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Accueil > Revue Partage > année 2012

Extraits de la revue
Partage international

Mars 2012 - N° 283

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Dossier


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews




L'article du Maître

Home La transformation qui s’annonce

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 12 février 2012

Depuis les profondeurs de leur détresse et de leurs difficultés actuelles, les hommes vont trouver le chemin de l’espoir. Il se produit aujourd’hui tant de choses positives et de bon augure pour la race humaine qu’on peut être certain de la voir bientôt soulagée de ses problèmes ; cela ne se fera pas d’un coup mais progressivement, petit à petit. Progressivement aussi, les hommes apprendront les véritables causes de leurs tourments. Ils en viendront à comprendre que l’humanité forme un tout indissociable, au sein duquel les relations reposent sur des associations de longue date et sur une ascendance commune, mais aussi sur une divinité qu’ils partagent tous. Ils s’apercevront qu’ils n’ont plus à craindre ou à combattre leur prochain, ni à subir le martyre de la faim dans un monde qui regorge de ressources.

Ainsi naîtra un nouvel âge, où la justice et le partage viendront à bout du chaos et de l’irresponsabilité actuels, où les hommes se respecteront mutuellement et prendront soin de leurs semblables, où leur divinité se manifestera et où se révèleront les secrets de la vie. La surabondance perdra alors de son attrait et, en nombre croissant, les hommes seront heureux de vivre dans la sobriété.

Relations justes

Ainsi les hommes établiront-ils des relations justes, entre eux, et avec leur Source commune. Sous l’inspiration de Maitreya et de son groupe, dont ils suivront les conseils, ils s’épanouiront dans leur divinité et l’exprimeront dans tous leurs actes. Les abominations de la guerre et du terrorisme ne tarderont pas à s’effacer des mémoires, cédant la place à un vaste bourgeonnement créatif.

Les hommes transformeront leurs villes et les embelliront pour les rendre dignes de cette nouvelle ère. Ces villes, plus nombreuses et plus petites, seront reliées entre elles par des transports aussi rapides que silencieux.

Les méthodes d’éducation seront très diverses, et chaque enfant trouvera sa place dans le système éducatif en fonction de ses Rayons. Avec le temps, les Maîtres et les hommes se rapprocheront toujours plus, les échanges entre eux s’intensifieront, et les enfants passeront dans la joie d’étape en étape au fil du développement de leur conscience. Chacun aura son rôle à jouer dans l’adoption des mesures nécessaires à cette transformation.

Des signes stupéfiants

On verra bientôt se produire une série de signes qui stupéfieront ceux qui en feront l’expérience. Nul ne pourra expliquer ces phénomènes, mais ils présageront un changement dans la pensée des hommes et leur compréhension du monde. A partir de là, un intense sentiment d’attente s’emparera de la plupart des nations, préparant les hommes aux extraordinaires événements à venir. Comme vous le savez, tous ne prennent pas au sérieux la nouvelle ère qui point à l’horizon. Les signes en question les prépareront en plus grand nombre à la révélation future.





Home Des avancées dans le processus de désarmement nucléaire

par Jonathan Frerichs Source : IPS

Genève, Suisse

Une nouvelle manière de considérer l’arme nucléaire se répand dans le monde. Son impact provient de sa capacité de toucher la masse des gens. Elle mêle faits et fiction nucléaires.

En ce début 2012, le bruit des armes résonne au Moyen-Orient et d’ici la fin de l’année, cinq pays détenteurs de l’arme nucléaire auront changé de gouvernement.

Nous vivons sous un « parapluie » nucléaire obsolète, trop complexe, extrêmement coûteux et qui de surcroit ne fonctionne pas. De nos jours, les gens s’estiment membres d’une communauté internationale. Ils veulent vivre d’une manière qui préserve la vie au lieu de la menacer. Les armes nucléaires doivent disparaître. Il est temps de s’impliquer. Chacun a un rôle à jouer ; ensemble, nous pouvons faire la différence.

Dans les sphères dirigeantes, une nouvelle pression politique et sociale se fait sentir : 130 gouvernements adhèrent à une Convention sur les armes nucléaires aux Nations unies et 5 000 maires, des milliers de parlementaires et de citoyens éminents soutiennent des initiatives pour leur abolition. Des actions sont menées sur la base de facteurs géographiques (zones sans armes nucléaires), légaux (lois humanitaires) et financiers (déficits nationaux, dettes souveraines et désinvestissements citoyens).

Des gouvernements et des militaires dévoilent les stratégies nucléaires ; la science des climats met en défaut le lobby pro nucléaire ; des médecins, des scientifiques et des avocats affirment l’illégalité de l’arme nucléaire ; des films, des sites internet et des livres sont sources de débats publics ; et les religions mondiales se fondent sur des bases morales et spirituelles pour condamner ces armes. Le désastre de Fukushima rappelle que même lorsqu’elle est utilisée pacifiquement, l’énergie nucléaire est mortelle et source de dégâts irréparables.

Le consortium international qui soutient l’arme nucléaire s’écroule. Et pourtant, ceux qui combattent le régime nucléaire actuel ne sont pas débordants d’optimisme. Il est dérangeant de constater que les puissances nucléaires, qui ne sont que 5 %, rejettent le bien commun et refusent le désarmement, alors que les 95 % des nations non nucléaires n’atteignent pas le vote majoritaire qui verrait l’abolition du nucléaire.

Les nouvelles et anciennes « approches » du nucléaire offrent des scénarios divergents en 2012. Voici trois exemples :

1. L’Asie du Nord-est est une région où le « parapluie de la dissuasion nucléaire » paraît obsolète et où le statu quo, le Traité de non prolifération (TNP), est apparemment menacé. Bien que l’expression « sécurité nucléaire » en Asie du Nord-est soit une contradiction en soi, le Sommet sur la sécurité nucléaire se tiendra cette année à Séoul.

La nouvelle approche s’appuie sur la réalité de cette région avec ce que le secrétaire général coréen des Nations unies appelle « la doctrine infectieuse de la dissuasion ». Huit des neuf pays qui pratiquent la dissuasion nucléaire sont invités à ce sommet, et le neuvième est juste à côté. Il faut soigner l’infection, par exemple en s’engageant à atteindre un objectif régional commun tel que la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Dans un récent séminaire religieux en Ecosse, des discussions ont été menées par des chrétiens et des bouddhistes afin de dégager des stratégies pour que cet objectif devienne plus prioritaire sur l’agenda public. Depuis vingt-cinq ans, des organisations religieuses cherchent à briser le statu quo des deux côtés de la zone démilitarisée.

2. Le Moyen-Orient, autre région où les parapluies nucléaires sont déficients, présente un terrain si favorable à la prolifération que l’avenir même du TNP est lié à l’établissement d’une zone sans arme nucléaire dans cette région. Après dix-sept ans d’attente, une conférence des Nations unies est prévue à cet effet en 2012. Et pourtant, le spectre de l’ancienne histoire nucléaire plane sur cette conférence. Un discours irresponsable veut encore nous faire croire que le renforcement de l’arsenal nucléaire est la solution pour le Moyen-Orient et non le problème. Alors qu’Israël n’adhère pas au Traité, ses voisins, qui en sont membres, sont contraints de vivre sous la menace des bombes nucléaires israéliennes comme si ce pays en était membre. Cette formule ne présente aucune garantie de sécurité. C’est la porte ouverte à la prolifération dans d’autres Etats du Moyen-Orient, ainsi que dans le reste du monde.

Au contraire, la nouvelle approche vise à la sécurité de tous les Etats du Moyen-Orient, y compris Israël. Le scénario de non prolifération doit prévoir une zone libre de toute arme de destruction massive.

3. L’Otan est une alliance dont les armes nucléaires sont inutilisables et qui représentent un gaspillage d’argent. Les quelque 200 armes nucléaires tactiques de l’organisation sont emblématiques des monstres vieillissants de la Guerre froide encore confinées dans leurs arsenaux nucléaires ; et cela n’a aucun sens. Retirer ces reliques mortelles réduirait le nombre de pays détenteurs de l’arme nucléaire de quatorze à neuf. Cela permettrait aussi de mettre en place de nouveaux protocoles sécuritaires entre l’Otan et la Russie. En 2010, ils se mirent d’accord pour  « créer un espace commun ou régneraient la paix, la sécurité et la stabilité dans la zone euro-atlantique ». Le sommet de l’Otan 2012 de Chicago suivra-t-il l’ancienne ou la nouvelle approche ?

L’Asie du Nord-est, le Moyen-Orient et l’Otan représentent des enjeux critiques. La tâche est impressionnante et des ressources supplémentaires sont nécessaires, mais des progrès sont déjà réalisés.





Point de vue

Home Urgence climatique

par Ignacio Ramonet Source : IPS

Paris, France

Du fait de la crise financière et des horreurs économiques qui assaillent les sociétés européennes, les gens oublient que le changement climatique et la destruction de la biodiversité restent les plus grandes menaces qui pèsent sur l’humanité.

Si nous ne changeons pas radicalement les modèles de production imposés par la mondialisation économique, nous atteindrons bientôt le point de non-retour au-delà duquel la vie humaine sur la planète deviendra graduellement invivable.

En l’espace de cinquante ans, le nombre d’habitants sur Terre a été multiplié par 3,5, la majorité vivant dans les villes. Dans le même temps, les ressources de la planète n’augmentant pas : que se passera-t-il lorsque la pénurie de certaines ressources naturelles s’aggravera ?

Au cours de la dernière décennie, cent cinquante millions de personnes sont passées au-dessus du seuil de pauvreté. Certes, il faut s’en réjouir. Mais cela entraîne de graves responsabilités pour nous tous ; car, vu le modèle consumériste dominant, la sortie de grands nombres d’individus de la pauvreté est incompatible avec la survie de l’humanité.

Notre planète ne dispose pas de ressources énergétiques suffisantes pour que la totalité de la population mondiale les utilise sans frein. Pour que les sept milliards d’habitants consomment l’énergie au même rythme que l’Européen moyen, il faudrait les ressources de deux planètes Terre, et les ressources de trois planètes si on voulait que soit étendu au monde entier le rythme de la consommation américaine.

Depuis le début du XXe siècle, la population mondiale a quadruplé et la consommation mondiale de carbone a été multipliée par six. Depuis 1950, la consommation mondiale de métaux a été multipliée par sept, et celle des plastiques par dix-huit. En matière de ressources, nous utilisons 30 % de plus que ce que la planète peut remplacer. Nous devons adopter un mode de vie plus frugal et le gaspillage.

Cette conclusion ne saurait évidemment s’appliquer au milliard d’individus qui vivent dans un état de famine chronique, pas plus qu’aux trois milliards de pauvres de la planète. Une explosion de la misère est une menace majeure. A titre d’exemple, au cours des dix minutes que nécessite la lecture de cet article, dix femmes mourront en couches, deux cent dix enfants de moins de cinq ans mourront de maladies facilement guérissables, dont onze pour avoir bu de l’eau souillée. Ces gens ne meurent pas de maladie ; ils meurent parce qu’ils sont pauvres. Or, pendant ce temps, l’aide des pays riches aux pays en voie de développement a chuté d’un quart en quinze ans alors même que, chaque année, les dépenses consacrées à l’armement atteignent cinq cents milliards d’euros.

Si, dans les décennies à venir, la production de nourriture augmentait de 70 % afin de satisfaire les besoins de la population, l’impact écologique sur la planète serait dévastateur. Il ne serait même pas soutenable, du fait de la dégradation des sols, de l’extension de la désertification, de l’aggravation de la pénurie d’eau potable et de l’amplification de la destruction de la biodiversité qui en résulteraient, sans parler des émissions de gaz à effet de serre qui l’accompagneraient.

Aujourd’hui, seulement 13 % de l’énergie consommée est renouvelable (hydraulique, éolienne, solaire, etc.). Le reste est fourni par le nucléaire ou les combustibles fossiles, nuisibles pour l’environnement. Il est extrêmement préoccupant de voir les pays émergents adopter les modes de développement les plus destructeurs utilisés par le monde industriel, ce qui conduit à une grave érosion de la biodiversité.

Nous assistons à une extinction massive des espèces animales et végétales. Chaque année, près de cent mille espèces vivantes disparaissent. Un cinquième de la totalité des espèces pourraient avoir disparu en 2050. Et la disparition de chaque espèce a un effet domino sur la chaîne de la vie à laquelle elle appartient, ce qui modifie le cours de l’histoire naturelle.

L’être humain et son modèle de production prédateur sont les premiers responsables de la destruction de la biodiversité. Au cours des trois décennies écoulées, les excès de la mondialisation néolibérale ont accéléré ce processus et conduit à l’émergence d’un monde dominé par la terreur économique dans lequel les marchés financiers et les grandes entreprises privées ont réinstauré la loi de la jungle : la survie du plus fort.

La mondialisation favorise le pillage de la planète. Nombre de compagnies géantes ont recours à des méthodes d’extraction des ressources naturelles massivement destructrices leur permettant de réaliser des profits colossaux tout en polluant en toute impunité.

Comment mettre un terme à cette mise à sac ? Des solutions existent, pour cela il faudrait :

– Remplacer le modèle de production actuel par une « économie solidaire » qui créerait de la cohésion sociale en distribuant les bénéfices à tous les citoyens. Cela produirait de la richesse sans détruire la planète, sans exploiter les travailleurs, sans discriminer les femmes et sans tourner le dos aux lois sociales.

– Restreindre la mondialisation en réinstaurant la régulation des pratiques dommageables et perverses de l’économie de marché. Il faudrait tendre vers le rétablissement d’une forme de protectionnisme écologique et social sélectif visant à enclencher un mouvement vers la démondialisation.

– Freiner la fièvre de la spéculation financière qui impose des sacrifices inacceptables à des sociétés entières, comme en Europe où les marchés ont pris les commandes. Une taxe sur les transactions financières est plus que jamais nécessaire.

Si nous voulons éviter le changement climatique et défendre l’humanité, il est urgent de renoncer à la logique de la croissance permanente qui est invivable, et d’adopter une voie conduisant à une réduction raisonnable de la croissance.

Ces quatre mesures pourraient ramener un semblant d’espoir à l’horizon à mesure que les sociétés commenceraient à retrouver foi dans le progrès. Une question se pose toutefois : qui aurait la volonté politique de les imposer ?





Signes des temps

Home Bénédiction en forme de cœur


 

Cher Monsieur,

Le lendemain de Noël 2011, mon mari Michel a remarqué une petite feuille en forme de cœur sur notre citronnier. On aurait dit que cette feuille venait de se former.

Il y a une dizaine d’années, nous avions déjà trouvé une feuille en forme de cœur sur le même arbuste, et le Maître avait indiqué qu’il s’agissait d’un signe de Maitreya (voir Partage international, juin 2002).

Depuis lors, ce citronnier produit fréquemment des feuilles de taille et d’apparence inhabituelles, beaucoup plus grandes que la moyenne, avec des nervures très marquées. Ces feuilles géantes coexistent avec les feuilles ordinaires sur les mêmes branches.

La première feuille en forme de cœur était bien plus grande que les autres. Par contraste, la nouvelle est relativement petite, surtout comparée aux feuilles géantes, mais elle est très bien dessinée.

Pourriez-vous me dire si cette nouvelle feuille en forme de cœur est à nouveau un signe de Maitreya ?

Ce genre de petits événements me met en lien avec l’omniprésence de Maitreya et renforce mon aspiration à servir. J’en éprouve un profond sentiment de gratitude.

R-M. C.M., St-Etienne, France

 

Le Maître de B. Creme confirme qu’il s’agit d’un signe de Maitreya pour dire « Ne te décourage pas, je suis là » (en anglais « Don’t lose heart, I am here ».


Home Une image de Jésus incrustée dans la pierre

Source : Telegraph.co.UK

En novembre 2011, un randonneur découvrit le visage de Jésus incrusté dans une pierre. Sonia Chamberlain, 63 ans, de Lake Havasu City, en Arizona (E.-U.), avait projeté de fabriquer des bijoux à partir de cette pierre. Mais dès qu’elle l’eut époussetée, elle s’aperçut de la ressemblance avec le visage de Jésus. Elle raconte : « Imaginez ma surprise lorsque je réalisai que l’incrustation avait la forme de la tête de Jésus avec sa couronne d’épines et sa longue chevelure sur les épaules. Je crois que tout arrive pour une raison et qu’il y a des signes du Créateur tout autour de nous, mais nous sommes souvent trop occupés pour les remarquer. Ce pourrait être pour moi un signe afin que j’écoute plus attentivement. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’image sur la pierre a été incrustée par le Maître Jésus.


Home L'« étoile » en Russie

Source : YouTube : myunhauzenT4


 

Dans la soirée du 23 janvier 2012, Halit Safin, photographe réputé, a filmé un ovni au-dessus de la ville d'Oufa (capitale de la République du Bachkirie). Sa vidéo, de 2 mn 15, montre un objet en forme d'anneau changeant rapidement de couleur en combinaisons variées de vert, bleu, jaune et rouge.

Le Maître de Benjamin Creme confirme que l'objet multicolore était l'« étoile » de Maitreya.


Home Ovni au Mexique

Source : YouTube: javajavaa

Le 7 février 2012, deux vidéos ont été prises au-dessus de Tijuana. On y voit un grand ovni circulaire, multicolore, planant haut dans le ciel.

Le Maître de Benjamin Creme indique que I'ovni était un vaisseau spatial martien.


Home Ovnis en Suède

Source : YouTube: UFOindependent


Suède - ovnis aperçus au-dessus d'Uppsala, le 15 janvier 2012

Commentaires sur YouTube : « J'avais skié toute ta journée et en rentrant à la maison je vis des lumières brillant dans le ciel. Je-pris mon téléphone portable et les filmais pendant presque deux minutes ».

Le Maître de B. Creme a indiqué que les lumières étaient l’« étoile » de Maitreya.



Tendances

Home Avoir faim sur « notre terre »

Source : Inuit Tuttarvingat News, Canada

Nunavut signifie « notre terre  » et des lycéens d’Iqaluit, capitale de ce territoire canadien, ont récemment prouvé leur compréhension pratique de ce nom : « Nous savons que dans nos communautés des gens souffrent de la faim », ont-ils déclaré.

Début janvier 2012, lors d’une manifestation de soutien à leurs compatriotes, les étudiants et leurs professeurs ont organisé une grève de la faim de quatre jours afin d’attirer l’attention sur la faim dans le Nunavut, le plus vaste territoire fédéral canadien, dans lequel une récente étude à montré que dans le courant d’une année, 70 % des ménages se trouvaient à un moment à court de nourriture, et 40 % souffraient d’une sévère pénurie alimentaire.

Plus de trente étudiants et professeurs du lycée d’Inuksuk ont participé à cette action en réduisant leur ration quotidienne de calories au niveau de celle de la moyenne des Nunavummiut – ce qui n’est pas anodin en cette saison : la température moyenne en janvier est de -35 degrés Celsius.




Home Magie génétique

Source : The Nikkei Weekly, Japon

La science médicale de la régénération a franchi une étape importante en 2007 lorsque le professeur Yamanaka, de l’université de Kyoto, a créé des cellules souches humaines à capacités multiples (cellules iPS). Une nouvelle étape encore plus significative vient d’être franchie, qui pourrait réduire les risques liés aux traitements médicaux régénérants.

Une cellule iPS a le potentiel de se transformer en n’importe quel type de cellule corporelle. Yamanaka et son équipe sont parvenus à reprogrammer des cellules adultes en cellules souches au moyen de trois ou quatre gènes, connus aujourd’hui comme facteurs Yamanaka. Le problème était cependant que l’un de ces facteurs, bien qu’essentiel à l’efficacité du processus, puisse amener les cellules iPS à devenir cancéreuses après qu’elles se soient répandues dans les tissus humains.

Afin de surmonter ce problème, la recherche s’est mise en quête d’un gène de substitution ; et un « gène magique » a été découvert, permettant de remplacer le « défectueux  » ou à risque. Ce nouveau gène pourrait aussi empêcher les gènes incapables d’effectuer la totalité de la transition de cellules souches à cellules iPS de se reproduire. Les gènes « défectueux » étant connus pour accroître les risques de cancer.




Home Magie génétique (suite)

Source : CNET.com

Suite aux découvertes faites au Japon en 2007, des chercheurs de l’université de Buffalo pourraient bien avoir accompli un pas significatif dans la compréhension des effets de la maladie de Parkinson sur le système nerveux humain.

Conduits par le physiologiste Jian Feng, ils ont prélevé des cellules sur des sujets sains formant un groupe contrôle et sur des patients atteints d’un type particulier de la maladie de Parkinson, et les ont transformées en une sorte de cellule primordiale ‑ une cellule souche polyvalente (cellule iPS). Les cellules iPS peuvent se transformer en presque n’importe quel type de cellules dans le corps, et dans les expériences les plus récentes elles se sont transformées en cellules cérébrales. Et les cellules des patients parkinsoniens sont devenues des cellules cérébrales contenant une forme mutante du gène « parkin ». Produire ces cellules cérébrales en laboratoire permet d’éviter des opérations invasives au cerveau. En effet, les mutations du gène parkin interrompent la production de dopamine, induisant davantage de radicaux libres, détruisant ainsi les neurones de dopamine à l’origine de la maladie de Parkinson.




Home Un patch indolore

The Nikkei Weekly, Japon

De nouvelles méthodes indolores d’administration des vaccins apparaissent au Japon. Elles devraient bientôt passer au stade des essais cliniques.

En collaboration avec de grandes firmes pharmaceutiques, des équipes de recherche ont développé un patch de vaccin qui se pose sur la peau comme un petit sparadrap. Le dessous du patch comporte un millier de minuscules protubérances qui conduisent le vaccin dans une sous-couche de la peau. Les protubérances ne pénètrent pas suffisamment dans la peau pour atteindre les récepteurs de la douleur. La douleur est le facteur déterminant qui fait fuir les injections de vaccin.

On pourrait utiliser cette technologie pour administrer de l’insuline aux diabétiques.





Les priorités de Maitreya

Home Santé maternelle

Source : Communiqué de presse du Worldwatch Institute

Selon le FNUAP (Fonds des Nations unies pour la population), 1 000 femmes meurent chaque jour à la suite d’une grossesse ou d’un accouchement et 99 % des décès surviennent dans les pays en développement.

Pour 80 %, cette mortalité maternelle est due à un nombre relativement restreint de complications ‑ hémorragies, infections, tension élevée, dystocies, avortements artisanaux ‑ et une forte proportion de ces décès serait évitable. Le rapport du FNUAP : Femmes et jeunes filles dans un monde de sept milliards d’habitants, observe que la pauvreté et les inégalités entre les sexes basées sur la culture sont des facteurs clés de la mortalité maternelle. Ce rapport mentionne que les femmes possèdent moins de 15 % des biens mondiaux. Leur salaire est en moyenne inférieur de 17 % à celui des hommes. Et les deux tiers des 776 millions d’adultes illettrés dans le monde sont des femmes.

Cela signifie que les femmes, tout particulièrement dans les pays en développement, doivent souvent compter sur les hommes pour leur subsistance, et qu’elles sont soumises, au sujet de la contraception, à la volonté de leur partenaire. Elles sont prises au piège de relations abusives tant physiques qu’émotionnelles. Elles se marient et ont des enfants jeunes, au lieu de recevoir de l’instruction et de mener des activités à l’extérieur de la maison. Dans les pays en développement, une fille sur sept se marie avant quinze ans, et les complications dues aux grossesses et aux accouchements sont la cause de la majorité des décès de filles entre15 et 19 ans.

Les femmes ne sont en général pas en mesure de décider elles-mêmes si elles auront ou non des enfants, combien elles en auront, et combien de temps attendre entre chaque enfant.

Selon les estimations de l’institut Guttmacher, au moins 40 % des grossesses ne sont pas programmées, de même que 21 % des naissances qui s’ensuivent. Si elles avaient la possibilité d’accéder au planning familial et l’autorisation de leur famille de le faire, moins de femmes et d’enfants mourraient d’avortements artisanaux et de grossesses à haut risque.

Une étude du FNUAP estime qu’il faudrait 24 milliards de dollars pour répondre aux besoins de santé gynécologique et obstétricale dans les pays en développement. Cet investissement fournirait le niveau recommandé de soins aux jeunes mères et aux nouveau-nés, tout en diminuant de plus de 66 % les grossesses non désirées, en évitant 70 % des décès en couches, en prévenant 44 % des morts infantiles et en réduisant de 73 % les avortements artisanaux.




Home La responsabilité sociale des hauts dirigeants

Institute for Policy Studies ; dailykos.com

Dans une interview à la BBC, Josef Ackermann, président du directoire de la Deutsche Bank et patron de l’Institut de la Finance internationale (association internationale de grandes banques), a averti que, du fait des inégalités de richesses et de revenus, nous étions sous la menace d’une bombe à retardement sociale. Les banquiers doivent se montrer philanthropes pour ce qui concerne leurs primes, affirme-t-il, et les personnes dans cette position doivent y mettre du leur.

Son intervention fait suite au Rapport annuel des présidents et administrateurs, réalisé par les chasseurs de têtes Hanson Green et Directorbank, qui a établi que seuls 32 % des présidents estimaient que la manière dont les cadres supérieurs étaient payés était justifiée.

Dans les plus grandes entreprises, le salaire des directeurs est établi par un comité d’administrateurs. C’est ce comité qui vote le salaire annuel et les primes du PDG. Et souvent, dans les grandes sociétés, le PDG siège dans un autre comité qui décide des primes versées aux administrateurs. En bref, ces deux comités forment un « club-maison » qui décide de leurs revenus réciproques avec peu de regards extérieurs en dehors de celui des actionnaires. Les actionnaires ont le pouvoir de diminuer le salaire des directeurs lors de l’assemblée générale annuelle, mais en dix ans, il n’y a guère eu que 18 « contestations » sur ce sujet au Royaume-Uni.

Le rapport annuel de Hanson Green et Directorbank a également établi que 45 % des actionnaires accepteraient que le rapport entre le salaire du PDG et le salaire moyen des employés soit dévoilé. Selon les derniers chiffres connus, ce rapport serait de 22 en Grande-Bretagne, de 11 au Japon, 12 en Allemagne, 15 en France, et de 20 en Italie et au Canada. Les Etats-Unis sont largement en tête avec un rapport de 325, encore que certains pensent qu’il pourrait être supérieur !





Dossier

Home Séminaire 2011 : La Transmission - une méditation pour le nouvel âge

Questions et réponses (partie 2)

par Benjamin Creme

Dans le numéro de janvier/février de Partage international, nous avons publié une transcription de la conférence de Benjamin Creme : La Transmission : une méditation pour le nouvel âge, donnée à Cecil Sharp House, Londres, le 26 janvier 2008. On trouvera ci-dessous une sélection de questions-réponses déjà publiées sur la Transmission, ainsi que quelques nouvelles questions issues de la Conférence européenne qui s’est tenue à Kerkrade, Pays-Bas, en septembre 2011.

Q. Dans l’ouvrage d’Alice Bailey les Rayons et les Initiations (p  373), les différentes fonctions du Nouveau Groupe des serviteurs du monde sont décrites. On peut lire ceci : « L’une des fonctions est de permettre aux « unités parfaites qui s’extériorisent » (les initiés supérieurs et les Maîtres) de réduire leur puissance individuelle de façon qu’il leur soit possible de travailler sur Terre, sur le plan physique, sans effets indésirables sur l’humanité. » La méditation de transmission facilite-t-elle cela ?
R. Oui.

Q. Avant la création des groupes de méditation de transmission, comment les énergies étaient-elles transmises ?
R. La méditation de transmission est unique et tout à fait nouvelle. Elle a été introduite par mon Maître dans le monde, et le premier groupe a commencé à transmettre à Londres en mars 1974.
Pourquoi avons-nous besoin d’une nouvelle forme de méditation ? Parce qu’il a fallu attendre notre époque pour qu’apparaisse un nombre suffisant de personnes désirant servir la planète d’une manière ou d’une autre, se rapprochant de l’identification avec leur âme, et donc cherchant un champ de service. Ce n’est pas la personnalité, mais l’âme qui désire servir. De plus en plus de personnes atteignent ce stade aujourd’hui. C’est pourquoi la méditation de transmission peut être donnée au monde.
Les Maîtres sont des scientifiques, des experts en sciences occultes. La méditation de transmission est une formidable science adaptée à un niveau qui permet aux gens de la pratiquer. C’est une manière simple de servir car le travail réel est accompli par les Maîtres.
Les Maîtres sont les Gardiens de toutes les énergies cosmiques, solaires et extra planétaires qui entrent sur cette planète. Leur travail consiste à sélectionner celles des énergies qui sont nécessaires à un moment donné et à les transmettre à un niveau tel que l’humanité puisse les absorber. Le taux de vibration de ces énergies est si élevé que les Maîtres doivent le réduire en faisant passer les énergies à travers eux-mêmes.
Jusqu’à aujourd’hui, ce sont les groupes religieux qui ont été utilisés pour transmettre les énergies. Les membres de ces groupes peuvent ne pas être plus évolués que les autres, mais les instructeurs et les prêtres ont tendance à être un peu plus avancés. Certains d’entre eux pouvaient donc manier les énergies à un niveau plus élevé, en abaisser le taux de vibration et les rendre ainsi disponibles pour l’humanité. Cela est fait maintenant d’une manière totalement scientifique.
Les Maîtres envoient les énergies à travers les groupes de transmission qui agissent comme des tremplins. Les énergies s’écoulent à travers les chakras du groupe et vont là où elles sont nécessaires dans le monde. La méditation de transmission est une façon de travailler directement avec les Maîtres pour servir le monde.

Science et méditation de transmission

Q. Les triangles jouent-ils un rôle important ?
R. La science des triangles est le fondement même de la méditation de transmission. Sans elle, la méditation de transmission n’aurait pas la formidable puissance qui lui permet d’accomplir son travail extraordinaire pour sauver le monde. C’est par la triangulation des énergies que les Maîtres multiplient la qualité des énergies qu’ils envoient dans le monde par l’entremise des groupes de méditation de transmission. Tout cela ne fonctionne que grâce à la science des triangles.
Lors d’une méditation de transmission, tous les participants sont reliés par une ligne de force invisible à tous sauf aux Maîtres, de telle sorte que chaque personne est en lien avec toutes les autres sur le plan énergétique. C’est ce phénomène qui fait qu’un certain nombre d’individus devient un groupe. Grâce à la triangulation des énergies via le groupe, celui-ci ne dispose pas seulement de la somme des énergies individuelles limitées, mais de l’énergie qui provient de la science des triangles. Par exemple, trois personnes constituent un triangle ; un groupe de cinq personnes forme dix triangles ; un groupe de dix personnes en forme cent vingt. Vous voyez la différence. La quantité d’énergie transmise est multipliée par la triangulation. Avec cent cinquante personnes dans une pièce, on a des milliers de triangles. Avec seulement soixante-quinze personnes, on a très nettement moins que la moitié de ce même nombre de triangles. La science des triangles est la base de tout. C’est d’elle que la méditation de transmission tire toute sa puissance.

Q. Les triangles ne relient-ils que les personnes qui transmettent dans un seul et même groupe, ou bien relient-ils également les personnes qui transmettent dans des groupes différents ?
R. Chaque groupe forme un réseau de triangles que les Maîtres relient à un réseau mondial de triangles similaires.

Q. Si un groupe de transmission ne comporte que deux personnes, celles-ci constituent-elles un triangle ?
R. Non. Le nombre trois est la base du triangle. Néanmoins, deux personnes peuvent transmettre une certaine quantité d’énergie.

Q. Il arrive que certains s’endorment pendant la Transmission. Dans quelle mesure cela affecte-t-il la valeur de la Transmission ?
R. Plus il y a de gens qui dorment, moins le travail accompli est important. Cela réduit la quantité d’énergie transmise, et le groupe est donc d’autant moins efficace.
Quand certains dorment, cela diminue le travail effectué par le groupe. Mais il vaut mieux dormir cinq minutes et récupérer, si cela vous permet de maintenir votre attention au centre ajna pendant les deux heures qui suivent, plutôt que de dodeliner de la tête en permanence et ne pas maîtriser votre attention. Votre attention doit rester au centre ajna ; sinon, vous ne servez à rien au groupe, que vous soyez éveillé ou endormi. Il ne faut donc pas dormir pendant des heures. Mieux vaut vous assoupir légèrement le temps de récupérer. Si vous êtes capables de continuer par la suite en étant vraiment aligné, vous serez alors utile au groupe.

Q. Certaines personnes dorment pendant toute la Transmission, d’autres seulement un peu. Faut-il les réveiller ou les laisser dormir dix minutes pour leur permettre de récupérer ?
R. Peut-être certains ne dorment-ils que pendant la Transmission !         

Q. Pour les groupes, quelle sera la force unificatrice après le Jour de Déclaration ? La cohésion de ce groupe viendra-t-elle de la méditation de transmission ou de l’extériorisation des ashrams ?
R. A la fois de la méditation de transmission et de la venue dans le monde d’un important groupe de Maîtres.

Q. Les groupes resteront-ils ensemble parce qu’il sera plus facile de rester ensemble ?
R. Ils resteront ensemble parce qu’ils auront du travail à faire ensemble, et ils se multiplieront.

Q. Du point de vue du Maître, quand une personne fait-elle partie du groupe ? Quand elle transmet ? Quand elle fait connaître la présence de Maitreya dans le monde ? Les deux activités ou l’une d’entre elles ?
R. Les deux.

Q. Faut-il être sensible à son corps éthérique pour être un bon transmetteur ?
R. Non.

Q. La qualité de la Transmission est-elle meilleure si les transmetteurs sont sensibles aux énergies ?
R. Pas nécessairement.

Q. Comment développer notre sensibilité au corps éthérique et aux énergies ?
R. Transmettez régulièrement. Avec le temps, la plupart des gens deviennent conscients des énergies dans leurs véhicules. Néanmoins, les corps physiques sont différents, en fonction des structures de rayons. Certaines personnes qui transmettent depuis de nombreuses années disent qu’elles ne sentent toujours pas les énergies. Elles se rendent tout de même compte que la Transmission est en cours.

Q. Pourquoi certains sont plus sensibles aux énergies que d’autres ?
R. Ils sont simplement plus sensibles aux énergies de leur corps éthérique. Les gens sont différents.

Q. Dans certains groupes, des gens se focalisent uniquement sur la Transmission alors que d’autres s’intéressent au travail pour l’Emergence mais pas à la Transmission. Quel effet cela a-t-il sur le groupe ?

R. Certains sont davantage attirés par la méditation ; particulièrement, mais pas exclusivement, ceux qui sont sur la ligne des rayons 2-4-6. Les autres sont plus orientés vers l’extérieur ; particulièrement, mais pas seulement, ceux qui sont sur la ligne 1-3-5-7. Néanmoins, je pense que tous ceux qui travaillent dans ce type de groupe devraient pratiquer la méditation de transmission. La Transmission n’est pas seulement un service rendu au monde, elle alimente aussi un réservoir d’énergie dont tout le groupe bénéficie.

Q. Pourquoi certains ne sont-ils autorisés à faire qu’un nombre limité d’heures de Transmission par semaine ?
R. Cela ne s’applique qu’à ceux qui souffrent de certaines maladies physiques ou mentales. Les énergies sont très puissantes. Dans certains cas, le temps d’exposition doit être limité.

Q. Quelles sont les conditions nécessaires pour que Maitreya puisse travailler directement par l’entremise de l’âme d’un groupe ?
R. Les membres du groupe doivent reconnaître que c’est l’âme qui les conduit à pratiquer la méditation de transmission et qui instaure l’activité de groupe permettant aux Maîtres d’envoyer les énergies par l’entremise de ce groupe. Si le groupe travaille correctement en méditation de transmission, cela a lieu automatiquement.

Q. Comment savoir qu’un groupe est en train de construire une âme de groupe ?
R. Seuls les Maîtres peuvent voir cela.

Q. Quel rapport y a-t-il entre la structure de rayons d’un groupe, les rayons individuels de chacun de ses membres et les rayons du pays ?
R. Généralement parlant, ce sont les rayons individuels des membres du groupe et les rayons du pays concerné qui déterminent les rayons d’un groupe.

Q. Quand des personnes entrent dans un groupe ou le quittent, cela modifie-t-il la structure de rayons du groupe ?
R. Oui, plus ou moins.

Q. Votre Maître est-il « satisfait » de la façon dont l’expérience de la méditation de transmission se développe dans le monde ?
R. Oui, très satisfait.

Q. Nous supposons que la méditation de transmission va s’étendre et se développer régulièrement dans l’avenir. Les groupes vont-ils devenir plus importants ? Ne serait-il pas préférable d’avoir davantage de groupes plus petits que moins de très grands groupes de Transmission ?
R. Il ne fait aucun doute que la méditation de transmission va se développer. Les groupes deviendront plus importants, mais, par ailleurs, de très nombreux petits groupes fleuriront. La puissance de toute transmission dépend du nombre de participants. Mais le même résultat peut être atteint par un très grand groupe ou par une addition de petits groupes transmettant simultanément. L’énergie émanant de tous les participants, qu’ils appartiennent à un grand ou à un petit groupe, est regroupée par les Maîtres à un niveau mondial.

Q. Quelles sont les caractéristiques d’une « personnalité intégrée »?
R. Une personnalité intégrée a synchronisé le taux vibratoire de ses trois véhicules ‑ physique, astral et mental. La plupart des gens ont atteint un niveau où leurs rayons déterminent leurs capacités, essentiellement dans le monde extérieur de la forme. Chaque être humain devrait être capable de se mouvoir à volonté entre l’aspect extérieur ‑ ou forme ‑ de la vie, et l’aspect intérieur de la méditation.

Q. Sur une période de vingt-quatre heures, combien de temps au maximum une personne peut-elle transmettre ‑ par exemple, pendant les fêtes spirituelles de Pâques, du Wesak et la fête du Christ ?
R. La règle générale est que personne ne transmette plus de douze heures en tout sur une période de vingt-quatre heures.

Q. Les femmes enceintes peuvent-elles participer à la méditation de transmission ?
R. Oui, à condition que leur médecin soit satisfait de leur état général et de l’évolution de leur grossesse.

Q. [1]Quand des personnes ont transmis pendant de nombreuses années dans un groupe mondial relativement important (constitué de tous les groupes de méditation de transmission), cela a-t-il un effet sur leur évolution ? [2] Cela a-t-il aussi un effet positif sur le niveau de développement de leur communauté (il semble que certaines formes de méditation aient eu un effet sur les quartiers dans lesquels elles ont été pratiquées) ?
R. [1]Oui. [2] Oui, mais c’est difficile à évaluer.

Q. Est-il vrai que la pratique de la méditation de transmission renforce le centre cardiaque et augmente le désir de servir ?
R. Oui.

Q. La méditation de transmission met-elle en même temps en lumière les qualités et les défauts de ceux qui la pratiquent ? Renforce-t-elle à la fois le positif et le négatif dans le caractère des transmetteurs ?
R. Elle renforce toujours le positif.

Q. Quelle place la méditation de transmission occupe-t-elle dans l’extériorisation des ashrams ? Y joue-t-elle un rôle ?
R. Elle joue un rôle très important dans le processus d’extériorisation.





La voix des peuples

Home Gorbatchev met en garde Poutine contre un soulèvement populaire

Source : The Guardian, Royaume Uni ; Rianovosti, Russie ; Time, huffingtonpost.com, Etats-Unis

Le 9 février 2012, lors d’une conférence qu’il donnait à l’Université de Moscou, l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a affirmé que le premier ministre Poutine risquait d’être confronté à un soulèvement populaire comparable à ceux qui ont secoué les capitales arabes.

A la mi-décembre 2011, Gorbatchev avait déjà appelé Poutine à démissionner lorsque des dizaines de milliers de Russes avaient manifesté pour exiger de nouvelles élections au lendemain des élections parlementaires entachées de fraudes, tout en accusant le gouvernement de Poutine de réprimer l’opposition, de limiter la liberté de la presse et d’engendrer une corruption généralisée. « S’il ne parvient pas à montrer un nouveau visage et à changer le cours des choses – et je crains que cela ne lui soit très difficile – tout se règlera dans les rues et sur les places de nos villes », a déclaré M. Gorbatchev au cours de cette conférence.

L’ancien dirigeant soviétique, âgé à présent de 81 ans, avait également accordé une interview quelques jours plus tôt à la chaîne russe « Dozhd TV », dans laquelle il assurait ne pas prévoir de répressions violentes des opposants, car, selon lui, Poutine et ses conseillers avaient trop à y perdre. Il appelait également au démantèlement du système politique mis en place par Poutine au cours des douze années de son règne. « C’est le système qu’il faut changer », avait-il affirmé alors.

Le 4 février 2012, exactement un mois avant les élections présidentielles, des manifestants ont envahi les rues de Moscou par une température de – 20 degrés pour exiger la fin du règne de Poutine. En effet, ce dernier se présente de nouveau afin de rester encore six ans à la tête de la Russie.

On estime à 100 000 le nombre de manifestants ayant défilé ce jour-là au centre de Moscou, ce qui en ferait la plus grande manifestation depuis la chute de l’Union soviétique. Ce nombre est d’autant plus significatif que toutes les couches de la société russe étaient représentées. Comme l’assure Léonid Parfyonof, l’un des chefs de file de la contestation : « Notre société est restée assoupie durant une dizaine d’années, et, pendant ce temps, nos droits nous ont été dérobés. Mais cela suffit. Nous devons nous réveiller. Nous devons faire quelque chose. »

Les bannières que brandissaient les manifestants allaient de slogans généraux tels que : « Liberté pour la Russie » ou « Il faudra compter avec nous », à des attaques directes contre Poutine comme :  « Pas un seul bulletin pour Poutine !  » et : « Poutine dehors ! » La plupart scandaient : « La Russie sans Poutine ! »


Sur une photo, prise le 4 février 2012, place Bolotnya, à Moscou, Dmitry Plosov, un scientifique de 25 ans, montre un poster sur lequel on peut lire : « Pour une société honorable, pour la responsabilité de toute action, pour Ia liberté de savoir, pour la bonté dans les cœurs, pour l’amour dans les esprits », lors d'une manifestation massive contre l'autorité du premier ministre Vladimir Poutine. (AP)

[Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 283 de mars 2012, page 19.]





Courrier des lecteurs

Home Un devin lumineux

Cher Monsieur,

J’ai subi récemment une série d’adversités. En premier lieu j’ai dû accepter une importante réduction de salaire, nos syndicats ayant été menacés par le patron. Cela a reporté ma retraite à une date indéterminée. Ensuite, mon fils a été blessé dans un accident de voiture et ma fille, mariée depuis de nombreuses années, a demandé le divorce. Puis mon père a été hospitalisé, atteint d’un cancer en phase terminale. Cette pression due aux crises familiales et aux difficultés financières a provoqué beaucoup de remous entre mon mari et moi.

Un jour, après une période difficile au bureau, je fis une promenade autour du lac. J’étais au bord des larmes. Soudain, un personnage plutôt inhabituel apparut. Il portait un chapeau d’un orange lumineux, une chemise et des tennis orange. Il avait une guitare et comme il s’approchait, il dit : « Courage, la fin de vos ennuis est proche et bientôt nous allons vivre une période de miracles ! » Puis il entonna une si belle chanson que je souris pour la première fois de la semaine.

De retour au bureau, mes collègues avaient résolu le problème qui nous préoccupait depuis des mois et en rentrant le soir, mon mari me fit la surprise d’un bouquet de roses et d’un dîner aux chandelles. Je me sentis si soulagée et j’eus la force de surmonter tous ces problèmes qui me paraissaient insurmontables. Ce personnage en orange était-il Maitreya ?

K.M.S., Edgerton, Wisconsin, E.-U.

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.


Home Un Maître à la gare

Cher Monsieur,

Ce samedi 15 janvier 2012, à 8 h 13, j’arrivai à la gare de Forest Park, à St-Louis, pour aller prendre mon service à mon centre spirituel. Comme je montais dans le train, je jetais un coup d’œil au quai et fus surpris de voir un homme à l’allure incongrue. Il mesurait environ 1,80 m, il était barbu avec des cheveux bruns tombant sur les épaules, paraissait avoir la soixantaine et était vêtu d’une tunique et d’un pantalon blancs. Il était muni d’un bâton de pèlerin et portait une croix de bois sur la poitrine. Il était là debout immobile sans intention ni de monter dans le train ni de quitter le quai, alors qu’auparavant, il n’était ni sur le quai ni dans les environs de la gare.

Comme le train démarrait, il me fit un grand sourire et agita vigoureusement la main. Lorsque nos regards se croisèrent, une grande joie et une énergie d’amour m’envahirent. Pendant les quelques minutes qui suivirent, je fus dans un état cathartique, alternant entre pleurs et sentiment d’élévation.

[1] Cet homme était-il un Maître ? [2] Est-ce que quelqu’un d’autre l’a vu ? [3] Si cet homme était l’un des Maîtres, était-ce la première fois que j’en rencontrais un ?

B. J., St Louis, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que [1] l’homme était Maitreya. [2] Non. [3] Oui.


Home L’aide d’un « familier »

Cher Monsieur,

Le 8 juin 2011, je me suis rendue en voiture à la ville voisine. Comme je tournai à droite à un carrefour, un camion benne surgit et heurta légèrement mon véhicule. Je garais ma voiture. Le camion, (en réalité le camion benne à ordures de la ville voisine) était grandement endommagé. Il s’était écrasé contre un panneau de signalisation en essayant de m’éviter. De l’huile s’en écoulait, ce qui nécessita l’intervention des pompiers et de la police. Il y avait foule et un embouteillage se forma. Un homme me dit :  « Si le camion vous avait percuté de plein fouet, votre véhicule aurait été broyé. Grâce à son adresse le chauffeur a heurté le feu de signalisation et le poteau télégraphique pour vous éviter. » Deux dépanneuses vinrent remorquer le camion et je rentrais chez moi avec ma voiture qui n’avait qu’un léger dommage sur le pare-chocs.

Une semaine s’est écoulée depuis. Je me souviens que, bien que totalement impliquée dans l’accident, je me suis sentie comme un témoin externe de l’évènement. Encore maintenant, je ressens la même chose. Pour moi c’est une sorte de miracle. Depuis je me sens plus calme et plus détendue que d’habitude. Je suppose qu’un Maître m’a secourue ?

K. O., Seki-shi, Gifu, Japon


Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c’est lui-même qui est venu en aide à notre correspondante.


Home Une communication high-tech

Cher Monsieur,

Le lundi 31 août 2011, vers midi trente, j’attendais mon tour pour un examen médical. Soudain, j’entendis une voix anglaise qui provenait de mon iPad. Je montai le son et constatai que c’était un des Messages de Maitreya. De retour chez moi, je réalisai que le message enregistré dans mon iPad était le message n° 51 que je n’avais jamais enregistré. Aussi était-ce miraculeux. Cet évènement a-t-il une signification particulière pour moi ? L’ai-je enregistré par mégarde ? Le 13 novembre 2011, au cours d’une réunion de groupe de Share International, je remarquai également qu’un autre message avait été enregistré sur mon iPad.

S. M., Gifu-shi, Gifu, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya a mis le Message dans l’iPad en réponse à la question que se posait notre correspondant.


Home Un visiteur accommodant

Cher Monsieur,

Le 21 mai 2011, M. I. donnait sa conférence au Kyoto Hall à Kyoto et j’étais chargée d’accueillir les visiteurs. On me signala l’arrivée d’un homme seul qui avait besoin d’un fauteuil roulant. Je me rendis à l’accueil et je vis qu’il communiquait par écrit avec une employée de l’établissement. Il avait 89 ans, la vue, l’ouïe et les jambes faibles. Il disait : « S’il vous plait, emmenez-moi au restaurant dans une heure. Je dois me nourrir toutes les heures car j’ai été hospitalisé récemment. » L’employée vérifia les horaires du restaurant et nota : « Le restaurant ferme à 15 h et vous ne pourrez pas y aller. Puis-je vous emmener à l’accueil pour que vous puissiez vous restaurer ? » Il répondit : « Oui pourvu que je puisse manger. »

Alors il me demanda : « Quel genre de conférence avons-nous aujourd’hui ? » Je me renseignai auprès d’un collègue et lui donnai un exemplaire de Share International. La conférence avait déjà commencé. Il sortit ses lunettes de sa poche et dit : « J’ai des vertiges avec ces lunettes mais je les mets car je veux lire cela. » Puis il sortit deux appareils auditifs et les mis à ses oreilles en demandant : « S’il vous plait, allumez-les et dites quelque chose. » Je répondis : « M’entendez-vous ? » – « Je vous entends un peu », répondit-il.

Il lut la revue pendant la conférence et plus tard l’employée vint le voir et dit : « Une heure s’est écoulée. Avez-vous besoin de quelque chose ? » – « Je veux sortir pour diner car je n’entends pas bien la conférence », répondit-il. Alors je l’assis dans le fauteuil roulant et le conduisis à l’accueil. Il dit : « La revue comporte le mot Share qui est si brillant. » En regardant sa montre il expliqua : « Je suis fatigué aujourd’hui. Je veux aller chercher des documents à la bibliothèque qui seront prêts à 16 h. Si cela ne vous ennuie pas, je voudrais que vous m’y accompagniez. Sinon, ça ira. » L’employée répondit : « Je peux vous accompagner à la bibliothèque mais le fauteuil appartient à la salle. Est-ce que vous pourrez vous débrouiller sans le fauteuil ? » ‑ « Emmenez-moi à la sortie du hall puis, s’il vous plait, laissez-moi là », répondit-il.

A l’accueil, alors qu’il se levait du fauteuil, je lui dis : « Merci d’être venu. Prenez bien soin de vous. » ‑ « Merci beaucoup. Mon nom est Kaoru Kataoka. Merci » répondit-il.

En fait je ne l’ai pas vu marcher. Il avait une canne à la main, un sac en plastique et un autre sac en tissu plein de toutes sortes de choses. Je me suis demandé comment il avait pu se rendre ici seul. Etait-ce quelqu’un de particulier ?

R. M., Osaka, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme âgé était le Maître Jésus.


Home Une réponse directe

Cher Monsieur,

Le samedi 29 janvier 2012 dans l’après-midi, je décidai de faire une promenade car je me sentais seule. Après quelques temps, je vis un jeune homme très grand portant un bonnet de laine coloré qui venait dans ma direction. Il avait des yeux pétillants et il me salua si chaleureusement que je me sentis soudain très heureuse. Ce sentiment agréable est demeuré longtemps et même aujourd’hui, mes pensées reviennent vers ce moment merveilleux. Je me demande si c’était quelqu’un de particulier ou seulement un jeune homme avenant ?

U. K., Minusio, Suisse

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme avenant » était le Maître Jésus.


Home Une gigantesque lumière rouge

Cher Monsieur,

Deux ou trois ans environ après la réunification allemande, un jour, tôt le matin, je remarquai une gigantesque lumière rouge comme une boule de feu qui roulait dans la rue où j’habitais (partie est de Berlin/Prenzlauer Berg). Le même jour j’ai reçu des soins médicaux et l’infirmière me confirma qu’elle avait remarqué le même phénomène ce matin-là. Etait-ce le vaisseau spatial de Maitreya ? 

C. U., Berlin, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c’était bien le vaisseau de lumière de Maitreya.


Home Le vaisseau de lumière de Maitreya

Cher Monsieur,

En janvier 2012 j’étais en vacances en famille à Tenerife dans les Iles Canaries. Le 15 janvier, lors de notre promenade habituelle, je remarquai un objet inhabituel dans le ciel. C’était une boule brillante rouge-orangé, plus grande que le soleil, qui se dirigeait vers l’est. Puis elle disparut dans les nuages. Ma sœur Kay dit qu’elle l’a vu à plusieurs occasions et qu’elle l’a revu le soir suivant. Qu’avons-nous vu ?

S. McD., Richmond, Surrey, G.B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c’était le vaisseau de lumière de Maitreya.


Home L’« étoile » de Maitreya

Cher Monsieur,

Quelquefois, par nuit claire, j’aperçois l’« étoile ». Ce mercredi 12 août 2011 vers minuit, je remarquai quelque chose dans le ciel ‑ ce n’était pas Jupiter et je ne pense pas que c’était un avion car je pus l’observer pendant une heure avant qu’il disparaisse à l’horizon (un avion aurait mis cinq minutes). Il était presque au-dessus de moi quand je le remarquai pour la première fois ‑ il n’était pas très haut dans le ciel et se déplaçait régulièrement d’est en ouest. Il semblait émettre des clignotements de différentes couleurs ‑ verts, rouges ‑ mais ne clignotait pas comme l’aurait fait un avion avec des lumières intermittentes. Je n’ai pas pris de photos mais je voudrais savoir si j’ai vu l’« étoile ».

B. D., Gorey, Co Wexford, Irlande

Le Maître de Benjanin Creme a confirmé qu’il s’agissait bien de « étoile » de Maitreya.


Home Un message cordial

Cher Monsieur,

Ce vendredi 13 mai 2011, je me rendais en tram à la méditation de transmission et j’étais soucieuse de ma fille qui venait de rompre avec son compagnon. Elle recherchait un appartement, ce qui est presque impossible à Amsterdam. En m’asseyant dans le tram je demandais intérieurement à Maitreya qu’il lui accorde son aide. A ma surprise, soudain, je remarquai sur le siège d’en face deux petits bonbons en forme de cœur. Sur l’un était écrit « Oui » et sur l’autre « Bonheur ».

Ma fille n’a pas trouvé d’appartement mais le même soir elle a rencontré un homme affectueux et très bon. Ils sont toujours heureux ensemble.

Etait-ce une simple coïncidence ou un signe de réconfort et d’encouragement de la part d’un Maître ?

N. de G., Amsterdam


Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 283 de mars 2012, page 21.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les bonbons en forme de cœur avaient été déposés par le Maître Jésus



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Nicolas Kristof et Sheryl WuDunn : Half the Sky

La moitié du ciel

par Betsy Whitfill

Des progrès, bien qu’inégaux, sont enregistrés en matière de violence faite aux femmes. Ils sont rapportés dans Half the Sky (La moitié du ciel) un ouvrage de Nicolas Kristof et de sa femme, Sheryl WuDunn.

Ce livre instructif a été conçu pour captiver l’attention du lecteur sur les traits douloureux, parfois humoristiques, de la vie des filles et des femmes qui ont refusé de se plier aux traditions qui mènent à l’esclavage et qui ont refusé de se taire face aux abus. Leur caractéristique commune est d’avoir pris conscience de leurs droits en tant qu’être humain. Elles deviennent souvent des initiatrices inlassables de programmes éducatifs qui permettent aux autres d’arriver à cette même conscience. Elles ont permis de sauver des villages entiers, et même de contribuer à la croissance des économies de leurs pays respectifs. D’après N. Kristof et S. WuDunn, l’éducation ‑ et l’autonomie qui en résulte‑  est la clé pour faire face aux abus sous toutes leurs formes. Plus encore, l’éducation est la clé qui permet l’implication des femmes ainsi que leur pleine participation à la vie et à la réussite de toute nation.

Les témoignages sont regroupés en trois grandes rubriques : le trafic sexuel et la prostitution, la violence sexiste et la mortalité maternelle. La plupart des histoires sont accompagnées de petits portraits couleur sépia qui créent une sorte d’intimité, comme si l’on écoutait réellement leurs secrets. Après être entré dans l’intimité de ces expériences personnelles, il n’est plus possible de les oublier. C’est exactement ce que les auteurs cherchent ; ils espèrent que les lecteurs seront sensibilisés et s’engageront. « Vous ne pouvez pas, écrivent-ils, galvaniser les gens avec des graphiques et des statistiques. »

Le trafic sexuel et la prostitution ne nécessitent pas beaucoup d’explications. La pauvreté pousse les familles à vendre leurs filles, le plus souvent sous le prétexte de leur offrir un bon travail dans une ville. Une fois déracinées, sans papier et dans un endroit qu’elles ne connaissent pas, les filles sont forcées à se prostituer. Si elles résistent, elles sont battues, droguées ou maltraitées jusqu’à ce qu’elles cèdent.

La violence sexiste comprend les crimes d’honneur, les attaques à l’acide et les brûlures pour punir la désobéissance d’une jeune fille face aux exigences de la tradition, ou encore les mères qui tuent leurs bébés filles parce que les garçons sont préférés.

La mortalité et la morbidité maternelles concernent les décès de femmes enceintes qui meurent par manque de soins prénatals, d’infection pendant l’accouchement, ou qui sont victimes de souffrances chroniques résultant d’avortements non médicalisés et de fistules qui se développent pendant le travail. Celles-ci sont extrêmement difficiles à traiter et condamnent des milliers de femmes à une vie d’isolement et de rejet, même par leurs propres familles.

Au-delà de l’aide

La pauvreté joue un rôle majeur dans ces questions, mais souvent il s’avère que les femmes sont dévalorisées par les hommes et même par d’autres femmes. Elles n’ont aucun droit et aucune position sociale. Ce sont les traditions culturelles ‑ dont la violation entraîne le rejet, l’isolement et la mort ‑ qui doivent être changées. Et cette évolution ne peut survenir que lorsque les dirigeants locaux bénéficient de soutiens extérieurs.

Bien que certaines filles et femmes se battent durement et longuement pour leurs droits, elles ne peuvent pas le faire seules. Elles ont besoin d’une aide extérieure. Au niveau gouvernemental, par exemple, dans le courant de l’année 2000, le Département d’État américain a lancé un projet simple mais efficace appelé le rapport TIP annuel (Trafficking in Persons). Pour la première fois, les ambassadeurs ont communiqué avec leurs homologues étrangers pour suivre la traite des personnes, tout comme ils suivent le trafic d’armes et le terrorisme. En conséquence, les services de police locaux ont commencé à traquer les trafiquants et les proxénètes, qui ont eu à payer si cher pour soudoyer la police que leurs profits s’en sont érodés. D’après les auteurs, la mise hors la loi de la traite et de la prostitution ne constitue pas une panacée pour résoudre ce problème. C’est la culture qui doit être changée, et c’est de l’intérieur que cela se passe.

Au Département d’État américain, le Bureau de la traite a été déplacé hors du bâtiment principal, ce qui a réduit sa visibilité. S. WuDunn et N. Kristof suggèrent qu’il serait extrêmement utile que le secrétaire d’État emmène le directeur du bureau de la Traite avec lui lors de ses voyages dans certains pays où des problèmes existent. Ils suggèrent également que lors de ses séjours dans certains pays, le président américain visite des abris pour femmes, et place la question de la traite parmi les points de négociation de l’entrée de nouveaux États au sein d’instances internationales.

Le décret Violence internationale contre les femmes de 2007 n’est pas encore devenu loi aux États-Unis. Il devrait fournir 175 millions de dollars d’aide étrangère pour lutter contre la violence contre les femmes, et créer un Bureau des initiatives mondiales pour les femmes au sein du Secrétariat d’État. Il devrait également créer un Bureau pour le développement des femmes au sein de l’Agence américaine pour le développement international. Cette loi permettrait d’augmenter la visibilité sur cette question comme le fit le rapport TIP.

Bien que la pauvreté encourage la traite et la prostitution, il ne faut pas beaucoup de moyens aux pays pour éduquer et autonomiser les femmes, mettre fin à ces pratiques, et en récolter les fruits. Le Sri Lanka, par exemple, n’est pas particulièrement riche et pourtant il dispose d’un système de santé publique, d’un système d’ambulance, et d’un réseau de sages-femmes formées à la planification familiale, aux soins prénatals et à l’accouchement. 97 % des bébés sont nés à l’hôpital, et, d’après les statistiques du gouvernement, les décès maternels diminuent de 50 % tous les douze ans depuis 1935. D’après S. WuDunn et N. Kristof, le Sri Lanka accorde une grande importance à l’égalité entre les sexes : 89 % des femmes sont alphabétisées. L’éducation des femmes, la planification familiale et l’abaissement des taux de mortalité maternelle et infantile, se traduisent par de plus petites familles en meilleure santé qui exercent une pression moindre sur l’économie nationale.

L’économie florissante de la Chine, écrivent les auteurs, peut être attribuée à la libération des femmes après la révolution de 1949, quand Mao a intégré les femmes dans la population active, dans le Comité central du parti communiste, a aboli la prostitution, le mariage des enfants et le concubinage. C’est lui, ajoutent-ils, qui a proclamé que « les femmes détiennent la moitié du ciel ». Bien sûr, tout n’est pas parfait là-bas, mais la Chine est un modèle pour l’intégration des femmes dans la vie nationale.

La révolution du microcrédit

Le thème de la révolution créée par les programmes de microcrédit, où les banques et d’autres prêteurs avancent de petites sommes d’argent, généralement aux femmes, commence avec l’histoire d’une femme de Lahore, au Pakistan. Le mari de Saima était un voyou qui la battait quotidiennement et la menaçait de prendre une autre femme, car elle lui avait donné une deuxième fille. Prête à tout pour sauver sa famille, elle a rejoint un groupe de femmes affiliées à une organisation de microcrédit appelée Kashf Foundation. Avec un prêt de 65 dollars, Saima a acheté des perles et des tissus brodés qu’elle a vendus sur le marché. Avec les bénéfices, elle a acheté plus de perles et de tissus. Bientôt, elle a eu assez d’argent pour rembourser les dettes de la famille, et embaucher des voisins pour travailler avec elle. Saima a même embauché son mari. Elle est devenue « le magnat du quartier », elle porte un anneau d’or au nez et prévoit d’envoyer ses enfants à l’école.

D’après S. WuDunn et N. Kristof : « Le microcrédit a fait plus pour renforcer le statut des femmes, et les protéger contre les abus que ce que toutes les lois auraient pu faire. Le capitalisme, semble-t-il arrive à réaliser ce qui parfois n’a pas pu l’être via la charité et les bonnes intentions. » Mais, ajoutent-ils, le microcrédit fonctionne mieux dans certaines parties du monde que dans d’autres, mieux en Asie qu’en Afrique, par exemple. Ce n’est pas une panacée. Pour réussir, les bénéficiaires doivent être quelque peu instruites et en bonne santé, sinon leurs activités s’en ressentent et la situation de la femme devient pire qu’avant.

Des moyens d’aider

La moitié du ciel est principalement destiné à un public américain, dont une partie est constituée de jeunes filles qui s’ennuient, ignorant combien elles pourraient aider d’autres jeunes filles au Pakistan, en Thaïlande, au Cameroun ou ailleurs.

Girls Learn International (www.girlslearninternational.org), par exemple, a été lancée par une élève du secondaire aux États-Unis pour récolter des fonds pour l’éducation des filles à l’étranger. Après s’être étendue à travers les États-Unis, l’organisation parraine des écoles pauvres dans des pays où les filles ont peu ou pas accès à l’éducation. Les efforts du groupe non seulement se font au profit des filles à l’étranger mais également se révèlent bénéfiques pour les filles des écoles secondaires aux États-Unis car elles prennent conscience de cultures dont elles ignoraient tout, elles concentrent ainsi leurs énergies et s’engagent dans un service utile. D’après Cassidy Durant-Green, membre de l’équipe de Girls Learn : « Nous formons les dirigeants et les femmes qui prendront le relais dans vingt ans. Une jeune fille, s’adressant à un public scolaire dans le quartier du Bronx, a fait appel à leur soutien en leur faisant remarquer que les filles qui sont victimes de la traite ou tuées pour des motifs d’honneur sont des filles comme elles et juste de leur âge. »

Dans le chapitre Que pouvez vous faire ? les auteurs présentent clairement le défi que représente le fait de débarrasser le monde une fois pour toutes des abus commis envers les femmes. Il s’agit, disent-ils, d’un problème qui transcende les intérêts nationaux et qui a des implications pour l’avenir de l’économie mondiale et de la paix mondiale. Beaucoup de gens préfèreraient ne pas connaître les détails : les horreurs de l’excision, les fistules, la prostitution et la dépravation qui se nourrit de ces abus. Pourtant, ces détails doivent, soulignent les auteurs, être présentés entièrement au public. Ils ne relèvent pas plus de « questions féminines » que l’esclavage qui serait une question de race, ou l’Holocauste qui serait une question juive.

Lorsque les femmes sont éduquées et ont un statut égal dans la société, les violences reculent et la prospérité se développe. Tout le monde en profite.

En conséquence, N. Kristof et S. WuDunn proposent le plan suivant :

 – Dix milliards de dollars pour l’éducation des filles en Afrique, en Afghanistan et au Pakistan, en utilisant des méthodes et des outils adaptés aux diverses circonstances.

 – Un projet soutenu par les États-Unis pour fournir du sel iodé dans les pays pauvres de façon à prévenir le retard mental et assurer un développement normal du cerveau du fœtus.

 – Un projet de 1,6 milliard de dollars sur douze ans pour l’éradication de la fistule obstétricale et réduire la mortalité maternelle.

La contribution apportée par N. Kristof et S. WuDunn porte sur la sensibilisation et l’éducation. Après avoir lu La moitié du ciel on ne peut plus prétendre ignorer les mécanismes qui interviennent dans l’abus des femmes ni les moyens utilisés. Mais les auteurs ne se limitent pas à fournir des descriptions. En plus de fournir une liste d’organisations qui soutiennent les femmes à l’étranger, les auteurs suggèrent de visiter globalgiving.org ou kiva.org et d’y ouvrir un compte.

Les femmes dont les histoires sont racontées dans La moitié du ciel ont risqué de graves conséquences en acceptant de parler. Les auteurs, eux-mêmes, ont sacrifié leurs ressources personnelles et leur sécurité pour rechercher et recueillir les histoires nécessaires pour porter cet ouvrage au public.

De toute évidence, ils placent de grands espoirs dans le fait que ceux d’entre nous qui vivent dans la sécurité et le confort y répondront.


Plus d’informations :  halftheskymovement.org
Half the Sky, par N. D. Kristof et S. WuDunn. Vantage Books, E.-U., 2011, 296 pages, ISBN 978-0-307-38709-7.





Interviews

Home Le monde à l’aube d’une ère nouvelle

Interview de Federico Mayor Zaragoza par Carmen Font

Federico Mayor Zaragoza (né à Barcelone en 1934) est une personnalité respectée en Espagne et à l’étranger pour son travail incessant en faveur de la paix et du développement. Il a occupé divers postes ministériels au sein de plusieurs gouvernements espagnols de transition (années 1970-1980) et a ensuite été membre du Parlement européen. Il a acquis une large reconnaissance internationale lors de son mandat de directeur général de l’Unesco de 1987 à 1999, période au cours de laquelle il a donné un nouvel élan à la mission de cette organisation. En 1999, il a décidé de ne pas solliciter un troisième mandat à l’Unesco et, de retour en Espagne, il a créé la Fondation pour la culture de paix, dont il est le président. Carmen Font l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Récemment dans le monde arabe on a vu le pouvoir des peuples s’exprimer de façon inédite. Qu’en pensez-vous ?
Federico Mayor : Ces peuples iront jusqu’au bout. Ils rencontreront encore de nombreux obstacles, mais ils ne s’arrêteront pas en chemin. En 1994 j’ai écrit le livre Crime of Silence (Le Crime du silence ‑  non traduit en français) parce que je m’étais rendu compte qu’on ne pouvait plus garder le silence. Lorsqu’on ne peut s’exprimer parce qu’on est opprimé, c’est une chose. Mais si l’on a la liberté de parler, on ne peut rester silencieux. Désormais, grâce aux nouvelles technologies de la communication, le silence n’est plus possible. S’exprimer est même un devoir. Et nous n’avons plus peur. Regardez le mouvement de la Puerta del Sol à Madrid [les Indignés] qui s’est déplacé sur l’espace virtuel d’Internet et s’est internationalisé. On le retrouve à New York avec le mouvement « Nous sommes les 99 % », ou « Occupy Wall Street ».
Dans les années 1980, nous avons fait l’erreur de permettre que tout ce pour quoi nous nous étions battus par le passé ‑ les droits démocratiques, les droits sociaux, la solidarité ‑ soit écarté pour laisser la place à la loi du marché. Des experts bardés de diplômes nous ont transformés en robots consommateurs. Ils ont remplacé les valeurs éthiques en valeurs marchandes, en mettant un prix à tout. Mais, comme l’a dit le poète espagnol Antonio Machado : « Seul l’idiot peut confondre la valeur et le prix. » Ils ont aussi fourvoyé les Nations unies, une institution démocratique mondiale qui, malgré tous ses défauts, permet aux peuples et aux nations du monde, unis par un destin commun, d’ « éviter l’horreur de la guerre » aux générations futures. Les Nations unies avaient évolué à plusieurs reprises jusqu’à ce que, en 2003, George Bush réunisse le G20 des pays en développement et décrète leur sauvetage « héroïque » par les institutions financières, ce qui a eu pour résultat de plonger ces pays pauvres dans une misère supérieure encore. On a permis que les banques fassent n’importe quoi, jusqu’à ce que l’on soit forcé de les renflouer. Aujourd’hui, les banques sont riches et les pays pauvres s’appauvrissent toujours plus.

PI. Les forces du marché, si elles gouvernent toujours l’économie, sont de plus en plus critiquées, et même par les politiciens. De quelles alternatives spécifiques dispose-t-on pour remplacer les forces du marché par une économie basée sur le partage, dont on peut voir des exemples étonnants dans certains pays d’Amérique latine ?
FM. Les forces du marché sont une invention occidentale. Je suis bien placé pour le savoir, les Etats-Unis ont longtemps eu l’habitude de s’immiscer dans les affaires des démocraties latino-américaines pour lutter contre « le communisme ». Mais ils ont oublié la Chine. La Chine est l’usine du monde, mais nous fermons les yeux sur les conditions de travail cruelles des ouvriers chinois. Nous ne voyons que les prix bas ; c’est la cupidité qui nous motive. Le monde occidental est à la dérive parce qu’il a abandonné ses grands principes démocratiques et éthiques pour favoriser la loi du marché, et pour avoir laissé l’Onu entre les mains des pays riches.
C’est vrai, on observe en Amérique latine des changements positifs, parce que certains gouvernements ont rejeté les conseils de ces instruments de domination que sont le FMI et la Banque mondiale, et ont exploré de nouvelles voies. L’émancipation de l’Amérique latine grâce à la Celac (Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes) est positive ; elle permet à tous ces pays d’être toujours amis avec l’Espagne, leur mère, et avec leur grand frère l’Amérique du Nord, mais sans plus dépendre d’eux.
L’Afrique se réveille, et l’Asie où, outre la grande question posée par la Chine, on voit l’Inde qui connaît un développement formidable, tout comme l’Asie du Sud-est. Nous les Européens sommes habitués à nous regarder le nombril. Aujourd’hui nous sommes à la dérive parce que nous avons accepté les règles imprudentes imposées par Thatcher et Reagan qui nous ont fait abandonner nos principes moraux pour nous plier aux lois des marchés boursiers.
J’ai proposé à la communauté internationale que cette Europe à la dérive, justement parce qu’elle a abandonné ses principes moraux, soit à l’origine d’une déclaration universelle en faveur de la démocratie, de la justice sociale et de la solidarité. Cette action apporterait de l’inspiration aux peuples à un moment où ils en ont plus que jamais besoin. L’Europe ne peut pas continuer à fermer ses portes et son cœur. Nous avons toujours l’Otan à l’intérieur de nos frontières, ce qui signifie que la sécurité européenne dépend toujours d’un général américain, et nos dépenses militaires sont trop importantes. A ce propos, je dois dire que le président Obama a été assez courageux pour imposer au Pentagone des réductions dans le budget militaire.

PI. Vous avez récemment proposé la mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières.
FM. Oui, il y a eu plusieurs réunions pour étudier les modalités de la mise en place de cette taxe, qui est un instrument parfaitement valable pour assainir l’économie. En 2005, les présidents français Jacques Chirac, chilien Ricardo Lagos, brésilien Lula da Silva et espagnol José Luís Rodríguez Zapatero se sont réunis avec le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, pour étudier la façon dont les pays riches pourraient assumer leurs devoirs envers les pays en voie de développement. Leur préoccupation principale était que les institutions financières n’exploitent pas ces pays, et la taxe Tobin pouvait être un bon instrument pour aller dans ce sens et financer des politiques de développement. Malheureusement, aujourd’hui, certains proposent que les ressources de la taxe Tobin servent à financer le budget européen et à assurer la stabilité financière de l’Europe. Même si je ne suis pas économiste, ma longue expérience me permet d’affirmer que l’on ne peut pas continuer à s’intéresser uniquement à nos propres intérêts financiers en faisant des coupes sur les budgets alloués au développement des pays moins favorisés.

PI. Beaucoup de gens associent ces coupes à la peur, la lâcheté et le manque de vision des politiciens et des institutions. Vous avez beaucoup abordé cette question de la peur, et de la façon dont elle nous empêche d’être des citoyens actifs dans le monde. Pensez-vous qu’il soit possible de se libérer de la peur une fois pour toutes, dans cette crise mondiale qui a réveillé les peuples ?
FM. La peur est intrinsèque à l’homme. Il y a toujours eu des dirigeants tout au long de l’histoire qui ont régné avec un pouvoir absolu qui a emporté beaucoup de vies humaines. Ce pouvoir absolu s’est nourri de la peur et a créé des sujets, pas des citoyens, et la peur s’est perpétuée. Mais aujourd’hui les peuples se rendent compte que la vie pourrait être meilleure, même si elle est encore certainement un mystère, et qu’il faut la vivre avec intensité. Il faut profiter de la vie et lui donner une texture riche. Nous devons aspirer à nous libérer de la peur, et c’est maintenant possible pour la première fois dans l’histoire, en partie grâce aux nouvelles technologies de la communication, qui permettent à tous de s’exprimer librement à une échelle mondiale.
La voix des peuples nous donne l’occasion d’explorer des voies démocratiques véritables à une échelle locale et globale, parce que jusqu’à maintenant la démocratie a été réduite au décompte des votes lors des élections. Dorénavant, on assistera à une intensification progressive de la libre expression des citoyens. Internet permet à tous de participer à un forum ouvert qui ne connaît pas de frontières physiques ; cette nouveauté s’imposera et elle permettra aussi bien de consolider des démocraties fragiles que de corriger des tendances qui ne vont pas dans le sens de la dignité humaine et faire des propositions spécifiques pour promouvoir un avenir différent. Je pense que le pouvoir des peuples est irrésistible ; avec le temps, il sera de moins en moins contestataire pour devenir une force de proposition.

PI. Pourriez-vous avancer quelques prédictions pour 2012 ?
FM. Je pense que 2012 sera une bonne année et il se pourrait que le président Obama soit réélu. Bien qu’il ait été empêché de réaliser son concept de solidarité envers les pauvres de son pays, Obama pourrait bien rétablir le multilatéralisme dans les relations internationales. Et ceci est essentiel, parce que nous ne pouvons pas continuer à décider seuls de choses comme de tuer Kadhafi au lieu de protéger la population civile en Libye ; nous ne pouvons pas accepter que le chaos actuel en Syrie continue, ou de décider de nous engager en Iran pour y faire ce que nous avons fait en Irak. Le multilatéralisme marquerait un nouveau commencement dans la gestion des affaires mondiales.
Et pour ce qui est des économies occidentales, je pense que l’Europe se rendra compte finalement que les plans d’austérité et les coupes budgétaires ne sont pas la meilleure façon de créer des emplois et de rétablir la croissance. Je crois que nous relocaliserons la production chez nous, puisqu’aujourd’hui nous avons laissé cette responsabilité à des pays qui ne respectent pas les droits de l’homme et, ceci, comme je le disais auparavant, est un acte irresponsable de pure cupidité. Les Mayas avaient raison quand ils ont prédit que 2012 serait l’année d’un nouveau départ, d’une nouvelle ère.
Récemment s’est tenu le sommet de Davos, mais il ne m’intéresse pas du tout parce que les experts qui s’y retrouvent ne font que prolonger les convulsions mortelles d’un système capitaliste à l’agonie.
A une autre époque, Mikhaïl Gorbatchev avait réussi à amener en douceur l’effondrement de tout un système, le communisme, qui avait pour idéal l’égalité de tous, mais avait oublié la liberté et la justice. Nous ne devons pas oublier que sans égalité et sans justice, la liberté fournie par le système capitaliste ne conduit à rien de bon, et ceci est la cause de l’écroulement du système capitaliste auquel nous assistons en ce moment. On ne peut plus favoriser quelques privilégiés pour essayer de prolonger un système moribond.
Il nous faut inventer un autre système, une autre Onu. Roosevelt avait raison : le pouvoir doit revenir aux peuples, et non à des groupes particuliers, que ce soit le G7 ou le G20. Vous verrez : les Nations unies seront rétablies avec un Conseil de sécurité qui s’intéressera non seulement aux droits territoriaux et à la résolution des conflits, mais qui aura également une responsabilité sur les questions environnementales et socio-économiques. L’Onu sera plus proche des vrais problèmes et représentera tous les peuples d’une façon équitable et digne. Vous verrez. Et à l’Assemblée générale ne siègeront plus seulement des Etats comme aujourd’hui mais également des représentants de la société civile à hauteur de 50 % des sièges.
Je pense qu’on peut être optimistes ; l’espèce humaine a la capacité divine de créer. Les Nations unies ne pourront survivre si les nations ne sont pas unies ! Donc, on ne peut pas admettre que les Etats-Unis abandonnent l’Onu alors qu’ils l’ont créée, et qu’ils se plaignent que la Palestine y ait été réadmise comme un Etat de plein droit. De telles attitudes doivent disparaître ; cette arrogance n’a plus d’effet aujourd’hui.
On observe une évolution positive de la sensibilité des hommes et grâce aux nouvelles technologies de la communication et de l’information nous allons pouvoir ouvrir des espaces importants de pouvoir et de représentativité pour les peuples du monde. Nous sommes, en effet, à l’aube d’une ère nouvelle.


Pour plus d’information : www.fund-culturadepaz.org

Le livre de Federico Mayor Zaragoza The Crime of Silence est disponible en téléchargement gratuit sur le site (en espagnol et en anglais).


« … L’éducation est la solution. Il n’y a pas de réelle démocratie sans participation, si les leaders, les membres du parlement ne représentent pas vraiment la voix du peuple. Pour se mobiliser, prendre position et s’impliquer, il faut prendre le temps de la réflexion. Il est essentiel d’être à l’écoute du monde. Il faut l’observer, ce qui est beaucoup plus que simplement le regarder, afin de développer une vision planétaire, être conscient de la totalité de l’humanité, et être capable d’agir sans attendre que des catastrophes nous secouent et nous contraignent à réagir.
Ceux qui nous gouvernent ont toujours gardé leur distance vis-à-vis des citoyens et n’ont pas été capables d’imaginer la puissance d’une révolution virtuelle par Internet, avec les téléphones portables, les SMS… Grâce à ces outils qui permettent de participer à distance, les peuples occupent maintenant le devant de la scène avec une confiance renouvelée. Ceci changera les consultations électorales. Et en un mot, ça changera la démocratie. » (Extrait du livre The Crime of Silence, p.18)


On ne pourra apporter de remède aux maux de ce monde que si les conditions suivantes sont remplies :
1. Si l’on consolide la démocratie et si les leaders politiques reprennent les rênes de la gouvernance au lieu de plier sous la pression des institutions financières, et s’ils parviennent à remplacer une économie basée sur la spéculation par une économie basée sur la connaissance.
2. Si l’on réduit les dépenses militaires pour consacrer plus d’argent au développement global, en augmentant le nombre de personnes qui profitent du progrès.
3. Si les paradis fiscaux sont définitivement supprimés et des mesures financières alternatives sont mises en place, telles qu’une taxe sur les transactions électroniques.
4. Si les groupes ploutocratiques imposés par les partisans du « globalisme » (les G7, G8, G20) sont dissouts une fois pour toutes ; si les Nations unies sont renforcées et dotées de réels moyens pour accomplir leurs missions de sécurité au niveau mondial, en application des lois internationales, y compris celles de l’Organisation mondiale du Commerce ; si elles garantissent que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international poursuivent les buts pour lesquels ils ont été fondés ; si l’Onu a la capacité de déployer rapidement des Casques bleus plutôt que de rester un témoin passif des génocides et des violations des droits de l’homme, et si les actions des Casques rouges (les « frères humanitaires » des casques bleus) sont coordonnées et orientées vers la réduction de l’impact des désastres naturels ou artificiels…
5. Si l’on décide immédiatement que les drogues n’ont pas de valeur et sont rendues universellement disponibles à des prix raisonnables, comme le sont l’alcool et le tabac. Cette légalisation sera accompagnée, en fonction des circonstances, par des campagnes globales de communication pour décourager d’utiliser des drogues et faire la promotion des traitements pour guérir de la dépendance.
6. Si les citoyens du monde, conscients de leur capacité à participer à distance, cessent d’être passifs pour devenir des acteurs de leur destin. (The Crime of Silence, p.21)




Home Vivre sans argent

Interview de Heidemarie Schwermer par Andrea Bistrich

Heidemarie Schwermer a travaillé comme psychothérapeute et professeur pendant vingt ans avant de décider, en 1996, de tenter l’expérience de vivre sans argent. Mais ce qui devait initialement durer un an est devenu un mode de vie pour cette femme de 70 ans. Elle a écrit trois livres sur la vie sans argent, a donné des conférences et a été invitée à de nombreuses émissions-débat.

Son premier ouvrage : Das Sterntaler experiment (L’Expérience des ducats tombés du Ciel), a été traduit en plusieurs langues et a reçu en décembre 2008 le Prix de la Paix Tiziano Terzani. Et en 2010 est sorti un film documentaire italo-norvégien sur sa vie. Avec son mode de vie sans argent, elle cherche à promouvoir une société plus juste. Andrea Bistrich l’a interviewée pour Partage international.

Partage international : Vous vivez sans argent depuis seize ans. Pourquoi avez-vous renoncé volontairement à l’argent ?
Heidemarie Schwermer : Chaque jour des centaines de milliers de gens meurent de faim ‑ et pourtant en même temps il existe une abondance de nourriture. La nourriture est jetée dans les océans ou dans des décharges. Des milliardaires construisent des piscines dans leurs jets privés ou achètent des yachts de luxe, ne sachant que faire de leur argent. La situation est tellement absurde que j’ai décidé de ne plus jouer le jeu.
J’ai été préoccupée par la question de la pauvreté toute ma vie. Je suis née en 1942, pendant la guerre. Quand j’étais enfant, ma famille a fui de Prusse orientale, aujourd’hui la Lituanie, pour le Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne. Nous sommes devenus des réfugiés. Financièrement, mes parents s’en sont remis assez rapidement : ma mère était professeur de piano et a enseigné à des filles d’agriculteurs de la région et mon père a rapidement trouvé un emploi dans la nouvelle ville. Pourtant, cette expérience m’a laissé des traces. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi une personne pouvait tout à coup perdre toute valeur juste parce qu’elle ne possédait plus rien. Je crois que nous sommes tous nés avec un thème sur lequel nous devons travailler tout au long de notre vie. Le mien est la pauvreté dans un monde d’abondance.

PI. Qu’est-ce qui vous a finalement conduit à la décision de vivre sans argent ?
HS. J’ai déménagé à Dortmund pour des raisons professionnelles. La ville est extrêmement pauvre. A certains endroits, il y a un mendiant à chaque coin de rue. A l’époque, je me demandais souvent comment nous pouvions tout simplement accepter que des jeunes gens boivent de la bière dans les rues, simplement parce que personne n’était prêt à leur donner un emploi. Ils étaient superflus pour le système. Mais comment une personne peut-elle être superflue ? Quel genre de système peut permettre que cela arrive ? C’est impossible ! Une fois, j’ai entendu à la radio un prêtre qui parlait d’un village au Canada. Lorsque l’usine où la plupart des habitants travaillaient a fait faillite et a fermé, tous se retrouvèrent soudain sans travail et sans revenus. Les gens ont dit : « Nous sommes tous capables. Nous allons nous unir et nous entraider. » A partir de là, quelque chose de nouveau a émergé. Le prêtre a fait remarquer que ce serait bien si quelque chose de semblable arrivait en Allemagne. Ces mots m’ont touchée directement au cœur. C’était aussi mon objectif, c’était précisément ce que je voulais faire en Allemagne. J’ai alors décidé de travailler pour aider les gens à s’ouvrir aux autres, à se soutenir mutuellement et à rechercher de nouvelles valeurs et manières de vivre.

PI. En 1994, vous avez lancé l’un des premiers « cercles d’échange » en Allemagne.
HS. Oui, le centre « Donne et prends » à Dortmund. N’importe qui peut participer à « Donne et prends », même si l’on n’a pas d’argent. Depuis, il y a eu beaucoup d’autres centres où les gens peuvent échanger des services sans argent : une coupe de cheveux en échange d’une réparation automobile, du baby-sitting contre le nettoyage de fenêtres, du travail de conseil ou de bureau contre de la cuisine, etc. Avec le cercle d’échange, j’ai réalisé que j’utilisais moins d’argent pour mes besoins quotidiens. Au bout d’un certain temps, cela n’a plus suffit : j’ai voulu risquer l’expérience de vivre complètement sans argent.

PI. Comment est-ce réalisable dans la vie quotidienne ? Chaque jour, vous devez manger et parfois vous avez besoin de nouveaux vêtements. Vous avez besoin d’un endroit pour vivre, d’un toit sur la tête.
HS. Au début, je me suis demandé tout naturellement comment je pourrais y parvenir. J’avais un appartement dont je devais payer le loyer et l’assurance. C’est alors que certaines personnes que je connaissais du cercle d’échange m’ont demandé de m’occuper de leur maison pendant leurs vacances. De cette façon, j’ai soudainement eu plus de dix appartements où vivre temporairement.
J’ai finalement pris la décision d’abandonner mes biens et toutes mes valeurs : j’ai mis mes meubles, ma vaisselle, et autres possessions dans le couloir et les ai donnés. J’ai annulé mes polices d’assurance. Ma nouvelle vie pouvait alors commencer et j’ai déménagé dans le premier appartement dont je devais prendre soin pendant trois mois.

PI. Comment cela s’est-il passé au début ? Vous avez dû totalement réorganiser votre vie.
HS. Le début n’a pas été vraiment facile. Je suis restée dans les appartements de personnes qui m’étaient complètement inconnues, et moi aussi, je me sentais comme une étrangère. Les capacités ou les services que je pouvais fournir n’étaient pas toujours ceux demandés. Avec le temps, cependant, de nouveaux contacts et des relations se sont développés et j’ai eu de nombreuses expériences que je ne voudrais pas avoir manquées.

PI. Comment faisiez-vous pour la nourriture ?
HS. Dans la première maison dont je m’occupais, il y avait quelques vivres, mais cela dura une semaine. Je devais trouver quelque chose si je ne voulais pas mourir de faim. Il y avait une épicerie bio dans les environs et j’ai donc demandé s’ils avaient des produits périmés ou invendus. Avec les membres de notre groupe d’échange nous faisions parfois la cuisine ensemble, et on nous donnait de la nourriture gratuite, mais il y avait toujours une contrepartie : ménage, travaux de rangement, nettoyage de la cour, travaux informatiques, toutes les tâches qui se présentaient. Les gens de l’épicerie biologique ont été immédiatement ouverts à cette idée. Ils avaient envisagé quelque chose de semblable depuis un certain temps, mais n’avaient jamais trouvé quelqu’un prêt à collecter les denrées alimentaires. Au début, nous avons recueilli la nourriture une fois par semaine, puis plus tard, tous les jours. Aujourd’hui, après quinze ans, l’accord avec l’épicerie bio tient encore.
Cela s’est passé aussi dans d’autres endroits. Par exemple, je suis allée m’occuper d’une maison à Turin, en Italie, où il n’y avait rien à manger. Il y avait un marché quotidien et je m’y rendais deux à trois fois par semaine, peu avant la fermeture, à midi, pour ramasser tous les aliments qui étaient tombés au sol. Cela fit forte impression. Dans l’intervalle, un petit groupe de gens de Turin s’est rendu au marché une fois par mois pour recueillir de la nourriture mise au rebut, pour préparer un repas collectif.

PI. Que faites-vous quand vous avez besoin de nouveaux vêtements ?
HS. J’ai fondé la « Frénésie d’échange » à Dortmund ‑ un marché pour l’échange de vêtements. Nous nous réunissons une fois par mois et nous apportons les vêtements dont nous n’avons plus besoin. Je pouvais toujours trouver tout ce dont j’avais besoin là-bas. Dans l’intervalle, le principe de donner et de prendre a été établi dans de nombreuses villes. On a parfois parlé de « boutiques gratuites ». A Vienne, elles sont appelés « les boutiques sans coût », et je les appelle « les boutiques donne et prends » Leur nombre augmente.

PI. Que voulez-vous dire par « Donne et prends »?
HS. « Donne et prends » fonctionne sans argent et sans facturation. Ce n’est pas un échange calculé mais un flux équilibré, une attitude de confiance. Nous pouvons vivre dans l’abondance, il y a assez pour tout le monde. Naturellement, cela doit être mis en pratique car dans les siècles passés, nous avons vécu selon le principe que « ce qui ne coûte rien, ne vaut rien ». Les magasins « Donne et prends » peuvent être mis en place partout : dans des cafés, des boutiques, ou dans des lieux privés. Les gens peuvent offrir ou déposer ce dont ils n’ont plus besoin et d’autres peuvent prendre ce dont ils ont besoin.

PI. Quelle est la signification de votre logo pour « Donne et prends » ?
HS. C’est une spirale en quatre couleurs qui représente le principe féminin qui se trouve en chacun de nous. Je me demandais comment il serait possible d’encourager les gens à redécouvrir la solidarité. Ce n’est pas seulement se débarrasser de l’argent. Cela ne changerait probablement pas les gens, ils continueraient probablement à se quereller. Pourtant, si nous arrivions à nous unir dans la conscience du « donne et prends », l’argent comme moyen de paiement et d’échange finirait par devenir superflu. Comment est-ce possible ? Tout d’abord demandez-vous : « Qu’est-ce que je veux ? De quoi ai-je vraiment besoin et qui suis-je ? Ai-je besoin d’une si grande voiture ? Dois-je avoir une voiture pour moi tout seul ? Dois-je avoir des vêtements chics et trente paires de chaussures ? Et qui suis-je si je n’ai pas toutes ces choses ? » Ceci est symbolisé par la couleur verte : le chemin intérieur, la confrontation avec le « je ». L’autre couleur est liée à l’extériorisation, la confrontation avec le « vous » : les autres sont notre miroir, nous en avons besoin afin d’en apprendre sur nous-mêmes. Nous pourrions même être heureux quand quelqu’un nous contrarie car cela peut constituer une étape vers notre croissance, à condition que nous soyons ouverts. C’est la couleur jaune. Le rouge représente la confrontation avec le « nous » au niveau politique et social. Ici, nous prenons en responsabilité la société : ne pas toujours détourner le regard, ni se préoccuper que de nous-mêmes, de notre vie, de la maison et de la famille. La quatrième couleur, le bleu, représente l’unité spirituelle de tous les peuples : c’est-à-dire la connaissance que nous venons de la même source, que nous sommes divins et égaux, que personne n’a de plus grande valeur que l’autre.

PI. Dans ce contexte, vous avez parlé d’un changement de paradigme qui est maintenant nécessaire.
HS. Oui, nous avons besoin d’un nouveau point de vue ‑ à titre individuel, au sein de la société et aussi dans le monde entier. Aujourd’hui, quand nous voulons nous rendre heureux, nous faisons du shopping. Nous achetons quelque chose ou allons au restaurant. Nous consommons et nous nous détournons de l’essentiel. Mon idée de « Donne et prends » est, au contraire, fondée sur une meilleure qualité de vie, de joie et de convivialité ; l’activité vers l’autre remplace la consommation et la compétition. Aujourd’hui, nous nous définissons essentiellement à travers notre rendement et nos réalisations, nous devons toujours assumer une fonction ‑ et recevoir de l’argent pour cela. Obtenir de l’argent consomme toute notre énergie. Dans mon modèle de vie sans argent, j’ai personnellement vécu la façon dont mes préoccupations se sont progressivement détournées des valeurs matérielles pour des valeurs comme l’attention, la créativité, le dynamisme, la simplicité et la confiance dans le flux de la vie.

PI. Comment cela peut-il être mis en œuvre à l’échelle de la société ?
HS. Aujourd’hui beaucoup de petites initiatives développent de nouveaux comportements où les valeurs matérielles ne sont pas l’essentiel. La question est de savoir comment nous pouvons fédérer toutes ces initiatives afin qu’elles soient conscientes les unes des autres. Auparavant, il était courant que le plus grand et le plus fort déclare avoir la meilleure idée ‑ fixe la voie à suivre, et toutes les initiatives de moindre envergure devaient être récupérées ou abandonnées au profit d’un seul. Aujourd’hui, cela ne satisfait plus personne. Aujourd’hui, diverses initiatives et idées peuvent coexister car elles sont toutes considérées comme un enrichissement, important et précieux ‑ ce qui est nouveau.


Plus d’informations : www.HeidemarieSchwermer.com
www.livingwithoutmoney.org






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