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Accueil > Revue Partage > année 2012

Extraits de la revue
Partage international

Février 2012 - N° 281 / 282

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Dossier


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home La Grande Décision

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 15 janvier 2012

Peu à peu, avec constance, l’humanité s’achemine vers sa Grande Décision. Rares sont ceux qui en ont conscience, mais les hommes traversent une mise à l’épreuve sans équivalent dans toute leur longue histoire sur Terre.

Entre les mains de Maitreya, le Christ et Instructeur mondial, l’Epée de clivage accomplit son œuvre bienfaisante de séparation et de division en faisant ressortir les différences de nature et d’inclinations entre les hommes.

Ainsi le choix qui s’offre à eux gagne-t-il en précision et en clarté. L’énergie d’amour de Maitreya est impersonnelle et les stimule tous : ceux qui aspirent à la paix et à des relations justes, au même titre que ceux qui vivent dans la cupidité et la compétition au risque d’engendrer une guerre ultime, une autodestruction totale.

D’où l’importance du choix auquel tous sont désormais confrontés. Beaucoup s’étonneront sans doute qu’un tel choix soit même nécessaire. Ne va-t-il pas de soi que personne ne souhaite une guerre dévastatrice ? Aujourd’hui, une guerre régionale de petite taille pourrait dégénérer en affrontement nucléaire global. L’horreur qui s’ensuivrait dépasse l’entendement, pourtant certains font en ce moment même des préparatifs pour survivre à une telle éventualité.

Le choix

Le choix qui s’offre aux hommes est clair : continuer aveuglément sur leur lancée et, par leur cupidité, détruire à jamais la vie sur cette planète ‑ ou entendre l’appel bienveillant de leur cœur et instaurer le partage et la justice, seuls susceptibles d’assurer un avenir pacifique à l’humanité sur Terre.

Les événements du Printemps arabe indiquent que les jeunes répondent à l’appel de Maitreya. Avant leurs aînés, ils se sont éveillés aux énergies du Verseau et à la promesse de vie nouvelle qu’elles apportent. Ils ont perdu toute crainte et se sacrifient avec joie pour une liberté et une dignité qu’ils découvrent tout juste. Une splendeur nouvelle fleurit au sein de la jeunesse.

L’évolution, pas la révolution

Dans le monde entier, il existe des groupes qui fomentent la révolution. Dans de nombreux pays, on accumule des armes pour s’y préparer. Ce que préconise Maitreya n’est pas la révolution, mais l’évolution. Il sait bien que la révolution, avec les conflits et les carnages qu’elle engendre, ne fait que remplacer certains problèmes par d’autres. Ce qui est nécessaire, c’est un processus de changement par étapes qui permette à chacun de s’impliquer dans l’accomplissement de sa destinée. Le partage est l’unique moyen de favoriser un tel processus ; lui seul engendrera la confiance, sans laquelle rien n’est possible. Maitreya a dit : « Votre premier pas vers le partage est un premier pas vers votre divinité. » Acceptez donc le partage, et prenez possession de votre héritage divin.





Home Le point de vue du Maître sur 2011

L’année 2011 a marqué un tournant à de nombreux égards – comme cela apparaît ailleurs dans ce numéro – et il est intéressant d’examiner comment les articles du Maître de Benjamin Creme pour Partage international ont illustré cela.

Paradoxalement, le Maître a affirmé – dans une communication personnelle – que 2011, bien qu’excessivement difficile pour beaucoup, avait été « la meilleure année » pour le Plan de la Hiérarchie. Emaillée de terribles catastrophes naturelles, cette année fut marquée par une crise économique gigantesque qui est loin d’être terminée, même pour ceux qui ont toujours vécu dans l’opulence. Mais ce fut aussi l’année où la voix des peuples du monde entier se fit entendre haut et fort, impulsant de façon décisive le Printemps arabe, lors duquel des millions de personnes, surmontant leurs peurs, jusqu’à celle de la mort, réclamèrent l’abolition de la loi despotique qu’elles avaient subie pendant des décennies. A cet appel ont succédé en écho les mouvements de protestation contre l’avidité capitaliste qui se répandirent dans tout l’Occident.

Dans le numéro de juillet/août de Partage international, le Maître dit : « Lorsqu’on écrira l’histoire de cette époque sans pareille, les hommes se rendront compte pour la première fois peut-être du rôle majeur, primordial, qu’y auront joué les événements du Moyen-Orient » [La voie de l’unité]. Et en septembre, il affirme que cette période fut « sans équivalent dans l’histoire du monde. Elle est le théâtre de changements considérables, qui dépassent l’entendement humain et transformeront la vie telle que nous la connaissons, en profondeur et pour toujours. » [Vers l’unité]

Tout au long de cette année, dans les réflexions du Maître, n’a cessé de résonner cet élan vers le changement croissant – mais par l’évolution, non la révolution. Comme toujours, ses articles conjuguent une vision vaste et abstraite avec des observations plus précises et pratiques sur les événements mondiaux. Quand on passe en revue les articles de l’année, les thèmes qui ressortent avec le plus de force, mais toujours de manière intégrée, sont : unité et unicité, voix du peuple et promesse d’une nouvelle ère d’espérance.

L’unité

Le Maître reprend l’un des thèmes fondamentaux de l’enseignement ésotérique de Maitreya : l’unité et l’interdépendance essentielles de l’humanité, tant au niveau sociopolitique sur la planète que, à un niveau plus vaste, sur tous les plans du cosmos. Dès le début de l’année, il fait le lien entre cette conception inclusive de l’unité et, dans un premier temps, les événements politiques mondiaux : « L’humanité est une en conscience, et continue d’évoluer comme un tout indivisible » [La fraternité essentielle de l’homme, janvier/février] ; puis, plus tard, la santé de la planète Terre : « Nous devons apprendre à vivre en harmonie avec la planète elle-même, pour connaître entre nous un avenir d’harmonie. » Selon le Maître : « Maitreya appelle tous les hommes et femmes du monde à se voir comme il les voit lui-même : essentiellement divins, fils et filles de la divinité même » [La responsabilité de l’homme, avril]. Comme toujours, le Maître insiste sur le fait que le partage est la clé qui conduira les hommes à une nouvelle compréhension de l’unité, avec ces mots : « Détruisant à jamais les barrières artificielles qu’ils ont érigées pour tenir leurs frères à distance, ils prendront enfin conscience qu’ils ne font qu’un avec eux » [La fraternité essentielle de l’homme, janvier/février].

La voix du peuple

En 2011, les protestations dans le monde ont commencé à exprimer l’unité et l’unicité fondamentales de l’humanité. A propos du soulèvement égyptien né sur la place Tahrir au Caire et qui a eu un retentissement mondial, le Maître affirme que le peuple égyptien « a pris conscience de son unité et de sa puissance » « Chaque jour, pendant dix-huit jours, Maitreya a passé de longues heures au Caire, principalement sur cette place » encourageant les manifestants : « Le Grand Seigneur encourageait les gens, les guidait et les bénissait pour leur ardeur et leur retenue, et un profond sentiment d’amour et d’unité emplissait le cœur et l’esprit de tous » [La voix du peuple se fait entendre, mars].

Dès le mois de juin, il constata que la puissance grandissante de la voix des peuples unis de par le monde inspire espoir et optimisme pour l’avenir : « Ainsi la voix des peuples se fera-t-elle entendre toujours plus clairement et plus vigoureusement » , réclamant une « nouvelle société qui tiendra pour sacré le droit de tous les hommes à l’autodétermination, leur droit démocratique à jouer un rôle dans la société et à en façonner l’avenir, leur droit à un niveau de vie acceptable, à la santé et à l’éducation. Avant tout, les hommes réclameront le droit de vivre en paix » [La voie de l’avenir]. Le Maître ne fait pas directement référence aux mouvements de protestation et d’occupation en Occident, mais en novembre il parle sur un ton plutôt différent de la cupidité débridée qui fait souffrir tant d’individus et promet que là aussi : « Partout frémit le vent du changement, et les peuples l’appellent à voix haute » [Les promesses de Maitreya].

Un nouvel espoir

L’unité politique, notamment parmi les jeunes, « car l’avenir est en sûreté dans leur cœur », suscitera l’arrivée « des temps nouveaux, d’une ère de paix, de justice et de partage, une ère de liberté et d’amour » [La voie de l’ère nouvelle, mai]. L’espoir de l’avènement d’une ère nouvelle se renforce avec la réponse de la « confrontation des opposés » engendrée par l’action mystérieuse de l’énergie d’amour qui est « l’Epée de clivage » [L’Epée de clivage en action, octobre]. Maitreya nous promet une nouvelle ère, une ère pour la jeunesse et la fin de la peur : « Les vieux schémas ont fait leur temps, et sont désormais inopérants » [Les promesses de Maitreya, novembre]. Il insiste sur le rôle capital de la jeunesse dans l’apparition du monde nouveau : « Ce sont les jeunes qui montrent la voie, et l’avenir leur appartient » [L’Epée de clivage en action, octobre]. « Maitreya nous promet que ce monde nouveau ne tardera pas à voir le jour » [Les promesses de Maitreya, novembre].

Le dernier article du Maître en 2011 se termine sur une note d’optimisme tranquille et néanmoins joyeux : « Le douloureux sentiment de vide qui prévaut aujourd’hui cédera la place à un nouvel espoir : les hommes auront la satisfaction de savoir le monde enfin sur la bonne voie…La longue traversée du désert qu’ont connue les hommes les a préparés pour les temps plus simples et plus heureux qui les attendent » [Le Héraut du renouveau, décembre].Nous attendons 2012 avec impatience.




Home Le nouveau local de Share International à Amsterdam

Le groupe néerlandais est heureux d’annoncer l’ouverture au public du nouveau local de Share Nederland et Share International à Amsterdam.

Le 1er décembre nous avons rendu les clés de ce qui fut notre base durant 25 ans, et le 9 janvier 2012 nous avons officiellement ouvert nos portes. Sorti d’un enchevêtrement de décombres et de gravats, un beau lieu, clair et aéré, a pris forme grâce à la collaboration joyeuse, volontaire et enthousiaste de nombreux membres du groupe.

Notre programme d’activités comprend trois projections de DVD avec des sessions de questions-réponses chaque jour de la semaine, et une conférence ou un atelier de méditation de transmission par mois. Le jeudi soir (jour où les magasins font nocturne à Amsterdam) et le samedi sont programmés une projection supplémentaire suivie d’une session de questions-réponses.

Nous avons commencé a annoncer des discussions publiques mensuelles autour d’ouvrages ; le premier livre choisi a été l’Instructeur mondial pour toute l’humanité, de Benjamin Creme. Le public peut acheter ou, si nécessaire, emprunter le livre à notre bibliothèque.

Dans le cadre de nos actions de diffusion d’informations, nous avons invité le voisinage local à « Un jour de rencontre avec vos nouveaux voisins ».

Nous sommes extrêmement reconnaissants au Maître de Benjamin Creme de nous avoir aidés à « trouver » notre nouveau local et au Maître Jésus pour ses encouragements et son soutien plein d’humour (voir Courriers des lecteurs, Partage international, décembre 2011).

Pour ceux qui désirent visiter le nouvel endroit, en voici l’adresse : 2e Oosterparkstraat 322, 1092 BV Amsterdam, Pays-Bas. Les numéros de téléphone et de fax, l’adresse email et le numéro de la boîte postale restent inchangés.


Voir deux photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 281/282 de janvier/février 2012, page 29.





Point de vue

Home La démocratie européenne et le coup d’Etat financier

par Ignacio Ramonet IPS

Paris (France)

Il est clair que l’Union européenne ne parvient pas à trouver la volonté politique de résister aux marchés et de résoudre la crise. Jusqu’à maintenant l’attitude lamentable des dirigeants européens a été imputée à leur effarante incompétence.

Cette vision (pourtant correcte) des choses est cependant un peu courte, notamment après les récents « coups d’Etat financiers » qui, en Grèce et en Italie, ont dynamité une certaine conception de la démocratie. Ce qui s’est produit relève moins de la médiocrité et de l’incompétence que d’une complicité active avec les marchés.

Qu’entendons-nous par « marchés » ? Un regroupement de banques d’investissement, de compagnies d’assurance, de fonds de pension et de fonds spéculatifs qui achètent et vendent essentiellement quatre types d’actifs : devises, actions, obligations souveraines et produits dérivés.

Pour saisir l’ampleur colossale de leur pouvoir, il suffit de citer deux chiffres : chaque année l’économie réelle (la production de biens et de services) génère à travers le monde quelque 45 000 milliards d’euros ‑ le produit domestique mondial brut. Dans le même temps, dans la sphère financière, les « marchés » brassent 3 450 000 milliards de dollars de capitaux ‑ 76 fois la production totale de l’économie réelle.

Il en résulte qu’aucune économie nationale, aussi puissante soit-elle (et l’Italie, rappelons-le, est la huitième économie mondiale) ne peut résister à une attaque conjointe des marchés lorsque ces derniers ont décidé d’en lancer une, comme c’est le cas depuis plus d’un an maintenant, contre le Portugal, l’Italie, la Grèce et l’Espagne, pays qualifiés par eux de « cancres ».

Mais il y a pire. Contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, les « marchés » ne sont pas des forces exotiques qui auraient, de leurs lointaines hauteurs, fondu sur nos économies locales. La majorité d’entre eux sont, au contraire, nos propres banques européennes (celles-là mêmes que les pays de l’UE ont accepté de renflouer avec leurs deniers en 2008). En d’autres termes, le problème ne vient pas d’une attaque massive sur la zone euro initiée par la finance américaine, chinoise, japonaise ou arabe.

Ce qui se passe est essentiellement une guerre de l’intérieur conduite par les propres banques, compagnies d’assurance, fonds spéculatifs, fonds de pension et établissements financiers de l’Europe. Car ce sont là les entités qui gèrent l’argent des Européens et détiennent la masse de la dette souveraine européenne (1). Et ce sont ces entités qui, afin de défendre ‑ théoriquement ‑ les intérêts de leurs clients, spéculent et font grimper les taux d’intérêt que doivent payer les gouvernements pour emprunter, à un point tel que certains d’entre eux ‑ Irlande, Portugal et Grèce ‑ ont été amenés au bord de la faillite. Le résultat de cette pratique est que les citoyens de ces pays se sont trouvés dans l’obligation de supporter les mesures d’austérité et les ajustements brutaux imposés par les gouvernements européens pour apaiser les vautours des « marchés » ‑ c’est-à-dire de leurs propres banques. Ces dernières obtenaient par ailleurs, sans difficulté, des fonds de la Banque centrale européenne à un taux d’intérêt de 1 %, qu’elles prêtaient à leur tour à 6,5 % à des pays comme l’Espagne et l’Italie.

On rappellera également l’immense, le scandaleux pouvoir détenu par les agences de notation (Fitch, Moody’s, Standard & Poor’s) dont on sait que c’est leur calcul de la solvabilité d’un pays qui détermine le taux auquel celui-ci peut emprunter sur le marché (2).Non contentes de commettre des erreurs d’appréciation fréquentes voire carrément dramatiques comme lors du fiasco des subprimes qui a conduit à la crise actuelle, ces agences jouent un rôle pervers et détestable dans des situations comme celle que nous connaissons actuellement. Il est clair, en effet, que les plans d’austérité et les programmes de coupes et d’ajustement de la zone euro quels qu’ils soient amèneront une chute de la croissance, à la suite de quoi les agences dégraderont la note des pays en difficulté, ce qui fera grimper les coûts du service de la dette et forcera les gouvernements à pratiquer des coupes budgétaires encore plus sévères, avec pour résultat de ralentir encore davantage l’activité économique et de provoquer une nouvelle dégradation de leur note, et ainsi de suite.

 

On voit bien dans le cercle vicieux de ce qui est fondamentalement une guerre économique pourquoi la situation de la Grèce est devenue de plus en plus préoccupante alors que son gouvernement lui imposait de plus en plus de coupes budgétaires et de mesures drastiques d’austérité. Les sacrifices consentis par les citoyens n’ont servi à rien. La dette grecque est maintenant dégradée dans la catégorie spéculative ou « junk ».

Ainsi les marchés ont-ils obtenu ce qu’ils voulaient : leurs représentants ont maintenant l’accès direct au pouvoir de l’Etat sans avoir à passer par la case « élections ». Lukas Papademos, nouveau premier ministre grec, et Mario Monti, premier ministre italien, sont des banquiers. D’une façon ou d’une autre, tous deux ont travaillé chez Goldman Sachs, banque américaine dont la spécialité consiste à placer ses cadres à des postes de pouvoir (3). Tous deux sont membres de la Commission trilatérale.

Dans le cadre d’une « démocratie limitée », ces technocrates doivent imposer, sans se soucier des coûts sociaux, toutes les mesures exigées par les marchés ‑ davantage de privatisations, davantage de coupes budgétaires, davantage de sacrifices ‑ que certains politiques n’avaient pas osé imposer du fait de l’intensité de l’opposition populaire.

L’Union européenne est le dernier endroit au monde où le capitalisme sauvage est tempéré par des systèmes de protection sociale, connus sous le vocable d’Etat providence. Les marchés n’aiment pas ça et ils entendent bien les détruire. Telle est la mission stratégique assignée aux technocrates arrivés au pouvoir par cette nouvelle voie ‑ coup d’Etat financier ‑ présentée, qui plus est, comme compatible avec la démocratie.

Il est peu probable que ces technocrates « post-politiques » réussiront à résoudre la crise. Si une solution technique était suffisante, elle serait déjà terminée. Que se passera-t-il si les citoyens d’Europe se rendent compte que leurs sacrifices ont été vains et que la récession continue ? Quelle ampleur les protestations revêtiront-elles ? Jusqu’où la violence ira-t-elle ? Comment l’ordre économique sera-t-il maintenu dans les rues et dans l’esprit des citoyens ? Les démocraties européennes deviendront-elles des « démocraties autoritaires » ?


1. Par exemple 45 % de la dette souveraine en Espagne sont détenus par les banques espagnoles et les deux tiers des 55 % restants sont détenus par des établissements financiers du reste de l’UE. Ainsi, 77 % de la dette espagnole sont entre les mains des Européens et 23 % seulement entre celles d’entités non-UE.
2. La note la plus élevée est AAA. Fin novembre 2011, seuls les pays suivants la détenaient : Allemagne, Australie, Autriche, Canada, Danemark, Finlande, France, Luxembourg, Pays-Bas, UK, Suède et Suisse. Les US ont été dégradés en août dernier, leur note est maintenant AA+. L’Espagne est AA-, comme la Chine et le Japon. [Notes en vigueur à la date de rédaction de cet article (NdlR)].
3. Goldman Sachs a réussi à placer Robert Rubin au poste de secrétaire du Trésor dans le gouvernement du président Clinton, et Henry Paulson à ce même poste dans celui de George W. Bush. Mario Draghi, le nouveau président de la Banque centrale européenne, a été vice-président de Goldman Sachs Europe de 2002 à 2005.





Signes des temps

Home Bénédiction du Maître Jésus

Bénédiction de lumière du Maître Jésus sur une photographie du bébé de la fille de R. R., le jour de son baptême, à Long Island, New York, 




Home Bénédiction du Maître Jésus

Bénédiction du Maître Jésus sur une photographie envoyée par M. S., de Fontana, Californie (Etats-Unis)




Home Des ovnis en quantité pour le nouvel an

Source : WeatherWatch.co.nz ...

Début janvier, le site WeatherWatch.co.nz a reçu un grand nombre de témoignages d’observations d’ovnis. Ce site météo reçoit habituellement une dizaine de rapports par jour sur des lumières inconnues, des météorites, et autres phénomènes dans le ciel de toutes les parties du monde.

Mais le 2 janvier, ce sont 80 rapports qui lui sont parvenus, suivis de dizaines d’autres les jours suivants. Philip Duncan, analyste météo, précise qu’on lui a signalé des lumières clignotantes, des orbes flottants et des ovnis dans tous les pays du monde, dont la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, le Venezuela, le Royaume-Uni, l’Australie et les Etats-Unis.

Mufon, le plus grand groupe mondial d’investigation sur les ovnis, a également reçu de nombreux comptes rendus au cours de la première semaine de 2012, provenant de témoins oculaires dans 36 Etats américains. « Pour la totalité du mois de janvier 2011, Mufon a enregistré quelque 500  témoignages, alors que nous atteignons déjà 233  appels pour la première semaine de 2012 », a précisé Clifford Clift, directeur international de Mufon.

Parmi les comptes rendus envoyés à WeatherWatch.co.nz :

« Nous sommes choqués d’apprendre que non seulement ces orbes ont déjà été observés ces deux dernières années, mais également dans le monde entier ces dernières nuits ! », écrit L. B. de Californie.

Selon un témoin espagnol : « Mon père et moi les avons vus en Espagne à 0 h 45 du matin, mais ils étaient cinq ou six alignés verticalement, près du sol... Je n’ai pas de réponse aux questions que nous nous posons tous et lorsque je pense avoir une réponse cela me conduit simplement à plus de questions, aussi tout ce que j’ai à dire est : « NOUS NE SOMMES PAS SEULS ! »

Nikki B., de l’Arizona, écrit de son côté : « Comment pouvons-nous voir cela ici en Arizona tandis que d’autres personnes en Afrique et en Australie voient la même chose ? Les vibrations de 2012 m’angoissent déjà ! ... Je sais qu’on donnera aux informations une « explication raisonnable et logique » mais je n’y croirai pas ! »

Susana, sans dire où elle se trouve, a précisé : « Hier vers midi, j’ai vu des lumières rouge-brunâtre. Tout d’abord j’en vis une et elle capta mon attention. Puis il y en eut tout un groupe. Je ne pus les compter, mais je peux dire qu’il y en avait environ une trentaine : Etait-ce des ovnis ou des lanternes volantes, qui sait ? Tout ce que je sais c’est que j’ai vu ces lumières et qu’elles étaient magnifiques. Sommes-nous prêts pour 2012 ? Sommes-nous suffisamment éduqués pour ne pas paniquer ? »


Sources :WeatherWatch.co .nz, Herald Online, Nouvelle Zélande ; Huffington Post, Etats-Unis




Home L’« étoile » de Maitreya au sud de la Californie

Cher Monsieur,

Le 13 janvier 2012, vers 18 h 45, j’ai pris, avec mon téléphone, une courte vidéo d’un objet émettant des flashs colorés, dans le ciel nocturne, à 30 degrés au-dessus de l’horizon, au sud-ouest de Huntington Beach, au sud de la Californie (Etats-Unis).

Ma femme l’avait aperçu par la fenêtre de la cuisine. Il émettait alors des flashs blancs. Nous le priâmes à haute voix d’émettre des flashs colorés, ce qu’il fit immédiatement. Je sortis le filmer. Il brillait intensément. Après que je lui ai demandé par la pensée de se déplacer, il fit de petits mouvements rapides verticaux et latéraux. Il est resté au même endroit environ 40 mn puis a disparu. Il était d’une beauté captivante. Etait-ce l’« étoile » de Maitreya ?

R. L., Californie, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu’il s’agissait bien de l’« étoile » de Maitreya.


Home Ovni à Jing Xian

Source : YouTube : StephenHannardADGUK

Jing Xian, Chine – « La nuit dernière, un mystérieux véhicule volant apparut subitement à Jing Xian », a-t-on entendu aux nouvelles d’une chaîne de télévision chinoise le 14 novembre 2011. Ceci fut observé par plusieurs témoins, et l’objet semblait observer l’activité du dessous avec intérêt. »

« A 21 h, raconte le journaliste, M. Zhao vit un objet inconnu, éclatant, beaucoup plus gros et brillant que les autres étoiles. L’objet faisait des va-et-vient dans le ciel. Lorsqu’il rentra chez lui pour prendre sa caméra vidéo, l’objet rougeoyant se mit à grossir, le contour devint graduellement de plus en plus visible et plus circulaire. Il ressemblait à une spirale dans le ciel, lançant des rayons rouges et bleus. L’objet planait et tournait là, suspendu dans le ciel », a précisé le témoin. Le journaliste continua : « J. Zhao fit un zoom ; chacun peut voir que l’objet se transforme, devient de nouveau plus gros. Mais les capacités de la caméra vidéo sont limitées, et l’image graduellement se brouille tandis que l’objet brillant grossit. Soudain, le véhicule révèle finalement ses vraies couleurs... C’est comme une spirale au sommet d’une forme circulaire dans le ciel. A la fois le sommet et le bas de l’objet se déplacent et changent. » Le témoin grossit les photos 180 fois, puis 350, lorsque les lumières bleues apparurent, et ensuite 700 fois. « Qui sait ce qu’est ce brillant objet inconnu ? Il nous faudra trouver des experts pour des recherches plus approfondies », ajouta le présentateur.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’un vaisseau martien en mission de reconnaissance.


Home L’« étoile » aux Pays-Bas

Source : YouTube : voerendaal1

Filmé durant 40 mm, le 15 janvier 2012, vers 3 h du matin, ce brillant objet mouvant a changé rapidement de couleur, passant du vert au bleu, au rose et au jaune, puis s’est déplacé rapidement en ligne droite vers le sud. Le caméraman explique : « Ce ne peut être une étoile car habituellement elles ne se comportent pas ainsi, d’autant plus que cela s’est produit dans notre atmosphère. »

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’objet coloré était l’« étoile » de Maitreya.


Home Vaisseau spatial à Melbourne

Source : YouTube : Frankie33888

Melbourne, Australie – Le 1er janvier 2012, à minuit dix, une brillante lumière est apparue dans le ciel de la banlieue de Donvale, au-dessus des feux d’artifice célébrant le nouvel an. On peut entendre la personne qui filme s’exclamer : « Il se déplace de haut en bas dans un mouvement gracieux ! » 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait d’un vaisseau spatial martien.


Home Cercles de lumière à Nîmes

Cercles de lumière sur un bâtiment de Nîmes (France) pris le 9 janvier 2012, par D. B..

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces miracles lumineux ont été manifestés par les Frères de l’espace en association avec Maitreya.



Tendances

Home 2011 : une bonne année pour l’humanité

Source : San Francisco Chronicle, Etats-Unis

« Nous pouvons à présent nous rendre compte que 2011 a été l’année la plus importante que nous ayons connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. » Ainsi commence l’article intitulé 2011 : une bonne année pour l’humanité, que le professeur et journaliste Joel Brinkley a publié dans le journal San Francisco Chronicle.

J. Brinkley déroule une longue liste d’événements positifs qui se sont produits l’année dernière, comme le Printemps arabe et la chute des dictateurs tunisiens, égyptiens et libyens ; les exigences de changement qui se sont exprimées au Pérou, en Angola, au Bahreïn, en Ouganda et dans bien d’autres pays ; le mouvement Occupy Wall Street qui s’est répandu à travers les Etats-Unis et le monde entier. « Certains mettent en doute l’efficacité de ce mouvement, écrit J. Brinkley, mais son message est clair : il est temps que les gouvernements améliorent le sort de leurs peuples. »

La liste de J. Brinkley inclut également les ouvertures politiques de la junte birmane et celles, économiques, de Cuba ; le droit de vote et d’éligibilité accordé aux femmes en Arabie Saoudite ; les manifestations en Russie ; l’implication de la Ligue Arabe en Libye et en Syrie, et les manifestations locales en Chine – que le gouvernement central a fini par soutenir.

Plus généralement, J. Brinkley renvoie à plusieurs études universitaires démontrant qu’il y a moins de guerres actuellement qu’à n’importe quelle époque de l’histoire moderne. Il souligne également l’amélioration progressive, dans le monde entier, de la situation des femmes et des filles. « Une récente étude de la Banque mondiale montre que jamais autant de filles n’ont fréquenté l’école que de nos jours, écrit-il. Cette année a vu les peuples du monde se réveiller et commencer à prendre leur destin en main. Et plusieurs mesures importantes ont déjà amélioré le sort de l’humanité. »




Home Des films d’animation vont tenter d’obtenir un prix de la Paix

Source : Fundación Cultura de Paz

A Madrid, la Fundación Cultura de Paz (Fondation pour une culture de la paix) vient de lancer son 4e concours pour l’attribution de son prix de la Paix.

Ce prix vise à promouvoir le rôle de l’éducation dans l’obtention et le maintien de la paix, conformément aux objectifs de la fondation et à son manifeste (lequel stipule, entre autres, que « l’éducation à tous les niveaux est l’un des principaux moyens de créer une culture de paix » et que « la paix n’est pas seulement l’absence de conflit ; elle a également besoin d’une participation positive et dynamique qui encourage le dialogue et résout les conflits dans un esprit de compréhension et de coopération mutuelles »).

En 2012, ce concours est destiné aux films d’animation, et a pour thème : C’est jour après jour qu’il faut créer la paix. Les participants, qui doivent promouvoir l’idée que l’éducation est nécessaire à la paix, sont répartis en deux catégories : les moins de 18 ans et les adultes. Tous peuvent choisir de faire des « spots » (films d’animation d’une minute maximum) ou des « courts » (d’au moins une minute). Ils doivent également respecter un certain nombre d’exigences techniques.

Les films primés seront réunis dans un DVD, qui sera rendu disponible sur Internet, diffusé à la télévision, et projeté dans des cinémas et des festivals de films d’animation.

La date limite d’envoi des films est fixée au 30 mai 2012.


Renseignements : www.fundacioperlapau.org.

[Source : Fundación Cultura de Paz, créée en 1999 par Federico Mayor, ancien directeur général de l’Unesco.]




Home Des vaccins pour un milliard de dollars

Source : pbs.org

L’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (Gavi) qui regroupe des donateurs privés et des gouvernements a décidé de consacrer un milliard de dollars pour aider 37 pays en développement à acquérir des vaccins contre deux des maladies infantiles les plus meurtrières. Il s’agit de la première campagne généralisée de vaccination contre le rotavirus, principale cause de diarrhée grave, qui tue annuellement plus d’un demi-million d’enfants. Des fonds seront également consacrés à l’achat de vaccins contre la pneumonie, autre maladie qui tue annuellement plus d’un demi-million d’enfants.

L’Alliance négocie avec les compagnies pharmaceutiques pour obtenir les meilleurs prix possible pour les vaccins destinés aux pays en développement, et aide financièrement ces pays à acheter les vaccins. Le pouvoir de négociation de Gavi provient de ses membres, qui comptent des gouvernements, l’Unicef, l’Organisation mondiale de la Santé, et des donateurs privés telle la Fondation Bill et Melinda Gates, ainsi que de ses propres ressources économiques : le groupe a recueilli plus de 4,3 milliards de dollars lors de sa dernière conférence de levée de fonds. On estime que Gavi réduit de dix à quinze ans le temps requis pour qu’un vaccin atteigne le monde en développement.

L’objectif de Gavi est de vacciner plus de 50 millions d’enfants contre le rotavirus d’ici 2015. Près de la moitié des décès dus à la diarrhée surviennent dans des pays africains, ainsi Gavi se concentre-t-il d’abord sur cette partie du monde. Il a introduit le vaccin au Soudan, et prévoit d’inclure douze autres pays africains dans le processus. Gavi a déjà contribué à introduire le vaccin contre les infections pneumococciques dans 14 pays.




Home Inde : des ordinateurs bon marché pour les jeunes

Source : The Guardian, UK

Le gouvernement indien distribue des tablettes d’ordinateurs bon marché dans les écoles et les universités dans le but d’apporter la technologie moderne dans des milliers de villages et d’aider ainsi les habitants à sortir de la pauvreté. Cet ordinateur, qui coûte 40 euros, est destiné aux étudiants et aux professeurs. Fabriqué par la compagnie britannique Data-wind, il sera subventionné à 50 % par le gouvernement indien.

Appelé Aakash (« ciel » en Hindi), l’appareil dispose d’un écran de 18 cm et utilise un système androïde. Bien que Datawind produise 100 000 ordinateurs par mois, cela ne suffit pas à répondre aux besoins des 220 millions d’enfants indiens n’ayant pas accès au Web. Alia Khan, vice-président britannique de l’entreprise, a déclaré que la société pensait pouvoir accroître sa production à un million d’unités et se lancer dans la vente en magasins en Inde et en Angleterre.

Il n’existe pas encore de version fonctionnant à l’énergie solaire, mais le directeur général de Datawind, Suneet Singh Tuli, a lancé un concours afin d’améliorer le produit et de faire baisser encore son prix. « L’objectif est de déclencher une guerre des prix », a déclaré S. Tuli, invitant d’autres entreprises à obtenir un meilleur résultat et à améliorer la technologie tout en fabriquant un produit commercialement viable.

Kapil Sibal, ministre indien du Développement des ressources humaines, a lancé un message à l’intention de tous les enfants du monde. « Ce produit n’est pas uniquement pour nous. Il est destiné à chacun, à tous ceux qui se sentent démunis, a-t-il affirmé. Il est destiné à tous ceux qui sont en marge de la société. »




Home Espoir pour les victimes d’AVC

Inpharm.com, BBC, Royaume-Uni

Un accident vasculaire cérébral (AVC) peut causer des dommages neurologiques permanents avec pour conséquence des difficultés de parole et de langage, de mouvement et d’orientation, ainsi que de mémoire. L’invalidité qui en résulte peut être grave, mais de récents résultats d’expériences sur les cellules souches offrent de l’espoir.

Les premiers essais cliniques au monde utilisant des cellules souches pour traiter des patients victimes d’AVC ont réussi leur test d’innocuité et ont reçu le feu vert pour d’autres expérimentations. Les essais vont passer à la phase suivante, avec des dosages plus élevés, pour évaluer l’efficacité du traitement. Des tests sont menés à Institut des neurosciences et de psychologie de l’Université de Glasgow.

Trois patients ont participé au test d’innocuité en 2010 au cours duquel le traitement a été administré à faible dose. Dans la nouvelle étape, une douzaine de patients victimes d’AVC seront soumis à un traitement utilisant une dose plus élevée.

On espère que les injections de cellules souches permettront d’améliorer la fonction mentale et physique chez les patients en réparant les zones du cerveau qui ont été endommagées par l’AVC.





Les priorités de Maitreya

Home Des scientifiques avancent l’Horloge de la fin du monde

Source : The Seattle Times, Etats-Unis

Le Bulletin des ingénieurs atomistes (BAS), groupement scientifique fondé par les savants qui ont mis au point la bombe atomique, a avancé d’une minute l’Horloge de la fin du monde en espérant que les dirigeants du monde y prendraient garde !

Cette notion d’Horloge de la fin du monde a vu le jour en décembre 1945, lorsque les scientifiques qui travaillaient à la mise au point de la première bombe atomique ont pris peur en prenant conscience de la dangerosité de leur création.

Très inquiets du manque d’efficacité de nos actions sur le changement climatique et de l’insuffisance des mesures prises pour la réduction et la non-prolifération des armes nucléaires, les scientifiques ont avancé l’aiguille d’une minute. Ceci signifie que le monde se rapproche de son annihilation. Selon le BAS : « Il est minuit moins cinq. Il y a deux ans, il apparaissait que les dirigeants du monde devaient prendre conscience des menaces mondiales auxquelles nous sommes confrontés. Dans bien des cas, cette tendance ne s’est pas poursuivie, ou même a été inversée. C’est pourquoi le BAS a ramené l’Horloge à l’heure qu’elle avait en 2007. »

La dernière fois que l’aiguille des minutes de l’Horloge avait été bougée était en janvier 2010 : elle avait alors été retardée de minuit moins cinq à minuit moins six.

Le BAS indiquait que la communauté mondiale approchait un point de non retour dans ses efforts pour empêcher une catastrophe causée par les changements dans l’atmosphère. Nous devons réduire les émissions de carbone ou nous résigner à un climat inévitablement plus chaud qui à son tour serait la cause d’un temps plus rigoureux, de sécheresses, famine, manque d’eau, montée du niveau des mers, perte des nations insulaires, et accroissement de l’acidification des océans.

Etant donné que les centrales électriques aux énergies fossiles et autres infrastructures construites en 2012-2020 produiront des émissions pendant 40 à 50 ans, nous nous mettons sur une route irréversible. Même si les dirigeants politiques décidaient dans l’avenir de réduire notre dépendance aux technologies émettant du carbone, ce serait trop tard, menacent ces scientifiques.

Le désastre de Fukushima n’a pas détourné tous les pays de leurs intentions de bâtir des réacteurs nucléaires, mais certains ont toutefois renoncé au nucléaire. Nous avons bon espoir dans le fait que les alternatives au charbon, au pétrole et à l’uranium pour la production d’énergie continuent d’être prometteuses, déclare le BAS, en ajoutant toutefois qu’il existe encore une grande inquiétude sur le fait que la rapidité du changement ne soit pas suffisante.

Le défi majeur qui se trouve au cœur de la survie de l’humanité au 21e siècle est de répondre aux besoins énergétiques pour la croissance économique des pays industriels et émergents, sans nuire encore plus au climat, sans exposer les populations à des problèmes de santé et de société, et sans risquer davantage de prolifération nucléaire, ont ajouté ces scientifiques.

Nous, rédacteurs du BAS, prions les autres scientifiques et experts de se joindre à nous, en motivant les citoyens ordinaires. Ensemble, nous pourrons présenter les questions les plus significatives aux décisionnaires politiques et dirigeants industriels.

De plus, nous pouvons exiger des réponses et des actions. Comme les premiers ingénieurs atomistes l’ont déclaré en 1948, la charge de diffuser les informations sur les implications sociales et économiques de l’énergie nucléaire et autres développements scientifiques nouveaux repose sur les citoyens intelligents du monde. La coopération intense et continue des scientifiques est assurée, disent-ils.

Désarmement nucléaire

Malgré les promesses de coopération internationale et la réduction des tensions entre les Etats-Unis et la Russie, le BAS déclare que la route vers un monde sans armes nucléaires n’était pas encore claire et qu’il lui manquait une direction. Le fait que les dirigeants des Etats-Unis, de la Chine, de l’Iran, de l’Inde, du Pakistan, d’Egypte, d’Israël et de Corée du Nord refusent d’adhérer à un traité commun d’interdiction des essais nucléaires, ainsi que d’arrêter de produire de nouveaux armements nucléaires, continue d’être une menace pour le monde, déclare le BAS. Le monde possède environ 19 500 armes nucléaires, largement capables de détruire plusieurs fois les habitants de la Terre.

Le manque de confiance qui en résulte conduit presque tous les Etats détenteurs de l’arme nucléaire à envisager plutôt une modernisation de leur arsenal nucléaire.

Et alors que les gouvernements proclament qu’ils cherchent seulement à sécuriser leurs armes par le remplacement des composants des bombes et des systèmes de lancement, cette modernisation apparaît plutôt comme un processus d’armement.





Faits et prévisions

Home Occupy Wall Street : la force du possible

Source : thenation.com, États-Unis

« Le Héraut du renouveau inspire calmement une nouvelle génération d’activistes qui émergera bientôt dans toutes les nations, attentive aux besoins des hommes où qu’ils se trouvent. Déjà, comme vous le savez, les groupes qui militent en faveur des nouvelles structures travaillent au grand jour et avec courage dans de nombreux pays, démontrant une nouvelle aspiration qui naît dans le cœur de millions d’hommes : aspiration au respect de chacun, à la coopération avec tous et à la fin de la vieille cupidité et des divisions qu’elle engendre. Ainsi les hommes voient-ils s’esquisser les temps futurs, en se régénérant dans les enseignements simples de Maitreya. Etape par étape, les changements seront adoptés et implantés à grande échelle. » [Le Maître de B. Creme, Le Héraut du renouveau, Partage international, décembre 2011]

Dans une récente interview pour l’hebdomadaire américain The Nation, la journaliste Naomi Klein interroge Yotam Marom sur le mouvement Occupy qui prend de plus en plus d’ampleur aux Etats-Unis. « Une des questions les plus intrigantes sur ce mouvement est : pourquoi maintenant ? Des gens se battent contre les mesures d’austérité et dénoncent les abus commis par les banques depuis quelques années... alors comment expliquer que soudain, ce groupe de personnes dans un parc déclenche quelque chose d’extraordinaire ? »

Y. Marom répond qu’il voit deux raisons possibles : tout d’abord, les conditions sociales, le chômage et l’endettement auxquels les gens doivent faire face et ensuite, le fait qu’il faut du temps pour organiser des groupes d’action. Il poursuit : « Et puis, quel est le troisième élément qui permet l’émergence du mouvement, quel est le déclencheur ? Eh bien, je ne suis pas sûr de connaître la réponse, mais je sais comment les gens le ressentent. C’est comme si quelque chose avait été ouvert, une sorte d’espace que personne ne connaissait et qui fait que toutes sortes de choses jusqu’ici inconcevables sont devenues possibles. Quelque chose s’est désengorgé, toutes sortes de gens ont commencé à y reconnaître leurs propres combats, ont pu s’y identifier, ont ressenti que la victoire était possible, qu’il y a une alternative et que les choses n’ont pas à rester indéfiniment comme elles le sont. Je pense que c’est cela qui rend ce mouvement si spécial. »

Yotam Marom décrit ensuite la direction que, d’après lui, le mouvement Occupy prendra par la suite : « D’une part, essayer définir les valeurs et les institutions que nous voulons voir dans une société libre, et d’autre part, créer l’espace nécessaire pour ce nouveau monde en résistant et en démantelant les institutions qui nous empêchent d’y parvenir. L’occupation en général, en tant que tactique, est une forme vraiment géniale de lutte, et cela à double niveau : elle a une dimension intérieure (c’est une maison où nous pratiquons l’alternative, la démocratie participative, avec nos bibliothèques, nos antennes médicales où chacun peut se faire soigner et d’autres choses de ce genre à une petite échelle), et une dimension extérieure en tant que base de départ de notre combat contre les institutions qui nous empêchent d’atteindre nos objectifs, contre les banques en tant que représentantes du capitalisme financier et contre l’Etat qui protège et favorise ces intérêts. »

Alors qu’il reconnaît la nécessité qu’il y ait des candidats se présentant aux élections et agissant par petits pas, Y. Marom explique : « Notre rôle à Occupy Wall Street devrait être de voir plus grand ; notre devoir est de regarder loin devant, d’affirmer une vision, de créer des alternatives et d’intervenir dans les processus politiques et économiques qui régissent la vie des gens. Nous devons reconnaître que les institutions qui gouvernent nos vies ont vraiment du pouvoir, mais nous n’avons pas nécessairement besoin de nous plier à leurs règles. Je pense que le rôle d’Occupy Wall Street est d’entraver les pratiques institutionnelles pour réduire leur pouvoir, et de créer des ouvertures pour les alternatives que nous essayons de construire. Et puis, si des politiciens ou d’autres personnes qui se considèrent en solidarité avec ce mouvement veulent saisir l’opportunité, ils devraient utiliser ce mouvement pour réaliser des objectifs qui nous renforceront ; ils ont une chance d’y arriver maintenant. »

En réponse à une remarque de Naomi Klein sur le caractère inédit du mouvement, Yotam Marom décrit le moment où il a pris conscience qu’Occupy Wall Street était à un tournant : « Il y a environ trois semaines, je discutais avec des gens que j’avais tout juste rencontrés et nous réfléchissions sur l’avenir du mouvement ; je me souviens encore du moment où cela m’a paru comme une évidence « Nous sommes en train de gagner ! » c’était surréaliste. Et puis est venue immédiatement la question : « Alors, qu’est-ce que nous voulons ? » Vous savez, à ce moment, nous n’avions pas gagné grand-chose et c’est toujours le cas, nous n’en sommes encore nulle part dans la société où nous voulons vivre mais il y avait ce sentiment que l’histoire était en marche, que le monde entier nous regardait et qu’il y avait beaucoup de possibilités devant nous. C’était la première fois que je connaissais ce genre d’expérience et je pense que c’était aussi la première fois pour toute une série de gens. Ce fut un moment où nous avons ressenti une puissance incroyable, cela a vraiment changé ma vie, mais ce fut aussi un moment terrifiant, parce que cela signifiait que tout cela était réel, que les implications sont énormes et que ce n’est pas un jeu. »

Tout cela était inconcevable il y a quelques mois, c’était impossible. Je le ressentais au fond de mon cœur, j’étais cynique et j’ai beaucoup appris de cette expérience. Mais il s’avère que nous en savons très peu sur ce qui est possible ; c’est vraiment une leçon d’humilité et cela ouvre beaucoup de portes... Il me semble que nous pouvons aboutir à une société véritablement libre. Je pense qu’il est tout à fait possible d’avoir un système politique et économique dans lequel nous ayons véritablement notre mot à dire, que nous contrôlions de manière démocratique, dans lequel nous participions, qui soit équitable et libérateur, où nous disposions d’une autonomie pour nous-mêmes, notre famille et notre communauté tout en étant solidaires des autres. Je pense que c’est possible, et nécessaire. C’est le genre de choses étonnantes avec ce mouvement ; en ce moment, je ne peux même pas imaginer les limites de ce qui sera possible. »




Home Le calendrier maya ne prédit pas la « fin du monde »

Source : BBC, Reuters

« Les Mayas étaient très intelligents, avancés et bien versés en astronomie. Ils établirent un calendrier qui se termine en 2012. En raison de la prédilection qu’ont certains ouvrages à mal interpréter les choses, le bruit a circulé que la fin du monde aurait lieu en 2012. Les Mayas ont arrêté leur calendrier en 2012 parce qu’ils sont morts avant de pouvoir le terminer. Ils ont succombé aux maladies apportées par les Européens. Ils n’ont pu aller plus loin. » [B. Creme, Partage international, novembre 2010]

En décembre 2011, de nouveaux rapports de recherche ont été publiés ; ils suggèrent que la fin du calendrier maya (décembre 2012) ne correspond pas à la « fin du monde » comme beaucoup l’ont cru pendant des décennies.

Dans une nouvelle interprétation des tablettes maya mentionnant la date de 2012, Sven Gronemeyer, chercheur en écritures mayas, suggère que cette date fait référence à la fin d’une époque dans le calendrier, et non à une apocalypse. L’année 2012 marque la fin d’une période de 400 ans : le calendrier maya étant grossièrement divisé en périodes de 400 années.

D’après l’interprétation de S. Gronemeyer d’un texte maya sculpté dans la pierre il y a 1 300 ans : « Cette date marque aussi le retour d’un dieu maya, Bolon Yokte, le dieu de la création et de la guerre. »

L’Institut national d’histoire anthropologique du Mexique tente de contrer les prédictions catastrophiques pour 2012, signalant que deux seulement des 15 000 textes mayas référencés mentionnent la date de 2012, et aucun d’entre eux ne parle d’une prédiction au sujet de la fin du monde.




Home L’image du suaire de Turin créée par « un éclair de lumière »

Source : The Telegraph, Daily Mail, Royaume-Uni ; Associated Press

« Il existe en photographie un procédé appelé ionisation. Quand un photographe désire transformer une image positive en image négative ou vice-versa, il soumet la plaque à un rayonnement à haute fréquence ‑  en général aux rayons X. Ce bombardement de hautes fréquences ionise la plaque, de sorte que, au développement, on obtient le contraire de ce à quoi on pourrait s’attendre. Ce qui devait être lumineux devient sombre, et ce qui devait être sombre devient lumineux. Le puissant flux spirituel s’écoulant du Christ dans le corps du disciple Jésus provoqua un effet d’ionisation, et produisit le négatif sur le suaire, en l’imprimant en quelque sorte sur le suaire, mais seulement en surface. L’empreinte est d’une précision qu’aucune photographie ne pourrait atteindre, et elle est apparue, que le suaire ait été en contact ou non avec le corps. Ce fut une ionisation de tous les aspects du corps, avec les blessures, le sang et tout le reste. » [B. Creme, la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse]

Des chercheurs qui étudient le suaire de Turin ont découvert qu’ils pouvaient reproduire nombre de caractéristiques de l’image du Suaire sur le tissu grâce à un « éclair de lumière » constitué d’un rayonnement ultraviolet concentré.

Ces scientifiques, de l’Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies, l’énergie et le développement économique durable, ont passé cinq ans à essayer de reproduire l’image du Suaire. « Les résultats montrent qu’un rayonnement UV intensif peut colorer une toile de lin de manière à reproduire de nombreuses caractéristiques de l’image du corps sur le suaire de Turin », ont-ils déclaré. Ils concluent que l’image devait avoir été créée par une forme d’énergie électromagnétique (comme un flash de lumière à courte longueur d’onde).

Au cours de leurs essais, les chercheurs ont irradié une pièce de lin avec un laser ultraviolet à différents niveaux de puissance. Ils ont déclaré qu’ils « ont réalisé une coloration très superficielle des fils de lins comme sur le Suaire dans une gamme étroite de paramètres d’irradiation. » Les tests les plus réussis résultent d’impulsions laser d’une durée inférieure à 50 nanosecondes [une nanoseconde équivaut à un milliardième de seconde].

Le responsable de l’équipe des chercheurs, Paolo Di Lazzaro, a déclaré : « Nous avons montré que la technologie la plus avancée disponible aujourd’hui est incapable de reproduire toutes les caractéristiques de l’image du Suaire. En conséquence, nous pouvons affirmer qu’il semble peu probable qu’un faussaire puisse avoir produit cette image avec les technologies disponibles au Moyen Age ou auparavant. La probabilité que le Saint-Suaire soit un faux datant du Moyen-âge est très faible. »





Dossier

Home La Transmission : une méditation pour le nouvel âge

Conférence du 26 janvier 2008 (partie 1)

par Benjamin Creme

L’article ci-dessous est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme lors d’un atelier de méditation de transmission à Cecil Sharp House, Londres, le 26 janvier 2008.

Peut-être vous êtes-vous posé la question de savoir pourquoi les gens méditent. Pourquoi la méditation ? Qu’a-t-elle de si agréable, de si intéressant, de si efficace, pour que des millions de personnes de par le monde se mettent à la méditation ou continuent de la pratiquer ? Pourquoi font-ils cela ?

Du point de vue de ceux qui sont chargés de notre progrès évolutif sur la planète Terre, la raison en est que la méditation est le moyen, par excellence, de mettre l’individu en contact avec son âme. C’est pour cela que nous méditons. Quelque autre but que nous recherchions, quelque résultat que nous obtenions grâce à un type particulier de méditation, la raison fondamentale pour laquelle nous la pratiquons est qu’elle nous permet d’entrer en contact avec notre âme.

Que nous en soyons conscients ou non, nous sommes tous des âmes en incarnation. C’est l’âme qui s’incarne, et non cette personnalité que nous considérons comme notre soi, avec son corps physique. L’âme est une grande entité spirituelle, un fragment individualisé d’une vaste force appelée le Règne humain. En s’incarnant et se réincarnant sans cesse, l’âme accomplit un voyage évolutionnaire par l’entremise d’une série de véhicules, l’homme ou la femme sur le plan physique, dont chacun a son aspect physique propre, sa vision du monde, ses pensées et ainsi de suite. Ce véhicule est constitué d’un corps physique, d’un corps astral/émotionnel et d’un corps mental qui, ensemble, fournissent le véhicule au travers duquel l’âme voit et expérimente la vie à ce niveau d’être. Ce niveau n’est que l’un des aspects ‑ le plus bas ‑ de tous les niveaux de vie possibles dont nous faisons l’expérience lorsque nous élevons notre conscience de plan en plan.

Lorsqu’ils se regardent dans une glace, la plupart des gens croient que c’est eux-mêmes qu’ils voient – leur mine, leur teint, leur forme, etc. Mais ils ne regardent en fait que l’apparence extérieure du véhicule de leur âme. Et l’âme utilise ce véhicule pour faire l’expérience de la vie à ce niveau. Si, en tant que véhicule, nous faisons une expérience correcte de la « vie », c’est également vrai de l’âme. Mais si, comme c’est généralement le cas, les gens ne voient que les illusions des plans physique, émotionnel et mental, alors l’âme, elle aussi, a une perception illusoire. (L’illusion est appelée « maya » sur le plan physique, « mirage » sur le plan émotionnel, et « illusion » sur le plan mental.)

Hors d’incarnation, l’âme est un être divin parfait, qui possède tout l’éventail des qualités divines dont il est possible de faire l’expérience sur la planète Terre. Mais si nous lui présentons, sur le plan physique, émotionnel ou mental, des aspects de la « vie » déformés par l’illusion ‑ qui sont incorrects du fait de notre aveuglement dû au brouillard de l’illusion ‑ alors l’âme partage aussi cette illusion.

La plus grande partie de l’humanité aujourd’hui en incarnation ‑ et aussi hors d’incarnation ‑ vit dans l’illusion, à un degré plus ou moins élevé. En essence, l’âme n’est pas dans l’illusion, mais si nous lui présentons une expérience illusoire, elle partage cette illusion. Elle ne peut voir que ce que nous voyons. Si nous sommes aveuglés par le mirage et l’illusion, alors c’est cela que nous présentons à l’âme comme nature de la vie.

Le voyage de l’évolution

Le but, le dessein de l’âme, de l’âme en incarnation, est de développer un véhicule plus ou moins pur dans sa réponse à la nature de la réalité. Plus cette réponse est pure, plus elle est exacte, plus l’âme a une vision correcte de la réalité à ce niveau.

Nous vivons des milliers de vie au cours de ce voyage évolutif : la réincarnation est un fait de la vie. Cependant, ce n’est pas nous ‑ vous et moi, avec nos noms ‑ mais notre âme qui fait ce voyage de perfectionnement. Etant elle-même parfaite, l’âme fait un voyage de perfectionnement sur le plan physique à travers une succession de véhicules physiques équipés de sensibilité astrale/émotionnelle, de vision mentale et de pensée. Plus le véhicule est évolué, plus l’âme est parfaite dans son voyage en incarnation. Ce voyage prend des milliers de vies, mais à un certain point de cette chaîne, l’âme, sur son plan, prend conscience que son véhicule, l’homme ou la femme dans cette incarnation particulière, commence à répondre quelque peu à son énergie et à sa lumière. Jusqu’à ce moment, le véhicule, qui n’est relié à l’âme que par un fil ténu, poursuit son propre dessein : manger, décider que manger au prochain repas, comment se procurer la nourriture en question, comment gagner sa vie et ainsi de suite.

Mais il arrive un moment où l’âme s’aperçoit que son véhicule commence à répondre à l’énergie et au dessein de l’âme. Quand cela se produit, l’âme oriente l’homme ou la femme vers une forme de méditation ou une autre. L’âme éclaire alors son centre, qui se trouve sur le côté droit du corps. Il s’agit du centre de l’âme ; il ne se trouve pas dans le corps physique, mais dans le corps éthérique, qui est plus subtil. Selon la Bible chrétienne, le cœur de l’homme sage se trouve du côté droit, et le cœur de celui qui n’a rien dans la tête, du côté gauche. Cela veut dire que l’homme sage, qui sait qu’il est vraiment une âme, sait que le centre de notre être est le centre de l’âme, et non le cœur physique. Quand ce centre est illuminé par l’âme, l’évolution de l’âme en incarnation commence. L’énergie et la lumière de l’âme commencent à luire, et l’âme amène son reflet, l’homme ou la femme, à la méditation, sous une forme ou une autre : la méditation est le levier qui rapproche l’âme et son véhicule. Au début, la personne peut essayer de nombreuses formes de méditation et décider de ne pas continuer, mais il vient une vie où une forme de méditation ou une autre attire son attention et où la personne y consacre un temps et une énergie considérables.

Ainsi, le lien entre l’âme et son véhicule devient de plus en plus fort, jusqu’au jour où l’union se fait entre les deux. Le mot « yoga » signifie « union » : c’est par le yoga de la méditation que le premier contact a lieu et qu’il se renforce vie après vie.

Des centaines de méditations sont proposées dans le monde. Le choix est immense pour quiconque veut méditer. Plus la méditation est scientifique, plus elle sera efficace, plus elle remplira les objectifs qui lui sont assignés.

L’âme n’abandonne jamais, elle est tenace ; si, dans une vie, la personne ne médite pas, alors l’âme lui propose de le faire dans la vie suivante et ainsi de suite, jusqu’à ce que le message finisse par passer et que la personne commence à méditer. Cela peut ne pas durer au début, mais il vient des vies dans lesquelles la personne tient beaucoup à la méditation.

Puis, il se passe quelque chose. Une fois que vous avez médité un certain temps, vous commencez à changer sous l’influence de l’âme (même si vous ne vous en rendez pas forcément compte, cette prise de conscience dépendant de vos connaissances théoriques). Vous pouvez vous apercevoir que vous avez changé ou ne rien voir du tout, mais cela n’échappe pas à vos amis. Vous n’êtes plus la personne que vous étiez, vous tendez à ne plus avoir les mêmes intérêts qu’auparavant. Vous vous intéressez moins à vous-même et vous tournez davantage vers l’extérieur, vous vous préoccupez davantage du monde pris globalement et des autres que de vous. C’est un stade très net. Nous passons tous par là, cela n’a rien d’étrange, d’effrayant, il s’agit simplement d’une question de développement, de développement de l’âme.

L’âme ne connaît pas de barrières, elle ne voit pas les individus mais le monde dans sa globalité, et considère son véhicule comme un état transitoire qu’elle peut utiliser un certain temps pendant son voyage en incarnation. Pour elle, son véhicule n’est ni inférieur ni supérieur à un autre. Elle construit le véhicule dont elle a besoin. Elle l’installe dans le ventre de la mère, et amène à l’âge adulte l’homme ou la femme qui lui permettra de faire l’expérience de la vie à ce niveau d’être.

L’âme n’a pas le sens du temps, elle ne connaît que l’éternité ; elle pense en termes d’éternité. Elle ne se considère pas comme un être séparé. Nous avons tendance, à tort, à nous considérer comme séparés. Nous avons des noms différents, sommes de couleurs différentes, de religions différentes, nous naissons dans différentes parties du monde, et tout cela crée des séparations que nous considérons comme réelles. Du point de vue de l’âme, ces séparations ne sont pas réelles du tout : il n’y a pas de division, pas de séparation. L’âme est consciente du tout, et elle cherche à transmettre cette conscience globale à son reflet, l’homme ou la femme.

De notre point de vue, ce processus peut prendre des milliers d’années mais, du point de vue de l’âme, le temps n’existe pas. Seule l’éternité existe. Dans cette vision limitée qui est la nôtre et qui est une illusion, nous pensons que le temps est une réalité et imposons cette illusion à nos existences. Bien sûr, quand nous avons un train à prendre, que nous attendons un avion ou un bateau, ou quand nous éditons une revue et que nous avons une date limite à respecter pour l’imprimeur, nous sommes obligés de respecter un horaire, mais il ne s’agit là que d’une convention, d’un découpage imaginaire de la journée qui n’a pas de réalité. C’est une chose que nous avons créée de toutes pièces pour nous aider à gérer la réalité du plan physique. Mais nous ne devons pas faire l’erreur de penser qu’il s’agit de la « vie ». Cela n’a rien à voir avec la vie, il ne s’agit que d’une convention nécessaire sur le plan physique. En dehors du plan physique, le temps n’a aucune signification.

Néanmoins, il y a des périodes où la vie est expérimentée de différentes manières ‑ de façon plus active ou plus réceptive. Ce sont les phases qui nous donnent l’impression du temps de nos existences. Il s’agit de l’inspir et de l’expir du grand Univers lui-même, dont nous faisons tous partie.

Le dessein de l’âme

Il n’existe rien, pas le moindre atome de matière ou d’énergie où que ce soit dans notre univers, qui soit séparé d’un autre atome, quel qu’il soit. De même que notre corps est constitué de minuscules cellules reliées les unes aux autres, de même chaque minuscule atome est relié à tous les autres atomes de l’univers tout entier. C’est ainsi que l’âme voit les choses.

L’âme connaît le sens et le dessein de ce que nous appelons la vie. Elle connaît le but de chaque incarnation individuelle. Si l’âme s’incarne, c’est fondamentalement pour faire avancer le grand Plan d’évolution, et elle relie chaque incarnation individuelle à ce dessin supérieur. Nos corps ne sont que l’un des corps d’une longue lignée de corps de ce type, dont chacun est différent, chacun est un petit peu plus avancé, chacun contient un peu plus de l’énergie et du dessein de l’âme pour le soutenir. Et la méditation est l’un des moyens de parvenir à cette intégration de l’âme.

L’âme est en incarnation avant tout pour servir le plan d’évolution du Logos, l’Homme céleste qui est l’âme de la planète Terre. La conscience de cet Homme céleste, le Logos, est en relation avec la conscience supérieure de l’Homme céleste qui est l’âme non seulement de cette planète, mais du système solaire tout entier. Notre âme individuelle vient en incarnation pour faire avancer le dessein évolutionnaire de notre Logos planétaire, mais aussi de sa relation avec le Plan plus élevé du Logos solaire.

Nous ne savons pas encore quel est ce dessein, mais l’âme le sait : elle cherche à le mettre en œuvre par l’entremise de son véhicule, et à mettre son dessein individuel en relation avec le dessein de notre Logos planétaire ‑ et donc également avec celui de notre Logos solaire. Nous pourrions même aller plus loin et dire que le plan du Logos solaire est en relation avec le Logos universel ‑ si je peux l’appeler ainsi ‑ du grand système de cet univers particulier dont notre planète et notre soleil font partie. Il y a des millions de soleils, et notre soleil se trouve au bord de la galaxie qui est la nôtre. Au centre de cette galaxie se trouve un Soleil incroyablement évolué dont l’âme est un Etre d’une évolution inconcevable et inconnaissable, que l’on appelle « Celui dont rien ne peut être dit ». Que pourrions-nous dire du Plan d’un Etre qui est l’âme d’une galaxie ? Le simple fait d’y penser est déjà incroyable, et telle est pourtant la nature de la réalité. Si nous méditons, c’est en partie pour prendre conscience de cela.

L’âme s’efforce, d’incarnation en incarnation, d’installer sa conscience dans la vie de ses véhicules, de la faire descendre sur le plan physique. Son but, à terme, est de créer un être pratiquement semblable à elle-même. Vous imaginez un être pareil ? Eh bien, il en existe. Ce sont des hommes si parfaitement évolués qu’ils n’ont aucun défaut, qu’ils n’expriment que l’Amour divin, le Dessein divin, la Volonté et l’Intelligence divine à chaque minute. Ces êtres existent. On les appelle les Maîtres de Sagesse.

A mesure que l’âme avance sur le sentier, elle transforme progressivement son véhicule. Par la pratique de la méditation et le service, l’homme ou la femme qui l’occupe reflète de plus en plus de lumière ‑ c’est-à-dire d’énergie de l’âme. Ce n’est pas l’individu qui désire servir, mais l’âme. Et quand l’union des deux est suffisamment réalisée grâce à la méditation, la personne s’aperçoit qu’elle désire servir : elle ne peut plus résister à l’appel au service de l’âme, qui devient trop puissant. Le monde lui apparaît comme ayant besoin de son aide, et la personne commence à servir dans le domaine que l’âme lui assigne. Il n’est pas un seul être humain qui n’ait pas de champ de service : « J’aimerais bien servir, mais je ne sais pas que faire. J’ai l’impression que je ne suis pas au bon endroit. » Le monde entier est un champ de service. C’est l’âme qui présente les opportunités. L’important est de les reconnaître et de se situer par rapport aux besoins du monde.

Les Maîtres de Sagesse

A mon avis, la caractéristique essentielle de la méditation de transmission est qu’elle est cent pour cent scientifique. Elle est efficace parce que ceux qui l’on présentée au monde, les Maîtres de Sagesse, sont des Maîtres en matière de science. Ils ont, pour la plupart, fait ce voyage il y a longtemps et ont atteint le niveau de perfection le plus haut qu’un homme ou une femme puisse atteindre sur la Terre. Ils n’ont plus besoin de s’incarner sur cette planète, qui n’a plus rien à leur apprendre. Mais il existe un sentier que de nombreux Maîtres ont choisi de suivre, le sentier du service terrestre ‑ heureusement pour nous, car cela signifie qu’un grand nombre de Maîtres, une fois qu’ils sont devenus parfaits, choisissent de rester sur la planète pour veiller sur l’évolution des hommes qui s’y trouvent. Ces Maîtres de Sagesse, comme beaucoup d’entre vous le savent, habitent depuis des milliers d’années dans les régions montagneuses et désertiques du monde, tels que l’Himalaya, les Andes, les Rocheuses, les Cascades, l’Oural, le désert de Gobi et divers autres déserts de la planète. De leur retraite dans ces endroits reculés, ils veillent sur l’évolution de la Terre depuis des millénaires. Comme ils restent cachés, ils travaillent pour l’essentiel au travers de leurs disciples, des hommes et des femmes de la planète.

Si je vous demandais de me donner le nom d’hommes ou de femmes qui ont particulièrement réussi leur vie dans toutes sortes de domaines comme la science, la peinture, la musique, la religion, la politique ou toute autre activité humaine, vous citeriez des hommes ou des femmes qui ont été les disciples d’un Maître ou d’un autre : Shakespeare, Dante, Léonard de Vinci, Rembrandt, Beethoven, Mozart, Bach, Marie Curie, Einstein etc. Tous ces individus ont déjà bien avancé sur le chemin de l’évolution où ils s’efforcent, sur le plan physique, d’agir en tant qu’âmes, parce qu’ils ne savent faire que ça, parce que telle est leur nature. C’est ainsi qu’ils voient la vie. Ils veulent aider, être créatifs, ils veulent faire quelque chose d’utile et de bénéfique pour l’humanité et le monde. Ce sont ces disciples, ces hommes et ces femmes sur le plan physique qui mettent en œuvre les plans des Maîtres, ces derniers étant les gardiens de la planète Terre, du voyage évolutionnaire dans lequel nous sommes tous engagés. Il s’agit d’un sentier scientifique, mais pas d’une science exacte, d’une science dure et froide, si je puis m’exprimer ainsi. Il s’agit d’une science qui est ouverte et sensible à toutes sortes de contributions de l’âme, prête à changer de direction s’il se présente un sentier plus approprié et plus rapide pour atteindre le but.

L’événement le plus considérable de notre époque est que les Maîtres reviennent à l’heure actuelle dans le monde, où ils finiront par être très nombreux. Il y a soixante-trois Maîtres qui s’occupent de l’évolution humaine, dont quatorze sont aujourd’hui en incarnation dans le monde, sans compter le Maître de tous les Maîtres, dont le nom est Maitreya, qui est physiquement présent sur la Terre. C’est nous, à Londres, qui avons l’honneur de l’avoir parmi nous. A terme, il y aura quarante Maîtres dans le monde.

Maitreya est attendu par les bouddhistes sous le nom de Bouddha Maitreya, le cinquième Bouddha ; il est aussi attendu par les hindouistes sous le nom de Krishna ou Avatar Kalki. Les musulmans l’attendent en tant qu’Imam Mahdi, les juifs en tant que Messie et les chrétiens en tant que Christ. Tous ces noms sont ceux du Chef et Leader des Maîtres de Sagesse, les Frères aînés de l’humanité.

Dans la nouvelle ère du Verseau dans laquelle nous entrons, on s’apercevra que la méditation de transmission est le chemin scientifique pour tous les disciples et aspirants au discipulat. Il y aura, dans cette ère, une accélération considérable de l’évolution, du fait de la présence de tout ces Maîtres parmi nous et de l’énergie spirituelle fantastique qu’ils déverseront dans le monde.

Que nous nous en rendions compte ou non, c’est là la raison pour laquelle nous pratiquons la méditation de transmission. La méditation de transmission est une méditation parfaitement scientifique qui a été créée par les Maîtres. Elle nous est donnée aujourd’hui parce que ce n’est qu’aujourd’hui qu’il y a suffisamment d’aspirants au discipulat, de disciples et d’initiés dans le monde pour la pratiquer sur une grande échelle. Nous pratiquons la méditation de transmission pour servir le Plan d’évolution. Techniquement, elle ne présente pas de difficulté, elle est vraiment extrêmement simple. Nous ne pratiquons la méditation de transmission que pour une seule raison : servir le Plan d’évolution.

La méditation de transmission est encore très récente. Le premier groupe a été constitué ici, à Londres, en mars 1974, voilà donc trente-cinq ans qu’elle existe [en 2009]. Ce n’est que maintenant que l’on trouve suffisamment de personnes qui commencent à chercher un mode de service digne de ce nom et en même temps une méditation scientifique. Ce qu’il y a de remarquable dans cette méditation donnée par les Maîtres est qu’elle constitue un parfait outil pour progresser sur le sentier d’évolution et servir tout à la fois. On ne peut pas pratiquer la méditation de transmission sans servir le Plan d’évolution, tel que cela est démontré et connu par les Maîtres de Sagesse.

Les Maîtres sont les gardiens de toutes les énergies qui arrivent sur la Terre, et leur tâche est de les répartir scientifiquement selon les besoins du Plan d’évolution du Logos planétaire. Les grands Etres comme Maitreya, le Bouddha, et d’autres, déterminent les énergies qui sont bénéfiques et utiles à un moment donné, celles qui ne le sont pas, à quelle puissance, et ainsi de suite. Tout cela est fait selon le Plan. C’est une science colossale que seuls les Maîtres possèdent.

La science de la méditation de transmission

La méditation de transmission est la combinaison de deux yogas : le karma yoga, le yoga du service, et le laya yoga, le yoga des chakras, des énergies. Ce sont deux yogas très puissants. Associés, comme ils le sont dans la méditation de transmission, ils satisfont tous les besoins possibles de méditation et de service qui existent à l’heure actuelle.

La méditation de transmission est basée sur la science des triangles, une science connue des seuls Maîtres. Le mouvement des triangles a été fondé par les Maîtres et présenté au monde par l’entremise d’Alice Bailey. La méditation de transmission constitue un progrès supplémentaire dans la science des triangles, c’est pour cette raison qu’elle a été donnée par les Maîtres. C’est cette extraordinaire science des triangles qui rend la méditation de transmission si puissante.

Une certaine quantité d’énergie peut être envoyée au travers de chacun d’entre nous, mais lorsque nous faisons partie d’un triangle, l’énergie qui peut être envoyée en toute sécurité par l’entremise de trois individus constituant un triangle est supérieure à celle qui peut être envoyée par ces trois mêmes individus séparément. Trois est donc le nombre minimum de base nécessaire pour qu’un groupe de méditation de transmission se constitue. Tout nombre supérieur rend le groupe plus puissant. Les Maîtres sont les gardiens des énergies, et leur but est de les répartir au mieux et aussi efficacement que possible sans la moindre déperdition.

C’est pour cela qu’ils ont institué la méditation de transmission. Pour former un triangle, les Maîtres relient énergétiquement trois personnes. Ainsi, toute énergie, si infime soit-elle, qui passe par les chakras de ces trois personnes est magnétisée par le triangle qu’elles constituent.

Si une autre personne se joint au groupe, cela génère quatre triangles qui sont tous reliés. Avec cinq personnes, on obtient dix triangles. Avec dix personnes, on passe soudain à cent vingt triangles, et ainsi de suite, selon une progression mathématique telle que chaque nouveau venu apporte un nombre de plus en plus grand de triangles, qui s’ajouteront aux triangles déjà formés par les autres participants. Chaque personne supplémentaire provoque ainsi un formidable bond dans le nombre de triangles, parce que chaque participant est relié énergétiquement à tous les autres. C’est une science colossale. Comme elle est entre les mains des Maîtres, elle est d’une efficacité totale et rien n’est perdu ‑ si la transmission est correctement faite. Avec vingt personnes dans un groupe, on arrive à 1 140 triangles, c’est inouï. Avec cent personnes, on obtient 161 700 triangles.

Toutes ces personnes sont reliées les unes aux autres par les Maîtres, et c’est cette science qui rend la méditation de transmission si efficace. L’arrivée d’une centième personne dans un groupe de 99 apporte à ce groupe 4 851 triangles supplémentaires. C’est extraordinaire. Si vous faites partie d’un groupe de cent personnes, vous valez 4 851 triangles, vous vous rendez compte ! Vous êtes responsable de tous ces triangles, ce qui signifie que si vous deviez quitter la séance, vous emporteriez avec vous 4 851 triangles et que le groupe diminuerait d’autant. C’est une lourde responsabilité. La méditation de transmission s’adresse à des personnes sérieuses et responsables, qui veulent servir et sont suffisamment désintéressées au vrai sens du terme, qui ne s’intéressent pas à elles-mêmes mais au service, au bien du monde, et qui veulent donc consacrer du temps à la méditation de transmission. Il suffit de peu de choses, puisque ce sont les Maîtres qui agissent. Il est impossible de pratiquer la méditation de transmission, même mal, sans faire du bien au monde. Vous ne pouvez pas faire autrement. Cette science est si puissante, si engagée, si pure, que vous ne pouvez qu’être efficace et que vous ne pouvez pas ne pas changer quand vous la pratiquez, à cause des énergies qui sont envoyées à travers vos chakras, les centres de force qui se trouvent le long de votre colonne vertébrale. Quand elles passent par les chakras, ces énergies spirituelles extraordinairement puissantes galvanisent votre activité et vous évoluez donc très vite.

Encore une fois, ce n’est pas pour cela que vous méditez, mais c’est un fait : vous progressez très rapidement sur le sentier de l’évolution. C’est en quelque sorte un processus de forcing, même si vous ne ressentez aucune contrainte, même si personne n’est là pour vous commander et que vous agissez sous l’impulsion de votre âme. Car c’est bien votre âme qui ne cesse de vous dire : « Fais cela pour aider le monde. » Et plus vous en faites, plus vous avancez dans l’évolution, plus vous voulez en faire, et ainsi de suite. En une année de méditation de transmission correcte et soutenue, vous pouvez parcourir le chemin évolutif de dix, quinze, voire vingt ans de méditation ordinaire, en vous contentant de rester assis ‑ apparemment à ne rien faire !

Comment commencer une séance de méditation de transmission

Au début de la méditation, le groupe prononce à haute voix la Grande Invocation, qui invoque les énergies des Maîtres. (Voir l’encadré sur la Grande Invocation).

Ensuite, tout ce que vous avez à faire, c’est de maintenir votre attention au centre ajna, entre les sourcils ‑ pas au milieu du front, mais entre les sourcils. Si vous parvenez à maintenir votre attention à cet endroit, vous êtes en méditation du début de la séance à la fin. Au début, votre attention ne manquera pas de baisser, je vous le garantis, probablement jusqu’au plexus solaire, endroit où se situe l’attention de la plupart des gens. D’où la polarisation astrale de l’immense majorité de l’humanité. Vous devez maintenir votre attention au centre ajna. Comment y parvenir ? Vous maintenez consciemment votre attention entre les sourcils, au centre ajna, aussi longtemps que vous le pouvez.

Si vous vous apercevez que votre attention a fléchi et que vous ne sentez plus la vibration au centre ajna, pensez (ne dites pas) le mantram « OM ». Aussitôt, votre attention remontera automatiquement au centre ajna. Donc, nous commençons par dire OM intérieurement, et l’attention remonte automatiquement au centre ajna ; quand elle descend, nous pensons OM de nouveau. Utilisez le OM pour maintenir votre attention, et lorsqu’elle redescend, vous pensez OM une nouvelle fois.

Un groupe de méditation de transmission

Pour pratiquer la méditation de transmission, le plus simple est d’intégrer un groupe déjà existant. Si vous voulez méditer avec un groupe mais ne savez pas où en trouver un, vous pouvez nous écrire à Partage international, et nous vous donnerons l’adresse du groupe le plus proche de votre domicile. Sinon, vous pouvez former un groupe. Si vous connaissez deux personnes disposées à former un groupe de méditation de transmission avec vous, vous avez les trois personnes nécessaires pour constituer un groupe minimum de trois. Bien entendu, chaque personne nouvelle augmente la puissance du groupe. Plus vous êtes nombreux, plus vous créez de triangles, plus le groupe est puissant, et plus la quantité d’énergie spirituelle transmise par le groupe est importante. Dans cette science extraordinaire, un groupe minimum de trois transmet davantage d’énergie que vous ne pouvez le faire individuellement. Rien de tout ce que vous faites ne peut être plus efficace que la méditation de transmission. Quelque autre service que vous fassiez, rien ne peut être plus efficace que ne serait-ce qu’un peu de méditation de transmission, tellement cette dernière est puissante. De plus, elle n’est contraire à aucune autre pratique spirituelle, il n’y a aucune exclusivité. Si vous pratiquez déjà une autre forme de méditation, elle ne pourra être que renforcée par la méditation de transmission. Evidemment, vous ne pourrez pas faire les deux méditations en même temps.

La méditation de transmission est si puissante qu’elle est contre-indiquée pour certaines personnes. Il est par exemple recommandé aux cardiaques d’éviter de la pratiquer, car elle est trop puissante pour eux et pourrait avoir des effets indésirables. De même pour les maladies mentales ou émotionnelles : les puissantes énergies qui entrent en jeu dans la méditation de transmission peuvent perturber les traitements en cours ou compromettre les résultats des traitements récents. Enfin, l’âge doit également être pris en considération. Les enfants de moins de douze ans ne doivent pas pratiquer la méditation de transmission, ils ne doivent pas non plus entrer dans une pièce pendant qu’une séance est en cours. Les chakras ou centres de force des enfants de moins de douze ans ne sont pas encore parvenus à maturité, ils sont en plein développement et pourraient souffrir du contact avec les énergies. On ne doit pas non plus laisser les enfants de plus de douze ans transmettre trop longtemps. Pour les personnes en bonne santé, il n’y a pas de restrictions. Si vous êtes enceinte, que votre médecin est satisfait et que vous vous sentez bien, vous pouvez parfaitement transmettre jusqu’au neuvième mois – mais seulement si vous êtes en bonne santé.

Telle est la méditation de transmission. Il est très facile de la pratiquer, mais, comme je viens de le dire, il existe des limites à ne pas dépasser. Je connais des fanatiques qui transmettent six ou sept fois par semaine. Je suggère un rythme plus équilibré, l’idéal étant trois fois ou au moins deux fois par semaine. Un rythme d’une fois par semaine est acceptable, mais deux fois est mieux, et trois encore mieux. Au début, il ne faut pas exagérer et méditer dix heures de suite. Le mieux est de commencer par une heure et d’augmenter petit à petit d’un quart d’heure, par exemple, pour arriver à deux ou trois heures.

La méditation de transmission a été créée et donnée à l’humanité par les Maîtres dans un but précis, et elle doit être pratiquée dans cet esprit. Si vous transmettez, vous devez le faire en respectant les règles de l’art définies par les Maîtres. Il y a toujours des gens qui croient tout mieux savoir que les Maîtres et considèrent les instructions comme une atteinte à leur libre arbitre. La méditation de transmission est un cadeau. Si vous n’êtes pas prêt à méditer correctement, mieux vaut ne pas méditer du tout. Sinon, vous risquez de dérégler vos chakras et de vous rendre malade.

Pendant la transmission, ne vous découragez pas si vous ne parvenez pas à maintenir votre attention au centre ajna. C’est comme apprendre à rouler à bicyclette, on tombe, on tombe, et tout à coup on y arrive. Avec la pratique, vous apprendrez à maîtriser votre attention. Il faut beaucoup de temps pour expliquer ce qu’est la méditation de transmission, mais, quand vous méditez vraiment, le temps passe vite. A la fin de la séance, vous êtes surpris et vous exclamez : « Je suis resté assis aussi longtemps que ça ? » Ça n’a pas l’air aussi long, le temps passe vite.

C’est cela, la méditation de transmission. C’est facile, et c’est incroyablement bénéfique pour le monde. Il est impossible de transmettre sans faire du bien au monde. Même si vous ne restez aligné que quelques minutes, ces quelques minutes sont plus efficaces et plus utiles à la Terre que toutes vos autres activités réunies.

Questions et réponses

Q. Pourriez-vous nous donner des précisions sur la manière d’utiliser la Grande Invocation ?
R. Quand vous dites la première strophe : « Du point de Lumière dans la pensée de Dieu, que la lumière afflue dans la pensée des hommes... », visualisez le Bouddha, comme vous le voyez d’habitude. Imaginez-le main levée, dans un geste de bénédiction, et visualisez, émanant de son centre cardiaque et de son centre ajna, une lumière dorée qui entre dans le monde et y rétablit la lumière. Le Bouddha est l’Emissaire de la Lumière, il apporte la Lumière de Shamballa, le centre le plus élevé de la Hiérarchie.
Quand vous dites la strophe suivante : « Du point d’Amour dans le cœur de Dieu, que l’amour afflue dans le cœur des hommes... », visualisez le Christ, comme vous le voyez d’habitude. Imaginez-le debout, les mains levées dans un geste de bénédiction, à l’extrémité d’une table en forme de « Y » inversé ‑ à laquelle il préside. Voyez, émanant de son centre cardiaque, une brillante lumière rose. Voyez cette lumière pénétrant le cœur des hommes et des femmes partout dans le monde.
En disant la strophe suivante : « Du centre où la Volonté de Dieu est connue... », vous invoquez Shamballah, le centre spirituel le plus élevé du monde. Visualisez Shamballah sous la forme d’une grande sphère de lumière blanche. Dans cette sphère, située dans l’atmosphère du désert de Gobi et encore invisible car elle se trouve sur les deux plans éthériques supérieurs, vivent Sanat Kumara ‑ le Seigneur du Monde ‑ le Bouddha, et divers autres Grands Etres. Emanant de cette grande sphère, imaginez de brillants rayons de lumière blanche qui pénètrent la Terre, la saturent et la purifient.

Q. Pourriez-vous nous parler du processus d’initiation ?
R. Les dernières vies sur le sentier évolutif peuvent être nombreuses ‑ de vingt à trente, ce qui est peu par rapport aux milliers de vies qui ont précédé. Elles sont jalonnées par cinq grandes expansions de conscience appelées les cinq initiations planétaires. Chacune d’entre elles confère au disciple une conscience plus profonde du Plan d’évolution, jusqu’à la cinquième initiation, où il devient un Maître parfait. Alors « ressuscité », il est libéré de toute attache avec les vibrations de la matière.
L’histoire de Jésus dans la Bible symbolise cette évolution : la première initiation est la naissance de Jésus à Bethléem, durant laquelle une âme naît dans la grotte du cœur ; la deuxième initiation, le baptême, a pour symbole le baptême de Jésus par Jean le Baptiste dans le Jourdain ; la troisième initiation, la transfiguration, est symbolisée dans l’Evangile par la transfiguration de Jésus sur la montagne. Il s’agit de la première initiation « de l’âme », lors de laquelle tous les véhicules ‑ physique, astral/émotionnel et mental ‑ sont synchronisés environ à la même fréquence. Quand cela se produit, l’homme ou la femme peut prendre la troisième initiation, qui est la première initiation de l’âme. Alors, l’homme ou la femme devient vraiment divin pour la première fois. L’âme a complètement pris le contrôle de la vie de la personne, et celle-ci est imprégnée par l’âme.
Puis vient la quatrième initiation, appelée Crucifixion en Occident et Grande Renonciation en Orient, celle qui a été prise par Jésus physiquement sur la croix pour nous faire la démonstration de la quatrième grande expérience de la Renonciation. Elle est suivie de la cinquième initiation, la Résurrection, celle par laquelle une personne devient un Maître. Tous les Maîtres sont des initiés de cinquième degré ou davantage.
Le Maître Jésus, qui était un initié du quatrième degré en Palestine, vit aujourd’hui dans le monde. Sa base est à Rome, et il est aujourd’hui un initié du sixième degré. Maitreya, quant à lui, est un initié du septième degré. Le Bouddha, qui a travaillé par l’entremise de Gautama, est un initié du huitième degré. Dans notre système solaire ‑  non sur notre planète, mais dans notre système solaire ‑ il existe neuf initiations, mais nous ne pouvons rien dire des plus hautes d’entre elles. Si vous êtes un initié du cinquième degré, cela signifie que vous êtes parfait par rapport à cette planète. Si vous êtes du sixième degré, vous pourriez vous trouver sur certaines planètes plus évoluées. Si vous êtes du septième degré, vous pourriez être sur n’importe quelle planète du système.
Maitreya a fait le choix de rester sur la planète Terre. Il n’a pas vécu sur d’autres planètes. Il est incroyablement âgé, je parle là de millions d’années. Il restera avec nous pendant les 2 350‑2 500 ans à venir, jusqu’à la fin de l’ère du Verseau. Il a été l’Instructeur mondial pendant l’ère des Poissons, et sera l’Instructeur mondial pendant l’ère suivante, qui a déjà commencé, celle du Verseau. Ensuite, il sera appelé à des fonctions plus élevées et sa place sera prise par l’un des Maîtres.


Quand trois personnes ou plus prennent part à une méditation de transmission, des triangles se forment entre les participants. Les Maîtres utilisent ces triangles pour potentialiser les énergies. Le nombre de triangles croît avec le nombre de participants selon la formule suivante, où n est le nombre de transmetteurs : n(n-1)(n-2) : 6

Nombre de personnes

Nombre de triangles

3

1

4

4

5

10

6

20

7

35

8

56

9

84

10

120

20

1140

30

4060

40

9880

50

19600

 

La Grande Invocation

Du point de Lumière dans la Pensée de Dieu,
Que la lumière afflue dans la pensée des hommes,
Que la lumière descende sur la Terre.

Du point d’Amour dans le cœur de Dieu,
Que l’amour afflue dans le cœur des hommes,
Puisse le Christ revenir sur Terre.
Du centre où la Volonté de Dieu est connue,
Que le dessein guide le faible vouloir des hommes,
Le dessein que les Maîtres connaissent et servent.

Du centre que nous appelons la race des hommes,
Que le plan d’Amour et de Lumière s’épanouisse,
Et puisse-t-il sceller la porte de la demeure du mal.

Que Lumière, Amour et Puissance
restaurent le Plan sur la Terre.


Suite dans le numéro 283 de Partage international (Questions-réponses)





La voix des peuples

Home Manifestations mondiales du pouvoir du peuple

La « Personnalité de l’année 2011 » désignée par le magazine Time est : « Le Contestataire », en raison de son impact au cours des douze derniers mois.

« Existe-t-il un seuil mondial de tolérance à la frustration ? », questionne le Time. « On a vu des gens de partout manifester leur ras-le-bol, se rebeller, exiger. Ils ne se sont pas découragés, même lorsque les réponses leur sont parvenues dans un nuage de gaz lacrymogène ou une pluie de balles. Ils ont littéralement incarné l’idée selon laquelle l’action individuelle peut apporter des changements collectifs considérables. Et bien que le message ait été compris différemment en différents lieux, l’idée de démocratie était présente lors de chaque rassemblement. La racine du mot démocratie est démos, « le peuple », et le sens de la démocratie est « le gouvernement par le peuple ». Et ils l’ont réalisé, sinon aux urnes, du moins dans les rues. »

Tout a débuté en Tunisie, alors qu’un vendeur de rue s’est immolé pour protester contre l’insensibilité et la corruption du gouvernement. Le mouvement de contestation a par la suite gagné le reste du monde.

Et, selon l’article du Time : « A Sidi Bouzid (Tunisie) et à Tunis, à Alexandrie et au Caire ; dans les villes et cités arabes, du golfe Persique à l’océan Atlantique, à Madrid, Athènes, Londres et Tel Aviv ; au Mexique, en Inde et au Chili, où les citoyens se sont mobilisés contre la criminalité et la corruption ; à New York et à Moscou, et dans des dizaines d’autres villes américaines et russes, le dégoût et la colère contre les gouvernements et leurs acolytes ont pris de l’ampleur et sont devenus incontrôlables. Des manifestations ont jusqu’à présent eu lieu dans des pays dont la population totalise au moins trois milliards d’habitants, et le mot « protestation » est apparu cette année dans les journaux et en ligne de façon exponentielle, plus qu’à tout autre moment de l’histoire. »

Bien que les manifestations se soient déroulées un peu différemment d’un endroit à l’autre, elles partageaient des traits communs :

 « Il est remarquable de voir la ressemblance entre les différents groupes d’avant-garde. Partout ils sont majoritairement constitués de jeunes, issus de la classe moyenne et éduqués. Presque toutes les manifestations, cette année, ont débuté en tant qu’événements indépendants, sans beaucoup d’encouragement ou d’approbation de la part des partis politiques en place ou des têtes d’affiche des partis d’opposition. Partout dans le monde, les manifestants de 2011 partagent la conviction que les systèmes politiques et les économies de leur pays sont devenus dysfonctionnels et corrompus : les démocraties de façade s’employant à favoriser les riches et les puissants et à prévenir les changements importants.... Deux décennies après l’échec final et le rejet du communisme, ils espèrent vivre l’échec du copinage hyper capitaliste féroce et à méga-échelle, et aspirent à une troisième voie, à un nouveau contrat social. Ils ont utilisé Internet pour se trouver les uns les autres, et descendre dans les rues pour exiger la justice et (dans le monde arabe) la liberté. » [Source : Time magazine, Etats-Unis]


HongrieAu début de janvier 2012, les avenues principales de Budapest ont été envahies par quelque 100 000 manifestants, rassemblés pour protester contre la nouvelle constitution du pays, accusée par les critiques de restreindre la démocratie.

La manifestation a choisi comme slogan : « Il y aura de nouveau une République. » Les critiques affirment que la nouvelle constitution, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, limite les pouvoirs de la Cour constitutionnelle, menace le pluralisme des médias et met fin à l’indépendance de la justice. Les manifestants brandissaient des pancartes critiquant le premier ministre Viktor Orban et son gouvernement.

Pour le parlementaire socialiste Tibor Szanyi : « Viktor Orban et ses serviteurs ont fait passer la Hongrie d’un endroit prometteur à l’endroit le plus sombre d’Europe », et il a appelé la population à participer en « balayant la dictature Orban ».

La « Loi fondamentale », qui renomme la « République de Hongrie » simplement « Hongrie », a été adoptée en avril 2011 grâce à une majorité parlementaire des deux-tiers, qui permet au gouvernement Orban de modifier la législation à volonté. Amnesty International a exprimé sa préoccupation au sujet des changements à la constitution.

[Source : The Moscow Times, Russie]


Nigeria Des chrétiens et des musulmans, en dépit de l’augmentation des tensions sectaires au Nigeria, commencent à exprimer conjointement leur colère devant la récente décision du président Goodluck Jonathan de réduire les subventions. Le Nigeria a connu de nombreuses années troublées par la violence déclenchée par les conflits ethniques et religieux. Maintenant, il existe une petite étincelle d’espoir que la colère à l’endroit de la politique gouvernementale puisse servir à réduire les tensions. La colère des Nigérians moyens de perdre l’un des rares avantages d’habiter un pays riche en pétrole, ainsi que le dégoût face à la corruption du gouvernement, ont conduit à des manifestations à travers le pays.

Le jour du nouvel an 2012, le gouvernement du président Goodluck Jonathan a mis fin aux subventions servant à maintenir le prix de l’essence à un bas niveau, faisant ainsi grimper les prix de 0,40 euro le litre à plus de 0,80 euro. En outre, le coût de la nourriture et du transport a plus ou moins doublé dans un pays où la plupart des gens vivent avec moins de deux dollars par jour.

Au début de janvier 2012, des milliers de Nigérians sont descendus dans les rues, et l’on a vu des chrétiens entourer des fidèles musulmans d’un cordon de protection, alors qu’ils priaient tournés vers La Mecque. « Cela prouve que le Nigeria est maintenant prêt à former une grande famille », a déclaré un jeune musulman peu avant la prière du vendredi.

Le Nigeria est le cinquième pays exportateur de pétrole vers les Etats-Unis. Les manifestants affirment qu’ils n’accepteront rien d’autre qu’une restauration complète des quelques huit milliards de dollars de subventions, versés par le gouvernement pour maintenir peu élevé le prix de l’essence. Lors de la manifestation à Lagos, le pasteur Tunde Bakare a exhorté les Nigérians à rejeter un gouvernement qui « s’acharne à enlever aux personnes démunies les miettes avec lesquelles elles survivent », tout en ne leur fournissant pas suffisamment d’eau potable et d’électricité.

[Source : The Washington Post, Etats-Unis]


Russie Deux grandes manifestations tenues à Moscou dans de rudes conditions hivernales ont secoué Vladimir Poutine et son gouvernement. Furieux du déroulement des élections parlementaires, des dizaines de milliers de citoyens ont convergé vers Moscou en décembre 2011, appelant à la fin de la corruption et exigeant des élections justes. Nombre d’entre eux arboraient des rubans blancs, symbole du mouvement anti-Poutine. La police a estimé la foule à 30 000 personnes lors de la deuxième manifestation, nombre supérieur à celui rapporté lors de la première, mais les organisateurs ont estimé le chiffre plus proche de 120 000. A la fin de la journée, les manifestants se sont dispersés en scandant, lentement : « Nous reviendrons ! Nous reviendrons ! »

Lors d’une manifestation, l’écrivain Boris Akunine a invité la foule à s’armer de patience : « Nous aurons une année difficile, mais ce sera une année stimulante. Ce sera notre année. »

Bien que fidèle partisan du Kremlin, le patriarche Kirill, chef de l’Eglise orthodoxe russe, a profité de son sermon de Noël pour exhorter le Kremlin à coopérer avec les manifestants antigouvernementaux. « Si les pouvoirs en place demeurent insensibles aux expressions de protestation, il s’agit là d’un bien mauvais signe, un signe qu’ils sont incapables de s’adapter. Les autorités doivent s’ajuster, y compris aux signaux venant de l’extérieur... et corriger le cours », a-t-il affirmé.

Les forces d’opposition russes ont mis en place un groupe de travail qui s’emploiera à recueillir des signatures pour une pétition demandant à la Cour suprême nationale d’annuler le résultat des élections parlementaires du 4 décembre 2011. Les prochaines manifestations sont prévues pour le 4 février 2012.

[Sources : New York Times, Etats-Unis]


Yémen La Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) rapporte que les mouvements de protestations qui balaient le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord créent une ouverture pour le dialogue politique, lequel pourra potentiellement bénéficier aux femmes grâce à des réformes en faveur de l’égalité des sexes. Selon un récent sondage de l’IFES, la majorité des hommes et des femmes yéménites se disent favorables à des réformes en vue d’améliorer le statut social des femmes.Lesmanifestations anti-gouvernementales actuelles pourraient faire avancer les droits des femmes.

[Sources : ifes.org ; France24.com]


Voir photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 281/282 de janvier/février 2012, page 28.





Courrier des lecteurs

Home Connexion lumineuse

Cher Monsieur,

Lundi 16 janvier 2012, à 17 h 45, sortant de ma voiture devant l’Alexandra Palace au nord de Londres, je vis, se déplaçant dans le ciel, une lumière orange à l’ouest du bâtiment. Il y avait également une étoile extrêmement brillante dans le ciel et l’objet orange passa juste au-dessous d’elle et puis disparut. Quand je levai les yeux 45 mn plus tard l’étoile brillante avait également disparu, bien que ce fût une nuit claire et que toutes les autres étoiles fussent encore clairement visibles.

Pouvez-vous me dire ce qu’étaient l’« étoile brillante » et la lumière orange ?

S. S., Londres, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’« étoile brillante » était l’« étoile » de Maitreya et la lumière orange était le vaisseau de lumière de Maitreya.


Home Un hôpital étonnant

Cher Monsieur,

Je voudrais partager quelques expériences particulières que j’ai eues quand j’étais hospitalisée et que je me sentais seule et désespérée.

Le 1er novembre, il y eu un changement de personnel. Une nouvelle personne arriva et se présenta. Ma première pensée fut : « Ils doivent manquer de personnel et ont engagé une retraitée ! » Elle semblait avoir 75 ans. Elle était très belle avec des yeux marron pétillants et chaleureux et d’elle émanait un charisme intense. Elle était voutée et habillée de blanc, et ne portait aucun badge. Mon attention fut attirée par une boucle d’oreille qu’elle portait à l’oreille gauche. Elle était merveilleusement belle et brillait de façon extraordinaire en émettant de petits rayons de lumière. Elle se pencha sur moi, me prit la main. Je remarquai alors qu’elle portait un magnifique collier. Je lui dis : « C’est un très beau collier. » Elle se pencha encore plus et je pus voir le bijou de plus près : « C’est le symbole de l’empreinte du pied dans le sable », m’expliqua-t-elle. Alors elle me raconta l’histoire d’un homme qui fut enlevé par Dieu alors qu’il se sentait désespéré. « C’est la vérité », dit-elle en insistant doucement, puis elle partit en chantant nettoyer la salle de bain.

Trois jours plus tard j’allais à Hilles garden pour effectuer ma rééducation et demandai à ma fille d’aller chez moi me chercher une ordonnance. De retour, elle dit : « Il y a un morceau de papier collé sur l’ordonnance et je ne peux pas l’enlever. » En insistant je le décollai soigneusement et ce papier c’était la photo de la main de Maitreya.

J’ai rechuté le 27 décembre 2011 et dus retourner à l’hôpital. Je partageais une chambre avec quatre autres personnes et mon lit était le second du côté droit. Plus près de la porte, à gauche, il y avait une femme ayant des problèmes cardiaques. Juste avant 10 h, un homme entra. Agé de 45 à 50 ans, il était de taille moyenne et soigneusement vêtu. Il jeta un coup d’œil à la chambre, me sourit, opina de la tête et s’assit près du chevet de la dame cardiaque. Chaque fois que je levais les yeux, il inclinait la tête et me souriait.

La dame et moi devant quitter l’hôpital à midi, nous sortîmes vers l’ascenseur. L’homme était toujours là. Il se retourna et avec un sourire chaleureux me souhaita : « Bonne chance et bon rétablissement. »

J’ai ressenti alors une chaleur incroyable se répandre dans ma poitrine. La chaleur a gagné ma tête et ensuite l’ensemble de mon corps. J’ai éprouvé un sentiment de sereine et lumineuse béatitude. Après cela ma santé s’est améliorée progressivement.

Pourriez-vous, s’il vous plait, demander à votre Maître qui étaient l’homme et la femme ? Est-ce que le Maître a créé des corps pour l’occasion ou bien ces personnes étaient-elles adombrées ? D’autres personnes les ont-elles vues ?

G. F., Munka Ljungby, Suède

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » dans la première rencontre était le Maître Jésus. L’homme était Maitreya. Ils ont créé ces corps et personne d’autre ne les a vus.


Home Splendeur soudaine

Cher Monsieur,

Je souhaiterais vous faire partager une expérience de ma femme ce 28 décembre 2011. Elle se rendit sur la tombe de ses parents à 16 h 30, dans un cimetière appelé « la Madeleine », à Thouars. Le ciel était bas et couvert de nuages.

Pour elle, ces moments où « elle parle à ses parents » sont importants et elle leur dit sa joie de savoir que notre fils a eu un enfant. Soudain, les nuages se sont écartés, laissant apparaitre le soleil avec un rayonnement d’une puissance inconnue ; ce rayon n’illumina que la tombe et ma femme. A sa grande surprise elle leva les yeux et vit un autre soleil près du premier soleil. La force du rayonnement était intense et le soleil se mit à briller comme des phares de voiture.

Elle dit à ses parents qu’ils « devraient être heureux car la vie continue ». Alors le soleil clignota plus rapidement. Elle s’adressa au soleil et à ses parents avec ces mots : « Est-ce un signe positif ? » Le clignotement du soleil redoubla.

Elle se sentait vraiment bien, sereine, sans ressentir de chaleur. Elle avait une forte envie de crier (de bonheur et de bien-être). Elle resta dix minutes. Les deux soleils brillèrent pendant sa présence devant la tombe, jusqu’à ce qu’elle dise au revoir à ses parents et partit. Alors les soleils disparurent, laissant place au ciel couvert et assombri de nuages.

Comment comprendre ce signe ? Etait-ce la présence d’un Maître ?

M. R., Thouars, France

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la femme du correspondant a bénéficié d’une vision manifestée par le Maître Jésus.


Home Méditation pour tous

Cher Monsieur,

Depuis que Benjamin Creme a souligné à nouveau l’importance de la méditation de transmission au séminaire européen de 2011 à Kerkrade (Pays-Bas), notre groupe a décidé de faire une longue méditation supplémentaire (avec deux petites pauses) chaque mois.

La première fois, je sortis pour une courte promenade à la pause déjeuner pour me dégourdir les jambes car j’avais mal au dos. Dans la rue, une dame âgée munie de béquilles et portant un bonnet rose vif, me demanda en anglais la direction d’une boutique. Je me sentis désolée pour elle car c’était très loin et elle ne marchait pas très bien. Mais elle affirma que ce n’était pas un problème car elle souffrait du dos et marcher lui faisait du bien.

Je lui dis que je voulais bien l’accompagner un peu, elle accepta volontiers. Sans raison particulière, je lui dis que c’était notre jour de méditation et que c’était ma pause déjeuner. Elle était très contente d’entendre cela et dit qu’elle avait aussi rejoint un groupe de méditation. Elle était juive et son rabbin avait organisé une méditation universelle de juifs et de chrétiens de sorte qu’il y avait toujours un groupe en méditation. Le rabbin a aussi essayé d’impliquer les musulmans mais pour l’instant, sans succès. Le rabbin, dit-elle, a fait son devoir sans rien imposer. Elle a souligné l’importance pour les mères, partout dans le monde, de méditer. Elle m’a demandé de prier pour elle et dit qu’elle ferait de même pour moi. Quand je dus rejoindre notre groupe, elle me demanda mon nom et alors elle a étendu largement ses bras et dit, joyeusement : « Mon nom est Gloria. » Comme nous nous embrassâmes elle me souhaita « Shalom ». Je pense souvent à cette dame exceptionnelle. Qui était-elle ?

B. G, La Haye, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la dame âgée était le Maître Jésus.


Home Vœux de Noël

Cher Monsieur,

Ce 3 décembre 2011, j’ai eu une expérience inhabituelle et intéressante et je vous serais reconnaissante si vous pouviez faire la lumière sur elle.

Je me rendais à Londres pour assister aux célébrations de Noël au Swiss Cottage. J’étais assise dans le premier wagon du vieux métro, avec une sortie devant moi et une derrière. Comme nous approchions d’Harrow-on-the-Hill, un homme se rendit près de la sortie devant moi. Il resta devant la portière et quand le train s’arrêta il se tourna vers moi et dit quelque chose.

Je ne pus entendre ce qu’il disait, aussi souriais-je poliment en maintenant en équilibre le vase contenant les fleurs pour la réunion. Il répéta cela au moins trois fois, debout devant les portières ouvertes. Enfin, il se pencha en avant et éleva la voix et j’entendis : « Avez-vous hâte que Noël arrive ? » – « Oui », répondis-je. « Très bon Noël », ajouta-t-il et il descendit du train. Il me regarda et sourit, il tapa au carreau en marchant le long du quai.

Il portait un pantalon gris et un pull à col roulé. Une présence émanait de lui. Son visage me rappela celui de Maitreya à Nairobi au Kenya en 1988. Il était grand avec la peau foncée et des cheveux noirs ondulés.

Plus tard, au cours de l’assemblée le conférencier nous rappela l’importance de se préparer pour Noël.

L. G., Ickenham, Middlesex, G.-B.


Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.


Home Un trio harmonieux

Cher Monsieur,

Le 27 octobre 2011, souffrant de dépression profonde et de problèmes digestifs sérieux, je me suis rendue dans une clinique. Comme j’attendais d’être appelée, assise avec mon mari, un jeune couple, accompagné d’un enfant dans un berceau, entra dans la clinique. Je pense qu’il avait environ quatre mois ; il était très éveillé et joyeux, il souriait chaque fois qu’il regardait dans notre direction.

Ils étaient tous les deux vêtus de façon modeste ; elle portait un pantalon de flanelle et un pull gris, des chaussures en cuir à lacets, une casquette qui lui couvrait tous les cheveux et qu’elle retira pour révéler de courts cheveux blonds ; elle était menue, réservée, très jolie avec les traits du visage très doux. L’homme était très grand, habillé en jeans et portait les mêmes chaussures ; il était très occupé à distraire le bébé, à jouer avec lui, le tout donnant une belle image de bonheur.

Après un moment elle allaita discrètement le bébé alors que l’homme quittait la pièce. Il revint avec un sandwich : elle donna des petits bouts de pain à l’enfant, un peu pour elle et son mari. Le bébé s’endormit enfin dans les bras de son père alors qu’il jouait avec son téléphone portable et qu’elle lisait un livre. Leur présence dans la pièce avait un effet calmant, si beau et paisible. Quand il fut temps pour moi de partir je m’avançai vers elle pour la complimenter pour son charmant bébé. Elle me remercia avec un sourire doux et timide.

De retour chez moi je pris mes médicaments et j’étais étonnée d’être aussi détendue et paisible. Ce fut la première fois depuis 15 h que je pus prendre un peu de nourriture.

Je me sentis revivifiée après cette rencontre, aussi simple fut-elle.

G.S., Canada

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus. La « femme » et le « bébé » était des disciples du Maître Jésus.


Home Etait-ce l’« étoile » ?

Cher Monsieur,

Un mercredi soir de mai 2011, un peu après 21 h 30, après la méditation de transmission, je descendis dans le jardin et je vis dans le ciel un gros objet jaune très brillant entouré de petits objets étincelants. Je rentrai avertir les autres et trois d’entre nous sortirent. Il était toujours là, mais les étincelles l’entourant avaient disparu, maintenant ce n’était qu’un objet rond qui sembla rapetisser et disparut.

Etait-ce l’« étoile » ?

A. K-H., Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’objet était un vaisseau martien.


Home Un ovni en Espagne

Cher Monsieur,

La nuit du 24 septembre 2010, regardant par une fenêtre vers le nord-ouest, je vis une lumière blanche clignotant comme celles d’un avion, mais à ma surprise, la lumière entra dans une épaisse zone nuageuse, s’arrêta et revint. Elle se dirigea vers l’est, et ensuite vers l’ouest.

En face de ma maison il y a des champs et des collines, et là cette lumière allait et venait, d’une colline à l’autre, d’est en ouest, et revenait, jusqu’à ce qu’elle s’arrête entre deux collines, devant moi. Elle cessa de clignoter et commença à grossir, jusqu’à devenir en quelques secondes quatre fois plus grosse que sa taille originale. Puis elle revint à sa taille initiale, et commença de nouveau à aller et venir entre les collines, entrant et sortant des nuages, touchant presque le sommet des collines. Puis elle entra dans les nuages et disparut. Tout cela dura environ une demi-heure, de 1 h à 1 h 30 du matin.

Etait-ce un ovni ? Si oui, m’a-t-il vue ?

M. Z., Valencia, Espagne

Le Maître de Benjamin Creme confirme que c’était un vaisseau martien. Ils vous ont vraiment vue!


Home Cercles de lumière en Ecosse

Cher Monsieur,

Avant d’avoir entendu parler de l’émergence de Maitreya, je suis sorti un soir dans le fond de mon jardin, il était très tard et j’étais d’humeur joyeuse comme jamais.

Alors que je regardais le pignon de la maison de mes voisins je constatai qu’il était couvert de croix de lumières comme celles qu’on voit sur les fenêtres dans votre revue. Je fus alors perplexe car il n’y avait rien qui puisse se refléter pour provoquer les dessins sur la maison mais ces croix étaient aussi belles que des diamants.

La première fois que j’ai lu L’éveil de l’humanité, je réalisai que les cercles de lumière sur les bâtiments étaient exactement ce que j’avais vu. Cependant ils n’étaient pas sur les fenêtres mais seulement sur le côté de la maison. Est-ce la même chose ? Sont-ils déjà apparus ailleurs que sur des vitres ? Leurs énergies changent alors si vite qu’il est difficile de les retenir ! Tout cela est cependant si prometteur.

L. Y., Perth, Ecosse

Benjamin Creme a indiqué que les cercles de lumière apparaissent sur les fenêtres, les murs, les trottoirs, les routes, les côtés des camionnettes et des camions, partout dans le monde.


Home Le bon samaritain

Je rentrai en voiture après avoir déjeuné à Greensboro lorsque la climatisation cessa de fonctionner ; et ceci fut suivi par un cliquetis, une perte de puissance et de la fumée sortant du capot. Je me garai sur le côté, craignant le pire. Je cherchai mon téléphone portable pour appeler le service d’assistance automobile et je réalisai à mon grand désespoir que je l’avais laissé à la maison. Je me mis alors à faire du stop.

Au bout de trois minutes, une voiture s’arrêta. Elle était franchement bringuebalante. Je vis alors l’agréable visage d’un jeune homme, les cheveux tirés en arrière, qui souriait. Il me dit : « Désolé, je n’ai pas de place pour vous devant, mais vous êtes la bienvenue derrière avec le chien. » Un chien noir de taille moyenne occupait le petit espace qui n’était pas pris par les outils et tout un attirail indescriptible. Je lui parlai de mes ennuis de voiture. Tandis que nous parlions, j’étais impressionnée par son attitude amicale et réconfortante et la vivacité de son esprit.

Ma maison se trouvait à quelques kilomètres de là et il proposa de m’y conduire. Son chien était très amical et mon pantalon et ma chemise de lin blanc furent bientôt couvert de poils noirs. Je n’y attachais pas d’importance car le chien avait un effet apaisant sur mes émotions.

Lorsque nous arrivâmes chez moi, en dépit de ses objections, je lui donnai vingt dollars et je le remerciai d’être un bon samaritain par cette chaude journée. Il s’excusa pour les poils de chien sur mes vêtements et lorsque nous nous séparâmes je lui dis sans réfléchir : « A bientôt. » En ouvrant la porte de l’appartement, je ne remarquai plus les poils de chien ! J’appelai la patrouille de l’autoroute pour signaler ma voiture abandonnée. J’examinai plus tard mes vêtements de lin et je vis qu’il n’y avait aucun poil de chien ni sur ma chemise ni sur mon pantalon !

Qui était ce bon samaritain ?

I. P., Winston Salem, Caroline du Nord, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus


Home Une visite spéciale

Cher Monsieur,

Début décembre 2011, j’ai eu le plaisir d’aller à une de vos conférences à la Friends House, à l’occasion d’un voyage d’affaires, depuis les Pays-Bas. Par la suite nous eûmes une courte conversation et nous nous serrâmes la main en quittant le bâtiment. J’attendais vraiment cette semaine avec impatience surtout que je me sentais un peu déprimée et souhaitais retrouver le sens de mon évolution spirituelle et un but dans la vie. Je recherchais fortement et tranquillement un signe quelconque pour soulager mon anxiété.

Quelques jours après notre rencontre je marchai dans Londres, observant partout des manifestations ‑ le sentiment d’indignité était palpable dans l’atmosphère de la ville. Comme je passais devant le Parlement une vieille Tsigane (c’est ainsi qu’elle se nommait) sortit de la foule et me saisit le bras. Elle me posa des questions ‑ me mit une pierre dans la main ‑ je me perdis dans ses yeux bleu-gris, fascinée quelques minutes comme elle m’encourageait à souhaiter partout le bonheur des gens. Elle me fit quelques prédictions et m’indiqua une date importante très proche. Je m’éloignais avec un doux sentiment d’allégresse et fis une pause sur le pont de Westminster.

Depuis la pensée et le souvenir de cette femme ne me quittent plus. Etait-ce par chance un Maître qui m’a délivré un message ?

R. W., La Haye, Pays-Bas

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était le Maître Jésus.


Home Remerciements

Cher Monsieur,

Avant tout, je souhaite que vous transmettiez mes remerciements au Maître de M. Creme, ainsi qu’à ce dernier pour avoir écrit ses livres. J’ai lu plusieurs de ces livres et trouvé des réponses aux nombreuses questions que je me posais. Cela m’aide à évoluer.

L S., Floride, Etats-Unis

Réponse de l’éditeur : Merci, et j’en suis heureux.


Home Ovnis au-dessus des manifestations allemandes

Cher Monsieur,

Ce 12 novembre 2011 nous avions en Allemagne deux manifestations importantes. Une à Francfort-sur-le-Main et une autre à Berlin, avec le sloga : « Les banques à leur place ».

Après la manifestation berlinoise nous sommes tous restés près de la porte de Brandebourg pour le discours final. Il faisait beau et je pensais en moi-même : « Il doit y avoir un ovni dans le ciel au-dessus du groupe. » Quelques instants plus tard, en regardant le ciel je vis une chose ressemblant à un ovni, très plate et très rapide de couleur rouge et métallique. Elle passa et repassa trois fois et puis disparut. Deux autres membres du groupe de transmission virent ce même ovni.

Pouvez-vous, s’il vous plait, nous confirmer si c’était bien un ovni et d’où venait-il ?

C. U., Berlin, Allemagne

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’ovni était un vaisseau spatial martien



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Gerard Aartsen : « Les ovnis et les Frères de l’espace : Ils sont ici pour nous aider »

Les Frères de l’espace sont ici pour nous aider

par Carmen Font

Si nous étions amenés à choisir un seul mot pour caractériser les recherches entreprises par les scientifiques et les écrivains dans le domaine des études sur les extraterrestres au cours de ces 70 dernières années, ce serait probablement « révélation ».

Effectivement, beaucoup de temps et d’énergie ont été dépensées par les ufologues et même les institutions gouvernementales afin de « faire la lumière » sur les faits que cachent les innombrables témoignages de personnes qui affirment avoir vu des ovnis, pour différencier les vrais contacts des faux et argumenter pour ou contre une présence extraterrestre sur terre. Une multitude de contactés affirment avoir reçu des messages d’origine extraterrestre qui ne sont pas que de simples avertissements mais qui sont en fait destinés à répandre la peur et la confusion. On comprend alors aisément que les gens de plus en plus nombreux qui croient volontiers que les visites d’extraterrestres sur notre terre sont possibles puissent être déroutés et se poser des questions sur la signification réelle de tels contacts. Quel est le but de ces visites ? Les extraterrestres sont décrits comme étant hostiles par de si nombreux contactés et ils apparaissent ainsi dans les films d’Hollywood, mais alors pourquoi les gouvernements sont-ils plus enclins à cacher la vérité qu’à élaborer des plans pour contrer une invasion éventuelle ?

Dans son récent livre Les ovnis et les Frères de l’espace : Ils sont ici pour nous aider, l’auteur néerlandais Gerard Aartsen montre que pour bien comprendre les contacts extraterrestres sur notre terre, la simple révélation d’informations sur ces contacts ne suffit pas mais qu’il faut plutôt s’intéresser à leur mission. Bien que le nombre de témoignages concernant ces contacts ne semble jamais suffisant pour faire changer la croyance générale en la non existence des Frères de l’espace (croyance qui est le résultat des campagnes de désinformation orchestrées par les gouvernements dans les années 1950), Gerard Aartsen insiste sur le fait que le débat sur les extraterrestres ne se situe plus sur le terrain de l’existence ou de la non existence des extraterrestres ou des circonstances dans lesquelles ils ont été vus.

Maintenant le débat se concentre plutôt sur la véritable signification de ces visites. G. Aartsen l’a lui-même bien démontré dans son premier livre sur le sujet, George Adamski : héraut des Frères de l’espace (2010), la masse d’informations existantes sur les contacts extraterrestres ôte tout doute quant à leur présence. Mais nous ne comprendrons jamais le but et la signification de leur mission, ni ne pourrons commencer à coopérer avec les Frères de l’espace si nous persistons à nous comporter comme si nous étions les seuls habitants de notre système solaire, ou que nous laissions la peur et la méfiance conditionner nos réactions vis-à-vis de ces visiteurs venus de l’espace. Ici pour nous aider traite ces deux questions d’une manière claire et convaincante : les messages que nous adressent nos Frères de l’espace sont dans le meilleur intérêt de l’humanité, puisqu’ils nous enjoignent à nous occuper du bien-être écologique de notre planète et à nous attaquer aux déséquilibres de notre société dont les conséquences sont l’injustice et l’avidité.

Ils viennent nous aider afin qu’à notre tour nous aidions notre planète. Les raisons de cette aide ne sont pas le fait du hasard. En fait ils sont en harmonie avec les Enseignements de la Sagesse éternelle et en accord avec les lois du karma de cette planète, et coopèrent avec notre Hiérarchie planétaire. Tout au long du livre, l’auteur s’inspire des informations uniques de Benjamin Creme et de Share International ainsi que de nombreuses autres sources.

Ici pour nous aider fait la lumière sur ces enseignements éternels remplis de sagesse qui font de l’évolution de la conscience le but de la vie, ici et ‑ cela ne surprendra pas les lecteurs de Partage international ‑ partout ailleurs dans l’univers. Cette sagesse est présente dans la plupart des religions et connue en tant que « Règle d’Or » qu’est la loi d’innocuité : cette grande loi à laquelle adhèrent les Frères de l’espace (qui sont plus évolués que nous et qui viennent principalement de Vénus et de Mars) ainsi que notre Hiérarchie spirituelle.

Ici pour nous aider consacre plusieurs chapitres à démêler, grâce à des informations et des sources documentaires, les mécanismes et les motivations qui se cachent derrière les campagnes de désinformation qui dénaturèrent les révélations authentiques des Frères de l’espace et engendrèrent un climat de suspicion.

G. Aartsen alterne ce rapport détaillé sur les aspects négatifs de notre approche vis-à-vis des visiteurs « aliens » avec le récit des activités des premiers contactés à traversle monde, de la Russie aux Etats-Unis en passant par l’Amérique du Sud et l’Australie. Ce qu’il faut retenir c’est que Ici pour nous aider met l’accent sur les points communs à ces messages qui résonnent maintenant avec force en ces temps difficiles. « Le contenu de ces messages venant de l’espace n’a rien de « banal » ni « d’évangélique » mais il préconise des changements socio-économiques qui mettraient fin aux divisions qui séparent ceux qui vivent confortablement de ceux qui meurent de faim sans raison. » (p. 8). Avant que les gouvernements ne fassent peur au public en faisant croire que les occupants des ovnis nous étaient hostiles, beaucoup de contactés reçurent des informations qui sont encore d’actualité. Le psychologue italien Bruno Sammaciccia (décédé en 2003) fut contacté de 1953 jusque dans les années 1970 (tel que décrit dans Contacts en Masse de Stefano Breccia). En résumé, il était question dans ces messages d’amour non égoïste et de valeurs éthiques garants d’un processus évolutif sûr, mais ces visiteurs de l’espace révélèrent aussi que « leur principale mission était de s’assurer que l’humanité ne se servirait pas de son arsenal nucléaire et de nous aider à progresser sur le sentier de l’évolution, en essayant de nous hisser jusqu’à un niveau de conscience plus élevé tout en prenant sur eux un peu de nos souffrances » (p. 64).

Ceci étant, G. Aartsen insiste : « Nous disposons d’informations et de nombreux détails sur leur technologie avancée, sur leurs connaissances et sur leur contrôle des lois naturelles » (p. 67), ce qui montre que la venue des ovnis n’est pas un événement isolé et dû au hasard ayant juste un intérêt d’ordre technologique, mais l’important est le fait que « cela se déroule dans le cadre de l’éveil de l’humanité aux réalités spirituelles de la vie et du retour dans notre quotidien de nos Frères ainés, notre Hiérarchie spirituelle » (p. 67). Alors que cette approche était déjà présente dans le livre précédent de G. Aartsen, dans Ici pour nous aider elle sert de base à l’interprétation des messages extraterrestres.

Beaucoup de contactés présumés et d’institutions gouvernementales ne s’intéressent qu’à la technologie comme si c’était la seule contribution importante des Frères de l’espace, alors qu’en même temps ils essaient de nous effrayer en évoquant le possible mauvais usage de cette technologie par les extraterrestres. Toutefois, beaucoup de contactés authentiques insistent sur le fait que ce sont nous les humains qui faisons mauvais usage de la technologie. Bruno Sammaciccia a rappelé que « la science et la technologie prenant une place prépondérante, on a tendance à oublier que les gens sont avant tout des âmes » (p. 122). Dans le même esprit, le contacté Enrique Barrios reçut l’information suivante : « Lorsque dans un monde l’amour est dominée par la science, ce monde s’autodétruit. C’est mathématique.... » (p. 122).

Ici pour nous aider montre que l’existence des Frères de l’espace, leurs visites et leurs messages sont des questions beaucoup plus simples que nous croyons. Nous amener vers « d’autres dimensions » ou nous montrer des technologies que nous ne pouvons même pas commencer à comprendre ne les intéresse pas. Comme Gerard Aartsen nous le rappelle bien dans chacun de ses chapitres, les Frères de l’espace nous conseillent « d’apprendre à marcher avant de courir » (p. 139). Nous n’aurons jamais accès aux mystères de la vie si nous ne nous libérons pas de notre égoïsme et de notre ignorance. Ou en d’autres termes, « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », c’est ce qui ressort des rapports du contacté Paolo di Girolamo : « Ce qui est le plus fascinant dans les affirmations des Frères de l’espace sur la relation qui existe entre l’humanité et l’univers est celle d’une intégration existentielle du microcosme vis-à-vis du macrocosme » (p. 149). Le but des Frères de l’espace est alors de nous inspirer nous, l’humanité, afin que nous devenions conscients de notre unité et du fait que cette unité s’inscrit dans une unité plus grande, celle de notre système solaire.


Gerard Aartsen, Here to help: UFOs and the Space Brothers. BGA Publications, Amsterdam, 2011.


En octobre 1957 une soucoupe volante fut rendue visible et atterrit à Francavilla, sur la côte adriatique italienne. Deux hommes furent autorisés à y entrer par deux fois, et à y prendre des photos. Ce disque avait un diamètre de 24 m et sa cabine de contrôle, 10 m.

Le consul italien Alberto Perego,.qui fut un des membres importants des sympathisants italiens, publie huit de ces-photos, dans son livre, Sono Extraterrestri ! Ces photos extraordinaires qui n’ont jamais été publiées en dehors de l’Italie, sont désormais disponibles dans l’ouvrage de Gerard.Aartsen.

Voir deux photographies dans la version imprimée de la revue Partage international n° 281/282 de janvier/février 2012, page 24.





Interviews

Home Le poumon de la planète sous bonne surveillance

Interview de Atossa Soltani par Jason Francis

L’ONG Amazon Watch, basée à San Francisco, a été fondée en 1996. La forêt amazonienne est la plus grande forêt tropicale du monde et celle qui possède la plus grande diversité biologique. Aussi grande que treize fois la France, elle s’étend sur neuf pays. Atossa Soltani est fondatrice et directrice générale d’Amazon Watch. Jason Francis l’a interviewée pour Partage international.

Partage international : Pourquoi la préservation de la forêt amazonienne est-elle si importante ?
Atossa Soltani : La forêt tropicale amazonienne est essentielle pour la stabilité du climat mondial. Elle régule le temps qu’il fait, le régime des pluies, non seulement en Amérique du Sud, mais pour l’ensemble de la planète. On peut dire qu’elle est à la fois le moteur du système météorologique mondial, la machine à faire pleuvoir et le poumon de la planète. L’Amazonie est l’élément fondamental qui permet la maintenance de la vie sur Terre.
Les quelque sept milliards d’habitants de la planète sont entièrement dépendants de l’Amazonie et de son bon fonctionnement. On estime qu’elle abrite 30 à 50 % de toutes les espèces de plantes et d’animaux de la planète. Beaucoup de ces plantes ont un intérêt thérapeutique, mais à ce jour, moins d’un pour cent d’entre elles a été étudié. On fonde de grands espoirs sur ces plantes pour trouver des remèdes à des maladies comme le cancer, le diabète et le sida.

PI. Quels sont les objectifs d’Amazon Watch ?
AS. Nous travaillons en partenariat avec les peuples indigènes de l’Amazonie pour faire valoir leurs droits et promouvoir la protection de l’environnement. Les populations locales ont été les gardiens efficaces de la forêt pendant des millénaires. Elles sont aux avant-postes de la bataille pour la protection de l’Amazonie et nous devons être à leurs côtés. Leur mode de vie, leur culture et leurs connaissances ancestrales sont autant de leçons pour apprendre à vivre en équilibre avec la nature.
Nous faisons campagne pour que soit reconnu le droit à la terre et à l’autodétermination de ces peuples, pour un développement écologique durable de cette région, pour faire établir la responsabilité des grandes entreprises industrielles qui y travaillent, et pour que le monde entier connaisse la valeur et l’importance tant de la forêt tropicale amazonienne que des savoirs des peuples qui y vivent.
Les grandes entreprises sont responsables de la destruction de la forêt et de la pollution de l’eau. Nous travaillons sur des programmes pour soutenir les initiatives des peuples indigènes qui veulent protéger leurs terres, et pour réorienter les investissements publics des énergies destructives et des mégaprojets vers le développement durable.
Au cœur de notre mission il y a la conviction que les peuples indigènes ont des droits et qu’ils rendent service à toute l’humanité. Nous avons beaucoup à apprendre de leur combat et de leur sagesse. Et nous perdrions beaucoup s’ils perdaient leur terre, leurs forêts et leur culture. S’ils disparaissent, toute l’Amazonie disparaîtra.
Personnellement, j’ai été très inspirée par ce milieu extraordinaire qu’est la forêt amazonienne depuis toute petite. Je n’ai jamais cessé de penser qu’elle est un enjeu fondamental pour la planète. Je travaille depuis plus de vingt ans pour faire cesser la déforestation et protéger l’Amazonie et ses habitants.

Déforestation

PI. Quel est le taux actuel de déforestation de l’Amazonie ?
AS. La déforestation n’est même pas mesurée. Nous n’avons des données que pour l’Amazonie brésilienne. Il est donc difficile de faire une évaluation globale. Nous savons que des pays comme l’Equateur ont des taux très élevés de déforestation. Soixante pour cent de l’Amazonie se trouve au Brésil : certaines années la déforestation peut y atteindre un territoire de la taille de la Belgique, ou même davantage. Cela fluctue, mais on peut dire que sur les quarante à cinquante dernières années nous avons perdu environ 20 % de la couverture forestière du bassin amazonien. Un autre 20 % a été suffisamment dégradé pour que ses fonctions écologique et hydrologique soient perturbées.
Nous menons un combat contre la montre. Le point de non retour se situe autour de 40 à 50 % de déforestation. A ce moment, l’Amazonie ne remplira plus son travail de régulation hydrologique de la planète. Nous n’en sommes pas loin. Selon certains, on pourrait l’atteindre en moins de dix ans.

PI. Quelles sont les causes de la déforestation et de la profanation de l’Amazonie ?
AS. Le plus souvent, la déforestation se produit le long des routes qui sont ouvertes pour accéder aux sites d’exploration gazière et pétrolière, et bien sûr aux sites d’extraction du bois de construction. On installe des pipelines, et puis les routes attirent les gens des villes à la recherche de terres à exploiter, et aussi des braconniers. Tout projet agricole (plantation de soja, d’huile de palme) ou d’élevage entraîne la colonisation et la déforestation des terres.
Et il y a aussi la construction des grands barrages qui inondent des milliers de kilomètres carrés de terres.

Le barrage de Belo Monte

PI. Parlez-nous du barrage de Belo Monte qui doit être construit sur la rivière Xingu dans l’Etat du Para au Brésil.
AS. Ce sera le 3e plus grand barrage au monde avec une capacité de production de 11 000 mégawatts. En réalité, il en produira probablement seulement 3 500 à 4 500 à cause des fluctuations du niveau de la rivière entre la saison humide et la saison sèche. Le barrage détruira la rivière Xingu sur 100 kilomètres, ce qui aura un impact énorme sur les populations riveraines, les peuples indigènes, les pêcheurs et les paysans. Le barrage inondera 600 kilomètres carrés de terres, y compris une partie de la ville d’Altamira, où l’on devra déplacer entre 25 000 et 40 000 personnes.
Les communautés locales sont opposées au barrage, donc il va y avoir un conflit social. Quelque 100 000 travailleurs arrivent à Altamira pour chercher du travail sur le barrage. Cela va doubler la population de la ville, faire exploser le crime, et poser de graves problèmes d’assainissement et d’approvisionnement en nourriture. Cela va aussi promouvoir la spéculation sur la terre.
Des institutions scientifiques de la région estiment qu’en raison de l’afflux de travailleurs migrants, ce barrage pourrait en réalité entraîner la déforestation de 5 000 kilomètres carrés au Para, qui a déjà le taux le plus élevé de déforestation au Brésil, et aussi le taux le plus élevé de criminalité, en particulier contre les militants de la forêt, les syndicalistes et les ouvriers agricoles.
Ce projet est très lourd pour l’environnement, les populations, et il est totalement inutile. En effet, le Brésil possède de nombreuses alternatives pour faire face à ses besoins en énergie.

PI. D’où viennent les fonds qui financent le barrage ?
AS. Le barrage de Belo Monte est un vieux projet de la dictature brésilienne de la fin des années 1980. Dans un premier temps, une forte opposition avait réussi à le stopper. Il devait être financé par la Banque mondiale, mais celle-ci s’est retirée du projet.
Aujourd’hui, la Banque nationale de développement brésilienne finance à plus de 80 %. Il faut préciser que trois autres barrages sont en projet sur la Xingu et une soixantaine d’autres barrages dans toute l’Amazonie brésilienne pour les vingt prochaines années. Pour la plupart, ils seront financés par le gouvernement brésilien. Voilà un détournement abusif de l’argent public pour des projets qui entraîneront appauvrissement, crime, déforestation et désintégration culturelle. Tout cela pour produire une électricité qui pourrait être produite par d’autres moyens.

Un «  Tchernobyl amazonien »

PI. Parlez-nous de ce que certains ont appelé le « Tchernobyl amazonien » ?
AS. C’est une expression qui a été utilisée pour se référer aux zones contaminées et dévastées par la compagnie Chevron (autrefois Texaco). A la fin des années 1960 ils ont découvert du pétrole au nord-est de l’Amazonie équatorienne. En utilisant une méthode de forage interdite dans la plupart des autres parties du monde, la compagnie a laissé se répandre dans les rivières des millions de litres d’eau toxique et de pétrole brut, dans une zone où vivent cinq tribus indigènes. Trente mille communautés agricoles rurales en ont été affectées. Toute la zone a été dévastée.
La compagnie a abandonné l’exploitation dans les années 1990 et est partie en laissant derrière elle une immense zone contaminée. On a maintenant une grave crise de santé publique. Un taux élevé de cancer, des malformations chez les nouveau-nés, des problèmes de peau et toutes sortes de maladies liées à la pollution due aux hydrocarbures. Chevron a refusé de nettoyer la zone et s’est battu bec et ongles lors d’un procès à l’issue duquel, en février 2011, une cour équatorienne l’a reconnue coupable. Elle devrait payer plus de 9,5 milliards de dollars pour nettoyer et remettre la région en état. Chevron a fait appel mais nous espérons qu’au final la justice prévaudra et que Chevron devra assumer ses responsabilités.

Une « campagne pour nettoyer l’Equateur »

PI. Amazon Watch a lancé une « campagne pour nettoyer l’Equateur » . De quoi s’agit-il ?
AS. Lorsque Chevron a acheté Texaco, en 2001, Amazon Watch a lancé une campagne pour que Chevron soit reconnu responsable de la pollution de l’Equateur. Nous ne sommes pas les plaignants mais nous collaborons avec eux. Le procès est un recours collectif intenté par 30 000 villageois indigènes et campesinos. Il dure depuis dix-sept ou dix-huit ans.
Nous aidons les communautés locales à faire entendre leur voix auprès des responsables de Chevron. On fait aussi en sorte que les investisseurs qui choisissent de placer leur argent dans Chevron sachent ce que fait cette compagnie. La campagne a aussi touché des centaines de milliers de personnes du monde entier qui ont signé des lettres et des pétitions pour nous soutenir. Avec la Campagne pour nettoyer l’Equateur, nous demandons que Chevron assume ses responsabilités, nettoie les sols et les eaux contaminés, et indemnise les communautés locales pour tous ceux qui sont morts ou souffrent de maladies ; nous voulons aussi qu’elle apporte une aide médicale à la région et de l’eau potable aux communautés affectées.

PI. Pourquoi les gouvernements ne protègent-ils pas la forêt amazonienne de la dégradation et de la profanation, et ne défendent-ils pas les droits des peuples indigènes face à l’exploitation ?
AS. Les gouvernements de ces pays – comme le Pérou, la Colombie et le Brésil – ont eux-mêmes des sociétés pétrolières et d’électricité publiques. Ces sociétés, avec leurs ministères de tutelle, ont des partenariats avec des sociétés privées pour exploiter les ressources de l’Amazonie. Et donc, les gouvernements, au lieu de jouer le rôle de régulateurs environnementaux et de défenseurs des droits de l’homme, se trouvent du côté des exploiteurs.
Bien sûr, il y a des lois. Dans tous les pays d’Amérique latine, les gouvernements ont inscrit dans leur constitution les droits des peuples indigènes à disposer de leurs terres et de leurs propres ressources, et leur droit à l’autodétermination. Mais la plupart de ces gouvernements n’ont pas mis en place les moyens légaux et règlementaires pour faire appliquer ces garanties constitutionnelles. Leurs systèmes juridiques ne fonctionnent pas et ils n’ont pas la logistique nécessaire pour surveiller les énormes territoires de l’Amazonie.
En outre, comme je l’ai mentionné, les gouvernements ont eux-mêmes des intérêts dans l’extraction rapide des ressources naturelles. Il y a là un conflit d’intérêts majeur qui fait que les peuples indigènes sont opposés aux intérêts économiques de grandes entreprises qui contrôlent elles-mêmes les gouvernements.

PI. Et comment pouvez-vous aider les peuples indigènes à faire valoir leurs droits ?
AS. Notre stratégie principale est de renforcer les organisations locales existantes, de favoriser l’éclosion de leaders parmi elles, et d’aider les peuples indigènes à mieux défendre leurs droits, par des formations et l’apport de diverses ressources. On renforce leur organisation interne, et on leur apprend à aborder les grandes sociétés multinationales et les institutions financières internationales comme la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.
Je me souviens, au début de notre mouvement vers la fin des années 1990, nous aidions les leaders indigènes à ouvrir des comptes de courrier électronique ; on leur apprenait à utiliser Internet, à faire des recherches et envoyer des courriels depuis la ville la plus proche de leur village dans la jungle. Aujourd’hui, le travail de ces organisations est incroyablement sophistiqué ; grâce à Internet, elles sont reliées les unes aux autres, mais aussi avec tous les gens qui les soutiennent dans le monde entier. Elles peuvent s’inspirer et se servir d’exemple mutuellement. C’est vraiment passionnant.
Les peuples indigènes sont devenus une force en Amérique latine. Ils ont renversé des gouvernements et se sont imposés dans la politique de leurs pays respectifs. Ils ont forcé des gouvernements à changer la loi et dans quelques cas, par la résistance non violente, ils ont réussi à faire stopper des projets industriels et expulser des sociétés. Ils sont une force avec laquelle il faut compter.

PI. Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
AS. J’encourage les gens du monde entier, même s’ils vivent à des milliers de kilomètres des forêts amazoniennes, à regarder comment ils vivent – ce qu’ils mangent, l’énergie qu’ils consomment, comment ils placent leur argent, dans quelle banque ils ouvrent un compte – et à comprendre comment ces choix peuvent contribuer à perpétrer des modèles économiques qui détruisent nos écosystèmes.
Nous devons adopter une approche globale et nous demander « D’où vient l’argent que je gagne ? Où va-t-il quand je consomme ? D’où provient ma nourriture ? En quoi ma façon de consommer, que ce soit de l’énergie ou des vêtements, affecte-t-elle le reste du monde ? »
Il faut même aller plus loin. Réduire notre consommation et l’orienter vers des produits qui ne détruisent pas l’environnement – acheter local, cultiver soi-même notre nourriture –, et réduire notre consommation d’énergie. On peut aussi militer dans des associations qui soutiennent les peuples en difficulté. Il nous faut agir maintenant parce que l’avenir de nos enfants dépend de ce que nous ferons aujourd’hui. Cela vaut pour l’Amazonie et les forêts tropicales partout autour de la planète, mais aussi pour la pêche, les océans, le climat. Et cela vaut pour la démocratie et la justice.
Le moment est venu de créer un mouvement mondial de solidarité pour trouver des solutions globales à tous ces problèmes. Le temps presse. Les dix années qui viennent seront décisives ; elles vont définir l’état de notre planète pour les mille prochaines années.


Informations : www.amazonwatch.org






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