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Accueil > Revue Partage > année 2011

Extraits de la revue
Partage international

Février 2011 - N° 269 / 270

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Regard sur le monde


  • Dossier


  • Citation


  • Courrier des lecteurs


  • Compte rendu de lecture


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons




L'article du Maître

Home La fraternité essentielle de l’homme

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 17 janvier 2011

Depuis des temps immémoriaux l’homme n’a cessé de parcourir la Terre en quête de subsistance, de richesses, de sécurité et de paix. A l’âge des tribus et même des nations il a sillonné le monde en tous sens, combattant une longue suite de peuples de toute nature, et se métissant avec eux. L’aboutissement de cette errance sans fin est l’humanité une d’aujourd’hui. Quelles que soient leurs différences de couleur, de religion, de traditions ou de langue, tous les hommes descendent d’ancêtres communs, et tous sont passés par le même processus pour évoluer jusqu’à leur état actuel.

S’il est indéniable que certains groupes humains sont aujourd’hui dans une situation bien plus enviable que d’autres, cela n’est pas dû à une différence innée d’intelligence ou d’adaptabilité mais à la conjugaison de nombreux facteurs historiques. Tout au long de l’histoire des groupes se sont hissés au premier plan pour une période plus ou moins longue avant de replonger dans les ténèbres, ne laissant derrière eux que les traces de leur créativité comme témoignage de leur passage pour les générations suivantes.

L’humanité est une

Cela étant, il est essentiel que l’humanité actuelle se reconnaisse comme une, et ne voie dans ses différences d’aspect physique que la conséquence de conditions climatiques relativement récentes, auxquelles s’ajoutent les diverses influences de rayons qui se sont manifestées régulièrement à travers les types raciaux en émergence. L’humanité est une en conscience, et continue d’évoluer comme un tout indivisible.

Dans cette progression, chacune des races et sous-races apporte une qualité nouvelle à l’ensemble. Le processus de réincarnation permet à tout individu de recueillir au fil du temps l’héritage de connaissance et de conscience propre à chaque époque.

Si les hommes saisissaient vraiment la complexité et la beauté de ce processus, le « racisme » actuel disparaîtrait à jamais avec son cortège d’antagonismes et d’inimitiés. Les hommes se rendraient compte qu’en vérité ils sont frères, et qu’ils cheminent ensemble dans ce voyage apparemment sans fin de découverte de Soi.

Créer ensemble

Quand nous, qui sommes vos Frères aînés, travaillerons au grand jour, vous constaterez que cette vérité est au cœur de notre compréhension de la nature humaine et des relations entre les hommes. La famille humaine constitue la base nourricière de notre vie. C’est en son sein que nous apprenons par la coopération à créer ensemble, et tissons de la sorte la riche tapisserie de notre identité partagée.

Comment donc les hommes parviendront-ils à comprendre ce processus fondamental ? Nous, qui sommes la Fraternité, manifesterons cette unité dans tous nos actes, et les hommes en viendront ainsi à se percevoir eux-mêmes comme étant tous frères. Le partage les conduira à cet état béni, et ils seront auréolés de gloire dans cette nouvelle expression de la vérité. Ainsi en sera-t-il.

Alors les hommes parviendront aux sommets de l’accomplissement par le partage de leurs connaissances et de leur expérience. Détruisant à jamais les barrières artificielles qu’ils ont érigées pour tenir leurs frères à distance, ils prendront enfin conscience qu’ils ne font qu’un avec eux.





Home La philosophie des occupants d’ovnis

par Wilbert B. Smith

Dans son livre Light at the End of the Tunnel – A Survival Plan for the Human Species (La lumière au bout du tunnel : un plan de survie pour l’humanité), Paul Hellyer cite longuement un article de Wilbert B. Smith, qui fut directeur du Service canadien d’investigation sur les ovnis (1950-1954). Les détails fascinants contenus dans cet article et ses correspondances avec les informations transmises par G. Adamski et B. Creme nous ont conduit à en publier de larges extraits ci-dessous.

Au-delà du fait qu’ils sont bien réels et d’origine extraterrestre, l’un des aspects les plus intéressants inhérent au phénomène des ovnis est l’étude de leur philosophie. Quels genres d’êtres les construisent et les font voler ? A quoi ressemblent-t-ils ? Quel est leur mode de pensée ? Leurs pensées et leurs idéaux sont-ils similaires aux nôtres ? Pouvons-nous les comprendre ? Tout chercheur sérieux est assailli par de telles questions.

[…] De nombreux récits de contacts entre ces êtres venus d’ailleurs et des terriens ont été publiés mais il y en a beaucoup plus qui ne l’ont pas été. […] Lorsque les multiples données émanant de différentes sources seront rassemblées et analysées, cela mettra en évidence une philosophie complète. Il est question d’un magnifique plan cosmique dont nous faisons partie, qui transcende la durée de vie d’une simple personne, d’une nation ou d’une civilisation ou même d’une planète ou d’un système solaire. On ne nous dit pas simplement qu’il existe quelque chose qui transcende notre perception immédiate mais on nous dit ce que c’est, pourquoi cela existe et la relation que nous avons avec. Beaucoup de nos problèmes les plus aigus disparaissent grâce à quelques mots, au moins si nous les comprenons et que nous avons la détermination de les mettre en pratique. On nous informe sur les défauts de notre science actuelle et on nous a donné les bases pour l’établissement d’une nouvelle science, plus simple et plus inclusive que le monstre mathématique que nous avons créé. On nous parle d’un mode de vie utopique qui dépasse tous nos rêves, et des moyens d’y arriver. Se peut-il qu’une philosophie aussi belle et cohérente soit le fruit de l’imagination de quelques illuminés ? J’en doute.

Si les seules preuves que nous ayons étaient d’ordre philosophique, nous pourrions avoir des doutes, mais lorsque c’est associé à la réalité de milliers d’observations sur le terrain, nous ne pouvons nier le phénomène. C’est grâce à leur science plus avancée qui nous a été en partie transmise que les extraterrestres arrivent à faire des choses incroyables de leurs soucoupes, choses qui sont pour nous a priori impossibles. Le niveau du spectacle qu’ils nous donnent est en parfaite adéquation avec le niveau de leur science.

Encore une fois, on nous a montré là où nos concepts scientifiques étaient erronés ou déficients et des expérimentations ont été suggérées et réalisées, et dans tous les cas la science extraterrestre s’est montrée infiniment plus juste.

Alors, si tous ces sujets sont connus, pourquoi n’ont-ils pas été rendus publics ? Pourquoi ne les étudie-t-on pas ? Voici la réponse : cela a bien été rendu public. Des livres ont été écrits et des centaines de milliers d’exemplaires vendus. De nombreux magazines que l’on peut facilement se procurer traitent de ces sujets. Des rapports d’investigation sérieux ont été écrits et diffusés.

Mais ceux qui tiennent les rênes de notre société sont satisfaits de son état actuel et résistent à toute tentative de changement qui pourrait venir troubler leur tranquillité. Il y a ceux qui pensent que tout cela est absurde. Il y a ceux qui ont peur que cela nuise à leur position sociale et qui rejettent tout ce qui pourrait leur porter atteinte. Il y a ceux qui disent que notre science fonctionne bien.

Toutefois, il est rassurant de constater que grâce aux bandes dessinées et aux livres de science-fiction, d’ailleurs souvent critiqués, les jeunes générations sont conditionnées à accepter la réalité des extraterrestres, et sont souvent avides d’en connaître le plus possible sur les soucoupes volantes et les extraterrestres lorsque l’occasion se présente.

Qu’en est-il de l’avenir ? Cette question a été posée à maintes reprises, y compris aux êtres venus d’ailleurs. La réponse est : nous ne savons pas exactement ce qui va arriver mais nous entrevoyons les grandes tendances. Nous aussi sommes conscients des tendances mais comme nos moyens pour glaner des informations sont restreints, nous sommes limités dans notre capacité à prédire l’avenir. Nous avons constaté que lorsqu’elles choisissent de le faire, ces êtres venus d’ailleurs peuvent être assez précis dans leurs prédictions.

Nous pouvons résumer la question des soucoupes volantes comme suit. Nous sommes arrivés à un stade dans notre évolution où nous devons faire un choix final entre le vrai et le faux. Les extraterrestres se sentent concernés par la décision que nous prendrons, en partie parce que cela aura des répercussions sur eux et aussi parce que nous sommes leurs frères de sang et qu’ils se sentent vraiment concernés par notre bien-être.

Il existe une loi cosmique qui empêche que l’on se mêle des affaires des autres. Ainsi ne peuvent-ils pas nous aider directement bien qu’ils pourraient facilement le faire. Nous devons faire notre propre choix avec notre propre libre arbitre. Les tendances actuelles pointent vers une série d’événements qui pourraient provoquer le recours à l’aide des extraterrestres, et ils sont là, prêts et disposés à nous aider. En fait, ils nous ont déjà beaucoup aidés d’une façon qui n’interfère pas avec notre liberté de choix.

Avec le temps, lorsque certains événements se seront produits, et que notre orientation nous permettra d’accepter ces êtres venus d’ailleurs, ils nous rencontreront librement sur un terrain d’entente commun basé sur la compréhension mutuelle et la confiance. Ils pourront alors nous enseigner et nous bâtirons ainsi cet Age d’Or que tous les hommes désirent profondément dans leur cœur.


[Avec l’aimable permission de Grant Cameron, directeur du site www.presidentialufo.com, où ce texte est disponible dans son intégralité.]




Home Le bien commun : ce que nous partageons

par Jay Walljasper

Saluons une nouvelle manière d’aborder la propriété et la coopération.

 L’expression bien commun n’est pas très familière, mais l’idée existe depuis des siècles. Le bien commun est une nouvelle interprétation d’un mot ancien signifiant « ce que nous partageons ». Le bien commun fait référence à un grand nombre de choses qui appartiennent à tout le monde. Cela va de l’air que nous respirons à la faune et la flore ; du système judiciaire à Internet. Certaines de ces choses nous sont données par la nature, d’autres sont le produit de la créativité humaine. De nouveaux biens communs apparaissent, comme Wikipedia. D’autres sont très anciens, comme les mots et expressions pittoresques de toutes les langues du monde.

Chacun peut utiliser le bien commun, tant qu’il en reste assez pour les autres. C’est la raison pour laquelle des biens communs limités, comme les ressources naturelles, doivent être durablement et équitablement gérés. Mais beaucoup d’autres biens communs peuvent être librement utilisés. Les stars du hip-hop et du rock, par exemple, s’approprient des éléments de la musique soul, du jazz, du blues, du gospel, de la musique country et des vieilles ballades traditionnelles – et nous en sommes tous plus riches. C’est là la plus grande force des biens communs. Ils sont notre héritage commun, et sa valeur augmente lorsqu’on puise dans ses richesses.

C’est ainsi que le bien commun a été utilisé à travers l’histoire pour promouvoir la démocratie, la culture, la technologie, la médecine, l’économie, le progrès social. Mais ce cycle naturel de partage est maintenant en danger. Tout se mesure aujourd’hui selon les lois de l’économie de marché, où chacun essaie de mettre la main sur des parties du bien commun pour se les approprier. Beaucoup d’éléments essentiels de la société, des écosystèmes jusqu’aux services publics en passant par la connaissance scientifique nous glissent entre les doigts pour se retrouver dans les poches des riches et des puissants.

Richesses perdues

Un exemple de ce que nous perdons se trouve à la une des médias avec l’explosion du coût des soins de santé. La création de très nombreux médicaments largement prescrits et dont dépendent des millions de personnes, a été possible grâce à l’aide publique. Mais seules les entreprises pharmaceutiques ont le droit de les vendre. Nous payons un prix exorbitant pour des médicaments que nous avons financés avec l’argent des impôts, et beaucoup de pauvres n’ont même pas accès aux traitements qui pourraient leur sauver la vie.

Un autre exemple encore plus absurde touche à un sujet dont on pourrait penser qu’il ne prête pas à polémique : le yoga. Au cours de siècles d’évolution comme pratique spirituelle, les postures et diverses techniques du yoga ont été incorporées à la tradition. Mais en 1978 un Indien du nom de Bikram Choudhury, vivant à Beverly Hills (E.-U.), a breveté certaines asanas très anciennes de Hatha-yoga comme si elles étaient sa propre invention, et il a appelé tout ça le Bikram Yoga. Il menace maintenant de poursuivre en justice les autres écoles de yoga qui enseignent ces techniques.

La bonne nouvelle est que partout des gens commencent à se réapproprier les biens communs. Luttant ici pour maintenir ouverte une bibliothèque, améliorant un parc ailleurs, ou encore trouvant des fonds pour créer de nouvelles écoles. On voit des écologistes qui luttent contre l’assèchement des zones humides et le rejet de produits toxiques ; des militants qui rendent Internet accessible à des populations défavorisées et s’opposent aux projets des grandes entreprises qui voudraient limiter l’accès libre à l’information ; des peuples primitifs qui inculquent à leurs enfants le sens de la tradition et de l’espoir ; de jeunes entrepreneurs et ingénieurs informaticiens qui cherchent de nouveaux moyens pour partager l’information et les idées.

Toutes ces personnes ne se considèrent pas comme des militants du bien commun. Certains peuvent même ne pas connaître cette expression. Vel Wiley, qui dirige depuis longtemps la télévision publique de Milwaukee (Wisconsin, E.-U.), a déclaré un jour lors d’un événement organisé sur le sujet du bien commun : « Quand on m’a invité à participer à cette conférence, je pensais que le bien commun c’était un truc pour les gens de Greenpeace, des écologistes. Mais je comprends maintenant que j’ai moi-même participé au combat pour le bien commun depuis vingt ans sans le savoir. Notre télévision n’est pas simplement un petit groupe de gens préconisant que les citoyens puissent donner leur avis sur les médias audiovisuels. Nous faisons partie de quelque chose de beaucoup plus grand, et cette compréhension nous aide à aller de l’avant. » Il n’est pas nécessaire que chacun adopte l’expression bien commun. Ce qui importe, c’est que chacun comprenne que ce que nous partageons (et comment nous le partageons) est aussi important que ce que nous possédons individuellement.

Parallèles avec les origines de l’écologie

L’intérêt croissant pour le bien commun ressemble à ce qu’on a connu au début du mouvement écologiste dans les années 1960. Alors, on utilisait peu le mot écologie mais la pollution atmosphérique inquiétait déjà, tout comme les pesticides, l’augmentation des déchets ménagers, la perte des espaces naturels, la disparition des espèces, les substances toxiques déversées dans les fleuves, les marées noires qui polluent les océans, les peintures à base de plomb qui empoisonnent les enfants, la progression des banlieues avalant la campagne, les montagnes de détritus, et les pratiques agricoles insoutenables qui ravagent la terre. Pourtant, ce n’est qu’à partir du premier Jour de la terre, le 22 avril 1970, que l’usage du mot écologie s’est répandu. L’écologie regroupe un ensemble de domaines connectés, qui apparaissaient auparavant totalement séparés. Elle est devenue la bannière sous laquelle de multiples causes sont défendues.

La défense du bien commun sous toutes ses formes offre la même promesse de rassemblement par la création d’un nouveau mouvement visant à modifier notre perception du concept de propriété et à promouvoir la collaboration dans la société moderne.

Une nouvelle façon de penser et de vivre

Plus qu’un cadre philosophique et politique pour comprendre ce qui va mal, le mouvement en faveur du bien commun nous fournit une trousse à outils pour résoudre les problèmes. Des militants locaux désireux de revitaliser leur communauté et de protéger l’espace public créent des fonds de gestion – une autre façon de rendre la propriété de la terre à la collectivité. Les internautes utilisent les qualités collaboratives de l’outil Internet pour s’opposer aux sociétés qui voudraient confisquer cette ressource commune. Partout des villageois et citadins défendent la propriété publique de l’eau, une ressource qui ne peut être vendue, exploitée, ou contrôlée par qui que ce soit.

Tous ces efforts prolongent la signification du bien commun au-delà de quelque chose que l’on possède, vers une plus grande idée : comment vivre ensemble. Peter Linebaugh, historien réputé dans le domaine du bien commun, a inventé le mot « commoning » pour décrire les efforts croissants consacrés à la protection et au renforcement de tout ce que nous partageons. « Je veux souligner que le bien commun, plus qu’une simple ressource matérielle, ce sont des activités dont l’élément social est essentiel. »

David Bollier, un des principaux théoriciens du bien commun sur la scène internationale, a défini cette expression comme une dynamique sociale. Voici ce qu’il a écrit dans le journal politique anglais Renewal : « Le bien commun apparaît chaque fois qu’une communauté décide qu’elle souhaite contrôler une ressource de façon collective, avec un respect spécial pour la préservation de son accès et de son utilisation de façon durable et équitable. Le bien commun est une forme sociale qui a toujours existé à l’ombre de notre culture de marché, et qui connaît maintenant un renouveau. »

Julie Ristau et Alexa Bradley, militants communautaires de longue date, constatent que beaucoup de personnes ont si bien intériorisé les valeurs compétitives de l’économie de marché qu’elles croient que toute action coopérative est condamnée à l’échec. Elles ont perdu jusqu’à la capacité d’imaginer le moindre travail collectif. En même temps, J. Ristau et A. Bradley détectent chez d’autres « une aspiration profonde à la restauration du lien social ». Nous assistons à des efforts remarquables pour reconstituer le tissu communautaire, relocaliser l’approvisionnement de la nourriture, avancer vers une économie coopérative, et mieux harmoniser nos vies avec la santé de notre planète. Ces efforts naissent du besoin et du désir profonds de vivre ensemble et de nous organiser pour retrouver le sens de la propriété partagée, et de collaborer pour une saine gestion du bien commun.

En nombre croissant, nous faisons des pas dans la direction d’un monde basé sur le bien commun, dans lequel l’attention portée sur la compétition serait équilibrée par de nouveaux comportements et des structures sociales qui favorisent la coopération. Cette vision apparaît précisément au moment où nous en avons le plus besoin. Les mythes entretenus ces trente dernières années sur la magie du marché ont été brisés par l’implosion de la bulle financière mondiale, qui a créé à la fois une ouverture de conscience et un besoin aigu de vivre différemment.

La solution aux désastres économiques et écologiques actuels nécessitera plus que quelques ajustements. Il faudra tout réorganiser en profondeur, procéder à un véritable changement de civilisation. Nous vivons un moment historique où se fait jour une nouvelle vision du bien commun dans une société où le nous importe autant que le moi. Une belle lueur d’espoir d’un monde meilleur.


Cet article de YES! Magazine est extrait du livre All That We Share: A Field Guide to the Commons de Jay Walljasper.
On The Commons est un centre d’élaboration de stratégies en faveur du mouvement pour le bien commun.
http://www.yesmagazine.org/happiness/all-that-we-share


Pourquoi se préoccuper du bien commun ?

Le bien commun, c’est notre histoire, mais aussi notre plus bel espoir pour l’avenir. L’idée – et la réalité – du bien commun a décliné nettement à partir du 18e siècle. Pourquoi devrions-nous aujourd’hui, en ce début de 21e siècle, nous battre pour le ressusciter ? Une réponse simple est qu’il le faut. Malgré les nombreux bienfaits qu’elle nous apporte, l’économie de marché est un rouleau compresseur. Elle ne possède aucun mécanisme interne lui disant quand s’arrêter – arrêter de détruire le bien commun qui la nourrit. En quelque sorte, voilà des siècles que nous puisons dans un compte en banque bien garni, et maintenant, il commence à s’épuiser. Il faut y effectuer des dépôts pour assurer notre avenir. Si notre Destin manifeste a pu être jusqu’ici de nous répartir le bien commun, nous avons maintenant le devoir de le reconstituer. Nous devons le faire pour protéger la planète, améliorer notre qualité de vie, réduire les inégalités, et laisser un monde meilleur à nos enfants.

Peter Barnes





Home Le monde saura-t-il se convertir assez rapidement aux énergies renouvelables ?

par Lester R. Brown

Avec l’augmentation du prix des combustibles fossiles, l’incertitude sur le futur des réserves de pétrole, et la défaveur que connaît le charbon pour ses effets sur le climat, les nouvelles énergies se développent partout. L’éolien, le solaire et la géothermie remplacent le trio jusqu’ici incontournable, pétrole/charbon/gaz naturel. Malgré la crise économique mondiale, cette transition progresse rapidement, et ce, tout autour du monde.

Au Texas par exemple. Longtemps premier Etat producteur de pétrole, il est aussi devenu principal producteur d’électricité éolienne, ayant rattrapé la Californie en 2006. Il produit 9 700 mégawatts (MW), et beaucoup plus sont au stade du développement. Une fois tous ces parcs éoliens construits, le Texas aura une capacité de production de 53 000 MW – l’équivalent de 53 centrales électriques au charbon. Cette énergie suffira pour satisfaire les besoins domestiques des 25 millions d’habitants de l’Etat, et après avoir longtemps exporté du pétrole, il deviendra même exportateur d’électricité.

Le Dakota du Sud est aussi un Etat venteux et peu peuplé. Il a démarré la création d’un énorme parc éolien de 5 050 MW (un MW peu alimenter 300 foyers américains) qui produira presque cinq fois les besoins en électricité de ses 810 000 habitants. Une dizaine d’Etats américains, la plupart dans les Grandes Plaines, ainsi que plusieurs provinces canadiennes projettent d’exporter de l’électricité éolienne.

De l’autre côté de l’Atlantique, le gouvernement écossais est en pourparlers avec deux fonds d’investissement du Moyen-Orient pour développer un projet éolien de 7 milliards de dollars en Mer du Nord. Ce réseau permettra à l’Ecosse de produire 60 000 MW, proche des 85 000 produits actuellement en Grande-Bretagne.

On assiste à une acceptation généralisée des énergies renouvelables. Et pas seulement dans les pays industrialisés. L’Algérie, qui sait qu’elle n’exportera pas du pétrole éternellement, s’est engagée dans un processus de reconversion. Elle projette de produire 6 000 MW d’énergie solaire thermique destinée à être exportée vers l’Europe par un câble sous-marin. Les Algériens disposent d’assez d’énergie solaire dans leur immense désert pour alimenter la planète entière. C’est une réalité mathématique. Un autre fait remarquable du même ordre est que la lumière du soleil frappant la Terre en seulement une heure est suffisante pour alimenter l’économie mondiale pendant un an.

La Turquie, qui possède une capacité de production électrique totale de 41 000 MW, a lancé en 2007 un appel d’offres pour construire des parcs éoliens. Plusieurs sociétés se sont portées candidates, nationales et internationales, pour un total stupéfiant de 78 000 MW. La Turquie a sélectionné les meilleures offres pour environ 7 000 MW. Le gouvernement prépare maintenant les permis de construire.

L’Indonésie, pays qui compte 128 volcans en activité et donc riche en énergie géothermique, a annoncé en 2008 qu’il développerait 6 900 MW d’énergie géothermique avec Pertamina, la compagnie pétrolière nationale, qui va s’attribuer la part du lion. La production de pétrole en Indonésie a baissé au cours de la dernière décennie et le pays est même devenu importateur de pétrole depuis cinq ans. Pertamina pourrait devenir la première compagnie pétrolière à effectuer sa transition vers les énergies renouvelables.

J’ai mentionné quelques-unes des nombreuses initiatives d’avenir visant à puiser dans les énergies renouvelables de la planète. Les ressources sont énormes. Aux Etats-Unis, trois Etats – le Dakota du Nord, le Kansas et le Texas – peuvent produire assez d’énergie éolienne pour alimenter toute l’économie américaine. En Chine, le vent deviendra probablement la principale source d’énergie. L’Indonésie pourrait un jour satisfaire l’ensemble de ses besoins énergétiques grâce à la seule géothermie. En Europe, il est question d’alimenter tout le continent grâce aux parcs éoliens de la Mer du Nord et aux centrales thermiques solaires du Sahara.

Les Objectifs de développement des énergies renouvelables pour 2020, exposés dans mon ouvrage Plan B 4.0 : Mobilizing to Save Civilization (Se mobiliser pour sauver l’humanité), ne sont pas basés sur ce que les politiques considèrent généralement comme faisable, mais sur ce que je pense être nécessaire. Ce n’est pas le Plan A – on continue comme avant ; c’est le Plan B – une mobilisation comme en temps de guerre, une réponse tous azimuts destinée à éviter une déstabilisation de l’économie et les tensions politiques qui résulteraient d’un changement climatique incontrôlé.

La mise en œuvre du Plan B permettra d’atteindre une réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 80 % en 2020 et stabilisera les niveaux de CO2 atmosphériques autour de 400 parties par million (ppm), à peine plus que les 387 ppm de 2009, limitant ainsi la hausse des températures. Pour parvenir à un objectif aussi ambitieux, il faudra remplacer la totalité des centrales au charbon et au pétrole par des sources d’énergie renouvelables. Alors que le XXsiècle a été marqué par une mondialisation de la gestion de l’énergie, axée autour du pétrole, ce siècle sera le témoin d’une réorientation de la production d’énergie au niveau local, grâce au vent, au soleil et à la géothermie.

Ce siècle sera aussi celui de l’électrification de l’économie. On passera du tout-automobile avec des moteurs à essence, à un éventail de solutions incluant des automobiles hybrides thermiques/électriques, des véhicules tout-électriques, des métros légers et des trains interurbains à grande vitesse. Le fret sera acheminé sur de longues distances non plus par des camions au diesel mais par des systèmes sur rail automatisés. Les déplacements de personnes et de marchandises utiliseront principalement l’énergie électrique. Les besoins énergétiques des bâtiments seront presque exclusivement assurés par de l’électricité renouvelable, tant pour le chauffage, que pour l’air conditionné et l’éclairage.

Pouvons-nous atteindre ces objectifs assez rapidement ? Je le pense. Le marché des téléphones portables et des ordinateurs individuels nous montre comment de nouvelles technologies peuvent s’étendre subitement. Après avoir atteint un million d’unités en 1986, les ventes mondiales de téléphones portables ont explosé, et le nombre des utilisateurs a doublé chaque année pendant les deux années suivantes. Au cours des douze années suivantes, leur nombre a doublé tous les deux ans. Avant 2001, on comptait 961 millions de téléphones portables – presque 1 000 fois plus en seulement 15 ans. Il y a maintenant plus de 4 milliards d’abonnés dans le monde entier.

Les ventes d’ordinateurs portables ont connu une évolution similaire. En 1980, il s’en est vendu un million d’unités, mais en 2008 le chiffre était de 270 millions – 270 fois plus en 28 ans. On observe actuellement une croissance semblable des technologies basées sur les énergies renouvelables. Le nombre des installations de panneaux photovoltaïques double tous les deux ans et la croissance de l’éolien est presque identique. Tout comme le secteur de la communication et de l’information ont changé au cours des deux dernières décennies jusqu’à être méconnaissables, le secteur de l’énergie connaîtra la même évolution au cours de la prochaine décennie.

Avec une différence importante. Alors que la restructuration du secteur informatique a été alimentée uniquement par le progrès technologique et les forces du marché, celle du secteur de l’énergie le sera aussi par la réalisation que le destin de la civilisation peut dépendre non seulement de cette restructuration, mais aussi de notre capacité à la mettre en œuvre dans les plus brefs délais.


Adapté du chapitre 5 Stabilizing Climate : Shifting to Renewable Energy, du livre de Lester R. Brown Plan B 4.0 : Mobilizing to Save Civilization (New York, W.W. Norton & Compagny, 2009) ; disponible en ligne sur www.earthpolicy.org.




Home Nous sommes un

par Dennis Kucinich

Dennis Kucinich, membre du Congrès américain, a prononcé le discours suivant à la Chambre des représentants à Washington le 12 janvier 2011, en réponse à la fusillade de Tucson en Arizona :

« Nous sommes unis en rendant hommage à la Représentante Giffords et à toutes les victimes de la violence à Tucson. Notre présence reflète la vérité de la première devise américaine, qui est au-dessus de cette chambre, « E Pluribus Unum » : « A plusieurs, nous sommes un. » Il est essentiel que nous reconnaissions notre unité, non seulement au Congrès, mais en tant que nation et en tant que race humaine. Dans cette appréciation de l’unité de l’homme, nous trouvons la sympathie, la compassion et l’amour.

Il s’agit d’une prise de conscience de l’impératif de l’unité humaine qui peut nous amener au seuil de la compréhension de notre pouvoir pour mettre fin à la violence qui s’en prend à nos proches. Il s’agit d’une prise de conscience de l’impératif de l’unité humaine qui peut nous aider à créer une nouvelle Amérique, où l’omniprésence de la violence est perçue comme un défi à relever et non pas comme une vérité inébranlable de la condition humaine qui devrait être acceptée. Nos cœurs sont ouverts maintenant que nous reconnaissons les victimes. Soyons donc ouverts à une nouvelle approche où nous pourrons faire face aux causes de la violence et non seulement à ses effets

Nous sommes un avec notre sœur du Congrès et toutes les autres victimes. Restons unis les uns aux autres alors que nous luttons pour apporter la lumière dans cette période d’obscurité. »




Home La musique au service du changement

Interview de Whitney Kroenke par Felicity Eliot

Mark Johnson a reçu un Grammy Award pour son travail de producteur de musique et quatre Oscars comme producteur de cinéma. Un jour de 2001, alors qu’il descendait une rue de Santa Monica, il entendit une belle voix chantant la chanson bien connue « Stand by me ». Cette voix mélancolique, touchante, était celle de Roger Ridley, musicien de rue qui se produit à Santa Monica le samedi. Mark pensa : « Pourquoi ne pas faire un film sur les musiciens de rue tout autour des Etats-Unis ? »

Mark parla de son idée avec Whitney Kroenke et au fur et à mesure de leur conversation, le projet Playing for Change (PFC) – La musique au service du changement – a pris forme. Whitney, une idéaliste déterminée à faire bouger les choses dans le monde, a étudié le théâtre et la chorégraphie. Après une carrière au théâtre qui l’a conduite de Broadway à Londres, Whitney est retournée à Los Angeles pour se consacrer à un type de cinéma et de théâtre qui encourage le changement social. Whitney est devenue directrice de la Playing for Change Foundation (PFCF) en 2007. Felicity Eliot l’a interviewée pour Partage international.

Partage international : PFC existe depuis à peine dix ans et vous avez déjà accompli énormément de choses. En tant que co-fondatrice vous avez vu l’idée initiale se développer et évoluer. Mark Johnson et vous avez eu cette idée simplement en bavardant ?
Whitney Kroenke : Effectivement, PFC a maintenant neuf ans. Le projet a démarré lentement et s’est développé de façon organique. J’avais 23 ans à l’époque et un caractère optimiste. Je m’intéressais à l’art en direct, au contact du public, dans les rues. Franchement, nous n’avions aucune idée de où tout ça allait nous conduire et de ce qui nous attendait. Au départ nous voulions simplement tourner un documentaire sur les musiciens de rue.

PI. Donc ce n’est que plus tard qu’est apparue l’idée de connecter des musiciens tout autour du monde ?
WK. On a essayé de rester ouverts à toutes les possibilités en laissant les choses suivre leur cours et se développer de façon naturelle, organique. Je crois que c’est la raison pour laquelle notre travail trouve un tel écho chez les gens. Ce pourquoi PFC est principalement connu aujourd’hui est venu après.

PI. Quelle est la mission de PFC ?
WK. A partir de l’idée originale d’un documentaire, nous sommes devenus un mouvement multimédia qui rapproche les gens et les inspire, en particulier les enfants. Nous croyons que la musique peut être une voix vers la paix. La musique a le pouvoir d’éliminer les barrières et les frontières ; elle rassemble, au-delà des cultures, des traditions. Et, nous avons montré ensuite qu’elle ignore aussi les distances.

PI. Vous avez donc commencé à penser que vous pouviez relier les musiciens que vous enregistriez et filmiez aux Etats-Unis avec d’autres musiciens tout autour du monde ?
WK. Oui. On voulait faire quelque chose avec l’idée de connecter les gens par la musique.

PI. J’ai lu que c’est en Afrique du Sud que vous avez eu l’idée de créer une école de musique.
WK. Oui, c’est arrivé bizarrement. Mark avait reçu en cadeau de son frère une photographie extraite d’un livre appelé Un jour en Afrique. On y voyait un groupe de musiciens qui jouaient en plein air dans un township près du Cap, à l’époque de l’apartheid. Mark fut fasciné par cette photo et il l’avait accrochée au mur chez lui. On a commencé à faire des recherches sur la musique des townships d’Afrique du Sud et c’est alors qu’on a eu l’idée de connecter tous ces musiciens entre eux. C’est cette photo qui est à l’origine de tout. On a même retrouvé un des musiciens de la photo ! Son nom est Pokei Klaas et notre première école de musique a été construite sur un bout de terre qui lui appartient dans le township de Gugulethu.
Un township en Afrique du Sud, c’est en fait pratiquement un bidonville. A l’époque de l’apartheid, de la ségrégation raciale, les townships étaient les ghettos où vivaient les Noirs dans des conditions misérables. Même après la Coupe du monde les touristes arrivant au Cap peuvent encore apercevoir ce bidonville tout près du nouvel aéroport international flambant neuf. C’est donc là au printemps 2008 que la fondation (PFCF) a été créée pour aider à la construction d’une école de musique pour les jeunes de Gugulethu. L’année suivante nous avons ouvert une autre école à Ntonga. PFCF a fourni les instruments et les enfants viennent en grand nombre. Les gens disent que l’école de musique apporte de l’espoir et des perspectives d’avenir à une population qui lutte toujours contre les problèmes causés par la pauvreté et la marginalisation, la drogue, la maladie, le crime. Ntongan’est pas seulement une école de musique, elle est devenue aussi un centre communautaire où les gens se retrouvent. Des musiciens y sont invités à jouer pour les enfants et les familles des environs.

 PI. J’ai lu que la fondation compte maintenant sept programmes et 600 élèves dans sept ou huit différents endroits du monde, c’est juste ?
WK. Oui, quatre en Afrique, en Afrique du Sud, au Ghana, au Mali et au Rwanda, et à Patan et Katmandou au Népal. On a créé notre deuxième école à Tamale au Ghana, la Bizung School of Music. On a terminé la construction des locaux en février 2010, on a embauché des professeurs, et 150 élèves se sont inscrits dans les deux mois qui ont suivi. Ils y apprennent les percussions, la danse, le xylophone, le gonje [viole à une corde] et le chant. Pour beaucoup d’enfants, c’est la première fois qu’ils vont dans une école de quelque type que ce soit. Il n’existe aujourd’hui aucune autre école gratuite dans le nord du Ghana.

PI. Comment initiez-vous les premiers contacts avant de créer une école ?
WK. Encore une fois, ça se fait de façon naturelle, à travers les nombreux musiciens que nous connaissons. Au Népal après le changement de politique, on a pu utiliser des fonds que nous avions à l’époque et mettre en place trois programmes.

PI. Quels sont vos projets pour 2011 ?
WK. Notre objectif principal est de poursuivre les programmes actuels. Mais notre but est de connecter toutes ces écoles. On vient de faire les premiers tests. On eu la chance de recevoir l’aide d’un spécialiste des communications qui travaille avec la Nasa. Le premier test réalisé récemment nous a permis de connecter les musiciens de la fondation et deux écoles, une à Boston et l’école de Gugulethu en Afrique du Sud. Les enfants des deux écoles ont pu se voir et s’entendre, se parler et se poser des questions. Ils ont aussi fait de la musique ensemble. Nous nous orientons vers ce genre de projets : mettre les enfants en contact partout où c’est possible.

PI. Où irez-vous maintenant ?
WK. On a des contacts à Kingston, en Jamaïque, en Amérique du Sud, surtout au Brésil, et en Amérique centrale, en Colombie. On peut aller partout bien sûr ; un de nos programmes au Népal, la Tintale School, se trouve à 12  heures de route et encore 2 heures de marche. Mais cette école apporte beaucoup à la population.

PI. Quel est l’impact de ces écoles sur les populations locales et sur les enfants ?
WK. On respecte toujours les traditions nationales et locales, et leur façon de faire. Il faut que les gens s’approprient le processus. Nous les laissons décider. A Tintale au Népal, le jour où les instruments sont arrivés au village, il a fallu décider quels enfants seraient admis à l’école. Ils ont rassemblé les enfants autour des instruments et ont demandé qui voulait jouer. Les garçons ont commencé à s’avancer, un par un – aucune fille. Alors une jeune femme a demandé pourquoi il n’y avait aucune fille. Les gens du village pensaient simplement que les filles n’étaient pas capables de jouer d’un instrument. « Les filles ne peuvent pas jouer ! » – « Si, elles peuvent ! » La jeune femme a suggéré qu’on laisse les filles essayer. Une petite fille a pris une flûte et a commencé à jouer – si bien qu’on a permis à d’autres filles d’essayer. « Oh, nous ne savions pas que les filles pouvaient jouer de la musique. » N’est-il pas fascinant qu’une simple expérience comme celle-ci puisse faire bouger les choses ?
Nous voulons relier les gens, les enfants. Ce serait formidable qu’un habitant de la campagne au Népal qui n’a peut-être jamais vu un téléviseur puisse voir d’autres enfants qui sont différents. Ils ne parlent pas la même langue mais ils peuvent jouer de la musique ensemble. On a ce rêve depuis longtemps – et maintenant on a la technologie pour le réaliser. On a toujours eu confiance en l’avenir. Si on travaille de notre mieux, patiemment, les portes s’ouvrent. Et en l’occurrence, la technologie apparaît. Quand nous avons commencé, YouTube n’existait pas, il n’y avait aucun moyen de partager de la musique de cette façon. Il y a deux ans, nous avons commencé à mettre notre travail sur YouTube. Et quand notre projet consistant à relier des musiciens dans le monde entier qui jouaient et chantaient tous la même chanson (Stand by me) s’est retrouvé sur YouTube, ça a tout changé.

PI. Vous demande-t-on parfois comment la musique peut aider les gens qui n’ont par exemple pas d’eau potable ?
WK. Oui, et c’est une question qui nous intéresse. En premier lieu, nous voulons satisfaire les besoins fondamentaux des gens. Nous souhaitons être un point d’accès pour d’autres formes d’aide, pour leur apporter l’eau, l’électricité et les soins de santé.
Au Mali nous travaillons avec la population locale pour l’approvisionnement en eau, surtout pour la maternité locale. Nous installons aussi des panneaux solaires, etc. Nous ne voulons pas juste arriver et distribuer des instruments de musique alors que les gens n’ont même pas d’eau.

PI. Y a-t-il des histoires qui vous ont touchées plus que d’autres ?
WK. L’Afrique a été une expérience très forte pour moi. En Afrique du Sud, ça vous brise le cœur de voir des enfants merveilleux, joyeux, confiants qui ont le sida. Mais ce qui m’a le plus impressionnée chez tous les petits Africains c’est leur capacité à se concentrer pendant de longues heures. Les répétitions durent parfois toute la journée et les enfants participent sans bouger tout le long.
Nous poursuivons notre programme au Rwanda où nous travaillons avec l’ONG Leaf International auprès de jeunes orphelins qui dormaient dans un parking. Nous avons réussi à construire un centre qui sera à la fois un orphelinat et une école de musique.
Ces enfants sans famille qui ne possèdent rien, ont pu jouer devant les Nations unies. C’est si gratifiant. Et tout ce travail qui permet à tous ces gens de sortir de leur condition et de s’épanouir. Oui, notre travail est utile.


Pour plus d’information, voir le site : www. playingforchange.org


Note : On pourrait raconter de nombreuses histoires inspirantes sur le travail de PFC dans ses divers programmes. Une visite sur leur site Internet constitue une expérience profondément émouvante, réconfortante et réjouissante. La Fondation FPFC est une organisation sans but lucratif soutenue par PlayingForChange.com qui se procure les fonds nécessaires grâce aux dons du public et par la vente de produits dérivés.





Point de vue

Home Un nouveau consensus pour un monde habitable

par Federico Mayor Zaragoza

par Federico Mayor, Olivella Martí et Roberto Savio

L’Histoire nous jugera sévèrement si nous ne parvenons pas à répondre convenablement aux possibilités et défis générés par la crise mondiale actuelle. Au lieu d’utiliser les 50 milliards de dollars destinés à l’éradication de la pauvreté, l’un des Objectifs du millénaire, les gouvernements se sont entendus pour consacrer cinquante fois cette somme au sauvetage des banques spéculatrices « trop grosses pour s’effondrer », contredisant leur propre doctrine néolibérale qui laisse au marché le soin de s’autoréguler sans intervention de l’Etat. Les « sauveteurs » appauvris sont maintenant victimes d’institutions financières qui, par l’intermédiaire d’agences de notation à leur service, portent la spéculation à de nouveaux sommets. Il faut donc clairement un nouveau consensus pour remplacer le Consensus de Washington, principale origine des multiples crises que nous connaissons aujourd’hui : financières, environnementales, politiques, démocratiques et morales.

Au lieu de réglementer le système financier, d’éliminer les paradis fiscaux et d’initier une nouvelle stratégie de Défense fondée sur l’auto-désarmement, nous continuons à autoriser une économie de spéculation et de guerre (4 milliards de dollars sont investis quotidiennement dans les dépenses militaires, tandis que dans le même laps de temps 70 000 êtres humains meurent de faim). Cette situation est moralement inacceptable.

Après la bulle Internet de 1995 et la bulle immobilière de 2007, après avoir utilisé notre argent pour sauver les institutions financières, ces dernières refusent non seulement d’accorder des prêts, mais continuent à spéculer et à s’acharner sur les entités publiques qui viennent de les sortir du bourbier.

La crise provoquée par le consensus actuel – par action, omission ou complicité – a même accru le nombre de personnes souffrant de la faim. Nous sommes complices de l’« homicide involontaire » de ceux qui, en raison de la faim et de leurs conditions humainement inadmissibles, viennent grossir les vagues d’émigrants désespérés qui, au péril de leur vie, tentent de rejoindre les côtes de l’abondance ou, dans d’autres cas, ont recours à la violence armée contre la violence structurelle qu’ils doivent subir. La pauvreté n’est pas toujours génératrice de violence. La faim, oui, très souvent, parce que c’est de la violence.

Les mêmes pays qui ont remplacé les principes démocratiques par les lois du marché, et l’Organisation des Nations unies par des groupes de pays les plus riches et les plus puissants de la planète (G7, G8, etc.), continuent de croire que les profits des multinationales sont plus importants que la vie des populations pauvres ou des futures générations. Ignorant les avertissements répétés, ils ne parviennent pas à modifier leur modèle énergétique ou à limiter le changement climatique, qui menace la survie de tous, riches et pauvres.

Le consensus actuel a donné lieu à une situation très grave dans laquelle 80 % de la richesse du globe est entre les mains de 20 % de la population mondiale, tandis que l’autre 80 % survit à peine avec seulement 20 % des ressources, et souvent dans une situation désespérée.

Dans le Consensus de Washington, sept grands consortiums de multimédia contrôlent la production culturelle, publicitaire et médiatique mondiale, influençant les perceptions, émotions, conceptions, désirs et décisions des citoyens, les incitant à adopter des modes de consommation et de comportement.

C’est ce consensus influent, et non remis en cause, qui ces dernières décennies a généré ou aggravé les crises mondiales – financières, économiques, alimentaires, énergétiques, environnementales, démocratiques, morales  – qui nous affectent. Ce consensus influent, issu d’universités ultraconservatrices et de groupes de réflexion appartenant à de hautes sphères publiques et privées, a été repris à leur compte par des médias dominés par quelques entreprises, pour constituer le soi-disant « Consensus de Washington », dont les principes ont servi de fondement à une série de politiques et de stratégies des principales institutions de la capitale américaine (le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, le Département du Trésor, la Réserve fédérale, etc.) gérées et conseillées par d’ex-dirigeants de grandes banques et des spéculateurs de Wall Street. Il apparaît donc évident que le Consensus de Washington, qui a guidé les politiques responsables de la crise mondiale et de ses conséquences désastreuses pour les citoyens et l’environnement, ne peut continuer à dicter notre destin, ni à diriger le monde. Un nouveau consensus doit être atteint, qui tiendra compte des valeurs démocratiques et des « règles du jeu » politiques, économiques, financières, médiatiques, etc. qui devraient présider à un monde libre et fini. Mais ce nouveau consensus ne pourra venir de ceux qui cherchent à maintenir le consensus actuel à tout prix.

De nouveaux acteurs

Le nouveau consensus doit être atteint avec de nouveaux acteurs : avec ceux qui réalisent que nous ne sommes pas sur la bonne voie ; avec ceux qui ont proposé des solutions de rechange ; avec ceux qui souffrent des effets les plus destructeurs de la mondialisation néolibérale. Le Consensus de Washington a été créé par un petit groupe de personnes, en grande majorité des hommes du Nord, des chefs de gouvernement, des hommes d’affaires et des financiers.

Le nouveau consensus doit être atteint entre de nombreux groupes différents, des hommes et femmes de toutes les régions du monde et de différents secteurs de la société civile qui, par leurs différents points de vue et leur volonté commune d’aider l’humanité, apporteront des éléments susceptibles d’orienter les politiques publiques vers une planète habitable pour tous. Mission difficile, mais non impossible : « Aucun défi n’est hors de portée de la capacité créatrice de l’espèce humaine », avait proclamé le président John Fitzgerald Kennedy en 1963, quelques mois avant son assassinat.

Le temps des études et des analyses est révolu : le moment d’une action urgente et concertée est venu. Un groupe d’organismes1, doté d’un Conseil consultatif international qui pourrait comprendre jusqu’à 20 femmes et 20 hommes de tous les continents2, a initié un projet en vue de parvenir à un consensus portant sur des solutions de rechange au consensus actuel « mondialisant » fondé sur le marché. Utilisant les possibilités de communication et de consultation qu’offre le cyberespace, ce groupe invitera 300 individus à se joindre à lui: autant de femmes que d’hommes choisis en fonction de leur provenance géographique (180 de l’Asie, 46 de l’Afrique, 42 de l’Amérique, 32 de l’Europe et 2 de l’Océanie), ainsi que de leur appartenance à différents secteurs de la société, tels que les mouvements sociaux, les associations, les ONG, les syndicats, les secteurs économiques et financiers, la communauté culturelle et scientifique, les universités, les forums sociaux, les organisations internationales, ainsi que d’anciens chefs de gouvernement, etc.

Grâce à leur profonde connaissance de la manière dont la situation actuelle pourrait être modifiée, ces premiers participants sont en mesure d’offrir des solutions en ce qui concerne les grands pouvoirs mondiaux actuels, qu’ils soient d’ordre militaire, énergétique, économique ou médiatique (les « pouvoirs dominants »). Pour ce qui concerne les clés de certaines des solutions proposées citons :

1. Au plan militaire : le désarmement nucléaire et l’ajustement technologique de la Défense à la nature des conflits actuels, et le retrait progressif des armes non appropriées aux conflits actuels.

2. Au plan énergétique : la réduction de la consommation des combustibles fossiles qui émettent des gaz à effet de serre, notamment le CO2 et leur remplacement, particulièrement en ville, par des sources d’énergie renouvelable.

3. Au plan économique : la transition d’une économie fondée sur la spéculation, l’externalisation de la production et de la guerre à une économie de développement mondial durable, grâce à la régulation des marchés et à l’élimination des paradis fiscaux, ainsi qu’à une amélioration des approvisionnements alimentaires au moyen de l’agriculture, l’aquaculture et la biotechnologie, de même qu’à la récupération, la gestion et la production d’eau.

4. Au plan médiatique : le rétablissement de la liberté d’expression et l’accès à une information digne de ce nom, notamment en militant contre la concentration des moyens de communication et les graves risques d’uniformisation culturelle que cette situation comporte (en particulier de la part de l’énorme industrie du divertissement).

A ces mesures s’ajoute, tel qu’établi dans ce grand pacte mondial, la suggestion de renforcer le rôle des Nations unies en les dotant de ressources propres, techniques et financières adaptées à ce nouveau rôle, et de remplacer l’actuel système ploutocratique [basé sur la fortune] par un système multilatéral fondé sur la conception initiale du président Roosevelt. Cette structure permettrait une action rapide et coordonnée en cas de catastrophes naturelles, en fournissant les moyens technologiques appropriés et un personnel apte à intervenir lors de tremblements de terre, inondations, incendies, etc. De même, le financement alternatif doit être recherché, en particulier au moyen des transactions électroniques, reconnues efficaces selon des études de faisabilité. Et une fois qu’il aura été établi que le prix de la drogue n’a pas d’effet sur la limitation de sa consommation, il faudra le réguler afin d’éliminer progressivement, et à court terme, la violence et les problèmes sociaux générés par son trafic ; les trafics d’armes, de capitaux et principalement de personnes persisteront si une totale impunité se perpétue au niveau supranational.

Le consensus de Barcelone

En résumé, les participants doivent suggérer des réponses aux cinq questions fondamentales suivantes : 1) en partant du monde auquel nous aspirons tous (notre système de valeurs), 2) à l’intérieur du monde fini dans lequel nous vivons (le système écologique), 3) nous devons déterminer comment nous voulons nous organiser (les systèmes politiques), 4) comment nous voulons nous administrer (les systèmes économiques) et 5) comment nous voulons communiquer (les systèmes de communication). Ces propositions, envoyées par courrier électronique au secrétariat, seront analysées, classées et traduites en anglais, espagnol, français, arabe et chinois, et seront ensuite soumises à la délibération sur une plate-forme Internet, de manière à évaluer le degré d’accord obtenu.

Un projet de Déclaration sera rédigé, que le groupe compte présenter lors du Forum social mondial qui se tiendra à Dakar entre le 7 et le 11 février 2011. Par la suite, un nouveau Consensus de Barcelone sera soumis à l’approbation sur Internet.

La version 1.0 du « Consensus de Barcelone » guidera les différents secteurs et pays sur la façon de remplacer l’actuel Consensus de Washington par un nouveau permettant, en quelques années, de créer un monde habitable et paisible pour tous. Il sera le premier fruit d’une nouvelle communauté interculturelle et intersectorielle convaincue que le temps est venu d’une grande mobilisation citoyenne à travers le monde. Il sera élargi et renforcé afin de progresser au niveau consensuel et éthique, de fixer de nouvelles normes politiques, économiques, médiatiques, environnementales, etc. qui assureront une réponse durable aux besoins humains fondamentaux, pour toute la population de la terre, dans un monde fini.

Le processus est donc désormais ouvert aux contributions de la société civile mondiale. Nous sommes confiants que le Consensus de Barcelone contribuera à développer les nouveaux points de référence dont le monde a besoin pour remodeler la dynamique mondiale, et façonner notre bien commun le plus précieux, l’avenir.


1. Alliance for Freedom and Dignity (Barcelone) ; Ubuntu : Fòrum Mundial de Xarxes de la Societat Civil (Barcelone) ; IDHC : Institut de Drets Humans de Catalunya (Barcelone) ; Fundació Alfons Comín (Barcelone) : Centre d’Estudis sobre Moviments Socials, UPF (Barcelone), Illacrua (Barcelone) : Fundació Cultura de Pau (Madrid) ; Patrir : Institut roumain pour la paix, la formation et la recherche (Cluj, Roumanie) ; CRID : Centre de recherche et d’information pour le développement (Paris) ; Association européenne pour la défense des droits de l’homme (Bruxelles) ; Alop : Asociación latinoamericana de Orgs. de Promoción al Desarrollo (Mexico) ; Ibase : Instituto Brasileiro de Análises Sociais e Econômicas (Rio de Janeiro) ; CAD : Coalition des alternatives africaines dette et developpe-ment (Bamako, Mali) ; Société palestinienne de soins médicaux (Ramallah, Palestine) ; CETRI : Centre tricontinental (Lovain-la-Neuve, Belgique) ; Demos (México)…

2. Adolfo Pérez Esquivel (Argentine), Ahmed Rahmani (France-Maroc), Aminata Traoré (Mali), Anwarul Chowdhury (Bangladesh), Ana Esther Ceceña (Mexique), Aung San Suu Kyi (Myanmar), Boaventura de Sousa Santos (Portugal), Cândido Grzybowski (Brésil), Cynthia McKinney (E.-U), Fatma Alloo (Tanzanie), Federico Mayor (Espagne), François Houtart (Belgique), Gertrude Mongella (Tanzanie), Hazel Henderson (E.-U.), Ibrahim Coulibaly (Mali), Ioanna Kuçuradi (Turquie), Lau Kin Chi (Chine), Luisa Morgantini (Italie), Mustafa Barghoutti (Palestine), Pan Guang (Chine), Pierre Beaudet (Canada), Ruth Bamela Engo-Tjega (Cameroun), Anaisabel Prera (Guatemala), P. V. Rajagopal (Inde), Samir Amin (Egypte-Sénégal), Shirin Ebadi (Iran), Sultan Bakarat (G.-B. – Jordanie), Susan George (E.-U.-France), Vandana Shiva (Inde), Virginia Vargas (Pérou), Walden Bello (Philippines).

3. Ce processus est ouvert aux contributions de toutes les personnes et organisations qui soutiennent Manifesto 2010 : for a habitable world for all. Nous accueillons les suggestions de candidatures pour le groupe des 300 participants, mais l’organisation ne peut inviter que ceux qui lui permettront de maintenir les équilibres fixés quant au sexe, à l’origine géoculturelle et à la connaissance des thèmes sous-jacents aux projets.
Pour plus d’informations visitez le site : www.barcelonaconsensus.org.





Signes des temps

Home L’« étoile » qui annonce l’émergence de Maitreya

L’« étoile » à Cambridge, Nouvelle Zélande

Source : YouTube : PipOxlade

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.
 



Pip Oxlade, de Cambridge, Nouvelle-Zélande, décrit comment elle et son mari ont vu l’« étoile » : « Le 26 décembre  2010, à 22 h 21, en regardant par la fenêtre de notre salon, nous avons vu un gros objet rouge, doré au centre. Il n’y avait pas de nuage et pas d’autres objets se déplaçant dans le ciel. C’était un globe brillant, « scintillant », venant lentement du nord [...] Il n’y avait aucun son [...] L’objet était très brillant, je dus plisser les yeux pour regarder son magnifique centre doré et sa bordure rouge dont émanait des rayons de lumière comme ceux d’une étoile. C’était magnifique. Puis l’objet vira délibérément de 90 degrés en direction de l’est. »




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L’« étoile » à Nebraska, Etats-Unis

Source : YouTube : joonipuur

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.


« C’est un ovni identique à celui que j’ai observé le 8 novembre 2010. Celui-ci émet des couleurs froides. Mais les couleurs peuvent changer, leur gamme va du bleu, du blanc, du violet et du vert au rouge, à l’orange, au jaune et au rose. Ces objets sont souvent gardés par d’autres ovnis patrouillant dans la zone. Une grande activité les entoure. Et ils semblent « palpiter ».

C’est pourquoi je les ai souvent comparés à une « boule de plasma ». Il y a habituellement quatre ou cinq de ces objets dans le ciel la nuit, comme c’était le cas aujourd’hui. Mais celui-ci s’est rapproché suffisamment pour que je puisse le filmer. Ils se déplacent très, très lentement. Si lentement que vous ne réalisez même pas qu’ils se sont déplacés avant qu’ils n’arrivent tout près [...] »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait de l’« étoile » de Maitreya et ajouté que d’autres vaisseaux spatiaux peuvent souvent se trouver dans le voisinage pour apporter leur concours à l’« étoile ».


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L’« étoile » à Merced, Etats-Unis

Source : YouTube : welcomehomebuddha

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.
 


Sur YouTube une vidéo intitulée « Disco Ball UFO sighting » montre l’« étoile » de Maitreya changeant rapidement de couleur. Celui qui a filmé la vidéo décrit ainsi l’objet :

 « Vidéo amateur d’un ovni aux multiples couleurs, se déplaçant rapidement dans le ciel nocturne à Merced, Californie, le 3 janvier 2011, entre 21 h et 1 h du matin. Au premier regard, l’objet aurait pu sembler être une simple étoile brillante. Cependant, après une observation aux jumelles, plusieurs témoins constatèrent qu’il s’agissait d’un objet émettant des flashs de couleurs multiples et se déplaçant de manière régulière vers l’ouest, avant de prendre de l’altitude.

Cet objet a été observé depuis Merced (au centre de la Californie). Il semblait se diriger directement vers l’est (au-dessus de Yosemite), puis il prit lentement la direction de Chowchilla ou Los Banos vers le sud-sud-est. Il semblait se trouver entre 33 et 45 degrés au-dessus de l’horizon [...] Il semble avoir deux lumières blanches brillantes, entourées d’un cercle de lumières colorées flashant rapidement du bleu, au vert, au rouge, etc. [...] Il semble ne pas se déplacer avec les étoiles – désolé pour ceux qui pensent qu’il s’agit d’une étoile !

Il semble également qu’il y ait plusieurs sphères identiques légèrement séparées dans le ciel, formant une sorte de motif et ne se déplaçant pas non plus avec les étoiles. Au crépuscule elles apparaissent mélangées à la Ceinture d’Orion et plus tard dans la nuit la Ceinture d’Orion s’élève au-dessus de ces lumières clignotantes. Ces « étoiles sphères » sont très différentes de toutes les autres étoiles. Si c’était simplement une étoile, pourquoi ne puis-je obtenir le même effet de pulsation lorsque je zoome sur n’importe quelle autre étoile ? Et pourquoi ces étoiles ne se déplacent-elles pas avec les autres ? »




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L’« étoile » à Accra, Ghana

Source : YouTube: Njabulo007

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.
 


 L’« étoile » à Accra, Ghana, le 2 Décembre 2010




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L’« étoile » et des ovnis à Brighton et un ovni à Usson



Cher Monsieur,

Je me suis rendu récemment à deux reprises à Brighton (Angleterre), avec ma famille. Le 24 juillet 2010, vers 22 h, dans St James Street, un couple observant le ciel attira mon attention. Il y avait un ovni de couleur orangée (voir photo ci-contre). Le temps que je saisisse ma caméra, il avait traversé le ciel. J’avais très envie de le filmer pour le montrer à mon retour à notre groupe de transmission qui essayait depuis longtemps d’apercevoir l’« étoile », sans succès, et j’avais même acheté une nouvelle caméra à cet effet.

Ils ont dû m’entendre là-haut, car deux minutes plus tard, l’ovni est revenu dans la direction opposée. A ma grande joie, je pus le filmer longuement, ainsi que les deux jours suivants lorsqu’il fit un va-et-vient au-dessus de Brighton Pier, s’arrêtant même un instant. Le 26, en dépit du ciel nuageux, il se montra à nouveau brièvement.

Je sentis que le message était : « Nous sommes ici pour aider, nous pouvons vous entendre », et je ressentis une profonde gratitude envers les Maîtres et les Frères de l’espace pour tout le travail qu’ils accomplissent. J’ai posté mon film sur YouTube.

Nous sommes retournés à Brighton. Le 25 septembre, à Madeira Place, vers 20 h, nous avons eu la chance de voir deux ovnis, tous deux de couleur rouge ; ils prirent position au-dessus de la mer comme s’ils nous attendaient. Par ailleurs, pendant la rencontre d’été du groupe français, à Usson (France), le 10 juillet, nous avons vu un ovni blanc se déplacer le soir dans le ciel.

Tous ces ovnis étaient-ils l'« étoile » ?

P. V., Bruguières, France

Le Maître de B. Creme a confirmé que « l’ovni de couleur orangée » filmé en juillet 2010 était l’« étoile » de Maitreya. Les ovnis vus à Brighton le 25 septembre et « l’ovni blanc » vu à Usson le 10 juillet étaient des vaisseaux spatiaux.


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L’« étoile » en Nouvelle-Écosse

Source : YouTube: bundra1

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.



L’« étoile » en  Nouvelle-Écosse, Canada, le 26 Décembre 2010




Home Déguisement

   

Cher Monsieur,

En novembre 2010, alors que je me trouvais en vacances dans le sud de l’Espagne, dans une région connue pour l’activité des ovnis, nous vîmes deux nuages en forme de disques au-dessus des montagnes voisines (photo ci-dessus prise vers 17 h). Au bout de quelques secondes, le plus élevé de ces deux nuages se dissipa et disparut complètement tandis que le plus bas restait parfaitement distinct.

Par ailleurs, dans un endroit situé à plusieurs kilomètres de là, quelqu’un que je connais a photographié le même phénomène un peu plus tard lorsqu’il ne restait plus qu’un seul nuage (photo ci-contre) Ces objets étaient-ils des ovnis ?

J. C. Amsterdam, Pays-Bas

Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait de vaisseaux spatiaux martiens déguisés en nuages.


Home Ovnis à Centreville, Virginie

Source : www.myfoxdc.com



Une brillante lumière bleue a été aperçue dans le ciel nocturne le 3 novembre 2010. La chaîne MyFox news a relaté ainsi l’incident : « Personne ne semble avoir d’explication pour cet objet volant non identifié. » Des personnes près de Lee Highway ont levé les yeux et vu « quelque chose de bizarre » et B. F. l’a filmé. « L’objet s’arrêtait soudain, puis repartait comme ceci, a-t-il déclaré en faisant un geste du doigt pour indiquer la direction de la lumière bleue dans le ciel. A un moment donné elle s’est arrêtée, puis elle s’est élevée de plus en plus. » B. F. a rapidement saisi son téléphone portable et pris une photo. La lumière est restée visible environ dix minutes. « Il n’y avait aucun son. C’était une lumière bleue nettement distincte. Elle n’émettait aucun flash et ne clignotait en aucune manière. Elle était simplement bleue, a déclaré B. F.. C’est bizarre, on voit seulement ce genre de chose au cinéma. Mais tout comme nous sommes ici, je suis certain qu’il existe d’autres êtres ailleurs. ». Cette apparition de ce qui semble être un ovni l’a laissé très perplexe.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait d’un vaisseau spatial martien.


Home Bénédiction du Maître Jésus


 

Cher Monsieur,

Je suis guérisseur et j'habite Ettlingen, près de Karlsruhe (Allemagne). Entre le 9 et 10 novembre 2010 j'ai découvert en sortant de la salle de bain un signe sur le côté gauche de mon abdomen près du nombril. J'ignore comment il est apparu, pourriez -vous me dire s'il a été manifesté par un Maître et ce qu'il signifie ?  

C. K., Ettlingen, Allemagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que de signe venait du Maître Jésus. C'est une bénédiction. Son regard est posé sur vous.


Home L’« ÉTOILE » QUI ANNONCE L’ÉMERGENCE DE MAITREYA

L’« étoile » à Hamilton, Ontario, Canada

Source : YouTube: pilkan

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.


L’« étoile » à Hamilton, Ontario, Canada, le 24 Décembre 2010. « Une des brillantes lumières multicolores apparues dans le ciel de Hamilton, Ontario, entre 17 h et 21 h. » 

 




Home L’« ÉTOILE » QUI ANNONCE L’ÉMERGENCE DE MAITREYA

L’« étoile » à Maui

Source : YouTube : Winegar

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.



Maui, États-Unis, le 2 Décembre 2010, « l'objet inexpliqué » filmé par Tyler Winegar est l'« étoile » de Maitreya. 





Tendances

Home Partage et coopération sont dans la nature humaine

Source : Phi Delta Kappan Etats-Unis ; de Volkskrant, Pays-Bas

De récentes études semblent suggérer que le sens du partage et de la coopération vient naturellement aux enfants dès l’âge de 14 mois. Mais il n’est pas renforcé car ces enfants grandissent dans une société de compétition.

Les enfants de trois ans partagent spontanément des bonbons s’ils les obtiennent à l’issue d’une coopération. Tandis que les bonbons qui leur ont été donnés ne sont pas partagés (étude publiée par le journal Psychological Science à la suite d’une enquête pratiquée sur des dizaines d’enfants de trois ans).

Dans une expérience de laboratoire, deux enfants devaient tirer un cordon en même temps pour gagner une petite boîte de bonbons. A chaque succès, 70 % des petits partageaient spontanément les bonbons obtenus. En fait, le premier enfant qui atteignait les bonbons en prenait la moitié et parfois même encourageait son partenaire à prendre l’autre moitié. La même expérience pratiquée sur des chimpanzés aboutissait invariablement à une bagarre autour des friandises obtenues.

En 2009, le même psychologue, le Dr Felix Warniken avait constaté que des bébés de 14 à 18 mois étaient naturellement enclins à aider les autres, par exemple les aider à attraper des objets hors d’atteinte, indépendamment de toute récompense de la part des adultes. Il est apparu en effet que les récompenses extérieures nuisaient à cette tendance innée. Selon le Dr Warniken, ces résultats laissent à entendre que les jeunes enfants sont naturellement altruistes. Ces tendances initiales sont sérieusement invalidées au fur et à mesure qu’ils grandissent, que leur socialisation intervient et que leurs relations avec les autres commencent à produire des effets.

Dans un article de 1991, Alfie Kohn, spécialiste américain dans le domaine de l’éducation, rapportait déjà des découvertes analogues, lorsqu’il écrivait : « Tant qu’ils sont en âge préscolaire, les enfants partagent, consolent et aident les autres tout naturellement. Une étude sur des enfants en âge préscolaire jouant librement a montré que 67 sur les 77 enfants observés aidaient, consolaient un autre enfant, ou partageaient quelque chose avec lui pendant un temps d’observation de seulement 40 minutes. » Quand les chercheurs interrogent les enfants sur leurs motivations, écrit Alfie Kohn, « les réponses le plus souvent entendues sont que l’autre enfant avait besoin d’aide. Ceci, à véritablement considérer les choses, c’est le cœur de l’altruisme. »




Home Les allocations aux familles sont efficaces pour enrayer la pauvreté

Source : The New York Times, E.-U

Un programme social innovant, mené dans une quarantaine de pays, remporte un énorme succès dans le combat contre la pauvreté. Les familles dans le besoin reçoivent des versements réguliers si elles remplissent une série de conditions, comme mettre leurs enfants à l’école, leur assurer un suivi médical régulier et suivre des ateliers obligatoires pour parents, sur la nutrition, la prévention des maladies, etc. C’est au Brésil que ce programme, connu sous le nom de Bolsa Familia, a eu le plus grand impact sur le taux de pauvreté qui est passé de 22 à 7 % de la population. Le revenu des Brésiliens pauvres s’est accru sept fois plus que celui des riches entre 2003 et 2009. Bien que ce programme ait débuté avant l’arrivée à la présidence de Lula da Silva, ce dernier a renforcé les différents programmes de transferts monétaires conditionnels et les a développés. Cinquante millions de personnes, soit un quart de la population, bénéficient maintenant du programme Bolsa Familia. Pour chaque enfant de moins de quinze ans, chaque famille perçoit 13 dollars par mois. Bien que les montants en cause puissent paraître faibles, une famille brésilienne qui vit dans la pauvreté absolue peut doubler son revenu grâce à ces allocations.

Au Mexique, le programme porte le nom d’Oportunidades et 5,8 millions de familles, soit 30 % de la population, en bénéficient. Une famille mexicaine ayant un enfant à l’école primaire et un autre en secondaire percevra 123 dollars par mois si elle remplit toutes les conditions. Selon la Banque mondiale, les programmes de transfert monétaires conditionnels, tels que Bolsa Familia et Oportunidades fonctionnent maintenant dans 40 pays dont 14 pays en Amérique latine. Des centaines d’études, concernant le programme du Mexique, montrent qu’il améliore la santé des personnes et maintient les enfants à l’école ; les mêmes résultats sont observés dans d’autres pays. Tina Rosenberg conclut ainsi son rapport au New York Times :« Voici des programmes qui aident les gens qui ont le plus besoin d’aide et qui le font avec peu de gaspillage, de corruption ou d’intervention politique. Les petits programmes à l’échelle d’un village sont déjà très appréciés, mais parvenir à réaliser cela à l’échelle du Brésil ou du Mexique est stupéfiant. »




Home Dilma Rousseff veut mettre fin à la pauvreté

Source : El País, Espagne ; O Globo, Brésil ; The Guardian, Royaume-Uni

Dilma Rousseff, qui a succédé à Luis Inácio Lula da Silva à la présidence du Brésil, a déclaré devant un auditoire de sénateurs et de députés que sa première priorité en tant que présidente était « d’en finir avec la pauvreté une bonne fois pour toutes. Bien que notre pays progresse sur de nombreux fronts sociaux, la pauvreté n’a pas encore été éradiquée et cela nous couvre tous de honte. » Elle a promis des logements sociaux aux personnes dans le besoin : « Il est important de mettre l’actuelle croissance du pays au service des Brésiliens défavorisés. »

S’exprimant lors d’un rassemblement dans la capitale Brasilia, D. Rousseff a déclaré : « Nous ne pouvons nous reposer alors que des Brésiliens ont faim, que des familles vivent dans les rues, que des enfants pauvres sont abandonnés à leur propre sort et que règne la loi de la jungle. »

Cette ancienne militante révolutionnaire est la première femme présidente du Brésil, et elle a publiquement rendu hommage au travail de son prédécesseur : « Je souhaite honorer le travail de Lula, mais en même temps, je souhaite faire remarquer que l’heure des femmes est maintenant venue. » D. Rousseff a aussi mis l’accent sur les problèmes environnementaux en ces termes : « Le Brésil sera le champion de l’énergie propre et nous allons démontrer que la protection de l’environnement et la croissance économique peuvent marcher main dans la main. » Elle ajoute que son gouvernement sera en bons termes de coopération avec les autres nations, y compris les Etats-Unis, l’Europe et les pays d’Amérique latine. Mais elle souhaite créer un partenariat tout spécial avec « les pays émergents, en particulier les pays africains ».




Home L’Amérique latine s’engage dans le soutien aux personnes déplacées

Source : unhcr.org ; trust.org/alertnet ; elsalvador.org/Embajadas

Lors d’une rencontre qui s’est tenue à Brasilia en novembre 2010, dix-huit nations latino-américaines se sont engagées à faire davantage pour la protection des réfugiés apatrides dans la région. La déclaration de Brasilia pour la protection des réfugiés apatrides dans les Amériques inclut le «  non refoulement » (pas de retour forcé), le non rejet aux frontières, et la non pénalisation pour entrée illégale. Elle préconise la prise en compte de considérations de sexe, âge et diversité, dans les lois nationales sur les réfugiés.

António Guterres, haut commissionnaire aux Réfugiés à l’Organisation des Nations unies, a déclaré : «  C’est un point décisif qui constituera, je l’espère, une meilleure protection pour les réfugiés et autres personnes déplacées en Amérique, mais accélérera aussi les efforts mondiaux pour améliorer la situation des personnes déplacées et mettra fin au drame de l’apatridie. »

Lors de cette rencontre, M. Luiz Paulo Barreto, ministre brésilien de la Justice et M. Volker Türk, directeur à la Protection internationale de l’Agence des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR), ont lancé une campagne d’information : Mettons-nous dans les chaussures des réfugiés, et faisons un premier pas pour comprendre leur situation. En soutien à cette campagne, des célébrités ont chaussé des chaussures données aux personnes déplacées. Un grand photomontage montre ces chaussures. Une réfugiée de onze ans, Francesca, a décrit l’angoisse de ses parents quand ils ont fui leur maison. Des années plus tard, ils y sont retournés, pour la trouver en ruines, et leurs champs envahis par les mauvaises herbes.

M. Türk a exposé les problèmes de l’urbanisation, de la violence liée aux gangs, du mouvement mixte de populations – migrants économiques et réfugiés – des populations déplacées à l’intérieur d’un territoire et de l’apatridie.

Dans la seule zone d’Antioquia, en Colombie, 750 000 personnes soumises à un déplacement forcé reçoivent le soutien de l’UNHCR, laquelle fournit également des abris aux populations indigènes. La Colombie, l’un des pays le plus affecté par ce problème, a souffert de quarante ans de conflit entre les forces gouvernementales, les rebelles armés, les trafiquants de cocaïne, et les milices paramilitaires, qui s’est traduit par 3 millions de Colombiens obligés de quitter leur domicile, et des dizaines de milliers de personnes tuées depuis les années 1990.

La Déclaration de Brasilia réaffirme les engagements pris lors de précédentes conventions des Nations unies sur les réfugiés et les apatrides, mais elle fait face à de nouvelles situations de déplacement. L’UNHCR, qui a célébré son 60anniversaire, commémorera en 2011 le 50e anniversaire de la Conférence des Nations unies de 1961 sur la Réduction de l’apatridie, qui incitait davantage de pays à adhérer à ces conventions et à réduire le nombre des populations apatrides, estimées à environ 12 millions.




Home Le Prix international des enfants pour la paix 2010

Source : childrenspeaceprize.org

Francia Simon, 16 ans, de République Dominicaine, a reçu le Prix international des enfants pour la paix 2010 : elle avait œuvré pour que les enfants non déclarés à la naissance obtiennent néanmoins une carte d’identité. Francia a reçu sont prix en décembre à La Haye (Pays-Bas), dans la Galerie des Chevaliers. Non déclarée elle-même, elle savait de première main ce qu’il en coûtait.

Une déclaration officielle est nécessaire aux enfants pour bénéficier des droits essentiels tels que la sécurité sociale et l’éducation. Menacée d’exclusion du système éducatif, Francia avait bataillé pour obtenir son inscription sur les registres officiels, ce qui lui avait ouvert les portes de l’éducation secondaire.

Depuis lors, elle utilise l’expérience et la force de caractère qu’elle a acquises dans cette quête en aidant d’autres enfants sans certificat de naissance à être reconnus par l’Etat, et en faisant campagne pour leurs droits. A ce jour, elle a déjà aidé plus de 130 enfants – nés en République Dominicaine ou réfugiés d’Haïti – à recevoir officiellement un nom et une nationalité.

Ce prix a été remis à Francia par le défenseur guatémaltèque des droits de l’homme, Rigoberta Menchù Tum, qui avait reçu le Prix Nobel de la Paix en 1992 (à 33 ans, elle était alors la plus jeune lauréate du Nobel). «  Je désire parcourir le monde à la recherche d’enfants sans certificat de naissance, a déclaré Francia lors de la remise de son prix, afin de les aider à l’obtenir, ce qui leur permettra de poursuivre leurs objectifs : devenir ingénieurs, architectes, etc. J’espère que mon histoire personnelle servira d’exemple dans le monde entier. »




Home Le succès des campagnes contre la malaria

Source : OMS

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le renforcement des campagnes anti-malaria entre 2008 et 2010 a permis de fournir suffisamment de moustiquaires traitées à l’insecticide pour protéger 578 millions de personnes en Afrique sub-saharienne. De plus, en 2009, le traitement des maisons par insecticides a également protégé 75 millions de personnes, soit 10 % de la population exposée à la malaria.

En Afrique, 11 pays ont vu les cas de malaria diminuer de plus de 50 % depuis dix ans, ainsi que le nombre de décès enregistrés. Pendant la même période, 32 des 56 pays non-africains où cette maladie est endémique ont obtenu sensiblement les mêmes résultats, et huit autres pays ont vu le nombre de cas baisser entre 25 et 50 %. En 2009, l’OMS, pour la première fois, n’a signalé en Europe aucun cas de la forme de malaria la plus courante, et sa directrice générale, le Dr Margaret Chan, a certifié que le Maroc et le Turkménistan avaient éradiqué la maladie.

Elle a également souligné les transformations en cours  : «  Les résultats contenus dans ce rapport sont les meilleurs depuis des décennies. Après tant d’années de stagnation ou de détérioration, les pays et leurs partenaires sont passés à l’offensive, et les stratégies actuelles sont efficaces. Comme l’indique clairement le rapport 2010 de l’OMS sur la malaria, l’accès aux dispositifs de prévention a été facilité de façon phénoménale, ce qui s’est directement traduit en vies sauvées, explique Ray Chambers, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour la malaria. L’intensification des moyens mis en œuvre est une étape décisive dans le combat mené contre les menaces sanitaires liées à la misère. Si nous réussissons à maintenir cette progression, nous supprimerons peut-être d’ici à 2015 la mortalité due à la malaria. »

Cependant, parallèlement à ces progrès significatifs, des résurgences de cette maladie ont été observées dans les trois derniers pays africains (Ruanda, Sao Tomé et Principe, et Zambie). On ne connaît pas avec certitude les raisons de ces résurgences, mais elles illustrent la fragilité du contrôle de la malaria, ainsi que la nécessité de maintenir le nombre et l’importance des interventions, même si le nombre de cas a été substantiellement réduit.

Le rapport souligne que, parallèlement aux progrès réalisés, beaucoup reste à faire pour atteindre les objectifs internationaux.

– Les engagements financiers pris pour lutter contre la malaria se sont stabilisés en 2010 à 1,8 milliard de dollars, encore loin du montant nécessaire au contrôle total de la maladie (estimé à plus de 6 milliards de dollar pour 2010).

– En 2010, comparativement aux années précédentes, davantage de foyers africains (42 %) possédaient au moins une moustiquaire traitée à l’insecticide, et davantage d’enfants de moins de 5 ans (35 %) en utilisaient une, ce qui est loin de l’objectif des Nations unies (80 %), en partie parce que la possession de moustiquaires est restée faible dans certains des plus grands pays d’Afrique.

– Fin 2009, 11 pays africains étaient capables de traiter l’intégralité des cas de malaria recensés dans le système public de santé ; cinq autres pays africains pouvaient traiter 50 à 100 % des cas. C’est un progrès substantiel par rapport à 2005, quand seulement cinq pays étaient capables de traiter 50 % des patients du système public de santé.

Ce rapport met en évidence la nécessité de maintenir les progrès effectués depuis dix ans en matière de prévention, de contrôle et d’élimination de la malaria. Il est indispensable que la communauté internationale assure un financement suffisant et prévisible afin d’atteindre d’ici à 2015 les objectifs ambitieux de contrôle de cette maladie inscrits dans les Objectifs de développement du millénaire en matière de santé.





Les priorités de Maitreya

Home Nourrir la planète

Source : CBC News

Bien que l’investissement international pour le développement de l’agriculture ait augmenté, sa part de l’aide mondiale au développement a chuté, passant de 16 % au milieu des années 1980 à 4 % aujourd’hui – loin d’être suffisant pour aider les 925 millions de personnes souffrant de malnutrition. De nombreuses promesses de fonds récentes n’ont pas encore été honorées et, en raison d’un ciblage inefficace, les fonds disponibles n’atteignent pas les pauvres fermiers africains.

Le rapport de janvier 2011 de l’Institut Worldwatch, Etat du monde en 2011 : les innovations qui nourrissent la planète, présente des centaines d’études de cas pour illustrer des stratégies réalisables et viables pour réduire la faim et la pauvreté.

Gambie : Les huîtres et les poissons sont une importante source de protéines bon marché, mais une surproduction à long terme a conduit à une dégradation de l’environnement. L’Association ramasseuses d’huîtres TRY, fondée en 2007 par 6 000 femmes gambiennes, est un projet viable en cogestion qui travaille avec le gouvernement afin d’empêcher l’exploitation et la surproduction, afin de promouvoir des méthodes moins destructrices, et pour étendre des facilités de crédit aux producteurs à faible revenu.

Kenya : A Kibera, Nairobi, dans les quartiers les plus pauvres, plus de 1 000 fermières citadines nourrissent leurs familles et les communautés avec des produits issus de jardins verticaux – des sacs de terre avec des trous sur les côtés pour les plantations. Ces jardins peuvent potentiellement nourrir des milliers de citadins, et sont une source de revenus fiables pour des fermiers urbains – un facteur crucial pour une sécurité alimentaire d’avenir. On prévoit que plus de 60 % de la population africaine sera citadine en 2050 ; avec 33 % vivant actuellement dans les villes, et 14 millions supplémentaires migrant annuellement dans les zones urbaines. A l’échelle mondiale, les 800 millions de fermiers citadins produisent 15 à 20 % du total de l’alimentation.

 Afrique du Sud et Kenya : Les spécialistes préservent des variétés de bétail indigènes capables de supporter une chaleur et une sècheresse locales extrêmes, mieux que les troupeaux plus « commerciaux ». Entre 15 et 25 millions d’Africains vivent de l’élevage et on s’attend à une aggravation des conditions climatiques.

Ouganda : Un programme scolaire appelé : Développer des innovations dans les potagers scolaires (DIPS) informe sur les jardins végétaux indigènes, la nutrition et la préparation de la nourriture. Il s’agit d’enseigner aux enfants comment planter des variétés de céréales locales qui aideront à combattre les famines et à revitaliser les traditions culinaires du pays. Environ 33 % des enfants africains sont dénutris ou mal nourris.

Des programmes comme DIPS font plus que simplement nourrir les enfants ; ils les inspirent et les éduquent en tant que futurs fermiers – un pas immense vers l’augmentation de la sécurité alimentaire.

Afrique sub-saharienne : Ici, les femmes forment au moins 75 % des travailleurs agricoles et 60 à 80 % de la main d’œuvre produisant la nourriture. Le Réseau d’analyses politiques pour l’alimentation, l’agriculture et les ressources naturelles travaille avec les fermières, les dirigeants des communautés et les décideurs politiques grâce à des jeux communautaires interactifs qui offrent l’opportunité de dialoguer ouvertement sur l’égalité des sexes, la sécurité alimentaire, la propriété des terres et l’accès aux ressources, et aide les femmes à exprimer leurs besoins aux instances locales de décisions.




Home Les prix alimentaires mondiaux à un niveau record

Source : CBC News

Les prix de l’alimentaire ont atteint des niveaux records en décembre 2010, dépassant les sommets de 2008 lorsque l’augmentation des prix avait provoqué des émeutes dans le monde en développement. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé que les prix du marché mondial pour le blé, le riz, l’orge, le sucre et la viande resteraient élevés ou augmenteraient de manière significative en 2011.

Les pays en voie de développement sont déjà affectés par les nouvelles hausses. En septembre 2010, 13 personnes ont été tuées au Mozambique lors d’émeute contre l’augmentation de 30 % du prix du pain. Plus récemment, des manifestations au moins en partie suscitées par l’augmentation du prix de l’alimentaire ont eu lieu en Bolivie, en Chine, en Inde, en Algérie, en Tunisie et en Jordanie.

L’indice des prix alimentaires de la FAO –  qui mesure l’évolution des prix dans un panier comprenant des céréales, des graines oléagineuses, des produits laitiers, de la viande et du sucre – a augmenté pendant six mois consécutifs jusqu’en décembre 2010.

Abdolreza Abbassian, économiste à la FAO, qualifie ces hausses de prix d’« alarmantes » et précise : « Nous entrons dans un terrain dangereux. »

Les récentes inondations en Australie ont interrompu les livraisons de blé et de sucre, et la production de céréales a été sérieusement affectée par la sècheresse de l’année dernière en Russie de même que les pluies diluviennes ont touché les plantations au Canada. « D’autres évènements, comme un choc climatique dans un pays exportateur ou une nouvelle augmentation des prix du pétrole, feront encore grimper les prix et la situation sera pire qu’en 2008, et la subsistance de milliards de personnes dans le monde sera menacée », explique F. Mousseau.

Mais le problème ne vient pas du manque de nourriture. Selon lui, « on ne peut pas utiliser le mot pénurie si l’on considère que plus du tiers des céréales servent à nourrir les animaux et qu’une part croissante de la production agricole sert aux agro-carburants ».





Faits et prévisions

Home La Californie adopte une réglementation contre le réchauffement de la planète

Source : The New York Times, E.-U.

La Californie vient d’adopter les règles les plus strictes aux Etats-Unis en matière d’émission de gaz à effet de serre. Le programme entrera en vigueur dès 2012 afin de réduire progressivement les émissions pour atteindre en 2020 un niveau de 15 % inférieur à celui de 2012. Cet Etat produit actuellement environ 1,4 % des gaz à effet de serre dans le monde.

En Californie, le système de commerce des émissions de gaz à effet de serre imposera des limites sur les émissions totales et autorisera l’arbitrage de permis CO2 afin d’inciter les entreprises à se conformer aux limites. La nouvelle législation récompensera les sociétés qui réduiront le plus leurs émissions de dioxyde de carbone et s’étendra à terme à 360 entreprises comprenant des centrales électriques, des raffineries et des producteurs de ciment. Bien qu’il y ait eu beaucoup de débats sur le concept même de marché du carbone, la nouvelle législation donne une avance à la Californie sur le reste des Etats-Unis dans le domaine des réformes relatives au secteur énergétique.




Home Chauffage « central »

Source : BBC, Grande-Bretagne

Une société suédoise a découvert un moyen de récolter la chaleur du corps humain pour chauffer des bâtiments. Jernhusen, une société immobilière à Stockholm, capte l’« excès » de chaleur générée par les banlieusards qui traversent la gare centrale de Stockholm pour chauffer ses locaux qui se trouvent juste en face de la gare.

La station est déjà chauffée, mais l’activité des milliers de voyageurs qui y passent tous les jours crée de la chaleur qui serait normalement ventilée et perdue. Depuis peu, des échangeurs de chaleur installés dans le système de ventilation de la station permettent de réchauffer de l’eau qui est ensuite injectée dans le système de chauffage de l’entreprise. Cette source de chaleur durable à faible émission de carbone permet d’abaisser de 25 % les coûts en énergie pour l’ensemble des immeubles concernés.

Klas Johnasson, chef de la division Environnement de Jernhusen, est l’un des créateurs du système. « Il s’agit d’une technologie ancienne utilisée d’une façon nouvelle. La seule particularité ici est que nous faisons passer l’énergie d’un bâtiment à l’autre, a t-il expliqué. Chaque jour, environ 250 000 personnes passent par la gare centrale de Stockholm. Elles génèrent chacune un peu de chaleur. Mais elles ont aussi beaucoup d’activités. Elles achètent de la nourriture, des boissons, des journaux et des livres. Toutes ces activités génèrent une énorme quantité de chaleur. Alors, pourquoi ne pas utiliser cette chaleur ? Elle est là. Si nous ne l’utilisons pas, alors elle sera ventilée vers l’extérieur en pure perte.

En Suède, il est accordé une grande importance au développement durable, explique-t-il, mais cela devrait être le cas partout dans le monde. La durabilité est la clé de l’avenir de l’humanité. Il faut utiliser de l’énergie de manière soutenable à terme si nous voulons continuer à vivre sur cette planète pendant encore longtemps. »





Regard sur le monde

Home Vers la fin des « disparitions »

Source : www.hrw.org; www.fidh.org

On s’est rapproché de la fin des «  disparitions forcées », le 23 décembre 2010, lorsque la ratification par l’Irak a permis d’intégrer dans le droit international la Convention internationale pour la protection des personnes contre la disparition forcée.

La campagne, qui a duré 30 ans et qui avait pour but de donner une portée internationale à cette Convention, a été soutenue par Amnesty International, Human Rights Watch (HRW), la Commission internationale des juristes et la Fédération internationale des droits de l’homme. Les gouvernements argentin et français ont mené la campagne diplomatique au niveau international.

Cette Convention définit la disparition forcée comme une situation où les autorités privent un individu de sa liberté, puis refusent de fournir des informations sur l’endroit où il se trouve et sur ce qui lui est arrivé.

« Les disparitions forcées sont d’une cruauté insoutenable non seulement pour les victimes, mais aussi pour les membres de la famille – qui souvent doivent attendre des années ou des décennies avant d’obtenir des informations », a déclaré Aisling Reidy, juriste à HRW.

Bien qu’elles aient été depuis reconnues comme illégales au regard du droit international, les disparitions politiques sont encore monnaie courante dans toutes les régions du monde, selon HRW ; certains gouvernements sont coupables de violations persistantes en refusant d’enquêter de manière efficace, ou de fournir des informations sur le sort des victimes. Plusieurs milliers de cas de disparitions restent en suspens depuis le siècle dernier, mais la pratique persiste encore, notamment :

dans les conflits civils armés à travers le monde ;

dans les opérations de lutte contre le terrorisme suite aux attaques du 11 septembre 2001, avec des dizaines de « prisonniers fantômes » enfermés dans des centres secrets (y compris en Europe) par l’administration américaine de George W. Bush ;

au Pakistan, où des centaines de personnes ont disparu depuis 2001 ;

en Tchétchénie, en Russie et dans d’autres régions du Caucase du Nord ;

au Sri Lanka, au moins 30 000 personnes ont disparu depuis la fin des années 1980 ;

Aux Philippines et en Thaïlande, où l’on signale des centaines de disparitions ;

Au Cachemire, entre 4 000 à 10 000 disparitions dans les années 1990, où les forces de sécurité indiennes ont été mises en cause ;

au Moyen-Orient, où de nombreuses disparitions ont eu lieu au cours des dernières décennies en Algérie, en Libye, en Syrie, au Liban, en Irak et au Yémen ;

en Amérique latine, où en dépit du fait qu’un certain nombre de pays ont ratifié la convention, des milliers de personnes sont toujours portées disparues, et les auteurs ne sont pas traduits en justice.

Les principaux points de la Convention portent sur :

le droit de chaque individu de ne pas être soumis à une disparition forcée ;

les disparitions forcées constituent un crime international, interdit en toutes circonstances, et constituent une base de poursuites pour crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité ;

une disparition doit déclencher l’obligation d’enquêter et de poursuivre en justice ;

les pays doivent interdire et criminaliser la pratique dans leur législation nationale, doivent traiter la responsabilité pénale des subordonnés et des supérieurs, doivent prendre des mesures de prévention au niveau national et international, etc. ;

l’interdiction de détentions secrètes ; la détention n’est autorisée que dans une installation officiellement reconnue et contrôlée ; le droit absolu à l’habeas corpus et à l’information sur les détenus ;

le droit à la vérité et à la réparation des victimes et de leurs familles ;

la protection des enfants des victimes de disparition forcée pour qu’ils ne soient pas enlevés par les autorités, qu’ils ne reçoivent pas de fausse identité, et qu’ils ne soient pas adoptés ;

la possibilité d’introduire des plaintes individuelles ou collectives ; de prendre des mesures d’urgence si nécessaire, d’entreprendre des enquêtes sur le terrain et de porter à l’attention de l’Assemblée générale des Nations unies les situations de disparitions généralisées et systématiques.

Le projet initial de la Convention, soumis à l’Onu le 16 juin 2006, reconnaissait non seulement des années de travail minutieux par les professionnels concernés, mais rendait hommage au courage des familles des disparus qui avaient fait campagne sans relâche au nom de cette Convention : « Nos organisations souhaitent rendre hommage aux familles des disparus, qui nous ont inspirés par leur courage durant ces années et nous ont donné espoir. Comme ces familles qui ont gardé l’espoir, nous devons le conserver également. »





Dossier

Home Séminaire 2010 : vers l’initiation de groupe

Conférence d’ouverture

par Benjamin Creme

Cet article est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme à l’occasion de la rencontre des groupes de méditation de transmission américains qui s’est tenue près de San Francisco, en août 2010.

La réalisation de l’initiation de groupe sur une grande échelle est le sujet le plus important que l’on puisse aborder. L’initiation de groupe n’a jamais été possible dans l’histoire de la Hiérarchie – c’est dire si cela remonte loin. De nombreux Maîtres ont essayé de la mettre en œuvre dans les groupes qui ont existé à diverses époques dans le monde, mais sans succès.

L’initiation de groupe n’est peut-être pas exactement ce que vous imaginez : c’est l’initiation d’un vaste groupe d’individus se trouvant à peu près au même niveau d’évolution. Elle est réalisée par la restructuration de la conscience des nombreuses personnes qui constituent les groupes dans le monde.

Les Maîtres n’ont jamais réussi à mener à bien l’initiation de groupe, même avec un groupe de dimension mondiale comme la Société Théosophique. Je suis persuadé qu’ils ont fondé de grands espoirs sur l’avènement de la Théosophie, mais celle-ci n’est jamais parvenue à l’initiation de groupe, loin de là, même si, bien sûr, elle s’est développée dans le monde entier et a accompli une œuvre considérable. De très nombreux théosophes se sont sentis concernés, beaucoup ont été profondément marqués et ont avancé dans leur évolution personnelle, mais l’initiation de groupe n’a pas eu lieu.

Lorsque Helena Rœrich apporta les enseignements de l’Agni Yoga, une autre tentative fut faite, qui échoua de nouveau. Une fois de plus, elle ne réussit pas à éveiller suffisamment les disciples du monde à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. Les enseignements de l’Agni Yoga, qui avaient été donnés entre 1924 et 1939, étaient en grande partie destinés à préparer l’humanité à l’expérience de la guerre, dont on espérait qu’elle serait la dernière grande guerre sur la planète.

De nombreuses autres expériences ont été faites par divers Maîtres, mais elles ont toujours échoué faute d’un thème universel permettant par son magnétisme de souder les groupes du monde entier. Jamais il n’y a eu un thème assez important et assez puissant pour rassembler les groupes et assurer leur cohésion de façon que l’initiation de groupe puisse avoir lieu. Ce n’est pas la faute de la Hiérarchie, bien sûr. Ce n’est pas vraiment la faute de l’humanité, mais tout ce qui empêche l’humanité de progresser est bel et bien la faute de l’humanité dans son ensemble. C’est notre karma.

On voit poindre aujourd’hui une nouvelle lumière dans l’humanité, et, dans le mental des Maîtres, un espoir nouveau s’est levé : dans cette ère qui commence, il sera peut-être possible que l’initiation de groupe devienne une réalité. Ce n’est pas certain, mais la perspective semble plus prometteuse que jamais.

Je suis sûr que vous avez parfois l’impression que ce que vous faites est insignifiant par rapport au poids de l’opinion publique mondiale. L’action dans laquelle vous êtes engagés doit vous sembler dérisoire et infime pour vaincre l’inertie des milliards de gens qui pensent autrement dans le monde. Cependant, comme toutes les décisions hiérarchiques, cette possibilité de mise en œuvre de l’initiation de groupe a eu un impact limité mais incontestable dans le monde comme dans la Hiérarchie, et elle est en bonne voie de réalisation, à condition que les gens maintiennent leur attention à un niveau élevé. Je ne cesse de dire à ceux qui m’écoutent : « Maintenez haut votre attention. » Cela ne signifie pas simplement qu’il faut maintenir son attention à un niveau élevé, c’est évidemment plus que cela. Cela signifie qu’il faut que la tension spirituelle générée par l’activité et l’action se maintienne dans deux directions : le développement et la pratique de la méditation de transmission dans le monde, et l’annonce de la Réapparition du Christ en ce moment même. C’est, en soi, une réalisation considérable.

De plus en plus de gens commencent à comprendre que ce dont nous n’avons jamais cessé de parler est la même chose que ce qui les préoccupe d’un point de vue pratique – c’est-à-dire le monde en général, ce monde qui leur propose aujourd’hui des options très difficiles entre lesquelles ils ont le plus grand mal à choisir.

Notre travail ici-bas n’est pas facile, c’est certain, mais il est circonscrit. En tant que membres de l’humanité, nous devons gagner notre vie. Nous devons trouver notre chemin dans cette prétendue récession. Nous devons endurer les souffrances de l’expérience du désert et, comme toute l’humanité, nous en sortir. Et nous devons nous en sortir sans en être pour autant ébranlés ni abattus, la tête haute et l’attention maintenue encore plus haut, parce que nous sommes engagés dans quelque chose de bien plus vaste que nous ne l’avions pensé jusqu’à maintenant.

La mise en œuvre de l’initiation de groupe est le résultat de deux choses : la réalisation sur le plan extérieur d’un état d’être dans lequel la tension spirituelle est égale à celle réalisée sur le plan de l’ashram intérieur, et l’apparition physique du Christ et de son groupe de Maîtres. Pour nous, la venue du Christ dans le monde va de soi : c’est la réapparition de Maitreya. Quelques-uns de ses Maîtres l’accompagnent, qui, le moment venu, seront rejoints par un important groupe de Maîtres. Nous appelons cela l’extériorisation de la Hiérarchie, et c’est bien de cela qu’il s’agit. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment ?

Il ne s’agit pas simplement du travail intérieur de Maitreya et de la Hiérarchie dans son ensemble se manifestant sur le plan physique extérieur pour la première fois depuis 98 000 ans. Il s’agit également de la possibilité, pour un groupe de personnes arrivées à un certain niveau d’évolution et travaillant occultement en tant que disciples, de conserver sur le plan physique extérieur un état de tension spirituelle égal à celui qui est atteint dans les ashrams du plan intérieur. L’extériorisation de la Hiérarchie ne se limite pas à la venue des Maîtres dans le monde. C’est la création d’un lien ininterrompu entre les groupes extérieurs et leurs ashrams intérieurs. Cela s’accomplit par ce qui ressemble, à première vue et dans un premier temps, à des actions difficiles mais nécessaires. C’est si difficile que cela n’a jamais été réalisé. Ce n’est pas une chose à laquelle on arrive facilement et automatiquement, mais c’est le résultat d’un travail de transformation spécifique.

Les groupes qui travaillent en méditation de transmission et pour la Réapparition du Christ sont engagés dans ce processus qui, jusqu’à maintenant, n’a jamais abouti. Mais l’idée de la Réapparition du Christ est si puissante et magnétique qu’il devient possible, pour un groupe de disciples de niveaux divers dispersés dans le monde mais reliés par le discipulat, de parvenir à l’initiation de groupe.

L’initiation de groupe n’est pas un processus au cours duquel un groupe d’initiés prennent tous la même initiation. C’est un processus par lequel un groupe d’initiés de différents niveaux prennent tous l’initiation à peu près au même moment du fait qu’ils sont tous dans un état de tension spirituelle qui rend cela possible. La montée sur le plan extérieur d’une tension spirituelle de niveau équivalent à celle qui règne dans les ashrams intérieurs rend possible l’extériorisation du travail hiérarchique dans le monde.

La clé de voûte de tout ceci est la méditation de transmission. C’est la méditation de transmission qui lie les groupes engagés dans ce travail. Quelle est la situation à l’heure actuelle ? Je dois dire, malheureusement, que de nombreux groupes dans le monde n’ont pas encore réussi à atteindre la tension spirituelle nécessaire pour établir un lien correct avec les ashrams intérieurs. Il n’y a qu’une façon de remédier à cela : davantage de travail, davantage de transmission, et une attitude différente à l’égard de la méditation de transmission, qui doit être considérée pour ce qu’elle est, à savoir un facteur de cohésion entre tous les groupes ainsi qu’entre les groupes et la Hiérarchie. La méditation de transmission est une entreprise hiérarchique. Elle a été donnée au monde par les Maîtres pour aider à mener à bien l’initiation de groupe désirée depuis si longtemps.

Pour réussir quoi que ce soit de valable, nous devons perdre quelque chose. Lorsque nous parvenons à un but, c’est en sacrifiant quelque chose de moins important. Nous devons être prêts à détruire certains aspects de notre vie, et cela est vrai pour tous les groupes partout dans le monde. C’est vrai partout où travaille un groupe de méditation de transmission.

La raison d’être de la méditation de transmission, c’est qu’il s’agit d’un exercice hiérarchique. Elle ne doit pas être prise à la légère. Cela n’est pas quelque chose que l’on fait quand on en a envie. C’est quelque chose que l’on fait parce que c’est la chose la meilleure et la plus importante que l’on puisse faire. Entrer en contact et travailler avec la Hiérarchie, c’est contribuer à créer un reflet des ashrams intérieurs sur les plans extérieurs.

Vous appartenez tous à un ashram. Il ne saurait en être autrement : vous ne feriez pas ce travail si tel n’était pas le cas. Mais j’imagine que très rares sont ceux qui pensent ainsi. Quand vous pratiquez la méditation de transmission, vous ne la considérez probablement que comme un supplément utile à votre travail de préparation pour la réapparition du Christ. Les deux sont importants, mais la réapparition du Christ est déjà réalisée, dans la mesure où Maitreya et un petit groupe de Maîtres sont aujourd’hui dans le monde. Mais la réapparition du Christ au sens le plus plein du terme concerne un groupe important d’environ quarante Maîtres, à savoir deux tiers des Maîtres impliqués dans l’évolution humaine, sans compter Maitreya. C’est un événement gigantesque.

Lorsque les Maîtres travailleront au grand jour, nous constaterons qu’ils ne veulent pas se situer au-dessus ni en dehors de l’humanité. Ils veulent travailler avec l’humanité, tout en faisant partie de l’humanité, mais ils ne peuvent travailler qu’avec ceux qui sont capables de travailler avec eux. Au début, l’une des façons les plus simples de travailler avec les Maîtres consiste à pratiquer la méditation de transmission. C’est dans ce but que les Maîtres nous ont donné la méditation de transmission, qui leur permet de distribuer une partie importante des énergies spirituelles relativement considérables dont ils disposent à l’heure actuelle. La méditation de transmission est pour eux la meilleure manière de nous faire profiter de cette abondance énergétique.

En réalité, la réapparition du Christ, c’est la venue dans le monde d’une partie importante des ashrams intérieurs des Maîtres, c’est l’extériorisation du travail de la Hiérarchie. Une partie de ce processus consiste pour les Maîtres à passer des plans intérieurs sur les plans extérieurs pour continuer le travail sans porter atteinte aux réalisations spirituelles accomplies sur les plans intérieurs. Il doit y avoir sur le plan extérieur une manifestation équivalente à celle qui a déjà été réalisée sur les plans intérieurs, faute de quoi l’extériorisation du travail de la Hiérarchie n’a pas lieu.

Les Maîtres doivent pouvoir travailler sur le plan extérieur de la même façon qu’ils travaillent sur les plans intérieurs. En tant que membres de cette Hiérarchie élargie dont ils sont les frères aînés, nous devons faire de même. L’initiation de groupe ne peut pas avoir lieu tant que la tension spirituelle n’est pas réalisée et maintenue par les groupes à l’unisson dans le monde entier. Cela n’est pas une tâche facile. Il faut en reconnaître l’importance, la mettre en œuvre, et la faire passer dans les faits.

Pour la plupart d’entre vous, vous connaissez la grande règle XI, telle qu’elle est donnée par DK. J’ai expliqué cette grande règle et ses quatre parties dans le détail en 1988. Si j’y reviens aujourd’hui, ce n’est pas pour vous la resservir dans son intégralité, il ne s’agit que d’un rappel.

Je vais vous demander de faire un peu de lecture, de reprendre le chapitre 19 de La Mission de Maitreya, tome II. Il s’intitule : Vers l’initiation de groupe. Lisez-le et relisez-le autant de fois qu’il le faudra, de façon à en comprendre en profondeur le sens, qui est clair et obscur à la fois. A un certain niveau, il ne semble pas trop difficile. Mais à un autre niveau, il est si obscur qu’il faut y réfléchir souvent et le relire encore plus souvent pour en saisir la vérité sous-jacente.

Je vais lire les quatre points de la règle XI, les quatre conditions fondamentales. Elles doivent absolument être remplies toutes les quatre pour que l’initiation de groupe soit réalisée.

Etablissement de relations non sentimentales dans le groupe. Cela semble facile. Ne pas être sentimental dans les relations de groupe. C’est une question de sentiment, non de sentimentalité. Quand vous lirez le chapitre 19 de La Mission de Maitreya, tome II, vous vous apercevrez que ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît. C’est difficile. C’est parce que toutes les conditions sont difficiles que l’initiation de groupe n’a jamais été réalisée. Jamais, à l’échelle mondiale, un groupe n’a eu assez d’inspiration, n’a fait preuve d’assez d’attraction magnétique dans son action, comme par exemple dans la préparation à la réapparition du Christ et dans la méditation de transmission.

Tout le monde pense que la méditation de transmission est un service puissant qui fait avancer celui qui la pratique et qui accélère son évolution. C’est ainsi que je la présente dans mes conférences. On ne peut pas parler de la règle XI quand on présente aux gens la méditation de transmission, qu’on leur explique comment les choses se passent et comment trouver un groupe. Personne ne commencerait jamais si on disait : « Au préalable, il faut satisfaire aux quatre conditions de la règle XI» On s’entendrait dire : « Au revoir et merci. » Il partirait encore davantage de gens que d’habitude.

La deuxième condition est apprendre à utiliser les forces de destruction de façon constructive. Je vous ai dit que c’était difficile. Pour ceux qui ne connaissent pas ces conditions, ou qui n’ont jamais pensé qu’ils auraient un jour à les prendre en compte, apprendre à utiliser les forces de destruction de façon constructive doit vraiment sembler impossible. Quoi qu’il en soit, que sont ces forces de destruction ? Quelqu’un en a-t-il la moindre idée ?

« La volonté ? » « L’avidité ? » « Le mirage ? » « Le matérialisme ? »

Les forces de destruction sont les forces du plan atmique de conscience spirituelle. Il y a trois plans spirituels : le plan buddhique, le plan manasique et le plan atmique. Le plan manasique correspond à l’aspect intelligence ; le plan buddhique à l’aspect amour-sagesse ; et le plan atmique à l’aspect volonté ou dessein, à l’aspect destruction. Quand la tension spirituelle nécessaire est atteinte dans le groupe au niveau mondial, ces trois aspects se manifestent.

Quand la tension spirituelle est à un certain niveau, l’aspect manasique est atteint et il entre en manifestation. Quand l’aspect buddhique est atteint à son tour, la conscience intègre l’aspect amour. Ces deux aspects invoquent le troisième, l’aspect atmique, par lequel tout ce qui fait obstacle à l’écoulement des énergies spirituelles de l’intérieur vers l’extérieur est détruit par l’application des forces de destruction. Shiva, le destructeur, détruit ce qui fait obstacle à l’expression des niveaux supérieurs.

D’un point de vue occulte, tout accomplissement sur le sentier d’évolution est le fruit de la renonciation à un aspect inférieur au bénéfice d’un aspect supérieur. Il en est toujours ainsi. L’inférieur doit être abandonné, détruit et éliminé pour permettre la manifestation de l’aspect supérieur. L’aspect buddhique, ou aspect amour, enrichit la qualité du tout, tandis que l’aspect le plus haut, l’aspect atmique, détruit ce qui fait obstacle à la pleine manifestation des niveaux manasique, buddhique et de l’unité essentielle de l’atmique lui-même.

Le plan atmique est celui dont tout procède. Il est à l’arrière-plan de la totalité de l’univers manifesté et, par son pouvoir destructif, il anéantit tout ce qui s’oppose à la pleine expression de la phase suivante, à quelque niveau que ce soit. Il agit de la sorte tout au long de la vie d’un individu et, bien sûr, dans la vie de ceux qui constituent un immense groupe international. C’est ainsi que les groupes de par le monde sont tirés vers le haut d’un point de vue énergétique.

Tout disciple connaît ce processus, qui se répète à tous les niveaux, de la première à la quatrième initiation. Il est lié à la quatrième initiation, qui est celle de la renonciation, de la crucifixion. L’inférieur est crucifié – ou sacrifié – pour, en quelque sorte, laisser ouverte la porte de la vie spirituelle du Maître ressuscité. A chaque étape du sentier, le processus tout entier se reproduit jusqu’à ce que l’individu soit enfin libéré et que rien ne lui fasse plus obstacle, parce qu’il a réussi et est devenu un Maître.

Le processus d’initiation de groupe et la quatrième initiation sont intimement liés. A la quatrième initiation, l’âme, qui est le lien spirituel entre l’étincelle divine et la personnalité sur le plan physique, est réabsorbée par la monade, le principe de vie. Cela mène à la cinquième initiation, celle du Maître ressuscité.

La condition suivante sur la voie de l’initiation de groupe est l’acquisition par le groupe de la capacité de travailler en tant que Hiérarchie en miniature et de démontrer l’unité dans la diversité. Tous les groupes doivent travailler avec l’unité pour objectif. Mais l’unité est une diversité unifiée. Ce fait de la vie trouve son illustration dans les nations du monde, qui, ensemble, constituent un groupe, et dans tous les habitants de ces nations, avec leurs différents rayons. Les sept rayons créent la plus grande diversité dans le monde à la fois au niveau des nations et au niveau humain. Toutes les nations ont leurs rayons. Avec leurs qualités et leurs desseins différents, elles forment une diversité. Le but est de créer l’unité qui cimente cette diversité, l’enrichit et lui donne son sens.

L’autre partie de cette condition, la capacité de vivre en tant que Hiérarchie en miniature, peut sembler irréalisable. Comme j’ai pu le constater, nombreux sont ceux, dans le monde moderne, qui n’aiment pas le mot « hiérarchie ». Ils trouvent cette notion non démocratique, et ont du mal à concevoir un quelconque rapport entre démocratie d’un côté et hiérarchie de l’autre. Elles semblent trop éloignées. Sous le mot « hiérarchie » se trouve l’idée de quelqu’un de mieux informé, autocratique et autoritaire qui décide de la façon dont les gens doivent vivre, alors que le mot « démocratie » sous-entend que tout le monde sait tout, que cela soit vrai ou non.

J’ai un petit-fils qui effectivement sait tout. Il dit qu’il sait tout. Quand je lui demande : « Tout sur tout ? », il répond : « Oui, tout sur tout. » Mais il n’a que trois ans. D’une certaine façon, il a raison. Il sait tout de ce qui constitue sa petite vie – autos, hélicoptères et avions miniatures, comment enlever les roues de ses voitures pour pouvoir en faire autre chose. Il a une vision de la vie simple et charmante, mais il se trompe, bien entendu.

Dans l’ensemble, les gens savent très peu de choses, mais, en tant que citoyens d’une démocratie, ils considèrent qu’ils ont le droit de dire ce qu’ils veulent et de demander ce qu’ils veulent. Ils sont mieux informés que la Hiérarchie.

Quand j’utilise le mot « Hiérarchie », je ne fais pas référence à quelque chose de supérieur du genre barreaux d’une échelle. Je parle de la Hiérarchie spirituelle, du règne des âmes. Y a-t-il dans cette salle une personne qui pense sincèrement en savoir plus que les Maîtres qui constituent la Hiérarchie spirituelle de cette planète ? Qui connaisse mieux la psychologie humaine, la signification occulte et le dessein de tous les processus contrôlés par la Hiérarchie, qui sache mieux administrer une planète ou un système solaire ? Alors, jeune homme de trois ans, savez-vous tout cela ? Bien sûr que non.

Travailler en tant que Hiérarchie en miniature signifie reconnaître qu’un groupe est composé de personnes de différents niveaux. Je sais que j’ai dit que les membres d’un groupe de ce type sont plus ou moins au même niveau. Cela veut dire qu’aucun d’entre eux n’est un Maître. Cela dit, il y a de petites différences. Certains sont au seuil de la première initiation. La plupart sont quelque part entre la première et la deuxième initiation. Quelques-uns ont peut-être pris la deuxième initiation, même si, à ce jour, je n’en ai rencontré aucun parmi ceux qui pratiquent la méditation de transmission. Actuellement, il y a des groupes que je n’ai jamais rencontrés, il y a donc peut-être des initiés de second degré parmi eux, mais j’en doute. Enfin, le groupe a besoin de gens à tous les niveaux qui soient capables de supporter les énergies de la Hiérarchie à leur propre niveau.

Il est important que les gens, particulièrement ceux qui vivent dans un pays qui se veut démocratique, comprennent qu’il n’y a pas vraiment d’incompatibilité entre une démocratie authentique et un élément de hiérarchie. Quand les Maîtres apparaîtront davantage au grand jour dans le monde, vous constaterez qu’il en est ainsi. Les Maîtres sont d’une grande sagesse et d’une grande simplicité. Ils ne le disent peut-être pas, mais ils savent tout. Ils connaissent aussi les problèmes de l’humanité. Ce sont des êtres bienveillants qui s’efforcent de travailler en collaboration étroite avec l’humanité – dans une grande tolérance, sans esprit critique et sans porter atteinte à son libre arbitre. Ils souhaitent travailler en collaboration avec l’humanité pour faire profiter celle-ci des connaissances et de la vision extraordinaires qu’ils ont acquises de haute lutte dans des domaines dont nous n’avons pas encore la moindre idée.

L’humanité doit devenir plus tolérante et plus humble. Le groupe des serviteurs qui se réclament de Maitreya et qui travaillent en vue de la réapparition reconnaissent que, s’ils veulent mettre en œuvre la règle XI, il leur faut acquérir la capacité de travailler en tant que Hiérarchie en miniature. Tous les groupes sont potentiellement une Hiérarchie en miniature, ils doivent donc être capables, en tant que groupe, de démontrer l’unité dans la diversité. Leur travail est d’exprimer cette réalité qui nécessite du temps et des efforts.

L’un des plus grands obstacles est la sympathie et l’antipathie que les coworkers éprouvent généralement les uns à l’égard des autres et qui les empêchent de parvenir à des relations de groupe non sentimentales. Il est bien plus facile dans un groupe de travailler avec des gens que vous aimez, qui vous ressemblent, que de travailler avec des gens qui ont des structures de rayons et des qualités complètement différentes des vôtres. La beauté d’un groupe, c’est qu’il réunit toutes – ou presque toutes – les structures de rayons ; c’est également le problème. C’est un problème dans chaque groupe, sans exception.

Il y a des gens qui sont automatiquement attirés les uns par les autres, des gens qui aiment travailler ensemble, et des gens qui ont des points de vue complètement différents. Chacun a ses préférences dans un groupe, chacun a ses partenaires préférés, avec qui le travail est facile et se passe bien. Il y a aussi ceux avec qui les choses sont très difficiles. C’est vrai de la plupart des groupes.

Ces affinités et antagonismes doivent disparaître. La capacité de démontrer l’unité dans la diversité est primordiale dans la règle XI. Il ne s’agit pas de supporter tel ou telle en disant : « Tu les connais, c’est toujours la même chose, avec eux. Dans chaque réunion, il faut qu’ils prennent les commandes. Ils n’écoutent pas. Il n’y a que leurs idées qui comptent. »

L’acceptation de la diversité est essentielle pour créer l’unité, qui est elle-même essentielle dans un groupe occulte de ce type. Car il s’agit bien d’un groupe occulte. Je ne fais pas référence à un groupe quelconque, du genre grande entreprise. Dans une grande entreprise, ceux qui s’entendent s’entendent, et les autres sont mis à la porte. Mais dans un groupe occulte, on ne peut pas mettre les gens à la porte. Chacun doit élargir l’idée qu’il se fait de l’unité de façon à y faire entrer ceux qu’il n’apprécie pas, lesquels doivent procéder de même de leur côté.

En ce qui concerne la quatrième et dernière condition pour la réalisation de l’initiation de groupe, il s’agit de cultiver la puissance du silence occulte. Cette loi fondamentale fait souvent l’objet d’une incompréhension. Elle peut impliquer le silence en paroles, mais elle peut tout aussi bien impliquer le contraire. Ce qu’elle exige du disciple, c’est qu’il cultive la puissance de la pensée correcte, qu’il sache que penser et comment penser, quand parler et quand ne pas parler. Parler à bon escient fait partie de l’utilisation de la puissance du silence occulte. C’est ce que je fais en ce moment.

Je voudrais vous apprendre à jouer au cricket. Malheureusement, en parler ne suffit pas. Il faut illustrer son propos. Comme je suis le seul à pouvoir le faire dans cette assemblée et que vous ne connaissez rien du cricket, cela me sera difficile. Mais je pourrais vous en parler et vous en démontrer la beauté…

Cette interruption du fil de ma pensée est un exemple de ce que n’est pas le silence occulte. Si je n’avais pas détourné mon attention, j’aurais pu vous dire une profonde vérité occulte qui vous aurait stupéfiés et émerveillés.

Donc, le silence occulte n’a pas grand-chose à voir avec le silence, même s’il peut parfois impliquer le silence. La flûte enchantée de Mozart traite du silence occulte qui est nécessaire pour l’initiation. Je vais donc faire une petite incursion dans le silence occulte et vous raconter ce qui se passe dans cet opéra. On y trouve un homme sérieux, Tamino, qui est un disciple et un initié en herbe. Il doit épouser une jeune femme ravissante du nom de Pamina. Il y a aussi Papageno, un homme du peuple bon enfant et drôle, qui collectionne les oiseaux pour les vendre. C’est ainsi qu’il gagne sa vie et trouve l’argent nécessaire pour boire et satisfaire ses envies. Il a tout ce qu’il lui faut, sauf une femme. Il ne parvient pas à en trouver une. En tant qu’initié, Tamino est tenu au silence, et il se tait pendant la plus grande partie de l’opéra. Tamino et Papageno ne cessent de passer des épreuves, et Papageno échoue à chaque fois. Il leur est demandé de garder le silence dans une situation particulière. On leur donne à manger et à boire, mais ils ne doivent pas parler. Bien entendu, Papageno ne parvient pas à tenir sa langue et s’exclame : « C’est formidable. »

Finalement, Tamino parvient à l’initiation en réussissant à pratiquer le silence occulte. Pamina avait pensé que Tamino ne l’aimait pas, car à chaque fois qu’elle lui parlait, il ne répondait pas. Mais ils sont enfin réunis. Il y a un grand ashram. Ils se rendent dans ce lieu occulte pour recevoir l’initiation et sortent de l’autre côté. La flûte enchantée est un opéra qui traite de l’initiation. Mozart était un initié de troisième degré. Il savait ce qu’était l’initiation, qu’il a illustrée de façon simplifiée dans son opéra. La flûte enchantée est un opéra merveilleux, avec une musique et un livret formidables.

Cultiver la puissance du silence occulte, c’est cultiver la puissance qui découle d’une pensée juste selon une certaine ligne, tout en veillant à ne pas affaiblir la pensée par des digressions comme celles que je viens de faire à propos du cricket et de La flûte enchantée. Si vous savez cultiver la tension spirituelle qui découle d’une pensée correcte, vous parlez quand il est bon de parler, et ne parlez pas quand il n’est pas bon de parler. Par exemple, vous parlez quand ce que vous avez à dire ajoute aux connaissances du groupe et répond à ses besoins. Et vous ne parlez pas quand vous savez que ce que vous avez à dire serait mal venu, faux ou passerait par-dessus la tête de ceux qui participent à la conversation de groupe.

Les gens qui participent à des discussions de groupe ne pensent pas vraiment en ces termes. Ils se disent : « Je n’aime pas cette idée. A mon avis, nous devrions faire ceci ou cela. » – « Oh, non, nous avons déjà essayé ça. Ça ne marche jamais. » Et ainsi de suite. Ils ne se donnent pas la peine de focaliser leur attention sur leur pensée et de la formuler pour voir si elle vaut la peine d’être exprimée ou non. Ils la lancent dans la conversation, parfois tout simplement parce qu’elle provient du plexus solaire, provoquant ainsi une perturbation, une cassure dans leur propre conscience et dans celle du groupe.

Le silence occulte n’a rien à voir avec le silence pur et simple. Il arrive, pour pratiquer le silence occulte, que l’on doive beaucoup parler. Si un Maître était ici, il saurait certainement que dire, quand le dire et où s’arrêter. Il saurait ce qu’il peut transmettre et qui serait compris, et ce qu’il ne doit surtout pas dire parce que cela ne serait pas compris. Il faut faire preuve d’ouverture et de souplesse, et surtout agir de façon que la puissance de l’idée – du silence ou des paroles, s’il faut parler – soit maintenue.

Tout cela est lié à la tension spirituelle. Nous parvenons à un état de tension spirituelle par la pensée juste et par une certaine forme d’indifférence spirituelle détendue. C’est du même ordre que ce que Maitreya appelle honnêteté mentale, sincérité de cœur et détachement. L’indifférence spirituelle est le résultat du détachement. Si je dis : « Cultivez l’indifférence spirituelle », vous vous direz peut-être : « Indifférence ? Cela veut dire qu’il faut faire preuve d’indifférence. C’est plutôt froid, comme attitude. » Cela n’a rien à voir avec de la froideur ; ce n’est pas un refus de s’impliquer ; ce n’est pas un refus de communion. C’est être détaché du résultat, de ce que les autres disent ou pensent, et de ce que vous pensez vous-même. C’est être spirituellement détaché. L’indifférence spirituelle est la même chose que le détachement spirituel.

La meilleure manière de parvenir à l’indifférence spirituelle est de pratiquer la triple technique conseillée par Maitreya : honnêteté mentale, sincérité de cœur et détachement. Le détachement grandit quand on est plus honnête mentalement. Quand on est plus honnête mentalement et plus détaché, on est plus sincère. Quand on est plus sincère, on devient plus détaché et plus honnête. Les trois attitudes se renforcent l’une l’autre, et on finit par parler naturellement sans effort. Les mots vous viennent naturellement à l’esprit et au cœur et correspondent à la perception qui est la vôtre de ce qui doit être dit. Vous les dites tout en étant détaché du résultat. Vous les dites parce qu’ils doivent être dits, et non parce que vous en tirez un quelconque bénéfice.

Les gens ne cessent de me remercier pour ce que je fais, par exemple. C’est très gentil de leur part, mais je n’ai pas besoin de leurs remerciements. Je fais ce que je fais parce qu’on m’a demandé de le faire et parce que je suis engagé dans ce travail. Je fais cela pour servir le plan. Mais les gens ne cessent de me remercier, ce qui me met dans une situation quelque peu embarrassante. Je ne peux pas offenser les gens en leur répondant : « Non, je ne veux pas de vos remerciements. C’est gentil, mais je n’en veux pas. » Ils trouveraient cela insultant et arrogant.

Le détachement spirituel n’a pas besoin de remerciements. Si vous êtes engagés dans ce travail, vous ne devez pas attendre des autres qu’ils vous félicitent en vous donnant une tape dans le dos, car ce que vous faites provient de l’âme. Ce que vous faites, c’est le travail de l’âme.

Si tel n’est pas le cas, c’est que vous êtes en compétition, et si vous êtes en compétition, c’est que vous voulez des applaudissements. Vous voulez que quelqu’un vous tape dans le dos en vous disant : « Bravo, bien joué, merci. » Quand vous n’êtes pas en compétition, vous faites le travail de l’âme. Il se peut que vous ne le fassiez pas bien, mais vous faites de votre mieux, c’est tout ce que vous pouvez faire. Vous remercier pour cela n’a pas de sens, parce que vous ne le faites pas pour être remerciés ni pour prouver quoi que ce soit. Vous faites ce travail parce qu’il faut qu’il soit fait, parce qu’il vous est présenté. C’est comme une montagne. Vous grimpez parce que la montage est là, devant vous. Ce genre de détachement est absolument nécessaire pour ce travail et pour la réalisation de l’initiation de groupe.

Vous voyez donc combien il est difficile de parvenir à l’initiation de groupe. Il faut être capable de marcher sur une corde raide, sans rien attendre des autres, sans avoir besoin d’encouragements, d’acclamations, de remerciements ni d’applaudissements. Tout le monde doit faire le travail sans cela.

Le disciple doit se considérer comme faisant partie d’un groupe, de façon impersonnelle, sans sympathies ni antipathies. Le groupe dans sa totalité, avec tous ses défauts, est celui dont vous faites partie. Si vous voulez utiliser les énergies du Verseau, vous devez penser dans ces termes, parce que ces énergies ne fonctionnent qu’avec les groupes, pas avec les individus. L’individualité, les hommes n’ont que ce mot à la bouche aujourd’hui. Cette individualité est la réussite majeure de l’expérience des Poissons. Mais vous voyez où elle nous a menés. Pensez au monde, aux guerres, à la faim, à tout cela. C’est à cela que notre individualité d’aujourd’hui nous a conduits, parce que nous en avons mésusé. Au lieu de cela, pensez en termes de groupe, d’unité dans la diversité. C’est cela l’important – un groupe qui démontre l’unité dans la diversité, en tant que tout, de manière que notre individualité puisse être mise au service du groupe.

Quand il est question d’initiation de groupe, il faut aussi réfléchir intensément à la nécessité de l’innocuité dans toutes les situations qui impliquent des relations de groupe. Pleinement et correctement réalisée, cette innocuité serait le moyen le plus sûr pour un disciple de devenir un membre éminent de la Hiérarchie spirituelle de cette planète. Tout considérer en termes d’innocuité, c’est se conformer automatiquement aux quatre conditions de la règle XI. Si nous étions dans l’innocuité la plus parfaite et la plus absolue à tous égards, en pensée, en parole et en action, à chaque instant, nous serions des Maîtres. Quand vous rencontrerez les Maîtres, vous serez stupéfaits de leur simplicité, de leur innocuité, de leur amabilité.

La seule façon de vivre, c’est dans le respect de la Loi – ce que nos Frères de l’espace démontrent en permanence. La grande loi de cause et d’effet, la loi du karma, est la loi la plus simple et la plus réactive qui soit. Tout ce que nous faisons – chaque pensée, chaque parole, chaque action – engendre une cause. Les effets issus de cette cause constituent notre vie. Celle-ci est entre nos mains. En conséquence, la nécessité de l’innocuité s’impose d’elle-même, n’est-ce pas ?

Nous avons tous du bon et du mauvais karma. C’est le résultat de ce que nous faisons. Si nous parvenons à maîtriser nos pensées et nos actions, alors nous maîtrisons cette loi et parvenons à un état d’innocuité parfaite. Cette loi se manifeste à travers nous et avec nous à chaque instant. Il nous est impossible de la mettre de côté et de dire : « Eh bien, je ne vais plus me préoccuper d’innocuité pendant un moment. Je vais être aussi nocif que je dois l’être, en étant moi-même, à mon niveau actuel, qui n’est pas très avancé. Je ne vais donc pas trop exiger de moi-même. Je vais être nocif. » Nous faisons tous cela, n’est-ce pas ? Nous sommes tous aussi bons qu’il nous est possible de l’être (pas tout à fait), mais également aussi nocifs que nous pouvons l’être, en toute connaissance de cause. Bien que connaissant la Loi, nous ne pouvons nous en empêcher. Nous n’avons pas la maîtrise de nous-mêmes – c’est-à-dire essentiellement de notre corps astral-émotionnel. Si nous avions la maîtrise de notre corps astral-émotionnel, nous serions beaucoup moins nocifs que nous le sommes. Mais malheureusement quatre-vingt quinze pour cent des hommes sont polarisés sur le plan astral. Il est donc inévitable que des dommages se produisent sur le plan astral. Tout provient du plan astral.

Toutes les douleurs et toutes les souffrances qui sont les siennes, l’humanité se les impose à elle-même par le mésusage qu’elle fait de ses véhicules astraux et mentaux. Si nous maîtrisions nos véhicules physique, émotionnel et mental, nous parviendrions à l’innocuité, mais tel n’est pas le cas. Tel n’est pas notre conditionnement. Nous sommes conditionnés dans la nocivité et pour la nocivité. A chaque génération, les parents transmettent le conditionnement de leurs parents et des parents de leurs parents. Chaque génération intègre ces façons inadéquates de vivre, de penser, de sentir et d’être en relation, et les transmet à la génération suivante.

L’initiation est également une affaire de maîtrise. Nous prenons la première initiation lorsque nous maîtrisons l’élémental physique. L’élémental physique constitue notre véhicule physique ; il a sa propre vie. Soit nous maîtrisons cette forme de vie, soit c’est elle qui nous maîtrise. Il en va de même du corps émotionnel. L’élémental émotionnel crée toutes les réactions émotionnelles que nous considérons comme nécessaires et réelles, et qui défigurent nos vies. Il en va de même de l’élémental mental jusqu’à ce que la maîtrise soit atteinte.

L’innocuité est-elle réalisable ? Bien sûr que oui – ce que nous appelons évolution de la conscience est la réalisation progressive de l’innocuité. A mesure que nous progressons en détachement, nous progressons dans la conscience que nous avons de notre être spirituel, de notre âme. Plus nous progressons dans notre relation avec notre âme et nous en imprégnons petit à petit, plus nous maîtrisons le corps physique, le corps émotionnel, puis le corps mental, ce qui nous permet de devenir des initiés. Le chemin nous a été tracé, c’est à nous de relever le défi.





Citation

Home Extrait du message n° 51

par Maitreya

« N’oubliez pas, mes frères, que vous êtes un, que le Père de tous vous a créés à son image divine, et qu’à travers vous brille la même lumière bénie d’Amour et de Vérité. L’heure vient, mes amis, où la lumière de la Vérité brillera tout autour de vous, où l’homme prendra son frère dans son cœur et le reconnaîtra comme lui-même. »





Courrier des lecteurs

Home Ovnis à Sabadell, dans la province de Barcelone (Espagne)

Cher Monsieur,

Le 19 décembre 2010 à 19 h 20 je me trouvai dehors, à Sabadell, dans la province de Barcelone (Espagne), lorsque je vis dix lumières rouge orangé traverser le ciel en formation géométrique, de l’est vers le sud-est. Elles se déplaçaient en silence à vitesse constante.

Il ne pouvait s’agir d’avions, car elles n’avaient pas de lumières clignotantes, et également parce qu’à ce moment-là un avion volant plus bas, se dirigeant du nord-ouest vers l’est, passa au-dessous d’elles.

Après cela, il y eut jusqu’à 19 h 50 un flux constant, plus ou moins dense mais continu, de lumières se dirigeant dans la même direction. Je ne les ai pas comptées, mais il y en avait certainement des dizaines. J’ai vu autour de moi plusieurs voitures s’arrêter pour les regarder, et même une voiture de police. Qu’étaient ces lumières ?

H. L., Barcelone, Espagne
 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les lumières étaient des vaisseaux spatiaux martiens en mission.


Home Ovni apparu au-dessus du Christ de Rio de Janeiro

Cher Monsieur,

Un de mes amis, steward à Air France, m’a envoyé une photographie accompagnée de l’histoire suivante :

Le 19 novembre 2010, pendant une escale à Rio de Janeiro (Brésil), l’équipage décida d’aller visiter le Corcovado, y compris le capitaine, un homme très cartésien et très rigoureux.

Au bout d’un moment, vers 13 h, ils virent des touristes priant à genoux, le regard tourné vers le ciel clair et bleu. Ils levèrent les yeux et virent une grande lumière stationnaire. Le capitaine dit que cela pouvait être un satellite qui semblait immobile, par une illusion d’optique, mais qui probablement se déplaçait.

Au bout de cinq à six minutes, la lumière disparut.

Chacun retourna à ses occupations et oublia ce phénomène inhabituel, mais quelques minutes plus tard, la brillante lumière apparut à nouveau au même endroit, brillant avec la même intensité. Elle se déplaça lentement pendant cinq minutes avant de disparaître soudain comme si quelqu’un avait éteint une lampe. Le capitaine put seulement dire : « C’est étrange » Tout le monde resta au même endroit pendant encore dix minutes pour le cas où la lumière apparaîtrait à nouveau, mais il n’en fut rien.

Ils ne parlèrent pas de l’incident pendant le reste de la journée, comme si cette expérience les laissait mal à l’aise.

Ce n’est que le lendemain qu’ils purent y faire allusion ouvertement pour se rassurer et essayer de comprendre.

Qu’était cette lumière ? Ont-ils vu l’« étoile » de Maitreya au-dessus de Rio ?

F. C., Paris, France


Voir photographie dans la revue Partage international n° 269-270 de janvier-février 2011, page10.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la brillante lumière observée en plein jour était un vaisseau spatial martien.


Home Un visiteur spécial

Cher Monsieur,

Dans la soirée du 31 octobre 2010, je servais le thé après la conférence à la société théosophique, travail bénévole que j’accomplis depuis de nombreuses années, lorsqu’un homme de type indien entama une conversation avec moi. Nous parlâmes de la signification du « namaste », le geste indien de salutation, et il souligna que ce geste s’adressait à la partie la plus élevée de nous-mêmes. Il prit une tasse de thé, puis il s’éloigna.

Au bout d’un moment, alors que la plupart des visiteurs a été servie, il revint et me dit : « Vous avez une bonne énergie – avant que je m’en aille, puis-je vous serrer dans mes bras ? » Je répondis : « Oui », car il était entouré d’une aura très amicale et bienveillante. Il entra alors dans la cuisine où je me trouvais et me serra dans ses bras, puis il s’en alla. Je ressentis une énergie très forte et je pus à peine dormir cette nuit-là – et je suis encore imprégnée de cette énergie. Il y avait une énergie particulière dans la salle sur le moment et de nombreuses personnes l’ont remarqué. Cet homme était-il Maitreya ?

C. S., Londres, G.-B.


Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.


Home Confirmation

Juste au moment où je traduisais en allemand la seconde question du numéro de décembre 2010 de Share International, « Les interviews [de Maitreya] et la réaction du public se déroulent-elles comme prévu », à laquelle il est répondu « Oui », une force me poussa à m’arrêter et à regarder la carte de la « main » de Maitreya placée sur mon ordinateur. Les mains posées sur le clavier, je ne parvenais plus à bouger. Je fus entraînée dans un espace et une profondeur immenses émanant de la « main » et j’éprouvais un sentiment de calme et de paix et une grande joie que la réponse soit « Oui ». Etait-ce une bénédiction de Maitreya ?
U. R., Munich, Allemagne

Le Maître de B. Creme a confirmé que c’était une bénédiction de Maitreya.


Home Un soutien

Cher Monsieur,

La conférence de M. I. sur L’émergence de l’Instructeur mondial et le rôle des ovnis s’est déroulée à Osaka, le 10 novembre 2010. Ce fut une conférence magnifique. Le public s’est montré très attentif. La salle était pleine (350 personnes) même si c’était un jour de semaine.

Notre groupe avait décidé de faire connaître cette conférence au moyen d’annonces dans les journaux.

Le 22 septembre, un agent du Sankei Shimbun, un quotidien national, nous appela pour nous proposer une annonce de pleine page dans une édition locale. Il nous dit qu’ils avaient eu une annulation de dernière minute et que le prix qu’il nous proposait était extraordinairement bas. Nous réalisâmes rapidement une annonce pleine page et nous envoyâmes le fichier à temps – c’est du moins ce que nous pensions.

Peu de temps après midi, le 24, nous eûmes la surprise d’apprendre que le fichier avait été envoyé à un autre quotidien national le Mainichi Shimbun ! Le fichier fut donc renvoyé au bon journal et il fut publié le lendemain.

Quelques jours plus tard, un agent du Mainichi Shimbun nous téléphona, craignant que le contenu puisse ne pas être accepté (nous n’avions même pas eu l’intention de le soumettre à ce journal.) Trois jours plus tard il nous appela à nouveau pour demander quel jour nous voulions publier l’annonce. Surprise, je demandai qu’elle soit publiée le 29 octobre.

Le 18 octobre, l’agent du Mainichi Shimbun téléphona à nouveau et nous demanda d’utiliser notre annonce dans le journal publié le 22. Il dit qu’ils avaient eu une annulation soudaine et que personne ne serait d’accord pour passer une annonce dans un délai si court. Ils n’avaient même pas le temps de créer une nouvelle pleine page. Et pour nous l’annonce serait gratuite ! Il me demandait très poliment ma permission. J’étais abasourdie. Je n’avais jamais vécu une telle expérience et je ne pus m’empêcher de penser que c’était un miracle.

Le 27 octobre un agent du Sankei Shimbun nous téléphona. Il dit qu’ils avaient des problèmes car ils ne pourraient remplir une page d’annonce pour l’édition d’Okayama le 30 octobre et il nous proposait cet espace. (La conférence d’Okayama avait lieu le 3 novembre.) J’étais sur le point de décliner sa proposition car c’était un groupe différent qui accueillait la conférence. Cependant il sembla si ennuyé que je lui dis que je lui ferais savoir si c’était possible, mais de ne pas trop y compter et que le groupe n’accepterait jamais son prix. Lorsque je téléphonai à une personne du groupe d’Okayama, elle fut agréablement surprise et dit qu’ils achèteraient l’espace de l’annonce. Ils avaient essayé de faire de la publicité pour la conférence mais ils s’étaient heurtés à un refus de toutes les agences locales de publicité, et c’était donc la seule annonce qu’ils pourraient publier. Le groupe eut la possibilité de publier l’annonce à un prix beaucoup moins élevé. Avons-nous été aidés ?

M. U., Osaka, Japon

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’aide était venue du Maître Jésus.


Home Parfaitement normal

Il y a quelque temps (en 2010) je m’apitoyais beaucoup sur moi-même. Un jour, en entrant dans le supermarché local je fus immédiatement confronté à ce qui me sembla, après réflexion, un tableau de réelle souffrance : ce fut tout d’abord un homme en fauteuil roulant qui semblait avoir subi une amputation – juste au niveau de la cuisse ou de la hanche. Mais il faisait tout simplement ses courses. La seconde personne fut une belle jeune femme portant un foulard qui cachait à peine le fait qu’elle était entièrement chauve – le traitement d’un cancer, supposai-je.

Je me rendis à la caisse où une femme âgée pour qui, sans doute à cause de quelque paralysie cérébrale, le moindre mouvement demandait un terrible effort et qui soupirait à chaque fois qu’elle posait quelque chose. Mais elle faisait ses courses.

Je fus bientôt en larmes, face au contraste entre les gens que je venais de voir et ma propre faiblesse.

Mais le lendemain, ce sentiment d’apitoiement sur moi-même était à nouveau là – un peu moins fort que la veille. En sortant de chez nous, je n’avais pas fait plus de vingt mètres lorsque je vis un homme qui pouvait à peine marcher et un peu plus loin une vieille dame si courbée qu’elle pouvait à peine avancer.

Tout cela est-il une coïncidence ?

Identité non révélée, Pays-Bas

Le Maître de B. Creme a indiqué que l’homme en fauteuil, la femme atteinte de paralysie et l’homme près de la maison de notre correspondant était Maitreya. La femme chauve et la vieille dame courbée le Maître Jésus


Home La paix commence chez soi

Cher Monsieur,

Le 11 janvier 2011, je me trouvai au Royal Homeopathic hospital de Londres, en train d’attendre l’ascenseur après mon rendez-vous. Une vieille dame attendait près de moi. Nous pénétrâmes dans l’ascenseur avec quelques autres personnes. Elle se tourna alors vers moi et dit à haute voix : « Que représente votre badge ? » Je portais au revers de mon vêtement un petit badge en forme de drapeau palestinien. Je répondis que c’était un badge en faveur de la Palestine, pour montrer mon soutien au pauvre peuple palestinien. Je précisai que c’était plus particulièrement pour les enfants de Gaza qui vivent dans des conditions terribles. J’ajoutai qu’aujourd’hui les Israéliens vont même jusqu’à raser d’anciens hôtels et des maisons sans préavis pour construire un nouvel hôtel pour les Israéliens. La vieille dame dit : « Oui, c’est mal ce que font les Israéliens, on pourrait croire qu’après ce qui leur est arrivé pendant la guerre ils feraient preuve de davantage de bonté. » En sortant de l’ascenseur elle dit qu’elle avait prié ce matin, comme tous les matins, et demandé la paix, que nous avions besoin de paix dans le monde, ce à quoi je répondis que j’étais d’accord et que nous nous pourrions l’obtenir lorsque nous commencerions à partager les ressources mondiales. Elle dit alors : « Comment pouvons-nous avoir la paix sur Terre lorsque nous ne sommes pas capables d’être en paix avec nos voisins ? » Ceci me fit tressaillir, car nous avions eu récemment beaucoup de problèmes avec notre voisin. Nous nous séparâmes et elle dit : « Dieu vous bénisse », et je répondis : « Vous de même. »

Je me suis demandé si cette personne était une vieille dame ordinaire.

A. M., Londres, Grande-Bretagne


Le Maître de B. Creme a indiqué que la « vieille dame » était le Maître Jésus.


Home A votre service

Cher Monsieur,

Un dimanche soir, j’assistais à un culte à l’église méthodiste de Lancaster Gate, à Londres et j’étais très intéressée par l’allocution du pasteur sur l’importance de « découvrir son désir le plus profond ». Il faisait clairement allusion à l’idée de trouver Jésus dans sa propre vie, et pendant qu’il parlait, je remarquai un homme échevelé assis à l’extrémité. J’étais certaine qu’il ne se trouvait pas là avant. Il se retourna soudain et je réalisai qu’il s’agissait sans doute d’un sans-logis. Je me souviens qu’il avait des yeux bruns très pénétrants, de longs cheveux bruns et un visage mal rasé. Il tenait à la main un petit horaire de train en haut duquel on pouvait lire : STATION DE LANCASTER GATE FERMEE, écrit en lettres capitales très grandes avec un crayon marqueur noir.  En fait il semblait tenir l’horaire de manière à ce que je le voie ! Je remarquai qu’il avait des ongles très propres et un large anneau d’argent avec deux serpents entrelacés. Je commençais à me demander s’il s’agissait vraiment d’un sans logis ! Je m’inquiétais aussi que la station puisse être effectivement fermée, ce qui m’obligerait à me rendre à Notting Hill par la ligne centrale alors qu’il se faisait tard.

Après le culte, je me rendis à la station de Lancaster Gate et je constatai que les trois derniers trains avaient effectivement été annulés. Alors que je me demandais quoi faire, un taxi arriva soudain et la tête du conducteur se pencha vers moi. C’était l’homme de l’église ! Maintenant il était soigneusement rasé, mais ses cheveux n’avaient pas changé. Il me fit un signe de la main et je vis à son doigt l’anneau qu’il portait à l’église. Il me demanda où j’allais et je répondis : « Westbourne Grove » « Oh, dit-il, c’est près de l’endroit où j’habite, je puis vous y emmener gratuitement. » Je lui demandai s’il avait apprécié le sermon du pasteur, mais il répondit : « Quel pasteur ? »

S. C., Londres, G.-.B.


Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le chauffeur de taxi bien informé était le Maître Jésus.


Home Les Messagers de Maitreya

Cher Monsieur,

Le 24 novembre 2010, je décidai de me promener dans le parc de San Monica, situé le long de la falaise au-dessus de l’océan. Le temps était agréable, il n’y avait pas un seul nuage dans le ciel. Je restai dans le parc pour admirer un magnifique coucher de soleil. Vers 17 h, alors que le soleil venait de s’enfoncer dans l’océan, je remarquai un grand objet brillant au-dessus de l’horizon, près de l’endroit où le soleil avait disparu. Je commençai à regarder, me demandant si cela pouvait être l’« étoile » de Maitreya. Quelques minutes plus tard, une autre étoile apparut soudain à côté de la première, puis une troisième. Il y avait trois étoiles alignées l’une à côté de l’autre dans la lumière du soleil couchant, au-dessus de l’horizon. A ce moment-là, je me dis en moi-même en plaisantant que si c’étaient les « étoiles » il en manquait une. Quelques secondes plus tard une quatrième étoile apparut près des trois autres, légèrement plus à droite. J’observai les quatre étoiles pendant quelque temps et une à une je les vis s’éteindre et disparaître. Pourriez-vous me dire si ces quatre objets au-dessus de l’océan étaient les « étoiles » de Maitreya.

O. C., Atlanta, Géorgie, E.-U.

Le Maître de B. Creme a confirmé que c’étaient les Messagers de Maitreya.



Compte rendu de lecture

Home Un livre de Paul Hellyer

Lumière au bout du tunnel : un plan de survie pour l’espèce humaine

par Gerard Aartsen

L’ancien ministre canadien de la Défense Paul Hellyer est soudain devenu célèbre parmi les militants de l’exopolitique en déclarant dans un discours au Symposium d’exopolitique de Toronto en septembre 2005, que les « ovnis étaient aussi réels que les avions volant dans le ciel » et que « le voile du secret devait être levé ».

Dans son dernier ouvrage Lumière au bout du tunnel : un plan de survie pour l’espèce humaine, P. Hellyer ne mâche pas ses mots : les gouvernements doivent prendre la mesure des problèmes de l’humanité, et abandonner d’urgence leur vision « étroite » de la réalité, en faveur d’une approche plus « large ».

Il avait lancé son appel en faveur d’une ouverture sur toutes les questions touchant aux ovnis après avoir appris que l’authenticité du crash de Roswell, décrit dans un livre du colonel à la retraite Philip J. Corso, ait été confirmée par un général à la retraite de l’USAF, et que ce dernier lui ait affirmé : « Chaque mot de cette histoire est véridique, et plus encore. » Le discours de P. Hellyer, dans ses propres termes, lui a valu la « difficile distinction d’être la première personne de rang ministériel parmi les pays du G8 à affirmer sans équivoque que les ovnis sont réels, que nous ne sommes pas seuls dans le cosmos et que nous ferions bien de nous y habituer ».

Que cette distinction est absolument méritée devient évident à la lecture de Lumière au bout du tunnel, où l’auteur fait le lien entre des éléments qui pourraient sembler relever de sujets distincts. Même si la plupart des lecteurs de Partage international sont déjà familiarisés avec le fait que les défis que M. Hellyer analyse dans son livre sont interreliés, ils y trouveront eux aussi une bouffée d’air frais parmi la myriade de livres qui semblent incliner vers un nombre exponentiel de conspirations hystériques – produits par la Terre ou d’origine extraterrestre supposée.

Peut-être doit-on s’attendre à ce que Lumière au bout du tunnel ne parvienne pas à nous débarrasser des théories de conspiration, vu les efforts déployés par les autorités du monde entier pour dissimuler au public l’existence de visiteurs extraterrestres tout en engendrant confusion et peur.

Dans son ensemble, ce livre fait néanmoins entendre la voix de la raison de la part de quelqu’un qui allie une vie de service public et une large vision d’une réalité plus vaste qui seule pourra garantir la survie de l’humanité sur cette planète. La description que l’auteur fait de lui-même en tant que chrétien pratiquant le montre comme un homme tolérant dont la largeur de vue s’appuie sur une solide compréhension du message essentiel de tous les Instructeurs du monde : « Ma philosophie peut se résumer en trois mots : La Règle d’or. » [Traiter les autres comme vous voudriez qu’ils vous traitent.]

Avant de se lancer dans ce périple extraordinaire consistant à relier des éléments d’une manière qui élude le point de vue de la plupart des commentateurs actuels, l’auteur identifie trois « éléments principaux » dont il affirme qu’ils sont indispensables pour « replacer la planète sur le chemin de la guérison et ses habitants sur celui de l’espoir ». Le premier de ces points est « l’existence de sources d’énergie fiables pour remplacer les carburants fossiles » ; le deuxième est « un esprit mondial de coopération, contrairement au désir traditionnel de domination et de pouvoir suprême » ; et le troisième est un système monétaire et bancaire facilitant la transformation d’une économie qui dépend du pétrole et de l’esclavage constant des populations mondiales pauvres.

L’injustice, qu’elle soit économique, sociale, écologique, politique, religieuse ou scientifique, est considérée par l’auteur comme un obstacle majeur au sauvetage du monde. Dans un chapitre il dénonce avec éloquence et émotion le calvaire du peuple palestinien, qui subit la politique israélienne d’oppression. Dans un autre, il résume toutes les preuves incontestables de l’authenticité du Suaire de Turin, qui sont ignorées par ses détracteurs ; dans ce même chapitre, il identifie l’« étoile » de Bethléhem comme étant « l’un des vaisseaux de l’espace de Dieu ». Et dans un autre, il conteste les résultats du Sommet sur le Climat de Copenhague qu’il qualifie d’inefficace, et exige des révélations sur les technologies extraterrestres, affirmant : « Il ne fait aucun doute dans mon esprit que les Visiteurs des étoiles nous apporteraient la technologie nécessaire pour sauver la planète si nous le leur demandions. »

Avec la même aisance avec laquelle il présente un panorama d’histoires convaincantes de personnes « contactées », P. Hellyer parle des forces abominables qui, sur Terre, luttent de toute leur énergie pour maintenir l’humanité soumise à un pouvoir économique qu’elles manipulent à travers des guerres et des conflits permanents.

Dans le chapitre intitulé Mettre fin à la crise financière mondiale, l’auteur recommande une restructuration complète du système financier et économique mondial, mettant l’accent avec clairvoyance sur les défauts du système actuel, « où un mélange de cupidité et d’incompétence est capable de condamner des millions de gens à une vie de misère et de désespoir. »

Dans le dernier chapitre, Paul Hellyer présente son « Agenda politique », une liste de réformes globales et de propositions qu’il situe sur une échelle entre « absolument essentiel » (comme une transparence totale et absolue, un changement des systèmes bancaire et monétaire, un accord de paix Israël-Palestine juste et la protection de l’environnement), et « souhaitable » (comme une prévoyance santé universelle).

Paul Hellyer explique dans son introduction qu’il a commencé à écrire son ouvrage comme une autobiographie sur la deuxième moitié de sa carrière, mais qu’en raison de sa profonde inquiétude pour « l’avenir de l’espèce humaine » il a décidé d’éliminer cette section historique « afin de garder de la place pour des problèmes plus urgents ». Le résultat est un tour de force littéraire dans lequel il réunit tous les problèmes urgents concernant la vie sur la planète. En tant que tel, ce livre propose des solutions fondées sur des principes qui, lentement mais sûrement, font leur chemin dans l’esprit d’humains pragmatiques et raisonnables qui reconnaissent le fait que l’humanité est une : partage, justice et coopération.


Paul Hellyer, Light at the End of the Tunnel – A Survival Plan for the Human Species. AuthorHouse, 2010. ISBN 978-1-4490-7612-2.






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