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Accueil > Revue Partage > année 2012

Extraits de la revue
Partage international

Juin 2012 - N° 286

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Investir sur la faim par Anuradha Mittal


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons


  • Compilation




L'article du Maître

Home La voie de la coopération

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 9 mai 2012

Quand les hommes prendront conscience des bienfaits de la coopération, ils l’adopteront naturellement, voyant en elle la manière de travailler la plus agréable et la plus intelligente qui soit. Ils laisseront à jamais derrière eux les tensions et les difficultés d’une compétition permanente dont l’âpreté sape la joie du travail, et fait de chaque jour qui passe un combat pour survivre. Bien sûr, nombreux sont ceux qui adorent cette lutte concurrentielle et trouvent en elle un stimulant qui donne sens à leur vie : opposer leur frêle ego au reste du monde leur donne le sentiment d’exister. Pourtant, dans un avenir tout proche, les hommes répondront de plus en plus aux énergies bénéfiques du Verseau. Ils prendront ainsi conscience de la nature séparative de la compétition, et acquerront d’un cœur léger l’habitude de coopérer. Le bénéfice en sera énorme pour le monde car les hommes travailleront ensemble, sur un pied d’égalité et dans un esprit de service, aux nombreuses tâches de reconstruction qui les attendent. Ainsi le monde sera-t-il transformé par un afflux de bonnes volontés qui façonneront les temps nouveaux.

Le Verseau est synonyme d’unité et, grâce à la coopération dont il nous fait don, cette unité deviendra progressivement une réalité. L’unité sera la marque distinctive de l’ère nouvelle.

L’heure du choix

Depuis les temps les plus reculés, la compétition a dominé les rapports humains. Devenue une seconde nature, elle a stimulé l’avancée de la race en maints domaines ; pourtant, si elle a suscité de nombreux accomplissements, ceux-ci ne sont rien en regard des possibilités qu’aurait pu offrir la coopération. Aujourd’hui, l’humanité est à la croisée des chemins. Au fil des civilisations qui ont jalonné son histoire, les inspirations les plus élevées, celles qui ont guidé l’évolution de l’espèce, sont nées de la coopération. L’insatiable soif de découverte de l’homme et son esprit de compétition ont mis la race dans la situation la plus périlleuse de l’histoire. L’attrait du pouvoir suprême sous sa forme la plus matérielle a engendré la bombe atomique, et une vie de souffrances pour des multitudes. C’est pourquoi l’homme doit s’engager d’un cœur léger sur un nouveau chemin qui mettra fin aux rivalités destructrices et à la guerre, faute de quoi il sombrera dans le néant. Tel est le choix devant lequel se trouve la race humaine. Il incombe à chacun de le méditer, et de prendre position.





Home La coopérative – un modèle pour le futur ?

Source : Blog de Jessica Reeder loveandtrash.com ; bur-ningman.com ; Shareable.net ; Yes ! Magazine

Les Nations unies ont proclamé l’année 2012 Année internationale des coopératives. S’agit-il de créer une tendance ou simplement du constat que le nombre de coopératives augmente de manière durable ?

Selon des statistiques citées par Jessica Reeder dans un article paru en février 2012 dans Yes ! Magazine : « A l’heure actuelle, presqu’un milliard de personnes dans le monde sont membres d’une coopérative. Soit un adulte sur cinq au-dessus de l’âge de quinze ans. » Par définition, les coopératives, quelles qu’en soient la forme, permettent à ceux qui y participent de se développer pleinement sur le plan économique et social.

A l’avenir, il se pourrait que le modèle économique des coopératives prévale puisque leur structure se fonde sur des valeurs comme le partage des ressources financières, du savoir-faire et des réseaux, ainsi que sur des valeurs aussi importantes que le partage des responsabilités, une participation démocratique dans les prises de décisions et une politique de réinvestissement. « Les décisions prises dans les coopératives sont motivées autant par la recherche de profits que par les besoins de leurs membres et des communautés qui en dépendent. écrit J. Reeder. Depuis leur création en Angleterre, elles se sont répandues à travers le monde. En Ethiopie, elles aident des hommes et des femmes à sortir de la pauvreté. En Allemagne, la moitié des énergies renouvelables appartient à des citoyens. Aux Etats-Unis, 93 millions de propriétaires-membres de coopératives de crédit gèrent 920 millions de dollars d’avoirs. Au Japon, un sixième de la population est membre d’une coopérative de consommateurs. Et au Pays basque, en France, une coopérative vieille de 50 ans regroupant des travailleurs s’est développée jusqu’à devenir une coopérative de dimension internationale. »

Comme nous le savons, aux 19e et 20e siècles, les entreprises commerciales étaient principalement dominées par de grandes corporations privées dirigées par un petit nombre. Et, ainsi que nous le savons aussi, ces corporations privilégièrent le profit au détriment des employés et de l’environnement.

J. Reeder affirme : « Alors que les corporations du 20e siècle étaient efficaces pour gagner de l’argent, au 21e siècle l’humanité voudrait trouver de nouveaux modèles pour le fonctionnement de ses entreprises, qui privilégieraient une croissance renouvelable et le bien-être de la communauté. L’Organisation des Nations unies approuve le modèle de la coopérative et en 2012, elle cherche à les sensibiliser en les aidant à croître et en incitant les gouvernements à les aider sur le plan législatif. »

L’existence des coopératives s’est généralisée et le passé ressurgit puisque dans de nombreux cas elles furent fondées pour faire face aux crises économiques telles que la Grande Dépression. Et à nouveau, « les coopératives sont présentes dans tous les secteurs de notre économie. »

Selon Jessica Reeder : « Aux États-Unis les coopératives abondent – environ 30 000 avec presque 900 000 membres. Trente pour cent des Américains sont membres d’organismes de crédit de type coopérative, la plus grande d’entre elles regroupant les 3,4 millions d’employés du Département de la Défense avec des avoirs de l’ordre de 45 milliards de dollars. En 2004, les revenus des dix plus grandes coopératives américaines ont dépassé 12 milliards de dollars. »

Un des principaux objectifs des Nations unies ainsi que de l’Alliance internationale des coopératives est d’élever le niveau de conscience au sein des coopératives et d’améliorer le niveau et la qualité de vie de leurs membres.

« Les coopératives, sous leurs différentes formes, aident toute la population, notamment les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les personnes handicapées et les personnes issues de peuples autochtones, à participer aussi pleinement que possible au développement économique et social, [et elles] contribuent à l’élimination de la pauvreté » – Résolution des Nations unies 64/136, 2010.

Il est établi que les coopératives peuvent stabiliser des économies fragilisées ou en construction telles qu’elles existent souvent dans les pays en voie de développement. J. Reeder affirme que « l’une des régions les plus propices au développement des coopératives est l’Afrique subsaharienne. Depuis la libéralisation de l’économie dans les années 1990, l’Afrique a connu le renouveau de la coopérative. » La protection qu’offrent les coopératives de par leur fonctionnement démocratique les rend particulièrement attrayantes pour les plus vulnérables – les femmes, les jeunes et les travailleurs plus âgés ont des droits égaux.

Que ce soit en réponse à la crise économique actuelle ou au besoin de réalisations collectives, il est clair qu’il faut développer des systèmes qui reflètent mieux la prise de conscience de l’humanité de son interdépendance et de son unité. D’ailleurs des structures similaires ou nouvelles se développent et se façonnent lentement dans un esprit « communautaire » qui prendde plus en plus d’importance, comme dans les mouvements Occupy ou des Indignés qui sont des initiatives expérimentales plaçant les individus et leurs besoins avant le profit, et le collectif avant l’individuel.




Home Six héros de l’environnement reçoivent le prix Goldman

Source : GoldmanPrize.org

Le prix Goldman pour l’Environnement est la plus prestigieuse récompense au monde pour les écologistes de terrain. Accordé chaque année depuis 1990, ce prix a été décerné à 151 personnes de 81 pays. Chacun des lauréats est originaire de l’un des six continents habités de la planète, et reçoit 150 000 dollars. Les lauréats pour 2012 – originaires de Chine, du Kenya, des Philippines, de Russie, d’Argentine et des Etats-Unis – constituent, selon le Prix Goldman : « Un groupe de leaders émergents courageux qui travaillent, contre vents et marées, pour protéger l’environnement et leurs communautés. »

Chine : pleins feux sur les grandes entreprises polluantes

Ma Jun, Chine – En travaillant au journal South China Morning Post dans les années 1990, Ma Jun a eu l’occasion de beaucoup voyager à travers le pays. Il a été témoin de la pollution de l’environnement, de l’éco-dégradation et des souffrances des gens dans différentes régions. Il a commencé à concentrer sa recherche sur les défis de l’eau, et son livre, la Crise de l’eau en Chine, s’est transformé en un appel national pour la protection de l’environnement.

Conscient que l’accès à l’information est un préalable à la participation du public au contrôle de la pollution, Ma Jun a fondé l’Institut des Affaires publiques et environnementales (IPE), où il répertorie les données de surveillance et d’exécution du gouvernement chinois afin de les mettre à la disposition du public sur internet sous forme de cartes de la pollution de l’air et de l’eau.

A ce jour, Ma Jun et son équipe de l’IPE ont signalé 90 000 violations de l’air et de l’eau par des entreprises locales et multinationales opérant en Chine. Les citoyens chinois, pour la première fois dans leur histoire, ont à portée de main une information qui révèle quelles entreprises violent les règles environnementales à travers les 31 provinces chinoises – ce qui leur permet d’engager des procès.

Grâce à son programme de chaîne d’approvisionnement Choix Vert, qui compte des acteurs de 41 ONG locales, l’IPE a encouragé les gens à utiliser leur pouvoir de consommateur pour influencer le comportement des entreprises dans l’approvisionnement et la fabrication. Bien que l’IPE n’ait pas de pouvoir réglementaire au sein du gouvernement, sous la direction de Ma Jun, l’organisation a réussi à obtenir que plus de 500 entreprises rendent publiques leurs projets et leurs efforts pour que leurs installations deviennent plus propres.

Kenya : lutter contre la construction d’un barrage

Ikal Angelei, Kenya – En 2008, alors qu’elle travaillait à l’Institut du Bassin Turkana, centre de recherche anthropologique au nord du Kenya, Ikal Angelei entendit dire par des chercheurs que le gouvernement éthiopien construisait le barrage Gibe 3.

Ce grand barrage était en construction sur la rivière Omo, source de 90 % de l’eau du lac Turkana, situé à la frontière entre le Kenya et l’Ethiopie. Le barrage risquait d’abaisser le niveau d’eau du lac de 10 m dans les cinq premières années, d’épuiser les réserves de poisson et de priver les collectivités locales d’une source vitale d’eau potable dans ce milieu désertique. Avec pour conséquence une augmentation de la pauvreté, et des conflits de ressources entre les communautés du Kenya et de l’Ethiopie.

Indignée qu’on ait déployé des projets sans aucune consultation des communautés locales, I. Angelei a fondé le collectif des Amis du lac Turkana (FOLT) en 2008. Elle a rassemblé les communautés autochtones marginalisées du lac Turkana pour lutter contre le barrage Gibe 3. L’année suivante, les tribus locales ont publié une Déclaration des populations du lac Turkana stipulant qu’ils avaient donné mandat au FOLT d’exprimer leurs doléances concernant le barrage.

I. Angelei fit remonter leurs revendications aux membres locaux du Parlement et aux représentants du gouvernement, les exhortant à reconsidérer le contrat énergétique du Kenya avec l’Ethiopie. En réponse à son plaidoyer, en août 2011, le parlement kenyan a adopté une résolution unanime pour que le gouvernement kenyan exige une évaluation environnementale indépendante de l’Ethiopie.

I. Angelei a convaincu les grandes banques, y compris la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et la Banque africaine de développement, de retirer leurs soutiens financiers au barrage Gibe 3. Actuellement, le barrage est terminé à 40 % et le gouvernement éthiopien a du mal à obtenir des fonds supplémentaires. Elle s’efforce de s’assurer que le Kenya respecte la résolution adoptée par le Parlement.

Philippines : se mobiliser contre l’exploitation minière

Edwin Gariguez, Philippines – A la fin des années 1990, la compagnie minière norvégienne Intex a envisagé de creuser une mine de nickel à ciel ouvert sur l’île philippine de Mindoro, constituant une menace importante pour les ressources en eau de l’île et les forêts tropicales. En dépit d’une opposition locale et de lois fédérales sur l’environnement, le permis a été accordé par un gouvernement national enclin à la corruption.

Edwin Gariguez, appelé affectueusement « père Edu », est un prêtre catholique, et le pasteur de l’Eglise de la Mission catholique de l’île de Mindoro. Porté par ses croyances religieuses et un fort désir de faire respecter la volonté des gens de protéger leur environnement, le père Edu a cofondé l’Alliance contre l’exploitation minière (Alamin), une large coalition formée d’habitants de Mindoro, d’élus, de groupes de la société civile, de chefs religieux et de peuples autochtones qui s’opposent à l’exploitation minière sur l’île.

E. Gariguez et sa coalition Alamin ont organisé de nombreuses manifestations avec les communautés de Mindoro. En 2002, le gouvernement local a réagi en adoptant un moratoire pour toute l’île, obligeant Intex à stopper son exploitation minière à grande échelle. Mais Intex a passé outre à l’ordonnance locale et a continué son activité.

Père Edu a fait pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il fasse respecter ses lois et maintienne une surveillance étroite sur le projet minier. En 2009, il a mené une grève de la faim de 11 jours jusqu’à ce que le Département fédéral de l’environnement et des ressources naturelles (Dern) accepte de mener une enquête sur les violations faites à l’environnement par la mine. Le Dern a retiré pour une durée indéterminée son permis à Intex, provoquant l’arrêt de l’exploitation.

Russie : mobilisation pour sauver une forêt

Evgenia Chirikova, Russie – Jeune mère de deux filles appartenant à la classe moyenne, Evgenia Chirikova a déménagé dans la banlieue nord de Moscou pour que ses filles puissent grandir proche de la nature dans la petite ville de Khimki. La famille aimait beaucoup se promener dans la forêt de Khimki, parc naturel fédéral de 1 000 ha, l’une des dernières forêts anciennes de la région.

En 2007, Evgenia a appris que le gouvernement russe projetait de construire une autoroute devant couper la forêt, sans concertation publique, et en écartant des solutions de rechange qui auraient préservé la forêt. Le tracé proposé permettait de dégager des profits importants avec le bois et les aménagements, sans améliorer vraiment les embouteillages de la région. En 2009, le gouvernement a accordé un contrat de 8 milliards de dollars pour la construction de l’autoroute à une entreprise de construction française ayant des liens avec le premier ministre Poutine.

Sans aucune expérience dans la mobilisation citoyenne, Evgenia a quitté son emploi dans l’ingénierie pour fonder l’association Défendre la forêt de Khimki, et a commencé à structurer une opposition publique au projet autoroutier. Malgré les efforts continus du gouvernement visant à réprimer le mouvement, elle a réussi à obtenir le soutien d’un large éventail de groupes d’intérêt. Le premier rallye Défendre la Forêt de Khimki a réuni une foule de 5 000 personnes – une des plus grandes manifestations publiques pour l’environnement dans l’histoire russe – et a recueilli plus de 50 000 signatures.

La victoire la plus significative d’Evgenia et de ses collègues a été de convaincre la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque européenne d’investissement, principaux bailleurs de fonds de l’autoroute, de retirer leur financement, invoquant des préoccupations environnementales, sociales et financières concernant le projet. Ils continuent à se battre pour une route alternative et un arrêt définitif de la destruction de la forêt.

Argentine : mobilisation pour mettre fin à la pulvérisation de pesticides

Sofía Gatica, Argentine – L’Argentine est le troisième exportateur de soja. Chaque année, l’industrie agricole du pays répand plus de 189 millions de litres de polluants – le glyphosate, le composant de base du Roundup, l’herbicide de Monsanto largement utilisé, et l’endosulfan, un pesticide interdit dans 80 pays – par pulvérisation aérienne sur les terres agricoles.

Il y a treize ans, Sofia Gatica a donné naissance à une fille. Trois jours plus tard, les reins du bébé ont cessé de fonctionner. Cette ouvrière, mère de trois enfants, a décidé de découvrir ce qui avait tué son enfant. Elle a commencé à parler à ses voisins d’Ituzaingó, un quartier ouvrier de 6 000 habitants dans le centre de l’Argentine, au milieu des champs de soja. Elle s’est alarmée de la prévalence des problèmes de santé inexpliqués qui affligeaient sa communauté.

Avec seulement un diplôme d’études secondaires et sans aucune expérience de gestion, Sofia a cofondé les Mères d’Ituzaingó – une association de 16 mères regroupées pour mettre un terme à l’utilisation inconsidérée de produits agrochimiques qui empoisonnaient leur communauté.

S. Gatica et l’association de mères ont commencé à faire du porte-à-porte pour mener la première étude épidémiologique de la région. Les habitants présentaient des taux de cancer 41 fois supérieurs à la moyenne nationale, ainsi que des taux élevés de maladies neurologiques et respiratoires, d’anomalies congénitales et de mortalité infantile.

Ces résultats confirmant leurs pires craintes, les Mères d’Ituzaingó ont fédéré des groupes environnementaux en Argentine pour lancer la campagne « Arrêt de la pulvérisation ». Ils ont tenu des conférences de presse, organisé des manifestations et publié des documents pour alerter le public des dangers des pesticides.

Résultat de leurs efforts, en 2008, le président de l’Argentine a ordonné au ministre de la Santé d’étudier l’impact de l’utilisation des pesticides à Ituzaingó. Le résultat de cette étude a corroboré celle des mères, faisant le lien entre l’exposition aux pesticides et les problèmes de santé. S. Gatica réussit à obtenir par la suite l’adoption d’une ordonnance municipale interdisant la pulvérisation aérienne à moins de 2 500 m des habitations d’Ituzaingó. Victoire sans précédent, une décision en 2010 de la Cour suprême a non seulement interdit la pulvérisation de produits agrochimiques près des zones peuplées, mais a aussi renversé la charge de la preuve – au lieu que ce soit aux habitants de prouver la nocivité de la pulvérisation, c’est désormais au gouvernement et aux producteurs de soja de prouver l’innocuité des produits chimiques.

Préserver l’arctique des forages pétroliers et gaziers

Caroline Cannon, Etats-Unis – Les eaux de l’Arctique, au large de la côte nord de l’Alaska, abritent un large éventail de biodiversité comme les ours polaires, les baleines, les poissons et des millions d’oiseaux migrateurs. Le peuple Inupiat dans cette région dépend de cette vie marine arctique – et en particulier de la baleine boréale – pour la survie de leur culture nourricière traditionnelle.

Ces dernières années, une énorme pression s’est exercée en faveur d’une exploitation sans précédent du pétrole et du gaz dans les eaux arctiques, constituant une énorme menace pour la biodiversité de la région et pour les communautés autochtones qui dépendent de ces ressources pour leur survie.

De nombreuses concessions d’exploitation offshore de pétrole et de gaz ont été envisagées par le plan fédéral 2007-2012. Des centaines de scientifiques ont lancé un appel au président Obama pour arrêter le forage dans l’Arctique jusqu’à ce que les experts puissent étudier les impacts de l’exploitation de pétrole sur les écosystèmes marins de la région et les communautés autochtones.

Originaire de Point Hope, Caroline Cannon est devenue la voix la plus forte et la plus déterminée contre l’empressement à forer dans les mers arctiques. Elle est devenue le visage de la communauté Inupiat dans un procès fédéral destiné à contester le plan 2007-2012 d’exploitation offshore du pétrole et du gaz. En tant que représentante de Point Hope et coplaignante au procès, elle a contribué à la victoire de l’affaire. En effet, en 2009, une cour fédérale a statué que les concessions pétrolières et gazières envisagées omettaient de tenir compte des impacts sur l’environnement marin de la région. La décision du tribunal a arrêté toutes les principales concessions sauf une, parce que sa vente par le gouvernement fédéral était intervenue avant le début du procès. C. Cannon et ses partenaires contestent cette concession devant un tribunal fédéral.




Home Brésil : lutter pour la terre et le logement

par Thiago Staibano Alves Source : GoldmanPrize.org

par Thiago Staibano Alves

Malgré les grands progrès accomplis pour son développement, le Brésil reste une nation pleine de contradictions. Son développement rapide en a fait la sixième plus grande économie du monde. Pourtant, le fossé qui sépare les riches des pauvres est paradoxalement considérable, et leProgramme de développement des Nations unies situe le Brésil à la troisième place en matière d’inégalités dans le monde.

Les difficultés d’accès à la terre et au logement pour une large partie de la population brésilienne est peut-être une des principales responsables de ces inégalités. Le Brésil est le cinquième plus grand pays du monde, par la superficie (8 514 877 km2), et la population (192 millions d’habitants), mais en 2008, huit millions de familles n’avaient pas de logement et plus de 20 millions vivaient sans logement décent.

D’après le recensement agricole de 2006, 46 000 Brésiliens possédaient près de la moitié des terres.

Selon l’Institut national de colonisation et de réforme agraire, en 2010, 55,8 % des terres du pays consistaient en de vastes propriétés, dont 40 % étaient « improductives ». Selon la constitution brésilienne, ces terres devraient être redistribuées aux populations qui n’en possèdent pas.

En 2009, la FAO (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation), lança un appel au monde afin de réguler la possession de terres, affirmant que « l’accès à la terre représente la meilleure sécurité pour les pauvres ».

Origines historiques

La plupart des chercheurs estiment que la concentration des terres au Brésil tire son origine des débuts de l’histoire du pays, lorsque le roi du Portugal a divisé la nouvelle colonie en douze parts et a offert à la noblesse portugaise l’opportunité d’explorer le pays. Ce modèle s’est poursuivi tout au long du développement du pays ; les tensions autour de la possession de terres se sont intensifiées au 20e siècle et plus récemment, les médias ont signalé l’assassinat d’ouvriers agricoles et d’activistes lors de conflits liés à la terre.

Logement

La politique sociale des années 1980 a limité dans une certaine mesure les différences entre riches et pauvres dans les villes, mais depuis les années 1990, avec le démantèlement des questions sociales en faveur d’une économie de marché, les investissements dans le domaine social ont été réduits et la population brésilienne sans logement s’est accrue.

L’actuel boom de l’immobilier a en outre entraîné un fort accroissement des prix de location, freinant encore davantage l’accès au logement.

Plusieurs groupes politiques se sont alliés au secteur immobilier, favorisant cet important secteur économique au détriment du droit des populations. Selon le recensement de 2010, le nombre de logements et de propriétés inoccupés au Brésil était d’environ six millions, ce qui, d’après les experts, suffirait largement pour couvrir les besoins en logements de la population sans toit. Les gouvernements fédéral et locaux ont résisté aux pressions, obligeant les propriétaires de biens inoccupés à respecter l’obligation légale de les vendre ou de les mettre en location à des prix modérés.

Le gouvernement du parti des travailleurs

Malgré la croissance économique qu’a connu le Brésil pendant la présidence de Lula da Silva, la situation des habitants sans terre ni logement est toujours déplorable. Bien que les statistiques officielles indiquent que plus de 600 000 personnes ont trouvé à se loger grâce à la réforme agraire alors qu’il était au pouvoir, certains experts contestent ce chiffre, parlant de corruption et de manipulation des données.

En fait, les informations officielles montrent que les terres non cultivées étaient passées de 31,9 % en 2003 à 40 % en 2010. Toutes ces propriétés auraient dû être expropriées et redistribuées à la population sans terre, conformément à la politique du gouvernement.

La Coupe du monde et les Jeux olympiques

Avec l’approche de la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques de 2016, qui doivent se dérouler au Brésil, des projets de nouvelles constructions sont en train de mettre en péril les droits à une terre et à un logement, et impliquent la destruction de nombreuses favelas.

Des mouvements sociaux ont commencé à se mobiliser afin de réclamer le droit au logement garanti par la constitution, de s’opposer aux revendications des gros entrepreneurs qui comptent gagner des fortunes grâce à des constructions de grande ampleur.

Un séminaire axé sur les effets probables sur la population locale des constructions pour la Coupe du monde et les Jeux olympiques s’est tenu à Porto Alegre. Un participant qui vit dans une favela sur la colline de Santa Teresa, zone dont l’Etat pourrait s’emparer pour la création de bâtiments, a déclaré : « Nous continuerons à manifester pour le droit de rester là où nous vivons. Nous vivons sur cette colline depuis près de cinquante ans »

Dans la ville de São Paulo, où le stade de la Coupe du monde sera construit, la modernisation de l’avenue Caititu impliquerait la dispersion de trois communautés.

Raquel Rolnik, rapporteur de l’Onu pour le droit au logement, a déjà reçu des rapports sur des expulsions illégales devant intervenir avant les événements sportifs de Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Natal et Fortaleza.

Le cas Pinheirinho

En janvier 2012, dans la ville de São José dos Campos (Etat de São Paulo), 6 000 habitants de la favela Pinheirinho ont été expulsés des habitations où ils vivaient depuis huit ans. Les terrains, qui appartiennent à une société en faillite détenue par Naji Nahas (déjà mis en cause pour non paiement des taxes foncières), ne faisaient l’objet d’aucun titre légal de propriété. En temps normal, Naji Nahas aurait dû perdre cette terre, mais la police militaire de São Paulo a rasé la favela et chassé tous ses habitants sur ordre du gouverneur de l’Etat. Cet événement a fait grand bruit, particulièrement auprès des médias sociaux qui ont parlé d’abus de pouvoir de la police, de destruction de logements ainsi que de morts, de disparitions et d’abus sexuels. Naji Nahas a été rétabli dans ses droits de propriété et les règlements et recommandations du gouvernement brésilien ont été ignorés.

Pedro Rios, témoin des expulsions brutales, a diffusé un documentaire sur YouTube montrant des habitants critiquant le gouvernement pour son incapacité à intervenir et son manquement à faire respecter le droit au logement. Déçu par le manque d’intérêt des médias, P. Rios a entamé une grève de la faim devant Rede Globo, la principale chaîne de télévision brésilienne, exigeant une couverture impartiale des faits. Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres parties du monde pour soutenir les résidents de l’ancienne favela.

La voix du peuple enfle

Le cas Pinheirinho a galvanisé la population brésilienne qui s’est soulevée pour exiger ses droits. En avril 2012, le Mouvement des sans-terre a lancé une série de manifestations, avec occupation du ministère du Développement agraire dont le siège se trouve à Brasilia, capitale du Brésil.

A São Paulo, le Mouvement des sans-terre a organisé le 2 avril 2012 une manifestation réunissant des milliers de personnes afin d’obtenir une réponse rapide de la part des autorités pour assurer des logements aux sans-abri.

Toujours en avril 2012, quelque 1 500 personnes ont manifesté à São Paulo pour que soit mis fin aux expulsions comme celles de Pinheirinho. Petit à petit, la voix du peuple brésilien se fait entendre plus fortement.





Signes des temps

Home Le rassemblement des forces de lumière

A Taïwan

Le matin du 10 janvier 2012, les résidents de la ville de Tainan ont été témoins d’un étrange phénomène au-dessus de la ville, qui a immédiatement soulevé la spéculation sur son origine extraterrestre.

Selon un article de CNN : « Le ciel était légèrement obscurci par une couche de nuages de haute altitude. Entre 10 h 15 et 11 h, une grande sphère est apparue par intermittence. Plus exactement, les nuages ont été comme vaporisés, laissant apparaître un trou sphérique parfait mesurant 6  km de diamètre. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le trou de 6 km n’était pas un ovni mais a été créé par un vaisseau spatial martien.


Home D’après les scientifiques : il se pourrait que les Extraterrestres existent

Source : Daily Mail, Royaume Uni

Selon une étude du magazine Nature de janvier 2012, il existe des milliards de planètes comme la Terre et beaucoup pourraient être habitées.

Une équipe, comprenant des scientifiques de l’Université de Cambridge et du Collège universitaire de Londres, a découvert dix nouvelles planètes entre 2002 et 2007 et a prédit, grâce à des modèles informatiques, que puisque des planètes orbitent autour de presque toutes les étoiles, il y a une probabilité qu’au moins une sur dix parmi les 100 milliards de planètes puisse être semblable à la Terre, et donc à la bonne température pour permettre la vie. Bien que la plupart puissent être inhabitées, il y a une chance qu’existent de « nouvelles formes de vie passionnantes ». Daniel Kubas, de l’Institut d’astrophysique de Paris a déclaré : « Nous avions l’habitude de penser que la Terre puisse être unique. Mais maintenant il semble exister littéralement des milliards de planètes semblables à la Terre. »




Home Le rassemblement des forces de lumière

Google Sky

Source : news.gather.com, YouTube : planetkrejci


 

Un grand objet en forme de disque, d'origine inconnue, a été aperçu sur Google Sky, outil en ligne permettant l'observation du ciel. Des images de cet objet circulaire marbré de vert ont été publiées sur YouTube , le 6 mai 2012.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'objet est un vaisseau spatial martien.


Home Le rassemblement des forces de lumière

A Amsterdam


Photos d'une étoile sur Amsterdam, changeant de couleurs toutes les secondes

Une série de photos d'une étoile brillante changeant de couleur toutes les secondes. Prises en mars 2012, en direction du sud-ouest, à environ 30 degrés au-dessus de l'horizon. Envoyée par C. Q., Amsterdam.

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'objet était l'étoile de Maitreya.


Home Le rassemblement des forces de lumière

A Constanta

Source : YouTube : ForsakenCTpk


 

« J'ai vu une étoile dans le ciel ; du moins c'est ce que j'ai cru. Ce qui attira mon attention fut l'intense clignetement multicolore. J'ai pris ma caméra et commencé à enregistrer. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'objet était l'étoile de Maitreya.


Home Le rassemblement des forces de lumière

A Houston, Texas

Source : YouTube : cinmar390

Un film montre un objet hexagonal pourpre/rose se déplaçant rapidement. Le caléraman exlique : « J'ai zoomé autant que j'ai pu. Si vous savez ce que c'est, faîtes-le moi savoir s'il vous plaît. » 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'objet est un vaisseau spatial martien.


Home Le rassemblement des forces de lumière

A Mission, Texas

Source : YouTube : STXparanormal

« Je n'ai jamais vu cette configuration de lumières sur un quelconque vaisseau militaire du civil. L'objet n'émettait aucun son et tandis qu'il se déplaçait, davantage de lumière devenaient visibles. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'objet est un vaisseau spatial martien.



Tendances

Home Onu : contre l’accaparement des terres

Source : Deutsche Welle, Allemagne

La Commission de l’Onu pour la sécurité alimentaire mondiale vient d’adopter à l’unanimité des directives visant à protéger les populations rurales contre l’accaparement de leurs terres. Ce document, dont l’élaboration a duré trois ans, est un préalable indispensable afin d’assurer la protection des petits fermiers et des pays dont les terres sont livrées à l’avidité de riches et puissants acheteurs. Le 11 mai 2012, 128 pays ont voté en faveur de ces nouvelles directives, encore facultatives, mais qui devraient aider à faire respecter le droit à la nourriture pour tous.

Ces directives, qui indiquent comment déterminer les droits d’utilisation des terres, cultivables ou non, des pêcheries et des forêts, visent à introduire davantage de transparence dans les transactions, à tenir compte des besoins exprimés par les populations concernées, et à renforcer les droits des petits fermiers locaux. Souvent, ces derniers n’ont aucun titre officiel de propriété de leurs terres. « Il est impossible de les laisser perdre ces droits du jour au lendemain sous prétexte que quelqu’un d’autre a plus d’argent ou d’influence », a déclaré Babette Wehrmann, responsable du climat, de l’énergie et des droits à la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).

Des pays africains, comme le Soudan, l’Ethiopie, le Mozambique, la Tanzanie, Madagascar, la Zambie et la République démocratique du Congo, sont particulièrement vulnérables « parce qu’ils ont des politiques inefficaces et une législation insuffisante en matière de propriété des terres. Les investisseurs internationaux ont recherché tous les pays vulnérables où les terres étaient fertiles », a expliqué Frank Brassel, expert en développement rural à Oxfam (association caritative britannique).

Les principaux investisseurs sont l’Inde, la Chine, les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis. Même ces pays acceptent ces directives ; cependant, Oxfam assure que d’autres protections sont nécessaires, comme le droit à l’utilisation des points d’eau, et la correction immédiate des effets de l’accaparement des terres.

La protection des petits fermiers est à présent entre les mains de chaque Etat, selon qu’il se considère ou non lié par ces directives, encore facultatives.




Home La découverte d’un nouveau calendrier maya change la donne

Source : The Independent, G.-B.

Certes moins sensationnelles que les habituelles prédictions associées au calendrier maya, mais infiniment plus rassurantes, les dernières fouilles effectuées dans une grande cité enfouie au cœur de la jungle du Guatemala ont sorti de terre le plus ancien calendrier de l’antique civilisation maya. Ce calendrier se prolonge d’au moins 7 000 ans après notre époque.

Des centaines de signes ou « glyphes », gravés ou peints sur les murs d’une salle entourée de ruines, représentent sans doute les cycles astronomiques des Mayas, qui suivaient avec minutie la trajectoire du soleil, de la lune et des planètes visibles telles que Vénus. Sur l’un des murs s’étirent quatre nombres interminables représentant les quelque 2 500 000 jours à venir, soit une projection de 7 000 années dans l’avenir, et qui tentent apparemment de rassembler tous les cycles astronomiques auxquels les Mayas accordaient de l’importance.

Ce calendrier a été élaboré plusieurs siècles avant le fameux calendrier maya sur support d’écorce connu sous le nom de manuscrit de Dresde, lequel fut achevé, selon les scientifiques, juste avant la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb en 1492.

Les Mayas divisaient le temps en cycles de 400 années, qu’ils nommaient baktuns, eux-mêmes inclus dans des cycles beaucoup plus grands de 13 baktuns. En cette année 2012 commence un nouveau cycle maya.

Tous les hiéroglyphes n’ont pas encore été interprétés, mais les archéologues affirment d’ores et déjà que le calendrier maya englobe en réalité un avenir de plusieurs milliards d’années, si ce n’est plusieurs trillions.

William Saturno, de l’Université de Boston, a mené les fouilles avec le soutien de National Geographic ; il assure que beaucoup de ces glyphes rouges et noirs ne ressemblent à rien de ce qui a déjà été découvert dans d’autres sites mayas.




Home Grèce : apparition de systèmes de troc

Source : shareable.net ; New York Times , Etats-Unis

Pour faire face à la terrible situation économique de leur pays, plus d’une vingtaine de villes grecques, ont créé leur propre monnaie locale et leurs propres économies de troc. « Depuis le début de la crise, la Grèce connaît une forte extension de ce genre de réseaux », explique George Stathakis, professeur d’économie politique à l’Université de Crète.

Les résidents de Volos, cité portuaire où le chômage dépasse 20 %, ont ainsi créé leur monnaie locale, appelée Unité alternative locale (TEM en grec), utilisée en échange d’une grande variété de biens et de services – repas préparés à la maison, tenue de comptes, aide informatique, garde d’enfants, cours de langues... Cette monnaie permet également d’obtenir des réductions auprès de certains entrepreneurs locaux.

Les gens ouvrent un compte TEM par Internet, ce qui leur donne accès à une liste de biens et services. Une unité de TEM vaut un euro, mais les membres ne peuvent créditer leur compte qu’en offrant des biens et des services. Ils peuvent emprunter des TEM, mais ne disposent que d’un temps limité pour les rembourser.

Les membres reçoivent des carnets de bons de la monnaie locale, qu’ils peuvent utiliser comme chèques. Certaines personnes exerçant une profession libérale – dont un vétérinaire, un opticien et une couturière – acceptent des TEM en échange d’une réduction de leurs prix en euros. Le réseau organise régulièrement des marchés en plein air où l’on peut utiliser des TEM pour acheter des biens, y compris des produits de fermiers locaux. L’un des membres du réseau, l’acuponcteur Bernhardt Koppold, souligne que « c’est un moyen plus facile et plus direct d’échanger des biens et des services, de mettre en pratique la solidarité – et de se faire des relations. »

Le maire de Volos, Panos Skotiniotis, encourage les équipes municipales des villes du monde entier à mettre sur pied des programmes similaires partout où l’économie traditionnelle, publique ou privée, ne sert pas convenablement le peuple : « C’est un substitut à l’Etat providence ; voilà pourquoi notre municipalité l’encourage et veut son expansion. »

Le gouvernement grec, lui aussi, soutient ces initiatives. En septembre 2011, le Parlement a voté une loi encourageant la création « de formes alternatives d’entreprenariat et de développement local », incluant les réseaux fondés essentiellement sur l’échange de biens et services.





Les priorités de Maitreya

Home La ruée sur les terres, version moderne

Source : Oxfam, G.-B. ; economist.com

L’Australie appartient-elle aux Australiens ? La terre de Tanzanie est-elle réservée à l’usage des citoyens tanzaniens ? Est-ce que les citoyens soudanais, congolais ou ukrainiens « possèdent » leur terre agricole ? Eh bien, oui et non. La réponse n’est pas simple.

Poussées par la crise alimentaire mondiale, des nations du Moyen-Orient et d’Asie ont entrepris l’acquisition de terres agricoles à l’étranger afin de compenser leur manque de terre arable. En raison de pénuries d’eau, les nations du Moyen-Orient comme le Qatar, la Jordanie, le Koweït et l’Arabie Saoudite se sont tournées vers l’Afrique pour des milliers et des milliers d’hectares de terre, tandis que l’augmentation des populations et l’amenuisement des terres ont conduit l’Inde et la Chine à acheter également des terres agricoles à l’étranger.

Il y a quelques années, une grosse propriété foncière comptait environ 100 000 ha. Aujourd’hui, les plus grandes dépassent largement ce chiffre. Rien qu’au Soudan, la Corée du Sud a signé des acquis pour 690 000 ha, les Émirats Arabes Unis (UAE) pour 400 000 ha, et l’Égypte s’est garanti une semblable tractation pour faire pousser du blé. Un membre du gouvernement soudanais a déclaré que son pays avait réservé pour les gouvernements arabes environ un cinquième des terres cultivables du plus grand pays d’Afrique (traditionnellement connu comme le grenier du monde arabe).

Dans le passé, les investissements agricoles étaient généralement privés : des investisseurs privés achetaient de la terre à des propriétaires privés. Ce procédé s’est poursuivi avec, particulièrement, la main mise sur les terres privatisées de l’ancienne Union soviétique : une société suédoise, Alpcot Agro, a acheté 128 000 ha de terres en Russie ; les industries Heavy Hyundai, de Corée du Sud, ont investi 6,5 millions de dollars pour une participation majoritaire chez Khorol Zerno, une société détenant 10 000 ha à l’est de la Sibérie ; Morgan Stanley, une banque américaine, a acquis 40 000 ha en Ukraine. Et Pava, le plus gros fournisseur de céréales de Russie, envisage de vendre 40 % de ses possessions foncières à des investisseurs du Golfe, leur offrant l’accès à 500 000 ha.

Selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), un groupe de réflexion de Washington, entre 15 et 20 millions d’ha de terre cultivable dans des pays pauvres ont fait l’objet de transactions ou de pourparlers impliquant des étrangers, depuis 2006. Cela représente la superficie des terres agricoles françaises et un cinquième de toutes les terres cultivables de l’Union européenne.

En résumé, de nombreux gouvernements vendent des zones étendues de leur propre territoire à de riches nations. C’est une version moderne de la ruée sur les terres, et c’est motivé par deux impulsions principales : des profits réalisés à moindre coût, et une peur croissante de l’insécurité alimentaire, exacerbée par les effets imprévisibles du changement climatique.

Une première étude indique qu’au moins 227 millions d’ha de terre ont été vendus, loués ou concédés sur une grande échelle depuis 2001, principalement au profit d’investisseurs internationaux. Cette ruée moderne s’explique par la tendance à produire de la nourriture qui sera consommée outremer, à se fixer des objectifs néfastes de production de biocarburant, et à spéculer sur la terre à la recherche de profits faciles.

Logiquement, la question suivante portera sur les droits et la sécurité des peuples vivant sur les terres sur le point d’être acquises par des investisseurs étrangers. La plupart des transactions consistent en fait à « une saisie des terres », où les droits et besoins des populations locales sont ignorés. Il existe des garanties internationales pour protéger les pauvres, mais elles sont bafouées. Et les femmes, qui produisent jusqu’à 80 % de la nourriture dans certains pays pauvres, sont les plus exposées.

Oxfam en appelle aux investisseurs, aux gouvernements et aux organisations internationales pour stopper d’urgence cette ruée sur les terres. Oxfam demande que les lois et les normes soient respectées et renforcées afin de protéger les populations vulnérables. Les avantages accordés aux producteurs de biocarburant doivent être supprimés.

Comme c’est habituellement le cas, ce sont les personnes les plus pauvres qui sont les plus durement touchées tandis que la compétition pour la terre s’intensifie. Les enquêtes d’Oxfam montrent que les paysans sont régulièrement perdants contre les élites locales et les investisseurs nationaux ou étrangers, car ils se trouvent dans l’incapacité de réclamer leurs droits et de défendre leurs intérêts.

Le problème est que le terrain de jeu est tout sauf égal et que les communautés locales sont trop faibles actuellement face à la puissance des investisseurs.




Home Des océans de plastique

Source : ScienceDaily.com ; National Geographic, E.-U.

Tous ceux qui ont jamais essayé un seul jour de ne pas utiliser une seule chose en plastique sauront immédiatement combien nous en dépendons et combien nous en produisons. Et nous en réalisons les conséquences : la pollution.

Il faut entre 500 et 1 000 ans pour dégrader le plastique. Celui-ci constitue approximativement 90 % des déchets flottant à la surface des océans, avec 18 000 morceaux de plastique par km2. Pourquoi y-a-t-il autant de plastique dans l’océan ? Le plastique ne se dégrade pas totalement, il se photodégrade avec le soleil, se cassant en morceaux de plus en plus petits qui ne disparaissent jamais vraiment. Ils sont dévorés par la vie marine, rejetés sur les plages, ou transformés en minuscule poussière de plastique, attirant d’autres particules. Les écologistes et les scientifiques ont averti depuis longtemps du danger de fabriquer de gros objets en plastique, mais récemment l’attention s’est tournée vers la « soupe de plastique » que nous avons faite de nos océans.

Les chercheurs de l’Institut Alfred Wegener pour la recherche marine et polaire de l’association allemande Helmholtz, associés à leurs collègues britanniques et chiliens, ont analysé les études publiées sur ce sujet et ont proposé des guides standardisés pour l’enregistrement et la caractérisation des particules microplastiques dans la mer. Les « particules microplastiques » sont des débris de plastique d’un diamètre de moins de cinq millimètres ; la majorité sont plus petites qu’un grain de sable. Ces particules minuscules sont absorbées via le tube digestif des organismes. « On les retrouve, par exemple, dans les tissus de moules ou autres animaux », explique le Dr Lars Gutow, biologiste à l’Institut Wegener. En outre, des substances toxiques s’attachent à ces particules et entrent avec elles dans la chaîne alimentaire, pouvant ainsi être dangereuses pour les humains. Des particules microplastiques sont utilisées, par exemple, dans des produits cosmétiques et d’entretien. Elles atteignent la mer via les eaux usées et les rivières. Et pour finir, chaque bouteille plastique, chaque sac plastique flottant sur la mer, se désintègre un jour en microparticules innombrables.

Les recherches de l’Institut océanographique Scripps, à l’Université de Californie, à San Diego, ont confirmé ces résultats. L’an dernier, les chercheurs de Scripps ont publié une étude révélant que plus de 9 % des poissons contenaient des déchets plastiques dans l’estomac. Chaque année, plus de 24 000 tonnes de déchets plastiques sont ingérés par les poissons dans les profondeurs intermédiaires de l’Océan pacifique nord.

Plus de 100 000 mammifères et un million d’oiseaux marins meurent chaque année par ingestion de plastique ou d’étouffement. Le plastique devient exceptionnellement toxique dans l’océan. Les particules plastiques sont des aimants pour différents types de polluants, comme le DDT (dichlo-rodiphenyl-trichloroethane) et les POP (Polluants organiques persistants), et elles expulsent des produits chimiques dangereux comme le BPA (Bisphenol A). Des organismes situés au bas de la chaîne alimentaire, comme le plancton et le krill, ingèrent les produits chimiques avec les particules plastiques microscopiques. Comme les plus gros poissons mangent les plus petits, les produits chimiques remontent la chaîne alimentaire. En fin de compte, les humains consomment les plus gros poissons, ce qui a un effet dévastateur sur la santé humaine.





Faits et prévisions

Home Pourquoi un Rio+20 ?

Source : Communiqué de presse de Rio+20

« On prend de plus en plus conscience que seule une action mondiale prudente et concertée peut remédier aux nombreuses atteintes à l’ordre naturel dont, par ignorance et cupidité, les hommes se sont rendus coupables. C’est un début, mais il faudra de nombreuses années de travail assidu ne serait-ce que pour mettre un terme à la pollution et à la déprédation qui menacent l’homme aujourd’hui » [Eveil à la responsabilité (le Maître de B. Creme, Un Maître parle)]

Rio+20 se réfère à la Conférence des Nations unies pour le développement durable qui se tiendra à Rio de Janeiro (Brésil), en juin 2012 ‑ vingt ans après le sommet historique de la Terre de Rio, en 1992.

Rio+20 demande à chacun de réfléchir au genre de monde que nous voulons dans vingt ans et même avant ‑ y aura-t-il un monde dans vingt ans si nous ne changeons pas de cap maintenant. Tel est le défi : prendre des dispositions dès maintenant pour assurer un avenir durable : plus d’énergie propre, une plus grande sécurité et un niveau de vie décent pour tous.

A la Conférence Rio+20, les dirigeants du monde, des milliers de participants du secteur privé, les ONG et d’autres groupes, se réuniront pour examiner les mesures afin de réduire la pauvreté, promouvoir l’équité sociale et assurer la protection de l’environnement.

Les discussions officielles se concentreront sur deux thèmes principaux : comment construire une économie verte pour parvenir à un développement durable et sortir les peuples de la pauvreté ; et comment améliorer la coordination internationale pour un développement durable.

Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, a déclaré que « Rio+20 sera une des rencontres internationales sur le développement durable les plus importantes de notre temps ».

Le communiqué de presse officiel de Rio+20 énumère les raisons pour lesquelles cette Conférence est nécessaire :

 – Le monde a maintenant 7 milliards d’habitants ‑ avant 2050, il y en aura 9 milliards.

 – Une personne sur cinq ‑ soit 1,4 milliard d’êtres humains, vit actuellement avec 1,25 dollar par jour ou moins.

 – Un milliard et demi de personnes dans le monde n’a pas accès à l’électricité. Deux milliards et demi n’ont pas de toilettes. Et presque un milliard souffre de la faim chaque jour.

 – Les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter et plus d’un tiers de toutes les espèces connues pourraient s’éteindre si le changement climatique se poursuit de manière incontrôlée.

 – Nous encourrons des coûts beaucoup plus élevés dans l’avenir ‑ notamment plus de pauvreté et d’instabilité et une planète dégradée ‑  si nous ne parvenons pas à relever maintenant ces défis critiques.

– Rio+20 fournit une occasion de penser globalement, afin que nous puissions tous agir localement pour garantir notre avenir commun.

« Le développement durable est la seule voie qui permettra à toute l’humanité de partager une vie décente sur cette planète. Rio+20 donne à notre génération l’occasion de choisir ce chemin », affirme Sha Zukang, secrétaire général de la Conférence Rio+20.




Home Rio+20 : un archevêque brésilien appelle à l’action

Source : anglicancommunion.org

Le 3 mai 2012, Maurício Andrade, archevêque anglican du Brésil, a émis un plaidoyer passionné pour que le monde entier apporte son soutien à la Conférence des Nations unies sur l’environnement Rio+20, afin qu’il « s’engage et prenne des mesures concrètes pour prendre soin de la création ». Attirant l’attention sur le cœur de la foi chrétienne « exprimé par l’amour inconditionnel du Créateur pour toute la Création », il a appelé les peuples à choisir un avenir transformé et durable ; à défaut, le maintien de l’hégémonie de ceux qui cherchent les profits faciles, au détriment de la nature, des pauvres et des exclus, nous coûtera la vie. Il a exhorté les Eglises à participer activement au Sommet, plus particulièrement aux initiatives du Sommet des peuples.

« Il est important de prendre en compte ce qui est en jeu dans cette Conférence, a-t-il déclaré. Nous ne pouvons continuer avec ce modèle non durable de production et de consommation qui privilégie un petit groupe alors que nous pouvons amorcer un virage vers d’autres modèles, comme l’avait déjà affirmé la conférence Eco-92 et beaucoup d’autres conférences des Nations unies.

La civilisation fait face à une crise multidimensionnelle comprenant des aspects économiques, sociaux, environnementaux, culturels et spirituels. Dans notre perspective, une crise des valeurs qui proclame la mort de la vieille civilisation comme nous la connaissons, peut signifier l’aube d’une ère nouvelle pour nous tous, frères et sœurs qui habitons ensemble la même maison. Il est important de prendre en compte ce qui est en jeu dans cette Conférence. Nous ne pouvons continuer avec ce modèle non durable de production et de consommation qui privilégie un petit groupe alors que nous pouvons amorcer un virage vers d’autres modèles, comme l’avait déjà affirmé la conférence Eco-92 et beaucoup d’autres conférences des Nations unies. Il faut soutenir les initiatives de la société civile et lancer un appel pressant aux gouvernements pour qu’ils prennent leurs responsabilités envers la vie sur notre planète.

Ce moment doit dénoncer le modèle économiste et sectaire afin que nous puissions emprunter la voie du développement et renforcer la conscience écologique dans les traditions religieuses et spirituelles, aborder la transition d’une civilisation non durable vers une nouvelle civilisation qui serait juste, fraternelle, pacifique, durable et éthique. »




Home Le Sommet des peuples

Source : rio20.net/en ; uncsd2012.org

Le Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale dans la défense des biens communs, à Flamengo (Rio de Janeiro), se tiendra du 15 au 23 juin 2012, en marge de la conférence des Nations unies Rio+20.

« Depuis deux décennies, le manque d’action pour vaincre l’injustice sociale et environnementale a frustré les attentes et discrédité les Nations unies », ont déclaré les organisateurs. L’ordre du jour de la conférence officielle Rio+20 ‑ la soi-disant « économie verte » et la gouvernance mondiale ‑ est considéré par les organisateurs du Sommet des peuples comme insuffisant pour faire face à la crise mondiale, provoquée par les modèles de production et de consommation capitalistes.

« Nous voulons transformer Rio+20 en un moment d’opportunité pour régler les graves problèmes auxquels l’humanité est confrontée et démontrer le pouvoir politique des peuples organisés. « Venez réinventer le monde » est notre appel à prendre part aux organisations et mouvements sociaux au Brésil et dans le monde. »





La voix des peuples

Home 12 mai 2012 : Journée mondiale d’action

Source : El País, La Vanguardia, Espagne ; BBCnews ; The Guardian, Reuters, G.-B. ; CNN, The Huffington Post, E.-U.

Le 12 mai 2012, des manifestations ont eu lieu partout dans le monde et notamment en Espagne, aux Etats-Unis, en Russie, en Israël, au Royaume-Uni, au Portugal, en Grèce, en France et dans de nombreux autres pays.

Les Indignés, les mouvements Occupy et d’autres groupes associés ont appelé à une journée mondiale d’action contre les politiques d’austérité et l’élargissement du fossé entre riches et pauvres ; ils ont également planifié une série de manifestations et d’occupations pour commémorer le 15 mai 2011, date du lancement du mouvement des Indignados en Espagne qui, avec les mouvements révolutionnaires en Tunisie, en Egypte et au Moyen-Orient, ont inspiré le mouvement Occupy, qui a débuté en septembre 2011 aux Etats-Unis et a essaimé dans d’autres villes à travers le monde.

Nulle part les manifestations ne furent aussi imposantes qu’en Espagne où des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans plus de 80 villes pour marquer cet anniversaire, et notamment à Madrid et à Barcelone qui ont vu chacune plus de 200 000 personnes défiler.

A Madrid, place Puerta del Sol, les manifestants scandaient : « Ils ne nous représentent pas. » Ils criaient, chantaient et brandissaient des mouchoirs blancs. « L’objectif aujourd’hui est de récupérer l’espace public, a déclaré Sofia Ruiz, une manifestante. C’est aussi une façon de célébrer l’existence du mouvement depuis un an et de montrer que nous allons rester jusqu’à ce que le système change ou qu’il prenne en compte nos revendications. »

« Nous devons reprendre toute la richesse et la redistribuer équitablement », a déclaré Aitor, un membre de la plate-forme de Democracy Now, à partir de laquelle le mouvement du 15 mai a été créé. Des dizaines de milliers de personnes, y compris des enfants et des familles, ont occupé le centre de Madrid à la Puerta del Sol, lieu emblématique de ce mouvement populaire. A 22 heures, l’heure à laquelle le gouvernement voulait que la manifestation se termine, les gens ont commencé à scander dans un geste de défi : « Yes we can, yes we can. » A minuit, comme prévu, ils ont tenu ce qu’ils ont appelé « le cri muet » contre la violence des guerres et de l’économie, en levant les bras au ciel et en maintenant une minute de silence. Des milliers de manifestants avec des idées similaires se sont également réunis à Valence, Séville, Bilbao et Málaga, en chantant le slogan devenu leur mantra lors des manifestations au cours de l’année écoulée : « Ils disent que c’est la démocratie, mais ce ne l’est pas. »

La crise économique s’est intensifiée depuis 2011 : l’Espagne est retombée en récession avec un taux de chômage en hausse qui atteint près de 25 %, et avec un jeune de moins de 25 ans sur deux sans travail. Le gouvernement conservateur du premier ministre Mariano Rajoy a adopté de fortes réductions des dépenses afin de diminuer la dette nationale, mais beaucoup de gens condamnent ces mesures qui mettent encore plus à mal la situation financière des familles.

« La chose la plus importante est peut-être le réveil des consciences, qui au-delà des actions concrètes, rend un changement historique possible, déclare Jon Aguirre Such. Je pense que tous ceux qui ont pris part au mouvement du 15 mai ont fait l’histoire. Ils peuvent nous enlever un grand nombre choses, mais pas notre mémoire et nos rêves. »

« Nous devons nous lever et dire que nous en avons assez ! Ils nous hérissent en disant de nous que nous sommes paresseux, ce qui les autoriserait à démanteler les services sociaux, la santé et l’éducation ; et, en plus, maintenant ils renflouent les banquiers », a déclaré Gloria Bravo, une fonctionnaire. « Je suis ici pour défendre les droits que nous sommes en train de perdre et pour les jeunes qui ont une vie si difficile, explique Roberto Alonso, professeur. Ils sont mieux instruits que jamais. Mais ils n’ont pas de travail. Ils n’ont rien. Ils sont derrière et ils y resteront. »

Des milliers de personnes ont participé à des rassemblements notamment à Moscou, New York, Sydney et Athènes. A Londres, près de 600 manifestants ont défilé dans le centre du quartier des finances ; ils se sont regroupés devant la Banque d’Angleterre où ils ont monté des tentes. « Nous sommes ici pour montrer notre solidarité avec le mouvement mondial... les groupes qui se forment contre la répression financière et l’oppression politique, explique Mark Weaver, 31 ans. Nous sommes ici pour produire le changement, et cela ne se passe pas du jour au lendemain, il faut y travailler pendant des semaines, des mois, des années, et il faut être cohérent. »

A Moscou, en Russie, plusieurs centaines de personnes ont dressé un camp Occupy et ont l’intention de continuer à manifester jusqu’au 12 juin, date à laquelle une « Marche des millions » est prévue. Ils protestent contre le retour de Vladimir Poutine au Kremlin le 7 mai. « Nous sommes ici parce que nous nous soucions de l’avenir de la Russie et que nous ne voulons pas voir Poutine au pouvoir pendant encore douze ans », déclare Nikita Belov, une étudiante.

Des manifestations ont aussi eu lieu à Lisbonne, Francfort, Paris et Bruxelles. Un certain nombre de rassemblements pour la justice sociale ont eu lieu en Israël, dans la soirée du 12 mai, pour protester contre le coût de la vie ; la plus grande manifestation s’est déroulée à Tel-Aviv où des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place Rabin. Les manifestants scandaient : « Nous voulons la justice, pas la charité » et « Prendre aux pauvres pour donner aux riches voilà ce que fait un pays corrompu. » Orli Barlev, organisateur de la manifestation, a déclaré : « Le message est contre le système politique qui ne tient pas compte des citoyens. Ce gouvernement a considérablement aggravé les disparités sociales. »




Home Japon : fermeture du dernier réacteur nucléaire

BBC, The Guardian, G.-B

Le dernier réacteur nucléaire japonais a été arrêté en mai 2012, dans le cadre du plan de sécurité établi après la fusion des réacteurs de Fukushima en mars 2011, ce qui laisse le Japon sans électricité d’origine atomique pour la première fois depuis plus de quarante ans.

Environ 5 500 manifestants ont défilé à Tokyo pour célébrer ce qu’ils espèrent être la fin de l’énergie nucléaire au Japon. « Il y a tellement de centrales nucléaires, mais pas une seule en fonctionnement, et c’est grâce à nos efforts », a lancé à la foule Masashi Ishikawa, organisateur de la manifestation.

Depuis la catastrophe de Fukushima, tous les réacteurs nucléaires du Japon ont été fermés pour des raisons de maintenance et de tests contre les séismes et les tsunamis. Tous les réacteurs doivent passer des tests de stress en deux étapes, puis obtenir des autorités locales l’autorisation de redémarrer. Aucun ne l’a encore fait. Deux réacteurs de la centrale d’Ohi, dans l’ouest du Japon, ont été déclarés sûrs et le gouvernement veut les faire redémarrer par crainte des pénuries potentielles en été, mais les autorités régionales doivent encore donner leur approbation.

Avant l’accident de Fukushima, un tiers de l’énergie du pays provenait du nucléaire, et il existait des projets pour accroître sa part à plus de 50 % d’ici à 2030 avec la construction de nouveaux réacteurs. Mais ces derniers sont maintenant annulés.

En mai 2012, Mainichi Shimbun a été le premier journal à grand tirage à se déclarer en faveur de l’abandon du nucléaire : « L’illusion de la sécurité nucléaire s’est révélée complètement trompeuse ; la catastrophe nucléaire de Fukushima qui a suivi le tsunami du 11 mars l’a clairement démontré. »

Le Japon a réussi à appliquer un régime d’économie d’énergie après l’accident de Fukushima.Si, comme le ministre de l’Environnement Yukio Edano l’a suggéré, il parvient à passer l’été sans coupures généralisées, plus de gens vont se demander pourquoi l’arrêt temporaire du nucléaire ne peut être rendu permanent.




Home La Norvège chante pour défendre le multiculturalisme

BBC, The Guardian, G.-B.; wikipedia.org ; www.newsinenglish.no

« Sammen skal vi leve hver søster og hver bror » (Nous vivrons ensemble, chaque sœur et chaque frère) ‑ une strophe de la chanson Barn av Regnbuen (Les enfants de l’arc-en-ciel) a retenti à travers Oslo noyée sous la pluie lorsque 40 000 Norvégiens se sont réunis pour mettre en avant leurs valeurs communes. Il s’agit d’un chant de paix populaire critiqué par Anders Behring Breivik lors du procès du massacre qu’il a commis en juillet 2011 ; c’est la traduction norvégienne de My Rainbow Race, une chanson contre la guerre extraite de l’album éponyme du chanteur folk américain Pete Seeger.

A. Breivik, l’activiste d’extrême droite, avait accusé le traducteur et chanteur des Enfants de l’arc-en-ciel, Lillebjørn Nilsen, d’être un marxiste voulant procéder au lavage de cerveau des enfants. Mais c’est L. Nilsen qui a dirigé la foule sur la place Youngstorget, près du palais de justice où le procès se déroulait. A. Breivik affirme qu’il a lancé ses attaques pour défendre la Norvège du multiculturalisme, et de l’immigration musulmane en particulier.

« C’est nous qui avons gagné », a déclaré le chanteur folk Lillebjørn Nilsen, qui a dirigé la foule qui a chanté les versions norvégienne et anglaise de la chanson. Le public se balançait doucement sous la pluie avec de nombreuses roses tenues au-dessus des têtes, certaines personnes pleuraient. La foule a choisi cette chanson car elle parle de la société multiculturelle méprisée par A. Breivik. Les gens se sont également recueillis dans d’autres villes norvégiennes pour interpréter la chanson ; l’événement a été largement promu sur les médias sociaux.

Les gens ont ensuite défilé dans le quartier du palais de justice, à proximité de l’endroit où il a fait exploser une bombe qui a tué huit personnes le 22 juillet 2011, avant d’en massacrer 69 de plus ‑ pour la plupart des adolescents ‑ lors d’un camp d’été sur l’île d’Utøya.

En octobre 2011, le compositeur de la chanson, Pete Seeger, âgé de 92 ans, avait participé à une marche Occupy Wall Street à Columbus Circle, à New York.


Enfants de l’arc-en-ciel

Refrain :

Si det til alle barna ! (Dites à tous les enfants)

Og si det til hver fart og mor : (Et dites à chaque père et mère)

Enn har vi en sjanse (que nous avons encore une chance)

til å dele et håp på jord. (de partager l’espoir pour le monde.)





Courrier des lecteurs

Home Soyez vous-même

Cher Monsieur,

Le 25 février 2012, je participais à la conférence vidéo de Benjamin Creme au Seijou Hall de Tokyo. La projection devait commencer à 19 h et juste avant, comme je fermais la porte d’entrée principale, une vielle dame se précipita vers moi et entra dans la salle. Elle mesurait environ 1,50 m et portait une veste violette. Elle était coiffée d’un chapeau très original, qui ressemblait à un béret dont la moitié était en fourrure. Elle portait un sac et un panier en rotin violet.

Elle paraissait si étrange que j’essayai de voir où elle était assise. Ce ne fut pas difficile de la remarquer avec son chapeau si particulier. A la fin de la vidéo, les gens sortirent de la salle. Elle était là dans le hall et discutait avec des co-workers. Sa voix était forte et aiguë. La situation était si tendue que je tentai de découvrir ce qui se passait. Je suppose qu’elle posait des questions mais que les réponses ne la satisfaisaient pas. Alors, avec un autre co-worker, nous essayâmes à nouveau d’écouter ses questions. Elle parlait surtout à ce co-worker comme si elle le sermonnait. Je m’assis pour écouter leur conversation. Cette conversation dura une heure ! Elle parla de tellement de choses que je ne peux me rappeler de la plupart mais je me souviens qu’elle disait que tout le monde essayait tout le temps de l’imiter. Quand elle s’habille en violet, ses voisins portent du violet. Si elle plante des fleurs, ils plantent les mêmes fleurs. Mais c’est tout à fait inutile de l’imiter et, de toute façon, ils ne lui disent pas merci.

Elle parla aussi du système éducatif japonais qui essaie de rendre les gens identiques et tue l’individualité de la jeunesse. Elle me dit : « Comment pouvez-vous faire un Picasso dans ce système éducatif, de nos jours, au Japon ! » Je pensai : « Waouh », elle ressemblait à une personne bizarre et ses paroles donnèrent des réponses à des questions qui me préoccupaient. Je me demande si cette vieille dame distinguée n’était pas Maitreya ou le Maître Jésus. Pourriez-vous me dire qui elle était ?

T. S., Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille dame distinguée » était le Maître Jésus.


Home Récits de voyage I

Cher Monsieur,

Début mars 2012, je voyageai au Royaume-Uni avec ma famille, et j’aimerais voir confirmer des expériences impressionnantes au cours de ces deux semaines de voyage.

Nous avons rejoint notre fils qui fait ses études à Manchester. Le 2 mars nous avons visité tous ensemble Stonehenge et ce jour-là il y avait beaucoup de touristes. Nous avons pris des audio-guides et nous marchions librement en écoutant le commentaire sur le chemin autour de Stonehenge aménagé pour les touristes. Quand nous eûmes atteint le milieu du chemin, je remarquai une vieille dame qui se tenait immobile sur le bord du chemin dans la direction du centre de Stonehenge. Je ne sais pas pourquoi mais elle attira mon attention. Elle me fixa en me souriant, ce qui me surprit et me remplit de joie. Je répondis à son sourire en guise de bonjour. Elle avait l’air d’une britannique sophistiquée d’environ 65 ans et portait une grande cape noire avec une capuche. Elle avait à la main une grande canne dont le haut était fendu pour former deux cornes de chèvre incurvées vers le bas. C’était un bel objet ouvragé. De plus, ses traits paraissaient excentriques. Même après l’avoir croisée, je ne pus m’empêcher de me retourner de nombreuses fois par curiosité. Elle semblait se tenir complètement immobile malgré le vent froid et cela me fit penser qu’elle devait avoir une mission spirituelle. Cette dame était-elle une personne particulière ?

H. N., Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « dame » était le Maître Jésus.


Home Récits de voyage II

Le 8 mars, nous marchions dans Londres. Sur le chemin entre la cathédrale de Westminster et Big Ben, il y a le Parlement qui est très fortement gardé. Il me sembla que les gens ordinaires ne pouvaient y entrer, aussi nous continuâmes notre chemin. A ce moment précis un jeune homme vint vers nous et dit en pointant la grille : « Si vous la franchissez, vous pourrez entrer dans le bâtiment. Tout ira bien. » Nous hésitâmes un peu, mais encouragé par ses mots agréables, nous décidâmes de faire cette visite. On nous permis d’entrer sans difficultés. Lors de la visite, nous vîmes à notre surprise, que le jeune homme y était aussi. Il nous demanda d’où nous venions. Quand mon mari lui répondit : « Du Japon », il fit un signe de tête avec un sourire rayonnant. Il émanait de lui une impression raffinée d’intelligence et de sagesse. Il était mince et grand, âgé d’environ 35 ans et portait des lunettes. Son grand manteau de bonne qualité, en laine, lui allait très bien. Ses cheveux châtains bien coupés et sa peau d’un blanc pur était parfaitement nette et propre. Plus tard, nous le perdîmes de vue mais nous avons pu avoir l’opportunité inattendue de visiter la Chambre haute et aussi d’assister aux débats. Nous avons dû tout cela à ce jeune homme merveilleux et vivifiant. Etait-ce une personne particulière ?

H. N., Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était le Maître Jésus.


Home Récits de voyage III

Marchant sur le Pont de Westminster, après notre visite au Parlement, j’entendis soudain une voix très forte. Etonnée, je me retournai et vis une vieille tzigane coiffée d’un foulard noir qui s’adressait à mon mari en criant. A ma surprise, en dépit de son allure de mendiante, elle avait un air digne. Elle criait avec colère : « Une petite pièce, une petite pièce, pour les enfants, pour les enfants ! » Mon mari fut ébahi par son attitude. Aussitôt, il s’approcha et lui donna de l’argent, alors elle s’en alla. Le matin suivant alors que nous nous promenions dans Hyde Park, mon mari dit : « Hier, j’ai donné trois livres à la vieille dame et elle ne m’a même pas dit merci. Ensuite je me suis souvenu que mon fils m’a dit qu’au Royaume-Uni, si un vol était commis pour survivre, cela devrait être permis. » Il m’a semblé que cet incident a touché profondément le cœur de mon mari. La vieille mendiante était-elle une personne particulière ?

H. N., Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « vieille tzigane » était le Maître Jésus.


Home Discussion à table

Cher Monsieur,

En novembre 2006, j’ai fait une rencontre très étrange dans le petit restaurant du temple de Krishna à Los Angeles. Je remarquai un homme de type indien qui avait une forte ressemblance avec Ghandi. Il me sourit et après avoir rempli mon assiette, j’allai chercher une place. Il m’invita à me joindre à lui. Nous mangeâmes un moment en silence. J’étais dans un état étrange, près de l’exaltation, que j’attribue aux chants indiens diffusés en musique d’ambiance.

Soudain, cet homme leva les yeux vers moi et commença à « lire en moi »,  faisant le bilan de mon tempérament, ma situation personnelle et ma vie spirituelle. Ceci dura pendant environ 15 mn, de façon très naturelle, presque décontractée, mangeant, conversant puis mangeant encore. Mon esprit était calme, en état d’acceptation. Je fis état de sa ressemblance avec Gandhi, ce qui l’amusa et commenta largement. Je lui dis que j’habitais près de là mais que je ne l’avais jamais vu auparavant. Il dit qu’il avait l’habitude de venir assez souvent, mais moins souvent désormais.

Finalement, il déclara qu’il devait partir. Il me salua et dit : « Je salue votre sagesse, votre compassion et votre beauté ». J’acceptai ses louanges sans ressentir d’orgueil. C’était une énergie que j’appelle maintenant intime. Ce ne fut que le lendemain que je sortis de cet état et commençai vraiment à penser à ce qui était arrivé. Peut-être que mon élévation d’esprit n’était pas due qu’à la musique.

Etait-ce une rencontre avec Maitreya ?

R. R. R., Venice, CA, Etats-Unis

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus


Home Un cadeau symbolique

Cher Monsieur,

Le 3 mars 2012, après la session de questions-réponses de la conférence espagnole annuelle sur l’Emergence à Barcelone, ma femme et moi allâmes au restaurant où des co-workers espagnols avaient organisé un dîner. En chemin, au coin de la rue Passeig de Gracia, nous stoppâmes car nous n’étions pas certains d’avoir pris la bonne direction. J’étais en train de le vérifier avec mon téléphone portable quand un jeune Africain qui vendait de petits objets d’artisanat africain, s’arrêta à côté de nous. Il nous salua et nous demanda s’il pouvait discuter avec nous. Il nous dit que, bien qu’il y eût beaucoup de monde dans cette rue, il s’était arrêté pour parler avec nous car nous étions de bonnes personnes. Puis il déclara que c’était un grand jour pour l’Afrique et que les petites statues d’éléphant avec la trompe relevée étaient un signe de bonne chance.

Il nous demanda lequel de nous deux était le partenaire dominant. En voyant nos expressions, il dit : « Aucun des deux, c’est bon. » Puis il déclara : « Les enfants d’Afrique vous envoient un cadeau, et s’adressant à moi, je vous le donnerai et ainsi vous le donnerez à votre femme. » Alors il me donna un petit objet en bois rougeâtre. C’était un petit éléphant assis avec sa trompe relevée et une grosse balle entre les pieds. En me le donnant il me dit : « Donne-le à ta femme », ce que je fis. Puis, s’adressant à ma femme, il lui dit : « Mets-le sous ton oreiller et vois ce qui se produit. » Quand il nous dit au revoir, en nous serrant les mains avec effusion, il me dit : « Y a-t-il quelque chose pour les enfants africains ? » Je lui donnai de l’argent. Sans le regarder il le mit dans sa poche et partit.

Qui était-il ?

S. R., Cadiz, Espagne

Le Maître de B.Creme a indiqué que « le jeune homme africain » était le Maître Jésus.


Home Une brillante étoile changeant de couleur

Cher Monsieur,

En mars 2012 à 20 h, à Valence (Espagne), nous regardions le ciel en direction de la Ceinture d’Orion, lorsque nous vîmes une brillante étoile changeant de couleur très rapidement. A un moment elle se divisa en deux, une plus petite que l’autre. Nous pensâmes que se pourrait être l’« étoile » car nous ressentîmes une énergie nous frapper au cœur.

Etait-ce l’« étoile ?

Identité non communiquée, Valence, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait bien de l’« étoile » de Maitreya.


Home Ovni sur une pièce de monnaie française de l’année 1680

Cher Monsieur,

Cette photo montre une pièce de monnaie française de l’année 1680. Sur l’une de ses faces, il semble y avoir l’image d’un ovni et l’inscription latine « opportunus adest ». Cette pièce avait cours en France à cette époque1.[1] Qui a décidé de frapper cette image et cette inscription ? [2] Etait-ce une personne consciente de l’existence des Frères de l’espace ? [3] Cette personne avait-elle l’intention de laisser une trace historique de cet événement ?

S. M., Argentine

[Voir photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 286 de juin 2012, page 25.]


1. Cette inscription a été traduite ainsi : « Ici, en un temps opportun ». Ces pièces ont été frappées dès 1656. [Source : thelivingmoon.com]

Réponse du Maître de B. Creme : [1] La pièce a été frappée par le roi Louis XIV afin de commémorer l’évènement : des milliers de personnes avaient observé cet objet dans le ciel. Il s’agissait d’un vaisseau spatial martien. [2] Oui. [3] Oui.



Interviews

Home Génération Eveil : galvaniser les jeunes et les inciter à agir

Interview de Joshua Gorman par Jason Francis

« Génération Eveil est une campagne mondiale dont l’objectif est d’inciter la jeune génération à accoucher d’un monde prospère, juste et durable », selon le site web du groupe. Joshua Gorman est le fondateur et le coordinateur de cette ONG implantée à San Francisco. Il siège également au Conseil de direction de Global Youth Action Network et soutient des projets initiés par des jeunes dans le monde entier. Il travaille actuellement à la rédaction d’un ouvrage intitulé Génération Eveil : Comment une nouvelle génération de jeunes devenue majeure change notre monde. Jason Francis a interviewé Joshua Gorman pour Partage international.

Partage international : Comment vous est venue l’idée de créer Génération Eveil ?
Joshua Gorman : Tout est parti, en fait, de mon histoire personnelle. A ma majorité, j’étais quelqu’un de perturbé. Adolescent, au lycée, j’ai commencé à prendre conscience de l’état de notre monde. Je me suis trouvé confronté à la souffrance au sein de ma famille et de ma communauté, et j’en ai été profondément traumatisé et bouleversé. Je me suis alors lancé dans une quête spirituelle sans même savoir que c’était cela que j’entreprenais. Psychologiquement et spirituellement, j’avais l’impression de devenir cinglé car je n’étais pas armé pour comprendre ce qui m’arrivait. Je n’avais pas de repères philosophiques pour m’aider, pas non plus de tradition religieuse ou spirituelle. J’ai vécu ainsi perdu et déprimé pendant des années, cherchant, posant des questions. Il a fallu que j’attende d’avoir vingt ans pour commencer à trouver les bonnes sources d’information et les bons interlocuteurs.
A cette époque, je suis parti m’installer à Hawaï où je suis devenu fermier et me suis mis à travailler la terre. Cette expérience de retour à la terre a été particulièrement intense, je me dépensais physiquement de l’aube au crépuscule, sortant ainsi de ma tête. Toutes sortes de schémas psychologiques négatifs se mirent à s’effondrer à mesure que j’abattais ce travail. Le simple fait d’être dans la nature vous guérit. J’ai commencé à m’intéresser à différentes traditions spirituelles et à fréquenter des groupes religieux. Je suis entré en contact avec ma vie intérieure et avec ce que l’on appelle Dieu, l’esprit ou le mystère, et petit à petit, cela m’a ramené à la vie. Enfin, j’ai lu un tas de bons bouquins consacrés à l’histoire et à l’histoire de notre époque dans le contexte mondial.
Je me suis fait une idée claire de ce que nous, la jeune génération, sommes aujourd’hui, nous qui sommes issus de cette époque de crise mondiale. A ce stade, j’ai soudain croisé des penseurs et des visionnaires aux yeux desquels ce moment précis de l’histoire n’était pas seulement une crise, mais également une naissance ; un processus d’éveil ; un processus de transformation ; un processus nous obligeant à dépasser un stade afin de grandir et de connaître un nouveau niveau de maturité et de conscience.
Un jour, une vision fulgurante m’a traversé l’esprit : j’ai vu se créer des mouvements sociaux animés par des jeunes et ces mouvements contribuaient à guérir et transformer nos communautés et nos sociétés. J’ai vu l’humanité traverser la tempête et se frayer un chemin vers un nouveau monde. Transporté par cette vision, j’ai décidé de réintégrer le monde, et je suis revenu à Washington DC où j’avais grandi pour joindre mes efforts à ceux d’autres jeunes militants désireux de changer la société. C’est ainsi qu’est née l’organisation Génération Eveil.

PI. Pourriez-vous nous parler des programmes conçus par Génération Eveil et de certaines des mesures prises dans le cadre de ces programmes ?
JG. Le premier de nos programmes est celui que nous appelons notre programme phare. Il s’intitule Expérience Génération Eveil. En abrégé, l’Eveil. L’Eveil est un atelier multimédia de trois heures enchaînant vidéos courtes, jeux en petit groupe, prise de notes individuelle et temps de réflexion. A l’occasion de cet atelier les jeunes participants sont amenés à se poser une série de questions : Qui sommes-nous en tant que génération ? Où en sommes-nous ? Quel est l’état du monde dont nous, la jeune génération, héritons ? Qu’est-ce qui doit changer ? Nous examinons les causes profondes des défis qu’il nous faut relever et réfléchissons à la façon dont nous pouvons les modifier afin de changer tout le système. Enfin, nous mettons à plat ce que nous faisons actuellement, nous nous demandons comment agir, quel est notre rôle à titre individuel. Et comment nous pouvons agir en tant que génération et en tant que groupes de jeunes.
L’Eveil est un déclencheur. Il invite les jeunes à s’impliquer, à agir et à rejoindre un mouvement plus vaste. Les initiatives qui naissent de cet atelier commencent souvent petit. Certains participants vont être sensibilisés à l’environnement pour avoir regardé une vidéo sur l’état de notre environnement. De retour chez eux, ils vont se mettre à recycler, acheter et consommer des denrées alimentaires plus saines, acheter local, devenir des consommateurs plus conscients ou vivre une vie plus riche de sens.
Certains iront sur notre site web où ils découvriront les campagnes que nous soutenons. Certains jeunes mettent sur pied projets et organisations propres. Ils lancent un jardin communal local ou bien des projets éducatifs locaux pour les enfants et les jeunes d’une communauté. Certains ont initié l’installation de panneaux solaires dans une localité et aidé les habitants à réduire leur consommation d’énergie chez eux ou dans la commune. Une part essentielle de notre travail consiste à construire et souder une communauté en dépit des lignes de fracture existantes. Nous avons beau être une génération issue de la diversité, nous vivons encore dans une société divisée. Nous travaillons énormément à développer la conscience communautaire : de là s’instaurent des collaborations qui débouchent sur des solutions au niveau de la communauté.
Au lycée et dans les collèges nous soutenons les jeunes et créons des groupes locaux qui sont des Plates-formes de développement. Un, deux voire trois responsables lycéens ou étudiants lancent une Plate-forme, ensuite ces groupes locaux se dotent d’une petite équipe de coordination et l’équipe dirigeante aide ce groupe à fonctionner et à prendre des mesures concrètes.
Nous nous investissons également dans de grandes campagnes. A titre d’exemple, 350 org organise une journée d’action mondiale et invite tout le monde ce jour-là à se manifester et à plancher sur les énergies propres. Nous les soutenons. Un noyau très actif et déterminé travaille à réformer le système financier des États-Unis afin d’en affranchir notre démocratie pour qu’elle puisse travailler de manière véritablement efficace. Nous soutenons et aidons notre réseau à s’impliquer dans cette question. Nous tâchons d’élever le niveau de conscience, écrivons à nos dirigeants politiques, leur envoyons des pétitions, leur adressons des appels téléphoniques, utilisons Facebook et les médias sociaux pour diffuser les messages le plus largement possible.

Leadership partagé

PI. En quoi l’initiative de groupe plutôt que l’initiative individuelle responsabilise-t-elle davantage les jeunes et permet-elle que des actions en apparence vouées à l’échec au niveau individuel deviennent réalisables quand elles sont conduites par des gens qui sont sur la même longueur d’ondes ?
JG. C’est l’un des aspects les plus enthousiasmants de cette jeune génération, la génération dite du millénaire. Nous travaillons énormément en collaboration et cela grâce aux nouvelles technologies de mise en commun des ressources. La culture jeune utilise massivement cette technologie qui prône le partage et encourage l’esprit de collaboration. Aucun d’entre nous n’a la solution parfaite ou la vision globale des moyens nécessaires à l’aboutissement d’un projet. Mais il arrive que certains se révèlent soudain avoir les compétences, l’idée, les relations, un contact, et que d’autres disposent d’autres ressources. Ils mettent alors tout en commun et ils accouchent subitement d’un projet fantastique. L’esprit d’entente engendré par la poursuite d’un objectif commun est le moteur qui nous fait aller de l’avant. Lorsque nous sommes personnellement impliqués dans des projets de cette nature, cela nous remplit d’espoir et de détermination. C’est ce qui se passe de plus en plus un peu partout dans le monde et nous nous efforçons de faire partager ces expériences autour de nous. C’est de cette façon que les jeunes et les groupes de jeunes du monde entier unissent leurs efforts, transformant écoles et communautés, et imaginant des solutions aux défis les plus urgents.

PI. Les problèmes dans lesquels les jeunes sont impliqués ont-ils un dénominateur commun ou sont-ils sous-tendus par une vision fondamentale de la vie dont la société et nos institutions ne se préoccupent pas aujourd’hui ?
JG. La vision du monde de la société moderne est fondamentalement basée sur la séparativité. Cela engendre l’individualisme et le réductionnisme matérialiste scientifique qui ramène la vie à sa nature matérielle et ne prend pas en compte sa véritable valeur ni sa nature profonde. Cette façon de considérer le monde engendre le règne du chacun pour soi. Nous ne sommes connectés ni à l’environnement, ni à nos communautés, pas même à nous-mêmes, à nos âmes et à notre vie intérieure. Nous ne sommes pas connectés non plus à Dieu ou à ce mystère qui nous dépasse. Nous pouvons observer les répercussions de tout cela dans l’ensemble de la société ‑ socialement et politiquement.
Il faut absolument transformer cette vision du monde et revenir à une façon d’être dans laquelle nous reconnaissons la connexion intérieure qui unit toutes les formes de vie et tous les êtres humains ; notre connexion avec le monde naturel ; notre connexion avec notre nature humaine profonde ; notre connexion avec cette merveille d’ordre supérieur que constitue le mystère de la vie. Si nous rétablissons cette façon d’être dans notre culture et nos sociétés, cela restaurera notre unité intérieure. Cela restaurera notre unité en tant que peuple et nous permettra de vivre sur une planète une. C’est vraiment là le cœur de l’éveil auquel nous visons. Nombreux sont les groupes qui s’éveillent, agissent et travaillent dans l’optique de cette vision. Ce qui est important pour nous, c’est que ce changement ait lieu sur les plans intérieur et extérieur à la fois ; il faut qu’il soit systémique, qu’il concerne les individus, les groupes et la totalité de nos institutions. C’est là une grande partie de ce que nous cherchons à accomplir.

PI. Pourriez-vous nous parler de Global Youth Action Network et de ses rapports avec Génération Eveil ?
JG. Génération Eveil s’inscrit au sein d’un mouvement étudiant plus vaste qui comprend un grand nombre d’organisations et de réseaux de jeunes. Global Youth Action Network est l’un des plus grands réseaux de jeunes et d’organisations de jeunes qui s’unissent dans le monde entier. Les jeunes y travaillent sur les problèmes du sida et des droits d’accès à l’eau. Ils travaillent pour que les voix des jeunes soient mieux entendues et davantage prises en compte dans les travaux des Nations unies. Global Youth Action Network a pour objectif de faciliter le partage des ressources et des informations dans les campagnes, de rassembler toutes les énergies et de les concentrer de sorte que, ensemble, nous soyons beaucoup plus efficaces qu’en tant qu’individus ou organismes séparés. Génération Eveil fait partie de Global Youth Action Network. Nous nous réjouissons de ce qui y est fait. Sur notre site web, il y a de nombreuses autres organisations de jeunes qui font un travail formidable.

Vision de l’avenir

PI. A votre avis, à quoi la civilisation de l’avenir qui commence à apparaître aujourd’hui ressemblera-t-elle, étant donné les valeurs de la jeune génération et les sacrifices qu’elle est prête à consentir ?
JG. Je n’aurai pas la prétention de dire que l’un quelconque d’entre nous sait exactement à quel moment nous déclarerons : « Voilà, le nouveau monde est arrivé. » Nous sommes dans un processus, dans un récit en cours, mais je suis persuadé que le nouveau monde émerge. Il faut considérer tous les secteurs de la société. Nous allons voir apparaître des communautés qui seront beaucoup plus locales et beaucoup plus solides, des communautés ancrées localement qui vivront des produits et des ressources de leur environnement immédiat et qui ne viendront pas de l’autre bout du monde.
Nous serons beaucoup plus écologiques et durables dans nos manières de construire et de consommer. Nos technologies, nos bâtiments et nos villes seront « verts » et durables. Le monde de la création croule littéralement sous les innovations. Nos moyens de transport et notre production d’énergie seront propres et bénéfiques à notre planète et à nos communautés. Nos systèmes éducatifs trouveront l’équilibre entre savoir et créativité. Les médias seront beaucoup plus répartis. Nous vivons à une époque où les médias sont de plus en plus aplatis et où il existe de très nombreux canaux permettant la diffusion et le partage d’informations. Nous verrons des canaux de communication de plus en plus nombreux et sans cesse plus importants relier les gens, tout en assistant à une prolifération de blogs, de télévisions en ligne et de stations de radio. Tout le monde deviendra producteur et consommateur de médias.
Sur le plan politique, nous nous dirigeons vers une nouvelle ère pour la démocratie. Nous allons assister à un développement considérable de la démocratie numérique et de la culture participative qui nous permettront, au niveau local, de nous impliquer dans les prises de décision collectives. Même aux niveaux national et mondial, on trouvera les moyens de permettre à des millions de personnes de faire entendre leur voix sur les grands problèmes du moment. C’est une ère de démocratie participative qui s’annonce.
Dans les communautés et les sociétés diverses et multiculturelles qui vont voir le jour, nos différences ne seront plus simplement acceptées mais célébrées ; les clivages et condamnations raciales n’auront plus leur place. La paix s’établira entre les nations. Nous allons vers une époque où nous reconnaîtrons tous que nous faisons partie intégrante à la fois d’une même planète et d’une même espèce. En conséquence, nous nous unirons et nous coopérerons dans l’harmonie et la collaboration. Cela implique un certain degré de gouvernance globale, et pas seulement au sommet : il y aura une gouvernance aux niveaux locaux et régionaux, jusqu’au niveau mondial.
Du point de vue spirituel et religieux, cela signifie que nos vies individuelles seront connectées avec notre soi supérieur, avec Dieu et le grand mystère. Nous honorerons et respecterons tous nos différentes versions de la nature de la réalité, mais, fondamentalement, nous reconnaîtrons tous la Règle d’Or ‑ à savoir que la vie est belle, précieuse, que nous devons aimer notre prochain et être bons les uns avec les autres. Cette ère est en train d’arriver.

Tout le monde sur le pont

PI. Avez-vous d’autres choses à ajouter ?
JG. Notre mission est de stimuler et de donner le pouvoir à la jeune génération ; mais, en dernière analyse, nous reconnaissons que changer le monde ne peut pas être l’œuvre d’une seule génération. Cela doit venir de la coopération de toutes les générations. Nous avons besoin de jeunes, d’adultes et de seniors qui travaillent en étroite collaboration. Nous, les jeunes gens d’aujourd’hui, avons un rôle spécial à jouer parce que nous détenons les outils, les connaissances et les techniques indispensables pour permettre à ce nouveau monde de voir le jour. Mais nous avons besoin de tous. Quand ils entendent cela, les gens plus âgés disent parfois : « Quel est mon rôle dans tout ça ? Faut-il que je reste assis à regarder la jeune génération changer le monde ? » Ce n’est pas de cela que nous avons besoin. Ce n’est pas ce qui va se passer. Nous avons besoin de tout le monde sur le pont.


Partout sur la planète, une génération unique et puissante arrive à maturité. On nous a donné plusieurs noms : GenY, Génération Nous, Génération Numérique, Génération du Millénaire, mais, en dernière analyse, nous défions les étiquettes. Nés entre 1978 et 2000 environ, nous sommes la génération la plus nombreuse, la plus instruite, la plus diverse culturellement, la plus consciente mondialement, la plus informée technologiquement, et la plus engagée socialement que le monde ait jamais connue.

Alors que nous nous éveillons au monde que nous avons reçu en héritage, nous avons conscience d’être nés au moment le plus critique de l’histoire. Une convergence de crises ‑ pauvreté, inégalité, instabilité économique, matérialisme, dérèglement climatique, effondrement écologique ‑ menace la civilisation humaine dans son ensemble. Confrontés à ces défis, de plus en plus de jeunes de notre génération sombrent dans l’apathie et le désespoir, vivant des vies dépourvues de sens, d’objectif ou de direction.

Dans le même temps, la prise de conscience de la nécessité du changement social déferle sur notre génération. Les jeunes ont toujours été en première ligne lors des grands changements sociaux et cela n’a jamais été plus vrai qu’aujourd’hui. Depuis nos écoles et nos communautés jusqu’aux allées du pouvoir, nous formons un « Mouvement des mouvements » s’intéressant à tous les problèmes, à toutes les approches, à tous les secteurs de la société qui contribuent à la reconstruction de notre monde.

La mission de notre génération est claire : pour créer un monde prospère, juste, et durable pour tous, nous devons lancer des actions systémiques hardies qui transforment notre société. Génération Eveil est une réponse à cet appel, un mouvement créé par notre génération pour rassembler tout ce qui est nécessaire pour donner de l’ampleur au changement. Le moment est venu. Construisons ensemble notre monde !


Pour en savoir plus : www.generationwakingup.org. YouTube : generationwakingup





Compilation

Home Le libre arbitre

Nous ne comprenons vraiment pas ce qu’est le libre arbitre, nous en avons une compréhension plutôt superficielle. C’est une qualité d’une profondeur dont nous n’avons pas idée. Nous ne comprenons paspourquoi les Maîtres ne peuvent pas violer notre libre arbitre. Le libre arbitre est l’élément de notre nature qui rend l’évolution possible. Sans libre arbitre, nous n’évoluerions pas. Puisqu’ils sont chargés du Plan d’évolution, les Maîtres sont impliqués dans l’évolution, dont l’évolution humaine fait partie. S’ils portaient atteinte à notre libre arbitre, qui est fondamental pour que nous puissions évoluer, ils mettraient du même coup un terme à leurs propres actions et à toute évolution de l’humanité ‑ cela ne se produira donc jamais. Nous devons prendre conscience de toute l’importance de ce libre arbitre et ne pas le considérer comme quelque chose auquel nous nous accrochons, même lorsque nous savons que nous agissons de façon incorrecte. [L’Instructeur mondial pour l’humanité (B. Creme)]

On se figure parfois qu’en tant que « gouvernement intérieur » de la planète, la Hiérarchie en contrôle tous les événements, petits ou grands. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité : comment pourrait-il jamais en être ainsi sans porter atteinte au libre arbitre des hommes ? La Hiérarchie a pour mission d’exécuter le Plan divin à travers « le centre que nous appelons la race des hommes ». Ceci doit être fait dans le respect continuel du libre arbitre humain, qui est d’essence divine. [Le Plan se réalise (Maître ‑)]

La mise en place progressive des institutions et des structures du nouvel âge prendra du temps et requerra la participation totale de toutes les catégories de la société humaine, pour arriver à l’acceptation et au maintien des nouvelles idées. La rapidité du changement sera fonction de la capacité de notre société à répondre aux exigences de partage et de redistribution au niveau mondial […] Le libre arbitre de l’homme est sacré aux yeux de la Hiérarchie ‑  même si ce n’est pas le cas pour l’humanité ; c’est pourquoi les Maîtres s’en tiendront au rôle de conseillers éclairés. Rien ne sera imposé par la force. C’est finalement une réorientation de la pensée qui donnera naissance au désir général de servir le bien commun. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Lorsque vous me verrez, vous saurez pourquoi je suis venu, car je ferai appel à vous en ces termes : « Sauvez mes chers petits. Nourrissez vos frères. Souvenez-vous que les hommes sont uns, enfants du Père unique. Distribuez en toute confiance les biens de la Terre à tous ceux qui sont dans le besoin. Faites ceci maintenant et sauvez le monde. » Ainsi parlerai-je. Tel sera mon appel. Et, lorsque l’humanité aura accepté cette Loi, je me révélerai. Nombreux, maintenant, sont ceux qui savent que ceci est vrai, qui ont envie de partager, qui aspirent à la fraternité, mais n’agissent pas. Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. Aujourd’hui, cette volonté est aussi la Volonté de Dieu. C’est pourquoi le résultat en est assuré. [Message n° 31 (Maitreya)]

La moitié de la population mondiale vit actuellement dans la pauvreté ; un énorme fossé existe entre les riches et les pauvres. Les tensions ainsi engendrées constituent un grand danger pour l’humanité. Le Christ indiquera la voie, réduisant peu à peu inégalités et tensions, et assurant ainsi une transition relativement tranquille vers le nouvel âge. Tout a été soigneusement planifié. Rien n’a été laissé au hasard. Mais c’est l’humanité elle-même qui décidera du rythme des changements à effectuer, car le libre arbitre des hommes doit toujours être respecté. [Le retour du Christ (Maître ‑)]

Si l’homme le veut, la transformation des structures existantes peut se faire rapidement et avec un minimum de tensions. Une acceptation sans réserve de la nécessité du changement permettrait qu’il en soit ainsi. Cependant, tous les hommes ne voient pas les choses sous le même angle, et les changements qui s’imposent sembleront à certains des mesures rétrogrades auxquelles ils doivent s’opposer avec fermeté. Qui, alors, décidera ? C’est l’homme qui doit déterminer la rapidité et la portée des changements. Ainsi son libre arbitre sera-t-il respecté. Peu à peu, les hommes comprendront qu’une transformation radicale est inévitable et plus vite ils l’entreprendront, plus vite ils en recueilleront les fruits. [La pression monte (Maître ‑)]

Ce sont les initiés et les disciples qui mettent le Plan en œuvre, c’est à travers eux que le Christ et les Maîtres travaillent et travailleront. Ce sont eux qui bâtissent le monde nouveau, pas seulement le Christ et les Maîtres. Ceux-ci peuvent indiquer la voie, mais les véritables structures du nouvel âge, politiques, économiques, financières, sociales, etc., seront toutes construites par les initiés et les disciples formés par la Hiérarchie, hommes et femmes partout dans le monde. Ils ne transgressent pas le libre arbitre humain, parce qu’ils font partie de l’humanité. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Aujourd’hui, ceux qui gouvernent les nations sont aux prises avec des événements qu’ils ne peuvent contrôler. Des forces dont ils ignorent tout les amènent à réagir à l’improviste, sur un mode souvent hystérique. Conduits par leurs propres dogmes, ils n’échappent au chaos que pour s’y engouffrer de plus belle. Pendant ce temps, nous nous armons de patience. Nous connaissons l’issue du dilemme actuel de l’homme et lui portons assistance, dans toute la mesure où la loi karmique le permet. Nous savons que l’homme, de son propre libre arbitre, doit choisir le sentier de sa gloire à venir, celui de la fraternité et de l’amour, de la justice et du partage. L’homme doit agir et mettre à l’épreuve sa divinité dans le creuset de l’expérience. [La faim n’existera plus (Maître ‑)]

Le choix est entre les mains de l’homme. S’il choisit le chemin que je lui indiquerai, en vérité, cette divinité rayonnera. Sinon, mes frères et sœurs, l’avenir de l’homme sera funeste. Mais, mes amis, je connais d’avance votre réponse et votre choix. Grâce à votre amour, l’amour que vous portez en vos cœurs pour vos frères, n’ayez aucune crainte, vous qui m’êtes chers, car vous ferez le bon choix. Cet amour irradiera le monde, vous pouvez en être certains. Ma présence garantit qu’il en sera ainsi. [Message n° 78 (Maitreya)]

Si Maitreya apparaît actuellement, en avance sur la date prévue, en tant qu’Agent d’intervention divine, c’est pour atténuer l’effet de séismes dont la fréquence et l’intensité ne cessent d’augmenter dans le monde depuis 150 ans. S’il devait se manifester devant le monde sans y être invité, il enfreindrait, dans une certaine mesure, le libre arbitre des hommes. Il répugne à agir ainsi, et ne le fera qu’en dernier ressort, car cela limiterait en partie sa capacité d’action en tant qu’Agent d’intervention divine. Il en résulterait plus de souffrance sur la Terre du fait de l’activité sismique. L’énergie qu’il peut utiliser à notre profit est directement proportionnelle à l’appel invocatoire que nous lui lançons. Ainsi, plus les hommes utiliseront d’énergie pour l’invoquer, plus il pourra en utiliser en notre faveur. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Le mauvais usage de ce libre arbitre est à l’origine de toutes les guerres, des souffrances et des conditions de vie effroyables de millions de gens. Le bon usage du libre arbitre permet à chacun de devenir une personne au caractère bien défini, individualisée, unique, ce qui est nécessaire au processus de l’évolution. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Il faut que ce soit vous qui reconnaissiez le Christ pour ce qu’il est. Pas parce que le président Carter, le pape ou une autre célébrité a dit qu’il était dans le monde, mais parce que vous avez en vous les qualités nécessaires. Il dira que nous devons partager, coopérer, que l’humanité doit être libre, que la justice doit régner dans le monde ; que nous devons nourrir les millions d’affamés. Voilà ce que le Christ dira. Et vous devez penser : « C’est l’homme que j’attendais », que vous reconnaissiez en lui le Christ ou non. Parce que la conscience christique agit en vous. Il faut que vous vouliez ce qu’il préconise. La réponse doit venir de l’humanité, du libre arbitre de l’homme. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Je suis votre ami et votre frère, non pas un Dieu. Il est vrai que mon Père m’a, une fois de plus, envoyé vers vous ; mais je viens à vous, qui êtes mes frères, pour vous guider et vous conduire, si vous le désirez, vers un avenir béni. J’ai pour tâche de vous montrer que, pour les hommes, les chemins divergent. Les signaux sont déjà en place et, de votre décision, dépend l’avenir de cette Terre. Nous sommes ici, vous et moi, pour faire en sorte que l’homme choisisse le bon sentier, la seule voie qui puisse le conduire à Dieu. [Message n° 19 (Maitreya)]

Nombreux sont ceux qui attendent l’Instructeur mondial avec une foi grandissante, persuadés qu’il saura résoudre les problèmes que les hommes trouvent irréductibles. Ils pressentent qu’ils pourront s’en remettre à son expérience et à la sagesse de son jugement. Nul ne pourrait nier qu’il en soit ainsi. Maitreya est en vérité un sage conseiller, et c’est avec confiance qu’on peut prêter l’oreille à ses avis. La Loi, toutefois, impose des limites à son intervention dans les affaires humaines. Il faut savoir qu’elle interdit l’usage de la force ‑ le libre arbitre humain doit être respecté. C’est donc l’homme, et lui seul, qui doit prendre la décision du changement ; comme l’a dit Maitreya : « Je suis seulement l’architecte du Plan. Vous, mes amis et frères, vous êtes les bâtisseurs volontaires du temple radieux de la vérité. » [Surmonter la peur du changement (Maître ‑)]

Pour la première fois depuis le début de l’époque atlante, le libre arbitre de l’humanité et la Volonté de Dieu, telle qu’elle est connue à Shamballa, sont en train de s’aligner. Les trois grands centres, Shamballa, la Hiérarchie et l’Humanité, se trouvent mieux alignés qu’ils ne l’ont jamais été, parce que pour la première fois depuis d’innombrables millénaires, la libre volonté de l’homme rejoint la volonté de Dieu. Lorsque la volonté de l’homme diffère de celle de Dieu, l’homme connaît les difficultés, les problèmes et la souffrance. Mais lorsque le libre arbitre de l’homme est mis en alignement avec la Volonté divine par un choix délibéré, tout est bien. Nous avons toujours eu la possibilité d’avoir une existence divine, un monde merveilleux, sans souffrir, simplement en cessant d’aligner notre volonté avec nos préférences personnelles, notre propre nature de désirs, et en l’amenant en alignement avec le dessein de notre âme, qui est le dessein divin. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Lorsque vous me verrez, mes amis, sachez alors qu’il vous appartient de saisir la main tendue de votre Ami, qu’il vous appartient d’absorber l’amour de votre Frère, qu’il vous appartient d’écouter son enseignement. Sachez cela, mes amis, et prenez la responsabilité de transmettre à vos frères cette vérité. Mon plan prévoit que le monde se transforme par l’action de l’homme. La Loi interdit qu’il en soit autrement. C’est pourquoi, je dépends de vous pour exécuter mon plan et, ainsi, préparer le monde nouveau. [Message n° 85 (Maitreya)]






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