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Accueil > Revue Partage > année 2012

Extraits de la revue
Partage international

Mai 2012 - N° 285

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Le paradoxe de l’ère nucléaire par Ronald McCoy


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Compilation




L'article du Maître

Home Changer l’eau en vin

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 15 avril 2012

Une fois de plus, les Européens sont en quête d’une unité qui leur glisse sans cesse entre les doigts. Le problème actuel est avant tout économique : face à l’acuité de la crise, le Marché commun est en train de perdre sa précaire unité, et menace d’éclater.

Les Etats-Unis, plutôt frileux en cette année électorale, ne cherchent qu’à améliorer leurs échanges commerciaux et à réduire leurs interventions extérieures, ce qui encourage Israël à se substituer à eux pour mettre la pression sur l’Iran. De son côté, la Chine poursuit son expansion et s’enrichit toujours plus tandis que sa voisine, la Russie, singe l’Amérique des années trente. Ainsi, malgré le naufrage qui les attend, les tenants de l’ordre établi refusent-ils obstinément de changer de cap dans le tourbillon des énergies nouvelles et plus justes du Verseau. Qu’on en soit conscient ou non, l’ère de la Synthèse frappe à la porte et marque chaque jour plus profondément le monde de son empreinte.

Il semblerait que seuls les jeunes ‑  par l’âge ou par le cœur ‑ mesurent la portée de ce changement. Eux seuls savent qu’un monde dénué de justice et d’amour est voué à la souffrance. Ainsi les jeunes d’aujourd’hui perçoivent-ils une nouvelle mélodie dans le chant de la Terre, et ils cherchent à la faire entendre par toutes les voies qui s’offrent à eux. A travers le monde, nombreux sont ceux qui commencent à répondre à ce thème nouveau, et recherchent des moyens valables pour mettre en œuvre le changement auquel ils aspirent.

Beaucoup commencent à comprendre les valeurs essentielles de la vie, et témoignent avec courage de leur vérité : ils voient dans le partage, la justice et l’amour les ingrédients de base d’une civilisation fondée sur la conviction que tous les hommes sont des dieux. Ainsi le monde se prépare-t-il lentement à une conception totalement nouvelle du sens de la vie.

Inlassablement, Maitreya et son groupe enseignent la voie immémoriale qui conduit au bonheur et à la divinité, car bonheur et divinité ne font qu’un. Quand l’humanité aura vraiment compris cette loi simple, elle renoncera avec joie aux modèles du passé : la division contre nature qui nourrit la cupidité de tant d’hommes, l’indifférence des riches envers les pauvres, la soif de pouvoir et d’affrontement.

Elle laissera derrière elle ces scories du passé qui ont si longtemps accaparé son attention. Avec ferveur les hommes prêteront l’oreille aux conseils des Maîtres, et changeront eux-mêmes l’eau en vin.





Home Contraindre le marché à la vérité

par Lester R. Brown

Détourner l’économie mondialisée du déclin et de l’effondrement inévitable dépend de la réussite de quatre objectifs : stabiliser le climat, stabiliser la population, éradiquer la misère, et restaurer les supports naturels de l’économie. Ces objectifs constituent ce que le Earth Policy Institute (Institut des politiques basées sur le respect de l’environnement) appelle le « Plan B » pour sauver la civilisation. Ils sont interdépendants, car chacun d’eux est essentiel si l’on veut nourrir la population mondiale. La restructuration de l’économie passe impérativement par l’évaluation exhaustive des coûts : afin que le monde s’engage sur la voie du développement durable, les économistes ne doivent pas omettre de calculer les coûts indirects, ni d’obtenir que les responsables politiques les répercutent sur les prix de vente en restructurant les impôts indirects. Il faudra également collaborer avec d’autres disciplines telles que l’écologie, la météorologie, l’agronomie, l’hydrologie et la démographie. L’évaluation exhaustive des coûts créera un marché honnête, donc une économie capable de soutenir la civilisation et le progrès.

En ce qui concerne spécifiquement l’énergie, l’évaluation exhaustive des coûts impliquera l’instauration d’une taxe carbone qui reflétera le prix de revient réel de l’utilisation des combustibles fossiles, et qui sera compensée par une réduction de l’impôt sur le revenu. Quelque 2 500 économistes, dont neuf Prix Nobel d’économie, sont partisans de cette nouvelle répartition des impôts.

Grégory Mankiw, professeur d’économie à Harvard et ancien président du Conseil économique de George W. Bush, écrit dans le magazine Fortune : « La réduction des impôts sur le revenu et l’augmentation des taxes sur le pétrole conduiraient à une croissance économique plus rapide, à moins d’embouteillages, à des routes plus sûres, et réduirait les risques de réchauffement climatique ‑ sans jamais réduire les ressources fiscales. C’est peut-être ce que l’économie a de mieux à offrir. »

L’essence offre un exemple évident de l’incapacité du marché à refléter les coûts réels. Jusqu’à présent, l’analyse la plus détaillée des coûts indirects de l’essence a été effectuée par le Centre international de l’évaluation technologique : le total des nombreux coûts imposés à la société ‑ y compris le changement climatique, les allégements fiscaux et les subventions dont bénéficie l’industrie pétrolière, la protection militaire des outils de production et de distribution, les marées noires, et le traitement des maladies respiratoires liées aux gaz d’échappement des voitures ‑s’élève à plus de trois dollars par litre (ajoutés au prix payé à la pompe). Tel est le prix réel. Quelqu’un devra le payer un jour ‑ nous ou nos enfants.

Si nous pouvons obtenir que les prix à la vente reflètent le coût de la combustion fossile, de la déforestation, du pompage excessif des nappes aquifères, et de la pêche intensive, nous pourrons commencer à créer une économie rationnelle, et les forces du marché restructureront rapidement l’économie mondiale. Tenir compte des prix de revient réels réduira rapidement l’utilisation du pétrole et du charbon. Tout à coup, l’énergie produite par le vent, le soleil et la géothermie deviendra bien moins chère que celle des combustibles fossiles, qui détraquent le climat.

Tant que nous ne tenons pas compte des coûts réels, nous risquons la faillite. Il y a une dizaine d’années, Enron, une compagnie à la prospérité phénoménale, faisait fréquemment la une des revues économiques ; elle fit même quelque temps partie des sept entreprises américaines les plus riches. Mais lorsqu’à la demande de certains investisseurs, les comptes d’Enron furent examinés par des experts extérieurs, il apparut qu’Enron était en faillite, sans valeur. Soudain ses actions, qui se négociaient à plus de 90 dollars l’unité, ne valaient plus que quelques centimes.

Enron avait élaboré d’ingénieuses techniques pour ne pas comptabiliser les prix de revient. Nous faisons exactement la même chose, mais à l’échelle mondiale. Si nous persévérons sur cette voie, nous ferons faillite à notre tour.

Notre économie de marché a un autre défaut : elle ne reconnaît ni ne respecte les limites de productivité des écosystèmes. Prenons, par exemple, l’exploitation excessive des nappes aquifères. Dès qu’une réserve d’eau diminue, la première mesure à prendre devrait être d’interdire le forage de nouveaux puits. Si la diminution se poursuit, le prix de l’eau devrait être augmenté suffisamment pour que son utilisation diminue jusqu’à la stabilisation de la réserve. Sinon, on creusera des puits toujours plus profonds, jusqu’à l’assèchement total de la réserve. Alors les récoltes ‑ ainsi que la production de toutes les denrées alimentaires nécessitant de l’eau ‑ diminueront, et leur prix augmentera.

Prenons maintenant la déforestation : des mesures incitatives telles qu’une taxe pour chaque arbre abattu conduiraient automatiquement à un abattage sélectif épargnant les arbres trop jeunes et protégeant ainsi les forêts.

Non seulement nous faussons la réalité en excluant du prix des combustibles fossiles les coûts qu’ils induisent, mais nos gouvernements la faussent encore davantage en subventionnant leur utilisation à hauteur d’environ 500 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale, contre moins de 70 milliards pour les énergies renouvelables ! Chaque jour, les gouvernements dépensent presque 1,4 milliard de dollars pour déstabiliser encore davantage le climat de la planète.

Au contraire, transférer les subventions vers les sources d’énergie non nocives, comme l’éolien, l’énergie solaire et géothermique, aiderait à la stabilisation du climat. De même, les transférer de la construction des routes à celle de relations ferroviaires rapides augmenterait la mobilité et réduirait le coût des déplacements, ainsi que les émissions de CO2.

Que nous soyons banquiers ou que nous travaillions au service d’entreprises ou de l’État, nous sommes tous des décideurs, et agissons en fonction des prix à la consommation. Mais si les prix nous donnent de fausses informations, nous prenons de mauvaises décisions et c’est exactement ce qui se produit actuellement.

Comme le fait remarquer Oystein Dahle, ancien vice-président d’Exxon pour le secteur de la Norvège et de la Mer du Nord : « Le socialisme s’est effondré parce qu’il n’a pas autorisé le marché à dire la vérité sur l’économie. Mais le capitalisme peut s’effondrer parce qu’il ne permet pas au marché de dire la vérité écologique. »


[D’après le livre de Lester R. Brown World on the Edge (Un Monde au bord du précipice), disponible en version intégrale sur www.earthpolicy.org/books/wote.]

 





Home Trentième anniversaire

1982 a été une année capitale pour l’émergence de Maitreya, le Christ et Instructeur mondial. En 1975, Benjamin Creme lançait ses conférences hebdomadaires à Londres et, à la fin des années 1970, il était régulièrement invité à donner des conférences ailleurs en Europe. En janvier 1980, B. Creme était invité pour la première fois aux États-Unis et en janvier 1982 il avait déjà donné plus de 90 conférences dans 28 États et accordé plus de 70 interviews aux radios et télévisions américaines.

Le 3 février 1982, B. Creme participait à la célèbre émission de Mery Griffin aux côtés de l’auteur Gore Vidal, programme suivi par des dizaines de millions de téléspectateurs, aux États-Unis. Tara Center, siège américain situé à Los Angeles, recevait alors quelque 200 demandes de renseignements par jour. Janvier 1982 vit le lancement de la revue Share International, fruit d’une réelle collaboration internationale entre bénévoles en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis. En mars 1982, pour faire suite à l’attention médiatique américaine, les groupes Emergence s’engagèrent dans une campagne de publicité mondiale pour alerter la presse et le public de la présence de Maitreya. En quelques semaines, 250 000 dollars étaient récoltés, principalement grâce à de petits dons. Et les 24 et 25 avril 1982, des millions de lecteurs de 18 grands quotidiens du monde ont vu cette publicité en pleine page : « Le monde en a assez de la faim, de l’injustice et de la guerre. En réponse à notre appel à l’aide, le Christ, en tant qu’Instructeur mondial pour toute l’humanité, est maintenant parmi nous. » Cette publicité a suscité un vaste intérêt, qui s’est maintenu durant de nombreuses années. Encore aujourd’hui, les gens se rappellent le regain d’espoir que ces publicités leur ont donné.

Il fallait encore que les médias invitent Maitreya à s’exprimer, ce qui lui aurait permis de se déclarer ouvertement, et on espérait que les publicités et cette couverture médiatique précipite cet évènement. Cependant, le Maître de Benjamin Creme lui révéla que la Hiérarchie avait « un plan d’urgence ». A sa demande : « Quel est ce plan ? » son Maître lui répondit : « C’est toi ! Dis au monde ce que tu sais. »

Le 14 mai 1982, une conférence de presse fut donc organisée à l’Hôtel Ambassador de Los Angeles. Y assistèrent plus de 90 journalistes d’ABC, CNN, CBS, NBC, BBC, The Times, The New-York Times, Newsweek et Time magazine, et autres médias majeurs. L’évènement fut relayé par satellite au programme national de la BBC britannique. Benjamin Creme annonça pour la première fois que Maitreya vivait parmi la communauté asiatique de Londres (G.-B).

Les journalistes étaient ouverts à l’information et ont même applaudi sur le besoin de partage et de justice. B. Creme demanda qu’un petit groupe de journalistes reconnu se rende à Londres pour « simplement se mettre à la recherche de Maitreya ». Maitreya se laisserait alors découvrir. B. Creme rappelle : « Quand les médias américains ont demandé à la BBC ce qu’elle avait l’intention de faire, elle répondit : « Rien. » Les Américains répondirent : « Mais pourquoi ? C’est une histoire fantastique. La BBC répondit : « Nous le savons mais nous attendons des preuves plus tangibles. » Aucun journaliste ne fut désigné pour lancer la recherche et Maitreya n’a pas pu se montrer.

Même si les Maîtres considéraient cela seulement comme une tentative, on espéraitque Maitreya se révèlerait après la conférence de presse. Comme nous le savons, le plan n’a pas suivi ce calendrier. A défaut d’y être invité, Maitreya ne pouvait pas se manifester en public, sinon il aurait enfreint notre libre arbitre. Il s’est donc engagé dans un lent processus d’émergence, qui est maintenant près d’aboutir.

Mais la Hiérarchie voit les évènements de 1982 comme un immense succès en ce qui concerne le travail d’Émergence : des millions de personnes ont été avertis pour la première fois de l’existence de Maitreya et de son message. Les efforts, l’énergie dépensée au cours de cette extraordinaire année d’intense activité de service a eu de profonds résultats karmiques.

Durant les trente dernières années, des milliers de personnes ont trouvé leur vocation dans la préparation du chemin pour Maitreya. Des changements énormes ont pris place en réponse à son énergie et des millions de personnes ont trouvé l’inspiration pour travailler à la transformation du monde. L’humanité actuelle s’éveille et est prête à collaborer pour bâtir un monde nouveau.




Home L’éducation se transforme

par Gerard Aartsen

Du 23 au 28 mars 2012, une réunion internationale s’est tenue dans la modeste ville de Caguas, à Porto Rico, pour discuter des principes et pratiques d’une éducation démocratique.

Sans faire grand bruit, l’organisateur, la ville et les participants ont partagé des expériences remarquables qui ont concouru à donner à ceux qui ont assisté à la 20e Conférence internationale de l’Éducation démocratique (IDEC2012) un sens profond de l’histoire en marche, comme un aperçu derrière la scène où, selon le Maître de Benjamin Creme, de nombreux changements ont déjà eu lieu.

En tant que formateur d’enseignants dans le système éducatif traditionnel, je suis au courant de diverses expériences de longue date dans la pratique éducative, telles que les écoles fondées par Jiddu Krishnamurti en Inde, au Royaume-Uni et aux États-Unis, l’école Summerhill au Royaume-Uni et les écoles Sudbury Valley créées aux États-Unis en 1969, mais je ne me serais jamais attendu à ce qu’une conférence sur l’éducation démocratique à Porto Rico puisse attirer 800 personnes du monde entier, représentant les systèmes éducatifs aussi bien traditionnels qu’alternatifs de 25 pays, comme la Turquie, l’Afrique du Sud, l’Australie, le Japon, l’Inde et la Birmanie.

Parmi les participants figuraient de nombreux fondateurs du mouvement d’éducation démocratique moderne, tels que Yaacov Hecht, qui a organisé la première conférence internationale de ce genre à Hadera (Israël), en 1993, Jerry Mintz (États-Unis), Derry Hannam et Ian Cunningham (Royaume-Uni), Amukta Mahapatra (Inde) et Kasegi Asakura (Japon). La nouvelle génération de responsables était représentée par Scott Nine, directeur de l’Institut pour l’Éducation démocratique en Amérique, Elizabeth Baker, fondatrice de l’Ecole Patchwork, à Louisville (Colorado), le blogueur Isaac Graves et l’auteur Courtney Martin. J’ai aussi rencontré plusieurs étudiants actuels ou anciens des écoles démocratiques des États-Unis, du Canada, d’Allemagne et de Corée du Sud.

Jeunes et vieux

Comme les organisateurs ont voulu que l’IDEC2012 intègre pleinement les jeunes dans la conférence, il y a eu une importante contribution des membres du Forum Jeunesse portoricain. Natalia Rosado (18 ans), et Diego Negrón (15 ans), étaient chargés de l’ouverture des sessions plénières, de la formulation de propositions, ainsi que de l’animation d’ateliers et des dialogues de la soirée, où des propositions pour les futures éditions de l’IDEC ont été discutées. C’était exaltant, non seulement de voir des jeunes si activement impliqués et engagés à organiser des réunions qui ont été fréquentées par une moyenne de 40 à 60 personnes, dont beaucoup sont des piliers du mouvement d’éducation démocratique, mais aussi de voir le processus de démocratie participative vivant et en action entre jeunes et vieux. Tout participant a eu le droit à la parole et au vote.

Non seulement les participants, mais aussi les organisateurs ont fait de la Conférence un exemple vivant de vraie démocratie. L’un d’eux était Nuestra Escuela (Notre école), dont le personnel extraordinaire et les étudiants étaient responsables de la réussite au jour le jour du déroulement de la conférence. Beaucoup ont également participé aux sessions plénières ou aux ateliers, avec un service de traduction simultanée, un des rares à avoir nécessité une embauche.

Chances éducatives

Nuestra Escuela a été fondée en 2000 pour offrir des chances éducatives aux adolescents issus de milieux défavorisés ou ayant abandonné le lycée, qui autrement auraient été confrontés aux problèmes de la drogue et de la criminalité. Dans son allocution d’ouverture à la conférence le fondateur et directeur de Nuestra Escuela, Justo Mendez, a déclaré : « Ils n’ont pas abandonné, le système scolaire les a abandonnés. Nous défendons leurs intérêts et leurs valeurs. »

Environ un an après le décès de sa fille Ana Mercedes dans un accident de voiture, J. Mendez a fait un rêve dans lequel elle lui est apparue, disant : « Papa, nous allons créer une école. » Justo a demandé : « Ma chérie, comment cela ? » Ana Mercedes a répondu : « Oui, papa, nous allons créer Notre Ecole. Laisse faire les choses. » Quand il a fait part de son rêve à sa femme Ana Yris, pour la première fois depuis la mort de leur fille, elle a remarqué une étincelle dans les yeux de Justo.

La démarche de l’école est basée sur le contact humain, et au début de chaque semestre les nouveaux étudiants ainsi que le personnel entament une retraite appelée « essence vitale », destinée à découvrir ou renouer avec leur moi essentiel et le but de leur vie. Le modèle éducatif est personnalisé et enseigne les compétences civiques, éthiques et scolaires de base, ainsi que les attitudes visant à améliorer les conditions physiques, psychologiques et sociales qui permettent de contribuer à la construction d’une société démocratique.

Depuis sa création, Nuestra Escuela s’est développée avec quatre écoles à Porto Rico ‑ Caguas, La Barra, Loíza et Vieques ‑ ainsi qu’une école maternelle dans la capitale San Juan, qui servent de centres de soutien durable à plus de 300 jeunes et leurs familles. Nuestra Escuela a un taux de fréquentation très élevé de 98 % des étudiants, qui finissent tous leurs études et se dirigent vers un établissement d’enseignement supérieur, une université ou le marché du travail. En revanche, le système éducatif traditionnel à Porto Rico a un taux de fréquentation de 60 %, dont 30 % seulement d’entre eux auront acquis des compétences de base.

Une participation démocratique

Un des aspects qui a été discuté et qui a même fait l’objet d’une décision fut la désignation du lieu de l’IDEC2014. L’offre la plus sérieuse est venue de Corée du Sud, dont la délégation de l’école démocratique Byopsse de Gwang-meyong, au sud-ouest de la capitale Séoul, comprenait un membre du conseil municipal de la ville, Jong Wha Lee. Le porte-parole de la délégation coréenne, le formateur d’enseignants Tae Wook Ha, a indiqué qu’il existait environ 150 écoles démocratiques en Corée du Sud.

Les buts fondamentaux de l’éducation démocratique vont au-delà des objectifs traditionnels de simple transmission des connaissances et des compétences, pour y inclure le développement de l’individu tout entier. Il faut mettre l’accent sur la connaissance de soi ou l’auto-découverte, l’apprentissage dirigé par l’élève ou l’autodétermination, la responsabilité sociale et le sens de la communauté, les valeurs humaines et la collaboration. Ginny Marxuach Lausell, fondateur de Espacio A, un environnement d’apprentissage démocratique à San Juan, a déclaré dans la séance plénière d’ouverture que les étudiants devraient être impliqués dans la conception de leur propre programme : « Les éducateurs doivent passer du « pouvoir sur » au « pouvoir avec » dans le but de créer une authentique communauté d’apprentissage avec les étudiants, les éducateurs, les parents et la communauté au sens large ». Ses propos ont été repris par Pedro Subirats Camaraza, professeur de philosophie et d’éducation à l’Université de Puerto Rico et à l’Université interaméricaine. Il a déclaré dans un atelier de travail : « La démocratie ne peut exister dans les mots sans action. L’éducation ne peut exister que dans l’action. La communauté est l’endroit où les deux peuvent être liés lorsque les gens prennent des mesures pour se réguler. »

La conférence s’est conclue par une cérémonie de clôture artistique en face de l’hôtel de ville, avec un mélange éblouissant de chanson, de danse et d’acrobatie, conçu, chorégraphié et interprété par des étudiants de Nuestra Escuela et d’autres écoles de Caguas, qui s’étaient entrainés tous les jours pendant un an, ce qui leur a valu une ovation du public.

Comme beaucoup d’autres participants à la conférence, j’ai senti que pendant quatre jours, j’avais eu le privilège de faire l’expérience de la façon dont le monde sera transformé.


Pour plus d’informations : www.idec2012.org ; democraticeducation.org ; nuestraescuela.org





Signes des temps

Home Miracle de Pâques sur des icônes

Source : Agence France-Presse


 

Des centaines de personnes défilent dans l’église de Sveti Dimitrije (St Dimitrija), à Skopje, capitale de la Macédoine, pour observer des icônes qui brillent. Le phénomène a commencé à se produire le dimanche 8 avril 2012, une semaine avant Pâques dans l’Église chrétienne orthodoxe. Des icônes et des fresques vieilles de centaines d’années, recouvertes de graisse de bougies et de taches de fumées, se sont mises à régénérer leurs couleurs d’elles-mêmes et à scintiller comme si elles venaient d’être restaurées, racontent les témoins. Cela a commencé par quelques icônes et auréoles entourant la tête des saints qui devenaient dorées et cela s’est étendu à toutes les icônes, les auréoles, les croix, les armures, les vêtements et les bijoux, et ensuite certaines couleurs se sont transformées non seulement en doré mais en vert ou rouge.

Les observateurs précisent qu’il est impossible que ces fresques et icônes soient restaurées par un artiste ou quelque procédé « chimique », puisque le phénomène se produit alors que des centaines de personnes observent le « miracle » de leurs propres yeux.

Le père Dimce Malinove raconte : « C’est vraiment un miracle ; cela a commencé dimanche dans la partie principale de l’icônostasis (mur couvert d’icônes et de peintures religieuses). La couleur dorée est très visible et le phénomène continue. Depuis ce matin, j’observe le phénomène. La moitié des icônes sont déjà nettoyées. Tout d’abord apparaît une couleur rouge, puis elle se transforme en doré. On voit les icônes se nettoyer de haut en bas. »

Bien que cette église ait été construite au XVIIIe siècle, on pense qu’il existait une autre église sur ce site au XIIIe siècle. Presque deux-tiers des 2,1 millions de Macédoniens sont chrétiens orthodoxes et les gens de la région pensent que ce phénomène est un signe de Dieu.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agit d’un miracle manifesté par Maitreya.


Home Un ovni enregistré par une voiture de police

Source : msnbc news


 

États-Unis – Le 1er février 2012, à 19 h 54, une brillante lumière blanche traversant le ciel au-dessus de Little River (Texas) a été filmée par le caméscope du tableau de bord d’une voiture de police arrêtée par les embouteillages. Des témoignages concordants sont également parvenus aux médias en Oklahoma et au Kansas. Cependant, l’Administration fédérale de l’aviation, a affirmé qu’il s’agissait d’un météore.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait d’un vaisseau spatial vénusien.


Home Une webcam filme de mystérieux fantômes

Source : Wochenblatt Region Passau, Allemagne


 

Après l’apparition d’une mystérieuse forme lumineuse, à Vilshofen, près de Passau (Allemagne), le 9 mars 2012 [et non le 1er mars comme indiqué par erreur dans notre numéro d’avril, page 12], un autre phénomène étrange a été filmé par webcam, dans cette même région. Le 28 février, à 10 h, la webcam du site web officiel de la ville de Passau (Bavière), a enregistré d’étranges silhouettes lumineuses sur la place de l’Hôtel de Ville.

« Cela ressemblait à des guerriers lumineux attaquant l’Hôtel de Ville », raconte la personne qui a découvert ce phénomène.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agit d’un phénomène réel basé sur un évènement historique véridique : les silhouettes étaient des guerriers romains rassemblés pour attaquer l’église présente à cet endroit il y a très longtemps. Ce phénomène a été manifesté par le Maître Jésus.


Home Une sphère brillante au-dessus de Toulouse

Source : YouTube : pascal2503


 

Le 30 et 31 mars 2012, une sphère brillante de couleur foncée a été filmée au-dessus de Toulouse, se divisant rapidement en différentes couleurs autour d'un brillant point lumineux central.

Le Maître de B. Creme a indiqué que la sphère était l'« étoile » de Maitreya.


Home Quatre ovnis au-dessus de Volvic

Source : YouYube : kadiethedogg


Le 19 mars 2012, quatre ovnis ont été filmés au-dessus de Volvic. Deux lumières bleues clignotantes en tandem dans le ciel se divisèrent soudain en une forme rectangulaire de quatre lumières qui continuèrent à bouger rapidement ensemble.

Le Maître de B. Creme a indiqué que ces quatre « étoiles » composent l'« étoile » de Maitreya.


Home Bénédiction de lumière lors d'une cérémonie au Mont Shasta

Bénédiction de lumière de Maitreya sur une photo envoyée par L. S., lors d'une cérémonie au Mont Shasta (E.-U.).





Tendances

Home « On vous aime ! »

Source : Haaretz, Israël ; YouTube.com

Leurs pays peuvent bien se trouver dangereusement près du conflit armé, les citoyens d’Israël et d’Iran se tendent une main pacifique dans le cyberespace, au-dessus des frontières. Ronnie Edri, concepteur graphiste israélien a récemment lancé une campagne atypique pour bâtir la paix avec le peuple iranien.

Posté sur Facebook et Youtube, le logo de la campagne est « On vous aime ! » (avec un cœur à la place du mot « aime »). Le message est clair :« Iraniens, nous ne bombarderons jamais votre pays. » Ces sites ont obtenu un succès immédiat, avec des milliers d’opinions favorables en provenance d’Iraniens et d’Israéliens.

L’initiative d’Edri atteint tout le monde. Son langage est explicitement pacifiste. « Je ne suis pas un représentant officiel de mon pays. Je suis un père et un enseignant. Je connais les rues de ma ville. Je parle avec mes voisins, ma famille, mes étudiants, mes amis et au nom de tous ces gens… nous vous aimons. Nous ne vous voulons aucun mal. Au contraire, nous souhaiterions vous rencontrer, prendre un café avec vous, et discuter de sport. »

Le message est simple et direct. Parlant devant la caméra, Edri déclare en anglais : « Pour qu’il y ait une guerre entre nous, il nous faudrait d’abord avoir peur les uns des autres, nous haïr. Or, je n’ai pas peur de vous, je ne vous déteste pas. En fait, je ne vous connais pas. Aucun Iranien ne m’a jamais fait de mal ! Je n’ai jamais rencontré d’Iranien. Seulement un à Paris dans un musée. Un gentil touriste ! » Dans une autre vidéo sur YouTube, il appelle à la raison et aborde la question épineuse des relations entre gouvernements musulmans et juifs. « Je vois quelquefois ici, à la télé, un Iranien. Il parle de guerre. Je suis certain qu’il ne représente pas tout le peuple iranien. Si vous voyez quelqu’un de chez nous sur votre télé parler de vous bombarder, soyez certain qu’il ne nous représente pas tous… »

Peu après, une page iranienne a été ouverte sur Facebook, disant : « Nous vous aimons peuple israélien » et affichant le portrait d’Abdol Hossein Sardari, ambassadeur d’Iran à Paris dans les années 1940, appelé le Schindler iranien pour avoir sauvé des nazis des Juifs iraniens qui se trouvaient en France.

Interviewé par le journal israélien Haaretz, Edri déclare qu’un Iranien lui a adressé un message privé : « Nous vous aimons aussi. Vos messages nous parviennent malgré la censure… Le peuple iranien, en dehors du régime, ne nourrit aucune haine ni rancune à l’égard de qui que ce soit, et surtout pas à l’égard des Israéliens que nous n’avons jamais considérés comme des ennemis. De ce fait, le régime ne peut obtenir un soutien populaire unanime pour la guerre. »




Home Israël : un sympathisant palestinien à la TV

The Guardian, Grande-Bretagne

Saar Szekely, 27 ans, est récemment devenu familier en Israël, après être apparu dans l’émission de téléréalité Big Brother. Recruté comme acteur de remplacement, son objectif était de faire entendre ses opinions de gauche sur une chaîne de grande écoute. Contre toute attente, cet artiste, installé à Tel Aviv, est arrivé en finale, et est devenu une sorte d’idole.

Depuis son entrée dans l’émission, en janvier 2012, S. Szekely a permis à l’audience de décoller et ses interventions sont devenues centrales. « J’aime sa façon de s’exprimer, déclare l’une des auditrices, Shelly Malnick, 23 ans, d’Haifa. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit. Au sujet des militaires, il dit des choses qui sont vraiment difficiles à entendre. Il n’y va pas par quatre chemins, il a du caractère, en restant toujours correct. C’est pourquoi la plupart des Israéliens l’apprécient. Et cela l’aide, ajoute-t-elle, d’être plutôt beau garçon ! »

Une amitié inattendue est née entre lui et Eran Tartakovsky, ancien officier de l’armée israélienne. Shai Golden, rédacteur en chef du Maariv Daily, écrit :« Voir Eran l’embrasser, c’était pour lui recevoir un blanc-seing. »

Ami Kaufman, co-fondateur du magazine 972, rapporte : « Ils ont des conversations vraiment étonnantes. Très calmes. On ne dirait pas des conversations de Big Brother ! Je pense que c’est l’une des seules choses que j’apprécie dans cette série de téléréalité ! Les dialogues sont très représentatifs du discours politique qui a cours dans ce pays. »

La série a enregistré les taux d’écoute les plus élevés jamais constatés, avec une moyenne de trois Israéliens sur dix, une nuit, grâce à la controverse soulevée par S. Szekely.





Les priorités de Maitreya

Home « Le monde ne peut tolérer cela »

Source : Unicef

D’après l’Unicef, plus de 15 millions de personnes dans huit pays africains sont directement touchées par une crise alimentaire qui menace de tuer un million d’enfants au Sahel. L’Unicef et ses partenaires lancent un appel afin de trouver 120 millions de dollars pour faire face aux besoins du nombre considérable d’enfants qui souffriront de malnutrition sévère au cours de l’année 2012. D’après L. Arsenault, directeur des Programmes d’urgence de l’Unicef : « Si nous ne sommes pas en mesure d’apporter la réponse appropriée, la crise pourrait atteindre 1,4 million d’enfants sévèrement malnutris ». Oxfam indique que les niveaux de malnutrition dans certaines régions s’élèvent au-delà du seuil d’urgence de 15 %. « Des millions de personnes sont au seuil d’une crise majeure. Tous les signes pointent vers une sécheresse qui va se transformer en une catastrophe si rien n’est fait rapidement. Le monde ne peut tolérer cela. Une aide concertée est nécessaire pour empêcher que des dizaines de milliers de personnes meurent à cause de la complaisance internationale », a déclaré Mamadou Biteye, directeur régional d’Oxfam pour l’Afrique occidentale.

Selon le Programme alimentaire mondial, la combinaison de différents facteurs comme la sécheresse, le prix élevé des denrées alimentaires, les déplacements de population et la pauvreté chronique peut conduire à une crise alimentaire à grande échelle. Une autre complication est que de nombreuses familles ne se sont toujours pas complètement remises des crises passées de 2005, 2008 et 2010. En effet, les pénuries alimentaires ne sont pas inconnues au Sahel, où se produisent périodiquement des disettes entre deux récoltes. Les rapports indiquent que même pendant les années de bonnes récoltes, des parties de la population restent sous-alimentées.




Home L’impact des mesures d’austérité

Source : The Guardian, G.-B. ; Irishexaminer.com

Deux cas récents d’auto-immolation en Italie ‑ le premier d’un travailleur du bâtiment, l’autre d’un homme d’affaires ‑ témoignent du caractère insupportable des mesures d’austérité et de l’effondrement économique.

La réduction des dépenses publiques, l’inflation des prix alimentaires, les augmentations d’impôts et les changements dans les retraites se révèlent être une combinaison mortelle qui pèse plus lourdement sur les travailleurs ordinaires, bien que les classes moyennes commencent également à souffrir.

Un travailleur du bâtiment de 27 ans se remet à l’hôpital après s’être aspergé d’essence, face à l’hôtel de ville de Vérone, en signe de protestation car il n’était plus payé depuis des mois. La veille, un homme d’affaires de 58 ans avait tenté de se suicider en mettant le feu dans sa voiture, devant un bureau des impôts à Bologne. Il venait de perdre son recours en appel dans une affaire portant sur plusieurs milliers d’euros d’impôts que lui réclamait le fisc. Le gouvernement du premier ministre Mario Monti poursuit la mise en place de mesures drastiques, et mène une sévère répression contre la fraude fiscale.

En Grèce, un retraité s’est suicidé sur la place Syntagma ‑ devant les bâtiments du Parlement à Athènes. Dimitris Christoulas, pharmacien âgé de 77 ans, a laissé une note indiquant que les problèmes financiers l’avaient poussé au suicide et qu’il préférait mourir plutôt que de faire les poubelles pour se nourrir. Sa mort est devenue un symbole des souffrances imposées par les plans d’austérité.

Le caractère public du suicide, considéré comme un geste de protestation, a provoqué un élan de sympathie de la part des Grecs, qui ont improvisé un sanctuaire sur les lieux mêmes. Des fleurs et des mots y ont été déposés ; on peut lire : « C’était un assassinat, pas un suicide » et « L’austérité tue ».

La colère populaire se tourne contre les politiciens et les conditions d’austérité sévères prévues par les prêteurs étrangers en contrepartie de l’aide fournie pour sortir le pays de sa pire crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale.

La Grèce a connu une augmentation des suicides au cours des deux dernières années. Le taux de suicide chez les hommes a augmenté de plus de 24 % entre 2007 et 2009. En Irlande, au cours de la même période, les suicides chez les hommes ont augmenté de plus de 16 %, tandis qu’en Italie, les suicides liés à des difficultés économiques ont augmenté de 52 % depuis 2005 pour atteindre 187 en 2010.





Faits et prévisions

Home Des organes humains créés en laboratoire

Source : news.bbc.co.uk

« Le génie génétique s’avérera l’un des moyens les plus puissants pour développer, dans le bon sens, les formes animales et végétales et, associé à la nouvelle technologie de la lumière, il transformera l’usage de la chirurgie en rendant caduque la transplantation d’organes comme le cœur, le foie, les reins, etc. » [B. Creme, Le Grand Retour]

« Cela peut paraître incroyable, mais des chercheurs arrivent à créer des organes en laboratoire. Des patients vivent avec des parties de leur corps qui ont été créées par des médecins à partir des cellules du patient. » Ainsi commence une enquête de la BBC sur les recherches visant à créer des organes à partir de cellules souches. Le Dr. Anthony Atala, directeur de l’Institut de médecine régénérative au Wake Forest Baptist Medical Center (Caroline du Nord), affirme que déjà de la peau, des vaisseaux sanguins, des urètres, des vessies et des estomacs ont été créés artificiellement et implantés à des patients.

La technique d’Atala pour produire les vessies commence par le prélèvement de petits échantillons de cellules sur la vessie à traiter. Ces cellules vont se multiplier en grand nombre en laboratoire sur plusieurs semaines. Pendant ce temps, on fabrique une trame ayant la forme de la vessie à remplacer. Puis, les cellules sont placées, une couche après l’autre, sur cette trame. L’ensemble est ensuite « cuit » au four pendant deux semaines, dans des conditions imitant celles existant à l’intérieur du corps humain. Enfin, la nouvelle vessie est implantée dans le corps. La trame finira par être absorbée par le corps, les cellules restant en place.

Une autre technique qui consiste à utiliser des cellules souches pour remplacer un organe est appelée « décellularisation » : prélèvement d’un organe existant, puis prélèvement des cellules originales pour les remplacer par de nouvelles cellules provenant du patient qui recevra le nouvel organe. Le professeur Martin Birchall, chirurgien à l’University College de Londres, a pratiqué de cette façon plusieurs transplantations de trachée-artère.

« Nous avons fait quelques essais avec des trachées-artères, explique-t-il. Nous cherchons à présent d’autres tissus tels que des œsophages et des diaphragmes, et de l’autre côté de l’océan la production de vessies et d’urètres a été une grande réussite. Ce sont les domaines dans lesquels nous avons eu des résultats immédiats, mais il existe quantité d’autres organes sur lesquels on pourrait faire des recherches au cours des cinq prochaines années. »

Certains progrès ont été accomplis dans la production artificielle d’organes plus complexes tels que le foie et les reins, mais ces recherches en sont encore à leurs débuts.

Selon le Dr. Atala : « Ces stratégies permettront un jour de produire n’importe quel organe, mais nous en sommes encore loin. »

Selon le Pr Birchall : « Je suis intimement persuadé qu’à l’avenir la technologie des cellules souches et la production de tissus va complètement transformer les soins de santé. Cela va de plus en plus remplacer la transplantation. Il est écrit que nous obtiendrons des résultats magnifiques. »




Home Pour une réduction des émissions de méthane

The New Scientist, G.-B

« Peu à peu, les décideurs se rendent compte que le temps ne joue pas en faveur de ceux qui pillent et polluent la planète, que les ressources ne sont pas illimitées, et que la nature ne supporte pas l’exploitation et l’agression. On prend de plus en plus conscience que seule une action prudente et concertée à l’échelle mondiale peut remédier aux nombreuses atteintes à l’ordre naturel dont, par ignorance et cupidité, les hommes se sont rendus coupables. » [Le Maître de B. Creme, Un Maître parle, Eveil à la responsabilité]

Réduire les émissions de méthane permettrait de dégager du temps pour lutter contre le changement climatique, a déclaré Peter Cox, de l’Université d’Exeter, devant plus de 3 000 scientifiques assistant à la Conférence Planète sous pression, à Londres, en mars 2012. P. Cox soutient qu’il est tout aussi important de réduire les émissions du 2e gaz à effet de serre, le méthane, que de réduire le dioxyde de carbone. « Réduire les émissions de méthane est plus important pour le contrôle des températures mondiales que nous ne le pensions. L’impact de ce gaz est beaucoup plus grand que ses effets directs sur l’atmosphère », explique-t-il.

Quand l’atmosphère contient moins de méthane mais plus de CO2, cela conduit les forêts et les autres végétaux à absorber davantage de carbone. Le surplus de CO2 agit comme un fertilisant pour la végétation, si bien qu’elle pousse plus vite et absorbe davantage de CO2. Le méthane réduit la formation d’ozone troposphérique, ce qui porte atteinte à la croissance et, chez les humains, conduit à des risques pour la santé comme l’asthme dû à la pollution de l’air.

Il soutient qu’une réduction de 40 % du méthane d’origine humaine permettrait l’émission de 500 gigatonnes de CO2 supplémentaires sans que nous dépassions les 2° de réchauffement climatique, seuil généralement admis comme induisant un changement dangereux. « Cela représente un espace de quinze années d’air respirable avec les taux actuels d’émissions de CO2, explique-t-il. Il paraît extrêmement peu probable que nous puissions limiter le réchauffement mondial à 2° rien qu’en réduisant les émissions de CO2 » A son avis, la plupart des gouvernements se sont focalisés sur la lutte contre les émissions de CO2, en négligeant les autres gaz à effet de serre. Concernant le méthane, il s’agirait de réduire les fuites des exploitations de gaz et des pipe-lines, ainsi que les émissions provenant des mines de charbon et des décharges.





Citation

Home Extrait du message n° 133

par Maitreya

« Sans le Partage et la Justice, mes frères et sœurs, l’homme ne connaîtra pas la paix. Alors, tenez compte de mon conseil. Adoptez la seule voie qui s’offre à vous et faites confiance au partage pour remédier à l’agonie du monde. Aussi mon enseignement est-il simple. Connaissez les joies de la fraternité. Le principe du partage vous y conduira. Consacrez-vous à cette cause, et connaissez la joie de servir. Consacrez-vous à ce travail, et exprimez votre potentiel. Faites savoir par tous les moyens que vous vous tenez du côté de la justice et de la paix, et aidez vos frères qui souffrent partout dans le monde. Mon enseignement vous montrera que, derrière toutes les apparences, se tient ce que nous appelons la Vie. Il n’existe rien d’autre dans tout le cosmos. Gardez toujours présent à l’esprit ce concept, et prenez conscience de votre lien avec cette Vie. »





Courrier des lecteurs

Home Un postier qui médite

Cher Monsieur,

En février 2012, je travaillais au Centre d’information à Amsterdam. A un certain moment, j’étais debout à la porte d’entrée quand un grand Noir en uniforme de postier passa, cherchant un numéro de maison. Je lui demandai quel numéro, il dit alors qu’il venait juste de le trouver. Puis il me sourit et me fit un signe de paix.

Il revint plus tard et commença à regarder les livres en vitrine. Je dis en plaisantant que j’avais deviné qu’il était intéressé par Les enseignements de la sagesse éternelle (un livre que nous avions décidé d’utiliser pour la prochaine soirée-débat). « Comment saviez-vous que je le voulais ? », répondit-il en riant. Puis il ajouta qu’il désirait également acheter L’Eveil de l’humanité.

Il me demanda qui nous étions, ce que nous faisions, si nous étions un peu comme les Bouddhistes. Est-ce que, dans nos informations nous incluions les idées des anciens Védas ? Est-ce que nous méditions ? Je lui parlai de la méditation de transmission. « Oui, dit-il, moi aussi je médite, depuis six ans. C’est difficile à expliquer, n’est-ce pas, mais c’est efficace. C’est important sinon on est agité. » Cette dernière phrase résonna en moi comme un conseil. En partant il dit : « Je reviendrai. »

Il parlait de méditation avec gravité. J’ai l’impression que je suis assez souvent trop pressé, que je manque beaucoup de discipline et que je sors précipitamment de méditation avec mauvaise conscience. Il posait des questions mais il ne semblait pas attendre de réponses. Il avait l’air confiant et donnait l’impression d’être complètement lui-même de façon simple, détendue et à l’aise.

Etait-ce un postier hors du commun ou était-il un Maître ?

Identité non communiquée, Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le postier était le Maître Jésus.


Home Un étrange sosie

Cher Monsieur,

Le dimanche 4 mars 2011, lors de l’atelier de méditation de transmission à Barcelone, je me tenais à l’entrée de la salle près du stand des livres, devant l’écran de la vidéo sur la méditation, lorsqu’une personne m’a surpris en raison de son extraordinaire ressemblance avec Benjamin Creme, un peu plus jeune, environ 70 ans, de même taille, les cheveux blancs et une casquette semblable à celle que B. Creme porte parfois, et, chose étonnante, des baskets avec des bandes orange. Il marchait et prenait des notes comme B. Creme avec les mêmes gestes de mains. Il était accompagné de deux femmes, l’une d’environ 65 ans, et une plus jeune d’environ 30 ans, qui semblait asiatique. Ils s’assirent dans un endroit discret. Je parlai de cette rencontre à trois co-workers. L’un d’eux s’assura discrètement qu’il portait ces chaussures de sport si fantaisistes.

Après la vidéo, je vérifiai que les trois visiteurs étaient toujours là. Ils semblaient déterminés à rester pendant la Transmission. L’homme enleva sa casquette et on put voir que le sommet de sa tête était dégarni. A la fin de la méditation, le double de B. Creme était toujours là, mais disparut rapidement de ma vue.

Je n’ai pas eu de sensation ni d’expérience particulières, mais l’idée que nous ne sommes pas seuls me réconforta et bien sûr ce fut une merveilleuse méditation de transmission, à marquer d’une pierre blanche.

Pourriez-vous me dire qui étaient le double de B. Creme et ses compagnes ?

J. M., Andrade, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le double de B. Creme était Maitreya. La femme plus âgée était le Maître Jésus et sa compagne était un disciple du Maître Jésus.


Home Révélation

Cher Monsieur,

En lisant L’Etat de disciple dans le nouvel âge tome I d’Alice A. Bailey, je tombai, page 283, sur quelques phrases relatives aux types d’art et de beauté, qui furent données par le Maître Djwal Khul : « Il existe une beauté mystique qui doit être atteinte, ainsi que nous le savons, par l’art. Cela communique un sens général de beauté, de couleur et d’aspiration ; ainsi la beauté vêt et voile les idées. Il existe une beauté occulte (cachée) qui doit également être atteinte dans le domaine de l’art. Cela communique un sentiment différent de beauté, de couleur et d’aspiration, habillée de formes qui révèlent les idées. La beauté mystique voile, dans la beauté, l’idéal. La beauté occulte révèle, dans la beauté, l’idéal. »

Après avoir lu cette description, je ne pouvais m’empêcher de penser à l’art ésotérique de Benjamin Creme en tant qu’une des manifestations exceptionnelles de ce second type d’art et de beauté. Merci pour votre art magnifique.

O. and S. C., Atlanta, Géorgie, Etats-Unis


Note de B. Creme : Merci pour vos agréables paroles. Je fais seulement de mon mieux !




Home Reconnaissance

Le dimanche 25 mars 2012, lors de la méditation de transmission publique à Paris, je me trouvais dans la deuxième rangée des femmes, face à la rangée des hommes.

Alors que la présentation de la méditation était sur le point de commencer, je regardai en face à gauche de la deuxième rangée des hommes quand mon regard s’arrêta sur un homme de type indo-pakistanais assez jeune entre 25 et 30 ans. Il avait le teint mat assez clair, une belle chevelure noire mi-longue et crépue, ses yeux étaient noirs et le blanc de ses yeux semblait très lumineux.

 Au même instant, j’eus l’intuition qu’il s’agissait de Maitreya ; cet homme avait un regard d’une telle profondeur. Dès le début de la méditation, j’ai ressenti des rayonnements intenses provenir de cette personne alors que j’avais les yeux fermés. Pouvez-vous me dire si cet homme était Maitreya ?

I. G., Le Havre, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était le Maître Jésus.


Home Un bon exemple

Cher Monsieur,

Le 11 juin 2011, des manifestations et rassemblements antinucléaires ont eu lieu dans 140 villes au Japon. Je pris part à celle de Shinjuku. Avant le départ de la manifestation, je demandais à la « Main »de Maitreya l’extinction totale de la puissance nucléaire, et je mis la « Main » dans mon sac. Je manifestais sans pancarte. J’étais physiquement fatiguée et ne pouvais forcer ma voix. J’étais un peu mécontente de ma faible capacité vocale. A mi-chemin de la manifestation, j’entendis derrière moi une voix incroyablement forte : « Protégez les enfants ! » Lorsque je me retournai, je vis un jeune homme vêtu d’un T-shirt et d’un chapeau noirs. Son regard était pénétrant et une volonté énergique émanait de son visage. Il brandissait une pancarte indiquant « Protégez la vie des enfants. » Tout le long du chemin, il répéta, d’une voix forte et claire en direction des spectateurs et badauds : « Vous êtes concernés ! Agissez ! Protégez la vie des enfants ! » Il m’a impressionnée et encouragée et ses mots ont touché mon cœur.

De retour chez moi, et encore maintenant, je me rappelle sa vivacité qui me montra combien il est important d’être déterminé dans l’action. Il a renforcé ma volonté. Était-ce quelqu’un de spécial ?

M. H., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme à la manifestation était le Maître Jésus.


Home Réponse à une prière

Cher Monsieur,

Il y a 36 ans, par un petit matin froid, on me demanda de conduire seule pour subvenir aux besoins de ma famille puisque mon mari était malade et alité. J’étais enceinte de cinq ou six mois et très nerveuse car j’avais rarement conduit une voiture. Je traversai un grand pont et tentai de tourner à gauche. C’est alors que cela se produisit. Je perdis le contrôle de mon véhicule sur le sol gelé. Je criai dans mon cœur : « Aide-moi seigneur Jésus ». L’instant d’après je me retrouvai dans la voiture qui avait fait un tonneau et était tombée dans une écluse en béton, deux ou trois mètres en dessous de la route. Je n’ai pas du tout été blessée. Je ne me rappelle plus comment je suis sortie de la voiture pour me rendre au poste de police. Là on m’a dit que c’était miraculeux que je sois saine et sauve sans une égratignure.

Le bébé dans mon ventre est maintenant adulte et lui-même parent d’un enfant. Je suppose que le Maître Jésus m’a aidée car j’étais chrétienne avant mon mariage. Voudriez-vous, s’il vous plaît, me le confirmer ?

Y. T., Fukuoka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que vous aviez été aidée par le Maître Jésus.


Home Nous sommes tous importants

Cher Monsieur,

Le 24 septembre 2011, une manifestation pour la suppression progressive de l’énergie nucléaire a eu lieu à Shibuya à Tokyo. J’étais venu seul et suis arrivé au point de rendez-vous un peu en retard. Au début je n’ai pas pu retrouver d’autres participants et je me sentais seul. Puis un homme est apparu avec une grande pancarte expliquant les dangers du nucléaire. Il me dit qu’il aimerait rejoindre la manifestation : « Je suis heureux de faire partie de cet évènement aujourd’hui. » En se dirigeant vers le site principal où d’autres participants devaient se rassembler, il parla sérieusement du « pouvoir du peuple » en Egypte et en Tunisie qui avait ému les nations. Il mentionna également une autre manifestation à Yokosuka le lendemain où un porte-avions américain avait mouillé dans le port avec deux générateurs d’énergie nucléaire à bord.

Quand la manifestation démarra, il cria le plus fort possible : « Pensez aux enfants de Fukushima ! S’il vous plait, prenez en considération les enfants de Fukushima ». Je remarquai son intonation exceptionnelle en japonais ainsi que la chaleur de son cœur même quand il était sérieux, ce qui me fit sourire. Il était vraiment énergique et il m’encourageait à marcher. Quand je me perdais, il arrivait pour me demander : « ça va ? » Je répondais : « oui. » Puis plus tard il alla en tête de la manifestation.

Il portait un sweat-shirt, un pantalon court, des sandales et un petit sac à la ceinture. Il semblait faire attention au majeur de sa main droite muni d’un pansement. Je m’en rappelle de façon précise, ayant moi-même une blessure au majeur droit.

En rentrant chez moi, je me rappelais ses paroles sur l’importance de chacun pour le changement, ce qui me fit monter les larmes aux yeux. Était-ce un Maître ?

I. M., Saitama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme à la manifestation était le Maître Jésus


Home Hautement recommandé

Lors du travail de publicité pour la présentation de la vidéo de Maitreya à Warabi (septembre 2011), j’aperçus un Indien à bicyclette. Mon camarade le remarqua aussi à un autre endroit. Environ, une heure plus tard, il surgit à nouveau (un radis dans le panier avant de sa bicyclette !) Alors, je n’ai pas hésité à lui parler de la présentation de la vidéo. Il me dit dans un japonais courant : « Je connais Benjamin Creme. J’habite Warabi depuis 20 ans. Je conseillerai à ma fille de participer à la présentation de la vidéo. »

Ceci s’est produit alors que je m’inquiétais de savoir si on aurait un auditoire. Je me suis demandé si un Maître était venu pour nous encourager. Était-ce une personne spéciale ?

I. M., Saitama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’Indien était le Maître Jésus.



Interviews

Home « Nous sommes les 99 % »

Interview de Rosa par Gill Fry

Les mouvements des Indignés et Occupy Wallstreet de nombreux pays appellent à un Printemps des peuples dont le début coïncidera avec les manifestations du premier mai. Ils souhaitent former une large coalition de tous les groupes qui militent pour la justice sociale et économique, et pour un monde meilleur pour tous.

Occupy Finsbury Square est le mouvement d’occupation le plus ancien du Royaume-Uni. Installé sur les pelouses d’une place de Londres, le campement se compose d’une grande tente pour les repas, une autre pour informer le public, et de nombreuses petites tentes où dorment les résidents. Des bannières ondulent dans le vent et captent l’attention des passants, qui peuvent venir s’asseoir pour consulter les documents disponibles, bavarder avec les permanents et assister aux nombreuses réunions et débats.

Au début du mois d’avril 2012, Gill Fry leur a rendu visite pour Partage international et a pu interviewer Rosa, une étudiante en mathématiques et physique à l’université de Londres. Depuis le 8 novembre 2011, elle a interrompu ses études pour vivre et travailler sur le campement.

Partage international : Pourquoi vous êtes-vous engagée dans le mouvement Occupy ?
Rosa : J’ai entendu parler d’Occupy Wall Street et des problèmes qu’ils avaient pour se faire entendre. J’admirais leur détermination et leur engagement et j’ai voulu en savoir plus. Le 15 octobre 2011 j’ai pris contact avec eux et décidé de m’engager.

PI. Quelle était votre revendication initiale lors de la première manifestation devant la Bourse de Londres ?
R. On voyait que les grandes entreprises recevaient d’énormes sommes d’argent pour se renflouer, sans aucune promesse de rembourser. C’était parfaitement injuste. Les gens ont commencé à se réveiller et à réaliser l’impact du système financier sur leur vie quotidienne ; son injustice et son inutilité. Ce n’est pas du capitalisme, c’est de l’exploitation ; cela fait une différence. Il faut que les gens se réveillent et comprennent ce qui se passe. Beaucoup sont choqués de constater que le gouvernement ne gouverne pas. Ce n’est pas non plus la Couronne qui gouverne, c’est la City. La plupart des gens ne sont pas conscients de tout ça, et les médias n’en parlent pas.

PI. Pourquoi pensez-vous que les gens ont tant de mal à s’impliquer pour faire changer les choses ?
R. Les gens sont déjà fatigués de lutter pour assurer le quotidien ; et il faut aussi une certaine éducation pour arriver à saisir les concepts sous-jacents au système financier et ce que nous appelons la démocratie. Tout le monde n’a pas la capacité intellectuelle ni le temps pour se former et arriver à comprendre tout ça.

PI. Et donc vous essayez d’éduquer le public ? On peut lire sur votre bannière : « Nous sommes les 99 % ». Pouvez-vous nous expliquer ?
R. Un pour cent de la population mondiale possède la plus grande part de la richesse et des biens. Pour les 99 % restants, l’accès à la propriété est pratiquement impossible. Notre but est de sensibiliser ces 99 %, de les informer de la réalité des choses, de leurs droits et responsabilités. La plupart comprennent qu’ils ont une responsabilité mais ils ne savent pas comment la mettre en pratique, alors que les 1 % savent aussi très bien qu’ils ont une responsabilité sociale, mais ils donnent l’impression de s’en moquer.

PI. Que faites-vous, personnellement, ici au campement ?
R. J’aide au stand d’information, j’organise les conférences et je participe aux groupes de travail, par exemple sur la démocratie réelle. Nous avons créé une commission internationale sur ce sujet.

PI. Comment parvenez-vous au consensus au sein des groupes ?
R. Ce n’est pas facile ! Ça dépend souvent de la façon dont une question est posée. Dans la pratique on a du mal à permettre l’expression des opinions minoritaires. Nous avons un système qui permet aux participants d’exprimer leur accord ou désaccord avec un orateur, par un simple signe de la main. Mais cette pratique a ses dérives, en permettant trop facilement de critiquer la personne qui est en train de parler. Il faut respecter davantage ce qu’expriment les gens.

PI. D’où viennent tous les résidents du campement ?
R. On a un très large éventail de races, d’âges, de religions, de niveaux d’éducation. Chacun a ses idées personnelles sur la façon de faire les choses, mais ça ne nous empêche pas de finir par être d’accord. C’est vraiment étonnant !

PI. Vous avez des réunions tous les jours ?
R. Normalement, on a une réunion tous les soirs après le dîner. Mais dernièrement, on a dû accueillir les résidents d’autres campements qui se sont fait expulser, et le programme a été un peu bousculé. On ne tient plus d’assemblées générales chaque jour parce que tout le monde ne peut pas être là chaque jour, et au final des décisions importantes étaient prises en petit comité. Donc en ayant moins d’assemblées générales, on améliore la valeur des décisions prises.

PI. Votre assemblée générale aujourd’hui a pour thème l’unité…
R. Oui. Il est important d’être unis, tout en encourageant l’expression de tous les points de vue. C’est notre souci ces derniers temps. Chacun pense que sa façon de voir les choses est la bonne ! Il faut trouver des compromis sans se renier et respecter les désaccords. Quelqu’un a dit : « Il n’y a pas de changement sans conflit et pas de conflit sans changement. »

PI. Comment vous financez-vous ?
R. On a du mal à trouver de quoi faire vivre le campement. On doit nourrir plus de 100 personnes, trois fois par jour. On récupère beaucoup de nourriture périmée, surtout des sandwiches, de la viennoiserie, des salades préparées, et on essaie de préparer un repas chaud tous les soirs, avec du riz ou des pommes de terre, et des légumes. Et si on en a, de la viande.

Notre besoin de financement le plus important touche aux toilettes. Les vider deux fois par semaine nous coûte presque 150 euros. Les générateurs nous coûtent 120 euros en combustible. Ils nous permettent d’avoir de l’électricité à la cuisine et pour recharger les batteries. On utilise aussi des panneaux solaires et un vélo chargeur de batterie, pour ne pas trop être dépendants des générateurs pour avoir du 220. Et puis il y a le gaz pour la cuisine. Voilà nos principaux postes de dépense.

PI. Certains de vos membres sont-ils des sans-abri ?
R. Effectivement, une bonne proportion des résidents du campement sont des sans-abri. Après la fermeture des autres campements, ceux qui avaient été expulsés sont rentrés chez eux s’ils avaient un logement, mais ceux qui n’avaient nulle part où aller sont venus ici. On ne pouvait pas les refuser, leur dire : « Allez coucher dans une entrée d’immeuble ». Nous sommes heureux de pouvoir les aider. Beaucoup de sans-abri peuvent être des membres efficaces de la société ; ils ont beaucoup à donner. Et c’est triste de ne leur laisser d’autre option que de dormir dans la rue, oubliés de tous.

PI. Quelles sont vos relations avec les autorités ?
R. On les rencontre pour discuter et nous faisons notre possible pour respecter leurs exigences. Ils devraient plutôt collaborer avec nous d’une manière constructive pour aider ceux qui souffrent, sans ressources et sans logement, au lieu de nous donner des ordres et des ultimatums. Par exemple, il y a à Islington une commission municipale, Islington’s Fairness, qui travaille sur des objectifs proches des nôtres. Leur sensibilité pour les questions sociales est bien supérieure à celle d’autres villes.
Rosa nous a expliqué comment le quartier d’Islington, proche de la City, possède à la fois les immeubles les plus chers de Londres mais aussi le plus grand nombre de logements sociaux. Ailleurs, la plupart des sans-abri sont « invisibles » pour les autorités locales.
Se reconnecter à la communauté est un énorme défi pour des gens qui ont dormi dans la rue pendant des années, souvent sans même avoir eu de contact avec les services sociaux. Parfois, ils n’ont pas non plus de famille ou d’amis susceptibles de leur redonner un lien social. Sans éducation ni emploi, ils deviennent invisibles pour la société. Avec nous, ils retrouvent un sentiment d’appartenir à une communauté et ont l’opportunité de participer à sa vie.

PI. Est-ce qu’il a été difficile de dormir ici en hiver ?
R. Pour dormir ça allait, avec les couvertures. En sortant du lit le matin, le froid était cinglant, mais en restant actif, avec une attitude positive et des activités régulières, on ne sentait pas trop le froid. C’est quand le doute et la paresse vous prennent qu’on sent le froid. Cette expérience m’a rendue beaucoup plus positive.

PI. Vous êtes convaincue qu’il est important de mettre vos études entre parenthèses pour essayer de changer le monde ?
R. Les ressources globales s’épuisent, et il se pourrait que bientôt nous devions même fonctionner sans argent, faire du troc et partager. Alors quel est le plan d’urgence pour nourrir les 12 millions d’habitants du grand Londres ? Voilà la question à laquelle nous aurons peut-être à répondre, plus tôt que nous croyons. La quantité d’argent dépensée pour faire vivre le campement est infime. Expérimenter ainsi un système dans lequel les gens peuvent survivre et s’épanouir est un message fort, si jamais une situation d’urgence devait un jour se présenter pour le pays, comme l’effondrement du système financier.

PI. Pensez-vous que les jeunes s’éveillent partout dans le monde comme en Espagne et dans les pays arabes ?
R. Les jeunes ont été marginalisés et victimisés de façon croissante ces dernières années. Ils ont de moins en moins d’opportunités par rapport aux générations précédentes. Par exemple, il est aujourd’hui plus difficile d’obtenir un diplôme supérieur qu’il y a 20 ans. Et avec les salaires à la baisse, la situation est devenue insoutenable pour beaucoup. C’est ça qui a fini par réveiller les gens et leur faire prendre conscience des vraies valeurs.

PI. Avez-vous des contacts avec les autres mouvements Occupy à l’étranger ?
R. Oui, nous avons une table ronde internationale chaque semaine sur Internet rassemblant les groupes du monde entier. Le mouvement est en pleine expansion.


Plus d’information sur www.occupytogether.org interoccupy.org/globalspring




Home Paix et alphabétisation en Palestine

Interview de Emma Swan par Gary Dorko

Emma Swan a obtenu son diplôme en Etudes sur les questions de paix et de conflit au Collège Langara de Vancouver (Canada). Elle a vécu pendant de longues périodes dans des pays en proie à des conditions économiques et politiques difficiles comme la Palestine, la Sierra Leone et le Cambodge. En 2011, elle a créé une bibliothèque en Palestine. Gary Dorko l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Pour quelles raisons êtes-vous allée en Palestine et avez-vous créé une bibliothèque dans un des camps de réfugiés de Cisjordanie ?
Emma Swan : Bien que j’aie consacré une année à étudier le conflit palestinien dans le cadre de mes études, je n’arrivais pas à concevoir intellectuellement ce qui se passait. C’est ce qui m’a incité à travailler dans cette région du monde. L’idée de cette bibliothèque est venue petit à petit.
Au début, j’avais décidé d’aller en Palestine pour enseigner l’anglais au centre Karama, qui dispense des cours gratuits de lecture et d’écriture en anglais à des femmes et des enfants du camp de réfugiés de Deheishe. Mais je me suis rendue compte que si beaucoup de femmes quittaient ce programme en sachant lire et écrire elles perdaient ces connaissances au bout d’un an. Il ne sert à rien de prendre des cours si on n’a pas ensuite accès à des livres, des magazines et de la littérature en général. Ouvrir une bibliothèque tombait sous le sens.

PI. La bibliothèque que vous avez créée est bilingue – anglais et arabe. Comment avez-vous choisi les livres ?
ES. Les livres que nous avions initialement étaient en anglais, et nous avons acheté des livres en arabe sur place. Pour les enfants, nous avons essayé de trouver des livres en anglais qui n’étaient pas culturellement imprégnés par des valeurs occidentales qui auraient été insultantes ou inappropriées pour les enfants d’un camp de réfugiés. Initialement nous avons pensé aux livres en rapport avec la paix ou le processus de paix, mais Yasser, le directeur, a insisté pour laisser la politique en dehors du Centre Karama. Il voulait que ce soit un endroit pour jouer, lire et écrire et qui ne rappelle pas le conflit qui les forçait à vivre dans ce camp de réfugiés.

PI. Quels sont les difficultés rencontrées lorsqu’on crée une bibliothèque dans les Territoires occupés ?
ES. Le financement est le principal enjeu, avec également les contrôles très stricts sur les entrées de marchandises en Cisjordanie. Il existe de nombreux cas de bénévoles qui se sont vu refuser l’entrée et à qui on a confisqué leur matériel éducatif.

PI. Alors, ce n’est pas illégal d’amener des livres, mais les forces israéliennes peuvent les confisquer aux check-points ?
ES. Oui. Nous avions environ 420 livres dans de très grandes valises à roulettes remplies au maximum. Ils n’avaient qu’à ouvrir les valises pour voir ce qu’elles contenaient, mais nous avons réussi à passer. Nous avons eu de la chance, contrairement à d’autres.

PI. Vous êtes arrivée avec des livres anglais et ensuite vous êtes allée à Jérusalem-Est acheter des livres arabes, ce qui impliquait que vous deviez passer par plusieurs check-points avec vos livres.
ES. Nous faisions cela environ une fois par semaine. Le camp de réfugiés est juste à côté de Bethléem, à environ trente minutes de voiture de Jérusalem-Est. La sécurité est toujours renforcée lorsqu’on quitte la Cisjordanie, car on entre alors en Israël. Ils fouillent tout et veulent savoir pourquoi vous êtes en Cisjordanie et pourquoi vous voulez entrer en Israël. Nous quittions toujours la Cisjordanie sans rien emporter, c’était relativement simple. Et nous avions toujours affaire à des soldats différents aux check-points, alors ils ne se méfiaient pas. Lorsque nous quittions le camp de réfugiés ou que nous revenions plus tard avec des livres, nous leurs disions que nous allions à Bethléem pour nous rendre sur le lieu de la Nativité.

PI. Comment enfants et adultes ont-ils accueilli la bibliothèque ?
ES. C’était beau de voir la réaction des enfants lorsqu’ils réalisaient qu’ils pouvaient ramener des livres chez eux. Chaque matin, les enfants enthousiastes faisaient la queue en vous faisant une bise sur la joue et en vous parlant avec excitation des nouveaux mots qu’ils avaient appris. Parfois, alors que je marchais dans le camp, des parents venaient vers moi et me remerciaient pour la bibliothèque, racontant comment leur fils ou leur fille lisait chaque jour des livres. Il y a un certain nombre d’adolescents qui fréquentent le Centre. L’un d’entre eux va à l’Université de Bethléem et un autre est passé par le programme d’alphabétisation du Centre. Lorsque je suis partie, ils venaient apporter leur aide à la bibliothèque quatre fois par semaine. Nous devons maintenant trouver un ou une bibliothécaire à plein temps. En ce moment, nous n’avons pas le budget requis mais c’est mon principal objectif lorsque je reviendrai : être en mesure d’embaucher quelqu’un pour un contrat d’un an. Je voudrais également enrichir la bibliothèque de 1 000 livres.

PI. Comment ferez-vous pour mettre les 1 000 livres dans vos valises ?
ES. (Rires.) Non, je ferai la navette avec l’Egypte. J’ai un ami en Egypte qui habite près de la frontière avec Gaza. Alors j’irai en avion au Caire acheter les livres. Je les stockerai chez mon ami et je ferai chaque semaine l’aller-retour entre l’Egypte et la Cisjordanie en en rapportant à chaque fois.

PI. Comment Yasser en est-il venu à ouvrir ce Centre ?
ES. Il dit que cela le choquait de voir sa famille maltraitée. Il n’est pas né dans le camp, mais beaucoup de ses nièces et de ses neveux y sont nés et ne sont jamais sortis du camp. Il évoque ses souvenirs d’enfance en Palestine, lorsqu’il jouait dehors, qu’il grimpait dans les oliviers. Il voit ces enfants qui grandissent dans ce camp surpeuplé. Il n’y a nulle part où jouer au football, ou taper dans un ballon, il n’y a pas assez d’espace. Initialement, il voulait juste que le Centre soit un lopin de terre où les enfants puissant jouer et juste être des gamins comme les autres. A partir de là, son Centre s’est développé et il a proposé d’autres activités, collecté des fonds pour acheter des ballons de football et un jeu de badminton. Ensuite des enseignants se sont portés volontaires pour donner des leçons de lecture après leur journée de travail.

PI. Quelles perspectives l’apprentissage de la lecture et de l’écriture offre-t-il aux enfants ?
ES. Bien qu’ils aient quotidiennement de nombreux obstacles à surmonter, en comblant leur retard scolaire ils seront mieux armés pour trouver un emploi. Savoir lire et écrire vous permet également d’accéder à d’autres modes de pensée, élargit votre horizon, votre vision du monde. Par exemple, les gamins lisaient un livre illustré pour enfants sur la vie de Nelson Mandela. Ils ont adoré et demandé : « Cet homme existe-t-il vraiment ? » parce qu’ils n’avaient jamais entendu parler de lui. Un autre livre avait pour titre Les Enfants dans la Paix, et traitait du sujet de jeunes activistes. Une jeune fille tuée à Gaza, Rachel Corey, était dans ce livre et ils voyaient comment ces jeunes gens agissaient dans le monde. Ils n’étaient pas riches ni célèbres mais ils étaient informés et dénonçaient des choses avec lesquelles ils n’étaient pas d’accord ; on peut espérer que cela inspirera les enfants du camp. S’éduquer développe également l’esprit critique des enfants, ce qui peut les aider à surmonter leur frustration. Yasser s’était alarmé de l’augmentation du nombre de femmes commettant des attentats suicides à la bombe et il avait attribué cela au fait qu’un grand nombre d’entre elles n’étaient pas éduquées.

PI. Le programme d’alphabétisation permettra-t-il aux enfants de poursuivre leurs études à un plus haut niveau ?
ES. Tout à fait. Des opportunités existent mais elles sont très limitées. Des places sont prévues pour les étudiants arabes dans les écoles israéliennes, mais à cause des inégalités structurelles et de la violence que subissent chaque jour les étudiants arabes, ils n’arrivent plus à remplir les places disponibles et le taux d’échec dans les écoles israéliennes est d’environ 50 %.

PI. Vous étudiez actuellement la paix et la sécurité. Dans quel domaine pensez-vous travailler après vos études ?
ES. Je prépare une maîtrise en Sécurité humaine et de la paix. Avant ce projet en Palestine, je travaillais dans une école de la Sierra Leone dédiée à la réintégration des enfants soldats. J’ai écrit un rapport pour l’école sur les enfants soldats filles, leur situation après le conflit et un programme que j’appelle DDR ‑ désarmement, démobilisation et réintégration. Ce programme me tient à cœur. Les programmes actuels ne tiennent pas toujours compte des besoins de la personne. Ils sont conçus pour traiter le problème dans sa globalité mais pas au niveau individuel. Alors, lorsque j’aurai mon diplôme, j’espère travailler avec des jeunes touchés par un conflit et chercher à développer une approche plus holistique de la réintégration, une approche qui tienne compte des besoins culturels et individuels.

PI. Comment voyez-vous une sortie au conflit en Palestine ?
ES. Depuis mon retour au Canada, je voudrais parler aux gens de la situation en Palestine. Mais, lorsque vous parlez de quelque chose qui ressemble à l’apartheid, cela fait peur aux gens. A tel point que je pense que c’est une des raisons pour lesquelles cette situation dure depuis si longtemps. Nous devons reconnaître cette situation : donner un nom à ce qui se passe. Je pense que lorsque nous aurons fait cela, un dialogue s’établira au sein de la communauté internationale qui mènera, espérons le, à une solution pacifique. Lorsque j’utilise le mot apartheid, les gens frémissent. Si c’est de l’apartheid, alors nous ne pouvons pas accepter cela : les Nations unies ont été très claires à ce sujet. Il est important d’être informé et de réaliser que c’est ce qui se passe en Palestine. Les gens ont tendance à considérer que ce conflit qui dure depuis toujours n’est que d’ordre religieux. Ils pensent : « Je ne suis pas musulman. Je ne suis pas juif. Je ne suis pas de cette partie du monde, alors je ne peux pas avoir d’opinion sur le sujet. » J’estime que cette façon de penser est dangereuse et permet au conflit de continuer.


Pour plus d’informations : www.karama.org





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L’histoire nous montre que l’évolution se fait lentement. Néanmoins, au cours de l’époque qui vient, l'homme évoluera à un rythme sans commune mesure avec celui de ses ancêtres les plus illustres. De profonds changements dans la vie et l’organisation sociales libéreront des énergies jusqu’alors inexploitées et déclencheront dans le monde un tourbillon de transformations. Ainsi les hommes se montreront-ils à la hauteur des espoirs dont ils étaient porteurs en déployant des pouvoirs restés longtemps en sommeil et inutilisés.
Le changement créatif sera la note clé de cette époque à venir qui réunira en elle toutes les potentialités de bien. Les hommes comprendront que c’est dans le changement créatif que se trouvent le fondement même de la vie et l’origine des cycles. En harmonie avec le flux cosmique, ils construiront une civilisation où le temps n’existera plus, où « il n’y aura pas deux jours identiques », où l’art de vivre et l’art d’être iront de pair. [L’ère à venir (Maître –)]

Nous sommes sur le point d’entrer dans une ère où la nature spirituelle innée de l’humanité commencera à s’exprimer de façon massive. Des millions d’individus prendront conscience du but réel de leur vie. Une attitude plus profonde, plus équilibrée à l’égard de la vie se développera, et les gens se reconnaîtront en tant qu’âmes en incarnation. Ils comprendront enfin le but de leur incarnation et prendront une part de plus en plus consciente à leur évolution personnelle, créant des modes d’expression de la justice et de la liberté tels que le monde n’en a jamais connus. La liberté, la justice et par conséquent la paix permettront à l’aspect spirituel divin de l’humanité de passer au premier plan et de s’exprimer, non seulement en tant qu’expérience religieuse, mais dans toutes les sphères de la vie. Dans les domaines de la politique, de l’économie et de l’éducation, des arts et des sciences, la prise de conscience de notre nature spirituelle se manifestera de façon croissante. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Permettez-moi de vous indiquer la voie qui mène à l’ère nouvelle, de vous faire entrevoir les splendeurs qui, si vous le voulez, peuvent devenir vôtres. L’homme est fait pour servir à la fois Dieu et l’homme, et c’est seulement de cette manière que le chemin menant à Dieu peut être parcouru. Donnez-vous pour mission d’assumer les tâches de réorientation, de reconstruction et de changement. Chaque homme est un phare et diffuse sa lumière pour éclairer son frère. Préparez votre lampe pour qu’elle brille et montre la voie. Personne n’est trop petit ni trop jeune pour prendre part à ce grand Plan de réhabilitation et de sauvetage de notre monde. Engagez-vous résolument dans cette voie, et je puis vous assurer que je ne manquerai pas de vous dispenser mon aide. [Message n° 13 (Maitreya)]

Nombreux sont ceux qui attendent de Maitreya et des Maîtres qu’ils réparent tous les torts et transforment le monde. Il est indéniable qu’ils montreront la voie, guideront et inspireront. Il est certain également que leur lumière et leur sagesse seront mises au service de l’humanité. Mais le travail de transformation doit être entrepris par l’humanité elle-même, qui devra accepter de bon gré les changements et les sacrifices qui s’ensuivront. Ce n’est que grâce à cette acceptation volontaire que les changements pourront être effectifs et créer les conditions d’une vie nouvelle et meilleure. Pour ouvrir la voie et poser les fondations des structures du nouvel âge apparaissent maintenant les experts architectes de la civilisation naissante. Vous les reconnaîtrez à leur désir de servir, à leur sagesse et à leur amour manifeste. [L’émergence de grands serviteurs (Maître –)]

Nous assistons partout à un nouvel éveil spirituel dont l’aboutissement sera une ère de fraternité mondiale – objectif principal de l’ère du Verseau naissante. Dans le monde entier, de nouvelles approches de la réalité apparaissent et les valeurs qui doivent gouverner notre vie dans l’ère naissante commencent à se dessiner. Cela entraînera la réorganisation de nos systèmes politique, économique et financier selon une ligne plus juste et plus rationnelle. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

Rien n’entrave le cours de ce travail sacré et, bientôt, vous verrez le fruit de mes efforts. Le moment est venu d’entamer le processus de changement, de transformer la vie des hommes, de telle manière que le Dieu en chacun puisse rayonner. Cela, mes amis, n’est pas difficile à accomplir car, en vous tous, réside un tel être divin. Ma tâche consistera à éveiller en vous cette Lumière rayonnante et à vous conduire à sa source. Mes Maîtres travaillent également dans leurs différents centres et, grâce à eux, l’exécution du Plan progresse. Mon travail consiste à organiser ce Plan de sorte qu’il en résulte le moins de divisions possible. Beaucoup de ce qui est aimé doit être abandonné. Ne vous accrochez pas aux formes anciennes. Beaucoup dépendra de l’aptitude de l’homme à renoncer aux structures désuètes, et à créer un monde nouveau et plus simple. [Message n° 74 (Maitreya)]

Ce sont avant tout les millions et les millions d’hommes et de femmes de bonne volonté de tous les pays qui changeront le monde. Ce sont précisément les hommes de bonne volonté qui répondront les premiers à l’appel de Maitreya. Celui-ci dynamisera cette bonne volonté. Il soutiendra en eux cette disposition à l’égard de la vie, la stimulera à un point tel qu’il construira une opinion publique mondiale à laquelle aucun gouvernement ne pourra résister. Ainsi, grâce à la bonne volonté éclairée, correctement guidée et dynamisée des masses, les changements dans le monde seront mis en œuvre. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Mon enseignement est simple : comme vous le savez, l’amour, la justice et un partage convenable sont nécessaires à l’homme pour vivre. Ceux qui m’entourent maintenant, là où je réside, l’apprennent et, répondant à mon appel, s’éveillent à la promesse de l’avenir. Pour vous aussi, il en sera ainsi, car, en vous, je vois la même intention divine. Par conséquent, mes amis, ne craignez pas pour ma mission. Mon intention est de me présenter au monde si prochainement que seul l’esprit le plus vil niera la réalité de ma présence. En ce moment, grands sont les changements qui se produisent : les nations grandissent ensemble dans une harmonie nouvelle.
Soyez vous-mêmes témoins de ces événements. Lorsque mon visage sera connu à une plus grande échelle, cette transformation recevra une nouvelle impulsion et, rapidement, beaucoup sera accompli. [Message n° 83 (Maitreya)]

Lorsque les hommes de l’avenir se tourneront vers notre époque, ils verront en elle un tremplin vers la grâce. Le chaos et la confusion actuels ne sont pas autre chose. De ce chaos émergeront les formes nouvelles qui répondront partout aux besoins des hommes, et combleront chacun d’entre eux.
L’homme lui-même est soumis à de telles stimulations qu’il tend à appréhender l’avenir. Ne voyant ni ne comprenant guère les énormes changements déjà en cours, il se cramponne vainement au passé. Bientôt, sa fébrilité et sa peur se changeront en courage et en sentiment de responsabilité pour l’œuvre de transformation. Sous la conduite de Maitreya et son groupe, les hommes poseront les pierres angulaires de cette vie nouvelle et meilleure dont ils rêvent tous, chacun à sa manière. [L’émergence de la divinité de l’homme (Maître –)]

Notre monde est en train de changer. Il traverse une période d’agitation extrême, de violence et de haine. Mais de nouvelles énergies se déversent à tout moment sur la planète, particulièrement une énergie très puissante venant d’un Avatar cosmique appelé l’Esprit de Paix ou d’Equilibre. Cet Avatar travaille précisément avec la loi d’action et de réaction, que nous appelons la loi du karma. Selon cette loi, l’action et la réaction sont opposées et égales. De la violence et de la discorde actuelles, de la haine et de l’agitation, nous passerons à une ère de tranquillité et de paix, d’équilibre mental et émotionnel, et à une harmonie bien établie, qui transformeront le monde entier. [Enseignements de la sagesse éternelle (B. Creme)]

La nouvelle civilisation sera édifiée sur les fondations du passé, dont une bonne partie, corrompue et inutile, devra être balayée. Pour ceux qui ont des yeux pour voir, les signes de renouveau apparaissent clairement. Où que les hommes regardent, un nouveau paysage se présente, de nouvelles idées retiennent l’attention, de nouvelles structures prennent forme. Un monde en perpétuelle mutation se transforme, les douleurs croissantes du changement sont ressenties par tous.
C’est dans ce contexte que le Christ est venu, impatient de prêter assistance aux hommes. Qu’il puisse les aider ne fait aucun doute, mais il faut que les hommes désirent les changements qu’il préconisera et les mettent en œuvre de leur plein gré. Aucune contrainte ne sera exercée, car s’il en allait autrement la Loi serait violée. [Le réajustement des priorités (Maître –)]

Rétrospectivement, l’histoire présente le tableau de changements ordonnés et logiques. Tout semble inévitable, progressif, guidé par une main invisible. En réalité, les changements ont souvent été rapides et soudains, mettant à rude épreuve la faculté d’adaptation de l’humanité. A ce moment crucial de leur longue histoire, les hommes sont témoins de changements à la fois soudains et radicaux, mais qui suscitent l’enthousiasme par leur portée immense et leurs promesses rayonnantes. C’est le moment pour chacun, plus que jamais auparavant, de saisir l’occasion de servir d’une façon ou d’une autre, d’influer sur le cours des événements et de permettre ainsi la création d’un monde juste et stable. [Le moment de servir (Maître –)]

Il se prépare une transformation radicale qui doit se produire à la base. Il faut qu’elle soit effective et satisfasse tout le monde, sinon elle ne durerait pas. Les changements doivent être logiques et se faire à un rythme rapide mais pas excessif, de façon que les gens puissent s’adapter et qu’ainsi il n’y ait qu’une rupture minimale de l’ordre existant, quelle que soit la période.
Les changements seront si considérables que quelqu’un qui arriverait de la planète Mars dans 25 ans trouverait un monde complètement transformé, un monde dans lequel les gens ont fait entendre leur voix. Qui a fait tomber le mur de Berlin ? Le peuple, pas les politiciens ! [Le Grand Retour (B. Creme)]

Le monde est comme suspendu entre passé et avenir, obsolescence et renouveau. Les peuples retiennent leur souffle, cherchant quelque indice de ce qui les attend. Les signes sont là en abondance, offerts aux yeux de tous, pourtant beaucoup se refusent à y puiser l’espoir dont ils ont tant besoin. N’ayez nulle crainte pour l’avenir car il sera, si telle est la volonté de l’homme, plus beau et plus grand qu’il ne saurait le concevoir, plus resplendissant qu’il ne pourrait l’imaginer dans ses rêves les plus fous. L’incertitude et l’anxiété, les souffrances liées à la perte et au changement, ne sont que les douleurs de l’enfantement d’un monde nouveau et meilleur qui lutte pour voir le jour. [L’héritage de l’homme (Maître –)]

Tout va bien, l’avenir s’annonce de bon augure. Mes plans progressent rapidement, et galvanisent l’humanité. Où que vous regardiez, vous trouverez du changement. La structure de l’ordre ancien et décadent est bouleversée de fond en comble. Nous pouvons nous en réjouir, car, en dépit de la souffrance que ce processus entraîne, un monde nouveau et meilleur est en train de voir le jour. [Message n° 130 (Maitreya)]






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