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Accueil > Revue Partage > année 2010

Extraits de la revue
Partage international

Mai 2010 - N° 261

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Brève


  • Citation


  • Message de Maitreya


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Rayons
    • Quelques personnalités et leurs rayons


  • Compilation




L'article du Maître

Home Les hommes s’éveillent à Maitreya

par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme, le 11 avril 2010

Dorénavant, les hommes prendront plus au sérieux l’idée que l’aide est à portée de main, qu’ils ne sont pas seuls ni abandonnés à leur détresse et à leur impuissance. Pour l’humanité, les événements récents ont ranimé l’espoir qu’au moment où elle en aurait le plus grand besoin, où elle aurait presque renoncé à toute espérance, ses prières, d’une façon ou d’une autre, se verraient exaucées, et ses souffrances apaisées.

Si puissante a été la réponse des hommes à l’essence des paroles, pourtant calmes et circonspectes de Maitreya, que beaucoup se sentent déjà rassérénés et reprennent confiance en un avenir juste et heureux, meilleur même qu’ils n’eussent osé l’espérer. Nombreux sont ceux qui, doutant déjà que l’homme en question soit bien « l’un des nôtres », pensent qu’il s’agit d’un envoyé du ciel, venu pour répondre à leur appel à l’aide et alléger leur fardeau. Beaucoup, il est vrai, ne voient rien d’autre dans ses propos qu’une entrave à la réalisation de leurs désirs, mais bien plus nombreux sont ceux qui perçoivent la simple vérité de ses idées, et attendent avec ferveur de les voir se réaliser.

L’aide de Maitreya

Ainsi, avec constance et tranquillité, Maitreya vient-il en aide aux hommes dans leur désespérance. Certains l’ont déjà reconnu et lui adressent leurs prières. D’autres, heureux d’entendre énoncer des réponses à leurs multiples problèmes, attendent le moment où ils pourront prendre part à leur résolution.

Ainsi les paroles simples de Maitreya résonnent-elles à travers le monde. Ainsi suscitent-elles chez les hommes l’espoir du renouveau. Lorsqu’en nombre suffisant ils seront éveillés et prêts pour le changement, Maitreya augmentera le tempo et l’énergie de ses déclarations pour galvaniser les multitudes et les inciter à agir pour leur propre compte. Les hommes doivent comprendre que c’est à eux qu’il incombe d’agir, faute de quoi il ne se produira rien de nouveau. Quand ils prendront conscience de cela, ils passeront à l’action spontanément, le cœur embrasé d’espoir.

La destinée des hommes

Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes accompliront-ils leur destinée en bâtissant des structures dignes du Nouvel Age qui s’ouvre devant eux.

Maitreya n’en est qu’au début de sa mission, qui est d’amener les hommes à l’art de la relation juste. Mais déjà il constate qu’en l’écoutant, les multitudes s’enhardissent : galvanisées, elles ne tarderont pas à agir pour prendre possession de leur destin, non par la révolution mais par la révélation de leur propre divinité.





Home La condition des femmes dans le monde

par Christine Ahn

par Christine Ahn et Anasuya Sengupta

Cette année est une année de célébration pour le mouvement d’émancipation des femmes. Mais les raisons de se réjouir sont peu nombreuses. Lancée à Copenhague lors d’un rassemblement international de sympathisants socialistes au cours duquel les femmes se sont engagées à œuvrer pour l’obtention du suffrage universel, la Journée internationale de la femme a fêté son jubilé, tandis que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes (CEDAW) fête son trentième anniversaire.

A ce jour, 189 pays ont signé la convention CEDAW. Les États-Unis, l’Iran et le Soudan doivent encore ratifier ou signer l’accord.

Il y a maintenant quinze ans que s’est déroulée l’historique Conférence mondiale des femmes à Pékin, au cours de laquelle les gouvernements ont défini une plate-forme d’actions commune, un document qui établit des objectifs précis pour atteindre l’égalité entre les sexes. En mars 2010, les Nations unies ont organisé la 54Commission sur le statut des femmes (CSF), qui réunit annuellement des ministres chargés de faire le point sur les progrès réalisés en faveur des femmes dans leur pays. La CSF est l’occasion pour les groupes féministes de se rencontrer et d’échanger, de faire pression et de demander des comptes à leurs gouvernements.

Comment vont donc les femmes depuis 1995 ? D’après le rapport du secrétaire général des Nations unies, les progrès enregistrés ont été limités, irréguliers, et la mise en œuvre des engagements pris par les gouvernements peu respectée. Et les quelques résultats obtenus n’ont toujours pas transformé la vie des femmes d’une manière significative et durable. Dans son rapport, le secrétaire général Ban Ki Moon réaffirme l’importance de la plateforme d’actions de Pékin qui a « envoyé aux femmes et aux jeunes filles du monde le message sans équivoque que l’égalité et l’opportunité sont des droits inaliénables ».

Les mauvaises nouvelles

Dans le monde, une femme meurt chaque minute de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. C’est ce qui ressort des statistiques compilées par le Programme de développement des Nations unies (Pnud) qui démontre le déficit de ressources affectées aux soins liés à la maternité ainsi que l’accès restreint aux services de santé correspondants. De tous les Objectifs du millénaire ‑ la convention mondiale pour l’éradication de la pauvreté ‑ les efforts entrepris à l’échelle internationale pour réduire la mortalité maternelle sont ceux qui ont le moins progressé. La moitié de la population atteinte du sida est féminine. En Afrique sub-saharienne, les femmes comptent pour 60 % des personnes porteuses du virus HIV.

En 1995, grâce à la Plateforme d’actions, les nations se sont fixées pour objectif que 30 % de leurs élus seraient des femmes. Nous sommes loin de ce résultat. Les femmes sont toujours largement sous-représentées : la moyenne mondiale se situe à 18,6 %. Seuls 39 pays ont atteint le seuil des 30 % selon le Pnud. D’après les chiffres émis par les agences de l’Onu travaillant pour la cause des femmes, 31 femmes étaient parvenues début 2009 à se hisser aux plus hautes fonctions des parlements du monde (comme Nancy Pelosi, porte-parole du parlement américain). A la même époque l’an dernier, seules 15 femmes occupaient les fonctions de chef d’État dans les quelque deux cents pays que compte le monde.

Une autre source de déception par rapport à la plateforme d’actions de Pékin provient de l’engagement de confier à des femmes la direction de négociations de paix et la supervision des processus de paix. Au cours de la décennie passée, trois résolutions majeures passées au Conseil de sécurité (UNSC 1325, 1820 et 1888) ont promu une plus grande participation des femmes et ont intégré la violence sexuelle dans les questions de sécurité. Cependant, selon le Fonds de développement pour les femmes de l’Onu (FDFNU), seuls 6 % des négociateurs et 3 % des signataires des dix processus de paix engagés au cours de la dernière décennie étaient des femmes.

Les droits économiques des femmes sont également un sujet de grande préoccupation. Bien que les femmes participent désormais plus au monde du travail ‑ constituant 40 % de la main d’œuvre salariée hors agriculture ‑ les deux tiers d’entre elles travaillent à leur propre compte ou bien comme aide familiale sans salaire. 80 % des femmes d’Asie du sud et d’Afrique sub-saharienne travaillent dans le secteur informel, ce qui les rend particulièrement vulnérables dans la crise économique mondiale actuelle. Tandis que l’émigration des travailleuses s’est accrue, à la fois à l’intérieur et hors des régions le manque de sécurité physique, sociale et financière accroit encore leur vulnérabilité.

Les gouvernements ne sont pas assez actifs face à ces défis récurrents. Bien que le projet de résolution de la CSF reconnaisse que la mise en œuvre de la Plate-forme d’actions soit « essentielle pour atteindre des objectifs de développement cooptés mondialement à l’instar de ceux qui figurent dans la Déclaration du millénaire », cela s’avère insuffisant. Des journalistes de l’agence Inter Press Service qui couvraient l’événement expliquent que « le premier camouflet infligé aux femmes lors de la CSF vient des documents finaux produits par les gouvernements et qui reflètent les compromis plutôt faibles qu’ils ont préalablement négociés. Cette démarche des gouvernements a littéralement siphonné l’énergie de ce que les femmes pensaient être un espace pour faire avancer leurs droits. »

Les bonnes nouvelles

La réunion de la CSF à New York ne fut pas non plus un échec total. Même s’il ne s’agissait pas d’une conférence mondiale, elle a constitué le plus grand rassemblement de femmes activistes représentant un vaste maillage du mouvement mondial en faveur des femmes. Plus de 8 000 personnes ont participé aux deux semaines de rencontres, un véritable record pour la CSF.

De plus, il y a eu une formidable énergie autour de la campagne GEAR (nom donné au projet de Réforme de l’architecture d’égalité des genres). Cette campagne a été entreprise par plus de 300 organisations féministes et est dirigée par un noyau central qui inclut le Centre mondial pour le leadership des femmes, ainsi que l’Organisation des femmes pour l’environnement et le développement. L’objectif du GEAR est de créer une super agence pour la promotion des femmes, dirigée par un sous-secrétaire général, et qui unifierait quatre agences de défenses des femmes qui coexistent séparément : le Département pour l’avancement des femmes (DAF), l’Unifem (pour la partie programmes), l’INSTRAW (pour la partie recherche et études) et le Bureau du conseiller spécial sur les questions de genres (BCSQG). Le fait d’avoir une coordination centralisée pour ces quatre organisations distinctes au sein de l’Onu et disposant d’un sous-secrétaire général sur le terrain permettra d’assurer une voix plus forte et permanente représentant les droits des femmes à la table des négociations.

Cette tentative de consolidation a pris de l’ampleur au cours des dernières années. Lors du discours inaugural de Ban Ki Moon, le GEAR a brandi une bannière sur laquelle était écrit le slogan « gear up now », un jeu de mot signifiant « Passez à la vitesse supérieure ! ». Elle fut saluée par le secrétaire général de l’Onu et reçut une ovation de l’assemblée. La campagne GEAR a également reçu le soutien politique de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton au dernier jour de la réunion de la CSF : « Ici aux Nations unies, une agence dédiée aux femmes, unique et dynamique, dirigée par un leader charismatique et disposant d’un siège à la table du secrétaire général, aiderait à galvaniser les niveaux supérieurs de coordination et d’engagements que les femmes du monde sont en droit d’attendre. »

Laissant présager d’autres bonnes nouvelles, Mme Clinton a promis que « l’administration Obama continuera à travailler pour la ratification du CEDAW ». Elle a réaffirmé la position de l’administration Obama décidée à lier la sécurité des femmes à la sécurité nationale : « Le président Obama et moi-même croyons que l’assujettissement des femmes constitue une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Elle est également une menace pour la sécurité commune de notre monde, parce que la souffrance et le déni des droits des femmes et l’instabilité des nations vont de pair. » Cependant, le Département d’État américain pourrait être marginalisé en voulant intégrer la ratification du CEDAW dans le giron des questions de sécurité nationale. Étant donné que sa mise en œuvre rencontrera probablement l’opposition politique des républicains et de certains démocrates au Congrès, l’administration Obama, déjà cernée de toutes parts, ne s’engagera sans doute pas à ratifier l’accord maintenant, même si elle en soutient le principe.

Ce qui pourrait arriver de pire

Comme le mouvement mondial en faveur des femmes presse les Nations unies et les gouvernements nationaux de reconnaître les engagements auxquels ils ont souscrit à Pékin et ailleurs, les femmes doivent rester vigilantes sur la manière dont elles sont employées au service du militarisme et du néolibéralisme.

Bien qu’il fût réellement inspirant, le discours de Mme Clinton contenait également des éléments troublants, en particulier l’hypothèse que le remplacement de soldats masculins par des soldats féminins rend l’occupation américaine dans d’autres pays plus acceptable pour les femmes de ces pays. Mme Clinton a loué l’administration Obama pour œuvrer à inclure les femmes à « toutes les étapes de la sécurisation et de la reconstruction » de l’Afghanistan, notamment par l’envoi d’équipes entièrement féminines de Marines allant dans les maisons de femmes afghanes afin de recenser leurs besoins. Les Marines américains ‑ qu’ils soient masculins ou féminins ‑ portent des armes, ont autorité sur les civils, et restent des étrangers qui occupent le sol afghan.

Un autre défi pour le mouvement mondial en faveur des femmes vient de la manière dont les femmes sont instrumentalisées en vue de servir des objectifs néolibéraux. Comme en a témoigné au cours de la CSF Lydia Alpizar Duran, directrice exécutive de l’Association du droit des femmes au développement, un nouveau discours présente les femmes comme des « agents de changement » et des « acteurs économiques » et constitue un véritable défi pour le mouvement féministe. Nombreux sont les rapports récents comme le Plan d’action des genres 2007 de la Banque mondiale qui reconnaissent le rôle central des femmes dans le développement et l’économie. Mais L. Duran prévient que de puissantes institutions économiques « s’intéressent maintenant à reconnaître la contribution et le pouvoir économique des femmes (et à tirer avantage du pouvoir d’achat grandissant des femmes dans certains pays) au service du système économique et financier actuel ».

Bien que le mouvement féministe dans le monde ait beaucoup progressé, nous ne devons pas perdre de vue nos objectifs initiaux ‑ à savoir mettre au défi les structures, les systèmes et la culture dominante qui sont la source de l’inégalité des relations. Notre vision des droits des femmes ne peut véritablement prendre forme que dans un monde juste et équitable pour tous.


Cet article a été publié à l’origine par le groupe de réflexion Foreign Policy in Focus (www.fpif.org)




Home Négociations de paix au Darfour : où sont les femmes ?

par Wangari Maathai Source : IPS

Nairobi, Kenya

On annonce la normalisation des relations diplomatiques entre le Tchad et le Soudan, ainsi que la signature d’un cessez-le-feu et des pourparlers de paix entre le gouvernement du Soudan et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM). Mais il reste un long chemin à parcourir pour résoudre la crise au Darfour.

Il y a vraiment de quoi douter. Le conflit dure depuis sept ans, avec plusieurs tentatives de paix infructueuses. De nombreux analystes font remarquer que l’Accord de paix pour le Darfour (DPA) de 2006, signé entre le gouvernement et une seule faction rebelle, était voué à l’échec avant d’avoir été conclu.

Présidés par Djibril Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, les pourparlers de paix de Doha doivent réparer les erreurs du DPA afin d’éviter un autre échec ‑ à savoir s’assurer que le processus est inclusif et consultatif, plutôt que de chercher à obtenir des signatures trop rapidement. L’élément essentiel manquant est la participation des femmes soudanaises, avec leur capacité d’assurer du lien.

Parmi la multitude des sans-voix au Soudan se trouvent les femmes qui sont trop souvent exclues des négociations de paix formelles. De façon alarmante, une étude de l’Unifem (Fonds de développement des Nations unies pour les femmes) révèle que seuls 3 % des signataires des différents accords de paix depuis 1992 sont des femmes. Le rôle décisif que les femmes sont susceptibles de jouer dans les processus de paix est bien documenté à travers le continent africain ‑ du Rwanda au Libéria et à l’Ouganda. En Somalie, et dans d’autres pays en guerre, seules les femmes étaient capables de transmettre des messages entre factions armées ou d’opérer des rapprochements entre factions se percevant comme ennemies. En Ouganda, la participation des femmes dans le processus de paix conduisit à une prise en compte plus large des problèmes d’éducation et de santé dans les négociations autour du désarmement, de la démobilisation et de la réhabilitation ‑ domaines considérés traditionnellement comme relevant exclusivement des hommes.

Cela ne fait pas les grands titres de la presse internationale, mais les femmes sont très actives, en marge des négociations de paix de Doha. Elles participent au forum de la société civile, plaident avec constance la cause des femmes au Soudan, à l’étranger, et au sein de la diaspora. Un groupe de femmes soudanaises de la diaspora, originaires de différentes régions du Soudan, s’est arrangé pour participer aux négociations de paix en soutien à leurs sœurs soudanaises. Bien que ces femmes ne disposent d’aucune voix officielle dans les pourparlers, elles ont rencontré l’équipe de D. Bassolé et les factions rebelles ‑ attirant l’attention sur le manque de représentation des femmes et s’efforçant d’obtenir des rapprochements entre les différents groupes.

Malgré cela, la présence des femmes fait défaut lors des négociations officielles. L’équipe de médiation, les envoyés internationaux et les autres partenaires de la paix au Soudan manquent remarquablement de femmes éminentes capables d’assurer que le processus de paix est vraiment engagé dans le sens d’une approche inclusive afin que tous les citoyens soient représentés. A la lumière des comités internationaux dépendant de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, c’est une sérieuse omission dans le processus de paix.

Il devrait y avoir un dispositif permettant de s’assurer que la société civile jouera un rôle direct sur les négociations. La paix ne se fera pas simplement en réunissant les parties combattantes ; le processus doit s’assurer que la voix et les préoccupations du peuple seront prises en compte. Actuellement, le gouvernement soudanais et les groupes rebelles du Darfour ont bloqué les tentatives d’intégration de la société civile dans le processus. Comme ni le gouvernement soudanais ni, de plus en plus, les groupes rebelles ne sont des représentants adéquats du peuple du Darfour, le rôle de la société civile dans le processus des négociations est d’autant plus indispensable.

Les acteurs internationaux au Soudan, dont les Etats-Unis, l’Europe et la Russie, devraient soutenir le processus de paix par une approche coordonnée. Et cette approche commune devrait reconnaître l’importance de la participation des femmes dans le processus. Cette approche était d’ailleurs préconisée par l’Union africaine et le Rapport commandité sur le Darfour, à l’initiative du précédent président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki.

Voici venu le temps d’ouvrir les négociations et de s’assurer que la majorité de la population du Soudan, les femmes, ont un poids pour leur propre avenir.





Point de vue

Home Armes nucléaires : nécessité d’une convention mondiale

par Dimity Hawkins Source : IPS

Le moment de s’attaquer au désarmement nucléaire n’a jamais été aussi propice. Le désir de voir la planète débarrassée des 23 300 armes nucléaires actuellement stockées dans le monde fait régulièrement les manchettes, alors que des dirigeants mondiaux et des organisations de la société civile mènent le combat en faveur de leur abolition.

En avril 2009, lors d’un discours important à Prague, le président Obama a affirmé sa volonté de « lutter pour la paix et la sécurité d’un monde sans armes nucléaires ». C’est un objectif partagé par les organisations de la société civile à travers le monde. Les Etats-Unis et la Russie devraient signer prochainement un nouveau traité bilatéral en remplacement du Traité de 1991 sur la réduction des armes stratégiques, où ils s’engageraient à réduire leurs arsenaux nucléaires de 25 %1. Comme les Etats-Unis et la Russie possèdent 96 % de l’armement nucléaire mondial, toutes ces démarches pour libérer le monde de ces armes sont à la fois bienvenues et depuis longtemps attendues.

On reconnaît de plus en plus qu’un désarmement nucléaire complet et vérifiable ne peut être réalisé uniquement grâce à une succession d’initiatives, mais qu’il doit s’insérer dans un plan global. A cet effet, des organisations de la société civile et un nombre croissant de gouvernements réclament une convention mondiale sur les armes nucléaires.

En 1997, des experts non gouvernementaux du monde entier ont pris l’audacieuse décision de publier un modèle de convention. Objet de débats depuis de nombreuses années dans des forums multilatéraux, ce modèle a gagné du terrain depuis la relance, en 2007, de la version publiée en 1997. C’est un document qui a été accepté à deux reprises par les Nations unies, en 1997 et 2007.

Alors que les gouvernements sont en pourparlers, la société civile est parvenue à des solutions, projetant une trajectoire réalisable et offrant un plan pour lancer le travail sur une convention mondiale et vérifiable. Il ne s’agit pas d’un concept nouveau, mais plutôt d’une idée dont le temps est venu.

Une telle convention donnerait du poids au petit nombre de négociations en cours sur le désarmement, en interdisant la production de matière fissile et le développement, les tests, le stockage, le transfert, l’utilisation et la menace d’utilisation des armes nucléaires. Les parties seraient tenues de déclarer tout leur matériel nucléaire. Elles seraient ensuite tenues de supprimer leurs arsenaux nucléaires selon des phases bien déterminées, en levant d’abord l’état d’alerte des armes nucléaires, puis en en interdisant le déploiement, en retirant les ogives de leurs vecteurs nucléaires et en les désactivant, et en plaçant toutes les matières fissiles sous contrôle international.

Alors que certains gouvernants se demandent quel capital politique ils gagneraient dans leurs contextes nationaux en soutenant le désarmement nucléaire, la société civile continue d’orienter le débat vers un monde sans ces armes ultimes de destruction massive.

Chaque année, environ les deux-tiers des pays votent à l’Assemblée générale des Nations unies, en faveur d’une résolution, qui exige l’ouverture rapide de négociations. Cette volonté s’est vue confirmée en 2008 par un sondage réalisé dans 21 pays par Global Zero, qui indique que 76 % des gens souhaitent que leurs gouvernements parviennent à un accord contraignant pour abolir les armes nucléaires dans un délai précis. Le secrétaire général de l’Onu a proposé une convention, comme première étape de son plan en cinq points pour un monde exempt d’armes nucléaires. La société civile ainsi qu’un nombre croissant de gouvernements reconnaissent la nécessité d’en venir à une convention ou un traité mondial. C’est là que se trouve le leadership nécessaire pour attirer les pays réticents (spécialement ceux dotés d’armes nucléaires) vers l’objectif zéro nucléaire. Les obstacles à la réussite des négociations sont politiques et non techniques. La déclaration de principe de tous les gouvernements est nécessaire et doit être suivie d’actions.

Des groupes mondiaux de la société civile, tels que l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, les Maires pour la paix, Abolition 2000, la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, Soka Gakkai International et la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, travaillent à cet objectif. Ces groupes rencontrent régulièrement les gouvernements et les ambassadeurs afin de faire avancer les choses.

Le 5 juin prochain, des groupes à travers le monde prendront des mesures communes sous la bannière « Désarmement nucléaire ‑ maintenant nous pouvons » pour exiger que tous les gouvernements se concentrent sur l’objectif zéro arme nucléaire, ceci de crainte d’une absence de progrès lors de la conférence de révision du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui se tiendra en mai prochain aux Nations unies.

Devant la persistance des menaces de prolifération, ce TNP vieux de quarante ans génère de plus en plus d’impatience. Trop peu de progrès ont été réalisés au cours des quatre dernières décennies en matière de désarmement nucléaire.

Il existe au moins 23 300 raisons de poursuivre l’élaboration d’une convention mondiale. Et chacune d’elles comporte une raison impérieuse d’agir. La société civile sait cela. C’est maintenant le moment pour les gouvernements de répondre aux attentes de la majorité de la population mondiale et d’y travailler, afin de finalement abolir les armes nucléaires, mondialement et irrémédiablement).


1. Les deux pays se sont effectivement engagés dans cette direction le 8 avril 2010 (NdlR).





Signes des temps

Home L’« étoile » qui annonce l’émergence de Maitreya

L’« étoile » au-dessus des Etats-Unis

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.


  L’« étoile » au-dessus Berkeley, Californie (Etats-Unis), le 9 avril 2010

Cher Monsieur,

J’ai filmé ce que je pense être l’« étoile » à trois reprises aux cours des deux dernières semaines. La première fois, ce fut à New York le 31 mars 2010. Je vis dans le ciel un objet très brillant, bien qu’il ne fasse pas encore complètement nuit. Même à l’œil nu je pouvais le voir flasher et changer de couleurs. Je sortis mon caméscope avec un zoom de 70x et je commençai à filmer l’objet. Il changeait de couleur, de taille et de forme et il dansait, en dépit de mes efforts pour garder la caméra immobile ! J’éprouvais une réelle joie à le filmer, ce qui dura environ cinq minutes. A un moment donné il devint réellement grand et presque transparent ! J’étais stupéfait car je m’étais fixé l’intention de voir et de filmer l’« étoile » lors de ma visite à New York !

La seconde fois, ce fut à Pinole Valley, Californie, les 7 et 8 avril. Cette fois encore l’« étoile » changea de taille, de forme et de couleur, se déplaça rapidement, se transforma en hexagone puis en cercle et vice versa.

La troisième fois, ce fut au-dessus de Berkeley, Californie. Le 9 avril, je vis ce qui semblait être l’« étoile » dans le ciel à l’ouest. Elle présentait dans une large mesure les mêmes caractéristiques que les fois précédentes.

Ces objets étaient-ils l’« étoile » ?

D. C., Berkeley, Californie, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que dans les trois cas il s’agissait de l’« étoile » de Maitreya.


Home L’« étoile » qui annonce l’émergence de Maitreya

L’« étoile » en Ecosse

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.

 Cher Monsieur,

Dans les années 1970, ma tante L. et mon oncle P. se trouvaient sur une plage en Ecosse. Un disque plat apparut au-dessus de la plage où ils se promenaient et les suivit sur une courte distance. Pete a dit que cela leur avait fait un peu peur, car ils n’avaient aucun endroit où se cacher, mais le disque disparut. Je me demande ce dont il s’agissait.

R. S., Huntington, York, Grande-Bretagne

 

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le disque était un appareil détecteur venant d’un vaisseau spatial.


Home L’« étoile » qui annonce l’émergence de Maitreya

L’« étoile » à Zurich

Le 12 décembre 2008, Partage international a diffusé un communiqué de presse annonçant que dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit, annonçant l’apparition imminente de Maitreya dans sa première interview sur l’une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis.

 Cher Monsieur,

Le 22 octobre 2009, à Zurich, en rentrant chez moi, vers 19 h 30, je fus « suivie » par une étoile clignotante (le clignotement ne semblait pas aussi régulier que celui d’un avion) mais lorsque je restai immobile, elle semblait faire de même. Au bout de quelques minutes je ne pus la voir davantage. Etait-ce l’« étoile » ?

B. K., Zurich, Suisse


Le Maître de B. Creme a confirmé que c’était l’« étoile ».


Home Croix de lumière en Californie

Des centaines de personnes se sont rendues dans une petite maison de Watson-ville en Californie (Etats-Unis), pour admirer une croix de lumière qui y apparaît depuis mi-mars 2010.

Lorsque la lumière est allumée derrière la fenêtre du garage, on voit briller une croix de lumière sur un bateau à moteur à proximité. La nuit, la croix se projette sur le sol et change de couleur et de forme selon les caractéristiques de la source de lumière allumée derrière la vitre.

Les visiteurs se retrouvent à l’intérieur et à l’extérieur du garage, de jour comme de nuit. Une voisine, J. S. explique : « Je suis croyante, alors c’est vraiment important pour moi. Je suis heureuse de voir autant de personnes se déplacer pour cela. C’est vraiment incroyable ; c’est un miracle. »


Le Maître de B. Creme a indiqué que la croix de lumière est manifestée par le Maître Jésus.


Home Une pomme miraculeuse

Cher Monsieur,

J’ai trouvé cette pomme au pied de mon pommier en 2009. La photographie montre l’image presque parfaite d’une croix sur la pomme. Pourriez-vous me dire s’il s’agit d’un miracle ou simplement d’un hasard ?

Q. M. P., Allemagne

Le Maître de B. Creme a indiqué que la croix sur la pomme avait été manifestée par le Maître Jésus


Home L’« ÉTOILE » QUI ANNONCE L’ÉMERGENCE DE MAITREYA

L’« étoile » au-dessus d'Hulluch

L’« étoile » photographiée le dimanche de Pâques, 4 avril 2010, à 20 h 30, sur Hulluch, Essex, par C. E.




Home Bénédiction de lumière à Fontana

Bénédiction de lumière manifestée par le Maître Jésus sur une photographie prise par M. S. de Fontana, Californie, (États-Unis).





Tendances

Home L’optimisme stimule le système immunitaire

psychologicalscience.org, live science.com

Selon les résultats d’une étude récente, une attitude optimiste renforce le système immunitaire. Des chercheurs du Kentucky ont étudié 124 étudiants de première année. A cinq reprises, sur une période de six mois, les élèves ont répondu à des questions où il leur était demandé jusqu’à quel point ils se sentaient optimistes au sujet de leurs études de droit. On leur injectait ensuite une substance qui génère une réponse immunitaire, entraînant une petite boursoufflure à l’endroit de l’injection. Deux jours plus tard, les chercheurs mesuraient la taille de la boursoufflure, laquelle était d’autant plus grosse que la réponse immunitaire était forte.

L’étude a montré que la réponse immunitaire évoluait en fonction de l’état d’esprit des élèves. Pendant les périodes plus optimistes, leur réponse immunitaire était plus forte ; pendant les périodes plus pessimistes, la réaction était plus faible.

Les chercheurs ont conclu qu’être optimiste dans un domaine important était de nature à favoriser une meilleure réponse immunitaire contre certaines infections. Les résultats de l’étude ont également suggéré que l’optimisme affecte en partie l’immunité en accroissant les émotions positives.




Home Une organisation caritative indienne fournit des prothèses gratuitement

Source : Reuters/Alternet.org

Depuis 1975, une organisation caritative indienne a fourni gratuitement des prothèses à plus d’un million de personnes amputées dans les pays en voie de développement. L’association Bhagwan Mahaveer Viklang Sahayata Samiti produit le « Pied de Jaipur » à partir de matériaux locaux bon marché et installe la prothèse gratuitement pour le bénéfice des victimes de guerres, de catastrophes naturelles, d’accidents ou toute autre personne qui en a besoin.

Cette organisation est située au Rajasthan, dans une zone désertique, et le membre artificiel tire son nom de sa capitale : Jaipur. Selon V. R. Mehta, l’un des directeurs de l’organisation Samiti : « Le coût de fabrication d’un Pied de Jaipur est d’environ 1 750 roupies (38 dollars) pour des personnes amputées en dessous du genou et d’environ 2 200 roupies (48 dollars) pour ceux qui sont amputés au-dessus du genou. Mais nous les donnons gratuitement à tous les patients quelle que soit leur situation financière. »

La prothèse est légère, flexible et étanche, et permet aux amputés de travailler et de poursuivre leurs activités courantes. « Un patient arrive le matin et peut repartir le soir sur ses deux jambes, ce qui est inimaginable n’importe où en Occident, a déclaré V. Mehta. Il peut courir et grimper aux arbres en l’espace d’un mois s’il le veut. »

Outre son activité en Inde, l’organisation reçoit des commandes de pays ravagés par la guerre comme l’Afghanistan et l’Irak, ou des pays dévastés par un tremblement de terre comme Haïti.




Home Des scientifiques débattent de la vie extraterrestre

Source : ITN, UK, examiner.com

Certains des membres les plus éminents de la communauté scientifique mondiale se sont réunis en janvier 2010 à la Royal Society à Londres pour débattre de l’existence d’une vie extraterrestre.

A l’occasion de son 350anniversaire, la Royal Society ‑ l’Académie des sciences du Royaume-Uni ‑ a choisi d’organiser une conférence de deux jours intitulée : La détection de la vie extraterrestre et les conséquences pour la science et la société. Des conférenciers de la Nasa, de l’Agence spatiale européenne et de l’Office des Nations unies pour les affaires spatiales, parmi d’autres, ont présenté leurs théories ‑ allant du doute statistique à la crainte de l’exploitation des ressources de la Terre.

Suite à cet événement, l’Examiner de Denver a noté que le courant principal parmi les scientifiques semble ignorant des preuves d’une présence extraterrestre sur la terre à notre époque. Néanmoins, il reste significatif qu’une assemblée aussi prestigieuse puisse consacrer une conférence de cette importance à ce sujet.




Home La conscience collective

Source : glcoherence.org

Depuis le début des années 1980, le docteur Elisabeth Rauscher, astrophysicien, physicien nucléaire et consultant auprès de la Nasa, et ses collègues du Global Coherence Initiative (CGI) utilisent un détecteur de champ magnétique pour surveiller le champ géomagnétique de la planète et sa relation avec les changements de l’ionosphère.

Mais leurs recherches sont allées au-delà de l’activité sismique. En collaboration avec l’Institut HeartMath (IHM), le CGI a également trouvé une relation entre le champ magnétique terrestre et un large éventail d’activités humaines, comme l’activité cérébrale, celle du système nerveux, les performances physiques, la mémoire, les perceptions extra-sensorielles, ainsi que dans le domaine de la synthèse des éléments nutritifs chez les plantes et les algues.

D’après le CGI, au sein de chaque individu, les réponses émotionnelles affectent la relation du corps au champ géomagnétique de la Terre, créant un état individuel « de cohérence ou d’incohérence ». En outre, ces effets sont manifestes à l’échelle collective : les gens peuvent synchroniser leurs ondes cérébrales avec le champ géomagnétique – non seulement en s’accordant à des réactions émotionnelles humaines à large échelle mais aussi en les anticipant.

A ce jour, l’exemple le plus flagrant de cette intuition collective a été fourni par les attaques du 11 septembre contre le World Trade Center. Le graphique basé sur des nombres aléatoires montre un pic énorme des ondes magnétiques qui débute quatre à cinq heures avant les attaques. D’après le CGI, ceci dénote une intuition collective à l’échelle mondiale concernant cet événement imminent.

D’après le IHM, les émotions, non seulement créent des cohérences ou des incohérences dans nos corps, mais, tout comme des ondes radio, elles irradient vers l’extérieur et sont détectées par les systèmes nerveux des personnes proches. Quand de très nombreuses personnes répondent de manière identique sur le plan émotionnel à un événement mondial, cette réponse collective peut affecter l’activité du champ magnétique terrestre. Dans le cas où l’événement suscite des réponses négatives, ceci peut être considéré comme un stress à l’échelle planétaire et en cas de réponses positives, ceci peut générer une onde de cohérence globale.




Home Signature d’un traité de réduction des armes nucléaires

Source : New York Times, E.-U. ; BBC News, G.-B.

Après des mois de négociations bloquées, les Etats-Unis et la Russie ont signé un traité historique de réduction des armes nucléaires. Ce nouvel accord remplace le Traité de réduction des armes stratégiques (Start) qui expirait en décembre 2009. Dans le cadre de ce nouvel accord, chaque camp s’engage à réduire le nombre de ses ogives nucléaires stratégiques à 1 550, de ses lanceurs à 800 et de ses missiles nucléaires et bombardiers lourds à 700, ce qui représente des réductions importantes par rapport au nombre actuel. Le traité prévoit la mise en place d’un nouveau système de vérification qui garantira la transparence du processus.

Pendant la cérémonie de signature qui se déroula à Prague le 8 avril 2010, le président Obama a déclaré que ce nouvel accord était seulement la première étape du processus de réduction des arsenaux des Etats-Unis et de la Russie.





Brève

Home Réponse de Benjamin Creme à l’article de Raj Patel

« Nous n’avons pas besoin d’un messie (et de toutes façons ce n’est pas moi) »

Le 12 avril 2010, a été publié dans The Guardian, G.-B., un article écrit par Raj Patel, écrivain et économiste, intitulé : « Nous n’avons pas besoin d’un messie (et de toutes façons ce n’est pas moi) ». A la suite de la déclaration faite par Benjamin Creme le 14 janvier 2010 selon laquelle Maitreya avait donné sa première interview, les spéculations sont allées bon train sur YouTube et Raj Patel a été à tort identifié comme étant Maitreya, par des personnes n’ayant aucun lien avec Share International. Des journaux et des émissions de télévision du monde entier ont repris cette histoire. Voici la version écrite de la réponse de Benjamin Creme.

Je voudrais faire quelques mises au point en réponse à l’article de Raj Patel du 12 avril 2010, concernant Maitreya, Share International et moi-même. Ni moi, ni ceux qui sont impliqués avec moi dans Share International, n’avons quelque chose à voir avec le fait que le Dr Patel a été désigné comme étant Maitreya. Tout ceci est le résultat de coïncidences et de circonstances qui dépassent notre contrôle. Je regrette les inconvénients que tout ceci a causés.

J’adhère de tout cœur au souci de Raj Patel concernant la pauvreté qui règne dans le monde et à son souhait d’une société plus juste, et je me fais l’avocat de ces idées depuis trente-cinq ans.

Raj Patel semble penser que je suggère la présence d’une figure « messianique » qui viendrait offrir une société idéale à un monde reconnaissant et ne faisant rien par lui-même. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. Maitreya lui-même s’efforce de clarifier sa position, selon laquelle chaque pierre et chaque brique de la nouvelle civilisation doivent être mises en place par l’humanité elle-même. Nous jouissons du libre arbitre, que Maitreya considère comme sacro-saint et qui ne sera jamais enfreint.

A mon avis, M. Patel laisse de côté une dimension immense et irremplaçable. Pourquoi au cours des siècles des êtres comme Confucius, Krishna, le Bouddha, Jésus et Mahomet sont-ils venus au sein de l’humanité ? A maintes reprises la doctrine d’un Instructeur mondial s’est manifestée ‑ un Instructeur est venu aider l’humanité en temps de crise.

Il ne s’agit pas d’un conte de fée mystique, mais d’une part essentielle de l’histoire du monde. Le rôle d’Instructeur mondial est maintenant tenu par Maitreya, le précédent était le Bouddha. C’est une fonction dans la Hiérarchie spirituelle des Maîtres qui reviennent progressivement dans le monde de tous les jours où ils ont autrefois vécu en tant qu’hommes. La présence de Maitreya maintenant est, avant tout, motivée par l’appel à l’aide de l’humanité, à la fois conscient et inconscient.

Je ne parle pas de religion. Maitreya ne vient pas en tant qu’instructeur religieux, mais en tant qu’instructeur spirituel au sens le plus large du terme. Au sujet de la religion, Maitreya a déclaré : « La religion est comme une échelle, elle peut vous aider à monter sur le toit, mais une fois que vous êtes sur le toit, vous n’avez plus besoin de l’échelle, vous pouvez la donner à quelqu’un d’autre. » Maitreya parle en réalité de la liberté : la liberté pour chacun d’entre nous d’être soi-même, vraiment et totalement, et il est venu pour montrer à l’humanité comment atteindre cette liberté en sortant de l’endoctrinement et du conditionnement.

Le monde s’éveille déjà et devient plus conscient grâce aux idées et aux énergies libérées par l’homme dont M. Patel pense que nous n’avons pas besoin.

Pour le moment encore incognito, Maitreya s’est déjà adressé à des millions de personnes via la télévision américaine et ses idées et ses énergies inspirent à bon nombre d’entre elles un nouvel espoir et la résolution de changer leur monde pour le meilleur.

Je ne suis pas quelqu’un qui a l’habitude de faire des paris, mais je ne serais pas surpris que Raj Patel soit parmi les premiers à répondre aux enseignements de Maitreya.

B. Creme, Londres, le 13 avril 2010





Citation

Home Extrait du message n° 59

par Maitreya

« Ma tâche consiste à être le porte-parole de tous les hommes, en tous lieux, d’exprimer pour eux leurs espoirs et leur désir d’une vie meilleure et plus saine, d’une réorganisation des structures qui font obstacle à la manifestation de la véritable divinité de l’homme. »





Message de Maitreya

Home Message de Maitreya du 26 mars 2010

par Maitreya

Le vendredi 26 mars 2010, lors de son séjour à Paris, Benjamin Creme a reçu par télépathie mentale un nouveau message de Maitreya, l’Instructeur mondial :

Donnez-moi la possibilité de vous aider ;
c’est pour cela que je suis venu.
Si vous m’acceptez, je vous conduirai à votre destinée,
au destin qui est le vôtre depuis le début de ce monde.
Tout dépend de vous : vous devez prendre les mesures qui rendent cela possible.
Nous devons nous considérer comme des frères et des sœurs qui ne font qu’un et travailler ensemble pour le bien de tous.
Nous ne sommes pas séparés, en dépit des apparences,
nous formons un groupe, dont je fais partie,
et pour lequel je travaille à chaque instant de ma vie.
Sachez qu’en ce moment ma Bénédiction est sur vous.
Acceptez ma Bénédiction et vivez dans la simplicité et l’amour.
Ces qualités sont chères à mon cœur.





Courrier des lecteurs

Home Une guérison miraculeuse

Cher Monsieur,

Récemment un examen radiographique montra un important trou maculaire dans mon œil droit. A l’hôpital un spécialiste confirma ce diagnostic et me parla de la possibilité d’une opération, mais il voulait qu’auparavant une autre radio soit effectuée. Tenant dans la main une petite reproduction de la « main » de Maitreya, imaginez quelles furent ma surprise et ma joie lorsque le second examen montra une guérison spontanée du trou maculaire !

[1] La « main » de Maitreya est-elle à l’origine de ce merveilleux cadeau ? [2] Par ailleurs, l’impression que j’éprouve d’un nouveau sentiment de joie dans le monde est-elle le fruit de mon imagination ?

L. E. L., Brighouse, G.-B.


Le Maître de B. Creme a confirmé que Maitreya était à l’origine de cette guérison. Oui, il existe une nouvelle joie dans le monde à laquelle vous êtes réceptive.


Home Capables de comprendre réellement la souffrance

Cher Monsieur,

Le samedi 26 mars 2010, je me suis rendue à la cathédrale de St Albans car c’était l’anniversaire de ma fille bien-aimée, Lesley, décédée il y a trois mois. Ensuite, en descendant la pente pour rejoindre ma voiture, je me suis arrêtée pour acheter une jardinière remplie de fleurs pour mon autre fille Francine, imaginant à tort pouvoir la porter sur tout le trajet jusqu’à ma voiture. Je commençai à peiner lorsqu’un homme et une femme avec un enfant dans une poussette s’approchèrent de moi.

« Puis-je le porter ? Cela paraît très lourd », dit l’homme. « Merci, je peux y arriver », répondis-je, mais ils me suivirent et l’homme dit bientôt : « Je crois que vous feriez mieux de me laisser vous aider. » Cette fois j’acceptai avec joie. La femme avait un visage souriant et elle bavarda avec moi en descendant la pente. Je me mis à lui parler de ma fille ce que normalement je ne fais jamais avec un étranger. Au bas de la pente il y a un long trajet jusqu’au parking. Je dis : « Cela va aller maintenant », mais l’homme répondit : « Je ne crois pas » et il continua à porter la jardinière de fleurs tout le long du trajet jusqu’au parking. J’ouvris le coffre et il y mit la jardinière.

« Je ne saurais assez vous remercier de votre gentillesse ! » leur dis-je. La femme répondit quelque chose. Je ne puis me souvenir avec exactitude de ses paroles mais je me souviens qu’elles étaient merveilleuses. Elle ouvrit grand les bras et me serra contre elle et l’homme qui était demeuré silencieux me serra la main.

Dans la voiture je commençai à me demander pourquoi j’avais rencontré des personnes si chaleureuses un jour aussi triste. Je me dis également que bien que ressemblant à n’importe quel couple ordinaire, ils semblaient avoir une profonde connaissance du chagrin que j’avais éprouvé au cours des trois derniers mois, un chagrin qu’aucun ami, si compatissant soit-il, ne me donnait l’impression de comprendre totalement. Je regardai autour de moi, mais le couple avait disparu. Je commençai alors à me demander si l’homme silencieux était Maitreya et la femme chaleureuse le Maître Jésus.

B. T., St Albans, G.-B.


Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme était Maitreya et la « femme » le Maître Jésus. Le « petit enfant » était un disciple du Maître Jésus.


Home Commentaire

Cher Monsieur,

Pour être honnête, je dois dire que je n’avais jamais entendu parler de Share International avant l’incident Raj Patel. Mais je suis surprise de n’avoir jamais entendu parler de vous auparavant. J’ai mis un commentaire sous l’interview de Raj Patel sur le site Comedy Central’s Colbert Report sous le nom de « Unemployed Accountant ».

Je peux comprendre la frustration de Share International vis-à-vis du New York Times, mais j’imagine que cela a eu certains effets positifs en matière de publicité pour Share International. Quiconque est prêt à comprendre le point de vue d’où se place Share International aura entamé le processus consistant tout au moins à reconsidérer des croyances peut-être autrefois fermement établies. Le message de Share International résonnera sûrement chez ces personnes, soit maintenant, soit plus tard lorsqu’elles seront prêtes. Ce n’est qu’après avoir écrit mon commentaire que j’ai réalisé combien mes propres croyances sont dans la ligne de celles de Share International et j’ai souhaité vous contacter pour offrir mon aide, si modeste puisse-t-elle être.

Je vous remercie vivement pour ce que vous faites.

A. McG., Hove, Sussex, G.-B.


Note du rédacteur en chef : Nous vous remercions pour ce commentaire très mature. Vous pourriez contacter le bureau de Share International pour demander à être mise en contact avec un groupe dans votre région.


Home Magie musicale

 
En février 2000 je rentrai chez moi après un voyage de trois jours et je réalisai que mon lecteur de CD s’était mis en route pendant mon absence. Une cassette de bhajans de Saï Baba passait. Je n’avais pas écouté cette cassette depuis des années. La dernière fois, c’était lorsqu’elle s’était automatiquement mise en route lorsque j’avais allumé mon lecteur de CD. Y a-t-il un fantôme dans mon appareil ?
S. McD., Richmond, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c’était Maitreya qui avait mis la cassette en route.


Home Un cadeau de la Saint Valentin

Cher Monsieur,

Le 14 février 2010, jour de la Saint Valentin, vers 20 h, je me trouvais dans un club appelé Castle Tintagel, à Tokyo, où il y avait une fête depuis le début de l’après-midi.

En sortant, je remarquai le visage d’une personne projeté sur un poteau placé derrière les bicyclettes. La lumière d’un réverbère brillait sur le poteau à travers les feuilles d’un arbre et l’ombre des feuilles dessinait la forme d’un visage.

Cependant ce n’était pas une simple esquisse. On aurait dit une photo en noir et blanc ou un dessin au fusain, avec des nuances délicates qui donnaient une impression de trois dimensions. Je pouvais même distinguer la forme du front. La silhouette se détachait de l’arrière plan. Le visage était celui d’un homme aux traits nettement dessinés avec un long nez droit. Il n’était pas jeune et son expression donnait une impression de dignité et de profondeur. Quelques autres personnes le virent et elles furent aussi surprises. Deux d’entre elles eurent peur et dirent que c’était peut-être un fantôme, mais je leur répondis : « Un fantôme ne donnerait pas une telle impression de dignité et de beauté. Ne vous inquiétez pas. » Un homme ajouta : « Si cette personne existe réellement, ce n’est pas n’importe qui. » Une femme qui s’était blessée au genou pendant le tournoi à l’épée déclara que la douleur avait disparu. Pour ma part j’avais auparavant de nombreux problèmes non résolus, mais depuis que j’ai vu ce visage j’ai retrouvé confiance et espoir. Ce visage a-t-il été manifesté par un des Maîtres ?

S. Y., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’image avait été manifestée par le Maître Jésus.


Home Médecine alternative

Cher Monsieur,

Le 16 mars 2010, nous avons eu une expérience intéressante en allant consulter notre médecin. Pendant que nous attendions dans la salle d’attente, un homme âgé, se déplaçant avec un déambulateur, entra accompagné de sa fille. Il s’assit en face de nous et sa fille à côté de Jessie. L’homme semblait réellement joyeux et il commença à parler à la femme qui se trouvait à côté de lui en l’informant qu’il avait quatre-vingt-dix-sept ans (ce qu’il ne paraissait absolument pas !) Il y avait quelque chose chez lui qui nous rappelait un peu M. Creme ! Une conversation s’engagea entre nous, les quelques personnes assises là, et l’homme et sa fille. Il parlait d’une manière joviale, positive et pleine d’humour, de différentes choses en faisant référence à ses conversations avec Dieu. Il eut à plusieurs reprises un geste charmant. Il tournait la paume des mains vers le haut avec un léger sourire, comme pour dire : « C’est ainsi. » Il semblait emplir la salle d’une grande joie.

Lorsque nous revînmes dans la salle d’attente après avoir vu le médecin, il était toujours là. Il sourit avec une grande douceur, joignit les mains vers nous et nous fit un petit salut lorsque nous sortîmes. C’était une expérience simple et merveilleuse, et nous nous sommes demandés si ces deux personnes étaient des « personnes ordinaires » ou peut-être Maitreya et le Maître Jésus. Nous aimerions avoir l’avis de votre Maître. Quoi qu’il en soit, ce fut une rencontre pleine de charme.

R. S. et J. W., Vancouver, Canada


Le Maître de B. Creme a confirmé qu’il s’agissait de Maitreya et du Maître Jésus.


Home Un homme bizarre

Cher Monsieur,

Le 31 mars 2010, je parlais avec mes collègues de l’apparition de « l’étoile » et du rôle de Maitreya dans le monde moderne. Lorsque nous entrâmes dans le Johanna-park, je vis un homme d’âge moyen, aux longs cheveux noirs bouclés, assis sur une vieille bicyclette sur laquelle était fixée une lampe de poche bleue. Je n’avais jamais vu un assemblage aussi étrange auparavant et lorsque nous quittâmes le parc, l’homme croisa à nouveau notre chemin. Il ne nous dit rien, mais je devinais qu’il pouvait y avoir une raison pour qu’il croise notre chemin. Je ne vois habituellement personne de ce genre en public ici à Leipzig.

S’agissait-il de Maitreya ?

D. K., Leipzig, Allemagne


Le Maître de B. Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.



Interviews

Home Réduire le gaspillage et les faux besoins

Interview de Tristram Stuart par Felicity Eliot

« La totalité du milliard de personnes ou presque souffrant de la faim pourrait échapper à la malnutrition avec moins d’un quart de la nourriture gaspillée aux Etats-Unis, et en Europe. »

Cette affirmation devrait nous faire tous réfléchir à notre façon de vivre, d’acheter et de manger. Et aussi à tout ce que nous jetons.

Tristram Stuart est l’auteur d’un livre remarquable, Gaspillage : révélations sur le scandale alimentaire mondial, qui lance un défi aux consommateurs des nations industrialisées auto-satisfaites, aux fabricants et aux détaillants.

Agé de 33 ans, il a également écrit La révolution pacifique : végétariens radicaux et découverte de l’Inde. Il intervient régulièrement dans les journaux, à la radio et à la télévision. C’est un chercheur méticuleux qui teste lui-même toutes ses idées. Depuis son adolescence, il vit d’aliments destinés à être jetés.

Partage international : Quelle est la quantité de nourriture jetée ?
Tristram Stuart : Le gaspillage existe partout. En Occident le problème est immense ; c’est généralement une question de négligence. Dans les pays en voie de développement, le gaspillage est dû à la pénurie – un simple manque de moyens, de réfrigération par exemple, ou d’infrastructures agricoles, de conditionnement des fruits, de pasteurisation, etc., qui permettraient un transport rapide vers les marchés avant que les denrées ne se détériorent. Il est aisé de résoudre ces problèmes.

PI. Diriez-vous qu’en Occident c’est une question d’attitude ?
TS. Oui. C’est le problème majeur. En Grande-Bretagne, dans nos maisons, nous gaspillons 25 % de ce que nous achetons. Il serait assez facile d’être plus attentifs à la façon dont nous faisons nos achats et d’acheter uniquement ce dont nous avons besoin.

PI. Le gaspillage fait-il délibérément partie de notre système ? Je parle des supermarchés par exemple.
TS. Dans certains cas, oui, certainement. Pour répondre exhaustivement, nous devrions examiner l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les détaillants ne font pas assez d’efforts pour éviter les gaspillages. Voyons ce qui se passe dans nos fermes. Nous gaspillons de la nourriture pour des raisons esthétiques ‑ les fruits et légumes qui ne sont pas parfaits sont jetés.

PI. Vous pensez que les détaillants refusent des bananes ou des pommes de terre n’ayant pas une forme parfaite ?
TS. Tout à fait. Les fruits et légumes considérés comme « inesthétiques » sont rejetés dans les pays où ils sont cultivés ou dans nos ports. Ces standards esthétiques sont totalement inutiles et il n’existe aucune raison pour qu’il n’y ait pas d’aliments imparfaits sur les rayons des distributeurs.
Si vous regardez ce qui se passe dans nos abattoirs, vous verrez que d’énormes quantités de viande sont gaspillées. Certaines parties ne sont plus utilisées ‑ les abats par exemple ‑ alors qu’elles faisaient partie de notre alimentation par le passé.
Lors de mes recherches, j’ai visité une grosse fabrique de sandwiches. J’ai constaté que pour chaque miche de pain, quatre tranches étaient gaspillées.

PI. S’agissait-il de la croûte ou était-ce pour des raisons d’hygiène ?
TS. Non, pas du tout. Le talon et la première tranche. La demande veut que chaque tranche soit identique aux autres. Elles doivent être absolument identiques. Ce qui veut dire que 17 % de chaque miche de pain est gaspillée. Pensez à la terre utilisée, à l’eau, à l’énergie, au carburant fossile etc., utilisés pour cultiver le blé destiné au pain, et qui ne servent à rien. Cela représente 17 % de la terre et des ressources nécessaires à la production.
Dans un sens le gaspillage fait incontestablement partie de nos systèmes alimentaires.

PI. Vous avez dit qu’il existe des solutions au problème du gaspillage ?
TS. Oui, il y a des solutions et certaines sont plutôt simples. Mais il semble que la situation commence à changer. Certains détaillants ont commencé à stocker davantage de denrées de deuxième choix. Il n’est pas inintéressant de stocker et de vendre des fruits et des légumes imparfaits. Un mouvement se dessine en faveur d’un changement.

PI. Cela se produit-il surtout dans les pays de l’Union européenne ? S’agit-il d’un changement général ?
TS. C’est différent selon les pays. Le problème n’est pas aussi grave partout. En Allemagne, par exemple, il est plus facile qu’en Angleterre d’acheter des sacs de pommes de terre de toutes formes et de toutes tailles. Le fait que ce soit possible dans certains pays montre que nous pourrions tous en faire plus pour changer nos habitudes.
Pour en revenir à la question de savoir quelles quantités nous gaspillons, le problème est qu’il n’y a pas eu assez de recherches faites sur le gaspillage.
J’utilise deux approches. Avant tout une approche empirique afin d’évaluer le gaspillage à chaque étape de la chaîne. Cela implique de regarder dans les poubelles des supermarchés, de découvrir quelle part d’une récolte est abandonnée dans les champs. Mais il existe un autre moyen, qui est ce que nous appelons les bilans nourriture.Ces bilans permettent de connaître les quantités de nourriture existantes dans un pays donné en fonction de la production et du solde exportations/importations. On peut comparer ces quantités avec la nourriture consommée, et la différence entre les deux donnera une idée de ce qui est gaspillé. Les pays riches gaspillent entre 30 et 50 %. Aux États-Unis le gaspillage est de 50 % ; en Europe il représente environ un tiers.

PI. Voilà qui est très choquant. Soyons clairs : le gaspillage dans les pays riches représente entre le tiers et la moitié de la nourriture disponible ?
TS. Oui. Environ la moitié en Amérique du Nord et entre un tiers et la moitié selon les pays d’Europe. Les pays riches gaspillent davantage. Mais si l’on considère la production mondiale totale ‑ alors on peut conclure qu’un tiers de toute la nourriture est gaspillée.

PI. Certains doivent se demander quel mal il y a à jeter de la nourriture...
TS. Dans un monde aux ressources inépuisables, ce ne serait pas un problème. Nous accumulons et jetons plus de nourriture que nous ne pouvons en consommer.
Le principal problème environnemental est l’extension des frontières agricoles. Nous payons les Brésiliens pour qu’ils abattent les forêts d’Amazonie afin de produire plus de nourriture à exporter vers les pays riches où elle est gaspillée. Environ 10 % des gaz à effet de serre proviennent d’une nourriture qui est jetée.
En fait, ce chiffre n’inclut même pas les émissions dues à la déforestation. Si elles étaient incluses, les chiffres atteindraient des niveaux extraordinaires. J’ai calculé les émissions dues à la production de viande en Europe et en Amérique du Nord, et si vous y ajoutez la déforestation, le chiffre pourrait doubler ou augmenter deux cents fois. Considérons la production alimentaire mondiale totale d’une seule année. Si nous, dans le monde occidental, importons de la nourriture de partout dans le monde et que nous en jetons la moitié, alors nous détruisons les ressources alimentaires mondiales. Tous les pays s’approvisionnent sur les mêmes marchés internationaux.

PI. Quel effet cela a-t-il au plan international si nous jetons autant de nourriture ?
TS. Puisque nous achetons tous sur les mêmes marchés, c’est comme si nous volions la nourriture sur les rayons des marchés mondiaux.
J’étais au Pakistan en 2008, en pleine crise alimentaire. Les prix étaient en hausse à cause de la baisse de l’offre de denrées. Les Pakistanais, qui auparavant arrivaient plus ou moins à acheter suffisamment de nourriture, devaient s’en passer ou arrivaient tout juste à se nourrir. Cette année-là, ils ont importé du blé provenant d’Australie. C’est ce même pays qui nous fournit une partie de notre blé. J’ai appris entre temps que les réserves des pays riches débordaient de millions de tonnes de bonne nourriture ‑ en grande partie du blé sous forme de pain. Nous leur avons littéralement pris cette nourriture parce que nous avons les moyens de payer un prix plus élevé. Nous prenons une nourriture que nous n’allons même pas manger.

PI. Le gaspillage est-il un problème spécifiquement urbain ?
TS. Je souhaiterais que nous puissions le limiter à cela, mais le fait est que l’homo sapiens est devenu avant tout un citadin. Aujourd’hui davantage de gens qu’auparavant vivent dans des villes. Nous vivons plus loin des sources de nourriture. Les supermarchés font que nous oublions facilement la façon dont la nourriture est produite. Nous ne voyons pas le processus de production de la nourriture, ne la connaissons et ne la respectons pas. C’est pourquoi nous ne l’apprécions pas. Il est très difficile, quand on est confronté à cette pléthore d’abondance infinie, de se souvenir que tout cela est cultivé sur une planète dont les ressources ne sont pas infinies. Nous en abusons sans nécessité, et non seulement nous portons atteinte à la planète, mais nous mettons aussi en péril les futures générations et leur capacité de produire suffisamment de nourriture pour vivre.

PI. Pourquoi les supermarchés stockent-ils trop d’aliments ?
TS. Premièrement, il est difficile de prévoir la demande ‑ ils sont donc obligés d’avoir des réserves bien remplies. Ils doivent pouvoir répondre à la demande des consommateurs. Mais même dans ce cas leurs stocks dépassent la demande parce qu’ils pensent que les clients aiment voir des rayons bien remplis. Cela leur donne l’illusion de l’abondance ‑ c’est comme pour les décorations de Noël. C’est là, je pense, que se révèle l’étendue du gaspillage scandaleux. Peut-être que les gens aiment voir des rayons bien remplis, mais serait-ce le cas s’ils pouvaient voir tout ce qui est jeté ? Aimeraient-ils cela s’ils savaient que les poubelles vont être remplies de denrées en parfait état ? Nous ne voyons pas les poubelles.
Les supermarchés peuvent faire certaines choses pour éviter d’avoir à jeter les excédents. Ils peuvent baisser les prix afin que les clients achètent plus. Et à la limite, quand toutes les autres mesures ont été prises, ils peuvent donner les surplus à des œuvres caritatives.

PI. Je pense que c’est plutôt le cas aux Etats-Unis ?
TS. Oui, les Etats-Unis disposent du plus vaste réseau de redistribution. C’est aussi assez bien développé dans d’autres pays. En Angleterre, nous avons des organisations caritatives qui en font autant. La plupart des supermarchés ont à présent des liens avec ce genre d’organisation. Mais la nourriture qui va à ces organisations ne représente qu’une faible fraction de celle qui est jetée. Au cours de ces dernières années, le nombre de ces organisations a fortement augmenté. Les énormes quantités de surplus qui sont loin d’avoir atteint la date limite de vente peuvent être distribuées aux organisations caritatives.

PI. Le gaspillage de nourriture a-t-il augmenté au cours des vingt dernières années ?
TS. Absolument. Mais il est évident que la récession a rendu les gens plus conscients.

PI. Existe-il quelques solutions ?
TS. Cela commence par chacun de nous. Nous pouvons faire des choses simples comme de préparer des listes de courses et de s’y tenir afin de ne pas succomber à la pression commerciale nous incitant à acheter ce dont nous n’avons pas besoin.
Nous pouvons aussi exercer des pressions sur les détaillants et sur nos politiciens. Je pense que c’est le moyen le plus efficace que nous ayons individuellement pour provoquer un changement.
Les supermarchés répondent à la pression des clients. S’ils se rendent compte qu’il y a une forte demande contre le gaspillage, aussi bien dans leurs magasins que le long de la chaîne de production, ils cesseront de le faire.
En ce qui concerne les accords mondiaux, l’une des choses les plus aisées que les pays riches peuvent faire est de concentrer sur l’agriculture leur aide aux pays pauvres.
Nous pouvons décider d’éviter de jeter de la nourriture ‑ non seulement parce que cela coûte cher, mais pour d’autres raisons : la nourriture n’est pas une simple valeur financière ; elle implique l’utilisation de ressources que nous ne devrions pas gaspiller pour préserver l’environnement et par esprit de justice envers les autres populations du monde




Home Des petits Léonard

Interview de Jan Hendrickx par Andrea Bistrich

« Le plaisir le plus noble est la joie de comprendre. » ‑  Léonard de Vinci

Quelque 2,5 % des petits néerlandais sont des surdoués. Mais le système éducatif actuel ne tenant pas compte de leurs capacités, beaucoup s’ennuient à l’école. Avec pour conséquences des problèmes graves comme des difficultés d’apprentissage, des troubles du comportement et des problèmes socio-émotionnels. Les écoles Léonard, auxquelles ont accès les enfants qui ont un QI d’au moins 130, offrent un enseignement adapté aux capacités des surdoués et encouragent leur progrès. Leur fondateur, Jan Hendrickx, répond aux questions d’Andrea Bistrich pour Partage international.

Partage international : Les enfants d’aujourd’hui sont-ils plus intelligents, plus sages ?
Jan Hendrickx : Je pense qu’ils sont effectivement plus intelligents. L’abondance des images véhiculées par les médias a élargi le monde des enfants. Quand je pense à ma propre enfance, nous étions beaucoup moins conscients des événements au-delà de notre environnement immédiat. C’est complètement différent aujourd’hui. Les enfants sont exposés à davantage de stimuli et d’impressions qui les font réfléchir et leur permettent de se forger des opinions sur tout un tas de sujets de façon beaucoup plus précoce que ce n’était le cas il y a vingt ou trente ans.

PI. Vous avez vous-même longuement travaillé dans le système éducatif et alors que vous alliez prendre votre retraite vous avez commencé à développer un nouveau concept éducatif pour les surdoués. Pourquoi cela ?
JH. J’ai été directeur d’école pendant trente trois ans, et lorsque j’ai pris ma retraite en 2005 j’ai réalisé que j’avais une tâche à accomplir. Une des maîtresses de mon école est venue un jour me demander conseil. Un de ses élèves de cours élémentaire 1re année, Clément, lui avait rendu une dictée très mauvaise alors qu’il avait normalement d’excellentes notes. Le plus étrange était que les mots incorrects étaient écrits en lettres majuscules. J’ai alors demandé aux parents de Clément la permission de lui faire passer un test d’orthographe après l’école. Ce test, consistant en une liste de 50 mots, est destiné à des élèves allant du cours préparatoire jusqu’à l’entrée en 6e. Il commence avec des mots simples comme « chat » et « lune » et se termine avec des mots comme « électricien ». Clément écrivit parfaitement 48 mots sur 50. Autrement dit, alors qu’il était en CE1, âgé de 5 ans, il avait déjà les connaissances d’un élève de 10 ans à son entrée en 6e.
Je me suis alors demandé ce que pouvait être la journée d’un enfant qui doit apprendre toute la journée à l’école des choses qu’il sait déjà. Cette pensée ne m’a plus quittée pendant des années et c’est ce qui m’a conduit à développer une nouvelle méthode d’enseignement pour enfants surdoués.

PI. Qu’est-ce qu’un enfant surdoué ?
JH. Le psychologue américain Joseph S. Renzulli, bien connu pour ses travaux sur les surdoués, a trouvé que ces enfants se caractérisent par une combinaison d’intelligence (un QI supérieur à 130), de créativité dans leur façon de penser (un critère remarquable chez les surdoués), et de motivation.
Ces enfants ont une plus forte tendance à se focaliser sur des objectifs, font preuve de constance dans leurs efforts et de persévérance dans la réalisation d’une tâche. Ils insistent, ou réfléchissent jusqu’à ce qu’ils aient trouvé une solution.
Le problème est que les capacités exceptionnelles de ces enfants et leur intelligence ne peuvent pas s’exprimer dans le système éducatif actuel. On leur propose un enseignement cinq ou six ans au-dessous de leur niveau. Et on ne leur demande pas de penser de façon créative puisque l’accent est mis uniquement sur l’assimilation d’information et sa mémorisation, de façon à pouvoir reproduire cette information lorsque le besoin apparaît. Avec le temps, leur motivation et leur persévérance s’érodent car ils n’ont besoin de fournir aucun effort en classe.

PI. Comment reconnaît-on un surdoué ?
JH. Il y a les tests de QI bien connus qui évaluent les capacités intellectuelles générales et spécifiques. Si le résultat est au-dessus de 130, il y a des chances pour que l’enfant soit surdoué. On dispose également d’une liste d’indices de précocité, qui peuvent révéler un enfant surdoué. Par exemple, certains bébés ne passent pas par le stade où la plupart des bébés rampent ; ils commencent à marcher un beau jour sans jamais avoir rampé. Il y a aussi les enfants qui commencent à parler très tôt ou sont capables de vous fixer du regard à un âge où le regard de la plupart des bébés reste perdu dans le vide. On voit des bébés fixer leur regard dès l’âge de six ou huit semaines. L’usage précoce de mots difficiles peut aussi être un indice d’intelligence exceptionnelle ­ en particulier des mots abstraits comme « confiance » ou « responsabilité ». Souvent ces enfants sont considérés par les autres enfants du même âge comme « différents » ou « spéciaux » car ils peuvent exprimer des concepts qui dépassent les enfants de cet âge. Ils posent également des questions d’une profondeur inhabituelle pour leur âge.

PI. Vous parlez là de leurs capacités intellectuelles et cognitives, mais qu’en est-il du développement émotionnel de ces enfants ?
JH. A l’âge de quatre ans leur développement émotionnel et social est toujours celui d’enfants de quatre ans, même si leur intelligence correspond à celle d’enfants de huit ou dix ans. C’est aussi ce qui leur rend les choses encore plus difficiles : d’un côté ils sont bien en avance intellectuellement et peuvent sur ce point communiquer plus facilement avec des enfants plus âgés, et de l’autre, ils ont émotionnellement besoin d’être en relation avec d’autres enfants du même âge qu’eux. Avec le concept d’éducation Léonard, je veux aider ces enfants à résoudre les problèmes et les difficultés auxquels ils sont confrontés du fait de leur développement particulier.

PI. Pourquoi avez-vous associé le nom de votre système éducatif à Léonard de Vinci ?
JH. En 2005, j’ai organisé dans la région de Venlo une série de projets pour enfants surdoués, que j’ai appelé le « Projet Léonard ». Léonard de Vinci est le génie le plus multi-facettes de l’histoire. Dès son plus jeune âge, il eût toute liberté pour explorer son environnement, sans limite, accompagné par son oncle Francesco qui lui faisait découvrir des tas de choses intéressantes et qui a su, par d’habiles questions, encourager la curiosité naturelle de son neveu.
Léonard était un génie polyvalent : peintre, sculpteur, architecte, anatomiste, mécanicien, ingénieur, philosophe et bien plus encore. Il représente ce qui pour moi est un idéal : ne pas limiter les gens à un domaine de connaissance mais encourager en eux un développement global. C’est à partir de cette idée que j’ai démarré un projet artistique pour que les enfants découvrent l’art moderne durant six mois, pendant les heures de classe. Un jour de la semaine, ils allaient visiter un musée au lieu d’aller à l’école. Ils y entendaient parler du Pop Art, du mouvement Cobra, d’expressionnisme, de surréalisme ainsi que de nombreux autres courants artistiques modernes, et ils peignaient et dessinaient des croquis à la façon de ces diverses écoles. Ils apprenaient également comment fonctionne un musée et comment on organise une exposition. On recevait aussi des artistes à l’école pour des rencontres au cours desquelles les élèves les interrogeaient sur leur travail – pourquoi ils peignent, comment leurs œuvres sont nées, à partir de quelles idées, etc. D’autres jours, on emmenait les enfants dans des galeries où ils apprenaient comment on arrivait à évaluer le prix d’une œuvre d’art. Il s’agissait vraiment d’un programme très complet et très pratique. A la fin du projet, ils ont présenté leurs travaux dans une exposition collective.
Un autre exemple est un projet littéraire dans lequel 16 enfants sont allés dans une bibliothèque chaque mercredi pendant un an, également pendant les heures de classe. Au cours de cette période chaque enfant a eu la possibilité d’écrire un livre. Au départ, on a démarré avec une série d’ateliers avec des auteurs renommés de livres pour enfants. Les auteurs expliquaient comment et pourquoi ils sont devenus écrivains et les idées qui les poussaient à écrire. Des enfants qui savaient dessiner ont illustré les livres. A cette époque j’avais pu trouver un sponsor qui avait imprimé tous les livres à la fin du projet. Chaque enfant a reçu 65 exemplaires du livre qu’il avait écrit ou illustré.
Les enfants et leurs parents étaient aux anges. Certains enfants ont avoué qu’ils n’avaient réussi à supporter l’école que grâce à ce jour particulier de la semaine. J’ai alors pensé qu’on devrait proposer ce genre d’apprentissage aux enfants toute la semaine. Cette réflexion m’a ouvert les yeux : nous sommes habitués à observer les enfants à travers la lunette des méthodes pédagogiques existantes et à essayer de les intégrer à des systèmes établis. Mais on ne peut forcer des enfants aussi différents à entrer dans le même moule que les autres. On doit adapter la méthode ou le système à leurs besoins. C’est ce que j’ai fait avec les écoles Léonard. J’ai d’abord cherché à comprendre quel type d’enfants ils sont, leur capacités, leur potentiel, et comment ils apprennent, pour pouvoir développer une méthode d’enseignement adaptée.

PI. Qu’est-ce que les « enfants Léonard » apprennent ?
JH. Dans le système actuel, ces enfants sautent parfois des classes et peuvent terminer leurs études secondaires à 12 ou 13 ans, pour passer ensuite à l’université. Mais je ne crois pas qu’il soit bon, socialement ou émotionnellement, qu’un enfant se retrouve à l’université à 12 ans. Pour éviter ça, les écoles Léonard offrent à leurs élèves 12 cours additionnels par semaine en plus du programme scolaire normal. Il y a les langues étrangères, l’anglais dès l’âge de quatre ans, l’espagnol à huit ans, et le chinois à dix ans. Ces trois langues sont enseignées par des professeurs natifs de ces pays. Comme autres matières il y a aussi les sciences naturelles, la philosophie, les statistiques, la communication, un cours pour apprendre à apprendre, un autre sur l’esprit d’entreprise. Enfin, on y apprend l’art, la danse, le théâtre, la musique et le sport. Il y a même des exercices pour apprendre à penser.
Les enfants surdoués ont une capacité particulière : non seulement ils sont plus intelligents mais ils ont aussi la faculté de penser de façon créative. C’est leur plus grande qualité. Ce sont des gens qui seront à l’origine de grandes innovations plus tard. Einstein a dit un jour : « L’imagination est plus importante que la connaissance. »

PI. Pourquoi insistez-vous autant sur des matières comme l’art ou la musique ?
JH. Nous voulons offrir à ces enfants l’éventail le plus large de possibilités de développement. Ces matières sont enseignées de façon très pragmatique, mais pas du tout comme dans l’enseignement musical traditionnel. On commence par leur faire trouver des associations, des connections, entre, par exemple, une musique particulière et l’intention du compositeur dans la mélodie, les émotions qu’il a voulu exprimer. Ensuite, on analyse la structure de la mélodie. Et c’est seulement à la fin qu’on leur apprend à lire la musique, alors que normalement, c’est par ça qu’on commence. A la fin, les enfants composent leur propre musique et jouent ensemble.
On va du général au particulier et non l’inverse. La méthode Léonard consiste à présenter d’abord l’objectif dans sa globalité, pour en déduire ensuite les éléments particuliers constitutifs.

PI. Du général au particulier ?
JH. Oui. J’ai un exemple de ce qui se passe lorsque des enfants surdoués, qui souvent ont acquis seuls des connaissances, se retrouvent dans le système éducatif normal. Une mère m’a dit un jour que sa fille avait appris à lire seule très tôt. A cinq ans elle est allée à l’école primaire et passa des tests. Alors qu’elle avait obtenu la note maximum en lecture, on l’a mise dans une classe où les enfants commencent seulement à apprendre à lire. Vous savez, la méthode la plus connue est d’apprendre l’alphabet puis d’associer les lettres pour former des mots. P-a-p-a = papa, R-o-s-e = rose. Cette petite commença donc à pratiquer cette méthode ; sa capacité de lecture s’effondra alors complètement en seulement trois mois, et elle se retrouva au niveau de ses petits collègues de classe.
Cet exemple montre bien que le système éducatif actuel détruit la formidable capacité d’apprentissage des enfants surdoués, qui est innée chez eux. Avec le temps, ça entraîne de sérieux problèmes, parce que ces enfants ont l’impression que l’école n’est pas faite pour eux.

PI. Les maîtres sont-ils capables de reconnaître les enfants surdoués ?
JH. En général, non. L’an passé, le Centre de recherche pédagogique a publié une étude aux Pays-Bas où 3 000 professeurs des écoles primaires ont été interrogés. Ils devaient répondre à deux questions : êtes-vous capable de reconnaître un élève surdoué ? 85 % ont répondu non. Deuxième question : si oui, vous sentez-vous capable de répondre aux besoins de ces enfants ? Là encore, 85 % des professeurs ont répondu non.

PI. Quelles qualités doit avoir un bon professeur dans une école Léonard ?
JH. Dans l’idéal, il faudrait qu’il ou elle soit également un surdoué ! Sinon, il faut qu’ils soient capables d’accepter que leurs élèves soient plus malins qu’eux. Un professeur Léonard est fondamentalement différent d’un professeur normal. Il n’est pas tant un enseignant qu’un coach, un compagnon et un ferment pour le processus d’apprentissage.
Il devrait avoir suffisamment de confiance en lui/elle pour prendre des libertés autant avec les élèves qu’avec les méthodes. Un bon professeur sait écouter lorsque les enfants lui parlent. Il est tolérant mais il sait aussi poser des limites lorsque c’est nécessaire. Il accompagne et encourage au lieu de rectifier, de corriger. Sa classe doit être un havre de sécurité à partir duquel les enfants peuvent « explorer le monde » ‑ à la fois à l’école et en dehors de l’école. Il est créatif quand il s’agit de développer des contenus nouveaux. Il a le sens de l’humour et doit être capable de déceler différents niveaux de développement parmi ses élèves. Il a un bon contact avec les parents, utilise leurs ressources particulières, leurs capacités, et sait accepter une critique constructive.
Actuellement, nous sommes en train de développer, en coopération avec l’Université d’Utrecht, une formation spécifique pour les professeurs des écoles Léonard. Il est important pour nous d’associer à la fois les parents et les enfants au processus éducatif. Les parents connaissent bien leurs enfants et peuvent juger de la capacité d’un professeur à s’occuper d’eux.
Le système Léonard n’est pas reconnu par le ministère de l’Éducation. Bien sûr, mon objectif est que les écoles Léonard puissent être financées par l’État de façon à ce que nous puissions payer nos professeurs correctement. Actuellement, pour travailler dans nos écoles, il faut une bonne dose d’idéalisme !
Par-dessus tout, j’aimerais convaincre le gouvernement du formidable intérêt que ces enfants représentent pour la société, à condition que leur potentiel soit développé correctement. Il faut que le gouvernement investisse sur ce potentiel. Si on compare avec les écoles traditionnelles, les frais de scolarité dans les écoles Léonard sont plus élevés de 2 000 €, principalement parce que nos classes ont des effectifs plus faibles ‑ un maximum de 16 élèves seulement. Chaque enfant possède son propre ordinateur portable. On n’y arrive qu’en collaborant avec des fabricants d’ordinateurs et d’autres grandes entreprises du secteur informatique. En plus des professeurs, cinq autres spécialistes interviennent également dans nos écoles : les professeurs de langues anglais, espagnols et chinois, un professeur de jeu d’échecs et un professeur de musique. De plus, nos professeurs ont accès à des formations supérieures pour être mieux préparés à l’enseignement différent du système Léonard.

PI. Vous dites qu’il est important que les enfants surdoués jouissent de suffisamment de liberté pour évoluer à leur propre rythme. Existe-t-il d’autres facteurs ?
JH. Nous avons trois mots-clés : la liberté, le challenge et le plaisir. La liberté de penser, d’être eux-mêmes ; le challenge, qui résulte d’un niveau d’enseignement qui encourage leurs grandes capacités cognitives. Et le plaisir d’apprendre, le plaisir d’aller à l’école. Et comme pour la première fois de leur vie, ils se sentent soutenus à la mesure de leurs aptitudes, le plaisir d’apprendre se développe de façon naturelle.

PI. Note-t-on les « enfants Léonard » comme les autres élèves, sur leurs résultats ? Ont-ils des bulletins de notes ?
JH. Si on compare avec le système normal, on évalue les enfants beaucoup plus rigoureusement. Les bulletins sont présentés sous la forme de rapports dans lesquels les notes comptent pour 20 % et les compétences acquises pour 80 %. Par exemple, si un enfant manque de confiance en lui on va essayer de travailler sur cet aspect de sa personnalité. La confiance en soi, le respect de soi peuvent constituer des objectifs d’apprentissage personnel dans les écoles Leonard, tout comme apprendre à penser par soi-même et la capacité à se forger une opinion, par exemple sur les événements mondiaux. Il est plus important que les enfants apprennent à se situer dans la vie plutôt que d’être notés dans une matière ou une autre.

PI. Les écoles Léonard sont-elles l’unique expérience de ce genre avec les surdoués aux Pays-Bas ?
JH. Oui, c’est le premier programme qui s’intéresse aux prédispositions des surdoués. Dans les écoles élémentaires il y a parfois des projets ponctuels pour les surdoués, des cours de maths complémentaires ou autres, mais sans rien changer au système de base. Le système éducatif actuel n’est pas capable de s’adapter aux besoins des surdoués. Il faut le changer. C’est ce que nous avons fait et c’est ce qui rend le projet Léonard unique.

Pour plus d’info : www. leonardostichting.nl (en néerlandais)





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Nous publions ci-dessous des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

Un nouvel âge est en train de naître ‑ de justice, de liberté et de paix. Dans cette ère qui vient, les peuples de toutes les nations verront se réaliser leurs rêves et leurs espoirs d’une vie meilleure ‑ vie riche de sens et de finalité, de beauté et de compréhension, de relations justes et d’amour. Chaque jour apportera une nouvelle découverte, intérieure et extérieure, chaque heure une opportunité de servir. Ainsi en sera-t-il, ainsi chaque homme, chaque femme et chaque enfant glorifieront-ils le divin qui réside en eux, et manifesteront-ils les multiples facettes de la beauté de Dieu.
Lorsque Maitreya apparaîtra au grand jour, il s’efforcera de canaliser l’aspiration des multitudes qui perçoivent ces vérités mais ne peuvent les exprimer. En lui, elles trouveront un porte-parole, éloquent et grave, comme l’exigent les circonstances, quelqu’un qui fera connaître leurs besoins, leur aspiration à un monde de justice et de paix.
Ce processus est déjà en cours. Partout où l’on marche et manifeste pour réclamer justice, paix et bon sens, Maitreya est présent, sous une apparence ou une autre, mêlé à la foule et parlant en son nom. Son énergie d’amour imprègne ces rassemblements de justes, leur insufflant le désir de persévérer. Sa force devient la leur, ils y puisent résolution et assurance. Ainsi le Seigneur de l’Amour renverse-t-il le courant de la haine et stimule-t-il l’ardeur des multitudes ; ainsi constate-t-il que les hommes de la Terre sont conscients de leur destinée et cherchent les moyens de réaliser les désirs qu’ils portent au fond de leur cœur. [La fin de l’asservissement (Maître –)]

Lorsque vous me verrez, vous saurez pourquoi je suis venu, car je ferai appel à vous en ces termes : « Sauvez mes chers petits. Nourrissez vos frères. Souvenez-vous que les hommes sont uns, enfants du Père unique. Distribuez en toute confiance les biens de la Terre à tous ceux qui sont dans le besoin. Faites ceci maintenant et sauvez le monde. » Ainsi parlerai-je. Tel sera mon appel. Et, lorsque l’humanité aura accepté cette Loi, je me révélerai. Nombreux, maintenant, sont ceux qui savent que ceci est vrai, qui ont envie de partager, qui aspirent à la fraternité, mais n’agissent pas. Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. Aujourd’hui, cette volonté est aussi la Volonté de Dieu. C’est pourquoi le résultat en est assuré.
Mes frères, pourquoi attendre ma manifestation ? Pourquoi rester inactifs alors que le monde gémit, alors que des hommes, des femmes et des enfants meurent misérablement, rejetés par leurs frères ? Il n’y a pas de plus grande aspiration que le désir de servir. Que votre acte de service consiste à sauver ceux qui meurent de faim dans le monde, et contribuez ainsi à mon plan. [Message n° 31 (Maitreya)]

 Mais si nous sommes sérieux, comme tout disciple doit l’être, nous devons, dès maintenant, prendre en main notre propre évolution, et le moyen d’y parvenir est l’aspiration. L’aspiration est la force qui nous pousse en avant et nous tire vers le haut. Elle vient en fait de l’âme. La conscience de l’âme, ou principe christique, est le principe de l’aspiration. Alors que les premiers êtres vivants n’évoluaient encore qu’en milieu aquatique, c’est ce principe même qui les a sortis du fond des mers vers la terre ferme et qui a été le moteur de leur évolution, depuis leur état de reptiles primitifs à celui de mammifères et finalement jusqu’au règne humain. Dans ce processus, c’est toujours l’aspiration qui fut, dans chaque cas, le facteur déclenchant l’apparition de formes plus évoluées.
L’âme s’incarne dans toutes les formes et y déverse son énergie, et c’est cette énergie, la conscience de l’âme, qui, par réaction, éveille l’aspiration. L’aspiration est une réponse de la forme, ou instrument, à l’appel de l’âme, que cet instrument soit homme, mammifère ou reptile aquatique. Notre réponse a été immédiate : 18,5 millions d’années ! Celle du règne animal demande un nombre incalculable de millions d’années. Graduellement, à travers ces millions d’années, l’aspiration grandit, répondant à l’appel de la conscience, de l’âme, qui nous porte toujours plus haut. Naturellement, on ne peut pas dire que l’âme imprime une vision de la divinité sur l’être léthargique (alligator ou autre) qui rampe hors de l’eau. Pour l’alligator, la divinité se présenterait plutôt sous l’aspect d’un nageur bien dodu...
L’âme impressionne donc son véhicule humain, qui, de son côté, ressent l’impulsion. En réponse à cet appel, il réoriente ses pensées et sa façon de vivre. Il devient ce qu’il est convenu d’appeler une personne « bonne », non que l’âme soit bonne ou mauvaise, mais parce qu’il élimine les imperfections et affine la qualité de ses réponses face à la vie. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Comme le Maître l’exprime d’une manière si belle : « Chacun individuellement, solennellement face à lui-même, connaîtra alors la signification et la finalité de sa vie, vivant à nouveau la grâce de l’enfance, la pureté d’une aspiration libérée du moi. »
Ce qui fait la beauté de l’enfant, c’est qu’il a en lui toute l’aspiration d’une âme en incarnation. Pas le moins du monde souillée de scepticisme, de cynisme. L’enfant sait où est la vérité. Il dit : « Si la maladie existe dans le monde, on devrait la faire disparaître d’un coup de baguette magique. Ne serait-ce pas merveilleux si nous pouvions supprimer tous les malheurs du monde comme par enchantement ? » Tous les enfants veulent débarrasser le monde de ses maux et font appel à l’idée de magie, aspiration totalement dénuée d’égoïsme. Quand le cœur parlera, lorsque l’énergie du Christ, s’écoulant à flots à travers le cœur de tous les hommes, réveillera en chacun de nous cette pure aspiration dans sa fraîcheur primordiale, le monde se tournera vers lui. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Ma venue implique des changements, mais également de la douleur devant la perte des structures anciennes.
Cependant, il faut briser les vieilles outres : le vin nouveau mérite mieux. Mes amis, mes frères, je suis maintenant près de vous. Je vois, sur vous et autour de vous, votre aspiration à l’Amour et à la Joie. Je sais que beaucoup d’hommes partagent cette aspiration ; c’est ce qui rend possible mon retour. Permettez-moi de dévoiler pour vous votre héritage divin. Permettez-moi de vous montrer les merveilles de Dieu qui vous attendent encore.
Laissez-moi vous prendre simplement par la main et vous guider vers la forêt de l’Amour, la clairière de la Paix, la rivière de la Vérité. Prenez-moi la main, mes amis, et sachez que tout cela vous appartient, maintenant. [Message n°82 (Maitreya)]

La nature même de la vie est changement. Le changement se produit et vous n’avez aucun contrôle sur lui, excepté de façon très mineure dans votre propre esprit. Le changement qui se produit au fur et à mesure que la vie prend de nouvelles formes, de nouveaux modes d’expression, échappe à votre contrôle.
Le premier poisson qui est sorti de la mer et qui a entrepris de vivre sur la terre ferme a fait l’expérience d’un changement qu’il n’avait jamais imaginé. Il existe un mécanisme que nous appelons aspiration, qui, par sa nature même, a conduit le poisson hors de l’eau. Il a aspiré à une condition différente. La nature du désir est mirage, mais cependant ce désir existe dans la moindre roche, dans le moindre caillou, dans la matière elle-même. Il n’existe rien de tel que de la matière inerte, toute matière est consciente. C’est la conscience de l’atome, le principe du désir inhérent en chaque atome de l’univers, qui a conduit le poisson de la mer à la terre ferme, qui l’a fait se transformer en mammifère et finalement en être humain.
Ce processus est visualisé par le Logos, pas seulement comme une possibilité physique ; mais en termes d’énergie. Et les énergies rendent le processus inévitable. Ainsi le changement se produit et une créature de la mer devient une créature de la terre sous l’effet du principe du désir, de l’aspiration, qui est la nature même de la vie. Il faut du courage pour cela. Au début tous les poissons ne l’ont pas fait. Ils ont dû aller sur le bord de l’eau et dire : « Oh non, pas moi. Cela manque d’humidité ici. Comment vais-je survivre ? » Mais alors un poisson est arrivé, sans doute du quatrième rayon, et il a dit : « C’est sec ici. D’accord, j’y vais, suivez-moi ! » Comme le hussard attaquant les fusils avec son épée et criant : « Suivez-moi ! » [L’Art de la coopération (B. Creme)]

Mes frères et sœurs, prenez en vous ce que je suis et préparez-vous à voir une lumière nouvelle. Maintenez en vous ce que je donne et expérimentez la signification de la vérité. Libérez en vous ce que vous êtes de toute éternité et devenez des dieux. Je suis maintenant parmi vous. Je vois vos rêves de confiance et d’amour. Je ressens votre aspiration et vos espoirs. Je les prendrai en mon cœur et les accomplirai pour vous. Je suis votre mentor. Je suis votre désir le plus noble. Je suis votre lumière la plus claire. Je suis l’amour dans votre cœur. Je vous amènerai dans ce pays béni que j’appelle l’Amour. Je vous montrerai Dieu qui y demeure, et j’évoquerai en vous cette divinité. Tenez fermement à votre vérité. Tenez fermement à votre lumière. Tenez fermement, mes amis, mes frères, à votre amour. Manifestez cet amour et suivez-moi. [Message n° 80 (Maitreya)]

Le jour de Déclaration, cette énergie [d’amour] se répandra avec une puissance extraordinaire dans le cœur de chacun. Maitreya a annoncé : « Ce sera comme si j’étreignais le monde entier. Les gens le ressentiront même physiquement. C’est pourquoi nous disons que « l’amour fait tourner le monde ».
C’est littéralement l’amour qui fait tourner le monde, parce que l’amour est l’énergie d’évolution. Sans cette énergie, il n’y aurait pas d’évolution. Il n’y aurait pas de désir, d’aspiration, de volonté d’aller plus haut ‑ vers quoi ? Pourquoi l’humanité sait-elle qu’elle évolue ? Pourquoi l’humanité aspire-t-elle à s’améliorer ? Pourquoi y aspirons-nous aussi ? Sûrement pas parce que l’Eglise nous le demande, mais parce que notre âme nous le demande, dès que nous parvenons à un certain degré de contact conscient avec elle. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Lorsqu’elle provient de l’âme, l’imagination créatrice fait intervenir la volonté ; elle invoque la volonté ; elle provoque l’aspiration. Le principe christique, la conscience de l’âme, nous pousse à aspirer. Par notre méditation, notre service, notre travail créatif dans tous les domaines, nous évoquons de l’âme une aspiration pour quelque chose de plus élevé, de plus beau. Si nous sommes un tant soit peu créatifs, nous utilisons l’imagination créatrice. Quelle que soit l’idée, l’imagination créatrice est nécessaire pour lui donner forme et structure. Cette réalisation invoque l’énergie de l’âme.
L’imagination créatrice utilise l’antahkarana, ce canal de lumière entre la personnalité et l’âme, que nous construisons au fur et à mesure que nous l’utilisons. En le créant, nous l’utilisons. C’est un processus à double sens qui permet aussi la descente de la lumière, de la conscience de l’âme, de l’aspiration, qui nous inspire à entrevoir ce que nous ne percevons pas encore clairement.
Selon un principe occulte : « Et dans cette lumière, vous verrez la lumière. » Tout ce que nous recevons de l’âme répond au besoin immédiat, selon le niveau que nous avons atteint. En plus de cette réponse, nous recevons de l’âme l’intuition qu’au-delà du niveau où nous sommes, il existe autre chose. Dans la lumière de l’âme, nous découvrons une nouvelle lumière. Par l’aspiration, l’âme nous fait prendre conscience de l’existence de quelque chose de supérieur à elle-même. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

La clé de ce développement est l’aspiration. Tout ce qui évolue, depuis le grain de sable jusqu’à l’être le plus évolué que l’on puisse imaginer, l’ange ou l’avatar le plus exalté que l’on puisse visualiser, a atteint le niveau où il se trouve grâce à l’aspiration.
Aucun changement ne se fait sans l’aspiration au changement. Le changement en question, le passage de la vie dans la mer à la vie sur terre, a été considérable. Il a obéi à une volonté intérieure, à une aspiration au changement, à une condition de vie meilleure, plus élevée, à une perfection non imaginée jusqu’alors mais pressentie comme une possibilité. Nous évoluons exactement de la même manière.
C’est l’aspiration qui nous donne notre idéalisme. Nous réagissons aux énergies envoyées dans le monde par la Hiérarchie des Maîtres, les Gardiens du Plan, et, en réponse, nous aspirons au changement. Nous avons la vision d’une situation différente et meilleure, plus parfaite, que ce soit dans le domaine politique, économique, social, scientifique, culturel ou autre.
Si nous évoluons, c’est grâce à cette capacité d’envisager quelque chose de mieux, quelque chose qui se rapproche davantage de la perfection qu’instinctivement nous savons possible. Nous savons instinctivement ce qui se trouve dans le mental du Logos parce que, fondamentalement, nous sommes des âmes, des reflets exacts du Logos que nous appelons Dieu, le Logos de la planète Terre, l’Homme céleste dont nous sommes l’idée. C’est ainsi que nous évoluons, créons de nouvelles conditions. Nous sommes capables de sortir de la mer et de nous habituer à vivre sur la terre ferme. « La clé de ce développement est l’aspiration. En chaque homme demeurent le désir de perfection et le besoin d’exprimer le bien, le beau, le vrai ‑ les attributs de l’âme. Personne, quelles que puissent être ses défaillances, n’est dénué du désir de s’améliorer, de quelque façon que ce désir s’exprime. » [L’Art de vivre (Maitreya)].

Au sein du groupe où je demeure, quelques-uns me connaissent pour ce que je suis, mais mon intention est de garder secret, pendant un certain temps, mon véritable statut. Cela vous permettra de me voir comme l’un d’entre vous, un homme parmi les hommes. Rien de ce que je ferai ne semblera extraordinaire. Rien de ce que je dirai ne sera bizarre ni étrange. Mon approche sera simple, en vérité. De ce fait, vous pouvez être assurés. Comme un frère parmi ses frères, je parlerai pour vous tous, ma voix exprimera vos aspirations et vos espoirs. Faites connaître le désir de tous les hommes de vivre dans un monde de paix, de manifester un juste et noble empressement à partager, de créer une société fondée sur la liberté et l’amour. Par l’énonciation que je ferai de ces principes, vous me connaîtrez et me découvrirez. [Message n° 61 (Maitreya)]

Préparez-vous, maintenant, à voir et à construire l’avenir. Imaginez-le dans vos aspirations les plus élevées, et étreignez cette vision. Apprenez à faire preuve de détachement au sein du chaos actuel, et n’augmentez pas de vos propres peurs la pénombre ambiante. Plus proche que vous ne le pensez est le jour des réjouissances ; la haine, elle aussi, suit son cours, et se dissipe avec le temps.
Eveillez-vous, bientôt, au jour nouveau. Polissez, toujours plus, chaque belle aspiration. Une nouvelle lumière, la Lumière du monde, est maintenant, une fois de plus, parmi vous. Révélez cette lumière croissante qui pénètre tous les êtres sensibles, et venez à bout des déséquilibres du passé.
Nous veillons, nous attendons, nous sommes avec vous. Chaque jour qui passe nous rapproche de vous. Quand vous nous verrez, vous saurez que le moment est venu de travailler ensemble pour sauvegarder la race humaine ; il ne faut plus laisser les « forces du marché » barrer la voie à l’homme dans son ascension. Il ne faut plus que la cruauté et l’ambition tiennent la vie des gens sous leur emprise. Il ne faut plus jamais que des millions d’hommes meurent de faim dans un monde d’abondance. Il ne faut plus que l’avenir des jeunes soit bradé par-dessus leur tête. C’est un futur de liberté et de justice qui point à l’horizon. [Un avenir de liberté et de justice (Maître –)]

Historiquement, l’évolution de l’humanité semble n’être qu’une suite quasiment ininterrompue de guerres, d’agressions et de haine. Avec la découverte de la bombe atomique, nous avons perfectionné nos capacités de destruction massive et à longue portée. Cette propension à la destruction est-elle donc la vraie nature, l’essence même de l’homme ? Et sinon, comment se fait-il qu’il se soit aussi inexorablement comporté comme si c’était le cas ?
La réponse réside dans la position unique qu’occupe l’homme dans l’évolution des différents règnes terrestres, au point de rencontre entre l’esprit et la matière. L’homme, en essence, est une âme immortelle, divinement parfaite, immergée dans la matière. Lors du processus d’incarnation, l’inertie de la matière empêche pendant des âges toute expression significative de la perfection de l’âme. Mais avec le temps, l’aspiration innée de l’homme le tire vers le haut et le pousse en avant, si bien que les deux pôles de sa nature se rapprochent et finissent par fusionner totalement.
Arrivé à la perfection, l’homme comprend alors que la dichotomie entre l’esprit et la matière ‑ leur prétendue opposition ‑ n’est qu’apparente, qu’il ne s’agit en fait que d’une illusion. Il s’aperçoit que ces deux pôles ne sont que deux aspects différents d’un même Tout divin parfait.
La longue bataille qui mène à cette révélation génère la friction et le feu nécessaires à son voyage, son aspiration éclaire sa route. Ainsi l’homme accomplit-il la mission que le destin lui a donnée sur la planète Terre ; la spiritualisation de la matière. [L’Art de vivre (Maitreya)]

Le détachement est la clé, et l’aspiration, la force motrice. Le conflit est le feu nous poussant en avant, mais l’aspiration est ce qui nous élève. Même un Maître aspire à quelque chose de plus élevé. Même le Dieu de notre système solaire aspire à une forme plus élevée de système solaire. L’Homme céleste qui est l’âme d’une planète, aspire à créer sur sa planète un monde conforme à sa propre conception de la perfection. C’est un processus créateur. En maîtrisant les élémentaux physiques, émotionnels et mentaux qui constituent la matière de nos véhicules, nous prenons le contrôle de ce processus d’évolution. [L’Art de vivre (Maitreya)]

Tout va bien et, bientôt, mon visage et ma voix vous seront connus. Que cette manifestation libère en vous cette aspiration qui, je le sais, brille toujours dans votre cœur. Puissiez-vous m’accepter et travailler étroitement avec moi pour vos frères. Mon besoin majeur aujourd’hui est que ceux qui partagent ma vision acceptent la responsabilité de l’action. Ils sont des millions dans le monde à connaître les besoins des hommes, à avoir cette vision, mais à ignorer l’urgence du moment. Je compte sur ceux qui ont la connaissance des besoins de leurs frères, la compassion à l’égard de tous ceux qui souffrent, et la volonté de changer tout cela. Puissiez-vous être parmi ceux que je pourrai appeler, afin qu’ensemble, nous puissions inaugurer un monde nouveau et meilleur.
Mon cœur répond à l’ardeur de votre aspiration. Mon Amour attise ce feu. Mes amis, transformez-le en brasier et rejoignez-moi. Restez fidèles à votre vision de ce qui pourrait être et révélez le Dieu qui demeure en vous tous. [Message n° 46 (Maitreya)]

La Bouddhi, ou connaissance intuitive, est le savoir direct, celui qui survient sans l’intervention de la pensée. La bouddhi déverse son flot au fur et à mesure que l’être humain aspire à un état plus élevé que celui qu’il connaît déjà.
Le but d’ouvrages tels que ceux d’Alice Bailey ou les enseignements de l’Agni Yoga n’est pas seulement de nous enseigner de manière académique des relations et des structures qui déconcertent la plupart des gens tant elles sont difficiles à assimiler (bien qu’il soit important de les connaître). Dans les enseignements d’Alice Bailey, le Maître D. K. essaie d’éveiller notre intuition. Lorsqu’il nous décrit des niveaux d’existence, de connaissance et de conscience de l’âme qui se situent bien au-delà de notre compréhension humaine et dont nous ne sommes pas encore conscients, mais auxquels nous aspirons, son intention est de stimuler notre intuition, notre aspiration et notre aptitude à idéaliser, afin de les orienter vers ces plans. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

L’aspiration est ce qui nous pousse en avant et nous élève. Je pense que nous connaissons tous d’instinct la différence entre l’ambition, individualiste et séparatiste, et une attitude d’aspiration véritable. Cette attitude doit être faite de simplicité, et de reconnaissance de la nature spirituelle de la vie. C’est à cela que nous aspirons, une plus grande expérience consciente de la nature spirituelle de la vie.
Certains comprennent l’aspiration en termes religieux. Ils désirent connaître Dieu davantage, et il n’y a aucun mal à cela. Ils y font l’expérience d’un calme intérieur, d’un silence intérieur profond, d’un état d’Etre, qui est Dieu. Mais cela, vous pouvez en faire l’expérience n’importe où, il n’est pas nécessaire que vous alliez à l’église. L’aspiration est un terme qui désigne la nécessité, pour tous les êtres en évolution, de devenir ce qu’ils sont essentiellement, c’est-à-dire Dieu. L’ambition fait désirer un résultat et s’attache à ce résultat. L’aspiration ne désire rien. Elle est une réponse à une attraction émanant d’en haut. Cette attraction constitue la nature même de la vie et s’exerce sur toutes les créatures. Cette force élève l’humanité entière vers l’état qui est le sien. Nous sommes des âmes, des Etres divins, des reflets de Dieu absolument parfaits.
L’âme siège dans le corps, au centre du chakra situé du côté droit de la poitrine. C’est elle qui est à l’origine du sentiment que nous appelons aspiration. Cette aspiration peut se situer à différents niveaux, et peut être un mélange. Chez un individu polarisé émotionnellement, elle sera plutôt de nature astrale, et donc, de ce point de vue, impure (non au sens moral, mais au sens de mélangée). L’aspiration sera à la fois personnelle et impersonnelle. Sentez la différence. D’où provient l’aspiration ? Du plexus solaire, ou bien du chakra du cœur ? Il y a une différence que vous pouvez ressentir. Si vous ressentez l’aspiration au côté droit de la poitrine, c’est bien de l’aspiration. Si vous la ressentez au plexus solaire, c’est une aspiration émotionnelle qui contient une certaine part de mirage. Mais ce n’est qu’une étape. Vous constaterez ensuite que l’aspiration se déplace, et qu’elle est mélangée. Ce sera une réponse, à la fois astrale et venant du cœur, aux besoins du monde. Et finalement, vous verrez qu’elle ne viendra plus que du cœur. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Lorsque je vous dis que mes pieds ont déjà foulé les pavés de vos cités, sachez mes amis, que c’est la vérité. Je connais pleinement les hommes. Je connais leurs espoirs et leurs craintes. Je connais leurs penchants et leurs désirs. Je connais leur aspiration au bien. Je compte sur tout cela. Prenez la décision de m’aider dans le travail qui m’attend. Puissiez-vous devenir un canal pour mon amour. De cette manière, vous accomplirez également votre destinée. [Message n° 73 (Maitreya)]

Bientôt, le monde assistera au retour des Aînés de la race humaine ‑ les Connaissants, les Fils de Dieu. Les prophéties ont annoncé notre venue et ravivé l’espoir des disciples, dont beaucoup dorment encore profondément, inconscients de l’importance de ce qui se passe. Nombreux sont ceux qui aspirent à notre arrivée mais l’envisagent dans un futur lointain. Ne savent-ils pas que c’est maintenant que notre main frappe à la porte ? Réveillez-vous, amis ! Réveillez-vous, serviteurs du bien ! Nous avons besoin de tous ceux qui veulent travailler à nos côtés à la transformation du monde. Nous avons besoin de votre aspiration, de votre joie. Votre espoir et votre confiance nous sont chers. Tenez-vous prêts pour notre arrivée et accueillez-nous parmi vous. [Appel au service (Maître –)]

Nous sommes toujours conscients de nos besoins physiques, de ce que nous appelons nos besoins émotionnels (moins nécessaires que nous ne le pensons), mais nous sommes beaucoup moins conscients du mécanisme de notre mental et de la façon dont il peut prendre en charge notre évolution. En tant que fils du Mental, nous évoluons grâce au développement de notre mental et de notre conscience du plan mental. C’est grâce à l’idéalisme et à l’aspiration que l’être humain évolue, développant son mental. Cela exige la volonté et une décision raisonnée. Le simple fait de le vouloir ne suffit pas.
De son côté, l’évolution des dévas s’élabore grâce à la sensation. Leur chemin vers la perfection (les dévas subhumains évoluant en fait vers le stade humain) passe par le raffinement de leur capacité à ressentir. Ils appréhendent la réalité grâce à un équipement sensoriel extrêmement sensible. Cela leur permet d’expérimenter l’aspect matériel de la réalité d’une manière qui ne nous est pas étrangère, mais qui n’est pas notre voie. Le sentier de l’humanité, passant par le développement du mental, implique volonté et effort conscient. C’est la plus difficile des deux voies, celle des dévas étant relativement aisée, car ils suivent leur ligne de moindre résistance.
Nous, les humains, empruntons la ligne de plus grande résistance, car nous travaillons dans l’inconnu. Nous tentons de développer un aspect supérieur en partant d’un niveau inférieur. Cela demande de l’aspiration et c’est précisément l’aspiration et l’idéalisme qui gouvernent le processus évolutif. Notre évolution est fonction de notre aspiration. Il se peut que nous pensions que l’aspiration cesse à un certain stade. Il n’en est rien.
Les Maîtres eux-mêmes aspirent vers de plus hautes réalisations. Il n’est personne dans toute la création qui n’éprouve pas d’aspiration. Lorsque nous évoquons l’aspiration, nous avons tendance à penser en termes de sentiment, de sensation ; « Je ressens que j’aimerais m’améliorer  » Tous les 1er janvier nous prenons de bonnes résolutions ; arrêter de fumer, boire moins, etc. Chaque année nous dressons une liste, et bien sûr, si nous nous y tenions, nous évoluerions bien plus rapidement ! Mais nous n’atteindrons pas la troisième initiation en prenant de simples résolutions. Celles-ci sont seulement révélatrices de l’idéalisme et de l’aspiration nécessaires à l’évolution humaine. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

L’idée commence enfin à faire son chemin dans la race des hommes que l’avenir n’est pas aussi sombre qu’elle le supposait et le craignait. Une nouvelle lumière, la lumière de Maitreya, a redonné espoir à l’humanité, lui permettant ainsi de jeter un regard neuf sur les vieilles divisions et de les aborder dans un esprit de coopération et de confiance mutuelle.
Ce nouvel esprit gagne rapidement du terrain, et, malgré les efforts des forces destructrices de la Terre qui saisissent toutes les occasions de semer le désordre, un changement majeur a eu lieu, un point capital a été marqué.
Le temps est proche où les désirs des hommes recevront une réponse, où leurs besoins seront pris en considération, où leurs aspirations pourront s’exprimer. Bientôt, les hommes du monde entier reconnaîtront que leurs Frères aînés sont parmi eux, que leur leader est présent lui aussi, qu’il émane d’eux une lumière que rien ne peut éteindre, et qu’en dépit de toutes les apparences la nouvelle ère de la Justice est en train de naître aujourd’hui. [L’Ere de la Justice (Maître –)]

Mes amis, je suis plus proche de vous que vous ne pourriez l’imaginer, car je suis dans le cœur de tous ceux qui aiment leurs frères, de tous ceux qui désirent partager et répandre la lumière de la Justice et de la Liberté dans le monde. Je suis en vous maintenant. Je me vois moi-même, Ce que je suis, dans le lotus de votre cœur, revêtu des couleurs de votre aspiration, et j’en éprouve une grande joie. C’est cette lumière, à l’intérieur de vous, qui m’a amené vers vous. Qu’elle se manifeste en tous lieux dans toute sa puissance et sa gloire, et qu’elle éclaire pour moi un chemin dans le monde. [Message n° 62 (Maitreya)]


Les paires d’opposés par le Maître de Benjamin Creme

Depuis que l’homme est apparu sur la Terre pour la première fois, son histoire a été celle d’une longue suite de conflits et de luttes, d’agressions et de guerres. Il n’y a guère eu d’époque où ces tendances n’ont pas été dominantes, si bien que l’on pourrait croire qu’elles sont profondément inhérentes à la nature humaine.

Cependant, en dépit des apparences, il n’en est nullement ainsi. Pourquoi dans ce cas l’homme présente-t-il une image aussi déformée de lui-même ? D’où lui vient cette propension au chaos et à la violence destructrice ?

L’homme est essentiellement une âme, un reflet parfait de Dieu. A travers d’innombrables incarnations, depuis les temps les plus reculés, l’âme a cherché à exprimer sa nature divine dans le temps et l’espace. Lorsqu’elle se crée une contrepartie physique, elle dote celle-ci des moyens qui lui permettront d’évoluer vers la perfection. Ainsi se réalise le Plan de Dieu.

La clé de ce développement est l’aspiration. Dans le cœur de chaque homme demeurent le désir de perfection et le besoin d’exprimer le bien, le beau et le vrai ‑ les attributs de l’âme. Personne, quelles que puissent être ses défaillances, n’est dépourvu du désir de devenir meilleur, de quelque façon que ce désir s’exprime. Il n’est pas un seul être en qui cette aspiration n’existe pas. Comment dès lors expliquer les errements de l’homme, sa violence et sa haine ?

La réponse se trouve dans la position unique qu’il occupe, au point de rencontre de l’esprit et de la matière, et dans les tensions que provoque en lui la coexistence de ces deux aspects. L’homme est une âme immortelle, plongée dans la matière, et, par conséquent, assujettie aux limitations que celle-ci lui impose. Sa lutte pour la perfection implique l’union et la fusion totales de ces deux pôles opposés de sa nature.

Au moyen d’incarnations répétées, le processus d’évolution atteint progressivement ce but, jusqu’au moment où la qualité et le rayonnement de la matière coïncident avec ceux de l’esprit. Le Plan est alors accompli et un nouveau Fils de Dieu est rentré chez lui.

Pendant très longtemps, la prédominance de la matière empêche toute expression significative de l’âme ; l’évolution se poursuit, mais lentement. Lorsque enfin les pôles opposés de sa nature se rejoignent, l’homme réalise que la dichotomie n’est qu’apparente et les oppositions irréelles. Il comprend alors que tout est Un, que l’esprit et la matière ne sont que deux aspects du Tout divin, et les limitations du passé ne sont rien d’autre qu’illusion.

Sans ce conflit entre opposés et la friction qui en résulte, les progrès de l’homme seraient très lents. La friction est le feu qui l’oblige à aller de l’avant, l’aspiration la lumière qui l’attire sans cesse vers le haut. C’est ainsi qu’avec le temps, l’homme se débarrasse des limitations de la matière en la revêtant du rayonnement de sa propre vérité spirituelle. La tâche de l’homme est de spiritualiser la matière et d’amener la substance de la planète, dans tous les règnes, à refléter parfaitement l’Homme céleste dont elle est le corps. Conflits et guerres, violence et haine, ne sont que les manifestations passagères de l’incapacité de l’homme à manifester, pour l’instant, sa véritable nature. L’époque est proche où sa vérité prévaudra, où sa beauté rayonnera, et où sa bonté se manifestera aux yeux de tous.

Article du Maître : Partage international, juillet 1989


« Aspiration », tableau de B. Creme, 1964. « La boule de feu dorée représente l’âme à laquelle grâce à l’aspiration et à la méditation, la personnalité se relie par le canal de lumière l’antahkarana » [B. Creme]. Voir photographie dans la version imprimée de notre revue Partage international n° 261 de mai. 2010, page 11 ».






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