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Accueil > Revue Partage > année 2007

Extraits de la revue
Partage international

Septembre 2007 - N° 229

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître



  • Point de vue
    • Réactiver les Objectifs du millénaire par Mary Robinson


  • Signes des temps


  • Tendances


  • Les priorités de Maitreya


  • Faits et prévisions


  • Citation


  • La voix des peuples


  • Courrier des lecteurs


  • Interviews




L'article du Maître

Home La divinité de l'homme

par le Maître –

Par l'entremise de Benjamin Creme

En tout homme repose, dans les profondeurs de l'être, la conscience du divin. Chez certains elle affleure à la surface de l'esprit ; chez d'autres elle demeure relativement inconnue, attendant pour sa découverte un événement majeur, un coup de fouet qui la tire de son sommeil. Ainsi les uns affirment-ils volontiers l'existence du divin tandis que beaucoup d'autres rejettent, souvent avec véhémence, la réalité de tout ce qui ne peut être connu, mesuré et compris par leurs cinq sens.

Aujourd'hui beaucoup sentent de plus en plus la présence de Maitreya, dont les énergies pénètrent tous les plans de conscience. Ils peuvent n'être au courant ni de son nom, ni même de son existence, mais en réponse à son énergie, ils perçoivent un nouveau climat spirituel dans le monde. Même s'ils ont des difficultés à l'expliquer, ils savent avec une certitude croissante qu'ils vivent dans l'aura du divin, et que tout ira pour le mieux. Ils savent également qu'ils ne sont pas seuls, que leurs prières sont entendues, et que quelque chose de prodigieux et de sacré est en train de se produire sur la planète Terre. Ils sentent que les tensions et les dangers actuels touchent à leur fin, que par-delà la peur et les déconvenues de notre temps se profile un monde nouveau et meilleur, qui attend d'être façonné et le sera effectivement.

Engager le combat

En attendant, Maitreya se prépare à engager le combat avec tout ce qui entrave le progrès et le bien-être de l'homme, tout ce qui empêche l'expression de sa divinité. Il s'attaquera aussi à la peur et à la faiblesse de l'homme lui-même.

Il montrera que l'homme est venu de la source la plus élevée, et qu'il est doté de tout le potentiel des dieux ; qu'une fois libéré de la peur qui le maintient sous son emprise, il pourra construire une civilisation digne de sa divinité et de son génie créateur.

Il montrera que seuls la peur et le manque de confiance condamnent aujourd'hui les hommes à subir les dangers qui menacent leur existence ; que le simple fait de partager amènera paix et justice à leur monde tourmenté ; que les hommes doivent reconnaître
qu'ils ne font qu'un, ne forment qu'un seul groupe de fils du Père unique.

Ainsi parlera-t-il. Ainsi invitera-t-il les hommes au changement.

La réaction des homme

Comment les hommes réagiront-ils ? Comment accueilleront-ils l'analyse que fera Maitreya de leur situation et de leurs problèmes ? Maitreya n'est pas seul au monde à les exhorter au changement et à la réforme. Beaucoup de sages, hommes et femmes, répondent à ses pensées et à son énergie, présentant ses idées à un large public. Lentement mais sûrement, ces idées prennent racine, éduquant en masse ceux qui jusque-là n'étaient ni intéressés, ni engagés. Ainsi se prépare le chemin de Maitreya.

Même dans ces conditions, comment Maitreya parviendra-t-il à gagner le cœur des multitudes pour que s'opère le changement de direction ? La réponse tient au déferlement de ses énergies. Jamais auparavant un instructeur d'une telle puissance ne s'était adressé au monde. A chaque mot qu'il prononce, une force bénéfique circule de cœur à cœur. Débats et controverses sont inutiles et superflus. Sa vérité fait jaillir la vérité dans le cœur de l'auditeur et, dans le creuset de leur divinité partagée, elle est reconnue comme la Vérité elle-même.





Home Compte rendu

La onzième heure

par Cher Gilmore

Sorti sur les écrans en août 2007, la 11e heure, est un documentaire long métrage produit par Leonardo DiCaprio, qui s'attache à évaluer l'état de l'environnement. 
 
En 91 minutes poignantes, cette œuvre retrace l'historique de l'impact de l'humanité sur la planète depuis l'aube des temps jusqu'à nos jours, en se projetant dans le futur. En ce qui concerne le présent, il montre les sécheresses, les famines, les inondations, les ouragans, les forêts rasées, les déserts qui s'étendent, la pollution des airs et des océans, les espèces en extinction, la fonte de la calotte glacière…

Le film considère que nous avons atteint la 11e heure, l'ultime moment où le changement est encore possible, et les spectateurs font viscéralement l'expérience de cette réalité.

Plus de 70 scientifiques, historiens, spécialistes de l'environnement et intellectuels sont interviewés pour définir ce que L. DiCaprio appelle le plus grand défi de notre époque : la nécessité de trouver les moyens de restaurer suffisamment les écosystèmes pour préserver l'avenir. Entre autres, interviennent Stephen Hawkings ; Lester Brown (président de l'Institut d'une politique de la Terre) ; Mikhail Gorbatchev (fondateur de la Croix verte internationale) ; Paolo Soleri (fondateur d'Arcosanti) et Wade Davis (explorateur de la Société nationale géographique). Tous présentent leurs réflexions sur l'état de la planète et sur les moyens de lui rendre la santé.     

L'homme se serait coupé de la nature à partir de la Révolution industrielle, lorsqu'il s'est mis à considérer la Terre comme un réservoir inépuisable de ressources à exploiter, au lieu d'y voir un don précieux mais limité, à protéger et à préserver. Et à présent, après deux cents ans de révolution industrielle, nous nous trouvons au bord du désastre.

Sans sous-estimer les torts très graves que nous avons causés à la Terre, ni le temps qui reste pour les réparer, ce film véhicule un sentiment d'espoir.

En effet, le film souligne que nous possédons toute la technologie nécessaire pour résoudre nos nombreux problèmes.

Nous pourrions recourir à des choix différents, plus conscients. La clé est de faire prendre conscience de l'état réel de la Terre et de la menace tout aussi réelle de l'extinction de l'espèce humaine. C'est la raison d'être de ce film et, grâce à la renommée de L. DiCaprio qui permettra une meilleure distribution dans les salles, il faut espérer qu'il réussira – surtout auprès des jeunes, qui sont peut-être plus que d'autres prêts à exiger des mesures efficaces.

Selon Nadia Conners, co-réalisatrice du film, la lutte actuelle visant à sauver ce dont dépend notre vie est comparable au début de celle victorieuse, pour les droits civiques, il y a quarante ans, aux Etats-Unis. Ainsi, ce film motive et inspire tout à la fois.

Pour permettre au plus grand nombre de participer à la guérison de la planète deux sites Web ont été créés. Sur 11thhour film.com, les militants peuvent trouver des modèles de courriers encourageant les pratiques écologiques à adresser aux entreprises de leur région. On peut aussi s'abonner gratuitement à une lettre électronique quotidienne fournissant des conseils de vie écologiques simples et pratiques. Le second site, 11thhouraction.com, est un forum où l'on peut relater des initiatives individuelles à visées environnementales afin d'inspirer d'autres personnes, ou recruter des bonnes volontés.

Cependant, au-delà des initiatives de ce type, le film nous rappelle que nous votons chaque jour avec notre argent. Il nous invite instamment à vérifier les modes de fabrication de nos achats, leur origine, les matériaux qui les composent, afin de consommer ou non en toute connaissance de cause. Les entreprises qui ne respectent ni la Terre, ni leurs employés, ne pourront survivre si les consommateurs refusent d'acheter leurs produits.

L. DiCaprio conclut ainsi : « En tant que citoyens, dirigeants, consommateurs et votants, nous avons l'occasion d'intégrer l'écologie aux politiques gouvernementales et à la vie quotidienne. Nous vivons une période critique de l'histoire de l'humanité, et la tâche de notre génération est de guérir la planète des blessures causées par la civilisation industrielle. Notre espèce réagira selon le degré d'évolution de sa conscience, et cette réaction pourrait bien sauver cette unique planète bleue pour les générations à venir. »

Allez voir ce film, et emmenez vos amis. Si la situation actuelle les satisfait, il les réveillera. S'ils sont déjà éveillés, il les incitera à agir.




Home Changement climatique : entendre la voix de l'Afrique

par Wangari Maathai

Nairobi,

L'Afrique est le continent qui sera le plus durement frappé par le changement climatique. Des pluies et des inondations imprévisibles, des sécheresses prolongées, les mauvaises récoltes qui s'ensuivent et une rapide désertification ont déjà commencé à modifier le visage de l'Afrique. Les po-pulations vulnérables de ce continent seront particulièrement touchées par les effets de l'élévation des températures – et dans certaines régions les températures se sont déjà élevées deux fois plus vite que dans le reste du monde.

Dans les pays riches, la crise climatique imminente est un sujet d'inquiétude, dans la mesure où elle affectera à la fois la bonne marche des économies et la vie des gens. En Afrique, cependant, un continent qui n'a guère contribué au changement climatique – ses émissions de gaz à effet de serre sont minimes comparées à celles du monde industrialisé – ce sera une question de vie ou de mort. Par conséquent, elle ne doit donc pas rester silencieuse face à cette situation : ses dirigeants et la société civile doivent s'impliquer dans les prises de décision mondiales en la matière.

Lorsque les chefs d'Etat du G8 se sont rencontrés en juin à Heiligendamm, en Allemagne, je leur ai adressé un appel leur demandant instamment de donner l'exemple, puisque leurs pays sont largement responsables du changement climatique. Ils doivent prendre les mesures les plus décisives pour le combattre.

En tant que principaux pollueurs, les pays industrialisés ont également la responsabilité d'aider l'Afrique à réduire sa vulnérabilité et à augmenter sa capacité à s'adapter au changement climatique. Les pays industrialisés doivent lever des fonds suffisants et fiables pour les premières victimes de la crise climatique, en Afrique et dans d'autres régions en développement.

Nous savons qu'il existe un lien important entre l'environnement, la gouvernance et la paix. Il est essentiel d'élargir notre définition de la paix et de la sécurité pour y inclure la gestion des ressources limitées de la Terre, et la distribution plus équitable de ces ressources. Le changement climatique rend la nécessité de cette redéfinition d'autant plus urgente.

Il faut rendre les systèmes de gouvernement plus réceptifs et plus inclusifs. Les gens doivent sentir qu'ils participent et la voix de la minorité doit être écoutée, même si la majorité a le dernier mot. Nous avons besoin de systèmes de gouvernement qui respectent les droits de l'homme et la loi et qui promeuvent délibérément l'équité.

De nombreux conflits et guerres dans le monde ont pour objet l'accès, le contrôle et la distribution de ressources comme l'eau, les combustibles, les pâturages, les minerais et la terre. Il suffit de regarder le Darfour. Au cours des dernières décennies, le désert au sud du Soudan s'est étendu en raison des sécheresses et de l'irrégularité des pluies attribuées en partie au changement de climat. En conséquence, les fermiers et les bergers se sont disputés la terre arable et l'eau devenues rares, et des leaders dépourvus de scrupules ont utilisé ces conflits pour encourager la violence de masse.Des centaines de milliers de personnes ont été tuées et déplacées au cours de campagnes d'intimidation, de viol et de rapt.

Une meilleure gestion des ressources permettra de prévenir les causes qui sont à la racine des conflits et des guerres civiles et par conséquent de créer un monde de paix et de sécurité.

Mais l'environnement se dégrade de manière lente et cela peut passer inaperçu pour la majorité des gens. S'ils sont pauvres, égoïstes, ou avides, ils seront davantage concernés par leur survie ou la satisfaction de leurs besoins et de leurs désirs immédiats que par le souci des conséquences de leurs actions. Malheureusement, la génération qui détruit l'environnement ne sera peut-être pas celle qui en paiera le prix. Ce sont les générations futures qui seront confrontées aux conséquences des activités destructrices de la génération actuelle.

La responsabilité de traiter, à temps et pour le bien commun, les problèmes auxquels nous sommes confrontés exige une volonté politique visionnaire de la part des gouvernements, et une responsabilité sociale de la part des entreprises. 

En ce qui concerne le changement climatique, nous sommes tous appelés à agir. Nombre de pays dans le monde qui possèdent de vastes forêts et une végétation abondante conservent leur biodiversité et jouissent d'un environnement sain et propre. Cependant, d'autres sont engagés dans l'exploitation du bois et le pillage de la biodiversité dans des forêts loin de leurs propres frontières. Il est crucial que nous considérions le monde comme un tout et que nous nous efforcions de protéger non seulement l'environnement local mais également l'environnement mondial.

Une pression constante est exercée pour sacrifier les forêts au profit de l'habitat, de l'agriculture ou de l'industrie. Ces pressions ne feront que croître dans un monde où les climats deviennent de plus en plus irréguliers. D'un point de vue politique, il est plus facile de sacrifier le bien commun à long terme aux convenances et aux opportunités.

Mais moralement parlant, nous devons agir pour le bien de tous. Nous avons la responsabilité de protéger les droits des générations à venir, les droits de toutes les espèces, qui ne peuvent s'exprimer elles-mêmes. Le défi mondial du changement climatique réclame que nous n'en exigions pas moins de nos dirigeants, ou de nous-mêmes.




Home A la découverte d'un terrain commun entre les religions mondiales

Interview de Karen Armstrong par Andrea Bistrich

Karen Armstrong est une théologienne britannique, auteure de nombreux ouvrages. Cette ancienne religieuse catholique fait partie des 18 membres de l'Alliance des civilisations, créée à l'instigation de l'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, pour combattre l'extrémisme et promouvoir le dialogue entre les mondes occidental et islamique. Andrea Bistrich l'a interviewé pour Partage international.
 
Partage international : Le 11 Septembre est devenu le symbole de l'affrontement entre l'Islam et l'Occident. Les Américains ont été nombreux à se demander pourquoi les musulmans les haïssaient tant, les experts se demandant même, autour de multiples tables rondes, si l'Islam n'était pas intrinsèquement violent. Est-ce le cas ?
Karen Armstrong : Il y a bien plus de violence dans la Bible que dans le Coran. L'idée que l'Islam s'est imposé manu militari est une fiction occidentale qui date du temps des Croisades, où ce furent pourtant les chrétiens qui ont mené contre lui une guerre « sainte » sans merci. Le Coran interdit toute forme de guerre d'agression et ne tolère l'emploi des armes que dans les cas de légitime défense – armes que les musulmans doivent déposer dès que l'ennemi entame des démarches de paix tout en acceptant les termes qu'il propose, même si c'est à leur désavantage. Plus tard, la loi musulmane interdira à ses adeptes d'attaquer tout pays qui leur accorde la liberté de culte. Le meurtre de civils était proscrit, tout comme la destruction de propriétés et l'utilisation d'armes à feu dans les guerres.
 
PI. Ces interdictions du Coran n'ont pas empêché des musulmans de se transformer en meurtriers. Comment peut-on être religieux et vouloir se faire kamikaze au nom d'Allah ?
KA. Toutes les religions, y compris l'Islam, interdisent le meurtre. Le terrorisme est un acte irréligieux. Les musulmans ont, à de nombreuses reprises, désavoué les terroristes, désaveux rarement relayés par les médias. Le terrorisme est un acte politique, qui peut bien utiliser (ou emprunter) le langage de la religion, mais la vérité, c'est qu'il absorbe une partie de la violence nihiliste de notre modernité qui a créé les armes nucléaires suicidaires et continue à faire peser la menace de leur utilisation. Quand on examine sérieusement les actes de kamikazes depuis les années 1980, on s'aperçoit que leurs motivations sont davantage politiques que religieuses et que ce sont essentiellement des réactions à l'occupation de territoires musulmans par les Occidentaux et leurs alliés.
 
PI. Les récentes controverses ont rendu plus aiguë cette impression de guerre de tranchée, que ce soit l'affaire des caricatures danoises du prophète Mahomet, les observations du pape sur l'Islam, l'affaire du voile comme obstacle à l'intégration. Samuel Huntington a introduit l'idée de « choc des civilisations ». Les « Occidentaux chrétiens » et le « monde musulman » sont-ils incompatibles à ce point ?
KA. Les divisions de notre monde ne sont pas de nature religieuse ou culturelle, mais politique. Il se caractérise par un déséquilibre des puissances, par la contestation grandissante par les pays les plus faibles de l'hégémonie des « Grandes Puissances » et la revendication de leur indépendance, souvent dans un langage religieux. C'est ce qui se passe pour ce qu'on appelle fondamentalisme, qui n'est souvent qu'une affirmation d'identité, un nationalisme exprimés sous une forme religieuse. Le vieil idéal nationaliste occidental du XIXe siècle, s'est terni et a toujours été étranger au Moyen-Orient. Si, dans le monde musulman, les gens se définissent à partir de leurs religions, c'est qu'ils y voient leur meilleur moyen de retourner à leurs racines après le grand choc de la colonisation.
 
PI. Comment le fondamentalisme en est-il venu à occuper l'avant-scène aujourd'hui ?
KA. La piété militante que l'on appelle fondamentalisme a fait éruption dans toutes les confessions durant le XXe siècle. Il y a des fondamentalismes bouddhiste, chrétien, juif, sikh, hindou et confucéen tout comme musulman. Des trois religions monothéistes – judaïsme, christianisme et islam – l'islam a été la dernière à voir apparaître ce courant en son sein dans les années 1960.
Le fondamentalisme représente une révolte contre la société séculière moderne, qui sépare religion et politique. L'instauration d'un gouvernement en Occident suscite toujours un mouvement de rejet des fondamentalistes, dont le but est de ramener au centre de la vie sociale Dieu et la religion, marginalisés par la laïcité. Tout fondamentalisme trouve son origine dans une peur profonde de disparaître. Qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens, les fondamentalistes sont convaincus que la société laïque ou libérale [au sens anglo-saxon] veut les éliminer. Ce n'est pas uniquement de la paranoïa : l'intégrisme juif a franchi deux stades majeurs : l'un après la Shoah, le second après la Guerre du Kippour de 1973. De plus, dans certaines régions du Proche-Orient, la laïcité s'est établie d'une manière si rapide et si agressive qu'elle a donné l'impression aux populations concernées d'un assaut mortel.
 
PI. Le président Carter a récemment souligné cette nature essentiellement politique du fondamentalisme, lorsqu'il a exprimé sa préoccupation de voir la fusion croissante de la religion et de l'Etat dans l'administration Bush et la place qu'avait prise l'intégrisme à la Maison blanche. Selon lui, les principales caractéristiques de cet intégrisme sont tout à fait applicables aux néoconservateurs : « Leurs dirigeants, écrit-il, sont des hommes de type autoritaire, nantis d'un fort sentiment de supériorité et partisans inconditionnels d'un retour au passé. Pour eux, le monde se divise entre eux-mêmes, les vrais croyants, et les autres, le camp du mal, qui doivent être combattus par tous les moyens. Enfermés jusqu'à l'autisme dans leurs visions étroites du monde, ils exercent leur démagogie sur tout ce qui peut soulever l'émotion publique, et voient dans la négociation, les tentatives de résoudre les différends par le dialogue, autant de marques de faiblesse. » Il semble qu'il existe un conflit entre les tenants de la ligne dure, les conservateurs, d'une part, et les progressistes. Est-ce quelque chose de typique du monde actuel ?
KA. Les Etats-Unis ne sont pas les seuls dans ce cas. L'intolérance, l'agressivité, sont aussi très présentes en Europe, dans les pays musulmans et au Moyen-Orient. La culture est et a toujours été contestée. Il y a toujours des gens qui ont une vision différente de leur pays et qui sont prêts à la défendre. Les fondamentalistes chrétiens américains ne veulent pas de la démocratie ; et il est exact que nombre de néo-conservateurs, qui penchent souvent vers l'intégrisme, ont des points de vue durs et bornés. Nous vivons des temps dangereux et difficiles, et la peur qu'ils suscitent tend à pousser nombre de gens à s'enfermer dans des ghettos idéologiques et à se construire de nouvelles barrières contre « l'autre ».
Pour les gens de sensibilité religieuse authentique, la démocratie est un « état de grâce ». C'est un idéal difficile à atteindre, qu'il faut constamment réaffirmer, sous peine de le perdre. Nous avons tous, Américains et Européens, failli à cet idéal durant la soi-disant « guerre contre le terrorisme ».
 
PI. Pourriez-vous vous étendre davantage sur les raisons de cette division croissante entre les musulmans et les sociétés occidentales ?
KA. Le conflit arabo-israélien, qui est devenu le symbole des dissensions entre chrétiens, juifs et musulmans est le cœur sanglant de cette division et a empêché toute modernisation de la région. Tant qu'on n'aura pas trouvé et fait appliquer une solution politique juste, qui satisfasse l'ensemble des parties, il n'y aura aucun espoir de paix. Il y a aussi la question du pétrole, qui a fait de ces pays les cibles des convoitises occidentales. Pour l'Occident, l'essentiel est de préserver ses positions stratégiques et les prix avantageux de son approvisionnement en pétrole, quitte à soutenir des gouvernements dictatoriaux, tels que les Shahs d'Iran, les Saoudiens et Saddam Hussein. Le seul endroit de liberté étaient les mosquées.
La violence du monde moderne a atteint des sommets. Elle a fait 70 millions de morts en Europe entre 1914 et 1945. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que la religion elle-même soit devenue violente, souvent sur le modèle des mœurs politiques. Une grande part de la violence et du terrorisme que nous subissons de la part du monde islamique s'est développée dans des pays où la guerre et les déplacements ont traumatisé les populations et sont même devenus chroniques : Moyen-Orient, Palestine, Afghanistan, Pakistan et Cachemire.
 
PI. Vous avez déclaré que pour les musulmans, le conflit arabo-israélien était devenu « le symbole de leur impuissance dans le monde moderne ». Qu'entendez-vous par là ?
KA. Le conflit arabo-israélien a commencé, des deux côtés, comme un simple conflit de territoire. Le sionisme a d'abord été un mouvement de rébellion contre le judaïsme religieux, et fut même condamné par les rabbins orthodoxes qui y virent un blasphème envers la Terre d'Israël, l'un des symboles les plus sacrés du judaïsme, dans la mesure où c'était la rabaisser jusqu'à n'être plus qu'un simple territoire à conquérir. Il en fut de même avec l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), dont l'idéologie était strictement laïque – comme on le sait, un grand nombre de Palestiniens sont chrétiens. Malheureusement, en laissant le conflit s'envenimer des deux côtés, il finit par prendre une dimension religieuse, ce qui amenuisit considérablement l'espoir d'une solution. Dans la plupart des mouvements intégristes, certaines questions acquièrent une valeur symbolique et en viennent à représenter tout ce qu'ils reprochent à la modernité. En ce qui concerne le judaïsme, tous les mouvements fondamentalistes s'accordent pour rejeter la laïcité de l'Etat d'Israël, qui, pour eux, constitue le cheval de Troie de l'ethos laïc dans la vie religieuse juive. Certains juifs, par contre, sont des soutiens zélés de l'Etat d'Israël, qu'ils considèrent comme sacré ; pour eux, s'engager dans la vie politique israélienne représente l'acte sacré du tikkoun, de la restauration du monde : la création d'une colonie est un tikkoun qui, pour certains, accélérera la venue du Messie. Mais la plupart des juifs ultra-orthodoxes s'opposent à l'existence de cet Etat, abomination diabolique pour une partie d'entre
eux (les juifs étant censés attendre le Messie devant restaurer un Etat religieux en Terre sainte), et d'autres, en revanche, le considèrent comme purement neutre et s'en tiennent le plus possible à l'écart. En outre, beaucoup de juifs voient Israël comme une sorte de phoenix ressuscité des cendres d'Auschwitz, et une manière de compenser et de supporter la Shoah. Mais pour de nombreux musulmans, le sort tragique des Palestiniens représente tout ce qui ne va pas dans le monde contemporain. Le fait qu'en 1948, 750 000 Palestiniens aient pu perdre leurs maisons avec l'approbation évidente du monde est le parfait symbole de l'impuissance de l'Islam à l'égard de l'Occident. Le Coran affirme que si les croyants vivent dans la justice et la décence, leurs sociétés prospéreront parce qu'elles seront en accord avec les lois fondamentales de l'univers. La religion musulmane, ayant été d'une victoire à l'autre, a toujours connu le succès. Mais l'échec des musulmans à résister à l'Occident laïc s'est tout entier concentré dans la tragédie palestinienne. Jérusalem est également le troisième des lieux sacrés de l'Islam, et lorsque les musulmans voient leur sanctuaire du Mont du Temple cerné par les tours de guet des colons israéliens et sentent que leur ville leur échappe chaque jour un peu plus, c'est en fait leur identité qui, pour eux, est assiégée. Quoi qu'il en soit, il est important de noter que les Palestiniens n'ont adopté une idéologie religieuse que bien après que l'intégrisme islamique fut devenu une force sociale importante dans des pays comme l'Egypte et le Pakistan ; plus précisément en 1987, lors de la première Intifada. Et il est également important de comprendre que le Hamas, par exemple, n'a rien à voir avec un mouvement comme Al-Qaida, dont les ambitions sont mondiales. Le Hamas est un mouvement de résistance ; il ne s'en prend pas aux Américains ou aux Britanniques, mais à la puissance occupante. C'est, une fois de plus, un nationalisme se présentant en termes religieux.
Le conflit arabo-israélien est devenu une sorte d'axe de référence pour les fondamentalistes chrétiens américains. Ils sont convaincus que le retour du Christ en gloire ne sera possible, selon la prophétie, que lorsque les juifs auront retrouvé leur terre. C'est pourquoi ce sont des sionistes ardents, même si leur idéologie, selon laquelle l'antéchrist massacrera les juifs installés en Terre sainte qui n'accepteront pas le baptême, est antisémite.
 
PI. Quelle est la responsabilité de l'Occident dans les événements en Palestine ?
KA. Les Occidentaux sont responsables de la souffrance du monde. Nous sommes parmi les pays les plus riches et les plus puissants, et nous ne pouvons pas, que ce soit d'un point de vue moral ou religieux, nous contenter de rester passifs, spectateurs, devant la pauvreté, le dénuement ou l'injustice, que ce soit en Palestine, au Cachemire, en Tchétchénie ou en Afrique. Cela dit, il a une responsabilité particulière en ce qui concerne la situation arabo-israélienne. C'est la Grande-Bretagne qui, dans la Déclaration Balfour de 1917, a approuvé le principe de la création d'un Etat juif en Palestine, en faisant la sourde oreille aux aspirations et aux difficultés des Palestiniens qui occupaient ce territoire depuis des siècles. Et ce sont les Etats-Unis qui, aujourd'hui, soutiennent sans conditions Israël économiquement et politiquement, sans se soucier eux non plus de la tragédie que vivent les Palestiniens. C'est dangereux, dans la mesure où ceux-ci n'ont pas l'intention de s'en aller et qu'il faudra bien trouver une solution qui garantisse à la fois la sécurité d'Israël et la création d'un Etat palestinien sûr et pleinement indépendant si l'on veut parvenir enfin à la paix mondiale.
 
PI. Vous avez aussi souligné l'importance de cultiver une « triple vision », c'est-à-dire la capacité à voir le conflit tel que le voient les différentes communautés : musulmanes, chrétiennes et juives. Pourriez-vous préciser votre pensée ?
KA. On peut et on devrait considérer les trois religions d'Abraham – judaïsme, christianisme et islam – comme une seule et même tradition religieuse qui a pris trois orientations différentes. C'est ainsi que j'ai toujours essayé de les voir ; aucune n'est supérieure à l'autre. Chacune a son génie propre, et ses propres faiblesses. Juifs, chrétiens et musulmans rendent un culte au même Dieu et partagent les mêmes valeurs morales. Dans un de mes livres, A History of God, j'ai tenté de montrer que dans leur histoire, juifs, chrétiens et musulmans ont posé le même type de questions sur Dieu et que la similitude des réponses auxquelles ils sont parvenus est tout à fait remarquable : entre les versions de l'incarnation chez les juifs et les musulmans, par exemple, ou le statut de la prophétie. J'ai également essayé de montrer à quel point les mouvements intégristes de trois religions se ressemblent.
Quoi qu'il en soit, les juifs ont toujours eu du mal à accepter les fois plus tardives du christianisme et de l'islam. Le premier a toujours eu des relations compliquées avec le judaïsme et a vu dans l'islam une imitation blasphématoire de la Révélation. Alors que le Coran a de ses deux religions sœurs une vision très positive et a toujours insisté sur le fait que Mahomet n'était pas venu pour éliminer le « Peuple du Livre » [Israël]. On ne peut être musulman si l'on ne révère pas aussi les prophètes Abraham, David, Noé, Moïse et Jésus, que les musulmans regardent comme un prophète, à l'instar des auteurs du Nouveau Testament – Luc, par exemple, qui qualifie Jésus de ce nom d'un bout à l'autre de son Evangile. La notion de la divinité de Jésus est apparue bien plus tard, et les chrétiens l'ont souvent mal interprétée.
Malheureusement, les croyants pensent avoir le monopole de la vérité et de la vraie foi. C'est tout simplement de l'égotisme, et ça n'a rien à voir avec la religion véritable, qui est centrée sur l'abandon de l'ego.
 
PI. Les croyants ne paraissent pas faire preuve de plus de compassion, de tolérance et de spiritualité que les autres. Qu'est-ce que cela révèle sur le véritable but de la religion ?
KA. L'ensemble des religions mondiales insistent sur le fait que la foi véritable se traduit nécessairement par une compassion en acte. Toutes ont fait leur la Règle d'Or : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse. » Cela requiert que l'on sonde sincèrement notre cœur pour y découvrir ce qui nous fait mal et refuser, quelles que soient les circonstances, de l'infliger aux autres. La compassion est synonyme d'empathie ; elle exige que nous descendions du trône de notre monde pour le céder à l'autre. C'est sur cette assise que repose le message du Coran et du Nouveau Testament : « Je peux avoir une foi qui déplace les montagne, dit Saint Paul, mais si je n'ai pas la charité, elle ne me sert de rien ». Pour rabbi Hillel, un contemporain de Jésus, cette Règle d'Or constitue l'essence du judaïsme. Tout le reste, déclarait-il, n'est que « commentaire ». C'est exactement ce qu'enseignent également le confucianisme, le taoïsme, le bouddhisme et l'hindouisme.
Toutes les traditions insistent sur le fait qu'il ne suffit pas de faire montre de compassion envers notre groupe, mais qu'il faut avoir ce que les Chinois appellent jian ai, le souci de tous les hommes. La loi juive ne dit pas autre chose quand elle prescrit d'honorer l'étranger, de même que Jésus quand il nous enjoint d'aimer nos ennemis. Si votre amour ne s'étend qu'à vos proches et à votre entourage, ce n'est que de l'intérêt personnel, une forme d'égocentrisme de groupe. Pour ces traditions, c'est la pratique quotidienne de la compassion – et non l'adoption d'un credo officiel formatant une vision du monde et une forme de sexualité « correctes » – qui nous conduira en présence de ce que nous appelons Dieu, le Nirvana, Brahman ou le Tao. La religion est ainsi inséparable de l'altruisme. Alors, pourquoi les croyants sont-ils aussi peu compatissants ? Qu'est-ce que cette lacune nous révèle de leur mentalité ? La compassion n'est pas une vertu populaire. Nombre de pratiquants préfèrent s'en tenir à suivre des normes religieuses que de l'appliquer. Ils refusent d'abandonner leurs egos. Tout ce qu'ils demandent à leur religion, c'est qu'elles leur procurent un vague sentiment d'élévation hebdomadaire avant de retourner à leur vie ordinaire et égoïste, étrangère aux exigences véritables de leur tradition. La pratique de la religion est difficile ; peu y parviennent. Mais les laïcs font-ils mieux ? Beaucoup d'entre eux souscriraient à cet idéal de la compassion, mais se montrent tout aussi égoïstes que les croyants. L'échec de ceux-ci à vivre la compassion nous révèle donc peu sur la religion, mais beaucoup sur la nature humaine. La religion est une méthode : il faut la pratiquer si l'on veut découvrir la vérité qu'elle renferme. C'est malheureusement rarement le cas.
L'Islam et l'Occident
PI. Pour Robert Fisk, correspondant de The Independent, « nous continuons à dire que les Arabes… aimeraient juste bénéficier d'un peu de l'éclat, de la splendeur de notre démocratie, être libérés de la police secrète et des dictateurs (que nous avons pour une grande part contribué à installer)… Alors qu'ils veulent la justice, qui est parfois plus importante que la « démocratie ». [PI, oct. 2005] L'Occident doit-il encore prendre conscience que les musulmans sont en mesure de se créer un Etat moderne, qui ne sera pas forcément une démocratie telle nous l'entendons ?
KA. Ainsi que l'ont démontré des intellectuels musulmans, l'Islam est tout à fait compatible avec la démocratie ; malheureusement, elle a acquis une fâcheuse réputation dans les pays islamiques. L'Occident leur dit : nous croyons en la liberté et la démocratie, mais en ce qui vous concerne, vous ne pouvez être gouvernés que par des dictateurs comme les shahs ou Saddam Hussein. Ce qui revient à dire qu'il y a un double standard. Robert Fisk a raison. J'étais récemment au Pakistan, et quand j'ai cité une formule de G. Bush affirmant : « ils [les musulmans] haïssent notre démocratie », la salle a hurlé de rire.
La démocratie ne s'impose pas par les armes et les tanks. La mentalité moderne a deux caractéristiques ; en leur absence, vous pouvez avoir autant d'avions de chasse, d'ordinateurs ou de gratte-ciel que vous voulez, votre pays n'est pas réellement « moderne ». La première d'entre elles est l'indépendance. La modernisation de l'Europe entre les XVIe et XXe siècles a été ponctuée par des déclarations d'indépendance sur tous les fronts : religieux, intellectuel, politique, économique. Les citoyens exigeaient la liberté de pensée, d'inventer et de créer. La seconde, c'est l'innovation – facteur essentiel de la modernisation de l'Occident. Nous sommes sans cesse en train de créer quelque chose de nouveau. C'est un processus dynamique et enthousiasmant.
Mais dans le monde musulman, la modernité n'est pas venue avec l'indépendance, mais avec le joug colonial. Et si les pays islamiques ne jouissent pas de la liberté, c'est parce que les puissances occidentales ont souvent contrôlé leurs politiques dans les coulisses pour s'assurer des ressources naturelles dont elles avaient besoin (pétrole…). Tant que leurs citoyens ne se sentiront pas libres, la « démocratie », quelque forme qu'elle puisse prendre, sera nécessairement superficielle et viciée à la base.
Nous savons tous d'expérience, dans nos vies, combien il est difficile – voire impossible – d'être créatifs quand nous sommes agressés. Les musulmans se sentent souvent sur la défensive, et c'est ce qui leur rend si ardu de trouver assez de créativité pour se moderniser et se démocratiser, surtout quand leurs rues sont envahies par les forces d'occupation.
 
PI. Existe-t-il une possibilité de rapprochement possible entre les mondes occidental et islamique ?
KA. Ce ne sera envisageable que si l'on résout les problèmes politiques. Il y a une grande convergence entre les idéaux islamiques et l'idéal occidental, les musulmans le savent depuis longtemps. Au début du XXe siècle, presque tous éprouvaient une fascination pour l'Occident et essayaient de se construire des sociétés sur le modèle de la Grande-Bretagne et de la France. Certains allaient même jusqu'à dire que l'Occident était plus « islamique » que les pays musulmans non encore modernisés, parce que les économies modernes étaient plus à même de se rapprocher de l'idéal du Coran, à savoir la justice sociale et l'équité. A cette époque, les musulmans se sentaient très proches de l'Occident moderne et démocratique. En 1906, le clergé musulman fit campagne avec les intellectuels non religieux en Iran pour la création d'une Constitution et d'une démocratie parlementaire. Lorsqu'ils eurent obtenu gain de cause, le grand Ayatollah déclara que la nouvelle constitution était ce qu'il y avait de mieux avant le retour du Messie shiite, dans la mesure où elle limiterait la tyrannie du Shah et où c'était un projet digne de tous les musulmans. Malheureusement, le gouvernement britannique, ayant découvert du pétrole dans le pays, contrecarra autant qu'il le put le nouveau parlement. C'est ainsi la politique étrangère de l'Occident qui causa le désenchantement des musulmans à son égard : Suez, Palestine/Israël, soutien occidental à des régimes corrompus…
 
PI. Que proposeriez-vous, comme mesures pratiques, pour combler ce fossé ?
KA. D'abord, la mise en place d'une nouvelle politique étrangère, qui puisse résoudre le conflit du Proche-Orient en garantissant la sécurité d'Israël ainsi que l'indépendance et la justice pour les Palestiniens. Cesser de soutenir les régimes corrompus ou dictatoriaux ; trouver une solution juste qui puisse couper court à l'horreur grandissante qui ravage l'Irak, qui est devenu une sorte de « jouet » entre les mains de groupes d'Al-Qaida. Faire en sorte qu'il n'y ait plus à l'avenir d'Abu Ghraib ou de Guantanamo Bay. Financer massivement l'Afghanistan et la Palestine ; résoudre le problème du Cachemire. Enfin, qu'on cesse de rechercher des solutions à court terme pour s'assurer d'un pétrole bon marché.
L'été dernier, on a vu en Irak et au Liban que les armées, aussi gigantesques soient-elles, ne sont plus viables face à la guérilla et aux attaques terroristes. Ce qui prouve, si besoin en était, que la principale arme de paix, c'est la démocratie.





Signes des temps

Home De nouveaux agroglyphes magnifiques !

Source : www.cropcircle connector.com


© Steve Alexander
Tidcombe, Wiltshire, 26 juillet 2007


© Steve Alexander
Stantonbury Hill, Sommerset, 19 juillet 2007
 


© Steve Alexander
Sugar Hill, Aldbourne, Wiltshire, 1er août 2007
 


© Steve Alexander
Westbury Write Horse, Wiltshire, 13 juin 2007



© Steve Alexander
Hailey Wood, Ashbury, Oxon, 16 juillet 2007
 


© Steve Alexander
West Kennett, Longbarrow, Wiltshire, 28 juin 2007
 

2007 a été une grande année pour les agroglyphes en Grande-Bretagne, en dépit des fortes pluies. Vers la mi-août, quarante-sept motifs avaient été signalés. Alors que les principaux médias n'ont jamais enquêté sérieusement sur le phénomène, des personnes enthousiastes venues du monde entier se retrouvent chaque année à des conférences, les sites Internet signalent méticuleusement les dernières formations et présentent des photographies de motifs. Des milliers de personnes se rendent chaque été dans la campagne du Wiltshire, au sud de l'Angleterre, pour voir les agroglyphes les plus grands et les plus extraordinaires et font la merveilleuse expérience de marcher autour, de s'asseoir à l'intérieur, impressionnés par la beauté des motifs.

Jusqu'à présent, cette année, quatre-vingt-huit agroglyphes, de plus en plus complexes, ont également été signalés dans d'autres parties du monde : Allemagne (18) ; Pays-Bas (13) ; République tchèque (1) ; Slovénie (3) ; Norvège (2) ; Pologne (2) ; France (1) ; Suisse (6) ; Croatie (1) ; Etats-Unis (6) ; Italie (22) ; Belgique (11) et Suède (2).

Benjamin Creme a donné les explications suivantes : « Selon mes informations, ces formes sont créées par ce que l'on appelle communément des ovnis. Les ovnis viennent principalement de Mars et de Vénus, et non pas d'un autre système solaire… Par ces cercles dans les champs de céréales, les frères de l'espace recréent, en quelque sorte, le « réseau » du champ magnétique de notre Terre. Chacun de ces cercles représente un chakra, pour ainsi dire, un vortex d'énergie magnétique. Apparu initialement en Grande-Bretagne le phénomène se répand maintenant dans le monde entier » [Partage international, juin 1991]


Voir également : La réalité des frères de l'espace et leur œuvre, une interview de Benjamin Creme (Partage international, janvier-février 2005)
The Crop Circle Year Book 2006 de Steve Alexander et Karen Douglas (Temporary Temple Press, Grande-Bretagne) contient les photographies des plus beaux agroglyphes apparus en 2006 en Grande-Bretagne.
Site : www.temporarytem ples.co.uk
Pour davantage d'information : www.cropcircle connector.com




Home Des apparitions d'ovnis dans le monde entier

L'article du Maître de B. Creme intitulé Le rassemblement des forces de lumière (PI, mars 2007) commence ainsi : « D'importants événements sont en train de se produire dans différentes parties du monde, suivis de témoignages qui partout susciteront l'étonnement. Un nombre sans précédent de personnes verront des vaisseaux spatiaux en provenance des planètes proches de la nôtre, Mars et Vénus en particulier. Ce net accroissement de l'activité extraterrestre, couvrant de vastes zones de la Terre, créera une situation totalement inédite. Ceux qui refusent obstinément de prendre au sérieux le phénomène auront des difficultés à maintenir leur position. Les récits de contacts avec les occupants d'ovnis se feront de plus en plus nombreux, confirmant la réalité de leur existence. Les miracles de toute nature continueront de se produire, augmentant à la fois en quantité et en diversité. Les hommes seront stupéfiés par ces manifestations ; plongés dans la perplexité, ils seront amenés à s'interroger profondément. »

Exactement comme il a été prédit, on recense cette année un nombre impressionnant de témoignages d'apparitions d'ovnis dans différentes parties du monde et on observe un accroissement du phénomène des agroglyphes, avec des motifs toujours nouveaux et d'une grande variété.

[1] Des ovnis au-dessus de l'Ontario
Le 29 juillet 2007, un Canadien a photographié quatre formes blanches allongées se déplaçant dans le ciel. Scott Fraser, un habitant d'Orillia, dans la province canadienne de l'Ontario, a déclaré que les formes arrivèrent soudain comme des fusées au-dessus de l'horizon à l'ouest, puis s'élevèrent à la verticale avant de se déplacer vers le sud à grande vitesse. « Honnêtement, je ne sais pas ce que c'était », a déclaré S. Fraser, qui était en train de photographier le coucher de soleil sur Westmount Hill, lorsque l'un de ses amis a vu apparaître des formes blanches dans le ciel. D'après lui, le mouvement des objets volants était trop rapide, et trop brusque pour des avions normaux.
Source : www.orilliapacket.com

[2] Des ovnis au-dessus de l'Angleterre
Le 21 juillet 2006, à Stratford-upon-Avon (Angleterre), des dizaines de personnes ont vu cinq ovnis planer en formation dans le ciel pendant environ trente minutes.
Les lumières apparurent vers 22 h 30. Les témoins ont déclaré que les motifs inhabituels formés par leur mouvement, l'absence de bruit et la durée de l'apparition excluaient la possibilité d'un phénomène ayant une origine humaine.
Un témoin, Tom Hawkes, a raconté : « En sortant, nous trouvâmes une soixantaine de personnes qui regardaient quelque chose dans le ciel. Je vis une lumière, puis trois autres. Elles vinrent en formation au-dessus de nos têtes puis se déplacèrent dans différentes positions. Trois d'entre elles formaient un triangle et une autre se trouvait plus à droite. Puis une autre vint les rejoindre à très grande vitesse. Mais en s'approchant, elle ralentit soudain et s'immobilisa. Entre temps, davantage de gens avaient envahi la rue. Les objets demeurèrent là pendant une demi-heure. C'était très impressionnant car ils ne faisaient aucun bruit et ils demeurèrent immobiles avant de disparaître lentement derrière l'horizon. Il n'y avait pas d'étoiles dans le ciel. »
Source : www.dailymail.co.uk

[3] Des ovnis au-dessus du Pays de Galles
De bonne heure le 25 juillet 2007, plusieurs habitants de Wrexham (Pays de Galles) et des environs ont vu sept lumières rouges se déplacer dans le ciel. Lynn Williams, a vu des lumières inhabituelles se déplacer silencieusement et à grande vitesse au-dessus de sa maison. « Sept lumières se déplaçaient rapidement au-dessus de la maison, a-t-il déclaré. Deux d'entre elles tournaient l'une autour de l'autre. Elles volaient très près l'une de l'autre, plus près que des avions. Je courus chercher ma caméra. Je pensais qu'il pouvait s'agir d'hélicoptères, mais lorsque j'ai zoomé sur elles, je fus terrifié. Elles avaient une lueur rouge au milieu… Elles ne ressemblaient à rien de ce que j'avais pu voir auparavant. Ces lumières se trouvaient si bas qu'il y aurait dû y avoir du bruit s'il s'était agi d'avions. »
Un autre témoin, officier de police dans la ville voisine d'Acton, a déclaré qu'il avait vu les lumières alors qu'il patrouillait près d'une école. « Cela ne pouvait nullement être une supercherie, car dans ce cas, je ne les aurais pas vues depuis la région d'Acton. De plus, elles se trouvaient très haut dans le ciel et il n'y avait aucune possibilité pour que quelqu'un puisse contrôler quoi que ce soit de cette distance. Il y avait plusieurs objets flottant en groupe. Tout d'abord, j'ai pensé qu-il pouvait s'agir d'hélicoptères, mais il n'y avait pas le moindre bruit. »
Source : www.eveningleader.co.uk

[1][2]Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les objets volants étaient des vaisseaux spatiaux venant de Mars. [3]Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les lumières étaient des vaisseaux spatiaux venant de Mars.


Home Une aubergine miraculeuse

Source : Action News et 6abc Indiana, Etats-Unis

Ce n'est pas la première fois que des miracles se produisent sur des fruits et des légumes et certainement pas la dernière – mais pour Felicia Teske cela a dû ressembler au miracle du siècle lorsqu'elle a lu le mot GOD (DIEU) formé par les graines d'une aubergine qu'elle venait de découper. Le 12 août 2007, Mme Teske, de Boothwyn, Delaware County, Pennsylvanie (Etats-Unis) préparait son dîner lorsqu'elle remarqua le mot GOD écrit en lettres capitales sur une tranche de l'aubergine. Elle la montra à son mari Paul qui décida d'appeler une chaîne locale – Action News

Felicia Teske pleurait encore la mort de plusieurs membres de sa famille ; elle vit le miracle dans l'aubergine comme un message de réconfort de la part de Dieu. Elle a déclaré que des membres de sa famille étaient décédés récemment et que cela l'avait réconforté de voir apparaître le mot DIEU.

Voir la photographie dans la version imprimée de la revue Partage international n° 229 de septembre 2007, page 16.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un authentique miracle manifesté par Maitreya.


Home Des empreintes de main au Japon

Des « empreintes de main » sont miraculeusement apparues sur des vitres de voiture et sur une baignoire au Japon au cours des derniers mois.
Le 4 mai 2007, T. Y., de Shiga, a photographié deux « empreintes de main » sur la vitre arrière de sa voiture.



Le 6 mai 2007, M. Y., de Tokyo, a photographié une « empreinte de main » sur le fond de sa baignoire.



En juin 2007, H. N., de Gifu, lava sa voiture et nettoya les vitres. Le lendemain elle découvrit quatre « empreintes de main » sur les vitres : sur le pare-brise et sur la vitre du côté conducteur.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les « empreintes » photographiées par T. Y. étaient une bénédiction du Maître de Tokyo et que celles photographiées par M. Y. et H. N. avaient été manifestées par Maitreya. Le Maître de Benjamin Creme a également indiqué que d'autres « empreintes de main » apparaîtraient dans différentes parties du Japon et ailleurs.


Home Des croix de lumière en Australie

Source : www.messengerwest.com.au

Une croix de lumière apparaît chaque soir sur la fenêtre de la salle de bains à North Haven, près d'Adelaïde (Australie). Marty Branch a emménagé dans sa maison il y a quatre ans, et elle a déclaré que la croix apparaît chaque jour à la tombée de la nuit. Lorsqu'on la voit de l'intérieur de la pièce, la croix apparaît sur la vitre tout entière, même lorsque la lumière est éteinte. Il n'y a aucune lumière dans la rue ni d'autre source de lumière dans le voisinage.Lorsqu'on regarde la fenêtre de l'extérieur, la lumière allumée étant dans la salle de bains, une croix jaune brillante apparaît au milieu de la vitre. « J'aimerais savoir pourquoi cette croix est là, se demande Marty Branche. C'est peut-être une bénédiction ? »

Après avoir lu cette histoire dans un journal, Maria Pavljuk, une habitante de Largs North, a contacté le journal pour lui raconter une histoire similaire. Elle a déclaré qu'une croix de lumière était apparue dans la salle de bains de la maison où elle habitait auparavant près de Smithfield, quelques jours après qu'elle soit rentrée de l'hôpital, en janvier 1987. C'était environ quatre ans après qu'elle et son mari aient emménagé. « Cette croix était absolument magnifique, a-t-elle dit. J'y pense encore. Je regrette d'avoir déménagé. J'avais des tas d'amis qui venaient voir cette croix et toute ma famille l'a vue… tout le monde était émerveillé. »

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces croix avaient été manifestées par Maitreya.



Tendances

Home Les Anciens de la Terre, unis pour changer le monde

Source : ABC News

Les « Anciens », un nouveau groupe de politiciens, d'économistes et de religieux expérimentés se consacrant à la résolution des problèmes mondiaux difficiles, a vu le jour lors d'une récente rencontre à Johannesburg. Il comprend des personnalités telles que Nelson Mandela, ancien président de l'Afrique du Sud ; Desmond Tutu, archevêque émérite du Cap, en Afrique du Sud ; Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis ; Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies ; Mary Robinson, ancienne présidente d'Irlande et Mohammed Yunus, prix Nobel et fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh. Ce groupe veut s'impliquer dans la résolution de certains des problèmes les plus urgents de la planète – le changement climatique, les pandémies comme le sida, la malaria et la tuberculose, ainsi que les conflits armés.

Le magnat britannique Richard Branson et la star du rock Peter Gabriel avaient eu cette idée de former un groupe d'Anciens, il y a quelques années, en s'inspirant du fonctionnement des villages africains. Ils ont contacté N. Mandela, qui a accepté de les aider à recruter d'autres participants.

« Les structures qui doivent régler ces problèmes sont souvent freinées par des contraintes politiques, économiques ou géographiques ; les Anciens n'ont pas de telles contraintes », a déclaré N. Mandela. Selon R. Branson : « Ce groupe d'Anciens ramènera l'espoir et la sagesse dans le monde, et nous rapprochera. » En utilisant leur expérience collective, leur courage moral et leur capacité à s'élever au-dessus des égoïsmes nationaux, ils peuvent aider à transformer notre planète en un endroit plus paisible, sain et équitable. Appelons-les les Anciens de la Terre, non pas à cause de leur âge, mais à cause de leur sagesse individuelle et collective.

Plusieurs membres ont reconnu que les activités du groupe restent à préciser. Il n'y aura pas de titre, ni de hiérarchie. J. Carter a souligné la capacité du groupe à parler à quiconque sans aucun risque : « Nous pourrons risquer l'échec dans des causes nobles, et nous n'aurons pas besoin de réclamer le crédit des succès accomplis. » 

K. Annan a ajouté que « le groupe n'a pas l'intention d'entreprendre seul la résolution des conflits du Darfour ou de la Somalie. Mais nous pouvons intervenir et peut-être forcer les belligérants à honorer leurs accords. »

« Certains crimes nous font honte, a-t-il déclaré. Nous avons tous une responsabilité, et j'espère que les Anciens seront les premiers à poser la question : que pouvons-nous faire pour améliorer la situation ? »

Le leader Indien de la micro-finance, Ela Bhatt, l'ancien premier ministre norvégien Gro Harlem Brundtland, et l'ancien ambassadeur chinois à Washington, Li Zhaoxing font aussi partie du groupe des Anciens.

Ce groupe a laissé un siège vide pour une « Ancienne » qui était invitée, mais n'a pas pu assister à la réunion, car elle est retenue prisonnière dans sa maison au Myanmar – la lauréate du prix Nobel et avocate des droits de l'homme, Aung San Suu Kyi.




Home Mettre fin au terrorisme nécessite de l'aide, pas des tanks

Source : Le Monde, France

« L'aide est infiniment plus efficace que les tanks pour endiguer la vague de terrorisme, les pandémies et les changements climatiques qui sont les vrais défis de l'humanité, aujourd'hui. » Dans une interview au journal français Le Monde, Kemal Dervis, ancien ministre des Finances de Turquie et administrateur du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement), appelle à une réduction des dépenses militaires. « Chaque année, le monde dépense 90 milliards d'euros pour l'aide internationale au développement, en même temps que l'on dépense 900 milliards d'euros pour l'armement. » 

« C'est invraisemblable », dit-il. K. Dervis indique que les budgets militaires sont automatiquement renouvelés d'année en année, sans être examinés ni ajustés, ce qui constitue un obstacle majeur à la réalisation de l'objectif du millénaire de diviser la pauvreté par deux, d'ici 2015.

Cette gestion budgétaire classique, déclare le chef du Pnud, empêche nombre de pays d'atteindre les 0,7 % du PIB que les pays développés s'étaient engagés à dédier à l'aide internationale.




Home Le Maroc et le Polisario ouvrent des négociations

Source : www. LeMonde.fr, France

Pour la première fois en dix ans, le Maroc et le Polisario se sont rencontrés pour entamer une négociation sur le Sahara occidental.      

Le Sahara occidental, colonie espagnole jusque dans les années 1960, est sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies. Son statut est source de conflit depuis longtemps. Le Royaume du Maroc et le mouvement indépendantiste « Front Polisario », qui a fondé un gouvernement exilé en Arabie Saoudite, ont pris les armes pour le contrôle du territoire. 

Tenue sous les auspices des Nations unies, cette rencontre ouvre les discussions sur l'ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975. Les deux parties revendiquent la souveraineté sur ce territoire. Une résolution de l'Onu avait préalablement demandé aux protagonistes de négocier en « toute bonne foi » de façon à parvenir à « une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable pour l'autodétermination de la population du Sahara occidental ».

Ce droit à l'autodétermination est une revendication de longue date du Polisario.

La probabilité de succès est réelle, mais cela dépend aussi de l'attitude positive d'autres nations comme la France et les Etats-Unis qui ont longtemps soutenu ouvertement le Maroc.




Home Le nucléaire n'est pas une solution au changement climatique

Source : www.NouvelObs.com, France

Le groupe de réflexion britannique Oxford Research Group a récemment publié un rapport sur l'utilisation de l'énergie nucléaire : Sécuriser l'énergie ? Les risques de l'énergie nucléaire sont-ils trop élevés ?

Le rapport conclut que pour régler le problème du changement climatique, il faudrait construire quatre centrales nucléaires tous les mois, pendant 70 ans. Pour y parvenir, il faudrait trouver 4 000 tonnes de plutonium dans les 70 prochaines années : 20 fois la quantité utilisée aujourd'hui par les 429 réacteurs nucléaires. Ils concluent qu'une telle solution est « irréalisable d'un point de vue logistique », et favoriserait la prolifération des armes nucléaires. Le rapport avertit également du risque d'acquisition criminelle de gros volumes de plutonium à des fins indésirables.

Tandis que les voix pro nucléaire dans le monde souhaitent donner un rôle prépondérant au nucléaire pour réduire des gaz à effet de serre et assurer l'approvisionnement international en énergie, le rapport affirme que « le développement de l'industrie nucléaire dépasserait totalement les capacités de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) à surveiller et à contrôler les puissances nucléaires mondiales ».




Home La réforme agraire en Bolivie

Source : Actualidad Étnica, Bolivie

Le président bolivien, Evo Morales, a fait adopter de nouvelles mesures sur la loi de réforme agraire en faveur des fermiers indigènes. En dépit de l'opposition des grands conglomérats industriels en activité dans cette région, il a annoncé l'allocation de 5,5 millions d'hectares aux indigènes, dans le but d'améliorer la production de nourriture, la gestion de la forêt et la préservation des ressources naturelles.

Depuis 19 mois qu'il exerce le pouvoir, E. Morales a signé les titres de propriété de 494 899 hectares de terre, contre 36 815 hectares alloués au cours des dix précédentes années par ses prédécesseurs.

Selon le président, qui est d'origine indigène, chaque hectare octroyé par les précédents gouvernements coûtait 10 dollars, alors que ceux alloués maintenant valent moins d'un dollar. « Ceci est un exemple de comment, dans le passé, le gouvernement s'occupait des intérêts des Boliviens, a déclaré E. Morales lors d'un vaste rassemblement indigène dans la vallée de l'Ucureña, à quelques 430 km au sud de la capitale La Paz. Le 3 août sera dorénavant le « Jour de la révolution agraire », car notre révolution promeut la mécanisation de l'agriculture, la juste distribution des terres et une production écologique. »




Home Des échanges entre l'Iran et le Nicaragua

Source : El País, Espagne

Le gouvernement iranien a annoncé qu'il allait construire des maisons, des centrales hydro-électriques, des laiteries et des bassins portuaires au Nicaragua.

En échange, le Nicaragua donnera de la nourriture et du café. Le premier ministre iranien, Mahmud Ahmadinejad, a rencontré le premier ministre du Nicaragua, Daniel Ortega, afin de finaliser le marché.

L'Iran va financer la construction de 10 000 maisons et donnera 350 millions de dollars pour construire le premier port commercial nicaraguayen sur la mer des Caraïbes.

En même temps, le Nicaragua a promis d'augmenter ses exportations de produits agricoles vers l'Iran, notamment de viande, café et bananes. « Nous combinerons les investissements iraniens avec les contributions de pays amis, a déclaré Daniel Ortega. Le Venezuela est déjà partie prenante dans cet effort », et le ministre iranien de l'Energie, Hamid Chitchian, D. Ortega et Hugo Chávez se sont rencontrés pour évoquer ces échanges.




Home Venezuela, FMI et Banque mondiale

Source : El País, Espagne

Dans le même temps, le président a annoncé que son pays avait l'intention de se retirer du FMI et de la Banque mondiale, car il était persuadé que ces deux institutions agissaient comme des « instruments de l'impérialisme », conçus pour l'exploitation des nations les plus défavorisées.

Dans une déclaration faite la veille de la Fête du Travail, le président Chávez a expliqué qu'il souhaitait créer une institution financière régionale dont les fonds proviendraient de la vente des hydrocarbures vénézuéliens. H. Chávez estime que les institutions internationales actuelles sont responsables de la pauvreté en Amérique latine. « Il vaut mieux les quitter avant qu'elles ne nous dépouillent, a-t-il déclaré. Ici, au Venezuela, le FMI était maître du jeu.

C'était un mécanisme qui servait l'impérialisme nord-américain, en imposant une politique socio-économique brutale. » Le Venezuela a remboursé ses emprunts à ces deux institutions cinq ans avant le calendrier prévu. Le retrait du Venezuela du FMI et de la Banque mondiale est considéré par les analystes comme un acte hautement significatif qui peut amener d'autres pays moins puissants de la région à se démarquer aussi, et peut-être à exiger davantage de voix au chapitre dans la définition de la politique des deux organisations en question.

Le dirigeant vénézuélien a expliqué son intention de développer une nouvelle vision économique pour l'Amérique latine. En utilisant les revenus du pétrole pour créer un nouveau prêteur régional, il veut fournir des formes alternatives de crédit et un soutien financier aux pays d'Amérique latine, projet qu'il appelle la « Banque du Sud ». Il a également investi des millions de dollars dans des programmes sociaux à l'intérieur du Venezuela, qui ont diminué la pauvreté, et augmenté l'accès à l'éducation et à la santé.

H. Chávez a également annoncé 20 % d'augmentation du salaire minimum et a promis de réduire le temps de travail journalier à 6 h dès l'année 2010. Les principaux bénéficiaires de cette mesure seront les retraités et les personnes âgées qui verront leurs pensions augmentées pour atteindre le salaire minimum d'un travailleur en activité. 





Les priorités de Maitreya

Home Crise humanitaire irakienne : les enfants sont les plus touchés

Source : The Guardian, G.-B.

Selon un rapport d'Oxfam et de quelque 80 organisations humanitaires, le nombre d'enfants irakiens dont le poids à la naissance est insuffisant ou souffrant de malnutrition a considérablement augmenté depuis l'invasion américaine. Intitulé Faire face à la crise humanitaire irakienne, ce rapportdécrit une situation catastrophique, le tiers de la population, soit environ huit millions de personnes, ayant besoin d'une aide d'urgence. De nombreuses familles ne bénéficient pas du système de rationnement pour se procurer de la nourriture, car elles ont été déplacées par les combats et les violences sectaires. D'autres souffrent du manque de soins de première nécessité, de médecins et de personnel soignant. Environ 40 % des enseignants, des ingénieurs de traitement des eaux, du personnel médical et autres spécialistes ont quitté l'Irak depuis l'invasion en 2003.

Le rapport montre que ce sont les enfants qui souffrent le plus. Ainsi, 92 % d'entre eux, perturbés par le climat permanent de peur, ont des difficultés d'apprentissage scolaire. Plus de 800 000 d'entre eux ont quitté l'école parce qu'ils ont dû fuir leur domicile, ou parce que leurs écoles ont été réquisitionnées afin de loger les sans abris. Sur les deux millions et plus d'Irakiens contraints de fuir vers les pays voisins, 500 000 sont des enfants qui ont peu ou aucun accès à l'éducation.

Le rapport voudrait que le gouvernement irakien prenne des mesures afin de venir en aide au million de veuves et à leurs enfants, par exemple en doublant leurs allocations. Le gouvernement devrait aussi remettre des cartes d'identité provisoires aux sans abris : au moins un tiers des quatre millions d'Irakiens dépendants de l'aide alimentaire sont dans l'incapacité de se procurer leurs rations parce qu'ils n'ont plus d'adresse.

Les gouvernements occidentaux donateurs ont réduit leur assistance humanitaire au profit de la reconstruction, mais le rapport voudrait inverser cette tendance.

L'aide humanitaire est prioritaire : 43 % des Irakiens vivent en état de « pauvreté absolue ». Le taux de chômage atteint les 50 % et le nombre de personnes privées d'un accès correct à l'eau est passé de 50 % en 2003 (taux déjà catastrophique à l'époque après des années de sanctions et de manque d'investissements) pour atteindre 70 %. Le rapport montre également que 80 % des Irakiens ne disposent pas d'installations sanitaires adéquates et que la plupart des foyers à Bagdad et dans les autres villes bénéficient seulement de deux heures d'électricité par jour.

Par ailleurs, l'Unicef et le HCR recherchent 129 millions de dollars pour aider des dizaines de milliers d'enfants irakiens réfugiés à l'étranger à retrouver le chemin de l'école. Ces agences ont présenté un plan d'aide aux pays voisins tels que la Syrie, la Jordanie, l'Egypte et le Liban pour qu'ils assurent la scolarité de 155 000 réfugiés. « Ces pays d'accueil portent un énorme fardeau en venant en aide à des millions d'Irakiens, a affirmé Judy Cheng-Hopkins, du HCR. Le grand nombre d'Irakiens déracinés dépasse la capacité d'accueil de leurs infrastructures, particulièrement dans le domaine de l'éducation» Ces projets de l'Onu prévoient par exemple l'installation de salles de classes préfabriquées, l'amélioration de l'approvisionnement en eau et des installations sanitaires dans les écoles, la construction de nouvelles écoles ou leur réhabilitation, la location ou l'achat de bus pour le transport scolaire et le soutien psychologique des enfants qui ont pour la plupart vécu des expériences traumatisantes.




Home Appel de Gordon Brown à une coalition des consciences

Source : The Guardian, G.-B.

Gordon Brown a profité de sa première visite aux Etats-Unis en tant que premier ministre britannique pour mettre l'accent sur l'urgence que constitue l'aggravation de la pauvreté en Afrique et galvaniser les leaders mondiaux afin qu'ils luttent contre cette crise. Dans un discours prononcé aux Nations unies le 31 juillet 2007, G. Brown a déclaré : « Il est temps de dire de quoi il s'agit : un développement urgent qui doit se faire dans l'urgence. » Il a annoncé qu'il avait réussi à convaincre 14 hauts dirigeants mondiaux et 21 sociétés de signer une déclaration affirmant que le monde n'est pas en voie d'atteindre ses Objectifs de développement du millénaire d'ici 2015 et qu'il faut redoubler d'efforts dans l'année qui vient. Il a déclaré que la signature des Objectifs du millénaire en 2000 a été « un moment remarquable […], le monde entier rassemblé et unit […] chacun de nous acceptant nos responsabilités communes afin de travailler ensemble pour le changement ». Mais « sept années après il est déjà clair que notre progression est trop lente, notre objectif trop incertain et notre vision en péril. »

Au cours de sa visite à Washington, le premier ministre réussit à convaincre le président Bush de signer la déclaration qui est maintenant approuvée par tous les leaders du G8.

G. Brown voudrait organiser en 2008 une conférence afin de s'assurer de l'avancement des Objectifs. Cette conférence rassemblera des gouvernements mais aussi des groupes religieux et d'affaires ainsi que des organisations caritatives : en effet, jusqu'ici, cette participation plus large fut l'un des éléments manquants dans la lutte contre la pauvreté. Parmi les organisations caritatives concernées on compte la Fondation Gates et parmi les sociétés se trouvent Goldman Sachs, Anglo American, Cisco Systems et Microsoft. Le premier ministre voudrait créer « la plus grande coalition des consciences à la poursuite de la plus grande des causes » et a appelé aussi à la mobilisation du « pouvoir du peuple ». Après s'être adressé aux leaders des pays riches et pauvres, à la communauté des affaires et aux organisations caritatives, G. Brown s'est tourné vers les individus eux-mêmes, qui « veulent être des citoyens actifs dans le monde et jouer leur rôle afin que lorsque les livres d'histoire se rappelleront de 2007 et 2008, ils évoquent une campagne populaire pour le changement tellement grande, vaste et profonde que les gouvernements du monde durent se lever, écouter et agir. »




Home Darfour : un règlement de la crise est-il possible ?

Source : The Guardian, The Times, BBC ; UK

Le 31 juillet 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté unanimement le déploiement d'une armée internationale de 26 000 hommes au Darfour avec la capacité, selon le chapitre 7 de la charte des Nations unies, d'avoir recours à la force afin de protéger des civils attaqués et assister l'aide humanitaire.

Cette résolution a été initiée par le premier ministre britannique Gordon Brown et le président français N. Sarkozy dans le but de mettre fin à un an de dérive au niveau international sur cette question. Depuis que la rébellion a éclaté en 2003, les combats au Darfour ont coûté la vie à plus de 200 000 personnes et causé l'exode d'environ deux millions de personnes.

Toutefois, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Alpha Oumar Konare a causé une certaine consternation en annonçant que l'UA pourrait à elle seule fournir un nombre suffisant de soldats et qu'aucune aide militaire venant d'autres pays n'était nécessaire. « Je peux affirmer que suffisamment de pays africains se sont engagés et que nous n'avons pas besoin de l'aide militaire des pays non africains » a-t-il déclaré.

Le président de l'UA a fait cette annonce aux médias après s'être entretenu avec le président soudanais Omar al-Bashir. Il a également insisté sur le fait que l'armée hybride Nations unies – Union africaine forte de 26 000 hommes serait sous commandement africain, déclarant que l'UA « ne permettra pas que cette force hybride soit sous aucun autre commandement » – ce qui est en contradiction avec ce qui avait été décidé quelques jours auparavant par le Conseil de sécurité.

La question de la nationalité est un sujet sensible et le Soudan aimerait que les forces de maintien de la paix étrangères se retirent.

Certains analystes pensent que cette attitude paraissant contraire aux résolutions du Conseil de sécurité est un geste d'auto-affirmation africaine, car l'Afrique peut fournir les moyens humains nécessaires, même si elle ne peut pas financer les opérations, les fonds devant venir des Nations unies.

Malgré ces récents rebondissements, il faut espérer que cette initiative aboutira à un règlement de la tragédie du Darfour.




Home L'excès de consommation menace la production agricole africaine

Source : Agence France-Presse

La production agricole en Afrique sub-saharienne pourrait être réduite de moitié dans les vingt prochaines années si les pays développés ne réduisent pas leur consommation des ressources de notre terre. Telle fut la conclusion d'une récente conférence tenue en Suède par l'Institut de l'environnement de Stockholm.

Selon Johan Rockstroem, directeur de cet institut, la survie de plus de trois milliards de personnes dans le monde dépend de la richesse de quelques privilégiés.

Alors que les pays développés augmentent leur consommation, ils intensifient leurs prélèvements sur les ressources naturelles mondiales, entraînant ainsi une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Ceci à son tour provoque l'accélération de la désertification en Afrique subsaharienne et d'autres régions du monde.

« Nous en avons terminé avec le développement durable tel que nous le connaissons, a déclaré J. Rockstroem. La science ne peut pas à elle seule faire face à ce problème. Le risque d'effondrement sociétal est imminent. Nous devons provoquer de grands changements en matière de justice et de conduite de notre monde qui vont bien au-delà des changements climatiques. »





Faits et prévisions

Home La lumière peut détruire les virus

Source : www.newscientisttech.com

« La technologie du futur ne sera autre que la Lumière. Grâce à la connaissance et à l'utilisation des sept couleurs, la technologie se développera. Mental, esprit et corps seront guéris. La chirurgie n'aura plus lieu d'être » [Un collaborateur de Maitreya, PI, avril 1989]

Selon une récente découverte, des virus présents dans le sang ou autres échantillons biologiques pourraient être détruits grâce à une intense vibration de lumière visible. Des scientifiques aux Etats-Unis déclarent que cette méthode présente des avantages par rapport à d'autres techniques, telles que la mise en œuvre d'ultra- violets ou de micro-ondes.

Cette technique détruit un virus par une impulsion de lumière émise par un laser de faible puissance.
Selon les chercheurs, on pourrait ainsi détruire le VIH et le virus de l'hépatite C.

Selon M. Kong-Thon Tsen, chercheur, cette méthode pourrait être particulièrement utile dans le développement de nouveaux traitements des maladies virales transportées par le sang. Par exemple, la dialyse du sang permettrait d'irradier le sang du patient hors de son corps pour le purifier de ses particules virales infectieuses, avant de le réintroduire dans son corps. Il serait ainsi possible de réduire la mortalité due à ces maladies.

L'équipe médicale a prévu des tests pour déterminer l'efficacité de la méthode sur une gamme plus étendue de virus, et ses effets secondaires potentiels. Cette recherche a été menée par l'Université de l'Etat d'Arizona, l'Ecole de médecine John Hopkins, les Services universitaires regroupés des Sciences de la santé aux Etats-Unis, et rapportée dans le Journal of Physics.




Home Diana : nouvelle preuve

Source : Daily Express, G.-B.

« Selon mes informations, le chauffeur était parfaitement sobre et en pleine possession des commandes de la voiture (jusqu'au dernier moment) mais il a été perturbé par la queue de poisson effectuée par les paparazzi. Les paparazzi sont donc directement responsables de la mort de la princesse et de ses compagnons. » [Benjamin Creme, Partage international, octobre 1997]

Lors d'une récente audience sur la mort de la princesse Diana et de Dodi al Fayed, des doutes sont apparus sur la responsabilité du chauffeur, Henri Paul, dont l'état « d'alcoolisme sévère » avait, jusqu'ici, toujours été incriminé. Le nouveau coroner, Scott Baker, a reconnu qu'il existait des failles dans l'accusation, et a déclaré qu'il y avait là de sérieux points d'interrogation.

Des sources proches des services judiciaires ont déclaré au journal britannique Daily Express que les analyses de sang montrant que H. Paul était ivre n'étaient pas dignes de foi et que leur usage à titre de preuve devait être écarté.

Un procès est en cours en France contre deux experts médicaux, les Dr Gilbert Pépin, toxicologue, et Dominique Lecomte, expert en pathologie médico-légale, accusés d'avoir effectué les analyses d'une manière si mauvaise qu'il est impossible de prouver que H. Paul était ivre au moment de l'accident. Ils refusent de témoigner lors d'une audience prévue le 2 octobre 2007.

Le journal rapporte un certain nombre de fautes commises au moment des prélèvements d'échantillons sanguins (un carnet à souches montrait que cinq échantillons avaient été prélevés), « suggérant que les échantillons supplémentaires auraient pu être à tort attribués à H. Paul ».

La famille du chauffeur a toujours soutenu qu'il ne buvait pas et qu'il prenait très au sérieux ses responsabilités professionnelles.





Citation

Home Extrait du message n° 71

par Maitreya

« Mon enseignement se répand. Vos frères y répondent et comblent mon cœur de joie.
Lorsque vous me verrez, vous prendrez part, vous aussi, à cette manifestation de l'amour de Dieu, car je ne suis que le porte-parole de Celui qui m'a envoyé.
Mon enseignement vous montrera qu'il n'y a rien dans ce monde que, si nécessaire, l'homme ne puisse accomplir.
L'homme est un dieu et il lui suffit de manifester cette divinité pour s'épanouir.
Ma présence vous confirmera qu'il en est ainsi, car mes Frères, les Maîtres de Sagesse, et moi-même, nous vous révélerons les merveilles de votre nature divine.
Ainsi prendrez-vous conscience de votre potentiel, et grandirez-vous dans la lumière. »





La voix des peuples

Home Manifestations pour les Objectifs du millénaire

Source : www.OneWorld.net

Des rassemblements et des sit-in dans plus de quarante pays ont attiré l'attention sur le retard pris sur les Objectifs du millénaire en faveur du développement (OMD).

Ces objectifs, définis par la communauté internationale en 2000, visent à réduire la pauvreté, l'analphabétisme, la maladie, et les problèmes liés à l'environnement, d'ici 2015.

Le 7 juillet 2007, des manifestations ont eu lieu partout dans le monde pour demander aux gouvernements de prendre les mesures d'urgence indispensables pour permettre d'atteindre les objectifs fixés. « On nous fait croire que la croissance des économies africaines s'accélère, adéclaré Christophe Zoungrana du GCAP (Global Call to Action against Poverty, Appel mondial à l'action contre la pauvreté), fédération des associations contre la pauvreté qui coordonnait ces manifestations mondiales. Mais en vérité, c'est la pauvreté qui s'accroît. »

Selon le GCAP et d'autres organisations similaires, le G8 (groupe des huit pays les plus industrialisés) est le grand responsable de ce retard. « Ils ont musardé, comme s'ils avaient tout le temps devant eux, a déclaré le chanteur Bono, militant actif du mouvement mondial contre la pauvreté. Mais les pauvres n'ont pas tout le temps devant eux. Tous les jours, des mères perdent leurs enfants de malaria et de dysenterie. »

M. Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations unies, a déclaré que les pays les plus développés avaient failli à leurs engagements dans le domaine de l'aide internationale : « La stagnation de l'aide publique au développement depuis 2004 a rendu impossible, même à des pays bien gouvernés, d'atteindre les OMD» Lors de leur réunion annuelle de 2005, les pays du G8 avaient promis de doubler leur aide à l'Afrique d'ici 2010, mais bien au contraire, l'aide publique s'est réduite de 5,1 % entre 2005 et 2006.

Les leaders du GCAP ont déclaré qu'ils continueraient à faire pression sur les gouvernements pendant l'année en cours. Ils prévoient aussi de prendre part aux activités « Debout et parlez haut et fort » qui vont être organisées lors de la Campagne du millénaire des Nations unies, le 17 octobre 2007.




Home Des concerts pour l'environnement

Source : www.liveearth.org

Le 7 juillet 2007, une série de concerts qui s'est déroulée dans le monde entier pour attirer l'attention sur les risques liés au dérèglement climatique, a touché environ deux milliards d'auditeurs.

Organisé par l'ancien vice-président Al Gore auteur du film Une Vérité qui dérange, et Kevin Wall, producteur de Live 8, cet événement visait à « utiliser la portée universelle de la musique pour motiver les gens à l'échelle mondiale à combattre ce problème ». Ces concerts se sont tenus dans des stades à New York, Londres, Johannesburg, Rio de Janeiro, Shanghai, Tokyo, Sydney et Hambourg, et ont été retransmis par satellite à des millions d'auditeurs dans le monde. Parmi les artistes se trouvaient Duran Duran, Crowded House, Baaba Maal, Madonna, Soler, Linkin Park et Black Eyed Peas.

Pendant les concerts, il fut demandé aux gens de prendre un « engagement en sept points », comme de diminuer autant que possible sa propre production de CO2 et d'améliorer l'efficacité énergétique de son domicile, ainsi que faire pression sur les gouvernements pour mettre fin à ce dérèglement. Cet événement constitue la première étape d'un programme de plusieurs années appelé SOS, mis au point par Kevin Wall, Al Gore et l'Alliance pour la protection climatique, afin que l'impact de cette action perdure bien après ces concerts.




Home Des milliers de Colombiens se mobilisent contre la violence

Source : www.LeMonde.fr, France

Le 5 juillet 2007, des centaines de milliers de personnes, souvent vêtues de blanc, ont manifesté dans les rues de Bogota, et d'autres villes colombiennes, pour protester contre l'exécution par le Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) de onze membres du Parlement, otages de cette organisation révolutionnaire. Arborant des bannières et usant de slogans tels que « plus jamais », les manifestants appelaient à la fin de la violence et demandaient que les otages soient échangés contre des membres du Farc, détenus par le gouvernement. Les manifestations ont eu lieu dans tout le pays, et beaucoup de fonctionnaires y prirent part, ayant bénéficié d'un jour de congé exceptionnel pour l'occasion.





Courrier des lecteurs

Home Un clin d'œil vaut un signe de tête affirmatif

Cher Monsieur,

Pendant l'entracte de la conférence de B. Creme à New York, le 28 juillet 2007, alors que je tenais le stand des brochures, un homme s'approcha. Il portait un tee-shirt orange avec l'inscription  « Miami ». Il avait des cheveux gris et une barbe, mais ce qui frappait, c'était son teint nettement orange. Il m'interrogea sur l'apparence physique de Maitreya. Je lui dis qu'il prenait différentes apparences. Il demanda : « Cela signifie-t-il que Maitreya vient d'une autre galaxie ? » « Non, il appartient à la famille humaine, répondis-je. Il est simplement plus évolué et peut manifester les pouvoirs de l'âme qui existent en chacun de nous. » L'homme montra du doigt la photographie de Maitreya à Nairobi et il me demanda si je connaissais sa dernière apparition.Je lui montrai le numéro de la revue où l'on peut voir des photographies de Maitreya tel qu'il est apparu à travers le monde. Cela ne sembla pas le satisfaire, et il m'interrogea à nouveau sur la dernière apparition de Maitreya. Je déclarai : « Selon nos informations, il est présent à cette conférence. » A ce moment-là, je posai mentalement la question : « Etes-vous Maitreya ? » En souriant, il cligna des yeux et s'éloigna. Etait-ce un Maître ?

MMT, Brooklyn, New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.


Home Clair comme le cristal

Cher Monsieur,

Alors que je tenais le stand de brochures gratuites à la conférence de New York, le 28 juillet 2007, un homme ayant des cheveux foncés, de grands yeux bruns, une barbe courte soignée et une moustache s'approcha de la table avant la bénédiction d'ouverture. La première chose que je remarquai fut la riche couleur bleue et dorée de la belle chemise de soie qu'il portait. Le tissu était magnifique. Les couleurs étaient très belles. Nous commençâmes à parler et il me posa des questions sur la manière dont Benjamin Creme recevait ses informations. « Est-ce par channeling ? » demanda-t-il. J'expliquai la différence entre le channeling et le lien télépathique direct que Benjamin Creme avait avec son Maître et l'homme sembla satisfait de mes réponses, hochant la tête comme pour approuver mes explications. Je lui demandai comment il avait entendu parler de notre conférence, s'il avait vu ou entendu une annonce. Il répondit qu'il n'en avait pas eu besoin car il obtient ses informations directement de Dieu. Il dit que lorsque l'on a un lien direct avec Dieu ce type de choses n'est pas nécessaire. Il souligna également l'importance de la conférence.

Nous parlâmes de l'énergie et il dit combien il était difficile pour les gens comme nous qui sont sensibles à l'énergie de se trouver dans le monde à notre époque, mais que c'était nécessaire. Je lui racontai que je pensais avoir eu un problème avec mon chakra de la gorge qui s'était obstrué et que cela s'était arrangé, mais qu'alors c'était mon chakra du cœur qui s'était obstrué. Il sembla parfaitement comprendre. Il sortit alors de sa chemise un cristal de quartz qui pendait au bout d'un cordon de soie. Il dit : « Je porte toujours un de ces cristaux. » Je répondis : « J'ai aussi quelques cristaux ; peut-être devrais-je faire un collier avec l'un d'eux. » Il dit alors : « Un cristal de quartz rose serait bon pour vous. » A ce moment-là, je me souvins d'un collier de cristal rose en forme de cœur que j'avais acquis quinze ans auparavant mais dont j'avais oublié l'existence. Je lui dis que j'essaierais.

Il semblait très réaliste dans tout ce qu'il disait et la conversation semblait circuler entre les pensées et l'échange verbal. Il mentionna avoir une connexion directe avec Dieu à plusieurs reprises pendant la conversation et à un moment donné je lui dis qu'à mon avis, un problème important était le manque de foi des gens dans la réponse lorsqu'ils prient, ou demandent de l'aide, ou utilisent la main de Maitreya. Il acquiesça. Nous parlâmes également de l'importance de prendre l'information concernant Maitreya et les Maîtres et d'en faire quelque chose de personnel – de la prendre dans notre cœur de manière à ce que cela fasse partie de notre propre expérience. Je dis que c'était important afin que, lorsque nous parlons à d'autres personnes, cela vienne de notre cœur au lieu de sonner comme si nous répétions l'information comme des perroquets. Il fut d'accord et dit : « Oui, vous ne voulez pas que cela sonne comme un dogme. » J'acquiesçai.

Lorsqu'il quitta le stand je lui dis que cela avait été très agréable de parler avec lui et je le remerciai de m'avoir fait penser au cristal. Je ne le vis nulle part après cela.

Le lendemain en m'éveillant je retrouvai le collier de cristal rose en forme de cœur et je me dis : « Cela ne peut pas faire de mal. Cela vaut la peine d'essayer. » J'avais de grandes difficultés à respirer, mais dès que je mis le collier je commençai à éprouver une amélioration très nette de la congestion de mes voies respiratoires supérieures. Cela continua pendant quelque temps jusqu'à ce que je réalise que le collier s'était détaché. Je l'enlevai et je me sens beaucoup mieux. Je suis à nouveau capable de respirer profondément.

Cet homme était-il Maitreya ou l'un des Maîtres ?

A. S., New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.


Home Une élève apte

Une jeune femme noire d'une trentaine d'années s'est présentée au stand de brochures gratuites avant le début de la conférence. Elle portait des lunettes avec une monture en écaille et il émanait d'elle une énergie très légère et très fluide – comme si elle dansait. Elle fut très intéressée par la « main » de Maitreya et me demanda des précisions. Pendant que je lui donnais mes explications elle saisit plusieurs exemplaires de la photo et me demanda si elle pouvait en prendre plusieurs. Je répondis : « Oui, vous pouvez en prendre autant que vous voulez. » Elle semblait fascinée par ce que je lui disais et elle ne cessait de sourire. Elle quitta le stand et revint quelques instants plus tard avec une femme noire plus âgée. Avec une excitation enfantine, elle dit : « Dites-lui ce que vous m'avez dit. » Je pris donc un exemplaire de la main de Maitreya et j'expliquai comment elle était apparue sur le miroir d'une salle de bains à Barcelone, en Espagne, et comment l'utiliser en la regardant ou en posant sa propre main dessus pour invoquer la bénédiction ou l'aide de Maitreya dans les limites de la loi du karma. Je déclarai que c'était un don de Maitreya et que jusqu'à ce que nous puissions voir son visage c'était le plus près qu'il pouvait s'approcher de nous. Je dis également : « Mais c'est très près. Je l'utilise très souvent – presque chaque jour. »

Elle dit : « Vraiment, chaque jour ? » Je répondis : « Maitreya a dit d'utiliser sa main pour tout, je l'utilise donc pour les choses que je ne peux faire moi-même. Je pense que l'on devrait demander l'aide d'un Maître seulement pour quelque chose que l'on ne peut faire soi-même afin de respecter le privilège de cette aide et de ne pas gaspiller l'énergie du Maître. Vous pouvez l'utiliser également pour aider d'autres personnes. » Lorsque j'eus terminé, elle me regarda avec un regard plein d'amour et s'exclama : « magnifique ». Le reste de la soirée, la main de Maitreya suscita un vif intérêt. Je donnai des explications et j'en distribuai de nombreux exemplaires. J'avais aussi l'impression de recevoir beaucoup de soutien. Je tenais le stand de brochures gratuites toute seule. Il était arrivé parfois lors de conférences passées que le fait d'avoir à s'occuper de tant de gens à la fois puisse donner l'impression d'être submergé. Ce ne fut pas le cas cette fois. Je fus capable de gérer la foule, les questions et les réponses, avec beaucoup d'aisance.

Je sentis en permanence l'énergie et le soutien de Maitreya et des Maîtres et ce fut une expérience pleine de joie. Je ressentis un grand amour et un lien avec tous ceux qui s'approchèrent du stand – comme s'ils étaient tous des membres de ma famille.

La dame âgée était-elle Maitreya et la plus jeune le Maître Jésus ?

A. S., New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « jeune dame » était le Maître Jésus. La plus âgée n'était pas un Maître.


Home Bien préparé

Avant le début de la conférence un jeune Noir, mince, vint à notre stand de brochures gratuites. Il avait une sorte de cicatrice, ou de marque de naissance, sur le cou derrière l'oreille droite.

Il fit des remarques sur notre publicité pour la conférence qu'il trouvait très réussie. Il dit qu'elle n'était ni trop grande ni trop petite, que les mots employés étaient justes. Je lui demandai s'il avait vu une annonce ou un prospectus. Il dit qu'il avait entendu une annonce à la radio et vu nos prospectus et nos cartes dans toute la ville et à Brooklyn. Il commença à nommer tous les endroits où il en avait vu. Je trouvai un peu bizarre qu'il connaisse tant d'endroits où nous avions distribué de l'information. Etait-ce un Maître ?

A. S., New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était le Maître Jésus.


Home Une leçon d'histoire

Pendant l'entracte une petite femme asiatique aux cheveux blonds grisonnants vint à notre stand. Elle était intéressée par les cartes de la Grande Invocation. Nous parlâmes des livres d'Alice Bailey et je lui expliquai qu'Alice Bailey avait été en contact télépathique avec un Maître au Tibet, le Maître Djwhal Khul, comme Benjamin Creme était en contact avec un Maître aujourd'hui, et qu'elle avait écrit une série d'ouvrages. La femme souligna l'importance de ces livres. Je dis combien il était important que les gens récitent la Grande Invocation chaque jour afin d'aider la Hiérarchie des Maîtres à s'extérioriser, car en la prononçant en fait nous les appelons de notre propre libre arbitre. C'était étrange car j'avais l'impression qu'elle connaissait déjà tout ce que je disais, mais voulait m'entendre l'expliquer. Elle était très douce et je sentais émaner d'elle une immense énergie d'amour. Cette femme était-elle un Maître ?

A. S., New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était le Maître Jésus.


Home Sans nom

Pendant l'entracte une femme aux cheveux blonds vint à notre stand (elle se trouvait près de la femme asiatique dont j'ai parlé précédemment). Elle voulait savoir sous quel nom était connu Maitreya dans la communauté asiatique de Londres. Tout d'abord j'eus du mal à comprendre ce qu'elle me demandait. Lorsque je saisis le sens de sa question, je lui dis que son nom personnel était Maitreya et que je ne savais pas sous quel nom on le connaissait dans cette communauté. Je lui recommandai de se procurer un exemplaire de Searching for Maitreya (A la recherche de Maitreya), de Patricia Pitchon. Je lui expliquai que Patricia Pitchon est une journaliste londonienne liée au groupe de Benjamin Creme et qu'elle avait recueilli les enseignements de Maitreya transmis par son collaborateur à Londres. Je lui dis que le livre qu'elle avait écrit apportait beaucoup d'informations et qu'elle pourrait peut-être y trouver ce qu'elle cherchait. Elle semblait avoir une énergie pénétrante lorsqu'elle me regardait dans les yeux. Je ne sais pas si c'était l'énergie particulièrement forte de la soirée ou si cette femme était un Maître. Qu'en est-il ?

A. S., New York, E.-U.

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était Maitreya.


Home Une scène muette

Cher Monsieur,

J'ai assisté pour la première fois à une séance de méditation de transmission avec un ami le 25 juin 2000 à Conway Hall, à Londres. A la fin de la séance, j'attendais mon ami dans le hall près de l'entrée. Je remarquai une Indienne vêtue d'un sari coloré. Elle avait un visage lumineux et je lui souris. Elle me rendit mon sourire et me fit un signe de la main. Je regardai derrière moi pour être certaine qu'elle ne faisait pas signe à quelqu'un d'autre, mais il n'y avait personne. Elle continua à me sourire. Je songeai pendant un instant à aller lui parler. Je peux être assez « bavarde », mais je me contentai de la regarder. Elle me regardait comme si elle me connaissait bien et j'essayais de réfléchir où j'avais pu la voir auparavant. Mon ami arriva et l'Indienne me fit une nouvelle fois un signe de la main. Je lui souris, et murmurai « au revoir ». Je me demande qui était cette dame.

D. C., Harpenden, Hertfordshire, Angleterre

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'Indienne était Maitreya.


Home L'avoir échappé belle

Il y a deux mois je ramenais ma mère et une amie de Stevenage à Harpenden, et je roulais assez vite sur l'autoroute. Je m'engageai sur la voie de gauche pour prendre la direction de Hatfield lorsque je remarquai soudain que toutes les voitures devant moi freinaient très fortement. J'appuyai sur le frein en pensant : « Je ne sais pas si je vais pouvoir m'arrêter à temps », et comme si ma prière était entendue, le moteur cala. La voiture continuait à avancer et je pouvais voir le caoutchouc de mes pneus fumer. Elle s'arrêta à trois centimètres de celle qui la précédait. Sur le coup je me dis que seule une intervention divine pouvait nous aider. Ma mère et mon amie, n'en revenaient pas de notre chance. La raison pour laquelle tout le monde avait freiné si sec, c'est un canard qui avait traversé l'autoroute.

Qui m'a aidée ce jour-là ?

D. C., Harpenden, Hertfordshire, Angleterre

Le Maître de B. Creme a indiqué que l'aide est venue de Maitreya.



Interviews

Home Campagne pour les droits des réfugiés

Interview de Kenneth Bacon par Jason Francis

Refugees International, ONG consacrée à la défense des réfugiés et des personnes déplacées, a été fondée en 1979, simultanément au Japon et aux Etats-Unis. Elle est présidée par Kenneth Bacon, ancien secrétaire adjoint à la Défense américaine et porte-parole du Pentagone. Jason Francis l'a interrogé pour Partage international.
 
Partage international : Quelle différence y a-t-il entre un réfugié et une personne déplacée ?
Kenneth Bacon : D'un point de vue technique, un réfugié est quelqu'un qui a fui son pays pour échapper à un conflit (cas le plus fréquent), ou à des persécutions religieuses, ethniques ou politiques. Le déplacé a abandonné son lieu de vie pour les mêmes raisons, mais sans quitter son pays.
La première catégorie jouit d'une protection renforcée depuis l'adoption de la Convention sur les Réfugiés par l'Onu, en 1951. Un des articles de cette Convention, appelé selon une expression française « loi de non-refoulement », leur garantit en tout premier lieu de ne pas être renvoyés chez eux contre leur volonté tant que dure le danger qui leur a fait quitter leur pays. Elle ne s'applique malheureusement pas aux personnes déplacées.
 
PI. Quels sont les pays les plus touchés par ce problème ?
KB. Les dernières statistiques font état de 30 à 35 millions de déplacés au sens large dans le monde, dont 1/3 de réfugiés et 2/3 de déplacés, soit le double – les réfugiés « climatiques », fuyant les inondations et la sécheresse et dont le nombre s'est considérablement accru ces derniers mois n'étant pas inclus dans ce recensement. Le Soudan, par exemple, compte de 2 à 2,2 millions de déplacés, qui vont pour la plupart chercher refuge dans les immenses camps surpeuplés du Darfour. Certains de ces camps contiennent 90 000 personnes ; l'un d'entre eux atteint même 135 000 ! Par contre, 200 000 Soudanais « seulement » ont fui leur pays pour le Tchad. Les combats au Darfour ont donc fait plus de deux millions de déplacés et 200 000 réfugiés.
Cela pour un seul conflit. Car le Soudan en connaît un autre, entre les groupes rebelles du Sud et le gouvernement. Cette guerre civile a officiellement pris fin en 2005, par un traité de paix signé par toutes les parties. Mais elle avait déjà fait quatre millions de déplacés, qui avaient fui le Sud du pays, la plupart du temps pour rejoindre Khartoum, la capitale. A quoi il faut ajouter 500 000 réfugiés qui se sont exilés dans les pays limitrophes (Kenya, Ouganda, Ethiopie…). Là encore, ce sont les déplacés qui sont de loin les plus nombreux.
 
PI. Quelle est la région du monde qui génère le plus de réfugiés ?
KB. C'est sans conteste l'Irak. Il y a 2,2 millions de réfugiés qui ont fui le pays, en direction de la Syrie ou de la Jordanie, et deux millions de déplacés.
En ce qui concerne l'hémisphère nord, ce sont les conflits liés à la drogue qui ont engendré le plus grand nombre de déplacés. Notamment en Colombie, qui en compte aujourd'hui près de trois millions. Je n'ai pas les chiffres exacts, mais je sais qu'il y a également des réfugiés, bien moins nombreux, naturellement.
 
PI. Comment les gouvernements américain et britannique traitent-ils cette question des réfugiés irakiens ?
KB. Les mesures que ces deux gouvernements ont prises sont loin d'être suffisantes. D'autant que le président américain n'a pas même encore pris conscience du problème. Les Etats-Unis ont une responsabilité particulière à l'égard des Irakiens qui ont travaillé pour eux – que ce soit à titre de soldats, d'entrepreneurs privés, ou de membres d'une ONG américaine.
Nombre de ces Irakiens, considérés comme des « collaborateurs » des forces d'occupation, sont particulièrement visés : ils reçoivent des menaces de mort, leurs maisons ont été détruites, ou leurs enfants kidnappés. Nous ne savons pas précisément combien ils sont, mais certainement des milliers, voire des dizaines de milliers, et leurs familles se sont exilées en Jordanie et en Syrie. Beaucoup de ceux qui veulent émigrer aux Etats-Unis parlent anglais, sont des militaires ou des diplomates qui demandent des permis de séjour – que les Etats-Unis accordent au compte-goutte, contrairement à la Suède qui se montre bien plus généreuse.
Ce problème des réfugiés et déplacés irakiens peut s'analyser sous trois aspects, qui impliquent chacun leur propre solution. La première consiste, naturellement, à mettre fin à la cause principale de leur situation. C'est à elle que l'administration américaine prétend travailler ; mais tant que la violence continuera, voire augmentera en intensité dans certaines régions du pays, elle ne sera guère plus qu'un vœu pieux. Tant que les Irakiens ne se sentiront pas en sécurité dans leur propre pays, déplacements et exils se poursuivront. C'est la principale faille de cette « solution ».
La seconde façon de faire face à l'exode massif que connaît l'Irak consiste à aider les pays d'accueil à l'absorber. Aujourd'hui, ces réfugiés sont environ 2,2 millions, soit 7 % de la population du pays. On estime à un peu plus d'un million ceux qui ont fui en Syrie – d'autres sources font état de 1,5 million. Même si l'on s'en tient à la première estimation, cela veut dire que la population syrienne a augmenté d'environ 5 %. Près de 800 000 se sont exilés en Jordanie, soit 14 % de la population de ce pays. De plus, ces mouvements de population se produisant sur une très courte période créent forcément des tensions dans ces sociétés. Pour nous, les pays de la coalition menée par les Etats-Unis ont l'obligation à la fois morale, humanitaire et de sécurité d'aider la Syrie et la Jordanie à intégrer, ne serait-ce que provisoirement, ces réfugiés, en finançant des programmes de construction de logements et d'écoles ainsi que d'alimentation. Le flot des réfugiés ont tellement saturé les infrastructures scolaires de ces pays que les nouveaux arrivés ne peuvent en bénéficier. Les enfants restant à la maison et les parents étant dans l'incapacité de trouver un travail vivent dans une condition de grande misère. C'est pourquoi il faut impérativement mettre en place un programme d'aide massif.
La troisième solution serait de se centrer en priorité sur les catégories de population les plus vulnérables. Pour revenir à celle de ces Irakiens qui ont collaboré avec les Etats-Unis, il faudrait mettre en place
un programme musclé pour en réinstaller le plus possible aux Etats-Unis ou dans d'autres pays. Le nombre de réinstallations est pour le moment dérisoire, et frise le ridicule. En 2006, dont l'année fiscale se terminait le 30 septembre, les Etats-Unis avaient accepté 202 Irakiens. Pour cette année fiscale [2007], je crois qu'on en est à 133. En partie grâce à notre action, le Département d'Etat a mis en place une force d'intervention en février 2007 pour s'occuper de cette question. Depuis, la situation a empiré : onze admissions en février, huit en mars, une en avril et en mai. Affligeant !
 
PI. Les femmes et les enfants courent-ils plus de risques de devenir réfugiés ou déplacés ?
KB. Il faut savoir que près de 80 % de réfugiés sont des femmes. Il y a à cela de bonnes raisons, mais cela s'explique également d'un point de vue démographique : les femmes forment 50 % de la population mondiale, à quoi il faut ajouter les enfants, qui en constituent également une partie importante. Quant aux hommes, ils ont moins de chances de se retrouver dans un camp de réfugiés : soit parce qu'ils sont tués au combat, poussant ainsi leurs familles à s'exiler ; soit parce qu'ils ont été recrutés (souvent de force) par un camp ou par un autre. Parfois, aussi, leurs familles parties, ils restent sur place pour protéger leurs biens aussi longtemps que possible avant d'être soit tués, soit, la situation étant devenue intenable, de se décider à rejoindre femmes et enfants. Ce qu'il faut avant tout garder à l'esprit, c'est que vous vous occupez de populations de réfugiés, et qu'il faut rester en empathie avec ces femmes et ces enfants parce qu'ils en constituent l'écrasante majorité.

PI. Comment les enfants soldats sont-ils réintégrés dans la société.

KB. C'est une question centrale et complexe. Cette réintégration est loin d'être satisfaisante, dans la mesure où ils ne reçoivent ni éducation ni soutien d'aucune sorte. Mais cela commence à changer. La communauté internationale a aujourd'hui pris conscience de ce problème, mais sa solution ne sera pas possible sans un financement à la hauteur, ce qui est rarement le cas. La réintégration de ces enfants (qui, enrôlés très tôt de force, n'ont jamais mis les pieds dans une école) commence par leur scolarisation, qui constitue le moyen le plus efficace pour les aider à se recréer des habitudes rassurantes, leur fournir un rythme de vie régulier et un réseau de soutien adapté à leurs besoins, qui les détourneront de leur passé pour les orienter vers l'avenir.

Rôles de l'Onu et des ONG

PI. De quels moyens dispose-t-on aujourd'hui pour garantir aux réfugiés le respect de leurs droits et la satisfaction de leurs besoins de base, comme l'alimentation, le logement, la santé et l'éducation, que ce soit dans leurs pays d'accueil ou le leur ?
KB. Le bureau du Haut Commissariat pour les réfugiés de l'Onu a pour but de les aider partout. Il est le principal protecteur de leurs droits. Il a pour tâche de fournir et d'organiser l'aide, en parallèle ou en collaboration avec d'autres organisations : le Comité international de la Croix Rouge, certaines ONG et associations de défense telles que la nôtre et Human Rights Watch. Toutes ces organisations exercent une vigilance constante sur la protection des réfugiés et, lorsque cette protection est absente, font pression auprès des gouvernements et des différents organes de presse pour qu'ils passent à l'action.
 
PI. Quelle a été leur bilan ?
KB. Cela dépend des moments, des lieux et des tragédies. Prenez le Darfour. La réponse humanitaire internationale menée par l'Onu a été fabuleuse. Depuis la mise en place du pont aérien par les Nations unies, on peut nourrir près de trois millions de Darfouris par jour et leur prodiguer les soins médicaux de première nécessité. Ce ne sont pas seulement les quelque deux millions d'habitants des camps qui bénéficient de cet effort international, mais une bonne partie de la population de la région, qui ont perdu leurs moyens d'existence par suite de la destruction de leurs fermes. Il est très difficile de subvenir à ses besoins dans une région en guerre. En dépit des conditions difficiles sur place, l'Onu a donc fait un excellent travail. C'est un extraordinaire succès humanitaire.
On ne peut malheureusement pas en dire autant de la diplomatie ! Le président Bush, Tony Blair et consorts ont pitoyablement failli dans leurs efforts pour mettre fin à ce conflit ou, plus exactement, pour obliger le Soudan à y mettre fin.
 
PI. Est-il facile, pour les associations humanitaires, de passer d'un traitement des effets immédiats d'une crise, quelle soit d'origine humaine ou naturelle, à une démarche à plus long terme, visant à aider les pays et les diverses communautés à se créer des structures plus solides et plus viables ?
KB. C'est une question très intéressante. Il existe un lien complexe entre les secours d'urgence et le développement à long terme. Toutes les agences et organisations humanitaires s'efforcent de réorienter leurs activités dans ce sens. Mais nous ne savons pas encore comment assurer cette transition sans trop créer de chaos. Il est infiniment plus facile, en particulier face à un désastre naturel tel que le tsunami de l'Asie du Sud-est, de lever des fonds importants pour des secours immédiats que lorsqu'il s'agit de financer un développement à long terme.
 
PI. Refugees International travaille plutôt à la défense et à la protection des réfugiés qu'à leur fournir une assistance matérielle. Comment se passe votre collaboration avec les ONG du secteur humanitaire et l'Onu ?
KB. Nous pouvons, si nous nous y prenons bien, créer plus de ressources pour les agences onusiennes et les autres, telles que Care, The national rescue committee… Notre boulot consiste à mettre en lumière les problèmes, à les exposer sur la place publique et à proposer des solutions : par exemple, un appel à des dons, un appel à respecter des lois déjà existantes. Nous travaillons aussi à mettre en place des programmes facilitant l'immigration et l'installation des réfugiés aux Etats-Unis ou dans tout autre pays afin de faciliter dans les régions tourmentées la re-création d'un environnement plus sain et plus sûr. Si nous faisons bien notre job, nous générons des ressources pour toutes ces organisations humanitaires.






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