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Accueil > Revue Partage > année 2008

Extraits de la revue
Partage international

Juillet 2008 - N° 239 / 240

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • La voix des peuples


  • Les mensonges dévoilés


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews


  • Compilation




L'article du Maître

Home L'unité du genre humain

par le Maître –

Par l'entremise de Benjamin Creme, 15 juin 2008

 L'heure approche à grands pas où les hommes comprendront d'eux-mêmes qu'ils se sont engagés dans une direction erronéeet stérile, préjudiciable à leur bonheur à venir, et qui les condamne à l'échec. Surgiront alors les questions : pourquoi ce vide ? Pourquoi ne parvenons-nous pas à la paix que nous appelons de nos vœux ? Où avons-nous fait fausse route ? Ils se tourneront ainsi vers Maitreya pour évaluer ses idées en les mesurant à l'aune de leurs préoccupations, et ils découvriront la place centrale qu'occupe dans sa pensée le concept d'unité.

La famille humaine

Il leur parlera en ces termes : les hommes doivent comprendre qu'ils ne font qu'un, chacun d'eux faisant partie intégrante d'un tout uni — la famille humaine —, et que cette unité doit se refléter dans tous leurs actes. Notre incapacité actuelle à appréhender cette réalité, soutiendra-t-il, est responsable de tous nos ennuis et difficultés, désaccords et peurs, conflits et guerres. « Voyez votre frère comme un autre vous-même », dit Maitreya. « Créez une réserve internationale de ressources, dans laquelle tous pourront puiser. C'est seulement ainsi, par le partage, que le monde peut se renouveler ; seulement ainsi, par le partage, que les hommes trouveront le bonheur auquel ils aspirent. Le partage, et lui seul, amènera justice et paix. »

Ainsi Maitreya guidera-t-il les pensées des hommes vers la vérité qu'il apporte et qu'il incarne. Ainsi leur montrera-t-il les erreurs qu'ils ont faites, et la solution de leur dilemme. Ainsi les hommes feront-ils le point de leur situation et prendront-ils conscience, en nombre croissant, du bien-fondé de ses conseils.

Progressivement, ils s'apercevront que seules les directives de Maitreya peuvent leur assurer le bonheur et la paix dont, intérieurement, tous ont soif. Long-temps entravés par la peur, ils trouveront alors dans la simplicité de son enseignement la réponse à toutes leurs craintes et à tous leurs malheurs.

Bien entendu, tous ne verront pas en Maitreya le guide auquel ils aspirent. A vrai dire, nombreux sont ceux qui trouveront dans son enseignement tout ce qu'ils redoutent et qu'ils haïssent. Peu à peu cependant, ses paroles simples et vraies trouveront un écho chez ceux qui peuvent y répondre, et leur ardeur entraînera le plus grand nombre à épouser sa cause de justice et de paix. Son enseignement, pour simple qu'il soit, pénétrera le cœur de tous ceux en qui la flamme de l'amour ne s'est pas encore éteinte.

Un nouveau départ

Ainsi Maitreya œuvrera-t-il dans le monde entier, amenant à ses côtés tous ceux qui aspirent à prendre un nouveau départ vers un monde plus simple et plus heureux, où ils élèveront leurs enfants dans la paix et l'harmonie.

Le jour de Déclaration donnera le signal de ce nouveau départ pour la planète Terre. Lors de cet événement sans précédent, les hommes feront l'expérience de l'unité dont parle Maitreya. Ils se rendront compte que toute l'humanité vit cette même expérience. Ils ressentiront l'humble fierté d'être membres d'une immense famille de frères et sœurs dont le cœur bat ensemble d'un amour totalement nouveau. Comme en une vaste étreinte, ce sentiment d'appartenance et d'union les fera pleurer, chacun et tous, d'une joie longtemps oubliée.





Home Découvrir sa propre réalité

Interview de Swami Premananda

Swami Premananda est un avatar spirituel né au Sri Lanka en 1951. Son ashram, situé aux environs de Trichy, au Tamil Nadu (Inde), comprend une école et un orphelinat. Swami Premananda est emprisonné à Cuddalore depuis treize ans, sur la base d'accusations forgées de toutes pièces et malgré la rétraction des faux témoins à l'origine de sa condamnation, et il fait face avec équanimité aux seize ans d'emprisonnement qu'il lui reste à effectuer. Vénéré par le personnel de la prison et ses co-détenus, il reste en contact avec des chercheurs spirituels et avec ses disciples à travers le monde.

Nous publions ci-dessous une interview de swami Premananda réalisée fin 2007 pour le magazine polonais Nieznany Sinàt (Monde inconnu).

Dans quel but les hommes naissent-ils ? Pourquoi naissons-nous sur cette Terre ?
Si nous naissons, c'est dans le but de découvrir notre propre réalité. Notre véritable Soi n'est pas le corps. Ce n'est pas notre esprit, notre intellect. C'est l'âme, la lumière, le soi supérieur, appelez-le comme vous voulez. Nos corps et nos personnalités passeront, mais nous leur survivront d'une manière subtile. Cet être subtil demeure durant de nombreuses vies. Pour lui, passer d'une vie à une autre, c'est un peu comme de changer de vêtements.
Pourquoi toutes ces vies ? Parce que nous en avons créé le besoin lors de notre première naissance. Si nous avions pris conscience de notre Soi réel alors que nous existions sous une forme spirituelle et que nous avions vécu la vie humaine avec détachement, nous n'aurions pas connu ces difficultés.
Quoi qu'il en soit, la perte de contact avec notre état d'être spirituel nous a conduit à confondre notre existence dans notre corps, notre esprit et notre intellect avec notre Soi réel. Nous avons, par nos actes, laissé des traces sur le mental. C'est ce résidu mental qui pousse notre Soi véritable à prendre vie après vie jusqu'à ce que nous ayons racheté les torts et les erreurs que nous avons commis. Le but de notre incarnation est donc, en premier lieu, d'apurer les dettes que nous nous sommes créées dans nos existences passées et présente. En second lieu, c'est de mener une vie sans tache afin de ne plus être soumis à la nécessité de s'incarner à nouveau.

Nombre de responsables religieux clament haut et fort que l'on ne peut atteindre le salut ou la liberté que dans leur religion. Qu'en pensez-vous ?
Le salut, la liberté ne sont pas un lieu que l'on peut visiter à l'occasion. C'est un changement de perception. Supposez que vous soyez de naissance princière et que, par accident, vous soyez élevé dans un milieu très pauvre. Si je vous dis que vous êtes un prince et que vous n'êtes pas pauvre, vous ne me croirez pas. Aussi longtemps que vous n'accepterez pas votre Soi réel, vous continuerez à mener cette existence misérable avec vos compagnons d'infortune. Ce n'est qu'en réalisant votre origine réelle que vous vous libérerez des chaînes qui vous rivent à votre environnement. Et cette libération sera votre salut.
Ou bien, imaginez que vous vous mettiez en route pour le mont Kailash, dans les Himalayas, au nord de l'Inde, mais que vous vous dirigiez, en fait, vers Kanyakumari, dans le sud. Plus vous avancerez, et plus vous vous éloignerez du mont Kailash, votre but. C'est ce que je vous dis : « N'allez pas au sud ; allez au nord, et vous atteindrez votre destination. » C'est le changement de direction qui vous donne la solution de votre problème. Toutes les religions procèdent ainsi: elles vous montrent le chemin du salut, de la liberté. Mais c'est vous qui effectuez le voyage. Vous êtes le créateur de votre propre avenir.
Qu'une religion prétende détenir seule la clé du salut, c'est l'indication qu'elle interprète mal les paroles de l'un ou l'autre des saints et sages qui l'ont fondée ou qui l'ont illustrée.
Supposez, par exemple, que le seigneur Jésus-Christ ait dit : « Je suis la voie. » Cela veut dire que « si vous comprenez votre Je [votre Soi véritable], ce Je vous conduira au salut. » Cette affirmation ne se réfère pas à l'être humain particulier qu'était Jésus, mais à tous les hommes. Les prétentions à l'exclusivité viennent de croyants qui comprennent mal les déclarations des instructeurs spirituels sur la manière dont ils voyaient la spiritualité.

Que pouvez-vous offrir au monde ? Comment pouvez-vous aider les gens avec leurs problèmes – ceux qui se sentent perdus ?
Il faut d'abord que je sois vraiment en mesure de servir de guide à autrui. Si je suis dans la confusion, tout ce que je peux offrir, c'est un surcroît de confusion. On peut aider les autres parce que notre fortune le permet, en leur apportant des conseils, des services, de l'amour, de l'attention, en les accompagnant dans leur progression, etc. On ne peut le faire véritablement que si l'on n'a pas de problèmes financiers et qu'on s'est affranchi de toute confusion. Il faut aussi jouir d'une bonne santé physique et mentale, être d'une nature aimante et authentiquement soucieuse du bien-être et du progrès de nos compagnons.
Si vous devez attendre d'avoir réuni toutes ces conditions, vous en aurez peut-être pour quelques incarnations avant de pouvoir vous rendre vraiment utile. C'est pourquoi vous pouvez essayer de combiner vos efforts pour aider et apprendre, augmenter votre expérience en même temps. En Inde, l'étudiant se tourne vers son gourou pour apprendre tout ce qu'il juge lui être utile – que ce soit pour le service du monde, pour aider d'autres personnes à résoudre leurs problèmes ou sauver les égarés. Apprendre à transformer sa vie constitue une excellente façon de savoir ce qui est bon pour les autres ainsi que la manière de le leur proposer. Le service désintéressé leur offre ce dont ils ont besoin. En même temps, il vous purifie et, ce faisant, facilite votre progrès spirituel.

Faut-il être hindou pour être votre disciple et bénéficier de votre direction spirituelle ?
Certainement pas ! « Hindous » et « hindouisme » sont des noms donnés par les Perses et les Occidentaux aux gens qui habitent au sud de l'Indus ainsi qu'à leurs croyances religieuses. L'hindouisme n'a pas de fondateur, ni de dogmes qui seraient définis dans un ensemble de textes canoniques. C'est une religion qui n'a pas d'organisation, à proprement parler.
Un hindou est libre de suivre le chemin qu'il estime le plus apte à le conduire à la Vérité. Si la vérité est le centre d'un cercle, alors tout être humain, quelle que soit la croyance, la foi auxquelles il peut s'accrocher, se trouve sur la circonférence. La distance entre centre et périphérie se mesure par le rayon. Tous les hommes, quels que soient leurs pays, quelles que soient leur nature ou leurs conceptions du monde, progressent vers ce centre. Ce processus d'évolution peut prendre de nombreuses vies. Le rayon peut être plus court dans l'une et plus long dans une autre. Mais il finit toujours par se raccourcir et ne faire plus qu'un avec la circonférence et le centre. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire de se convertir à l'hindouisme. La compréhension suffit. Le code éternel de la vie – le Sanatana Dharma – a vu depuis des millénaires se dérouler une longue chaîne d'enseignements de saints et de sages. Si vous comprenez ce qu'a dit l'un d'eux, peu importe lequel, au point de vouloir y conformer votre vie, vous êtes les bienvenus. Mais vous n'avez pas besoin d'être hindou.

Qu'est-ce que l'hindouisme ? Ce qui frappe les Occidentaux, c'est le foisonnement de divinités et l'absence apparente d'un Dieu unique, contrairement à ce que soutiennent les hindous, pour qui leur religion est un monothéisme fondé sur la reconnaissance de l'unicité de Dieu. Qu'en pensez-vous ?
Je vous ai déjà donné quelques idées de ce qu'est l'hindouisme. Permettez-moi d'être un peu plus explicite. L'hindouisme existe depuis des milliers d'années. La race humaine aussi. Par exemple, il a existé autrefois un continent, la Lémurie, situé entre l'Australie occidentale actuelle et l'Afrique du Sud, qui occupait à peu près la place de l'Océan Indien d'aujourd'hui. Toute cette civilisation est maintenant sous les eaux. Si vous allez dans la partie centrale de l'Inde, vous constaterez qu'elle est parsemée de rochers qui, à l'évidence, se trouvaient sur le fonds marin à une époque préhistorique. L'histoire que nous connaissons actuellement remonte au grand maximum à 5 000 ans. Mais il a existé de nombreuses civilisations avant ce qu'on appelle « l'âge de pierre ». Les Pouranas (sorte d'annales antiques de l'Inde) en parlent.
L'hindouisme, de son côté, se réfère lui aussi à de nombreux saints et sages. Un fil d'or relie tout ce qui s'est dit et écrit sur leurs philosophies. Ce fil d'or, c'est la vérité fondamentale qu'il existe un Dieu omniprésent, omniscient et omnipotent. Les anciennes écritures de l'Inde, les Védas, l'appelle le Parabrahmam. Il existe tout le temps. Il demeure en toutes choses, animées et inanimées. Vous demandez pourquoi l'hindouisme a tant de dieux et de déesses ? Dieu est un, mais ses fonctions sont multiples et variées. Quand vous voyez la divinité unique, comme je l'ai mentionné tout à l'heure, d'un point de vue fonctionnel, on lui donne un nom, une forme et des attributs. L'inspecteur général de la police a sous lui une armée de représentants, des commissaires, des inspecteurs et les policiers ordinaires, qui, tous, accomplissent ses diverses fonctions. De même, quand les fonctions du Dieu Un sont exécutées, les hindous donnent à chaque entité fonctionnelle un nom, une forme et un attribut. Cependant, il y a un principe de base, dans l'hindouisme, c'est que les principales divinités sont toutes des représentantes de ce Dieu unique. Les Védas l'appellent le Parabrahmam, les shivaïtes, Shiva, les vischnouites, Vichnou, les dévots de la Déesse, Adi Parashakti, etc. Dieu est un, mais les saints et les sages le désignent par de nombreux noms, qui correspondent à ses diverses fonctions.

Le régime végétarien est-il utile pour le développement spirituel ?
Notre environnement conditionne nos esprits et nos corps. S'il est paisible, il adoucit l'un et protège l'autre. C'est pourquoi les aliments ont un effet correspondant sur eux. Cueillez une fève, et la plante sera d'accord. En fait, elle en produira davantage à votre service. Vous ne la blessez pas. Mais quand vous prenez une vie, que ce soit celle d'un animal, d'un oiseau ou d'un reptile, vous les faites souffrir. Cette souffrance imprègne l'environnement.
Quand vous mangez ce genre de nourriture non végétarienne, vous absorbez les qualités des animaux. Vous les consommez et lorsque, parfois, vous voyez des bêtes assassinées pour votre consommation, votre être intérieur commence à ressentir de la culpabilité, et donc à souffrir. Tout cela constitue un ensemble de faits négatifs pour ceux qui s'intéressent au développement spirituel. L'une des étapes les plus importantes de ce développement consiste dans le retrait de toutes les identifications qu'a pu opérer votre être intérieur avec votre corps, votre esprit et votre intellect. Si vous ne mangez que ce que vous aimez, vous aurez toutes les difficultés du monde à mettre fin à ces identifications. 

Swami, nous avons probablement tous peur de la mort, mais qu'arrive-t-il à notre âme ? Où allons-nous ?
Une fois que le corps qu'a revêtu le Soi, l'âme, est mort ou détruit, celle-ci retourne à sa dimension originelle. Mais elle ne peut pas y rester pour toujours. Ses désirs et ses aspirations la poussent à s'incarner à nouveau jusqu'à ce qu'elle n'en ressente plus la nécessité. Il arrive que des sages et saints véritables, par amour de l'humanité, prennent une vie de souffrance. Ils ne le font pas pour des raisons karmiques, mais inspirés par la générosité de leurs cœurs. 

Et que se passera-t-il quand nous aurons atteint le salut ou la liberté ?
Le salut, ou liberté, n'est pas un état où l'on peut se rendre. C'est un changement de perception, qui vous permet de reconnaître la vérité. Que se passe-t-il quand on est dans le sommeil profond, sans rêve ? On ne s'occupe plus de notre Soi, on est dans un état de relaxation céleste. Le besoin de connaître l'avenir ne nous concerne alors plus.
La clé du développement spirituel, c'est de vous demander QUI cherche à savoir « ce qui se passera quand j'aurai atteint le salut », etc. Il faut chercher sérieusement à découvrir qui c'est – qui est l'être qui s'interroge ainsi.

En voulez-vous à ceux dont les accusations mensongères vous ont conduit en prison ?
Chacun de nos actes éveille une réaction en nous. Si je mets ma main dans le feu en ignorant tout de ce qui se passera, mes doigts brûleront quand même. Si des gens fabriquent de fausses charges contre vous, que ce soit délibérément ou non, ils en ressentiront, eux aussi, inévitablement les conséquences dans leurs vies, voire dans celles de leurs enfants. Pourquoi éprouverais-je de la haine ? Je suis, plutôt, désolé pour eux parce qu'ils auront à payer pour chacun de leurs actes.

Quelles pratiques spirituelles recommandez-vous à vos disciples ?
Les disciples ne sont pas tous au même niveau. On ne peut donc leur recommander la même chose. Mais j'ai décrit une pratique de base, l'abishekam, qui consiste à nettoyer à l'aide de certains produits des statues en tant que formes du divin. Cette pratique enclenche un processus de purification intérieure, qui est indispensable à qui veut progresser dans la spiritualité. Si vous vous dites que ces exercices ne sont pas pour vous, je vous demanderai alors : « Pourquoi pas ? » Si c'est parce que vous vous croyez trop « avancé », et que vous les regardiez avec condescendance, c'est le signe que votre ego est hypertrophié. La pratique de l'abishekam apprend l'humilité.

Qu'adviendra-t-il de vos disciples quand vous aurez quitté ce monde et serez entré en mahasamadhi ?
Je continuerai d'être avec eux, à moins qu'ils ne veuillent plus de moi. La destruction ne concerne que le corps.

Conduiriez-vous à la liberté quelqu'un qui a foi en Dieu et en vous, et suit vos instructions ?
Certainement. C'est ma mission. 

Quelle est votre attitude envers le christianisme et les autres religions, ainsi que les sentiers spirituels ?
Lorsque nous sommes en voyage spirituel, nous sommes tous des pèlerins, quels que soient le nom ou le groupe auxquels nous donnons notre préférence. Je n'ai pas besoin de vous convertir à ma façon de rendre un culte religieux. Si vous me le demandez, je vous expliquerai ma religion et je vous écouterai m'expliquez la vôtre. Mais je n'y adhérerai pas pour les bénéfices, matériels ou spirituels, que vous pourriez m'offrir. Je préfère que les chrétiens soient de meilleurs chrétiens, les musulmans de meilleurs musulmans et les hindous de meilleurs hindous plutôt que de les voir se convertir au christianisme ou à l'islam.

Peut-on atteindre la liberté en vivant une vie de famille, avec une femme ou un mari et des enfants ?
Bien sûr ! Mais les éléments sont contre vous. L'attachement et vos responsabilités envers ceux que vous aimez vous attireront vers la vie du monde. Si vous êtes en mesure de vivre votre vie de famille avec détachement, vous progresserez spirituellement. Le roi Janaka, le père de Sita, l'épouse de Rama, menait la vie d'une famille royale, avec tout le décorum et les responsabilités que cela comporte. C'était pourtant une âme libérée. 

Beaucoup s'attendent dans les prochaines années à d'énormes catastrophes naturelles. Ces craintes sont-elles fondées ?
Nous avons gravement maltraité la nature. Nous l'avons maltraitée pour en obtenir des bénéfices personnels. La patience et la tolérance de la Terre Mère ont beau être immenses, elles ont pourtant leurs limites. Le récent tsunami n'a été qu'un désastre, une conséquence de son déplaisir parmi d'autres. Beaucoup d'autres suivront. Qu'on les redoute ou non n'y changera rien. Que va-t-il se passer ? Imaginez une région protégée par une digue. Si vous ouvrez une vanne, vous pouvez être certain que l'eau s'y engouffrera jusqu'à la submerger totalement. Notre Mère la Terre est en colère. Par son égoïsme, l'homme a détruit ses enfants, a causé l'extinction de nombreuses espèces. Au lieu d'avoir peur, efforcez-vous de revenir sur vos pas.Redressez les torts que vous avez faits. Faites amende honorable. Purifiez l'environnement. Réjouissez la Terre Mère. Peut-être, alors, s'apaisera-t-elle. Une autre façon d'y parvenir, c'est d'aider les moins favorisés d'entre vous.

Avez-vous un message pour notre pays [la Pologne] ? Quel est son avenir ?
Votre pays n'est pas séparé du reste de la Terre. Vous faites partie de la Terre Mère. Votre avenir est inextricablement lié à celui du monde. J'ai eu très tôt des disciples de votre pays. Mes bénédictions sont avec vous et avec tous.
Mon message est le même pour tous. Ce monde est aujourd'hui devenu très petit. Toute action accomplie quelque part produit des effets ailleurs. La communauté des hommes devient de ce fait de plus en plus interdépendante et interconnectée. Les nationalités, la couleur, le langage, la caste, le sexe et la croyance, qui jusqu'à il y a peu isolaient les humains dans des compartiments étanches et étroits, perdent peu à peu de leur emprise. Pourtant, le nouveau mode de vie, qui s'impose progressivement sur la planète, semble toujours mû par l'égoïsme : d'un côté, l'homme est en train de rompre ses entraves pendant que, de l'autre, il s'entoure de murs. Aider les autres de toutes les manières que vous pouvez – financièrement, professionnellement, physiquement, dans le domaine éducatif et culturel, etc. – instillera l'idée que nous sommes tous des enfants de la Terre Mère. Nos sentiments de fraternité envers les moins favorisés d'entre nous réjouiront peut-être notre Mère la Terre. C'est pourquoi je vous demande, à tous, de servir l'humanité. Le service de nos frères et sœurs plaira à notre Mère.

Beaucoup de gens ont pu constater que vous connaissez leur passé et leur avenir. Comment est-ce possible ?
Le passé, le présent et l'avenir sont des facettes du temps. Tout comme la longueur, la largeur et la hauteur sont des facettes de l'espace. Le temps est, lui aussi, une dimension. Même la croissance dans le temps a un passé, un présent et un futur, qui dépendent de [qui sont définis par] l'instant où vous vous trouvez.
Le temps est relatif. Il est perpétuellement en mouvement. Si vous pouviez sortir de ses limites, le passé, le présent et l'avenir se tiendraient devant vous sans aucun obstacle. Si vous essayiez, même vous pourriez y arriver. Il faut, avant tout, avoir vraiment pris conscience que vous n'êtes ni votre corps, ni votre esprit, ni votre intellect. Tant que vous serez attaché à cette entité [triple], vous serez soumis au temps et, donc, limité par les idées de passé, de présent et d'avenir.


Pour davantage d'informations sur swami premananda : sripremananda.org.
Voir aussi l'article d'Adam Parson publié dans notre numéro de juillet/août 2006




Home Tournée 2008 de Benjamin Creme au Japon

par Michiko Ishikawa

 
Conférence de Benjamin Creme, Osaka le 17 mai 2008

  
  
Benjamin Creme adombré par Maitreya durant une bénédiction, Tokyo le 10 mai 2008
 


Benjamin Creme adombré par Sai Baba durant une bénédiction, Tokyo, le 10 mai 2008.



Benjamin Creme adombré par Maitreya durant une bénédiction, Tokyo le 10 mai 2008.
 

Les conférences de Benjamin Creme au Japon ont attiré un public plus nombreux que jamais dans les trois villes de Tokyo, Osaka et Nagoya, dépassant la capacité de places assises dans chaque salle. Ce vaste public est le résultat des efforts de publicité que très importants chaque groupe a mené cette année.

L'aspect le plus intéressant en ce qui concerne la publicité dans les journaux est l'aide apportée par Maitreya. Comme il a été relaté dans le Courrier des lecteurs du numéro de mai 2008 de Partage international, un membre du groupe de la région d'Osaka a reçu un appel téléphonique de Maitreya, qui s'est fait passé pour un employé d'une agence de publicité et lui a offert une réduction extraordinaire pour une annonce pleine page dans l'édition locale du journal Sankei Shimbun. Le groupe d'Osaka craignait que l'annonce ne soit victime de la politique de censure pratiquée par le journal, concernant les sujets orientés vers la religion ou la politique, et était prêt à en modifier le texte si nécessaire, mais à sa grande surprise, l'annonce fut publiée sans le moindre changement.

Environ 1 150 personnes ont assisté à la conférence d'Osaka et bon nombre d'autres ont suivi la conférence sur un écran dans le hall.

Lorsque le groupe de Tokyo (de la région de Kanto) apprit l'histoire de l'annonce, il eut l'inspiration de faire paraître une annonce en pleine page dans Asahi Shimbun, le journal le plus important et le plus respecté du Japon. Le groupe réunit rapidement les fonds nécessaires et l'annonce atteignit quatre à cinq millions de foyers dans la moitié nord du Japon. Il en résulta que plus de 2 100 personnes se rendirent au Hibiya Public Hall de Tokyo pour assister à la conférence de Benjamin Creme. Les gens commencèrent à faire la queue sous la pluie dès 11 h 30 alors que la conférence commençait à 14 h.

La conférence de Tokyo, la première de la tournée, reçut un accueil extrêmement attentif du public. La rencontre dura cinq heures et demie et cependant la plupart des personnes présentes restèrent jusqu'à la fin.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya et le Maître Jésus étaient également présents, sous un déguisement, et étaient restés jusqu'à la fin de la conférence. Le lendemain de la méditation de transmission ouverte au public attira 600 personnes dont 150 nouveaux venus.

Le groupe de Nagoya se focalisa également sur les annonces dans les journaux et leur public fut plus nombreux que jamais auparavant – environ 760 personnes.

Comme à l'accoutumée, le Maître de Benjamin Creme confirma la présence de Maitreya, du Maître Jésus et du Maître de Tokyo à différentes rencontres, notamment au séminaire de Share Japon, et ils furent reconnus par des membres du groupe (voir notre Courrier des lecteurs).

Au séminaire de Share Japon, qui s'est déroulée à la fin de la tournée, Benjamin Creme a exprimé son approbation pour le travail intelligent, concentré et dévoué des groupes japonais, qui lui avait permis de s'exprimer devant plus de 4 000 personnes. Les groupes commencent déjà à chercher des salles de conférence encore plus grandes pour l'année prochaine.




Home Prix Goldman 2008

Prix Goldman pour l'environnement 2008

Des militants verts récompensés

Le prix Goldman, destiné à encourager les militants travaillant à la jointure de l'écologie et des droits de l'homme, a été décerné à deux Equatoriens engagés dans un bras de fer juridique avec Texaco-Chevron (géant pétrolier), pour la pollution massive de la région dont elle s'est rendue coupable.

Autres lauréats : un musicien du Mozambique pour son action en faveur de l'hygiène ; un fermier mexicain qui combat les méthodes agricoles modernes ayant provoqué un fort appauvrissement des sols, et s'inspire des techniques indiennes traditionnelles ; une Portoricaine, qui se bat pour préserver de vastes écosystèmes marécageux de son pays ; une Russe qui se consacre à la protection du lac Baïkal ; enfin, un biologiste belge qui a fait ouvrir le premier et unique parc naturel de son pays.

Duel en Amazonie

En Amazonie équatorienne, l'une des forêts du monde les plus riches par sa biodiversité, Pablo Fajardo Mendoza et Luis Yanza ont créé l'association Frente de Defensa de la Amazonia (FDA) pour mener la class action qu'ils ont lancée contre la firme pétrolière Chevron, ex-Texaco, au nom des 30 000 habitants de cette région sinistrée (province de Sucumbíos, à 600 km au nord-est de Quito). Ils accusent la multinationale d'avoir déversé dans la zone, au cours de ses vingt trois ans d'exploitation, 640 000 hectolitres de brut et 700 millions d'hectolitres d'eaux usées. C'est l'avocat Fajardo, issu d'une des communautés lésées, qui s'est fait le porte-parole des plaignants.

Premier et principal investisseur pétrolier dans les années 1970-1980, Texaco a construit une bonne partie de l'infrastructure pétrolière du pays. Mais au lieu de réinjecter dans le sous-sol les eaux dites de séparation mêlées au brut extrait, le groupe américain s'est contenté de creuser des centaines de bassins pour y stocker ses déchets toxiques. Ceux-ci se sont peu à peu infiltrés dans la nappe phréatique et ont contaminé les rivières.

La multinationale, qui a quitté l'Equateur en 1992, a laissé derrière elle ce que les experts et les habitants qualifient de désastre écologique majeur (dégâts évalués à trente fois ceux de l'Exxon Valdez).

Les premiers effets de cette catastrophe sur la santé apparaissent au milieu des années 1970 et n'ont cessé de se multiplier depuis, d'autant qu'une bonne part des habitants de la région continuent, à ce jour, à boire l'eau contaminée et à vivre à proximité des déchets (boue, goudrons...), qui s'infiltrent partout : maladies de peau, affections respiratoires aiguës, troubles de la reproduction, et un taux de cancer de la rate estimé à sept fois supérieur à celui du reste de la population du pays. A quoi il faut ajouter la déforestation, estimée à plus de 800 000 hectares.

Après une dizaine d'années de batailles juridiques auprès des différentes cours de justice américaines, P. Fajardo et son équipe d'avocats sont parvenus, en 2003, à faire juger Texaco-Chevron par un tribunal équatorien, où il demande que la dépollution de la région soit toute entière con-fiée à l'entreprise. Cette dernière reconnaît bien la pollution et son étendue, mais considère qu'elle n'est en aucun cas responsable de ses effets sanitaires sur les habitants. P. Fajardo et L.Yanza ont réussi à faire de cette affaire une cause nationale. Le juge a demandé à un expert indépendant l'évaluation des dommages. Jugement attendu pour 2008.

Des sanitaires écologiques pour le Mozambique

Feliciano dos Santos, Mozambicain, convaincu qu'aucun projet de développement ne pourrait aller très loin en l'absence d'infrastructures sanitaires et de fourniture d'eau adéquates, s'est lancé depuis quelques années dans l'équipement en toilettes de sa province natale, le Niassa, grâce à un cocktail original de tournées de spectacles de musique et de danses (avec son groupe, Massukos), de travail de terrain et de technologie innovante.

Avec Estamos, l'ONG qu'il dirige, il installe pour les communautés de villageois, et en collaboration avec eux, outre des toilettes, des dispositifs de fourniture d'eau potable ; il travaille également à jeter les bases d'une agriculture durable ainsi qu'à lancer des projets de reforestation et, enfin, soutient les initiatives menées dans le cadre de la lutte contre le sida.

Les toilettes (baptisées EcoSans) ont été conçues autour de trois critères : être bon marché, écologiques et susceptibles de s'inscrire dans une politique plus générale de développement durable – en l'occurrence, la technique mise au point transforme les excréments humains en engrais riches en nutriments. Plus concrètement, une famille donnée utilisera un EcoSans pendant un certain nombre de mois, ajoutant de la terre et des cendres après chaque usage. Puis on brûlera la fosse et on la laissera reposer environ huit mois, et la famille s'en construira une nouvelle. Durant ces huit mois, les gènes pathogènes auront laissé la place à un engrais particulièrement riche que l'on pourra épandre dans les champs.On a constaté, dans la population utilisant ce système, une baisse importante des affections, une augmentation de 100 % de la production agricole et une meilleure rétention des sols. Et, par voie de conséquence, une stabilisation et un plus grand dynamisme de la population, qui voit peu à peu s'éloigner le spectre de la pauvreté.

Agriculture durable au Mexique

Les terres de la province de Mixteca (Etat d'Oaxaca), avaient le triste privilège d'être parmi les plus érodées de la planète. Jesus León Santos, refusant de voir sa région natale dépérir de la sorte, a décidé de lancer un programme de renouvellement des sols et de développement économique basé sur les pratiques agricoles ancestrales locales.

L'adoption par les petits fermiers de la région, dans les années 1980, de semences de maïs gourmandes en intrants chimiques avait, en effet, provoqué une chute des récoltes et un épuisement du sol importants. De plus, l'entrée en vigueur de l'Alena (Accord de libre-échange Nord-Américain) et les subventions des Etats-Unis à leurs céréaliers ont engendré une chute des prix, au point que nombre d'agriculteurs mexicains n'ont plus été en mesure de se fournir en engrais et autres pesticides que les nouvelles variétés requéraient. Les Mixtecans ont dû par milliers quitter leurs terres.

C'est pourquoi, au début des années 1980, J. León a entrepris de mobiliser ses collègues pour reboiser systématiquement la région. Il a, pour ce faire, cofondé le Centro de Desarollo [développement] Integral del Campesino de la Mixteca (Cedicam).

Plus de vingt ans de travail de terrain ont produit des résultats significatifs pour la région. Fermiers et habitants plantent annuellement jusqu'à 200 000 arbres locaux. J. León aide aussi les diverses communautés à retrouver les traditions pré-
hispaniques spécifiques contre l'érosion : installation de barrières ou de haies pour éviter les glissements de terrain (en particulier en essayant de repérer les anciens emplacements), creuser des fossés de drainage, etc.

Tous ces efforts commencent à payer, comme le montrent les pentes de collines qui reverdissent, les aquifères qui se remplissent à nouveau, ainsi que le ralentissement de l'exode des paysans, qui peuvent dorénavant nourrir leurs familles. J. León et le Cedicam travaillent avec plus de 1 500 d'entre eux, répartis en douze communautés. Ensemble, ils ont planté plus de deux millions d'arbres et reboisé plus de 1 000 hectares. En certains endroits, la production s'est accrue de 50 %. Tous sont passés des engrais et autres pesticides industriels aux fertilisateurs de terreau et à des variétés de semences issues de la région. Ils reviennent dans le même mouvement à la consommation des produits locaux et au régime alimentaire traditionnel. Le modèle créé par J. León a aujourd'hui de nombreux émules, non seulement au Mexique, mais dans le monde entier.

Protéger les marécages de Porto Rico

A Porto Rico, à l'ombre des usines polluantes et des entrepôts de Catano, Rosa Hilda Ramos continue à animer le mouvement grâce auquel elle a réussi à assurer une protection permanente à une partie importante des 490 ha de Las Cucharillas Marsh, l'un des derniers espaces verts et l'un des plus vastes marécages de la région. Cette zone humide abrite nombre d'oiseaux aquatiques de l'île et permet aux gens de la région de souffler et de s'aérer, heureux de s'éloigner pour un temps de la zone industrielle compacte qui les environne. Sa mangrove et ses marais sont essentiels pour mettre Catano à l'abri des fréquentes menaces d'inondation.

Dans les années 1990, Catano avait les taux les plus élevés de maladies respiratoires et de cancer de Porto Rico. Première responsable, la pollution de l'air causée par les centrales électriques voisines, gérées par la Puerto Rico Electric Power Authority (PREPA). L'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA) connaissait les niveaux de pollution de Catano et avait informé le gouvernement de Porto Rico des risques sanitaires qu'ils faisaient peser sur sa population. Mais rien n'ayant été entrepris, R. Ramos s'était aperçue à l'occasion de la mort (d'un cancer) de sa mère en 1990 que nombre de ses voisins souffraient de problèmes de santé semblables. Avec d'autres membres de sa communauté, elle a alors fondé Communities United Against Contamination (CCCo) l'année suivante et, ensemble, ils portèrent plainte directement auprès des services officiels de santé portoricains sur la base des recommandations qu'avaient faites l'EPA. Résultat : la PREPA fut condamnée pour infraction aux lois sur l'environnement. Mais en 1993, elle n'était toujours pas parvenue à réduire ses émissions toxiques. R. Ramos et les CCCo lui intentèrent un procès, qu'ils gagnèrent. La compagnie fut condamnée à verser une amende de sept millions de dollars. En 1999, les mêmes obtinrent de l'EPA qu'elle utilise 3,4 millions de dollars de cette somme pour acquérir, aux fins de protection, Las Cucharillas Marsh. Ce pas, aussi important fut-il, ne leur parut pas suffisant. Aussi formèrent-ils une association avec le but de mettre au point des stratégies pour étendre la part de la propriété publique des « Marshs », ce qu'ils firent en 2007, où ils achetèrent 120 ha supplémentaires.

R. Ramos a aujourd'hui obtenu du gouverneur de l'Etat la publication d'un décret faisant de Las Cuchillas une zone protégée, statut qui sera bientôt transformé en Réserve naturelle [équivalent, pour l'Europe, de Parc national].

Au secours du lac Baïkal

Marina Rikhvanova vient de mettre un terme aux projets du gouvernement qui voulait construire un oléoduc à travers l'une des zones marécageuses les plus importantes de Sibérie. Elle s'attaque désormais aux plans d'implantation de centrales nucléaires dans la même région.

Le lac Baïkal détient 20 % de l'eau douce non gelée de la planète. Son âge (c'est le doyen des lacs du monde) et son isolement ont créé une des collections les plus riches et les plus extraordinaires de flore et de faune d'eau douce, dont 1 700 espèces végétales et animales endémiques. Elle fait partie du Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996.

En 2002, le gouvernement russe avait annoncé sa volonté de construire un oléoduc d'une longueur d'environ 3 200 km, en Sibérie orientale, jusqu'à un terminal pétrolier de la côte pacifique via le bassin du lac. En 2005, la compagnie pétrolière nationale avait même prévu de le faire passer à un km du lac, malgré les risques d'accidents et de fuite que cela ferait inévitablement courir à la région. M. Rikhvanova, co-fondatrice et co-présidente de l'ONG Baikal Environment Wave avait aussitôt lancé une campagne nationale et internationale pour protéger cette zone.

Malgré un climat intérieur de plus en plus répressif, elle organisa des manifestations et obtint 20 000 signatures, tout en s'assurant le soutien actif d'organisations internationales. En avril 2006, le président Poutine ordonna d'éloigner le parcours de l'oléoduc des zones environnementale-ment sensibles.

Malgré la très forte vigilance citoyenne entourant la région, les menaces sur le lac n'ont cependant pas disparues. En 2006, le gouvernement a annoncé son intention de construire à proximité un centre d'enrichissement d'uranium sous prétexte qu'il existait à 70 km de là des installations nucléaires – un prétexte, dans la mesure où ce centre serait destiné à traiter l'uranium d'autres pays. Une fois l'uranium reçu enrichi, seul 10 % du matériau serait réexpédié à l'expéditeur, les 90 % restant devant être stockés sur place. On imagine sans peine les risques que font courir sur la santé des populations et sur l'environnement le transport et le stockage... R. Rikhvanova a donc lancé une nouvelle campagne pour mettre fin au projet, et demande notamment une étude indépendante sur son impact écologique.

Création du premier parc national belge

Au terme de plusieurs années de combat opiniâtre, Ignace Shops est parvenu à créer le premier et seul parc national de son pays, grâce à l'action conjointe du secteur privé, des autorités de la région et de l'Union européenne (UE), des instances locales et des ONG.

Le Limbourg, province du nord-est de la Belgique, renferme de vastes zones boisées et de sapinières, des prairies remarquables par leur flore ainsi qu'une faune comprenant des espèces rares et uniques. A quoi il faut ajouter les cicatrices et les traces profondes laissées par l'exploitation minière (charbon) intensive dont elle a fait l'objet au XXe siècle. En 1990, les autorités ont fermé plusieurs puits, et mis sur le carreau 40 000 mineurs. Pour sortir cette région de son état de sous-emploi, des industriels avaient projeté d'implanter des sociétés et des usines dans le Hoge Kempen, région naturelle située près des anciens sites miniers. Ce qui laissait très peu d'espaces verts dans la province, d'où un conflit entre tenants de la protection de la nature et tenants du développement économique.

En 1990, pour faire face aux pressions exercées par le secteur industriel, la plus importante compagnie charbonnière du pays en partenariat avec la principale ONG belge de protection de la nature, créèrent la Regionaal Lansschap Kempen und Maasland (RKLM). Le but était de conserver le paysage naturel de la province tout en créant des emplois et en en stimulant le développement économique.

C'est précisément dans cette optique qu'en 1997, I. Shops, herpétologue et conservateur (musée, zones naturelles...) et un groupe d'amis se sont associés à la RKLM pour lancer une campagne destinée à faire obtenir à une partie du Limbourg le statut de Parc national. Après six ans de lobbying intensif, au cours desquels ils ont levé près de 60 millions d'euros, auprès des secteurs public et privé – I. Shops ayant été nommé entre temps à la direction de l'ONG – aboutirent, début 2006, à l'ouverture du Parc national Hoge Kempen.

Ce parc, qui s'étend sur près de 6 000 hectares et englobe six municipalités, a dores et déjà créé 400 emplois sur place et contribué de manière significative à l'amélioration des revenus de la région, en particulier par le tourisme. L'Union internationale pour la conservation de la nature prévoit de le proposer comme modèle de création et de financement d'un parc national aux autres pays, non seulement en Europe, mais aussi dans le monde.





Point de vue

Home La paix : chacun est acteur

par Federico Mayor Zaragoza IPS

Madrid,

« Si vous voulez la paix, préparez la guerre. » Cette maxime perverse, poule aux œufs d’or pour les marchands d’armes, est utilisée depuis la nuit des temps par les puissants qui disposent d’un contrôle absolu sur la vie de leurs vassaux. Ainsi en a-t-il été jusqu’à l’aube turbulente mais pleine d’espoir du nouveau millénaire. Mais ce n’est plus le cas, car la conscience mondiale a progressé et la compréhension de la réalité s’est approfondie ; car la technologie moderne rend possible la participation à distance, renforçant l’authenticité de la démocratie ; et surtout car dans quelques années, la part minime des femmes dans les processus décisionnels – pas plus de 5 % actuellement – augmentera sensiblement. Grâce à ces évolutions favorables l’humanité tiendra elle-même les rênes de sa destinée, rendant finalement possible le début prophétique de la charte des Nations unies : « Nous, peuples des Nations unies… »

Oui, ce sera « le peuple », la société civile, qui constituera les véritables démocraties nouvelles, où les électeurs compteront non seulement le jour du scrutin mais chaque jour de l’année. Le changement majeur résidera dans la transformation du sujet en citoyen ; d’une culture d’imposition et de violence à une culture de conversation et de conciliation ; de la force au dialogue. Il faut se préparer à la paix, et non à la guerre. Si nous voulons la paix, nous devons tous aider à l’établir par nos actions quotidiennes, en tant qu’acteurs et non simplement en tant que spectateurs passifs et inquiets. Le temps du silence est révolu, à la fois au niveau personnel et institutionnel. Comme j’aime le répéter, le silence du silencieux est plus choquant que le silence de celui qui a été réduit au silence. Les gens doivent oser savoir et savoir oser afin de contrecarrer la puissance omniprésente des médias, qui sèment l’inquiétude et la peur et nous homogénéisent au point d’accepter l’inacceptable : le gaspillage de trois milliards de dollars en armements par jour – sans compter le coût des boucliers anti-missiles –, alors que 60 000 personnes meurent de faim chaque jour.

Leurrés, nous ne voyons pas l’« invisible », l’ordinaire. Nous ne voyons que le visible, jugé « extraordinaire » par l’information, l’inusité, l’atypique. Nous devons nous permettre d’utiliser notre propre capacité de penser pour diriger nos propres vies. Nous devons remettre à leurs justes places les nombreuses choses qui ont été mises sans dessus-dessous :

– les valeurs démocratiques qui, selon la Constitution de 1945 de l’Unesco, sont la justice, la liberté et la solidarité – par opposition aux lois du marché, qui, comme il était prévisible, ont élargi les fossés au lieu de les combler, et fait couler de nombreuses larmes au lieu de les sécher ;

– une Onu puissante où « les peuples » sont représentés, et pourvue des ressources humaines, financières et technologiques lui conférant une autorité « démocratique » que le G7 ou le G8 ne pourront jamais posséder ;

– et une économie mondiale de développement investissant principalement dans des sources d’énergie renouvelable peu coûteuses permettant un accès facile aux biens, à la production et au logement, et dans le transport et le recyclage de l’eau pour tous – par opposition à l’économie actuelle de guerre et de spéculation, qui concentre la richesse et le pouvoir entre les mains de quelques-uns seulement.

Il n’existe pas d’économie de temps de guerre sans guerre, sans préparation à la guerre et sans prétextes pour s’armer jusqu’aux dents. La seule force capable de s’opposer à l’inertie colossale de cette machine est « le peuple », le pouvoir des citoyens, une société civile qui ne supporte pas d’être dupée, qui soutient seulement les dirigeants qui ont décidé de mettre en action les principes universels si lucidement exprimés dans la Déclaration universelle des droits l’homme des Nations unies.

Les décisions politiques doivent se baser sur des principes moraux généralement acceptés. L’inclusion de certaines valeurs religieuses est un choix incertain et dangereux, comme celui de baser une action politique sur des critères strictement économiques, comme c’est le cas de nos jours. Il est important que l’excuse d’un « conflit de civilisations » soit définitivement bannie de la logique politique et remplacée par une participation des citoyens.

Le 10 avril 2008, au monastère de Montserrat, près de Barcelone, un groupe de personnalités appartenant à différentes religions et répondant à l’invitation de la Fondation culturelle pour la Paix ont publié une déclaration sur les causes du conflit au Moyen-Orient, et ont très concrètement insisté sur l’urgence de l’adoption d’une solution politique à la situation dramatique et interminable qui règne dans cette région, ainsi que dans d’autres régions du monde. Qu’ils soient croyants ou non, les êtres humains doivent être reconnus égaux, et faire preuve de solidarité en s’unissant pour aider les plus indigents. La seule condition à une ouverture du dialogue à toutes les opinions est la non-violence et la non-imposition. « Nous sommes tous dans le même bateau, Jésus, Bouddha, Mahomet. Nous partageons tous la même destinée », affirmait l’ex-président de l’Iran, Mohammed Khatemi. Dans le même bateau, sur le même chemin. Est-il si difficile de provoquer l'«explosion spirituelle » dont parlait le poète Federico Garcia Lorca, qui suppose le remplacement de la force par le dialogue ?

Les religions doivent utiliser les mécanismes existants de contact et d’interaction entre les gens, comme stipulé dans la déclaration de Montserrat, afin d’éviter les préjugés et les stéréotypes, et de contribuer ainsi à l’élaboration d’un futur commun, où le désir de paix cesse d’être un vœu pieux pour se transformer en joyeuse réalité.





Signes des temps

Home Grande-Bretagne : augmentation de 40 % des apparitions d'ovnis

Source : Metro, Grande-Bretagne

Le ministère britannique de la Défense a ouvert au public un dossier énumérant 135 rapports concernant des objets étranges apparus dans le ciel en 2007, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2006, où 97 apparitions avaient été signalées. Le ministère de la Défense a rendu public ce dossier, conformément à sa nouvelle politique d'ouverture des archives sur la recherche concernant les ovnis, en vertu du Freedom of Information Act (loi sur la liberté d'information).

Alors que dans la plupart des cas les témoins oculaires demeurent non identifiés, le dossier mentionne deux cas particuliers où les apparitions ont été signa-lées par des pilotes ayant observé deux objets orange brillants, en volant au-dessus d'Alderney (Iles anglo-normandes). Un autre pilote signale avoir vu un objet semblable à un ballon, au sud-ouest de la Grande-Bretagne. De nombreux témoins racontent qu'ils ont vu des lumières brillantes, mais un certain nombre de personnes insistent sur le fait qu'elles ont « réellement vu un ovni ».

Nick Pope, ancien responsable des enquêtes sur les ovnis au ministère de la Défense, entre 1991 et 1994, a déclaré : « Je salue la nouvelle ouverture du ministère sur ce sujet. Que les gens croient ou non aux ovnis, le gouvernement ouvre au public une partie des informations les plus fascinantes. »




Home Un agroglyphe en Corée du Sud

Source : x-cosmos.it/cropcircles

Début juin 2008, un photographe a découvert un immense agroglyphe dans un champ près de Boryoung City, en Corée du Sud. C'est le premier agroglyphe signalé dans ce pays. Son diamètre a été estimé entre 150 mètres et 200 mètres.

5-Le Maître de B. Creme a indiqué que l'agroglyphe a été créé par un ovni martien.


Home Des apparitions de la Vierge Marie aux Etats-Unis

Source : Sun, E.-U. ; www.uforc .com

Selon le tabloïde Sun des apparitions de la Vierge « donnant des messages d'espoir aux témoins oculaires stupéfaits se produisent dans toute l'Amérique ». L'article décrit l'expérience d'une fillette âgée de douze ans, de Winthrop (Washington), qui séjournait avec sa famille et un ami dans un bungalow isolé, pendant les vacances de Noël 2007. En essayant son nouvel appareil photo, elle remarqua un objet inhabituel qui se déplaçait au sommet d'un arbre et elle le photographia : à sa grande surprise, l'objet apparut sur la photographie sous la forme d'une dame vêtue d'une robe blanche.

Environ une semaine après cette apparition, à San Francisco, Joel Sullivan, coursier, eut également une apparition de la Vierge. Il circulait à vélo lorsqu'il dérapa et heurta une grande poubelle métallique. « Je levai les yeux et je vis une lumière bleue aveuglante venir du fond de l'allée, avec une dame vêtue d'une longue robe se tenant debout au milieu, a t-il déclaré. Ma première pensée fut : « Elle est absolument magnifique. » La seconde  : « Que fait-elle ici ? » La dame regarda J. Sullivan et lui dit : « La guerre sera bientôt terminée. » Puis elle disparut dans un flash de lumière.

Jennifer Wilson, de Richmond (Virginie) a également décrit son expérience de la Vierge Marie. En conduisant sa fille à un entraînement de football, elle remarqua une femme qui se tenait au milieu d'un croisement. « Elle était jeune et portait une robe bleue et une longue écharpe bleue sur la tête », a-t-elle déclaré. Elle arrêta sa voiture et sa fille baissa la vitre. La femme se tourna vers cette dernière avec un sourire éclatant et dit : « Vous hériterez d'un monde magnifique. » Puis elle disparut. 




Home Une survie miraculeuse

Source : dailymail.co.uk]

Joanne Denobriga, bénévole dans une association britannique de sauvegarde des cygnes, Swan Lifeline, essayait de sauver un cygne en détresse lorsqu'elle tomba d'un barrage et fut aspirée sous une écluse du canal de Kennet and Avon, à Colthrop Lock,. Inconsciente, elle resta coincée sous l'eau pendant dix minutes et refit finalement surface 15 m plus loin, dans un endroit où elle put se hisser hors de l'eau à l'aide de branches de saules.

« Mes anges gardiens veillaient sur moi, a-t-elle déclaré. J'ai eu l'impression d'être aspirée dans un trou d'évacuation. J'étais prise dans le courant qui formait un tourbillon, comme un vortex, et je me souviens simplement d'avoir été entraînée dans ce tunnel, comme dans une chute. Ce ne fut que lorsque je me retrouvai dans l'eau claire que je revins à moi. »

Le neurologue de l'hôpital a déclaré que l'eau froide a aidé à éviter que le cerveau de Joanne soit privé d'oxygène. Malheureusement le cygne n'a pas survécu.

Le Maître de B. Creme a indiqué que Joanne a été aidée par le Maître Jésus.


Home Une écorce sacrée

Source : Une écorce sacrée

Un lettré musulman de Skokie, dans l'Illinois (Etats-Unis), a découvert devant sa maison un morceau d'écorce portant le mot « Mahomet » en arabe, gravé par des insectes. Un jour de mai 2008, alors qu'il regardait des écureuils grimper dans l'arbre devant sa maison, Assad Busool entendit un morceau d'écorce tomber avec fracas sur le sol. Lorsqu'il le regarda de près, il eut la surprise de voir le mot « Mahomet », inscrit dessus. Je me suis dit : « Qu'est-ce que cela signifie ? J'ai un arbre sacré dans mon jardin », a-t-il raconté.

Certains musulmans de sa communauté croient que les marques sur le morceau d'écorce d'une trentaine de centimètres de long sont un signe du ciel. « L'inscription est parfaitement claire, c'est Mahomet, a déclaré Andala Mbengue, chauffeur de taxi originaire du Sénégal qui a vu le morceau de bois à l'American Islamic College de Chicago, après les prières. Allah se manifeste toujours. Quelquefois les gens l'ignorent, mais il nous montre toujours des signes. »

Des lettrés musulmans, interviewés au sujet du phénomène, ont déclaré que certains musulmans considéraient de telles apparitions comme des signes rappelant que Dieu est partout dans la nature.

A. Busool, juge musulman chargé de régler les questions familiales, enseigne la religion et l'arabe à l'American Islamic College. Il s'appuie sur un verset du Coran pour expliquer pourquoi des insectes ont pu graver des lettres dans le bois pour écrire le mot Mahomet. Le verset dit que tout être vivant sur Terre chante les louanges de Dieu dans des langues que les êtres humains ne peuvent comprendre. « Les insectes ne connaissent pas l'arabe. Pour ronger l'intérieur de la branche et écrire ce mot, ils ont bien sûr été guidés par Dieu », a déclaré A. Busool.

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agit d'un signe manifesté par Maitreya.


Home Apparitions d'ovnis

1-www.allafrica.com 2-Wanstead and Woodford Guar-dian, Grande-Bretagne 3-firstcoast news.com

1 - Namibie – Plusieurs habitants d'Usakos (Namibie) disent avoir vu un ovni passer au-dessus d'eux le 18 mai 2008. Hester Schmidt était assise sous son porche avec son mari lorsqu'ils virent un objet ressemblantà « un ballon rond avec une queue. Nous n'avons entendu aucun son, mais l'objet était extrêmement rapide et volait très bas », a-t-elle déclaré. Deux autres témoins, Thomas Ismael et Sabina Naruses, ont corroboré l'histoire d'Hester Schmidt. « Cela faisait une énorme lumière au-dessus de la ville, a déclaré T. Ismael. Mes enfants, ma femme, tous l'ont vu. Tout le monde en parle. »

2 - Grande-Bretagne – Trois habitants de Woodford Green, un faubourg de Londres, ont raconté qu'ils avaient vu cinq lumières se déplacer dans le ciel dans la nuit du 31 mai 2008. Les lumières s'éteignirent l'une après l'autre tandis qu'un objet sombre descendait vers le sol. Un témoin, Bradley Gross a expliqué : « Cela semblait bizarre et nous vîmes ces spots lumineux, puis cette chose descendit lentement en diagonale vers le sol. C'était quelque chose d'étrange, et cela n'aurait pu être un avion ni un ballon, car cela ne bougeait pas et il y avait ces lumières brillantes. »

3 - Etats-Unis – Le 19 avril 2008, Brandon Puckett, âgé de douze ans, et sa mère Laura ont vu deux orbes d'un orange éclatant dans le ciel à St Augustine, en Floride (Etats-Unis). Ces deux globes identiques ont longé la côte à 21 h et ont été vus par d'autres personnes dans la région. Bran-don est convaincu que c'étaient des ovnis. En Allemagne, des témoins ont également raconté qu'ils avaient vu des globes étincelants au même moment.

1-Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial martien. 2-Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial martien. 3-Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de vaisseaux martiens.


Home Bénédictions de lumière à travers le monde entier

Partage international publie régulièrement des photographies envoyées par nos lecteurs montrant toute une variété de phénomènes de lumière : des bénédictions de lumière, des croix de lumière et des images lumineuses. Typiques sont les colonnes ou les tourbillons de lumière découverts sur des photographies après leur développement. Ces motifs de lumière ne sont pas causés par des défauts dans le film ou par accident au cours du développement, et ils apparaissent seulement sur le cliché en question et pas sur tout le film. Le Maître de Benjamin Creme affirme qu'il s'agit de bénédictions manifestées par Maitreya ou le Maître Jésus.

Voici une nouvelle sélection de photographies avec des bénédictions de lumière, choisies parmi les nombreuses photographies de ce genre adressées à notre rédaction.

 


Bénédiction de lumière du Maitre Jésus sur une photographie de  N. S. prise à Ginza (Tokyo, Japon).
 


Bénédiction de lumière du Maître Jésus sur une photographie de E. D.  prise au temple de Louxor (Égypte), le 31 octobre 2006.
 


Bénédiction de Maitreya sur une photographie de Tokia avec sa tante Eri, d'Asahikawa-shi (Hokkaido, Japon), envoyée par sa grand-mère  Y. l.
 


Photographie d'une bénédiction de lumière de Maitreya, lors d’une marche pour la paix, le 6 août 2006, à Hiroshima, envoyée par J. M.
 

Dans la version imprimée de la revue n° 239-240 de juillet-août 2008, page 19, voir la photographie d'une bénédiction de lumière montrant le neveu et la nièce de P. Z., Amsterdam (P.B.). 





Tendances

Home Signature d'un traité interdisant les bombes à fragmentation

Source : Washington Post, E.-U. ; Agence France-Presse

Les représentants de 111 pays se sont mis d'accord pour interdire l'utilisation, l'exportation et la constitution de stocks de bombes à fragmentation. Un des points forts de cet accord est l'engagement des pays signataires à assister les victimes des bombes et à assurer le nettoyage des zones contenant des bombes n'ayant pas explosé.

Les bombes à fragmentation sont des containers dans lesquels sont placées de petites bombes. Elles sont larguées d'avion ou tirées à partir du sol, et leur contenu explose sur de grandes superficies. Bien que les petites bombes soient conçues pour exploser lors de l'impact, elles demeurent souvent intactes et tuent ou mutilent des civils, tout particulièrement des enfants, lorsqu'ils viennent à leur contact.

Certains des plus gros producteurs de bombes à fragmentation ont refusé de participer aux discussions ou de signer le traité – notamment les Etats-Unis, la Russie, la Chine, Israël, l'Inde et le Pakistan. Mais, on espère que le traité stigmatisera l'utilisation de ces bombes, décourageant ainsi les pays non signataires à les utiliser.

Déjà, les Etats-Unis en ont stoppé l'exportation en raison de la controverse qui les entoure.




Home Gaza : des inventeurs de voitures électriques

Source : The Independent, Grande-Bretagne

Deux entrepreneurs palestiniens amènent un espoir à la population assiégée de Gaza. Ils ont réussi à convertir une Peugeot 205 en voiture électrique capable d'atteindre 100 km/h. Les pénuries d'essence dues au blocus israélien de Gaza, instauré depuis un an, forcent les habitants à employer comme carburant du fuel domestique très polluant, ou à revenir aux charrettes tirées par des ânes.

Fayez Annan, ancien responsable de TV Gaza, et Wasseem Al Khazendar, dont la société fabrique des moteurs électriques, ont mis six mois pour élaborer le prototype d'une voiture, équipée d'un moteur à induction et de 38 batteries de 12 volts. La voiture peut être rechargée en six ou sept heures, à partir d'une prise de courant ordinaire, à un coût d'environ 1,2 euro, pour une autonomie de 170 km. Elle utilise les freins, la boîte de vitesses et l'embrayage de la Peugeot. Sa conception est inspirée de la voiture électrique EV1 de General Motors dont le projet a été abandonné en 2003. Déjà, 400 habitants de la bande de Gaza ont commandé une conversion similaire de leur voiture pour un coût inférieur à 1 700 euros, qui sera compensé par une diminution des coûts d'utilisation.

Bien que le blocus empêche l'importation de nouveaux moteurs électriques plus légers et de batteries plus puissantes, le succès de l'invention prouve la force de l'esprit d'entreprise des Palestiniens, face à la persistance de la pauvreté, du chômage et d'un conflit qui s'éternise.




Home Le Vatican : les « frères » de l'espace pourraient exister

Source : L'Osservatore Romano, Catholic News Service, Italie ; BBC

L'astronome en chef du Vatican a déclaré dans une interview à L'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican, que des êtres intelligents créés par Dieu pourraient exister sur d'autres planètes.

Dans cette interview intitulée Les extraterrestres sont mes frères, le père Jose Funes a expliqué : « Pour utiliser les mots de saint François, si nous considérons les créatures terrestres comme « frères » et « sœurs », pourquoi ne pourrait-on pas aussi parler de « frères extraterrestres ? »

Le père Funes, directeur de l'Observatoire du Vatican, près de Rome, a indiqué qu'il pouvait exister de multiples formes de vie à travers l'univers, tout comme Dieu a créé différentes formes de vie sur terre. « Cela n'est pas en contradiction avec la foi, car nous ne pouvons pas mettre de limites à la liberté créatrice de Dieu », a-t-il expliqué.

Questionné sur sa conception de la rédemption en ce qui concerne les formes de vie extraterrestres (la rédemption est la croyance que les humains ne peuvent être sauvés de leur déchéance que par la grâce de Dieu), J. Funes a répondu : « Il est possible qu'ils soient restés en parfaite harmonie avec leur créateur. »




Home Le diagnostic précoce des insuffisances rénales

Source : Nikkei Weekly, Japon

Il n'existe à l'heure actuelle aucun moyen de détecter à un stade précoce une insuffisance rénale grave. Le taux de mortalité à ce titre est supérieur à 40 %, et 30 à 40 % des patients hospitalisés en soins intensifs souffrent de ce type de pathologie.
Une équipe de recherche d'une université japonaise a mis au point un test de diagnostic précoce de l'insuffisance rénale grave. L'évaluation clinique de l'efficacité de cette technologie devrait pouvoir intervenir sous deux ou trois ans.

Le test mesure l'aquaporin-1, une protéine, dans l'urine. Lors d'expériences en laboratoire, les chercheurs ont démontrer que six heures avant que ne se déclenche une crise aiguë d'insuffisance rénale, le taux d'aquaporin-1 chutait de moitié.

Cette équipe de chercheurs met également au point un test susceptible de donner des résultats en deux ou trois heures, alors que le test actuel demande environ 24 heures.




Home Exposition du suaire de Turin en 2010

Source : catholicnews.com ; shroud.com

Le saint suaire de Turin, que des millions de croyants considèrent comme le véritable suaire ayant recouvert le corps crucifié de Jésus, sera à nouveau exposé au public au printemps 2010, ainsi que l'a annoncé le pape Benoît XVI, le 2 juin 2008.

Jusqu'à présent, la prochaine exposition publique du saint suaire était prévue pour 2025. Il est actuellement enfermé dans une boîte protectrice dans la cathédrale de Turin. Il a été présenté au public pour la dernière fois en 2000, cinq fois en cent ans. Benoît XVI a indiqué que l'ex-position a été souhaitée par le cardinal Severino Poletto, archevêque de Turin et gardien du suaire, et a déclaré : « Cette exposition sera l'occasion de contempler le visage mystérieux de celui qui parle silencieusement aux cœurs des hommes, les invitant à y voir le visage de Dieu. »

Benjamin Creme a écrit le commentaire suivant :

« Je crois pour ma part que le suaire de Turin est absolument authentique, qu'il s'agit du suaire dans lequel le corps de Jésus a été enveloppé après la crucifixion. L'empreinte qu'il comporte a été laissée intentionnellement, comme preuve garantissant aux générations futures la réalité de la résurrection, car c'est là-dessus que repose tout l'Evangile. L'Evangile ne traite pas de la crucifixion, mais de la résurrection. » Benjamin Creme explique que l'empreinte sur le suaire est le résultat d'un processus d'ionisation. « Le puissant flux spirituel émanant du Christ, en passant dans le corps de Jésus, causa un effet d'ionisation qui produisit le négatif sur le suaire – en l'imprimant en quelque sorte par brûlure sur le tissu, mais seulement en surface. » [Extrait de La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse




Home Un vaccin contre le cancer de la prostate

Source : Nikkei Weekly, Japon

Des sociétés biomédicales japonaises et américaines se sont unies pour rechercher, développer et produire un vaccin contre le cancer de la prostate.

La plupart des traitements anti-cancéreux attaquent directement les cellules cancéreuses mais le nouveau vaccin contre le cancer de la prostate introduit des cellules cancéreuses inactives dans le corps afin de renforcer la propre réponse immunitaire du patient.




Home Le pouvoir de la pensée

Source : The Independent, G.-B.

Andrew Schwartz, professeur de neurobiologie à l'Université de Pittsburg (E.-U.), a présenté récemment une étude sur la technologie des interfaces cerveau-machine (ICM), basée sur une expérimentation de l'Institut du Massachusetts en 2000.

Cette recherche consistait entre autre à apprendre à deux singes à manger en manœuvrant, par leur seule pensée, un bras robotisé.

Les scientifiques utiliseront cette technologie pour développer des membres prothèses et autres outils automatisés, pour des patients présentant des lésions de la moelle épinière ou des affections neuromotrices similaires à celles dont est atteint le physicien Stephen Hawking. Il est prévu que des machines robotisées puissent être mises au point, qui réagiraient comme des extensions du corps avec contrôle de l'esprit. Ainsi, des patients actuellement en fauteuil pourraient conduire une voiture ou même manœuvrer un chariot élévateur.

Normalement, les impulsions motrices proviennent de la zone moteur primaire du cerveau, et transitent par la moelle épinière pour atteindre le tissu musculaire producteur du mouvement. Ce trajet est interrompu chez la plupart des personnes atteintes de paralysie. La recherche ICM actuelle, en utilisant des singes, décode l'activité cérébrale à l'aide d'une formule mathématique, décrivant les réponses électriques de certains neurones, et par suite, la manière dont les animaux bougent leurs membres.




Home Le Portugal construit la plus grande ferme solaire du monde

Source : The Guardian, G.-B.

La plus grande ferme solaire du monde a vu le jour près de Moura (Alentejo), au Portugal. Ses 2 520 panneaux solaires géants, chacun de la taille d’une maison, sont inclinés à 45° et suivent la course du soleil. Cet ensemble de 315 millions d’euros fournira une puissance électrique de 45 mégawatts, suffisante pour alimenter 30 000 foyers.

Le Portugal s’enorgueillit également de posséder la plus grande ferme d’éoliennes au monde, avec plus de 130 turbines, ainsi que la première ferme de production d’énergie houlomotrice, construite près de Porto par la firme écossaise Pelamis. Cette station sera opérationnelle fin 2008.

Certains s’attendent à ce que l’industrie de la houle devienne un gigantesque secteur. La compagnie portugaise Energis pense investir 1,3 milliard d’euros dans des fermes houlomotrices capables d’alimenter 450 000 foyers en électricité.

Le Portugal entend produire 30 % de l’ensemble de son énergie à partir de sources propres d’ici 2020. Pour l’électricité, il entend en produire 60 % à partir d’énergies renouvelables, contre 20 % en 2005. Le pays, qui a triplé sa production d’énergie hydroélectrique en trois ans, et quadruplé sa production d’énergie éolienne, récolte les fruits de son investissement dans les énergies renouvelables.

Manuel Pinho, ministre de l’Economie portugais, assure que grâce au vent et à l’eau, l’énergie nucléaire n’est pas nécessaire. « Avec le changement climatique et l’augmentation du prix du pétrole, les énergies renouvelables deviendront incontournables. Les pays qui n’investissent pas dans les énergies renouvelables vont le payer cher. Le coût de l’inaction est sans aucun doute très élevé. L’énergie et l’environnement sont les défis les plus importants pour notre génération. Nous devons développer un modèle économique mondial à faible émission de carbone. La situation actuelle est très dangereuse. »





Les priorités de Maitreya

Home La crise alimentaire mondiale

Source : The Guardian, G.-B.

En juin 2008 à Rome, au terme d'un sommet de trois jours sur la crise alimentaire, les dirigeants de 181 pays ont décidé de renforcer l'aide humanitaire face aux pénuries et aux prix en forte hausse. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, a annoncé qu'une somme de 20 milliards de dollars annuelle était nécessaire.   

Les représentants des gouvernements et des organismes d'aide ont estimé que cette déclaration était signe que l'agriculture, et en particulier le soutien des petits fermiers des pays en développement, redevenait prioritaire. « Pour la première fois, l'agriculture est au centre de la scène mondiale », a déclaré Lulu Xingwana, ministre sud africain de l'Agriculture.

Les participants au sommet ont déclaré que, compte tenu des ressources disponibles, le fait que 862 millions de personnes dans le monde souffrent encore de malnutrition était inacceptable. Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations unies sur le Droit à s'alimenter, a affirmé que l'adoption de la déclaration finale était « signe que la communauté internationale parlait d'une seule voix ».

La plupart des pays sont touchés par la hausse des prix alimentaires. Au Mexique, où le maïs est cultivé depuis 7 000 ans, le prix des tortillas (de minces galettes de maïs) a fortement augmenté en raison de la hausse des prix du carburant et du maïs. Les 40 millions de Mexicains qui vivent avec moins de cinq dollars par jour sont durement touchés par les augmentations du prix des denrées de base.

En 2007, des dizaines de milliers de Mexicains ont manifesté contre les haus-ses de prix, reprochant notamment aux cultivateurs de maïs américains de détourner leur production au profit de la production des bio-carburants. Felipe Calderon, le président mexicain, a expliqué : « Pendant de nombreuses années, les pays en développement, en particulier le Mexique, ont été confrontés au niveau très élevé des subventions américaines et européennes, qui ont mis de nombreux producteurs hors compétition. » Les augmentations des prix au Mexique pourraient atteindre 40 % cette année, sans que le gouvernement puisse contrôler la situation.

Dans les pays développés tels que le Royaume-Uni, le consommateur moyen consacre moins de 10 % de son revenu à l'alimentation, et les 20 % les plus pauvres y consacrent 25 à 30 %. Dans les pays en voie de développement, les pauvres consacrent entre 50 et 80 % de leur revenu à l'alimentation, et lorsque les prix sont en hausse, les gens ont rapidement faim.

« Un homme qui a faim est un homme en colère », a déclaré Ban Ki-moon devant les délégués à Rome. Les pauvres des villes qui ont quitté leurs campagnes par milliers afin d'habiter dans des cités surpeuplées, se sont mobilisés comme jamais auparavant, en manifestant dans les rues, provoquant ainsi des décisions politiques. « Cette crise rend tout à coup très visible la pauvreté dans les zones urbaines », a expliqué James Garrett de l'Institut de recherche international sur la politique alimentaire. Les émeutes ont ébranlé les gouvernements, en portant la question de la faim au sommet des agendas politiques et aujourd'hui, les affamés ne constituent plus un groupe éparpillé et sans pouvoir. « Ces gens qui n'ont déjà pas grand chose doivent vivre dans une économie basée sur l'argent – vous achetez tout ce que vous mangez, vos médicaments, tout fait partie d'un système monétisé, a-t-il expliqué. Dans les pays tels que l'Egypte et le Pérou, vous achetez 80 % de ce que vous consommez. Combinez ceci avec un marché de l'emploi fragile et incertain, et cela favorise les rassemblements. »

Kostas Stamoulis, de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, a déclaré : « La capacité d'exercer une pression politique est plus facile dans les zones urbaines. Les gens dans les campagnes sont généralement pauvres, dispersés, et les frais nécessaires à la formation d'alliances et à l'organisation de manifestations rendent les choses beaucoup plus difficiles. »

A Haïti, où les prix de denrées de base tels que le riz, les haricots et les fruits ont augmenté de 50 % en un an, la colère de la population était telle que le premier ministre Jacques-Edouard Alexis a dû démissionner. La peur de l'impact politique de l'augmentation des prix alimentaires a aussi conduit des acteurs du marché majeurs avec parmi eux l'Inde, le Brésil et le Vietnam à réduire l'activité des marchés internationaux en imposant des restrictions sur les exportations et le commerce des matières premières.

Le Programme alimentaire mondial souligne le fait que dans cette crise, il n'y a pas vraiment de pénurie alimentaire importante, mais que les prix alimentaires sont devenus inabordables. « Un des nouveaux aspects de la faim est que la nourriture est disponible mais les gens ne peuvent pas se la procurer », a déclaré la directrice Josette Sheeran.

Le fait que la crise alimentaire pourrait annihiler des décennies de progrès constants réalisés dans d'autres domaines de développement inquiète les organisations non gouvernementales. « Nous risquons de perdre tous les progrès que nous avons réalisés, avertit Magda Kropiwnicka, conseillère d'Action Aid pour l'alimentation et la faim. A cause de cette crise des prix alimentaires, les enfants sont déscolarisés, les personnes séropositives ne peuvent plus acheter leurs médicaments. »

Selon Kofi Annan, qui préside l'Alliance pour une révolution agricole verte, la pauvreté urbaine est étroitement liée aux besoins ruraux et le premier problème ne peut être résolu sans s'occuper de l'autre : « Si nous pouvions développer les zones rurales afin d'améliorer l'agriculture et amener plus de personnes à y travailler en leur permettant de vivre décemment, il n'y aurait plus cet exode massif vers les villes et le risque de se retrouver dans les bidonvilles. Avec de meilleurs rendements, nous pourrions mieux nourrir la population des villes. »




Home De jeunes américains achètent des moustiquaires pour l'Afrique

Source : The New York Times, E.-U.

La campagne lancée pour acheter des moustiquaires destinées à sauver les enfants africains de la malaria est devenue très populaire aux Etats-Unis, en particulier au niveau des jeunes. Un nombre particulièrement élevé d'organisations se sont regroupées pour promouvoir cette action. Les Eglises méthodistes et luthérienne, la Fondation des Nations unies, l'Association nationale de basket-ball, la chaîne musicale VH1 et l'émission de télévision American Idol, toutes, encouragent les jeunes à participer et leurs actions se révèlent très efficaces.

En 2006, Rick Reilly, journaliste du magazine Sports Illustrated, a vu un documentaire à la BBC au sujet de la malaria en Afrique et de la nécessité de disposer de filets contre les moustiques ; il y a vu un lien avec les sports qui utilisent des filets : football, tennis, basket-ball... C'est ainsi qu'est née l'association Nothing but Nets [Rien que des filets] (www.nothingbutnets .org) en collaboration avec la Fondation des Nations unies et bénéficiant du soutien de la Ligue de football et de l'Association nationale de basket ball. Jusqu'à présent, elle a pu récolter 20 millions de dollars provenant de 70 000 donateurs dont la plupart ont fait des dons de l'ordre de 60 dollars. L'Eglise unifiée méthodiste, l'Eglise luthérienne et l'Union pour une réforme du judaïsme se sont jointes à la campagne, ainsi que des sociétés comme Orkin Pest Control et les outils Makita. Les deux Eglises protestantes se sont engagées à lever jusqu'à 100 millions de dollars, chacune via leurs propres congrégations, et en organisant des tournois de basket-ball pour les jeunes.

La campagne doit une partie de son succès à sa simplicité et aux faibles montants qu'elle implique. Dix dollars permettent d'acheter une moustiquaire qui pourra sauver la vie d'un enfant.

Devant un groupe de 6 000 jeunes méthodistes, l'évêque Thomas Bickerton a demandé de réfléchir à la meilleure utilisation possible de dix dollars – acheter un hamburger au McDonald ou sauver une vie humaine. En 30 secondes, le public avait recouvert la scène avec des billets de 10 dollars pour un montant de 16 000 dollars. Beaucoup de contributions modestes proviennent d'étudiants. Emily Renzelli, de l'Université de Virginie occidentale, a entendu parler de la malaria à l'occasion d'un voyage en Afrique du Sud. Elle a récolté environ 1 000 dollars en vendant des pâtisseries et en organisant des soirées. Yoni DP Rechtman, étudiant dans une école secondaire de Brooklyn à New York, a organisé un tournoi de basket-ball qui lui a permis de récolter 1 900 dollars. Celle qui a récolté le plus de fonds par rapport à son âge est Katherine Commale de Hopewell en Pensylvanie, qui, âgée de sept ans, a récolté 43 000 dollars. Il y a deux ans, Lynda, la maman de Katherine, a appris, via un documentaire à la télévision, qu'un enfant meurt de la malaria toutes les 30 secondes. Lynda a expliqué la situation à sa fille qui lui a dit : « Maman, nous devons faire quelque chose. » Katherine et son frère de trois ans ont construit un petit théâtre à partir d'une boîte de pizza et de poupées pour représenter une famille africaine dans une hutte et a mis au point un petit sketch pour montrer comment les filets protègent les enfants lorsqu'ils dorment. Katherine et sa maman ont fait des représentations pour récolter des fonds ; elle a aussi créé des cartes de vœux (à commander à l'adresse lynda commale@yahoo .com)




Home Les causes de la hausse des prix alimentaires

Source : The Guardian, G.-B.

Prix des carburants et de l'énergie en forte hausse
 Augmentation des engrais de plus de 70 %, des carburants pour les tracteurs et la machinerie agricole de 30 %, les pesticides qui dépendent du pétrole ont augmenté égale-ment, ainsi que la main d'œuvre.

Changements dans les habitudes alimentaires
 Les gens dans des économies émergentes telles que la Chine et l'Inde profitent de l'augmentation de leur pouvoir d'achat pour acheter plus de viande, d'œufs et de produits laitiers. A l'échelle mondiale, plus de 30 % des céréales sont maintenant utilisées pour nourrir des animaux plutôt que des gens. La culture d'un hectare de terres correctes peut produire 140 kg de protéines à partir du grain, mais un hectare conver-ti pour l'élevage bovin produira seulement 20 kg de protéines.

Sécheresses dans les zones de production céréalières du monde
Les réserves céréalières mondiales sont à un niveau bas historique.

Biocarburants en compétition avec l'alimentaire pour les terres arables
 Les Etats-Unis et l'Union européenne ont des mandats pour augmenter la production des biocarburants : 30 % de la production du maïs aux Etats-Unis doit être consacrée aux biocarburants en 2008.
 
Spéculation dans le commerce des denrées agricoles
Dans leur recherche de nouveaux secteurs d'activité suite à la crise des crédits hypothécaires,plusieurs grandes banques d'investissement ont lancé des fonds d'investissement. Cela provoque d'énormes fluctuations dans les prix qui ne correspondent pas à des modifications de l'offre et de la demande. Il y a quatre ans, 10 à 15 milliards de dollars étaient investis dans des fonds agricoles. Aujourd'hui, le montant dépasse 150 milliards de dollars. Les fonds d'investissement de Wall Street possèdent plus de 40 % des actifs dans le domaine du blé aux Etats-Unis et plus de 20 % dans le domaine du maïs.

 

Le Maître de Benjamin Creme confirme qu'en dépit du changement dans les procédures agricoles et du mouvement vers les biocarburants, entre autres, la montée du prix des aliments n'est pas due à une pénurie, mais à une manipulation financière pour que certains riches le demeurent éternellement. Il n'y a pas de véritable pénurie de nourriture. Les réserves du seul monde occidental, si elles étaient distribuées, représentent plus que ce qu'il ne faut pour nourrir le monde. Malheureusement, au lieu de cela, une grande partie de ces stocks est dévorée par les rats. La seule solution est le partage. La peur de manquer détermine le prix des biens, et le prix des biens détermine quel nanti mangera et quel démuni mourra.



La voix des peuples

Home Les vétérans d'Irak manifestent pour la paix

Source : Inter Press Service

Le 31 mai 2008, des centaines de vétérans américains de la guerre en Irak ont organisé une manifestation dans les rues de Seattle, tandis que se déroulait à travers les Etats-Unis une série d'auditions de vétérans ayant servi en Irak et en Afghanistan. 

Cette manifestation était parrainée par l'association Vétérans d'Irak contre la guerre. Au nombre des manifestants se trouvait Christophe Diggins, psychothérapeute bénévole aidant les soldats et leurs familles. « Je veux manifester ma solidarité avec les vétérans hostiles à la guerre, a-t-il déclaré, car c'est le seul moyen de la faire cesser. C'est difficile de mener une guerre si personne ne veut combattre. » 

Pour sa part, un autre manifestant a expliqué que « c'est un excellent moyen de s'informer directement auprès des vétérans, de soutenir le mouvement de résistance des soldats, et d'essayer de faire cesser cette guerre ».

Des enfants ont également pris part à cette manifestation. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il manifestait, Wes Cunningham – neuf ans – a répondu : « C'est mal de tuer d'autres êtres humains. »




Home Elections démocratiques au Népal

Source : BBC News, Royaume Uni ; Washington Post, Etats-Unis ; Agence France Presse

Elles ont eu lieu le 10 avril 2008. Selon le journaliste de la BBC Charles Haviland, il semble que la participation ait été élevée sur la majeure partie du territoire népalais. Le nouveau gouvernement, le parti communiste du Népal (maoïste), va réécrire la constitution au cours des deux prochaines années.

Un leader maoïste a salué les résultats en ces termes : « Nous croyons que le Népal est entré dans une nouvelle ère. » A Katmandou, Arpana Shrestha, une électrice de 47 ans, fait écho à cet optimisme : « C'est l'occasion d'arrêter l'effusion de sang... Le sang a toujours été répandu au Népal. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. » Un employé de banque de 40 ans, Mu-kunda Maraseno, a déclaré à l'agence Associated Press : « Je suis venu voter dans l'espoir que cette élection réglera définitivement l'instabilité politique. »

Cette élection fait suite à des protestations en masse dans le pays. En février 2005, le roi Gyanendra avait dissout le Parlement, nommé son propre gouvernement, et imposé la loi martiale. En avril 2006, des émeutes se produisirent en province, suivies de manifestations et de meetings. Le roi fut obligé de renoncer à son pouvoir et de promettre que « le pouvoir serait rendu au peuple ». Un parlement intérimaire fut mis en place, qui fixa à 2008 la date des élections. En mai 2008, la république népalaise était proclamée.

Le 11 juin, une foule d'environ 500 manifestants s'était rassemblée pour scander : « Vive la République ! » lorsque le roi quitta définitivement son palais au centre de Katmandou. Afin d'éviter de passer en jugement, il remit au gouvernement népalais son sceptre royal et sa couronne de pierres précieuses, de plumes de paon et de poils de yak. M. Shah – c'est ainsi que l'on appelle désormais le roi déchu – continuera à vivre au Népal.




Home Les Gujjars réclament justice

Source : The Guardian, Grande-Bretagne

Le 29 mai 2008, Delhi a été paralysée par des milliers de personnes qui ont brûlé des pneus tout autour de la ville et se sont couchés sur les voies de chemin de fer.

Ces manifestants étaient des fermiers nomades, les Gujjars, au nombre d'environ 15 millions. Ils appartiennent à une caste considérée comme désavantagée, mais ils demandent à être classés encore plus bas dans la hiérarchie des castes. L'un de leurs leaders, Avinash Bandana, a déclaré sur une chaîne locale de télévision qu'« ils ne bénéficiaient pas du statut approprié ». Ils préféreraient se trouver classés au nombre des « groupes tribaux » – caste la plus pauvre de l'Inde –, ce qui leur donnerait accès aux postes de fonctionnaires et aux places à l'Université que le gouvernement réserve normalement aux personnes les plus socialement désavantagées depuis des siècles par le système de castes. Il convient de préciser que le gouvernement indien finance le programme d'action anti-discriminatoire le plus ambitieux du monde.  

 Les Gujjars avaient été qualifiés par l'Empire britannique de « caste criminelle ». Selon Amaresh Misra, historien et écrivain : « Ces gens ne peuvent pas échapper à leur histoire, et nous voyons bien qu'ils ne peuvent rivaliser avec les autres castes, car, en tant que nomades, ils n'ont pas accès à la propriété foncière.

La solution serait de leur attribuer un statut à part et de prendre en compte leurs besoins. » Le Times of India lui répond : « L'agitation des Gujjars met de nouveau en lumière les dangers du système des castes, qui ne peut qu'inciter de plus en plus d'entre elles à demander à bénéficier de quotas. La justice sociale pourrait être mieux assurée par un système de points tenant compte, en plus de la caste, de facteurs tels que le revenu ou le sexe des bénéficiaires. »




Home Le peuple égyptien se fait de plus en plus entendre

Source : Inter Press Service

L'Egypte n'est pas seulement le théâtre de manifestations contre la hausse des prix des denrées alimentaires ; c'est aussi l'un des exemples de la montée en puissance du peuple due à ce que les militants appellent un « gouvernement dans le coma ». Ces manifestations populaires mettent en évidence le fossé qui ne cesse de se creuser entre la population en général et un gouvernement qui semble avoir perdu tout contact avec son peuple.

Les habitants du port touristique de Damietta ont lancé une campagne contre la construction par une entreprise canado-égyptienne d'une gigantesque usine d'engrais chimiques qui coûtera 800 millions de dollars. Ils craignent que cette usine d'engrais ait un impact négatif sur leur santé et sur l'environnement.

Différentes associations civiles redoutent que les émissions de l'usine ne soient cancérogènes, et ne causent des dommages irréparables à l'écosystème marin.

Par l'intermédiaire d'un site Internet populaire, Facebook, la campagne contre l'usine d'engrais chimiques a rapidement pris de l'ampleur. De nombreux habitants de Damietta ont déployé devant leur maison des banderoles noires avec le slogan : « Non à l'usine de la mort », et des milliers d'entre eux ont défilé dans les rues pour demander que l'usine soit délocalisée.

Les représentants de la compagnie ont mis en avant que 500 millions de dollars avaient déjà été dépensés pour la construction du projet, et qu'en cas de délocalisation, la compagnie exigerait du gouvernement le remboursement de cette somme.

Les habitants de Damietta et des organisations écologiques ont envoyé des pétitions au président Hosni Moubarak pour lui demander d'annuler ce projet. Des poursuites judiciaires seraient par ailleurs engagées contre la compagnie, soupçonnée d'avoir versé des pots-de-vin à certains membres du gouvernement. Enfin, des
manifestations populaires ont eu lieu au Caire aussi bien qu'à Damietta contre l'inertie du gouvernement, apparemment peu désireux d'interrompre ce projet.

« Si l'usine n'est pas démantelée, nous le ferons de nos propres mains ! », scandaient les manifestants. Magdi Hussein, secrétaire général du parti travailliste – forcé à la clandestinité – a déclaré : « C'est comme si le gouvernement était plongé dans le coma. Il travaille dans l'intérêt exclusif d'une petite élite dirigeante, sans se soucier du citoyen moyen. »




Home Manifestation contre la faim

Source : Xinhuanet.com

Appuyés par le Programme alimentaire mondial (Pam) des Nations unies, les Nicaraguayens ont manifesté dans les rues de Matagalpa. De hauts responsables du gouvernement, dont les ministres de l'Agriculture, de l'Education, de la Santé et des Affaires étrangères, ainsi que plus d'un millier d'enfants de Matagalpa ont pris part à cette manifestation contre la faim et la pauvreté au Nicaragua. La région de Matagalpa est l'une des plus durement frappée par la famine et la malnutrition chronique.

Le Pam encourage des actions similaires dans 70 autres villes dans le monde. Au Nicaragua seul, ce programme aide à nourrir plus d'un million de personnes, dont 400 000 écoliers dans le département de Matagalpa.

Selon le Pam, environ six millions d'enfants meurent chaque année de malnutrition dans le monde, pendant que 840 millions de personnes souffrent de la faim. 




Home Protestations internationales

Source : El Mundo, Espagne

L'Espagne, le Portugal, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et la Grande-Bretagne figurent parmi les pays les plus affectés par la montée des prix du carburant, et au même moment en Asie, la Malaisie, les Philippines, l'Inde, la Corée du Sud, le Népal et la Thaïlande sont le théâtre de grèves et protestations similaires.

Partout en Europe, des travailleurs organisent des débrayages, des opérations escargots, des grèves perlées et des manifestations pour protester contre le prix du carburant.

Les pêcheurs espagnols, italiens et français, les chauffeurs routiers belges et néerlandais ainsi que les agriculteurs à travers l'Europe ont manifesté ces dernières semaines pour exiger des gouvernements une aide pour compenser le coût élevé du carburant qui, disent-ils, menace leur subsistance.

En mai, des milliers de pécheurs espagnols ont investi les rues de Madrid et appelé à des mesures urgentes pour contrer l'envolée du prix du baril. L'industrie de la pêche représentant encore un élément important de l'économie espagnole, les manifestants dénoncent l'augmentation de 320 % du prix du gazole ces cinq dernières années, tandis que le prix du poisson demeure le même depuis vingt ans. Dans une lettre adressée au gouvernement, les marins-pêcheurs précisent que le carburant représente entre 50 et 60 % de leurs coûts d'exploitation et que cet état de fait porte sérieusement atteinte à leur emploi et à l'industrie halieutique espagnole.

« Le poisson en lui-même n'est pas cher, affirme un pêcheur du Ghana travaillant sur la côte nord de l'Espagne, mais les gouvernements abusent du prix des matières premières. Je suis entièrement d'accord avec Nicolas Sarkozy, quand il propose de supprimer les taxes sur tous les carburants. » Des pêcheurs en colère ont manifesté devant le siège de l'Union européenne à Bruxelles. Ils réclament que le prix du gazole maritime soit réduit de 50 %, alors qu'il a doublé ces dernières semaines. On pouvait lire sur certaines de leurs banderoles : « Bruxelles, tu nous tues ! »

La frustration gagne rapidement d'autres secteurs, en particulier les transports et l'agriculture, également lourdement touchés par l'augmentation des prix. La montée des prix de l'alimentaire est à la base de la détresse financière des citoyens européens les plus pauvres. Cette question figurait en tête de l'agenda du Conseil européen du 19 juin 2008 à Bruxelles. Cependant, l'Union européenne a les mains liées car les prix des matières premières sont surtout entraînés par l'accroissement de la demande et la spéculation hors de ses frontières.





Les mensonges dévoilés

Home Guantanamo : la Justice au secours des détenus

Source : The Independent, G.-B.

La Cour suprême des Etats-Unis a porté un coup sévère à la politique de G. Bush consistant à enfermer à Guantanamo tout suspect de terrorisme sans qu'aucune charge leur soit signifiée.

Le 12 juin 2008, la plus grande instance judiciaire du pays a décidé que les prisonniers de cette base navale avaient le droit de contester leur détention sur le sol américain. L'Administration Bush soutenait que les détenus de Guantanamo, en tant que « combattants ennemis », n'étaient pas autorisés à invoquer l'habeas corpus – le droit constitutionnel de tout détenu de voir son cas examiné par un juge in-dépendant. Mais la décision de la Cour suprême, prise par cinq voix contre quatre, a démonté cet argument. Selon Justice Anthony Kennedy : « Les lois et la Constitution sont conçues pour rester en vigueur en temps extraordinaires. » C'est la troisième fois que la Cour suprême statue contre l'Administration Bush au sujet de Guantanamo – mais à chaque fois le Congrès, alors dominé par les Républicains, avait modifié les lois afin d'empêcher les détenus d'avoir recours à un tribunal civil.

Il reste quelque 270 prisonniers à Guantanamo, la plupart détenus depuis six ans sans aucune charge, et beaucoup se plaignent de mauvais traitements.

Les avocats des détenus et les organisations de défense des droits de l'homme se réjouissent et étudient la marche à suivre cas par cas. Brian Mizer, avocat militaire, a qualifié cette décision de « victoire pour tous les Américains, car elle renforce le principe selon lequel aucune personne ou organisation n'est au-dessus des lois ». Steven Shapio, de l'Union des libertés civiles américaines, juge que cette décision « contrecarre l'attitude sans foi ni loi de l'administration Bush et marque l'échec de sa politique concernant Guantanamo ». 




Home L'usage des armes interdites : conséquences à long terme

Source : Baltimore Chronicle, E.-U.

Le personnel médical et les habitants de Fallujah, en Irak, affirment qu'un nombre sans précédent de bébés sont atteints de malformations congénitales. La mortalité infantile et les maladies graves chez les nourrissons et les jeunes enfants montent en flèche. Ces augmentations sensibles sont observées depuis les campagnes de bombardements massifs sur Fallujah en 2004, lorsque les militaires américains ont employé des « armes spéciales ».
Initialement, le Pentagone avait refusé d'admettre avoir utilisé des bombes au phosphore blanc. L'emploi de ces armes incendiaires « à usage restreint » contre des cibles civiles est interdit par les traités internationaux.

Finalement, en novembre 2005, le Pentagone admit que le phosphore blanc avait été utilisé sur Fallujah. Il reconnut également avoir utilisé à grande échelle des munitions à l'uranium appauvri, dispersant ainsi des déchets radioactifs. Il apparaît qu'au moins 1 200 tonnes d'uranium appauvri ont été employés en Irak.

Les vétérans américains de la guerre du Golfe de 1991, de même que ceux de la guerre actuelle, ont un taux de cancers anormalement élevé. Les médecins attribuent cela à la manipulation des armes à l'uranium appauvri.
« J'ai eu deux enfants atteints de problèmes cérébraux à la naissance, témoigne Hayfa Shukur. Mon mari est détenu par les Américains depuis novembre 2004 et j'ai dû m'occuper seule de mes enfants dans les hôpitaux et les cliniques privées. Ils sont morts. J'ai dépensé toutes nos économies et j'ai emprunté une grosse somme d'argent. » Les médecins ont indiqué à cette jeune femme que les problèmes cérébraux de ses enfants et leur décès étaient dûs à l'utilisation de ces munitions « spéciales » ou interdites.





Courrier des lecteurs

Home Un nouveau venu

Cher Monsieur,

Le 21 mai 2008, juste après la séance publique de méditation de transmission avec B. Creme, à Nagoya, je vis un homme d'âge moyen assis seul près de la sortie, tout à fait à l'écart des autres participants.

Il avait l'air jamaïcain ou indien. De constitution moyenne, il avait un visage allongé, portait des lunettes, et était vêtu d'une veste bleu foncé et d'un pantalon beige. Il était très élégant. Lorsque Benjamin Creme demanda à la fin de la méditation : « Y a-t-il quelqu'un qui s'est joint pour la première fois à la méditation de transmission et qui est encore présent ? S'il vous plait, levez la main ». L'homme leva la main. Sous ses lunettes ses yeux étaient anormalement protubérants comme s'ils étaient presque prêts à sortir de leurs orbites. Je me souvenais de l'avoir vu à la conférence de Nagoya la veille. Il portait un costume beige foncé cette fois-là et il avait également un air très élégant. Cet homme était-il quelqu'un d'ordinaire ?

H. A., Tokyo, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Une nation unie

Cher Monsieur,

Le 19 mai 2008 à 14 h 28, une semaine après le terrible tremblement de terre en Chine, il y a eu trois minutes de silence en mémoire des victimes du Sichuan. Mon amie, ses parents et moi-même nous trouvions au restaurant à Pékin à ce moment-là et il y eut une interruption soudaine dans la vie quotidienne, aucune voiture ne circulant, personne n'accomplissant le moindre travail. Une nation tout entière était concentrée sur le souvenir, le chagrin et la compassion. Bientôt je ressentis une immense énergie libérée au niveau du centre ajna et du centre du cœur, comme une sorte de bénédiction. C'était surprenant.

Tout le monde était en larmes. Chose étrange, je n'étais pas triste, mais des larmes commencèrent à couler de mes yeux. C'était un moment d'unité, une sorte de soulagement. Je ne peux dire ce que c'était réellement, mais l'énergie continua à s'écouler pendant quelque temps. Les Maîtres ont-ils envoyé une énergie apaisante ?

T. W., Berlin, Allemagne

Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'une bénédiction de Maitreya pour l'ensemble du peuple chinois.


Home Une affirmation

Cher Monsieur,

Le 10 mai 2008, je me suis rendu à un « Rassemblement pour une Palestine libre » à Trafalgar Square, à Londres. J'étais en avance et le square était pratiquement vide, lorsque je le traversai avec ma pancarte sur laquelle on pouvait lire « Justice grâce au Partage = Paix ». Une dame âgée vêtue de noir passait dans un fauteuil roulant et elle me fit signe en disant qu'elle voulait voir le message sur ma pancarte. Elle sourit chaleureusement et déclara que c'était un « très bon message » et elle poursuivit son chemin. Cela m'encouragea car je n'aime pas être seule aux manifestations. Puis, je me dis que c'était étrange qu'elle se soit déplacée toute seule dans son fauteuil roulant sans personne pour l'aider et qu'elle ait souhaité engager la conversation.

Etait-ce Maitreya ou le Maître Jésus peut-être ?

I. Le G., Notting Hill, G.-B.

Le Maître de B. Creme a indiqué que la « femme en fauteuil » était Maitreya.


Home Voir, c'est croire

Cher Monsieur,

Mon frère Frank se trouvait en voiture non loin de chez lui dans la campagne du Cheshire un vendredi soir d'octobre ou novembre 2007 lorsqu'il vit des lumières brillantes dans le ciel. Il pensa tout d'abord qu'il s'agissait peut-être d'un champ de foire dans le voisinage, mais il remarqua alors que les lumières venaient vers lui.

Il se gara sur le bord de la route, sortit de la Landrover et observa leur approche. Les lumières étaient larges et se présentaient par rangées de trois. Il compta environ sept rangées. Elles vinrent si près qu'il pensa qu'elles allaient atterrir. Il était entouré par elles lorsqu'elles passèrent au-dessus de lui, il ressentit un sentiment de paix et d'émerveillement.

Etaient-ce des ovnis, et si oui d'où venaient-ils ?

S. McD., Richmond, G.-B.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de sept vaisseaux spatiaux martiens.


Home Un catalyseur

Cher Monsieur,

Le 10 mai 2008, lors de la conférence de Benjamin Creme à Tokyo, ma sœur et moi étions chargées du stand proposant des cartes de la « main » de Maitreya et des catalogues des mandalas de Benjamin Creme.

Environ une heure avant la conférence, notre coin était déjà rempli de monde. Lorsque je levai les yeux, un homme qui se tenait devant nous, se balançant de gauche à droite, demanda soudain d'une voix très forte : « Maitreya est-il vivant ? » Il avait environ soixante-cinq ans et était plutôt petit, mais sa question était si directe et si incisive que je perdis ma présence d'esprit, choquée comme si j'avais reçu une flèche dans la poitrine. Nous essayâmes de trouver les mots pour répondre à sa question, mais nous ne savions pas quoi dire. Je répondis finalement : « Il n'apparaît pas au grand jour, mais… » « Vous ne savez même pas s'il est vivant ou mort ? Alors c'est de la supercherie ! », dit-il avec une intonation de dégoût, puis il s'en alla. Quelques personnes le regardèrent avec un air intrigué, mais la plupart continuèrent de regarder les cartes et les brochures comme si elles ne l'avaient pas entendu. Bien qu'il ait déclaré : « C'est de la supercherie », ma sœur et moi, nous eûmes l'impression qu'il avait dit à tout le monde autour de nous que « c'était réel ! » Sa vitesse de contact était si rapide que nous fûmes submergées et incapables d'avoir une conversation avec lui ou même de répondre à sa question. Mais après coup, davantage de personnes se sont adressées à nous et nous avons été capables de répondre et de donner des explications avec un peu plus de confiance. Cet homme était-il quelqu'un de particulier ?

M. U., Shiga-ken, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme en question était Maitreya.


Home Devise : « Soyez prêts »

Cher Monsieur,

Le 10 mai 2008, lors de la conférence de B. Creme à Tokyo, ma sœur et moi étions chargées du stand d'information.

De nombreuses personnes vinrent nous parler, notamment une grande femme mince d'une quarantaine d'années aux longs cheveux noirs. Elle parla à ma sœur pendant un moment, puis se tourna vers moi et demanda : « Maitreya est-il vivant ? » Comme j'avais eu honte de ne pouvoir répondre à la même question auparavant (voir lettre précédente), je répondis clairement : « Oui, il est vivant. » La femme avait les cheveux teints et une frange coupée droite dans un style démodé, comme une poupée japonaise Ichimatsu. Elle me demanda ensuite quand le Maître viendrait, ce à quoi je répondis : « On m'a dit qu'il viendrait lorsque la bonne volonté commencerait à se manifester dans notre vie quotidienne. Ce qui est important, c'est notre prise de conscience. »

En dépit de mon explication maladroite, elle sourit et me posa d'autres questions, par exemple sur le nombre des Maîtres, l'endroit où ils se trouvaient, etc. Je lui répondis du mieux que je pus. « Maitreya émergera lorsque nos conflits humains, comme les problèmes avec le Tibet par exemple, seront résolus », dit-elle en souriant comme si elle comprenait très bien. Qui était cette femme ?

H. N., Gifu-ken, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « dame » était le Maître Jésus.


Home Un gardien

Cher Monsieur,

Vers 20 h 30, lorsque nous commencions à mettre de l'ordre après la conférence de Tokyo, un homme de petite taille d'environ cinquante-cinq ans,  portant des lunettes, vint à notre table. Il avait à la main une poignée de détritus et un journal roulé et il les jeta dans la poubelle près de moi. Il errait comme s'il était à la recherche des toilettes, je lui indiquai le chemin et il monta les marches. Il revint et regarda une affiche montrant une image de la « main » de Maitreya et demanda : « De quoi s'agit-il ? » Ma sœur répondit : « C'est une empreinte de la main de Maitreya, qui est apparue dans la salle de bains d'une maison à Barcelone, en Espagne. » Il demanda : «  Maitreya est-il venu dans la salle de bains et y a-t-il laissé l'empreinte de sa main ? »

Ma sœur répondit qu'il avait agi de manière télépathique. L'homme parut intrigué et ma sœur ajouta que Maitreya était omniprésent et omniscient, et donc capable d'agir ainsi. L'homme nous laissa comme si cela ne l'intéressait pas en murmurant : « Omniprésent ? Omniscient ? » Il se conduisait comme un homme ivre, mais je me disais qu'en fait, il était au courant de tout, mais faisait semblant de ne pas comprendre. Il fut le dernier à partir et je sentis qu'il était resté pour veiller sur nous jusqu'à ce que nous ayons terminé notre travail. Qui était cet homme ?

H. N., Gifu-ken, Japon

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'homme était le Maître de Tokyo.


Home Amélioration de soi

Cher Monsieur,

Le 17 mai 2008, à la conférence de Benjamin Creme, à Osaka, je tenais seule le stand des livres au sous-sol. Juste avant la conférence, un homme grand d'une quarantaine d'années avec un visage mince et des yeux bridés vint à ma table. Il était vêtu de manière décontractée, d'une chemise à carreaux et d'un pantalon kaki. Il prit un exemplaire du livre sur la méditation de transmission et commença à le lire. Puis il demanda : « Puis-je pratiquer cette méditation ? » Je répondis oui et il me demanda : « Pendant longtemps ? » Je répondis à nouveau oui. Il demanda alors : « Qu'est-ce qui vous a motivée pour commencer ? » Je répondis : « Il a été dit à mon jeune frère par le président d'une société avec qui il a des relations d'affaires que cette méditation aidait à être moins en colère. Aussi ai-je décidé de la pratiquer. » Il éclata de rire et demanda : « Etes-vous devenu moins coléreuse ? » Je répondis : « Je me mets toujours en colère, mais je pense que je ne perds plus le contrôle. » Il hocha la tête. «  Je vois. Y a-t-il autre chose qui ait changé en vous ? » « Je pense que je peux voir la vie de manière plus positive qu'auparavant. », répliquai-je. Il dit gaiement : « C'est bien. »

Ensuite d'autres personnes commencèrent à me parler et pendant que je leur répondais, il remit le livre sur la table et disparut. Je me souviens maintenant qu'il parlait sans la moindre trace de dialecte Kansai. Pourriez-vous me dire qui était cet homme ?

M. S., Okayama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.


Home Une main secourable

Cher Monsieur,

Le 10 février 2008 j'assistai à la rencontre du groupe Kansai à Osaka. Le but était de préparer la prochaine conférence de Benjamin Creme à Osaka.

Après la rencontre, sur le chemin de la station de bus, je m'arrêtai dans un magasin pour acheter une bouteille de thé froid et essayai de l'ouvrir mais la capsule était trop serrée.

En levant les yeux, je vis un homme de petite taille, d'environ soixante-dix ans, qui se tenait en face de moi, tendant la main dans ma direction sans dire un mot. Je lui tendis automatiquement la bouteille sans rien dire. Il enleva aimablement la capsule et je la pris en m'inclinant légèrement.

Lorsqu'il me rendit la bouteille, nos yeux se rencontrèrent. Les siens souriaient légèrement et j'y sentis beaucoup d'amour et de prévenance. Je me dis alors que si seulement les êtres humains pouvaient se regarder avec un tel amour, nous n'aurions plus de conflits ni de luttes. Cet homme était-il un Maître ?

M. S., Okayama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Confirmation

Cher Monsieur,

En me rendant en train à la conférence de Benjamin Creme à Tokyo, je priai pour qu'un signe me soit donné si l'histoire de M. Creme concernant Maitreya était vraie.

Lors de la conférence, pendant la bénédiction de Maitreya à travers Benjamin Creme, je ressentis une intense lumière sur le sommet de ma tête et un puissant rayon de lumière qui me traversait le corps. Bien que ne ressentant aucune émotion, j'eus la surprise de sentir des larmes jaillir soudain de mes yeux et couler sur mes joues.

Par ailleurs, j'ai pris deux photographies de l'exposition de croix de lumières avec mon appareil numérique. En prenant une photographie je vis soudain une autre grande croix de lumière blanche apparaître soudain et traverser mon appareil photo. Espérant en saisir l'image, j'appuyai sur le déclencheur : elle apparaissait clairement sur l'écran. Ces phénomènes ont-ils été manifestés par Maitreya ?

K. W., Yokohama, Japon

Le Maître de B. Creme a confirmé qu'il s'agissait de bénédictions de Maitreya.


Home L'action de la lumière

Cher Monsieur,

Le 17 mai 2008, à la conférence de Benjamin Creme à Osaka, je me tenais près de l'exposition de croix de lumière. Un homme grand et mince d'une soixantaine d'années et un jeune homme d'une vingtaine d'années vinrent ensemble voir les croix de lumière. Le plus âgé montrait les croix au plus jeune en disant avec beaucoup de sérieux : « Regarde cela ! » Il ne cessait de parler avec enthousiasme : « Incroyable ! » « N'est-ce pas surprenant ? » Il semblait très excité. J'étais heureuse de constater son enthousiasme et j'expliquai que la première croix de lumière était apparue dans une banlieue pauvre de Los Angeles, aux Etats-Unis. « Réellement ? » dit-il. Il demanda : « Ceci se produit-il à cause de la lumière ? » Je répondis que ce n'était pas à cause de la lumière elle-même, mais qu'un miracle se produisait lorsque la lumière se réfractait à travers la vitre. L'homme âgé me demanda soudain : « Vous êtes tous bénévoles ? » Je répondis : « Oui. » Il sembla très impressionné. « C'est étonnant de travailler comme bénévole par des temps si durs. C'est réellement merveilleux. » Puis il donna un coup de coude au jeune homme et ils s'éloignèrent. Qui étaient ces deux hommes ?

N. S., Okayama, Japon

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le plus âgé était Maitreya et le plus jeune le Maître Jésus.


Home Du fond du cœur

Cher Monsieur,

Le 3 mai 2008, le groupe de transmission d'Osaka avait un stand au festival de Nakanoshima, montrant une exposition des photographies de la dernière page de Share international intitulée « Le partage sauvera le monde ». Le 4 mai, alors que je me trouvais sur le stand avec des membres du groupe en train de distribuer des prospectus pour la prochaine conférence de B. Creme à Osaka, je vis un homme d'âge moyen, vêtu de manière décontractée, s'arrêter pour regarder l'affiche annonçant la conférence. Je me dirigeai vers lui pour lui tendre un prospectus. Montrant du doigt le titre de la conférence : « Le temps du changement est venu », je lui demandai s'il était d'accord avec l'idée que le monde était en train de changer. Il demanda : « S'agit-il d'une conférence sur les problèmes politiques ou écologiques ? » Je répondis qu'elle concernait ces deux questions ainsi que d'autres. Il dit alors : « Je ne comprends pas quel est réellement le sujet de cette conférence. Pourriez-vous m'expliquer les choses plus clairement ? Vous voyez, d'autres groupes s'expriment plus clairement. » Il regardait le stand d'à côté où des personnes exprimaient dans un haut-parleur la nécessité de secourir les Japonais kidnappés en Corée du Nord. Bon nombre de passants s'arrêtaient pour signer la lettre faisant appel au gouvernement. Je ne savais quoi dire.

Il demanda ensuite en montrant l'affiche : « Qui est cet homme ? »  J'expliquai que c'était un artiste britannique mais qu'il parlait des changements se produisant dans le monde du point de vue de la théosophie, qui est l'enseignement de la sagesse de Dieu. Il répondit : « Ce n'est peut-être pas une conférence religieuse, mais lorsqu'on entend le mot Dieu, on pense qu'il s'agit de religion. » Il dit ensuite : « N'êtes-vous pas des gens qui se sentent importants parce qu'ils pensent en savoir davantage ? Vous savez, il y a des commentateurs qui s'expriment souvent à la télévision et qui ont un air important. » Je ne savais vraiment pas quoi dire mais je voulais transmettre l'information correctement. J'essayai de lui parler d'un sujet qui me tenait à cœur et je dirigeai son attention vers l'exposition de photographies de Partage international derrière nous.Je lui dis qu'il y avait de nombreuses personnes notamment des enfants qui souffraient de la pauvreté, de la faim et des guerres, mais que nous allions créer un monde où les gens pourront vivre en sûreté. Il résuma les choses ainsi : « Cette information encourage donc les gens qui travaillent sur les problèmes d'environnement et les questions politiques dans le monde. » Je fus soulagée et je le remerciai. Il me dit alors gentiment : « Tout le monde pense à la paix. » Lorsque je rentrai chez moi épuisée, les paroles de cet homme me revinrent de plus en plus à l'esprit. Je réalisai que les gens comme lui qui pensaient sérieusement à la paix pouvaient changer le monde. Cette expérience m'a aidée à mieux communiquer avec les participants de la Conférence mondiale Article 9 pour l'abolition de la guerre, qui s'est tenue à Osaka deux jours plus tard. Qui était cet homme ?

 

H. N., Okayama-ken, Japon

Un nouveau venu
Cher Monsieur,
Le 21 mai 2008, juste après la séance publique de méditation de transmission avec B. Creme, à Nagoya, je vis un homme d'âge moyen assis seul près de la sortie, tout à fait à l'écart des autres participants.
Il avait l'air jamaïcain ou indien. De constitution moyenne, il avait un visage allongé, portait des lunettes, et était vêtu d'une veste bleu foncé et d'un pantalon beige. Il était très élégant. Lorsque Benjamin Creme demanda à la fin de la méditation : « Y a-t-il quelqu'un qui s'est joint pour la première fois à la méditation de transmission et qui est encore présent ? S'il vous plait, levez la main ». L'homme leva la main. Sous ses lunettes ses yeux étaient anormalement protubérants comme s'ils étaient presque prêts à sortir de leurs orbites. Je me souvenais de l'avoir vu à la conférence de Nagoya la veille. Il portait un costume beige foncé cette fois-là et il avait également un air très élégant. Cet homme était-il quelqu'un d'ordinaire ?
H. A., Tokyo, Japon

 

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'homme en question était le Maître Jésus.(1) Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya (2)



Interviews

Home La Terre dans la balance

Interview de Lester Brown par Dennis et Janice Hughes

Fondateur du Worldwatch Institute en 1974, Lester Brown l’a dirigé jusqu’en 2001. Cet institut consacré à l’analyse des questions environnementales planétaires publie chaque année la très influente étude sur « L’état du monde ». Dennis et Janice Hughes ont interviewé Lester Brown pour le magazine Share Guide, publié en Californie.

Dennis et Janice Hughes : D’où vient le titre un peu inhabituel de votre dernier livre, PlanB 3.0 ? Que veut-il dire ?
Lester Brown : Nous avons décidé, il y a environ cinq ans, de réfléchir aux tendances majeures qui façonnent l’évolution du monde dans un certain nombre de grands domaines, comme la population, l’alimentation, l’énergie et l’environnement. Nous avions publié les résultats de notre travail dans un ouvrage intitulé Plan B, par référence au Plan A en vigueur aujourd’hui, qu’on peut résumer par l’expression « Business as usual » (Les affaires continuent...). Quand nous avons décidé de publier une première mise à jour, deux ans plus tard, l’éditeur nous a proposé de l’intituler Plan B 2.0. D’où, pour cette troisième édition : Plan B 3.0. Avec pour sous-titre Tous ensemble au secours de la civilisation, car c’est l’avenir de la civilisation qui est en jeu, et si nous ne parvenons pas à nous mobiliser tous ensemble, elle est mal partie.

DJH. Dans cet ouvrage, vous écrivez : « Ce que nous devons faire est faisable. » Quels sont, pour vous, les plus gros obstacles à ce sauvetage de la civilisation ?
LB. Je suppose que les plus gros obstacles sont au nombre de deux, intimement liés : l’impression qu’on se heurte à une sorte d’inertie sociale massive, et le fait que nous n’arrivons pas à mesurer vraiment la gravité de la situation où nous nous trouvons. Les trente années que j’ai passées à explorer ces questions m’ont, me semble-t-il, convaincu que nous sommes tous inquiets, dans le doute, car tous les indicateurs environnementaux sont dans le rouge : les forêts se rétrécissent comme peaux de chagrin, les déserts s’étendent, la pluviosité chute, les réserves halieutiques s’effondrent, les espèces s’éteignent, la température s’élève avec la série de conséquences collatérales que l’on connaît. Bref, nous n’aurons pas à attendre que les derniers glaciers aient fondu pour nous apercevoir que la situation est sérieuse.

DJH. Quelle est la tendance la plus préoccupante ?
LB. Si je devais en choisir une au pied levé, je dirais l’élévation des niveaux de CO2  et sa conséquence, la fonte des glaces. Mais s’il me fallait choisir l’indicateur qui nous montre le mieux que nous faisons fausse route, ce serait le nombre d’Etats en fail-lite dans le monde, un nombre qui n’en finit pas d’augmenter.

DJH. Pourquoi la fonte des glaces ?
LB. A la fin de l’été 2007 est paru un rapport sur la fonte de la glace de l’océan arctique [à ne pas confondre avec la banquise proprement dite]. Cette fonte se produit à un rythme plus rapide que jamais, à tel point qu’on a de plus en plus l’impression que cette glace pourrait, d’ici une vingtaine d’années, disparaître totalement durant l’été. Ce qui, bien entendu, ne sera pas sans conséquence sur la banquise du Groenland du fait de ce que les météorologues appellent l’effet albédo. En effet, 80 % de la lumière du soleil atteignant la neige et la glace est renvoyée dans l’espace, le reste demeurant sous forme de chaleur. Mais lorsque, en l’absence de glace, elle atteint l’eau, la proportion s’inverse : 80 % se transforme en chaleur – ce qui sera de plus en plus le cas à mesure que la surface de la zone glacée de l’océan arctique diminuera pendant l’été. En d’autres termes, cet effet albédo accélèrera le réchauffement de la région polaire. Et, donc, accélérera de manière croissante la fonte de la calotte glaciaire, la banquise.
On a appris, en septembre dernier, qu’un grand glacier s’était détaché du Groenland et dérivait dans l’Atlantique. Il est large d’environ 5 km et épais de 1,5, et il se déplace de 2 mètres à l’heure. Les icebergs dérivent généralement de 80 à 120 mètres par an...

DJH. Dans combien d’années atteindrons-nous le point de basculement ?
LB. Il est peut-être déjà trop tard pour sauver la glace de l’océan arctique. Reste à espérer que nous parviendrons à préserver la majeure partie de la calotte glaciaire, mais il faudrait pour cela réussir à susciter une mobilisation à la mesure du problème. Tout aussi préoccupante est la fon-te des glaces du plateau tibétain. C’est là que se trouvent les glaciers qui alimentent l’ensemble du réseau hydrographique de l’Asie : Indus, Gange, Mékong, Yangtze, Fleuve jaune, etc. L’un des plus éminents glaciologues chinois a évalué cette fonte à 7 % par an. C’est la neige de ces glaciers qui nourrit le Fleuve jaune et le Yangtze pendant la saison sèche.
C’est également là que se trouve le glacier Gangotri, qui alimente le Gange. En dépit de sa taille, immense, il pourrait avoir disparu, aux dires des scientifiques, d’ici le milieu du siècle. Le Gange deviendrait alors un fleuve saisonnier, ne coulant que pendant la saison des pluies. L’affaire est sérieuse, car ce sont ces fleuves qui nourrissent les champs de céréales et les rizières de cette région d’Asie. Qu’ils se tarissent, et c’est la sécurité alimentaire de toute la région qui est menacée, une menace sans précédent quand on sait que l’Asie abrite quatre milliards d’individus, les deux-tiers de la population mondiale.

DJH. Lors de son discours de réception du Prix Nobel de la paix, Al Gore a déclaré : « Nous avons la capacité de résoudre cette crise et d’éviter, sinon toutes, du moins les pires de ses conséquences si nous agissons avec audace, détermination et sans attendre. » Quelles premières mesures d’urgence préconiseriez-vous ?
LB. Je crois que la chose la plus importante que nous puissions faire, c’est d’obliger le marché à se plier à ce qu’on pourrait appeler la « transparence environnementale », à « parler vrai » d’un point de vue écologique. Par exemple, quand on brûle un litre d’essence, on paie les frais d’extraction du pétrole, de son raffinement et de sa distribution dans les stations-services. Mais pas les coûts induits par sa combustion, comme la pollution de l’air, l’augmentation des taux de CO2 dans l’atmosphère ou le changement climatique. Donc, ce qu’il faut, c’est réformer le système fiscal sous ses différents aspects : augmenter les taxes sur les activités écologiquement destructrices et, surtout, sur celles qui émettent le plus de carbone.
Mais ça devrait être compensé par une réduction de l’impôt sur le revenu, de sorte que notre pouvoir d’achat global resterait grosso modo le même. Tel serait le prix à payer pour la civilisation future. Sommes-nous prêts à le faire ? De cette façon, le marché parlera vrai, et nous saurons que, quand nous achetons notre essence, nous payons la totalité de ce qu’elle coûte en fait. Cette mesure, si on l’étend au charbon, aura pour effet de décourager l’usage du pétrole et du charbon et d’encourager l’investissement dans les énergies alternatives : éoliennes, solaires et géothermique, ainsi que celles des marées et des vagues, etc.

DJH. C’est plus important que la réduction de la population mondiale ?
LB. Sans aucun doute, et on peut y ajouter la déforestation. Pour illustrer ce point, pendant l’été 1998, d’importantes inondations ont submergé le basin du Yangtze, pendant des semaines et des semaines, causant en fin de compte l’équivalent de 20 milliards d’euros de dégâts. Elles ont même affecté la récolte de riz du pays. La raison principale de ces inondations tenait à la déforestation des régions supérieures du bassin du Yangtze. Mais pendant les semaines que dura le désastre, les autorités chinoises ont répété, comme une rengaine : « C’est une catastrophe naturelle, on n’y peut pas grand-chose. » Finalement, à la mi-août, elles ont admis, lors d’une conférence de presse à Pékin, que cette catastrophe trouvait en partie sa cause dans les activités humaines, et plus particulièrement dans la déforestation, ajoutant même que la valeur d’un arbre debout était de trois fois supérieure à celle d’un arbre abattu. Autrement dit, le rôle de prévention des inondations joué par la forêt chinoise valait le triple des revenus tirés de l’abattage des arbres. Ils ont donc mis un terme à la déforestation sauvage, et recyclé les bûcherons dans le reboisement, dans l’espoir de retrouver la maîtrise des crues fluviales que possédait jadis le pays.
Ce que je veux dire, c’est qu’avant ces inondations, seuls les arbres abattus avaient une valeur pour le marché. Mais après, le gouvernement s’est dit : « Attendez une minute ! La valeur de ces arbres en tant que moyens de régularisation des cours d’eau est bien supérieure à celle qu’ils ont une fois coupés. » Ce fut, en quelque sorte, l’effet « Eurêka ! ».  On retrouve des situations comparables avec un grand nombre de produits de consommation courante, qu’ils soient fabriqués à partir des carburants fossiles, des arbres, etc. Ce qu’il nous faut donc obtenir du marché, c’est qu’il dise la vérité. Alors, les choses commenceront peu à peu à se mettre en place.

DJH. Que pensez-vous du mouvement de reforestation en cours ? Wangari Maathai a reçu le Prix Nobel de la paix pour avoir mobilisé des dizaines de milliers de femmes africaines pour planter 30 millions d’arbres au Kenya.
LB. Il est vital. La déforestation de la Terre contribue au changement climatique, car les forêts refont le plein de l’atmosphère en oxygène tout en en ôtant le dioxyde de carbone, le méthane et les autres gaz à effet de serre. C’est pour cela qu’il faut faire tout ce qu’on peut pour reboiser la planète. En fait, dans Plan B 3.0, nous demandons l’interdiction de la déforestation aux Etats-Unis. La Chine a déjà pris cette mesure, de même que la Thaïlande et les Philippines.
Il faut considérer la déforestation non seulement en termes d’effets locaux, mais du point de vue de son influence sur le changement climatique global.

DJH. La voiture électrique constitue-t-elle un bon moyen pour réduire les émissions de CO2 et ralentir le réchauffement de la planète ?
LB. La technologie qui, à mon avis, va bientôt se trouver au premier plan est celle des véhicules hybrides rechargeables. Les agro carburants sont sans doute utiles pour faire face au « pic pétrolier », mais je ne crois pas que leur rôle sera décisif. Si vous prenez une voiture hybride comme la Toyota Prius, qui est de loin la plus populaire, que vous lui ajoutez une autre batterie d’accumulateurs avec un dispositif de branchement pour la recharger pendant la nuit, ça vous suffira largement pour effectuer vos petits déplacements courants, comme d’aller au travail, faire vos courses, etc. sans utiliser d’essence. Si en même temps qu’on crée une flotte de ce genre de véhicules, on investit dans des milliers de parcs éoliens, aux Etats-Unis et dans le monde, la consommation électrique de nos voitures hybrides avoisinera 0,10 euro le litre. C’est vers cela, je crois, que nous nous dirigeons, parce qu’il y a beaucoup d’énergie éolienne dans le monde, et qu’elle est inépuisable. Elle suffirait même à faire tourner l’ensemble de l’économie.

DJH. Le développement de l’énergie éolienne est donc vital, et appelé à prendre une place centrale...
 LB. Aucun doute là-dessus! En termes d’économie, nous nous dirigeons vers une société fondée sur de nouvelles énergies, dans laquelle l’éolien représentera environ 40 % de l’ensemble de l’électricité produite. Le gain net des biocarburants est marginal. Il est illusoire de vouloir en faire les substituts du pétrole.

DJH. Comment pousser l’industrie automobile à accélérer sa réorientation ?
LB. Je crois qu’on va bientôt voir se développer sur ses questions un véritable sentiment d’urgence. Il suffit, pour s’en convaincre, de se rappeler ce qui s’est passé en 1942. C’était juste après l’attaque de Pearl Harbour par les Japonais. Nous étions en train de sortir de la Grande Dépression et, le 6 janvier 1942, le président Roosevelt, dans son discours sur l’état de l’Union, exposa les grandes lignes de sa politique en matière de production d’armements pour faire face à notre entrée en guerre. Il fallait, avait-il dit, construire 45 000 tanks, 60 000 avions, 20 000 batteries anti-aériennes, et une flotte de 6 millions de tonneaux. S’il nous fallait autant de navires (des milliers), c’était parce que nous devions combattre sur deux fronts très éloignés l’un de l’autre, ce qui posait un défi gigantesque en matière de logistique.
F. Roosevelt et ses collaborateurs savaient qu’à cette époque, l’industrie automobile américaine concentrait l’essentiel de la puissance industrielle du pays, du fait que, même pendant la crise de 1929-1930, elle avait continué à produire entre deux et trois millions de véhicules par an. Donc, après avoir exposé ses principaux objectifs en matière de production d’armements, il a appelé ses principaux dirigeants pour leur dire : « Vos gars représentent le fer de lance de notre industrie. Nous comptons donc fortement sur vous pour atteindre les objectifs que j’ai fixés. » A quoi ils ont répondu : « Monsieur le président, nous ferons tout ce que nous pourrons, mais si nous voulons maintenir notre production automobile tout en fabriquant vos quotas d’armes, nous risquons de faire le grand écart. » « Vous ne comprenez pas, leur a-t-il rétorqué. Nous allons interdire la vente de voitures privées aux Etats-Unis. » Et c’est exactement ce qui s’est passé. Et notre production d’armement a dépassé tous les objectifs fixés. Nous étions face à une menace, et nous avons fait tout ce qu’il fallait pour l’écarter. Notamment en restructurant complètement l’économie industrielle du pays.

DJH. Mais pour le gouvernement, les problèmes environnementaux n’en sont pas encore à ce niveau de menace...
LB. C’est vrai pour le gouvernement, mais ça l’est de moins en moins pour le public. Il y a même un certain nombre de scientifiques qui commencent à s’apercevoir que la civilisation a des problèmes. La question est de savoir si nous pouvons ou non modifier, réorienter les courants qui nous portent aujourd’hui vers des écueils mortels. Pour cela, il nous faut créer une « mobilisation éclair », comme en temps de guerre, pour restructurer de fond en comble l’économie mondiale de l’énergie, afin de réduire au maximum les émissions de carbone. Selon nos estimations, il faudrait parvenir à les réduire de 80 % pour avoir une chance de renverser le changement climatique en cours avant qu’il ne devienne irréversible.

DJH. Les candidats à la présidence des Etats-Unis ont-ils parlé de ces questions, durant leurs campagnes ?
LB. Pas d’une manière aussi radicale, loin de là. Ils ont parlé de la nécessité de réduire rapidement les émissions de carbone, mais sans en faire une urgence, comme nous le faisons. Nous sommes sur le point de voir une montée en puissance des exigences de changement à mesure que la conscience de la gravité de la situation se répandra dans le public, et, pour la première fois dans l’histoire, l’apparition d’une fracture sociale le long de lignes générationnelles. Par exemple, si d’ici cinq ans, parce que nous n’aurons rien fait, les scientifiques nous annoncent que nous ne pouvons plus sauver la calotte glaciaire arctique et que, de ce fait, le niveau des mers va monter de 7 m, auxquels il faut ajouter 5 car nous n’aurons rien fait non plus pour stopper la fonte de la calotte occidentale de l’Antarctique. Il faudra donc nous attendre à une montée des eaux d’environ 12 m. Ce qui veut dire l’inondation, voire l’immersion de la plupart des villes côtières de la planète – sans parler de la totalité des rizières des deltas et des plaines fluviales de l’Asie. Ce serait le chaos ; il y aurait des centaines de millions de réfugiés. La civilisation s’effondrerait et l’on assisterait au retour de la loi de la jungle. Une fois placée devant une telle perspective, la prochaine génération nous demanderait forcément des comptes.

DJH. Vous avez écrit que le vent constitue la première source alternative d’énergie. Qu’en est-il du solaire ?
LB. L’énergie solaire monte rapidement en puissance. Une décennie à peine la sépare de l’énergie éolienne, en termes de coûts de production. Cela vient de ce qu’on a développé la technologie éolienne bien plus tôt, au point qu’elle est devenue une source majeure d’électricité dans de nombreuses parties du monde – elle couvre actuellement les besoins domestiques de 60 millions d’Européens, par exemple. Mais le solaire avance à pas de géant. Et il se présente sous différentes formes. Les cellules solaires, par exemple, qui composent les panneaux qu’on place sur les toits et qui pourvoient aux besoins domestiques courants. Les chauffe-eau solaires, également, sont importants dans la mesure où le chauffage de l’eau consomme une bonne part de l’énergie électrique courante.
A cet égard, ce qui se passe en Chine est remarquable. Il y a une douzaine d’années, un jeune ingénieur, employé d’une société pétrolière nationale, et passionné d’énergie solaire, a conçu et installé un chauffe-eau solaire pour son usage domestique. Séduits, ses amis et ses proches lui ont alors demandé de les équiper eux aussi. Il a donc, pour ce faire, démarré une petite entreprise qui, aujourd’hui, est devenue colossale. Elle dispose dans la seule Chine de plus de 5 000 points de vente, et doit actuellement affronter des centaines de concurrents. D’ici la fin de l’année 2008, ce sont près de 40 millions de foyers chinois qui seront équipés en chauffe-eau solaires. Voilà une de ces grandes nouvelles importantes qui passent complètement inaperçues.
On a un autre exemple de développement de l’énergie solaire en Algérie, où est prévu la construction, dans le désert, de centrales thermiques solaires de 6 000 mégawatts, en partie exportés en Europe via un câble sous-marin. Cela suffira pour satisfaire les besoins domestiques d’un pays de la taille de la Suisse. Ils ont déjà lancé la construction de la première tranche.
Troisième exemple, aux Etats-Unis, plus précisément au Texas, là aussi à l’initiative du secteur public. Le gouverneur républicain de l’Etat, en accord avec le Parlement local, a décidé de construire des lignes de transmission, dans le but de rassembler en une seule unité un certain nombre de parcs éoliens, dispersés dans tout l’Etat, et de les relier aux centrales qui approvisionnent les principales villes : Houston, Dallas, etc. Il prévoit de porter la capacité de ces parcs éoliens jusqu’à 30 000 mégawatts. C’est gigantesque ; cela équivaut à 23 centrales thermiques au charbon. Dans quelques années, l’électricité d’origine éolienne pourvoira aux besoins de près de la moitié de la population. Si on y arrive au Texas, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas ailleurs.

DJH. Quelles sont les perspectives pour l’approvisionnement en eau potable. Il semble que ce soit un problème largement sous-estimé, en dépit de la baisse avérée de la pluviosité mondiale.
LB. C’est, effectivement, un problème auquel on ne prête pas assez d’attention. Le recyclage de l’eau usée des villes est, à mon avis, une solution. Il faudra également améliorer les systèmes d’irrigation, dans la mesure où leur part dans la consommation d’eau mondiale tourne autour de 70 %. Il y a, aussi, la question de l’approvisionnement, qui devient de plus en plus aiguë avec l’augmentation démographique de la planète. Il faudra, de plus, trouver les moyens de purifier l’eau polluée. On aura deux options : le filtrage et l’ébullition. Ces deux technologies, prises ensemble, suffisent généralement à satisfaire les besoins des pays en développement.

DJH. Vous dites, dans votre ouvrage, que « on ne sauve pas la civilisation en restant les bras croisés ». Mais beaucoup de gens ont un sentiment d’impuissance. Que leur proposez-vous de faire ?
LB. On me pose souvent cette question, dans les conférences que je donne un peu partout dans le monde, et je crois qu’on attend de moi que je préconise des choses comme recycler ses vieux journaux ou changer ses ampoules électriques... Ce sont des choses importantes, bien sûr, mais la situation dans laquelle nous nous trouvons maintenant est telle que l’on ne pourra en sortir qu’en réformant en profondeur l’économie mondiale de l’énergie. Ce qui veut dire que les gens doivent devenir politiquement actifs. Ce qui veut dire qu’ils doivent s’opposer activement à la construction de nouvelles centrales thermiques au charbon, et exiger la fermeture de celles qui sont en activité. Ce qui veut dire qu’il faut encourager la mise en place d’une réforme fiscale qui force le marché à parler vrai en matière d’environnement. Ce qui veut dire qu’il faut changer radicalement le système de transport, en rejoignant, par exemple, le projet « Complete streets » [Des rues pour tous]. Ce qui veut dire, enfin, la mise en place d’un système de recyclage le plus large possible. Tout le monde peut apporter sa pierre, au niveau local.

DJH. Qu’est-ce que le projet « Complete streets » ?
LB. Un nombre important d’Etats américains sont en train d’obliger les autorités municipales, par voie législative, à construire les nouvelles voies de circulation en tenant compte des utilisations de base : non seulement les voitures, mais aussi les piétons, les vélos..., et à réaménager celles déjà en service chaque fois que nécessaire. C’est un mouvement qui reçoit un très large soutien dans la population et de la part de grandes organisations, notamment la très influente Association américaine des retraités – pour la raison qu’en l’absence de ces aménagements, une personne retraitée qui n’est plus en état de conduire se sent très vite prisonnière, sans liberté de mouvement.

DJH. A quoi ressemblerait votre société idéale ?
LB. Ce serait une société alimentée, pour l’essentiel, par des sources d’énergie renouvelables, éolienne, solaire ou géothermique. Une société idéale se caractériserait par un grand esprit civique. La production alimentaire y serait davantage localisée qu’actuellement. On assisterait à un renversement dans l’économie mondiale de l’énergie. Au cours du siècle dernier, à mesure qu’augmentait notre dépendance au pétrole, l’économie de l’énergie s’est de plus en plus mondialisée. Aujourd’hui, dans ce pays, on assiste à une inversion progressive de ce mouvement, à un retrait graduel de cette économie mondiale et à un retour au local. Ce renversement se traduira jusque dans nos modes alimentaires eux-mêmes, qui reflèteront de plus en plus l’agriculture locale. Quand on va dans un supermarché, aujourd’hui, la plupart des produits viennent de l’étranger, si bien qu’il est parfois difficile de savoir dans quelle saison on est. Ce qui, en plus, d’un point de vue énergétique, revient très cher du fait des transports. C’est pourquoi nous aurons un régime davantage basé sur les saisons, plus en phase avec l’agriculture locale. Il sera aussi bien meilleur pour la santé.
Dans une société idéale, nous créerions un système économique qui puisse durer aussi longtemps que la Terre elle-même. Aujourd’hui, nous lui demandons trop, et nous nous dirigeons tout droit vers un effondrement climatique. C’est ce défi que doit relever cette génération – et cette génération seulement, car si nous ne nous y mettons pas tout de suite, il sera trop tard pour la génération suivante. Mais c’est encore possible. Si vous promenez votre regard sur la planète, vous verrez bon nombre de pays qui vont déjà dans le sens où nous devrions aller. Ce qu’il nous reste à faire, c’est d’étendre ce mouvement au niveau mondial.


Repris avec l’autorisation de The Share Guide.
Pour davantage d’informations : earth-policy.org





Compilation

Home La nouvelle éducation

Les textes de la compilation ci-dessous sont extraits de divers ouvrages écrits ou présentés par Benjamin Creme.

Mon enseignement vous montrera qu'il n'y a rien dans ce monde que, si nécessaire, l'homme ne puisse accomplir. L'homme est un dieu et il lui suffit de manifester cette divinité pour s'épanouir. Ma présence vous confirmera qu'il en est ainsi, car mes Frères, les Maîtres de Sagesse, et moi-même, nous vous révélerons les merveilles de votre nature divine. Ainsi prendrez-vous conscience de votre potentiel, et grandirez-vous dans la lumière. [Message n° 71, (Maitreya)]

Le monde se tient prêt à recevoir plus de lumière. Partout, les peuples ont soif d'une nouvelle connaissance d'eux-mêmes et de Dieu. [Que la lumière soit (Maître )]

Pour moi, l'éducation inclut toute activité permettant à un homme, une femme ou un enfant d'exprimer totalement le potentiel qui est le sien. En venant en incarnation, avec un certain niveau de développement et dans le but de poursuivre les objectifs d'une vie précédente, nous avons un potentiel donné en ce qui concerne l'expression de l'âme, l'intelligence et l'équipement physique : tout un acquis. L'éducation prépare un homme, une femme ou un enfant à mettre en valeur, pour une vie donnée, son potentiel sur le plan physique, émotionnel, mental et spirituel. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Seule une rééducation de l'humanité à la véritable nature de l'homme, celle d'une réalité triple – esprit, âme et personnalité – et à la connaissance de la Loi de cause et d'effet et à sa relation avec la Loi de renaissance, permettra à la véritable expression de l'homme de s'accomplir. Ceci conditionnera nos nouvelles structures. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Nous devons apprendre l'art de vivre. C'est une forme d'art, et elle ne peut être apprise qu'à mesure que nous progressons. Ce n'est pas une chose que l'on peut enseigner, mais vous pouvez en enseigner les rudiments, les lois. Enseignez les lois et les règles qui en découlent – la loi de cause et d'effet, la loi de renaissance, la loi d'innocuité et la loi du sacrifice – et vous aurez enseigné les données fondamentales de la vie. La vie procède de ces lois. Plus vite nous les intégrerons dans notre vie de façon instinctive, plus vite nous connaîtrons une vie et un monde raisonnablement ordonnés et harmonieux. [L'Art de vivre (Maitreya)]

Passé et futur

Ce que l'humanité a exprimé durant les deux derniers millénaires est l'énergie de la connaissance. Notre science et nos systèmes éducatifs en sont l'expression. Pendant les deux mille ans à venir, nous exprimerons l'amour de Dieu, pas seulement l'intelligence de Dieu. Le Christ apportera un aspect encore supérieur à l'amour : l'aspect volonté ; mais, bien sûr, il ne se manifestera que dans certains individus. Dans le cycle suivant, ou vers la fin de celui-ci, une partie de plus en plus grande de l'humanité commencera à manifester cette qualité de volonté qui inclut l'amour. [La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)] 

Mes Maîtres vous apprendront les règles de la vie. Moi-même, je vous montrerai cette lumière plus élevée qui appelle l'humanité. Mon enseignement est à deux niveaux : il concerne la nature physique de l'homme, les nécessités de la vie ; il traite également de la nature des relations de l'homme avec cet Etre divin que nous appelons Dieu. Dans mon langage, ils ne font qu'un, car ce n'est que lorsque l'homme établit une relation correcte avec l'homme qu'il peut alors s'apparenter à Dieu. Mon but est de vous montrer ceci, de vous enseigner que lorsque l'homme découvre en lui-même la capacité de partager, d'aimer, de faire confiance, à partir de ce moment, il commence son ascension vers Dieu. Cela a toujours été ainsi et il en sera toujours de même. [Message n° 29, (Maitreya)]

Pour se développer, tout enfant a besoin à la fois d'un cadre de vie stable et de ceux qui lui serviront de modèles, une mère et un père. Il est triste de constater que tous les parents sont loin d'offrir à leur progéniture cette stabilité et ces modèles satisfaisants. De nombreux facteurs sont à l'origine de cette regrettable situation : absence d'éducation, misère, problèmes de logement, maladie ; et aussi inaptitude et irresponsabilité d'adultes immatures, qui ne sont pas préparés à assumer les exigences de la vie familiale.
Mais il faut souligner également que, dans le monde entier, des millions de parents victimes de la pauvreté et privés de tout confort font tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver l'unité de leur famille et offrir à leurs enfants, en même temps que leur amour, la stabilité et l'exemplarité dont ils ont besoin. Pour l'essentiel, ils y réussissent en dépit de tous les obstacles. Ce sont là les héros méconnus de la race des hommes, qui par leur infinie persévérance et leur sens du sacrifice représentent le meilleur de ce dont l'humanité peut faire preuve.
La nouvelle éducation devra s'attaquer à ce problème essentiel, et instaurer une formation à la vie familiale et à ses exigences. N'est-il pas étrange qu'un aspect aussi fondamental de la vie sociale reçoive si peu d'attention, et qu'on l'abandonne dans une large mesure aux caprices du hasard ? [La famille (Maître )]

Mon enseignement, si simple soit-il, vous montrera la nécessité de partager, de créer un fonds commun de ressources où tous les hommes pourront puiser, de substituer la coopération et la confiance à la cupidité, de manifester la divinité intérieure de l'homme. [Message n° 64, (Maitreya)]

Tous les peuples ont les mêmes besoins, en matière de nourriture et de logement, d'éducation et de santé. Telles sont les nécessités premières sans lesquelles les hommes ne peuvent réaliser pleinement leur potentiel ni en faire bénéficier la société. Aujourd'hui, des millions d'êtres humains se voient refuser l'accès à ces droits de base. [Une approche inclusive (Maître )]

Des changements auront lieu dans nos institutions éducatives. Elles enseigneront désormais aux hommes l'art de survivre, mais pas seulement dans le monde matériel : elles les inspireront également dans leur mental et dans leur esprit. Dans le futur, l'éducation sera libérée des préjugés idéologiques et religieux. Elle engendrera la plénitude et un caractère sain chez l'individu. [Les lois de la vie (Maitreya)]

De nos jours, il n'existe probablement pas d'éducation parfaite, où que ce soit. Nous avons tous reçu une éducation limitative, paralysante dans certains cas, qui contrarie notre imagination créatrice, qui inhibe l'expression de notre individualité et qui est à l'origine de complexes de peur : peur des enseignants, peur des examens, peur des autres. L'éducation a également beaucoup trop stimulé l'esprit de compétition.
[…] chaque individu devrait être considéré en tant qu'âme. L'éducation devrait être orientée en ce sens. De plus, tout enfant a besoin d'être reconnu comme un être unique, avec la structure de rayons qui lui est propre. Cette structure est l'aboutissement de ses incarnations passées et permet l'accomplissement du dessein de son âme pour cette vie-ci. Car c'est l'âme qui attribue les rayons aux divers corps.
Par conséquent, la véritable éducation, celle du futur, doit nécessairement tenir compte des structures de rayons, afin de s'adapter à chaque individu en particulier. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

L'ouverture de centres pour les jeunes – En Grande-Bretagne, Maitreya s'est fait connaître de diverses manières à des dirigeants religieux et politiques. Il existe de profondes divisions au sein de la société, mais ces divisions ne peuvent être comblées que dans la mesure où elles apparaissent au grand jour.
Le ferment social, économique et politique dont la Grande-Bretagne fait l'expérience provoquera finalement un assouplissement du capitalisme et il existera un mélange équilibré de socialisme et de capitalisme.
Certains aspects de la mission de Maitreya en Grande-Bretagne incluront l'ouverture de centres qui attireront les jeunes et leurs familles. Le but sera avant tout de traiter ces jeunes de telle manière qu'ils puissent cultiver le respect d'eux-mêmes et acquérir de la confiance. Ainsi équipés, ils seront aidés à trouver du travail. Le secteur de la banque offrira finalement son aide et des enseignants, des médecins et des hommes politiques visiteront ces centres et les étudieront pour s'en inspirer.  [Les lois de la vie (B. Creme)]

Les enseignants ne peuvent maîtriser leurs salles de classe car les dirigeants eux-mêmes sont incapables de comprendre le sens de la vie. Ils ne savent que libérer les forces du marché et transformer les gens en robots dans les usines. Dorénavant, on verra apparaître sur le devant de la scène des intellectuels responsables et pas seulement des individus qui ne savent pas comment vivre et qui se laissent mener par les scrutins électoraux et les idéologies. Il n'est pas divin d'endoctriner un enfant. Pas plus que d'imposer une idéologie à quiconque.
On bourre actuellement le mental des enfants de chiffres et de faits. Comment le Soi peut-il alors connaître la paix et le bonheur ? Cependant, « c'est au nom des enfants que tout évoluera ». [Les lois de la vie (Maitreya)]

Des énergies spirituelles nouvelles et très puissantes, se déversent quotidiennement dans le monde. Ces énergies transforment la conscience des hommes, y compris celle des jeunes. Les jeunes sont particulièrement sensibles. D'un côté, ils ont le sentiment d'être des âmes en incarnation, mais de l'autre, tout ce dont ils font l'expérience, dans leur famille, à l'école et dans la rue, semble être régi par le matérialisme le plus total. Cela est contraire à la nature même de l'âme. L'âme est unité, complétude ; pour l'âme, l'humanité est une. Mais lorsque l'enfant va en classe, c'est pour entrer en compétition avec les autres, pour être le meilleur, ce qui est à l'opposé de la nature de l'âme. Les écoles ne sont pas là pour préparer les enfants à la vie. Elles sont là pour préparer les enfants au monde des affaires. Tous les aspects de la vie sont régentés par l'argent. On appelle cela la « marchandisation ». C'est pourquoi les enfants ne veulent pas aller à l'école.
L'éducation et la santé sont gérées comme si elles étaient des entreprises commerciales. Ce ne sont pas des entreprises commerciales, mais des services absolument essentiels pour des êtres humains en évolution. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Lorsque je m'annoncerai au monde, je parlerai à tous les hommes en ces termes : « Préparez-vous à vous voir tels des Dieux. Préparez-vous à être élevés dans la Lumière. Préparez-vous à réaliser que vous êtes tous frères les uns des autres. Préparez-vous à enseigner la Vérité. Préparez-vous à vivre la Loi. Accueillez cette Loi et restaurez le Plan de Dieu. » [Message n° 34 (Maitreya)]

[Maitreya] est un instructeur spirituel, un éducateur au sens le plus large du terme. Il est venu pour enseigner à l'humanité sa propre nature, pour nous montrer que nous sommes divins, qu'en chacun d'entre nous réside l'étincelle divine qui nous relie à tout le cosmos. Il s'agit là de réalité intérieure.
Maitreya vient pour donner aux hommes l'inspiration qui leur permettra de révéler cette réalité et de devenir divins comme les Maîtres, non seulement potentiellement, mais dans les faits. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Même dans le système éducatif, de grands changements sont en train de se produire. Les enfants découvriront des choses qui ne leur auront été enseignées nulle part, et qu'ils n'auront pas trouvées dans les livres. Les changements viennent des enfants. [Les lois de la vie (Maitreya)]

[Maitreya] attirera l'attention sur les besoins particuliers de la jeunesse, pour que soient stimulées son aspiration latente et son aptitude à servir. Il mettra l'accent sur le rôle de la femme, qui a droit à l'émancipation, à l'éducation et au respect. Il montrera que, dans les années à venir, une immense armée de serviteurs sera nécessaire, ne serait-ce que pour répondre aux besoins fondamentaux d'un monde qui réclame nourriture et travail, éducation et connaissance ; un monde qui cherche à démontrer son humanité et aspire à des conditions de vie meilleures. [ Des événements sans précédent (Maître )]

L'un des traits affligeants de notre éducation actuelle est la manière dont on sous-estime les enfants, en leur disant qu'ils ont tort, qu'il ne faut pas faire ceci ou cela, que c'est mal. Cette inhibition constante de l'enfant n'a rien à voir avec une mauvaise conduite. L'enfant n'a aucune conception du mal. Il a seulement des désirs, des instincts et un besoin d'aventure. Si on le laisse faire sans lui répéter sans cesse qu'il est méchant, il grandira sans inhibitions, sans perdre l'estime de soi. Les enfants devraient se sentir aimés, ils devraient sentir que leurs parents se soucient vraiment d'eux, qu'ils font preuve de patience à leur égard, qu'ils sont prêts à les écouter, à parler avec eux, etc. Cela leur donnerait une confiance intérieure qui les ­rendraient capables de tirer le maximum des opportunités que la vie peut offrir.
Ce qui empêche la plupart des gens d'avancer est un manque de confiance. Ceci est dû principalement au fait que les parents ne ­cessent de harceler leurs enfants, de les sous-estimer en leur disant : « Tu n'es qu'un enfant », ou « Comment peux-tu savoir ? »Tout ce que dit un enfant fait l'objet de moqueries, est rabaissé. Cela ne se produit pas dans toutes les familles, mais souvent. Même chez les gens par ailleurs intelligents et instruits, vous trouverez cette façon de sous-estimer, de tourner en dérision les propos de leurs enfants.
On ne devrait jamais ridiculiser les enfants. Les parents agissent ainsi parce que cela les arrange de réprimer leurs enfants, de manière à garder une certaine autorité. Les gens sont si surmenés, si tendus, qu'ils ne peuvent supporter la présence et les demandes de leurs propres enfants. C'est une tragédie à la fois pour eux, pour les enfants et pour la société en général.
L'estime de soi est un besoin fondamental de tout être humain. Son absence conduit à la délinquance, à la toxicomanie, à tous les abus, voire même au suicide. Tout cela est la conséquence directe de l'inca­pa­cité de nombreux parents à donner à leurs enfants le sentiment d'être aimés et compris, à les traiter avec chaleur, patience, en étant prêts à les aider, à les écouter, à communiquer avec eux et à leur donner ce sentiment de confiance qui est essentiel. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

De nos jours, l'éducation, dans la mesure où elle apporte quelque chose, est essentiellement la formation en vue d'un métier. Les gens sont simplement rendus aptes à gagner leur vie dans le monde extérieur des affaires, sous l'emprise de la compétition. Cela va changer. La compétition doit laisser place à la coopération. C'est essentiellement la compétition, basée sur l'avidité et la peur, qui empêche les hommes d'exprimer ce qui est le plus important : leur unité, leur sentiment de faire partie d'un groupe. Cela doit changer. Lorsque ce sera le cas, les gens réaliseront que l'âme est un « fait »,ce qui sera démontré par l'exemple des Maîtres. Chacun réalisera qu'il est une âme et se tournera vers elle. L'éducation dirigée vers la vie de l'âme et la psychologie de l'âme deviendront alors de plus en plus la norme dans notre système éducatif. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

Tout enfant, quel que soit son niveau d'évolution au moment de sa naissance, vient au monde avec un certain nombre de buts personnels à réaliser, dont l'un des principaux consiste à apprendre à vivre en paix et en harmonie avec ses semblables, avec tous ceux avec qui il entrera en relation. La possibilité de réaliser ce but est rare aujourd'hui. Vous faites vraiment partie des exceptions si la famille où vous ­naissez, les écoles que vous fréquentez et la communauté nationale qui est la vôtre vous apportent les conditions nécessaires à la réalisation des desseins que votre âme s'est fixée pour une vie donnée.
Nous devons reconnaître que tous les jeunes sont uniques. Ce sont des fils de Dieu qui évoluent vers la manifestation de cette divinité et de cette filiation. Combien de personnes sont-elles capables de considérer un enfant de cette manière ? [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

On devrait donner aux enfants tout ce qui leur est nécessaire pour cultiver leurs talents. Cela concerne le respect de l'enfant en tant qu'âme. Si vous le respectez en tant qu'âme, si vous réalisez qu'il a tout un acquis derrière lui et si vous lui donnez la possibilité d'exprimer ses dons, il en résultera des merveilles de créativités. [La Mission de Maitreya, tome III. (B. Creme)]

Une éducation de vaste envergure

A l'heure où l'humanité verra le Christ, ceux, relativement peu nombreux, qui ont ouvert la voie pour préparer cette époque se verront alors présenter un nouveau champ de service : il s'agira d'une œuvre éducative de vaste envergure. De toutes parts surgiront les interrogations ; une soif de connaissance restée longtemps inassouvie débordera. Beaucoup chercheront à comprendre les antécédents et la genèse d'un tel événement ; pour d'autres, c'est l'avenir immédiat qui sera source des plus grandes préoccupations. D'autres encore éprouveront le besoin de contester le bien-fondé de toute explication, se refusant résolument à admettre tout ce qui s'écarte de leurs propres croyances. Persuasion et tact devront être ainsi à l'ordre du jour, pour ne pas prêter le flanc aux accusations de sectarisme et d'arrogance.
Dans le monde entier, des groupes auront leur rôle à jouer pour assurer la plus large dissémination des enseignements nécessaires. Si certains sont encore du domaine de l'avenir, il en est beaucoup qui déjà reposent entre les mains des hommes mais n'ont jamais été diffusés. Efforcez-vous, c'est notre conseil, d'acquérir l'habitude de lire abondamment, afin de pouvoir informer et guider ceux qui cherchent sur le sentier. L'étude systématique des enseignements, et les efforts sincères que vous ferez pour vivre selon les préceptes de Maitreya, vous donneront l'équilibre et l'autorité nécessaires pour enseigner. Tous ceux qui seront ainsi préparés pourront tirer profit de cette opportunité de servir d'une manière nouvelle. [Servir d'une manière nouvelle (Maître )]

Dorénavant, les écoles, les collèges et les universités aideront les hommes à découvrir d'où proviennent les pensées et les idées, à percevoir que nous sommes tous reliés au Tout-Puissant et que nous n'avons pas besoin des Ecritures pour expérimenter notre Soi véritable. [La Mission de Maitreya, tome II. B. Creme)]

Liberté et discipline

Le problème de l'éducation n'est pas un problème de discipline, mais de liberté. Il s'agit d'acquérir une nouvelle perception de la valeur de l'enfant, de son besoin et de son droit de s'exprimer. Chaque enfant, à quelque niveau que ce soit, vient au monde avec ses propres objectifs. Un objectif important consiste à apprendre à vivre en paix et en harmonie avec autrui, ainsi qu'en bon rapport avec son environnement. La probabilité qu'une telle situation se produise est très faible. Les inégalités de chance et de niveau d'éducation sont si grandes, que bien peu se trouvent dans une situation où leur véritable valeur et leurs besoins peuvent être considérés et satisfaits.
Le monde d'aujourd'hui se trouve saturé d'une nouvelle énergie spirituelle, l'énergie d'équilibre, focalisée par Maitreya. Cette énergie pousse chaque personne dans deux directions : intérieurement, vers sa source, ce qui fournit un sens accru et souvent puissant de soi-même en tant qu'individu unique, mais également extérieurement, vers la société, où chacun cherche à faire valoir ses droits.
Le problème de la discipline est à mettre en relation avec cette crise existant dans la psychologie de l'enfant, et avec la nécessité de reconnaître tous les jeunes comme des fils uniques de Dieu, évoluant vers la manifestation de cette Filiation.
A l'heure actuelle, tous les établissements éducatifs, sans exception, se trouvent, à un niveau ou à un autre, dans une période de transition. Un temps très long sera nécessaire pour que se réalisent les ajustements indispensables, tant dans la théorie que dans la pratique éducative, et pour que le problème de la discipline puisse être résolu.
Partout, les jeunes ont besoin de leur liberté et l'exigent. Ils exigent également le droit d'être traités, non comme des êtres emmagasinant docilement des connaissances prédigérées, mais comme des aventuriers recherchant les réponses à leurs questions et la réalisation de leurs rêves. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

Les valeurs inculquées aux enfants par le système éducatif ne doivent jamais être imposées au nom de traditions, de philosophies, de religions, etc. Sinon, elles deviennent des entraves et avec le temps des bombes à retardement, qui peuvent exploser.  [Les lois de la vie (Maitreya)]

Une nouvelle science, la psychologie de l'âme, constituera la base de tous les efforts éducatifs futurs et transformera la vie tant de l'enfant que du professeur. Ecoles et collèges perdront leur aspect institutionnel et s'intégreront de plus en plus dans la société où se trouve l'enfant. Des relations plus étroites entre l'école et le travail deviendront la norme et ouvriront la voie aux « écoles sans murs ». [La Mission de Maitreya, tome II (Maître )]

L'une des premières nécessités pédagogiques est d'enseigner aux enfants à se considérer comme faisant partie d'un Tout, d'une vaste espèce ­humaine composée de différentes nations, couleurs, origines, religions, mais tous possédant la même Divinité, et tous progressant le long du même sentier du retour à la Source. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

La mauvaise éducation, l'importance excessive accordée aux valeurs matérielles et à la concurrence conduisent au désespoir. A l'heure actuelle, l'éducation ne mène pas à la conscience de soi. C'est pourtant la conscience de soi qui conduit à la réalisation de soi, notre destinée à tous. [Les lois de la vie (Maitreya)]

Nombre d'enfants qui s'incarnent aujourd'hui sont plus évolués que ceux des générations antérieures. Ils sont plus réceptifs aux énergies spirituelles – et également plus intuitifs. Cela fait partie du processus d'évolution. Chaque période voit l'incarnation d'hommes équipés pour traiter les problèmes de leur ère. Ils sont en mesure d'apporter des solutions aux difficultés propres à leur époque. Nous sommes actuellement parvenus à un point où les enfants qui naissent sont plus nombreux à être équipés pour l'ère nouvelle ; ils transformeront notre vie. Dans les 25 ou 30 prochaines années, le monde aura radicalement changé. Nombre de ceux qui naissent aujourd'hui ont une intuition éveillée. Tout comme nous avons commencé à perfectionner la capacité du mental rationnel inférieur, dont notre science et notre technologie sont les expressions, les âmes qui s'incarnent maintenant et qui formeront l'embryon de la sixième sous-race, manifesteront davantage l'intuition. Celle-ci est une fonction du mental supérieur. On peut la voir, aujourd'hui, à l'œuvre chez certains enfants. Elle s'accompagne de facultés comme, par exemple, la connaissance directe et la télépathie. La télépathie se trouve d'ailleurs à l'état potentiel chez tous les hommes. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

Rien n'a un impact éducatif plus authentique, plus immédiat, que l'exemple. Si vous pouvez illustrer par l'exemple les qualités dont vous parlez – nature de la lumière, de la vie, etc. – vous êtes alors bien placés pour enseigner. Si vous les vivez vraiment, vous en ferez la démonstration. Les gens diront : « C'est clair, je vois ce qu'il veut dire. »
C'est sur cela que les Maîtres comptent en se manifestant parmi les hommes. Ils savent que leur exemple offrira un extraordinaire modèle des possibilités futures. Nous dirons : « Pouvons-nous devenir comme eux ? Ils sont extraordinaires, mais ce sont pourtant des hommes. » Les gens verront que de « simples hommes » peuvent devenir des Maîtres, comme Maitreya. S'ils peuvent le faire, nous le pouvons aussi. Ils ne sont pas différents, seulement plus avancés. Tout ce que nous traversons, ils l'ont traversé. Si nous constatons, grâce à leur exemple, que l'amour total et inconditionnel, la sagesse extraordinaire, l'incroyable intelligence des Maîtres ne sont pas si éloignés de nous que nous ne puissions jamais y aspirer, cela éveillera en nous le désir d'acquérir ces qualités. Cela nous montrera que c'est possible.
Lorsqu'on a un véritable instructeur, un enseignant extraordinaire, le but n'est pas de l'imiter, mais de penser comme il (ou elle) pense, de voir la vie avec le regard neuf qu'il a fait naître en nous. En manifestant la véritable nature de cette vie, il nous montre ce qui est possible. C'est là toute la beauté de la chose. Il ne s'agit pas simplement de mots, mais de la nature de la vie. [Le Grand Retour (B. Creme)]

Notre exemple inspirera aux hommes des efforts et des exploits surhumains, et amènera la Lumière dans le cœur et l'esprit de chacun. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les grands secrets de la création seront-ils révélés. Et ainsi l'homme deviendra-t-il le créateur et le maître de sa propre destinée, un Etre semblable à Dieu, digne du nom d'Homme. [L'Age de la Lumière (Maître )]

[Sauf indication contraire, les passages du Maître – sont extraits de l'ouvrage Un Maître parle. Les messages de Maitreya sont extraits des Messages de Maitreya le Christ.]  


La nouvelle éducation

Pour avoir un aperçu de la direction dans laquelle l'éducation du nouvel âge s'orientera peut-être, il paraît utile de commencer par définir le but fondamental de l'éducation et de mettre ainsi en lumière les insuffisances des méthodes éducatives actuelles.

Tout d'abord, il faut savoir à qui l'éducation s'adresse et comment elle remplit sa fonction. Ceci est peut-être moins évident qu'il n'y paraît à première vue, car, pendant longtemps, l'homme n'a eu aucune idée de sa nature et de sa constitution véritables, prenant la partie pour le tout et tournant le dos, dans une large mesure, à son être essentiel.

L'homme, en tant qu'âme en incarnation, est un dieu en émergence qui, grâce à la loi de réincarnation, progresse lentement vers la démonstration de cette divinité dans toute sa splendeur. L'éducation, au sens véritable du terme, est le moyen par lequel un individu, par une expansion de conscience progressive, est préparé et se prépare lui-même à cette fin. Tout ce qui sert ce processus fait partie de l'éducation, que la méthode utilisée soit formelle ou non.

Telle qu'elle est conçue aujourd'hui, l'éducation est bien peu de chose, car elle n'assure que le minimum nécessaire pour la compréhension et la maîtrise de l'environnement humain. Dans un monde où la lutte quotidienne pour la survie est le lot du plus grand nombre, rares sont ceux qui parviennent à apprendre autre chose que des rudiments sur le sens et le but de la vie.

Des nations entières aujourd'hui sont encore presque illettrées. Ailleurs, des esprits bourrés de connaissances pratiques restent désœuvrés faute d'un emploi digne de ce nom. La formation à un emploi a remplacé l'éducation à la vie, tandis que, de plus en plus, le stress et les contraintes causés par ce déséquilibre dégénèrent en violences de toutes sortes.

L'éducation devrait être considérée comme étant l'art qui permet de contacter le dieu intérieur, de le connaître et de lui donner la possibilité de s'exprimer. Traditionnellement, c'est à la religion qu'on a attribué cette fonction, c'est pourquoi l'éducation religieuse demeure aujourd'hui un bastion dans de nombreux pays. Cependant, la religion n'est que l'un des nombreux chemins menant à Dieu, et d'autres voies doivent être trouvées qui permettront à tous les hommes de connaître et d'exprimer leur expérience du divin. C'est à ce but que l'éducation nouvelle devrait se consacrer. L'existence de l'âme – le Divin intermédiaire – doit être reconnue de tous, et les techniques de contact avec ce principe supérieur devenir familières à chacun.

Lorsque la structure de rayons, le niveau d'évolution et les buts de l'âme seront connus et décrits, l'éducation des enfants et des adultes deviendra plus scientifique et un nouveau sens sera donné au processus par lequel les hommes apprennent à devenir des dieux.

Tout cela exige des efforts sérieux de la part de ceux qui travaillent dans le domaine éducatif. La préparation à cette tâche doit devenir le but de tous ceux qui aspirent à enseigner. Jamais meilleure opportunité de service ne s'est présentée à ceux qui sont prêts à relever le défi de l'éducation dans le nouvel âge qui s'ouvre maintenant devant nous tous.

Un nouvel éventail de possibilités se présentera bientôt lorsque les hommes s'attaqueront aux problèmes de la séparativité et de la division. Cet élan libérera les forces et inspirera les techniques de formation et d'enseignement qui, le moment venu, conduiront les hommes aux pieds de Dieu.

Le Maître de B. Creme, Un Maître parle






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