer à eux-mêmes des intérêts. Les classes moyennes et populaires accepteront-elles longtemps de payer des impôts à des gouvernements qui ne leur fournissent pas les services sociaux dont ils ont besoin, parce qu’ils donnent cet argent aux entreprises de crédit que ces mêmes gouvernements ont sauvées de la faillite avec l’argent public ? Il s’agit là, selon R. Wolff, d’un conflit fondamental qui ne s’affaiblira pas avec le temps. De plus, l’Inde et la Chine ne pourront pas relancer les économies américaines et européennes, puisque leurs propres économies reposent dans une large mesure sur leurs exportations aux États-Unis et en Europe.

En conclusion, l’auteur soutient qu’il est temps d’admettre que notre système capitaliste ne marche pas, et de se mettre à chercher des solutions systémiques. Il pense que le changement doit venir de la base, sinon il n’a aucune chance de se produire un jour. Il considère que le mouvement Occupy a un gros potentiel dans cette direction, dans le monde entier aussi bien qu’aux États-Unis. Selon lui : « Tout mouvement issu de la base capable de s’étendre si vite et d’avoir un tel impact sur la société dans une période de temps aussi courte est à suivre avec attention. »

Manifeste pour la démocratie économique et la rationalité écologique

Il constitue la dernière partie du livre. Le principal changement que propose R. Wolff implique les entreprises et les autres institutions (l’État, les foyers, les écoles, etc.) qui produisent et distribuent des biens et des services. Dès qu’il y a production, dit-il, les travailleurs doivent devenir collectivement leurs propres dirigeants et conseils d’administration et décider démocratiquement quoi produire, comment le produire, où le produire, et comment utiliser les bénéfices. Il faudrait réformer l’éducation dans le but de donner à chacun une formation de dirigeant – et pas seulement à l’élite. « On ne peut pas construire une nouvelle société, dit-il, sans d’abord réorganiser démocratiquement nos lieux de travail, où les adultes passent la majeure partie de leur vie. »

La démocratie communautaire serait également nécessaire afin que les institutions gouvernementales puissent faire partager le processus démocratique de prise de décision entre le lieu de travail et les communautés. Si les entreprises gérées par les employés partageaient le pouvoir de décision avec les communautés environnantes, elles ne pourraient pas prendre des décisions aussi dommageables pour ces communautés, comme décharger des déchets toxiques dans les cours d’eau afin de réduire les dépenses.

Afin de parvenir à une démocratie économique et à supprimer le chômage massif, le premier pas serait la création d’un programme de travaux publics d’un nouveau genre, conduits directement par le gouvernement, et qui se concentrerait sur l’écologie (afin d’améliorer la viabilité des lieux de travail et des communautés) et sur les services sociaux (comme la garde des enfants et des personnes âgées). Un dispositif audacieux fournirait aux chômeurs des fonds leur permettant de créer leurs propres entreprises démocratiques, coopératives et autogérées.


Pour davantage d’informations : www.rdwolff.com

La matière de cet ouvrage Occupy the Economy : Challenging Capitalism est tirée des interviews que Richard Wolff a données à David Barsamian sur Radio Alternative (www.alter nativeradio.org).

Richard Wolff est professeur émérite d’économie à Amherst, Université du Massachussetts. Il est l’auteur de Capitalism Hits the Fan : The Global Economy Meltdown and what to do about it (L’effondrement économique mondial et comment y remédier), et de Democracy at Work : a Cure for Capitalism (La démocratie sur les lieux de travail pour soigner le capitalisme) et participe à l’émission radiophonique hebdomadaire Economic Update (L’Economie mise à jour) sur la radio new-yorkaise WBAI.





Interviews

Home Le besoin de justice

Népal : joignons nos forces

Interview de Anuradha Koirala par Jason Francis

En 1993, un groupe de professionnels engagés dans le social au Népal, comprenant des enseignants, des journalistes et des travailleurs sociaux, s’est réuni afin de faire cesser les injustices sociales et les abus supportés par les Népalaises. Ils ont lancé Maiti Nepal, une ONG basée à Katmandou, dont le principal objectif est de protéger les jeunes filles et les femmes victimes du trafic sexuel et de la prostitution des enfants. Ce groupe s’occupe aussi de l’éradication du travail des enfants et de diverses autres formes d’exploitation et de torture. Anuradha Koirala est une institutrice qui enseigne l’anglais depuis vingt ans dans des écoles prestigieuses de Katmandou fondées par Maiti Nepal en 1993. Suite aux actions qu’elle mène depuis des années, le gouvernement népalais a décrété le 5 septembre Journée Anti-Trafic. Elle a reçu le titre d’Héroïne de l’année 2010 attribué par la chaîne CNN et a reçu en 2011 le Prix Manhe Peace de la part de la Fondation Manhe en Corée du Sud. Jason Francis a interviewé Anuradha Koirala pour Partage international.
 
Partage international : Qu’est-ce qui vous a amenée à vous lancer dans le sauvetage et la réhabilitation de femmes et d’enfants victimes de trafic sexuel ou ayant souffert de maltraitances ?
Anuradha Koirala : En tant que citoyenne consciente, j’étais au courant du trafic sexuel dans mon pays et j’estimais que je devais faire quelque chose. J’étais moi-même une survivante, non du trafic mais de violences domestiques. Et je pensais que je devais faire quelque chose pour les femmes ayant subi de telles violences.
 
PI. Comment les enfants et les femmes en arrivent-ils là ?
AK. La raison en est la disparité entre les sexes. Dans notre pays, les femmes sont des membres de second ordre dans tous les sens du terme – éducation, opportunités d’emploi, mariage. Le gouvernement prétend que l’éducation est gratuite, mais nous savons que c’est faux. Nous éduquons les enfants des villages, ce qui coûte cher : 3 500 roupies par enfant. Si une famille comporte cinq enfants, trois garçons et deux filles, les parents privilégient les garçons car ils pensent que les garçons pourront maintenir la cohésion de la famille alors que les filles se marieront et iront vivre ailleurs. Si bien que les filles ne sont pas éduquées. C’est la disparité entre les sexes en matière d’éducation.
Quant au trafic sexuel, un trafiquant ne dira jamais aux parents : « Je vais prendre votre fille pour en faire une prostituée. » Il leur dit : « Oh, elle est grande, elle a besoin d’argent pour pouvoir se marier et il y a un bon emploi pour elle en ville. » Les parents envisagent un emploi en ville pour que leur fille puisse se marier. Et une fille a naturellement besoin d’argent pour se marier et il faut donc qu’elle travaille. Là aussi il y a disparité entre les sexes. Il n’y a pas d’opportunités de travail dans les villages, si bien qu’elles se rendent en ville pour chercher un emploi. C’est comme cela qu’elles se font piéger. La pauvreté est évidemment une autre raison pour le trafic sexuel.
 
PI. Quelles formes prend cette exploitation ?
AK. Elles servent avant tout pour l’esclavage sexuel. Dans certains cas, elles sont torturées à l’électricité, battues et privées de nourriture. Elles attrapent toutes sortes de maladies. Si elles tombent enceintes, elles doivent se faire avorter. Et une heure après l’avortement elles doivent reprendre du service.
 
PI. Les garçons sont-ils également concernés ?
AK. Oui, mais la forme du trafic est différente pour eux. Des petits garçons sont emmenés dans les villes indiennes pour broder des vêtements parce qu’ils ont de petites mains. Les vêtements sont destinés à des gens riches et vendus dans les grandes villes. Ils sont aussi utilisés pour mendier. Ils sont horriblement mutilés et défigurés, et obligés de s’asseoir dans la rue pour mendier ; puis les trafiquants ramassent l’argent. Les petits garçons sont en outre pris pour leurs reins.
 
PI. Combien d’enfants et d’adultes sont-ils pris dans ces trafics ?
AK. Actuellement, entre 12 000 et 15 000 personnes sont abusées chaque année. En Inde, entre 250 000 et 350 000 femmes et enfants sont soumis à ces trafics.
 
PI. Maiti Nepal vient aussi en aide à des enfants victimes du travail forcé. Quel genre de travail ces enfants sont-ils contraints de faire ?
AK. Ils sont utilisés pour des travaux domestiques. Beaucoup d’enfants étaient utilisés dans des usines de cuivre, mais ils n’y en a plus autant de nos jours. De nombreuses ONG et des agences de l’Onu se consacrent à l’éradication du travail des enfants et les gens commencent à en prendre conscience. Si bien que le pourcentage d’enfants impliqués dans ces travaux est en diminution.
 
Des centres de prévention et de transit
 
PI. Pouvez-vous parler du travail accompli par Maiti Nepal dans ses centres de prévention ?
AK. Nous avons créé les centres de prévention parce que nous voulions prévenir les trafics dans les villages et fournir des emplois aux filles. Celles-ci résident dans les centres de prévention – par groupes de 30, pour une formation de six mois. La personne responsable du centre est toujours une femme qui a été utilisée dans un trafic, et elle explique tout aux filles sur ces trafics. Des conseillers et des instituteurs enseignent les traditions aux filles. Nous pensons que les filles devraient faire quelque chose dans les villages après leur formation.
En dehors des centres de prévention nous faisons un important travail d’information dans les villages. Nous intervenons dans plusieurs secteurs comme la police, les avocats et la société civile. C’est ainsi que nous empêchons que des jeunes filles ne soient prises, mais un changement d’attitude prend beaucoup de temps. Nous avons changé de nombreuses attitudes, notamment au sein de la police. Mais les juristes doivent encore changer d’attitude à ce sujet ; ils ne pensent qu’aux questions politiques non aux problèmes sociaux. Si les politiciens changeaient les lois, il serait plus facile d’éradiquer définitivement le trafic sexuel.
 
PI. Pouvez-vous nous parler du centre Sonja Balbalika Griha de protection de l’enfance, à Katmandou ?
AK. Sonja est le nom de la fille de notre sponsor – une jeune Allemande morte d’un accident de bicyclette. Le Foyer des enfants de Sonja accueille 315 enfants tous scolarisés. Ceci est la partie prévention de notre travail parce que si ces filles n’avaient pas été entraînées loin de la rue par Maiti Nepal, elles auraient été emmenées en Inde et forcées à se prostituer. Aujourd’hui elles étudient et beaucoup vont à l’université.
 
PI. Pouvez-vous nous décrire le travail des neuf centres de transit ?
AK. Les centres de transit se trouvent à la frontière entre l’Inde et le Népal. Il y a 26 postes frontaliers entre les deux pays. Nous souhaiterions pouvoir être présents dans tous ces 26 postes, mais nous ne disposons d’argent que pour neuf postes. Il n’y avait là que la police, l’immigration et la douane, mais aujourd’hui nous y sommes également présents.
Du fait que les filles que nous plaçons à cette frontière ont été victimes et survivantes du trafic, leur regard est plus lucide que le vôtre ou le mien. Elles sont capables de repérer quelle jeune fille est victime de trafic. Nous avons 5 filles par poste frontière, qui travaillent de 6 h du matin à 6 h du soir. Elles arrêtent toutes les adolescentes et leur parlent. C’est ainsi qu’elles interceptent chaque jour 4 ou 5 jeunes filles.
Les centres préviennent le trafic et enseignent un métier aux jeunes filles afin qu’elles puissent rester au village. Les centres de transit interceptent les filles qui sont exploitées et les ramènent au village. Nous les aidons si elles souhaitent aller dans un centre de prévention et bénéficier d’une formation.
 
PI. Combien d’enfants et de femmes ont-ils été aidés par Maiti Nepal au fil des années ?
AK. A ce jour, nous avons intercepté plus de 12 000 jeunes filles. Celles que nous avons pu sauver et qui sont restées dans nos centres sont au nombre de 7 000. Aujourd’hui, nos centres comptent plus de 500 femmes et enfants.
 
PI. Quelle est la fréquence des maladies sexuellement transmissibles chez les victimes de ce trafic ?
AK. 70 %.
 
PI. Pouvez-vous nous parler des hospices de Maiti Nepal ?
AK. Nous avons deux hospices. L’un se trouve dans la partie orientale du Népal et l’autre à Katmandou. Ils hébergent des enfants et des femmes atteintes du sida et tous reçoivent un traitement antirétroviral. Certains ont d’autres maladies, comme l’hépatite multi-résistante aux médicaments. Nous avons des médecins et des infirmières et tout l’équipement médical nécessaire. Lorsque des enfants et des femmes sont gravement malades et que nous ne pouvons rien faire, nous les envoyons dans deux hôpitaux proches qui nous aident.
 
PI. Comment les gouvernements népalais et indien réagissent-ils ?
AK. Avant tout, la situation politique dans notre pays est instable. Nous ne nous attendons donc pas à ce que le gouvernement fasse grand-chose. Quant aux pays voisins, nous pensons qu’ils font quelque chose, mais nous n’en sommes pas sûrs. Nous nous retrouvons chaque mois à la frontière pour une réunion entre notre gouvernement et les leur. Notre action a porté ses fruits parce que notre gouvernement soulève la question du trafic à chacune de nos rencontres. Et au niveau local, notre gouvernement travaille dur.
 
PI. Que se passe-t-il lorsqu’un trafiquant est pris ?
AK. Quand une fille vient à nous et nous signale un trafiquant, nous le faisons arrêter avec l’aide de la police et une plainte est déposée contre lui. Il fallait trois ou quatre ans pour qu’un trafiquant soit condamné, mais aujourd’hui cela prend entre six mois et un an. Le taux de condamnations est très élevé au Népal. Les peines sont de 20 ans en moyenne, mais nous nous efforçons d’obtenir un emprisonnement à vie et la confiscation des biens. Même si la moyenne est de 20 ans, de nombreux trafiquants ont été condamnés à 35 ans de prison. L’un d’eux a même été condamné à 90 ans, mais il est mort en prison au bout de six ans parce qu’il souffrait du sida. Mais avec la cadence des mises en accusations et la police qui se charge des dossiers, la situation est cent fois meilleure qu’auparavant.
 
PI. Quel est le pourcentage des personnes que vous aidez et qui peuvent ensuite rejoindre leur famille ?
AK. Plus de 80 % des filles ont pu retourner dans leur famille – pas seulement leur famille, mais dans leur communauté, où elles ont retrouvé leur dignité. Les 20 % restants vivent dans différents centres, mais elles travaillent et vivent convenablement en société.
 
PI. De quelle façon l’attitude devrait changer afin d’éradiquer définitivement ces crimes ?

AK. C’est l’attitude de tout le monde qui doit changer. Chacun doit penser que chaque fois qu’un enfant est victime de ce trafic, il s’agit de son propre enfant. Les choses ne changeront pas tant que chacun ne réalisera pas que tout enfant est son propre enfant. Je souhaite que tout le monde joigne ses forces pour lutter contre ces crimes horribles.


 

Pour plus d’information : www.maitinepal.org

 




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Interview de Sahar Baïdoun par Felicity Eliot Source : plusieurs sources

Les enfants palestiniens de 5 à 17 ans sont ciblés par la police et les militaires israéliens. « Ciblés » signifie arrêtés, traités et maltraités de manière à provoquer un traumatisme profond – d’où l’utilité de centres communautaires se consacrant à leur réhabilitation. Sahar Baïdoun travaille au Centre Mada à Silwan, zone de Jérusalem où cette victimisation est omniprésente. Felicity Eliot l’a rencontrée lors d’une conférence à Amsterdam et l’a interrogée pour Partage international. Organisée par plusieurs groupes de militants pour la paix, la rencontre intitulée Liés, les yeux bandés et condamnés s’est déroulée à Amsterdam en mai 2012. Les participants ont écouté Sahar Baïdoun parler des atrocités, du harcèlement et des constants abus endurés par les Palestiniens. L’avocat des Droits humains, Gerard Horton, qui travaille en Palestine pour l’ONG Défense des enfants internationale (DEI), a rejoint la conférence via Skype depuis Jérusalem et a détaillé les actes illégaux commis par des soldats pratiquement en toute impunité et qui sont apparemment tolérés ou ignorés des autorités israéliennes.

La conférence a débuté par la projection d’un documentaire puissant et choquant intitulé Enfants volés, vies volées.

Des adolescents de 13 et 14 ans qui ont peur de sortir de chez eux et ne parviennent pas à retourner à l’école, des garçons de 15 ans qui mouillent leur lit et parlent à peine, des enfants perturbés par des cauchemars nuit après nuit, des garçons de 12 ans traînés hors de leur lit en pleine nuit, des garçons de 9 ans auxquels on bande les yeux et qu’on effraie délibérément avec des chiens policiers ; de jeunes garçons qui parlent de mettre fin à leurs jours. Des enfants qui ont subi des violences physiques, des menaces de torture, d’isolement cellulaire. Une mère qui avoue dire aux jeunes filles et aux jeunes femmes de ne jamais avoir d’enfants. « Quel est ce monde où il n’y a aucun espoir et pas de justice. Pourquoi ? Parce que nous sommes Palestiniens », demande-t-elle en regardant droit dans la caméra de Gerry O’Sullivan pour ce documentaire réalisé en 2010.

Un ancien soldat de l’armée israélienne devenu membre des Combattants pour la paix (ONG israélo-palestinien), raconte comment un enfant palestinien capturé était un « trophée ». « Pour moi, je ne me souviens pas les avoir vraiment considérés comme des enfants ou des personnes.... » Il se rappelle d’enfants aux côtes brisées par les coups de pieds des soldats. Plus tard dans le documentaire, il avoue son envie de pleurer, mais sachant que s’il commençait, il ne s’arrêterait jamais car c’est chaque jour qu’il était confronté à cette situation. Pour survivre, il s’engourdissait en fumant du haschich comme beaucoup de ses camarades.

Le film permet aux enfants enlevés de raconter leurs propres histoires et rend la projection convaincante, mais effrayante. Le film interroge d’autres témoins sur les intimidations continues et délibérées et les abus infligés quotidiennement en totale impunité. Un groupe appelé les Artisans chrétiens de la paix, à Hébron, a pris l’initiative de circuler dans Hébron en tant qu’observateurs.

Quand les enfants palestiniens sont arrêtés, principalement pour avoir prétendument lancé des pierres sur des soldats israéliens, dans 100 % des cas, leurs mains sont ligotées étroitement derrière le dos avec des bracelets en plastique ; dans 90 % des cas, ils ont les yeux bandés, 70 % sont battus ou reçoivent des coups de pied lors de leur arrestation ou leur interrogatoire, au moins 17 % sont placés en isolement cellulaire, 45 % des garçons sont traînés hors de leur lit entre minuit et 4 h du matin, 7,5 % sont menacés d’agression sexuelle, la menace étant exécutée dans 4,5 % des cas (statistiques de 2010). En 2010, 7,5 % des garçons ont été torturés par chocs électriques rien d’étonnant alors que 81 % des enfants s’effondrent et « avouent » avoir jeté des pierres.

Dans beaucoup de cas, les garçons ne sont emprisonnés que de 24 à 48 h, mais parfois, leur incarcération se prolonge plusieurs mois. Les enfants sont obligés de signer ou signent volontiers des documents en hébreu afin de sortir de prison.

Comme si cette injustice et cette souffrance ne suffisait pas, on n’informe pas les parents du lieu de détention de leurs enfants. Ils ne sont pas autorisés à les voir (les filles sont également arrêtées de temps à autre) jusqu’au jour des soi-disant « procès » et alors seulement à distance. Les enfants sont amenés à la cour chevilles attachées et poignets menottés.

Selon les centres de réadaptation, de nombreux enfants souffrent d’une forme de trouble de stress post-traumatique ; certains heureusement occultent tout souvenir de leur arrestation, des interrogatoires et des abus, mais d’autres, moins chanceux, restent marqués psychologiquement.

Gérard Horton, de la section palestinienne de DEI, lance un appel pour que les droits fondamentaux humains soient respectés : les jeunes doivent être accompagnés par un ou leurs deux parents, les avocats doivent être autorisés à avoir accès aux enfants avant l’interrogatoire et des enregistrements sonores et vidéos de l’interrogatoire doivent être réalisés.

[Sources : Enfants volés, Vies Volées ; Défense des enfants internationale ; Briser le silence ; Gate48]

Partage international : Pourriez-vous dresser un tableau de Silwan et des conditions dans lesquelles les gens vivent ?
Sahar Baïdoun : Silwan est l’un des principaux villages à proximité de Jérusalem, près de la porte sud de la vieille ville, la porte des immondices, et le plus proche de la mosquée Al-Aqsa et du Mur des lamentations. Cinquante pour cent de ses 55 000 habitants sont mineurs et 75 % vivent en dessous du seuil de pauvreté ; 460 maisons sont menacées de démolition, 40 maisons ont déjà été saisies par les colons.

PI. Depuis combien de temps les colons israéliens vivent-ils à Silwan ? Comment cela a-t-il changé Silwan ?
SB. Silwan était un village de tranquillité, de paix de l’esprit et de confort, mais tout cela a disparu. Silwan est devenu l’exact opposé du calme depuis 1992, quand environ 380 colons israéliens ont commencé à se déplacer dans la zone illégalement. Depuis, les habitants de Silwan ont dû faire face à de nombreux défis. Tout d’abord, l’EIAD, la plus grande organisation privée israélienne de colonisation, a été employée par le gouvernement israélien pour prendre en charge les fouilles archéologiques destinées à éradiquer l’histoire arabe des environs de Silwan et à judaïser les quartiers arabes de Silwan.
Naturellement, la présence de colons parmi les Palestiniens à Silwan était inacceptable et provocatrice, et cela a causé des affrontements et des confrontations presque quotidiennes.

PI. Depuis combien de temps travaillez-vous au Centre et quel est votre formation ?
SB. Je travaille en tant que coordinatrice au Centre Mada (CCM) à Silwan. Il s’agit d’un centre communautaire local établi en 2007 par un groupe de militants. Le CCM a été créé pour une raison précise : fournir aux enfants, aux femmes et aux jeunes un endroit sûr pour se rencontrer, être créatif et s’amuser.
J’y travaille depuis près de deux ans. J’ai obtenu un diplôme en administration des affaires, et j’ai beaucoup d’expérience dans le travail bénévole avec des enfants. J’ai suivi de nombreux cours de sensibilisation, de création de micro-projets pour les femmes, et j’ai été formée par un expert du travail psycho-social.

PI. Quelle est l’étendue du Centre ?
SB. Le centre a de nombreuses activités dirigées par différents services : psycho-social, centre d’informations, activités juridiques, culturelles et récréatives, journalisme et médias, et les départements d’ergothérapie. Nous nous efforçons d’assurer un soutien à la communauté de Silwan, en particulier aux enfants.

PI. Pourquoi est-il nécessaire d’aider à la réinsertion des enfants ?
SB. Les enfants font face à divers traumatismes dramatiques qui leur causent de nombreux problèmes sociaux, psychologiques et éducatifs. Donc, nous nous efforçons de réduire l’impact des traumatismes et de leur offrir un espace sécurisant. Notre mission est de créer une génération de Silwani familiarisés avec leur histoire et leur héritage, croyant en leur communauté et leur avenir, reconnus par leurs droits et leurs responsabilités. Il faut qu’ils puissent honorer leur identité culturelle et palestinienne.

PI. Le documentaire Enfants volés, vies volées montre que des enfants âgés de seulement cinq ans sont gravement traumatisés.
SB. Les traumatismes sont généralement dus à l’arrestation, mais le niveau d’impact diffère de l’un à l’autre. Les pires traumatismes résultent des arrestations en pleine nuit, suivies de l’interrogatoire sans la présence des parents, et au cours duquel l’enfant est exposé à un niveau élevé d’agression physique et verbale. La deuxième agression la plus effrayante est l’enlèvement de mineurs de moins de 10 ans dans les rues. Habituellement, c’est leur première expérience d’arrestation brutale.

PI. N’y a-t-il pas de protection légale ?
SB. La loi israélienne prévoit la protection des enfants, mais l’occupation israélienne considère ces événements comme faisant exception à la loi. C’est devenu la « loi » quotidienne, à la place de la véritable loi. Par exemple, la façon dont les enfants sont arrêtés et détenus, mains menottées, yeux bandés, pendant de longues heures ; ou les arrestations nocturnes. La loi israélienne ne permet pas de telles pratiques sauf lors de circonstances spécifiques. Mais l’occupation israélienne s’appuie sur ces exceptions pour justifier ces attitudes violentes.
Le pire aspect pour les enfants, c’est le sentiment constant d’insécurité, d’être pourchassés par les colons, les services de renseignement et les soldats israéliens. Mais les familles vivent également avec un sentiment d’insécurité dû à l’instabilité causée par les efforts continus pour judaïser Silwan. Il y a des centaines d’ordres de démolition, d’expulsions et de plans conduits par la municipalité israélienne de Jérusalem, qui ont pour objectif de changer la structure entière du village, en ignorant les besoins des habitants palestiniens.

PI. Que se passe-t-il au Centre quand un enfant est arrêté ?
SB. Je vais me focaliser sur les conditions d’arrestation et de détention. Normalement, les parents informent notre service juridique de l’arrestation. Alors nous suivons cette affaire en employant des avocats et fournissons les conseils juridiques nécessaires aux familles. Les coordonnées de l’enfant et sa famille nous sont données par le département psycho-social et nous faisons des visites à domicile pour recueillir les informations afin de déterminer les besoins adéquats pour chaque cas (psycho-social, médical, juridique), nous consultons les parents et décidons du traitement approprié en conséquence.

PI. Adressez-vous des réclamations aux autorités locales ? Que faut-il faire à votre avis ?
SB. Toutes les demandes aux autorités locales sont adressées par le service juridique au tribunal en pointant les violations des lois concernant les enfants, les démolitions de maisons, les expulsions et la destruction de l’environnement.
Je pense qu’Israël devrait cesser la manipulation et mettre en pratique les conventions internationales concernant ces questions. Les Israéliens affirment que les enfants violent la loi, et mettent en danger la vie des Israéliens, alors qu’en fait, ceux qui jettent des pierres et participent à ces affrontements le font en raison des pressions extraordinaires et des provocations pratiquées par les colons et leurs gardes de sécurité d’une part, et les pratiques des forces israéliennes d’autre part. Les forces israéliennes utilisent la punition collective sur tous les enfants palestiniens coupables ou non de jeter des pierres. Il s’agit donc d’une politique programmée pour détruire les enfants, les rendre inopérant dans leur lutte contre l’occupation israélienne. Et, naturellement, les attitudes et les actions des forces israéliennes ciblent l’avenir de ces enfants et créent ainsi une génération épouvantée et ignorante.
Nous pensons que la communauté internationale doit exercer davantage de pression sur Israël, l’obliger à se soumettre aux conventions internationales qu’il a signées. Nous espérons aussi davantage de soutien de la communauté internationale pour le peuple en Palestine en général et la population de Jérusalem, en particulier, de manière à renforcer sa lutte pour une juste cause.

Il est intéressant de noter qu’Israël a ratifié la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant en 1991, ainsi que la 4e Convention de Genève (1949) en 1991, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) en 1992, la Convention des Nations unies contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants (1984) en 1991. En moyenne, 324 enfants palestiniens sont emprisonnés chaque mois.

[Source : section palestinienne de Défense des enfants internationale]





Compilation

Home Le besoin urgent d’agir

Maintenant, vous me verrez si prochainement que, pour le moment, il n’y a qu’une seule action à entreprendre : Faites connaître, avec toute la puissance de votre volonté et de votre esprit, ma présence dans le monde. Mes amis, faites savoir que vous croyez que le Fils de l’Homme marche de nouveau avec vous, que le messager de la Loi de Dieu est parmi vous, que la Lumière de la Vérité interpelle une nouvelle fois le cœur des hommes, que la transition vers le nouvel âge se fera avec beaucoup plus de douceur qu’on ne le supposait, que ma Loi s’épanouira, que mon émergence est en cours. Dites ces vérités à vos frères, mes amis, et faites-leur partager votre joie. [Message n° 131 (Maitreya)]
 
Sans nul doute, la période que nous traversons est d’une importance cruciale. Les décisions que prennent aujourd’hui les hommes se révéleront déterminantes pour l’avenir de cette planète. Les générations futures seront stupéfaites de l’apparente facilité avec laquelle la plupart d’entre nous évacuent de leurs préoccupations les maux de l’humanité, qu’il s’agisse de la multitude de ceux qui meurent de faim dans un monde pourvu d’un énorme surplus alimentaire ou de ceux, plus nombreux encore, qui souffrent d’un état de sous-alimentation permanente. Beaucoup savent qu’il en est ainsi, mais ne font rien. Comment cela se peut-il ? Qu’est-ce qui les empêche d’agir ? C’est l’autosatisfaction, source de tous les maux, qui est à l’origine de leur inaction. Elle plonge ses racines dans le crime de la séparation, qui désunit les hommes et fait obstacle à l’épanouissement de la fraternité. La fraternité est la substance même de notre vie planétaire. Sans le principe de la fraternité comme fondement de toute action, les efforts humains seraient vains. [La Fraternité (Maître –)]
 
Les problèmes de l’humanité sont réels, mais ils peuvent être résolus. Cette solution est à votre portée. Faites que votre action soit à la mesure des besoins de votre frère, et résolvez les problèmes du monde. Il n’y a pas d’autre possibilité. [Message n° 52 (Maitreya)]
 
L’opportunité de travailler pour la transformation du monde, pour la sauvegarde de l’humanité et des règnes inférieurs, pour le Plan de l’évolution, est une chance, une grâce, jamais offerte auparavant à un si grand nombre d’individus. Je sais qu’il est plus facile de croire que d’agir selon ses convictions, mais si vous croyez tant soit peu à cette émergence, faites-la connaître dans la mesure de votre conviction. C’est la seule et unique occasion qui vous sera donnée de le faire. Lorsque Maitreya se présentera, des millions de gens se rassembleront autour de lui et le monde se transformera assez rapidement – mais vous avez la chance d’être informé avant les autres et de créer le climat d’espoir et d’attente indispensable. [Le Grand Retour (B. Creme)]
 
Si ceux qui connaissent la présence de Maitreya et y croient s’efforçaient réellement de la faire connaître, le climat d’espoir et d’attente serait infiniment plus puissant et plus répandu. Cela faciliterait une émergence plus rapide de Maitreya. Je ne mettrai jamais trop l’accent là-dessus… Rien ne se fait tout seul. Les membres des groupes doivent saisir l’urgence de cette tâche et ne pas laisser le travail à quelques fidèles qui ressentent la nécessité de servir et font de leur mieux. [PI, janvier/février 2007 (B. Creme)]
 
Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. Aujourd’hui, cette volonté est aussi la Volonté de Dieu. C’est pourquoi le résultat en est assuré. Mes frères, pourquoi attendre ma manifestation ? Pourquoi rester inactifs alors que le monde gémit, alors que des hommes, des femmes et des enfants meurent misérablement, rejetés par leurs frères ? Il n’y a pas de plus grande aspiration que le désir de servir. Que votre acte de service consiste à sauver ceux qui meurent de faim dans le monde, et contribuez ainsi à mon plan. [Message n° 31 (Maitreya)]
 
Jamais le besoin de changer n’avait été si urgent, si manifeste. Jamais auparavant l’homme n’avait si bien pressenti le danger de l’inaction, jamais il n’avait été si disposé à ouvrir son cœur aux difficultés de ses frères et à se pencher sur l’avenir de sa planète. [Reflets de la divinité (Maître –)]
 
Nous cherchons à instaurer parmi les hommes un sentiment nouveau de responsabilité partagée. Nous cherchons à éveiller en eux le goût de l’action concertée. Nous nous efforçons de créer les conditions dans lesquelles ces deux aspects puissent se manifester ensemble et conduire ainsi au changement. Tout est énergie ; seule l’énergie existe. Par l’impact de ces énergies supérieures sur le centre qu’est l’humanité, nous cherchons à faire naître une atmosphère nouvelle dans le monde. Aidez-nous à créer les conditions de la confiance, et apportez ainsi un regain d’espoir sur la planète. Semez les graines de l’amour et de la confiance, et regardez-les fleurir sous forme d’espérance et de joie.
Chacun peut faire quelque chose pour soulager la souffrance de ses frères. Faites le point de votre situation, et voyez ce que vous devez faire. Prenez maintenant l’engagement de soutenir tous les actes de sacrifice, et prenez-y vous-même votre part. Faites de cette période une période de don ; que votre volonté de vous rendre utile s’exprime pleinement. Sachez qu’en servant, vous œuvrez dans le sens de la lumière et vous alignez de manière plus correcte sur le dessein de votre âme. [Une grande opportunité (Maître –)]
 
Mon besoin majeur aujourd’hui est que ceux qui partagent ma vision acceptent la responsabilité de l’action. Ils sont des millions dans le monde à connaître les besoins des hommes, à avoir cette vision, mais à ignorer l’urgence du moment. Je compte sur ceux qui ont la connaissance des besoins de leurs frères, la compassion à l’égard de tous ceux qui souffrent, et la volonté de changer tout cela. Puissiez-vous être parmi ceux que je pourrai appeler, afin qu’ensemble, nous puissions inaugurer un monde nouveau et meilleur. Mon cœur répond à l’ardeur de votre aspiration. Mon Amour attise ce feu. Mes amis, transformez-le en brasier et rejoignez-moi. Restez fidèles à votre vision de ce qui pourrait être et révélez le Dieu qui demeure en vous tous. [Message n° 46 (Maitreya)]
 
Lorsque vous me verrez, vous saurez que le moment est venu d’agir, car je compte sur vous, mes amis, pour passer à l’action et concrétiser mon plan. Pour beaucoup d’entre vous, il s’agit d’un mode de vie ancien et bien connu ; vous êtes des serviteurs venus pour servir vos frères. C’est à cause de cela que j’en appellerai à vous, et j’estime hautement votre aide. [Message n° 79 (Maitreya)]
 
C’est une époque comme il n’en a jamais existé auparavant. Je doute qu’une telle opportunité de service se soit jamais présentée à un groupe. A maintes reprises, dans ses messages, Maitreya a affirmé : « C’est une opportunité de service comme on n’en a jamais vu auparavant. » S’il le dit, vous pouvez être sûr que c’est la réalité. Jamais auparavant, tant de gens n’ont eu une telle opportunité de service, l’opportunité d’accomplir, à leur niveau, quelque chose d’une importance capitale. C’est la raison pour laquelle des groupes comme celui-ci devraient reconnaître le privilège qui leur est accordé, faire le maximum pour se montrer à la hauteur de l’opportunité qui se présente et ne pas la gaspiller dans un esprit de compétition ou d’égoïsme, ou dans une simple contemplation de soi. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
 
Nombre d’entre vous ont déjà entendu cet appel auparavant, mais résistent encore à passer à l’action. Rien ne s’accomplira par hasard. C’est un appel à l’action que je lance, et cette action je la galvaniserai de bien des façons. Saisissez maintenant l’opportunité de devenir mes disciples, d’être mes amis, mes hommes véritables. Avant ma venue, les hommes ne voyaient pas d’issue ; embourbés dans leurs problèmes, ils avaient peur. Aujourd’hui luit une lumière nouvelle, une nouvelle possibilité de changement. Un nouvel espoir déferle sur le monde : c’est mon Rayon, le don que je vous fais, ma bénédiction pour tous les hommes. [Message n° 21 (Maitreya)]
 
Saisissez cette occasion de servir et grandissez en servant, mes amis, car nul homme ne s’est vu présenter opportunité plus grande. Saisissez cette occasion de servir et vous verrez le visage de celui que nous appelons Dieu. Mes bras sont tendus vers vous, mes amis, demandant votre confiance, faisant appel à votre aide pour refaire votre monde. Nombreuses sont les tâches qui vous attendent ; nombreux sont les coups qui devront être portés pour la Liberté et la Vérité. J’ai besoin que tous ceux en qui cette vérité rayonne me suivent et m’aident dans mon travail. Puissiez-vous être prêts lorsque vous entendrez mon appel. Cet appel résonnera dans les oreilles des hommes, partout dans le monde. [Message n° 26 (Maitreya)]
 
Les peuples de la Terre commencent seulement à réaliser qu’ils ont une voix – et donc le pouvoir de se faire entendre – et ils doivent être encouragés à manifester sans cesse jusqu’à ce que les gouvernements les écoutent. Cela fait partie de la tâche de Maitreya de stimuler et d’éduquer les gens afin qu’ils exigent leurs droits… L’humanité est une gigantesque force de bien, et les changements se feront lorsque les peuples feront entendre leur voix. Inspirée par Maitreya, conduite par Maitreya, mise en marche par Maitreya, la voix des peuples de toutes les nations se lèvera, que les gens sachent ou non qui est Maitreya.Les peuples unis forceront les gouvernements à changer. [PI, novembre 2003 (B. Creme)]
 
Devenez mes ouvriers. Devenez mes compagnons. Devenez mes héros et servez le Plan. Il reste peu de temps pour ce travail de préparation. Effectuez les premiers pas vers votre gloire. Servez la cause de votre retour dans le monde, ainsi que le Plan de Dieu : ils ne font qu’un. [Message n° 16 (Maitreya)]
 
Nombreux sont ceux qui, dans leur cœur, renoncent aujourd’hui à l’iniquité du matérialisme qui imprègne la planète. Aspirant à la justice et à la paix, ils descendent dans la rue pour les voir instaurées. De plus en plus, les peuples du monde prennent conscience qu’en s’unissant ils ont le pouvoir de changer l’action des puissants. Ainsi Maitreya fait-il confiance au peuple, et se fait-il l’écho de ses revendications. Ainsi se joint-il à ses manifestations pour y faire entendre sa voix. [La fin des ténèbres (Maître –)]
 
Bientôt, il ne fera plus aucun doute que les hommes n’ont d’autre alternative que le partage ou l’anéantissement. Maitreya ne tardera pas à rendre cette vérité évidente pour tous. Il montrera aux hommes que le monde appartient à tous, aux riches comme aux pauvres, aux puissants comme aux démunis, aux Blancs comme aux gens de couleur. Il exprimera clairement la nécessité d’une action concertée pour résoudre les problèmes auxquels l’homme se trouve aujourd’hui confronté, et il indiquera la voie dans cette direction. En appelant les hommes à accepter la nécessité du changement, il stimulera l’aspiration et focalisera la volonté de tous pour amener la justice partout dans le monde. Ainsi unira-t-il tous ceux qui cherchent à mettre en place des structures plus adéquates pour permettre à la nature divine de l’homme de s’exprimer. Et de cette multitude jaillira un cri comme jamais il n’en n’est retenti sur la Terre, un appel à la justice et à la vérité, à la liberté et à la paix. [L’avenir nous appelle (Maître –)]
 
Dorénavant Maitreya « passera à la vitesse supérieure », insistant sur l’urgence des changements et la nécessité d’une paix fondée sur la justice et le partage. Il attirera également l’attention des hommes sur la détresse de la planète Terre, et la responsabilité qui est la leur dans les épreuves qu’elle traverse. Ainsi le grand Seigneur orchestrera-t-il un crescendo d’action pour la réhabilitation de la vie et du monde.
Les interviews télévisées de ce type se poursuivront à travers le monde, éveillant de toutes parts les hommes à l’opportunité qui leur est offerte de remettre leur vie en ordre, de créer la justice et la paix par le partage, de vivre en unité avec leur prochain, de mettre fin à jamais à la compétition et la cupidité qui pendant si longtemps ont entravé leur avancée sur le sentier de la divinité auquel ils sont promis.
Ainsi, petit à petit, Maitreya tirera-t-il les hommes de leur long sommeil, éveillant en eux le désir du changement. Ainsi se développera une opinion publique mondiale puissante et informée, la plus grande des forces qui soit sur Terre.
A pareille force, aucun courant réactionnaire ne peut résister. L’humanité, inspirée et vitalisée par Maitreya, réinventera l’avenir et, par la liberté et la justice, instaurera l’ère de la bonne volonté et de l’Amour manifesté. [L’éveil (Maître –)]
 
Comme le dit Maitreya : « Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. » [Message n°31]  Nous ne pouvons nous contenter de rester les bras croisés et de laisser les autres agir. Si nous voulons le changement, nous devons agir, appeler au changement, manifester, nous organiser, faire tout ce qui est en notre pouvoir dans la légalité pour faire connaître notre désir de changement à ceux qui ont le pouvoir de changer les choses. C’est l’occasion pour chacun d’ouvrir la voie, d’appeler au changement… Ce que Maitreya peut faire, c’est éduquer, informer, inspirer, créer un véhicule fiable – la voix des peuples de tous les pays de la Terre – et créer une masse structurée contre laquelle aucune nation dans le monde ne pourra résister. Nous avons besoin d’une opinion mondiale informée, éduquée en faveur de la paix, de la justice et de la liberté. Rien de moins. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]
 
« Mon amour afflue vers vous tous. Vous me verrez si prochainement que cela vous causera une vive surprise.N’ayez pas peur, mais exprimez-vous à partir du cœur et les hommes bons vous écouteront. Mon cœur est rempli de cet amour qui nous amènera à tous le monde nouveau. [Message du 22 janvier 2005, PI, mars 2005]




Home Le besoin de justice

La justice

Nous publions ci-dessous des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

La Justice doit être instaurée et elle le sera. Le monde implore la justice. La véritable raison des problèmes de l’homme, aujourd’hui, est l’absence de justice et d’amour. Si ces aspects divins étaient en vigueur demain, une nouvelle douceur colorerait vos vies. Ce don généreux d’amour et de juste partage provient de Dieu. Ce n’est que par la manifestation de ces qualités que l’on peut connaître Dieu. Enseignez ceci aux hommes, mes amis, et vous enseignerez une grande et simple vérité. [Messagen° 101 (Maitreya)]

Aujourd’hui comme toujours, les nations sont divisées. Chacune prétend détenir la sagesse du monde, et, à ce titre, offre aux hommes le choix entre la liberté et la justice. Il est totalement absurde que l’humanité se voie proposer un tel choix. Liberté et justice sont divines et la divinité est indivisible. Il ne peut y avoir de liberté sans justice, ni de justice sans liberté. Bientôt, les hommes se verront offrir l’occasion d’en finir à jamais avec cette parodie de vérité et de combler ainsi le gouffre qui sépare les nations. Il suffit pour cela d’une simple prise de conscience du fait que tous les hommes sont divins et ont le même droit sacré de partager les dons et les projets de Dieu [Le Représentant de Dieu (par le Maître –)]

Rares sont ceux qui savent ce qu’est la fraternité, nombreux sont ceux qui rêvent de justice et se battent pour elle, mais jamais, à ce jour, ils n’ont réussi à la faire régner à l’échelle mondiale. Une justice relative a parfois été obtenue dans certains domaines : les syndicats ont combattu pour la justice dans les usines, des batailles ont fait progresser la justice dans le monde politique et économique. Jamais, semble-t-il, la quasi totalité de l’humanité n’a cessé de lutter pour la justice, parce que c’est le concept qui tient la première place dans l’esprit humain, qui est synonyme de relations justes. Voilà le sens du mot « justice ». Les hommes savent instinctivement, dans leurs aspirations les plus élevées, que la vie n’a de sens que dans et par l’établissement de relations justes. Mais comment y parvenir, si la justice n’existe pas ?
Certains s’enflamment et trouvent leur motivation dans la lutte contre l’injustice. D’autres supportent l’injustice pendant longtemps avant de réagir. Mais chacun, au plus profond de lui-même, aspire à la justice. Il m’est impossible d’imaginer quelqu’un qui aimerait l’injustice pour elle-même. On peut s’accommoder de l’injustice, la manifester dans la réalité par ses actions égoïstes, mais personne n’ose soutenir qu’elle constitue le meilleur type de relation possible entre les hommes. Personne ne serait assez stupide pour cela, les gens savent bien que personne ne les croirait. La justice, comme l’amour, est considérée comme une expression de la nature de notre être divin. Et elle est indivisible. Il n’y a qu’une justice, qu’un amour, qu’une liberté, et c’est à cela que tous les êtres aspirent. Ils aspirent à la justice, même si, dans leurs actions, ils leur arrive parfois d’être en contradiction avec leur aspiration. Il est fréquent que les hommes aspirent à un idéal qu’ils sont eux-mêmes incapables de manifester. C’est justement pour cette raison qu’ils y aspirent. Parce qu’ils savent que leur conduite, leur nature, ne sont pas à la mesure de cet idéal. C’est le fondement même de la culpabilité. C’est parfois aussi le fondement des grands élans révolutionnaires. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]

Il [Maitreya] montrera que, en essence, les hommes ne font qu’un, quelle que soit leur croyance ou leur couleur de peau ; que l’abondance des fruits de la Terre appartient à tous, et que le partage de cette abondance est la clé de leur avenir.
Seuls le partage, et la justice qu’il amènera, offrent un espoir à l’homme. Seule la justice née du partage mettra fin aux calamités de la guerre et de la terreur. Seuls le partage et la justice peuvent amener les hommes à cette Fraternité qui est leur véritable héritage. Quand les hommes comprendront cela, ils se montreront à la hauteur du défi et s’attaqueront aux nombreux problèmes qui aujourd’hui nous semblent insurmontables, les abordant l’un après l’autre. La lumière de Maitreya soutiendra les hommes, leur apportant l’équilibre nécessaire dans leur empressement à mettre en œuvre les changements et, dans l’ordre qui convient, le renouveau du monde s’accomplira. [La Transformation (Maître –)]

Dieu peut être connu sous de nombreux noms : je l’appelle Amour, je l’appelle aussi Justice. Tous deux, Amour et Justice, sont les fondements de notre vie. Cherchez-moi et connaissez votre Frère de longue date. Soyez attentifs à mon message, mes amis, et, ensemble, dans la joie nous transformerons ce monde. [Messagen° 38 (Maitreya)]

La prochaine étape pour l’humanité est l’instauration de justes relations entre les hommes. Il nous faut donc démontrer notre capacité à vivre en paix. Si nous ne pouvons pas vivre en paix, nous ne pourrons plus vivre du tout, car aujourd’hui une guerre à grande échelle conduirait à la destruction de toute vie. Ainsi, la première étape vers l’établissement de justes relations humaines est la mise en place des conditions de la paix. Maitreya affirme que c’est simple, mais qu’il n’existe qu’une seule manière de parvenir à la paix : instaurer la justice dans le monde. Sans justice, il n’y aura jamais de paix et sans paix, il n’y aura plus de monde. Comment obtiendrons-nous la justice ? En partageant les ressources. Il y a plus de ressources qu’il n’en faut pour l’ensemble de la population mondiale. Lorsque nous partageons, déclare Maitreya, nous faisons le premier pas vers notre divinité. Le partage est divin, la liberté est divine, la justice est divine. « Pour manifester sa divinité, l’homme doit les faire siens. » [Le Grand Retour (B. Creme)]

Tous ceux qui partagent l’espoir que l’humanité puisse vivre en paix travaillent pour moi. La paix, le partage et la justice sont la base de mon enseignement. Partout où la lumière de ces vérités brille, je tourne mon regard et, par le canal de cette lumière, j’envoie mon amour. C’est ainsi que je travaille ; c’est ainsi, qu’à travers vous, je transforme le monde. [Messagen° 92 Maitreya)]

Maitreya ne forcera personne à partager, mais il va parler de la nécessité de le faire, seul moyen de mettre en place un système économique rationnel, générateur de justice. Car c’est l’injustice du système actuel qui va le conduire à sa fin. Ce système touche à son terme parce que l’époque qui l’a engendré est révolue. C’est une forme corrompue, viciée, cristallisée, qui profite à une minorité d’individus tout en lésant considérablement le plus grand nombre. Le système nuit également, bien sûr, à ceux qu’il semble favoriser. C’est un poison qui divise et menace le monde : c’est pourquoi il doit disparaître. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Seule la justice apportera la paix à laquelle les hommes aspirent, et ce n’est que lorsque la justice régnera que la guerre deviendra un souvenir relégué dans le passé. Dans presque tous les pays, la présence de Maitreya se manifeste par la création d’un réseau de serviteurs dans chaque domaine. Ainsi tisse-t-il l’étoffe du renouveau.
Les travailleurs choisis connaissent bien leur tâche. Ils apparaîtront bientôt au grand jour et introduiront dans le monde une nouvelle façon de penser, démontrant qu’il est impératif de faire de la justice l’objectif primordial de l’humanité. Ils montreront que seule la justice pourra mettre à jamais un terme au fléau de la guerre et au règne de la terreur ; que seule une reconstruction rationnelle de nos structures économiques rendra cette justice possible et rassemblera l’humanité sur la base de la confiance. Ainsi en sera-t-il, ainsi la sagesse et les préceptes de Maitreya imprégneront-ils et influenceront-ils la pensée des hommes. [Une époque sans précédent (Maître –)]

Maitreya ne débarrassera pas le monde de la famine, mais il nous inspirera l’idée de le faire. Maitreya incarne ce que nous appelons la conscience christique – l’énergie d’amour – et c’est cette énergie qui changera le monde en se manifestant par notre intermédiaire. Maitreya nous inspirera une transformation du cœur pour instaurer la justice – et donc la paix – dans le monde. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Nous devons élargir notre concept de la spiritualité et voir qu’il devient indispensable de baser nos structures politiques et économiques sur un fondement spirituel. Cela implique le partage et la justice, qui sont des notions spirituelles. Maitreya a déclaré : « Le partage est divin [...] Quand vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère. » Il ne s’agit pas simplement d’une bonne idée, mais d’une idée divine. C’est la nature même de la divinité. La justice est divine, la liberté est divine, et Maitreya vient afin de nous montrer comment instaurer la justice et la liberté grâce au partage. Alors pourrons-nous établir des structures politiques, économiques et religieuses spirituellement correctes. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

 Vous, mes amis, n’êtes en rien différents de Dieu. Amenez cette divinité à se manifester et devenez les dieux que vous êtes. Où sont donc les obstacles ? Ceux-ci, mes amis, sont créés par l’homme : le déni de la Loi, la séparation entre l’homme et l’homme, entre l’enfant et l’enfant aimant. Lorsque les hommes verront cela, le monde respirera et rayonnera à nouveau. Faites alors vôtre la tâche d’enseigner la Loi du Partage, de la Justice et de la Vérité. Aidez les hommes à prendre conscience du fait que, sans justice et sans amour manifesté, toute chose est vaine.
L’humanité se tient sur le seuil de cette découverte de la Vérité. Ma présence parmi vous garantit qu’il en est ainsi. Aidez-moi dans ma tâche, mes frères et sœurs, et informez tous ceux que vous connaissez que le besoin de justice est d’une importance suprême dans notre vie. Seul le manque de justice sépare l’homme de l’homme et menace l’humanité. Sachez-le, mes amis et frères, et sachez que la Lumière triomphera. [Messagen° 126 (Maitreya)]

Si l’humanité veut connaître la paix, elle doit se considérer comme une. Rien d’autre ne pourra la conduire à cet état béni. La paix sera établie lorsque la justice régnera et que les pauvres n’auront plus à demander miséricorde. Sans justice, l’unité est impensable et demeurera inaccessible à l’homme. Aussi, faites régner la justice et apportez l’unité et la paix dans ce monde angoissé. [Le besoin d’unité (Maître –)]

L’humanité s’est vu proposer un choix ridicule : liberté ou justice. Si vous vivez en Amérique du Nord ou en Europe, vous choisirez en général la liberté. Les Américains aiment l’idée de liberté ; mais il y a peu de justice en Amérique, et guère plus en Europe. Si vous vivez dans le bloc soviétique (qui n’existe plus en tant que bloc, mais dont la conscience est encore présente), vous opterez pour la justice, mais vous n’aurez pas la liberté. Ce choix est totalement absurde. Liberté et justice sont toutes deux divines, et la divinité est indivisible.
On ne peut donner le choix à l’humanité et dire : « Si vous votez pour moi, je vous donnerai la liberté, mais sans justice, » ou « si vous votez pour nous, nous vous donnerons la justice, mais sans liberté. » Elles sont toutes les deux essentielles, car toutes deux font partie de la nature humaine et donc de la nature divine. Elles viennent de l’âme. Si l’âme se manifeste à travers un individu, celui-ci voudra à la fois liberté et justice pour tous. En essence, elles sont une seule et même chose. Elles ne peuvent être séparées, parce que l’esprit n’est pas séparable. La divinité est un tout et a besoin de s’exprimer dans sa totalité. C’est une question d’unité, et l’unité résulte de la fusion de la justice et de la liberté. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Maitreya fixera certaines lignes directrices, mettra l’accent sur certaines priorités. Avant tout, la tâche la plus urgente est l’élimination de la faim. Aujourd’hui, des millions d’hommes meurent de faim, alors qu’on laisse pourrir des montagnes de nourriture qui leur permettraient de survivre. Chaque jour, les pauvres de la Terre gémissent sous le fardeau qui les accable. Le Christ entreprendra une nouvelle fois de montrer que les hommes sont uns, qu’ils sont réunis dans l’existence afin de mener à bien le Plan de Dieu.
La deuxième priorité est l’instauration de la paix. Il reste peu d’espoir pour l’homme si la paix n’est pas assurée. Sur le chemin de la paix, celui que le Christ nous indiquera – l’unique chemin, se trouve un panneau indicateur avec le mot Justice inscrit en grand. Les hommes doivent apprendre à partager, faute de quoi la paix demeurera un rêve lointain.
La troisième priorité concerne le respect de la liberté individuelle. De nos jours, d’innombrables individus subissent sévices et tortures dans les prisons du monde entier, pour le seul crime d’avoir fait usage de la liberté de penser. Le Christ mettra l’accent sur le respect de la liberté individuelle, sans laquelle l’homme est retardé et bloqué dans sa progression vers Dieu. [Une question de priorités (Maître ‑)]

 Tout d’abord, les lois gouvernant la société doivent être équitables et s’appliquer à tout un chacun. Sans cette justice et cette impartialité fondamentales, on ne peut s’attendre à ce que la loi soit respectée de tous. Aujourd’hui, il existe fréquemment « une loi pour les riches et une autre pour les pauvres » – terreau idéal de tous les conflits sociaux. Il est également indispensable que les lois soient connues, comprises et formulées dans une langue accessible à tous. Trop souvent des hommes se retrouvent condamnés et jetés en prison pour avoir enfreint des lois depuis longtemps dépassées et connues seulement des spécialistes.
Mais l’urgence absolue est d’instaurer une communauté d’intérêts de plus en plus étroite entre l’individu et la société. Ce n’est que de cette façon que la liberté de celui-ci et la stabilité de celle-là pourront être garanties. Comment y parvenir ?
Les Nations unies ont adopté un code des droits de l’homme, qui, s’il était appliqué, contribuerait dans une large mesure à résoudre les tensions sociales et pourrait servir de base à une société juste et stable. Mais jusqu’à maintenant, cette Déclaration universelle des droits de l’homme est restée à l’état de rêve pour des millions de malheureux démunis et privés de droits civiques dans tous les pays du monde. Le but doit être de faire respecter le plus rapidement possible ces droits fondamentaux dans chaque nation. [Les droits de l’homme (Maître –)]

Actuellement, la plus grande division existant dans le monde est celle de la disparité économique entre le Nord et le Sud, entre les nations industrialisées et le tiers monde. Le tiers de la population du monde usurpe et gaspille les trois quarts de la nourriture mondiale et au moins 80 % des matières premières et de l’énergie, le tiers monde devant se contenter du reste. Les tensions inhérentes à ce déséquilibre nous mènent droit au chaos… Jusqu’à ce que, partout, chacun puisse manger et vivre librement, en membre à part entière de la famille humaine, il n’y aura pas de justice dans le monde. Tant qu’il n’y aura pas de justice il ne pourra y avoir de véritable paix ; s’il ne s’établit pas maintenant de véritable paix dans le monde, il n’y aura pas d’avenir pour celui-ci. Nous sommes confrontés à une crise essentiellement spirituelle, s’exprimant dans les domaines politiques et économiques. D’où la décision du Christ de travailler dans ces domaines, et de là l’importance du principe du partage qui est, dit-il, la clé de tout progrès futur pour l’homme. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

La première des priorités est que la guerre soit abandonnée à jamais, de manière totale et absolue. Cela nécessite un degré de confiance à ce jour inconnu dans le monde. Comme on finira par le découvrir, seul le partage engendrera une telle confiance et permettra l’instauration de la justice dans le monde entier. Tant que ne régnera pas la justice, il n’y aura pas de véritable paix. Pas à pas, les hommes en viendront à saisir la logique de cette approche, et comprendront alors qu’il n’y a pas d’alternative. S’ils veulent vivre et prospérer, il leur faut abandonner l’injustice et la guerre. Sauront-ils relever ce défi ? Les hommes ont connu bien des vicissitudes au cours de leur long séjour sur Terre, et les ont surmontées. Aujourd’hui, sous l’inspiration de Maitreya et de son groupe, ils seront amenés à agir au mieux de leurs intérêts en répondant à l’appel à la justice et au partage. [Les hommes répondront à l’appel (Maître –)]

Si les hommes veulent connaître la paix, leur devoir est simplement d’en créer les conditions. Il n’existe qu’une seule façon de parvenir à la paix et tous les hommes la connaissent au fond de leur cœur : établir la justice. Lorsque les hommes reconnaîtront enfin la nécessité de la justice, le jour béni de la paix se lèvera sur la Terre. [Créer la confiance (Maître –)]

A travers le Maître D. K., la Hiérarchie a indiqué que le cœur des hommes est sain, surtout chez les gens simples. Ils sont prêts pour la paix, la justice et le partage. Ils aspirent à la paix. Déjà, les peuples de la Terre manifestent pour la paix. Bientôt, ils feront de même pour la justice et le partage.
Maitreya a dit dans le Message n° 135 : « Des hommes de bonne volonté clameront bien haut leurs espoirs et leurs rêves de justice et de paix. Cette clameur allumera la torche de la vérité parmi les nations, et en son centre, on pourra me trouver. » C’est exactement ce qui se produit actuellement, aux Etats-Unis et en Europe, avec les manifestations pour la paix. Pour moi, cela montre qu’ils sont prêts pour le partage, et pour le Christ cela montre qu’ils sont prêts à entendre ses paroles. Lorsqu’il parlera ainsi, il focalisera et évoquera cette demande et cette aspiration. Nul gouvernement au monde ne peut s’opposer à la volonté focalisée et déterminée d’une opinion publique éduquée. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Le rythme de mon émergence s’accélère. D’ici peu, vous me verrez et m’entendrez. Je vous parlerai du besoin d’amour et de justice dans les affaires des hommes, dans celles des Etats, dans les relations entre les peuples. Je vous montrerai que, sans cet amour divin et cette justice, les hommes périront.
J’espère, non, mes frères, je sais, que l’humanité répondra à mon appel. Je sais qu’il en sera ainsi. Je sais qu’en chaque homme demeure un être divin dont le dessein est de faire triompher l’amour et la justice. Comme il en est ainsi, l’issue est certaine. [Messagen° 77 Maitreya)]


Une définition de la justice

La justice et l’injustice prennent de nombreuses formes. Lorsque Maitreya et les Maîtres, Benjamin Creme et l’équipe éditoriale de Share International évoquent le besoin de justice, ils se réfèrent à la reconnaissance et à l’instauration, justes et équitables, de droits égaux pour tous. C’est l’égalité qui garantit que les droits et les besoins des sept milliards d’êtres humains sont respectés et pris en compte.

La justice doit constituer le fondement de toutes les relations internationales, de sorte que la confiance grandisse au sein de la communauté internationale, et crée les conditions qui rendent possible une paix définitive. La justice devrait être respectée de manière égale au sein de chaque pays de sorte que soit éradiquée cette injustice qui permet à une petite minorité d’amasser et de revendiquer toutes les ressources, tandis que la majorité souffre de la faim ou lutte pour sa survie. De nos jours, le manque de justice dans les relations internationales, où un grand nombre de nations et d’ethnies sont considérées comme inférieures, engendre du ressentiment et est la cause d’actes violents contre les puissants.

La justice et le partage sont inextricablement liés – l’un ne peut exister sans l’autre. Tous deux reconnaissent les droits égaux de tous et ainsi l’interdépendance fondamentale – l’unité – de l’humanité.

Dans ce numéro de Partage international, nous mettons l’accent sur la justice et son opposé toujours trop présent, l’injustice.


La justice est divine

par le Maître –, par l’entremise de Benjamin Creme

La justice est divine. Ardemment désirée par des millions d’êtres privés de l’équilibre de sa balance sacrée, la justice apporte au monde des hommes l’harmonie de Dieu. De même qu’un miroir reflète l’image de l’homme, de même la justice reflète la nature divine. Le niveau d’anarchie d’une époque se mesure au degré d’injustice qui règne dans le monde, et aujourd’hui, l’injustice harcèle les pauvres de toutes parts.

D’un point de vue légal, la justice règle l’application des lois sociales et pénales par la punition des crimes et délits, mais, fondamentalement, la justice a trait aux lois divines, dont le but est l’instauration de l’harmonie et de relations justes. Toute injustice, si minime soit-elle, est une dissonance qui trouble l’harmonie de l’ensemble. Aujourd’hui, l’injustice a pris de telles proportions partout dans le monde que des mesures extraordinaires sont nécessaires si l’on veut éviter le chaos total.

L’injustice est la négation du potentiel divin de chacun ; elle sépare l’homme de son semblable et l’humanité de Dieu. Nombreux sont ceux qui luttent de par le monde pour se libérer d’injustices, exploitations et tyrannies séculaires, pour se débarrasser enfin du joug porté par leurs ancêtres. Nous, membres de la Hiérarchie, restons vigilants et soutenons leur lutte, que nous considérons comme l’expression de l’étincelle divine qui réside en chaque homme aspirant à la liberté et à la justice. Nous les prenons par la main, tout en regardant leur malheur avec compassion.

Certains nient que tous les hommes aient les mêmes droits à partager la providence divine. Ceux qui raisonnent ainsi n’entendent que la voix du soi séparé, oubliant qu’il n’est rien de ce qu’ils détiennent et possèdent qui ne vienne de Dieu. Lorsque les hommes prêtent attention à la voix de Dieu en eux-mêmes, ils découvrent que la seule réponse aux maux de l’humanité réside dans le partage et la justice.

Aujourd’hui, la voix du Dieu intérieur se fait de plus en plus entendre. De tous côtés, surgissent des porte-parole des déshérités. La clameur qui demande justice ne cesse de monter, et bientôt elle enflera en une vague qui noiera les appels à la prudence des représentants du passé.

Comment peut-il exister deux mondes alors que le monde est un ? Comment la division peut-elle régner alors que la loi est la même pour tous ? Bientôt, les hommes comprendront que la souffrance du grand nombre est la maladie de tous, et que seule la justice apportera la guérison.

L’aide, bien qu’essentielle à l’heure actuelle, n’apporte qu’une moitié de réponse. La justice doit fleurir pleinement dans le jardin du cœur humain et libérer ainsi tous les hommes.

La justice crée les conditions qui permettent à l’homme de se connaître en tant que Dieu. Uni à son frère par l’amour, il peut prendre hardiment son avenir en mains et le façonner selon le schéma divin. Beaucoup, qui ont le bonheur d’avoir la vision du tout, aspirent déjà à ce futur radieux. Mais seuls le travail et l’effort lui donneront naissance, par la manifestation de la justice, de l’amour et de la joie.

N’oubliez pas dans votre marche vers l’avenir que personne ne progresse seul. C’est en tant que frères et tous ensemble que les hommes doivent avancer sur le sentier qui mène directement à la Source. C’est de cette Source même qu’émane la justice, qui unit les hommes dans l’harmonie et l’amour.







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